Le devoir, 2 octobre 1917, mardi 2 octobre 1917
•T* V* VOLlTMi VT II—\o 231 MONTREAL, MARbl 2 OCTOBRE 1917 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS .UNION POSTALE 95 00 8 OO Édition hebdomadaire CANADA $2 OO 2 50 3 00 ETATS-UNIS UNION POSTALE LE )EV0IR Rédaction et administration 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION: .Main 7460 Directeur: HENRI BOURASSA FA/S CE QUE DOIS ! L’ECOLE D’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR L’Ecole d’Enscignement supérieur pour les jeunes filles rouvre cet après-midi ses portes closes depuis l’été.La séance sera présidée par le nouveau recteur de l’Université et sa présence apportera aux maîtresses et aux élèves, avec de nouveaux espoirs, d'émouvants souvenirs.Car c’est Mgr Gauthier, alors chanoine et professeur à l’Ecole, qui, le 8 octobre 19(18, prononçait le discours-programme, pour ainsi dire, de -l'institution nouvelle, la couvrait de sa haute autorité, en définissait l’objet, lui marquait les grandes routes de l’avenir.Dix ans tout près se sont écoulés depuis lors.L’Ecole, assurément, n’a point réalisé encore tous les rêves que formaient ses fondatrices, mais elle possède un actif qui lui fait grand honneur et lui assure Je plus large crédit.Nous ne répéterons pas le nom, mais nous voulons retenir le mot de l'universitaire très compétent qui nous confiait: De toutes nos facultés, c’est assurément celle où l’on travaille avec le plus d’ardeur.Et l’on de ses collègues, l’un des esprits les plus distingués de la nouvelle génération, déplorant, dans une note peut-être légèrement pessimiste, le défaut de curiosité intellectuelle de trop de jeunes gens, leur lamentable apathie, concluait: Mais une élite se forme chez les jeunes filles.Peut-être réussiront elles à réagir et à mettre à la mode les choses de l’esprit.L'expérience des huit ou neuf dernières années démontre par ailleurs que l’Ecole ne fera point de ses élèves des bas-bleus ou des pédantes empressées à montrer leur savoir.On m’a raconté le joli mot de l’une des bachelières, charmante et très simple enfant qui occupe ses loisirs à des oeuvres charitables.— Vous avez appris le latin, mademoiselle'?lui demandait un jour un curieux.— Oh, monsieur; répondit-elle avec un sourire, j’espère que cela ne se voit pas! Cela ne se voit pas, dans le sens oii elle le disait, cela ne s'affiche pas; mais cela — et il faut enten dre par cela, non seulement le latin, mais l’influence générale de l’Ecole — se devine déjà en beaucoup de milieux, par une culture plus haute, plus étendue, par un souci plus vif des questions sociales et nationales.* * -* Je ne sais trop qui exprimait jadis la crainte que l'Ecole ne fût une oeuvre de luxe.A certains égards, elle s’adresse assurément aux jeunes filles de la classe aisée.Elle leur fournit le moyen d’occuper, par l’acquisition d’un supplément de culture, les loisirs qui leur restent entre la sortie du couvent et l’entrée en ménage; elle offre le plus utile dérivatif aux tentations de la frivolité et de la vie trop commode, en même temps qu’elle" prépare ses élèves -à tous les devoirs de leurs fonctions futures.Mais, par sa section de commerce particulièrement, elle facilite à celles qui sont contraintes de gagner leur vie au dehors l’acquisition des connaissances nécessaires et, détail qui montre un admirable souci de leur avenir, elle se préoccupe de leur assurer des situations dans des milieux sains.Par ses nouveaux cours, correspondant à ceux de l’Ecole des Arts décoratifs de Polytechnique, elle permettra à d'autres d’utiliser efficacement, chez elles, leur talent de peintre.Ajoutons que l’Ecole exerce, et exercera chaque jour davantage, par voie indirecte, une influence considérable sur l’enseignement des couvents et des écoles primaires, l’ne douzaine de ses élèves sont déjà professeurs dans les écoles primaires et académiques, où leurs classes profileront nécessairement de leur culture supérieure; une dizaine d'autres «ont entrées en religion et grossiront le nombre des institutrices religieuses.Chaque année aussi, l’on compte au nombre des élèves une assez forte proportion de religieuses des divers ordres qui viennent, à côté des laïques, parachever leur formation.On ne sera pas surpris de constater, encore que leurs noms ne soient pas proclamés aux séances publiques, I qu’elles recueillent leur large part de succès.L’Ecole offre ce caractère particulier (pie l'on peut ou non y subi des examens; l’on peut également choisir entre les cours multiples qu’elle met à la disposition de ses élèves.M est évident qu’on ne tient pas avant tout à former des bachelières.Le fait est même que, sur les centaines d'élèves qui ont passé par l’Ecole depuis la fondation, une vingtaine à peine ont pris leur titre.Les autres sont venues demander à la maison tel ou tel supplément de culture, suivant -leurs goûts, leurs besoins, les loi fiirs dont elles disposaient.Quelques-unes des élèves dont l’Ecole est le plus fière ne figurent pas sur la liste des bachelières.* * * A l’heure actuelle le programme de l’Ecole comprend six sections bien distinctes: la section des lettres où la littérature française, la littérature canadienne, le latin, le grec, l’anglais, l’allemand et l’itailien sont régulièrement enseignés (mais les élèves, croyons-nous pouvoir ajouter, préfèrent au grec les langues modernes); la section des sciences où les élèves étudient surtout la philosophie, les mathématiques, la physique et la chimie (ces deux sections préparent aux divers baccalauréats) ; la section des arts, consacrée surtout aux études musicales et aux arts du dessin: peinture à l’eau, à l'huile et céramique (c’est à cette section que se rattachera le nouveau cours de M.Armand Lyon sur Fart appliqué); la section du commerce où l’on prépare les jeunes filles à être sténographes, dactylographes et comptables) ; la section d'enseignement ménager, et celle des oeuvres sociales, où l’on s’occupe particulièrement des cercles d’études et des comités d’oeuvres.On sait que l’Ecole donne aussi un cours spécial d’apologétique, confié au R.P.Loiseau, et qu’elle compte, parmi ses maîtres ordinaires, une pléiade de professeurs laïques et religieux, hommes et femms, de grand talent.Au début, il y avait une lacune — lacune qui n’était point dans les programmes du reste et que l’on se proposait bien de combler au plus tôt —du côté de l’enseignement ménager.Le recteur du temps, Mgr Dauth, l’avait fait observer, avec un amical sourire, dans une séance publique à laquelle assistait M.Charles Devlin, alors ministre de la Colonisation.— Mes chères enfants, disait-il aux jeunes lauréates, n’oubliez point que, dans ce monde imparfait, la cuisine est une chose importante.M.le Ministre a éqouté avec un plaisir évident le récit de vos succès, mais si, au soir de Furie de ses courses en pays neufs, il tombait chez vous, il serait un peu déçu si vous n'étiez pas d’une certaine force en science culinaire.Et par là tous les hommes sont un peu ministres.Il paraît qu’aujourd’hui le cours d’enseignement ménager est l’un des plus achalandés, et l’on y voit, côte à côte, jeunes filles et jeunes femmes.Pour l’information des curieux, et peut-être des curieuses, nous en consignons ici le programme, d’après l’annuaire de l’Université : Hyfliènc : Air; eau; hygiène corporelle; hygiène spéciale de la femme; hygiène en cas d’épidémie ou en cas d’accident; garde-malade; pharmacie domestique; hygiène de l’habitation et du mobilier; tuberculose; alcoolisme.Anatomie et physiologie.Economie domestique : La femme et la ménagère; entretien de l’habitation et du mobilier du point de vue sanitaire, éclairage et chauffage; vêtement, mode, linge, rôle des femmes 'dans les industries et le commerce du vêtement; alimentation, aliments du règne animal, aliments du règne végétal, condiments ; comptabilité domestique; travaux à l’aiguille et coupe des vêtements.LE CONSEIL LÉGIFÈRE L’HYGIEXE ET L’ECOXOMJE Il n’est guère de questions qui se présentent à l’étude du législateur qui ne doivent être examinées sous plusieurs angles avant d’être résolues de la façon la plus convenable.