Le devoir, 6 novembre 2001, Page(s) complémentaire(s)
L E 1) E V 0 I K , L E M A K 1) I (i X 0 \ E M B R K 2 0 0 I A LE DEVOIR ACTUALITES L»3 Michel David ?Le prix de l’improvisation Il arrive parfois qu'en voulant régler un problème immédiat, on s’en réserve un plus gros à long terme.C’est exactement ce qui est arrivé à Jean Charest au congrès d’octobre 2000, quand les délégués ont adopté la résolution prévoyant la tenue de référendums pour «défusionner» les municipalités regroupées de force par le gouvernement Bouchard.La direction du PLQ a été prise de court par le bouillant député de Hull, Roch Cholette, qui voulait que le PLQ s’engage haut et fort à «scraper» la loi 170 dès qu'il prendrait le pouvoir.Dans l’entourage de M.Charest, on aurait préféré que le congrès se contente de dénoncer le gouvernement sans prendre d’engagé ment trop précis, mais le climat n’était pas à la modération sur le plancher du congrès, où l'opposition aux fusions avait pris l’allure d’une véritable croisade.D’ailleurs, les stratèges libéraux n’étaient que trop heureux d’exploiter un filon aussi riche de promesses.M.Charest lui-même, qui venait enfin de reconquérir la confiance des militants libéraux après deux pénibles années, n’allait tout de même pas jouer les rabat-joie.Et puis, un peu de démagogie ne lui a jamais fait peur.On a donc décidé de faire un compromis.La loi ne serait pas abolie d’entrée de jeu, mais on permettrait la tenue de référendums qui pourraient entraîner l’annulation des fusions.On nageait en pleine improvisation et personne n’avait la moindre idée des modalités de l’opération.Il était cependant bien spécifié dans la résolution adoptée qu’un gouvernement libéral s’engageait à respecter les résultats de ces consultations.C’est finalement quelques semaines plus tard qu’on a imaginé un processus en trois étapes — ouverture d’un registre, campagne d’information, référendum.Depuis, M.Charest n’a cessé de répéter, comme s’il cherchait à s’en convaincre, qu’une fois informés de ce que l’annulation d’une fusion impliquerait, bien des opposants pourraient arriver à la conclusion que le jeu n’en vaut pas la chandelle.Le PLQ s’est tellement engagé qu’on ne voit plus comment il pourrait maintenant empêcher une municipalité fusionnée contre son gré de retrouver son autonomie, si une majorité de ses citoyens en exprimait le désir.Hier, M.Charest n’avait pas d’autre choix que de réitérer cet engagement ?Il est cependant bien conscient du problème auquel il risque d’être confronté à la prochaine élection.Chaque fois que le PQ paraît sur le point de faire une rechute référendaire, le chef libéral lui reproche de vouloir plonger le Québec dans l’inconnu — un «trou noir», dit-il — et de diviser la population.Maintenant que Bernard Landry a entrepris de placer le référendum sur une voie de garage, c’est M.Charest qui risque d’être d’accusé d’entraîner le Québec dans une aventure périlleuse, qui pourrait aboutir à une nouvelle crise linguistique.Si des élections avaient eu lieu cet automne ou au printemps dernier, il n’y aurait eu aucun problème à ce qu’un gouvernement libéral annule les fusions avant qu’elles ne soient devenues réalité.Revenir en arrière dans un an ou deux est une tout autre affaire.L’appui massif que les villes de banlieue ont donné dimanche à l’équipe de Gérald Tremblay montre clairement que l’opposition aux fusions n’est pas à la veille de disparaître.D’autant moins que les promesses du PLQ leur laissent clairement entrevoir la possibilité de revenir en arrière.Dans la mesure où les hausses de taxes demeurent raisonnables et que la qualité des services ne se dégrade pas trop, on peut espérer que les municipalités à forte proportion de francophones vont finir par s’y résigner.Là où il s’agit d’une question d'identité, comme à Westmount ou dans le West Island, c’est cependant loin d’être évident D’ailleurs, si jamais M.Charest fait mine d’oublier ses engagements, ses députés anglophones seront là pour lui rafraîchir la mémoire, comme ils n’avaient cessé de rappeler à Robert Bourassa sa promesse de rétablir l’affichage commercial bilingue.Le problème est qu’en permettant aux municipalités anglophones de se séparer du Grand Montréal, le PLQ risque de faire voler en éclats la fragile paix linguistique instaurée par la loi 86, que même le PQ n’a jamais osé abolir, en donnant plus de relief que jamais aux «deux solitudes».?À partir du moment où il n’est plus possible de revenir sur l’engagement d’octobre 2000, tout le problème du PLQ consiste donc à trouver une solution qui permettra de satisfaire le désir d’autonomie des municipalités anglophones sans faire éclater la nouvelle ville.C'est finalement l’éternel dilemme du PLQ qui réapparaît sous une autre forme.Comment satisfaire à la fois les réclamations de sa clientèle anglophone et les vœux de la majorité francophone?Dans l’entourage de M.Charest, on reconnaît que ça pourrait prendre la forme d’une sorte de «ville à deux vitesses», où certains arrondissements se verraient accorder plus de pouvoirs que d’autres, tout en s'assurant que l'équité fiscale est maintenue.Peut-être la CMM pourrait-elle avoir un rôle accru, suggère-t-on.Peu importe la solution qui sera finalement retenue, une chose est certaine: le PLQ ne peut absolument pas se permettre d’aborder la prochaine élection générale sans avoir quelque chose de potable à proposer.Autrement, toute la campagne de M.Charest va être