Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise, 1 janvier 1994, Décembre 1994 à janvier 1995
PeK '2-1137 BULLETIN D’INFORMATION DE L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE QUÉBÉCOISE VOL.6, NO 5 DÉCEMBRE 1994-JANVIER 1995 SOMMAIRE Mot du rédacteur .2 Échos des régions.4 Bio-capsule .6 Dossiers.10 Chronique pomicole bio .16 Mode d’emploi.18 Marché bio.20 .Revue des marchés bio .24 Références utiles .25 À l’agenda .28 Annonces classées.29 Bio-bulle, bulletin d’information publié par le Centre d’agriculture biologique de La Pocatière, veut favoriser la circulation de l’information en agriculture biologique entre les intervenants du secteur.Pour toute correspondance : Bio-bulle Centre d’agriculture biologique de La Pocatière, 401, rue Poiré, La Pocatière (Québec), GOR 1Z0 Téléphone : (418) 856-1110; télécopieur : (418) 856-1719 Rédacteur en chef : François Chalifour Attachée à la rédaction : Linda Lévesque Publicité : Luc Allard, 1-800-463-1351, (418) 856-1110 Révision linguistique : Denis Dumont Impression : Denis Tremblay, Gilles Chouinard Mise en page : F.Chalifour, L.Lévesque Vol.6, no 5 - Décembre 1994-janvier 1995 Collaboration : Luc Allard, André Carrier, Alain Désilets, Denis Dumont, Jean Larose, Yves Lauzon, Véronique Poulin, Marie Provost, Robert Robitaille, * Reproduction autorisée en mentionnant la source.* Date de tombée : 15 janvier 1995 * Date de parution : 2 décembre 1994 Dépôt légal : ISSN 1195-03-58 Envoi de publication - Enregistrement no 10,388 JOYEUSES FÊTES ET BONNE ANNÉE V À TOUTES ET À TOUS! V QUE L’ANNEE 1995 :\sorrdes plus prospères \ POUR L’AVENIR DU BIO.CENTRE D'AGRICULTURE BIOLOGIQUE DE LA POCATIÈRE MOT DU RÉDACTEUR On me posait récemment la question suivante : "Comment augmenter la part de marché du bio au Québec?" Il y a plusieurs façons : augmenter le nombre de producteurs, améliorer les techniques de production, améliorer la visibilité du produit, etc.Sans doute, mais il ne faut, cependant, pas perdre de vue qu’au bout du compte, ce sera le consommateur québécois qui aura le dernier mot et qui choisira le produit biologique.Et pourquoi le choisirait-il?Aux États-Unis, où les produits biologiques connaissent une progression fulgurante, les consommateurs savent pourquoi ils achètent bio; la plus large part de ces consommateurs (30 %) le font par crainte de retrouver des résidus de pesticides dans les aliments cultivés conventionnellement.Et effectivement, on les retrouve, ces résidus (Bio-capsule, page 7 "Rien ne sert de laver.ou d’éplucher") et, semble-t-il, Santé Canada est bien peu vigilant quand il s’agit de déceler la présence de ces résidus dans nos aliments (Bio-capsule, page 6 "Mais qui s’en occupe?").Nous sommes dans le même bateau que nos voisins, et les études qui rendent les pesticides responsables d’une partie des grands maux qui affligent notre fin de siècle, cancers, maladies nerveuses, baisse de fertilité, allergies sont de plus en plus nombreuses; on s’empoisonne lentement, en mangeant tout simplement, et les enfants sont beaucoup plus exposés que les adultes.Cette seule information lancée en rafales par nos grands médias suffira-t-elle à alerter la population, à faire progresser la consommation de produits biologiques?Pouvons-nous souhaiter qu’elle le fasse?Bien sûr, pour le bien de tous, dirons-nous, mais présentement l’information concernant la présence de pesticides dans nos aliments est étouffée et c’est à mots couverts qu’elle circule dans nos ministères.Toutefois, en attendant que la bombe éclate et pour prévoir l’augmentation de la demande pour les produits biologiques, il faut organiser notre mise en marché intérieure, locale et régionale, cela reste notre plus sérieux défi.Actuellement, pour les producteurs biologiques, il semble très difficile de pénétrer ce marché intérieur (Marché bio, page 20 "Allez vendre vos tomates ailleurs") et ils exportent 75 % de leur production vers les États-Unis.Le Québec, lui, importe près de 85 % des produits biologiques qu’il consomme.Le meilleur conseil en terminant : augmentons notre consommation d’aliments biologiques, ils constituent une assurance-santé de premier choix; et pas seulement parce que les résidus de pesticides en sont absents, mais parce qu’ils ont une meilleure valeur nutritive, un meilleur goût et qu’ils jouissent d’un parfait équilibre entre leurs composants, leur assurant une "vitalité transcendante".Mais tout cela, on ne peut pas le dire non plus.François Chalifour Bio-bulle, décembre 1994-janvier 1995 BULLETIN D’INFORMATION DE L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE QUÉBÉCOISE VOL.6, NO 5 DÉCEMBRE 1994-JANVIER 1995 ÉCHOS DES RÉGIONS MOT DU RÉDACTEUR BIO-CAPSULE Résidus de pesticides dans l’alimentation ?De l’aide pour les producteurs "bio" ?Biopesticides ?Politique agricole.bio?Rien ne sert de laver.ou d’éplucher ?C.Q.V.B.: inventaire des résidus de l’industrie agro-alimentaire ?Somatotrophine bovine : qui en voudrait?Groupe de travail sur la somatotrophine bovine ?Toujours bonne première, la coccinelle COMPOSTAGE Le vermicompostage c’est bien meilleur Si on veut rétablir ia fertilité de nos sols agricoles, on devra rapidement remplacer les engrais de synthèse par des engrais organiques; le vermicompostage pourrait bien favoriser cette transition.GRANDES CULTURES Mauvaises herbes - Contrôle mécanique VS herbicides Encore une fois, une étude américaine vient prouver la supériorité du contrôle mécanique des mauvaises herbes dans le maïs.Meilleur rendement, meilleure performance économique.grandes cultures Des cuitivars d’avoine pour la production céréalière biologique Depuis 1991, le Centre d’agriculture biologique de La Pocatière, en collaboration avec la Ferme expérimentale d’Agriculture Canada à La Pocatière, tente de répondre à la question suivante : "Existe-t-il des cuitivars de céréales mieux adaptés à la production biologique?" "J VERT POMME Chronique pomicole bio ?Confusion sexuelle du carpocapse ?Fertilisation biologique au verger du CAB [TsJ MODE D’EMPLOI REVUE DES MARCHÉS BIO [2ÔJ MARCHÉ BIO [25^ RÉFÉRENCES UTILES [IsJ AGENDA [29^ ANNONCES CLASSÉES BULLETIN D’ABONNEMENT ET D’ADHÉSION B10-BULLE, DÉCEMBRE 1994-JANVIER 1995 ÉCHOS D RÉGION 04 BOIS-FRANCS ACCENTUER LE DÉVELOPPEMENT DE L’AGROBIOLOGIE Au cours de cet automne, différents partenaires du milieu dont la Table de concertation en agriculture du centre du Québec (T.C.A.C.Q.), le Centre de déve-loppementd’agrobiologie(C.D.A.), les responsables régionaux de la formation agricole (R.F.A.), l’U.P.A.et le MAPAQ se sont réunis pour élaborer une stratégie de mise en valeur de l’agrobiolo-gie dans la région 04.Plusieurs actions ont été proposées pour promouvoir l'agriculture durable auprès de l’ensemble de la clientèle agricole.Quant à l’agriculture biologique, le développement de celle-ci a été au coeur des discussions.Les activités envisagées toucheront aussi bien la vulgarisation, la formation et la recherche que le développement du marché.Véronique Poulin Répondante en agric.bio.Tél.: (819) 298-2028 RÉGION 06 RICHEUEU/SAINT-HYACINTHE JOURNÉE D’INFORMATION POMICOLE Au temps de la mondialisation des économies, l’industrie pomicole, à l’instar des autres productions agricoles, doit axer son développement sur la "conquête des marchés".L’adaptation à cette nouvelle philosophie de production et ES RÉGIONS de mise en marché plus compétitive devient nécessaire.Des coûts de production compétitifs dans le contexte d’une agriculture durable constituent un objectif.La qualité des fruits doit toujours primer en vue de satisfaire les goûts des consommateurs.Vous êtes invités à assister à la prochaine journée d’information pomicole.Date : le jeudi 15 décembre 1994 Endroit : Érablière Les Quatres Feuilles 360, rang de la Montagne Rougemont (Québec) Programme 9 h Inscription 9 h 10 Mot de bienvenue 9 h 15 Lutte intégrée - Dépistage des insectes ravageurs à l’aide de pièges (M.Gérald Chouinard, agr.