Le devoir, 31 juillet 1913, jeudi 31 juillet 1913
VOLDME IV—No.177 MONTREAL, JEUDI 61 JUILLET, mi UN SOU LE NUMERO t ABONNEMENTS : Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.» .$«.00 Édition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS .$1.50 UNION POSTALE.».$2.00 Rédadion et Administration : 7 U RUE SAINT-JACQUES MONTRE' r.V - ^ ' TÉLÉPHONES : < ADMINISTRATION:^.M RÉDACTION : - Main\ Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LE CANADA OU L’EMPIRE LEQUEL EST LA PATRIE ?L’idée de patrie commençait à émerger lentement du mélange des Éléments disparates qui composent la Confédération, lorsque la propa- fîande impérialiste, les projets de marine de guerre et de contribution à a flotte impériale, sont venus entraver le progrès de la nationalité canadienne.L’impérialiisme anglais est l’antithèse du patriotisme canadien ; t’est la divergence, vers l’ensemble des possessions britanniques, des con-iiceptions, des sentiments et des devoirs que les nationalistes, fidèles à la pensée des pères de la Confédération, veulent faire converger vers la patrie canadienne.Pour les impérialistes, la patrie c’est l’Empire, le patriotisme c’est 3’amour de l’Empire; le devoir national, c’est la conservation et la dé-jfense de l’Empire.Pour les nationalistes, la patrie c’est le Canada, le Patriotisme c’est l’amour du Canada; le deyoir national, c’est l’unité et da défense de la Confédération canadienne.Au fond, ce que les impérialistes pratiques veulent, c’est de concentrer toutes les forces de l’Empire dans les mains des autorilés britanni-jques, pour le salut, la gloire et le bénéfice de l’Angleterre.Mais comme il ne ferait pas bon de dévoiler cet objet aux yeux des barbares des colonies, ils laissent exposer la doctrine Cl formuler les maximes par des théoriciens ingénieux qui s’efforcent de concilier l’impérialisme et le Rationalisme.Ces bons apôtres, dont plusieurs du reste sont sincères, représentent IJ’impérialisme comme le nationalisme élargi.Us affirment hardiment Sue le régime de concentration qu’ils préconisent marque le développe-lent suprême des principes du self-government et constitue la sauve-îgarde essentielle de l’indépendance des “nations soeurs” Dans l’exposé de leurs doctrines, ils se servenj d’argdmenls identi-[iques à ceux que les nationalistes emploient pour stimuler le sentiment Rational.Us s’efforcent de développer dans chacun des pays britanniques la motion de la solidarité impériale, comme les nationalistes s’appliquent là faire naître dans l’esprit de tous les Canadiens l’idée de la solidarité mationale.Us mettenl tout en oeuvre afin de persuader aux Can a:” ns, aux Australiens, aux Néo-Zélandais, aux Sud-Africains, de subordonner leur (patriotisme à leur ‘loyauté” envers l’Empire; tout comme nous voulons «mener les Ontariens, les Québécois, les Manitobains, à mettre l’unité et lie salut de la Confédération au-dessus de l’iniérêt de leurs provinces irespectives.* * * Afin de démontrer la possibilité d’application de leur thèse, l’unification de l’Empire sans amoindrissement des libertés coloniales, — les docteurs de l’impérialisme citent l’exemple de l’Empire alle-jtnand et de la République américaine, et celui de la Confédération canadienne elle-même.Us oublient un fait essentiel: c’est que la Prusse et les autres principautés de la Confédération germanique du Nord possédaient,¦comme {les Etats-Unis, ce qui manque à l’Empire britannique: l’unité de terri-jtoire, la communauté d’intérêts et une suffisante homogénéité de population.Et cependant l'unification de ces pays ne s’est opérée qu’à la faveur de circonstances extraordinaires et au prix de sacrifices qui devraient faire réfléchir les faiseurs d’Empire.L’empire germanique s’est cimenté dans le sang de l’Autriche et de i!a France.Le prix! de son existence, c’est l’animosité ou la méfiance de tous les peuples qui rentourent, c’est le fardeau écrasant du milita-trisme qui pèse sur l’Europe et dont le peuple allemand porte sa lourde Jîart.La haine commune de l’Angleterre, dont elles venaient de secouer Je joug, a seule pu déterminer les treize colonies américaines'à se départir d’une fraction de leur autonomie pour constituer un pouvoir central.Ce n’est qu’après un siècle de tiraillements et la guerre civile la plus sanglante dont l’histoire fasse mention, que l’unité américaine a triomphé de la doctrine de la souveraineté des Etats.Le plus ardent des impérialistes serait fort en peine de prouver que la Bavière ou le Wurtemberg son! aussi libres aujourd’hui qu’ils Fêlaient en 1864, que la Virginie ou le Massachusetts exercent, en 1913, les îmêmes pouvoirs de gouvernement et de législation qu’en 1770.Quant à la fédération des provinces anglaises de l’Amérique du Nord, il est fort douteux qu’elle sc fût consommée-si les territoires situés à l’Ouest du Lac Supérieur eussent été peuplés, en 1807, comme ils le jsont aujourd’hui.Les symptômes de dissolution, conséquences de l’invasion étrangère et de la laxilé des liens économiques qm unissent les deux moitiés du Canada, se manifestent déjà.Ceci n’est pas de nature à faire présager le succès des impérialistes, qui ont entrepris de réunir en un tout compact une multitude de territoires, éparpillés sur les cinq continents, séparés par toutes les mers, à peu près sans relations de commerce entre eux.sauf avec la métropole, et peuplés des éléments les plus hétérogènes issus des races blanches, jaunes et noires! Les impérialistes oublient un autre point essentiel: c’est qu’en Allemagne, aux Etats-Unis et au Cannda, on a constitué dès le début un gouvernement central, dont l’autorité émane de toute la nation et qui relève au même titre de chacun des états ou des provinces alliés.Dans l’Empire britannique, rien de semblable n’existe.Tout ce qu’on arrachera aux colonies sous forme de contributions directes ou indirectes à la défense de l’Empire, et forcément abandonnées à la direction suprême des autorités britanniques, ne servira qu’à marquer davantage l’inégalité des pouvoirs que possèdent les divers pays de l’Empire.Les impérialistes affirment bien que le jour est proche où tous ces pays formeront une fédération analogue à celles du Canada et de l’Australie et seront représentes, en proportion de leur population, dans un véritable parlement impérial.Certes, le projet est grandiose.Si le peuple anglais y consentait, et si le peuple canadien en voulait, nous n’y ferions pas obstacle.Mais, s’il faut en juger par l’opposition formelle des hommes d’Etat anglais et par l’apathie apparente, sinon l’hostilité, du peuple des Iles britanniques, sa réalisation n’est pas prochaine.* * * Quoi qu’il en soit, avant de transformer les habitants du Canada en citoyens de l’Empire, il faut d’abord en faire des Canadiens.Même si les impérialistes ont raison contre les nationalistes, s’ils disent vrai lorsqu’ils prétendent que le patriotisme impérial est le développement normal du patriotisme national, il faut franchir la première étape avant d’aborder la seconde.Or, rien n’est moins propre que la propagande de la thèse impérialiste à unir les Canadiens entre eux et à leur inspirer un sentiment.de commun attachement à la terre canadienne.Plus pernicieuses encore sont les tentatives des impérialistes pratiques pour arracher au peuple canadien des contributions à la défense de l’Empire, sous les prétextes fallacieux dont les politiciens des deux partis canadiens se sont faits, à tour de rôle, les interprètes aussi ridicules que complaisants.Le danger principal n’est pas, comme certains publicistes d’Angleterre Font écrit, de créer un antagonisme de races.Si l’on exceptç la misérable tentative, heureusement avortée, de faire —à quatorze sous le pouce carré — du chauvinisme français un auxiliaire de l’impérialisme anglais, le problème des races et celui des relations'cnlre le Canada et la métropole ne sont nullement connexes.L’élément ethnique ne fait qu’ajouter à la complexité du problème impérial.Les partisans et les adversaires de l’impérialisme se recrutent parmi les Canadiens de toutes nationalités.Naturellement, la plupart des Canadiens d’origine non britannique, n’étant pas aveuglés par l’orgueil de race ni séduits par le rêve de l’hégémonie anglo-saxonne, se rangent parmi les adversaires; mais en cela, ils font cause commune avec un nombre considérable d’Anglo-Canadiens.La définition la plus juste de la situation serait de dire que la propagande impérialiste fait le partage entre les Canadiens qui sont avant tout pour l’Empire, et ceux qui sont pour le Canada d’abord.Le résultat n’est pas la haine des races; c’est l’affaiblissement de la holion du patriotisme et des devoirs qu’il comporte.La prédication du nouvel évangile a créé une division profonde entre les Canadiens; ils ne ton! plus d’accord sur ce que doit être la patrie — Canada ou Empire — encore moins sur ce qu’ils doivent à ,l’un ou à l’autre.Tout en ergo-lant.sans rien accomplir, sur la nature et Fextension de |eurs devoirs envers l’Empire, ils perdent conscience de leurs devoirs envers le Canada.Entraînés en dehors de leur sphère naturelle, les Canadiens, gouvernants et gouvernés, se passionnent et se querellent pour des questions dont l'origine, les éléments et la direction échappent entièrement à leur contrôle; et ils négligent l’étude des problèmes nationaux les plus ur- gents, dont la solution dépend de leur seule volonté.* * * De quoi s’est occupé le parlement canadien depuis près de quatre ans?Si l’on excepte le projet de réciprocité, discuté du point de vue de l’Empire autant que du Canada, et le lamentable abandon des droits de la minorité dans le Kéwatin — nouvelle brèche dans les assises de la Confédération — le parlement canadien a passé son temps à s’occuper des affaires de l’Empire, sur lesquelles il n’excrce aucune autorité ; comme conséquence, il n’a rien fait pour le Canada! La session de 1909-1910 a été consacrée à la Loi navale.La session de 1911 a été interrompue deux mois durant pour permettre à sir Wilfrid Laurier d’aller déployer, à Londres, son merveilleux talent d’équili-briste et tenir le balancier entre le général Botha et sir Joseph Ward, au bénéfice de M.Asquith.A la session de 1911-12, M.Borden a demandé un sursis afin d’aller se faire éclairer sur le danger réel ou imaginaire de l’Empire.La dernière session s'est consumée à discuter le “péril allemand”, la nécessité de fortifier la flotte anglaise, les mérites respectifs de la politique navale des deux partis.Depuis quatre ans, les chefs des deux factions parlementaires se disputent avec acharnement la palme du dévouement à l’Empire.Us se sont constitués, chacun leur tour, tantôt les Mascarille et plus souvent les Georges Dandin des politiciens de Londres.Et pendant tout ce temps-là, les affaires du Canada vont au petit bonheur.La révision de la loi des banques, après avoir été ajournée deux ou trois ans de suite, a été bâclée F ,r0' priétés, quatre sur la rue Saint-Christophe, portant les Nos civiques 595 à 627, et cinq sur la rue Saint-André, portant les numéros 524 à 550.Le prix exigé pour ce terrain était de 874,000 avec une commission de deux et demi pour cent sur le prix de vente do chaque propriété.Ives propriétaires tde ces immeubles étaient MM.Mathieu, Charles Bernier, Sauvageau, L.Laberge, succession Généreux, Vigeant, Papillon, Dubois et Gélinas.C’est, cette proposition que l’on a eâaminéo sous tous ses aspects.Après examen minutieux, la commission n’a pas voulu terminer la transaction parce qrr MM.Jacques et Viger ne pouvaient fournir des titres parfaits sur toutes les propriétés.L’un des immeubles on question est grevé de substitution et deux propriétaires ont décidé de ne plus vendre.Quant à ee qui concerne le tréfonds de la ruelle, l’un des commissaires émit l’opinion qu’on devait, y regarder deux fois plutôt qu’une, k enUsc des servitudes perpétuelles quii s’y rattachent, Il no faut pas acheter des terrains dont la CARACTERISTIQUES DE LA VOITURE ABBOTT-DETROIT Démarreur électrique Sa simplicité vous surprendra.