¦Celle des pains vieux-cuits est de cette catégorie.Le matin, ie boulanger dépose chez l’épicier un certain nombre de miches que celui-ci vendra à des clients éventuels.Il est rare, en effet, qu’on s’approvisionne régulièrement de cette marchandise chez l’épicier.On ne s’adresse à lui que lorsque par suite d'imprévoyance on n’a lias fait une provision suffisante chez le fournisseur spécial, qui est le boulanger.Conséquemment, l’épi-ciçr ne peut prévoir le nombre exact de pains qu'il aura à livrer et, pour le protéger contre les pertes, les boulangers doivent consentir à reprendre les invendus.Le règlement que le conseil a mis à l'étude se propose d’interdire cette pratique.Naturellement, le marchand sc montrera, si le règlement passe à l’exécution, extrêmement prudent et il fera une provision de pain souvent insuffisante pour la demande instable et irrégulière de sa clientèle et celle-ci sera dans l'occasion de manquer quelques fois de pain.Voilà les inconvénients du règle ment; dépasseront-ils les inconvé nients de la pratique actuelle’?Celtes, non.Les choses qui ont été dite au conseil hier ne sont que trop exactes.Le boulanger ne perd pas le pain qu’il reprend ainsi, il le passe Iraitreusenient à une ménagère peu défiante.Or ce pain, qui a séjourné toute une journée dans la huche du magasin, a été trituré par une quin zaine ou plus de clients, qui “tâtont’ pour voir s’il est frais, et il se peut très bien, comme Fa dit un échevin que les chats aient passé la nuit des sus à moins qu’ils n’aient cédé la place aux souris, leurs ennemies.Les L’Ecole demande simplement à être connue; elle peut, avec une noble fierté, accepter d’etre jugée sur ses actes et ses projets.Dans ces notes rapides, griffonnées entre deux articles politiques, nous n’avons voulu que rendre hommage à une initiative intéressante, qui fait le plus grand honneur à la Congrégation de Notre-Dame, et appeler sur elle l’attention des parents et des jeunes filles qui pourraient être ses élèves.Nous l'avons bien des fois répété: une minorité doit chercher à compenser par la supériorité intellectuelle et morale son infériorité numérique.L’Ecole d’Enseignement supérieur met à notre disposition une arme nouvelle et puissante.Que tous ceux, et toutes celles, qui le peuvent sachent en profiter, , Orner HERQUX.( mouches s’y sont posées à loisir et ils sont devenus ainsi véhicules corn modes de toutes sortes de germes infectieux.On ne devrait donc pas avoir d hésitation à interdire la remise en circulation de ces invendus.Le règlement devrait même pourvoir i leur confiscation, au profit des oeu vres de charité qui, elles, pourraien avant de les utiliser pourvoir à leur désinfection en les exposant quel ques instants à une chaleur suffi santé.Quant à l’épicier, comme il ne tient pas de leur vente un profit été vé, il pourrait être autorise, pour se refaire des pertes éventuelles, fixer le prix de vente à un sou ou deux de plus que celui du boulanger.Cette surtaxe indirectement imposée aux ménagères leur enseignerait la vertu -de prévoyance.Mais il est noter que tous ces inconvénients disparaîtraient, si la pratique se généralisait d’envelopper le pain dans du papier paraffiné.Lorsque celte enveloppe est hermétiquement close, son contenu est soustrait à toutes les pollutions.LE COUVRE-FEU Autre question complexe, quand il s’agit de ta réglementer, c’est celle de la présence des enfants dans les rues le soir.Pour le moment, la question est devant le con tentieux et il n’est pas impossible que celui-ci décrète que le conseil n’a pas le droit de fixer les heures auxquelles sera tolérée dans les rues une certaine catégorie de population, l’établissement de la loi martiale pour les enfants, comme on Fa dit.Les autorités de qui relève spécialement la garde de la moralité publique ont eu grand soin de faire observer que le règlement devait être, non pas rigide mais souple et ne pas condamner les enfants à ta claustration de bonne heure par les beaux soirs d'été.Par ailleurs, il est certain que la présence des enfants dans les rues au delà d’une certaine heure, 9 heures et demie, par exemple, n’est guère défendable, et c’est l’heure à laquelle on se propose de fixer le couvre-feu.Avec ou sans règlement spécial, la police devrait, passée celte limite, interroger tous les enfants rencontrés ainsi sans la compagnie des grandes personnes et s’enquérir des motifs qui les empêchent de rentrer chez soi.Cela suffirait peut-être à empêcher un grand nombre d’abus.On semble s’inquiéter des effets de ce règlement qui interdirait indirectement aux enfants d’assister à des concerts et à des représentations de cinéma.Tel ne serait pas le plus grand mal du règlement, les enfants ne devraient jamais, en effet, fréquenter de pareils endroits a moins qu’ils ne soient accompagnés de leurs parents ou de personnes adultes et, en pareil cas, le règlement ne s’appliquerait pas.LE TRAMWAY Malgré la meilleure volonté du monde, il est impossible de ne pas constater que le service du tramway est fort inférieur dans l’est a ce qu’il est dans l’ouest.Pourquoi cela?Nous n’en savons rien, mais il est évident que toutes les lignes convergent vers la partie anglaise de la ville et semblent avoir été tracées de façon à drainer toute la populat ion pour le commerce de In rue Sainte-Catherine-opest.Toutes 1rs lignes qui descendent du nord tournent dans l’ouest, nous n’en connaissons pas qui tournent vers Test.N’rst-ce pas une bizarrerie significative?En outre, dans une rue particulière, Amherst, le service est mau- vais, depuis que M.Lavallée, qui habite le Pare Lafontaine n’est plus maire.Alors la compagnie gâtait ce quartier, maintenant tout est changé.Les tramways sont à intervalles de cinq minutes, il est assez rare qu’on y puisse trouver une place pour s'asseoir à aucun moment de la journée; quant aux heures de presse, il va de soi qu’on doit se contenter de s’agripper au marchepied.Mais chose étrange, pendant que les tramways Amherst-Dufferin descendent ainsi combles, presque aussi fréquents qu’eux, les voitures City-Hull Ave Hiver Side" (puisque la compagnie des tramways ignore le français comme elle ignore les intérêts de l’est), s’en vont vers la basse Ville à peu près vides.Nous ne faisons certes pas notre compliment au gérant de la Compagnie des tramways.11 n’a pas imaginé là une ligne qui soit profitable pour la compagnie et qui présente un service avantageux pour les' voyageurs, sauf à l’heure du théâtre, le soir.Mais il nous semble beaucoup moins important d’assurer un bon service aux gens qui fréquentent te cinéma de la rue Saint-Laurent oii de la rue Sainte-Catherine, qu’aux ouvriers et aux employés de bureau.Pourquoi ne ferait-on pas suivre au tramway City-Hall le même trajet que le tramway Amherst, jusqu’à McGill?Il y a plus d’un an que cette ligne voit défiler des voitures vides, ou à peu près.Est-ce là ce (pie les Anglais appellent “efficiency”?Même abondance inutile de tramways rue Papineau, sans doute parce que c’esl le service qui passe le plus près île la maison de M.le maire?Louis DUPIRE.tion .Le ténor, M.Emmanuel Salazar, aussi connu de nous, revient avec une voix encore plus pure et plus ample, mais aussi avec un jeu assez terne qu’on peut cependant excuser, parce que le rôle lui-même d’Anzo le lui impose jusqu’à un certain point, par son insignifiance