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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 12 novembre 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1915-11-12, Collections de BAnQ.

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VOLUME VI—\o 265 Abonnements par la poète : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5.^0 UNION POSTALE.#8.00 Edition hebdomadaire CANADA.#1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$2.00 MONTREAL, VENDlvr1,5 NO NOVEMBRE 1915._ MW pmx v ^ * C î Isous LE NUMERO —— U! rcJ .————b, C* ^ & % R *n et administration : g-S g JE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION : - Main 7460 Directeur :-HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! L’ANGLAIS OU LA PRISON ?Le cas de Green Valley ^ ï-es bonnes gens qui croient toujours à l’exagération — quand il s’agit de leurs compatriotes — ont dû éprouver une certaine surprise en lisant ce matin, à la dernière page de la Gazette: Wants Trustees Sent to Prison — Charged French is taught in preference to English in Glengarry School — Il veut que les commissaires soient envoyés en prison— U prétend que le français est enseigné de préférence à l’anglais dans une.école de Glengarry.—Comment, se sont-ils peut-être écriés, il faudra maintenant choisir entre l’enseignement exclusif de l’anglais et la prison! Et cela, dans un endroit où les enfants canadiens-français constituent la très grande majorité de la population scolaire./ —Parfaitement! C’est du moins la prétention du contribuable 1).B.MacDonald, qui affirme ne tirer que la conclusion pratique des actes du gouvernement ontarien et de leur interprétation par les tribunaux de la province.* -x- * Remontons un peu en arrière, pour mieux comprendre le cas concret qui se pose présentement à Toronto.La question de Green Valley est d’ailleurs l’une de celles que M.le sénateur Belcourt exposait, à Montréal, dans son discours du 21 décembre 1914, lors de l’inauguration de la campagne de l'Association de la Jeunesse.A Green Valley, disait M.Belcourt, citant les chiffres du temps, il y a, sur 243 contribuables aptes à élire les commissaires d’écoles catholiques, 172 Canadiens-français et 71 Anglophones.Sur les C6 élèves de l’école, 49 sont de langue française et 17 de langue anglaise.Les Canadiens-français ont demandé que leur école fût classée comme bilingue, anglaise-française, pour bénéficier du minimum de tolérance accordé à l’enseignement du français.Le gouvernement s’y est refusé, sans donner la moindre raison.Us ont alors Invoqué le réglement XV qui permet l’enseignement du français ou de l’allemand dans les régions où cette langue prédomine.On leur a contesté le droit d’invoquer ce règlement; puis, on a simplement nié la prédominance de leur langue dans la région, malgré les chiffres déjà donnés.“Et notre pauvre langue est définitivement bannie de l’école de Green Valley’’, concluait tristement M.Belcourt.* * Les procédures prises contre les commissaires d’écoles Ménard et Poirier ne sont qu’un incident de la lutte qui se poursuit autour de l'école de Green Valley .L’avocat du requérant D.B.MacDonald a du leste eu la brutale franchise de déclarer que, de cette école où l’im-men.se majorité des élèves est de langue française, on veut proscrire le français.On a imposé l’anglais aux vieux Ecossais qui ne parlaient que le gaélique, nous ne voyons pas pourquoi on ne ferait pas la même chose aux Canadiens-français, a-t-il dit.Quelle que soit J issue du procès actuel, que les deux commissaires scient condamnés à la prison ou qu’ils y échappent, il restera acquis que le gouvernement refuse à cette population de langue française le moyen d’apprendre convenablement sa langue, qu’on impose l’anglais comme langue d’enseignement et de communication entre une maîtresse française et ses élèves français et qu’on propose tranquillement de mettre en prison les commissaires qui auraient permis le minimum d’enseignement français qu'attestent les déclarations solennelles produites à Toronto.Nous ne voulons jeter là-dessus aucun mot violent: les choses parlent, hélas! assez haut, mais nous demandons à tous les gens de bon sens, quelle que soit leur langue, ce qu’ils pensent d’un pareil régime et pendant combien de temps il peut subsister sans risquer de causer les plus graves perturbations.Au terme de sa magnifique lettre à Mgr l’Arphevêque de Montréal, le vénérable Cardinal Bégin, exprimant l’espoir que, “là où les minorités souffrent et où.l’injustice triomphe, les idées d’une politique plus juste et plus saine finiront bientôt par prévaloir", ajoutait : “Il y va de l’union des races, du bon renom et de la grandeur de notre patrie.” Qui ne voit aujourd’hui la profonde et tragique vérité de cette parole?Orner HERÛÜX.LES CONTRATS DE GUERRE La Gazette notait l’autre matin que les fournisseurs de matériel militaire ne sont pas plus scrupuleux en France, en Angleterre et en Russie qu’au Canada et qu’ils y commettent des fraudes de toutes sortes.Si les fournisseurs russes, anglais et français ne sont pas plus honnêtes que le ¦ nôtres, *’ils sont même plus malhonnêtes, cela regarde les gouvernements de leur pays.Le nôtre doit s’occuper, par contre, de rechercher et de punir ceux qui volent ici l’Etat.Et il y en a.Le premier ministre, M.Borden, a fait bonne justice, il y a quelques mois, de deux députés conservateurs intéressés dans des contrats plutôt louches.Et la commission Davidson poursuit dans tout le Canada un travail de recherches louable, s’il n’a pas encore donné des résultats bien manifestes.Les conclusions qu’elle formulera plus tard devront donner au ministère motif à sévir contre certaines personnes qui prennent avantage des circonstances pour surcharger l’Etat.Qu’il existe des scandales qui ne soient pas découverts et ne le seront pas de sitôt, cela se peut fort bien.Que, dans cerlaines circonstances, tout ne se passe pas comme cela devrait se passer, c’est possible aussi.La constitution, par le ministère, d'une commission fédérale d’achats formée de M.Kemp, ministre sans nortefeuille, de M.Galt, gros industriel de Winnipeg, et de M.Laporte, l’ancien maire de Montréal, agissant tous trois à titre d'experts pour le compte de l’Etat, offre certaines garanties contre des fraudes fréquentes.Mais qu’il y ait encore du coulage, cela ne serait pas étonnant.Le difficile est de le trouver : car si les commissaires sont vigilants, les fournisseurs ne sont pas dépourvus d’habileté pour les dépister, quand ils croient devoir le faire, afin de réaliser des profits plus considérables à même leurs contrats de guerre.* * 4 La semaine dernière, à Toronto, une revue commerciale, la Men's Wear, affirmait qu'un courtier en immeubles a récemment obtenu de l’Etat, par l’entremise d’un député ministériel, une commande consi- derable pour des uniformes et qu’il « a tout de suite passée à des étran-P* 1:1 s,’,/a^sant sur cette opération un benefice net de $20,000, sans avoir taille une seule verge d’étoffe.Dès le lendemain, le Globe reprenait 1 accusation ; le Star, un autre journal liberal de l'Ontario, la notait aussi, en termes plus discrets, de-mandant au ministère ce qu’il se proposait de faire en cette occurence.I out de suite, M.Kemp, membre de la commission fédérale d’achats et qui s’occupe spécialement des commandes pour l’Ontario, a nié I affaire, disant que les accusations poi tees par la Men’s Wear étaient mensongères.Et l’affaire est tombée dans le domaine de la politique.Car, si la trêve existe encore nominalement, dans l’Ontario, cela n’em-Peehe pas le Globe el le Star, d’une part, et le News ainsi que le Mail, de 1 autre, de guerroyer comme autrefois contre le parti opposé, tout comme, chez nous, le Soleil et le Canada, d’un côté, sont sans cesse aux prises avec l’Evénement et la Patrie, les deux organes ministériels irançais.Quelques jours se passèrent.Le irlobe et le Star demandaient vigoureusement une enouète, le News et le Mail persistaient à dire que tout allait pour le mieux, dans le plus parfait des mondes.Un matin, un fonctionnaire d'Ottawa se présenta chez M.Acton, le directeur de la Men s Wear, et lui demanda d’autres details sur son accusation.M.Acton refusa de lui dire quoi que ce fut, réaffirmant toutefois la véracité des fads qu’il avait dénoncés et donna même une nouvelle interview à ce sujet, à la presse.Il ne voulut pas donner le nom du député qui aurait obtenu le contrat pour le courtier en immeubles, non plus que le nom de celui-ci, et pas davanta»- celui de la maison d’étrangers oui exécuterait le contrat, après avoir payé $20,000 de rom-mission à ce courtier mystérieux.M.Acton a donné pour raison de son silence qu’il ne veut pas s’exposer à se faire traduire devant les tribunaux sous accusation de libelle, et que si le ministère veut savoir à quoi s’en tenir, il n’a qu’à l’assigner devant la commission d’en-quète Davidson.L’affaire en est là.Le News fait de tout cela une question de simple politique, disant que cette accusation manque de fondement, qu’elle est un incident de “la campagne de scandales enfreprise contre un gouvernement oui a à faire face à des obligations multiples et extraordinaires, campagne faite dans le but de l’embarrasser et de lui nuire” ; et il représente presque toute l’affaire comme un indice de plus des sentiments antimilitaristes qu’entretenait avant la guerre la presse libérale ontarienne, qualifiée par le News, dédaigneusement, de “presse pacifiste”.Le Globe, par ailleurs, note que le Canada Lumberman and Woodworker, revue commerciale qui s’occupe de l’industrie du bois, porte certaines accusations de négligence, par la commission, à l’endroit des compagnies qui fabriquent des articles en bois.Ainsi, au lieu de donner des commandes de caisses d’emballage pour le transport d’obus outremer, à des fabricants de caisses, la commission en aurait donné de nombreux à la Dealcin Construction Company, à la Cedars Rapids Construction Company, de Montréal, et à d’autres compagnies qui n’ont rien à faire avec l’industrie du bois “Une compagnie industrielle de Montréal, qui ne fabrique pas elle-même de boîtes, a obtenu une importante commande qu’elle a cédée tout de suite à un fabricant montréalais”, dit celte revue Le Globe demande une enquête à ce propos et dit: “Les démentis abstraits du gouvernement, à ce sujet, ne valent et ne vaudront rien.Le public n’y croit pas.11 faut rendre tout cela publie, pour que la masse sache à quoi s’en tenir.” Af .se.Comme on le voit, tout ne va pas Pour le mieux dans le monde des fournisseurs militaires.Et la commission Davidson aura fort à faire, si elle entreprend de tirer toutes ces accusations au net.Il ne serait nas étonnant qu’elle dénichât d’autres bonshommes en train de s’enrichir par des moyens peu scrupuleux, tandis que le pays s’endette pour faire face à ta situation.Georges PELLETIER.BILLET DU SOIR.BLUNDER Claims Agent of the Montreal Tramways Co., Montreal.Sir,— Let me draw your attention to a very curious fact which caused my twelve-year-old nephew, when he noticed it, to be under terrible apprehension.The incident happened on Thursday last, on my return from Bona-venture station, where I had met him coming from the United States.I got on a St.Denis car, paid my fare and went directly to the first front scat to the left of the car.I had scarcely bt gun to enquire about my widowed brother’s health, when I noticed that my little, companion was completely absent.I asked him what was so disturbing but did not have any answer.I then became very perplexed, especially when I saw him sit close to me with his eyes fixed on the motor man.—What’s the matter, Harry ;¦ 1 asked him again.—Tin afraid.—Afraid of what?—This man.—The motor man?—Yes.—Well, well, is he so terrible ?Have you not already een motor men in United States?—Yes, uncle, but is n’t this man dangerous?¦—You ’re going crazy, Harry.Why would hr be dangerous?—He is not?O'.then, why do .they put those words (here, uncle?And the poor boy pointed out your brief notice: “Do not talk to the motor man", with this one above: “Safety first.” I was rather little reassured, I confess, when I read myself that clumsy information and swore at once I would tell you about it.Hoping you will sec that those notices be immediately removed one from the other in every car where they have been put together, I have the honour to be Yours truly, Perplexed Uncle.P.c.c.Jean RIGOL.blocT-notes Le Canadian Courier, un hebdomadaire publié à Toronto, la ville ultra-loyaliste, dit, sous ce titre : Doubtful gifts: “Le Canada, dans un accès de loyalisme, a donne 1 million de sacs de farine à la Grande-Bretagne.C’est un don douteux, d’autant que le gouvernement anglais n’est pas habitué à donner ni même à vendre de la farine.Cette farine lui a été un embarras.Finalement, il en a vendu la plus grande partie et il s’est servi de l’argent ainsi obtenu pour des fins charitables.“Ontario, dans un semblable accès de loyalisme, a versé $500,000 au trésor fédéral, pour des mitrailleuses.Cela semble aussi un don douteux, parce que la province n’a pas mentionné qu’il fallait que ce fût des mitrailleuses additionnelles.Le ministère de la Milice avait déjà commandé ses mitrailleuses, de sorte qu’il a jeté la souscription ontarienne dans le fonds général.En ces jours de générosité exeeption-nelle et de patriotisme ardent, le coeur a tendance à se manifester plus que le jugement .Les individus et les gouvernement feraient bien de se surveiller sur ce point-là”.Ah, si les nationalistes avaient osé dire cela! Qu’importe: la leçon est excellente.9 * * M.Girard, le député ministériel du Saguenay, dans une assemblée régionale, l’autre jour, traitait de voyons les 33,000 soldats du premier contingent canadien.Pris à parti à ce propos, il a tenté de se tirer d’affaire en disant qu’il avait simplement lu des citations du Devoir, où se serait trouvée cette expression, pour les dénoncer et les condamner.Le Soleil qui, jadis, avant 1911, louait M.Girard, le traite maintenant de menteur, à cause de l’excuse qu'il apporte.Et l’Evénement, de son côté, qui ridiculisait M.Girard avant 1911, le défend maintenant contre le Soleil.Il n’y a pas jusqu'au Chronicle, de Québec, qui le défende aussi.Tout cela, sur le dos des nationalistes, car il paraît que ce sont les nationalistes, les auteurs de tout le mal.Ces pauvres nationalistes, s’ils n’existaient pas, il faudrait les inventer, peut-on dire, en modifiant le mot d’un encyclopédiste fameux du XXVIIIe siècle.