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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 7 novembre 1936
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1936-11-07, Collections de BAnQ.

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1 Montréal, samedi 7 nov.1936 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL ' TELEPHONE:.HArbour 1241, SERVICE DE NUIT : Administration :.HArbour 1243 Rédaction :.HArbour 3679 :.HArbour 4897 LE DEVOIR Diractawr-Cirant : Gaorges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur an chef t Omar HIROUX VOLUME XXVII — Ne 260 f""—.—- TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POST! EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 La poule aux oeufs d’or les tenait cachés Le gouvernement rouge a fui Madrid De la “Canadian Cottons” à la “Dominion Textile’ (Voir page 3) raient que&carfictère allait prendre cette fraternelle manifestation.Au temps même où l’une de nos grandes fabriques de cotonnades insistait, avec d’autres du même cartel, auprès de M.Dunning, ministre des Finances, pour qu il relevât les droits douaniers sur les textiles de provenance japonaise, elle gardait entassée en secret une réserve de deux millions et quart de dollars, dont le fisc et même ses actionnaires ignoraient l’existence.Elle avait bien besoin de protection! Voilà ce qui ressort, entre autres choses, de l’inter-rogatoire «serré que M.McRuer, l’un des avocats du gouvernement fédéral à l’enquête que M.le juge Tur-geon conduit sur l’industrie des textiles, a fait subir ces jours derniers (voir les journaux du 2 novembre), à M.A.-O.Dawson.M.Dawson est président et directeur général de la Canadian Cottons Ltd, compagnie sur le conseil d’administration de laquelle figurent plusieurs financiers anglo-canadiens de Montréal, dont certains sont aussi dans les conseils de la Dominion Textile et de la Belding-Corticelli Ltd, parties au cartel ultra-protectionniste et ultra-prospère de l’industrie textile canadienne.*t* Mais comment, dira-t-on, la Canadian Cottons Ltd a-t-elle pu entasser pareille réserve sans que le gouvernement fédéral le sût?Et sans que ses actionnaires aient pn le savoir?Elle 1 a fait en contournant cette clause de la loi sur les profits d’affaires (votée en 1916), qui statue que toute compagnie doit produire, chaque .année, à Ottawa, l’état complet de ses réserves et inventaires et de tout ce qui est partie de sa capitalisation.La Canadian (,ottons Ltd a remis au fisc et aux agents du fisc, tout comme à ses actionnaires, des rapports financiers incomplets.Les tribunaux d’Angleterre ont bien décidé dans la fameuse cause de lord Kylsant, condamné à la prison, malgré sa haute situation, pour avoir fait établir et produit de faux bilans de ses compagnies, que 1 état des affaires d’une société est faux tout autant parce qu’il ne dit pas tout ce qui est que parce que ce qu’il dit n’est pas exact: “,4 balance sheet is just as false for what it does not disclose as what is stated uiüriahfullÿ'.Mais la Canadian Cottons Ltd ne paraît pas s’être embarrassée.de ce juste principe d affaires.Elle a produit au fisc et à ses actionnairqg, depuis vingt ans, des bilans inexacts; et cela ne vient que de se découvrir.Qu’un contribuable ordinaire use de pareils trucs avec le fisc et le fisc aura tôt fait de le dépister, de le traduire en justice, de le faire condamner.Ce qui n empêche que la Canadian Cottons Ltd a pu, de 1916 à ces derniers mois, entasser une réserve d’oeufs dorés, pondus et cachés aux bonnes années, et que M.MeRuer ne fait seulement que de trouver la cachette.Que voil-on maintenant?Que, dès 1916, la Canadian Cottons Ltd, sans doute afin d’échapper à la nouvelle loi des impôts de guerre sur les profits d’affaires, votée cette année-là, établit sa réserve secrète et y a versé depuis des sommes importantes; au point que cette réserve fut, dès 1920, de plus de $2,312,000; en 1926, elle dépassait les $2,500,000; en 1930, elle était tombée à $2,346,000; et le 31 mars 1936, les oeufs d’or secrets valaient encore $2,277,208.De quelle ingénieuse comptabilité la Canadian Cottons Ltd usa pour cacher ses oeufs d’or; de quelles précautions elle les couvrit pour empêcher qu’Ottawa* les connût et en prît sa part, M.A.-O.Dawson, président de la compagnie, n’a rien dit que d’obscur.Le panier secret se découvre enfin, si l’on peut dire; mais la méthode dont les comptables ont usé pour empêcher même les actionnaires d'en connaître l’existence et l’importance depuis vingt ans reste mystérieuse.Ce qui est évident toutefois, c est que le conseil d’administration de la maison devait connaître l’existence de ce panier d oeufs dorés, si les actionnaires n’en savaient rien.Que voilà donc une maison dont les bailleurs de fonds ordinaires étaient bien informés, puisqu’ils le sont.vingt ans en retard! D’ordinaire, le.s oeufs se gâtent à rester si longtemps en entrepôt.Cette fois, ce sont des oeufs inaltérables.sauf si le gouvernement entreprend de les ouvrir.* * * Pourquoi cette finance ultra-discrète?Pour éviter que le fisc ne taxât à fond chaque année les véritables profits de la maison?dit M.McRuer.— Non pas; pour équilibrer les profits, faire en sorte que les bonnes années compensent les mauvaises, dit M.Dawson, qui ajoute: nos actionnaires étaient ainsi mieux Quant au promoteur du pèlerinage louislanais, M.Dudley LeBlanc, il connaissait bien l’histoire de la Dispersion (il a même écrit, en an protégés, même sans le savoir.Aux mauvaises années, la direction mêlait à même la réserve une omelette au profit des actionnaires; aux bonnes années,)^ un ]ivre ^ ce sujet mais 1 omelette était toujours de la meme taille; mais 1 on ft ne saVait qu’assex peu de choses ajoutait des oeufs d’or à la réserve.— Le fisc n'était pas au courant de cela; les actionnaires non plus, du reste, dit M.McRuer.Vous les teniez tous dans l ignorance, malgré la loi?— Nous avons fait cela pendant vingt ans, parce que nous croyions sage de nous comporter ainsi, dit M.Dawson.— Mais la loi vous obligeait à révéler l’existence de ce panier d oeufs dorés au fisc et aux actionnaires, chaque année?— A la longue, le fisc n’y a rien perdu, dit M.Dawson; une année compensait pour l’autre.— Et pendant tout ce temps, vous avez crié à la nécessité d’un tarif douanier de plus en plus élevé.Ainsi, en 1930, vous harceliez M.Dunning pour en obtenir une hausse’ des tarifs.Or, la réserve secrète de la Canadian Cottons Ltd était, cette année-là, de plus de deux millions et tiers.Et vous ne lui en av'ez rien dit, bien que la loi vous en fît un devoir?riposte M.McRuer.A quoi M.Dawson, acculé, se contente de répondre en substance: Nous avons agi au mieux des intérêts des actionnaires.— Oui, sauf que vous ne leur révéliez pas la vérité dans vos bilans, conclut M.McRuer.Et c’est vrai; M.Dawson est forcé de l’admettre, en même temps qu’il reconnaît que peut-être le bilan n’est pas non plus tout à fait au point quant à la valeur déclarée des immeubles de la société, etc.En bref, tout allait bien pour la Canadian Cottons Ltd.Elle tenait toujours des oeufs d’or dans le panier secret; et personne n’en avait idée, que le conseil d’administration.Ce que le ministre des Finances s entendait dire, lui, c’est qu’il était urgent d’ajouter à la protection, de 125 à 145% environ, dont bénéficiait déjà cette industrie des textiles; sans quoi, disait-elle, avec le reste de ses associées, qui sait ce qui allait lui arriver en face de la concurrence japonaise?Elie crèverait de faim.Mais les oeufs dans le panier secret?Ainsi vont les choses.Et le président de la Canadian Cottons Ltd n’a pas eu l’air de se douter même que, si quelque contribuable, petit ou moyen, eût voulu user envers le fisc, dans la rédaction de ses feuilles d’impôt, des trucs de comptabilité trop habiles, grâce auxquels cette maison, depuis vingt ans, a pu farder ses bilans, le fisc l’eût tôt repéré et mis au pas — et au régime de la double ou triple amende.* * * Certes, il y a des précédents à la façon dont la Canadian Cottons Ltd a procédé pour dissimuler ses profits.Il y en a même un illustre et qui la dépasse de loin: celui de la Dominion Textile, dont l’un des fondateurs, sir Herbert Holt, a modestement signalé “la belle administration—f'ood management,,, en juin dernier, devant la commission Turgeon.Il est vrai qu’en trente ans, ce good management, plus la protection, plus le quasi-monopole des marchés canadiens, a rapporté aux actionnaires initiaux de la Dominion Textile soixante-deux fois le demi-million qu’ils souscrivirent en actions ordinaires, plus huit fois le demi-million versé pour les parts de préférence (voir un article du Deimir, le 27 juin 1936).La Canadian Cottons Ltd n’a pas fait mieux.Elle n’a même pu faire aussi bien; elle doit être la première à le regretter.C'est égal: réussir à dissimuler au fisc et aux actionnaires, pendant vingt ans, l’existence d’une réserve qui, établie en 1916.fut, dès 1918, de $1,300.000, atteignit, dès 1920, les deux millions et tiers et, en 1926, dépassa les deux millions et demi, voilà qui est bien.Encore quelques révélations de cette sorte et le public saura, s’il ne le sait déjà, que penser des tarifs douaniers protecteurs, que penser du respect de la loi par telles puissances d’argent.Il se dira qu’en somme, si le capitalisme exagéré allait crever de ses abus, ce serait à peu près, tout ce qu’il n’aurait pas volé.* * * Une réforme législative presse; il est urgent d*hu-maniser au plus tôt le capitalisme et l’industrie au profit de l’homme qui peine — sans oublier, cela va de soi, le juste intérêt du capital sain et légitimement placé; sans quoi, cette réforme, elle se fera, mais pas dans le bon sens, non plus que dans l’ordre et la paix.Qu’on s’y emploie et vite, si l’on tient à éviter une catastrophe.Gcorget PELLETIER des Acadiens du Nord.Et il ne semble pas qu’on eût d’avance, dans le Nord, préparé aux Louisia-naises un accueil particulier.Celles-ci semble-t-il aussi, comptaient simplement assister aux fêtes de Grand’Pré; puis, traverser Je Canada en touristes pour retourner chez elles.On sait ce qui se passa.Quand les trente-quatre Lousianaises apparurent sous le costume des Acadiennes de la Dispersion, au lieu même du plus fameux coup de force antiacadien, l’effet fut aussi considérable qu’inattendu.Le passé semblait revivre et défier les persécuteurs.Quand les Acadiens du Nord s'approchèrent et qu’ils apprirent que les petites Louisianai-ses portaient des noms familiers en Nouvelle-Ecosse, au Nouveau-bruns-wkk, à l’Ile Saint-Jean, qu’elles s’appelaient Comeaux, Dugas, etc., etc.,, et que, presque toutes, elles pariaient le français avec l’accent même du pays acadien, la joie devint presque folle.On s empara des jeunes filles, on les emmena dans les familles qui portaient leur nom, on évoqua tous les lointains cousinages.Le passage à travers l'Acadie du Nord prit un caractère à 'la fois profondément émouvant et triomphal.Et l’on a bien voulu dire que, dans notre province, l’accueil ne fut .pas moins cordial.Evangéline était revenue.Far sa seule présence, elle avait réveillé des souvenirs et des espoirs qui semblaient abolis.L’année suivante, Acadiens et Canadiens français s’en allaient en Louisiane rendre cette visite fameuse.L’accueil dépassa tout ce qu'on aurait pu rêver.Ceux qui furent là-bas sont unanimes à répéter: On ne pourra jamais revoir rien de pareil.Il y manquera toujours, en effet, l’élément surprise et mutuelle découverte.Le malheur des temp* a fait que Enquête du “Devoir" »ur U France politique Le Lt-Colonel de La Rncque nous explique Pourquoi le mouvement Croix de Feu est devenu le Parti Social Français Vie du colonel de La Rocque — Pourquoi les Croix de Feu n’ont pas présenté de candidats aux dernières élections — Ni droite ni gauche — Avenir immédiat de la France (écrit spécialement pour le Devoir) J’ai dans l’oreille encore le cri de ces foules adverses qui s’avançaient l’une vers l’autre, place du Panthéon, en mai dernier, le soir où l’on allait proclamer le résultat des élections.De l’une sortait une acclamation rythmique: Vive la Rocque! — Vive la Rocque! tandis que l’autre clamait: Les Soviets partout! quand elle n’ajoutait pas en sourdine: La Rocque au poteau.Car ce nom de la Rocque leur était comme un drapeau.Elles marchaient l’une vers l’autre, hostiles, pleines de colère et de mépris.Nous étions quelques-uns à regarder, à nous demander si elles n’allaient point se heurter l’une l’autre, échanger des coups.La première criait toujours plus fort: Vive la Rocque! et s'avançait en bon ordre, par rangs serrés; la seconde, qui Deux maigres escaliers à enfiler; une porte s’ouvre.Voici le colonel de la Rocque.Je m’attendais à une physionomie mélancolique (n’est-on pas malgré soi victime des caricaturistes?) je trouve un homme joyeux au regard très jeune.Les yeux vifs, la simplicité des manières trahissent le chef tendu vers l’action.Je ne sais pourquoi la pensée s'impose immédiatement à moi qu’un tel homme ne donne toute sa mesure qu’au travers du danger, devant la les Evangédines n’ont pu que cette menace de la mort.J’éprouve quel-année nous revenir.Elles étaient i que peine à me rappeler qu’il tou- deux fois plus nombreuses, et l’on #vait dû refuser des demandes.Le souvenir de leur passage est encore trop vivant pour que nous y insistions.Depuis leur retour.©n Louisiane, nous avons reçu maintes lettres — à commencer par celles de M.l’abbé Lachapelle, de M.Dudley LeBlanc, de M.Larcade, le sénateur louisianais qui représentait le gouverneur Lèche, qui, toutes, attestent l’effet considérable produit par ce voyage des Louisianaises.On parle aujourd’hui du Canada en Louisiane comme on n’en avait pas parlé depuis longtemps.En racontant ces pèlerinages, le Frère Bernard ajoute à d’intérêt d’un mouvement qui pourra finir par avoir une importance fort considérable.flous comptent bien qu’au prochain Congrès de la Langue française il y aura une nombreuse délégation louisianaise et, souhaitons-le, un nouveau groupe d’Evangéli-nes.Puisque l’héroïne a retrouvé le chemin de son lointain pays-.El Conductor On a déjà trouvé pour le généra] Franco le nom qui, comme le Duce pour Mussolini, Je Fuehrer pour Hitler, le caractérisera désormais.On l'appellera El Conductor, le Conducteur.Au fond, toutes ces désignations s’équivalent.La “Voix des Bois-Francs” Billet du soir Excentricités xoologiques Les autorités religieuses, les chefs de gouvernement, les économistes de nombreux pays s'inquiètent, avec raison, de la baisse de la natalité.Mais il n’y a guère à s'étonner d’un si lamentable état de choses quand Von constate, partout autour de soi.comme l’appétit de plus en plus exigeant pour les plaisirs et distractions frivoles développe à un degré inouï l'égoïsme.On ne trouve plus l'argent ni le temps pour élever des enfants; mais on en trouve pour l'élevage des roquets de tout poil et des hètes de tout acabit.I)ans un quartier que /e connais particulièrement, il n'y a peut-être pas cinquante jeunes femmes qui ne traînent en laisse quelque quadrupède.Cette affection anormale pour la yent canine, on la voit particulièrement développée aux Etats Unis, l.a chose n'a pas de quoi surprendre; nos voisins ne font rien à demi.Dans ce domaine, ils poussent même le zèle jusqu'à l’excentricité.Ainsi, ces jours derniers, une dépêche de Buffalo nous signalait un fait divers qui illustre bien l'exagération de l’Oncle Sam quand il veut épater les étrangers.Voted d’ailleurs, au texte, celle dépêche, qui serait savoureuse si elle ne reflétait un état de déchéance regret- ,ahie : Jackie, un petit chien policier i quels ont-tls moins de soucis, moins été trouvé coupable, d'inquiétude?à la entre Nos meilleurs souhaits Voix des Bois-Francs, qui dans sa neuvième année.Mme Camille Duguay poursuit vaillamment l'oeuvre fondée son regretté mari.O.H.avait l’air d’une cohue, poing tendu, se mouvait quasi au hasard.Quand soudain la première s’arrêta, obéissant à un signal invisible.Il y eut un instant de silence.Puis, vengeresse, une Marseillaise éclata.L’autre foule essaya de riposter par Ylnternationale, puis se tut.Lorsque le chant fut achevé, les cris s’élevèrent de.nouveau, mais cette fois les Vive la Rocque! étaient victorieux.Cette scène se répète en moi, tandis que je descends l’avenue de Breteuil, derrière la longue silhouette des Invalides, que j’entre dans un hôtel fort simple — les bureaux du Colonel de la Rocque sont moins cossus que ceux de Vendredi, l’hebdomadaire communiste — et je me demande quelle est sa portée, et si elle n"a pas un sens symbolique.fondé che les cinquante ens.— Vous êtes Canadien français, me dit-il tout de suite, voilà un it tre de plus à ma sympathie .L’un de mes ancêtres fut vice-roi de la Nouvelle-France.— Un Normand sans doute?— Non, nous sommes Auvergnats.Ce devait être un La ROCQUE voyageur .Le lieutenant-colonel de la Rocque Le lieutenant-colonel de la Rocque a quitté l’armée il y a une dizaine d’années, à ta suite d’un deuil .cruel: la perte de l’ainé de ses six d’abord; et ils enfermaient I hom-enfants.opérer un reclassement d’idées et un reclassement général des institutions.Il y avait cinq mille six cents Croix de feu quand j’y suis entré.En février 1934, nous étions trente faille dans taule la France, dont un tiers à Paris.Le colonel évoque brièvefiMpt la journée fameuse dont il fut le héros.