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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2001-11-13, Collections de BAnQ.

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CINÉMA MÉDIAS Rapport unanime des libéraux et des péquistes sur la concentration Page A 3 Hugo et le dragon contre Harry Potter Page B 8 w w w .led e \ o e o m LE DEVOIR i V X K S I $ L’opposition entre dans Kaboul, désertée par les talibans ¦ À lire en page A 7 •! i '¦ ?REUTERS HORS-JEU Dans le sens du non-sens Au fil des 300 et quelques pages qui constituent r«explication» de Claude Brochu — dont on procédait au lancement officiel du livre La Saga des Expos, hier — sur les aventures du baseball montréalais, une phrase est particulièrement à retenir.Elle est là, page 222, et allez donc comprendre quelque chose à l’étrangeté de la vie, elle est de Jacques Ménard.Le 2 septembre 1998, les principaux dirigeants rencontrent Lucien Bouchard.Ils tentent de vendre leur salade.Mais M.Ménard déclare: «Évidemment, nous n’avons aucune certitude que les Expos vont survivre à Montréal même avec un nouveau stade au centre-ville.» Magistrale «bourde», commente Claude Brochu.Bon, on peut en convenir, on a déjà vu mieux question stratégie.Mais ces mots sont lourds, d’autant plus lourds qu’ils sont vrais.On a maintenant la preuve sonnante et trébuchante que tous les gens aux premières lignes n’y croyaient pas; de là à dire qu’on a sacrément bien fait de ne pas y croire non plus, il n’y a qu’un pas qu’on peut faire avec toute la légèreté de ceux qui ont juste frôlé l’erreur coûteuse.Alors que M.Brochu mettait toutes ses billes dans ce projet risqué, les conséquences en restaient absolument nébuleuses.Risqué?Les termes employés hier par l’ancien copropriétaire des Expos lui-même laissent songeur.Un nouveau stade, le joujou par excellence des années 1990, aurait entraîné, dit-il, des revenus supplémentaires annuels de l’ordre de «50, 60, 70 millions».(Déjà, entre 50 et 70 millions, il y a une différence de 40 %, mais bon, dans ce monde au-dessus du monde, on s’embarrasse assez peu de détails.) Et ce nouvel arrivage de bel argent aurait permis, a-t-il ajouté, de «retarder» la pose de questions essentielles sur la survie du club.Retarder?L’influx supplémentaire aurait donné les coudées franches aux Expos pour se maintenir à flots pendant «10-12 ans».Oh! Ils ne seraient pas devenus les Yankees ni les Dodgers du jour au lendemain, dit M.Brochu, mais ils auraient accédé au groupe sélect des équipes de milieu de tableau, vous savez celles qui doivent compter sur une conjoncture éminemment favorable — bons vétérans qui, on se demande bien pourquoi, auraient dans le cas qui nous occupe accepté de rester à Montréal, bel assemblage de jeunes issus des clubs-écoles — pour espérer avoir une chance de participer aux éliminatoires tous les six ou sept ans et de s’y faire planter par les gros pleins.De quoi, c’est sûr, remplir un stade tous les soirs que le dieu de la balle nous fait la grâce d’amener.Et pendant ces 10-12 ans, on se serait «battu contre le système» afin de forcer un partage des revenus à VOIR PAGE A 10: NON-SENS Lire aussi en page B 6 ¦ Un nouveau stade au centre-ville n’aurait peut-être pas sauvé les Expos, selon Brochu REUTERS -4 INDEX Annonces.B 5 Avis publics.A 6 Bourse.B 4 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial.A 8 Idées.A 9 Le monde.A 7 Mots croisés.A 6 Météo.A6 Sports.B 6 Télévision.B 7 New York encore éprouvée L’écrasement apparemment accidentel d’un Airbus dans un quartier résidentiel provoque la mort d’au moins 260 personnes JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Portant encore le deuil des milliers de victimes des attentats du World Trade Center, New York a vécu une autre tragédie hier matin quand un avion Airbus A300 avec 260 personnes à son bord s’est écrasé dans le quartier résidentiel du Queens quelques minutes après son décollage.L’appareil d’American Airlines transportait une majorité de Dominicains qui allaient rendre visite à leurs familles.Selon les autorités américaines, la thèse de l’accident semble la plus vraisemblable pour expliquer le drame.L’Airbus A300, assurant le vol 587 entre New York et Saint-Domingue, a quitté l’aéroport Kennedy vers 9hl4 hier matin avec 251 passagers, dont cinq nourrissons, et neuf membres d’équipage.Trois minutes plus tard, l’avion s’est écrasé à la verticale dans le quartier de Rockaway au sud de Queens, percutant une douzaine de maisons et déclenchant plusieurs incendies.Des témoins ont signalé avoir entendu une explosion peu avant l’écrasement et ils auraient vu des débris s’échapper de l’appareil en flamme.Des morceaux de l’avion ont été dispersés sur une large zone.Un des moteurs a été découvert dans le stationnement d’une station-service, manquant de peu les réservoirs d’essence, alors qu’un morceau de la queue de l’avion, son stabilisateur vertical, a été repêché dans Jamaica Bay.Si la boîte noire contenant les données de vol a rapidement été récupérée, la seconde, comportant l’enregistreur des conversations des pilotes, manquait toujours à l’appel en début de soirée.Ayant accouru sur les lieux, les pompiers ont entrepris d’éteindre le brasier d’où s’élevait un épais panache de fumée.