empoisonnée par cette histoire.L'exercice s'annonce cependant périlleux.Quand on commence à improviser, ça devient de plus en difficile.Et de moins en moins crédible.M.Charest risque d’être accusé d’entraîner le Québec dans une aventure périlleuse Le CHUM réclame un meilleur soutien Un comité porte un jugement sévère sur la gestion de l’hôpital Tout ne tourne pas rond au CHUM.Après un an d'examen, un comité d’audit trace un bilan sévère de la gestion interne du plus grand hôpital du Québec.Si le CHUM convient de ses problèmes, il attribue toutefois une partie de ses déboires au manque de soutien du ministère de la Santé et de la Régie régionale de la Santé de Montréal-Centre.ISABELLE PARÉ LE DEVOIR La direction du CHUM souscrit au verdict sévère posé par le comité chargé de passer en revue son fonctionnement, mais insiste sur l’urgence que Québec et la Régie régionale de la Santé de Montréal mettent en place des conditions facilitantes pour l’aider à remettre ses finances sur la bonne voie.C’est en ces termes que le président du conseil d’administration du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), Claude Benjamin, a commenté hier le rapport du comité d’audit, qui a fait l’objet la semaine dernière d’une fuite dans les médias.Mandaté en octobre 2000 pour faire l’examen des opérations du CHUM, le comité d’audit pose un jugement parfois sévère sur la gestion de cet hôpital et met notamment en exergue son déficit à venir de 40 millions, les dépenses excessives liées aux heures supplémentaires, le manque d’imputabilité et de reddition de compte à l’intérieur de l’organisation et les «lacunes importantes dans le processus de gestion de hiérarchisation et de prise de décision».Malgré tout, le président du conseil d’administration s’est refusé hier à y voir un blâme, qualifiant plutôt le document d’«instrument de travail».Ce dernier s’est d'ailleurs réjoui que le rapport fasse la liste des secteurs performants au CHUM, notamment la médecine nucléaire, la radio-oncologie et l’hémodynamie.Toutefois, le plus gros hôpital du Québec a encore fort à faire pour améliorer sa mission universitaire, contrôler sa gestion, réduire le nombre de patients sur civières et harmoniser les pratiques entre les trois hôpitaux qui composent le CHUM.«Nous souscrivons à l’objectif premier d'une meilleur performance.Les problèmes que nous rivons nous les connaissons, mais nous n 'en portons pas la responsabilité exclusive», s’est-il toutefois empressé d’ajouter.Le rapport s'inquiète notamment du mauvais partage des tâches entre infirmières et infirmières auxiliaires et du coût excessif entraîné par le recours à quelque 68 (XX) heures travaillées en heures supplémentaires.«Ce n'est pas nous qui avons déridé des contingentements à l'université et qui avons incité les gens à prendre leur retraite», a-t-il dit.En effet, plusieurs des quelque 200 recommandations du volumineux rapport s’adressent à la fois au ministère de la Santé et des Services sociaux et à la Régie régionale de la Santé de Montréal-Centre.Pour améliorer la performance du CHUM, dit le comité, le ministère devra préciser ses attentes par rapport au rôle joué par les centres hospitaliers universitaires et, surtout, les modalités de leur financement.Quant à la Régie, elle est pressée d’appuyer le CHUM dans sa mission, notamment en réorientant les patients de longue durée qui y sont hébergés vers les CI.SC et les centres de réadaptation.A ce chapitre, le comité constate que 17 % des lits (224 lits) du CHUM hébergent des patients nécessitant des soins de longue durée, et que ce nombre devrait chuter à 100 d’ici deux à trois ans.Hier, le directeur général de la Régie, Marcel Villeneuve, s’est engagé à mettre en œuvre ses propositions et à créer des «conditions facilitantes» pour le CHLIM.Pour sa part, le président du conseil d’administration s’est engagé à donner suite à plusieurs des recommandations du comité, notamment en engageant davantage les médecins dans la gestion clinique, à livrer des comptes de façon mensuelle, à adopter un plan de main-d’œuvre.«Nous sommes prêts à conclure une entente de gestùm avec la Régie régitmale pour arriver à l'équilibre d’ici à cinq ans», a ajouté Claude Benjamin.Mais avant, le conseil d’administration dévia arrêter son choix sur un nouveau directeur général, qui saura redresser la gestion du centre hospitalier universitaire d’ici à son déménagement, en 2007.Pour ce faire, le CHUM espère toujours un coup de pouce de Québec, notamment des budgets pour passer à travers les cinq prochaines années qui le séparent du jour où le CHUM s’élèvera sur un site unique.Encore des clandestins Inquiétudes au sujet de la sécurité du port de Halifax PRESSE CANADIENNE Halifax — Au moins six passagers clandestins sont arrivés au Canada et se sont cachés dims la ville de Halifax, ces derniers jours, ce qui suscite des craintes sur la sécurité à ce port important du pays.fa's représentants de la police et d’immigration Canada n’ont fourni que peu de détails sur les voyageurs clandestins, dont certains sont arrivés à bord d’un porte-conteneurs, mais ils ne croient pas qu’il s’agisse de terroristes.lieux des clandestins, originaires de Roumanie, sont passés inaperçus pendant si longtemps qu’ils ont quitté leur navire et marché dans Halifax jusqu’à ce qu’ils trouvent un policier, auquel ils se sont livrés.Leur arrivée suscite des questions sur la capacité du Canada à détecter les immigrants illégaux, et sur le degré de protection des ports contre les menaces potentielles à la sécurité.