-entomologiste, Station de recherche en phytoprotection, Saint-Hyacinthe, MAPAQ) - Lutte biologique contre les acariens ravageurs dans le cadre du Plan vert - Entente Canada Québec .Projets de mise au point réalisés (M.Jacques Lasnier, Po-mitech) 10 h 15 Culture biologique La culture biologique du pommier .Bilan des cinq années d'essais et expérimentation (M.Guy Langlais, prof., I.T.A.de La Po-catière) .Le vécu d’un producteur et les règlements de certification biologique (Jean Larose, tech.agr., répondant en agriculture biologique, Marieville, MAPAQ) RÉGION 09 ABITIBI-TÉMISCAMINGUE L’hiver est finalement arrivé.La neige a revêtu la nature de blancheur et de lumière.C’est le temps de faire le point.Le réseau "Vêlages d’été" a obtenu de bons résultats.Après 2 ans de prise de données sur 1 000 vaches réparties dans 15 troupeaux, on a constaté que le vêlage d’été permet d’abaisser le taux de mortalité à 7-8 %, comparativement à 12-14 % dans des entreprises semblables où les vaches vêlent de janvier à mai.Il en ressort qu’on aurait avantage à adapter la période de vêlage au climat lorsque c’est possible.Dans un tout autre ordre d’idée, des producteurs de serre biologiques du Témiscamingue prévoient faire aussi des légumes de champ, biologiques, bien sûr! C’est à suivre prochainement! ?RÉUNION DES RÉPONDANTS EN AGRICULTURE BIOLOGIQUE DU MAPAQ Le 9 novembre dernier, les répondants de toutes les régions du Québec se sont réunis pour regarder ensemble le Plan stratégique de développement "Filière biologique au Québec".Celui-ci a rallié tous les intervenants repré- BlO-BULLE, DÉCEMBRE 1994-JANVIER 1995 ÉCHOS DES sentés à cette Table filière.Deux points majeurs ressortent du document.Premièrement, il faut développer des marchés pour l’agriculture biologique.Il faut pour cela pouvoir reconnaître les produits biologiques parmi les autres produits.Deuxièmement, il faut harmoniser l’action des intervenants pour donner une image forte de l’agriculture biologique.On étudie présentement une nouvelle structure de certification qui serait compatible avec les modèles internationaux.Chacun sera avisé dès que ce système sera opérationnel.On espère que ce sera dans le courant de l’hiver.Lors de cette rencontre, M.Jean-Marc Aubé, inspecteur pour différentes agences de certification, est venu nous parler de ses expériences d’inspection en Amérique latine.Son travail en Amérique latine l’a amené à inspecter des regroupements de 50 à 1 000 producteurs qui possèdent habituellement de 1 à 3 ha en culture chacun et organisés en coopératives, en villages ou sans structure selon le choix que leur laisse le régime politique en place.Dans le cas de l’inspection d’un regroupement, les entreprises inspectées sont choisies au hasard.Il arrive que le groupe au complet ne puisse être certifié.Pour pouvoir adhérer à une certification, les regroupements doivent engager un technicien pour les guider dans leur culture.Les entreprises de transformation sont également inspectées.Les pays visités n’investissent pas dans le développement de l’agriculture, même si cette agriculture apporte des devises étrangères au pays.Marie Provost Répondante en agric.bio.Tél.: (819) 764-3287 RÉGION 10 NORD DE MONTRÉAL ÇA COMPOSTE DANS LA 10 Compost à base de résidus de légumes Le projet de compostage des résidus de légumes (carottes) à Saint-Roch-de-l’Achigan chez Jules Gingras, à Saint-Alexis-de-Montcalm (crucifères) aux Productions maraîchères Mailhot, en collaboration avec le Collège MacDonald, dont Mme Katherine Stewart et M.Tim Paulitz sont les représentants, est commencé depuis le 1er novembre.Ce projet est supporté financièrement par le consortium sur le compostage pour une durée de deux ans.C’est à suivre! Compost de feuilles à Laval Ville de Laval a procédé à la cueillette de 250 tonnes de feuilles en sacs de papier biodégradables et en vrac.Ces feuilles ont été transportées chez douze producteurs maraîchers à raison d’une vingtaine de tonnes par site, placées en andains qui seront retournés à l’aide d’un retourneur "Sit-tler” que la Ville a acheté et mis à la disposition des agriculteurs ayant reçu des feuilles.Bio-bulle, décembre 1994-janvier 1995 RÉGIONS Du beau compost en vue pour l’an prochain et de la matière organique pour des sols qui en ont besoin.Compost de feuilles à Saint- Jacaues-de-Montcalm Deux cents tonnes de feuilles provenant de Joliette, de Saint-Charles-Borromée et de Notre-Dame-des-Prairies ont été transportées chez deux agriculteurs biologiques de Saint-Jacques-de-Montcalm en vue d’en faire du compost et un excellent amendement organique pour la production de l’angélique et d’autres cultures en rotation avec cette plante.Formation compost Un cours sur le compostage est en organisation pour l’hiver 1995, pour une quinzaine d’agriculteurs et agricultrices de Lanaudière.Yves Lauzon, agr.Répondant en agric.bio.Tél.: (514) 752-6848 BIO-CAPSULE RÉSIDUS DE PESTICIDES DANS L'ALIMENTATION : MAIS QUI S'EN OCCUPE?Non seulement on sait que le lait maternel est contaminé par des résidus toxiques, mais des recherches de plus en plus nombreuses mettent en rapport l’utilisation des pesticides et la présence de résidus de ceux-ci dans l’alimentation avec l'incidence des cancers du sein en particulier.On sait déjà que les pesticides et d’autres substances toxiques tendent à s’accumuler dans les tissus adipeux.Les risques de cancer du sein sont plus élevés chez les femmes de plus de quarante ans, plutôt grasses et qui vivent assez longtemps pour accumuler un taux élevé de ces toxines.Mais qui s’occupe de réglementer et d’enquêter sur la présence de ces résidus toxiques, du moins dans les aliments?Ce sont le ministère canadien de la Santé et Agriculture et Agro-alimentaire Canada qui font ce travail; selon Sally McIntyre, au comité environnemental du Comité d’action national du Conseil du statut de la femme, ils le font très mal, ce travail.Ces autorités gouvernementales sont responsables de l’évaluation des effets à long terme des pesticides sur la santé.À la question suivante : "ûuel est l’impact cumulatif des pesticides?", on répond évasivement : "On ne peut répondre de façon satisfaisante à cette question".Il est certain que cette dernière réponse n’est pas satisfaisante pour les femmes, une sur neuf, qui meurent du cancer du sein chaque année.Toujours selon Sally McIntyre, l’inspection des aliments à la recherche de résidus de pesticides est très relâchée.L’échantillonnage se fait sur une base régulière, au hasard, dans les cinq plus grandes villes canadiennes.On n'échantillonne évidemment pas tous les arrivages de produits alimentaires.Pendant que les analyses sont effectuées sur les produits, ceux-ci pénètrent tout de même le réseau de distribution et, si on découvre une violation des normes, il est trop tard : on ne rappelle pas facilement des aliments.En fait, ii est très rare qu’on fasse un tel rappel, sauf "dans des circonstances exceptionnelles lorsqu’un risque sérieux pour la santé est présent".Si un arrivage est frauduleux, le prochain arrivage du même produit est retenu et inspecté, encore là sur une base aléatoire."Mais ne vous inquiétez-pas, ajoute McIntyre, si Santé Canada n’attrape pas les arrivages frauduleux à la frontière, des inspections sont faites dans les supermarchés".Vous savez, le monsieur qui choisit des oranges à côté de vous au supermarché.Soyez tranquille, voyons! (The Gazette.2 nov.1994) .F.C.IRLANDE : DE L’AIDE POUR LES PRODUCTEURS ‘B/O* Le gouvernement irlandais, dans son nouveau programme agri-environnemental (508 M$), prévoit des subventions pour inciter les producteurs agricoles à pratiquer l’agriculture biologique.Pour se prévaloir de ce programme, les producteurs doivent cultiver un minimum de 3 ha, présenter un plan de culture et répondre à certaines exigences.Les primes accordées sont de 200 $ à 440 $ l’hectare par année.(New Farmer and Grower, été 1994).F.C.?LES BIOPESTICIDES EN HAUSSE Les biopesticides comme le Bt {Bacillus thuringiensis) dérivés d’organismes vivants sont de plus en plus disponibles.Les ventes sur le plan mondial ont été de 50 millions U.S.en 1992.On retrouve présentement sur le marché 104 formulations dérivées de bactéries, 44 de nématodes, 12 de champignons, 8 de virus, 6 de protozoaires et 107 d’insectes variés.(Sustainable Agriculture Week).9 juin 1994) F.C.tu Bio-bulle, décembre 1994-janvier 1995 BIO-CAPSULE POLITIQUE AGRICOLE.BIO?Dans le numéro d’octobre 1994 du Bulletin des agriculteurs, Michel Morrisset, directeur du GREPA à l’Université Laval, énumère quelques éléments de la politique agricole qu'il souhaiterait voir se réaliser en accord avec les aspirations de la société québécoise.Parmi ces éléments, citons ceux-ci : "Développer des productions moins dépendantes des produits de synthèse et généraliser les réseauxd 'avertissements phytosanitaires en fonction du respect de l’environnement et de la baisse des coûts de production"."Pratiquer la médecine préventive en santé animale afin de réduire les coûts, les pertes animales et le risque de retrouver des médicaments dans les produits, et cela, même à l’état de traces"."Développer un créneau de production strictement biologique et implanter au Québec un réseau de distribution spécialisée conçu dans le but de sortir de nos frontières".Que les puissants vous entendent, M.Morrisset! (Bulletin des agriculteurs.oct.1994) F.C.?