— Le 6 février, c’est avec six mille hommes que j’ai exercé notre pression sur la Chambre des députés.Nous avons procédé avec un ordre si rigoureux que, dans nos rangs comme dans les rangs de la police qui nous faisait face.Il n'y eut pas un seul homme grièvement blessé.Pourtant nous étions d l’avant-garde.Seuls, nous avons été secouer les grilles de la maison sans fenêtres.Monsieur de la Rocque s’est levé.Il fait quelques pas dans le bureau.Sa voix est devenue mordante et ses yeux brillent.— Mais le 6 février, c’est déjà du passé, nous ne nous y attarderons pas, il continue: Voyez-vous, les parfis politiques avaient oublié le point de vue social.Certains disaient: politique par de six ans, a aujourd’hui, du meurtre d’un fox terrier et de la mutilation d’un poméranien.Jackie a été condamné à mort.Les deux plaignants qui ont traduit en cour Jackie sont M.Thomas, qui a accusé Jackie d’avoir attaqué et déchiqueté si sauvagement son toutou favori que la victime a dû être traitée à l’hôpital, et Mme Laura Browski, qui a affirmé que Jackie avait mordu à mort son fox-terrier préféré.Après avoir enlertdu ia preuve, le juge Joseph-J.Kelly, de Buffalo, N.Y., a ordonné l’exécution de Jackie.Cette exécution aura lieu aujourd’hui même.Lucitit DESBIENS Bloc-notes Et c’est ainsi que devait finir le cruel Jackie, coupable de deux crimes abominables, commis sans doute, selon les plaignants, de propos j délibéré.j géli Cependant, une dépêche dn ten- \ Evangéline est revenue.Evangéline est revenue., c’est le titre ’ ' .çon ________ C.S.V., qui, dimanche à trois heures, au numéro 1855, rue Rachel (est), reemnmencera ses cours public* d’histoire acadienne.On devine facilement que, jwmjs ce titre cjui évoque Longfellow et Carnet d'un grincheux Le Canada n’est engagé à rien, dit M.King, retour de Londres.Tant mieux.Mais il y a des fois où ne s’étre pas engagé n'empéche pas qu'on soit engagé.?* * Il avait fait presque toute sa carrière en Afrique comme officier de cavalerie.Dès sa sortie de Saint-Cyr, c’est au Maroc qu’il avait servi, sous le maréchal Lyauley, avec, lequel il s’etait fort lié et qui lui témoignait beaucoup d’amitié.Quand la guerre éclata, le jeune officier voulut rentrer en France mais son chef refusa de s’en séparer.Il reçut au Maroc sa première blessure.A peine rétabli il obtient de rentrer en France, comme fantassin, dirige sa première attaque en sc traînant sur des cannes, est blesse à plusieurs reprises, et gravement, obtient des citations.En 191!), 1c maréchal Foch le prend dans son état-major interallié à Versailles.Tl l’envoie à Vareo-vie quand, après la bataille de la Vistule, la question d’accords stratégiques franco-polonais se pose.Puis le maréchal le rappelle auprès de lui.En 1928, il démissionne .— Je.croyais que Je pourrais vivre simplement à mon foyer, en servant mon pays, nole-t-il.Il a-joute en souriant: car j’ai des goûts simples.Ainsi, j'aime beaucoup la musique.C’est la seule confidence que j’ob-liendrai du colonel.Sa vie me fut racontée par Charles Vallin, Pun de ses lieutenants.Monsieur de la Rocque n’aime pas qu’on s’occupe de sa personne.- Je ne suis que le chef, c’est-à-dire le sendteur de tons.Croix de feu me dans le carcan de leurs théories.D’autres prétendaient: économique d'abord, et tls transformaient le 7,primo vivere" en éthique absolue.Nous avons affirmé: d'abord le social.Le mouvement n pris de l'ampleur.En trois ans U a gagné toute la France.L’ensemble des trois associations comprenait en juin dernier plus d’un million deux Cent mille adhérents (enfants inclus.) Objections Je me permets d’interrompre: — On s’esl demandé dans mon pays pourquoi une force aussi considérable n’avait présenté aucun candidat aux dernières élections.L’objection a déjà été posée au colonel, qui répond: — J'entraînais environ un million de suffrages.Avec le scrutin A deux lours et par arrondissement, ce.million dispersé dans toute la France, risquait un échec presque partout.Je songe ici à l’aventure de M.Stevens, qui recueillit beaucoup de votes à travers le Canada, mais pas un seul siège.— En Belgique, REX a pu se lancer du premier coup et remporter un succès triomphal, c’est que la Belgique, est dotée du scrutin à un tour, et proportionnel.Me risquer?Songez que notre mouvement a trois ans à peine.Je n’ai pas le droit d’avoir un Rooque a fondé le Parti Soda/ français.Quel succès remporte-t-il?— A toutes nos assemblées, l’auditoire a augmenté d’un bon tiers.C’est ainsi qu’à Marseille nous étions trente-cinq mille.Adhésions massives recrutées pour 30% dans les classes moyennes et 60% parmi les employés, ouvriers et paysans, ces derniers se tournent de plus en plus vers nous.Cependant la formule du parti attire des éléments nouveai x à qui jusqu’à présent la légende du fascisme avait fait peur.“Ligues", “fascistes" s’interrompt M.de La Rocque, voilà un vocabulaire que nos adversaires ont inventé pour effaroucher les Français.Dans certaines régions ils avaient réussi.C’était malin.Par exemple ce.qui l’a moins été, ce fut de nous dissoudre.Le Front populaire vient de nous enlever les noms qu’il nous avait donnés et de tuer des légendes qu’il avait lancées.Aussi, nous a-t-il permis de renouveler nos cadres et notre organisation, de les adapter, et de recruter nos troupes dans des milieux jusqu’ici hostiles.Le sectarisme, imbécile par dé finition, nous a ouvert la porte dont nous avions besoin pour entratner lout le pays derrière nous.J’interroge de nouveau; — Le P.S.F\ se classe-t-il à droite?La réponse vient, rapide et ferme; Nous ne sommes ni de droite ni de gauche.Nous rejetons ces vieil-les formules qui ne correspondent à rien, de.même que nous combattons le conservatisme des ’ modérés’ et l’hégémonie de Moscou.Nous ne nous disons plus nationalistes : tous les mots ont été réquisitionnés; se dire même “national ”, c'est s’isoler d'une partie des masses françaises.Parmi les radicaux-socialistes il y a d'excellents patriotes; or les radicaux-socialistes ne sont pas des “nationaux" .Tout cela n’est que du passé mort.Verg l’avenir Que nous réserve l’avenir?U reste une bonne part d'inconnu, conclut le colonel de la Rocque.Le Front Populaire est, pour une part, manoeuvré par Moscou.Or le Komlntern a deux cartes en main, l'une, diplomatique, l’autre révolutionnaire.Les jouera-t-il successivement, et dans quel ordre?Les jouera-t-il simultanément, et suivant quelle progression?Pris entre L Allemagne et le Japon, Staline veut pour alliée une France puissante.D'où le “palrio- es Des circonstances fortuites le firent entrer dans une association —- —______v.La seule façon pratique d’humaniser d’anciens combattants de première que donne à sa première le-(la guerre sous-marine, c’est de ne pas ligne, les Croix de Feu, à titre de çn ri'ïct une lettre de Mgr Li-vinhae, l’informant de son arrivée dans l'Ouganda.Il revient en avertir le roi et en profite pour intercéder pour scs enfants prisonniers: “Je m'approche du roi cLlui représente, 1rs humes aux yeux, le .,.- »• résidence royale, ils n auront qu’une pensée: se réfugier chez Mapéra, chez le Père commun de leurs âmes.Quand, réflexion faite, ils reviendront sur leurs pas.cYst qu'en chemin ils se seront rappelé la parole de Noire-Seigneur, que le Père leur avait souvent commentée: "Quiconque m’aura rendu témoignage devant les hommes, le Fils de l’homme aussi ui rendra témoignage".TMaij il faut dire mainif njml les le prévoir et je me recommam Dieu, lui faisant le sacrifice entier de ma vie.“Mc voici à la résidence royale.(Tout est calme, mais c’est un calme de mort!.Mon étonnement est à son comble quand je vois nos ; chrétiens de la cour, libres, aller i*°rt qu il se fait à lui-même, en im-tranquillement de côté et d'autre, lint ses meilleurs serviteurs; comme si rien d’extraordinaire nc!ma's tout ce que je lui dis parait s’était passé.Tout ce qu'on m'a rn- [Je lui faire aucune impression.conté est-il donc une fable, ou suis- me rebuter j’intercède encore je le jouet d'un rêve?Hélas non.Le Pour nies chers chrétiens, m effor-lion Dieu a seulement voulu me ré- Ç11"' «le fa"c comprendre »/Iwan-server la triste consolation de voir tQ que tout ce qu’on dit contre eux de mes propres veux enchaîner 11 «“J nup pure calomnie, mes chers enfants.” _ ^ 1>«’re Lourdel n a pas tout dit Ne pouvant s'entretenir avec les dans son journal.On nous a çonser confesseurs de la foi.il les encourage du regard et leur dit un dernier adieu.“Kn passant devant moi nos chrétiens me cherchent et me saluent du regard, tandis que je prie .Celui qui est la forer des martyrs fants, il veut souffrir et mourir avec rte répandre dans les coeurs de ces eux.Il a d’ailleurs manifesté bien athlètes les grâces de choix néces- souvent dans la suite son regret d’avoir vu le martyre de si près (‘c n’avoir pas été jugé digne d en s son journa._____ vc cette demande qu’il aurait faite au roi : “Qu’on m’emmène avec mesitenfants, que je meure avec eux!" Ce trait révèle bien son âme.Non content d’intercéder pour ses en- saircs pour persévérer dans la confession de la foi au milieu des tourments.„„ .cueillir la palme.«¦ependant l’émotion me domine.Mais s'il ne doit pas mourir avec „.s®n,®nt mps forces défaillir, je i ses enfants, il doit boire avec eux a contre une palissade de j l’amer calice des douleurs.if-nrA la ,Mère des dou-1 Sur mon chemin, écrit-M, j ai es- hniii’ on' «VlJa.îotTp *1?tenir de- suyé plus d’un regard hostile et venir m r?a (,ro'x< de me menaçant de In part des parents des limoulssanî ,ieUCo,tnme îlle- suis victimes, qui voient en moi la cause bourreaux, auTiTMoU entraîner |'''Lum’aucrccvaut un* femme s’estmèïuë‘sur"chacun'd’cux son‘aipré- Des petits enfants, à ma vue, se sauvent a toutes jambes.Pauvres aveugies! S’ils pouvaient comprendre combien nous les aimons.S’ils savaient tout le bien que nous leur voulons, les sacrifices que nous avons faits pour nous arracher a notre famille et à notre patrie, et venir jusqu’à eux!.Mais il est écrit que le disciple ne doit pas être mieux traité que son maitrè; que, comme notre divin Maître, nous devons être nn objet de méfiance et de haine de la part de ceux mêmes pour qui nods sommes prêts à donner notre vie: Odio eri-tis omnibus propter nomen meum.L’Eglise cependant ne meurt pas: elle vivait dans l’ombre.A la station, le P.Lourdel avec Mgr Livin-hac, qui demeura un mois à Rou-baga, exhortait les chrétiens à demeurer courageusement fidèles comme leurs frères martyrs.Les Martyrs envoyèrent leur dernier salut à leurs Pères dans la foi, spécialement à Mgr Livinhac et nu P.Lourdel.Celui-ci avait bien mérité cette marque de reconnaissance.Aucune ne lui fut plus sensible.Ce fut, de la part de ses enfants, la preuve qu’ils avaient bien compris tout ce dont ils lui étaient redevables.Dans une lettre à ses supérieurs, le P.Lourdel laisse éclater "sa légitime fierté du triomphe de ses enfants”: Nous n’avons plus rien désormais à envier aux autres missions.L'Ouganda, lui aussi, a ses martyrs.Nous sommes en pleine persécution.Une vingtaine de nos néophytes, des meilleurs et des plus influents, viennent d’être, les uns brûlés, les autres massacrés et coupés par morceaux, pour avoir commis l'heureuse faute de suivre la religion de Notre-Scigneur Jésus-Christ.U relate leur martyre, en parti-eulier celui de Charles Lwangn.Peu après il préside le tribunal chargé de recueillir tous les témoignages datifs à leur Cause et donne lui- ciation motivée.Que dire de sa dévotion personnelle aux martyrs?!! conservait comme une relique le propre lit de Charles Lwanga ainsi que le chapelet de Yoanna Maria Muzeyi.Un jour le roi Mwanga entre sans façon dans la chambre du Père et il va s’installer sur son lit : Pauvre Mwanga, écrit le P.Lourdel, s’il savait que ce lit est celui de Charles qu’il a fait brûler, il ne rirait plus d’un si bon coeur.Le roi se met à tout toucher, à fureter.Ses mains tombent sur un chapelet accroché près d’une image du Sacré Coeur; il l’examine, le montre au Kauta en disant: “Vois le chapelet des Blancs!” Il est loin de se douter que ce chapelet es,t celui de Jean-Marie qu’il a fait mourir si cruellement, il y a à peine quelques mois.11 s’empresse de recouvrer leurs reliques.Hélas! on ne peut lui procurer que celles de Mathias Mou-loumba et de Charles Lwanga.Puissent ces précieux restes d'un des premiers martyrs du Bouganda, écrivait-il au sujet de celles de Charles, nous animer d’un nouveau courage pour travailler avec plus d’ardeur à la conversion de ces pauvres nègres, en nous rappelant que Dieu peut, quand il le veut, susciter des pierres mêmes des enfants d’Abrahnm.Cette transformation de l’Ouganda, fruit de leur miytyre, il put la voir de ses propres yeux avant de mourir., A sa mort, le 12 mai 1890, l'Ouganda comptait entre dix à douze mille chrétiens.Il pouvait partir pour le ciel.Aussi bien meurt-il dans les sentiments de ses enfants martyrs.Comme eux il ne pense qu’au Ciel, à Jésus et à Marie, comme eux aussi il fait généreusement le sacrifice de sa vie.Il lève les yeux au Ciel avec un sourire ineffable qui laisse croire à une vision.et rend sa belle Âme à Wicu.Quelle vision a-t-il pu contempler sinon celle de ses enfants martyrs venant â sa rencontre, pour l’introduire.auprès du Roi de gloire, au séjour des élus?Celui qui nous a conservé le récit des derniers moments du Père Lourdel ajoute ces quelques mots qui résument tout ce qu'on vient de lire: “Sa vie était un exercice continuel de patience.Dieu seul sait les ennuis, les souffrances, qu’il a eu à supporter.Mais tous ces travaux portent leurs fruits et engen-I (lient de nombreux chrétiens qui versent leur sang pour témoigner ; de leur foi.” Ses restes mortels reposent dans i le petit cimetière de la mission de Rubaga.Une simple croix de bois noir indique sa tombe, ignorée du | grand nombre.Ne devraient-ils pas, en ce cinquantenaire de la mort glorieuse des Bienheureux Martyrs de l’Ouganda, prendre place auprès de leurs reliques et ainsi participer à leur triomphe?Puisse l’Eglise nous permettre un jour d’invoquer comme saint celui qui fut l'Apôtre de l’Ouganda et l’animateur de sa sublime phalange de Martyrs.René LEFEBVRE, missionnaire de l’Ouganda N.B.— Tous sont cordialement : invités à la grande cérémonie de demain, le 8 novembre, à 8 heures du soir, à Notre-Dame.L’entrée est libre: la présentation de cartes d’invitation n’est pas requise.“L'Est du Canada français” par Raoul BLANCHARD professeur de géographie à l’Uni-versité de Grenoble et à l’Université Harvard.Les 2 volumes format 10 x 7 pouces, comprenant 704 pages de texte sur papier vergé antique de première qualité, 94 planches hor» texte sur papier couché, 33 figures dans le texte et 5 cartes hors texte, î.es 2 volumes brochés .$7.00 Franco par la poste, Canada et Etats-Unis .$7.50 Les 2 volumes reliés (demi-reliure | dos et coins cuir dans un étui), $10.00 Par la poste, Canada et Etats-Unis, iioia VOLUME XXVII — No 260 LI DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 7 NOVEMBRE 1936 7 De Vancouver à Yokohama Arrêt à Honolulu - Chez les Pères du Sacré-Coeur — Visite de l’île - La caverne des vents - Fleurs et fruits - La plage de Waikiki - L’île de Molokai — Fabrique de conserves d'ananas Ouvrière chinoise catholique -Départ d’Honolulu (Suite du Journal des Partants du Séminaire des Missions-Etrangères en route pour le Mandchoukuo) LE 24 SEPTEMBRE 1936 Nous débarquons à Honolulu, et nous nous rendons à pied chez les Pères du Sacré-Coeur.Ils sont heureux de nous recevoir; presque tous parlent le français.