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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 16 avril 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1918-04-16, Collections de BAnQ.

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VOLUME IX, No 89 MONTREAL, MARDI 16 AVRIL 1918 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS $5 OO UNION POSTALE 8 OO Édition hebdomadaire CANADA $2 OO ETATS-UNIS 2 50 UNION POSTALE 3 OO E DEVOIR Rédaction et administration : 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION: • Ma>.Liie,.tur Est.an- fiie Saint-Dema, Montreal.Reparations parapluies, eerrurca, élefs, armes à feu.iimag» cift scie, affilage de tr.utes sortes, réparations de ressorts, gramophones.Prompt travail.Satisfaction garantie.VOITURES POUR TRANSPORT Blanchard Express foi^Ttr* ba* prix?*’ Cofrrc*- 569 LAGAUCHETIERE EST Tel.E.4311, E.5909.PETIT CARNET CONCERT EN CHAMBRE Dimanche après-midi,'Mlle Yvonne Montet, du boulevard St-Joseph, donnait un concert en chambre popr quelques intimes.Un programme de choix fut exécuté avec succès.AU THEATR^ST-DLNïS Madge Kennedy a obtenu un grand succès dès sa première apparition dans “The Dainer Game”, où elle joue le rôle de Clytie Rogers, dant un roman d’amour et d'aventures rempli de toutes sortes d’intrigues.Elle est secondée par des artistes online Paul Doucet, Xcd Burton Mabel Bailla et Kute Blanche, Jeudi vendredi et samedi, lu pièce principale sera “Breakers Ahead”, avec Viola Daua au premier rôle.ON ATTENDRA QUE L’ORDRE SOIT RÉTABLI Londres, 16—Lord Robert Cecil, ministre du blocus, répondant à une interpellation fait à la Chambre des communes, hier, a dit : “ Aucune assurance n’a été donnée à l’effet que les troupes angiai-scs et japonaises seraient retirées de Vladivostok, tant que l’ordre ne sera pas rétabli, mais on espère que l’incident sera bientôt clos.” SI VOS AFFAIRES VOUS ENNUIENT, Nos avis sonl à cotre entière disposition.THE SUN TRUST COMPANY.LIMITE!).160, rue Kl-Jacques, Mo a triai.C»«t«r imitai 1341.Tél.Main 1896. \ûl.ïx.— so sy BUDGET DU JAPON POUR L’ANNEE FISCALE 1918-1919 Extraits du discours prononcé par M.Shoda, mi-* nistre des finances, résumant la situation financière du pays et exposant les mesures proposées au double point de vue financier et économique.Nous venons de recevoir par courrier le projet de budget pour l'année 1918-1919, tel qu’il fut déposé au bureau de la Chambre des Représentants, à la quarantième session de la diète impériale japonaise, et le texte du discours que le ministre des finances prononça à cette occasion.Nous en donnons ici les passages principaux.Discours du ministre des finances devant la Diète Messieurs, J’ai l’honneur de déposer devant vous le budget pour l’année fiscale commençant le 1er avril 1918.Je vais exposer devant vous dans leurs grandes lignes les mesures financières et économiques adoptées par le gouvernement.Le principe fondamental qui a dirigé la politique financière et économique du ' gouvernement a si souvent été ex-’ pliqué depuis que le présent cabinet est entré en fonctions qu’il est à peine besoin de s’y étendre de nou-veau.I.Principes fondamentaux du présent budget.La situation prédominante au pays et à l’étranger exige la mise à exécution de nombreuses mesures urgentes, parmi lesquelles il faut mentionner le parachèvement de la défense nationale.Pour ce motif, le gouvernement, en préparant le budget, a pourvu une appropriation aussi forte que possible pour la poursuite de ces mesures qui ont pour but d’arriver à parachever le système de notre défense nationale.Le gouvernement a appuyé d’une manière particulière sur les provisions à faire pour le développement des industries et l'avancement de l’instruction qui vont de pair pour rehausser la prospérité et le bien-être de la nation, soit dans ce marnent critique, soit en vue de l’avenir.Par rapport aux autres dépenses ordinaires, le gouvernement a adopté une politique de stricte économie IL Résumé des sommes perçues et dépensées par le trésor.Le budget établi d’après ies principes qui viennent d’etre énoncés nrévoit le revenu suivant : revenu ordinaire, 543 millions de yens (1); revenu extraordinaire, 76 millions le yens, soit en tout 721 millions de cens.D’autre pari, les dépenses ordinaires, telles que prévues, se montent à 481 millions de yens, les lépences extraordinaires à 240 mil-" ions, faisant en tout 721 millions de vens.Ce chiffre de 721 millions, tel nue prévu, comparé au chiffre du revenu fixe, lequel s’eleve a 680 millions, laisse voir un déficit de 41 millions.Pour combler ce deficit -0 millions ont été pris du surplus de l’année précédente, et la balance, soit 15 millions, devra être couverte durant l’année fiscale par de nouveaux impôts, une augmentation dans les bénéfices du monopole d’Etat, et une augmentation des , receltes des services d’Etat, les pos-•es et télégraphes.Ces mesures ont ' Hé prévues dans le but d’obtenir le revenu permanent nécessaire afin [ :iue le nouveau programme de dé-r fense nationale puisse être exécuté avec succès durant cette année-ci et relies qui suivront.III.Exposé des dépenses prévues.n.Proriranunc de défense nationale.