•« RIEN NE SERT Pourcentage des échantillons DE LAVER.OU D’ÉPLUCHER contenant des résidus toxiques Une étude menée par le Environnemental Working Group and The Pesticide Program du département américain de l’Agriculture (U.S.D.A.) vient de détruire le mythe selon lequel il suffit de laver ou d’éplucher les fruits et les légumes pour être à l'abri des pesticides potentiellement présents.D’après l’échantillonnage analysé (5 592 échantillons), plus de 80 % des céleris, des pêches et des pommes contenaient des résidus de pesticides lorsque préparés pour une consommation normale, c’est-à-dire lavés, pelés et le coeur enlevé le cas échéant.Certains échantillons contenaient jusqu’à 8 pesticides différents, 12 substances cancérigènes et 17 neurotoxines différentes.Même si la présence de la plupart de ces résidus se retrouvait en deçà des normes fixées par l’Agence américaine de protection environnementale, de nombreux mouvements pro-bio font valoir que ces normes sont périmées, qu’elles ne tiennent pas compte de l'effet sur les enfants et de l’accumulation et de la synergie de ces résidus toxiques dans l’organisme.On s’étonne après coup de la présence de pesticides dans le lait maternel, de l’augmentation des cas de cancer, de maladies nerveuses et d’allergies.Nous sommes à des lieues de ce que déclarait Hippocrate : "Que ton aliment soit ton médicament".(Natural Farmer, automne 1994) Pomme % 88,5 Banane 37,1 Brocoli 35,3 Carotte 57,5 Céleri 80,5 Pamplemousse 45,9 Raisin 69,0 Haricot 59,9 Laitue 35,6 Orange 57,8 Pêche 85,3 Pomme de terre 71,1 F.C.?INVENTAIRE DES RÉSIDUS DE TRANSFORMATION ET DE DISTRIBUTION DE L’INDUSTRIE AGRO-ALIMENTAIRE Le Centre québécois de valorisation de la biomasse (C.Q.V.B.) a récemment publié les résultats d’un inventaire sur les résidus de transformation et de distribution de l’industrie agro-alimentaire québécoise.Selon cet inventaire, la transformation agro-alimentaire génère un peu plus de 2 millions de tonnes métriques de sous-produits à l’état brut ou l’équivalent de 300 000 tonnes de matières sèches.Environ 85 % des volumes en matières sèches sont Bio-bulle, décembre 1994-janvier 1995 BIO-CAPSULE valorisés.Le secteur tertiaire, constitué des réseaux de distribution des denrées alimentaires, génère quant à lui 30 177 tonnes de sous-produits à l’état brut, dont 30 % sont valorisés.Les six segments de l’industrie agro-alimentaire qui génèrent actuellement les plus grands volumes de sous-produits non valorisés sont, par ordre d’importance d’industrie des produits secs (ex.: biscuiterie), l’industrie des fruits et légumes, l’industrie de la bière, la distribution alimentaire, l’industrie de la pêche et l’industrie laitière.(C.Q.V.B., Alimentation animale : opportunités de valorisation des sous-produits de transformation agro-alimentaire, 2e trimestre 1994, (418) 657-3853) F.C.?¦* SOMATOTROPHINE BOVINE : QUI EN VOUDRAIT?Les ministres de l'Agriculture de l’Union européenne devront décider avant la fin de l’année s’ils prolongent ou non l’interdiction d’utiliser la somatotrophine bovine recombinée (STbr), ou hormone laitière (voir Nature & Progrès, nos 120, 114 et 107).Produite par génie génétique et vendue par Monsanto depuis février 1994 aux États-Unis ainsi que dans d’autres pays, la STbr permet une augmentation de la production de lait de l’ordre de 20 %.Celle-ci ne va pas sans problèmes de santé pour les vaches (mammites, troubles de la reproduction et du métabolisme) et nécessite un suivi constant des animaux, une augmentation des frais vétérinaires et une alimentation optimale.Elle intéresse donc essentiellement les élevages intensifs.Une aberration au regard de tous les efforts entrepris depuis des années pour résorber la surproduction laitière en Europe et maintenir des petits élevages extensifs qui entretiennent l’espace rural.Le dossier sanitaire est loin d’être clos.On évoque maintenant des atteintes possibles au système immunitaire des vaches.L’augmentation notable de la teneur du lait en un facteur de croissance insulinique semblable à celui des humains pourrait également perturber chez l’homme l’action régulatrice de ce facteur.Pour contrer la campagne de lobbying des fabricants, l’Alliance paysans-écologistes-consommateurs ainsi qu’un grand nombre d’organisations en Europe se mobilisent et préparent des actions symboliques et spectaculaires pour tenter d’alerter l’opinion et obtenir l’interdiction définitive de l'usage de la STbr en Europe.(Nature et Progrès.no 141, nov.-déc.1994) F.C.?SOMATOTROPHINE BOVINE : NOMINATION DES 7 MEMBRES DU GROUPE DE TRAVAIL Les 7 membres qui composent le groupe de travail sur la somatotrophine bovine (STbr) sont connus.Le gouvernement a créé ce groupe à la suite des recommandations formulées par le Comité permanent de l’agriculture et de l’agro-alimentaire en avril dernier : Mme Ruth Jackson, de l’As- sociation des consommateurs du Canada, Terry Clark, de Provel division de Eli Lilly Canada; David Head, d’industrie Canada, Ray Mowling, de Monsanto Canada, Peter Oosterhoff, de la Fédération canadienne des producteurs de lait, Dale Tulloch, du Conseil national de l’industrie laitière du Canada, Brian Morrissey, sous-ministre adjoint à la recherche à Agriculture et Agro-alimentaire Canada, qui, incidemment, a déjà été confirmé président de ce groupe.Le 3 octobre dernier, le groupe s’est réuni pour une troisième fois afin de se pencher sur son mandat et sur les quatre tâches confiées par le Comité permanent.Ces tâches seront exécutées pendant la période de report volontaire de la vente et de l’utilisation de la STbr au Canada jusqu’au 1er juillet 1995.Les tâches comprennent : - une analyse, par Agriculture et Agro-alimentaire Canada, des coûts et des avantages pour le secteur laitier canadien, y compris une estimation des coûts d'un système parallèle; - la préparation, par Santé Canada, d’un document de travail sur l’innocuité de la STbr pour la santé animale et humaine; - un examen de l’effet de la STbr sur le germoplasme animal, mené par le Comité d’évaluation génétique, par les fabricants de même que par Agriculture et Agro-alimentaire Canada; Bio-bulle, décembre 1994-janvier 1995 BIO-CAPSULE - une surveillance constante des réactions des consommateurs américains à l’égard de la STbr, assurée par Industrie Canada et par Agriculture et Agroalimentaire Canada.Notons en passant la présence sur ce comité du représentant de la compagnie Monsanto qui produit et commercialise la somato-trophine bovine, normal ou non?Santé Canada n’aura pas, par ailleurs, à s’interroger longtemps sur l’innocuité du produit utilisé sur la vache laitière, Monsanto fournit à l’achat du Posilac (STbr) toute une liste d’effets secondaires qui peuvent affecter le pauvre animal et sa progéniture.F.C.?LUTTE BIOLOGIQUE : TOUJOURS BONNE PREMIÈRE, LA COCCINELLE La firme Bio-Contrôle de Sainte-Foy se lancera prochainement dans la production à grande échelle de la coccinelle maculée.Ces petits prédateurs serviront à compléter les recherches menées depuis 15 ans par un groupe de chercheurs de l’Université du Québec à Montréal (UQUAM), qui concluait récemment que la coccinelle maculée pouvait s’avérer aussi efficace que les insecticides chimiques pour lutter contre les ravageurs de certaines cultures.Dès cet été, des milliers de coccinelles seront lâchées dans des champs soumis à l’essai et selon Daniel Coderre, responsable de cette recherche à l’UQUAM, la coccinelle maculée sera le pre- mier insecte à être utilisé sur une base scientifique, comme agent de lutte biologique en pleine nature au Québec.Ce sont les larves de coccinelles qui sont utilisées; elles sont très voraces (4 à 5 pucerons à l’heure), restent sur place, sont polyphages et peuvent même s’attaquer au doryphore de la pomme de terre.La firme Bio-Contrôle, qui a développé conjointement le procédé pour la production de masse de la coccinelle, prévoit rejoindre dans un premier temps les producteurs biologiques engagés dans les cultures maraîchères (pommes de terre, choux) ou fruitières (fraises, framboises).On prévoit aussi faire une percée avec la coccinelle dans les cultures en serre.Le Jardin botanique de Montréal participe déjà à des essais.De plus, chez Bio-Contrôle, on produira une petite guêpe parasite, Trichogramma.Elle sera utilisée en plein champ contre les larves des lépidoptères (piéride, arpenteuse, etc.) qui s’attaquent aux cultures de crucifères (choux, brocoli, etc.) F.C.CROYEZ-VOUS QUE L’ESPACE OCCUPÉ PAR CE TEXTE PEUT REJOINDRE VOTRE CLIENTÈLE?LA RÉSERVATION D’ESPACE PUBLICITAIRE POUR LE NUMÉRO DE FÉVRIER-MARS DE BIO-BULLE DOIT SE FAIRE AVANT LE 15 JANVIER Pour connaître nos tarifs avantageux : Publicité Luc Allard (418) 856-1110 1-800-463-1351 Bio-bulle, décembre 1994-janvier 1995 COMPOSTAGE LE VERMICOMPOSTAGE C’EST BIEN MEILLEUR Si on veut rétablir la fertilité de nos sols agricoles, on devra rapidement remplacer les engrais de synthèse par des engrais organiques; le vermicompostage pourrait bien favoriser cette transition."Le "vermicompost" dépasse tous les fertilisants commerciaux que je connais", déclare Clive Edwards, entomologiste à Ohio State University, qui a consacré plus de 20 ans de sa carrière à l’étude des vers de terre."La proportion des éléments minéraux contenus dans les déjections de vers de terre n’est pas très élevée si on la compare à celle des fertilisants chimiques, et le facteur déterminant de la valeur nutritive de ces déjections réside dans l’intensité de l’activité microbienne.En effet, elle est de 10 à 20 fois supérieure à celle du sol ou de la matière organique que les vers ingèrent", déclare-t-il.Dans une recherche menée à Pune, en Inde, on a réussi à obtenir un rendement moyen de 37 tonnes/ha dans la vigne en appliquant, sur une période de 5 ans, du vermicompost à raison de 5 tonnes/ha chaque année.Ces rendements dépassent les rendements obtenus avec la fertilisation conventionnelle lors de la même étude.Des chercheurs de University of Agricultural Sciences à Dharwad, en Inde, estiment que les vers de terre peuvent réduire des résidus de cultures et produire de 8 à 10 ton- nes de vermicompost par année sur une surface de travail de 100 mètres carrés.