—Le démarreur Abbott-Détroit consiste dans un moteur électrique construit dans le côté de la boite à manivelle et est relié à l’excentrique par des engrenages indépendants renfermés dans le compartiment régulateur de la boîte de la manivelle.Cette construction assure un Huilage par.fait.’ Beau fini Nous nous servons de corps de voiture en aluminium, ils sont légers mais forts, chaque carrosserie, est finie avec vingt-quatre couches de peinture, ce qui donne un fini merveilleux.Les roues sont finies en noyer blanc naturel.Le tablier est recouvert de cuir.Allumage L’allumage se fait par le magneto et les batteries et absolument isolé du moteur, du démarreur et de la dynamo d’éclairage.On ne peut trouver cela que dans lés voitures Abbott-Détroit.Capitonnage Capitonnage de douze pouces et cuir de très haute qualité travaille à la main, coussins rouleaux Turcs.Ressorts suspendus La construction du ressort Underslung de l’Abbott ’ est line «les caractéristiques de la voiture 1913 et augmente de cinquante pour cent la facilité de roulage de cette voiture.Ces ressorts empêchent le balancement excessityde, côté et enlèvent tout danger de verser.Eclairage électrique La dynamo pour l’éclairage n’est pas combinée avec le démarreur, mais est entièrement séparée et est une > unité indépendante et de ce chef, il est impossible d’a-voir des courts circuits.Equipement complet sur tous les modèles Générateur pour l’éclairage électrique, lampes devant, de côté et d’arrière, une jante Booth démontable supplémentaire, support pour pneus, lumières électri-cpies au tablier et lampe d’inspection, capote avec «ri« deaux Jiffy, coupe-vent, vélocimètre et horloge -à combinaison.RAPPELEZ-VOUS QUE TOUTES LES ABBOTT-DETROIT SONT GARANTIES POUR LA DUREE DE LA VOITURE Victor LEVESQUE S- là?rue BREBOEUF, AGENT.coin Parc Lafontaine -G) collègues no semblent pas être en fa- total de @87,000.Les numéros civiques commiRBion no pourrait sn servir nour .•rir une nouvelle succursale au No construire 3108 Boulevard Saint-Laurent avec M.Ferras comme gérant., r, ci Mgr Roy demande si Ton ne pourrait Jjpas procéder par expropriation» Ecs veur de ee système, vu qu’il est long et coûteux.La commission adopte, donc à l’unanimité une résolution déclarant qu’elle ne peuvent conclure la transaction projetée nu sujet d’un terrain sur les rues Saint-André et Saint-Christophe.La seconde offre de MM.Jacques et Viger comprenait dix propriétés, quatre sur la rue Saint-Christophe, numéros civicuos 595 5 627 et six sur la rue Saint-André, numéros civiques 526 à 550 avec tréfonds de ruelle pour le prix ral des écoles est déposé et l’étude en de cct^ immeuble sont 526 à 550.La remuneration demandée était à peu près la même que celle exigée dans la _____ première offre.Les commissaires n’ont J de quelques professeurs, pas pris cette offre en considération.| -+ Le comité des travaux fait rapport recommandant que la pose des systèmes de ventilation et de chauffage soit confiée A, la Canadian Engineorint.T,a confection des plans do l’Ecole Mater- ~’ nolle Sainte-Anne est confiée A M.J, I Paris, 31.— Le Sénat a signé, Doran.i nouveau contrat de 25 ans avec est remise A la prochaine réunion Le comité dos écoles a fait aussi rapport recommandant la nomination La Compagnie Générale Transatlantique l’expiration du précédent pour la mégns date, nar lequel cette compagnie est la seule subventionnée pour lo transs port du courtier de France en Améri* que.La compagnie doit, parnit-îl, cons* trinire sous peu d’immenses navires océaniques pour faire concurrence aux plus forts vaisseaux du monde.On journal eat Saint-Jaeqaai, h Imprimé Montréal, au No.71a, rus par "La Publl- lltru * «:rtl« XVSIIllétV wtu —i • U1IZ* f» V .a KlIlsA T I l*A V TT l i Le rapport annuel du visiteur géné- Compagnie Générale Transatlantique à, ri»»», dirictïu?gî«»üU ^ tnri j 4 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI.31 JUILLET 1913 VOL.IV.— No.177 Notre Page Féminine r\ Lettre de Fadette RAFALES Une pluie fine et continue bat les vitres et le bruit de l’averse sur le toit me rend le silence de mon petit salon presque insupportable.C’est •comme si la chère solitude tant aimée devenait aujourd’hui agressive et méchante et me disait: “Enfin, je te tiens! Tu ne m'échapperas pas et je te ferai souffrir si je veux!” Et je lui demdnde en, vain le vague de ses rêves, la magie, de scs ’Souvenirs, l’écho des joies heureuses, elle s’y refuse rudement, et son langage austère m’écrase le coeur, m'enlève mon courage et ma belle ardeur à vivre! Je sais qu’il y a, de par le monde, des êtres à l’écorce épaisse qui ne se laissent pas affecter par la couleur du ciel.Mais on les trouve peu parmi les femmes qui sont rarement assez raisonnables pour tie pas se laisser attrister par les choses tristes, et qu’y a-t-il de plus triste qu'un ciel qui pleure, en faisant la lerre 'noire et lamentable et une solitude qui, à la ritournelle monotone de la pluie, se fait perspicace et trop brutalement sincère?Nous avons tant besoin de nous aveugler sur les mobiles des actions et des opinions humaines; à trop réfléchir, à trop analyser nous déchirons tes voiles nécessaires a nos admirations, a nos estimes et A nos confiances.Ils sont si rares les êtres vrais et sincères jusqu’au fond qui vivent ce qu’ils pensent et ce qu’ils croient! Ceux qui flattent d’être plus sincères que les autres et qui s’en vantent sont si snuvdnt ceux qui ne s’interrogent pas pour découvrir le pourquoi de leurs beaux gestes.Derrière Unit de charités admirables, de grands dévouements, d'affections à l’air fidèle, qu’y a-t-il souvent si ce n’est de la vanité, de l’in-lérêt et du mensonge?On va dans la vie agités, affairés, empressés, évitant ainsi de voir plus loin et plus profond que le dessus enjolivé et qui paraît bien.Et lout à coup, quand il pleut, qu’on ne remue plus et que l’on n’est plus étourdie par les belles phrases, on, voit, et d’autant plus nettement que c’est involontaire, que tous faut que nous sommes nous nous payons de mots ,et que, sans nous an douter, tant cela nous est naturel, nous menions « la journée et à la vie longue! Nous menions aux autres en leur jouant la comédie et à nous-mêmes en retissant sans cesse autour des seules choses vraies les voiles épais qui les rendent si vagues qu’elles disparaissent presque pour nous permettre de vivre comme si elles n’existaient pas.Mais là-bas, c’esl un peu de bleu qui tronc le gris, et sans se montrer encore, le soleil nous fait signe qu'il va venir et la pensée de ma bonne petite vieille dame passe par ce bleu et ce rayon qu’on pressent et me fait sourire.C’est pour le coup, si elle lisait ce qui précède, qu’elle me dirait sa phrase favorite: Soyez simple, ma petite; vous compliquez, vous analysez .vous subtilisez et A quoi cela vous mene-f-il?Et ie lui répondrais: Mon Dieu, madame, aujourd’hui au moins, A faire la lettre de FADETTE.Le vent gronde du large en souffles lamentables.Si furieux et si farouches, qu’on dirait Les rauques beuglements jaillis de mille étables Et dont vibre la mer sonore, sans arrêt.Sur la côte sans nom d'où l’océan qui fume Semble une cuve ardente et saule et râle et bout, Je marche, enveloppé de rafales d’écume.Et, malgré l’ouragan, je demeure debout.Que n’ai-je, en cette vie aux tempêtes sauvages, Affronté, sans faiblir, les rigueurs du destin, Et promené du haut de stoïques rivages L’impassibilité de mon, regard hautain! Léonce DEFONT.L’esprit et le coeur Ma chère enfant, Alors, tu trouves qu’elle “est très bien” cette jeune fille .qui pose pour la correction étudiée, l’impassibilité et la beauté plastique, comme si elle était perpétuellement en présence de son portraitiste?A en croire les éloges enthousiastes que tu lui accordes dans ta dernière lettre, elle aurait des manières polies et distinguées, une démarche imposante, une voix grave et pleine, des paroles rares et sensées, un visage superbement modelé et une physionomie détachée qui lui siérait Èi merveille.A ce compte-là, il est clair qu’elle ne mérite pas les critiques que je faisais, dernièrement, de certaines femmes trop délurées de ton et de gestes, et que tu pourrais avoir commerce avec elle sans crainte de l’entendre parler argot ou d’apprendre d’elles des allures de palefrenier, Mais.Ne te hâte pas de décerner un brevet de noblesse morale à cette jeune personne.Et d’abord, voudrais-tu me dire si elle a beaucoup d’amies ?Sans doute, on l’admire, on l’encense, — l’humanité, même l’humanité féminine, a toujours eu un culte pour la beauté —• quant à l’aimer?.J’aurais quelque peine à le croire.Et, en effet: s’il est agréable de reposer sus yeux sur un marbre magistralement sculpté, on ne s’éprend que jusqu’à concurrence de ses tendances artistiques, et nul n’aurait la naïveté ou la folie de lui demander de correspondre à la sympathie platonique que l’on éprouve à son égard.Tout au plus peut-on 'attendre de lui qu’il vous offre éternellement la pureté de ses formes et la grâce de son sourire de commande.S’inquiète-t-on si ce marbre a une âme?Non, n’est-ce pas?Et ceci prouve qu’il ya quelque chose de païen dans la satisfaction que l’on ressent en présence d’un être ou d'un objet qui attirent uniquement par la beauté extérieure.L’Ecriture offre aux réflexions des penseurs ce mot très profond dans son laconisme: “La beauté de la fille de S ion est toute intérieure”.Intérieure; donc elle peut subsister sous les dehors les plus ingrats.Que cette beauté transparaisse, au onoins fugitive-met, dans la physionomie, notamment dans le regard, soit; mais, dans ce cas, le regard est empreint d’une clarté douce, suave et pour ainsi dire impersonnelle.On dirait le regard d’un être qui s’abstrait tellement de soi que, même aux rares instants où il se cherche, il ne peut plus se retrouver.D’où les ç’Xpressions populaires, mais très justes, qui viennent aux lèvres, alors que l'on rencontre certaines personnes: “Mlle X., c’est “la Grâce faite femme'’; Mme Z., c’est “la Bonté sur deux pieds”.Et il est vrai qu’on, oublie les formes extérieures qui les devraient caractériser pour ne songer qu'aux qualités, aux vertus qu’elles finissent par personnifier.fîâfe-bu ce que paraît personnifier cette jeune fille “si bien”?“L’Egoïsme”, un égoïsme qui se serait amusé à prendre un visage de madone.