dramatique.Les autres rôles sont excellemment tenus par Mme Melis et M.Pietro de Biasi.Les choeurs ont fait un beau travail et les ensembles chantés dans les coulisses sont ce qu’on a entendu de mieux depuis longtemps.Fréd.PELLETIER.L’AFFAIRE GINEST SOTES DE MUSIQUE LA TROUPE SAN CARLO La saison musicale s’est ouverte hier soir par une représentation de Tu Giocondu, de Ponchieili, au bénéfice de la Croix-Rouge italienne.Constatation déjà faite cet automne, à New-York, la troupe San Carlo.sans contredit la meilleure de celles qui se font commis-voyageurs en opéra, va toujours s’améliorant.Elle possède cette année des artistes qui feraient bMuneur à n’importe quelle ville et les choeurs, quoique manifestant une sonorité un peu fruste, sont justes et bien timbrés.L’orchestre mérite une mention particulière.Composé de trente instrumentistes, dont quelques-uns forcément pris dans les endroits où joue la troupe, il donne, avec une orchestration réduite de beaux effets d’ensemble dont on jugera encore mieux avec d’autres oeuvres.La Gioconda, qui date déjà, en âge et en conception, a déjà été jouée ici par la troupe qui, sous la direction de Bobinoff, succéda, il y a quatre ou cinq ans, à la Montreal Opera Company.Du livret, il est inutile de parler, c’est une adaptation maladroite et obscure de i'Angelo de Victor Hugo, avec des réminiscences de Roméo et Juliette.La musique est du style italien d’il y a trente ans : multiples et longs récitatifs peu intéressants quand on ne comprend pas l’italien, choeurs, quatuors, trios, duos et solos à coupe bien définie avec reprises, finissant par des cadences parfaites avec repos pour donner à l’auditoire la chance d’applaudir, le tout, ensemble et Solos d’une jolie facture mélodique avec finales à effet, points d’orgue et tous les artifices désirables, moins cependant les vocalises si chères au bel canto italien et si déplacées dans la trame lyrique.L’auteur ne s’est guère eihbar rassé du contrepoint.Ses réalisations sont plutôt horizontales que verticales, selon la définition moderne.Aussi son orchestration parait-elle grêle et menue, malgré que tous les instruments soient représentés.Cela donne l’effet d’un moderne s’exerçant à écrire dans la manière du Verdi d’avant Aida, il en ressort que la mélodie est plus chatoyante, mais moins spontanée et l’on est immanquablement forcé de se ressouvenir de tel ou tel passage de Lucie, de Higoletto, de La Traviata.* * * L’exécution de l’oeuvre a été de tout point excellente et le niveau atteint dès la première soirée se maintiendra toute la semaine avec des oeuvres de caractère divers, puisqu’il procède d’une préparation minutieuse, pour laquelle il faut avant tout féliciter le chef d’orchestration, M.Carlo Perossi.La troupe, telle que présentée hier soiiy renferme trois connaissances de notre public: Mmes Elizabeth Amsden et Stella de Mette et ’’indispensable et solide Natale Cer-i.Inutile de les complimenter : on sait ce que valent ces artistes et leurs noms, surtout celui de la iremière, ont fait mieux que toutes ’es réclames pour attirer la foule.Saluons dans le baryton: M.Joseph Royer, l’un de nos compatrio tes, - Pour l’intelligence de l’affaire Ge n-est, rappelons qu’il s’agissait, d’abord, de savoir si M.Genes-t et les religieux témoins consentiraienl à répondre aux questions relatives au paiement des instituteurs bilingues, et, deuxièmement, au cas où la preuve serait administrée, du sort qui serait fait à M.Genest.D’après les dépêches d’Ottawa, M, Genest et ses co-témoins paraissent avoir décidé, la séance se passait à huis clos, de répondre aux questions.Mais M.O’Meara ne se sérail pas contenté des réponses verbales.Il demanderait le dépôt des pièces -de comptabilité.* Cette première phase de l’affaire n’est pas encore close.Un -autre procès doit s’instruire, peut-être aujourd’hui, à raison des poursuites en répétition -de deniers intentée par la commission élue contre l’ancienne commission gouvernementale et les banques.Nous tiendrons nos lecteurs au courant.— O.H.CHRONIQUE D’OTTAWA NOTRE COMMERCE AVEC LA FRANCE Ottawa, 1er octobre.Dans la grande foule des “livres bleus” publiés par le 'gouvernement canadien, il s’en trouve irn qui se distingue des autres sous plusieurs rapports, -dont le premier est que sa couverture es# d’urne muance moins foncée que les autres et ne présente aucune -analogie, dans son élégance, avec les folios à l’aspect revêche qui tne contiennent gènéra-lernen.t que aies statistiques sèches et peu invitantes.Le livre bleu dont nous voulons tout à lui offrir des matières pre-mièreis ¦dont eertain-cs n’ont rien de délicat : bois de construction, poisson, blé, pulpe, etc., etc.On comprend tout (fe suite que le navire canadien nous devrions dire plutôt impérial —- qui transporte au Havre des pièces de -construction en acier, n’est guère aménagé pour rapporter au retour les récipients déli-ca-ts des parfumeurs de ta rue de la Paix.C’est là un détail qui a son importance, mais qu’il devrait être fai parler jiujourd’hui est un adstocra-1 d’atténuer au moins lorsqu’on élu BLOC - NOTES Dix millions “Donnez-nous le gouvernement au tonome pour les Indes, et les Indes vous donneront dix millions d’hommes pour gagner la guerre”, propose un Indou aux Alliés.11 est 'douteux que ceux-ci puissent obtenir le Home Haie de Londres pour FHindoiistan.Londres prétexterait que ce serait créer là un état d’esprit dangereux parmi les Asiatiques et qu'une fois l’Inde aux indous, ce pourrait bien être ensuite l’Asie aux Asiatiques.Mais il y a aux Indes 315 millions d’hommes qui pourraient fournir aux Alliés de quoi gagner assuré ment la guerre.Il ne faut pas comp ter cependant que ce soient les In dons qui la gagnent.Tout de même, la proposition ne -manque lias d’à propos.tes, comme nous aurons peut-être l’occasion d’en applaudir une autre, Mlle Annette Chabot.M.Boyer est de Québec, et même, me dit-on, de Saint-Sauveur.Mais n’en déplaise à mes amis de la Vieille Capitale, ce n’est pas le motif pour lequel je l’ai admiré hier soir.M.Boyer, qui est jeune d’âge et d’expérience .scénique.accuse un talent lyrique qui, en peu de temps, devra le porter au premier rang.Servi par une voix au timbre chaud et sympathique, il joue dans La Gioconda un rôle ingrat et lourd avec une belle discré- Dans l’Ontario On télégraphie des chûtes Niagara que, samedi dernier, des centaines d’hommes ont tenté (je traverser la frontière, pour entrer aux Etats-Unis et que plusieurs de ceux-ci étaient des jeunes gens d’âge militaire su jets au premier appel des conscrits canadiens.Comme les chutes Niagara sont assez éloignées du Québec, et (pie les gems renvoyés delà frontière sont de l’Ontario, il ne faut pas dire que ce pourraient bien être des déserteurs.Aussi les journaux ontariens et anglo-canadiens donnent Ms cette nouvelle dans un tout petit coin de leur édition d’hier et de ce matin.Si ces jeunes gens eussent été des Canadiens français, on eût vu les journaux de Toronto publier le fuit avec cette manchette sur sept co Ion nés : Hundreds of French-Cana-clian slackers rush to the Border to Escape Conscription, Mais comme ils venaient de Toronto et des villes (le l’Ontario, c’est autre chose.Politique municipale?A New-\ork, la lutte municipale prochaine va se faire sur un tout autre terrain (pie celui de la politique new-yorkaise.Le maire Mitchell, derechef candidat, disait hier à une réunion publique où on lui offrait la candidature: “Je réponds que j accepte.Je mènerai la bataille contre Hearst, Dylan [un autre candidat à la mairie, soutenu par Tammany Hall] et Hohenzol-lern.Je lutterai contre Murphy [de Tammany Hall], Cohalan et () Leary .C’est-à-dire que, pour tenter de remporter ses élections Je maire Mitchell fera du loyalisme, criera sus aux Allemands,' sus à Guillaume, sus à ceux que Washington accuse d’avoir conspiré contre la sécurité des Etats-Unis.C’est un jeu dangereux.Le maire actuel a contre lui un candidat redoutable, Bennett, qui vient de le battre dans son propre parti.Et il y a à New-York de multiples éléments qui ne goûteront pas son attitude présente à part ceux qui sont mécontents de sa politique municipale.S’il est battu.