À Portland, un projet de vermicompostage automatisé permet de produire du vermicompost à partir de résidus provenant de restaurants, d’arrière-cours et de potagers.Au lieu d'aller remplir le site d’enfouissement sanitaire qui réclame 80 $ U.S.la tonne pour ces résidus, ces derniers sont acheminés vers le site de vermicompostage qui les accueille pour 65 $ U.S.la tonne.Les vers sont installés en lits qui mesurent 3 m de largeur sur 1 mètre de profondeur sur 37 mètres de longueur.Les résidus sont préalablement moulus et appliqués mécaniquement par un système en forme de portique qui circule au-dessus des lits.Les résidus moulus sont appliqués à un taux de 2,5 cm à la fois.On recueille environ 2,5 cm de vermicompost par jour à l’aide d’un tamis installé sous les lits.De cette façon, on obtient un compost parfait en 30 jours.Ce vermicompost est vendu 25 $ U.S./tonne.On expérimente aussi au Biosys-tem Reseach Group, en Angleterre, l’utilisation des vers dans les andains de compost.Ainsi, après la phase de chauffage (thermophi-le) du compost, on introduit des vers dans l’andain.On accélère ainsi le processus de maturation de la matière organique, et on obtient une stabilisation plus rapide du compost.Au B.R.G., des études essaient maintenant de déterminer la période idéale pour l'introduction des vers dans la masse de compost.Chez Joseph Roberts, président de Resource Conversion Corporation, basée à La Jolla en Californie, on combine justement les deux types de compostage.C’est seulement après avoir subi une phase thermophile active de 3 à 15 jours que les résidus organiques (fumier, verdure et produits ligneux) sont donnés aux vers.Pendant la phase thermophile du compostage, les graines de mauvaises herbes et les agents pathogènes sont détruits et les vers transforment le produit de ce premier compostage à environ trente jours.Il en résulte un vermicompost exempt d’organismes indésirables, car certains agents pathogènes ne sont pas détruits en passant dans le système digestif du ver seulement.Malgré l'absence de problèmes connus liés à l’utilisation de vermicompost qui n’aurait pas subi un compostage avec phase thermophile, ce préconditionnement des matières à composter par les vers semble être la voie à suivre pour répondre à des exigences d’innocuité du produit final.Par ailleurs, les consommateurs sont prêts à payer un bon prix pour le ?Bio-bulle, décembre 1994-janvier 1995 COMPOSTAGE vermicompost.Dans la région de San Diego, on vend un vermicompost, "Vermigro", emballé qui va chercher dans les 120 $ U.S.la tonne, ce qui représente 3 fois le prix payé pour un compost ordinaire.Le carnet de commande de la compagnie est plein, on ne suffit pas à la demande.Le vermicompost est plus facile à utiliser, de texture très fine, il dégage très peu d’odeur, bénéficie d’une activité microbienne accrue et, surprise, il contient bien souvent des oeufs de vers prêts à éclore.(D'après Bio-Cvcle.oct.1994) •* François Chalifour Quelques adresses pour le vermicompostage EARLY BIRD ECOLOGY & BAIT FARMS LTD R.R.#1 Smithville (Ontario) LOR 2A0 Tél.: (905) 643-4252 Lombricompostage et déjection de vers de terre ENVIRO-GANICS Sandra Kandracs P.O.Box 20241 Grantham Postal Station Saint-Catharines (Ontario) L2M 7W7 Tél.: (905) 646-8690 Vermicompostage ENVIRONMENTAL EARTHWORM PRO-JECTS INC.Frank Stevenson 8114 Port Said St.Orlando FL 32813 U.S.A.Tél.: (407) 678-6454 Vermicompostage FERME EUGÉNIA Madame Johanne Dubé 197, route 2 Ouest Bic (Québec) GOI 1B0 Tél.: (418) 736-5114 Téléc.: (418) 736-5222 Vermicompostage OREGON SOIL CORPORATION Dan Holcombe 17810 SSW Bunker Oak Rd Aloha OR 97006 U.S.A.Tél.: (503) 629-5933 Vermicompostage ORIGINAL VERMITECH SYSTEMS LTD Albert Eggen 2328 Queen Street East Toronto (Ontario) M4E 1G9 Tél.: (416) 693-1027 Vermicompostage RESOURCE CONVERSION CORP.Joseph Roberts 7825 Fay Ave., bureau 380 La Jolla CA 92037 U.S.A.Tél.: (619) 551-4800 Vermicompostage ELEVEURS # Æàük : t» 'Ti ¦'ïî8p agro»mcr AGRICULTEURS - HORTICULTEURS JARDINIERS AMATEURS FARINE DE VARECH ENTIER DÉSHYDRATÉ SAINE ALIMENTATION ANIMALE EXCELLENTE FERTILISATION BIOLOGIQUE COMPOSITION Matière organique Vitamines Minéraux Hormones naturelles de croissance Éléments nutritifs naturels QUALITÉS Anti-stresseur biologique Régénérateur de sol Fortifiant Supérieur aux algues récoltées en Islande Améliore le rendement Réduit les coûts ENTIEREMENT NATUREL AGRO-MER enr., 25 rue Roy, C.P.1128, Trois-Pistoles, GOL 4K0 Tél.: (418) 851 -2181.No d’enrg.990239 Bio-bulle, décembre 1994-janvier 1995 GRANDES CULTURES MAUVAISES HERBES CONTRÔLE MÉCANIQUE VS HERBICIDES Encore une fois, une étude américaine vient prouver la supériorité du contrôle mécanique des mauvaises herbes dans le mais.Meilleur rendement, meilleure performance économique.Cette étude de trois ans réalisée par le National Resource Conservation District (N.R.C.D.) du comté d'Essex, au Vermont, a débuté au printemps 1990.Contexte expérimental Le dispositif d’essai comportait 3 parcelles de maïs avec contrôle mécanique, 3 parcelles avec herbicide et 3 parcelles témoins.Le maïs a été semé, pour les trois années, dans la semaine du 15 mai et des observations ont été prises à toutes les deux semaines jusqu’à la récolte (octobre 1990-1992/septembre 1991).Chaque année, les parcelles avec herbicides ont été arrosées (Bla-dex 4 L et Dual 8E) dans un intervalle de deux semaines après le semis.Les parcelles sous contrôle mécanique ont été travaillées à l’aide d’un "rolling cultivator*" à trois reprises en 1990 et à deux reprises en 1991 et 1992.Les principales mauvaises herbes présentes pendant ces trois an- nées d’expérimentation étaient le chou gras, la moutarde, la barba-rée vulgaire, la digitale, le chiendent, le souchet et le liseron des champs.* Sarcloir semblable à la houe rotative, mais avec des roues dentées plus petites groupées par quatre sur un axe.Les roues peuvent être orientées obliquement de façon à leur donner plus de mordant.À ce moment, en passant entre les rangs, on déchausse un rang tout en rechaussant l’autre.Cet outil s'utilise à une vitesse plus lente que celle pratiquée avec la houe rotative (18 à 25 km/h).Le "rolling cultivator‘ s’apparente au "rotary cultivator" décrit par John Deere dans son “Fondamental Machinery Operation" et à la bineuse en étoile d’Hatzenbic-hler.Léon Guertin, LT.A.de Saint-Hyacinthe, (514) 778-6504.Des résultats et des observa- tions Au point de départ, la constatation la plus intéressante de l’étu- de, c’est qu’il n’y a pas de différence significative entre les parcelles soumises aux herbicides et celles contrôlées mécaniquement.Un contrôle adéquat et équivalent des mauvaises herbes a été obtenu avec les deux méthodes.En fait, à la suite de l’été anormalement sec de 1991, le contrôle a été meilleur dans les parcelles avec contrôle mécanique.Le type de sarcloir utilisé a très bien fonctionné avec les mauvaises herbes jeunes, que ce soit des mauvaises herbes à feuilles larges ou des graminées, mais n’est pas très efficace lorsque les mauvaises herbes sont à maturité et qu’elles forment des îlots plus denses.Ce sarcloir crée un léger billon entre les rangs et détruit les mauvaises herbes en les arrachant ou en les enterrant.Sauf pour le liseron des champs, le contrôle a été satisfaisant.Le tableau suivant nous donne les rendements moyens obtenus sur trois ans selon les pratiques appliquées.La principale contrainte du contrôle mécanique des mauvaises herbes observée dans le contexte de ces essais a été le synchronisme des opérations culturales.?Bio-bulle, décembre 1994-janvier 1995 GRANDES CULTURES RENDEMENTS MOYENS OBTENUS SUR TROIS ANS (MAÏS) Herbicides Plante entière ton ne/ha Matière sèche % Matière sèche tonne/ha 44,33 32,89 14,58 Contrôle mécanique 45,52 36,61 15,76 Parcelle témoin 29,85 32,97 10,65 fessor, tél.: (802) 676-3900, UVM Extension System, Essex County Agricultural Center, Guildhall, VT 05905; ou Dennis Kauppila, Extension Assistant Professor, tél.: (802) 748-8177, UVM Extension System, Hcr-31, Box 436, Saint-Johnsbury, VT 05819.