«Nous savons qu’il n’y a pas de survivants», a déclaré le maire sortant Rudolph Giuliani lors d’une conférence de presse.Dans la soirée, 258 corps avaient été retrouvés dans les décombres, selon les autorités.En outre, six ou huit personnes, tous adultes, étaient portées disparues au sol.VOIR PAGE A 10: NEW YORK «C’est comme une malédiction, après le 11 septembre» (.ETI'Y IMAGES Des pompiers de New York retirent des corps des débris sur les lieux de l’écrasement d’un Airbus A-300 dans le quartier Queens.Les 260 personnes qui se trouvaient à bord de l’avion ont péri.m.if ^JÊL Nouvelle catastrophe à New York Aéroport La Guardia $ World oomcm Aéroport de Newark Aéroport Kennedy 6 Detroit dAmbrose Un moteur ¦ Le reste de l'appareil tombe sur des habitations A-300 ' Vol American Airlines 587 251 passagers et 9 membres d'équipage Une tragédie amplifiée par le souvenir du 11 septembre ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Lf accident avait déjà de quoi frapper l’esprit: un ’ avion de ligne s’écrase sur un quartier d’une célèbre métropole occidentale.Mais il y a surtout que l’événement rappelle une autre tragédie qui s’est produite dans la même ville il y a peu de temps et qui hante encore tout le monde.«Si l’hypothèse de l’accident se confirme, ce ne.serait pas le premier à se produire.Ije transport aérien a beau être hypersécuritaire, des accidents finissent inévitablement par arriver, fait d’abord remarquer le professeur Robert Gagné du Centre de recherche sur les transports de l’Ecole des hautes éludes commerciales.VOIR PAGE A 10: SOUVENIR La Loi sur l’équité salariale rate-t-elle sa cible?Deuxième d'une série de trois articles KARINE FORTIN En adoptant la Loi sur l’équité salariale, il y a cinq ans, le gouvernement du Québec a reconnu l’existence d’une «discrimination systémique» d’origine historique et culturelle à l’endroit du travail des femmes et s’est fermement engagé à l’éliminer.Cependant, la démarche de comparaison imposée aux entreprises ne donne p^s toujours les résultats escomptés.A quelques semaines de l’échéance du 21 novembre, il semble même que nombre de patrons débordés soient en train de faire oublier l’objectif même de la loi.Les résultats du sondage mené par l’Ordre des conseillers en relations industrielles (OCRI) au cours de l’été révèlent que seuls 34 % des patrons considèrent que l’application de la loi aura des effets positifs dans leur entreprise.EL parmi eux, à peine la moitié croit que la fasti-dieuse démarche améliorera véritablement l’équité.Pour les autres, le processus permettra plutôt de développer des pratiques de rémunération plus efficaces ou d’améliorer les relations de travail.Des pessimistes croient au contraire que la loi générera un moins bon climat de travail et des relations de travail moins harmonieuses dans leur entreprise.Treize pour cent pensent même que le processus d’évaluation et de comparaison aura pour principal effet «une moins bonne équité dans l’organisation».«Laborieux et inutile» Pour le moment, les conséquences de l’exercice obligatoire sont difficiles à évaluer puisque seules 17 % des organisations affirment avoir terminé leur démarche.Chez les grandes entreprises comptant 100 employés ou plus, cette proportion chute à 7 %.Les rares organisations qui ont accepté de faire le point sur leur expérience parlent souvent d’un exercice «laborieux» et «inutile».C’est notamment le cas aux Industries Lassonde, qui produisent les jus Oasis.Avec l’accord des syndicats, l’entreprise a conçu deux programmes distincts: l’un couvre les deux usines tandis que l’autre s’adresse aux employés de bureau.«Tout s’est relativement bien déroulé, maison s’en serait bien passé.C’est une très lourde formalité», affirme Jacques Tardif, responsable des res-sources humaines.D’autant plus que les résultats de la démarche semblent parfois «illogiques», que les changements salariaux seront mineurs et qu’ils ne profiteront qu’à un très faible pourcentage des employés.Pourtant s’il l’on en croit la présidente de la Commission de l’équité salariale, M'Jocelyne Olivier, tout VOIR PAGE A 10: CIBLE Certains patrons se demandent comment ils réussiront à attirer une main-d’œuvre spécialisée sans mettre en péril l’équité Fernand Üurront U vigile du Québec En Renfe 4a BIBLIOTHÈQUE QUÉBÉCOISE P ^ ,fj t ( ( y tü Qu'est-ce que la mémoire collective aura retenu des événements d'Octobre?Peu de choses, je le crains [.] D’où, trente ans plus tard, l'exceptionnelle actualité de La vigile du Québec.Serge Cantin, Le Devoid 248 pages P r e I 778313000658 LE DEVOIR.LE M A RDI 1 :i \ O V E M B R E 2 0 01 LE DEVOIR LE MOID E L’opposition afghane entre dans Kaboul Les talibans, qui ont très peu résisté, semblent avoir déserté la ville D'APRES L’AGENCE FRANCE-PRESSE ET REUTERS Les forces de l’opposition ont commencé à entrer mardi malin dans Kaboul, visiblement déser-lée par les talibans, ont constaté les 1 mbitants de la capitale afghane.«Les talibans sont partis.Les talibans sont partis», exultait Mohammed Ajmal, un habitant du nord de Kaboul, la zone par laquelle les forces de l’Alliance ont commencé a entrer mardi.«Ils sont arrivés», a-t-il dit en se référant aux combattants mli-talibans.Selon Afghan Islamic Press, le retrait des milicierns fondamentalistes vers l’est et le sud s'est effectué pendant la nuiL Entre cinquante et soixante h ouïmes portant le pakol, le béret distinctif des combattants de l’Alliance du Nord, et armés de kalachnikovs et de lance-roquettes, sont entrés mardi matin par le nord de la ville, à bord de véhicules tout-terrain.Selon des témoignages recueillis sur place, les forces des talibans ont très peu résisté à cette offensive et les soldats de l’Alliance progressaient en chantant vers le front.I-es principales unités militaires de l’opposition afghane restent à l’extérieur de Kaboul, a indiqué mardi à l’AFP un commandant de l’Alliance du Nord, précisant que le premier détachement entré dans la ville avait pour mission d'empêcher tout pillage et de nettoyer les poches de résistance talibane.La radio iranienne a confirmé mardi matin l’entrée des forces de l’opposition à Kaboul, et affirmé que «les talibans quittaient la ville».