•x- * -x- Un Ecossais catholique qui veut faire condamner à la prison deux commissaires d’écoles franco-ontariens parce qu’ils auraient fait enseigner le français dans leur municipalité scolaire, disait hier,'à Toronto, à des journalistes qui se sont empressés de noter le mot : “We are there a lirge Scotch population, and we have sunk the Gaelic for English.What is sauce for the Scotch goose should be sauce for the French gander.” Cela a autant de bon sens que si cet Ecossais têtu avait dit : “Nous avons abandonné notre langue.Il faut que les Franco-Ontariens sé laissent voler la leur sans protester.” Ce commissaire a bien raison de parler, quant à lui, de l’oie écossaise! * * -x- Lord Derby déclare, autorisé par M.Asquith : “Si les jeunes gens du Royaume-Uni en état de porter les armes, et qui ne sont pas indispensables aux industries nationales, ne s’enrégimentent pas volontairement avant le 30 novembre, le gouvernement anglais prendra des mesures pour racheter la parole donnée le 2 novembre”, c’est-à-dire qu’il les contraindra à s’enrégimenter.Ce sera une sorte de conscription.L'Angleterre y vienara-t-elle ?Ce service obligatoire'imposé aux jeunes gens, c’est le coin dans la bûche.* * ¦» Il se peut qu’avant longtemps, les Etats-Unis frappent d’une taxe spéciale les bénéfices sur les commandes de guerre exécutées par l’industrie américaine.On en parle sérieusement, dans les milieux démocrates.Depuis août 1914, les Etats-Unis ont exporté pour 23 millions de cartouches, pour 15 millions de poudre à canon, pour 34 millions d’explosifs et pour 12 millions d’armes à feu.Si l’Etat prenait dorénavant une part des bénéfices de ceux qui exécutent de telles commandes, il arrondirait ses revenus, diminués du fait de la guerre.Cela compenserait quelque peu les pertes enregistrées par Washington au chapitre des recettes douanières.M.White, ici, imposera-t-il les bénéfices que font nos industriels, à même leurs commandes analogues ?* * * M.le maire Martin parle de faire prolonger de deux nouvelles années son terme d’office.11 s’adressera à la Législature provinciale pour obtenir cet amendement à la charte municipale.Montréal, oui a subi M.Martin pendant bientôt deux ans, devrait être le seul à décider s’il lui faut le subir deux autres années.* * K La Russie a sur pied 2 millions d’hommes prêts à aller au front dès qu’ils seront armés, et elle se prépare pour cinq ans de guerre.Pe-trograd ne croit évidemment pas à la fin de des hostilités pour Noël.* * * Il vient de mourir à New-Y< rk un financier américain, du nom de Widener, qui commença la vie comme garçon de boucher et laisse une fortune de plusieurs millions, faite dans un merger de compagnies de traction électrique, à New-York.On lui attribue ce mot, qu’il aurait dit pendant une assemblée d’actionnaires où l’on discutait chaudement une proposition plutôt louche : “Vous allez commencer par la voter, après cela, nous discuterons.” Gela est encore plus cynique que le mot d’un ancien premier ministre de Québec, — dont M.Gouin fut le collègue, — disant à l’opposition: “Parlez, parlez, on vous répondra par le vote!” * * * M.Thomson, le correspondant canadien du Transcript, de Boston, propose de remplacer notre plus petite monnaie d’argent, la pièce de cinq sous, par de la monnaie de cobalt, un peu plus grosse, et de caractère plus facile à reconnaître.“Nous dirions un cobalt comme les Américains disent un nickel,” écrit-il, après avoir noté (pie le cobalt est un minerai essentiellement canadien.La nouvelle pièce de cinq sous — le cobalt, — serait plus grande, plus blanche et moins facile à contrefaire que la pièce actuelle.A la Monnaie canadienne de décider si la proposition est avantageuse.* * '-> Le député irlandais Lynch, demandait hier à Londres la démission des trois-quarts des officiers anglais supérieurs, à commencer nar le maréchal French, “qui com- 1 mande depuis 15 mois et n’a encore fait aucun progrès”, dit M.Lynch.Il ajoutait que les chefs et la direction suprême manquent et que “s’il n’y a un changement, le Royaume-Uni s’en va tout droit à un désastre”.Voilà une opinion qui, du moins, a le mérite de n’être pas exposée en termes ambigus.Si un député osait vouloir se prononcer ainsi, *au parlement canadien, l’orateur le laisserait-il se rendre au bout de son discours?G.P.lttaueet LA GUERRE Décidément, l’Italie se fail tirer l’oreille au sujet de la campagne balkanique.Ou a bien annoncé, ces jours derniers, que, devant la menace de voir les Bulgares déboucher Sur l’Adriatique, elle avait l’intention d’envoyer un corps expéditionnaire donner la main aux Serbes à travers l’Albanie.Mais l’affaire tarde à s’engager et le gouvernement de Rome ne paraît avoir encore fait à ce sujet aucune déclaration officielle.D’ailleurs, les renforts envoyés par cette voie risqueraient d’arriver fort tard, sans doute au moment précis où, la Serbie écrasée, les Bulgares continueraient leur marche triomphante vers les territoires réservés à la sphère d’influence italienne.L’équivoque de cette situation n’est pas sans causer un certain malaise en Europe; car il y a au fond de la politique italienne à l’égard de l'Allemagne un cerlain nombre de secrets dont le total ne fait pas un bien profond mystère, mais dont on évite de parler en termes précis.Le secret nécessaire Nous avons noté cette parlicula-rité de l’attitude de ritalie, en donnant à différentes reprises des extraits des journaux de la péninsule, reflétant les vues des deux groupes politiques du royaume à propos de l’expédition de Serbie.Interventionnistes et abstentionnistes plaident pour ou contre la participation aux opérations d’Orient; mais, comme le fait remarquer un journal de New-York, ce n’est pas là le fond de leur pensée ; quand ils disent Serbie, les uns et les autres comprennent Allemagne.Or le fait à observer dans les discussions entre journaux italiens, c’est que les in-tervenlionnisies seuls appuient leur opinion sur des raisons politiques précises et claires; leurs adversaires se bornent à arguer du secret nécessaire en ces graves matières.Ainsi le Giornale d’Itatia insisle pour que l’opinion publique se résigne à attendre patiemmeht les décisions officielles: Qu’il suffise, dit-il, au public de savoir que le nlus parfait accord règne entre les gouvernements des pays en guerre contre les empires allemands et que toutes les opérations militaires qu’ils entreprennent sont le fait d’une étroite collaboration.Mais que le public, se persuade aussi qu’un des grands éléments de succès réside dans le “ secret absolu ” des décisions que prépare un gouvernement et des préparatifs militaires qui en découlent.Ce n’est que si ce secret est scrupuleusement gardé qu’il est possible de porter à l’ennemi des coups d’autant plus formidables qu’il a eu moins le temps de s’y préparer, qu’on lui a moins fourni (’opportunité de pourvoir à sa défense et à ses ripostes contre ces coups.Dans une guerre aussi terrible que celle-ci, en face d’un adversaire que nous avons vu préparé de la manière la plus complète à tout expédient d’offensive, le principe du secret absolu des opérations militaires doit être maintenu plus que jamais intangible : tout élément qui peut lui fournir une information est un péril ; toute indiscrétion, même la plus minime, est à notre détriment.“ Les polémiques de ces jours derniers ont établi les deux points suivants : lo l’identité de vues entre tous les alliés ; 2o la certitude que ITtalie.fidèle à ses obligations, qui se confondent avec ses intérêts d’ordre particulier et d’ordre général, est non seulement solidaire de la France et de l'Angleterre dans l’entreprise balkanique, mais qu'elle entend activement concourir à sa réussite, tout en se réservant le choix des moyens et du moment.” La loyauté italienne Les mêmes journaux affirment que les Alliés ont reçu les preuves tangibles de la parfaite loyauté du gouvernement italien.Cette loyauté, en effet, ne saurait être mise en doute si, comme on le croit, même dans certains milieux italiens, le cabinet de Rome a déclaré à la Triple-Entente que l’Italie limiterait à une guerre contre l’Autriche-Hongrie sa participation aux hostilités générales et qu’elle se réservait la faculté de maintenir avec l’Allemagne des relations quasi-normales.Mais ITtalie a-t-elle fait des réserves de cette nature ?C’est le secret des chancelleries ; il est visible toutefois qu’à défaut de ces réserves expressément formulées, l’Italie s’efforce de leur donner en pratique un plein effet.C’est ce qu’admet virtuellement le “Secolo” quand il s'élève avec force contre certains journaux, fort rares à la vérité, qui préconisent l’attitude d'inaction.“Les journaux mêmes qui se sont le plus employés à répandre en Italie la conviction de la nécessité d'agir rapidement et énergiquement dans les Balkans pour faire front à la si- BANNIR LE FRANÇAIS OU ALLER EN PRISON ?Les commissaires d’écoles de Green Valley devant le tribunal de Toronto.— “ Les Ecossais ont été forcés d’abandonner leur langue, pourquoi ne serait-ce pas le cas des Canadiens-français ?” dit l’avocat du requérant.— Quelle est la situation vraie dans l’école ?(De noire eorrrsnoiulanll Toronto, 12.— S.H.le juge Masr tens, depuis peu élevé à la magistrature, a entendu, hier après-midi, la motion de M.Donald D.McDonald, du canton de Lancaster, comté de Glengarry, demandant l’em-! prisoniiement des commissaires des écoles séparées, Médéric Poirier et John Ménard, du même endroit, pour mépris de cour et violation de l’ordre d’injonction accordée par le juge Falconbridge, le 18 mai 1914.Cette injonction interdisait aux commissaires d’employer une institutrice non qualifiée, d’après les règlements du ministère de l’Education et de faire usage ou de permettre de faire usage de la langue française comme langue d’instruction et de communication dans cette école du district scolaire No 14 du canton de Lancaster, appelée communément Green Valley.Après les plaidoyers des avocats, M.le juge Mastens a ajourné la cause au 14 décembre, en laissant aux deux parties la liberté de saisir la Cour de toute matière nouvelle s’y rapportant.Me McDonald, d’Alexandria, oo-cupait pour le demandeur McDonald, Me McEvoy, pour le ministère de l’Education, et Mes MaeMas-ter et J.H.Fraser pour les défeiir (leurs.Voici le résumé des plaidoiries des avocats: Me McDonald paile de papiers signifiés aux avocats des défendeurs, mais le juge les lui faire lire et il appert à la lecture qu’au lieu de signifier aux commissaires d’école Poirier et Ménard, le jugement du juge Falconbridge 'comme tel, on l’a signifié par erreur sous un titre de bref d" sommation.Le juge Mastens demande à Me McMaster s’il veut s’élever contre cette erreur, mais ce dernier montre qu’il ne veut pas retarder celle cause, contrairement à ce qu’avait laissé entendre nrécédcmment Me McDonald.Celui-ci refait Thistorique des difficultés survenues dans le canton de Lancaster depuis 1914, alors (pie des commissaires canadiens-français ayant été élus, une institutrice de langue française fut engagée pour enseigner le français aux enfants qui étaienl en majorité de langue française à l’école du canton.La Cour ayant été alors saisie de cette innovation, interdit aux commissaires le garder à leur service l’instilutrice, Mlle Léontine Sencoal, qui fut par après renvoyée, et de permettre l’usage du français comme langue de communication.En défi à cet ordre d’injonction et aux règlements scolaires — car cette école n’est pas inscrite comme étant anglo-française, M.Je commissaire Poirier annonça dans le “Catholic Record” demandant une institutrice capable d’enseigner le français, au ménris de l’ordre de la Cour.Mlle Florence Quesnel fut alors engagée et elle n’était pas dûment qualifiée, au dire de l’inspee-j leur d’écoles Jones, alors que des insfitutriecs qualifiées s’étaient présentées.Depuis le début de la cause actuelle, les avocats de la défense ont tenté de retarder cette cause.Ici le juge fait remarquer qu’au contraire, Me McMaster a laissé passer une irrégularité de procédure qu’il aurait pu relever.Me McDonald lit des affidavits à l’effet que le français n’est enseigné dans le canton de Lancaster (lue depuis 1914, et des lettres de l’inspecteur d’écoles J.E.Jones, au sujet de l’emploi des institutrices.Viennent ensuite les affidavits de deux enfants de l’école No 14, D.J.McDougall, 14 ans, et A.A.Grant, 13 ans, qui attestent que Mlle Quesnel a enseigné le français durant une heure, tandis qu’ils faisaient des devoirs anglais, et qu’elle a ensuite enseigné le catéchisme en français dix minutes durant.I.es Canadiens-français, continue Me McDonald, veulent enseigner le français dans cette école alors que, anciennement, quand les vieux citoyens écossais de l’endroit ne parlaient que le gaélique, on les a forcés d’apprendre l’anglais, malgré qu’ils disaient que le gaélique était aussi bon que l’anglais.Pourquoi les Canadiens-français ne seraient-ils pas obligés de même ?Ce qui est de la sauce pour l’oie écossaise devrait l’être pour le jars canndien-français.“What is sauce for a Scotch goose should be sauce for a French gander.” Les Ecossais de Glengarry savent qu’ils ont la loi et la force pour eux et les Canadiens-français veulent leur forcer la main dans cette question du français, disant qu’ils ont autant de droits dans ce pays que les Ecossais.Mais ils doivent suivre la loi qui dit que cette école a été et est une école purement ang’aise, où le français n’a pas le droit d’être enseigné tant qu’on ne la fera pas inscrire au ministère de l’Education comme école anglo-française.LA REPONSE DE Me McMASTER En réponse, Me McMaster fait observer à son adversaire que la cause au sujet de la qualité de cette école n’a été précédemment discontinuée qu’en attendant l’effet de causes supérieures sur la constitutionnalité du français en Ontario, qui sont actuellement portées devant le Conseil Privé.Les Canadiens-français n’ont pas eu l’idée de violer l’injonction, quelque trouble que veuillent susciter les citoyens de langue gaélique.C’est une chose sérieuse que de vouloir envoyer des gens en prison sans aucune utilité ni cause grave.Il y a eu peut-être violation technique, mais pas de mauvaise volonté.Les défendeurs, ne voulant pas susciter de litige, sont prêts à engager une autre institutrice.Ils ont confiance en la Cour.Le jugement du juge Hodgins au sujet de la qualité légale de Técole No 14 n’est pas le jugement signifié aux défendeurs, qui u’ont donc pu le violer, et l’injonction ultérieure où il est dit que cette école en est une purement anglaise, ne leur a pas été non plus signifiée, et ils n’ont pu la violer.Les défendeurs n’ayant pas donné congé à Mlle Quesnel, elle s’est trouvée automa- (Suite à la 2cme page) tualion nouvelle créée par la trahison bulgare, trouvent moyen aujourd’hui de justifier par des raisonnements tortueux le parti de l’inacfion.