Ça fait du bien de nous délasser dans notre langue, dit M.Deschênes.Mgr l’Evêque, un Portugais, est actuellement en tournée pastorale avec le délégué apostolique.Nous ne pouvons le saluer.Les bons Pères prennent des arrangements pour que nous puissions faire le tour de l’He en taxi.En attendant l’arrivée de nos guides, l’on nous fait déguster un délicieux cigare de Manille.Du haut de la véranda du presbytère, nous pouvons admirer un magnifique paysage: celui d’un joli petit village juché sur une montagne, et tout près, un volcan éteint qu’on nomme le Punchbo-rul.Il est bien calme, le garçon, en ce moment! J Nous voici donc installés dans nos automobiles et nous commençons le tour de l’île, qui devra durer trois heures.Laissant de côté toutes les belles descriptions poétiques, essayons de donner avec toute la simplicité possible un compte rendu de ce qui nous a frappés davantage.Le “paradis” hawaïen commence à nous montrer ses beautés dès notre départ du presbytère.Les palmiers étendent leur ombre sur le sol et protègent ainsi la quantité innombrable de fleurs qui ne demandent qu’à parfumer ce charmant pays.Notre guide arrête souvent sa voiture pour aller nous cueillir des fleurs ou des fruits.Ainsi nous embaumons notre auto tout en apprenant les noms baroques que portent les fleurs et les arbres.Nous arrivons auprès d’une montagne enveloppée d’un léger brouillard.Chose assez curieuse, à Hdnolulu, il pleut à toutes les heures.Mais c’est une pluie très légère, une sorte de vapeur qui produit un peu d’humidité, et c’est tout,, L’on nous a déjà parlé de la fameuse caverne des vents, près de la chute Niagara.Nous ne savons pas par expérience ce qui s’y passe, mais nous pouvons nous assurer qu’il y a aussi une caverne des vents à Honolulu.Le vent est si fort, au haut d’une montagne nommée Pali, qu’il nous est presque impossible de rester une minute à la même place, le vent nous pousse bon gré mal gré contre la montagne, (v.g.le P.Gagnon jeta son cigare et le guide le reçut dans un oeil).En bas de cette fameuse montagne, il y a plusieurs petits villages, des collines qu’on peut â peine distinguer.Puis nous continuons notre marche à travers les arbres, arbres élevés et droits: eucalyptus, aux fruits délicieux, palmiers gros et fins s’alliant pour former des allées merveilleuses.Nous n’avons pas vu beaucoup de bananiers, ni d’ananas, mais il y en a beaucoup à certains endroits de l’ile.Les cocotiers aussi abondent.Notre guide nous a fait goûter à une sorte de petite orange délicieuse qu’on nomme la Juava, et qui peut être transformée en gelée; aussi à un fruit rouge, gros comme une poire, et qu’on nomme figue de barbarie.Elle goûte un peu la tomate-poire.Nous fûmes rassasiés, après en avoir mangé la moitié d’une.Celui qui cueille les figues de barbarie ne peut éviter de se piquer, car il y a sur les feuilles de cet arbre beaucoup plus d’épines que sur les branches d’un rosier.Nous rencontrons des autobus et des tramways Ouverts.Il va sans dire qu’ils portent les noms de Oahu, Punnahou et autres semblables.A la croisée des chemins, il n’v a pas de gendarme, mais un jeunt homme de 12 à 15 ans qui donne le signal par un coup de sifflet et en agitant un drapeau sur lequel est écrit “stop”.Nous fi'on.s par la section chinoise jusqu’à la plage renommée de Waikiki.Pour montrer son admiration, notre bon doyen, le P.Gau-vin, ne peut s’empêcher de s’écrier: “Misère que c'est' beau!” et il y avait de quoi.Les rues sont achalandées en cet endroit.Nous apercevons de loin un natif du pays qui nage sur une sorte de p’anche qui ressemble à un ski.Tout gentiment, notre guide nous invite à visiter la p'age.Mais nous lui signifions que nous préférons épargner notre temps et voir d’autres paysages.Un fait à noter ici.Les tramways à Waikiki et à d'autres petits bourgs de Hono'ulu ne courent pas dans la rue principale, mais dans un champ tout près, ce qui semble une magnifique solution du problème de la circulation en cette contrée.Au haut d’un cap, à une petite distance du fameux Cap Diamant, une lie se dessine au loin.C’est, nous dit un Père, TPe Molokai, où le Père Damien a exercé son ministère parmi les lépreux, alors qu’il était lui-même atteint de cette terrible maladie.A propos de lépreux, un de nos compagnons npus a assuré que nous avons voyagé en compagnie de quatre lépreux qui étaient dirigés vers Manille.Après avoir visité Kaimuki et Maikiki, où est situé le magnifique “high school" de M.Roosevelt ainsi que le stadium attenant, nous nous élançons vers une haute montagne d’où les arbres nous apparaissent comme de belles vagues.Il fait bon d’y respirer l'air frais avant d’en descendre.Entre deux montagnes, il nous est donné d’admirer un arc-en-ciel magnifique et quasi-perpétuel.Un poète y trouverait matière à inspiration.Mais nous, “que notre as-1en naissant n’a pas faits poè- te-s”, nous nous contentons de répéter ces paroles du psalmistes: ?‘Que vos oeuvres sont admirables, ô mon Dieu!” Maintenant, rendons-nous au désir du Père et allons visiter la grande fabrique de conserves d’ananas.La jeune fille qui nous fait visiter les différentes pièces est une Chinoise catholique.Ici les catholiques sont nombreux.Que c’est consolant pour un missionnaire de constater que dans un milieu comme les lies Hawaï, les missions sont florissantes.Avant d’entreprendre notre tournée, nous nous désaltérons de jus d’ananas à la glace.Il y a deux robinets et les visiteurs peuvent en disposer à leur gré.Après la course que nous venons de faire, nous avons trouvé l’eau glacée délicieuse.Notre gentille Chinoise commence ses explications: trois millions de boites d’ananas sortent chaque jour de la manufacture, qui compte 7,200 employés, 1,450 hommes et 5,750 femmes.Le travail se fait de juin à septembre; 3,025 boîtes sont remplies à la minute.(Calculez et vous verrez que le nombre est exact).On y travaille 24 heures par jour, il y a trois j équipes de huit heures.Les ananas ; passent dans une machine qui en-! lève la pelure, puis dans une autre où des jeunes filles les nettoient; ils sont ensuite poussés vers un couteau qui les partage en tranches; ces tranches sont déposées auto^ matiquement dans des boites qui sont ensuite fermées hermétiquement.Nous avons su apprécier le goût de tranches d’ananas frais.C’est succulent.Nous en avons mangé chacun six ou sept tranches.et nous vous assurons qu’elles n’ont plus le même goût lorsqu’elles arrivent dans nos magasins du Canada.Chacune des trois cents personnes qui visitent chaque jour la manufacture a le droit d’en manger à satiété.En quittant la manufacture, nous avons offert un pourboire à notre guide.Elle a refusé et après un salut courtois, elle allait se retirer quand l’un d’entre nous lui demanda pourquoi elle ne voulait pas de pourboire?“C’est défendu par la compagnie”, répondit-elle.“Mais, mon père”, continua celle-ci, “ce nVst pas défendu de recevoir une bénédiction.Donnez-moi votre bénédiction, s.v.p.” Le P.Deschênes fut vraiment touché, et c’est avec une réelle émotion qu’il demanda à Dieu de combler de faveurs cette bonne petite Chinoise catholique.“Ca vaut mieux qu’un pourboire, continua-t-elle”.On rencontre encore du bon monde à l’étranger.Dieu soit loué de nous donner de telles consolations.Si, en terre de Chine, nous avons j la joie de rencontrer de telles âmes, j quel encouragement ce sera pour nous d’entreprendre notre ministère .Après avoir remercié les bons Pères du Sacré-Coeur de leur bienveillant accueil et de la charité qu’ils ont eue de nous accompagner à travers nos pérégrinations sur l’île, où nous avons admiré des choses si délicieuses et si rares, nous nous dirigeons vers notre bateau, où nous arrivons à temps pour le souper.Dans la soirée nous allons de nouveau faire un tour en vdlle, mais c’est à pied cette fois.Vendredi, le 25 Ce matin aucun autel n’est préparé pour la messe.Notre sacristain s’est imaginé sans doute que nous étions demeurés en ville.Pour épargnt^, du temps, les PP.Deschênes et Morin croient préférable d’allre célébrer chez les Pères du S.-Coeur.Ils se rendent donc à la cathédrale d’Honolulu, desservie par ces derniers qui, de plus, desservent une bonne douzaine de paroisses.Le ministère se fait en langue anglaise.A linéiques pas de la cathédrale, nous pouvons admirer le vaste couvent des Soeurs des Coeurs de Jésus et de Marie qui donnent l’instruction aux jeunes fille de Pile.A dix heures de l’avant-midi, notre bateau quitte le port d’Honolulu en direction d’Yokohama.Encore ici, comme à notre j arrivée, une bonne dizaine d’Ha-waïens se baignent près de l’Em-! press, exécutant des plongeons à des profondeurs inouïes.Ces jeunes gens sont de véritables poissons.Pour les encourager à exercer leur art, quelques passagers du bateau leur lancent des pièces de monnaie qu’ils vont chercher en peu de temps.Il est assez rare qu’ils en échappent.Nous avons vu j par exemple deux indigènes s'é-! lancer de quarante pieds, c’est-à-dire du premier pont du bateau, pour exécuter un plongeon.Il faut I voir leur adresse 1 Au son de la fanfare hawaïenne, nous prenons la haute mer que ! nous avions laissée la veille, et ! poursuivons notre voyage.L’océan i sb montre aussi "pacifique" que les I jours précédents, cependant qu'une légère vague berce notre navire, juste assez pour nous rappeler que nous avons quitté la terre ferme.Nous sommes maintenant en route pour le Japon.N.B.— La Maison-Mère des prêtres des Missions Etrangères est située au Pont-Viau, près de Montréal.tél.DU 4224.Question d'histoire religieuse L’EGLISE CATHOLIQUE ET LA MENTALITE CHINOISE Hong-Kong.Le cercle d’études des jeunes gens catholiques de Hong-Kong, dont presque tous les membres sont des convertis, prit leomme sujet de discussion: “Quels sont les aspects du catholicisme qui exercent le plus d’attraction chez les Chinois, les amènent à s’intéresser et parfois à se convertir au catholicisme?” Les résultats de cette petite enquête montrent que les oeuvres de charité, les efforts faits pour l’éducation de la jeunesse, la vie dure et héroïque des missionnaires et des religieuses, la haute tenue morale de catholiques, l’unité de l’Eglise, l’indissolubilité du mariage, l’unité et la certitude de la doctrine chrétienne, la sympathie de l’Eglise pour les idées patriotiques, l’immortalité de l’ftme et le respect dû aux défunts, la discipline catholique, sont les éléments qui ont en Chine le plus profondément agi pour amener les âmes à connaître le Christ.(Fides).Vieux souvenirs AERES LE SACRE DU PREMIER VICAIRE APOSTOLIQUE DE NANKIN.Pékin.— L’institution récente du vicariat apostolique de Nankin et la nomination d’un évêque chinois pour le diriger évoquent naturellement le souvenir d’un autre chinois qui, il y a deux siècles et demi, fut aussi vicaire apostolique de Nankin; Grégoire Lo, Dominicain, premier prêtre et premier évêque indigène de Chine, était sacré à Canton par l’évêque de Pékin, Mgr Bernardin della Chiesa, Franciscain, et nommé vicaire apostolique de Nankin, qui devint plus tard un diocèse, et dont le territoire comprenait alors une grande partie de toute la Chine.Après plus de deux siècles, la Propagande donne à la nouvelle capitale de la Chine un évêque indigène; ce fait et les qualités exceptionnelles du jeune prélat, qui est non seulement docteur en théologie mais docteur en philosophie de l’Académie de Saint-Thomas à Rome, et docteur en sciences politiques de l’université de Pérouse, et qui au cours de sa brève et brillante carrière comme directeur général de l’Action catholique en Chine et inspecteur de l’enseignement catholique s’est fait apprécier dans les milieux catholiques et officiels, lui valurent bien 240 télégrammes et 150’lettres de félicitations; parmi les télégrammes il y a ceux de M.Kung, ministre des finances, de M.Chang Chun, ministre des affaires étrangères, de M.Tsu, ancien ministre des communications, de M.Sié, ancien ministre de la justice, de M.Sié, ancien ministre en Belgique, du général Sung Chch-yuan, président du conseil politique du Hopei-Chachar, et du général Wan Fu-lin, commandant de la cinquante-troisième armée.Après la cérémonie du sacre, qui se déroula avec la pompe magnifique de la liturgie dans la cathédrale du Pétang, à Pékin, remplie par plus de 3,000 fidèles et où l’on notait 12 prélats, une centaine de prêtres, le représentant du général Cheh-yuan, le maire de Pékint les chanceliers des universités et de nombreuses personnalités, un banquet réunissait à la délégation apostolique cent cinquante invités; l’après-midi le nouvel évêque se rendit à l’université Fu-Yen pour recevoir l’hommage des écoles catholiques.D’autres manifestations de sympathie suivirent le sacre et méritent d’être mentionnées; la station de T.S.F.de Shanghai consacra une émission spéciale à Mgr Yu pin; à un banquet offert en son honneur par une vingtaine d’hommes politiques chinois, l’évêque expliqua l’oeuvre d’éducation et de relèvement social accompli par l’Eglise; enfin un dîner à la délégation apostolique pour fêter le dixième anniversaire du sacre des six premiers évêques chinois par le Pape à Rome et le centenaire de l’entrée ds premiers étudiants chinois au Collège de la Propagande réunissait autour du nouvel évêque les trois évêques survivants dont un, S.Exc.Mgr Tsu, S.J., vicaire apostolique de Haimen, fut le co-consécrateur de Mgr Yu pin.Il est intéressant de noter qu’au cours de fees dix dernières années 10 vicariats apostoliques et 13 préfectures ont été confiés au clergé indigène.Après ces nombreuses fêtes S.Exc.Mgr Yu pin fut reçu officiellement dans son vicariat apostolique le 4 octobre 1936.(Fides) Graphologie au “Devoir” Yetta (Joliette) — Sensée, réfléchie et sérieuse, elle sait bien juger les gens et les choses.Toute simple et naturelle, elle est modeste, réservée, un peu timide et trop fière pour jamais faire des “avances”.Bonne, d’une sensibilité délicate dominée par la raison, elle est dévouée avec un sens juste de son devoir et de scs obligations.Le coeur est affectueux et il a besoin d’affection mais elle le laisse peu voir et elle doit passer pour froide; ceux qui profitent de sa bonté généreuse savent le contraire.La v Monté est précise et ferme et sc manifeste doucement, sans brusquerie ni éclats.Aucune expansion et Je vols même une grande difficultés à parler avec confiance, même si elle y est décidée.Loyale, sincère, droite, elle a une belle petite âme claire et bonne.• Clariml.— Elle est très intelligente et occupée surtout des choses de l’esprit qui l’attirent.Mais pas uniquement, car elle a un côté bien féminin qui réclame sa part de sentiment.Bonne, généreuse, bienveillante, elle a un coeur capable d’affections profondes et constantes.Nature morale élevée, idéaliste, droite et d’une grande sincérité.La volonté est précise, gale et ferme, active et courageuse elle doit faire beaucoup de bien autour d’elle car elle n'a pas d’égoïsme et elle est capable d’organiser et de me- ! ner à bien ce qu’elle entreprend.Besoin d’être aimée et comprise, et dès qu’elle est en confiance, besoin de se confier et de sentir la sympathie.Quoique modeste et sans aucune prétention, elle est sûre d’elle, on le voit.Gaie, animée, le type de la personnalité rayonnante qui apporte avec elle la sérénijé et ta joie, une joie un peu grave, profonde, qui se communique facilement.Et les défauts?A ru.c.c.Le nouveau président Du Messager, de Sherbrooke, numéro?du 1er novembre: M.Abel Marion, qui «a remplacé M.Albert Rioux à la tète de rU.Ç.C., en juillet dernier, a été à l’unanimité réélu président général au congrès de Québec.Je ne voudrais en aucune façon blesser l’humilité du nouveau cnef de notre association professionnelle et encore moins que l’on croie que mon amitié pour lui est la seule raison de ce que j’écris présentement à son sujet.Il est certaines choses qu’il faut dire cependant, ne serait-ce que pour prouver clairement que les cultivateurs savent choisir ceux qui doivent les diriger.M.Marion est un des nôtres: il est des Cantons de l‘Est; mieux que d’autres conséquemment nous le connaissons et il nous appartient, comme un devoir, de faire connaître à tous, dans notre diocèse et ailleurs, les qualités qui l’ont porté à la direction de rU.C.C.Ce sera peut-être un moyen de “tuer dans l’oeuf” certaines affirmations mensongères que, selon leur habitude, les ennemis de j’U.C.C.ont commencé à faire circuler.M.Marion a passé les 33 dernières années de sa vie, il en a maintenant 50, dans une paroisse essentiellement agricole; il y a exercé, au service des j cultivateurs, tout en pourvoyant sux besoins de sa famille de 7'entants, des occupations diverses qui lui permettent aujourd'hui d’apprécier et la profession d’agriculteur et certains côtés de la vie agricole proprement dite.Tour à tour propriétaire de scierie, charron, forgeron, agent-vendeur de machinerie agricole, etc., cela ne l'a pas empêché de se livrer lui-même aux lourds travaux de la terre sur les fermes qu’il a possédées et exploitées; ses concitoyens savent qu’il ne lui en coûte pas.de prendre les mancherons de la charrue pour semer ses patates sous la raie, ou de faire lui-même les foins sur sa ferme.Là où M.Marion a rendu le plus de services à ses concitoyens, où il a aussi pris une expérience considérable dans toutes les questions agricoles, c’est comme directeur-gérant d’une des plus importantes et des plus heureuses coopératives agricoles dont puissent faire mention les annales de la coopération dans notre province: la Coopérative Agricole de Ste-Hedwid-ge de Clifton.Pendant qu’ailleurs on se chicanait sur les formules et les lois coopératives, à Ste-Hedwid-ge, en suivant les conseils tenaces d’un curé de paroisse agricole, comme il ne s’en fait plus beaucoup, hélas! et sous l’habile direction de M.Marion, les cultivateurs faisaient de la vraie et solide coopération.A preuve: la mise de fonds initiale des premiers coopérateurs, il y a 22 ans, fut de $8.00 chacun; cette année, à l’occasion d’une réorganisation rendue nécessaire pour permettre l’entrée de nouveaux sociétaires, cette action de $8.00 fut remise aux coopcra-teurs de la première heure sous la forme d’un chèque de $410.00.Pendant ces 22 ans, ]a Coopérative Agricole de Ste-Hedwidge a payé à ses sociétaires des prix qui faisaient le désespoir des concurrents Voisins j elle leur a fourni, aux plus bas prix du marché et encore, les matières premières dont ils avaient besoin; à certaines heures difficiles, comme en rencontrent tous les agriculteurs, la Coopérative a aidé financièrement et moralement ses sociétaires.Depuis deux ans, il existe à Ste-Hedwidge une Caisse populaire Desjardins; M.Marion en est le gérant; elle va sûrement dans le même chemin du succès.M.Marion est en même temps président de l’Union Régionale de Sherbrooke des (laisses Populaires Desjardins et de ce fait il est membre du Bureau de direction de la Fédération ^'e Québec des Unions régionales des •laisses Populaires Desjardins.Il est facile de comprendre ce que ce- la veut dire pour le» intérêts agricoles.Sous la gouverne sage et éclairée de M.Marion, bien secondé d’ailleurs par un conseil d'administration qui n’hésitait pas à se réunir souvent pour discuter des meilleures méthodes à suivre pour le bien de tous, la Coopérative agricole a fait de Ste-Hedwidge une paroisse