«Il n’est pas correct de dire que seule Immigration Canada est responsable de la zone portuaire, a souligne Bev O’Regan, de Citoyenneté et Immigration Canada, hier.Nous avons toi4s nos responsabilités.» lœs lignes maritimes effectuant le transport de conteneurs ont notamment la responsabilité de s'assurer que ceux-ci ne cachent pas de clandestins.Malgré tout, au moins 30 personnes se glissent à bord de conteneurs chaque année pour la traversée de l'Atlantique jusqu’à Halifax.La police de Halifax est chargée de la sécurité sur les lieux, mais une porte-parole a soutenu que la responsabilité des clandestins revient avant tout aux compagnies de navigation et à Immigration Canada.Des clandestins arrivés à Halifax au cours du week-end, les deux Roumains avaient voyagé à bord d’un navire parti d'Italie.Deux Albanais ont été découverts à bord d'un bateau grec, en mer.Ils ont été confiés aux autorités à l’arrivée du bateau dans le port de Halifax, dimanche.les deux hommes ont demandé le statut de réfugié.Deux autres clandestins demeuraient détenus par Immigration Canada, qui souhaite les interroger.Ces atteintes apparentes à la sécurité inquiètent les services gouvernementaux, qui ont accru leurs vérifications des navires entrant dans le port, et surveillent tout trafic suspect Savoir-faire i* ; -'tMÎIS lit?!) De solides qualités qui nous placent parmi les meilleurs gestionnaires de fonds en Amérique.Il en faut du flair et du savoir-faire pour gérer plus de 100 milliards de dollars d’actif.Il en faut pour saisir les véritables opportunités qui émergent de tous les secteurs de l’économie mondiale.Chez CDR Capital, la plus grande équipe spécialisée au Canada met son flair et son savoir-faire à profit.CDP Capital Le gestionnaire de fonds de la Caisse de dépôt et placement du Québec cdpcapital.com mdavid@ledevoir.ca I.K I) K V 0 I H .I.K M A RDI ü \ 0 V E M B R E 2 0 01 A .') , E S A C T U A LIT E S Gerry Adams est le bienvenu au pays L’IRA n’est pas un groupe terroriste, disent Jean Chrétien et le président du Sinn Féin HÉLÈNE BUZZ E TT I DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA V Gerry Adams, président du Sinn Féin, et le député Pat O’Brien Québec épargne en faisant travailler les sans-emploi PRESSE CANADIENNE Québec — L’État québécois a épargné 292 millions en renvoyant 112 000 sans-emploi sur le marché du travail au cours de l’année.Une étude d’Emploi Québec, récemment déposée à l’Assemblée nationale, indique en effet qu’on contribue à une réduction substantielle des coûts des régimes d’indemnisation quand on parvient à réinsérer des prestataires sur le marché du travail.L’année précédente, des sommes de 275 millions avaient ainsi été épargnées.Ijes services d’Emploi Québec ont touché 234 (XX) personnes l’année dernière et presque la moitié d’entre elles ont pu réintégrer le marché du travail.Emploi Québec a notamment permis à 44 000 personnes de jouir de formations techniques offertes au niveau secondaire ou au collégial.On cherche à orienter les chercheurs d’emplois vers certaines matières, comme les technologies de l’information, où la demande des employeurs est très forte.Emploi Québec a consacré 53 millions l’an dernier uniquement pour assumer les coûts de divers cours en technologies de l’information.Le ministère de l'Emploi évalue qu’il en coûte quelque 7100 $ en formation pour «remettre» un sans-travail sur le marché.Le Fonds Par ailleurs, depuis 1996, tous les employeurs dont la masse salariale est supérieure à 250 000 $ par année, soit environ 32 600 employeurs, doivent consacrer au moins 1 % de leur masse salariale à payer de la formation pour leur personnel.Ceux qui ne le font pas doivent verser leur part de 1 % de la masse salariale dans le Fonds national de formation de la main-d’œuvre, créé par le gouvernement.Depuis 1996, les entreprises assujetties à la loi ont investi 4,3 milliards pour la formation de leurs employés.Quelque 77 % des employeurs ont pu réaliser cet investissement pour leurs employés.Les autres entreprises, qui n’ont pas réussi à investir dans la formation de leur personnel, ont dû contribuer 136,7 millions au Fonds national.Le sous-ministre Yvan Boudreau, qui signe le rapport d'Emploi Québec, estime qu’on peut désormais parler de «consolidation» de la gestion d’Emploi Québec, après une mise en place difficile.Le président du Sinn Féin irlandais est «le bienvenu» au Canada, croit le premier ministre, et ce, même si LIRA dont il est le bras politique a déjà été considérée par les services de renseignements canadiens comme une organisation terroriste.«Je suis content qu’il soit ici parce qu’il est un élu et il a renoncé au terrorisme, a dit Jean Chrétien.Il est élu et il a fait une grande contribution dernièrement pour ramener un gouvernement en Irlande du Nord.Ce n'est pas la première fois qu’il est en visite ici et il est le bienvenu.» Gerry Adams était de passage à Ottawa hier, à l’invitation du groupe d’amitié interparlementaire Cana-da-Irelande, pour souligner le lancement officiel du groupe Friends of Sinn Féin.Ce dernier groupe, dont il existe déjà des sections américaine et australienne, récoltera des fonds auprès de la communauté irlandaise canadienne pour le parti politique républicain, fera aussi du lobbying et fournira de l’information.Mais l'invité a fait face à une barrière de questions de la presse qui cherchait à savoir si ces fonds ne serviront pas plutôt à financer les activités militaires de l’Armée républicaine irlandaise (IRA).