“Cela voudrait-il dire que le gonver-ment italien penche vers cette opinion?Nous voudrions en douter, bien que trop d’indices nous fassent juger que les projets d’intervention immédiate dans les Balkans aux côtés des Serbes ont bien peu de chances d’être accueillis avec faveur dans les milieux qui sont responsables de la conduite de la guerre.” Et XePopolo d’Halia dit de son côté.“II est simplement absurde dé penser que notre participation à la guerre doit se borner à notre effort contre l’Autriche, comme 11 est inexact de croire que le sort de la guerre doit se décider de ce côté-là plutôt que d’un autre.Quand la Serbie aura été défaite, quand les troupes allemandes auront pu s’ouvrir un chemin vers Constantinople, tout succès sur notre front ou sur celui de nos alliés serait vain.” Cette dernière note domine dans la presse de la péninsule qui continue à envisager et à définir le rôle de l’Italie dans la guerre balkanique.Presque tous les journaux les plus qualifiés inclinent pour une intervention immédiate de ITtalie dans les Balkans, à côté des nations alliées.Et l’officieux Giornale d’Italia affirme, comme pour dissiper toute équivoque: _ “L’adhésion de ITtalie et de la Russie à la nouvelle entreprise balkanique des alliés est cordiale et sans conditions.Si pour diverses raisons, ITtalie et la Russie ne sont pas représentées, du moins pour le moment, par leurs troupes sur le sol macédonien, cette absence, dénuée de toute signification machiavélique, n’affecte en rien la solidarité des alliés" / y L’intérêt italien L’“Idea Nazionale”, après avoir fait remarquer que les complications balkaniques actuelles ne proviennent pas du fait de ITtalie, mais sont imputables à des erreurs diplomatiques des puissances alliées, dit que ITta-lie ne saurait renoncer définitivement à porter la guerre italienne aussi en Orient.“Ce renoncement serait la faillite de notre guerre et de notre avenir, puisque cette guerre, il ne faut jamais l’oublier, n’est pas, ne peut être simplement irrédentiste; elle a sur le même plan trois objectifs: la reprise des terres italiennes, la domination de l’Adriatique, notre extension dans la Méditerranée orientale.Dans le premier objectif est notre reconstitution nationale; dans le deuxième notre liberté, dans le troisième noire avenir impérial.Ainsi donc, nous ne devons pas nous absenter de l’Orient; mais le temps, le mode, le lieu de notre action doivent dépendre absolument du jugement et de la décision de ITtalie." Les intérêts de ITtalie en Orient ne sont plus douteux, depuis qu’elle a pris possession de la Lyb'ie et du Dodécanèse et jeté son dévolu sur un large secteur d’Asie-Mineure.Une victoire austro-allemande compromettrait étrangement ses visées d'avenir sur le Levant et en même temps sa prépondérance dans l’Adriatique, car il est ^certain que le cabinet de Vienne, s’il arrivait à maîtriser la Serbie,revendiquerait le littoral albanais en tout ou en partie, pour l’Autriche et son alliée la Bulgarie.Cependant, il est encore impossible de dire si la participation italienne aux opérations d’Orient se réalisera ui quelle forme elle prendra./ Uldéric TREMBLAY. (r* M'lfr f LE DEVOIR, MONTl4:^F,\ ENDREDI 12 NOVEMBRE 1915 VOL.VI.— No 265 LES LIBERAUX ON FETE M.K MERCIER LE MINISTRE DE LA COLONISATION EST L’HOTE, HIER SOIR, DU CLUB LETELLIER.— L’ADMINISTRATION LIBERALE A QUEBEC, DE 1807 JUSQU’A NOS JOURS.M.Honoré Mercier, ministre de la Colonisation dans le cabinet provincial, a été l’objet d’une belle réception, hier soir, au Club Le-tellicr.M.Mercier a profité de la cis-constance pour rappeler les bienfaits de l’administration libérale à Québec, au cours de la période de 1897 jusqu’à nos jours.Le conférencier, après avoir évoqué plusieurs souvenir! politiques qui amusent fort l’auditoire, attaque son sujet.11 n’y a pas encore bien longtemps, dit-il, la position financière de la province n’était pas ce qu’il y avait de plus encourageant: les revenus qui ne s’élevaient en 1897 qu’à $3,114,000, atteignaient, au bout de quelques années du nouveau régime, le chiffre de $9,000,000.Par suite de cette insuffisance des budgets affectés à cette époque déjà lointaine aux diverses branches de l’administration telles que celles de l’agriculture, de la colonisation, de l’instruction publique, etc., elles étaient tombées dans le marasme.Vint alors le gouvernement (pu changea compitèement l’état de choses existant et ce fut celui de sir Lomer Gouin.Ainsi le budget de l’agriculture, de $218,000 qu’il était en 1905, atteint aujourd’hui la somme de $700,000, soit une augmentation de 32 pour cent : le budget affecté a l’encouragement de la construction des ponts en fer, qui ne se chiffrait qu’à $511,000 à la meme époque, était plus que doublé dans l’espace de huit ans, puisqu’il s'élevait à $110,000 ; le budget de l’instruction publique, lorsque sir Lomer Gouin prit les rênes du pouvoir, était de $483.000, aujourd'hui il reçoit la jolie somme de $1,500,000.Il y aurait tout un monde de choses à dire de la colonisation, ainsi que du service des mines, de la chasse et de la pêche.Des revenus considérables _ de ccs deux derniers services proviennent de deux grandes sources j rin-cipales : la location des territoires et l’octroi des permis.Quant à la valeur de produits miniers, de $3,-700,000 qu'elle était en 1903, elle est passée en 1915 au chiffre de $13,000.000.El la colonisation ?On a souvenirs fois dit qu’elle ne marchait pas.Eh bien ! je puis affirmer qu’elle marche mieux que jamais.T’ai pu m’en convaincre au cours des tournées d’études que j’ai faites dans les centres de colonisation de la province.1,254 colons sont déjà rendus dans la région de I Abd.bi.Il se fait d’ailleurs, dans la Gaspésie, un immense travail _ de colonisation : une cinquantaine de cantons nouveaux on’ été ouverts ; plus de 2.000,000 d’acres do terre ml été arpentés, classifiés et sonl actuellement à être concédés.La fin de la conférence de M.Mercier a été soulignée par de longues salves d’applaudissements.Ont également adressé la parole.MM.J.O.Lamarre, ancien président du club Letcllier ; N.Séguin, député de Sainte-Marie : l’échcvin L.A.Lapointe, C.Robillard.député de Saint-Jacques à la T.écislatu-re ; le Dr Lemieux, député de Gas-pé ; D.A.La fortune, S.Letourneau.C’est ,T.O.Dubuc.résident de la réception, qui pré1/niait les orateurs.T.a salle M.nto.où a eu lieu la conférence, avait été joliment décorée et le drapeau du club se détachait à la olnce d’hinneur au-dessus de l’estrade.Au cours de la reception.îles fleurs, envoyées nar 5'.Félix I e tourneau.ont été distribué, à M.Mercier ainsi qu’aux députés et officiers présents.L’OEUVRE DE LA CRECHE DE QUEBEC (T)** notre correspondant) Québec.12.— La collecte faite, mardi et mercredi, en faveur du l’Oeuvre de la Crèche, a rapporté près de 83,000.La manière insolente dont on a éconduit les quêteuses, en certains milieux anglais, continue dr* susciter de nombreux commentaires.Le gérant de la banque Union, dans une lettre à un journal de celte ville, admet que l’un des employés de la banque, qui a reçu les dames sollicitant dans la rue S.-IMerre, leur a répondu qu’il ne se souciait guère de souscrire pour cette institution, après la corres-pondance qu’il avait lue dans les journaux à ce sujet.On rapporte que, dans une autre institution financière de la ville, on a répondu qu’on n’avait rien à donner pour les Canadiens-français et encore moins pour les catholiques.Et, maintenant que les collectes qui font son affaire sont terminées, un journal anglais de cette ville s’est mis en train de dénoncer, hier, les “tag-day” et les autres quêtes que l’on fait pour diverses oeuvres.BONS EN OR, 1ère HYPOTHEQUE à 6 p.c.sûrs, commodes, non affectables par la guerre, les embarras, les troubles, l’eau; valeurs non spéculatives, appuyées par la Montreal Real Estate et valant quatre fois l’hypothèque.Les bons en or du Marcil Trust sont émis par un montant de $100, de $500 et de $1.000 et sont en vente au pair et à intérêt composé.Les bons sont sous forme de coupon, avec privilège d’enregistrement quant au principal.Intérêt trimestriel.Procurez-vous la brochurette.MARCIL TRUST COMPANY 1S« 8.-JACQUES.SI.année.Actif, pin, de It.OtO.POO CHOSES MUNICIPALES LE CALME EST REVENU ** LA SEANCE D’HIER AU CONSEIL EST CALME ET COURTOISE, ET CONTRASTE AVEC LES PRECEDENTES.L’EST ET LE TRAMWAY.-¦ LE BUDGET.— DIVERS.M.l’échevin Ménard a présenté, au conseil hier, ses regrets à son collègue Boyd pour l’incident qui s’est passé à la séance précédente.On se rappelle que le représentant de Bordeaux avait laissé planer des doutes sur les intentions du représentant de Saint-Georges, qui voulait référer des aecusaiions portées par M.R.Langlois à un comité d’é-chevins.M.Boyd a accepté cette explication et la huche de guerre étant dés lors enterrée, on allume le calumel de la paix qui ne cessa de brûler pendant toute la séance du conseil.M.Ménard présenta ensuite les compliments du conseil à MM.Ai-ney cl Côté, les deux commissaires qui restent en fonctions ; il a exprimé par contre ses regrets du départ (!.¦ MM.McDonald et Hébert.Les deux commissaires heureux au tirage au sort ont exprime leurs remerciements au conseil cl ont promis de continuer à travaille.', comme ils l’ont fait dans le passé, à la bonne administration de la ville, avec toute leur énergie, et à maintenir entre le bureau et le conseil les excellentes relations qui ont existées jusqu’ici, DIVERS Sur motion de M.l'éehevin Giroux on a rejeté le rapoprt demandant de voter $25,000 pour l’ouverture du boulevard Pie IX, dans le quartier Rosemont.M.Giroux pré-tend que cette amélioration n’est pas urgente et le conseil s’est trouvé de son avis.On a fait plusieurs interpellations et motions intéressantes.Ainsi l’échevin Bluinenthal demande pourquoi il n’y a pas de lumières rouges, pour les désigner clairement, au-dessus des boîtes d’alarmes nouvellement installées dans les rues Sainte-Catherine et Bleury, avec le louveau service d’éclairage.L’échevin Hu.benstein suggère aux commissaires la formation (rune escouade d’agents de police sur motocyclettes, et il leur demande d'affecter une somme suffisai.te à cette fin, dans le budget tic 191(i.L’é-chcvin L.A.Lapointe demande au trésorier municipal un état des dépenses encourues pr.r la ville, pour annonces, etc., rolativemen aux ventes par le shérif.M.PELLETIER EST PRUDENT A la dernière séance du conseil, on a adopté un règlement autorisant un emprunt d’un million pour payer la quote-part des propriétaires dans la construction des égouts.Le contrôleur des finances adresse à ce sujet une communication aux commissaires qui indique bien dans quel état d’in.siabililé sc trouvent nos finances.M.Pelletier déclare, en effet, qu’il ne peut prendre sur lui tant que cet emprunt ne sera pas négocié, que les sommes qu’on en veut détourner soient disponibles comme il est d’usage, étant donné l’état actuel du marché monétaire.LES TRAMWAYS DANS L’EST Depuis longtemps l’échevin Giroux demande aux commissaires d’ordonner à la compagnie des Tramways de faire descendre du nord de la ville une ligne de tramways tournant dans l'Est afin de rendre justice aux commerçants de cette partie de la ville.11 a donné suite à son idée, hier, en proposant l'adoption d’un rapport de M.McLeod, l’ingénieur (les chemins de fer, qui a été approuvé par le conseil.Proposé par MM.Giroux et Moulé : “Que le dit rapport soit amendé en retranchant le dernier alinéa et en le remplaçant par le suivant: “Votre Bureau croit devoir recommander que de nouvelles ins-Iruclions soient données à la Compagnie des Tramways, conformément aux dispositions de la section 13, du règlement No 210, d’avoir à établir une ligne de tramways comme suit: “Commençant à l’intersection des rues S.-Denis cl Daniel, et le long de la rue Daniel jusqu’à la rue Christophe-Colomb, et ensuite par les rues De Fleurimon!, S.-Denis, S.-Catherine Est, jusqu’à la 1ère avenue de Viauville, pour revenir au point de départ, en suivant le même parcours.Le tout suivant les indications conlenues dams un rapport de M.G.R.McLeod, ingénieur des chemins de fer, adressé à M.l’échevin Giroux, portant la date du 11 novembre 1915.“La compagnie devant donner un service de tramways sur cette nouvelle ligne de pas moins de cinq minutes.” LE BUDGET En calculant les réductions provenant des contestations, on estime que l’évaluaiion de 1915 de la propriété imposable à Montréal tombera d'un nouveau $15,000,000, en sus de la réduction de $15,330,000 sur 1914.Dans ce cas le revenu de 1914 de la taxe de 1 p.c.sur la propriété sera de $300,000 de moins que cette année.Voilà ce qui ressort du premier tableau des évaluateurs de la ville comme résultant de leur travail de mai à septembre.Le revenu de la ville pour Tan prochain est encore problématique, mais on croit que l'administration peut compter sur un revenu de près de $11,000,000, avec une dépense de $12,000,000.La classification de ce revenu serait comme suit: Taxe foncière, $5,899,753; taxe scolaire, $2,035,170; nettoyage des trottoirs, $147,000; voûtes, $35,726; eau, $1,-300,000; taxes d’affaires, $1,000,-000; licences, $400,000; Cour du Recorder, $90,000; percentage sur recettes des tramways.$400,000; total, environ $11,000,000.LA CHINE LA “PATRIE” A FAIT ERREUR M.CAHIGNAN S’ELEVE, HIER SOIR, AU CONSEIL MUNICIPAL, CONTRE UN ARTICLE PUBLIE DANS CE JOURNAL, AU SUJET DES ROUTES DE LACHINE.Le conseil municipal de Lachine a tenu son assemblée régulière, hier soir, sous la présidence du maire Louis A.Amos.A la demande de l’éehevin Cari-gnan, Je conseil a répudié un article publié récemment par la “Patrie” et disant (pie les échevins de La-chinc avaient protesté contre le gouvernement Gouin parce (pic celui-ci n’avait pas voulu aider à la construction du chemin principal (le Lachine.“La “Patrie” a fait erreur, dit M.Carignan.(1 n’est jamais venu à l’idée de ce conseil de critiquer k* gouvernement provincial.