«Les forces de l’Alliance du nord sont entrées dans Kaboul, et les talibans quittent la ville», a rapporté la radio, qui a des journalistes sur place.Selon la radio, «on peut entendre dans la ville des tirs sporadiques».Mais elle ne fait pas état de réels affrontements.«On peut voir de longues files de véhicules» de talibans quittant la capitale afghane, a également souligné la radio.la télévision a également confirmé l’entrée des forces de l’Alliance du nord, et a interrogé un de ses combattans s’affirmant «très heureux» de l’évolution de la situation.La télévision a montré des images de Kaboul, mardi tôt dans la matinée, où l’on ne voyait prati-quçment personne dans les rues.A Washington, la Maison blanche a fait savoir qu’elle étudiait de près les informations faisant état de l’abandon de Kaboul par les taliban, et a jugé la situation «très fluide».«Nous avons eu connaissance des informations et sommes en train de les examiner.Pour le moment, b situation sur le terrain est très fluide», a déclaré le porte-parole du Conseil national de sécurité de la Maison blanche, Sean McCormack.rivien librairie r-bistr BISTRO DES DIZAINES D’ÉVÉNEMENTS DES MILLIERS DE LIVRES 5219, Côle-des-Neiges Métro Côle-des-Neiges Tél.: 5»W39-3639 Fax : 51W39-3630 service@librairieolivieri.com L’heure n’est pas encore au dévoilement final.En entrant dans Kaboul, l’Alliance du Nord,a fait fi des avertissements des Etats-Unis et du Pakistan, qui auraient préféré que l'opposition ne pénètre pas dans la capitale tant qu’un accord n’a pas été conclu sur la formation d'un gouvernement post-taliban.Pillages Alors que l’aube pointait sur la capitale et que prenait fin le couvre-feu nocturne instauré par les taliban, certains habitants de la capita le se livraient à des pillages, notamment dans des bureaux gouverna mentaux.Une grande nervosité était perceptible parmi la population.IJurant la nuit l’ordre taliban s’effondrant, des maisons ont été cambriolées.Lundi encore, l’Alliance du Nord disait camper à six kilomètres seulement de Kaboul mais ne pas avoir l’intention d’entrer dans la ville.Au même moment, des blindés et autres véhicules chargés de taliban avaient, selon des témoins, quitté la capitale par la grande route menant vers l’ouest et le sud, notamment vers leur fief de Kandahar.En quelques jours, l’AJliance du Nord a reconquis près de la moitié du territoire afghan, s’emparant de villes stratégiques comme Hérat dans l’ouest et Mazar-e-Charif dans le nord.lundi soir encore, un chef de guerre anti-taliban annonçait la prise de la ville stratégique de Za-ranj, près de la frontière iranienne.Les talibans avaient confirmé la percée de l’opposition vers Kaboul, mais avaient affirmé avoir stoppé cette progression et toujours contrôler la capitale.L'ambassadeur des talibans à Islamabad, Abdul Salam Zaeef, cité par l'agence Afghan Islamic Press (AIP), a qualifié de «mensonge sans aucun fondement» les rumeurs d’évacuation de la capitale par les talibans.Partis depuis une cinquantaine de kilomètres au nord de Kaboul, en milieu de journée lundi, environ 7 à 8 000 hommes de l’Alliance avaient réussi dans l’après-midi à enfoncer les lignes de front tali-banes sans rencontrer de résistance majeure.Ds avaient toutefois fait une pause lundi soir, aux portes de Kaboul, dans leur progression.Il n’était pas possible de savoir mardi matin si l’Alliance entendait entrer massivement dans la capitale, ou s’en tenir à ce détachement d’avant-garde.Washington avait souhaité avec insistance que les forces de l'opposition ne rentrent pas dans Kaboul.Mais un porte-parole du Pentagone avait reconnu n'avoir «aucun contrôle» sur l’Alliance du Nord, une coalition hétéroclite de factions tadjikes, ouzbéques et ha-zara, dont le règne sur Kaboul, de 1992 à 1996, a été marqué par le chaos et la violence.Le Pakistan, élément incontournable dans la coalition antiterroriste mondiale, voit en outre d'un très mauvais oeil l’éventualité d’une administration de l’Alliance du nord à Kaboul, en raison des affinités d’Islamabad avec l'ethnie pachtoune dont sont issus la majorité des talibans.L’Alliance du nord entre dans la capitale alors que la communauté internationale n’a pas enco- Le Pentagone avoue ne pouvoir contrôler la situation sur le terrain YANNIS BEHRAKIS REUTERS re réussi à trouver une formule de transition politique en Afghanistan, malgré d’intenses tractations diplomatiques.«Il faut aller vite» sur le plan politique et humanitaire, avait souligné lundi le secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan à l’issue d’une réunion à New York avec le groupe 6 + 2 0es six pays voisins de l’Afghanistan -Iran, Pakistan, Chine, Ouzbékistan, Tadjikistan, Turkménistan- , plus la Russie et les Etats-Unis).Le président américain George W.Bush avait appelé dimanche l’Alliance du J'Jord — à laquelle les Etats-Unis ont apporté une assistance militaire déterminante — à avancer sans prendre la capitale, que Washington veut placer sous contrôle international.D’après le département de la Défense, les Américains ne peuvent cependant empêcher les forces de l’opposition de prendre Kaboul si elles le veulent «Elles peuvent avancer quand elles pensent pouvoir le faire.Nous n'avons aucun contrôle sur ce qu’ils veulent faire», a ajouté le responsable du Pentagone.Les avions américains, qui ont appuyé toutes les récentes avancées de l’Alliance, avaient pilonné hier matin les lignes de front au nord de Kaboul, puis cessé leurs bombardements peu après le début de l’offensive.Ils ont en revanche bombardé des positions ta-libanes à l’intérieur de la capitale elfomême, selon le correspondant de l’AFP La population de Kaboul redoute l’arrivée des forces de l’Alliance, qui s’étaient livrées à des exactions lorsqu’elles contrôlaient la capitale entre 1992 et 1996.Ces craintes vont être avivées par les informations faisant état de violences et de pillages depuis la chute de Mazar-é Charif, rapportées par des porte-parole d’agences de l’ONU à Islamabad.Ils ont évoqué des pillages, enlèvements, violences, voire exécutions sommaires, mais ne pouvaient préciser l’ampleur des violences ni leurs auteurs.Un local responsable de l’UNI-CEF, Chulho Hyung, a indiqué de son côté hier que des éléments de l’Alliance du Nord avaient saisi dix camions de ravitaillement d'un convoi arrivé durant le week-end».M.Chulho a demandé que la sécurité des conducteurs des camions soit assurée.