«L’IRA n'est pas une organisation terroriste, a défendu M.Adams.L’IRA n’a jamais ciblé délibérément des civils.» Les affrontements en Irlande du Nord ont fait 3600 morts au cours des 30 dernières années et 1TRA est l’organisation qui aurait été la plus meurtrière, selon les chiffres qui circulent.M.Adams était visiblement agacé par les questions des journalistes sur ses liens avec TIRA et sa caractérisation, méritée ou non, d’organisation terroriste.«Je suis ouvert à en discuter avec vous, mais franchement, c’est un débat académique.Le principal, c’est qu’il y a un processus de paix en cours et que le but est de le faire fonctionner.Et, pour cela, il faut que les gens cessent de se démoniser et commencent à s’écouter.» Dans un geste exceptionnel, TIRA a annoncé il y a quelques jours qu’elle commencerait son désarmement Et c’est aujourd’hui que la coalition gouvernementale tentera pour une seconde fois d'élire un premier ministre, le chef unioniste David Trimble ayant échoué la semaine dernière parce que certains de ses propres militants protestants estimaient que l’engagement pour le désarmement de TIRA n’allait pas assez loin.L'IRA a déjà été désignée par le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) comme une organisation terroriste.En vertu de la nouvelle loi antiterroriste présentement débattue à Ottawa (C-36), ces organisations seront énumérées sur une liste.Le finan cernent de ces groupes ou la collaboration seront alors criminels.Le bruit court que l’IRA pourrait apparaître sqr cette nouvelle liste qui reste encore à naître.M.Chrétien a a évité de s’engager à ce propos.«Nous considérons tous ces éléments.Nous avons un comité qui soupèse les uns et les autres.A ce moment, ils ne sont pas sur la liste.Si j’apprends qu’ils sont sur la liste, ils y seront», a-t-il dit lors d’un point de presse tenu en l’honneur du président ghanéen en visite dans la capitale.Car sa rencontre avec M.Adams a été qualifiée de «privée» et aucun n’accès médiatique, donc aucune photo des deux hommes, n’a en conséquence été accordé.EN BREF Hommage aux gens qui aident les gens (Le Devoir) — L’Association pour la santé publique du Québec a rendu hommage hier au Collectif pour une loi sur l’élimination de la pauvreté en lui remettant le Prix Jean-Pierre Bélanger afin de souligner l’approche novatrice et audacieuse de ses démarches pour favoriser la justice sociale et l’équité au Québec, le Collectif est le premier lauréat de ce prix créé à la mémoire de Jean-Pierre Bélanger, un membre du bureau de direction de l’Association durant plus de vingt ans, reconnu pour son engagement dans l'amélioration de la santé et du bien-être de la population.Il est décédé en avril 2000.Rappelons que le Collectif milite en faveur d'une loi visant l’élimination de la pauvreté et l'hommage qui lui est rendu reconnaît aussi le travail de sa coordonnatrice et porte-parole, Vivian Labrie.Les résultats se sont fait attendre (Le Devoir) — Il a fallu attendre jusqu'à hier après-midi pour officialiser les résultats des élections qui se sont déroulées dimanche à Sherbrooke.Élu à la mairie de la nouvelle ville, Jean Perrault a récolté 25 277 voix, soit 56,52 % des suffrages, contre 18 476 pour son adversaire Richard Gingras (41,31 %), et 967 pour Léon Paquette (2,16%).On croyait que le système de vote électronique allait accélérer le traitement des résultats mais un problème dans la transmission des données à Québec, où une firme de consultants devait s'occuper de les compiler, a retardé le processus.De plus, un nombre insuffisant d'urnes électroniques dans les bureaux de scrutin a provoqué des temps d’attente de près d'une heure dans certains cas et plusieurs bureaux ont fermé leurs portes après 19h.Un taux de participation de 45 % a été enregistré.Michelle se dirige vers les Bahamas (AFP) — L’ouragan Michelle, à l’intensité affaiblie après avoir durement frappé Cuba (cinq morts), a traversé hier une partie des Bahamas alors que la Floride, un temps menacée, paraissait devoir être épargnée.Lœil de l'ouragan, qui avait semblé à l’origine se diriger vers l’État du sud-est des États-Unis, a finale ment dévié de sa route.De fortes pluies et des vents violents ont paralysé partiellement l’activité à Miami.Michelle est accompagné de vents atteignant 135 km/heure, se déplaçant vers le nord-est à quelque 30 km/heure.Il devrait maintenir sa trajectoire au cours des 24 prochaines heures, selon le Centre national des ouragans basé à Miami.L’alerte à l’ouragan reste en vigueur sur le centre et le nord-ouest des Bahamas.ASEAN-Chine: la plus vaste zone de libre-échange (AFP) — Le premier ministre chinois Zhu Rongji et les dirigeants des pays d'Asie du Sud Fist de l'Asean ont annoncé ce mardi la création à tenue de la plus vaste zone de libre-échange du monde, a indiqué le ministre chinois des Affaires étrangères Tang Jiaxuan.