—- et cela reste du domaine du possible, même du probable, -n’aura-t-il pas fait plus de tort que de bien à la cause nationale dont il se prétend le champion?Sa tactique est osée, mais maladroite.Compliment La Gazette est très délicate dans le choix de ses reproductions à l’endroit de Montréal.Ce matin, elle affiche dans $es colonnes ce' paragraphe imbécile et insultant d’une feuille méprisable de Kingston: “La ville de Montréal vient d’adopter un règlement relatif à la vente de la viande de flicval.C'est satisfaisant.L’alimentation, dit-on, affecte la mentalité des gens.S’ils mangeaient du cheval, les gens de Montréal uourraient peut-être avoir un peu plus de “horse sense" pur rapport à la guerre cl à l’administration de leur ville, qui est pratiquement en banqueroute.” C’ast t-e’ parmi les li vres bleuis.11 eslt im primé sur papier glacé, orné de vi-gn-etf-es en “couil-de-lampe” comme dirait sir George Foster, qui se pique souvent d'érudition, et au •surplus il se présente sous le titre imposant de "Rapport de la commission spéciale du commerce en Grande-Bretagne, en France et en Italie." XatureH-eimertb, ces motls.sont en anglais, et nous ne croyons pas que cette importante brochure ait conn-nu- les honneurs de la traduction dans la langue-soeur ca,na-dien.ne.Il est vrai que le vent eist à l'économie et que le Canada doit eoroserver tontes ses ressources pour nourrir, non pas sa population, mais celles de la mère-patrie.Mais nous parlions d'un livre bleu qui n’-cn est pas un.Ce rapport est publié par ordre du ministre du Commerce canadien, M.Foster, dont une grande photographie -orne la première page de l'oeuvre.Ou y trouve ensuite quelques documents officiels attestant de "Fauthenllicité des pouvoirs accordés aux six commissaires, dont deux Ca-nadiens-ifran-çais, MM.Frank Pauzé, de Montréal, et Edmond Du-pré, de Québec.On, sait de plus (pie M.C.P.Beaubien,, sénateur, devait se joindre plus tard à la petite mission et agir un peu comme apôtre du rapprochement sentimental -et matériel entre les Français des deux côtés de -FAtlantique.Après quelques remarques préliminaires d’ordre général sur le but de la mission et son itinéraire, le rapporteur, que nous croyons être le Secrétaire qui l'accompagna, M.Campbell, divi.se son, travail en trois parties principales selon les pays visités: Angleterre, France, Halle.Nous ne dirons pas grand, chose pour aujourd’hui du premier de ces trois chapitres, nos relations avec la Grande-Bretagne étain,t chose plus familière et plus connue du public que celles que nous entretenons avec la France, à laquelle un lien économique moins étroit nous a reliés jusqu’iri.Avant d’entrer dans son sujet, le rapporteur passe en revue les traits principaux du pays où il va nous faire pénétrer à sa suite.On y apprend,, par exemple, que la superficie de la France est de 207,-140 milites carrés, ce 'qui équivaut à la partie habitée du -Manitoba, ou encore aux deux-Hers de l’étendue de l’Ontario.La population est de .18 millions et demi, dont un tiers environ forme la- population des vllte-s, 11 y a une proportion de 1415 personnes et demi par mille carré, alors qu’il n'y a pas tout à fait deux citoyens dams la même superficie, au Canada; la France est donc peuplée environ 70 fois plus densément que notre pays.'Cette population est essentiellement induistriieuse, économe et frugale.Le rapport souligne aussi le fait que “F individu ali sine est à la baise de l’industrie française.Dans a coutellerie, par exemple, qui fleurit dans la ville nie Thiers, la plus grande partie du travail man-net est accompli à la maison par tes ouvriers, qui possèdent chez eux les outils nécessaires à leur travail." Le côté artistique de la nature française combiné avec cet individualisme a pour effet de produire un airfilsatn rempli d’initiative, consciencieux et particulièrement fier de la finesse et de Ja qualité de son travail.11 est cependant à prévoir, d’après le rapport que nous étudions, que cet état de choses devra subir des modifications profondes après la guerre, à cause du grand nombre d’ouvriers -habiles qui auront disparu, puis de la nécessité (liera définitivement un plan d'exportation mutuelle.Le point princi-pal, c est que chacun ait besoin de ce que peut offrir Fautre, et le rapport y conclut favorablement.Les négoeiauts canadiens-français sont informés dans le rapport que le système des banques françaises est admirable, et qu’ils > trouveront lout ce qu’ils peuvent désirer.La Banque de France est l’équivalente de la Banque d’Angleterre, et il y a aussi \v (:rédit Lyonnais et la Banque Xutionale d’Escomptc.Le rapporteur _ veut sans doute dire le Comptoir Xationa! d'Escompte, car de Banque Xutionale d'Escompte il n’en existe pas en France.Le rapport mentionne aussi les succursales françaises de la Lloyds’ Bank de Londres, et nous ajouterons, pour compléter son information, que la Banque Nationale, de Québec, y- possède aussi une agence où Fon est outillé à la perfection pour faciliter les relations mutuelles entre les deux pays.Ayant fait quelques observations bienveillantes sur l’honorabilité des commerçants français en général et leur façon scrupuleuse de s’acquit-ler de leurs obligations, le rapport conseille aux exportateurs canadiens de ne rien négliger pour s'assurer des débouchés en France, certain que le Canada ne peut qu’en bénéficier.Cependant, il pose coniine condition essentielle qu’ils aient là-bas des représentants compétents et honorables, ayant sous la main des échantillons de ce qu’ils ont à vendre, et qu’ils soient en état de parler affaires selon le système décimal.Avant tout cela, naturellement, il faut qu’ils puissent s’exprimer couramment en français.Voilà qui a dû donner à réfléchir à Toronto t * * K- 11 semble que le Canada anglais soit obligé bientôt de s’incliner tnu-fois de plus devant une pensée nationaliste exprimée bien des fois devant leurs Canadian Clubs et dans la presse nationaliste, à savoir : que c’est un actif d’une importance inexprimable pour le Canada que de posséder un élément de race et de langue française, puisque les développements du commerce extérieur canadien, tant en Europe qu’en Amérique du sud, vont nécessiter l’emploi de centaines et de milliers bientôt de jeunes gens pouvant atteindre la clientèle européenne ou sud-américaine autrement qu’avec un dictionnaire ou un vocabulaire de voyage à la main.En France surtout, le tout n’est pas de posséder quelques phrases hana'es et de les répéter avec un sourire engageant.Le Français ne traite qu’avec- les gens en qui il a confiai! ce, et cette confiance il ne l’accorde pas à première vue.Un journaliste américain, M.Isaac F.Marcosson, l’écrivait il n’y a pus longtemps dans une revue imprimée à Philadelphie : le genre yankee d'imposer une vente à force de paroles peut réussir à Denver, Colorado ; il ne rapportera que du mépris aj Lyon ou à Saint-Etienne, Le commerçant et l’industriel français veulent savoir à qui ils ont affaires, et se refuseront d’entrer en relations avec le commis-voyageur sous pression constante, qui débarque au village le matin et s’en retourne le soir vers d’autres conquêtes.Le Français veut connaître son homme et toucher la marchandise.Hors de là, rien à faire, comme il dit familièrement.En d’autres