“Une délégation du conseil est allée à Québec rencontrer le ministre de la Voirie et lui demander un octroi pour aider à payer le coût du pavage permanent de certaines artères tk Lachine.Nous avons fait cette demande parce que ces rues servaient au trafic des automobilistes de toute la province plutôt qu’aux citoyens de Lachine.“Après avoir étudié notre demande, le gouvernement a répondu qu’il ne pouvait accorder d’octrois dans de semblaibles cas, parce que la Loi des Bonnes Routes n’a en vue nue l’amélioration des chemins de municipalités rurales.Faire droit à notre requête eût été créer un précédent.Le ministère de la Voirie nous a donc répondu qu’il ne pouvait entrer en négociations avec nous sur ce sujet.“Comme l’éehevin Massie remplissait les fonctions du maire lors d ¦ la séance où l’on donna lecture de la communication du gouvernement l’échevin Massie fit quelques remarques, disant qu’il regrettait que la chose n’ait pu se faire.De là, on a peut-être voulu con-clure que le conseil a critiqué le eouvernement Gouin.On a tort.Et il est du notre devoir, à nous, membres du conseil, rie le faire savoir m public et de le consigner dans nos délibérations.“ Je suis d'autant plus à l’aise pour faire ces remarques dit M.Carri-çnan, que je ne partage pas toutes les opinions politiques du gouvernement provincial.Il a cependant fait i;n exceEent travail pour améliorer les roules.Il faut aussi lui rendre témoignage que chaque fois que le couse’! de Lachine a demandé quelque chose à cette administration, il a été bien traité, el cela malgré que îc comté de Jacques Cartier ait été représenté par un député opposi-Honnistc.L’un des grands bienfaits que le gouvernement nous a accordés, c’cst l’abolition des barrières de péage.“ Bien ne serait donc plus injuste que de laisser planer des soupçons sur es actes du ministère de la Voirie.” L’échevin Massie et le maire Amos ont aussi protesté contre l’article de “ La Patrie I.e Conseil a ensuite discuté de.l'opportunité de poser une nouvelle prise d'eau dans le lac Saint-Louis, près de Dorval.Dette prise ne servirait qu’en cas d’incendie dans 1 ouest Lachine.L’édifice où seraient installées les pompes est partiellement construit.Cependant l’autorisation du bureau provincial d’hygiène est nécessaire.Ce bureau est opposé a rétablissement d'une nouvelle prise d'eau dans le lac Saint-Louis surtout si elle est placée près de l'egout de Dorval.Cependant, comme cette prise ne servirait aucunement à la distribution de l’eau dans es maisons, le bureau ^«sentira peu!-être.Le coût d’installation des machines serait de $6,0(10.Une délégation du conseil se présentera prochainement devant le bureau d'hygiène pou soumettre la requête de Lachine.BANNIR LE FRANÇAIS OU ALLER EN PRISON ?(Suite de la première page) tiquement rengagée le 1er septembre, et le refus de l’inspecteur d’écoles Jones de prolonger son certificat n’a été écrit qtue le 7 septembre.Les défendeurs n’ont pus causé de désordre après le jugement Fal-conbridge de mai 1914.Mlle Sené-cal a été renvoyée, Mlle Quesnel a été engagée et la validité de son certificat a été prolongée jusqu’en juin 1915.Donc, pas de violation de cette partie de l’injonction de la cour.Et Me McMaster reprend chaque point de Tordre d’injonction invo-qué par le demandeur McDonald, en apportant les preuves que les défendeurs ne l’ont violé en aucune de ses parties.On n’a ensuite payé aucun fonds public à MUe Senécal.Depuis la nouvelle cause de cet automne, au sujet de Mlle Quesnel, celle-ci n’a encore perçu aucun argent des contribuables.Quant à l’emploi du français, on n’a pas violé l'injonction qui en défend l’emploi comme langue d’instruction et de communication, puisqu’on ne Ta enseigné qu’une heure par jour, comme le permet le règlein ml No 15 et comme l’indiquent les “Instructions” du ministère de l’Education aux institutrices.Ainsi, pour enseigner le latin, il faudrait nécessairement parler latin, de môme pour le français.L’affidavit de Mlle Quesnel dit que, le 1er septembre 1915, il y avait dans son école 40 élèves, tous de langue française;!® premier de langue anglaise, A.A.Grant, y vint le 7 septembre et le lendemain, et n’est jamais revenu.Le second, D.J.McDougall, vint les 8 et 9 septembre, et ne revint plus.Le 27 septembre, deux autres élèves de langue anglaise vinrent et encore deux le 4 octobre, puis deux le 12 octobre.Il n’en est plus venu d’autres et il y a 44 élèves de langue française.Durant une heure par jour Mlle Quesnel dit qu’elle enseigne la lecture, la composition et la grammaire française, et sur cette heure elle prend dix minutes pour enseigner le catéchisme "en cinglais”.Les élèves de langue anglaise font des devoirs anglais durant celte heure.La langue d’instruction et de communication a toujours été l’anglais dans son enseignement, sauf quelques remarques en passant pour être comprise des plus jeunes élèves de langue française.Sur les six élèves de langue anglaise, cinq comprennent le français et le parlent couramment pour leur âge, et l’autre comprend le français sans pouvoir le parler.Les affidavits de MM.Poirier et Ménard protestent contre toutejnten-tion de violer Tordre d’in jonction du juge Falconbririge donné en mai 1914.Ils disent que lors du réengagement de Mlle Quesnel pour Tannée 1915-16.le commissaire McDonald a été averti du fait et il a répondu (pie ce oue ses collègues Poirier et Ménard feraient serait bien fait et qu’il ne sV opposerait pas.Me McMaster ¦ note que la seule contradiction entre les affidavits des deux élèves de langue anglaise et de l'institutrice se rapporte aux dix minutes de catéchisme et que ce ne serait pas un motif suffisant pour envoyer deux citoyens en prison quand même on aurait pris cette liberté.Et d’ailleurs on n’a pas prouvé que les deux commissaires Poirier et Ménard auraient autorisé cet empiètement au-delà de l’heure règlementaire, ce que nie même l’institutrice.On n’a donc aucune raison de vouloir emprisonner ces commissaires d’écoles qui sont d’ailleurs consentants à engager une autre institutrice dûment qualifiée puisqu’on refuse à Mlle Quesnel, après son anée commencée, le prolongement de son certificat qu’elle croyait être en droit d’attendre.La seule objection maintenant à cette institulrice c’es^ la faute d’engager une institutrice qui possède un certificat de seconde classe puisqu’il y en a maintenant.Quant aux droits à Tccole.que les gens de langue gaélique attendent tranquillement la décision du Conseil Privé , a ,i au sujet de la constitutionnalité du La liste électorale a etc français en Ontario.Elle contient 3320 noms dont 1-0; n-y ., (jont> pas eu de violation nouveaux., Lie Tordre d'injonction ni de cause Une exemption de taxes a ete «f-j pour ]’emprisonnement des défen-corricr à la Dominion Bridge.Dette ; ;1eurs> compagnie est à construire j-ne institutrice pourrait enseigner .’ [’après les règlements scolaires n’importe quelle autre langue en sus de durant une heure par jour, été ac-Cette édifice dont le coût sera ri environ $25,- ( 000 et dans, lequel on fabriquera des I munitions de guerre.Cette exemp- ! tion qui fait perdre environ par année à la a.Ile n'est pour le temps où l'édifice servira a la fabrication de munitions de guer- $200.001 bonne que n de re.De commerce de Dachine retirera toutefois un grand profit rie I exemption de taxes sur cet edifice, parce du’on v emploiera un grand nombre d'ouvriers.1 anglais, si e'élait nécessaire pour des élèves ne comprenant pas l’anglais.L’AVOCAT DU GOUVERNEMENT HOMMAGES DF.LA S.-JEAN BAPTISTE AUX INSTITUTRICES DE L’ECOLE C, ARN EAU, D’OTTAWA 11 est proposé par M.Beaupré el unanimement résolu que: "Le Conseil général de la S()cié-( té Saint-Jean-Baptiste de Montréal ( se Me McEvoy tente à son tour d’amener la question sur l’interdiction du juge Hodgins d’enseigner le français dans Técole No 14, mais le juge Moslems lui rappelle que la cause actuelle repose sur un jugement antérieur, celui du juge Falconbridge, en date du 18 mai 1914.Alors Me McEvoy fait volte-face el après consultation avec Me McDonald, il suggère l’ajournement à 6 semaines pour donner aux défendeurs le temps d’engager une autre institutrice.— “L'Institutrice sera I changée quand même”, riposte Me Mc I Master qui veut que le tribunal fas-mmédiatement disparaître la ta-reuni en assemblée régulière au Mo-' che de désobéissance qui pèse sur les nument National, le 8 novembre | défendeurs qui n’ont pas violé Tor-1915.e! ayant pris connaissance du dre du tribunal.Il veut que la cause refit courageux opposé aux avan- soit laissée en position favorable si ces*- la Commission Scolaire gou- Ton ajourne et le juge y acquiesce, vernementale par Mme A.Dumais Me McDonald revienl à la charge et Mlles M.-D.Roque, Juliette Roy et M.-A.BarrcMe, respectivement directrice cl institutrices à Técole Garneau d’Ottawa, offre à ces héroïques Canadiennes - françaises l’hommage de sa profonde admiration pour leur attitude si énergiquement patriotique et si noblement désintéressée.Il les félicRe de tout coeur de leur dévouement à la cause française el souhaite que les nombreux et pénibles sacrifices et veut contrc-interroger des témoins, mais le tribunal s’y refuse parce qu'il aurait dû faire celte motion avant de plaider.Me McDonald appuie alors sur le fait que les commissaires Poirier et Ménard ont maintenu en fonctions I Mlle Quesnel du 8 septembre jusqu'à l date, alors qu’clle n’était plus qualifiée et le juge admet que c’est le plus fort point contre les défendeurs, surtout quand l’inspecteur d’école Lisez le NATIONALISTE, et vous aurez fait oeuvre utile et agréable consentis par elles et par toute la j déclare qu’il pourrait trouver d’au-vaillante minorité ^ franco-ontarien-1 très institutrices possédant leur cerne procurent bientôt le triomphe de | tificat de deuxième classe.dans la province d’On-l notre cause tario.” M.K AINE k L’ECOLEJECHNIQUE Québec, 12.— M.John C.Kaine, conseiller législatif et ministre sans portefeuille, a é*é nommé membre, de la commission de Técole techni-jla continuation___ ____ que de Québec en remplacement de de permettre un règlement dans Tin-M.P.Sheilds, démissionnaire.tervalle.I Mc McMaster rétorque qu’ils veulent une Institutrice parlanl le français, car on ne peut l’enseigner sans le parler.Me McDonald, empiétant de nouveau sur le jugement récent du juge Hodgins, le tribunal le ramène dans les bornes de la cause et comme Me McDonald ne sail plus que dire, le tribunal fixe au 54 décembre de cette cause afin ,M |j| i,i i.Ht.Il* .'tjlli .'»< .'y' \ \ - | Vw ï ¦ TrT' J à" il*,.I?5/.< ." V Vi\ > • AVOCATS Casier postal 356.— Adresse télégraphique, “’Nahi.c, Montréal".Tél.Main 1250-1251.Codes : Ideben.Weit.On.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT RT PROCTTRKim Edifie* Transportation — Ruo Baint-Jaeiju** DOCTEURS LMpIAmé en hygiène Pub.~ Dr.J.-N.CHAUSSE SPECIALITE .Voles urinaires, male dies de la peau.Heures : 12 à 2 p.m.fj à * P.m.Tél.Saint-Louis 3275.70S Parc | Lafontaine, angle Marquette.MAURICE DUGAS, avocat LL.L., 30 S.-Jacques, Chambre 44.Tél-Main 769D Résidence.2466 avenue du Parc Rockland 2459.LAMOTHEGADBOIsët^NANTEL, avocats Edifice Banoue de Québec, 11 place d’Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.C.Lamothe LL.D., C.R., Emilien Gadbois, LL.L.J, Maréchal Nantel.B.C.L.-EST CIJ4 Docteur A- DESJARDINS Ancien Moniteur de THôtel-Diei j de Paris.Talad:5 des YE’ X, de‘ OREILLE7.du NEZ et de la| GORGE, 523, Saint-Denis, (En| face du cnrr Saint Louis).DENTISTES ROMUALD ROY Dr NAP.DESJARDINS AVOCAT 83, Craig Ouest.—Chambre 525 Tél.Main 966.MONTREAL CHIRURGIEN - DENTISTE Tel.Main 3264.S.-Louis 4207.HERVE ROCH, B.A., L L L AVOCAT Société légale 61, rue S.-Gabriel, Baril et Roch.Montréal.CAMILLE TESSIER AVOCAT KT PROCUREUR 97 St Jacques, Ch.34.MONTREAL.MAIN 6728.__________HOGKLANU 931 Domicile : Est 3 19.ANATOLE VANIER, B.A.LL.B.AVOCAT Tél.Main 213.-r- Bureau 53, •7 rue Salnt-Jacque»- BUREAU 1111, RUE S AI NT-DENI* Près Maris-Anna.Tél.S.-Louis 3943.Dr HONORE THIBAULT L.n.s., d.o.a.CHIRURGIEN - DENTISTE BUREAU ¦ 321a RUE RACHEL (Près Saint-Denis) TEL.ST-LOUIS 6U93 Résidence : ISO Jeanne-Mance.Té!.Est 5973.GUY VANIER, Ji.A.LL.L.AVOCAT •7, rae Saint-Jacques.— Bureau 75.Té!.Main 2632.NOTAIRES BELANGER et BELANGER (Léan-dre et Adrien), 30 Saint-Jacques, Main 1859.Résidence, 2-40 Visitation.Prêts sur hypothèque, achats do créances.TFT ST-LOTTTS 504.A.-H.Barrette NOTAIRE 70 rue Rachel Est^ Montréal RESIDENCE.MONTREAL-EST.Tél.Pointe-aux-Trembles 29.J.