— Pour ce qui est de la plus grande partie des dépenses men-I données dans le budget, il faut re-i marquer que, en vue d’assurer la sécurité de notre existence nationale, le gouvernement a pris des î mesures pour maintenir entière-! ment et réellement notre force na-I vale dans sa capacité actuelle.En g conséquence, il est pourvu dans le I budget, en sus des dépenses anté-I rieurement déterminées, une som- (1) Le len est l’unité monétain ilu Japon, équivalant à peu près à un demi-dollar américain ou canadien, sa valeur en bourse variant i selon le taux du change de 49 à 52 i cents.me de 300,540,000 yens à être employée pour la construction de navires de guerre durant les six années fiscales commençant par celle-ci (1918-1919) et se terminant par l’année 1928-1924 inclusivement.Sur ce montant 25,440,000 yens seront dépensés durant l’année 1918-1919.La dépense totale qui sera faite pour la marine durant les six années en question sera donc ainsi de 584 millions de yens.Ce nouveau programme a été tracé pour faire face non seulement aux changements à opérer dans le type et la construction des vaisseaux, d’après la leçon que la présente guerre nous a enseignée à ce sujet, niais aussi aux besoins que nous avons d’augmenter le nombre des navires de guerre, en même temps qu’à l’augmentation énorme du coût des matériaux, qui a rendu à peu près impossible de parachever le programme naval prévu pour cette année avec les fonds alloués déjà pour cela.En outre, le gouvernement a prévu dans le budget une somme de 6.590.000 yens pour les améliorations à faire aux arsenaux de la marine, un million de yens pour l’établissement du corps naval d’aviation ; 2,470,000 yens pour celui d’une manufacture de poudre, et d’autres appropriations destinées à la fabrication de matériel de guerre de réserve, au montage de stations radio-télégraphiques, à la recherche de puits de pétrole dans les districts de Taïwan, etc.Quant à l’armée, le gouvernement visé à mettre pleinement en activité et en état d’agir les effectifs qui la composent présentement.Ce plan sera dons ses grandes lignes mis à exécution durant la période des six années commençant avec cette année fiscale (1er avril 1918).Pour parfaire les effectifs de la réserve régulière, y compris la réserve de deuxième classe, il faudra toutefois une autre période de douze années, et, en conséquence, l’exécution de ce projet requerra en tout une période de dix-huit ans, et prendra sur les dépenses extraordinaires la somme de 55,260,000 yens, et sur les dépenses ordinaires 128,730,000 yens, qui devront être dépensés à raison de 8,600,000 yens par an.Mais pour Tannée 1918-1919 la répartition des dépenses ordinaires ¦t extraordinaires à cette fin est de 8.850.000 yens.En outre le gouvernement a inscrit au budget des appropriations pour l’augmentation du personnel de l’état-major de Tar-mée, l’entraînement du corps supplémentaire, la fabrication et la mise à l’épreuve de fournitures militaires spéciales, Tencouragement de l’étude pratique des aéroplanes et automobiles blindées militaires.Les subdivisions b, c, et d de ce chef ont trait aux appropriations diverses allouées pour le dévclop-pemeni de l'industrie (en particulier pour l’établissement d’une station expérimentale industrielle à Osaka, d’une station expérimentale du nitrogène et de ses dérivés, d’une station expérimentale de l’industrie de la soie), aux subventions accordées à l'élevage des moutons, aux pêcheries, ports, etc.; pour le développement et l’extension des établissements d’enseignement supérieur, technique et agricole ; et pour les dépenses nécessaires à l’exécution des travaux publics en général, etc., etc.IV.Mesures prises pour accroître le revenu.“Vq, dit le ministre des finances, qu’il est nécessaire de trouver des ressources permanentes pour l’exécution du programme de défense nationale plus haut décrit, les mesures suivantes ont été adoptées : .Le gouvernement se propose de prélever des taxes sur ceux qui sont capables d’en supporter le fardeau, réduire les charges de ceux qui ont peu de revenu, et d’abolir totalement celles qui retombent surtout sur les pauvres.” A cet effet le gouvernement augmentera le taux de l’impôt sur le revenu et la taxe sur les liqueurs, remaniera le tarif des contribua-tions indirectes sur le sucre, élèvera les impôts de consommation sur les produits de l’industrie textile, prélèvera un nouvel impôt sur les liqueurs douces, établira une taxe sur les bénéfices de guerre, réduira la quantité de “soy” permise pour consommation domestique, et supprimera totalement la taxe sur les voyages et celle de la consommation du pétrole.L’impôt sur le revenu a été élevé de 20%, augmentation qui s’applique aux compagnies, aux associations et aux particuliers; les revenus de particuliers inférieurs à 50Ü yens en sont exemptés et ceux de moins de 1000 yens sont sujets à une imposition réduite.L’impôt progressif s’appliquera aux revenus excédant 300,-000 yens pour les corporations, et 100,000 yens pour les particuliers.Sur les liqueurs augmentation générale des impositions, s’appliquant aux eaux gazeuses acidulées, à la bière et aux spiritueux.La taxe sur les liqueurs douces est une taxe nouvelle.Les produits textiles sont frappés d’un impôt variant de 8% pour les dérivés du coton, à 13% pour les produits de la soie.L’impôt sur le sucre s’appliquera désormais au substitut japonais du sucre, T”amé”.La taxe des voyages, retombant en majeure partie sur la classe pauvre urbaine ou suburbaine, est, pour cette raison supprimée.De même l’impôt de consommation sur le pétrole est supprimé, parce qu’il paraît injuste que ceux qui brûlent du pétrole soient taxés alors que ceux qui font usage de gaz ou d’électricité ne le sont pas.Ces modifications diverses apportées au tarif des impositions directes ou indirectes produiront une augmentation de revenu de 3,430,-000 yens cette année et de 17,200,000 yens Tannée suivante.b.Profits sur les articles monopolisés par l’Etat.