termes, il faut, pour établir des relations durables aveo la Franco commerciale, des représentants qui sachent comprendre non seulement la langue, mais encore le tempérament et les délicates- d’em,ployer des machine# afip d’aï 1er plus vite en besogne si Ton veut j ses de la race française.Et qui1 le tenir tête à lia concurremce des au- ." ' très pays.Il faut espérer ici que le rapport fait erreur et que le produit 'français,, si apprécié des esprits'délicats, ne fera pas place peu à peu à une sorte -de camelote fabriquée par :sé-ries, comme celle dont TAUernagne inondait le monde avant 1914.En tout cas, la mission commer ciale a constaté que -ce raffinement saurait mieux (pie le Canadien de langue et de sang français, si bien préparé d’avance à s’assimilier rapidement toutes les traditions commerciales nouvelles dont il aura à tenir compte, à devenir en peu de temps l’ami et l'homme de confiance du commerçant ou de, l’industriel de la vieille France traditionaliste.Du reste, si nos compatriotes anglais ne s en rendent pas compte, ils sont en retard sur ce point com- ics relations du peuple français constitue l'ime SIT b,len Vautres sur leurs yoi des choses dont il faut ternir compte sin(S ?e la réPubJl Saint-Jacques, prêts 1ère Pt 2ème hypothèque.Collection, achats ties créances.TAILLEURS Tél.Bell Main 2681.Arthur CHÂRBONNEAU COURTOIS FRERES ASSURANCES Successeurs de Joseph Courtois Bureau établi en 1890 I , 263 VISITATION, Montréal.Tél.Est 9S5 ¦ ' 8, & CIE Marchands-Tailleurs Boulevard Saint-Laurent MONTREAL PROTEGEES EW10US PAYS DAVIS PIGEON.PIGEON Powor BI4«.oestraat.Ma ira 1025.HERVE NADEAU 932 rue Saint-Denis Saint-Louis 4060 COURS PRIVES CHIMIE ET PHARMACIE ANALYSES DORURE, ARGENTURE.NICKELAGE Compagnie ROYAL SILVER PLATE Dorure, Argenture, Nickelage, Réparations d’argenterie, Ornement, d'église.Broutes, Cuivrerie.A.GIROUX, gérant 207 SAINT-JACQUES.—MAIN 1387 HOTEL HOTELSTROCH >-.é?, .QUbBEC" , ™ V'Tbrri sfêÀUM.ON T OeW - VICTORIA HOTEL Québee, H, Fontaine, Prop.Plan américain.Prix 552.50 à 513.50.Prix spécial pour les voyageurs de commerce, *2.50 par jour.natcur La Follette, et à la mention faite du juge Daniel Cohalan, de New-York, dans certaines révélations faites récemment par la secrè-tairerie d’Etat; et elles se terminent par la déclaration qu« des “paroles séditieuses ou déloyales ne peuvent pas être tolérées plus longtemps, surtout lorsqu’elles viennent de ceux qui occupent des fonctions élevées.” CANADIENS DÉCORÉS Londres, 2.Un grand nomfire de soldats des forces expéditionnaires canadiennes ont été décorés à la suite de la bataille de Lens.Sur ce nombre, neuf sont d’origine canadicnne-française.ce sont: Sabin Têtu, médaille de conduite distinguée (D.C.M.) militaire: caporal T.Âu-Beaulieu, E.Bouchard, H.sergent C.W.DesPlaines, Gagnon, sergent A.Laniou-caporal T.Landry .C.roix bin; L.Bureau, C.J.reux, MAIN 9496 Assortiment complet d’ap-pliques.accessoires et lampes électriques.NOUS NOUS SPECIALISONS DANS LES LAMPES portatives, tungsten at nltrogèn* Visite sollicités POURSUITES CONTRE 53 HÔTELIERS ILS SE SERAIENT RENDUS COUPABLES D’INFRACTIONS A LA LOI QUI DECRETE L’ABOLITION DE LA "TRAITE".— LE PREMIER CAS.üSffiEi Do tous w>ys.Demandez le GUISE DE L INVENTEUR qui sera envoyé gratia.MARION & MARION 364 rue Université.Montréal.COMMISSION SCOLAIRE DE SACREMENT TRES-SAINT- I.'abolition de la traite est loi depuis quatre mois.Au cours des premiers jours la loi a été observée tant bien que mal; après quelque temps la loi fut oublié et presque partout on est revenu à la vieille habitude.Plusieurs hôteliers ont dû être fort i payable' surpris hier, car le juge Saint-Cyr | a signé des mandats, contre 53 hô-j tellers inculpés d’avoir enfreint la loi de la traite.Ces mandats seront siigniiflès aujourd’hui même.On ne connaît pas encore les noms des hô-| tellers qui auront à comparaître en j Cour.LACHINE, P.(i.AVIS AUX ENTREPRENEURS soumissions cachetées et adressées Des ____ Monsieur Napoléon Couture, secrétaire-tré-sorler, No 94, 2ènie Avenue, Uichine.P.O., seront reçues Jusqu’à 7 heures ?,() p.m.jouai h; 1 firme jour d’octobre 1917, pour la construction d’une école pour les filles.Chaque soumissionnaire devra accomria-gner su soumission d’un chèque accepté, ï • .^ l,,or - • • a Il y a quelque temps cependant j "Tes s,mmLsslons^^rmU "ouvertes par le trois hôteliers étaient poursuivis1 président de la commission, en présence sous le même chef d’incn-ltiaHon.i* w*.aMwnbl«e spéciale, Me Bercovitch qui représentait les!jeudi te même inculpés a pris un bref de prohibi-j heures p.m.lion, pMguant que la Gour n’avait ' I’m ordre de droit'de décider tfu cas, parce i incoTOstitutionnelfe.I-a1 Cour I ordinaire des assemblées.Jour d’octobre 1917, A il en pas le que In loi est cause est encore pendante supérieure.Que fera-t-on dev 53 nouveaux cas?C’est ce que plusieurs se de-m.mdent.la Commission, VIAU & VENNE, Architectes, 76 rue Saint-Gabriel, Montréal, Tél.Main 2714.*4*.RUE SAINT-JACQUES Quoique la loi sr, celui qui Ira.— '.uipnient plus de.1« loi, des policiers ; VOTRE ABONNEMENT L’avez-vous renouvelé?Devez-vous le renouveler?Y a-t-il quelqu’un de vos amis qui veuille s’abonner au Devoir'.’ Si votre réponse est affirmative, n’oubliez pas de vous rappeler ou de dire à votre ami que l'abonnement à l'édition quotidienne du Devoir.par la poste, en dehors de Montréal et de la banlieue, coûte S4 par année, si vous payez votre note d’avance, en même temps que vous nous transmettez votre demande d’abonnement ou de réabonnement.I.e taux ordinaire de Fabonne-ment au Devoir, pour un an, reste de $5.Mais ceux qui veulent nous payer leur note d’avance, nous épargnant ainsi des frais de comptabilité, de correspondance 'et le reste, pourront bénéficier, jusqu’à nouvel ordre, d’une remise spéciale de 20 pour cent, que le lerme pendant lequel ils veulent recevoir notre journal soit rie 3 mois, six mois, un an et plus.Ainsi peut-on s’abonner au Devoir pour deux ans, moyennant $8 versées d’avance.Happelez-vous-le, dites-le à vos amis, souvenez-vous que, pendant la prochaine campagne électorale, le Devoir sera le journal renseignant le plus fidèlement et le plus impartialement le public sur ce qui se passera dans le monde politique et dans tout le pays.Les services qu’il a’rendus à ses lecteurs dans le passé sont le gage de ceux qu’il leur rendra dans l’avenir.t COMPAGNIE DES TRAMWAYS OE MONTREAL ‘ HORAIRE du SERVICE SUBUR.bain four mr.iî.LACUiNE.— Du bureau de Poste.Service de:— 10 min.dk 5.(0 a.m.ù 8.00 a.in.20 ram.de 8.00 a.m.à 4.üu p.m.10 nuit, de 4.00 p.ui.à 7.10 p.m.wm.’ du 7.lu p.m.p 12.00 mmuii.DE LACHINE.—Service de:— 20 min.de 6.30 a.m.à 5.50 a.m.10 min.de 5.50 a.m.a 9.00 a./*;.20 min.de 9.U0 a.m à 4.OU p.m.10 min.de 4.OU p.m.a 8.CL» p.m.20 rain, de 8.00 p.m.u 12.10 a.m.Dernier extra a 12.50 a.m, 8AUL1 - AU - 1CECOLLET ET SAINT-V INC EN F-DL-PAUL.— De Saiul-Denis t Saint-Vincent.—-Sctn ice de 15 min.de 5.15 a.in.a 8.OU a.m.20 min.de S.oO a.m.a -1.00 p.m.la min.de 4.00 p.m.à 7.00 p.m.20 min.de 7.00 p.m.a 8.00 p.m.30 min.de 8.00 p.m.a 11.30 p,m.] rumway pour ri eider son seulement 12.01 a.m.Tramway pour Salnt-Vinctni, 12.10 a.m.DE SAINT-VINCENT DE PAUL -7 SAINT-DENIS.— Service • — 15 min.de 5.45 a.m.a 8.30 a.m.8.30 a.ni.a 4.30 p.m.4.30 p.m.a 7.30 p.m.7.30 p.m.k 8.30 p.m.8.30 p.m.a 12.00 minuit Tramway de Henderson a rï^mt-OenD, 12.26 •.m.Tramway de SalnLVmcejD à Saint-Denis, Lie a.m PROVINCE DE QUEBEC, district d’Ottawa, Cour de, Circuit No 971—J.E.La fl a mine, agent de Hull, demandeur, vs.A.Richard, | de Montréal, défendeur.Le Unie jour d’oc-j tobre J[917, à dix heures de l’avant-midi, au dfwiede du dit défendeur, au No 2515 | Avenue du Pure, en la cité de Montréal, I seront vendus par autorité de justice les j biens et effets du dit défendeur, saisis en j cette cause, consistant en un piano, meubles de ménage, etc.Conditions: argent comptant.M.1.A.DECELEES, TEC.S.Montréal, 2 octobre 1917.