agricole modè'e et elle a posé un exemple que devront suivre toutes les autres associations coopératives qui aspirent au succès.M.Marion arrive done bien préparé à la présidence de l’U.C.C.; parce que sa porte depuis toujours a été ouverte à ses concitoyens en quête de conseils et des services de toutes sortes; il connaît le cultivateur de chez nous, ses problèmes et les moyens qu’il a déjà mis en oeuvre pour les résoudre chez lui.A ceux qui sont surpris de la formation intellectuelle de notre nouveau président, je dois dire que M.Marion a su regarder par-dessus les limites de sa paroisse.Selon sa propre expression, il a compris que “90 p.c.de l’homme se trouve des épaules en montant”; H n’a manque fucune occasion d’étudier les livres, les journaux, les revues et au-res périodiques à sa portée, la situation agricole non seulement de notre province, mais aussi de tout e pays et des pays étrangers.Ce que M.Marion a fait en petit dans »a paroisse, nous devons espérer qu’il pourra le réaliser dans un champ plus vaste et pour le bénéfice des agriculteurs de toute la rovince.La divine Providence a ien servi jusqu’ici l'association professionnelle dans ses chefs aux différentes heures de son existence Au président-fondateur elle a donné l’énergie et la crâncrie d’un Laurent Barré.Pour opposer aux attaques sour-roises des ennemis qui surgissaient de toutes parts afin de défaire l’oeuvre commencée et détourner des principes posés à la première heure, elle a suscité un Aldéric Ln-londe qui, avec un entêtement vertueux, savait ne démordre pour personne.Quand i] fut devenu certain que l’oeuvre ne pouvait être détruite par les hommes malgré leur acharnement et qu'il fallait donner une orientation sûre aux activités de la profession organisée, le bon Dieu lui a donné un homme mûri à l’étude, un économiste agricole de première valeur et de large envergure.M.Albert Rioux.Nous avons en M.Marion un homme riche d’expérience pratique; il sera donc le réalisateur envoyé à l’U.C.C.par la divine Providence.Notre devoir est donc tout tracé: lui aider de toutes nos forces, nous, cultivateurs et aumôniers, en le soutenant par nos prière d’abord et notre collaboration la phis entière.L’U.C.C.est entre bonnes mains! Si.selon une expression originale que j’entendais ces jours derniers tomber des lèvres mêmes de M.Marion, “il n’étnlt pas devenu indécent de parler de choses décentes”, je me hasarderais à dire un mot de la vie familiale de notre nouveau président.Je ne le ferai pas.Je craindrais, en ouvrant les portes de sa maison, de laisser échapper la chaleur vivifiante qui y anime tous les coeurs et les tient entrelacés.M.Marion est fidèle; il ne trahit nas, il n'a jamais trahi personne et | ne saurait trahir cette autre grande famille de l’Union catholique des Cultivateurs.— FAISONS-LUI CONFIANCE.Armand MALOUIN, ptre, aumônier diocésain.Si vous voyagez.*dre$«es-vou> au SERVICE DES VOYAGES.LE “DEVOIRBillets émis pour tous les pays au tarif des compagnies de paquebots, chemins de fer, autobus, aussi hôtels, assurances bagages et accidents, chèques de voyages, passeports, etc.Téléphone! H Arbour 1241* Avez-vous besoin de bons llvrest Sont-ce des défauts?L’imagination l’isole parfois dans un inonde chimérique où le rêve la repose de la réalité.Son humeur est variable, elle a des petites impatiences et quand elle est bien fatiguée un peu d’irritabilité nerveuse.Beaucoup de mérites, beaucoup de charme et une personnalité marquée.Victoire.— Elle est Intelligente, sérieuse, consciencieuse avec une idée nette et juste de son devoir; elle a de l’ambition, de la bonne volonté et un dévouement généreux si naturel qu’elle jouit de l’exercer.L’imagination lui crée des bons petits moments de repos par le rêve, mais ce n’est qu’une distraction qui l’aide à mieux travailler ensuite.Le coeur est délicat et tendre, elle a besoin d’affection: d’en donner et d'en recevoir.La volonté est active, ferme, douce dans scs manifestations.Elle est bienveillante et optimiste, capable d’inspirer le courage qu’elle pratique.Capable, elle a confiance en elle et une certaine assurance.mais elle a de la timidité dès qu’elle agit en dehors de sa profession.Elle esl un peu susceptible et elle ressent vivement la critique.Absolument sincère et quand elle sent la sympathie, se confiant de tout son coeur.Nature aimable et bienfaisante, faite pour donner du bonheur à ceux qui voudront bien la laisser faire.Luciana.— Sensée, raisonnable, réfléchie, soigneuse, un peu routinière, je la vois active, sereine et douce.Elle est bonne et généreuse, capable de se dévouer avec persévérance.Droite et sincère, elle est franche naïve et sans aucune défiance.Un peu orgueilleuse et suscepti- ble, elle n’a pas de vanité.La volonté est égale et ferme.Constante dans ses affections et persévérante dans l’action.Fille est courageuse et optimiste; sans expérience avec une grande confiance en elle-même, elle voit le beau côté de la vie et des gens.Elle est donc heureuse et convaincue qu’elle le sera toujours.Conscience droite et vue juste des choses en général.Le jugement se forme sérieusement, mais elle ignore les réalités de la vie et son manque d’expérience l’empêche d’être aussi sérieuse qu’elle le deviendra.Andurlépa.— Il est bien jeune encore mais doué d'une grande confiance en lui qui lui donne de l’assurance et l’empêche souvent de voir un autre point de vue que le sien.Délicatesse et imagination, tendance à la rêverie.Il est bon et sincère et il a besoin d’affection et de confiance.Actif, ambitieux, rempli de bonne volonté, il a une volonté un peu variable niais capable de fermeté, capable aussi de faiblesse et d'en-trainement parce qu'il est très influençable.Généreux, il pourrait s’oublier et se dévouer quand il aime; naturel et sans la moindre vanité.La sensibilité le dispose à s’attrister facilement.Ses amis peuvent compter sur sa loyauté.Très réservé, s’exprimant difficilement sur ce qui l’impressionne profondément.Sentimental et aimant beaucoup tout ce qui alimente en lui l’imagination et la sensibilité; romans, cinéma, etc.Jean DESHAYES NOTE — Je demande encore, pour la centième fois, à mes correspondantes de ne pas coller sur leurs lettres les timbres qu’elles m’envoient.Il faut n’avoir pas de cervelle pour faire une chose aussi absurde.Coupon grspholortqu» ESQUISSE GQAPEQLQQICUE de JEAN DESHAYES’ — au — “DEVCII?** Samedi, le 7 novembre 1936 Bon pour 2 semaines Un coupon et 25 k>us en llmbre«-post* doivent sccompsgner chaque envol.Tout manuacrlt doit être à l'encre, rur papier non rayé.Ne paa envoyer de copie.Adreaaer: Scan Deahayei, le "Devoir', Montréal Communautés Religieuses Nous désirons vous servir Nous apprécions hautement la clientèle de nos institutions religieuses et nous faisons de grands efforts pour l’augmenter.Nous avons des voyageurs d’expérience qui font une sollicitation constante.Nos prix sont toujours attrayants et notre assortiment est considérable.Notre service est excellent.COUVRETTE SAURIOL Limitée # La maison du progrès • EPICIERS EN GROS 120 est, rue St-Paul Tél.HArbour 8151 MONTREAL La nouvelle Ford F-8 Windsor, Ont., 7 nov.— Une nouvelle Ford V-8 pour 1937 construite suivant le style aérodynamique le plus avancé, équipée soit d’un moteur V-8 de 85 chevaux maintenant en usage dans plus de i,00ü,(KK) de voitures, soit d’un nouveau moteur “Economique” V-8 de 60 chevaux, voilà ce qu’annonce aujourd'hui la Ford Motor Company of Canada, Limited.On pourra voir les nouvelles voitures samedi prochain, 14 novembre, chez n’importe quel vendeur Ford au Canada.L’annonce de ce nouveau moteur plus léger de 60 chevaux dont on a le choix avec la nouvelle Ford V-8 pour 1937, met fin à la rumeur d’un nouveau “bébé” Ford, qui circulait dans l’industrie de l’automobile depuis quelques années.Les nouvelles voitures Ford V-8 sont, au point de vue style, les plus belles qui aient été mises sur le marché.Pour la première fois, les carrosseries sont tout en acier, y compris la capote, la charpente, les panneaux et le plancher.On croit que ces nouvelles voitures avec le moteur plus léger seront marquées aux plus bas prix que la compagnie ait demandés jusqu’ici pour des autos avec moteur V-8.LE MEDECIN DIT.^ LA PRESCRIPTION] NETTOIE BIEN LE REIN Depuis votre enfance vous ave* nettoyé votre intestin par une pur-flation une fois l'an, et vous avez 'négligé votre rein à tel point qu’il ne peut plus remplir ses fonction» d’éliminateur des poisons et dea acides quicausenCrhumatisme, urination fréquente et difficile, mal de dea, maux de téta, ver.tige, fatigua, etc.Allez dès maintenant vous acheter une botte de pilules REINOU S fia mm ptrtmt—ISO» U M*.REINOL Si vous vous sente* fatigués, sans énergie ou ne pouvez digérer vos repas régulièrement, essaye* le rtouvoau Tonique ZYMOPHOS LE DEVANT DE LA NOUVELLE FORD V-8 NMpI MM La nota dominante dea lignes de la nouvelle Ford V-8 pour 1937 eit donnée per te devant de la voiture que l’on voir ci-dettut.De même, pour toufea le» autre* parties, le ityle e»t entièrement nouveau et moderne.Si l’on vous dit d’ “Alcaliser’ ’ ESSAYEZ LA REMARQUABLE METHODE “PHILLIPS ”! (DES MILLIERS L’ONT ADOPTEE) Voun n’avez qu'A voua alcaliser l’estomac avec du Lait de MaKnésle PhlUijja qui alrallse presque t immédiatement tou- \ te acidité excessive Vous vous sentirez tout autreI Que me conseillez mua omtro ortie «n-miyeiwr Indigestion acide ?Le remède existe-t-il?Partout, aujourd’hui, ValcaU-safion est recommandée et pratiquée.El’e soulage les nausées et les dérangements d’estomac, •symptômes de "l’indigestion acide”.On obtiendra rapidement cette alcalisation en prenant deux cueillerées à thé de LAIT DE MAGNESIE PHILLIPS une demi-heure après avoir mangé, OU deux comprimés de Lait de Magnésie Phillips qui ont le même effet antiacide.On est presque immédiatement soulagé — quelques minutes suffisent le plus souvent.Nausées, gaz, sensation de réplétion, et les douleurs inséparables de “l’Indigestion acide” — tout cela disparaît! On se sent revi- vifié! 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d’art.Les luxueuses salles d’exposition de la Société Crane, Limited, — Montréal et quelques autres centres de la province de Québec possèdent de ces salles, — n ont pas contribué pour peu à répandre cette idée dans le public.L’entreprise Crane dépasse pourtant et de beaucoup le domaine de la plomberie.Elle est même d’abord autre chose que cela.La plomberie, ses appareils les mieux nickelés et chromés, ses accessoires les plus reluisants, ses porcelaines, aux couleurs et aux nuances variées ne surviennent que comme l'un des compléments d’une entreprise d’ordre beaucoup plus général: la robinetterie.C’est par la robinetterie que la Société Crane, issue d'une entreprise familiale fon- dée très modestement, il y a plus de quatre-vingts ans, en est venue à la plomberie, à la poterie, à l’appareillage à gaz, à eau chau de, à vapeur.A la robinetterie elle doit d’avoir grandi, d’avoi; solidement établi sa réputation d'avoir étendu ses activités jus qu’aux confins du monde civilise et même au delà.Elle fabriqu' maintenant ses robinets dans plusieurs pays d’Amérique et d’Europe.Elle vend le tout dans le monde entier.p-g&ï'; S* ass**: rWmm Où les robinets Crane sont essayés et examinés.Ce que l’on peut dire de la roue dans l’histoire des progrès matériels de l’homme, on le peut éga-'ement dire du tuyau, du tube.Celui-ci comme celle-là ne sont toutefois que des commence-nents.La roue, sous sa forme primitive, avant la jante et puis 'e pneu, l’engrenage et les diffé-1 -•entiels, ne s’offrait qu’à des uti- | lisations restreintes.Ainsi en était-il du tuyau en tant que sim- j pie tube.Le robinet, sous ses formes extrêmement variées, presque à l’infini, valves, soupapes, vannes, clapets, pointeaux, tampons, boulets, papillons, retours d’eau, valves à coin, etc., etc., donne au tube sa pleine utilisation.Dans le monde de la tuyauterie, le robinet est comme qui dirait l’agent civilisateur, ordonnateur, qui voit à la juste et même à l'équitable distribution des biens fluides que le génie des hommes confie aux tubes.Si la sociologie était aussi avancée que la robinetterie quant à la juste, à l’équitable répartition, il n’y aurait pas de question sociale.La Société Crane ne fabrique pas, ne roule pas le tuyau mais elle le façonne, l’usine et surtout lui ajoute cette chose essentielle: le robinet.Le robinet, celui qui se fabri-| que chez Crane, est de fonte et de fonte malléable (noire ou galvanisée), d’acier trempé, forgé ou matricé, de cuivre ou d’alliage de cuivre,-c’est-à-dire de bronze ou de laiton, selon l’usage qu’on en veut faire.Il prend les dimensions, les formats et les formes "‘llti «mf é** ‘ït Plifi «Ip ; ' .*1 VT Partie d’un atelier -de finissage des articles en cuivre Quelques-uns des nombreux articles fabriqués par CRANE, Limited, aux usines de la rue Saint-Patricer les plus divers, depuis le petit robinet qui sert par exemple à l’échappement de l’air dans les radiateurs du chauffage central jusqu’aux robinets-vannes qui peuvent être automatiques, à commande par servo-moteur et dont l’automaticité est assurée au moyen d’une horloge-mère au bien d’un niveau de bassin, d'un manomètre, d’un thermomètre ou encore d’un indicateur de vitesse.La famille des robinets est innombrable.Il n’y a pas de fluide.chaud ou froid, de haute ou de basse pression, qui ne soit sujet à son contrôle, qui ne doive s’y soumettre à l’occasion.Tout ce qui est appelé à circuler dans un tube peut s’en voir ouvrir ou fermer l’accès aussi bien que la sortie par le robinet.L’eau, l’air comprimé, les acides, les vapeurs, les gaz les plus volatils et les plus subtils, des substances au contraire lourdes, lentes, paresseuses, visqueuses, comme l’huile et l’asphalte ou la mélasse, se doivent occasionnellement soumettre à cette sujétion Chaque fluide connaît ses robinets qui règlent, par la voie du tube, son débit et sa pression, ses entrées et ses sorties.Pour certains produits portés à de très hautes températures, il a fallu construire des robinets-vannes en acier au chrome molybdène ou au nickel chrome molybdène.Le tube se trouve partout dans la vie civilisée d’aujourd’hui mais il ne va pour ainsi dire pas sans le robinet.Le robinet, sous toutes ses formes, la Société Crane les produit, de même qu’elle façonne et usine les tuyaux pour qu’ils s’ajustent à ses robinets.GRANDE VARIETE DE PRODUCTION Sans qu’il s’arrête à y réfléchir, sans même souvent qu'il s’en doute, l’homme civilisé qu'est chacun d’entre nous rencontre quotidiennement dans la quotidienneté de sa vie un nombre imposant des quelque 40,000 articles que produit la robinetterie Crane et que produisent aussi les entreprises qui sont connexes ou complémentaires à cette dernière, plomberie proprement dite, chauffage central, etc.Le tout se rapporte comme de raison au bâtiment et à la construction sous toutes ses formes.Au foyer, au bureau, à l’usine, dans les édifices petits et grands, sur les chantiers de tous genres, la robinetterie a son mot à dire, si l’on nous permet cette expression quelque peu métaphorique.La robinetterie est domestique, commerciale, industrielle.A votre lever, par un de ces matins de froidure et de neige, si vous êtes sûr de trouver une salle de bain douillette qui vous fournit à volonté et à la fois l’eau chaude et l’eau froide de vos ablutions, c’est à la robinetterie que vous le devez pour une large part.Sans l’harmonieuse symphonie des tubes, des valves, des robinets, cet homme heureux du bien-être ambiant et qui chantonne en procédant à sa matinale barbification pesterait sans mesure s’il en était autrement.Il suffirait pourtant qu’une valve fît défaut dans le réseau assez peu compliqué d’une tuyauterie domestique.Si, en plus, vous habitez une maison pourvue d’un appareil de climatisation, ce que d’aucuns appellent le eondition-nement de l’air, la robinetterie s’y trouve encore pour beaucoup.Vous allez en chemin de fer.Le convoi ne partirait pas, il n’aurait même pu se mettre sous vapeur sans la mise en oeuvre de tout un jeu savant de valves, de soupapes, de robinets enfin, dont la théorie commence à la locomotive pour se terminer au wagon de queue.Le même convoi, lancé à toute allure, ne pourrait plus s’arrêter au gré du mécanicien si une valve d’urgence ne rendait celui-ci maître de l’air comprimé qui agit sur le sabot du frein.Un Pullman ne mériterait plus son nom sans l’ingéniosité et la préoccupation de beadté de la robinetterie.La robinetterie industrielle a réussi des merveilles de mécanique, de physique, d'hydraulique, de chimie.La nécessité est mère de l’invention.Aussi l’évolution de la grosse industrie chimique — qu’est-ce qui n'est pas chimique aujourd’hui, de l’engrais agricole au matériel de guerre?