«Tous les pays se sont entendus pour créer une zone de libre-échange [.] ce pourrait être fait dans dix ans», a dit M.Tang à l'issue d'une rencontre entre son premier ministre et les dirigeants des dix pays de l’Association des Nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN).La zone concernée par l’accord représente 1,7 milliard d’habitants.Outre la Chine, le pays le plus peuplé du monde avec 12 milliard d’habitants, cette zone englobera Brunei, la Binnanie, le Cambodge, l'Indonésie, le Laos, la Malaisie, les Philippines, Singapour, la Thaïlande et le Vietnam.l ors du dernier sommet entre la Chine et l’ASEAN, à Singapour en 2(XX), le premier ministre chinois avait déjà soulevé la possibilité d’une zone de libre-échange ASEAN-Chine comme moyen de renforcer les liens commerciaux.Recherche et développement Décembre 96: |Le protecteur du citoyen dépose son rapport annuel à l’Assemblée nationale «Que les autorités Fiscales renoncent à leur réclamation pour les investissements effectués en 1991-1992.» Octobre 9/: |Le protecteur du citoyen dépose un rapport spécial à l’Assemblée nationale Il y stipule que: «la marge de manoeuvre conférée par l’article 94 de la loi sur le ministère du Revenu lui permet de corriger les iniquités et de réparer le préjudice causé par sa faute».p.28 rapport spécial du protecteur citoyen octobre 97 Juillet 2001: |La protectrice du citoyen constate «Le gouvernement ainsi que les membres de l’Assemblée nationale n’ont pas donné les suites escomptées.Je ne peux malheureusement aller plus avant dans ce dossier compte tenu des pouvoirs qui me sont reconnus par la loi.» Novembre 2001: |L’ACAPDP & RD demande à l’Assemblée nationale et au gouvernement d’appliquer sa marge de manoeuvre pour corriger un Fouillis qui perdure.- Hil Payé par l’association des contribuables ayant participé dans des projets de recherche et développement.Pour information: (5H) 869-2069 Site Web: www.arvox.ca/acapdp A GAGNER remier café avec hôuô 10 MACHINES À CAFÉ SAEC0 Du 5 au 23 novembre, Écoutez SONNEZ LES MATINES entre 6 h et 9 h du lundi au vendredi avec Diane Lafrance et Alain Jean-Mary.Les animateurs vous dévoileront le titre de la chanson soleil à 7 h 25 .Pour gagner une des 10 SAEC0 d'une valeur de 500$ chacune, remplissez correctement le coupon réponse et tenez vous prêt à recevoir un appel et à répondre « JE PRENDS MON CAFÉ DU MATIN avec CITÉ RockDétente et LE DEVOIR » LE DEVOIR MA RADIO AU BOULOT RockDétente 107.3 FM rockdetente.c^m ra m L ï.I) K V (I I K .I K M A R D I tl N O V E M B R K 2 0 (1 I A 8 ::::-* LE DEVOIR ?-—- ACTUALITÉS ECHEC TREMBLAY SUITE DE LA PAGE 1 aux sénateurs, hier lors des audiences du Comité spécial sur les drogues illicites.En mettant un terme à la répression, le Canada s'attirerait tout de go l’appui de 50 millions de citoyens américains, estime M.Johnson.-Il y aurait du soutien dans l’opinion publique, un grand débat.» Le gouverneur Johnson est un homme de droite détourné de sa trajectoire par le gros bon sens.Il défend le port des armes et la loi du talion, priais il pourfend la guerre contre la drogue.Dans l’État du Nouveau-Mexique, la moitié des budgets dévolus à la police, la justice et la prison sont grugés par des affaires de drogue.Un non-sens qui coûte 50 milliards de dollars américains bon an mal an à l’échelle de tout le pays.Deux prisonniers sur trois se retrouvent derrière les verrous pour des affaires de drogue dans les pénitenciers fédéraux; 1,6 million de personnes sont arrêtées chaque aimée aux États-Unis, la moitié à cause de la marijuana.C’est trop pour un républicain avec la bosse des affeires comme Gary Johnson.Commencer par la marijuana En deux mandats, M.Johnson a lancé une série d’initiatives de réduction des méfaits: échange de seringues, levée de la responsabilité civile des policiers pour qu’ils puissent administrer des antidotes dans les cas de surdoses, vente libre des seringues en pharmacie.De modestes triomphes pour un homme qui voit encore plus grand.Au pays des champions de la répression, il se bat pour la légalisation de la marijuana, l’ouverture des sites d’injection assistée, la prescription d’héroïne.Des idées qui font leur chemin au Canada, où des villes comme Vancouver, Toronto et Montréal sont à la veille d’accueillir des projets-pilotes en plein dans cette voie.«C'est la prohibition de la drogue qui déchire le pays, pas la drogue.Tout est pire à cause de la prohibition», a résumé le gouverneur Johnson, exhortant le Canada à «montrer la voie» pour l’adoption de politiques sociales «rationnelles» en matière de drogue.«H faut décrimimliser progressivement, en commençant en toute logique par la marijuana.» Pour renouer avec le rationnel, il faut d’abord «remettre en question la présomption que Ton peut vivre dans une société sans drogues», estime Ethan Nadel-man, directeur exécutif du lindesmith Center.-Il n’y a jamais eu de telle société.Pourquoi?Parce que c’est le désir de l’humain d’altérer sa conscience.Cela fait partie de l’expérience humaine», a dit le responsable du lindesmith Center, un organisme de Washington voué à la diffusion d’informations justes et vérifiées sur toutes les drogues.Depuis la présidence de Ronald Reagan, toute l’Amérique a appris par cœur le leitmotiv officiel: «Just say no» (Dites seulement non) martelé sur toutes les tribunes.Ethan Nadelman reconnut l’efficacité du message sur les enfants de l’école primaire.Mais pour les adolescents, il propose une politique du «Just say know» (Dites seulement je connais).«Il faut reconnaître qu’il y a des drogues.Les drogues sont partout.Les drogues sont abondantes.» Conscient de cette réalité, Nadelman le père a choisi d’éduquer sa fille de 13 ans avec la plus grande franchise possible.Après lui avoir fortement déconseillé l’usage de la drogue, il lui a prodigué quelques conseils.au cas où.Ne pas mélanger, boire beaucoup d’eau, ne jamais conduire ou se laisser conduire sous l’influence, etc.