— Pour faire face à_"accroissement du prix de revient et augmenter les revenus de l’Etat, le gouvernement a élevé de 17% le prix de vente du tabac.Résultat p'-evu : quatre millions environ de plus au trésor cette année et huit millions et quart Tannée suivante.c Recettes des services postaux et télégraphiques.— Le gouvernement prélèvera 5 sens de plus par télégramme envoyé, 2 sens de plus par colis postal, 3 sens de plus par lettre recommandée, 1 sen de plus par lettre ordinaire et un demi-sen de plus par carte postale (le sen est la rentière partie du yen).Tl en résultera environ sept millions de yens de plus de revenu cette année et près de 11 millions et demi Tan prochain.Tout compris, ce programme de taxation augmentera les recettes du trésor de 14,740,000 s ens pour cette année et de 37 millions Tannée suivante.D’autre part, du revenu des années 1919-1920 et suivantes, le gouvernement espère transférer la somme de 20 millions de yens du fonds de consolidation de la dette nationale s’élevant à 50 millions de vens, dans le but de couvrir les futures dépenses nécessitées pour l’exécution complète du programme de la défense nationale.V.Dépenses se rapportant à la guerre.Pour couvrir les dépenses extraordinaires se rapportant à la guerre, le gouvernement a pourvu 33.700.000 yens dans le compte spécial des dépenses militaires extraordinaires se rattachant à la guerre européenne ; il s’est procuré un million et trois quarts par la vente de biens publics et par diverses recettes, et 31,950,000 par les emprunts du gouvernement.Sur le compte ordinaire, le gouvernement a alloué 84 millions de yens pour le fonds de réserve destiné aux dépenses extraordinaires se rapportant à la guerre, et dans ce compte sont comprises les dépenses spéciales ; telles une somme de 17 millions prévue pour faire face à l’augmentation du coût des articles divers et une autre, de 17 millions également, constituant une gratification à répartir entre les employés du gouvernement.Les ressources pour couvrir ces dépenses se trouvent dans les recettes provenant du chemin de fer du Cban-Toung, des entreprises du gouvernement à Tsing-tao, de la fourniture des munitions aux puissances alliées, et des assurances spéciales de guerre sur les expéditions par mer, le tout équivalant à 23 millions et demi.Outre cela, le gouvernement se propose d’obtenir 22 millions par un emprunt temporaire, et 19,800,000 yens par un transfert d’exercice du surplus de Tannée précédente, ainsi que par la taxe sur les bénéfices de guerre qui sera prélevée ainsi que suit : Du bénéfice de Tannée courante, toute corporation ou tout individu retranchera la moyenne du bénéfice fait durant les deux années antérieures à la guerre ; sur la balance, on déduira encore 20%, et sur le chiffre net de cette opération, les corporations auront à payer 20%, et les individus, 15%.Cet impôt sera prélevé cette année et tant que durera la guerre, et sera aboli Tannée du rétablissement de la paix.Le revenu qui en résultera pour le trésor est estimé à 17,900.-000 yens pour cette année, et à 32 millions pour Tannée suivante.Depuis le commencement du conflit européen jusqu’au 1er avril 1918, les dépenses extraordinaires de guerre se sont élevées à 447 millions de yens.• La s^ '-ition résultant de la guerre devient de plus en plus compliquée, et il est difficile de prévoir quand elle finira.Il n’est même pas aisé de prévoir si le gouvernement ne sera pas contraint de prendre de nouvelles mesures pour faire face aux changements qui pourront encore se produire.Aussi bien le gouvernement doit-il étudier sérieusement la situation financière et économique et formuler une politi que élastique qui lui permette de trouver au besoin les fonds nécessaires à la guerre.VI.La dette nationale.a.Rachat d’emprunts publics.— b Lancement d’emprunts publics.¦—Dans le budget de 1918-1919, le gouvernement a assigné une somme de 50 millions au rachat de la dette nationale, comme dans Tannée précédente ; mais à partir de l’exercice subséquent le gouvernement a l’intention de réduire à 30 millions le montant consacré à cette fin.Il va sans dire que le gouvernement désire diminuer autant que possible la dette nationale oui est improductive, et consolider ainsi le fondement financier de la nation.Cependant le gouvernement a été obli é d’en venir là par suite de la nécessité urgente de trouver des ressources supplémentaires à l’augmentation du revenu afin de pouvoir mettre à exécution le programme de la défense nationale.Avant de passer aux emprunts à lancer pour Tannée fiscale 1918-1919.je dois parler, dit le ministre des finances, du résultat des emprunts émis durant l’exercice 1917-1918.L’emprunt national que l’on avait l’intention de faire cette année devait s’élever à 361,860,000 yens, y compris 200 millions qui , eussent été produits par des billets ; du trésor.Sur ce total toutefois, j une somme de 20 millions devait I être employée au transfert au comp- ! te des dépôts, de l’argent emprunté au compte spécial des chemins de fer; une somme de 30 milbons était j destinée à convertir des emprunts étrangers en emprunts domestiques, j et une somme de 20 millions devait être attribuée au fonds de réserve se rapportant à la guerre.Ces em-! prunts n’ont pas été émis.Pour les I deux premiers, il n’est pas néces- j saire qu'ils soient émis si les con-1 ditions du marché ne l’exigent pas.j Comme question de fait le marché j financier s’est ajusté lui-même d’une manière satisfaisante en raison du fait que la plupart des em- j prunts publics