“Elle sourit rarement, me dis-tu, et jamais je n’ai surpris une larme dans ses yeux, une contraction violente sur «es lèvres: elle se possède admirablement”.Je le crois bien qu’elle se possède! Ne doit-elle pas soutenir sa réputation de beauté ?Car, enfin, on se doit à soi-même, comme on doit aux autres, d’être aujourd’hui et demain ce qu’on était hier: la jolie Mlle A.ou la séduisante Mme Y.De là des précautions constantes, infinies, pour ne point déformer ses traits.C’est ainsi qu’il ne faut jamais rire sous peine d’être exposé aux rides; que si parfois on se permet un pleur, c’est à condition que oe pleur «oit né tout au juste au bord des paupières, et encore Importe-t-il de ne le laisser couler que si l'on n'est pas encore .poudré.Quant à la colère, hélas! elle est permise, par exemple, en présence d’une rivale; mais, e’!! est admis qu’on peut en prendre à la longue une maladie dé foie, il est absolument interdit de la manifester au dehors par souci de l’affinement de son visage.Du reste, la vanité féminine est infinie en ressources : certain* petite pas celui qui le lançait du délaissement égoïste de sa superbe compagne.Je crains bien, ma filleule, que Mlle Angèle de F.ne soit une nature de ce genre, rien que sa façon d’accueillir les hommages suffirait à me le prouver.Elles sont légion de par le monde, ces belles dédaignlp'ses qui limitent leur horizon à leur petite personne.Et c’est grand dommage pour elles-mêmes et pour ceux qui les entourent, car, si elles consentaient à se considérer un peu moins, elles deviendraient des femmes utiles au lieu de n’être que des femmes “art nouveau”, de simples bibelots d’étagères qui n’ont aucune pensée sérieuse sous le front, aucun sentiment généreux dans l’âme.C’est en présence de celles-là que je suis toujours tentée de dire: “Ci-gît un coeur de jeune fille, un coeur mort-né, un coeur qui n’a jamais battu et ne battra jamais pour personne.” Quelle épitaphe serait plus appropriée à ces pauvres êtres qui passent dans la vie sans vouloir comprendre la noblesse et la nécessité du dévouement! Laisse donc Mlle Angèle être la prêtresse de son propre culte, et que ton coeur à toi soit toujours bien vivant, ma petite Mad, dût ton visage se sillonner d’autant de rides qu’il y en a sur le.mien.TON ANTIQUE MARRAINE.(Berthein-Bontoux.) louse”.Avoue que ce trait piquant ne manquait pas de saveur ni d’opportu->»ubterfug©s — obi d'si jtajwceniB’T —.ci1^^MftIheureu»empnt».U-«(0 consolait aident à souligner les attraits extérieurs, quand ils ne les créent pas de toutes pièces.A-t-on des traits réguliers, classiques?on amène insensiblement ses bandeaux à tourner au noir de jais; si, au contraire, on possède une figure futée, il est facile d’encadrer de frisures dorées — par l’oxygène.Et il y a aussi le eohel pour agrandir les yeux, le carmin pour avi ver la pourpre des lèvres, les poudres de toutes nuances pour remédier aux réalités du teint; il y a surtout l’émail, .l’émail sauveur, qui, en moins d’une heure, vous transforme un pauvre visage de pomme ridée en un visage de keepsake, — je veux dire de gravure de vitrine.Il y a enfin — Mais, passons.“Je ne me connais pas en peinture”, avouait avec une naïveté feinte certain homme d’esprit à qui l’en démandait son avis sur les tenants de la beauté féminine d’une ville de province.Il est sûr qu’il faudrait être joliment familiarisé avec les tons de la palette pour démêler ce qui appartient à la nature ou à l’art chez certaines femmes réputées pour leur beauté.On pourrait mêm© se demander si (leur coeur n’est pas émaillé, lui aussi: ce serait si commode pour l’empêcher de vieillir, de se faner au contact de certaines émotions plus impitoyablement désagrégeantes que la pluie, le froid ou le vent! Mais, ces petits artifices qualifiés d’innocents — par ceux qui en usent— ie sont-ils tant que cela?S’il n’est pas défendu à un commerçant de faire valoir sa marchandise en l’exposant sous son meilleur jour, il ferait plus que friser la malhonnêteté s’il l’accommodait au point de la rendre méconnaissable pour l’acheteur qui croirait, par exemple, acquérir un Ruysdaël alors qu’il n’emporterait qu’une croûte de Montmartrois.Et ceci me rappelle une histoire qui courut toute la ville d’Ev.à l’époque du second Empire.Parmi les élégantes les plus en renom dans la contrée, se trouvait une jeune fille _ si étonnamment belle qu’elle faisait l’admiration de tous les hommes et.le désespoir de toutes les femmes.Qu’elle était adulée, fêtée dans les réunions mondaines! C’était à qui se mettrait sur les rangs pour solliciter sa main; mais elle se montrait difficile.Finalement, elle daigna consentir à épouser un monsieur dont la réputation de valseur n’était plus à faire depuis beaux jours.Or, sais-tu que la jalousie préventive dont il faisait preuve à l’endroit de sa fiancée cessa par miracle après le mariage?On en jasa, naturellement, près des chenêts.Enfin l’énigme fut éclaircie, grâce au flair d’une de ses rivales triomphante: la nouvelle madame avait, parait-il, des sourcils teints, une bouche peinte, des frissons teints et une natte fausse, sans compter bieij d’autres choses tout aussi fausses que la natte.On comprend fort bien que le mari fut désappointé d'avoir épousé tant d’attraits fragiles et inconsistants.Et voilà à quoi «Exposent lee femmes qui ne répugnent pas à emprunter au coloriste, au coiffeur, voire à l’orthopédiste, des charmes menteurs, ce afin d’attirer des prétendants.Du jour au lendemain, la statue descend de son piédestal et l’on découvre ses pieds d’argUe, et on la méprise, si on ne va pas jusqu’à la haïr, d’avoir fait des dupes.Et, d’ailleurs, ces femmes Jià ne peuvent pas être bonnes, être vraies: à force de déguiser son visage ou sa taiWe, on finit par farder aussi son âme, car l’expression des yeux ou des lèvres est presque toujours le reflet de l’âme.J’ai connu une autre jeune fille, celle-là belle “pour de vrai”, comme dirait ton petit frère.Elle se maria, elle aussi, et son mari fut très malheureux.Autant lui eût valu d’épouser la Vénus de Milo; celle-ci n’eût pas été plus inaccessible au dévouement, au sacrifice, que sa femme, laquelle avait bien trop à songer à elle-même à soigner sa beauté délicate, pour avoir le loisir de penser aux autres et de s’occuper de leur bien-être.“Ah! disait-ensuite le pauvre homme, si j’avais encore à choisir, je préférerais une demi-beauté en caoutchouc à une complète beauté de marbre, la première serait plus souple et plus moël Les châlettes de Venise De toute cette étrange Venise, somptueuse et misérable, sombre et ensoleillée, qui fait songer, par ses con- qui se déguisent, se fardent aux reflets du canal, se jaspent de mille nuances, et, avec leurs galeries superposées de colonnettes légères, leurs cariatides, leurs ornements bizarres où le regard se plaît à enchâsser des pierreries, les palais vénitiens semblent moins des demeures que de fragiles coffrets.Ce mélange d’architecture et de ciselure suspend de légères loggia sur l’eau bariolée par les pieux multicolores où sont amarrées les gondoles, et à voir passer les châlettes, moineaux francs du peuple vénitien, si gracieusement cambrées dans leurs longs châles, on rêve aux jolis oiseaux que doivent contenir de pareilles volières.Dans l’un de ces palais qui, au XVe siècle, fut une auberge turque, la municipalité a entassé ses plus chères reliques, et, dans ces vastes salles, étincelantes d’armures, hérissées d’étendards et de piques, on comprend toute la puissance de la Venise conquérante; mais je regrette de ne pas avoir trouvé, uniquement, dans cette châsse aux gracieuses colonnes de marbre rose, d’anciens dominos de soies pâlies, de fragiles souliers cambrés par la danse, des colliers, des loups,des grimaces de masques,de précieux flacons taris de parfums et toute la palette- des fards dont les vieux canaux, rétrécis entre les façades, traînent encore, sous le soleil, les fines nuances diluées.Paul LECLERCQ.Nos recettes A L’ANANAS.— Lavez à plusieurs eaux et blanchissez cinq onces de riz.Dernière Semaine de Vente DE NOS LITS EN CUIVRE AU PRIX DU GROS Poteaux de 2 et 2L pouces.fini Brillant, Satin ou Combine.Iss Prix du détail 31.50.Prix du gros .Prix du détail 35.00.Prix du gros .Prix du détail 37.00.Prix du gros .Prix du détail 40.00.Prix du gros *.21.75 23.00 23.95 27.90 m m ! )¥ n n TOUS SONT EXPOSES DANS NOS VITRINES 637-639 STE-CATHERINE ESI 7él.Est 6819 La vi@ de famille chez les Vanderbilt Paris, 31.— D’après une dépêche reçue, hier soir, par le “Petit Parisien.”, la comtesse Laszlo Szenchenyi, autrefois Mlle Gladys Vanderbilt, fille de feu Cornelius Vanderbilt, de New-York, est sur le point de demander le divorce.Les raisons données par la comtesse sont que le comte a perdu la plus grande partie de la dot de sa femme dans des spéculations hasardeuses à la Bourse, ou ailleurs.Elle prétend qu’il a perdu sept millions de dollars depuis son mariage, à New-York, le 27 janvier 1908.Au mois de janvier, le comte a reçu une délégation de chefs albanais qui lui offraient le trône de l’Albanie, mais la comtesse a absolument refusé de donner suite à cette idée.Funérailies de Mme Georges Samson trastes, à quelque vieille fée de conte cuire avec une pinte de lait Laissant percer sous des guemlles un ^t.Qjg onces de sucre, un, gros mor-trésor de pierreries, ce qui retient le plus mon souvenir, c’est le bruit charmant de perles remuées que font, sur les dalles des ruelles, les hauts talons des Vénitiennes à châles.Dentellières, brodeuses, ouvrières, fleuristes, — .les châlettes comme on les appelle—s’éparpillent des ateliers à l’heure ou le soleil couche une ombre énorme au pied du Campanile, et chaque soir, sur la place Saint-Marc et dans la Merceria, l’éternel carnaval s'égaye du joli murmure de leurs babils italiens et du clair écho de leur pas sur le sol de marbre.Elles vont, par petits groupes, coiffées de leurs cheveux aux reflets fauves, relevés en casque sur la nuque, et je ne sais si l’on doit plus admirer la façon dont elles sculptent leur chevelure, que celle dont elles se drapent, élégamment, d’un tour de châle.Sur ce fond somptueux où tout passant a l’air d’un figurant dans un décor, la châlette qui sait, en marchant, tirer du silence une note joyeuse du talon de sa mule contre un pavé, évoque, aux carrefours des ruelles et des canaux, quelque ancienne mascarade bruyante et bariolée, et l’on sent bien que c’est dans son châle brun que sommeille l’âme de Venise.Cette ville baroque, bâtie sur pilotis, machinée comme un théâtre, où le moindre bouge pleurant, par ses fenêtres basses, des loques et des guenilles de misère, les déguise d’un reflet d’eau, cette ville, comme un tréteau de farce, appelle le travesti, l’intrigue et le rire de lèvres violemment fardées sous le loup de dentelle.Je me promenais, le long d’étroits caneaux, en évoquant sur ces étranges ponts aux larges degrés de pierre quelque sarabande de masques au clair de lune, lorsque je découvris, dans un fouillis de vieilles masures, un théâtre de funambules.C’était un théâtre populaire; des châlettes et des enfants encombraient ses couloirs, mais je fus surpris, dès que je poussai la porte, de rharmonieuse tache d’ombre que formait, dans cet espace, cette foule modeste et bariolée.ceau de beurre et un peu de vanill en poudre.Donnez une heure de cuisson à feu très doux, jusqu’à ce que le lait soit absorbé par le riz.sur le côté du fourneau, puis mêlez-y deux oeufs entiers.Prenez un petit ananas conservé,ou la desserte d’un, ananas frais, et cou-pez-le en gros dés, dont vous réserverez une partie pour garnir ie gâteau.Prenez un moule à timbale que vous beurrez et saupoudrez de fine chapelure, étendez-y une mince couche de riz, puis une rangée de morceaux d’ananas, et alternez ainsi jusqu’à ce que le moule soit rempli.Terminez par une couche de riz.Couvrez, faites cuire au bain-marie pendant une heure.Démoulez, garnissez de morceaux d’ananas, servez chaud ou froid.AUX RAISINS.— Faites bouillir un demiard de lait avec douze biscuits, de la vanille et du sucre à volonté ; prenez six œufs, dont vous battez le blanc en neige, ajoutez-y les jaunes, puis un quart de raisons blonds séchés, et un demi-quart de raisins de Corinthe, que vous laissez préalablement tremper pendant un quart d’heure environ, mêlez bien le tout, versez dans une forme beurrée, et mettez pendant trois quarts d’heure au four.PLUMPUDDING.