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 8728—E.W.Herring.demandeur, vs.James Strathopoulos et al., défendeurs.Le onzième jour d’octobre 1917, à dix heures de l’avant-midi, A la place d’affaires des dits défendeurs, au No 298 rue Sainte-Catherine ouest, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en tables, chaises, fixtures, etc.Conditions: argent comptant.S.C.MARSON, H.C.S.Montréal, 1er octobre 1917.PROVINCE DE QUEBEC, district de Joliet-te.Cour Supérieure No 7839—En Banque d’Hochelaga, demanderesse, vs.Dame Aziî-da Lamarche, faisant affaires sous le nom de J.M.Dubreuil et Cîe, défenderesse.I.e onzième jour d’octobre 1917 à onze heures de l’avant-midi, nu domicile et place d’affaires de la dite défenderesse, aux Nos 2744 et 2748 rue Saint-Hubert, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice, 1rs biens et effets de la dite défenderesse, saisis en cette cause, consistant en chevaux, harnais, rtc.Conditions : argent comptant.J.E.COUTE, H.C.S.Montréal, 2 octobre 1917.L’INTERVF.NTION, AMERICAINE A Montréal, cette brochure est actuellement en vente, en même temps qu'aux bureaux du Devoir, dans les librairies suivantes : Granger Frères, 43-ouest, rue Xotre-Dame; Lan-gevin et L’Archevêque.31-ouest, rue Notre-Dame: Vineauit.280-cst, rue Rachel ; Saint-Louis, 288-est, rue Sainte-Catherine ; Giirièpy, 1123-est rue Rachel ; Déom Frères, 251«est rue Ste-Catherine Beauchemin, 79, rue Saint-Jacques ; J.-A.Lacroix, 1913, rue Notre-Dame-ouest, Aux Etats-Unis, s’adresser, pour les commandes rie gros ou de detail à la Librairie Saint-Michei, 91, rué Summer, Boston.Mass.25 sous l’exemplaire, pius 3 seul pour le port; $2.50 la douzaine, pluj les frais d’expédition. VOL.vm—No 231 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 2 OCTOBRE 1917 » COMMERCE ET FINANCE LA MATINÉE À LA BOURSE DE MEME QUE WALL STREET EST CALME ET FLÉCHISSANT, NOTRE PLACE EST INACTIVE ET LOURDE.— SÉANCE DÉNUÉE D'INTÉRÊT.Tw affaires sont mortes — il n'y a pas d’autre expression — à la Bourse de Montréal, et les commentaires les plus savants n’ajouteraient rien à l'absence d’intérêt qui domine et alourdit le marche des valeurs.Au reste, Wall Street a aussi mauvaise mine que notre place, et si le mouvement des échanges y languit moins que chez nous, les cours n’y sont pas pour cela plus brillants; la lourdeur prévaut sur toute la ligne.A Montréal, on note la caractéristique usuelle des séances inactives, c'est•'iUdire les transferts de lots fractionnés.Nous énumérons sans ordre les valeurs traitées en cours de matinée, puisque toute vedette, est absente.Vingt parts de préférence Can.Stcam-thip trouvent acquéreur il.79; des lots fragmentés d'hon ordinaire •changent de mains à raison de.5914 ; les Dom.Textile font 80VL‘ 10 Abitibi Power s’établissent à 50: les valeurs Shawinigan.se vendent par franctions de lot à 115 (ex-dividende 1?4%); 5 Ogilvie se traitent à 142; les Toronto Railimy passent, de 6414 à 64}^, puis à 64, pour des lots fragmentés la plupart du temps; les McDonald font 15; les actions ordinaires Can.Steamship se négocient par fractions do lot à 4114; les Scotia perdent un autre point, à 88}4; 5 Smelters cotent 27; les SCel of Canada abandonnent encore une fraction, à ô5Mi Brampton Paper marquent 46, an lieu, de 47 hier; 5 actions Penmans changent de portefeuilles, à 69; 10 Quebec Railway se vendent 17; 3 actions C.Oen.Electric se fixent à 103J4; les Civic Power remontent à 72, après avoir débuté à 71 %; et les Can.Cement se maintiennent à 5914 (ex-dividende 134%).L’ensemble des ventes de la matinée porte sur 863 parts.Les dividendes qui suivent sont distribuables aujourd’hui : Lauren- LE MARCHE DESVIVRES LA FERMETE DES PRIX PREDOMINE DANS TOUS LES COMPARTIMENTS ET LA DEMANDE CONTINUE D'ETRE PARTOUT ACTIVE.— LE BETAIL PROPRE AUX CONSERVES MONTE.L’abondante demande de bétail propre à la mise en conserve a fait avancer les prix de cette catégorie d’animaux vivants de 25 à 40 sous par 100 livres, et cela constitue le point saillant du marché des vivres, aujourd’hui.Par ailleurs, les prix sont fermes, mais invariés.La fermeté prévaut sur Je marché des pommes de terre : des sacs de 80 livres ont changé de mains à raison de #1.00 (chez l'acheteur — c.r-slore), et des sacs de 90 livres (sur rails — ex-track) ont été cotés $1.50.FARINE— Premières patentes, le baril.$11.60 Secondes patentes, le baril.11.10 Fortes à boulanger, le baril.10.90 OEUFS— Les arrivages se chiffrent par 739 caisses, contre 1,288 la semaine dernière, et 1,702 ponr le jour correspondant de Fan dernier.Nouvellement pondus .53 à 54s Choisis.47 à 48s NOUVELLES DE WALL STREET LE MARCHE S'OUVRE D'ABORD CONFIANT ET LES COURS ORIENTES VERS LA HAUSSE, MAIS LA REPRISE DE LA LIQUIDATION DETERMINE DE NOUVELLES CHUTES.' 'New York, 2.— Wall Street, 10 heures 30.— Les valeurs dites de spécialité ont constitué le point saillant du groupe des valeurs en hausse, à l'ouverture des opérations, aujourd’hui, certaines valeurs, telles que l’American Can, la Baldwin Locomotive, les Distillers, la Malting, la Mexican Petroleum, la Royal Dutch et la Marine (de priorité), se sont ajouté de 1 à l point et demi.Les chemins de fer ont de nouveau témoigné de lourdeur, défavorablement impressionnés qu’ils étaient par le nouveau cours minimum des valeurs Saint-Paul (ordinaire et privilégiées), lesquellas sont tombées à 51 et demi cl à 98 18, respectivement.Les aciéries ont enregistré des gains fractionnels, mais les cuprifères ont diversement évolué, l’ensemble de la cote réagissant par la suite.Les bons Liberté ont été.actifs, variant de 99.94 au pair ÇÀ ET LÀ Le compte rendu de.la Brazilian Traction Co., pour le mois d’aoht.accuse un résultat net de 4,017,000 mitreis.ce qui représente une augmentation sur les chiffres de juillet et de juin, mais une infériorité par rapport à mai.Les recettes nettes d'août s’établissent également au-dessous des résultats correspondants de l'année précédente, mais la marge de déclin n’atteint pas les proportions de celle enregistrée en juillet, au dire d’une dépêche de Toronto.?* * Un rédacteur du Farmers’ Magazine estime que la valeur de la récolte du Canada, cette année, sera d’un milliard de dollars et que les fermiers canadiens en recevront de 200 à 225 millions de dollars en plus que ce qu'ils en ont reçu, en moyenne, durant les quatre dernières années.Et comme trois de ces quatre années peuvent être regardées comme exceptionnellement prospères, ces prévisions sont plutôt réconfortantes pour la classe, agricole.BOARD OF TRADE ON RÉCLAME L’AUTOCRATIE POUR SAUVER MONTREAL DE LA BANQUEROUTE LE BOARD OF TRADE SUGGERE LA NOMINATION DTNE COMMISSION DE 5 MEMBRES POUR ADMINISTRER LA VILLE PENDANT 5 ANS.Sauver Montréal 'de la banqueroute, en priant sir Lomer Clouin, premier ministre de Ta province de .Quebec, de promouvoir auprès de son gouvernement l’abolition du bureau de contrôle et du conseil des échevins, pour les remplacer par ime cnmmivsiryn de cinq membres, nommée par la Législature, qui admimi'strerait durant ci'nq ans au moins la ville de 'Montréal; telle est la proposition qui a été adoptée à runanlfnité hier après-mwH.à la séance extraordinaire du Board of Trade.¦Cependant, cette mesure “autocratique” a du bon, faisait remarquer M.Lewis, au cours de la dis-z.,j tej i.v cushion.