«Ils sont tous d'origine pachtoune» [le groupe dont est issu fa majorité des talibans], a-t-il expliqué.Juste après la chute de Mazar, vendredi soir, «un grmpe d’hommes armés est entré dans un local de ['UNICEF et a emporté des ordinateurs, des meubles, des équipements radio», a-t-il ajouté.Cinq véhicules de l’UNICEF ont été pris par des talibans qui se retiraient de Mazar-é Charif, a-t-il encore dit L’Alliance du Nord est une coalition de factions ethniques rivales, en majorité des Tadjiks et des Ouzbèks, dont sont exclus les Pach-tounes, ethnie majoritaire à laquelle appartiennent la plupart des talibans et l’ex-roi d’Afghanistan, Za-herShah.Selon un quotidien pakistanais, des discussions seraient en cours pour créer une «Alliance du Sud», qui rassemblerait des tribus pach-tounes vivant des deux côtés de la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistan, avec à sa tête l’ancien souverain actuellement en exil à Rome.Au nord-est dans la province de Takhar, frontalière du Tadjikistan, trois journalistes accompagnant l’Alliance du Nord ont été tués dimanche soir dans une embuscade.Sur le front politico-diplomatique, les ministres des Affaires étrangères américain, russe et des six pays voisins de l’Afghanistan (Chine, Iran, Ouzbékistan, Pakistan, Tadjikistan, Turkménistan) se sont retrouvés à New York autour du secrétaire général de l’ONU Kofi Annan.Ils ont apporté leur soutien à «l’établissement en Afghanistan d’une administration afghane à b base brge, multiethnique, politiquement équilibrée et librement choisie», selon M.Annan.Le secrétaire général a fait état de «progrès» dans les discussions avec toutes les parties afghanes pour former un large gouvernement et indiqué que son représentant spècial Lakhdar Bra-himi allait accélérer ses efforts pour mettre en place un régime post-taliban.Caspienne, une mer à se partager AGENCE FRANCE-PRESSE Moscou — Mehdi Safari, l’envoyé spécial du président iranien chargé du dossier de la mer Caspienne, riche en hydrocarbures, est arrivé à Moscou hier pour des entretiens avec des responsables russes, selon des sources diplomatiques citées par Interfax.Medhi Safari doit notamment rencontrer son homologue Viktor Kalioujni ainsi que le vice-ministre des Affaires étrangères Alexandre I ossioukov, selon ces soua'es.Le ministère russe des Affaires étrangères a refrisé de confirmer cette information tout comme l’ambassade d’Iran à Moscou.Cette visite a pour but de coordonner la position iranienne avec celle de la Russie sur le statut de la Caspienne, selon l’agence Interfax.Pour l'Iran et le Turkménistan, la mer doit être divisée en cinq zones équivalentes, tandis que l’Azerbaïdjan, la Russie et le Kazakhstan insistent pour que le partage se fasse proportionnellement à la longueur côtière de chaque Etat, ce qui diminuerait le secteur iranien.Fin juillet, la marine iranienne avait contraint deux navires de recherche britanniques de la British Petroleum (BPAmoco) travaillant pour le compte de l’Azerbaïdjan à rebrousser chemin, dans un secteur contesté de la Caspienne.Conférence de l’Organisation mondiale du commerce Les délégations sont au pied du mur AGENCE FRANCE-PRESSE Doha — Avec un seul jour devant eux, les délégations réunies à la conférence de l’OMC à Doha sont au pied du mur et si les progrès sont ténus, la volonté générale, hier, de lancer un nouveau cycle devrait vaincre les obstacles.Tout avait pourtant bien débuté hier matin pour la quatrième conférence de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qui a débuté vendredi au Qatar, petite monarchie du Golfe à quelques encablures de l’Afghanistan où la guerre fait rage.En fin de journée, l’annonce de la catastrophe aérienne de New York, a immédiatement perturbé les débats et les délégués des 142 pays membres de l’OMC se sont rassemblés devant les écrans de télévision au gré des déambulations dans les couloirs.Au petit matin hier, l’espoir j avait surgi sur la conclusion d’un accord sur la question des médicaments génériques et des aspects des droits de propriété intellectuelle liés au commerce (AD-PIC.TRIPS), mais certaines délégations faisaient marche arrière, comme les Américains, ou faisaient monter les enchères.Après une journée de tractations.un accord se dessinait hier soir sur ce dossier et, selon une source brésilienne, les derniers détails portaient sur la conjugaison des verbes, futur ou conditionnel.Pour l’Europe, l’accord est «très satisfaisant pour nous» et équilibré, selon Anthony Gooch, porte-parole de Pascal Lamy, le négociateur de l’Union européenne.Sur le dossier de l’agriculture, la confusion s’installait au fil de la journée et la discussion s’enlisait En fait, la négociation est un tout et si une délégation consent à faire une concession, elle escompte bien obtenir en retour une avancée sur un autre dossier davantage prioritaire pour elle.A ce titre.l’Union européenne n’a pas démordu de sa position sur les subventions agricoles dont certains, comme le groupe de Cairns —regroupant 18 pays exportateurs comme l’Australie, le Canada ou le Brésil,— réclament la suppression pure et simple.Les volte-face et hésitations ont retardé les travaux des facilitateurs, ces responsables de groupe de travail chargés de dégager un compromis capable d’emporter l’adhésion de chaque délégation.Alors qu’il pensait présenter un dernier projet de texte de synthèse pour le lancement d'un nouveau cycle de négociations commerciales multilatérales, le président du conseil général (exécutif) de l’OMC Stuart Harbinson a repoussé à ce matin son projet de déclaration ministérielle amendé.