— Une douzaine d’œufs bien battus, six cuillerées de fleur, trois-demiards de lait frais, du raisin suivant le goût, de la muscade et canelle, un peu d’écorce d’orange bien pilée, un peu de suif de mouton; ébouillantez votre sac, et faites bouillir pendant trois heures ; au bout d’une demi-heure que votre pudding aura bouilli, tournez-le, et brassez le sac, afin que le raisin se mêle.AU PAIN.— Vans battez huit œufs avec du sucre, de la cannelle et de la muscade, vous y mettez du lait irais, assez pour employer le plat dans lequel vous faites votre pudding, ce plat doit être de faïence ; coupez des tranches de pain bien minces sur lesquelles vous étendez du beurre et pardessus une cuillêrée de confitures, un Les funérailles de Mme Georges Samson ont eu lieu cette semaine en l’église Saint-Henri de Montréal.Mme Samson décéda chez son fils Edmond, à l’âge de 82 ans.Elle laisse pour déplorer sa perte trois fils: Georgos-Télesphorc, Charles, Edmond, et quatre filles : Mme Pierre Chartrand, Marie, Adélaïde et Joséphine, institutrice, qui se dévoue aujourd’hui à l’amélioration du sort des vieilles institutrices.Elle laisse en outre dix-huit petits enfants dont une religieuse, Soeur Marie-Sylvestre, des Soeurs de Saint-Joseph, Etats-Unis, et trente-cinq arrière-petits-enfants.Rapports Mensuels Il n’y a pas l’ombre d’un doute que la Burroughs est la meilleure machine à rapport en vente aujourd’hui.Elle répond à toutes les exigences des rapports d’un commerce prospère.Elle imprime les mois, les dates, celles-ci, par exemple, en rouge; vous donne les totaux des crédits et des débits; les achats et les comptes acquittés.Avec un chariot spécial ou avec un rouleau vous pouvez préparer des rapports à peu près* trois fois plus rapidement qu’à la main.Nous pouvons vous le prouver dans votre bureau.Burroughs Adding Machine Co R.N.AHERN,-Gérant des Ventes 39Û EUE 8T-JACQUES MONTREAL QuA Les enfants, aux belles chevelures, j114 da Pain au fon(i observez que le lage de poupées aux grands yeux et lêomier lit doit être de pain comme par-ci par-là, quelque jeune mère sou- ^ au t°nd ; si le feu est ardent levant sa fillette au-dessus des tâtes, 11 n,s lui ,fai't .?u’lm . Henri Coté, Ernest merçant bien connu, membre de la fir-, B0Urjjeau, Réal Laganière, Oscar me W.& J.Sharpies, est décédé à | Bailly, Adélard Carpentier, Thomas 3 heures 30, hier après-midi, en son domicile, en cette ville.Sa santé laissait beaucoup a désirer depuis quelques années.Le défunt naquit à Québec en 1847 et étudia au collège Sainte-Marie, à Montréal.En 1871, il épousa Margaret Alleyn, fille aînée de feu Charles Alleyn, en son vivant shérif de Québec.M.Sharpies, en quittant le collège, se lança dans les affaires avec son frère.Tous deux se créèrent une place enviée dans le monde de la finance.P était président honoraire de la Union Bank quand il est mort.M.Sharpies était d’origine anglaise et descendait d’une très ancienne famille du Lancashire.L’un de ses ancêtres fut, maire de Liverpool au commencement du 18e siècle.La maison Sharpies dont il était le chef est la plus vieille maison de commerce de bois de construction de Québec.Elle a été établie en 1816 par William Sharpies, de Liverpool.Elle fut en- La St.John Ambulance Association Elle fonde une succursale parmi les employés du Grand-Tronc.POLITIQUE '.CANADIENNE L^lection partielle libéral, a une majorité de 141 voix sur le candidat conservateur, le major J.H.Woods, d’Athabasca Landing.Il y a encore quatre poils à venir.Ces poils sont situés dans des districts éloignés et le résultat ne sera pas connu avant quelques jours.La campagne électorale qui vient1 de se terminer dans Athabasca a été très ardente.président de la Ligue antialcoolique et ancien président du Canadian Club de Québec.Avec Mme Sharpies, M.Sharpies avait fondé à l’Hôtel-Dieu de Québec une section spéciale pour les enfants, à laquelle il portait beaucoup d’intérêt.Il fut fait chevalier de Saint-Grégoire par le Pape en 1907, pour services signalés rendus à l’église.Il fut aussi appelé au Conseil législatif de Québec en 1893, comme représentant de la division Stadacona, et il était membre du Club de la Garnison de Québec.M.Sharpies était très charitable et d’une grande générosité.Sa mort sera universtllement regrettée.Navire perdu en mer Londres, 30 — Le vapeur britannique Wyneric, qui a quitté Baltimore, le 5 avril, et les Barbades le 15, Sound, vient d’être affiché avec la mention “perdu” par l'Association des Assureurs Lloyds.Lapointe, pour une promenade de deux mois; Mme Gustave Bertrand et Mlles Gauvreau de Montréal chez M.Louis Bertrand; Mlles Lapierre, M.Terreau, à l’hôtel Lamothe.Le Tsar, simple troupier (Service particulier! Londres, 30.— L’empereur Nicolas de Russie, ayant revêtu l’uniforme d’un simple troupier a fait une marche de sept milles pour se rendre compte de la façon dont sont traités les soldats, écrit le correspondant du “D'aily Telegraph” de Saint-Peters-bourg.Le tsar avait sur les épaules le poids que portent les simples fu-silliers, soit, soixante-quinze livres sans compter le fusil.Le tsar a marché ainisi pendant sept milles, escaladant les côtes et rendant le salut de simple soldat aux officiers qu’il rencontrait.Personne d’eux ne le reconnut certainement jusqu’à ce que le tsar se fit inscrire’le lendemain sous le nom de “ soldat Nicolas Romanoff, marié, de foi orthodoxe, venant de Tsaeskoe Solo.” Un incendiaire Un individu déclare avoir été payé pour incendier plusieurs magasins et domiciles.Les nouveaux contrats du gouvernement Ottawa, 31.— Le gouvernement vient d’accorder les contrats suivants: *158,220 à la Pacific Dredging Co., à Pitt River, C.A.; $83,500 à M.Broley et Martin, New-Westminster, C.A., pour l’achèvement d’une jetée à Ste-vestin; $19,447 à la Piersin V.Bar Co., pour la construction de serres et d’un système de chauffage à l’eau chaude dans une ferm eexpérimentale.Le gouvernement a passé aussi un ordre en consèil concernant l’achat d’un terrain de M.Hugo Carstairs, à Winnipeg, pour un hôtel des postes, au prix de $35,000.Ceite gêne monétaire Londres, 31.— Parlant aux actionnaires du Canadian Empire Invert ment Trust, hier, M.Wm.MacLeoa les a assurés que la période de gêne actuelle est un bienfait déguisé.Le Canada est indemne et tl continuera i être un champ de placements lucratifs.L’un des résultats de la situation ctuelle sera de décourager vigoureusement la spéculation sur les terres et ceux qui prêtent de l’argent au Canada mettront plus de soin à s’assurer qu’il sera convenablement dépensé.M.MacLeod croit que tout le Canada profitera de la leçon qui l’empêche de prendre les bouchéei trop grosses.Délégation montréalaise d'Ottawa Nos édifices à Londres Londres, 3.— Le Conseil de comté de Londres a accordé hier au gouver- Ottawa, 31.— Une délégation de la “Shipping Federation” de Montréal i-st ailée interviewer hier M, George Perley, qui remplace M.J.D.Hazen, au ministère de la marine et des pêcheries au sujet du nouveau règlement que vient de faire la Commission du Port concernant lé rapport que doit faire toute compagnie sur la cargaison de ses différents navires avant leur départ de Montréal.La délégation se composait de MM.Andrew Allan, James Thomas et Thomas Robb.^ Winnipeg, 30.— J.A.Marshall de Carberry, a avoué qu’il avait mis le feu à l’établissement Garlands de ce village, il y a trois ans.Marshall im plique M.A.E.Webb, du même village, et dit que Webb lui a offert cent piastres pour incendier le magasin.Il se peut que plusieurs citoyens de Carberry soient impliqués dans l’affaire, et Ion s’attend à des révélations sensationnelles.A.E.Webb a été arrêté à Carberry, sous l’accusation d’avoir été l’instigateur de plusieurs incendies.Il est détenu à Portage LaPrairie, en attendant son procès.Marshall est à la prison de Brandon.On rapporte qu’il a faite une confession complète.Accident d’aviation Paris, 30 — L’aviateur Derain effet tuait un vol à l’aérodrome de Bue, lorsque son appareil, pris dans un remous, vint s’écraser sur le sol.Derain, dont l’état est très grave, a été transporté à l’hôpital.Moissonneurs pour TOuest La température ayaret é.té favorable durant les quelques dernières semaines, les trois provinces de prairies peuvent compter sur la moisson la plus considerable de leur histoire.Ceci est maintenant Confirmé par les gouvernements du Manitoba, de la Saskatchewan et de l’Alberta, qui, en conférence avec les compagnies de chemins de fer, ont jugé qu’on aimait besoin d’au moins 40,000 hommes en plus des travailleurs qu’on peut engager dans l’ouest, Le C.P.R.satisfaisant aux désirs des gouvernements, a donc décidé do faire des excursions de moissonneurs j partant de l’est du Canada les II, 18, 22 et 25 août, et les 3 et 5 septembre,1 et on croit que l’on pourra se procurer le nombre d’hommes nécessaire, Lus excursions de la province de.Québec et do l’est d’Ontario partiront le 18 août et le 3 septembre ; le taux sera de $10 pour Winnipeg, où les moissonneurs olbt-tiendront les renseignements qui leur permettront de savoir où ils devront aller.Ceux qui vont dans l’ouest avec l’intention de visiter des amis se rendront sans doute directement à leur point de destination.r Anniversaire de prêtrise (Scmce parriciiiier) Sawyerville, 30 — Dimanche soir, le 27 courant, > les paroissiens do Sawyerville et de Saint-Isidore d’Auckland se réunissaient en grand nombre au presbytère pour causer à leur curé, le Rév.N.Favreau, une agréable surprise, à l’occasion de son lOième anniversaire d’ordination sacerdotale.Une adresse lui a été lue par son cousin, Edmond Guibord, de Montréal, au nom des parents, confrères, voisins et paroissiens.Un.chèque d’un montant considérable accompagnait l’adresse.Le curé, bien que pris par surprise, sut répondre éloquemment à cette adresse.Il remercia les donateurs et les assura de son entier dévouement.Assailli par des malandrins (De notre correspondant) Québec, 31 — Un jeune homme du nom de Joseph Grondin, demeurant à la Canardière, qui accompagnait une jeune fille, hier soir, rue Saint-Joseph, a été assailli et brutalement battu par quatre individus qui n’onf pas été arrêtés.AMUSEMENTS AMUSEMENTS AMUSEMENTS Vf Le Premier Théâtre Français de Montréal ONAL français m m m iü ÜÜPS La Meilleure Troupe Française de Montréal || ARTISTES || si Nouveaux ^ Grande Reouverture LUNDI, 4 AOUT 1913 Présentation de la Troupe au Grand Complet dans 20 ARTISTES DANS LA TROUPE 20 ADV RSAIRE L'Emotionnante Pièce en 4 Adtes par A.Capus et E.Arène DEBUTS DE Mlle JEANNE DUMAS, M.ANDRE DELFERRIERE RENTREE DE Madame Marthe DEVOYOD et Mlle LIANE de GANGES et M.Maurice PELLETIER Réservez vos Billets dès Maintenant TEL.BELL EST 1736 Grande Soirée de Gala tous les Vendredi Soirs Æ 560269 le DEVOIR, MONTEEAL.JELDI, 31 JUILLET 1913 VOL.IV.— N'o.177 U VIE SPORTIVE DEUX CANADIENS FRANÇAIS ARBITRERONT LA JOUTE DE SAMEDI AU PARC MASCOTTE Le Dr Cousineau et E.C.St-Père ont été nommés par le président Querrie.— Pitre et Catta-rmich seront-ils sur l’équipe du National ?Régates locales de Saint-Hilaire et Beloeil ELLES AURONT LIEU SAMEDI ET DIMANCHE SUR LES BORDS DE LA RIVIERE RICHELIEU.— DE RICHES PRIX SERONT DONNES AUX VAINQUEURS DES DIFFERENTES COURSES Dans la ligue Internationale LES NEWARK SONT BLANCHIS PAR LES ROYALS.HIER APRES-MIDI.