« François Chalifour Si les mauvaises herbes ne sont pas contrôlées dès leur émergence, le contrôle subséquent sera difficile.Cela signifie que le producteur doit intervenir très tôt dans la saison, et c’est précisément à ce moment que la première coupe de foin s’annonce.Il est évident, par ailleurs, que les conditions climatiques (pluie) qui prévalent à ce moment de l’année peuvent nuire au contrôle mécanique.Après trois ans de recherche, les chercheurs arrivent aux conclusions suivantes.Premièrement, le contrôle optimum des mauvaises herbes aurait été facilité si on avait utilisé une houe rotative à une ou deux reprises jusqu’à ce que le maïs ait atteint 3 pouces.Par la suite, le contrôle aurait été plus efficace pour les mauvaises herbes entre les rangs avec le "rolling cultivator", alors que le maïs aurait mieux supporté l'effet de rechaussement provoqué par ce type de sarcloir.Deuxièmement, un autre type de sarcloir, le danois avec des dents en forme de S, aurait travaillé, de l’avis des chercheurs, plus efficacement que le "rolling cultivator".Troisièmement, après trois ans, on a observé une recrudescence des mauvaises herbes tels le souchet et le liseron.Ceci indique le besoin de chercher plus loin pour assurer un parfait contrôle des mauvaises herbes, sinon les producteurs devront revenir aux herbicides pour contrôler des espèces plus coriaces.Finalement, il semble essentiel de préparer un lit de semence bien ferme pour assurer une levée uniforme et rectiligne, les rangs parfaitement parallèles se travaillant plus aisément.En dernier lieu, une analyse sommaire des données économiques de l’essai porte à croire que le contrôle mécanique des mauvaises herbes est légèrement moins coûteux que l’utilisation des herbicides.Ainsi, pour 20 hectares de maïs, on a calculé des coûts d’opération de 3 350 $ U.S.avec les herbicides et de 2 328 $ U.S.avec le contrôle mécanique.Même en calculant des paiements de 884 $ U.S.pour un prêt engagé dans l’achat du sarcloir, le contrôle mécanique est encore avantageux.Pour plus d’informations sur cet essai, vous pouvez contacter les chercheurs qui ont mené cette recherche : Richard LeVitre, Extension Assistant Pro- Bio-bulle, décembre 1994-janvier 1995 GRANDES CULTURES DES CULTIVARS D’AVOINE POUR LA PRODUCTION CÉRÉALIÈRE BIOLOGIQUE Depuis 1991, le Centre d’agriculture biologique de La Pocatière, en collaboration avec la Ferme expérimentale d‘Agriculture Canada à La Pocatière, tente de répondre à la question suivante : "Existe-t-il des cultivars de céréales mieux adaptés à la production biologique?" Pour répondre à cette question, nous avons réalisé des essais sur les cultivars d’avoine normalement recommandés par le Conseil des productions végétales du Québec (C.P.V.Q.).Des cultivars d’orge, à l’essai depuis 1991, feront l’objet d’un article dans le prochain Bio-Bulle.Par ailleurs, dans un essai, entrepris en 1994, nous avons comparé les rendements de 14 cultivars d’avoine, tous recommandés au C.P.V.Q., sur 2 sois : un loam pierreux (série Dessains) en production biologique depuis 5 ans sur la Ferme Pocatoise à La Pocatière et un loam limono-argileux (De l’Anse) en transition dans sa deuxième année.Ces deux essais étaient réalisés en parcelles avec 4 répétitions de chaque cultivar pour chaque traitement et chaque sol, de façon à pouvoir faire l’analyse statistique des résultats.Les cultivars d’avoine On constate dans cet essai que les sols la série De l’Anse sont plus fertiles que ceux de la série Dessain, et cela s’esi reflété par des rendements plus élevés de grains et de paille.La date de semis a pu aussi jouer un rôle.Le semis a été effectué le 26 mai sur De l’Anse et le 5 juin sur Dessain.Sur ce dernier site, malgré des différences importantes de rendements entre cultivars, il n’y a pas eu de différences significatives sur le plan statistique.On attribue ce résultat à un problème d’érosion du sol survenu peu après le 5 juin et provoquant des mouvements des graines semées, ce qui a amené des résultats inégaux d’une parcelle à l’autre pour un même cultivar.Sur le sol De l’Anse, on peut identifier un groupe de tête et un groupe de queue en ce qui concerne les rendements de grains.Dans le groupe des meilleurs rendements, on retrouve : Rigodon, Sylva, Donegal, Ultime, Baldwin et Nova.Dans le groupe des moins bons rendements de grains on retrouve : Appalache, Lamar et les 3 cultivars d’avoine nue (AC Lotta, AC Hill et AC Percy).Les 3 autres cultivars, Marion, Capital et Laurent, se retrouvent dans une catégorie intermédiaire pas nécessairement différente des deux autres.Les 3 cultivars d’avoine nue ont rencontré certains problèmes : germination faible au champ, maturité longue à atteindre et repousse secondaire.On suppose que ces cultivars ont souffert des conditions exceptionnellement humides du sol à l’été 1994.Sur la Ferme La Pocatoise, la variété Marion a semblé mieux se classer que sur le sol De l’Anse, mais, là aussi, les cultivars d’avoine nue ont présenté les mêmes problèmes, à un point tel que 2 des 3 cultivars n’y ont pas été récoltés.On obtient un classement comparable des cultivars selon nos rendements et ceux du guide des cultivars recommandés du C.P.V.Q.pour la région 02.Cependant, nos écarts sont plus importants entre les meilleurs et les moins bons cultivars.Il est difficile de mettre le doigt sur la ou les raisons de cet effet : plus grande dépendance à la fertilisation de certains cultivars ou plus grande sensibilité aux conditions de sol et de climat particulièrement humide en début de saison cette année.Cela démontre l’importance d’essayer quelques cultivars chez soi.?Bio-bulle, décembre 1994-janvier 1995 GRANDES CULTURES Les résultats présentés ici ne constituent pas des recommandations, car les essais dans l’avoine n'ont été effectués que sur 1 an et ils sont valides pour la région et les sols de notre région.< Robert Robitaille, agr.ESSAI DE CULITVARS D’AVOINE - 1994 CULTTVAR RENDEMENT DE GRAINS (kg/ha) RENDEMENT DE PAILLE (kg/ha) De l’Anse Dessain De l’Anse Dessain Rigodon 4 664 a 3 130 5 624 abc 3 748 Sylva 4 595 ab 2 771 5 742 abc 3 017 Donegal 4 195 abc 2 650 5 538 abc 2 998 Ultima 4 161 abc 3 165 5 430 abc 3 241 Baldwin 3 991 abc 2 011 6 384 ab 2 898 Nova 3 955 abc 2 101 5 071 abc 2 845 Marion 3 742 bc 3 375 5 331 abc 3 707 Capital 3 590 cde 2 657 5 127 abc 3 106 Laurent 3 443 cde 1 781 5 639 abc 2 573 Appalache 2 973 def 2 952 4 704 bc 3 309 Lamar 2 827 efg 2 363 6 097 ab 3 266 AC Lotta 2 329 gf 1 979 5 496 abc 3 364 AC Hill 1 922 gh 7 053 a AC Percy 1 321 h 3 505 c Moyenne 3 438 2 574 5 517 3 167 C.V.18,52 34,5 19,39 28,9 F 8,82 1,33 1,95 0,55 Probabilité *** N.S.Tendance N.S.D.de liberté 35 31 35 31 Les cultivars dont les rendements sont suivis de la même lettre ne donnent pas des rendements qui sont significativement différents.Bio-bulle, décembre 1994-janvier 1995 iP O M M E _________ POMICULTURE BIOLOGIQUE CONFUSION SEXUELLE DU CARPOCAPSE Dans le cadre d'un programme d'aide à l'innovation technologique, nous avons expérimenté en 1992 la technique de confusion sexuelle du carpocapse de la pomme.Pour situer les éléments dans leur contexte, disons qu’il s’agit d’un verger en production biologique certifiée, que la pression du carpocapse était très forte (11 % des pertes à la récolte en 1991).La roténone et le BT (Bacillus thurin-giensis) ne donnant que des résultats moyens, il fallait essayer autre chose.La technique de confusion sexuelle consiste à disperser dans le verger, à l’aide de diffuseurs semi-perméables, une phéromone synthétique pareille à celle émise par la femelle pour attirer le mâle.Si l’opération réussit, l’accouplement n’a pas lieu et le cycle de l’insecte est brisé : pas d’accouplement, pas d’oeufs fertiles, pas de larves, pas de papillons.Voyons les résultats obtenus.La première année, les pertes à la récolte ont chuté à 2 % pour se stabiliser à 5 % en 1993 et 1994.Il faut mentionner qu’un bloc en début de production n’a pas été protégé et qu’un seul ramassage de pommes affectées par le carpocapse a été fait en 1994.Nous croyons donc que la confusion sexuelle combinée à une hygiène stricte du verger pourrait être l’unique moyen de contrôle du carpocapse.Si le verger était carré au lieu d’être rectangulaire comme c’est le cas ici, l’effet de bordure serait diminué.Chose certaine, la confusion sexuelle est la meilleure solution en exploitation biologique.Une fois maîtrisé le problème du carpocapse, d’autres ravageurs posent autant de défis de taille.Les recettes magiques n’existent pas en pomiculture biologique! Alain Désilets Jean Larose ?FERTILISATION BIOLOGIQUE AU VERGER DU CENTRE DAGRICULTURE BIOLOGIQUE DE LA POCATIÈRE La culture de la pomme est une grande consommatrice de pesticides.Elle est donc l’une des productions où il y a le plus de travail à faire pour développer des techniques de production durables.Un projet du Centre d’agriculture biologique de La Pocatière sur la production en verger biologique a débuté en 1991.Une partie du projet visait à transférer chez des producteurs de l’est du Québec certains aspects de régie biologique développés depuis 1986 au verger de la Ferme expérimentale d’Agriculture Canada à La