«Le président, sur b base du travail effectué parlesfacilibteurs, va travailler sur un nouveau texte qui devrait être présenté demain [mardi] matin», et Keith Rockwell, porte-parole de l’OMC d’ajouter que ce texte doit servir «de base pour de nouvelles négoebtions».Chacun joue toutefois la carte de l’optimisme comme ce membre de la délégation européenne qui estime que «l’opinion publique ne comprendrait pas un nouvel échec».La précédente édition à Seattle en 1999 s’était soldée sur un échec principalement autour du dossier agricole.«Demain [mardi], le lancement d'un nouveau cycle sera probablement annoncé», selon le délégué européen.Le directeur général de l’OMC Mike Moore n’est pas dans une logique d’échec.Bien sûr, avoue Mike Moore, «il y a encore des divergences substantielles sur une série de questions», mais chaque délégation va en référer à son gouvernement respectif.Et Mike Moore d’espérer que les signaux envoyés des quatre coins du monde «conduiront au bncement des négociations sur toute une série de questions*-.Certes tout peut encore déraper.Un petit groupe de pays d’Amérique centrale, exportateurs de banane, jouent les trouble-fète et menacent de s'opposer au renouvelle ment de l’exemption aux accords de l'OMC dont bénéficient les pays ACP (Asie, Pacifique, Caraïbes) dans leur relation privilégiée avec 1T !nk>n européenne.A Genève, l'Organisation internationale du travail a déploré que de nombreux pays en développement se révèlent incapables de profiter de la libéralisation du commerce qui se traduit au contraire par une baisse de la production, de larges déficits commerciaux et un chômage accru.Israël fait une incursion en Cisjordanie AGENCE FRANCE-PRESSE Naplouse — L’armée israélienne a mené hier une importante incursion dans un village autonome palestinien du nord de la Cisjordanie, tuant un membre du mouvement radical islamiste Hamas et capturant des dizaines de personnes.Des fantassins israéliens sont entrés à l’aube dans le village de Tell, aux abords de la vü-le autonome de Naplouse, escortés par des véhicules blindés et des commandos des forces spéciales.L’armée israélienne s’est retirée en début d'après-midi.Au cours de l’opération, un Palestinien, Mohammad Rihane, 25 ans, a été tué.L’armée a indiqué que l’homme avait ouvert le feu sur des soldats qui avaient répliqué à ses tirs.Selon des sources de sécurité palestiniennes, la victime appartenait au Mouvement de la résistance islamique (Hamas).La radio publique israélienne a affirmé qu’il avait participé il y a trois ans au meurtre de deux colons juifs d’une implantation proche de Naplouse.L’armée israélienne a d’autre part annoncé la capture de 45 Palestiniens.dont 16 figurent sur la liste des personnes qu’Israël accuse de terrorisme et dont elle réclame l’arrestation par l’Autorité palestinienne.Les 29 autres ont été présentés comme des suspects et subissaient des interrogatoires en fin d’aprés-midi.L’armée a affirmé que cette incursion avait été lancée «pour arrêter des personnes responsables d’actes terroristes contre des civils et des soldats israéliens [.] parce que l'Autorité palestinienne ne le fait pas elle-même».Député poursuivi D'autre part, le député arabe israélien Azmi Bichara, dont l’immunité parlementaire a été levée le 7 novembre, a été inculpé hier d’incitation au terrorisme et d’organisation de voyages en Syrie, pays en guerre avec Israël, a indiqué le bureau du procureur général de l’État juif.Lors d’une cérémonie en Syrie marquant en juin le 1er anniversaire de la mort du président Hafez al-.Assad, en présence des chefs du Hezbollah chiite libanais, M.Bichara avait appelé les Arabes à adopter une position unifiée pour «poursuivre b résistance» contre Israël Il est poursuivi pour avoir fait l’éloge du Hezbollah qui considère le retrait unilatéral des troupes israéliennes du Liban sud en mai 2000 comme une victoire découlant de ses faits d’armes contre l’Etat hébreu.Recomptage médiatique George W.n’a pas volé son élection AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Le candidat ré- ; publicain George W.Bush aurait gagné les élections en Floride il y a un an si les bulletins litigieux avaient été recomptés dans les bureaux de vote remis en question par le candidat démocrate Al Gore, ont rapporté hier les organes de presse ayant demandé un nouveau décompte.M.Gore, ont-ils par ailleurs indiqué, aurait peut-être gagné si un recomptage avait été mené dans tous les bureaux de vote de l'État, ce qu'il n’avait pas demandé.M.Bush avait gagné les élections de Floride d’une très courte tête, et par là-même l’élection présidentielle.Le camp démocrate avait alors remis en cause les décomptes de plusieurs comtés où des machines à voter n'avaient pas fonctionné parfaitement Les résultats des nouveaux décomptes demandés par plusieurs organes de presse indiquent que dans les comtés où les opérations de vote avaient été contestées par les démocrates, M.Bush aurait gagné par une marge de 225 à 493 votes.Si un nouveau décompte avait été réalisé dans tout l'Etat, M.Gore aurait remporté entre 60 et 171 voix de plus que son adversaire, selon les méthodes de comptage utilisées.L’enquête des journaux a porté sur 175 010 bulletins dans 67 comtés. A K) L K DEVOIR.I.E MARRI I A \ O V E M R K E 2 O O | NON-SENS Allongez le fric et on verra ce qu’on peut faire SUITE DE LA PAGE 1 l'échelle des ligues