- PROVIDENCE.BUFFALO ET ROCHESTER SONT AUSSI VICTORIEUX.PARTIES D’HIER Montréal, 4 ; Newark, 0.Providence, 5 ; Toronto, i.Buffalo, 8 ; Jersey City.2.Rochester, 7 ; Baltimore, 2.POSITION DES CLUBS.Les régates annuelles de Saint-Hi- G.P.P.C.Newark 33 .667 Rochester 57 4» .564 Baltimore 19 49 .500 Buffalo 50 51- .495 Montréal 45 51 .469 Providence .47 54 .405 Toronto 43 57 .430 Jersey City 41 59 .410 — Ces deux équipiers devront faire des îfimlnleBt“chaainTur ^ Sa1 de la rivière Richelieu.Cette grande excuses.fête nautique promet de remporter un magnifique succès car les organisa-iteurs n’ont rien négligé pour éclipser celles des années passées et nous ne doutnns pas qu'ils réussiront.Les La joute de samedi au Parc Mas- pendant Pitre et Cattarinicb, du Na- prix sont nombreux et riches et déjà cotte entre le National et ITrisb-Ca- tional, jusqu’au jour ou ces deux plusieurs propriétaires de yachts ont nadian sera arbitrée par deux Cana équipiers feront des excuses à Uar- promis de s'inscrire dans les diffé diens-français.C'est ce que vient Litre Humphrey et au publie de To- rentes épreuves qui seront disputées de décider le président Percy Quinn, ronto.11 semble certain que notre samedi.en nommant MM.le Dr J.A.Cousi- association canadienne-française ne Au cas de mauvais temps, ces réga-neau et E.C.St-Père.se prêtera pas à cette humiliation tes seront remises à la semaine sui- Ces deux experts sont reconnus même si elle a ê se retirer de la li- vante mais il est à espérer que la comme des arbitres impartiaux et le gua.température sera clémente et que les public peut être assuré que la joute , Quoi qu’il arrive, la joute de same- amateurs de canotage se rendront en sera conduite d'après les règles du di sera jouée et les supporteurs du grand nombre à Beloeil samedi et di-jeu et que des décisions aussi lidi- National peuvent être assurés que manche prochain.cules que celles rendues par les Lilly leurs favoris seront de taille à vain- |.Vrtjci le programme qul gera exfcu_ et les Humphrey, seront bannies de cre les Irlandais qui aligneront lé- ces ,ieux jours ¦ la partie.quipe suivante : J.Brennan, but ; i Q4M_ ' Le National est prêt à jouer sa Nick Neville, point ; Donald Came- J*1 .+ tr JSO P "L meilleure partie de la saison et les ron, couvert ; John White, Baker et * r cyl'’ " mllles- amateurs qui se rendront nu Parc Aspell, défenses ; Munday, centre ; s « y1'’, 11 lrlUef- Mascotte en auront pour leur argent.Kane, Fred et Henry Scott, atta 1C ts a J cyL, ouverte, Le président Quinn vient de porter ques ; McIntyre, intérieure et Geor-un rude coup au Big Four e« sus- 1 ge Roberts, extérieure.10 CINQ MILLE PERSONNES AU PARC DELORIMIER u pique-nique annuel de l’Association des Bouchers de Montréal a remporté un véritable succès.— Les courses et les jeux furent “chaloupes, fond des plus intéressants.i 3— Yachts à mllles.4— Yachts, (free for ail) , 20 milles.5— Yachts de famille, 8 milles.6— Yachts à 4 cyl., ouverte, 15 milles.DIMANCHE A 3 HRS.P.M.1— Chaloupes, sk'ifs.Dame, 1 ra-1 meur.| 2— Canots, 1 aviron, Monsieur, j 3—Chaloupes, fond plat, Dame et ( Monsieur.4— Canots, 2 avirons, Messieurs, j 5— Chaloupes, fond plat, 1 rameur, Monsieur.j 6— Canota, assis dans la pince, Monsieur, I aviron.[ 7— Chaloupes, fond plat, 2 rameurs et 1 aviron.8— Canots, 2 avirons, Dame et JOUTES D’AUJOURD’HUI Newark à Montréal.Providence à T oronto.Jersey City à Buffalo.Baltimore à Rochester.UN BLANCHISSAGE.T.es meneurs de la ligue Internationale ont de nouveau été défaits par les Royals hier après-midi, au parc Atwater.Les hommes de Kitty Brans-field n’ont pas seulement gagné la partie, mais ont administré un blanchissage aux Indiens en les battant par 4 à 0.Les joueurs locaux ont donné pleine et entière satisfaction à leurs supporteurs, hier, car aucune erreur ne fut commise par les équipiers du chub Montréal.Del Mason était dans la botte, hier, pour le club local, et quoiqu’il eut accordé six buts sur quatre balles il fut invincible, dans les moments critiques.\ oici les résultats détaillés de la joute : NEWARK Dalton, r.L ., , Gagnier, s.s.W.Zim merman ,lf.Swancina, 1b.,.Collins, c.f.E.Zimmerman,3b Getz, 2b.McCartv, c, .Bell, p.‘.xM vers.1 0 1 1 0 0 1 0 1 n n Ljh yp Dans les meilleurs clubs, restaurants ou hotels la Bière Dow à Capsule Jaune eét la demande.C’e^t par excellence le breuvage du connaisseur —de l’homme qui connaît les bonnes choses de la vie—et qui tâche d’en profiter.Demandez à votre épicier de vous envoyer aujourd’hui une caisse de Bière Dow.VENDUES PARTOUT The National Breweries Limited, Montreal.Totaux.28 0 5 24 15 2 MONTREAL UN ACCIDENT REGREHABLE 3e, A.plat, 16 ans et au-dessous, garçons.10— Chaloupes, fond plat, ouverte, 1 rameur.11— Chaloupes, fond plat, Darres, 2 rameurs.12— Chaloupes, fand plat, ouverte, 2 rameurs et 1 aviron.13— Chaloupes, fond plat, 7 avirons.14— Chaloupes, fond plat, Dame Feule.I 15— Canots, 4 avirons.16— Canots (Hurry Scurry) , 3 Almeida, c.f.Yeager, 3b.Demmitt, l.f.Lennox, 1b.Allen, r.f.Esmond, 2b.Purtell, s.s.Burns, e.Mason, p.0 1 0 3 n o 2 0 0 1 0 0 0 1 3 2 4 Le pique-nique annuel de l'Associa-! A.Davignon et H.Trudeau tion des Bouchers de Montréal avait Dufresne et W.McGreevy.attiré près de 5,000 personnes au I 4e course, course en buggy à deux ' ninnveon's' MonHienr" parc Delorimier hier après-midi et les Revaux de travail, 1 mille à répé- , 17_ rv.teau graissé, avec costumes officiers de cette association ont rter, 2 dans 3, ouverte aux membres «j,, mascarade.droit à nos plus sincères félicitations ^'Aasooiation : , „ „ I Prix pour illumination de chalou- pour le neau succès obtenu.Les cour- I ar,cr„r ebs et les différents jeux au programme ont été très goflté du public et l'ordre le plus parfait n’a cessé de i régner.Cette fête J 1 3 peSi canotS| ie samedi soir.2 3 1 ( itères Corbeil |1—M.Bélanger.Ln ' rfr*geaU.! ï il Pri* P°ur costumes./'mi! i.3 u 2i Plix p^ur 'illumination dè résiden- •reme co use 150 verges avec bar- 'eea> le dllnanche Boir.r ' HIépeIfL ’ a6’ P‘ E' I La distribution des prix aura lieu fut cependant marquée I eème course, ^crvirse * JT^ulky, trot Be?œiiChe ^ ^ Salle dU ClUb * d’un regrettable accident qui a failli et amble, ouverte aux membres de i uhaoue com-enr coûter la vie à deux personnes.l'Association, 1 mille à répéter,trois 1 Pendant la quatrième épreuve de la dans cinq : sixième course, juste comme les che- J M.Bigras.12 2 11 vaux approchaient du poteau d’arri- 2—0.Gignac.2 112 2 vée, un individu voulant traverser la piste trébucha et roula sous les sabots du cheval de M.Gignac qui à ce moment se trouvait en tête, et sans 7ème course, verges : 1er, Saint-Pierre ; Sème course, course en sacs, 150 H.Hébert ; 2e, M.3e, A.Dufresne, course à pied, 300 cet accident aurait certainement ga- S*®, IBO^vergCR‘’pieds0 nus1*1^^^^ 'n°tH Ct Chal'0Upes dans gnê cette épreuve.I Jos.Clément ; 2e, W.Saint-Pierre M.Gignac fut aussitôt projeté ?3e, A.Dufresne, terre par le choc, et s’étant trou’ê 9ème course de 100 verges; ouver pris dans les rênes fut traîné une di- te aux membres de comités du pique- dgÿ explications à zaine de pieds avant que son cheval nique : 1er, Ed.Aubertin ; 2e, R, 1 s’arrêtât.Le choc fut si violent qre Forest ; 3e, F.G.Laurin, le sulky fut brisé en deux.lûéme course de 100 verges, ouver- devra se.procurer son numéro, samedi soir chez M.Church, à SainL-Hilaire nu de M.Vi-gnaut à Beloeil, afin d’éviter ainsi des erreurs et de ne pas retarder les courses.I^e coureur devra garder le même numéro pour toute l’après midi.Les coureurs devront tenir leurs ca-llispace située entre le quai de Al.Dollard Church et le grand quai do Saint-Hilaire, afin que les Starters puissent les atteindre facilement s’ils ont leur donner.Il y aura là quelqu'un pour faire la garde des canots et des chaloupes.; Tout partant qui ne Totaux.26 4 8 27 11 0 Résultat par reprise : N ewark.000000000—0 Montréal.01001020x—4 x V frappé pour Bell à la “neuvième.” SOMMAIRE Deux huis, Demmitt.Laissés sur les buts.Montréal 4 ; Newark, 4.Coups sacrifiés, Purtell 2 ; Mason 2 : Esmond.Gagnier, E.Zimmerman.Bell.Buts sur balles, sur Mason fi ; sur Bell rés au bâton, par Mason 2.Durée do la partie, 1.35.Arbitres, Mullin et Kelly.AUTRES JOUTES A Rochester : — Roehest er.03000004x— Baltimore.000010001— Reti- Ligue de crosse Jacques-Cartier LE CLUB SAINT-PIERRE LIENS TRIOMPHE DU CAR AUX- JOUTE POUR LE CHAMPIONNAT.IBrundage, Brantford.136 44 .324 Daniels, (xiielph 84 27 .322 j Fryer, Gmlph.1(58 54 .321 1 Kiiiea, Hamilton.168 54 .321 Blerbauor, London.197 (13 .320 Neal.London.197 63 .320 Renter, Ottawa 51 16 .314 Hilliard, Peterboro.156 9 .31 1 Schaeffer, Guelph 96 30 .313 White, Berlin.109 33 .312 I-age, Ottawa.157 49 .312 1 Collins, Brantford.26 8 .303 j Cook, Guelph 165 50 .305 Ivors.Brantford 172 56 .302 Stewart, London 186 56 .301 du Lac Saint-Louis.~a à Beauharnois .rivalité entre les hydroplanes et s yachts à déplacement.Qui des sus l’emportera ?C’est ce que nous lurons le 9 août.Le “Devoir” publiera dans quelques 109 33 .312 jours le programme officiel des ré- Dans la deuxième partie pour le championnat de la ligue de crosse •lue- UNE GRAVE \C(T SiTlON ques-Cartier, les Saint-Pime-aux- London> 0nt demande que la partie1 Toronto- 31 — Le président Percy trois ans.n ayant pas subi une stule gagnée de cette façon par les Ottawa i Quinn> de la D'L-A., a écrit hier, au défaite dans cette ligue.j soit donnée comme victoire aux Lon- du National l’informant cette partie fut brillante du eommenci UNE DECISION UNIQUE.— PITRE ET CATTARINICH DEVRONT FAIRE DES EXCUSES.— LA-LONDE NOUS REVIENT.— LE JEU NATIONAL DANS L’OUEST.ET CATTA SUSPENDUS ALIGNEMENT DES EQUIPES.Il 9 Rath et Egan.Quant û la victime dts uu’on la vit Ta .IL atnYm™ niJ rT "mVJ8 cnrî 'procure ln Numê'L c.u:it tomne, „„ cru c'en H,,t i.it ZTcoZ » ** d elle; mais elle s en tira assez bien; Mnrfinpan • 3.» a ï toncouts.quand l’ambulance arriva il avait re- llëme course’ de 100 verges ou- ^ fours6 du Hmuy Scurry, il pris connaissance.Tl refusa de donner verte aux membres de l’Association téano/11*10 ^ C0UrBe debout dans Bon son nom et se fit conduire au No 41 de« Bouchers : 1er, P.E.Vincent ; ^ de Gaspê.Il paraissait souffrir de lé- 2e, Ed.Aubertin ; 3e, R.Forest, sions internes très graves.I 12ème, course ouverte â tous les Voici les résultats dé toi liés des dit- bouchers, 2 milles dash, en buggy à I manche après-midi férentes courses : deux : 1er, M.Bélanger ; 2e, M.1 1Q1' 1ère course, cent verges, pour fils i feauvageau ; 3e, O.Gignac, fle bouchers, Agés de moins de 14 ! ISème, course ouverte aux journa-ans : 1er, Adélard Corbeil ; 2e,Hec- listes : 1er, F.B.Major, “Le Ca-tor Hêtu ; 3e, Roméo Forest.nada ; 2e, R.Hurteau, “La Presse’’1; 2êtne course, cent verges, pour filles 3e, H.Shaw, la "Gazette”.Se bouchers, Agées de moins de 14 | 14ème, course de 5 milles en sulky ins : 1er, Mlle A.Messier ; 2e,Mlle ouverte A tout le monde : 1er, A.b.Bromly ; 3e, Mlle M.Saint-Jean.Lavery ; 2e, A.Payette : 3e, M.Sème Course, course A trois jambes, Ross, ouverte à tout lè monde : 1er, W.15ème, course au cochon graissé,ga-Saint-Pierre et Jos.Cardinal ; 2e, g née par M.Geoffrion.Au Shamrock dimanche Paradis du Bonaparte retira 12 hommes au bAton en 7 reprises.Cotnoir, A.Labelle, Asselin et Boisseau, bouclèrent les buts ; Bérard et Thérrien frappèrent chacun un trois buts.E.Labelle, Laflamme et Bernier fi- ______ rent des arrêts sensatioonels.Du cAté des vaincus Lavallée et JjA JOUTE MASCOTTE - RICH- .Bousquet se distinguèrent.MOND DONNERA SATISFACTION ! R.H.E.AUX SUPPORTEURS DE LA LI- Bonaparte .212641651—28 21 1 GUE DE LA CITE.Voltigeur 000000005— 5 4 9 Les amateurs de baseball seraient BONAPARTE vg MAGNETIQUE exigeants s’ils demandaient mieux Dimanche prochain, le 3 août, le que la joute Mascotte-Richmond pour Bonaparte ira rencontrer le fameux les intéresser dimanche prochain au ’jlagnétique sur le terrain de ce der-Mile-End.Le vainqueur de cette jou nier, situé coin des rues Ontario Est sera à proprement parler le rival et Davidson, le plus dangereux pour les Athléti- Le départ du Bonaparte pour Roques.Raoul Thibault et Homer Ga- chelaga aura lieu au coin des rues On-ron sont également certains de leur Iar'° Beaudry A 1 heure 12 La affaire.Les Millionnaires ne rêvei t J01’^ commencera à 2 hrs 1-4 et ., ., .les amis sont invités A venir encou- que victoire et les Mascottes atten- r ,e Bonai,arte A vaincre le9 ldo.dent avec cette confiance qui caractz- lsg du quartier Hochelaga.rise les forts.Le public amateur est p0ur Informations, Alphonse Ber- T- Les courses du Grand Circuit LE STAKE DES MANUFACTURIERS A ETE GAGNE PAR TENARA.