Pocatière dans le cadre des cours en culture écologique de l’I.T.A.de La Pocatière.Il s’agit de la fertilisation et du contrôle de l’orthosie verte, de la tordeuse à bandes obliques, du puceron vert, du tétranyque rouge et de la tavelure.Une autre partie consistait à mettre au point des éléments de régie : méthode d’épandage du compost au verger, contrôle de la mouche de la pomme, du carpocapse et de la punaise terne, optimisation de l’utilisation du soufre pour le contrôle de la tavelure, acquisition d’information sur les dates de présence des ravageurs dans les vergers de la région du Bas-Saint-Laurent.Le projet en est maintenant à mi-parcours et un rapport a été produit concernant certains aspects : transfert de la régie de fertilisation et de contrôle des ravageurs développée à La Pocatière chez 2 producteurs de l’est du Québec et mise au point d’une méthode d’épandage du compost au verger.Nous ferons, ici, un résumé des résultats obtenus au plan de la fertilisation.Les autres aspects seront traités dans d’autres parutions de Bio-bulle.La régie de fertilisation était constituée d’un apport d’environ 10 à 20 t/ha de compost jeune de fumier apporté annuellement au pied des arbres sous le feuillage.De la chaux a été apportée dans les 3 vergers sur toute la surface lorsque le pH du sol le nécessitait.Chez les producteurs dont les vergers étaient en régie conventionnelle en début de projet, les niveaux de fertilité du sol étaient plus faibles au départ et il a fallu faire des apports importants de phosphate naturel (500 kg à 1 000 kg/ha) ?Bio-bulle, décembre 1994-janvier 1995 et de sul-po-mag (±200 kg/ha) à un moment particulier.La fertilisation était complétée par des apports foliaires d’émulsion de poissons au stade calice et des apports de Ca, de Mg, de Bo et de Zn au besoin.Les résultats obtenus ont été plutôt satisfaisants.En début de projet, chez un des producteurs, la vigueur était trop forte et chez l'autre, elle était trop faible.Au cours du projet, la vigueur des arbres des trois vergers a eu tendance à se stabiliser à un niveau qu’on recherche en général pour ce genre de production, soit entre 20 et 30 cm de longueur de pousse annuelle.Le feuillage avait belle apparence chez les 3 producteurs, sauf en 1991, où on a vécu une sécheresse importante.Cependant, pour les jeunes arbres, le niveau d’azote foliaire était un peu juste.Les vergers des producteurs avaient été plantés entre 1989 et 1991, et il est donc difficile de tirer des conclusions sur les faibles rendements obtenus pendant ces années.Au Centre d’agriculture biologique de La Pocatière, les rendements ont été mesurés sur des arbres de 19 à 25 ans.Les rendements obtenus ont été très acceptables pour les cultivars les plus adaptés à la région : Lobo, Macintosh et Impérial (une lignée de Macintosh).Sur porte-greffe standard, on peut s’attendre à obtenir dans l’est du Québec de 136 à 145 kg/arbre (CREAQ) et on a obtenu, en moyenne pour les 3 ans, 126 à 168 kg/arbre sur Malus Robusta 5.Sur des porte-greffes nains, on s’attend à environ 36 kg/arbre après la septième année, et on a obtenu pour Impé- rial et Macintosh, en moyenne pour les 3 ans, 61 et 80 kg/arbre.La grosseur et la coloration des pommes de ces variétés a, la plupart du temps, été suffisante pour classer les fruits dans la catégorie Canada Fantaisie.Voilà pour les résultats positifs.Il y aurait, cependant, certaines améliorations à apporter à la fertilisation, car nous avons appliqué le phosphate naturel à des doses généralement recommandées pour ce produit.Cependant, il s’est avéré que le phosphate naturel utilisé (provenant de Tunisie) était très disponible.Il y a eu accumulation importante dans le sol et il en est résulté des niveaux foliaires de Zn et de Cu près des seuils de carence à cause d’un antagonisme entre ces éléments et le phosphore.Il faudrait donc avec le phosphate de Tunisie couper ces doses par deux ou même plus.De plus, il semble que les apports de compost en surface permettent une bonne nutrition en potassium, mais pas optimale en calcium et en magnésium.Ceci est probablement dû au fait que ces deux éléments migrent moins facilement dans le sol.Il faudrait donc mettre un peu plus l'accent sur les apports de calcium et de magnésium.En résumé, pour les arbres adultes, lorsque le verger est en production biologique depuis longtemps, une fertilisation avec 10 à 20 t/ha de compost semble correcte avec un apport supplémentaire de calcium et de magnésium sous forme de chaux dolomitique lorsque le pH du sol le permet ou sous forme de gypse et de sel d’Epsom.Au niveau foliaire, on devrait continuer les apports de calcium et de magnésium.Pour les jeunes vergers, la dose de compost devrait être rehaussée un peu.•* Robert Robitaille, agr.Bio-bulle, décembre 1994-janvier 1995 MODE D’EMPLOI LUTTE BIO EN SERRE : SAFERS CANADA NE DISTRIBUE PLUS LES PRODUITS *KOPPERV À l’avenir, les produits "Koppert" assureront leur propre distribution.Les agents de lutte biologique seront toujours disponibles chez Koppert Biological Systems Canada Ltd et le service en français est assuré par Mme Jocelyne Stevens au 1-800-567-4195.Cependant, les produits "Koppert" sont distribués au Québec par le Groupe horticole Ledoux inc., (514) 798-2785.À L’ESSAI : NOUVEAU PRÉDATEUR CONTRE LE THRIPS De son nom scientifique, Deraeo-coris brevis, cet insecte qui ressemble à Orius sp.se nourrit du thrips des petits fruits et particulièrement au stade adulte.On croit l’utiliser idéalement en combinaison avec Amblysius cucumeris qui, lui, s’attaque aux thrips sous forme de lan/e.Disponible chez Plant-Prod Québec au 1-800-361-9184.André Carrier Répondant en agric.bio.Région 03; tél.: (418) 397-6825 ?UNE CURE AU PURIN Des recherches menées en Allemagne et en Israël confirment le pouvoir protecteur du purin de compost.Les deux études ont constaté une baisse importante (50 % à 90 %) de la sévérité des attaques après une aspersion au purin de compost sur la tomate, les poivrons, la vigne, les pommes de terre, les betteraves, les fraises et les haricots affligés par la moisissure grise et divers types de mildiou.On croit que les purins de compost agissent de deux façons : en stoppant la croissance des organismes responsables de la maladie et en améliorant la résistance des plantes à la maladie.Le meilleur niveau de contrôle a été obtenu avec un purin de compost vieilli (fermenté) pendant 10 à 14 jours.Il est très facile de préparer son propre purin de compost.Choisir un compost âgé d’au moins 3 à 8 mois et de préférence d’origine animale.Pour une partie de compost, ajoutez cinq parties d’eau, bien mélanger et laisser fermenter de 10 à 14 jours, à l’extérieur (ça pue).Filtrer et laisser déposer les sédiments.Emplir le pulvérisateur en filtrant à nouveau.À l’apparition des symptômes de maladie, pulvérisez sur toute la plante en prenant bien soin d’atteindre toute partie cachée.Le purin de compost ne fera pas disparaître la maladie totalement, mais stoppera sa progression.Prenez bien soin de laver les fruits ou les légumes aspergés avant de consommer.(D’après Organic Gardening, novembre 1994) F.C.BASIUC FRAIS : POUR LUI ASSURER UNE LONGUE VIE.DE TABLETTE La vie de tablette, c’est pas toujours drôle, même pour le basilic.C’est pourquoi des chercheurs du Michigan State University ont noté leurs observations pour améliorer la durée de vie du basilic sur les tablettes des détaillants.Le basilic frais est emballé dans des sacs de polythène ventilés.La bonne tenue du basilic frais (absence de feuilles jaunies ou tombées et de moisissures) est conditionnée par deux facteurs importants : le moment de récolte et la température d’entreposage.Les tableaux suivants résument les observations des chercheurs.Température d’entreposage (°C) Durée de vie de tablette (jours) 0 1,6 5 3,2 10 8,3 - 15 12,5 20 7,3 25 6,8 Moment de la récolte Durée de vie de tablette (à 15° C) 2 a.m.11 6 a.m.9 10 a.m.13 2 a.m.13 4 a.m.13 — 6 a.m.17 10 a.m.16 [/fl F.C.Bio-bulle, décembre 1994-janvier 1995 MODE D’EMPLOI UN NOUVEAU FOURNISSEUR DE SEMENCES BIOLOGIQUES C'est un organisme à but non lucratif, le Peacable Kingdom School du Texas, qui offre gratuitement son catalogue essentiellement rempli de variétés de légumes, d’herbes et de fleurs, variétés anciennes, à pollinisation ouverte et cultivées de façon biologique.Pour recevoir le catalogue, envoyez une enveloppe pré-adressée à : Peacable Kingdom School, Box 313, Washington, TX 77880.F.C.?À URE D’excellents articles sur la fabrication et l’utilisation de tunnels, un plan pour fabriquer un tunnel pour moins de 50 $, les couches froides, tout pour allonger la saison de production.pour la prochaine saison évidemment.Dans le numéro de novembre 1994 d’Or-aanic Gardening.F.C."NOTRE BOEUF EST AUX P1TTS OIGNONS" À la ferme Biocénose nous élevons nos animaux avec soins.Ils jouissent d’aliments sains et équilibrés, fourrages, grains et ensilage produits à la ferme sous la marque de certification biologique Québec-Vrai.Les suppléments minéraux et les vitamines servis à nos animaux proviennent de sources naturelles et jamais on ne retrouve dans leur ration, d’antibiotiques, de facteurs de croissance ou d’additifs de synthèse.Nos animaux circulent librement dans l’étable et bénéficient d’une aire d’exercice extérieure accessible à l’année.