“L’autocratie est queîque- de terrevendront"$1 le^sac,’ etTtout fait fois nécessaire, ajoutait-il.quand Une dépêche de la Presse Associée, datée de Port Hope (.Ont-), mande: “Evidemment, le contrôleur des vivres ne connaissait rien de l’étendue de la récolte des pommes de terre, lorsqu’il fixa le prix à $1.25 le sac.loi (à Port Hope), les pommes FAITS - MONTREAL DES ACCUSÉS MAL k L’AISE LES INCULPES DANS L'AFFAIRE DE LA Cie “HOCHELAGA COAL" SONT ASSAILLIS EN COUR PAR LA FqULE DES PLAIGNANTS.— ON CRAIGNAIT DE LES VOIR ECHAPPER.TRIBUNAUX CIVILS LE JURY LUI ACCORDE $1,999 LA COMPAGNIE DES TRAMWAYS ET UN PROPRIETAIRE DE VOITURES DE LOUAGE SONT TENUS RESPONSABLES D’UN ACCIDENT DONT FUT VICTIME Mile mcmillan.croire quon pourra en avoir a marché encore.tneillaur No 1 mirés No 2, mirés BEURRE— 43 à 44s 40 à 41s 2,041 tide 1%' 2’A'/, 25 à 46.Civic Investment: 50 à 71 3-4, 5 à 72, 8 à 72, 3 15./• Detroit: 5 a 110 1-2, 5 à 110.Can.Gen.Elec.: 3 à 10 31-2, 25 ô 103 1-2.Penmans: 5 à 69, 5 à 69.Quebec Hy.: 10 à 17^ Con.Smelting: 5 à 27.Scotia: 25 à 88 1-2, 5 à 88 1-2.Shawinigan: 10 à 115.Dom.Steol Corp.: 15 à 59 1-4,' 10 à 59 1-4, 15 à 50 1-4.Steel Co.of Can.: 45 à 55 1-4, 25 à 55 1-4.10 à 55 1-4, 5 îi 55.Toronto Hy.: 5 à 64 1-2, 10 à 04 1-2, 25 à 64 124, 10 à 64 1-4, 5 à 64 1-4, 10 à 64.Dom.Textile: 25 à 80 1-2, 25 à 80 1-2.Emprunts de guerre— Dominion, 1937: $300 h 94 3-4, $200 » 95, 8500 r 05, *500 à 95, $500 à 94 3-4, 2-$500 à 94 3-4.Dominion, 1925: £100 à 97, $200 à 97.Dominion.1931; $100 à 96, $100 à 96.Artlons privilégiée»— Canada Cement: 5 à 91 -2.Can.Steamship: 20 à 79, 14 à 79.Penmans: 10 à 82.15 à 82, 5 à 82.Steel Co.of Can.: 5 à 87.Bons- Canada Cement: 81000 à 97.OPÉRATIONS D’HIER APRÈS-MIDI Ues arrivages ressortent colis, comparativement à 1,061 la semaine dernière, et 1-.668 pour le même jour de l'an passé.De beurrerie (haut choix).45 à 45s 1-2 De beurrerie (bon choix).44 à 44s 1-2 De laiterie (haut choix) 38à38si-2 ,De laiterie (bon choix) 37 à 37s 1-2 | De qualité inférieure .36 à 36s 1-2 ! A l’enchère de la Société coopérative agricole de Québec, ternie hier 10 à 72, i)11 Board of Trade, les offres se sont ! élevées à 967 colis de beurre de Canada Cement: 2,> à a9 .-8, so à .>9 3-6 j beurrerie, dont 206 colis de pasteu- Ogilvie: 5 à lia, 23 à 143.irisé ont changé de mains à raison de 45 sous 1-4 la livre ; 508 colis de haut choix, à 45 sous, et l’on a refusé de céder les 253 autres colis au prix coté.FROMAGE— Les arrivages se présentent à 5,-564 boites, par comparaison avec 8,630 la semaine passée, et 14,671 pour la journée correspondante de l’an dernier.La commission d’achaî paye le fromage : No 1 de l’Ouest et de l’Est.2îs$i No 2 de l'Ouest et de l’Est.21514 No 3 de l’Ouest et de l’Est.20s4i PRODUITS DE L’ERABLE— Sirop de choix (extra), bidon de 13 livres .$1.70 à $1.80 1.55 à 1.65 1.40 à 1.50 1.25 à 1.30 14s 1-2 à 15s 2, 10 à 72, 25 'viciions ordinmres:— * Civic Investment—25 à 1 à 72, 15 à 72, 25 à 72^ Shawinigan—4 à 115J^.Toronto Rv—15 à 6414, 10 à 64!^.10 à 6415, 5 à 64j.2, 2 à 65, 10 à 64, 25 à 64, 5 h 64.Canada Cernent—25 à SOK, 25 à 59JA, 50 à 59?4.50 à 59?à.Dom.Steel Corp.—25 à o9J4> 75 à 59J4, 25 à 59M- MacDonald—10 à 15, 5 à 15.Maple Leaf Mill—3 à 108, 2 à 108.Steel Co.of Can.—25 à 551^.Emprunts de guerre:— Dominion.1937—$1000 à 94}^, $100 à 94?4, $100 à 94?4, $1000 à 95.Dominion, 1931—$100 h 95 ?L Dominion, 1925—$100 à 97.A riions privilégiées:— Steel Co.of Can.—25 à 87.Banques:— Nationale—5 à, lAR1.^.On exprime l’opinion que le prix du lait, n’augmentera pas, à Montréal, d'ici deux ou trois jours, quoique ce soit l’habitude qu’il subisse une augmentation le premier octobre, il continuera à se vendre onze sous la pinte et six sous !a chopine.En considération de la requête de M.Hanna, le contrôleur des vivres, demandant qu’au-Midi.— Toutes les avances ori- cune augmentation ne se fasse avant le ginaires ont été anéanties avant la : premier novembre, on tente, par tousles fin de la première demi-heure, pari moyens de conserver le prix actuel.Ce-suite de la reprise de la lourde li- i pendant, les producteurs ont manifesté quidation en valeurs de voies fer-1 l’intention d’augmenter le prix, pour la rées.Certaines émissions, en parti-j vente en grande quantité, ^e 2lisons ô culier le Saint-Paul (ordinaire et.privilégié), le New York Central, le B.el O.et plusieurs autres du groupe des chemins de fer charbonniers, ont touché leur plus bas niveau depuis des années.Les régressions, dans ce compartiment, se sont étagées de 2 à 3 points.Les aciéries et les autres valeurs industrielles ont été entraînées dans ce courant.TU.S.Steel perdant 2 points et demi, par rapport à son cours maximum de la matinée.Les cuprifères et les valeurs de transport ont abandonné dé 1 à 3 points, de même que les spécialités.VIANDE SUR PIED A CHICAGO UN SUCCES NOTABLE NEUF MOIS D'AFFAIRES A LA SUN LIFE COMPANY OF CANADA.On annonce au siège social de la Sun Life Assurance Company of Canada que les affaires de la compagnie, pour les neuf mois écoulés de l'exercice en cours, ressortent en augmentation de plus de 7 millions de dollars par rapport à la-période correspondante, de l'année dernière.L’agence locale, c’est-à-dire la division montréalaise de la Sun Life, rapporte des chiffres sans précédents.Le volume des affaires pour lesquelles la rompagnie a touché la première prime entière, soit du 1er janvier au 30 septembre, se chiffre par $2,925,465, comparativement à $2,588,754 il y a un an, ce qui indique un gain de.$336,710.La section montréalaise, a toute l’année durant, marché à, grande allure et, son activité- a atteint les plus hauts niveaux durant les deux derniers mois.Les résultats de la compagnie sont un indice de la prospérité générale du pays et •uesi de l’attrait croissant qu’exerce sur le public l’assurance au point de vue placement et protection.Sirop de choix.Ban sirop.?unlité inférieure, uere, la livre .MIEL— Blanc, en gâteaux.Brun, en gâteaux.Blanc, extrait.Miel de sarrasin.15 1-2 à 16s .14 1-2 à 15s .15 à 15s 1-2 .11 1-2 à 12s LES PETITS ACHATS Tel est.le titre d’un livret que tou» ceux qui font de» économie* devraient lire.Il* y trou-vornient de* IndicHllon* utile* *ur I* manière rie payer par versement* mensuel* de* valeurs qui rapportent de* rente».i, Pour la recevoir «rratU, il *uf- fit de «’adresser à M.PAUL de MARTIGNY au bureau de Montréal de la Maison BRYANT, DUNN& Co., Rue Saint-Fr»nçoi»-X»vier, No» 84-»8 ^TELEPHONB ^ MAIN 4»H FEVES— Canadiens, perte de 5 livres par mi- not.$8.50 à $8.75 Canadiens, perte de 3 livres par mi- not.9.25 à 9.50 Fèves “Rangoon” .7.75 à 8.00 Fèves “Yeilow-Eye”.7.00 à 7.25 VIANDES FUMEES— Jambon de 8 à 10 livres, 30 à 32 sous; de 12 à 15 livres, 29 sous à 30 sous; plus lourds, 28 sous à 29 sous.Lard fumé (bacon) pour déjeuner, 37 à 38 sous la livre.Bacon Windsor de choix, 39 à 40 sous la livre, et le bacon Windsor désossé, 41 à 42 sous la livre.BETAIL VIVANT— Aux abattoirs de l’Ouest (Grand-Tronc), les arrivages pour la semaine écoulée le 29 septembre, s'établissent ii 1,800 tètes de bétail, 4.300 moutons et agneaux, 2,400 porcs et 1,000 veaux.Les approvisionnements de la journée font LOGO tètes de bétail, 3.200 moutons et agneaux, 800 porcs et 800 veaux.Aux abottoirs de l'Est (C.P.R.), les arrivages de la semaine passée ressortent à 2,500 tètes de bétail, 4,500 moutons et agneaux, 1.250 porcs et 650 veaux, tandis que les offres de la journée se présentent à 2.300 têtes de bétail, 2.400 moutons et agneaux.750 porcs et 600 veaux.Les prix s'établissent de la façon ci-après : Bouvillons de choix, $10.25 à $10.50 par 100 livres : bons, $9.75 à $10.00 ; taureaux de bon cheries, de choix, $8.50 : bons.$8.00 a $8.25 ; vaches de boucherie, de choixj $8.00 à $8.25 : bonnes, $7.50 à $7.75 ; taureaux de conserves, $6.40 à $6.50 ; vaches de conserves^ $5.00 à $5.25 ; moutons, $9.00 à $9.50 ; agneaux de l'Ontario, $14.50 à $14.75 : agneaux du Québec, $13.50 à $14.00 ; veaux engraissés au lait, de choix.