prévus dans le bud-1 et de l’exercice en cours ont été émis, et qu’en sus de ce programme i les bons du trésor français et les I bons de l'échiquier anglais (les uns j et les autres payables en yens), s’élevant en tout à la somme de 156 millions de yens, ont aussi été émis.C’est pourquoi le gouvernement a décidé de ne pas faire ces deux emprunts.Quant au troisième emprunt mentionné nul événement ne s’est produil qui en nécessitât l’émission.Dans l’ensemble, donc, on peut dire que le programme du gouvernement pour le prélèvement des fonds j destinés à couvrir les emprunts publics, durant l’exercice courant, a été complété.Pour l’exercice fiscal 1918-1919 en plus de la somme ci-devant mentionnée destinée à couvrir les dépenses extraordinaires se rapportant à la guerre, les plans suivants ont été faits relativement à l’émission d’emprunts publics: 10 millions de yens seront attribués à Tex-tension du système téléphonique du gouvernement; 25 millions pour le chemin de fer de TEtat; 13,200,006 yens aux entreprises de TEtat à Chosen; deux millions pour celles de Taïwan; un million pour celles de Kabafuto, etc., le tout formant un total d’environ 51 millions de yens.En vertu de la loi actuelle Té-mission de billets spéciaux du trésor est limitée à 2UÜ millions de yens; mais conune, en vue du développement des conditions économiques domestiques et internationales, il est devenu de plus en plus important de faciliter les commodités d’opération du fonds de change pour le commerce d’outre-mer et pour le paiement du matériel de uerre fourni aux puissance alliées, le gouvernement propose d’élever cette limite à 500 millions de yens.VII.Conditions économiques.a.Balance internationale.—b.As-sistance financière aux puissances alliées.— c.Augmentation de /’or i et développement des industries.Si maintenant nous considérons | nos conditions économiques, nous j remarquons que la guerre a donné un élan extraordinaire à notre coni- ! merce étranger.Depuis le début de la guerre jusqu’à la fin de 1917 le total des importations s’élevait à 2,123 millions de yens, celui des exportations à 3,799 millions, faisant | en tout un total de 6 milliards 400 millions de yens.L’excédent des ex-portati_ons sur les importations était de 1,175 millions.Si nous ajoutons à ce chiffre 760 millions dé yens provenant d’autres sources la balance de notre commerce international se chiffre par un excédent de 1,800 millions dont 1,300 furent contribués directement ou indirectement pour l’assistance financière des pays alliés.Cette balance favorable de commerce a eu aussi un tel effet, dans l’accroissement de la quantité des valeurs en espèces au pays même, et pour encourager le progrès des industries, que le chif- (Suite ù la sixième page) NOUVEAUX DESSINS DANS L’AMEUBLEMENT Juste pour le moment, ce sont les nouveaux dessins dans Tameuble-nient auxquels la plupart des gens s’intéressent.Les styles d’ameublement changent, et la curiosité qui porle à voir les plus récents modèles aide à remplir de monde ce magasin.Des reproductions de modèles antiques s’y coudoient avec des dessins du vingtième siècle.Venez donc passer une heure ou quelque temps à faire l’inspection de nos étalages nouveaux, et ne manquez pas de visiter notre rayon des carpettes et tapis.Vous trouverez que ce sera un temps bien employé.qfV" L V-*’ &&&*&>***%{ fy- Vfjl 149-EST RUE SAINTE-CATHERINE /Q i iii—i l'.i1.1 .-arar^ * •ggçfè qj 0_________________8 u ' m flEPOiSEÎ LA NOUVEAUTE FOUR PLANCHERS .•V • ¦ > p-r • g • .¦; • •- N* » g- j “NEPONSET” ect un genre de linoléum composé d’une épaisse base de feutre imperméable revêtue d’une forte couche d’émail ma 1 é a b 1 e, c’est-à-dire inusable.Quel prélart ou linoléum pourrait supporter l’épreuve que nous avons faite dernièrement ?Pendant plusieurs semaines des carrés de NEPONSET sont restés JOUR ET NUIT sur les trottoirs encombrés de la rue Sainte-Catherine, et des centaines de mille passants ont marché sur ces carrés sans en altérer les dessins.Combien d’années une famille de dix personnes devra-t-elle marcher sur NEPONSET placé dans leur maison pour égaler l’usure faite par ces centaines de mille personnes ?NEPONSET est simplement déposé sur le plancher sans collage ni clous ; il s’enlève donc sans aucune difficulté.Le choix des dessins est illimité et nous avons des dessins spécialement appropriés pour églises et couvents.Le prix est de .05 la verge carrée, c’est-à-dire un peu plus cher que du mauvais prélart et beaucoup moins cher que le linoléum ordinaire.AGENTS EXCLUSIFS POUR MONTREAL Savez-vous que : certaines personnes ont trouvé étrange que nous an-nonçions notre heure de fermeture avant relie d’ou-verture.* * * nous voulons d’abord attirer l’attention de notre clientèle sur l’heure à laquelle nous fermons Theure d’ouverture importe, moins malgré cela, pendant neuf heures par jour, nous sommes à votre entière disposition, que vous veniez au magasin à 9 heures une ou à 5 heures 59.* * * vous aurez intérêt à prendre connaissance de l’événement important que nous annoncerons demain.Magasins fermés à 0.00 p.m.Magasins ouverts à 9.00 a.m.Limited Téléphone Uptown 7000 Feuilleton de la page du Foyer LA GLOIRE DE FONTECLAIRE par MATHILDE ALANIC Le “Devoir 48 s Suite Unissant dans les siennes les deux vieilles mains, fermes et douces, qui avait tant travaillé pour lui, il y posa un instant son front.Puis, d’une voix basse et profonde, 1 prononça: —(Mère, je n’ai jamais mieux senti qu’en ces jours de crise ce que tu as été pour'moi.Tout ce que je mis, je le dois à notre intimité bien close, au réconfort de ton affection calme.Tu m’as donné le repos, la sécurité morale, où je me suis, chaque jour, revivifié.Ainsi les années se sont écoulées dans la paix, dans la poursuite de l’étude, sans que je songeasse à constater leur fuite.