© "LA VIANDE DE NOS BOEUFS FLATTERA VOTRE PALAIS" - Disponible à l’année - Dans toutes les coupes (à la pièce, en quartiers ou demi-boeuf) - Emballée sous vide - Congelée - À prix compétitif (comprend la découpe, l’emballage et la congélation) - Livraison possible - Certifiée biologique Québec-Vrai Demandez notre liste de prix! Josée Charest, Marcel Thiboutot Tél.: (418) 492-9496 Téléc.: (418) 492-3150 BIOCÉNOSE ENR.2178, La Pinière Ste-Hélène-Kamouraska (Qc) GOL 3J0 ^vO_G/q> U E B Ë Bio-bulle, décembre 1994-janvier 1995 MARCHÉ MARCHÉ DE MASSE : NOUVEAU PRODUIT *6/0* CHEZ.IGA C’est le groupe Oshawa, dont Hudon et Daudelin est la filiale au Québec, qui lance une nouvelle gamme de produits maison sous la marque "Nos Compliments".La philosophie de marché qui porte cette nouvelle marque : offrir aux consommateurs un produit alimentaire de haut de gamme, à un prix populaire et fabriqué avec des matières premières de la plus haute qualité.Du jus frais pour le jus d’orange, du chocolat fin pour les biscuits aux capuchons de chocolat et du maïs biologique pour les tortillas de maïs : eh oui! du maïs biologique certifié par l’O.C.I.A.Avec cette nouvelle gamme de produits, on veut se démarquer des autres marques maison et offrir des produits qui auront le meilleur goût possible.Et ce sont précisément les consommateurs qui ont eu le dernier mot dans tout cela en préférant, lors de la tenue de "groupe-cible" dans tout le Canada, les tortillas de maïs biologique à d'autres tortillas.Elles sont excellentes, je vous l’assure, et pénètrent un marché fort important qui contribuera sûrement à augmenter la notoriété des produits biologiques auprès des consommateurs.Notez que les produits "Nos Compliments" sont disponibles exclusivement au Québec dans les supermarchés IGA et Bonichoix.F.C.?a / o ALLEZ VENDRE VOS TOMATES AILLEURS! M.Guy Lévesque, des Serres Guy Lévesque du Bic dans la région de Rimouski, produit de la tomate et du concombre biologiques depuis 1988 sous la marque de certification Québec-Vrai.Il commercialise une bonne partie de sa production aux États-Unis par l’entremise de deux grossistes montréalais en produits biologiques (Terra Terre et Distribue-Vie) qui acheminent ses tomates principalement vers les marchés de Boston, de New-York et de la Californie.Cette année, la production de tomates a été tardive, ses serres ont commencé à produire vers le 15 juin et il a livré vers ces marchés entre 3 000 et 4 000 Ibs de tomates jusqu’au début de l’automne.La demande est forte pour la tomate biologique sur ces marchés.Bon an mal an, les tomates constituent une part importante du chiffre d’affaires des Serres Guy Lévesque.Pourtant, M.Lévesque aimerait bien écouler une plus grande part de sa production sur les marchés locaux et régionaux, mais les manoeuvres des grossistes et des détaillants qui alimentent le marché de Rimouski ne lui font pas la vie facile.Par exemple, cet été, alors que le concombre de serre conventionnel de l’Ontario se vendait 7 $ la douzaine au détaillant, une grande chaîne de Rimouski a accepté de lui prendre des concombres au même prix que ceux de l’Ontario.N’oublions pas que le concombre de Lévesque est bio dûment certifié, identifié Québec-Vrai et Serres Guy Lévesque, Bic.On retrouve alors les concombres de l’Ontario et les concombres du Bic côte à côte sur l’étalage les derniers à 17 $ la douzaine (1,42 $ ch.) avec la mention qualité supérieure, les premiers à 12$ la douzaine (1 $ ch.).Que fait le consommateur "averti et fier d’acheter local et québécois"?Eh bien, il achète le concombre de l’Ontario.Bel exemple, ma foi! ?Bio-bulle, décembre 1994-janvier 1995 MAR Guy Lévesque énumère, à ma demande, toutes les grandes chaînes alimentaires présentes dans Rimouski qui lèvent le nez sur le produit local, toutes sauf une qui insiste, cependant, pour payer comptant sur livraison afin de soustraire cette commande à la vue des grossistes de la chaîne.Lorsque Guy Lévesque offre son concombre au même prix que celui du grossiste et que le détaillant décide d’acheter le concombre local, eh bien, le grossiste fait comprendre clairement au détaillant qu’il risque de perdre sa marge (de profit) de fidélité, marge que le détaillant acquiert en fonction de la régularité de ses volumes d’approvisionnement (et voilà pour les politiques d’approvisionnements locaux).L’an dernier, dans une grande chaîne bien connue, ils étaient une dizaine de producteurs locaux à fournir des produits; cette année, leur nombre est tombé à trois.Les grossistes font la guerre aux producteurs locaux qui veulent transiger directement avec le détaillant.C’est la loi du marché, et seul le consommateur peut y changer quelque chose en préférant tel ou tel produit et en le faisant savoir au détaillant.Pourtant, à la lumière de l’exemple cité plus haut, la route est encore longue.Guy Lévesque estime d’autre part qu’il est parfaitement capable de fournir sur une base régulière des volumes de légumes d'excellente qualité.Les détaillants ne peuvent lui servir l’argument du manque de disponibilité de ses produits et parce que ses produits ne sont pas présents sur une base régulière sur les étalages, il ne peut espérer développer une habitude de consommation chez d’éventuels acheteurs qui choisiraient son produit pour sa qualité, même à un prix supérieur.Guy Lévesque possède un petit kiosque à la ferme, où il peut écouler une partie de sa production, principalement à la clientèle du village du Bic.Pourquoi les gens viennent-ils acheter ses tomates et concombres?"Parce qu’ils sont bons”, répond-il sans complexe."Parce qu’ils sont bio?", que je lui demande?À peine 5 % à 10 % des consommateurs savent ce que veut dire la mention biologique, croit-il.Quand il leur répond que ses concombres sont bons parce qu’ils sont bio et que le bio, c’est ceci et c’est cela, les gens sont interloqués, méfiants, ils comprennent mal.Pour reprendre l’expression de M.Lévesque, "le bio au Québec ça tire pas fort".À preuve, un détaillant qui croyait dur comme fer vendre des tomates bio parce qu’elles poussaient dans du bran de scie!!! Moi aussi, je l’ai déjà entendu, celle-là, et on l'entendra sûrement encore; il reste beaucoup, beaucoup de travail à faire, non seulement pour faire connaître les produits biologiques, mais pour vraiment mettre sur les étalages des produits locaux, encore plus lorsqu’il s’agit de produits alimentaires essentiels.François Chalifour ?Bio-bulle, décembre 1994-janvier 1995 C H É BIO NOUVEL EMBALLAGE POUR LA TOMATE BIO Le Groupe horticole Ledoux inc.propose aux producteurs de tomates biologiques un nouveau contenant pour commercialiser leurs produits.Il s’agit d’une boîte de carton qui contiendrait dix livres de tomates et sur laquelle serait inscrit : "Produit biologique du Québec".Le Groupe horticole Ledoux inc.fera fabriquer cette boîte si la demande est suffisante.Si ce produit vous intéresse, communiquez immédiatement avec le Groupe horticole Ledoux inc.au (514) 798-2785.André Carrier Répondant en agric.bio Région 03; tél.: (418) 397-6825 ?4 STATISTIQUES DE CONSOMMATION ‘BIO‘ AUX U.SJL .Augmentation des ventes en 1992 : 23 % .Total des ventes en 1992 : 1,5 milliards U.S.Répartition des ventes - Chaînes spécialisées : 1.03 milliards U.S.- Chaînes traditionnelles : 118.3 millions U.S.- À la ferme et à l’exportation : 352 millions U.S.Plus grande proportion des ventes : produits emballés 283,3 millions U.S.Nouveaux produits : 510, introduits aux États-Unis en 1992. il ! üi liHi ¦ i ¦ ! I MARCHÉ BIO .Consommation au moins une fois par semaine : - 14 % -» fruits et légumes biologiques; - 9 % -» grains biologiques; - 7 % -* produits transformés biologiques (% des consommateurs).Pourquoi consomme-t-on "bio"?(% des consommateurs) - 30 % -» à cause des résidus chimiques dans l’aliment conventionnel - 21 % -* pour la saveur supérieure - 11 % -* pour soulager l’environnement F.C.?UN LYS D’OR POUR ECO-DÉLICES C’est un fromage biologique qui a remporté la troisième place dans la catégorie "Fromage à pâte fraîche" lors du Concours du Lys d’or 1994.Le Domiaty est un fromage affiné à pâte molle d’origine égyptienne.Il ressemble à un fromage à la crème légèrement acidulé et salé avec une texture très onctueuse.Il est disponible pour l’instant en petites quantités et dans la région immédiate de la ferme Éco-délices.Richard Dubois, ses frères Raynald et Alain ainsi que Gérard, leur père, sont très fiers de ce succès, mais pas plus que de leurs produits.Fort prisés des connaisseurs, les yogourts d’Éco-délices font fureur sur la côte ouest, à Vancouver, où les pro- duits biologiques connaissent une vague croissante.Le fromage Domiaty, quant à lui, n’est produit que depuis un an et déjà, il s’affiche parmi les grands.Les Dubois visent la qualité avant tout et nui doute que les méthodes de production agricole biologique qu’ils pratiquent leur donnent un avantage certain.