— CE PRIX REPRESENTE UNE VA-LEUR DE SU 0,000 Kcefe.Jacklitsch A Buffalo : — Jersey City.020000000— 2 5 fi Buffalo.000033111— 8 11 1 Thompson et Wells ; Bevbn et Stephens.A Toronto : — Providence.010100210— 5 9 4 Toronto.000200000— 2 4 1 Zamblook et Kochcr ; Gaw, Hearne, Graham.LES PARIS SUR LES JOUTES New-York, 31.—La polire semble impuissante à mettre un frein aux bookies qui prennent les paris sur les joutes professionnelles de baseball.Voici quelques uns des odds sur lesquels le public est appelé à parier : L—Pari au pair que le club gagnant fera plus de points dans une inning que le club perdant dans les neuf manches régulières.2.—Pari au pair qu’un coureur rendu au '' troisième ” ne comptera pas avec un seul homme de mort.3.—Trois contre un qu’un loueur logé au “ deuxième ” ne comptera pas alors même qu’il n’y aurait qu’un homme de mort.4.—Trois contre un que tel ou tel frappeur sera struck out.5.—Doux pour un que Ty Cobb, Magner, Baker, Lajoie, etc., ne prendront pas leur premier but sur lieux ou trois fois au bâton.But Point Couvert 1er déf.2ème néf.3ème déf.Carillon 3.H.Brooks A.Robert A.Lapierre C.Germain À, Dufresne O.Lavoie O.Gaumond Centre A.Dufresne A.Tessier V.Therrirn P.Gauthier C.Leclerc Lafleur R.Legault P.Chartier St-Pierre, 15 | A.Girard V.Leduc G.Kirkland C.Hamel E.1 iff it on A.i.emay J.R.Poutre 1er ntt.Adélard Richer 2èmc att.R.Kirkland Sème att.P.Norton Extérieures 1).Racine Intérieures L.H.Mamviel Arbitres Prégent Enniskellen gagne le steeplechase que Pitre et Cattarinich seront suspendus jusqu’au jour où le premier fera des excuses au juge du jeu Humphreys et le second au public de Toronto pour avoir retardé la partie de 25 minutes.On s’attend en cette ville, à ce que cette décision soit le dernier coup donné au Big Four, car CE CHEA AL ¦JOUE A UNE COTE DE il semble certain que le National ne F AN OKI fe ESI ( LASSE PREMIER se prêtera nas A cette humiliation.se prêtera pas à cette humiliation, DANS LA IR0IS1EME EPREUVE quand M.Fleming peut volontaire-Ai N COURSES D’HAMILTON, ment faire ce que bon HIER, I Cette décision 1 l l 2 4 6 7 3 2 5 2 3 4 5 1 75 3di> 8 dis 2.04 3-1, 3 111 1 4 7 plus embêté pour prédire le résulLe de cette rencontre.Odgers et Ashton seront les “slab artists’’ de l’après-.midi.C’est dire que les frappeurs de j deux clubs n’auront pas tous leurs aises, et plus d’un rui soupirent a-près une augmentation de leur pourcentage au bâton se verront dêconte-lancer par les énigmatiques courbes des lanceurs auxquels ils - iront faire face.Les Balmoral e 'fcles Ville-rai se rencontreront dans la première partie.nier, 493 rue Beaudry.Belle victoire du club Bonaparte Le populaire club de baseball Bo-laparte est allé rencontrer dimanche lern'ier, le Voltigeur de la Pointe-tiix-Trem'oles.T Bnnannrte se montra supérieur 1 son adversaire en le déclassant par an résultat de 28 à 5, Le lanceur Aux joueurs du Cartier Tous les joueurs du club de crosse Cartier de la Montreal Senior Lacrosse Union sont priés de se réunir ce soir au No 420 Avenue Delorimier.Les élections des officiers seront à l’ordre du jour.A NOS AMIS Le “Devoir” est outillé oour Tam des Imnresslnns dans tous les oenrH.Ouvrant aaranU- Grand Rapids, Michigan, 31.— Te nara, piloté par Andrews, a gagné stake des Manufacturiers hier après midi.Voici les résultats des épreuves:] Classe 2.07 ambleurs, 81,000, 3 dans 5|| Stetbrino Lad, par Stetbri-brino, Bertha Best ( Rod- ney).5 Iowa Tod, par Tod-Wyneta ( Smith ).i Warner Hall ( James Benyon) 2 Eddie Dillard ( Snow ).9 Nellie Temple ( Murphy ).4 Holy Brand ( Childs ).Our Colonel (Jones).Gordon Prince ( Erwin ), , King Daphne ( Frost ).Temps, 2.04 3-4, 2.4 3.4 2.01 1-2.I he Furniture Manufacturers Stake 810,000, classe 2.12 trot, 3 dans 5 : Tenara, par Moko-Terrentia ( A ndrews ).Tommy Horn, par Otto Wii-kes-Art rone ( McDonald ) J udson Girl ( Cox ).Dago ( N.Grady ).Fan Patch (J.Benyon).Lady Grattan (Geers)., Black Cat (Ray).Castle Dome ( Dodge )., .Temps, 2.07 1-2, 2.05 3-4 2.08 14.Classe 2.08 trot, 81,00ft, 2 dans 3 : Cheney, par Medium Lin-Nel-lio Belamour (Fleming), .i t Marigold, par Dolham-Agnes* Wonder I Murphy).] Oakdale ( McDonald ).3 Robert Milrni (Snow).2 Farra (Andrews).5 Binvolo (Snadeker).fi Temps, 2.1)7 1-4, 2.04 3-4, 2.06 M.Classe 2.17 ambleurs, 81,000, 3 daris 5 (non tenue): Mack; Thistle, par Thistlft ( Steadman).Strathstorm, par A.Strom ( Murphy ).Tipton (Rodney).Bay Sure 1 Ray).Hetty Green I Porter) ., , , Coli-sa (Snow).Alice K.( McMahon ).Temps, 2.05 3-4, 2.04 3-4, fi.00 1-2, Les parties dans les grandes ligues Voici les résultats des parties jouées hier après-midi, dans les séries des ligues Américaine et Nationale : LIGUE AMERICAINE Chicago.000000—0 4 1 New-York.00000021x—3 5 0 Russell et Schal'k; Fisher «t Sweeney.Saint-Louis .000001000—1 5 0 Philadelphie .001010000—2 6 3 Wellman et Alexander; Bush et Schang.Les autres parties ont été remises — Pluie.POSITION DES CLUBS G.P.Philadelphie.67 Cleveland .5g Washington .55 Chicago .51 Boston .4 g 5 Détroit .40 2 3 5 5 6 6 4 8 8 ft “ - - Saint-Louis New-York 39 30 28 38 40 50 46 59 63 62 4 3 3 4 _____ 5 fi - e 7 LIGUE NATIONALE ret.New-York.000000000—0 P.c.705 604 579 505 500 404 382 326 4 4 2.06 3-4, ' Chicago.00100400x—5 7 0 Tesereau, Crandall et Meyers, Wil- son; Cheney et Bresnahan.Philadelphie .1000000003—4 8 2 Cincinnati.202010000—5 7 1 Brennan, KUlifer; Ames et Clark.Brooklyn.1000000020—3 H) 1 Pittsburg.03000020x—5 9 0 Ragon, Curtis et Miller ; McQuillan 1\ 3 4 1 6 5 et Gibson.5 6 Boston.000100000—1 6 4 Saint-Louis .,32001300x—9 12 2 James, Rudolph, Strand et Rarl-den ; Harmon et Wingo, Hildebrand.1 f 1 2 2 POSITION DES CLUBS G.P.F.c.3 2 11 1 New-York .28 699 2 3 3 3 Philadelphie .53 35 602 4 4 4 t Chicago 44 527 5 5 dist Pittsburg 46 46 500 fi dist Brooklyn 42 46 477 rot.| Boston 39 52 429 2.07 1-2, ! Cincinnati .33 59 392 1 Saint-Louis 5Ï 3B3 lui semble.______ du président est uni- I que dans son genre surtout dans le .Hamilton, Ont., 31.— Enniskillen cas de Cattarinich, qui serait con- Itiges des buts A.Renaud B ost ' lassé premier, hier, dans le stee- traint de s’avouer coupable dans la Chronométreurs A.Malo pKchase handicap, à une cote de fa- presse locale qui l'a fort maltraité , v“rl'., .depuis quelque temps.I v oici les résultats des épreuves : - m.s.1ère course chevaux de 2 ans, à ré-1 j) est plus que probable que les af-130 clamer, G furlongs : faires Pitre et Catta seront arran- c ' .‘"n’o '-r’ Pero?e: !! ^ 2 ’ , “r: K Ces A la satisfaction de tout le mon- o.OO Serenata; JS, Taylor, lo a J, 4 à 1, 8 de d’iCi à samedi prochain.Les pa- SOM MAIRE 1er quart 1— Si-Pierre, R.Kirkland.2— St-Pierre, H.Mauviel.3— St-Pierre, H.Mauviel., 4— Carillon, A.Tessier.2ème quart 5— St-Pierre, 1).Raci ne.6— St-Pierre, H.Mauviel., ., 7— Carillon, A.Tessier.8— St-Pierre, P.Norton.Sème quart 9— St-Pierre, J.R.Douitre.10— St-Pierre, H.Mauviel.11— St-Pierre, P.Norton.12— St-Pierre, P.Norton., .13— St-Pierre.H.Mauviel.14 St-Pierre, I).Racine.4ème quart 15—St-Pierre, IJ.Mauviel.Ifi—Carillon, A.Tessier., ., 17— St-Pierre, P.Norton., .18— St-Pierre, H.Mauviel.PUNITIONS D.Racine, 5 min.; A.Tessier, 2.00 à 5 ; 3.Dick Dodie, 107 Moore, 40 à plers h cet effet ont été envoyés au R K) a 1, 2 a 1.Temps, 1.14 2-5.I président Quinn.8.00 0.30 3.00 1.00 Sunrlot Letter, The Urchin, Single, Colors, J no P.Nixon ont aussi couru.: 2ème course, 8600.Chevaux de, 3 ans et plus, à réclamer, 1 mille et 1 LALONDE EST EN ROUTE fur- Vancouver, 31 — Le club Vancou-I ver sera privé des services de Newsy 6 à Lalonde dans ses joutes futures car V’ ?' '04, cette étoile de la crosse part ce soir ‘t a„.• j’ à 5, .1 à 5; 3.pour Montréal oü il finira probable- iong I J.Earlon Savoy, 105, Buxton, 1.00 5, 1 à 2, 1 à G ; 0.30 Connolly 3 1-2 à .o a », » a o ; 0.pOUr Montréal où il finira probable •J 'm ‘irdoocl'e’ L, 5 a 1» -0 a 1, ment la saison avec le National.3.30 10 a 1.Temps, 1.54 4-5.: _______ 3.30 Moon Light, Schaller, Patruche, 3.15 Star Ashland, Fox Craft, ont aussi couru.| Ottawa, 31 — Bobby Pringle, qui n 3ème course, handicap steeplechase, a figuré pendant plusieurs années sur 4 00 Chevaux de 3 ans et plus, 3J5 3.30 LA CROSSE DANS L’OUEST 1-2 l’équipe de crosse Capital et qui fait milles : | partie des Vancouver de la ligue de la L Enniskillen, 162, Bowser, 3 à 5;! Colombie Anglaise depuis le commen-2.The African, 143, Wilson, 4 à 1, 6 cement de la saison, vient d’écrire à à 5, 2 à 5; 3.Jack Dennerlin, 142.,' un ami d’Ottawa que c’est son opi-mm.Pearce, 7 à 2, au pair, 2 à 5.Temps, nion que le sport de la crosse est Ligue Canadienne JOUTES D’HIER A London : — Peterboro.000001000— 1 London.I0002100x— 4 Sterling et McNeal ; Heck et Mattr son.4.03 3 Irène Gummell, Race Well ont tombé.4ème course, handicap, 8700.Chevaux de 3 ans et plus, 7 furlongs : bien mort sur la côte du Pacifique.L’imbroglio qui a surgi entre les New-Westminster et les Vancouver a - , - , été la cause directe du démembre- V V.à 2.ment de la Ligue de la Colombie An- 1, 3 a 5; 2.Mediator, 95, Martin, 5, glaise.' A Berlin : — Berlin.Ottawa.Bradshaw et et Lage.A Brantford : Brantford.Hamilton.Goro et Goose A St-Thomas Guelph.St-Thomas.à 1, 2 à 1, 9 à 10 ; 3.Donerail, 111, 5 Goose, 8 à 5, 1 à 2.Temps, 1.26.0 Towton Field, Ymir et Plate Glass ont aussi couru.| Sème course, 8500.Chevaux de 3 ans I et plus, à réclamer, fi furlongs : P .000300200— 5 10 3 1.Tom Sayers, 105, Moody, Sal .004000023— 9 9 0 3 à 1, 8 à 5 ; 2.Aunt Alice, 102, Wal- Stroh ; Kane, Rogers dron, 30 à 1, 12 à ], fi à 1 ; 3.Pam- | pina, 105, Steele, 12 à L, 5 à 1,'5 L’ex-porte couleur des Capitals dit que les joutes entre les Vancouvers et l’équipe du Club Athlétique de Vancouver, ancien détenteur de la coupe Mann, n’ont pas été prises au sérieux par le public sportif de Vancouver.Les joueurs qui.figurent actuellement sur le club de Jones sont ré- — a, tomps, 1.13 3-5.al duits à mener une existence “végêta- .301001 lOx— fi 10 2 'jonquil', Gasket’, Union Cack, Chrv1 tIve”’ Le8 «aigres recettes qui pro- .100000000— 1 8 3 sis, Edith Inez, Carlton, Marcovil et viennent des Parties jouées par les ; Donohue et Fisher, 1 Cedar Brook ont aussi couru, l "Vancouver ont été divisées entre les : I Génie course, 8500v à réclamer.Che- équipiers.000000101— 2 fi 1 vaux de 3 ans et plus, 6 furlongs • | Con J°ues s’étant rendu compte .000020001— 3 I fi 1.Inlan, 99, Deronde, »5 à 1, 2 à ijou’11 existe une hostilité déclarée ^ Kirbey et Daniels ; Clement et Inker, au pair ; 2.Working Lad, 107, Toahân, BOn endroit, qu’il ne pourra pas mê-POS1TION DES CLUBS 8 à 1, 3 à 1, 8 à 5 ; 3.Moisant, 102,1 «e vaincre à coups de piastres, va se O p p (• Wilson, 7 à 2, 7 à 5, 3 à ».Temps,! retirer de l’arène.London .45 29 Ottawa .43 31 St-Thomas.40 31 Guelph.39 32 Peterboro.35 35 Hamilton.34 38 Berlin.28 45 Brantford.20 47 LA MOYENNE AU BATON Le président Fitzgerald de la ,008 a'f>' I .581 , .1 Aur°ra, Brawney, Black Chief,! .503 Chilton Queen et Mother Ketcham,! .519 UNE EXCELLENTE IDEE .500 ,cmc «ourse, ®ouu.C hevaux do.3 ans I70 et plus, à réclamer, 10 furlongs : dgj L Club, 9' .