-EMERY CODERRE NOTAIRE Etude, 90 rue Saint-Jacques.EDIFICE VERSAILLES.Tél.Main 1323.INGENIEURS CIVILS HURTÜBISE et HURTUBISE INGENIEURS CIVILS ARPENTELKS-GEOMETREB EDIFICE BANQUE NATIONALE 99 rue Saint-Jacqu*r.TELEPHONES i Bureau: Main 761H.Réaidence: St-Locîs 2141 JOS.MEUNIER et FÂBltis RUEL INGENIEURS CIVILS ET ARPENTEURS GEOMETRES Travaux municipaux.Aqueduc, Egouta, Expertise», Barrages.No 17 COTE PLACE D’ARMES _____ Tél.Main 3066.SURVEYER ei FRIGON INGENIEURS-CONSEILS Expertise», Levés de Plans.Estimation» et Projets.Rapports Techniques et Financiers, ADRESSE : 56 BEAVER HALL BILL.Téléphone Uptown 180R.MONTREAL VINCENT et GIROUARD Ingénieurs, Arpenteurs, Architectes 15.RUE SA] NT-JACQUES.TEL.MAIN 1166 HONORE GIROUARD.431 Saint-Hubert, Montréal Tél.E«t 3723 J- ARTHUR VINCENT.LonffUftul! Ex-chef du service des lignes et niveaux de Montréal.FAITS-MONTREAL L’ASSÀSINAT DEJeCARTHY LA VICTIME SUCCOMBE, HIER, A SES BLESSURES, SANS AVOIR VOULU REVELER LE NOM DE SON AGRESSEUR .Edwin MacCarthy, dit le "Gros Jeff”, blessé de deux balles de revolver, avant-hier soir, dans un bar de la rue Craig, est mort, hier soir, vers 10 heures 1-2, à l’hôpital Général.Malgré toutes les tentatives faites pour obtenir de lui quelques éclaircissements, il n’a soufflé mot, et n’a voulu dévoiler ni le nom du meurtrier, ni les motifs de l’assassinat.I.e Gros Jeff possédait un passé judiciaire des.rpieux fournis.Condamné y 10 ans de pénitencier, il y a une quinzaine d’années pour complicité dans le vol de la Banque Danville, il avait été remis en liberté conditionnelle.La police a recherché son meurtrier sans succès jusqu’ici.DOIGTS COUPES Aux usines de la Compagnie Henry Morgan, carré Victoria, le jeune Albert Clark âgé de 16 ans, résidant au No 8 avenue Mozart, tut deux doigts coupés par une scie circulaire, hier après-midi.PIED ECRASE Au cours de son travail, aux ateliers de Warden King and Co., hier après-midi, dis.Cummings, âgé de 45 ans, domicilié au No 774, avenue des Erables, s’est fait écraser le pied droit sous une grosse pierre.Deux doigts du pied blessé seront amputés.NOUVEAU SPORT Tous les sports, les plus invraisemblables même ont leurs adeptes; c’est ainsi que depuis quelque temps, des inconnus, toujours les mêmes probablement, s’amusent à arracher les affiches métalliques posées sur tes clôtures.M.Bourdon, Timprcssario connu, est venu se plaindre à la police: neuf de ses affiches annonçant la prochaine venue à Montréal de l’artiste russe Mischa Elman ont disparu.Le sous-chef Grandchamp a donné des instructions pour exercer une surveillance spéciale de ce côté et pincer les délinquants.GENOU FRACTURE Thomas Tateman, domicilié au No 29, 3ème avenue, Rosemont, s’est fracturé le genou gauche dans un?chute en arrière des entrepôts de Gunn et Langlois, la nuit dernière.AU GESU RETRAITE POUR DAMES ET DEMOISELLES Elle commencera dimanche soir, 14 novembre, à 7 heures 30; elle sera préçhée par le R.P.Louis Lalande, s.j.Tous les jours de la semaine, le matin, à 6 heures 45.messe suivie d’une courte instruction; le soir, vers les 7 heures 30, prières, sermon,, salui, I NOUVEL ECHEC POUR LE REGAL LA COMMISSION DES LICENCES REFUSE, HIER, D’ACCORDER AU PROPRIETAIRE DE L’IMMEUBLE, UNE LICENCE D’HOTEL.On a pu croire un moment, hier, que les portes du Café Régal, au coin des rues Sainte-Catherine et Saint-Justin allaient s’ouvrir de nouveau.Le propriétaire de l’immeuble, Jacob A.Jacobs, sollicitait un permis pour ouvrir un hôtel; et les juges Choquet et Bazin, pensant qu’il s’agissait seulement d’un restaurant, se montraient favorables à la condition, toutefois, que l’etablissement fut tenu décemment.Le troisième membre de la Commission, le Dr l’innie, n’était pas de leur avis, trouvant qu’il y a déjà bien assez de débits de liqueurs à Montréal.Me Pierre Bercovitch, C.R., qui représentait M.Jacob A.Jacobs déclara que son client se contenterait pour le moment d’une licence de restaurant.A l’idée que le Régal, contre lequel les ligues de tempérance avaient tant lutté l’an passé, pouvait s’ouvrir de nouveau, il y eut à la Cour quelque tohu-bohu contre les partisans de la licence.Le juge Choquet et !e Dr Finnie quittèrent leur siège, tandis que le juge Bazin reprenait l’audience de la Cour des Sessions un moment interrompu.Tout semblait donc réglé, mais quand les pièces vinrent pour la signature, on s’aperçut qu’elles étaient préparées pour un hôtel et non pour un restaurant.Le juge Bazin était d’abord favorable à l’ouverture d’un hôtel car il est d’avis que les commissaires des licences n’ont pas le pouvoir discrétionnaire, quand les locaux sont convena-b'es et que les demandeurs ont l’approbation de la majorité des votants dans la localité.Par ailleurs, le juge Choquet était disposé à donner sa signature en faveur d’un restaurant, mais non d’un hôtel.En fin de compte, la demande ne fut pas signée, et, pour l’instant du moins, le Régal ne rouvrira pas ses portes.Il est possible que M.Jacobs fasse une nouvelle demande pour l’ouverture d’un restaurant, mais on prétend que pour être recevable.elle devra avoir l’assentiment unanime des commissaires.Comme le Dr Finnie s’est dit lui-même opposé à toute licence pour le Régal, ni comme hôtel, ni comme restaurant, il semble bien dès à présent que la réouverture ne pourra se faire.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES” A VENDRE VIEUX LIVRES RARES A VENDRE L’Histoire de Rome depuis sa fondation jusqu’à la translation de l’Empire par Constantin avec une illustration à chaque volume; contenant l’Histoire de la République Romaine, depuis l’an de Rome 1 jusqu’à 410, en 16 volumes.Aussi l’Histoire de France, depuis les Gaulois jusqu’à la mort de Louis XVI, de l’an 600 avant J.-C.à l’an 420 de J.-C., en 15 volumes.Tous en parfait ordre.S’adresser à 681 avenue Papineau.DIVERS SERRURES Clefs, serrures, Spécialité: découpage de clefs Yale, Corbin, Sergent et Green Leaf.Peur toutes vos réparations de clefs, allez au No 182 rue Sanguinet_____ SALLE A DINER STAR BOARDING HOUSE CHAMBRE E i’ PENSION, Sô.oo par semaine.Repas tous les jours à 20c.Attention spéciale aux voyageurs.N.PRESSEAULT, Prop., 8-10, RUE S.-ANTOINE.LA VOIX DU PAPE EST ENTENDUE Berlin, vià Sayville, 12.— Le “Koelnische Volks Zeitung” rapporte que l’empereur Guillaume a télégraphié au Cardinal Hartmann que, à la requête du Pape, la sentence de mort, portée contre la comtesse de Belleville.Mlle Thulier et Louise Severn, avait été commuée en un emprisonnement pour la vie.CARTES D’AFFAIRES RODOLPHE BÊDARD Expert-Comptable et Auditeur Systématiste consultant, AdminH-frateur de successions.Téléphone Bell.Main 3869.Suite 45-46-47, âa Saint-Frantoie-Xarier.Montréal, J N.CABAMA F.A.CABANA Cabana et Cabana EXPERTS COMPTABLES Liquidateurs Admjfciistrateurs Assurances de tous genres 20 rue Saint - Jacques, Ch.3 TEL.MAIN 1777 J.ACHILLE DAVID Entrepreneur électricien 100 S.-Paul Rés.109 Onesty Lagauchetière Main 929.Main 3174.J.Alfred HUOT COURTIER D’ASSURANCES 2069 RUE MANCE Tél.S.-Louis 4284.BUREAU 26 RUE S.-SACREMENT Tel.Main «7«J MANUFACTURIERS J.D.Camirand, Limitée , Grand choix de Bijouterie, argenterie et verre taillé, Horloges et tous genres d’articles de fanlaisie.Nous manufacturons les electroliers et chandeliers.141 à 157, Saint-Paul Ouest.Montréal.HOTEL l VICTORIA HOTEL Québec H.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix: $2.50 à $3.50.Prix spécial pour les voyageurs de commerce.$2.00 par jour.JJdilüldJ •f SPRINGHILL ll2Rue S»in».Jac«ioe,, Montréal! dharlion jltu-minsut, à vapeur el à gai ! 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mais le comandement suprême ma pas su retirer tout le profit de cette victoire morale.Le gouvernement, a-t-il dit n’avait aucun plan de campagne.Il faut obtenir la victoire sur le champ de bataille.C'est la direction et le haut commandement qui ont fait défaut.REPONSE DE M.BALFOUR M.Balfour, en relevant les remarques de M.Johnson Hicks, dit qu’il ne croyait pas qu’un put avancer I assertion que es Allemands ont pris les devants dans la construction des machines aériennes.Le gouvernement fait tout son possible pour améliorer ses machines qui, non seulement repousseront les envahisseurs, mais envahiront eJes-memes le territoire ennemi.M.Balfour a déclaré que lorsque la guerre éclata le service aérien était dans son enfance, mais avec la duree des hostilités, il s’est fort développé.La défense de Londres, a ajouté le premier lord, doit surtout être la défense des côtes anglaises.La fabrication des canons s’opère avec célérité, autant que celle des aéroplanes et la formation des pilotes.Les moyens de défense contre les attaques des aviateurs ennemis s’améliorent de jour en jour.Us deviennent de plus en plus formidables, et ils deviendront beaucoup plus redoutables qu’ils le sont présentement.KITCHENER N’A PAS DEMISSIONNE Au cours d’une discussion à la Chambre des Communes, sur la suspension du journal le “ Globe ”, James Myles Hogge, député de Edin-burgh-Est, a déclaré que l’idée qu’on se faisait de la démission de lord Kitchener est vraie et que la saisie du journal, par suite de la publication de cette rumeur, n’était nas justifiée.Le premier minisire, qui répliqua de suit»-, déclara que M.Hogge l’accusait d'une.“ fausseté ” délibérée et inexcusable, et pour éclaircir l’affaire.il fait la déclaration suivante : “ Lord Kitchener n'a jamais offert sa démission au roi ou à moi-même, qui sommes les deux seules personne;; à qui il aurait pu l’offrir Lord Kitchener n'a jamais parlé de démission à l’uh ou à l’autre.” La décision d’envoyer lord Kitchener en Orient, a ajouté le premier ministre, a été prise par le cabinet, jeudi, le 4 novembre.Des renseignements d'un caractère grave, qui ont motivé l'action du gouvernement en cette circonstance, n’ont été portés à sa connaissance pour la première fois nue mercredi.GRECE ON SE BAT PRES VELES UNE FURIEUSE BATAILLE S’Y LIVRE, DIT UNE DEPECHE DE SALONIQUE, ET LES BULGARES ONT DEMANDE UN ARMISTICE DE CINQ HEURES POUR ENTERRER LEURS MORTS.Londres, 12.— Au dire du correspondant de l’agence Reuter à Salonî-que une bataille de grande envergure se livre depuis jeudi entre Gradikoa et Veles, et les Bulgares ont demandé un armistice de 5 heures pour enterrer leurs morts et recueillir leurs blessés.La légation serbe à Paris pour démentir des canards lancés par les Allemands a déclaré que le général Put-nlk, en dépit de sa santé depuis longtemps précaire, continue à rester à la tête de l’état-major serbe, et que le gouvernement serbe n’a jamais songé à faire la paix avant que les Alliés aient remporté la victoire.Les dernières vingt-quatre heures n’ont cependant pas amené beaucoup de changement dans la situation en Serbie.Les Austro-Allemands prétendent avancer le long de la ligne à l’ouest de Nich; mais quant à la capture de 4,000 autres prisonniers, les Serbes disent que ces captifs sont pour la plupart des civils, des Albanais ou des troupes macédoniennes qui ont facilement capitulé.Il se peut aussi que la résistance que rencontrent les Autrichiens dans leurs efforts pour refouler les Monténégrins retarde l’armée du feld-maréchal von Mackensen, car l’aile droite doil être à l’abri de tout danger avant de commencer l’avance.Les nouvelles, provenant de la partie méridionale du pays, sont fort contradictoires.On sait maintenant que ies Français n’ont pas réoccupé la ville de Veles.Les Français, toutefois, avancent du côté ouest de la rivière Vardar, et ils repoussent simultanément les attaques bulgares sur Krivolak, et s'efforcent d’opérer leur jonction avec les Serbes, qui se battent dans le col de Banuna.Une nouvelle division anglaise ayan* opéré son débarquement, l’armée, commandée par le général Sir Charles Carmichael Monro, se déploie vers Strumitza, où on rapporte des rencontres avec les patrouilles bulgares.Aussi longtemps que l’armée des Serbes restera intacte, comme c’est le cas jusqu’ici, les critiques militaires sont convaincus qu'il y une bonne chance de renverser les rôles, au détriment des Allemands et de leurs aüiés.Une dépêche de Genève au “Daily Express” dit que les Russes ont remonté le Danube et débarqué une petite armée avec des canons près de Siiîstrie.Silistrie est située sur la rive sud du Danube sur le territoire de la Roumanie, à quelque 30 Milles à l’est de l’endroit, où la rivière touche le sol bulgare.Berlin annonce que la poursuite des Serbes dans les montagnes situées le long du cours méridional et occidental de la Morava, va bon train.Plus de 4,000 Serbes sont tombés entre les mains des ennemis.L’armée du général Boyadjieff a franchi la Morava à plusieurs endroits.FRANCE ILS S’EMPARENT D’UNE TRANCHEE Paris, 12 _— Le bulletin officiel suivant a été publié hier soir par le ministère de la Guerre : “La canonnade a été particulièrement intense des deux côtés, dans Je secteur de Loos, dans la région de La Fosse Galonné et de Souciiez.Dans plusieurs régions, le travail de nos lanceurs de mines a - donné d’excellents résultats.“Au sud de la Somme, près de Paye, l’explosion d’une de nos séries de mines a réduit en miettes les galeries et fait sauter un poste allemand, situé devant Beuvraignes.Un camouflet a détruit une chambre de mines ennemie.“Dans l’Argon ne, deux de nos mines ont grandement endommagé les travaux de l’ennemi sur la Haute Chevauchée et à la colline 285.Aux Eparges, une autre mine a également démoli une tranchée allemande.Nous avons immédiatement occupé l’excavation, nonobstant la résistance de l’ennemi.‘ Entre la Meuse et la Moselle, au nord de Flirey, nos lance-bombes ont concentré un feu très efficace contre les positions ennemies.” BULLETIN BELGE Paris, 12 — Le communiqué officiel belge publié hier dit : “Il y a eu un bombardement intermittent en divers points, sur notre front, particulièrement sur la hauteur connue sous le nom de La norme Violon, à Roodeport,, à La Maison de Burgh, à Saint-Jacques Capelle, à rooeninge et à La Maison du Passeur,” LA SUSPENSION DU “ GLOBE ” Sir John Simon, ministre de l'Intérieur, a déclaré que le “ Globe ” était dans une toute autre situation que les autres journaux, en ceci qu’il avait ignoré l’avertissement donné par le Bureau de la Presse, jeudi soir, sous forme de requête, faite à tous les journaux, afin de ne rien publier sur les allées et venues de lord Kitchener, avant un nouvel avis Le lendemain, le “ Globe ”, et lui seul publiait ]a déclaration que lord Kitchener avait démissionné parce qu’il s'était pris de querelle avec ?es collègues.Lorsqu’une dénégation parût, le “ Globe " publia de nouveau la même déclaration, disant cette fois que le gouvernement faussait la vérité.Dans ces circonstances, le gouvernement se devait d’arrêter R circulation du “ Globe ” et si un autre journa] profite d’une crise pareille pour répandre dans l’esprit du public des mensonges aussi voulus et aussi graves, il lui faudra passer par où le “ Globe ” a passé.; DEVOIR, MONTREAL, 1 :ï no ETATS-UNIS RUSSIE VICTOIRE MOSCOVITE LES RUSSES CAPTURENT LA FERME DE BORSEMUENDESUR LA RIVE GAUCHE DE LA DVINA.FAISANT PLUS DE MILLE CINQ CENTS TEUTONS PRISONNIERS.— ON A BESOIN DE FUSILS.Londres, 12.— Le bulletin officiel d’hier rapportait que ies Russes ont capturé la ferme de Borse-muende, .sur la rive gauche de la Dvina, dans le voisinage d’Ikskul.Près du village de Kostioukhovka, à l’ouest de Rafalooka un furieux combat s’est livré.Suivant des rapports supplémentaires les Moscovites ont pris 1,500 soldats, 21 officiers et 11 mitrailleuses, pendant la bataille de Kolki, en sus des 2,000 soldats et 50 officiers précédemment signalés.NOUVELLE ARMEE DE DEUX MILLIONS D’HOMMES “La Russie n’a maintenant besoin que de fusils; et quand elle sera convenablement équipée, au moins 2,000,000 d’hommes de plus seront jetés sur les champs de bataille, avec les résultats, que la campagne du printemps prochain fera connaître.” Telle est l’opinion d’un éminent ingénieur des mines américaines.justement de retour à Londres, après avoir passé six mois dans l’empire russe, principalement en Serbie “La seule chose, qui pourrait occasionner une révolution maintenant, dit-il, serait la conclusion d’une paix défavorable avec les puissances du centre.“Le paysan russe n’est pas un individu imaginatif; et les pertes, subies au cours de la guerre, ne l’onl pas grandement impressionné.L’armée russe est maintenant bien munie de gros canons et de munitions, et l’infanterie a des milliers de mitrailleuses.” La plupart des Allemands capturés soirt des hommes âgés, tandis que d’autrc.s appartiennent à la classe des étudiants et portent des lunettes, à verre très épais.Sur le front de Dvinsk, les Russes ont capturé cent ou deux cents femmes par semaine.Elles portaient toutes l’uniforme allemand.