—Mon enfant, mon Max! murmura-t-elle en larmes, bouleversée par ce remerciement grave et par l’évocation des souvenirs si chers.Pas une mère n’a été favorisée comme moi.Oui, notre existence à tous deux a été bien douce et bien heureuse.Mais je ne veux pas être égoïste et déplorer le passé, devant l’avenir, si magnifique pour toi! Plus étroitement, il l’attira vers lui.—'Mère, rien ne me manquait près de vous.Comprenez bien! Ce bonheur s’adaptait si bien à mes goûts que je n’espérais rien de mieux que sa durée, tout le cours de ma vie, sans changements; même en supposant que je me décidasse au mariage, je n’entrevoyais pas un autre genre d’existence; un foyer simple, m’offrant son abri entre les heures de travail; une compagne douce et sérieuse, ayant ta sérénité, ta tranquille vaillance.Et alors, devant cet imprévu trop éclatant, j’ai peur!.—Peur?Pourquoi?—J’ai peur! accentua-t-il sourdement.Peur de cette joie trop splendide.et de ce trop jeune amour!.—Trop jeune?.Mais tu n’as que trente-cinq ans! —Elle en a vingt et un à peine!.Ses sentiments se maintiendront-ils?Ne sont-ils qu’un caprice de sa jeunesse et de son enthousiasme ?Que deviendrais-je si, après m’être abandonné à Tivresse de cet amour, je décevais l’idéal qu’elle s’est fait de moi?Si je voyais sa fantaisie varier?.—Oh! Max, pourquoi te torturer si vainement?Laisse là ces chimères! Il se leva avec un rire d’amertume.—Oui.cette fortune chimérique est déjà insoutenable.Que serait-ce donc, si je devais subir l’écrasement de la réalité?Oui, je l’aime trop.Et d’un tout autre amour que celui qu’elle imagine dans sa candeur.Dès ce jour oû elle m’apparut, là-bas, à Tissue de celle fête, j’eus l’étourdissement d’un coup de soleil.Tout son blond prin- temps m’illumina Tâme! Et, chaque fois que j’ai dû lui parler, combien il m’a fallu me roidir pour dissimuler le trouble que me causait son regard bleu, hardi et ingénu!.Quelle tentation, l’autre jour, quand elle eut le courage de cet aveu, de la saisir dans mes bras! Depuis, je vis dans le délire! Je m’efforce de rattraper ma raison qui divague.Je me suis imaginé le conte de fées accompli.Figure-toi cela aussi, nia mère: me voici le mari de Solange CMainfrey!.Il ferma les yeux dans l’éblouissement d’une extase où passa soudain le reflet d’une pensée tragique.Sa mère le considérait avec effroi.—Me voici, répéta-t-il d’une voix lointaine, singulièrement émouvante, me voici Tépoux de Solange.Elle m’aime, elle croit en moi, elle me veut pour guide de sa conscience.et elle n’a plus devant elle qu’un homme annihilé par la passion, et entraîné aux bassesses du despotisme et de la jalousie.—Tu t’exagères les choses.Tu te donnes la fièvre! Calme-toil.supplia-t-elle, tendant vers lui ses bras pitoyables.—Non, je n’exagère pas.Je déduis.Je pressens.Je me confesse tout haut devant toi.Moi qui n’ai jamais rien abandonné de ma vie ni de mon esprit au hasard, je me vois avec terreur jeté au delà de mon orbe, dans l’inconnu.Que va-t-il advenir de moi dans ce bouleversement de toutes les habitudes qui ont régi ma conduite et appuyé ma pensée?.Et je vous le répète.ma mère, j’ai peur!.Il se laissa tomber, comme accablé, sur le fauteuil où il avait passé tant de veilles studieuses.La mère, atterrée, essaya encore de réconforter cette détresse.—Max, mon fils, il faut accepter plus simplement la vie.sans chercher à trop voir en avant.On n’obtient rien sur la terre sans combat ni sans bitte.Le bonheur aussi est un effort de la volonté.Elle continua de le bercer de ses encouragements tendres, pendant que, la tète entre les mains, il semblait méditer.Enfin i! découvrit son visage fatigué, mais plus calme, et dit avec un demi-sourire: —Tu parles comme Montaigne, que tu n’as pas lu pourtant.Mais ton bons sens de brave chrétienne pénètre les principes de la vraie sagesse.Allons, essayons d’être heureux.puisqu’ainsi le veut la vieille maman.Il pencha son front sous le baiser dont elle l’effleurait, puis, ouvrant un des cahiers empilés sur sa table, il s’accouda dans un maintien attentif.Ce geste commandait le silence.Bientôt on n’entendit plus dans l'atmosphère rassérénée de l’étroite j pièce que le crissement de l’aiguille ! trouant la toile, le tictac de la pen- j dule et le froissement des pages que i Max Obertin prenait soin de tourner de temps à autre____ XXI i —Le docteur Obertin! demanda le grand garçon à barbe brune, taillé en athlète, qui, depuis un instant, errait dans le vestibule de l’Institut Pasteur, cherchant à «lui se renseigner.Pouvez-vous me dire s’il est ici?—Je ne sais pas, monsieur, répondit Tappariteur.Depuis quelque temps, le docteur Obertin est un peu moins régulier «tue de coutume ù son laboratoire.Je puis vous y conduire, si vous le désirez.—Ah! tenez, le voilât s’écria l’étranger joyeusement, prêt à s’élancer vers Max, apparu à l'extrémité du couloir.Mais quelqu’un a- l’arrivant au passage.—iLe directeur! souffla, d’un ton révérencieux, Thono-’able fonctionnaire.Si vous voubz bien patienter quelques minutes, monsieur, je prè- viendrai le docteur Obertin, aussitôt qu’ii sera libre.