«Les jeunes sont déjà vulnérables, la drogue est déjà disponible.Tout ira mieux si les conversations sont honnêtes et ouvertes», estime M.Nadelman.L’attitude du «Just say know» exige par contre que les adultes s’investissent dans une quête de connaissance basée sur des preuves scientifiques, et non des demi-vérités.C’est Tune des tâches auxquelles le comité sé-natoriel sur les drogues illicites, sous la présidence du sénateur Pierre-Claude Nolin, entend se consacrer dans la deuxième partie de son mandat, avec la publication de son rapport final vers le printemps.M.Nolin concocte un plan de marketing pour rendre Tinforma-tion accessible «dans un format digestible» pour tous les Canadiens.«Ce sera notre plus grand défi», dit-il.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 91 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EH Place-des-Arts Us sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone 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Ouest.Montreal.L’agence Presse Canadienne est autorisée a employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribue par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 que nous allons faire ensemble au cours des prochaines semaines, des prochains mois, des prochaines années.» Question: «Pourriez vous être plus précis s'il vous plaît?Si des maires décident de contester la loi devant la Cour suprême, allez vous les rappeler à Tordre ou Us lais-ser faire?» Réponse: «Toutes les personnes de mon équipé travaillent pour bâtir une grande ville.C’est ce que nous avions convenu.C’est la raison pour laquelle ils.tant partie de l’Union des citoyens de Tile de Montréal.» Affirmant avoir travaillé depuis le debut de sa campagne à la mairie, il y a 11 mois, à réduire la distance qui sépare les citoyens de l'actuelle Ville de Montréal et ceux de sa banlieue, il a d’autre part reconnu que son score à la mairie de dimanche montrait qu'il avait encore beaucoup de chemin à parcourir pour gagner le cœur des Montréalais.«J'ai eu 25 %, ce n est pas si mal.Pourquoi ce résultat?Parce que j’aurai à travailler plus fort pour convaincre tout le monde que nous sommes la meilleure équipe pourfaire de la ville un suecà.» Pierre Bourque restera Il devra toutefois compter avec un opposant de taille à l’Hôtel de Ville, son adversaire de la dernière campagne, Pierre Bourque ayant déridé de demeurer à la tête de ses troupes au conseil municipal pour les quatre prochaines années à titre de chef de l’opposition.En plus de vouloir surveiller de près la mise en place de la ville dont il avait rêvé, le maire Bourque a souligné hier que le résultat des élections a montré qu’il disposait encore de solides assises dans l’actuelle Ville de Montréal.«Qui, après deux mandats, peut se vanter d’être allé chercher 64 % d’appuis de ses commettants?, a demandé celui qui occupera le siège de conseiller municipal du district de Marie-Victorin, dans le quartier Rosemont à la place de sa colistière, Kettly Beauregard.Ça veut dire que les gens étaient très largement satisfaits et fiers de la performance de l’administration.[.] Je pense que le chew passé, la nouvelle ville établie, on sera peut-être [Gérald Tremblay et moi] sur un pied d’égalité.Là, ça sera les habilités réelles de gens, la connaissance des dossiers.» Estimant avoir fait les frais du mécontentement de la banlieue contre la fusion, il dit s’attendre à ce que l’élection de ses opposants à la tête de la nouvelle Ville change bien des choses.«Je pense qu’ils vont être obligés de s'engager pour cette nouvelle ville maintenant qu’ils sont à l’Hôtel de Ville.Ils vont peut-être prendre plaisir à diriger cette ville.Ce sera à Gérald Tremblay, maintenant, de défendre la fusion devant la banlieue.[.] Au fond les politiciens passent, les miles restent.» Avant d’en découdre avec le nouveau maire, Herre Bourque promet d'assurer une transition harmonieuse entre it's deux administrations jusqu’au 1 janvier.D’ici là.il assure qu’il ne prendra aucune dérision importante sans en parler à son successeur.Des locaux ont aussi ete libérés au quatrième etage de l’hôtel de \ille à l’in tention des vainqueurs de dimanche.Les prochains jours seront chargés pour le nouveau maire Gérald Tremblay.11 compte rencontrer dans les meilleurs delais la présidente du comité de transition de Montréal, Monique 1-efebvre, pour parler notamment du premier budget de la nouvelle Ville.A ce chapitre, U s’est dit convaincu que les citoyens de certaines villes de banlieue comme Westmount, Senneville ou Baie d’Urfe ont compris et acceptent qu'ils auront à assumer une augmentation de leur taux de taxe.Il doit aussi s'entretenir avec son futur directeur gm neral, Guy Coulombe.avec lequel il ne manquera pas d’aborder l'épineuse question des relations de travail à la Ville et à qui il exposera ses projets de conventions collectives à long terme.11 réunira également son caucus pour planifier la transition vers la nouvelle ville et commencer à organiser le Sommet de Montréal qui doit se tenir dans les UX' premiers jours de sou mandat.11 choisira aussi parmi ses candidats élus les membres de son comité exe outil’ au sein duquel il promet une forte représentation de T actuelle ville de Montreal même s'il n'y a fait élire que neuf candidats contre 32 en banlieue.