-*- CANADA LES CADRES DU 69ième ILS SONT MAINTENANT REMPLIS ET LE REGIMENT VIENDRA SUIVRE UNE PERIODE D’EN-TRAINEMENT A MONTREAL.Le lîOènie reviendra dans quelques jours à Montréal.Il suivra ici une période d’entraînement aux casernes de la rue Guy, dans les quartiers laissés vacants par le GOème.Les cadres r’u régiment sont maintenant remplis et il partira ensuite pour Saint-Jean, N.-B., où il prendra ses quartiers d’hiver.Son A'tcsse Royale le duc de Connaught passera en revue vendredi prochain, 'e.^ bataillons du corps ex-péditionna re stationnés à Montréal.Le lieut inant-colonel E.T.Paquet, commandant du 57ème, a passé la journée d’hier au manège de la rue Craig.Quatre officiers du 85ème se sont enrôlés dans son régiment.Quarante-quatre recrues sont parties pour Québec hier soir.L’ACHAT DE MITRAILLEUSES N Ottawa, 12.—Le gouvernement a déclaré, hier soir, qu’il voulait qu’il fut bien entendu que les souscriptions pour l’achat de mitrailleuses devaient être d’initiative privée.Les organisations telles que le Fonds Patriotique, la Croix-Rouge ont grand bcioin d’argent et il serait préférable que les générosités se trouvent plutôt de leur côté.L’HOPITAL No 4 A SALONIQUE Toronto, 12.—Des dépêches reçues ici, hier, par le président Falconer, de l’université de Toronto, annoncent l’arrivée à Salonique de l’hôpital No 4 de l’université d?Toronto.HORS DE COMBAT Ottawa, 12.— La liste des hors de combat publiée hier soir au ministère de la Milice contient les noms des Montréalais suivants: 3e bataillon — Blessé: Edouard Greenway, 231 rue Eadie; Côte Saint-Paul, Montréal.13e bataillon — Légèrement blessé: Sergent Wm C.Morrisson, 27 rue Brunswick, Montréal.23e bataillon — Mort de pneumonie et de blessures accidentelles: Wm G.Muir, 15, avenue Belmont, Montréal.-¦- EPIDEMIE CHEZ LES RENARDS (De notre correspondant) Québec, 12.— Le département de la Chasse et de la Pêche de Québec vient d’être informé qu’une épidé-' mie sévit actuellement sur ies renard, dans plusieurs fermes d’élevage de la province, spécialement dans la région de la Tuque et du Lac S.-Jean.Ces animaux à fourrures sont infectés d’insectes de la famille des sarcoptes qui, dans la plupart des cas, causent la mort de l’animal.L’officier chargé spécialement de cette branche au département, a recommandé aux pronriétaires des fermes où cette épidémie existe, l’usage des bains sulfureux, pour enrayer les ravages de la maladie.Voulez-vouâ savoir ce que vous êtes?Jean Deshayes, le graphologue, vous le dira, si vous lui écrivez aux termes que reproduit le coupon du NATIONALISTE, chaque semaine.UN OBSCUR PROGRAMME C’EST AINSI QUE LE COLONEL THEODORE ROOSEVELT QUALIFIE LA DECLARATION DU PRESIDENT WILSON.“DES MILLIONS POUR LA DEFENSE, PAS UN SOU POUR L’AGRESSION.” New-York, 12.—Le fcolonel Théodore Roosevelt, dans une déclaration qui a été rendue publique hier, attaque les grandes lignes du programme annoncé par le président Wilson, au dîner du Manhattan Club.La déclaration débute ainsi: Deux besoins immédiats se présentent pour la nation: lo, notre marine devait, et cela le plus vite possible, occuper le second rang parmi celles des autres puissances mondiales sous le rapport du nombre et de l’efficacité; 2o, notre armée régulière devrait au moins être augmentée à un quart de million d’hommes qui pourraient être moblisés sur le champ, en cas d’attaque soudaine.Les propositions soumises par lej Président ne rencontrent aucun de ces besoins.Je regrette sincèrement qu’il n’ait pas songé à la situation et ne soit pas prêt à présenter un plan de défense réel et efficace à la place d’un obscur programme.Après avoir démontré tous les avantages qu’il y a de réorganiser la marine et l’armée sur un pied d’efficacité qui puisse permettre au gouvernement de prévenir toutes éventualités, la déclaration passe à la question des dépenses.Celle question, dit-elle, si on peut la considérer comme celle d’une importance tout à fait secondaire, peut fort bien devenir une question de vie ou de mort pour la nation.Dans cinq ans d’ici il sera peut-être trop tard pour faire des dépenses.Nous ferions bien d’adopter aujourd’hui avec une légère modification, la devise populaire parmi nos ancêtres il y a un siècle: “Des millions pour la défense, mais pas un sou pour l’agression”.DEPART DE M.L’ABBE PERRIN LE SUPERIEUR DU COLLEGE CANADIEN A ROME S’EMBARQUERA, MARDI, POUR NAPLES.M.l’abbé Leonidas Perrin, supérieur du collège.Canadien à Rome, est sur le point ue quitter le Canada pour reprendre son poste.Il s’embarquera à New-York, mardi, à bord du “ Patria ” compagnie Fabre, à destination de Naples.Avant de partir, il a bien voulu faire part des impressions qu’il emporte de son pays et du long voyage qu’il vient de faire à travers l’Ouest jusqu’à l’exposition de San-Francisco : —Je quitte le Canada, dit M.l’abbé Perrin, l’âme remplie d’enthousiasme et aimant encore plus notre cher et beau pays.N’hésitez pas à le proclamer : le Canada est un des plus beaux pays du monde.En ce qui concerne la guerre, M.Perrin se montre plein de confiance dans le succès final et dans le rôle de la France.—“ La France, dit-il, redevient la grande et noble nation.I[ est admirable de voir, comme je les ai vues, les troupes françaises et la population française : calme, dévouée, consciente de sa mission et ses vaillants soldats héroïques et stoïques devant cette mort qvi les fauche.-*- DVINSK N’EST PAS FACILE A PRENDRE BERLIN ADMET QUE LE BOMBARDEMENT DE CETTE PLACE FORTE RUSSE EST INEFFICACE.Berlin, via Londres, 12 — Le correspondant du ‘Vossischc Zei-tung ’, le capitaine von Kueschuetz-ky, décrit les difficultés que rencontrent les assiégeants à Dvinsk, à cause de la nature de la forteresse qui est construite de sable.Il déclare que si clic avait été de pierre, les Teutons l’auraient démolie depuis belle lurette, mais un bombardement ne sert pas à grand’chose contre une forteresse de sable.Elle a été capturée quinze fois du 15 septembre au 26 octobre, et les Allemands n’en sont pas encore maîtres.Des tranchées reliées à des gites et surmontées de toits qui mettent les occupants à l’abri des shrapnells et des fragments d’obus, recouvrent chaque verge de terrain.Des attaques apparemment fructueuses entraînent souvent la destruction des assaillants par le tir d’enfilade des mitrailleuses.-?- TROIS BELGES EXECUTES Amsterdam, 12, via Londres.— L’“Echo Belge” fait part de l’exécution de trois Belges qu’une cour martiale allemande a trouvés coupables d’avoir communiqué aux Alliés des renseignements au sujet du mouvement des troupes.Le journal dit aussi qu’on a porté contre un quatrième Belga la sentence d’un emprisonnement de 12 ans.—-.*•-—— LAUREAT DUPRIX NOBEL Londres, 12.— On a décerné le prix Nobel 1914, pour la physique, au profes-seur von Lane, de Franc-fort-sur-le-Mein, pour sa découverte de la diffraction des rayons dans le sristal.Le professeur T.W.Richards, de l’université de Harvard, est le lauréat du prix de chimie, pour avoir déterminé le poids atomique des élément', chimiques.On décernera aujourd’hui les prix pour 1915.AFFIRMONS-NOUS ! Nous demandons à nos concitoyens d’autre origine de respecter notre langue et ses droits acquis, c’est bien ; mais soyons logiques : commençons nous-mêmes par la respecter, la parler et l’écrire.Hommes d'affaires, marchands, agents d’assurances, voici le temps de songer à vos calendriers.Faites de votre calendrier, en même temps qu’un article de réclame, un propagateur continuel en faveur de votre langue i £ • ayez des calendriers dl lITGLriÇ&lS» Le DEVOIR est parfaitement outillé pour vous imprimer en français votre calendrier, votre réclame et les noms des mois et des jours de la semaine.Nous imprimons en une ou plusieurs couleurs.Nous garantissons une exécution typographique de premier ordre.Nos prix sont modérés.Téléphonez pour notre représentant, Main 7460.BUREAU DES IMPRESSIONS 43, rue Saint-Vincent, 43 L’ALIMENTATION EN ALLEMAGNE LE GOUVERNEMENT S’EN CHARGERA BIENTOT, AFIN D’ASSURER UNE REPARTITION EQUITABLE.Berlin, via Londres, 12.— On s’attend à ce que tout le stock alimentaire du pays passe bientôt sous le contrôle du gouvernement, afin d’assurer une répartition équitable, à des prix abordables, pour toutes les classes de la population, riches et pauvres.Le café, le thé et le cacao ont été ajoutés aujourd’hui à la liste des produits dont la vente est réglementée par l’Etat; le conseil de l’Empire a autorisé le chancelier à lancer des décrets concernant leur vente.H- est également autorisé à fixer des prix maxima pour je sarrasin et le millet, les confitures et le miel, les légumes et les fruits.Ces prix concernent les producteurs.C’est aux municipalités de plus de 10,000 habitants qu’il incombe de fixer les prix de détail.Les autorités des agglomérations moindres ont le même pouvoir si besoin est.Le pain, les pommes de terre, le lard, le lait et le beurre ont déjà été soumis a un barème de prix maxima.La consommation des autres denrees est réglementée et limitée par la loi dite des “jours sans pain”.On croit que des prix maxima vont être fixés pour la viande et le poisson.-—-» - L’A.C.J.C.A TORONTO LE CERCLE LAMARCHE A DONNE MERCREDI DERNIER UN EUCHRE DANS LE SOUBASSEMENT DE L’EGLISE DU SACRE-COEUR.Toronto, 11.— Le cercle Lamarche, de l'A.C.J.C.a donné mercredi soir.'dans le soubassement de l'église du Sacré-Coeur, un beau cuchrc agrémenté d’une comédie française: “Le célèbre Vergeot”.Les recettes sont consacrées à la création de la bibliothèque française que le cercle a entrepris de former.M.L.V.Dusseau, président de la Compagnie Manufacturière Gendron, a déjà fait don au cercle de $33 pour le premier achat de livres et son fils président du cercle Lamarche, fait don du meuble qui recevra les livres.Dimanche dernier avait lieu la clôture d’une semaine de mission, dans l'église Sacré-Coeur, prèchée par le R.P.Marchildon, O.P.La fin de la semaine a de plus été marquée par la solennité des Quarante-Heures.L’église se remplissait chaque soir de Canadiens-français venant des quatre coins de Toronto et dont plusieurs devaient faire à cette fin des trajets de plus d’une heure en tramways pour assister aux cérémonies.Le R.Père prédicateur donna la bénédiction papale à la clôture solennelle de la mission qui fut des plus efficaces, a déclaré M.le curé Lamarche.Les demoiselles de la paroisse préparent une soirée française, dramatique et musicale, pour la Sainte-Catherine, et où la “tire” canadienne aoparaitra durant les intermèdes.Province de Québec, district de Montréal.Cour Supérieure, No 441.— In Re L.P.A.Pontbriand, “ Royal Stain & Blacking Company ”, failli.Avis est par les présentes donné que j'ai été nommé curateur aux biens du dit failli, par jugement de la Cour Supérieure, le 9 novembre 1915 et les créanciers et autres réclamants sont tenus de produire leur réclamation dans mes mains dans un délai de trente jours.Montréal, 12 novembre 1915.Henri Girard, liquidateur, chambre 516, élifice Transportation, 120, rue Saint-Jacques, Montréal.PROVINCE DE QUEUEC, district de Montreal, Cour Supérieure No 2158.—Romuald Roy, avocat de Montréal, demandeur, vs.Napoléon Uonnicr, épicier de la ville de Maisonneuve, district de Montréal, défendeur.Le 22ème jour de novembre 1915 à dix heures de l’avant-midi, à la place d’affaires, du dit défendeur, au No N02 rue flirard, en la ville de Maisonneuve, district de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en balance, registre, comptoirs, épiceries, etc.Conditions : argent comptant M.J.ALI1ERT DECELLES, H.C.S.Montréal, 12 novembre 1915.PROVINCE I>E QUEBEC.District de Montreal, Cour Supérieure No 2158.—Romuald Roy, avocat de Montréal, demandeur, vs.Napoléon Bonnier, épicier de In ville de Maisonneuve, district île Montréal, défendeur.Le 22me jour de novembre 1915 à deux heures de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No 1172 rue William David en la ville île Maisonneuve, district de Montréal, seront vendus par autorité de justice, les hiens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles, de ménage, etc.Conditions : nr-genl^comptant.M.1.ALBERT DECELLES, Montréal, 12 novembre 1915.M.DENYS COCHIN PART EN MISSION LE NOUVEAU MINISTRE SANS PORTEFEUILLE DANS LE CABINET FRANÇAIS EST ENVOYE EN ORIENT.Paris, 12.— M.Denys Cochin, ministre sans portefeuille dans le cabinet Briand, est parti en mission spéciale en Orient.Il était accompagné de son secrétaire, M.Charles de Lasteire.Son frère, le colonel Cochin, qui a été réçemment blessé, est parti pour Salonique.M.Cochin a été durant de longues années vice-président du comité parlementaire des relations étrangères et il a fait une étude très sérieuse de la politique européenne, sur laquelle il a fait plusieurs discours à la Chambre.LA MONARCHIE EN CHINE LA LEGATION ITALIENNE APPUIE LA REQUETE DES AUTRES PAYS.Pékin, 12.— Le chargé d’affaires de la légation Italienne, signor Vare s'est rendu aujourd'hui au ministère des Affaires Etrangères et a appuyé la requête du Japon, de !a Russie, de la Grande-Bretagne et de la France, touchant l’ajournement de la restauration de la monarchie.Le ministre des Affaires Etrangères, M.Lucheng-Hsiang, a répété la réponse qu’il a déjà faite à d’autres dipiomates, disant que le peuple chinois s'est prononcé en faveur du rétablissement de la monarchie, mais que l’on attendra pour se faire un moment favorable à la cérémonie du couronnement.INTERESSANT POUR LES FUMEURS Le tabac, comme le blé, le raisin, l'orge, a besoin d'être fermenté; il n’y a qu’au Canada où on le fume à l’état brut, et c’est ce qui a fait in répulnlion peu enviable du tabac canadien.Notre Compagnie, voulant remédier à cei état de choses, a fondé à Saint-Jacques L’Achigan, un établissement de fermentation moderne, et par un choix judicieux des récoltes et un procédé de fermentation rationnel et scientifique est arrivée : lo.A éliminer le goût de vert, l’ôcreté et le surcroît de nicotine, qui produisent cette odeur forte si désatü'énble; 2o.A faire un tabac inoffensif, avec un nromc doux cl délient; 3o.A assurer une combustion parfaite et l’uniformité permanente du goût et de la qualité Nous offrons sous le nom de “HEROS” un mélange de Havane et de Quesnel.Si votre marchand ne l’a pas, nous vous en expédierons une livre, par la poste, sur réception d'un ron de poste de 75 sous.Ceci met à la portée des personnes les plus éloignées un tabac de haute qualité pour un prix raisonnable.La St Jacques Tobacco Packing Co.E.N.Cusson.Kèrnnt, (Limitée), Saint-Jacques, Cté Montcalm, Qué.Dépôt à Montréal chez : 1.Tétrault, ü2'J Ontario Est.Tél.Est 3364.En vente chez : Les 7 pharmacies Leduc.H.Beaudry, 271 Craig Est.