—Inutile, je vous remercie! remercia carrément le géant brun.Max et moi, nous sommes de vieux camarades!.Il attendit donc à distance, piétinant sur place et observant, avec une curiosité déférente, l’illustre savant qui causait avec son ami.Puis cet examen se porta sur Max lui-mcine, écoutant son glorieux maître, dans une attitude respectueuse, mais avec un effort visible d’attention.Quelque chose d’insolite, d'inconnu, dans la physionomie et les façons du jeune bactériologiste, déconcerta les souvenirs de l’étranger.Changement dû à l’évolution fatale des années, peut-être?.Mais Thomine éminent avec lequel conférait Max montra, lui aussi, ouclque étonnement dans le regard dont il suivit son disciple lorsque celui-ci le quitta.—Qu'a donc Obertin?sembla-t-il se demander, tandis que Max s’éloignait, les traits serrés par une preoccupation intense, 1rs yeux baissés, la démarche saccadée.A SUIVRE r> jounml est Imprint** «»u iso 4 Saint Vinrent.* Montrinl, pur l’IMPl RIE POPPLAÏRE (à responsabilité lin i N.Cbrvner ermr-t générât u 6 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 16 AVRIL 1918 VOL.IX.No 8 UN BANQUET CLÔTURERA LA SAISON DU MONTAGNARD Comme nous l’avons déjà annoncé, le club de raquetteurs Le Montagnard, clôturera sa saison par un banquet pour ses membres et ses amis qui aura lieu jeudi soir prochain, le 18 avril, à l'Hôtel Riendeau Place Jacques-Cartier Ce banquet, qui promet d’être un succès sans précédent, sera sous la présidence d’honneur de M.Lud-ger Gravel, président honoraire du Montagnard.Tous les anciens pré- j sidents et officiers du club aux couleurs “gris et grenat’’ ont promis j d’y assister et l’on compte sur la ! présence do tous les membres.OU ILS JOUENT AUJOURD’HUI LIGUE NATIONALE.Boston à Philadelphie.Brooklyn à New-York.Pittsburg à Cincinnati.Chicago à St-Louis.LIGUE AMERICAINE.StJla>uis à Chicago.Détroit à Cleveland.Philadelphie à Boston.New-York à Washington.__ ^IRLANDE ____ CARSON N’EST PAS CONTENT LE CHEF DE L’ULSTER DIT QU'IL .VE PEUT SE FIER AU GOU YERXEMEXT QUI LAISSE L'IR LA XDE DAXS UX DOUTE DAX-GEREUX.- SYMPATHIES IM PREVUES.L’OUVERTURE DE LA SAISON LECINQ MAI A une réunion de la ligue de baseball de la Cité, tenue hier soir, le calendrier dés joutes pour la prochaine saison a été présenté et accepté.La saison s’ouvrira le 5 mai prochain et se clôturera le 6 octobre.Deux parties seront jouées chaque dimanche au terrain du Shamrock, au Mile-End.Voici i’échelle des parties: Mai 5—Stars vs Indians' et Rich mond vs Crescent.—La Casquette vs Stars Athletics vs Indians.12- 19- Juin 30- et Crescent vs Athletics.26—Crescent vs Stars et II dians vs Richmond.2—Athletics vs Stars et Ii dians vs La Casquette.9—Richmond vs Athletics i La Casquette vs Crescent.16—Indians vs Crescent i Stars vs Richmond.23—La Casquette vs Alhleth et Indians vs Stars.-Athletics vs Crescent < Richmond vs La Casque U Juillet?—Richmond vs Indians < Stars vs Crescent.14—La Casquette vs Indians ( Stars vs Athletics.21—Crescent vs La Casque!) et Athletics vs Richmond.28—Richmond vs Stars t Crescent vs Indians.Août 4—Indians vs Athletics e Stars vs La Casquette.11—Crescent vs Richmond e Athletics vs La Casquelte.18—Stars vs Indians et Rich mond vs Crescent.25-—Athletics vs Indians et La Casquette vs Stars.-La Casquette vs Richmond et Crescent vs Athletics.-Crescent vs Stars et In dians vs Richmond.d —Athletics vs Stars et Indians vs La Casquette.—Richmond vs Athletics et Crescent vs La Casquette -Indians vs Crescent et ¦Stars vs Richmond.6—La Casquette vs Athletics LES SERIES DE LA CLASSE “A” DEJA M.B.A.Les joutes disputées hier soir dans les séries de la classe “A”, de la Montreal Bowling Association, section des petites quilles, ont donné les résultats suivants : LA SAISON BU BASEBALL A ÉTÉ INAUGUREE HIER WALTER JOHXSOX PERD LA PREMIERE PARTIE POUR WASHINGTON CONTRE XEW-YORK — LES RED SOX DEBUTENT PAR UNE BRILLANTE VICTOIRE.Canadien 1.Bénard 98 105 87 290 Gurran 97 108 120 325 C.Mahoney .1(12 118 99 319 M.Mahoney .114 91 108 313 N.Labelle .120 108 151 379 Sept.29- Oc f Totaux .531 530 565 1626 1 Democratic.Sabourin .107 106 104 317 - Robert .116 103 89 308 Bélanger .93 115 94 302 .Frénette .104 100 117 321 Ouimet .102 106 119 327 Totaux .522 530 523 1573 t Cherrier.Sanguinet .98 99 105 302 Lévesque .97 98 77 268 Payette , .125 112 131 368 i St-Laurent .89 1 13 117 319 Lafortune .100 100 116 316 Totaux .509 522 546 1572 Canadien No 2.Mardi .114 90 113 317 Dorion .127 102 118 347 Al aie .124 127 112 363 Goudron .104 123 103 330 i La vigueur .98 114 99 311 j Totaux .567 556 545 1668 : Tipperary.Fischer .120 120 128 368 Pink .103 116 107 326 Wienfield .145 119 109 373 Lorenze .131 107 123 361 Wiseman .HO 109 110 329 Totaux .600 571 577 1757 Gauthier.Bisson .118 110 120 348 Dufour .157 124 114 125 Audy .108 127 109 344 Jodoin .128 126 127 381 Laperrière .119 112 140 371 Totaux .630 599 640 1769 Electra.j 7 1-.amoureux .103 132 120 355 j Ouimet .133 141 137 411 Hardoin .112 110 101 323 ! Pelletier .94 109 91 294 | Bérlard .127 111 147 385 Totaux , .569 603 596 1768 Slars.Moir .131 119 105 355 Clarahut .106 117 123 346 Bess ner .124 104 06 324 Eaves .127 163 124 114 j Kaufman .139 144 142 425 I Totaux .627 647 390 1864 4k~ Washington 16, —-Ues Yankees et les Sénateurs ont inauguré la saison de balle au camp professionnelle hier après-midi en cette ville alors que douze mille personnes s’étaient rendues au terrain pour être témoins du premier duel de la saison.Huggins opposa le lanceur George Mogridge au fameux Walter Johnson et ce dernier perdit la partie par un résultat final de 6 à 3.New- i Y'ork s’assura l’avantage dès la pre-1 mière reprise et garda le devant ; jusqu'à la fin.Voici le résultat dé-1 taillé : Gilhooley, rf.Miller, cf.Pratt, 2b., Pipp, Ib .Baker, 