majeures, unique remède à la folie ambiante mais perspective, faut-il le dire, pour le moins évanescente.Cela rappelle la comparution, il y a plusieurs mois, des dirigeants de la Ligue nationale de hockey devant le sous-comité de la Chambre des communes sur l'avenir du sport au Canada.Pour l’essentiel, ils avaient dit au gouvernement: aidez-nous et nous veillerons le moment venu à régler nos problèmes internes.Allongez le fric et on verra ce qu’on peut faire.Du délire, évidemment, du scandaleux délire.Or c’est ce que proposait Claude Brochu, et plus tard Jeffrey Loria: de l'argent public d’abord.Cela alors même que, comme M.Brochu l’a encore répété, la situation financière des ligues majeures est un «non-sens» (et que tout ce qu'il peut en dire, c’est forcé, est qu'«éventuellement, je pense que le baseball va apprendre»).Alors même que les revenus des Expos auraient toujours été en dollars canadiens et le gros de leurs dépenses en argent américain.Alors même, les preuves étant l’arrivée de Loria lui-même et l’incapacité de Steven Bronfman de dénicher des partenaires locaux afin de relancer la machine, que le milieu des affaires montréalais n’était pas désireux de mettre l’épaule à la pâte, comme l’eût dit J.Perron.Alors même que les fans, désabusés par le refus des actionnaires en place d’investir dans une équipe potable, lassés par l’abandon à répétition des meilleurs joueurs, avaient commencé à déserter le navire en masse.Mais M.Brochu ne croit pas qu’il y ait contradiction dans l’idée de demander à l’État de participer financièrement à une entreprise dont le seul sens est de patauger goulûment dans le non-sens.Non, messieurs dames, n’allez pas croire ça vous non plus.Car c’est clair: les gouvernements, assure-t-il, sont les premiers bénéficiaires de la présence d’une franchise de sport professionnel dans une ville.Oui, les premiers.(D’ailleurs, il assure dans son livre que le projet qu’il avait concocté en prévoyant une aide publique n'aurait, au bout du compte, rien coûté aux contribuables.Hé.) Toutes ces taxes, tous ces impôts, ces milliards de touristes qui débarquent et viennent disperser leur pécule.Nous sommes riches! Ne croyez donc pas tous ces analystes indépendants, sommités universitaires, qui s’accordent pour déclarer au mieux nul l’apport économique d’une équipe à une ville.Croyez plutôt aux sympathiques patrons du sport qui refusent d’ouvrir leurs livres comptables.Claude Brochu dit qu’on va «regretter» le départ des Expos.On verra bien.Ce qu’on ne regrettera certainement pas, en revanche, ce sont toutes ces récentes années où on a tellement entendu n’importe quoi.EN BREF L’Université Mount Allison en tête de classement Toronto (PC) — L’Université Mount Allison, au Nouveau-Brunswick, domine une fois de plus le palmarès des universités canadiennes dressé par le magazine Maclean’s.Pour une 10e année consécutive, Mount Allison obtient les honneurs pour les études de premier cycle.Elle fait partie d’un groupe de cinq universités des Maritimes qui se retrouvent dans les 10 meilleures dans cette catégorie.Pour ce qui est des études supérieures, c’est l’Université de Toronto qui demeure en tête pour une 8f année d’affilée.Ce 1T palmarès se base sur plusieurs critères dont le financement des facultés, les bibliothèques et le nombre d’élèves par groupe.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3344 (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) -* LE DEVOIR «- ACTUALITÉS Médicaments: Santé Canada dans une situation délicate Toronto (PC) — C'est un organisme indépendant qui devrait enquêter sur les cas presumes de reactions indésirables à un médicament, soutient l'Association médicale canadienne dans le dernier numéro de sa revue, qui parait aujourd'hui.A l'heure actuelle, le système implique une collaboration entre Santé Canada et les compagnies pharmaceutiques.ce qui crée un conflit entre les impératifs de sécurité publique et le bénéfice net des com- SUITE DE LA PAGE 1 Une trentaine de personnes, principalement des pompiers et des policiers, ont été soignées pour des blessures légères.«Le pilote a largué du carburant au-dessus de Jamaica Bay avant la chute, ce qui montre qu'il pilote pensait que l’avion avait une panne mécanique majeure», a précisé le gouverneur de l’État de New York, George Pataki.Mais lors d'une conférence de presse quelques heures plus tard, il a avoué que des informations contradictoires avaient été reçues par la suite concernant le largage de kérosène.C’est le bureau national pour la sécurité des transports (NTSB) qui a pris la direction de l'enquête «parce que toutes les informations dont nous disposons actuellement montrent que ceci est un accident», a déclaré la présidente du NTSB, Marion Blakey, tout en ajoutant que le FBI était associé à l’enquête compte tenu des circonstances liées aux attentats du 11 septembre.le président George W.Bush, qui rencontrait hier son homologue sud-africain Nelson Mandela, a promis que le gouvernement fédéral agirait promptement et que les éléments d’enquête seraient présentés au peuple américain.Il a loué le courage des New-Yorkais déjà fort éprouvés par les malheurs: «Mais il ne fait aucun doute que les New-Yorkais sont des gens résistants, forts et courageux et qu 'ils vont aider leurs voisins à surmonter la catastrophe qui s’est produite récemment.Que Dieu bénisse les victimes et leurs familles», a-t-il poursuivi.Les trois aéroports de New York, qui avaient été fermés immédiatement après le drame, ont été rouverts en après-midi même si les départs de l’aéroport Kennedy ont été suspendus.Les ponts et tunnels ont aussi été momentanément fermés à la circulation tandis que l’Empire State Building, devenu après la destruction des tours jumelles le plus haut édifice de New York, a été évacué.Encore traumatisée par les attentats du 11 septembre, la ville de New York absorbe difficilement le choc du nouveau drame qui s’abat sur elle.