(«.E.('.ôté, 252 S.-Denis.] \V.Méthot, 3(î2 S.-Denis.IL P.Labadie, 10 carré Chnboillez.F.X.Vézinn, 319 Rachel Est.Alex.Moquin, 55 boul.S.-Laurent.A.Lemay, 51 rue S.-Jacques.A.Lemay.370 S.-Cntherine Est.Louis J.Bisson, 50 Notre-Dame Est.L.WhlteJcy.395 av.Victoria, West mount Philippe Boy, 5 S.-Catherine ouest.Armand Sauvé, 510 S.-Denis.Pureau et Panneton, Shnwinignn, Qué.A.E.Kinluad et Lie.Sherbrooke.Qué.Jos.Lnmpthe.Trois-Rivières.Qué.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Comr Supérieure No 2333.— La Cie Carrière et frère, limitée, corps politique et incorporé ayant son principal bureau d’affaires dans les cité et district de Montréal, demanderesse, vs Charles M.Celcntano, ci-devant de la ville de Maisonneuve, district de Montréal, et maintenant de lieux inconnus, défendeur.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans les 8 jours.T.Dépatie, dép.-protonotaire.Monty et Duranieau.Montréal, 8 novembre 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 4120.— John I).Duncan, laitier de la cité et du district de Montréal demandeur, vs Joseph Bertrand, delà cité et du district de Montréal, défendeur, et Reid Taylor, gentilhomme du même lieu, mis-cn-cause.I! est ordonné au mis-en-eause de comparaître dans le mois.T.Dépa-tie, dép.-protonaire.Busteed et Ro-berlson.Montréal, 8 novembre 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 2348.— Maclean, B-enn et Nelson, Ltd., corps politique et incorporé ayant son principal bureau d'affaires en la cité et district de Montréal, demandeur, vs W.-H.Paquet, marchand de La ville de Toronto, dans la Province d’Ontario, défendeur.il est ordonné au défendeur de comparaîtire dans le mois.T.Dé-patie, dép.-protonotaire.J.E.C.B uni b ray.Montréal, 8 novembre 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Comr Supérieure No 636.— Henri Sauriol, des cité et district de Montréal, agent financier, demandeur, vs A.F.Leggatt, autrefois des cité et district de Montréal, et maintenant de lieux inconnus, défendeur, et Plaza Land Limited, corps politique et incorporé ayant sa place d’affaires dans les cité et district de Montréal, tiers-saisi.Il est ordonné au défendeur de -comparaître dans le mois.T.Dé-patie, dép.-protonotaire.Lamothe, Gadbois et Nantel, procureurs du deman deur.Montréal, 6 novembre 1915.COMPAGNIE REGIONALE DE CONSTRUCTION, LIMITEE.— REGIONAL CONSTRUCTION COMPANY, LIMITED AVIS le former des hommes pleinement tommes, en offrant aux jeunes Tri-‘luviens un lieu régulièrement tenu lui leur permette de travailler en -ommun à leur culture physique mssi bien qu’à leur avancement in-.ellectuel et moral.rencontrer avec un pareil rival afin j ber, 102.Parrington, 15.70, 6.00; 3.de pouvoir afficher tout ce dont il Duke of Dunbar, 100, Grèves, $17.Temps, 1.46 4-5.Cliff Haven, St.Lazerian, Carlton G., Orotund, Margaret Meise, Lady Spirituelle, Day Day ont aussi couru.7ème course — 1 1-16 mille: 1.Afterglow, 96, MeCahey, 14.30, 5.70, 3.90; 2.Baby Sister, 100, Garner, 8.50, 5.30 ; 3.Tale Carrier, 107, Metcalfe, 5.70.Temps, t.46 3-5.Soldier.Ida Claire, Valas, Paton, Tide Bermudian et Brian Boru ont aussi couru.est capable, car il admet que la rudesse de Pereili l’a empêché lors de sa première apparition au l’arc Sohmer, de donner une véritable exhibition scientifique comme il aurait aimé à le faire.McLaughlin possède une agilité féline et sait sortir des prises les plus dangereuses.Il lutte à la Bothncr et est doué d’une force extraordinaire pour un homme de son poids.Au programme de la même séance figurera la rencontre pugiiistique entre Costi-ca et Mike Farrell.Le Roumain a spécifié que son rival devra fairr le poids ce soir-là sans quoi il refusera de sc battre.Venu au Canada pour y décrocher un championnat, Costica se refuse à faire des concessions perpétuelles et ne risquera plus son avenir dans ces rencontres à “catch weights” Le programme de mercredi prochain sera donc le plus intéressant de ceux que nous avons vus jusqu’à date SAINT-JEAN VICTORIEUX Les salles du Club Athlétique Canadien étaient envahies par plus de trois cents amateurs du jeu de pool qui étaient désireux d’assister à la rencontre entre Roméo Saint-Jean e! Napoléon Quinn.Les fervents du tapis vert n’ont pas regretté de s’être dérangés car la joute entre ces deux étoiles fut des plus intéressantes.Saint-Jean triompha de son adversaire par 150 à 118 mais les honneurs de la plus haute série furent remportés par Quinn avec 33.Plus hautes séries; Saint-Jean— 26, 20, 16.13.Ou in n—33, 13, 8, 7.ROYAL CANADA Comme par le passé le club de hockey Royal Canada est à se réorganiser pour la quatrième saison sous la présidence d’un nouveau bureau de direction et aussi de nouveaux joueurs.Le dit club Royal Canada est à la recherche de quelques bons joueurs et surtout invite tous tes anciens joueurs à en faire partie.Tout membre qui désire en faire partie est prié de communiquer avec M Alex.Paiement, gerant général de ce club depuis sa fondation.Comme par le passé le dit club jouera indépendant et cherchera à renouveler ses exploits de 1913 en rapportant le championnat amateur junior.Sur 18 parties it en gagna (7 et en perdit une ; voilà un joli record.Tout club en dehors de la ville désirant donner une joute au Royal Canada est prié de communiquer avec M.Alex.Paiement, 846 De S.-Valier, Montréal, ou par Tel.Main 344, entre 12 et 1 hre, ou S.-Louis 1510 entre 6 et 7 tires.Prière aux joueurs de communiquer avec M.Alex.Paiement avant la première assemblée qui aura lieu vendredi, te 19 courant, aux salles du club.LES GRAINS A CHICAGO Cours fournis par la maison McDougall & Cowans : Cours Cours à d’ouverture.11 h.30 a.m Blé— 10374 104% Décembre, Mai, Maïs— Décembre, Mai, 103% 104% 59% 62 % 59% 62% H.A.M.Qmnn se déclare satisfait de tout ce qui s’y est passé, mais il a NEIGHBOR AVEC OTTAWA démenti la nouvelle publiée par les i ,, i journaux du matin à l’effet que cette Les nouvelles d Ottawa nous ap- seance aurait été très orageuse M prennent que le contrat signé de Quinn dit que tout s’y est passé iran-1 rank Neighno.est actuellement ! quillement et il ne voit nàs où on a entre les mains de ! entraîneur ! pu prendre cette nouvelle.M.Ouinn Smith, des Senu.eurs, et (ju’il sera a fait le voyage en compagnie de M envoyé dans quelques jours au prési- B.Kane, qui est aussi revenu très sa-dent de la N.II.A., M.Ouinn.Smith I tisfait.est allé à Pembroke, hier, et a eu Londres, 12.•— La Banque d’Angleterre a annoncé que le taux offi ciel d’intérêt des bons du Trésor vendus à ses guichets sera de 5 p.c., non seulement pour les bonds long terme, mais pour toutes les sortes.Les ventes se sont récemment établies à 5 millions de livres sterling, mais la demande portait sur le papier à long terme.Le marché des capitaux semble pressentir un prochain resserrement des disponibilités et le taux d’escompte a été porté de 5 à 5 3-8 p.c.Le marché des valeurs mobilières s’inscrit languissant et incolore et tend à fléchir.Les valeurs américaines ont décliné.BOURSE DE MONTREAL Cours fournis par la maison Fortlor, Beauvais et Cie.t membres de la Bourse de Montréal, rue S-François-Xavier, 90, Montréal.avec Neighbor une conférence qui a duré plusieurs heures, après quoi Frank aurait apposé sa signature au contrat, en présence de deux témoins et il aurait de plus ac epté de l’argent comme avance sur son salaire.DES JOUEURS POUR TORONTO Toronto.12.—Le club Toronto a maintenant quatre joueurs sous contrat.Cameron a signé son engagement, avant-hier, tandis, qu’hier, Corbett Denneny et Percy IA-sueur ont accepte les conditions du Toronto.Eddie Livingstone cherche aussi à engager Sammy Hébert, d’Ottawa.QUINN EST SATISFAIT UNE REUNION PAISIBLE Toronto, 12.—Ernie Livingstone est revenu enchanté de l’assemblée de la N.H.A.tenue à Montréal, et assure au public que les journaux ont si mal renseigné que la réunion a été des plus paisibles.D’après lui, George Kennedy et Sammy Lichten-hein se sont montrés des plus affables, l’un pour l’autre, durant ]a soirée.Livingstone considère qu’il a remporté une première victoire sur les Patrick en engageant Cameron.11 se déclare peu déconcerté par le départ de Cutty Wilson et de Harry Holmes qui seront remplacés par deux bons joueurs.UN ASSAUT DES PROS On nous assure que certains clubs de la N.H.A.ont l’intention de Québec, 12.— Tommy Smith, le brillant joueur du club Québec, a ac-R._ .^ ceptc les offres de notre équipe et! faire une razzia des joueurs ]es plus 'iA.Î- rjî- n?s , «V Westingh.69% 64 PROVINCE UE QUEBEC, district rie Montreal, Cour de Circuit No 7D91.—A.Utpirrru, demandeur, vs, Kulurdeno, défendeur, et Elle Rosenborg, et al., tiers-saisis.Le il2me Jour de novembre 1015 à dix heures de l’avant-midi, à la plaee d'affaires des tiers saisis, au No 12!) rue Mont-Royal Est en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets des tiers-saisis, saisis en cette cause, consistant en marchandises, showcases, etc.Condi tiomo argent comptant.JiD.DESHOCHES, Montréal, 11 novembre 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont rénl Cour Supérieure No 235.—Dame R.Mcliheron, demanderesse, vs.Jos.Riopellr, défendeur, et Dame E.Marion, requérante, et A.Reeves, témoin, et la dite Dame E.Marion, requérante, et llenj.Benoit, avocat distrayant.Le 22mc Jour de novembre 1915, A onzi) heures de l’avant-midi, au domicile de lu dite requérante, au No 2318 rue S.-Laurent en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de la rlite requérante, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage.Conditions ^ argent comptant.ED.DESRO- Montréai, il novembre 1915.ÇA ET LA On annonce que M.Cornelius-N.Bliss vient de démissionner comme administrateur de la “ Southern Pa-cilic Company ”, et que- M.Frede-rick-D.Underwood, president du chemin de fer Erié, a été appelé à le remplacer.% .M.D.-Lorne McGibbon, préside-H et directeur-gérant de la “ Anrts-Holden-McCready Company ”, a déclaré, hier, que cette firme vient d’être favorisée d’une commande m litaire d’une valeur de i initiiJii de piastres.* * *• Une dépêche de New Yo.k ap- prend que 1’“Uniled States Steel Corporation ” projette de dépenser 10 millions, en agrandissements, afin de pouvoir répondre aux besoins de sa clientèle.* * # On a également parlé de développement, à la réunion du Conseil d’administration de la “ Nova Scotia Steel & Goal Company ”, hier, à New-Glasgow.¦WWW Des mesures ont été prises par le Royaume-Uni pour se réserver le monopole des bateaux enregistrés dans ses ports.L'une d’elles porte que le “ Board of Trade ” britannique se réserve le droit de réquisitionner les navires marchands pour le transport exclusif des produits nécessaires à la Grande-Bretagne.* T.' H Les recettes-passagers brutes de ia “Duluth-Superior Traction Company”, pour la première huitaine de novembre, se présentent à $23,435.en diminution de $756, ou 3.1 pour cent, sur la période correspondante de l’année dernière.Montréal porte dans ses murs 15,000 maisons ou locaux inhabités, d’après une récente statistique, tandis que Toronto n’en assure contenir que 6,500.* * •* S’il faut en croire une déclaration de la Cie d’assurance maritime Lloyd, en dépit de l’affreuse destruction dont les navires de commerce sont l’objet, le tonnage global des vaisseaux marchands du inonde entier ressort en augmentation tic 300,000 tonnes sur les chiffres de l'année dernière.VIANDE SUR PIED A CHICAGO Chicago, 12.— Gros bétail: arrivages, 2,000 tètes; marché fort ; boeufs indigènes, $6.00 à $10.40 : bouvillons de l’Ouest, $6.40 à $8.50; vaches et génisses, $2.85 à $8.20 : veaux, $6.50 à $10.50.Menu bétail.Porcs: arrivages, 20,000 têtes; marché fort; légers, $6.00 à $6.95; mêlés, $6.10 à $7.25; lourds, $6.05 à $7.25; très gras, $6.10 à $6.30; cochons, $3.75 à $6.10; moyenne des ventes, $6.30 à $6.80.Moutons: arrivages, 7,000 têtes; marché ferme; moutons, $5.85 à $6.35; agneaux indigènes, $7.00 à $9.15.-«—- BOURSE DES MINES 4Vi 4% 28% 30 48 65 13 14 350 *— 56 57 3 Conra fournis par üf.Cdouard-L.Doucette.courtier, rua Saint-Sacremant, 11, Montréal.De- Offre.mande.MINES DE COBALT Bailey.Beaver.Buffalo.Chambers.City Cobalt.Cobalt Lake .Aonia Gas.Crown Reserve .Foster.Gifford.Gould.Great Northern .Hargraves.Hudson Bay .Kerr I^ake .Larose .McKinley Darragh ., Xipissing.Peterson I^ake .Right of Way .• , Rochester.Seneca Superior .Silver Leaf .Silver Queen .Temisknming .Tretheway.Wettlaufer .York, Ont.• r's 2 Va ai! 1% — .2250 2300 .375 39f> .55 59 28 31 .655 685 .22 U 23 .1 i 60 05 2 21.• 40Vi 46" 1 1ft 10 1».> MINES DE PORCUPINE Apex — 3V, Cons.Goldfields .Con.Smelters Dobie — Dome Extension ., 2ft 27 U Dome Lake .21 23 Dome Mines .2400 2450 Foley O’Brien .60 Gold Reef .2% 3V2 Homestake 28 Hollinger .2550 Jupiter ll'i 11», Motherlode .10 15 McIntyre .* .55 Pearl Lake .% Pore Crown .75 85^ Pore Imperial .4% 5 Pore Pet Pore Tisdale .Pore Vipond .76 Preston E.Dome .44 Rea Mines .West Dome .7% 8 Diogène cherchait des hommes.En ce temps-là, le NATIONALISTE ne paraissait pas.IJ v a des hommes, aujourd'hui.1 4 I r i I » i VOL.VI.— No 265 LE DEVOIR, MONTREAL, VEND™ N°' NOVEMBRE 1915 l i i _______NOUVELLES DU MATIN ET DE L’AVANT DERNIERE HEURE REPRIMER LES ABUS LES ITALIENS BATTUS EN LIBYE ?DANS UN DISCOURS A LA CHAM-BHK, LE GENERAL GALLIENI.MINISTRE DE LA GUERRE, DECLARE QUE POUR CE FAIRE, LE CONTROLE PARLEMENTAI-RE EST NECESSAIRE.Paris, 12, — Le ministre de la guerre, le général Galliéni, a prononcé son premier discours officiel à la Chambre des Députés hier en réponse à une interpellation de M.J.U.Morin, au sujet de son ordre circulaire, menaçant de renvoi tous ceux qui sont incompétents ou qui toléreront des subalternes Incompetents.M.Mo-1 rln a fait observer que les membres du parlement n’ont pas sollicité de faveur bien qu'ils aient fait des recommandations qui ne sont pas des réclamations.Il a prié le général Gal-liéni de monter à la tribune et de déclarer si des membres du parlement sont intervenus de façon répréhensible dans le ministère de la guerre.“Je suis un soldat et ne me suis jamais occupé de politique, a dit le général Galliéni, se conformant à la demande de M.Morin.