3b.Bodie, If.Peckinpaugh, Hannah, c.Mogridge, p.NEW-YORK Ab.R.H.Po.A.E.12 0 0 Totaux .34 6 11 27 11 0 Shattenrv, Foster, 3b.Milan, cf.Shanks, If.Judge, lb.Morgan, 2b.La van, ss.Ainsmith, o.Johnson, p.WASHINGTON Ab.R.II.Po.A.E.rf.Totaux Résultat N ew-York Washington Sommaire hooley Bodio, 27 14 2 par .31 3 renrises: .202 000 020—-6 , .000 300 000—3 Coups de 2 buts, Gil-Coups sacrifiés, Mogridge, Pratt, Johnson.Double jeu.EDDIE WALLACE ET JOE BURNS Eddie Wallace, le détenteur moral du titre que Johnny Kilbane a toujours conservé sans interruption, viendra mercredi soir à Montréal avec l’idée bien arrêtée de !e conserver.Si Joe Burns a des velléités de sortir triomphant de ce combat.il devra se polymultiplier et faire l’impossible pour décrocher une victoire que Wallace n’est sûrement pas prêt à lui concéder.L’autre jour Burns racontait à quels coups il avait du résister pour faire un boxeur.Nate Penny, mon entraîneur, déclarait-il.me rossait d’importance pour me faire comprendre qu’un bon boxeur doit savoir qu’il lui faut recevoir des coups s’il veut remporter des vie- j toires.En choisissant Wallace | comme adversaire du boxeur de la ! Pointe St-Charles George Kennedy { n’a donc fait que rester dans le ton L - à l’endroit de Burns.Il lui oppo-!le ?oncou.rs.de,s nommes forts se sera demain soir le meilleur boxeur prolongeait indéfiniment, il est pro- Baker, Pratt et Pipp.Laissés sur les buts, New-York, 9; Washington.8.Buts sur erreurs, New-York, 1.Buts sur balles, Mogridge, 1; Russell, 5; Johnson, 5.Retirés au bâton, par j Phis sympathique aussi qu’il pouvai Johnson, 2; par Russell, 2.Balle ! faire."Sir Edward, dit-il, est un Ir landais et il a découvert qu’il ne pouvait avoir confiance en personne du Londres, 16.— En réponse aux prétentions de M.Joseph Devlin que le gouvernement anglais avait l'intention de provoquer une guerre civile en Irlande, sir George Cave, secrétaire de l’intérieur, a déclaré que le gouvernement allait traiter sur le même pied l’Angleterre et l’Irlande en ce qui concerne les tribunaux.Le seul but de la proposition d’imposer une limite au droit d'appel est de restreindre les délais.11 va falloir encore un peu de temps avant d’organiser les tribunaux en Irlande mais il n’a aucun doute qu’ils seront nommés sur la recommandation de la commission locale du gouvernement irlandais.M.Asquith a recueilli avec joie les concessions du gouvernement, mais il lui a conseillé une grande prudence et une considération sympathique des conditions spéciales de la vie irlandaise, laquelle seule, peut prévenir des difficultés insurmontables.Il croit toujours la décision du gouvernement bien inopportune et inutile.Sir George a ajouté de la part du gouvernement, que les membres du clergé ne seront pas soumis à la conscription.Il «a également accepté un amendement stipulant que les règlements de l’enrôlement et des tribunaux seront contrôlés par les commissions locales du gouvernement au lieu de l’être, comme la loi le veut, par proclamation royale.Après ces concessions le vote fut’ pris sur les clauses discutées et le gouvernement l’emporta par 276 voix contre 134 : comme la minorité s'e.st encore accrue de plusieurs voix, les nationalistes ont bruyamment applaudi leur succès.Sir Edward Carson s’est permis une attaque imprévue contre le gouvernement, au cours de la discussion de la clause lui accordant le droit de reviser les exemptions militaires accordées par les tribunaux.Au milieu des applaudissements des nationalistes et des uls-té ris tes, M.(’arson déclara qu’il ne pouvait se fier au gouvernement qui semble vouloir laisser l’Irlande dans un doute dangereux.“Le gouvernement veut jouer, dit-il, avec les gens de l’opposition, il veut jouer avec nous.Ce qu’il a l’intention d’imposer à l’Irlande il ne devrait pas en rougir”.Le discours de sir Edward Carson fût accueilli par des remarques ironiques de M.John Dillon, et par de longues aedamaions des nationalistes.John Dillon fit remarquer que les attaques de sir Edward Carson étaient la chose la plus étrange et la t caiTtî MIINTRFAI compagnie des tramways rHI mun 1 nCHL DE MONTREAL HOTELS A ATLANTIC CITY, N.ENFANT BLESSE AU COURS D’UN INCENDIE.En sauvant un jeune enfant de 4 ans qui allait périr dans les flammes lors de l’incendie du domicile de ses parents, de bonne heure ce matin, un pompier est tombé avec le bambin qui s’est infligé une blessure à la jambe.L’incendie qui ! HORAIRE DU SERVICE SUBURBAIN POUR 1916-17.LACUINE.— Du oureau de Poste.vice de - 10 min.de 5.40 â.m.à 8.00 a.m.20 min.de 8.00 a.m.à 4.00 p.m.! 10 min.de 4.00 puu.à 7.10 p-m.20 min.de 7.10 pan.4 12.00 ininuil.DE LACH1NE.—Service de:— Ser- \ - croit-on, est dû à une cheminée dé- j 20 uiiu.at 5.30 ».m.à fectueu.se, a éclaté vers une heure ^ “JJj- jj -j*} J-JJj- * dans la maison portant le No 3 rue j 1» miu! aé .ou phiY a manquée, Ainsmith, 1.BOSTON VICTORTEUX Boston.10.—Ruth a tenu les Philadelphie à quatre coups réussis dans la première partie de la saison de la ligue .Américaine, disputée hier après-midi.Les Red Sox sont sortis victorieux par un résultat de à 1.L’assistance était de 7.000 personnes et la qualité du jeu laissa quelque peu à désirer.Le jeu au bâton de Hooper et quelques coups sensationnels au champ par Shannon furent les points saillants de la joute.Voici le résultat détaillé: LES DEMANDES D’INSCRIPTION SONT NOMBREUSES | Si le temps des inscriptions dans | Hooper, rf.Shean, 2b., Strunk, cf.Hoblitzel, 1b.Mclnnis, 3b.Whiteman, If.Scott, ss., Agnew, c.Ruth, p.BOSTON Ab.R.4 1 (I 1 H.Po.A.E.0 0 2 0 côté du gouvernement.Afin de couvrir ses méfaits, le gouvernement cherche à soulever le cri antiirlan-j dais pour créer la guerre civile en ! Irlande.La conscription n’est pas | une nécessité nationale; c’est un sale tour et Carson l’a bien démontré”.I LES VOLONTAIRES AFFLUENT Belfast, 16.