«J'ai toujours dit que je serais le maire de tous les Montréalais, a-t-il déclair à ce sujet.Donc, il tiwt que le comité exécutif représente .fidèlement 1» population de lîle de Montréal.Tous les politiciens ont un ego, c’est certain.Mais on a un prinape, nous Idc TUCIM].qui estfmda-mcntal: c’est que Ton est prêt à partager le ptmvoir avec tous ceux et celles qui veulent contribuer à la réussite de la nouvelle ville.» CHAREST SUITE DE LA PAGE t Ce pourcentage serait fixe entre 5 et 10 % de la population, selon Jean Charest.Si aussi peu de contribuables le demandaient, le gouvernement et la municipalité mandateraient une firme indépendante pour effectuer une étude exhaustive des conséquences, avantages et désavantages d’une défusion.Un référendum viendrait ensuite clore le débat.«Ça ne veut surtout pas dire que les gens pourront soustraire leur ville à des responsabilités régionales ou supralo-cales», précise Roch Cholette.11 ne croit donc pas à la défusion «mur à mur», pas plus que la mairesse de SaintmEoy, Andrée Boucher, que certains voient déjà dans la peau de ministre dans un futur gouvernement libéral.Mais elle affirme, comme Jean CharesL que le débat commence à peine.«Ce n ’est que le début.L’impact des /usions n a pas ru lieu, previent-dle, il aura lieu.Je garde toutes mes appréhensions.À Québec.M.L’Allier a fuit de grandes choses, mais il n’a jamais compris les banlieues.Il a convié les gens à la table, ils ont payé, vat-il les chasser quand la visite va arriver?» Le maire de Québec, Jean-Paul L’Allier ne tire évidemment pas les mêmes conclusions du vote de dimanche.Optimiste, il affirme qu’il existe un respect mutuel entre lui et les maires de banlieue qui siégeront désormais au conseil de la nouvelle Ville.Mme Boucher, dit-il, représentait un point de vue radical au sein de ce groupe.«Le parti de Mme Boucher existe peut-être, mais elle n’est plus là.[.] Ça fait 12 ans qu'on navigue ensemble.Il n’y a pas d’antipathie entre nous Banni eux, je n ai m personne se lever pour réclamer la défisùm.» Une telle demande serait «suicidaire» pour le Québec.le maire L’Allier a déjà eu une conversation avec son homologue de Montréal, Gérald Tremblay, sans toutefois aborder la question clé de la réforme.«Je vais tenter de le convaincre de ne pas mettre cm danger la réfonne.Avec les maires de Gatineau et de Sherbrooke, on ivi travailler tie la même manière maintenant au renouvellement du développement économique.» Il ajoute que It's problèmes de Montréal, notamment en raison de la question linguistique, ne sont pas communs à tout le Québec.«On n'appliquera pas la médecine de cheval de Montréal aux petits poulains que nous sommes.» Autre petit poulain de l’autre côté du lleuve, le maire de Lévis, Jean Garou, entrevoit son prochain mandat de façon positive, puisque maire majoritaire au conseil.Contre la fusion forcée au depart, il dit avoir accepté la décision gouvernementale et construit sur cette base un programme et un parti, incluant des péquistes et des libéraux qui «voulaient que ça marche».«Iss électeurs ne voulaient pas revoir un maire minoritaire dans son conseil.On a décidé d’impliquer les gens et on a présenté une équipe complète qui travaille en harmonie.» U* maire de Lévis compte traiter tout le monde équitablement en tenant, par exemple, les séances du conseil en alternance dans chacun des trois nouveaux arrondissements.«Il faut en finir avec les chicanes de clocher et faire en sorte que tout le monde se sente dans le coup.» HISTOIRE CONCOURT JACQUES GRENIER LE DEVOIR L’historien Jacques Lacoursière en compagnie du premier ministre du Québec, Bernard I-andry, lors du lancement d’une Histoire du Québec, hier soir à Montréal.SUITE DE LA PAGE 1 de bleu, on peut donc mesurer ce qui rapproche et ce qui distancie les arts de l’histoire.Côté art, la sélection des peintures a été faite par John Porter, directeur du musée du Québec, parmi la collection permanente de quelque 22 000 œuvres du musée.Avec lui, on traverse, en quelques siècles, la naissance d’une peinture, des œuvres religieuses peintes par le frère Luc Récollet qui s’était embarqué au XVIT siècle pour la Nouvelle-France, à VHommage à Rosa Luxemburg de Jean-Paul Riopelle, peint en mémoire d’une syndicaliste morte à Berlin en 1919, et dont la technique rappelle les graffitis lancés à Taide de bombes aérosol.En poésie, c’est Jean Royer, président de l’Académie des lettres du Québec, qui a procédé au choix des textes.On y trouve un texte de celui qu’on considère comme le premier poète né au pays.Michel Bi-baud, de Côte des Neiges, écrivait, en 1819, sa Satire contre l’ignorance, où il entrevoyait, dans un avenir proche, le temps où le peuple canadien, s’étant découvert un goût des lettres et des arts, «ne sera plus blâmé pour sa rustre ignorance».Un siècle et demi plus tard, la poésie québécoise a résolument pris son envol, riche de sa langue propre, de sa position propre, de son histoire propre, avec les mots, pour ne nommer que ceux-là, des Paul-Marie Lapointe, Gaston Miron, Madeleine Gagnon, ou Marie Ugiiay.Côté histoire, le texte principal de l’ouvrage, signé Jacques Lacoursière propose une traversée condensée du temps, avec de fréquentes allusions a la vie quotidienne des habitants de Nouvelle-France, qu’on appela ensuite Canadois, Canadiens, puis Québécois.Dans cette nouvelle Histoire du Québec, on apprendra par exemple que Louis de Buade, comte de Frontenac, a déjà eu le projet de déporter les protestants sans pouvoir y donner