— l’évolution encore de l’industrie du pétrole, celle de la grosse métallurgie, de l’industrie minière, celle encore des pâtes à cellulose et à papier, tout cela a influé de façon très nette sur l’industrie de la robinetterie.Partout où il s’agit de contrôler de gros débits de fluides, principalement lorsque ces fluides sont d’une nature spéciale ou portés à une pression ou à une température élevée, des problèmes se sont posés que la robinetterie a.dû résoudre.Elle les a résolus.Le souple et léger vêtement de rayonne que vous portez, Madame, non seulement ne l’auricz-vous pas eu à prix d’aubaine mais vous n’auriez pu l’acheter à poids d’or, sans l’ingéniosité de la robinetterie.DANS LES MINES D’OR QUEBECOISES A propos d’or, notons que les mines nouvelles du Nord-Ouest québécois ne seraient pas déjà, comme elles le sont, en pleine voie d'exploitation et de production, si la robinetterie ne mettait ses moyens à leur disposition.Sans tubage complémenté de valves et de soupapes, la ventilation des puits et des galeries ne I É Atelier des noyaux — La forme des robinets e» de leurs accessoires dépend de solides en sable moi le appelés noyaux.L’illustratioir donne une idée de l’outillage qu’il faut pour la fabricatio de?noyaux, —-r- - S® ' i— t VOLUME XXVII — No 260 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 7 NOVEMBRE 1936 et qui fournit du travail à un grand nombre des nôtres serait pas possible, l’air comprimé manquerait aux foreuses qui percent si allègrement en même temps qu’obstinément la dure diorite témiscaminguoise et abitibienne.La fabrication du papier, l’enfoncement d’un caisson, le percement d’un canal, l’érection d’un barrage, l’établissement et le maintien d'un égout ou d’une usine de filtration, rien de tout cela ne se fait plus sans l’aide et le secours de la robinetterie.Le bitume et l’asphalte de nos voies urbaines ne se poseraient pas si la robinetterie n’avait imaginé spécialement à leur intention de gros robinets à boisseau, à double enveloppe de vapeur.Des appareils du même genre servent encore dans les raffineries de pétrole et généralement pour les produits pouvant se solidifier dans la tuyauterie.Le domaine de la robirvetterie, comme l’on voit, s’étend bien au delà de la salle de bain et de la cuisine.Il n'est probablement pas un seul compartiment des activités matérielles de l’homme qui lui soit fermé.Elle est au coeur même de la civilisation industrielle.Un journaliste des Etats-Unis publiait récemment un article fort documenté sur la Société Crane: The limit to Crane’s business, écrivait-il, is utopia Ca serait verser dans l’utopie que de tracer des bornes à l’industrie de Crane, Limited.COMPETENCE ET PRECISION Cette industrie correspond en effet à des besoins véritables, réels, actuels et à venir.Mais une entreprise comme celle de Crane ne peut exister et se maintenir, s’imposer au monde, que par la compétence hors ligne de ses ingénieurs, de ses techniciens.La robinetterie commande autant de précision que l’industrie de la machine-outil et que celle des moteurs, [^’ailleurs, la Société Crane produit elle-même plusieurs de ses machines-outils Derrière l’usine, il y a les labora toires où tout est d'abord prévu et ensuite analysé: laboratoires de chimie, de physique, d’essai, fonderies de recherches, etc.Le fondateur de Crane, Limited, Richard-Teller Crane, en ouvrant une petite fonderie de cuivre, en 1855, à Chicago, alors à peine une ville, prévoyait-il l’expansion qu elle prendrait?Elle a grandi en tout cas avec l’industrie des Etats-Unis & des autres pays.Au point qu’aujourd’hui, la Société Crane est l’une des plus importantes du genre.Au Canada, c’est sans contredit la plus importante.Le fait de produire une série variée presque à l’infini de choses nécessaires explique sans doute le succès remporté.La façon dont l’entreprise a été dirigée ne compte pas moins pour beaucoup.C'est ce qui explique son succès non seulement aux Etats-Unis mais dans le monde entier.HAUTE QUALITE ET NON LE BON MARCHE La Société Crane se donne pour but de fabriquer des robinets selon un type de perfection et non en vue du bon marché.Le produit Crane est reconnu, accepté partout, il s’est universalisé, à cause de sa qualité.Le robinet Crane se trouve dans une salle de bain pas nécessairement luxueuse mais de belle et bonne installation.On le trouve encore, sous un autre format sans doute, le long du fameux pipeline de l’Irak, d’un parcours de 1,200 milles à travers le désert de Syrie, de Kirkuk à Tripoli et Haïfa.Le pipeline franchit les deux fleuves bibliques, le Tigre et l’Euphrate.Dans la vallée du Jourdain, il se courbe à 800 pieds plus bas que le niveau de la mer, pour remon- ’V*/ > ,'>v^rx y-, y A • * v ô ï sh / /7 • /V > vav ';- 'U y ^ ¦ "SV : i •J * ’ .-J; .\ ; Y' k rm W :/ ^ ' j • nt» .,osis la direction du Dr N.V.VenscheldWB.maître de chapelle.M Fernand Barrette, organiste.Volet ce programme Salve Regina solennel; Ky-rte XI ad libitum; Introït Dldt Dominas du 33e dimanche apnée la Pentecôte; Psaume Beatus «r; Sanctus.Ben edict us et Agnus D Anna Mena planiste, se fera entendre au cour* du concert de la Petite Symphonie de Radio-Canada à Québec.| le dimanche, 8.à 8 h.M.Charles O'Neill dirigera l'orchestra Le Théâtre de l'opérette !* saison d’opérette k Radio-Canada commencera le dimanche, 8 décembre.Ces auditions seront diffusées de* studios de CRCM svec comme personnel directeur, au pupitre de chef d orchestre.M André Du-neux.à la preparation des choeurs.M Charles Oou’.et, à la mise au micro.Mme Jeanne Maubourg et M Rooney Pelletier.Voici la liste des opérette» que l'on entendra au cours de la prochaine saison: 8 décembre; Valses de Vienne, Strauss, père et r.is : 13: Un bon garçon de Maurice Tvain: 30; Mîa.de Raymond Emme-rechta.27; Le* Clochas de Comevlüe.de R Pianquette: 3 Janvier: Rêve de Valse, d'Oscar Strauss.10; Beaumarchais, de Boasinl-Coola: 17 Les Nièces du Colonel, d'Eugène Oavel; 24 Le Secret de Polichinelle, de Félix Pourdraln; 31: Princesse Caardaa, d'Bumertch Kalman; 7 février: Chanson d'amour, de Sohubert-Berté; 14: Pr.nceese Dollar, de Léo Fall; 21: L'Orloff.de Bruno Granlchstadten.1.15 Causerie agricole.1.30 Buffalo présente.3.00 Al Roth and hl» syncopatora.3.15 Buanderie Jollcoeur.2.30 Le monde féminin.3 45 Clyde Barrie, baryton.3.00 Heure.3.00 Causeries sur la littérature canadienne.3.00 Extraits d'opéra*.4 00 Le bon parler français.4.15 Le théâtre des petits.4.45 Presque cent ans.5.00 Heure — Evénement* sociaux.5.15 Ligue de sécurité.5.30 Heure — Programme du foyer.8 30 Heure — Gems of Melody.7 00 Heure — Pastille# Valda.7.15 Voyage autour du monde.7.30 Cavaliers de la Salle.T 45 L'Unlverelté devant le public.8 00 Heure — Columbia workshop.8 30 Maison C.W Lindsay.8.45 Heure — The Life Dramas.9 00 Tranches de vie.9 15 1* voix du soir.9.30 Chambre de commerce Junior.10 00 Heure — Jean Forget, planiste.10 15 Nouvelles Intemstionalee.10 30 Alex Lajoie et orch 11 00 Heure — Reporter sportif Molson.11 05 A choisir.11.30 George Olsen et orch.12 00 Jack Denny et orch.12.30 Phil Harris et orch.1 00 Heure.CFC F — 500 métré* - 800 kilocycle* CFCX — 49.98 métrés — 8,005 kilocycle* .1.00 1* bourse 1.15 Ensemble Rex Battle.2 30 Joute de football.5.15 Les petits acteurs de l’air.6.00 La bourse commentée.6.15 Jesse Crawford, organiste.6.35 Soliste.7.15 les chanteur* de l'Institut Hampton.Parade du sport.Conférence panaméricaine pour la ' >alx.nlères nouvelles du apart.7.45 8 30 pal] 11.00 Der: CHU* — 266 mètre* — 112» kilocycle* 200 4.55 500 530 6 00 6 15 6 30 7.30 7.45 800 8 30 900 9 30 9 45 1000 10.30 10.45 Heure.Sommalra, Heure.Méli-mélo.Raymar.Variété#.Chansons française* Heure — Sparts.Jean qui Chante.Studio.L'homme aux yeux éteint».Orchestre.The Four O'Tooles.Meunier da Sylva.Orchestre.I cover the waterfront, OCR.Studio, heure.DIMANCHE, 8 NOVEMBRE CRCM — 329.7 mètre* — 918 kilocycle* 3.00 Orch.symphonique de New-York, dlr.de Barbirolli.5.00 L'Heure dominicale.6.00 En ce temps-là (en anglais), 6 30 Regards sur le monde actuel — Conférencier: M.René Guénette.6 45 Paul et Jullta, accordéoniste et har- 7.00 7.30 Swéet ani 8.00 prof.Quiz, id Low.X» wm.W.A3C-CXAC — Orchestre vynEgtMnaqu* ï" '£xwir Fort, dirigée paJ | AjwawwfrBr fkmurivwia — BotMhe Luctbe* » Ber* serpra ïKèlSazi Oç «aras-s dstecafe» îR-Twts: amsi.-é du Metro- ' gramme a'a&a pas WHEAT — 1343 m*ew* — «M küocyclM —JO c -r.Te,;*; de la Tahle mode de m2_~r«C3B.'» it 'Chicago.i-M par.Vi.dc.ii.-5cj lu Metropolitan CVwr-a — Dtmrüïrffi: Wiîfrtd Pelletier AiM pm.LTWetsre cathi-iq-i* asérlc*!-a* T30 p.hs.Ser: Fireside F»?pm.Pr-açra.TTni* Chas» aad Baa-Sisrst.Concert General Motors avec Htàea gepson, aogmne -« » p-as, wraf^tcf — Orchestre *T=t hen: v-e Geneva.Mate»*, dir.gé p*r Src.:, S&Çéc — Choeur d’homme* du Me-t-Tgvr-_ ta;.CÇér» — Soliste: Helen Jepeon.e-û Metropolitan Cuvera — Orchestre Ou-rerture ,^e Secret le Suaanne).de Wolf-Fer-rarî La RR» aux cheveux de Un, de SOMMAIRE SAMEDI, 7 NOVEMBRE CRCM — 329.7 mètre» — 916 kilocycles 5 00 Concert, disque».5.30 Ozn» Williams et son orchestre du Ch.Laurier.5 45 Bourse* de Montréal et Toronto.6 00 Jesse Crawford, organiste, NBC.6.30 Emission d'outre-mer.BBC.7 00 Albert Vlau.baryton.7.15 Orch de danse 7 30 M Bert Pearl, chant.7 45 Chronique bibliographique, par M.Maurice Hébert 8 00 Cotter»' Saturday Night.8 30 La Petite Symphonie de Radio-Ca- nada.9 00 Cameo Théâtre.9 30 Concert de Toronto.10 00 Nickelodeon.NBC 10 30 L'orchestre Nova Scotian 11.00 Reportage de la Joute de hockey — Les Canadiens-Boston Bruina.11 15 Le Courrier du Nord.CKAC — 411 métrés — 7S0 klloryclM 100 Heur# — Jack Shannon, ténor.La petite Symphonie de Radio-Canada à Québec, sous la dlr.de M.Chas O'Neill.8.30 Jewels of the Madonna.9 00 Forgotten Footsteps.10 00 Kvangéllne.10.30 Wm Morton, ténor.10.45 Radlo-JournaJ bilingue.1100 Par-delà la frontière, musique de danse, NBC CKAC — 411 mètre* — 730 kilocycle* 9.00 Heure, température.9.00 Le dimanche chez tante Suzanne.9.55 Nouvelles.10.00 Sérénade tzigane.10 30 Sonates de Beethoven — Semmler, planiste.11.00 Service religieux.12.30 Mélodies Roamer Watch.12.45 Programme Ktk.1.00 Heure — En dînant.1.15 Le gamin de Parts.1.30 Lalonde et Frère.1.45 Emission Langeller.2.00 Programme DesJardins.2.15 Programme Bridal Wreath.2 30 Oranger Frères.2.45 Ecole de musique Marazza 3 00 Orch.symphonique de New-York — Dlr Barbirolli.5.00 Heure — Heure catholique.5.45 Carrière et Senécal.6.00 Drames vécus 6.15 Programme Parent.6.30 Heure — O St-Jean.6.45 Bleau et Rousseau 7.00 Heure — N.O.Vallquette.7.15 Programme Alouette.7 30 Service religieux.___ 8.00 Heure — Heure dominical* Ford.10 00 Heure — Community Sing.10.45 Radio-Journal Westinghous*.11.00 Heure — Nouvelles 11.05 Artie Shew et orch 11.30 Roger Pryor et oroh.CFCF — 50* mètres — 6*® klloeyei** CFCX — 49.96 mètre* — «,0â5 kilocycle* Concert de Radio City.La clâ magique de RCA.Auditions du Metropolitan Optra.What Price Loyalty.Réminiscences musicale*.Jack Benny.Queeri-Oiltiea.Les gars du ranch et le* »oeur» Morin.Manhattan Merry-go-round.Album de musique familière.Concert General Motor*.Dernière* nouvelle* du sport.CHLF — 2g( mètre* — 112» kilocyciar 5.25 Sommaire, heur».5.30 Méli-mélo.6.00 Programme Rod.Joly.6.15 Salon Renaissance.6.30 J.A.Bélanger, fourreur.6.45 Samson Radio Service.7.00 Opéra.7.30 Heure.LONGUEURS D'ONDE» 13.30 2.00 3.00 5.00 6.45 7 00 7.30 7.45 9 00 9.30 10.00 11.00 •t en kilocycle*: Poste* Mètre* Kilocycle* CRCM 338.1 910 OKAO 411.730 CFCF 500 600 CFCX 49 96 6.005 CHLP 206.1,120 CHRC 465 645 CHNC 312.9 660 CKCV 222.1,310 estes 300 1,300 WABO 348 6 860 WBAF 454 3 660 WJZ 394.5 7b0 WQY 379.5 790 wno 382.8 1,080 WIiWI» 272.8 1.100 POST*» DS tm CCS KUocyciea Province* maritime*: CHNS: Halifax CFBN: Fredericton .1030 à 550 CJCB: Sydney CHGS: Summereld# ,,,.1120 â 1500 Québec: CRCK .CRC8: Chicoutimi .Ontario: CKLW: Windsor .CKNC: Toronto .CRCT: Toronto .Provinces de l’Ouest: CJCO: Lethbridge .CFQC: Saskatoon .CKY: Winnipeg, .Colombie britannique: CKOV: Kelowna .CFJO: Kamloops .930 â 1050 1060 â 950 840 â 1030 1000 à 1420 900 à «40 840 à 1330 1230 â 840 780 è «60 1210 â 1210 â A P Académie Bourgeoys L’Amicale Notre-Dame du Sacré-Coeur rappelle aux anciennes de l’Académie Bourgeoys que leur grand conventum aura lieu dimanche, le 22 novembre.Celles qu’une convocation officielle n’a pu atteindre sont priées de considérer cet avis comme invitation personnelle.La séance habituelle à la salle sera de courte durée afin de prolonger davantage les moments réservés au goûter, Le programme intéressera particulièrement les pius anciennes puisqu’il les reportera, en une brève causerie soigneusement préparée par quelques-unes de leurs contemporaines, à l’époque de la fondation de l’académie.Pour renseignements supplémentaires, s’adresser à Mlle Simonne Payette, présidente, GRescent 9044.Au syndicat1 des employés de tramways On a procédé ces jours derniers â l’installation des officiers du Syndicat des Employés de Tramways de Montréal qui ont été choisis pour un terme de deux ans.Les officiers sont: MM.J.-E.Goucault.président: Sylvio Laroche, vice-président; J.-A Chagnon, secrétaire-archiviste; Philippe Girard, secrétaire-financier et agent d’affaires; A.Bergeron, secrétaire-trésorier; H.C.Delorme, sergent d’armes.Les représentants des divisions sont: MM.D.Bergeron, Hochelaga; J.Brault.Youville; È.Brabant, Saint-Paul; A.Dufort, commis; A.Gilbert, Saint-Denis; E.Gravel, remises; G.Jetté, Saint-Henri; P.-E.Marquette, garage; F.Richard, Mont-Royal.La séance d’installation était présidée par monsieur Alfred Charnen-tier, président de la Confédération des Travailleurs Catholiques du Canada, qui avait à ses côtés monsieur l'abbé Jean Bertrand, aumônier général des Syndicats Catholiques.M.Alfred Charpentier, après avoir félicité les nouveaux officiers élus déclara sa satisfaction de voir grandir le Syndicat du Tramway en nombre et en importance.“Je constate, dit-il, que votre syndicat, en plus de travailler à l’amélioration du sort de vos confrères au point de vue matériel, cherche à imprégner parmi ses membres cet esprit de fraternité chrétienne qui est la base fondamentale du succès d’une organisation ouvrière et qui assure à une nation les garanties d'une paix sociale vraie et durable”.M.l’abbé Jean Bertrand, MM.J.-E.Foucault, Philippe Girard, S.Laroche, A.Bergeron, H.-C.Delorme, A.Dufort ont aussi porté la parole.L’assemblée se termina par une véritable soirée récréative.MM.P.Roberge, G.Roy, de la division Hochelaga, ainsi qu’un orchestre sous la direction de M.Ritchot se chargèrent du programme musical.S Vient de paraître ¦CONTRE LEB RHUMATISME Pour quelque* sous .J ’•w* faire une sur» d'AREX gut prévient, combet et eoulegw le rhumetleme.Avec AREX plue d élancement, plue de lancinement, plue de tiraillement—Il eeppWme le mal parce gu’M l'attaque à ea racine même.Raaouraa à Ara*—Il voua coulagera car— AREX dlaetpe auaei Ineomnka, me! da tête, névralgie, grippe.Trè* économique.TH* AREX COMPANY - LtVIS, P.Q.• Otas tone laa pharmaciens.‘‘Méthode pédagogique de l’Enseignement du Catéchisme” par M.l'abbé C.-E.Roy, doct.en théologie et philosophie.In-12, 348 pages.Editions Casterman, Tournai, Paris.Prix: $1.25 franco.A toutes les personnes qui s'intéresse, directement ou indirecte- j ment, à la formation religieuse des enfants: catéchistes des écoles or.j des paroisses (prêtres, religieux, religieuses ou laïcs) professeurs, instituteurs et institutrices, nous signalons avec un tout particulier intérêt cette ‘‘Méthode pédagogique de l’Enseignement du Catéchisme” qui marquera, comme le dit S.Exe.Mgr l'Evêque de Gas-pé, dans sa Préface, une étape importante dans l’histoire de notre enseignement catéchistique.Partout on réclame un enseignement plus efficace du catéchisme et les exhortations des derniers papes ainsi que les instructions toutes récentes de la S.Congrégation des Sacrements donnent, à cette question, une gravité qu’il n’est plus permis d’ignorer, encore moins de nier.Comment améliorer l’enseignement du Catéchisme et rendre ta doctrine catholique plus assimilable à l’esprit de l’enfance, de la jeunesse, de la foule, pour qu’elle s’y grave et produise des convictions?La méthode suivie Jusqu’à présent est-elle bonne ou défectueuse?Doit-elle être conservée ou réformée?Et si elle doit être réformée, dans quel sens faut-il le faire?Problème actuel et pratique dont la solution, nous dit l’auteur, pour être adéquate, doit avoir pour fondements des principes philosophiques et des faits historiques solidement établis et systématiquement coordonnés.L’ouvrage de M.l’abbé C.-E.Roy a pour but d’établir ces fondements et cette coordination.Comme il a été approuvé, avec éloges, par de savants professeurs de l’Institut Pontifical International Angelicum, de Rome, il présente un cachet d’orthodoxie philosophique qui le pose devant un public sérieux.En vente au Service de librairie du Devoir.Si vous vous sentez nerveux et déprimés prenez le Tonique ZYMOPHOS contenant des glycérophates pour les nerfs et des enzymes pour la digestion.¦xranra SIPOP MATHIEU1 RHUMES .BRONCHITES i .LA GRIPPE^, CASSE LA TOUX Cours du R.F.Bern an Le dimanche 8 novembre, à troi heures de l’après-midi, le R.F Bernard fera un cours public d’his toire d’Acadie: ‘‘Evangeline est re venue .” Entrée libre pour toui au numéro 1855 est, rue Rache près Papineau.Nous Gbriqtaeni nos varre*.Lunetterie Moderne TRAITEMENTS ORTHOPTIQrES AJUSTEMENT DES YEUX ARTIFICIELS Optomét™te*-opticien* à FHotel-Dien Carrière & Senécal Limitée 271 «st, Ste-Cathsrine — LAncaster 7070 COUT CONVENANT A CHACUN Ecoutez l'histoire de l'optique à CKAC, dimanche après-midi, à 5.45 hrs L AMELIORATION DES MAISONS Conformément aux clauses nouvelles relative» a la Loi fédérale du Logement La Banque de Montréal collabore au plan adopté par îe Gouvernement fédéral en vue d'aider les propriétaires désireux de remettre à neuf, moderniser ou autrement améliorer leurs maisons, et elle est disposée maintenant à prêter aux propriétaires en vertu des stipu-.aiions nouveues de la Loi fédérale du Logement.Void, briève-menr.les stipulations nouvelles relatives aux prêta d’amélioration aux maisons; •Prêt maximum, sur chaque mauoo — $2,000, •Escompte.Prélèvement de $3.25 r*r $100 sur î* valeur nom ru e du bi.iet, pour un an, payable à l’avance.Remboursement par versements mensuels.