— Depuis que le gou-j vernement a proposé son nouveau ! projet de loi du service national im-] posant ta loi de conscription en Irlande, les enrôlement volontaires ont repris une recrudescence dans le district de Belfast.Les jeunes gens et les rclibataires se pressent en nombre aux centres de recrutement eom- Sainte-Ehilomène, à Saint-Henri.Lorsque les pompiers arrivèrent sur les lieux, une fumée dense s’échappait par les fenêtres et les escaliers.Le sous-chef Presseau, en apprenant que deux enfants dormaient encore dans leur lit, monta par une échelle et sauva le plus âgé, cependant qu'un autre pompier prit le plus jeune.¦Comme il descendait l’échelle, celle-ci se brisa et les deux malheureux tombèrent d’une hauteur de 10 pieds.Le pompier s’en tira indemne mais le garçonnet fut blessé à la jambe.La petite victime fui conduite dans l’automobile des pompiers à l’hôpital Western où les médecins ont déclaré que sa blessure n’était pas grave.L’incendie a été éteint sans difficulté, mais les dommages causés par l’eau et la fumée sont considérables.ENCORE CE VOL ORGANISE.Le procès des individus inculpés de vol organisé s’est continué hier en Cour des Sessions présidée par juge Choquet.Alorris Miller, qui subit actuellement son procès sous 1 accusation d’avoir eu en sa pos- j session des marchandises qu'il sa- ! vait être volées, a rendu témoigna-1 ge dans sa propre cause.Il a dé- j claré avoir acheté des marchandi- j ses de Besvirek.le chef de la bande j qui a été trouvé coupable, il ne sa-1 vait pas cependant que ces mar- ¦ chandises avaient été volées, mais il croyait, comme Desvirek le lui I avait dit, que c’était un fonds de j banqueroute.Deux fois Desvirek lui j a téléphoné pour lui vendre des j marchandises et deux fois il s’est ! rendu chez lui ou ailleurs pour en acheter.Tremblay cependant, un autre inculpé, a encore rendu té- ! moignage, il a expliqué comment il I avait volé des caisses de boisson et | du drap et comment ils se faisait j qu’il aval! rencontré l’inculpé Alil- j 1er.Il ajoute cependant qu’il n'a ! pas reçu d’argent de Miller, les af-! faines se réglaient entre lui et Desvirek.La cause se continue aujourd’hui.Demain on commencera le procès d'uu autre inculpé dans cette affaire.5.â6 a.la.i UO m.m.J lW) p iu.8.0V p.m.1ZM 2U mm.de 8.CU p.m.0 tf.18 : p/Tuiix extra a 12.50 mu, »AULl - AU - KÜCOLLET BT JAI.XÏ.VINCEX'T-DE-PAUL.— De Saiat-Deula 8 Suint-Vincent.—Service de :— | 15 uuu.de 5.15 anu.à 8.00 a.m.au min.de 8.U0 ami.à 4.uu p.m.15 min.de 4.OU p.m.à 7.UU p.m.20 min.de 7.00 p.m.à 8.00 p m r l’Ave.Victoria A Snowdou, 10 min.5.51 a.m., à 8.30 p.n* BOUT DE L’ILE.—De Lasaïle et Sotn-i Dame, service rte : — êê min.de 5.00 a.m.à 12.00 minuit.TET Ur.A U LT VILLE.—Vc Laaaüe et Soir* ' Dame, servie** de : — if min.de 5.00 am.a 8.30 a.m.J>b miu.de 8.00 a.ui.à 3.30 p.m.| 15 min.ue 3.3Ü p.m.à 7.00 p.m.20 uiiu- de 7.09 p.m.à 12.04 minuit.fOLNTfi-ALX TKL51BLE8.via Natf«>Da* ma.—De Notre-Dame et 1ère avenue, Mai» ! soiinruve, service d« : — 15 min.de 5.15 ami.A 8.50 pma.20 min.de 8.50 p.m.à 12.30 a.m.Dernier tramway additionnel pour la Boula* vard Bernard A 1.30 an».HOTEL LE PLUS NOUVEAU D’AT-LANCTIC CITY, CONSTRUIT A L’EPREUVE DU FEU Juste sur Je bord de la crève en face de l’Océan Extraordinairement attrayant pendant toutes les saisons de l’année.SYSTEMES AMERICAIN ET EUROPEEN Foyers luxueux, spacieuses verandas et salons ensoleillés donnant sur l’océan.Charmants concerts musicaux dans l’après-midi et dans la soirét*.Vrai palais pouvant servir de résidence aux personnes en quête de repos et de récréation.Bains à Peau de mer.Garage à l’épreuve du feu.BUDGET DU JAPON (Suite de la cinquième page) “ROYAL HAWAIIAN'S’’ Grande revue à effets aeéniqncs 5—-autres actes—5 “CARMEN OF THE KLONDIKE” “Her Husband’s Wife” La meilleure vue pour rire encore parue Sans interruption de 1 h.à 11 h.p.m.Ap.*midi.^ 10-15s ; soir, 15-25s ; sam.! dim.et fêtes, les prix du soir sont en vigueur.Aujourd’hui, mardi, mercredi jeudi MADGE KENNEDY dans “THE DANGER GAME” Nouvelles de la semaine — Comédie Après-midi, 10s ; soir, I0-20s.motocy-à l'angle MOTOCYCLISTE BLESSE GRIEVEMENT.Un triste accident de dette est, arrivé hier soir des rues Orléans et Notre-Dame.La victime, Henri Chaussé, perdra probablement la vie des suites des blessures qu’il s’est infligées.Chaussé venait de quitter sa maison, 789-est, rue Notre-Dame, lorsqu’à l'angle de la rue Notre-Dame il frappa un tramway avec sa motocyclette.Le choc fut si violent que 1 infortuné fut projeté à une distance de plusieurs pieds cependant que sa machine était presque toute détruite.Chaussé a été transporté chez lui et le docteur Landry appelé sur les lieux a constaté que le malheureux souffrait d’une fracture du crâne.On a peu d’espoir de lui sauver la vie.fre de la réserve d’espèces monétai-1 res au pays s’'est élevé, de 132 mil-i lions dp yens qu’elle était au début j de la guerre, à 460 millions, et que ] la somme totale du capital projeté i des banques et des compagnies ré-1 cemmenf établies ou ayant accru leur capital depuis le commencement de la guerre s’élève à 2,560 millions de yens, dont 1,560 millions représentent l’augmentation opérée durant l’année dernière.O1 __JShdüisi___ i nvhntiôn] En tous asys.r>»mamîe2 !
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