“Tous ceux sous qui j’ai servi peuvent vous dire que j’ai compris mon devoir envers mon pays.Je n’ai accepté le ministère de la guerre que par dévouement envers la cause commune que nous devons tous défendre.Ce travail serait condamné à la faillite, si je ne pouvais dompter sur votre coopération sans réserve.“J’ai cru utile de supprimer la plaie des recommandations.Nos soldats devraient avoir la conviction que seules l’équité et la loi déterminent nos décisions.Tout soldat a le droit de faire entendre sa réclamation même à la tête de la hiérarchie militaire.Le général Galliéni ajoute que le contrôle parlementaire est nécessaire pour dévoiler et réprimer les abus.M.Morin a demandé s’il se trouvait des recommandations ayant été faites par des membres du parlement qui ne seraient pas dans les meilleurs intérêts du pays, comme on pouvait le supposer par les commentaire: de la presse.Le ministre de la guerre a répondu qu‘il n’est pas responsable des commentaires de la presse.Berlin 12.— (Par T.S.F., à Sayville), — Des rapports tie Cons-Itmlinopje donnent des détails du désastre italien en Libye, Afrique du .Nord, ilit Vagence des noiwelles d’outremer.Les Arabes ont conquis lisne/ra, Il am, Radan, /aklein, Vrfele, Misralu, Tnrt/a et Tarhuna, Les pertes italiennes ont été lourdes.De plus, les Arabes ont pris 20 nièces de canon et trois mitrailleuses et une f/rande quantité de mutions.Les troupes italiennes oui ont tente de secourir Tarhuna ont subi de lourdes pertes et ont dû se replier sur Tripoli.CONGRES DE PAIX A BERNE Renie, Suisse, 12, via Paris.— Le comité qui se réunit ici pour I organisation d un congres qui étudiera les basses d’une paix durable, annonce qu'il reçoit tons les jours un grand appui des pags neutres.On dit que l’ancien président Taft et le president Lovell, de Tuniver-site Harvard, prêtent un grand intérêt aux délibérations.()n attend une delegation d’Amérique au congrès qui s’ouvrira le M décembre.200 VICTIMES SUR L’ANCONA SEULEMENT 225 SURVIVANTS, SUR LES 428 PERSONNES QU’IL Y AVAIT A BORD DU NAVIRE, ONT ETE RECUEILLIS.— ON BATAILLE PENDANT UNE HEURE ET DEMIE.POUR SECOURIR LES BLESSES LE GOUVERNEMENT PROVINCIAL NOMME UNE COMMISSION SOUS LA PRESIDENCE DE M.G.SIMARD.LES ELECTIONS A LACHINE ELLES AURONT LIEU LE 6 DECEMBRE PROCHAIN Lachine, 12.—Les élections municipales aurc t lieu le G décembre prochain et déjà îles requêtes circulent pour demander au maire, M.Louis Amos, d’accepter de nouveau la candidature à la mairie.Cette année, le mode du scrutin est changé et les sept écho vins seront élus par tous les citoyens de Lachine, La division par quartier a été abolie.Les électeurs canadiens-français ont décidé de laisser aux citoyens de langue anglaise la même proportion dans la représentation, c’est-à-dire »-• is sièges sur s'-’ On fait aussi circuler des requêtes pour offrir de nouveau la candidature aux échevins F.J.Craig, R.Massie et A.i„,apman.Cependant, il est peu probable que ce dernier accepte vu le mauvais état de sa santé.Chez les Canadiens-français.MM.Alfred Thessereault, Henri Morin, Alfred Saint-Germain et W.E.Ranger seront candidats.M.Raoul Carignan, qui fait partie du conseil depuis plusieurs années, a décidé de ne pas rentrer dms la lutte, bien qu’un grand nombre de citoyens lui aient offert la candidature.Québec, 12 — La commission constituée par le gouvernement provincial pour s'occuper des soldats blessés qui reviennent du front, se compose comme suit : M.Georges Simard, conseiller législatif, président ; MM.L.White et Alphonse Verville, de Montréal ; M.Georges-Elie Amyot et J.A.McMa-namy, de Québec ; M.A.K.Cameron, de Westmount ; M.J.K.Edwards, de Sherbrooke, et M.Philippe Lassonde, de Trois-Rivières ; M.Fernand Rinfret, journaliste, et M.J.W.McKenzie, agent d’assurances, de Montréal, sont les secrétaires conjoints de la commission.La commission, qui ouvrira un bureau à Montréal, a pour but de s’occuper de tous les soldats qui reviennent du front.Elle trouvrea de l’emploi à ceux qui peuvent travailler et à verra à loger les blessés.AU CARREFOUR Rome, 11, via Paris.12.—Seulement 225 passagers et membres de l’équipage de ”‘r Ancona " ont été sauvés sur un total de -428, dit une dépêche de Tunis au “ Corriere Delta Sera “.Deux chaloupes sont arrivées à Tunis, dit la dépêche, portant l’une 37 survivants et l’autre 27.Ceux-ci déclarent que le navire subit le feu d’nu sous-marin battant rvr* ï s hmT’ Pav*llon autrichien pendant une SJ K S A [yl( JK 1 heure et demie, puis une torpille le frappa.Le sous-marin était équipé avec deux tourelles blanches et quatre canons.Une dépêche venue plus à bonne heure de Naples annonçait l’arrivée à Tunis d’une chaloupe Contenant 27 survivants de l’“ Ancona ’’.Des dépêches précédentes fixaient le nombre des passagers à 483 et celui des membres de l’équipage de fil) à 160.UNE AUTOMOBILE CAPOTE HIER SOIR AU MEME ENDROIT OU FUT TUE, IL Y A UN MOIS, L’AVOCAT LABELLE.La voici, la gomme à In ••Tour ai cléli-liratc I Les soldats et* Europe DELEGATION CHEZ M.LE MAIRE DROUIN Québec, 12.— Une délégation de 4U0 ouvriers est allée demander au maire Drouin, hier soir, de se porter de nouveau candidat a la mairie, l’hiver prochain.Le maire Drouin a répondu qu’il avait décidé depuis longtemps de se retirer de la vie publique, mais qu’il va prendre quand même leur demande en sérieuse considération.Beaucoup d’autres associations font des instances pour amener le maire Drouin à briguer de nouveau les suffrages.Un nouvel accident d’automobile est survenu hier soir, près de S.-El-zèar de Laval, au “carrefour de la mort”, tristement connu depuis la mort accidentelle de M.Labelle, avocat, il y a un mois.Un groupe d’excursionnistes revenaient gaiement d’une fête à Sainte-Thérèse, vers 7 lires 30 du soir, dans une limousine appartenant à M.Bruno Beaulieu, d’Outrcmont, quand arrivé à cet endroit très obscur, l'automobile lancée à une trop grande vitesse capota et précipita les occupants les uns sur les autres.Seul M.Roméo Gibeault a été jeté en dehors de la machine et s’est infligé des blessures sérieuses, les autres voyageurs ont reçu des contusions peu graves.Le chauffeur, Aimé Rochon, manda du secours à la maison voisine et plusieurs médecins sc hâtèrent sur les lieux donner les premiers pansements.M.Roméo Gibeault.E.E.D., âgé de 21 ans, domicilié au No 896, rue S.-Hubert, souffre d’une fracture de la cuisse et d’une blessure à la tête; il est sous les soins des médecins de l’Hôtel-Dieu.Outre M.Gibeault, les personnes suivantes se dans l’automobile: Mmes Beaulieu, Gibeault, Quintal et Mlles Beaulieu; ces personnes ont reçu des contusions légères et un fort choc nerveux.L’ELARGISSEMENT DE M.THEODORE FEMME NOYEE A QUEBEC Québec, 12.— Une femme inconnue que l’on croit venir de London, Ont., s’est noyée, hier soir, dans le bassin Louise, près du quai Archer.La femme se trouvait en compagnie d’un soldat du nom de Wilder, du 18e bataillon, récemment revenu du front.Il a raconté à la police qu’il s’était jeté à l’eau pour r mver la femme qui était tombée en bas du quai.Il était tellement ivre qu’on ne put comprendre comment il a pu se sauver lui-même.La police l’a arrêté pour ivresse.Le corps de la victime n’a pas encore été repêché.Paris, 12.— Me Henri Robert, président de l’Association du Barreau de Paris, parlant hier, à merican Club, a demandé à bassadeur américain et au gouvernement américain de s’efforcer par des mesures diplomatiques d’obtenir l’élargissement de l’éminent avocat belge, M.Théodore, président de l’Association du barreau de Bruxelles, de la prison allemande de Ingodstadt où il est enfermé, sans qu’il pèse sur lui d’accusation spécifique.LES ELECTIONS EN NORVEGE LE PREMIER MINISTRE KNUS-DEN RETOURNE AU POUVOIR.Christiania, 12.— Le retour au ) pouvoir d’une majorité favorable éA- au premier ministre Knusden est un 1 am-| indice certain de l’adoption de l’article principal du programme libéral qui demande la création d’un monopole sur le grain.Les partisans de cette mesure disent que c’est le seul moyen d’empêcher qu’une pénurie comme celle du début de la guerre se produise.La mise en vigueur de cette mesure nécessitera ta nomination de 1,200 fonctionnaires et une dépense BERLIN RESTE INDIFFERENT Berlin, via Londres, 12.—Le cas de l’“ Ancona ” appartient encore à cette catégorie d’incidents sous-marins, dont les autorités navales allemandes ne s’occupent pas parce qu ils viennent de pays ennemis.Même les rapports reçus jusqu’ici venaient de l’agence Havas ou de l’agence Stéfani.Il n’y a encore rien eu de publié ici de la part de l’Autriche et l’amirauté déclarait aujourd’hui que le gouvernement autrichien n’avait reçu jusqu'ici aucun rapport de l’incident.LES ETATS-UNIS FONT UNE ENQUETE Rome, 11, via Paris, 12.—L’ambassadeur américain, M.Page, s’est présenté au ministère les affaires étrangères, aujourd’hui, et a eu un long entretien avec le baron Sonnino.On ignore quelle a été la nature de l’entrevue, mais on présume que ]es in-trmivaifmt I terlocuteuTS ont discuté formeile-1 ment la question de la destruction de l’“ Ancona L’enquête va son train sous la direction du consul italien à Tunis et d’officiers de la marine italienne.On s’efforce particulièrement d’établir tous les faits qui se rattachent aux responsabilités internationales encourues, à savoir si avertis-! sement a été donné et si le sous-, marin a fourni aux passagers les | moyens de se sauver.On compte ici que l’enquête influera sur les conversations que les Etats-Unis engageront peut-être en faveur des passa-! gers américains qui étaient à bord du vapeur.ont demandé à maintes reprises aux leurs de l’excellente gomme Wrigley.Il en a été expédié caisse sur caisse à nos bureaux de Londres.Pourquoi ?Pour la même raison qui la fait apprécier des travailleurs au pays ; parce qu elle étanche la soif, raffermit les nerfs, apaise, rafraîchit, fait du bien, aiguise l’appétit et facilite merveilleusement la digestion.Remarquez l’enveloppe cachetée : elle protège le contenu contre l’air, l’humidité et les impuretés, autant que les hommes, les machines et l’argent le peuvent faire.C’est la gomme parfaite dans le paquet parfait.FABRIQUEE AU CANADA Faites venir un exemplaire de.“Wri-Eley’s Mother Goose”, une charmante et amusante brochu-rette en quatre couleurs, gratuite.Adressez-vous à Mâchez-en après chaque repas WM.W RI G LE’ JR.CO.Ltd.Edifice Wriscley TORONTO LES BOCHES VENDENT LA PEAU DU LION UN IMPORTANT PERSONNAGE DIT QUE L’ANGLETERRE SERA ABANDONNEE PAR SES ALLIES ET BATTUE AVANT SIX MOIS.IMPOSSIBLE D’OBTENIR DE RENSEIGNEMENTS New-York, 12.—Les agents de la compagnie, malgré les cab’ogrammes pressants qu’ils ont envoyés en Italie pour obtenir des détails, n’ont pas encore reçu de renseignements touchant la destruction de ]’“ Ancona On a mandé à des parents de M.et de Mine I).C.Jones, de Philadel- J’arrtve à la reacoussa Wrigley pour le mourant I Escalade -OTle mur "y.( -***»->» x annuelle de $1,000,000.Un crédit phie que ces deux personnes se Berne, 12.— Lin important personnage juste de retour de Berlin assure que ce qui défraye toutes les couver- i salions à Wilhemstrasse c’est que ia : paix doit être signée à Londres.Un J homme d’Etat allemand informe le| correspondant que la Grèce et la Roumanie combattront côte à côte avec l’Allemagne et qu’avant six mois l’Allemagne uiira détaché de la Grande-Bretagne ses alliées qui en auront assez.Tant que de $20,000,000 sera voté à cet effet.Les conservateurs se prononcent en faveur d’un tarif protecteur qui, disent-ils, serait suffisant pour assurer la production du grain, mais les électeurs se sont prononcés autrement.L’élection, sans affecter la politique extérieure du pays, signifie un changement complet dans la direction des affaires intérieures.On croit que le monopole du charbon et du sucre suivra celui des grains s’il est adopté.trouvent en Italie n’ayant pu s’embarquer à bord du vapeur comme elles se l’étaient proposé.ACTIVITE SUR LE FRONT FRANÇAIS CHRETIENS JAPONAIS DECORES UN GARIBALDI SE DISTINGUE Milan, 12, viâ Paris.—Peppino Garibaldi et les hommes qu’il commandai'.ont pris une part importante à la capture du col di Lana, porte une dépêche de Bellune au “ Corriere Della Sera C’est Garibaldi qui a hissé le drapeau italien sur le sommet, et ses brillants services lui ont valu, le lendemain,une promotion au grade de colonel.sera la bâilleuse de fonds de ses alliées, ces dernières lui resteront fidèles, mais un temps viendra où elle ne pourra plus fournir de subsides.“Avant longtemps, a ajouté l’homme d’Etat teuton, nous danserons sur Ir.tombe de l’Angleterre.Dès maintenant ce sont ses colonies qui la soutiennent et elles ne peuvent continuer à le faire pendant longtemps.Avant 6 mois, l'Angleterre fera face à la débâcle.” Kioto, 12.— Des niissionatres amé-1 ’Angleterre j ricnins ici soulignent le fait que par- LE RHINELAND ml les personnes décorées par l’em pereur à l’occasion de son couronnement, se trouvent plusieurs chrétiens japonais: Soroku Ehara.un éducateur; Tsaku Haroda, directeur du “Christian World” ; Lakurioshin Mo-toda, directeur du collège Saint-Paul à Tokio.Tous ont reçu leur éducation aux Etats-Unis.Parmi tes décorés il y a aussi une femme, Kajiko Yajima, présidente de la Japaneese Women Temperance Society EST COULE Londres, 12 — Le navire anglais “Rhineland” a été coulé.Jusqu’ici un seul survivant a été débarqué.Le “Rhineland” jaugeait 1,501 tonneaux et avait été bâti en 1903.Il mesurait 254 pieds de long, 35 de large et 21 de hand.Il appartenait à la Liverpool and Hamburg Steam-i ship Company.Paris, 12 (2.30).— Bulletin officiel de cet après-midi: Il y a eu un bombardement vif et réciproque hier dans le secteur de Loos et à “Fosse Galonné”.Dans la région de Bus, dans l’Artois, notre artillerie a réduit au silence certaines batteries ennemies qui canon-naient nos troupes.Sur le reste du front, la lutte de ELOGES DU ROI D’ITALIE DEPUIS DEUX MOIS VICTOR-EMMANUEL A TOUJOURS ETE LE PREMIER AU DANGER.mines s’est continuée avec succès.Dans l’Argonne, dans la région de la colline 225, nous avons dirigé une contre-attaque avec une petite mine contre certains ouvrages où l’ennemi déployait beaucoup d’activité.Au nord de Flirey, l’explosion d’une mine a réussi à démolir certaines galleries que l’ennemi construisait et à l’empêcher de poursuivre son travail.Paris, 12 — D’après une dépêche de Rome à l’agence Havas, lors d’une proclamation a
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