Éco-délices, a/s Richard Dubois, Plessisville; tél.: (819) 362-8444 F.C.?LÉGUMES PRÉCOUPÉS : UN MARCHÉ EN HAUSSE Selon Pierre Sauriol, agronome et conseiller en horticulture au MAPAQ, le marché des légumes précoupés connaît une progression fulgurante aux États-Unis.Les marchés à combler sont multiples : chaînes de restaurants (bars à salades), institutions (hôpitaux, hôtels, écoles), industries (soupes, pizzas).On peut aussi retrouver des légumes précoupés dans les distributrices automatiques : salades complètes (romaine, radichio, chou rouge, iceberg et vinaigrette), mini-carottes, brocoli, chou-fleur nature ou accompagné de fromage parmesan, pommes de terre rouges miniatures, radis, poivrons rouges prêts pour la collation.Il existe aussi un marché pour les consommateurs qui désirent des salades toutes prêtes.Les laitues pommées et frisées, les céleris, les carottes, brocolis et choux sont les légumes les plus en demande.Déjà au Québec, il existe des firmes comme Salad Express et Qualité plus qui, visant un marché local, peuvent satisfaire rapidement toutes les exigences.Comme les manufacturiers de ces légumes préparés recherchent une matière première de haute qualité, les producteurs maraîchers biologiques pourraient trouver là une occasion de marché de premier ordre.N’est-il pas largement entendu que le légume biologique a meilleur goût et qu’il se conserve mieux que le légume conventionnel?Deux atouts majeurs à exploiter, car pour la préparation de salades, la qualité, la fraîcheur et le goût doivent y être.Quoi qu’il en soit, on peut s’attendre à ce que les légumes précoupés prennent une part importante du marché; pour les producteurs biologiques, ce pourrait être une occasion en or de diversifier leur mise en marché et de sortir quelque peu du créneau traditionnel des légumes frais.F.C.?SUR LA CÔTE OUEST, BIENVENUE AU 'BIO" QUÉBÉCOIS Nous vous communiquons ici la lettre d’invitation que nous avons récemment reçue de Beland Foods inc.M.Martin Béland, originaire du Québec et président depuis quatre ans de Béland Foods en Colombie-Britannique, veut brasser des affaires avec les producteurs biologiques du Québec, vaste potentiel de marché, parait-il.Voici la lettre.?Bio-bulle, décembre 1994-janvier 1995 MARCHE BIO BÉLAND FOODS C.P.1911 Sechelt (Colombie-Britannique) VON 3A0 Tél.: (604) 886-0766 Téléc.: (604) 886-0761 Madame, Monsieur, Permettez-moi de vous faire connaître Béland Foods, une compagnie de courtage et de marketing en alimentation biologique et naturelle.Elle approvisionne déjà avec succès les marchés de la Colombie-Britannique (restaurants, hôtels, magasins d’alimentation naturelle) en produits du Québec : produits de l’érable, fromage cheddar "l’Ancêtre", yogourt "Éco-Délices" et bleuets congelés "Marinor", tous des produits certifiés biologiques.Béland Foods vous propose le marché de l’Ouest canadien et du Nord-Ouest américain (Orégon, Washington, etc.).Les aliments certifiés biologiques y sont très appréciés par le consommateur et leur demande ne cesse de croître.D’ailleurs, la région nord-ouest du Pacifique est celle offrant la plus grande consommation de produits naturels per capita en Amérique du Nord.Le potentiel est donc grand.Notre compagnie est plus qu’une simple compagnie de courtage.Développer de nouveaux marchés, concevoir des outils de marketing efficaces (emballage, feuillets d’information, publicité, etc.), assurer une mise en marché performante et durable : nous allons bien au-delà du rôle d’intermédiaire.Intéressé-e?Alors n’hésitez pas à communiquer avec nous pour toute information supplémentaire.Béland Foods se soucie d’établir collaboration et confiance entre ses fournisseurs et ses clients.Cordialement, Martin Béland, président À la suite de cette lettre, M.Béland nous fournit une liste de produits biologiques recherchés et susceptibles de trouver preneur sur cette portion du continent nord-américain.Voici la liste.Nourriture pour bébé en pots de verre .Tomates en conserve (pots) .Sauce tomate, pâte de tomates .Légumes congelés, frais, pommes de terre .Fèves en conserve (pots), fèves de soya .Bouillon de légumes .Jus de carottes, de pommes, de betteraves .Fruits séchés, fines herbes séchées .Compote de pommes .Choucroute .Confitures .Vin .Vinaigrette, vinaigre de cidre .Mayonnaise .Ketchup .Moutarde .Relish .Tahini .Sauce salsa .Sauce spaghetti .Cornichons à l’aneth .Craquelins .Barres granola .Boissons gazeuses .Bâtonnets de fromage “snack" .Maïs soufflé .Croustilles .Beurre .Poulet .Oeufs .Fromage de chèvre .Crème glacée .Agneau .Quark .Lait de soya .Soupes en conserve .Frites .Seitan .Lasagne .Pizza .Pouding .Pâte à tarte congelée .Garnitures à tartes .Pâtes alimentaires .Biscuits .Savons à vaisselle, à linge LES ALIMENTS BELAND FOODS Martin Béland, président Courtier en Alimentation Biologique et Conseiller en Marketing Pour l’ouest canadien et américain A l'avant-garde du changement, tout comme vous C.P.1911,Sechelt (Colombie-Britannique) VON 3A0 Tél.: (604) 886-0766;téléc.: (604) 886-0761 Bio-bulle, décembre 1994-janvier 1995 MARCHÉ BIO REVUE DES MARCHÉS 'BIO'' Voici les prix de gros aux détaillants dans la région de Montréal.Ce sont les prix qui prévalaient pour la période du 17 octobre au 25 novembre 1994, fournis par deux grossistes en aliments biologiques frais et certifiés.Les prix indiqués sont la moyenne de ceux pratiqués par ces grossistes.Espérons que cette revue vous éclairera sur la progression des prix des légumes biologiques.Pour tous commentaires, communiquez avec François Chalifour ou Luc Allard au 1-800-463-1351.Prix de gros de certains légumes et fruits biologiques (17 octobre au 25 novembre 1994) Produit Date 17-21 24-28 31 oct- 7-11 14-18 21-25 oct oct 4 nov.nov.nov.nov.Format $ $ $ $ $ $ Betterave (Qc) 12 x 2 Ibs 21,00 21,00 19,00 19,00 17,00 16,00 25 Ibs 20,00 20,00 18,00 18,00 17,00 15,00 24 x 2 Ibs 39,00 37,00 40,00 40,00 40,00 38,00 Carotte (Qc) 10 x 5 Ibs 22,00 23,50 36,00 36,00 36,50 35,00 25 Ibs 13,50 13,50 16,00 15,75 15,75 15,75 Céleri (U.S.) 24 unités 60,00 60,00 56,00 46,00 46,00 45,00 Brocoli (Qc) 14 unités 30,00 33,00 28,00 27,00 27,00 43,00 (U.S.) Chou-fleur (Qc) 12 unités 23,00 23,00 24,00 28,00 36,50 (U.S.) 40,00 (U.S.) Chou rouge (Qc) 40 Ibs 21,00 21,00 21,00 21,00 21,00 21,00 Chou vert (Qc) 40 Ibs 19,00 19,00 19,00 19,00 18,00 18,00 Laitue romaine (U.S.) 24 unités 16 un.26,00 (Qc) 38,00 49,00 45,00 45,00 46,00 10 x 2 Ibs 17,00 17,00 17,00 17,00 17,00 17,00 Oignon jaune (Qc) 24 x 2 Ibs 38,00 38,00 38,00 38,00 38,00 36,00 25 Ibs 20,50 20,50 19,00 19,00 19,00 20,50 P.de terre rouge (Qc) 50 Ibs 23,00 23,00 23,00 23,00 21,50 20,75 P.de terre blanche (Qc) 50 Ibs 23,00 23,00 23,00 23,00 23,00 21,50 Poireau (Qc) 12x3 un.20 Ibs 18,00 19,00 18,00 19,00 19.00 18.00 18,00 18,00 18,00 18,00 18,00 21,00 Rabiole (navet) (Qc) 12x2 Ibs 25 Ibs 21,00 19,00 21,00 19,00 21,00 18,00 21,00 18,00 21,00 18,00 19.00 18.00 Rutabaga (Qc) 12 x 2 Ibs 20,00 20,00 20,00 18,00 18,00 16,25 25 Ibs 18,00 18,00 18,00 16,50 16,50 16,00 Tomate X-Fancy (Qc) 10 Ibs 18,00 18,00 22,00 22,00 26,00 26,00 Pomme Macintosh (Qc) 1 minot (38 Ibs) 38,00 (Ont.) 27,00 29,00 25,00 25,00 25,00 Pomme Spartan (C.-B.) 1 minot (38 Ibs) 43,001 43,001 45,001 30,002 30,002 28,00 (Ont.) Sauf indication contraire, tous les produits énumérés ici sont certifiés par l’Organisme de certification biologique O.C.I.A.1 : S.O.O.P.A.2 : 100 à 138 unités (Ont.) Bio-bulle, décembre 1994-janvier 1995 LES REFERENCES UTILES EN AGRICULTURE BIOLOGIQUE Voici, toute chaude, la nouvelle édition des Références utiles en agriculture biologique (R.U.A.B.).Pour ceux qui ne les connaissent pas encore, les R.U.A.B.sont un répertoire d'adresses de fournisseurs de biens et de services créé spécialement pour répondre aux besoins particuliers de la production agricole biologique.Cette nouvelle édition corrigée des R.U.A.B.a été largement enrichie et elle comporte de nombreuses sections tout à fait nouvelles : animaux rares, équipement de transformation, emballage, détaillants de produits alimentaires ?Les Références utiles en agriculture biologique ce sont 26 sections remplies d'informations précieuses.Animaux rares .Associations .Centres d'expertise et de formation .Certification .Compost .Compostage .Consultants .Détaillants .Distributeurs .Emballage .Équipement de transformation Jéléiences Utiles en Agriculture Kotogwie >000 1995 n TOUTES LES ADRESSES DE L'AGRICULTURE A BIOLOGIQUE DE LA PRODUCTION A LA MISE EN MARCHÉ: UN OUTIL INDISPENSABLE! {Ès Bottin téléphonique.26 sections.140 pages.’'?*¦ format agenda 12.95S (taxes el envoi inclus).! 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