suite, que, dès 1669, les Canadiens devaient participer aux combats sous peine de mort, ou qu’il y a eu plus de morts au Haut-Canada au moment de la rébellion des Patriotes qu’au Bas-Canada Plus question, ici, de saints martyrs canadiens torturés par les Indiens ou de Madeleine de Ver- chères affrontant seule les Iroquois.La lecture de Thistoire se modifie au fil des ans.Et on s’intéresse désormais phis intensément à la naissance de l’idée d’indépendance du Québec qu’aux prouesses des missionnaires dirigés par les Français, relève Lacoursière.Selon lui, les Québécois devant l’histoire se divisent en deux groupes.Ceux de plus de 50 ans, qui ont étudié une histoire marquée par le clergé, à laquelle ils n’accordent pas de crédibilité, et ceux de moins de 50 ans, qui ne connaissent généralement pas leur histoire.Aussi, Jacques Lacoursière croit que l’histoire est une science dans sa façon de collecter les informations, mais un art dans sa façon de les interpréter.Lacoursière a ici choisi de conserver les passages de l’histoire qui expliquent ce que sont les Québécois aujourd’hui.Ces Qué- bécois, souligne d’ailleurs Lacour-siere, «ont toujours été plus épris de liberté individuelle que de liberté collective».«Certaines personnes, certains historiens, fixent l’entrée du Québec dans la modernité à partir de 1960», dit-il.Lui estime que ce Québec est né lorsque des Français ont choisi de s’établir en Nouvelle-France pour de ben, au XV1L siècle.Ce peuple a d’abord perdu le contrôle de’lui-même, avec la Conquête, a repris ce contrôle, mais aujourd’hui, «il ne sait pas où aller», constate-t-il.L’historien a d’ailleurs clos l’ouvrage sur ces mots: «les paris sont ouverts».Peut-être faudra-t-il écouter les artistes pour en savoir un peu plus.! ?Histoire du Québec Jacques Lacoursière Éditions Henri Rivard, 210 pages | SUITE DE LA PAGE 1 Vue d’Amérique, l’aventure du Nouveau Monde, bien connue, se lit avec plus d’exigence.Ui littérature brésilienne a départagé, depuis longtemps, le romantisme des origines et la vérité historique, qui distingue entre les découvreurs et It's premiers colons.Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, Télite brésilienne entretenait des rapports privilégiés avec la France, résumés dans Cinq siècles de séduction France-Brésil, par Mario Carelli, en 1989.Même YEncydopœdia Universalis atteste les premiers liens que raconte Rufin.Du Québec même, Jean Morisset écrit: «Quel est l’âge du Brésil et où se situe-t-il dans Thistoire de l’humanité?Et le Canada des XVT et XVII’ siècles, alors?Quand est-il apparu et où a-t-il disparu?Mais, où se.trouvent donc ces pays dans leur propre imaginaire et aussi, dans l’imaginaire de l’Occident?Questions sans autre réponse que leurs formulations et sans autre formulation que leur propre désir géographique.» (Dans Confluences littéraires, Peterson et Bernd, Balzac, 1992).Globalement, même si Rufin éclaire les mentalités protestantes des aventuriers de Rouge Brésil, il n’apporte rien de neuf à la connaissance profonde du tiers-désir, entre l’Europe et l’Amérique, qui féconde leur imaginaire.Le Goncourt peut-il ouvrir ce débat?Rouge Brésil, avec ses 551 pages, exige à tout le moins des vacances pour le lire.'Tant qu’il ne sera pas réduit dans l’édition de poche, son format en ralentira l’achat.Mais la rumeur est là, forçant la main, et peut-être aide-t-elle aussi à en tourner les pages.ITailleurs, il y a une tendance au long dans la saison romanesque.Mais pourquoi donc Rouge Brésil?Panorama D’abord, il y a la logique interne des Goncourt.En 2(XX), avec Ingrid Caven de Jean-Jacques Schuhl, Gallimard emportait un gros lot-surprise, pour ce roman sans égal, sans suite vraisemblable ni précédent Après ce prix, très fin de siècle, Schuhl connut un succès d’estime et la surprise demeura.L’année d’avant,/c m’en vais (Minuit) de Jean Eche-noz avait fait consensus.En 1998, il y avait eu Qmfiden-ce pour confidence (Gallimard) de Paule Constant, un choix devant lequel la critique (j’en fus) s’étrangla.Auparavant, Patrick Rambaud, avec Ici Bataille (Grasset), laisse une coche dans la mémoire, tandis que Pascale Roze, avec Le Chasseur Zéro, en 1996, n’a plus connu de gloire (sa tentative de suicide y est-elle pour quelque chose?Disons que son second roman ne Ta pas servie).Arrêtons le palmarès en 1995, sur Le Testament français d’Andréi Makine, un romancier dont nul n’a contesté, depuis, l’immense talent.Pourtant, l’effet de miroir, un brin complaisant, dans le choix du jury en ce qui concerne Le Testament français, n’a échappé a personne.On Ta murmuré.I a Éran-ce littéraire aime regarder sa grandeur et récompense à l’avenant On se fera la même remarque avec Rouge Brésil.On lui souhaiterait plus d’audace dans la rencontre des continents.I/i malentendu avec la littérature d’Amérique ne viendrait-il pas en partie de là?Depuis 40 ans, si on regarde la liste des primés chez Goncourt, il n’y a pas eu beaucoup d’erreurs.Du moins, tous ont honoré leur chance.Mais, de Tœuf et la poule, du prix au succès, où commence la valeur littéraire?En remontant vers le début du ^iecle, la notoriété des primés s’estompe.Combien d’Emile Moselly, de Marius-Ary Leblond, d’Ernest Pérochon, lequel suivit Proust, qui devait en éclipser plusieurs, si dans le ciel des jurys ne doit briller qu’un astre à la fois?¦¥.du Prèndent-Ktofxdy •S ?boot de nie Semte-Cathertne T
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