«On a eu tellement peur dès que l’on a appris la nouvelle.C'est comme une malédiction, après le 11 septembre.Savoir que c’est sûrement un accident est presque rassurant, mais c’est affreux», a confié à l’AFP, Jimmy Levinson, un employé de banque de Manhattan qui grillait une cigarette devant l’édifice où il travaille.Des centaines de proches des victimes en état de choc se sont rassemblées au centre d’accueil mis à leur disposition à l’hôtel Ramada Inn où une soixantaine de personnes — psychologues, personnel médical et religieux — s’occupaient d’elles.«La plupart des familles sont dominicaines.Certains sont aussi les parents d’employés d’American Airlines», a indiqué Steven Garden, porte-parole de 1a Croix-Rouge.«La majorité des victimes sont des gens pauvres qui voyageaient pour aller rendre visite à leur famille en République dominicaine.» Les mêmes scènes de douleur se sont produites à l’aéroport international Las Americas, qui dessert Saint-Domingue, où quelque 500 personnes étaient déjà arrivées sur les lieux pour attendre leprs proches qui se trouvaient à bord de l’appareil.A la suite de la catastrophe, le gouvernement dominicain a décrété trois jours de deuil.Construit en 1988, l’Airbus comportait deux réacteurs General Electric CF6 dont l’un comptait 700 heures de vol et l’autre presque 10 000, selon American Airlines.Ce type de réacteurs a déjà rencontré des problèmes par le passé, notamment des fissures entraînant des pannes.la plus récente inspection remontait à dimanche.pagnies.Cela met les gens dans une situation delicate, a declare hier le rédacteur en chef de la revue de l’Association medicale, John Hoey, en entrevue.Cela peut aussi, à son avis, retarder la formulation de mises en garde.Dans le système actuel, les médecins qui croient qu’un patient a souffert d'une reaction indésirable à un médicament ne sont pas obliges de la signaler, bien qu’on les encourage à le faire.S'ils le font, ils ont le choix de signaler le cas à Santé Au Canada, le premier ministre Jean Chrétien a offert ses condoléances aux familles éprouvées, au président Bush et aux Américains.«De toute évidence, nos réactions se font plus vives à la lumière des événements du 11 septembre», a-t-il ajouté.Marie-Christine Ulkoff, du ministère des Affaires étrangères, a précisé que le consulat général canadien à New York et l’ambassade canadienne à Saint-Domingue tentaient SUITE DE LA PAGE 1 Mais bon, cette fois-ci, cela se produit deux mois à peine après une attaque terroriste sans précédent, avec un avion qui appartenait justement à l’une des compagnies impliquées dam les attentats du 11 septembre, et qui tombe en plus sur un quartier de la même ville.Ce sont des coïncidences malheureuses qui ne peuvent pas manquer de frapper l’imagination.» Les compagnies aériennes en subiront-elles les contrecoups?L’expert en doute, la recherche a en effet montré dans le passé que les accidents d’avions n’ont pas d’incidence sur leur santé financière.«Ces événements sont tellement isolés qu’ils n’influent pas sur la confiance que les gens ont dans les grandes compagnies américaines ou européennes.» L’importance de la couverture médiatique n’y change rien.Cela devrait encore être vrai aujourd'hui, pense-t-il, du moins tant et aussi longtemps que ne se reproduira pas une attaque terroriste.Ce qui ne veut pas dire que la tragédie d’hier n’arrive pas à un fort mauvais moment «Us compagnies étaient déjà en difficultés bien avant le 11 septembre, rappelle Robert Gagné.U moindre ralentissement économique se fait rapidement ressentir dans cette industrie et, comme les taux de rendement étaient déjà très très faibles, le début de récession des derniers mois la touchait déjà durement.» Tragédie en direct Chose certaine, la télévision, particulièrement les chaînes de nouvelles continues, n’ont rien fait hier Canada ou au fabricant du médicament Si plusieurs plaintes similaires sont enregistrées, ces deux entités débattent de la possibilité d'emettre un «Cher docteur», mais au bout du compte, c'est à la compagnie pharmaceutique que revient la responsabilité de rédiger et de diffuser la mise en garde.Selon la revue médicale, cela équi vaut à demander à un transporteur aerien d’enqué ter sur ses propres accidents.de déterminer si dos Canadiens se trouvaient à bord de l’appareil.L’accident n'a toutefois eu aucun impact sur la circulation aérienne canadienne, mis à part les annulations de vols à destination de New York, selon John Morris, porte-parole de Nav Canada.Avec l’AFP, Reuters et la Presse canadienne.pour améliorer l’image de marque du transport aérien, présentant sans interruption des scènes d’incendies et de pleurs.«C’est très rare qu’un avion s'écrase ainsi sur un quartier résidentiel, note André-A.Lafrance, professeur et directeur du département de communication de l’Université de Montréal.Il faut reconnaître que cela rajoute un élément spectaculaire.» ï\ rappelle que la couverture médiatique avait aussi été très importante en 1992 lorsqu’un Boeing 747 cargo de la compagnie israélienne El Al s’était écrasé dans un immeuble résidentiel d’un quartier d’Amsterdam.«Mais ce n’est pas l'accident qui est important ici, poursuit-il.Ce qui l’est, c’est de savoir si l’on a assisté au deuxième acte de la pièce commencée le 1 ! septembre.Tant qu ’il y a un doute, le public restera captivé.Autrement, on aurait décroché beaucoup plus vite.» Peu importe, dans un tel contexte, que la som me des véritables informations disponibles tienne a presque rien, remarque-t-il, «les gens ne veulent pas savoir, ils veulent seulement être les plus proches possible de l’événement, même s’ils n'en comprennent rien, dans l’espoir d’y voir ce d’autres n’auront pas vu.