•Prêts devant servir uniquement 1 améliorer et réparer le* maisons existantes, ma;s non à bâtir dans des terrains vacants.Les améliorations comprennent tous les travaux tels que plomberie nouvelle, réaménagement des pièces, installation d’une chaudière, peinture, réfection du toit, etc.De même les garnitures, quand elles ne sont pas des accessoires meubles, entrent dans les améliorations.•Aucun endossement n est requis.• Prêts consentis aux seuls propriétaires.Les propriétés sur lesquelles des prêts peuvent être consentis comprennent les maisons privées, les maisons ' duplex *, les petites maisons de rapport, les fermes et les maisons du type magasin et logis combinés.•lu situation en ce qui concerne les taxes, le remboursement des hypothèques, «c, devra être acceptable à i'insbtuoon prêteuse.Si vous désirez des fonds pour réparer, améliorer ou moderniser votre maison, nous serons heureux de discuter avec vous vos 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canaille quelle qu’elle soit, doit être punie et châtiée.Je demande au chef de l’op-iPosition de bien réaliser que c’est une bien petite besogne que de défendre les turpitudes d’une administration., sous le drapeau de la race.Respectons le drapeau Le drapeau est fait pour rappeler l’honnêteté, la noblesse des traditions qu’il faut respecter.Nous devons garder intact le blason de la province et c’est pour cela que nous faisons enquête, pour montrer que dans la province de Québec le peuple poursuit sans pitié et sans merci la crapule et la canaille.Je considère que les collègues du chef de l’opposition devraient faire comprendre à leur chef «que ces moyens-là n’ont pas leur place dans notre province, qu’ils ne peuvent avoir que des résultats dommageables et antipa-triotiqdfess Nous avons des frères dans les autres provinces du pays, aux Etats-Unis même.Par simple considéralion pour l’intérêt de nos frères de là-bas, on ne devrait pas soulever des discussions semblables.Je demande à ceux-là de l’opposition qui ne pensent pas sur ce point comme leur chef, d’enregistrer au moins leur dissidence.Sur la question de race, nous devons former un front uni, ies bleus comme les rouges, pour dirt bien haut que les guerres de race n’ont pas leur place dans la province de Québec, que nous faisons non pas la guerre de race, mais la guerre à la crasse.M.Bouchard — Ce n’est pas la première fois que les politiciens veulent placer leurs manoeuvres politiques sous le manteau de la religion.J’ai vu un journal de Toronto qui rapporte que les employés du Trésor se servaient des débentures du Trésor pour spéculer à leur profit personnel.du chef de l’Opposition, surtout à mon égard, à cause de son tempérament et surtout parce que Ton ne donne que ce que Ton a, mais voici un homme qui est auditeur de la province, qui n’a pas été nommé par nous, mais par le gouvernement du chef de l’Opposition, qui remplit un poste important et dont la reputation est en jeu, ici et dans les autres provinces.Non seulement le chef de l’Opposition a voulu soulever le cri de race pour essayer de couvrir les innombrables turpitudes de son ancien régime, d’une façon qui soulève l’indignation des hommes de coeur et des honnêtes- gens, mais il vient maintenant insinuer que le témoin se parjure pour faire destituer d’autres employés.Quelle bassesse, indigne du chef de 1 Opposition et de la population de la province.C’est la suprême action inqualifiable, qu’après avoir vécu dans une maison de verre, quand le verre éclate, il essaie avec des éclats de verre sale de salir l’auditeur de la province, nommé par l’ancien régime.Il avait reçu certaines faveurs de l’ancien régime.Nous avons fait disparaître ces faveurs, à tort ou à raison.L’inclination .de l’auditeur serait donc plutôt de combattre le régime noà-veau qui le traite ainsi.M.Vézina s’est conduit avec probité Mais M.Vézint s’est conduit avec probité et droiture.Les hommes politiques de chaque parti, qui se respectent devraient avoir .assez de justice pour ne pas frapper aussi lâchement un homme qui ne peut pas se défendre.Quelle lâcheté, et bien digne du député de St-Hyacin-the.Les auditeurs applaudissent M.Duplessis, et M.Bouchard dit.— Oui, le peuple, on connaît ça, des gens payés à $50 par tête pour venir manifester.La foule.— Chou, chou, Bouchard.On est plus propre que toi.Désordre en arrière de la salle M.Bouchard veut défendre les honnêtes gens C’est injuste et faux, mais c’est venu par suite du système de questions et de réponses que Ton a adopté ici, et qui ne permet pas au témoin de donner les réponses au long.On met ainsi le public sous 1 impression que des employés ont commis des actes malhonnêtes.J’ai été heureux de consacrer plusieurs heures de la dernière semaine pour défendre deux Anglais, qui sont de bons serviteurs et des hommes honnêtes.Cà n’est pas en essayant de sain- ceux qui ont voulu rester libéraux et qui ont refusé de se courber sous le fouet du premier ministre, qu’on dorera le blason de la province.Les Canadiens anglais comme les Canadiens français ont droit d’être protégés et nous avons le droit de le faire.Mais on a passé le temps à taire des discours en dehors de la loi et des règlements pour salir des honnêtes gens.M.Maurice Pelletier — Vous êtes fort, vous, pour être capable de din- tout cela sans rire.M.Bouchard — Vous parlez ainsi ; arce que vous n’êtes pas en mesure de réaliser ce qui se passe à 1 heure présente.Quand vous aurez passé plusieurs années dans la vie politique vous comprendrez mieux.M.Boyer — Vous identifiez-vous avec Williams et Taylor?M.Bouchard — Je n’ai pas honte de m’identifier avec M.Williams et M Taylor, ce sont deux honnêtes gens.M Boyer — Alors qu’on les fasse entendre.M.Bouchard — C’est par M.Vézina que je veux établir Tinnocen-ce de Wililams et Taylor qu'il veut faire destituer, pour garder sa position.M.Boyer —r M.le président je demande que M.Bouchard retire ces pa roles.M Bouchard L’opinion publique jugera.J’en appelle à l’opinion publique pour savoir si le témoin Véz iui n’est pas récalcitrant.M Boyer Le chef de TOpposi tion n’a pas le droit de qualifier le témoin de récalcitrant.Ecarts de langage M Duplessis Je pardonne vo- loi icrs certains écarts de langage M.Bouchard— (La foule proteste à l’arrière de la salle dès les premières paroles du chef de l’Opposition).Des voix.— Entendez-vous le peuple?M.Bouchard — A $50.00 par tête c’est facile d’avoir du monde.M.Duplessis — Le député .de saint-Hyacinthe et le chef de TOp-position, lui qui représente aujourd’hui ce qui fut autrefois un grand parti, n’a pas le droit de faire des déclarations de cette nature qui vont être interprétées à l’étranger de façon à laisser croire que l’on paie les gens pour venir manifester au comité des Comptes Publics L’honnêteté du député est plus grande, plus solide et plus durable [ue celle de ceux qui insultent le peuple pour de simples petits in-ércts de parti.M.Bouchard.— Je ne veux pas identifier la population de la province aux gens qui viennent fain du désordre à l’arrière de cette salle.A Montréal pendant les élections on a soudoyé des gens pour venir faire du trouble à une assemblée où je parlais.L’assemblée dans la cave Une voix — C’était votre assemblée dans la cave.M.Bouchard — Mon discours a cependant été entendu dans toute la province.(La foule proteste de nouveau contre le chef de l’Opposition).On n’a pas le droit de manifester à cette réunion.Quand le premier ministre dit que j’accuse le témoin de se parjurer, ce n’est pas vrai.Je n’ai pas dit cela.J’ai dit simplement que le témoin est récalcitrant.Je sais que sa position est difficile et je le plains.Mais M.Vézina est un employé comme un autre, un employé qui reçoit pourtant deux salaires de la province.Pour quoi ne Ta-t-on pas destitué comme le Dr Lessard du sanatorium du Lac Edouard.Je comprends sa position.Elle est celle de bien des employés civils.Au sujet des employés civils j’ai reçu des lettres de quelques-uns, qui me disent qu’on les force à démissionner, à signer des formules de démission, sous la menace de confisquer ce qu’ils ont versé au fonds de pension.Nous sommes ici pour faire la lumière.Je comprends la position des employés civils et de M.Vézina en Cartes distinguées .Tout en étant du meil- :site gravées à notre Relier n e coûtent > )'us cher que -utres.i Planche sur cuivre depuis *1 25 Taxe de B'o Incluse.Impression gravée sur bristol, depuis Liste de prix et spécimens sur demande.particulier et je sympathise avec eux.Je suis cependant ici pour faire mon devoir et pour laver des accusations injustes portées contre deux employés honnêtes.Le chef de l’opposition veut faire son devoir Je n’ai pas d'autre but que de faire mon devoir et je le ferai bien que je sois forcé de travailler dans des conditions pénibles, qui sont loin d eue ce qu on appelle le lair-piay britannique.On a depuis le début de l'enquête eu recours à plusieurs moyens pour m’empecher de continuer à faire connaître Ja vérité.Ce n’est pas avec des insinuations qu’on va découvrir les faits, qu’on va rétablir la vérité, ce n’est pas non plus avec des oui-uire mais avec des laits et ucs documents.Nous tentons de rétablir les faits et de savoir ceux qui peuvent être sauvés.Quant aux coupâmes nous serons prêts a appuyer ie gouvernement dans ses mesures de répression, à condition qu’il n’ait pas recours à des mesures de torture ou qu’il ne se laisse pas guider seulement par le désir Ue vengeance politique.M.Maurice Pelletier — Après les menaces, le style larmoyant.Quelle comédie.“Trop d’importance aux Comptes publics” M.Bouchard — Si vous prenez ce qui se passe au comité pour une comédie je vous plains de lout mon coeur.On a accusé .le gouvernement d’avoir payé des commissions d’avoir fait des pertes.L’enquête prouvera absolument le contraire.Je regrette qu’on donne tant d’importance au comité des Comptes publics dans la province et je regrette aussi de voir qu’on cherche à généraliser les accusations.M.Béique — le chef de l’Opposition a accusé M.Vézina tantôt de vouloir faire destituer deux employés pour sauver sa position.Je demande qu'il retire ses paroles.M.Maurice Pelletier.— Allez donc répéter sur la Grande-Allée ce que vous avez dit tantôt.Vous n’aurez pas là votre immunité parlementaire.M.Duplessis — Je ne voudrais pas perdre mon temps à relever tout ce que le chef de l’Opposition a dit car nous nous occupons ici de choses sérieuses.Je me contenterai de répondre à deux ou trois affirmations qui sont absolument contraires aux faits.Ces démissions Quand il dit que nous forçons les employés civils à démissionner il est évidemment mal renseigné.S’il Test bien il veut sans doute mettre en pratique le principe de Mark Twain, qui disait: “La vérité est tellement précieuse qu’il ne faut pas la répandre partout de peur de l'épuiser”.Il n’est pas vrai que nous forcions des employés à démissionner n les menaçant de leur faire perdre leur fonds de pension.Les employés dénxissionnent parce que nous pourrions les destituer pour •ause et nous préférons leur 1-ais-'Cr la liberté de s’en aller de bon gré en gardant leur fonds de pension plutôt que de les congédier en le confisquant.C’est une mesure humanitaire.Le chef de l’opposition dit que M.Vézina est obligé de rendre témoignage.Je ne prendrai pas la peine de répondre à c-e qu'on a pu insinuer sur mon compte.J’ai 16 ans et je défie encore, comme je Tai toujours fait, quiconque de m’enlever un cheveu.Ceux qui se prétendent capables de le faire et qui ne le font pas sont des lâches.Lorsque nous avons pris l’administration de la province, j’ai fait venir M.Vézina à mon bureau et je lui ai dit que c’était notre intention de faire une enquête dans tous les départements.Je lui ai alors dit que les employés loyaux et honnêtes garderaient leur position et qu’il en serait de même pour tous ceux qui ont fait leur devoir.Je suis allé plus loin en lui disant que je ne ferais .pas renvoyer des employés qui furent forcés par le gouvernement de faire des choses malhonnêtes, mais que je punirais les membres du gouvernement qui auraienj ainsi abusé de leur Influence.Je lui ai donné pour exemple le cas d’un employé qui aurait volé $500 parce qu’il aurait été forcé de le faire, lui disant que celui-là ne serait pas déplacé.J’ai ajouté qu’il n’en serait pas ainsi pour celui à qui on aurait ordonné de voler $500 et qui aurait volé $1,000.Je lui ai aussi dit que je demandais la collaboration entière de tous et chacun des employés civils puisqu’il fallait non seulement refaire, mais parce que tout était à bâtir.Le travail énorme qu'il y a à faire ne permet pas de garder des employés déloyaux.Ceux qui donneront des signes de déloyauté seront sans pitié mis à la porte.Quant aux autres, ils peuvent être tranquilles.Nous n’endurerons pas les employés prévaricateurs ni d’autres qui conspirent avec Top-position pour cacher les turpitudes du régime néfaste.Nous les démasquerons toutes en dépit des documents brûlés ou falsifiés.Ajournement i mardi M.Bouchard — Je tiens à protester de nouveau pour dire que le gouvernement a tort de faire imprimer des formules et de demander aux employés de démissionner, sous la menace de leur faire perdre leur fonds de pension.Je comprends que c’est un moyen pour lui de se protéger.On demande Vajournement et le comité suspend ses séances jusqu’à mavdi avant-midi.Ecourter les heures de travail pour réduire le chômage M.Tremblay accordera des permis spéciaux de prolongation, mais il favorisera plutôt l’emploi de la double équipe A l’occasion d’un regain d’activité dans la plupart des établissements industriels, M.William Tremblay, ministre du Travail, a donné aux inspecteurs du travail des ins-tructions précises au sujet de Toc-troi de permis spéciaux pour prolongation des heures de travail.Tout établissement désireux d’ob-1 tenir un permis relativement aux garçons au-dessous de 18 ans et aux filles et femmes, au delà de la semaine régulière de 55 heures, devra s’adresser, pour le district de Montréal, à M.Alfred Robert, 97, rue Notre-Dame est; pour le district des Tr.-Rivières, à A.-G.Carie, 325, rue des Forges; pour le district de Québec, à L.-P.Tessier, 231, rue Saint-Paul.Voici les conditions exigées: lo Les commandes à exécuter devront être très urgentes; 2o II devra y avoir impossibilité d’embaucher une main-d’oeuvre surnuméraire, soit à cause du manque d’outillage, soit à cause de l’exiguïté des lieux de travail, soit enfin, en raison de l’impossibilité d’obtenir une main-d’oeuvre qualifiée; 3o Tout le personne] appelé à travailler des heures supplémentaires, qu’il soit de sexe masculin ou de sexe féminin, devra être rémunéré au taux de salaire et demi durant ces heures supplémentaires.4o Conformément aux dispositions de la loi, les permis de prolongation de la durée du travail ne pourront autoriser le travail après 9 heures du soir; la durée du permis ne pourra se prolonger durant plus de six (6) semaines.Le ministre du Travail a fait la déclaration suivante sur la politique sociale du gouvernement à ce sujet.Nous voulons réduire dans toute la mesure du possible la durée du travail afin de permettre l’embauchage d’un plus grand nombre d’ouvriers et d’ouvrières, et ainsi diminuer le chômage.De plus l’ouvrière qui a déjà travaillé durant une semaine de 55 heures, ne peut continuer son effort trois ou quatre soirs par semaine sans s’exposer à perdre sa santé et à devenir une charge pour la société.Si les employeurs ont besoin des services extraordinaires de leur personnel, il est juste qu’ils rémunèrent ce personnel de façon extraordinaire.Le tarif de salaire et demi que nous imposons aura certainement pour conséquence de comprimer les demandes de permis de prolongation.Nous invitons les manufacturiers qui ont des commandes très nombreuses, à instituer Je système de la double équipe.Le ministre souligne qu’il y a un grand avantage pour les employeurs et les employés de se prévaloir de la loi.qui permet un meilleur rendement pour le patron en limitant la durée du travail à 8 heures pour chaque équipe.Avec-la collaboration du capitalisme sain, il est ^sûr que le ministère du Travail réussira de cette façon à diminuer le nombre de chômeurs involontaires, et à parer aux déplorables effets d’une crise économique lente à disparaître.Un livre d'actualité On trouvera dans le Mercier de M.Robert Bumilly, qui vient de paraître aux éditions du Zodiaque, le récit détaillé des événements suivants, entre bien d’autres: Les répercussions de l’affaire.Rie) dans ja province de Québec, La forma tion du premier parti national et ce qu’il en est advenu.Les péripéties de la rivalité de Chapleau e‘.de Mercier, Les moeurs politiques et électorales d’autrefois.L’affaire dite “des Biens des Jésuites’’, Le scandale de la Baie des Chaleurs et les autres, qui causèrent la chute brutale de Mercier, Son procès.On y trouvera aussi une description vivante de tous les hommes politiques de cette époque qui, à tant d’égards, ressemble à celle d’aujourd’hui — ou d’hier — de manière frappante.Mercier, par Robert Bumilly, un Volume de 550 pages.En vente au service de librairie du Devoir, au comptoir et par la poste, $1.00.