•i(>lJ en état de faire de ses régates un ( orns, Hamilton.Ht 65 ,353 succès qui se renouvelle d’année 03 22 .319 année.194 (57 .315 Le» courses de yachts comme celles U0 39 ,330 de chaloupes «ont toujours intêres-10 3 .333 santés au plus haut degré.Mais com-3 1 ,333 me par le passé le clou de la tournée fi 2 .333 , sera la course de 50 milles pour le 250 suivent Rhnughnessy, Ottawa.Sullivan, Peterboro.Dolan, Ottawa Trout, Peterboro.Wright, Guelph.Rogers, Ottawa.Gero, Brantford.Burton, Guelph, , Finn, London., , en Lsl paru:— “LES CHRONIQUES” de Lean Lorrain Sc vend 2r> sous.Joli volume, couverture illustrée en deux couleurs.Expédié franco contre envol de 27 cents «uj Devoir.( EN VENTE AU DEVOIR VOL.IV.— No.177 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 31 JUILLET m; 7 Faits - Montréal TUCKER SUBIRA UN PROCES Henry Tucker, accusé d’avoir mis le feu à la maison de son père, 105 rue Beaulieu, a été conduit hier après-midi devant le commissaire Ritchie pour examen volontaire.Il a plaidé non-coupable et a été renvoyé en prison, jusqu’à sa comparution devant la Cour des Sessions.Tucker n’a pas demandé sa mise en liberté sous caution.A l’enquête, plusieurs témoins ont affirmé avoir vu Tucker rôder autour de la maison, très tôt le matin du feu, et essayer d’y pénétrer par devant et par derrière.Tucker a tenté de prouver un alibi.La mère de Tucker accuse également son fils d'avoir mis le feu chez elle.FESTIVAL ANNUEL DE L’UNION BELGE Le onzième festival annuel de l’Union Belge du district de Montréal :omniencera ce soir à 7.30 au Parc Dominion.Il y a quatre-vingt-deux ans aujourd’hui que le roi Léopold de Saxe Cobourg-Gotha, premier roi des Belges, a fait son entrée triomphale i Bruxelles.M.Goor, consul général de Belgique à Ottawa, sera présent à cette fête.La fête se continuera demain et samedi; il y aura tombola, vente de [leurs et attractions spéciales et nouvelles.Un programme choisi sera exécuté par l’harmonie du Parc sous la direction de M.Vander Meerschen.Dès le commencement de la soirée, a fanfare fera entendre Tair national Pelge la “Brabançonne”.LA MALADIE S’ACHARNE SUR ELLE.Comme on se le rappelle, il y a quelques semaines, Rosie Bachman était transportée à d’hôpital Notre-Dame avec une fracture du crâne.Pendant plusieurs jours elle resta entre la vie et la mort.Enfin, elle subit une opération, et au moment où elle revenait à la santé, elle eut une attaque de fièvre scarlatine qui nécessita son transport à l'hôpital Saint-Paul.L'ODEUR DE LA SAUCISSE Plusieurs citoyens demeurant dans le nord de la rue Clarke, empestés par les odeurs plus ou moins nauséabondes d’une certaine manufacture de saucisses, tenue par un Juif, ont décidé de le poursuivre sous l’accusation d’être une nuisance publique.M.Terdiman, 1441 rue Clark, le propriétaire, a donc comparu hier devant le recorder Semple qui a pris la cause en délibéré.ILS PROTESTENT A l’assemblée du conseil de Maisonneuve, hier soir, les échevins ont passé une motion protestant contre la manière dont le Pacifique Canadien conduit ses nouvelles voies à travers la ville.Les voies en question traversent seize rues.Il y en aura neuf élevées et les sept autres fermées.LA POPULATION DE MONTREAL La population de Montréal est de plus de 500,000 et celle des municipalités de 120,000.Verdon croit d’une manière extraordinaire.Là population de cette de;- ère est de 24,000.Outremont et Ma.o an neuve croissent également.LES CANDIDATS Dans les cercles de la Cour l’on parle de M.S.Walker comme le successeur de feu Joseph P.Crooke, C.R., registrateur de Montréal-Ouest.M.Walker est assistant protonotaire et greffier de la Cour d’Amirauté de Québec.BARGE SAISIE MM.Lapointe et Pilon ont pris une autre saisie contre la barge “John McGee” pour non paiement de la somme de $1,200 dûe pour diverse réparations.COUR D’AMIRAUTE Le juge A.B.Routhier, juge de l’Amirauté, district de Québec, et W.Simpson Walker, greffier, siégeront en Cour d’Amirauté, à Montréal, le 8 août.L’AMOUR DE L’ECOLE Hier soir, plusieurs agents de police du poste de la rue du Grand-Tronc, recevaient l’ordre de se rendre à Té-cole des Soeurs de la Congrégation, coin des rues Wellington et Fortune, où, disait on, les voleurs venaient de pénétrer .A leur arrivée, ils ne trouvèrent que quatre bambins blottis sous un pupitre.Ils ont été conduits chez leurs parents et ont comparu en Cour Juvénile ce matin.(DUPUIS FKERES.Limitée.! (DUPUIS FREBES.Limitée.! I DUPUIS FRERES, Limitée.1 bDUFUIS FRERES, Limitée.! Cette Vente de Blouses et Robes pour Dames Devrait Amener Ici la plus Grande Foule, Demain longues, à 42 .mm BLOUSES DE 89c A $150 POUR 49c Blouses pour Tété en bon linon, échantillons et lignes désassorties, variété infinie de styles, garnies de dentelle, broderie et remplis, encolure haute ou basse, manches % ou Attachant en avant ou en arrière.Grandeurs 34 49c BLOUSES DE $2.00 A $3.50 POUR 98c La collection complète d’échantillons et d’excédent de stock des deux plus grands manufacturiers de blouses.Elles sont faites de de lingerie blanche et voileblanc, garnies de dentelle et broderie, encolure hollandaise et collet Robespierre, man- ches longues ou %.Grandeurs 34 à 44 .98c Blouses de $3.50 à $5.00 pour $1.95 Blouses faites de belle lingerie et voile de coton blanc, nouveaux styles pour l’été, garnies do dentelle et quelques-nes brodées à la main.Encolure haute ou basse et manches %.Grandeurs 34 à 42.i pour Tété, gar- $1.95 Blouses de $2.50 à $3.25 pour $1.49 Blouses lingerie blanche de qualité supérieure, voile ou batiste blanche- Ce lot comprend des blouses fantaisie garnies de dentelle et broderie, genre “Middy”, avec collet de couleur, genre bulgare, collet et poignets bulgares, garnies de boutons.Encolure hollandaise et manches %.Régulier $2.50 à $3.25 .¦e, collet et poi- $1.49 ROBES LAVABLES DE $2.50 A $5.00 POUR $1.49 350 de ces robes en mousseline rayée fantaisie, percale fantaisie, grosse toile, guingan et linette rayés; garnitures; effets bulgares, dentelle et broderie; grandeurs pour âges de 14 à 18 ans.ROBES LAVABLES DE $3.50 A $5.00 POUR $1.89 90 robes désassorties en lingerie blanche, guingan rayé fantaisie d‘Anderson et quelques-unes en chambray uni, toutes magnifiquement garnies; grandeurs 16 à 38 ROBES LAVABLES DE $4.00 A $6.50 POUR $2.98 17ô dans le lot, en les plus nouveaux tissus; ratine mousseline fantaisie et quelques-unes en guingan d’Anderson, toutes magnifiquement garnies, avec collets et jabots en dentelle fantaisie; grandeurs pour âges de 14 à 18 ans r~ -n Les Mères Economes feront bien de profiter de cette Vente de Costumes Lavables Pour Garçonnets COS TUMES LA VABLES POUR f- GARÇONNETS DE 4 r UN PHOQUE CAPTURE DANS LE PORT.John Craig, contremaître au quai Bickerdike, et Pat Nolan, ont capturé hier soir, près de la Pointe au‘Moulin, un magnifique phoque de cinq pieds de long et pesant cinquante livres.Il est couleur gris argenté.UNE NOUVELLE ASSOCIATION Il s’est formé une nouvelle associa-tin sous le nom de “Canadian Travel Association” afin d’encourager les voyages au Canada et pendant l’hiver et pendant Tété.Le comité se compose comme suit: J A 10 ANS GENRE MATELOT, AVEC CULOTTE BOUFFANTE.—En duck blanc, en duck brun, en duck rayé bleu et blanc, en duck rayé brun et blanc, en duck rayé blanc et rouge, en duck rayé brun cl drab, en grosse loile, en guingan < CJCI rayé.Valeurs de $2.25 à $3.00.Pour ^ .J GRANDES REDUCTIONS DANS LES SOUS- VETEMENTS POUR HOMMES ~~ - U3 MAGASIN DU PEUPLE i L OOmS, frétUnl l V.BUUCLERI, lice-frukkd A- J.OVCU.Diroctsor-Gtratl Balance de lignes de corps en balbriggan, grandeurs et coleurs assorties.Régulier 50c, DUPUIS FRERES, Limitée.DUPUIS FRERES, W.T.Robson, H.C.Macaulay, C.F.Roland, F.W.Stone, C.F.Lane, E.H.Christmas, Alex.Larimore et Ed.Greenwood.IL EST TEMPS Les recherches des cadavres des femmes Charles Morrison et J.Chey-ne commenceront ce matin.Les agents de police ont pu hier localiser l’endroit où se trouve l’auto.M.Morrison est indigné du retard que Ton a mis à commencer les recherches.L’AFFAIRE LALUMIERE L’audition de la cause Lepage vs.Lalumière a été de nouveau remise, hier, au 20 août prochain, à la demande de Mtre Alban Germain, avocat de l’accusé.LA CONSTRUCTION DES TROTTOIRS La construction de trottoirs en ciment pour laquelle aucune soumission n’avait été reçue il y a quelque temps sera faite à la journée par les ouvriers de la corporation ainsi en ont décidé les commissaires, sur la recommandation de l’ingénieur en chef, M.Janin, qui pense que ces travaux pourront être terminés avant la fin de la saison.Les travaux en question comprennent la construction de trottoirs en ciment sur cent différentes portions de rues.A L’AUTEUR DU PROJET Les commissaires ont décidé de payer à M.Hal B.Brown la somme de $3,000 pour la préparation du projet de.fonds de pension des employés municipaux.M.Brown avait demandé tout d’abord $5,000.Recueillis mourants dans le golfe Québec, 31 — Le steamer du gouvernement “Montcalm” en croisière dans le golfe a recueilli dans une embarcation au large de la Pointe Fe-rolle sur la cote nord ouest de Terre-neuve deux matelots américains, Peter Fitzpatrick et Warren James P.Van Tassel, qui n’avaient pas mangé depuis 48 heures.Les deux infortunés font partie de l’équipage du vapeur “Alaka” Capt.James Bascon, propriété de Cunningham E.E.Thompson de Gloucester, Mass., qui est actuellement au large de Greenly Island.Partis dans une embarcation pour faire la pêche à quelques enca-bleurs du vaisseau ils s’égarèrent, dans la brume et passèrent deux jours perdus sur la mer sans prendre aucune nourriture.Ils étaient dansl un grand état d’épuisement lorsque le "Montcalm” les a secourus.Celui ci les a laissés à Sydney.FRERES, Limitée.pour ________ , GOBI'S ET CALEÇONS, en balbriggan naturel, beau fini, régulier 50c, pour.33 C CORPS ET CALÈCÔNS, en beau balbriggan importe, deux fils, les meilleures marques, naturel, blanc, mauve, rose, bleu.Spécial /g /jj CORPS ET CALECONS, en' fil de Lille, parements soie cordée, tricot élastique, en 00£ blanc ou naturel, régulier $1.00, pour J 'riSSSSwlïïS'JüMR DUPUIS PREPES, I>lniifAo.fl Le Nationaliste ?Stations d’hydroplaoes (Service particulier) Londres, 31.— Le “Daily Times” prétend tenir d’excellente source la nouvelle que l'Amirauté a l’intention d'encercler les côtes anglaises de stations d’hydroplanes à cinquante ou cent milles les unes des autres.Cette décision a été prise parce que les manoeuvres navales qui se poursuivent actuellement ont prouvé que ces machines sont sans pareilles pour servir de porteurs de dépêches et pour signaler l'approche de sous-marins.« Le service du téléphone Les travaux de réparations à là compagnie de téléphone Bell, se poursuivent avec activité jour et nuit, et le tout sera prêt pour demain matin.Voici d’ailleurs les déclarations faites par un des officiers de là compagnie à un journailisle: Les travaux vont leur train.Demain soir, le service sera le même qu’avant l’incendie.Tous les numéros “main” pourront demain avoir des communications entre eux”.L’incendie n’a pas causé le trouble que Ton croyait, dans le quartier des affaires.Ce sont les avocats qui ont été les plus incommodés.Les banquiers se sont très peu plaints du service.Député anglais en prison — —•— J “Le Ch ne de la Vie" par < ^ Jeanne de Coulomb (Suite) Vue pnsi, la petite ville ne semblait pas tenir à la terre.Comme .’