(.) A un moment donné, CNN est même allée jusqu’à présenter, pendant au moins vingt minutes, le film vidéo amateur tourné par un résident qui était sur les lieux.On n’y apprenait absolument rien, mais on avait l’impression de jouer au journaliste de guerre.On se rapproche alors du rituel presque incantatoire de l’image présentée sans cesse de l’avion qui entre dans Tune des tours du World Trade Center.» SOUVENIR NEW YORK \ REUTERS Une partie de la queue de l’appareil, le stabilisateur vertical, a été repêchée dans les eaux de Jamaica Bay.CIBLE SUITE DE LA PAGE 1 le monde gagne à appliquer la loi.«Il ne faut pas oublier que le principe de non-discrimination était déjà reconnu et inscrit à la Charte des droits et libertés du Québec bien avant l’adoption de la loi de 1996.Plusieurs entreprises — et non des moindres — ont d’ailleurs été poursuivies par leurs employés parce qu’elles n’étaient pas équitables envers les femmes.Pensez à Bell Canada ou au gouvernement fédéral», rappelle-t-elle.A son avis, la mise en place de programmes d’équité va éviter bien des mauvaises surprises aux employeurs.«Mais ça n’empêchera pas les femmes de recevoir enfin ce qui leur est dû.» Les patrons interrogés par l’Ordre des conseillers en relations industrielles estiment que les changements salariaux nécessaires pour réaliser l’équité seront inférieurs à 5 %.Dans certains cas, plus rares, ils pourraient dépasser 10 %.Mais il faudra attendre au moins un an pour savoir exactement combien de femmes — et d’hommes — occupant des emplois à prédominance féminine en auront profité.N’empêche qu’en comparaison avec les milliards de dollars qu'obtiendront les fonctionnaires fédéraux à la suite d’une décision judiciaire, ces changements annuels semblent dérisoires.L’argument fait soupirer M" Olivier «Les fonctionnaires se sont battues pendant 15 ans avant de voir leur argent.Le tiers de ce quelles recevront est constitué d'intérêts.Le reste équivaut à environ une augmentation d’un dollar de l'heure», affirme-t-elle.«Les changements prévus par la loi ne seront pas rétroactifs.Mais ils sont significatifs.Et puis, dans un cas comme celui-là, on se bat aussi pour le principe.» M' Olivier insiste aussi sur la dimension universelle de la loi, rappelant que c’est d’abord pour assurer à toutes les femmes une juste rémunération que le gouvernement a choisi de faire adopter une loi proactive.«Le recours par plainte s’est avéré très compliqué, très coûteux et très long.En pratique, ce type d’action est réservé aux groupes les plus organisés, aux syndicats soutenus par des grandes centrales.Les femmes non syndiquées, qui sont les plus vulnérables, n'étaient pas en mesure d'exercer leurs droits avec la Charte», explique-t-elle.C’est d’ailleurs pour cette raison que les syndicats et les groupes de femmes se sont tant battus pour obtenir la loi.«Même si c’est un compromis, même si son application pose des problèmes qui devront être réglés, la Un sur l’équité salariale représente une avancée majeure pour les femmes», affirme la vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) Claudette Carbonneau.Tous les bons avocats le savent «une mauvaise entente vaut mieux qu'un bon procès» parce qu’elle ouvre des perspectives d’avenir au lieu de se limiter à régler le passé.Nouvelles stratégies syndicales Autre dimension du problème posé par l’entrée en vigueur de la loi, rares sont les organisations qui envisagent les lendemains de l’échéance.Celles qui le font se rendent toutefois compte qu’elles pourraient se retrouver avec des problèmes inédits.Le maintien de l’équité salariale impose en effet aux employeurs une rigidité qui risque d’avoir un impact sur la vie de l’entreprise et sur les relations de travail.Ainsi, certains patrons se demandent comment ils réussiront à attirer une main-d’œuvre spécia- lisée sans mettre en péri! l’équité et sans menacer la santé financière de leur entreprise.«En limitant le jeu de l’offre et de la demande, la loi risque de se révéler désavantageuse pour les employeurs, mais aussi pour certains employés indispensables et rares», fait remarquer Jacques Tardif, des Industries Lassonde.«Par exemple, si on veut augmenter le salaire de nos mélangeurs, il faudra aussi hausser celui des autres employés dont le poste est jugé équivalent.Ça risque de nous coûter trop cher», souligne-t-il.Elle est révolue l’époque où un petit nombre d’employés bien organisés — des techniciens, par exemple — pouvaient obtenir des hausses salariales de 10 % par année pendant que leurs collègues - des couturières ou des téléphonistes — devaient se contenter de 2 % arrachés de haute lutte après 10 mois de grève.lœs syndicats devront nécessairement tenir compte des nouvelles obligations des patrons et modifier leur stratégie de négociation.«Ixi répartition des augmentations salariales se fera peut-être autrement, reconnaît Claudette Carbonneau.A partir de maintenant, les gains seront répartis parmi un plus grand nombre d’employés.En termes de justice sociale, on peut considérer ça comme une avancée», souligne-t-elle.Patrons et syndicats s’entendent pour dire qu’on s’apprête à tourner une page de l’histoire du travail.Pour le moment, toutefois, personne ne voit trop venir la prochaine.Et la Commission n’a pas de réponse à fournir.«U concept même d’une loi proactive sur l’équité est relativement nouveau.Il existe très peu de modèles et aucune jurisprudence applicable», rappelle M' Olivier.«Nous devrons donc bâtir notre expérience à partir de l’expérience.» rca wt - cuisine française qui fait bonne impression iv.du President-Kennedy ©, Il bout
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