(« Le livre des mystères'* (Par Léo-Pau* Desrosiers) Ce sont les mystères des âmes, des coeurs, des esprits qui y sont étudiés, joliment et habilement traités.Sept nouvelles intéressantes aux personnages bien dessinés.Lecture très agréable qui fait | que Ton ferme le livre à regret.Volume en vente au Service de Librairie du “Devoir”, au prix de $1.00 franco.D'une école à l'autre.Un grand nombre accusent l’école de tous nos maux.Un grand nombre l’exonèrent de tout blâme.Plusieurs affirment qu’on peut tout faire ou tout refaire par l’école seule.Plusieurs tiennent au contraire qu’il faut agir à la fois dans tous les domaines.Notre école manque-t-elle d’âme?Oui, disent les uns; non, répondent les autres.Une brochure vient de paraître qui traite de divers aspects du problème scolaire.D'une école .à Vautre .par Joseph Dansereau, principal adjoint de l’école primaire supérieure Le Plateau.En vente au service de librairie du journal Le Devoir, à Técole normale Jacques-Cartier, rue Sherbrooke, à 10 sous l’exemplaire, $1.00 la douzaine, $7.50 le cent.ANNONCE MUNICIPALE Cité de Montréal Proclamation Journée du Souvenir A l’occasion du 18e anniversaire du jour de l’armistice, le MERCREDI, 11 novembre 1936, je crois devoir attirer l’attention des citoyens sur le fait que Ton a officiellement exprimé le désir que la période de silence de deux minutes, à partir de ONZE HEURES JUSQU’A ONZE HEURES ET DEUX MINUTES de Tavant-midi, soit solennellement observée, afin de commémorer dignement cet événement mémorable.A la demande des autorités fédérales, la circulation des véhicules sera interrompue pendant ces deux minutes, et des instructions spéciales ont été données à cet effet.Les arrangements nécessaires ont été faits par l’Association des Vétérans de Terre et de Mer du Canada et la Légion Canadienne pour qu’un service commémoratif ait lieu au cénotaphe, square Dominion, à 10.35 heures de Tavant-midi, et j’engage fortement la population à assister à cette cérémonie.Les deux minutes de silence habituelles suivront le service, et je prie les citoyens qui ne pourront se rendre au square Dominion de participer à ce témoignage de res-neel à la mémoire de ceux qui sont tombés sur les champs de bataille pendant la Grande Guerre.On voudra bien, pendant ce temps, EVITER de faire fonctionner les sifflets d’usine, jouer les appareils sonores des automobiles, sonner les cloches ou les timbres ou de causer tout autre bruit susceptible de troubler ce silence.11 a été, de plus, décidé que les drapeaux occuperont le sommet des mâts pendant toute cette journée.Le maire-suppléant de Montréal, LEO-J.McKENNA.Cabinet du Maire, Hôtel de ville, Montréal, 7 novembre 1936, VOYAGE EDUCATIF OTTAWA $^.75 3 aller et retour de Montréal, y comprit transport, goûter et randonnée d'exploration à Ottawa.MERCREDI, 11 NOV.par train spécial.Aller: départ gare Windsor .8.00 a.m Retour: départ Ottawa .4.15 p.m.Arr.à Wcstmount et à Montiéal-Ouest.PAC I FIQ U E CANADIEN Ventes par le shérif _______ AVIS PUBLIC «*t par le présent donné que les TERRES et HERITAGES aous-menttonnés ont été saisis et seront vendus aux temps et lieux respectifs, tel que j mentionné plus bas.AMELIOREZ VOS 7 J « No 155771.— NATIONAL LIFE INSURANCE COMPANY, demanderesse; vs GEORGE XENOPHON PULOS, défendeur.Une propriété Immobilière située sur la rue Salnte-Catherlne-oueat.en la cité de Westmount, faisant partie de la partie Indivise du lot No 378 dee plan et .livre de renvoi officiels de la paroisse de Montréal, ladite partie contenant vingt-cinq pieds de largeur en front sur cent pieds de profondeur, d’après la mesure anglaise, et plus ou moins; bornée en front par la rue Satnte-Ca-therlne-ouest, en arrière par une ruelle de 12 pieds de largeur, d'un côté au nord-est par une autre partie dudit lot No 378 la propriété de Demoiselle Mary Agnès Qlbson ou ses représentants, et i de l'autre côté au sud-ouest par une I autre partie dudit lot No 378, actuellement connu comme étant le lot No 378-1 sur ledit plan, la propriété d'un M.Baker ou représentants — avec le magasin et logis et autres b&tlsses sus-érlgées portant les numéros civiques 4004 et 4006 de la rue Salnte-Catherl-nc-ouest, avec droit de passage en commun avec les autres y ayant droit dans j ladite ruelle.Pour être vendue à mon bureau, en la cité de Montréal, le VINGT-SIXIEME Jour de NOVEMBRE courant, à DIX heures du matin.D-153439.— CREDIT FONCIER FRANCO-CANADIEN, demandeur; vs MAX PERLMUTTER, défendeur.Un lot de terre ou emplacement situé sur la rue Selby, en la cité de Westmount, connu et désigné sous le numéro un, de la resubdivision du lot numéro trois cent quatre-vingt-seize, de la subdivision du lot numéro neuf cent quarante et un (D41-396-1) aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse de Montréal — avec les bâtisses sus-érlgèes.Pour être vendu, à mon bureau, en la cité de Montréal, le VINGT-SIXIEME Jour de NOVEMBB.E courant A ONZE heures du matin.Un dépôt de $705 sera exigé de tout offrant ou enchérisseur, suivant Jugement de l'Hon.Juge Curran, daté le 15 octobre ' 1936.LOGEMENTS ?9 En vertu des dispositions du Système Fédéral du Logement, les Banques consentent aux personnes responsables des prêts allant jusqu’i $2.000 pour leur permettre d’effectuer des réparations et amélioration» à leurs propriétés.% Profitez de ce plan d’emprunt pour taire installer un foyer automatique VOLCANO.9 Les économies réalisées grâce 4 l’installation de ce foyer automatique VOLCANO vous permettront de rembourser capital et intérêt, ç’est-à-dire que cette installation se paie d’elle-mcme.Et vous jouirez pour plusieurs années à venir d’un système de chauffage des plus économiques.‘UN PKOntlT DE CHEZ NOUS’ Tél.PL.8531 1-.T,:,-*' ¦ CHALIFOUX & FILS, LTEE 1106, Beaver Hall - Montréal Usines à S'.-!Iyaclnthe Envoyez ce coupon Ghallfoux i£ Pila.Ltée, I.D-22 1106 Côte Beaver Hall, Montréal.P.Q Messieurs.Veuillez m'envoyer les détails complets concernant le système de chauffage VOLCANO.Ü780.— THE PRUDENTIAL INSURANCE COMPANY OF AMERICA, deman- i deresse; vs DAME EDNA RAE DETT- j MEK, veuve de feu William Park Bishop, et al., défendeurs.Un emplacement ayant front sur l'avenue Old Orchard, dans le quartier Notre-Dame de Grâces, de la cité de Montréal, contenant trente-six pieds de largeur sur quatre-vingt-dix-sept pieds dix pouces et demie de profondeur dans la ligne du côté nord-ouest, et quatre-vingt-dix-sept pieds trois pouces et trois quarts de profondeur dans la ligne du côté sud-est.et connu et désigné aux plan et livre de renvoi officiers de la municipalité de la paroisse de Montréal, comme faisant partie du lot officiel numéro soixante-six, et plus particulièrement décrit sur le plan de subdivision dûment fait et déposé dudit lot officiel comme étant composé de la subdivision numéro deux de la subdivision numéro seize dudit lot officiel numéro soixante-six (66-16-2), des subdivisions numéros un et dfeux de la subdivision numéro dlx-sept dudit lot numéro soixante-six (68- 17- 1 et 2) et de la subdivision numéro un de la subdivision numéro dlx-hult dudit lot numéro soixante-six (66- 18- 1).Avec les bâtisses divisées en deux logements sus-érlgés dont le mur nord-ouest est mitoyen — avec les bâ-.tlments adjacents: Avec ensemble et sujet au droit de passage et droit de vue sur un passage en commun composé des subdivisions numéros un et deux de la subdivision numéro seize (66-16-1 et 2) et les subdivisions numéros un et trois de ladite subdivision numéro dlx-sept (66-17-1 et 3), avec enseihble et /ujet au droit d'avoir des fenêtres telles que posées actuellement, le tout tel qu'établi dans un acte de servitude réciproque passé devant F.K.Stevenson, N,P., le vlngt-slxléme Jour de mars, mil neuf cent vingt-sept, enregistré au bureau d'enregistrement pour la division d'enregistrement de Montréal, sous le No 139242.Pour être vendu, à mon bureau, en la cité de Montréal, le VINGT-SIXIEME Jour de NOVEMBRE courant, à DEUX heures de l'apréfl-mldt.Un dépôt de 11150.00 sera exigé de tout offrant ou enchérisseur suivant Jugement de l'honorable Juge Curran, en date du 18 octobre 1936.A-150670.— J.-A.DUBUC, demandeur; vs MLLE AGLAE GRENIER et DAME MARIE-YVONNE LAVOIE, épouse contractuellement séparée de biens de Wilfrid Théberge et ce dernier pour autoriser son épouse, faisant toutes deux affaires en société sous la raison sociale de "Lavoie A Grenier, défenderesses et ADRIEN DESCHATELETS, curateur au délaissement.Un emplacement ayant front sur la rue Henri-Julien, à Montréal, connu et désigné sous le lot numéro quatre cent soixante-quatre de la subdivision du lot numéro deux mille six cent quarante-trois (2643-464) aux plan et livre Nom • , , Adresse souffrez d’ insomnie faites usage des tablettes Sleepex.Les tablettes Sleepex — qui ne contiennent pas de narcotiques — constituent le meilleur sédatif nerveux et somnifère.Elles calment les nerfs, procurent un sommeil réparateur nullement différent du sommeil naturel.Les tablettes Sleepex se vendent dans toutes les bonnes pharmacies.S L E E P E X REG’D 703 Edifice Castle Montréal - LAncaster 2269 de renvoi officiels de la paroisse de 8t-Laurent — avec toutes les bâtisses y érigées.Pour être vendu à mon bureau, en la cité de Montréal, le VINGT-SIXIEME Jour de NOVEMBRE courant à TROIS heures de l'après-mldl.E-154652.— CREDIT FONCIER FRANCO-CANADIEN, demandeur; vs HYMAN GOLDBERG, défendeur; et SOCIETE D’ADMINISTRATION ET DE FIDUCIE, curatrice au délaissement.Ce certain lot de terre située sur la rue Prince-Arthur-est.en la cité de Montréal, faisant partie du lot de terre connu et désigné comme étant le lot No douze de la subdivision officielle du lot No neuf cent sept (907-ptle 12) des plan et livre do renvoi officiels du quartier Saint-Louis, mesurant ledit lot dlx-hult pieds et neuf poucea de largeur par cinquante-sept pieds de profondeur et borné comme suit: en front au sud-est par ladite rue Prince-Arthur, à l'arrière au nord-ouest et de son côté sud-ouest par le résidu dudit lot numéro douze, et au nord-est par une ruelle connue comme étant la subdivision numéro dix dudit lot numéro neuf cent sept.— le tout avec bâtisses dessus construites.Pour être vendu, â mon bureau, en la cité de Montréal, le VINGT-SEPTIEME Jour de NOVEMBRE courant, à DIX heures du matin.Un dépôt de $440 sera exigé de tout offrant ou enchérisseur, suivant Jugement de Thon.Juge Curran, daté le 9 octobre 1936.Le shérif.Bureau du shérif.OMER LAPIERRE.Montréal.5 novembre 1936.Date de publication.7 novembre 1938.Avez-vous besoin de bons li« vres?Adressez-vous au Service de librairie du “Devoir”, 430 Notre» Dame est, Montréal.La Ferme des Pins (Harry Bernard) *9 e.seNireAA e t •• Illustrateur: Ernest Sénécal, Montréal Le “Devoir”—Imprimerie 430, Notre-Dame Est, Montréal.Tél.HArbour 1241 Il y a quelques mois, quand le fermier s’était rendu 4 St-Valérien, il ne pensait pas que les choses iraient si rondement.Le notaire Dumais, depuis la dernière entrevue, avait dû faire du travail.Robertson lui avait commandé de vendre tout ce qu'il possédait, excepté la Ferme des Pins.Au magasin Lorquet, l'insipide barbier Roireau lui avait demandé: “C'est’y vrai que tu vends?” Robertson avait répandu; “Ün sait jamais voyez-vous, ce qui peut arriver j’vends et j’vends pas ” Ces formules, qui lui étaient coutumières, le débarrassaient des importuns et ne froissaient personne.De retour de Kingston, à la gare d’Upton, Robertson s’était demandé s’il n’irait pas immédiatement chez Miss Parker?Mais, déjà, il était entouré de flâneurs et de rentiers fainéants qui lui demandèrent! “T’as fait un bon voyage”? 14 H DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 7 NOVEMBRE 1936 COMMERCE ET FINANCE VOLUME XXVII — No 260 Foie tranché .42 Langues .• • AGNEAU DU PRINTEMPS Quartier de derrière.Fesse .25 sont vendus lentement toute la semaine $1.50 à $3.00 le cageot du Honduras et $2.00 à $3.00 le cageot de la Jamaïque.Raisins — L’approvisionnement de raisins est un peu plus faible M.A.F.Campo, adjoint au gérant général des ventes M.J.M.Pritchard, vice-président de la McColl-Frontenac Co., Ltd, annonce la nomination de A.F.Gampo, gérant des ventes, pour l’Ouest canadien, avec quartiers généraux à Winnipeg, comme gérant général adjoint des ventes pour tout le Canada.Cette nomination prendra effet le 1er décembre 1936, alors qu’il entrera en fonctions au siège social de la Compagnie à Montréal.Voulu ou non.Nous sommes ostracisés dans tous les domaines -Pourquoi, de tous les groupes ethniques, le canadien-français est-il le plus ignoré?Un journal de langue anglaise du Témiscamingue, la Rouyn-Noranda Press, vient d’employer un long article à déclarer qu il n’y a aucun parti pris contre les Canadiens français dans la région minière et que, s’il n'y en a pas un plus grand nombre employés dans ces différentes mines, c est quils ne sont pas qualifiés.C’est une réponse, comme le déclare d ailleurs ce journal, à de récentes déclarations du ministre des Ferres et Forêts, M.Oscar Drouin, et de M.N.-E.Larivière, député du Témiscamingue, qui constataient à quel point nous sommes ignorés par ceux qui dominent le haut commerce et le grande industrie dans notre province, et qui affirmaient notre droit à un meilleur traitement.Le journal en question ne nie pas le fait que constataient les deux hommes politiques qu’il met en cause.Et cela se comprend, puisqu’il est patent, partout et dans tous les domaines.Est-il nécessaire de rappeler que nous n’occupons à peu près aucun des postes civils importants dans le pays qui est nôtre et où nous constituons près de trente pour cent de la population totale, où nous sommes aussi nombreux, sinon plus, que les gens d’origine anglaise?Est-il nécessaire de rappeler que nous avons à peine plus de la moitié des positions auxquelles nous aurions raisonnablement droit dans le service civil?Est-il nécessaire, de rappeler encore qu’on impose jusque dans des milieux exclusivement de langue française de notre province des fonctionnaires qui ne savent pas un traître mot de français et qui, par conséquent, ne peuvent pas communiquer avec ceux qu’ils doivent servir, donc ne sont pas en mesure de remplir leur tâche?que nous ne comptons que pour une ‘infime minorité dans la j jlice fédérale, par exemple, et que les nôtres qui y sont ne peuvent jamais accéder aux postes un peu importants, comme c’est d’ailleurs le cas dans tous les services, et comme vient de le démontrer une fois de plus le ministère des Transports?Regardons du côté des entreprises privées, dans les compagnies d’assurance et de fiducie, dans les banques, dans les grandes entreprises de transport, dans les chemins de fer, les compagnies de navigation, les compagnies de transport aérien, jusque dans notre Compagnie des Tramways de Montréal, et on verra qu’à quelques exceptions près, nos gens n’atteignent jamais un poste vraiment important, n’occupent jamais ce que nos amis anglais nomment les key positions.Voilà pour les faits.Que les Canadiens français se qualifient, déclare le journal de No-randa, et ils atteindront les postes importants.Alors, c’est dire — car il n est pas question ici de la seule industrie minière, mais de la situation qui nous est faite à peu près partout — que, sur une population de trois millions, le groupe de langue française n’a personne de qualifié, personne de compétent?Ce journal fait grand état d’une déclaration du ministre des Mines, M.Onéslme Gagnon, disant que nous sommes largement responsables de la situation qui nous est faite et que, si nous le voulons, nous pouvons réussir.C'est une thèse que nous avons toujours défendue ici même.Nul doute que nous serions dans?une situation bien plus avantageuse si nous nous étions occupés plus de nos affaires, si nous avions su toujours défendre nos meilleurs intérêts.Mais si nous sommes devenus tellement apathiques, n’est-ce pas dû, dans une très large mesure, au fait que nous sentions qu'il y avait partout autour de nous un boycott organisé méthodiquement, une barrière qu’il ne nous était pas possible de traverser par nos seules forces individuelles et qui nous empêchait — et nous empêche encore _ d’atteindre les postes élevés?l-es jeunes gens qui sortent du cours supérieur pourtant sont tout autant qualifiés que n’importe quel diplômé des Wig/i Schools; nos jeunes avocats, médecins, notaires, ingénieurs ont tous pour le moins autant de culture que leurs confrères sortis des universités anglaises, s'ils ne sont pas aussi spécialisés parfois; nos licenciés en sciences commerciales ont fait des étude autrement plus poussées que les diplômés des écoles similaires de Montréal ou de Toronto, j Foulets à griller pr .1.00 et 1.25 l’as qualifiés, tous ces jeunes gens?Ne serait-ce pas surtout parce qu’ils jj^n^VàVibs11*.8 ” ” ! M parlent d'abord le français?Nous avons nos défauts, c’est entendu.Nos concitoyens d’autres origines en sont-ils exempts?Nous ne concevons pas toujours de la même manière que les Anglo-Canadiens, nous en convenons.Mais s’il en était autrement ils ne seraient plus anglais de culture ou nous ne serions plus nous-mêmes de culture française et latine.Nos concitoyens de langue anglaise sont-ils prêts à démontrer que leur culture est tellement supérieure à celle des Français et à la nôtre que nous serions justifiés de mettre au rebut tout ce que nous avons reçu en héritage moral et Intellectuel de nos pères, pour adopter leurs seules manières de voir et de comprendre?Il semble que l’ostracisme dont nous sommes les victimes constantes et dont sont exclus tous les émigrés de date récente — Juifs compris — vis-à-vis des Anglo-Canadiens vient surtout du fait que nous constituons un groupe homogène et qui ne s’assimile pas.Les Anglo-Canadiens ont pourtant toujours été bien traités par 1rs Canadiens français où ceux-ci étaient en majorité.Jamais nous n’avons demandé, encore moins pris plus que ce qui nous était dû.Qu’aujourd’hui, fatigués d’être traités en parias jusque chez nous, dans nos propres villages, nous réagissions, nos amis des autres provinces ne devraient pas en être surpris.Ils n’auraient pas souffert, eux, le dixième d’un pour cent de ee que nous avons nous-mêmes subi depuis cent ans et plus.Leurs frères amérieains n’ont-ils pas fait la révolution et la sécession simplement pour quelques impôts sur le thé qu'ils se refusaient à paver?Qu’il s se souviennent done que nous réclamons plus, beaucoup plus que la tasse de thé sans impôt: notre droit légitime de vivre et de travailler dans notre propre pays.Clarence HOCUE Kraft, en botte de 5 ]bs.23 Oka.20 lbs .28 Roquefort, meule de 5 lbs .60 OEUFS Vendu en caisses de 30 doz.Catégorie A, gros extra.43 Catégorie A, moyen .41 ’ouletto B .28 Catégorie C .25 le.de plus pour les cartons a» 1 dos.Lon„e .25 :‘lue la semaine précédente et les rAiolfUt».35 ' l)r*x restent soutenus.La demande riovnnt .lF)lM,,ls nrgen,in .Ltée, 208.