îlot, à l’accès interdit, elle renfer-nait un peu de mystère.Hené se taisait; accoudé au bastingage, il se laissait envahir par une délicieuse impression qu’il ne pouvait pas définir.Les pierres ftrises que la mer venait battre et qui, là-bas, grandissaient à vue d'oeil, lui faisaient l’effet de vieilles amies qui l’appelaient.Avant de les avoir touchées, il les aimait déjà.Le ciel sans nuages, la mer calme, la physionomie riante ou placide de ceux qui l’entouraient, tout contribuait à augmenter en lui celle sensation d’apaisement qu’apportent les fins de jour dans les endroits où Ton a devant soi un vaste horizon.Et, pour lui, si ennemi de la lutte, et même de l’effort, c'était une véritable volupté de sentir qu’il entrait dans le repos.Le bateau vint accoster une longue cale en pente où un groupe de personnes attendaient «on arrivée.—Voici mon père! s’écria Imïc.Le capitaine avait vieilli depuis six ans: ses cheveux drus et frisés ressemblaient maintenant à une toison d’agneau blanc el il avait beaucoup grossi, mais il ne perdait pas un pouce de sa haute stature.Avec sa figure imberbe, qu’achevait un double menton, et son teint très coloré, il ressemblait à ¦ un vieux portrait du XVlIte siècle.La passerelle, à peine jetée, le brave homme sauta à bord pour prendre entre ses larges mains la main de son hôte.(Service particulier) Londres, 31.— George Lnnsbury, ancien député ouvrier qui a démissionné pour se faire réélire sur la question du suffrage féminin et a été défait, a été condamné -hier par le tribunal de Bow Street à trois mois de prison pour discours incendiaires a l’appui de la cause des suffragettes.11 a quitté la cour aux applaudissements des femmes, déclarant qu'il va pratiquer immédiatement la grève de la faim.Ah! Monsieur de Chàteauduc, quel beau jour oour nous!.Comment vous remercierai-je jamais?Je vous en prie, capitaine, dit René qui descendait à terre.Ne renversons pas les rôles.I ne voix flûtée interrompit ce premier échange de compliments.—Capitaine, ai-je mal entendu?.Mais non, je ne crois pasi.Je reconnais maintenant M.de Château-duc!.Mon cher enfant, comment se porte votre mère?.Je suis son amie de pension, Léontine Banna-leci.Ne vous souvenez-vous pas de moi?.Un peu déconcerté par la brusque apostrophe, René salua Tamie de sa mère.Oui, il la reconnaissait maintenant, toute petite, menue, un air mutin de pensionnaire sous la poudre des cheveux blancs.Et, du même coup, il reconnaissait aussi le vieux monsieur à moustache grise du bateau.M.Bannalec souriant, mais plus cérémonieux que sa femme, lui tendait la main à son tour.—'Lais.scz-.moi vous présenter à notre pupille, reprit Mme Bnnna-leo.—Marine, le comte de Château-duc .Mlle Touiinguet causait avec Loïc; elle lui disait des choses bannies.le temps était beau.elle avait vu des mouettes.elle se plaisait à Port-Louis.,, et, cependant, sa conversation l’absorbait an point qu’elle ne répondit qu’au se- LE NATIONALISTE, journal hebdomadaire paraissant depuis dix ans le samedi soir, est absolument indépendant Et cela lui permet de juger sans parti pris hommes et choses et de présenter sous leur vrai jour les faits et les idées.LE NATIONALISTE publie des articles et des chroniques sur les événements de la semaine.Il dégage de l’actualité les épisodes qui offrent l’intérêt le plus vivant et il en traite à un point de vue essentiellement canadien.LE NATIONALISTE touche à toutes les questions susceptibles d’intéresser le public canadien et il les expose sous la forme la plus concise possible en même temps que dans l’esprit le plus impartial.Rédaction et Administration : 71a RUE SAINT-JACQUES MONTRÉAL Téléphones : Main 7460 et 7461 ABONNEMENT : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE .$1.50 LE NUMERO ; 2 SOUS LE PACIFIQUE Canadien EXCURSIONS DE MOISSONNEURS de Montréal à (P 1 /A/A Winnipeg %plU.UU Du 18 août au 3 Septembre Détails sur demande.LE TRAIN LE PLUS RAPIDE POUR LA COTE DU MAINE PORTLAND, OLD ORCHARD ET KENNEBUNK L«.gare Windsor 9.00 a.m.et 9.15 p.m.CALEDONIA SPRINGS Cinq trains chaque jour.CONCOURS CANADIEN DE CANOTAGE A ST-JEAN, QUÉ Samedi, 2 août De Montréal et retour ip: tous 4 août .90c Départ dans l’après-midi du 1er août.Par es trains du 2 août.Limite de retour, Excursions au Bord de la Mer De Montréal St-Andrew et retour ., , Fredericton et retour .St-Jean ei retour .Moncton et retour .Halifax et retour .Digby et retour.Portland Me.Old Orchard .Kennebunk Port.Départ les 15, 16, 17, 18, de retour, 4 septembre.{$12.50 ; {$14.50 .$7.50 .$7.80 .$8.35 19 août.Limite GRANDTRUNK -SYSTEM^ MONTREAL ET TORONTO Voie double tout le parcours, 9 hrs et 9 lira 40 malin.7hrs 30 et 10 hr» 30 tair Wagons-salon restaurant et bibliothèque sur les trains de jour; wagons-lits Pullman, éclairés ft 1 électnrité, sur les trains de nuit.L’‘'INTERNATIONAL LIMITED'’ L« train le piua beau et le plus rapide au Canada Pour Toronto, Chic.ago fi points intenni.maires, tous les Jours h 9 hrs.matin EXCURSIONS AU BORD DE LA MER __Billets de retour de MONTREAL à PORTLAND, Me.«r OLD ORCHARD.Me.' - ' ‘L K E N N EB U N K PORT, Me.a 9Ï NEW LONDON, Me.8;f)0 Départ du 18 nu 19 août.R-etour 4 eeptenihre PORTLAND ET LES COTES DU MAINE Tous les Journ Dép.Montréal, 8h.01 mutin et 8h.15 «olr Arr.Portland.5h.45 soir et 7h.matin.NEW LONDON ET PLAGES I/Eipreas “Seashore" part de la gare I3o-naventure chaque soir à 8h.30.Le train du matin part à 8h.30.COURSES DE LA “CANADIAN CANOE’’ MONTREAL L ST-JEAN, et retour .90.manche, de Montréal, 8 hrs.matin, VOIE DE CHEMIN DE FER ET DES GRANDS LAOS Entre l’Est et l’Ouest du Canada.Grand-Tronc, et Northern Navigation Co., Vié Sarnia, Lac Huron, Lae Supérieur et Fort William.EXCURSIONS DE COLONS Billets aller et retour pour l’Ouest du Canada, viâ Chicago, chaque, mardi, jusqu'au 28 octobre.Bons pour deux mole.BILLETS A LA COTE DU PACIFIQUE Retour, 31 octobre.Privilège d'arrêts.BUREAUX EN VILLE : 123 rue Saint-Jacques, angle St-Franrois-Xavier Téi.Main 6905, Hôtel Windsor ou gare Bonaventurc.EXCURSIONS DE COLONS Billets d’aller et retour en vente pour Win* nipeg, Edmonton et gnros intermédiaires.Tous les mardis jusqu’au 20 octobre.Limite de retour 2 mois.BUREAUX DES BILLETS : 141-143 rue Saint-Jacques.Tél.Main 8125 ou à l’Hôtel Windsor, et aux gares Place Virer et Windsor.cond appel de sa tante.Elle mordra alors un minois éveillé dans un ovale très pur.Le nez avait des ailes fines; la bouche était bien dessinée; les grands yeux noirs pétillaient de malice.La grâce enfantine de la jeune fille était encore exagérée par une jupe à la cheville et la coiffure toute simple; une natte relevée â l’aide d’un ruban.Sans effronterie, elle regarda René bien en face, el.sans doute, eette figure d'honnête homme lui plut, car tout de suite, elle s’écria, après un vigoureux shakehànd: — Seriez-vous le fils de l’amie de tante Linette?—Oui, Mademoiselle.—Oh! tant mieux! Cela fera ulai-sir à ma bonne tante de parler de votre mère! Je m’imaginais n'avoir pas été très sage pendant mon temps de pension! Mais je crois qu'elles ont fait encore plus de bêtises que moi! Elle riait en montrant de jolies petites dents bien rangées, mais d’aspect peu fragiles qui devaient croquer sans peine les noisettes et le nougat.A l’écart, presque â la dérobée, Loïc regardait la jeune fille.René surprit ce regard.On y lisait de la tristesse et du regret.Et il pensa alors à la réflexion, entendue une demi-heure auparavant: —Je ne suis pas de ceux qui épousent les héritières! —Suis-je de ceux-là?se demanda-t-il.Peut-être! Il avait un vieux nom, de couleur historique, et, sans parler de sa fortune et de ses succès littéraires, il portait un titre qui pouvait flatter l’amour-propre d’une petite bourgeoise.Cette idée lui embruma le front et arrêta le sourire sur ses lèvres.Aussitôt que la politesse le lui permit, il prit congé de Mme Bannalec, mais pas avant que celle-ci ne lui eût dit: —Je vois que le capitaine Perhel-lo vous enlève?Habiteriez-vous chez lui?Dans ce cas, nous sommes voisins.Au revoir donc!.' Un je ne sais quoi qui passa dans la voix de tante Linette fit dresser l’oreille à René.Citte rencontre semblait toute ft rlnite; en réalité o’étart-elle pas préméditée?Il éprouvait l’impression d’un oiseau pris au trébuchet, et si la fausse honte ne l’avait retenu, le lendemain matin, il se sérail réembarqué pour fuir le péril entrevu.Mais, en remontant le môle, enlrc Loïc et son père, il se trouva stupide d’échafauder de semblables suppositions.Mme de Chàteauduc n’avait pas entendu parler de son amie de pension depuis la mort du comte.Elle voulait entraîner son fils à Biarritz pour le marier à Mlle Sorel; tout cela ne prouvait-il pas qu’elle était à cent lieues d© Marine Mort d’un ancien entrepreneur Xous apprenons la mort de M.Moïse Rochon, ancien entrepreneur.Le défunt était âgé de tiô ans et demeurait au Xo 2(51 rue Boyer.1 .es funérailles ont lieu demain à 8 heures 30 l’église Saint-Denis.Touiinguet?—Alors, pourquoi a-t-elle cédé si vite quand j’ai parlé d’aller à Port-Louis?objecta la logique du jeune homme.C’était là le point obscur qu’il s’agissait d’éclaircir.René remit es soin à plus tard.Pour l’instant, il se devait à ses hôtes.—Nous habitons là-haut, rue de la Brèche, expliqua Loïc.Dans deux minutes nous serons arrivés.De loin, sans les avoir jamais vues, le voyageur reconnut les vieilles maisons voisines, larges, hospitalières, regardant le glacis, bordé d’arbres—que les gens du pays appellent le pâtis—qui vient buter sur les remparts ne servant aujourd’hui qu’à l’abriter du vent d’ouest.Le capitaine Perhello gravit, le premier, les cinq marches d’un petit perron et introduisit son hôte dans la pièce de devant.—Monsieur René, voici votre chambre! La place n’avait pas été ménagée.Tout un appartement parisien aurait tenu à l’aise entre les quatre murs.Des objets curieux encombraient la cheminée et la commode: magots à la tète branlanle, modèles réduits de jonques, yatagans, étriers de bronze, coffrets incrustés de nacre, ivoires eisclé.s, vases de Chine.Ces choses anciennes, qui racontaient une prospérité disparue, enlacè-Ffl-nt iUuit de suil« Ufuio rjfl mille PARC DOMINION MEILLEUR QUE JAMAIS i Pour un engagement limité AUX JOURS DE ’49 Une histoire réelle des mines d’or 100—AUTRES ATTRACTIONS—100 31 Juillet, 1er et 2 août.—Pique-nique annuel do l’UNION BELGE VENDREDI APRES-MIDI A 4 P.M.M.McClymont donnera un récital d’une demi-heure avec l’orchestre unique de Hope-Jones à V Venez entendre ce merveilleux orchestre plus de la représentation régulière LES PRIX SONT LES MEMES liens sympathiques.—Voilà un superbe sujet d’ouvrage! pensa-t-il : Histoire de la Compagnie des Indes.' Allons! j’ai du pain sur la planche!.Et, devant la perspective d’entreprendre de nouvelles recherches, de passer encore de longues heures dans la poussière et le silence des bibliothèques, il sourit comme un homme très heureux.IV —Monsieur René, si vous !e voulez bien, nous irons sur la plage.La soirée e*( belle.Nous aurons plus d’air qu’à la maison.,, Les deux jeunes gens franchirent une poterne, la seule ouverture des emparts à l’ouest.La mer brisait doucement.Par moments, du côté de Betlc-Isle, une grande lueur de phare balayait le ciel, et alors, on apercevait vague-ment la rade ouverte, un clocher à droite, une côte basse à gauche, et, très loin, au large, des récifs et une île à peine indiquée.Plusieurs sociétés peuplaient l’ombre.On les devinai» nu brui» dos rires et des conversations.A suivre)
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