«13.00 à «14.00 ; bons, $11.00 à $12.00 ; communs.$7.00 à $10.00 : porcs, de choix.$18 n $18.50 ; poids lourd.$17.50 à $17.75 ; truies, $15.00 à $15.50.SUCRE— New-York, 2.— Sucre brut, ferme ; traité par machine centrifuge (centrifugal), $6.90 : pour mélasse (molasses sugar), $6.02 : sucre raf fine, ferme et variant d'inchangé à 5 points plus haut ; en briquettes (eut loaf).$9.85 : écrasé (crushed), $0.60 ; "mould A” $8.85 ; en morceaux (cubes), $9.10 â $9.25 ; "XXXX" en poudre, $8.55 à $8.70 ; en poudre.$8.50 à $8.70 ; granulé fin, $8.35 à $8.50 ; "diamond À”, $8.35 : pour la confiserie (confec-tionners') “A”, $8.25 À $8.50 ; No 1, $8.20 à $8.40.Nota.— Les prix ci-dessus sont ceux du commerce de gros.Chicago, 2.— Gros bétail: arrivagee, 11.000 têtes: marché, faible; bœufs, $7.20 à $17.50; bouvillons de l’Ouest, $6.35 à $15.00; pour l’élevage et l'eneiais, S6.25 à $11.25; vaches et génisses, $5 à,$12.40: veaux, $9.50 à $15.75.Menu bétail.Porcs: arrivages, 8.000 fêtes: marché languissant; légers, $18.15 à SI9.30; mêlés, $18.15 à $19.50; lourds, $18,15 à,$19.45; très gras, $18.15 à $18.35; cochons, $14,25 à $18.10; moyenne des ventes, $18.50 à $19.35.Moutons: arrivages, 23.000 têtes; marché fort: moutons, $9.00 à $12.75; agneaux indigènes, $13.25 à $18.25.elle n’-est pas un moyen de terreur semblable à celui du kaiser.” Sauver la ville de 4a banqueroute, •cette phrase assez sévère, choqua les oreilles 'de plusieurs des membres du Board of Trade, qui voulurent la remplacer par un?autre moins forte.Pourquoi ne pas la remplacer par cellej-ci: afin de conserver à la ville sa situation financière”.Applaudissements et acclamation's.Il semblait que ce fût cette phrase que les membres désiraient, mais le vote appelé donna raison à la première.II fallait sauver Montréal de la banqueroute.D'ailleurs, les hochements de .tête significati'fs 'de.sir John Kennedy étaient plutôt défavorables à .la dernière: ‘’Comment peut-on pré-une situation financière, la ville de Montréal depuis 30 sous le gallon.On mande de Toronto qu'à la suite d'une conférence tenue samedi, entre M.Hanna, lea officiers de l’association des producteurs de lait et de crème de Toronto et les représentants des j.server distributeurs, le prix du lait, au consom- j quan d mateur, est augmenté d’un sou par pinte.| quelque temps n>n a phl-s”.La rareté du lait commence à se faire sentir dans la Y'ille Reine, car la quantité que l’on y recevait chaque jour a fortement diminué au cours de la'semaine dernière.A Halifax, on a aussi augmenté le prix du lait.Le consommateur doit maintenant le payer treize sous la peinte.LES GRAINS A CHICAGO Cours fournis par la maison McDougall tf- Cowans: Cours Cours d’ouverture à midi Maïs- Décembre.118^ 118}4 Mai.115 115)1 Avoine— Décembre.Mai.58 H 60 58 Yg 6014 *- BOURSE DE NEW-YORK Cours fournis par MM.Bruneau et Du* pois, courtiers, ru« Saint*Prançois-Xarinr, Nos «t 97.Montréal.Valeurs 0*vw Mi,i| tara Valeurs i0|l**r.Midi j hiffl De concert avec l’Association des Producteurs de laine et des Éleveurs de moutons, le collège McDonald a décidé de faire circuler sur Tes lignes du Pacifique Canadien, entre le 26 septembre et le 10 octobre prochain, un wagon spécial affecté aux ventes de moutons par encan, dans le but d’encourager cet élevage aujourd hui si rémunératil parmi nos populations agricoles.On a organisé dans une douzaine d'endroits entre Waltham et Mégantic (P.Q,), des encans auxquels ne seront mis en vente que des spécimens de race pure.L’itinéraire suivant a, été préparé de manière à faire coïncider autant qu?possible les arrêts du wagon avec les expositions annuelles d'automne, qui assureront aux ventes miers bell1 le 29: Lachute, le 1er octobre: Cowansville, le 3; Foster, le 4; Magog, le 5; Len-noxville, 1?6: Cookshire, le 8:-Scotstqwn, le 9, et.Mégantic, le 10 octobre.Ceci est la continuation du mouvement entrepris en 1914.par le collège MacDonald, alors (lue- toute une série de conférences furent données dans le même, district spéciales ment pour promouvoir l'élevage du mouton, avec le, résultat qu’une dizaine d associations de producteurs de laine et d’éleveurs, comprenant environ 1,801) membres, ont été établies depuis.La production de la dernière saison a été de 30,000 toisons ou 213,000 livres de laines, qui ont rapporté une moyenne de 54 sous la livre, quoique depuis le marché ait monté à 70 sous.Il y a certes encore beaucoup à faire au Canada dans l’élevage du mouton, notre pays étant seulement le, 22ème sur une liste de 25 pays où se pratique cette industrie, mais.il n’y a pas de doute, que les prix actuels de la laine vont beaucoup stimuler l’initiative de nos fermiers dans cette direction.* ¦* * Une scène tragi-comique s'est déroulée dans la salie de )a Gour criminelle, où s’était transporté te juge Lanctôt pour l’audition de l’enquête dans l’affaire de la compagnie "Ho-chetaga Goal”.Quelque trois cents témoins, femmes pour la plupart, avaient envahi la salle d'enquête vers les deux heures.11 fallut chan ger de salle.Pendant tout le temps qu’a duré l’audience, la foule remuante regur-dait d’un oeil menaçant les cinq inculpés à la barre.Lorsque le magistrat annonça la remise à aujourd’hui, on crut que c’était la libération des inculpés.11 s’ensuivit un chahut indescriptible ; les femmes, armées de leurs parapluies, parti rent, en brandissant cette arme, du côté des prisonniers.Criant et gesticulant, la foule entourait les prévenus dont un ou deux reçurent quelques coups.La scène menaçai! de tourner au tragique, lorsque les gardiens des cellules purent enfin faire descendre deux des prévenus par un escalier dérobé, et les mettre en sûreté.T,es trois autres réussirent à s'échapper à travers la foule.Me Bercovitch, avocat d’un grand nombre de plaignants, réussit aussi à calmer ces pauvres femmes qui se sont fait- enlever toutes leurs petites épargnes et voient venir l'hiver avec appréhension.Le juge Lanctôt présidait le tribunal.Mes G.A.Wilson, Alban Un jury de la Gour supérieure vient d’accordiar à Mlle Annie McMillan.une garde-malade hospitalière.la somme de $1,999, pour urne fracture à la j ambre., causée par un accident de voiture qui serait dû à la négligence du corner d’un monsieur Oharle-x P.HiH et au manque de precaution d'un wattman qui conduisait une voiture de la compagnie des Tramways.Ce montant -de $1,999 sera payé de cette manière: 75 pour cent par M.Hill et 25 pour cent par la compagnie des Tramways, appelée en garainiie par l'intimé.Gel accident remonte au 25 février 1916.Mlle McMillan se promenait sur le trottoir de la rue Stanley, quand parvenue à cinquante pieds d® Pcncoiignure de la rue Ste-Catherine.elle fut frappée par la voiture de M.Hill.Elle tomba et dans sa chute s’infligea des blessures graves.D’où la poursuite.M.Hill, dans sa défense, prétendait que l’accident avait eu lien, parce que son: traîneau était verni en collision avec un traijjway.Le jury ne considéra pas ce point de celte, façon et pendit un verdi:'l rendant responsables de l’accident et M.P.H.Hill et la compagnie des Tramways.Un membre du jury demanda même au juge McLennan, si l’on pouvait accorder plus que le montant réclamé, mais la rêpon e jklIitCfa.OT.— itnt.Mnri.pr AIli.Ch.pr.Hat.Nickel.AmsAir Ir.Int.Paixx.Am.S.Sng.lnt.RA.Tr Ain, PP, 4ô^[l,eh»ghVal.Am.Ca-Vo.Mak.MoIo.Am.Loco.61)-.,- l'O'qiMcx.Petro.Am.Smelt HTÇj- 96,8.Wis».Pacit Am.».Pou.;-;N.V N.H.Anacon.M.'i :oÇ4 North.Tac.Ateh.son ! ’.r>', ftfi Per, nsylra.Eald.LocoJ ('P, l’rcts.St.C, BftH.SrOllioj n9V,i Reading Seth.Steel, *4}* 92>,|Repubii.Ir.Brookl Ka.|.Roc.[si,or» Can.Paeif.Ceat.Leath Coio.P.»I.Cor» Prod, i Cruci.Steel! 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