édifice du Board of j Trade; pour les produits de la ferme: le beurre et le fromage, par (Prix fournis par H H.Dubois et C'e; pour le pois-j Cie, 277 St-Paul est): son, par D.Hatton Cle; pour Beurre: 6.20 5.80 5.70 35.50 29.50 27.50 5.50 .75 BEURRE ET FROMAGE Dubois Dindes, 10 et plus.32 Canards domestiques .25 ; Cochon de lait .25 Pigeonneaux, pr .50 Pigeon, pr .35 Sirop, gai .2.00 POISSON Aigiefin frais .08 Truite des lacs .16 Morue fraîche .08 Filet d’aiglefin fumé .14 Plie .10 Brochet frais .12 Maquereau frais.09 Filet frais d'aiglefin .15 Filet de morue .12 Flétan frais .23 Scallop gelé .30 Eperlan gelé moyen.13 Esturgeon frais.10 Anguille salée .08 Poissons salés, barils de 200 li- vres: Sardines de Québec, le baril $8 50 Morue salée moyenne.05 Hareng Labrador, 1-2 baril .3.75 Hareng Labrador.1 baril .6.50 VIANDES fe^5Rà$20S.trÆrRiJaei.SanioeDll Fonlario 65 à 75c.le sac de 50 îi- 33:90 à S'id’et les domestiques $3 ! loolivres N° à $3.50.Les McIntosh Extra Belles a $1T4.0 ,e* 10; du Québec en caisses obtenaient $2,- j ‘ ^ 40 à $2.50; les belles $2.15 à 32.25, |îa * n modérées de panais, la et les ‘'C” $1.90 à $2.00.Les Fa- de.!Tiande- Pon0t • a*i ^ Ct !?f menses extra belles se vendaient L’I'v Tanent de 90c- a vl le sac de 32.15 à 32.25, les belles $1.90 à $2.- l'ouvres., T , .15.Les Spys no 1 de l’Ontario en I .Pommes de ferre.- L approvi- barils faisaient $5.à $6.et les do., •-vou( oq* VOYAGES.LE “DEVOIR .8J-let, émis pour tous les Mrt tarif das eomp*f»ie» é* padue-bots.ehamln* de fer.autobus, aussi bétels, assurances bagage* et accident», chèque! de Montréal, samedi LE DEVOIR 7 novembre 1936 Hl-inRS âcfeRflb 'JEUnS Affiliés i la Soc.Can.d'Histoire Naturelle et reconnus d'utilité publique par le Gouvernement de la Province de Québec.COMMISSION DES C.|.N.FONTAINÏ (Zoologie); Gustave CHAONON (Entomologie); P.Léo MORIN.CSC.(Géologie-Minéralogie); Henry TEUSCHEB (Horticulture); Marcelle QAUVREAU (Pédagogie et Bibliographie); F NARCISSE-DENIS.F E.C.(Publicité).MEMBRES EX OFFICIO.— F.MARIE-VTCTORIN, F.E.C., J BRUNEL, J ROUSSEAU, R GAUTHIER, respectivement président, secrétaire général, trésorier et .thef du secrétariat de la S.C.H N.MEMBRES DESIGNES PAR LE CONSEIL DE LA SOCIETE.— F ADRIEN, CSC, directeur général des C.J.N.— Sr 8TB-ALPHONSINE, C.N.D.sous1dlrectrlce.— Les chefs de service suivants: F, MARIE-VTCTORIN (Botanique); Dr Georges PRE- No 288 Le siège social de U Société et de* C.J.N.est * l'Université de Montréal.1265 rue Balnt-Denls.On eat prié d’adresaer tout* correspondance à cet endroit.7 novembre 1936 Concours a Nous avons reçu plusieurs réponses au concours organisé sous les auspices de ^'Association de la Province de Québec pour la protection du poisson et du gibier”.Un jury de correction est en train d’examiner les divers projets d’affiches soumis.Dès «pie sa décision sera connue, nous annoncerons dans cette colonne le vainqueur de cet intéressant concours.Note de service Le R.P.Adrien, C.S.C., directeur général des C.J.N., s’excuse auprès de ses nombreux correspondants qui attendent une réponse, et il les prie de bien vouloir patienter encore quelque temps.Il n’y a aucune mauvaise volonté de sa part, mais il profite des derniers beaux jours pour rendre visite aux Cercles et il parcourt cette semaine la région des Trois-Rivières.Dès qu’il sera de retour à Montréal, soit vers le début de décembre, il répondra personnelle- j ment à chacun de ses correspondants.Echos de l’exposition de Québec Généreux donateurs de prix levue: 14.Cercle Plante, Couvent de Beauport; 15.Cercle Les Jeunes Québécoises, couvent de Saint-Sam ticulier à l’Hirondèlie pourprée si uti'e à l'agriculture.Quelles révélations 5 propos des veur; 16.Cercle S.-Romuald, cou- moineaux! Ah! les vilains, comme vent C.N.D., S.-Romuald; 17.Cercle ; ils sont coupables de voler ainsi Charlesbourg, Ecole rie Charles-; leurs voisins! bourg; 18.Cercle Maurais, S.-Pas- Chants et récitations sur les cal de Kamouraska; 19.Cercle Oiseaux dérident des graves cause-(iuérin, Saint-Sauveur; 20.Cercle ries et contribuent à nous faire ai-Drummond, Drummondville; 21.mer la gent ailée.Cercle Notre-Dame des Cèdres, La- j L’une de nos doyennes nous fait val-des-Ranides; 22.Cercle Victo- faire connaissance avec une ving-riaville.Couvent C.N.D., Victoria- taine de plantes de son herbier, ville; 23.Cercle Port-Alfred, Port- Que nous sommes contentes d’aug- Alfred; 24.Cercle Girard, Haie S.-jPaul; 25.Cercle “Les Hirondelles des Laurentides”, Baie Saint-Paul.* * * Activités du Cercle N.-Dame-des-Champs, C J.N.ANNEE 1935-36 Septembre, du 2.1 au 27.Exposition locale de tous lès travaux des C.J.N.pour le concours régional.Véritable page de gloire pour menter notre petit savoir! Janvier t936.Nous écoutons avec un vif intérêt le révérend Frère Adrien, qui sait rendre si captivantes ses causeries des Sciences naturelles.Des projections lumineuses nefus font admirer toutes les richesses de notre pays.Notre pè'erinage s’achève à Saint-Malo où nous saluons avec foi le grand Christ à la croix du chemin.C’est le même qui a dit: "Voyez les Us des champs!” Oui, nous aimerons davantage le Créateur et son oeuvre! Reconnaisssan et honneur L’honorable H.-A.Paquette, 10 Fl Secretaire provincial, 10 Flores lau-rentiennes; l’hon.Bona Dussault, ministre de l’Agriculture, $60.00; Thon.Cyrille DelAgc, surintendant de l’Instruction publique, 10 volumes; La Société Canadienne d'Histoire Naturelle, $100.00; La Société Linnéenne de Québec, M.Lucien Laurin, Cercle "Les jeunes Québécoises’’, Frère Marie-Victorin, Cercle Maurais, Edmond Sylvain Eng., T.H.Hethrington, Couvent de Vic-toriaviile, Cercle les Marguerites du Belvédère, La Société Zoologique, de Québec, Cercle Plante, Beauport, li.Frère Cléophas, M.« I ce ci nonneur a l’apôtre et au pour notre Académie.Le Cer- "U, , ., r i v ries NoIre-Dame-des-Charnps s’est s .jî!71 .T ’ * révélé comme très actif à ! - Le 20* M'.Laber«e preuve: 26 dessins de plantes.d'arbres, d’insectes font bel’e, _ .j • » figure parmi les feuilles d’érables., eI,, ^^riPtlon- Culture.In I r, î n , A r- A.I aV, „ I A /, * , i H é A _ dUSt^e» L SâgÇS, nous donne | deux causeries consécutives ac-ompagnées de projection.“Le Lin aux teintes automnales, qui décorent l’un des murs du parloir sur une étendue de six par huit pieds.Douze photographies d’arbres indigènes complètent le tableau.22 herbiers, 14 cahiers de bourgeons ajoutent leur richesses à la série “Botanique”.Des travaux de rédaction sur la protection des oiseaux, des forêts, des comptes rendus d’herborisation figurent parmi les collections de fossiles, de rorhes, des beaux papillons cd des coléoptères, et plus en vedette quatre maisonnettes d'oiseaux.Octobre.Usages.“La Laine”, son origine, les diverses opérations qu’elle subit avant de devenir bas gants chandails.Sachons tirer profit de tout ce que la nature nous procure.Habillons-nous chaudement avec la 'aine des moutons, nous serons plus disposées à endurer le froid rigoureux, et plus Canadiens sur- 4me de Canadiennes françaises éprise des beautés de son pays! * Et nous terminons par un gracieux chant: “Les petits bourgeons".“Montrez-vous, petits bourgeons, ouvrez-vous.cachez-vous, faites place aux feuilles, mais vous renaîtrez chaque année, bienheureux bourgeons”.Nous avons hâte maintenant de prendre la clé des champs.Mai.Mois des herborisations tant désirées.Nous profitons des expositions de travaux de couture et de dessins, pour montrer aux visiteurs un peu de notre travai en Sciences naturelles: Silhouette des arbres observés et bourgeons à différentes époques, puis les primes feuil'es.L’ancolie nous a servi de motif de ; stylisation pour prélart, l’un de nos plus beaux morceaux de dessin.j Juin.Dernière réunion de l’année.Nous causons des plantes printanières récemment cueillies.La Sanguinaire est l’objet d’une étude spéciale.A notre grand regret, nous n’avons pas sa fleur; nous ouvrons grandes les yeux sur l’image qui le représente, nous pouvons tout de même admirer sa jolie feuille, son fruit et sa racine donc! La capture d’une chauve-souris nous a permis de l’observer à loisir.A l'aide de “Nôs animaux chez eux”, le M.Melançon.Une natura'iste nous intéresse de ce petit animal si redouté et pourtant si inoffensif.Nous lui avons rendu aussitôt sa liberté.: Notre présidente nous fait lec-! ture des observations du révérend i Frère Corentin, F.I.C., relatées dans les pages du Devoir, au sujet d’un Scelinphron construisant son nid.Que de merveilles nous côtoyons sans les voir! Une étude sommaire sur la feuille termine notre réunion.Parties de la feuille.Feui'les simples, composées, disposition sur la tige ou sur la branche: opposées, alternes, ver-ticillées.La feuille respire, aide 5 nourrir la plante et l’embellit, voilà en résumé notre intéressante étude.Dieu se révèle dans les plus petites choses comme dans les grandes ! Nous tenons à remercier bien cordialement la Société canadienne d’Histoire naturelle pour les captivants tracts reçus dernièrement et pour le bienveillant intérêt qu’elle nous témoigne constamment.Irène FOURNIER, président du Cercle Nolre-Dame-des-Champs C.J.N.S.M.Germain de Montfordt, s.s.a.Académie Marie-Anne, s.s.a.6690 St-Dominique, Montréal.* * * Beaucoup d’appelés.Candidats aux élections municipales à Montréal nous tout.serons Février, le 5.Firmin, Mère Supérieure de Saint-Roch.R.Frère Stanislas, R.F.Victor Vsmdry, Incorporé, M.Ernest Beaubien.La Compagnie Paquet Idée, la Hév, Mère Provinciale, Couvent de Saint-Rorh, J.-B.Renaud et Cie, M.l’abbé G.Gagnon, Rvde Mère Sainte-Alphonsine, Sir Isaac Pitman & Co., R.F.Camille.M.J.-C.Magnan, Si.Georges Ma-heux, M.Pefierin Lagloire, M.Georges Gauthier, M.Théo.Lamontagne, M.Victor Livernois, R.F.Edmond, R.F.Germain, Visiteur, M.J.-A.Lanouette, M.Ls-Ph.Roy, dir.des services.Pendant que le public entend au Mont-Saint-Louis une démonstration grandiose pour fêter le cinquième anniversaire de fondation des C.J.N., nous, fillettes de cinquième année dissertons à qui , , Les élèves des 5e, 6e, 7e, 8e et mieux mieux sur des choses de Jules Livernois.La Librairie Gar-i années se font à la fois un de- sciences.Un groupe de membres neau.Langlois^et Paradis, R.Frere vojr e{ un p]aisjr d’aller visiter 'es! nous intéressent de leurs recher- nomhreuses et intéressantes salles chçs sur le Castor, l'un de nos plus de l’Exposition régionale au Collège précieux animaux A fourrures; il Notre-Dame.est parmi l’ordre des rongeurs, le 32 concurrentes ont présenté 64 plus gros; H a les pieds postérieurs l concours différents.Trois obtien- palmés, ce qui facilite sa marche nent des prix spéciaux.Comme dans l’eau.Il se construit des huttes mention d’honneur; avec des tas de branches et par- 32 rubans rouges, 1er prix; fois de fameuses digues, n'est-ce 7 rubans jaunes, 2e prix; pas merveilleux! Sa nourriture con- 9 rubans verts, 3e prix décorent siste en plantes aquatiques et en les travaux de notre kiosque.de jeunes pousses de bouleaux et Décembre, le 19.pe cetje leçon, nous retenons Première réunion.L’ornithologie aiissi le caractère hospitalier du lest à l’honneur.Un dia'ogue "Les castor, sa persévérance, son indus-1 oiseaux en général”, nous fait con- *r!e' R>èn inspirés ont été les Cana-Cercles qui ont exposé naître les classes ou ordres de cesiu'ens qui 1 ont choisi comme em- ! créatures si gracieuses, si réjouis- h'ème de notre nationalité! Que les 1.Cercle Louis-Hébert, Juvénat santés et si utiles.Un aigle au plu- marchands le mettent aussi sur de Sainte-Foy; 2.Cercle Cham-I mage plutôt sombre semble nous leurs marques de commerce, ils fe-plaiii; 3.Cercle les Marguerites du surveil'er du fond de U pièce et ront une belle oeuvre et favorise-Belvédère; 4.Cercle Gai-Ruissenu.dire; “Je puis vivre cent ans!” Un ror|l ainsi l’achat chez nous, tant Rivière-Bleue; 5.Cercle Mons Ma-i canard sauvage parait heureux de préconisé depuis quelques années, gnus.Couvent de Montmagny; 6.présenter se.s confrères les Palmi- A cette réunion, sont étudiées les Cercle Les Marguerites du Saint- pèdes.En nature ou *n photos, cha-1 parties de la fleur qui sont belle-Laurent, Montmagny; 7.Cercle Les que catégorie se livre à nous, à no- ment illustrées au tableau noir par Lys, de Montmagny; 8.Cercle Les tre plus grand profit intellectuel.un membre du Cercle.C’est le Trille ( •'!>> ielistes, S.-Ronniald; 9.Cercle On nous entretient quelques ins- dressé qui s’étale en un vivant rolo-Montcalm, S.-Jean-Baptiste; 10.tunts sur les Fauvettes tout en don-i ris et montre les organes proteo-Gerclc Les Butineuses, Couvent de nant la préférence à la Fauvette ; têurs et les reproducteurs.S.-Roch; 11.Cercle Sainte-Marie, d’Amérique.Les mésanges sont Dans un chant mimé, Je JJèvre et Couvent de Sainte-Marie de Beau-j aussi louées, mais vive la Mésan- la Tortue se disputent la gageure, ce; 12.Cercle S.-Louis des LyS, gP à tête noire! On nous découvre 1A quoi sert la vitesse, s’il l’on ne Jacques-Cartier; 13.Cercle Notre-.les gentillesses des messagères du t'availle régulièrement et avec Dame de Bellevue, Couvent de Bel- printemps, mais on s'arrête en par- perfection?Et notre douce mélodie _________________________________________________________________________“Ce qu’il faut aimer", nous invite à aimer la nature; l'hirondelle effleurant de son aile le calice des fleurs, les papillons, les douces bêtes, notre prochain, l’azur des cieux et surtout le bon Dieu.Mars.Dix-neuf des membres du eercle travaillent ardument à répondre aux 20 questions du concours donné aux C.J N.par le révérend Frère Adrien.Trois naturalistes ont la joie de sc voir allouée la note 100.! ) Avril, le 30.Au printemps, c'est l’éveil de la nature.Nous nous hâtons de dialoguer sué les principaux arbres de chez nous, car nous avons bien hâte de les connaître.Aussi nous mettons-nous au guet pour surprendre les premiers bourgeons des arbres 1 du voisinage.Nous observons les premières feuilles repliées, plissées en éventail ou enroulées en cornet ou imbriquées, ah! les beautés de la nature.Les Naturalistes vantent nos beaux Erables, d’autres admirent la tête élégante de nos Ormes avec leurs fêuilles en dents de scie.Le Peuplier, le Saule.le Chêne et le rêne ont aussi leur tour.( De la silhouette et de* bourgeons, nous passons aux feuilles de ces mêmes arbres si différentes de forme.A notre grande surprise, on nous dit que le* arbres ont tous des fleur* et des fruits: samsres.i chaton», cônes de Pin ou de Sapin.des spécimens sont là qui en témoignent.Arbres de chez nous, vos murmures, vos plaintes, tout parle i notre BOITE AUX QUESTIONS La joie de vivre repose sur .• .L’histoire de votre compte de banque Les jeunes personnes sont parfois tentées de considérer les épargnants comme étant des gens "étranges’’.Elles pensent ainsi parce qu’elles ne savent pas la vraie signification de l’épargne.Dés le début du mariage, l’homme et la femme doivent s’adonner à la pratique de l’épargne régulière et incessante.Ils auront tôt fait dé saisir le côté attrayant de l'épargne.Le fait que l’argent s’accumulant en bloque signifie confort, une maison bien I soi, la sécurité pour soi-méme et ses enfants incite i épargner.Déposez à noire succursale la plus rapprochée.VOUS NE POUVEZ IGNORER NOTRE BANQUE A DOMICILE.DEMANDEZ A NOTRE GERANT LOCAL DE VOUS LA MONTRER.LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA Chs.A.Roy, Préeldent.).-U Boyer, Gérant généra,.Q.— Que faul-il penser de cette pratique qui consiste, lorsqu’on prépare des concombres pour la table, à couper l’extrémité et à frotter les deux sections, soi-disant pour chasser “l'amertume” du concombre?- D.T.(Montréal).H.— Cette pratique populaire ne peut se justifier d’aucune façon, et repose probablement sur le fait qu’en frottant ainsi le concombre il se produit une légère écume, ce qui
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