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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 1 juin 1985
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1985-06-01, Collections de BAnQ.

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lOCATION ^ les pr fessionnels de \p location d'automobiles ooon 15,949 ru» Sharl^rook», Mrt.0^4-44XW Vol.LXXVI — No 126 Possibilité d'averses.Max .22.(détail page 6) Montréal, samedi 1er juin 1985 C6te-Nord.AbititM a Gaspésie 85 cents ye OPNTQ Nouveau-Bfunswtck 90cents, Toronto i,00$ • ^ wCle I w Le « Gandhi québécois » Baril prend la défense du leadership de Lévesque PIERRE O’NEILL Gilles Baril: partisan de Landry Le député péquiste de Rouyn-Noranda-Té-miscamingue à l’Assemblée nationale, M.(lilies Baril, s’indigne du traitement que certains de ses collègues ministres et députés font subir à M.René Lévesque, son chef, en critiquant publiquement son leadership sous le couvert de l’anonymat.Ce comportement qu’il qualifie de « dégueulasse », M.Baril le croit inspiré uniquement par le goût de conserver le pouvoir à tout prix.Au cours d’un entretien téléphonique, M.Baril a confié au DEVOIR qu’il est profon-dément attristé de constater que ces minis- tres et députés semblent avoir oublié tout ce que M.Lévesque a fait pour eux, pour le parti et pour le Québec.Il lui apparaît évident que les contestataires « ont oublié leur dignité au vestiaire » et perdent le.sens du respect, quand ils « poignardent dans le dos » le « Gandhi québécois, leur père politique », qui a fondé un nouveau parti, les a portés au pouvoir, et leur a confié la responsabilité de diriger le Québec durant deux mandats, a épuré les moeurs politiques, a permis aux Québécois de maîtriser leur développement économique, leur a redonné le contrôle des richesses naturelles, a présidé à la nationalisation de l’électricité et a imposé la démocratisation du financement des partis politiques.« Qui sont-ils, demande Gilles Baril, ces gens qui veulent parachuter leur chef par la fenêtre du troisième étage », parce qu’Uis sont convaincus qu’un simple concours de beauté va leur permettre de redevenir populaires auprès de la population et de conserver le pouvoir ’?» Ceux qui croient qu’un changement de chef suffirait pour remporter les prochaines élections générales, Gilles Baril les prévient qu’ils se leurrent et que le Parti québécois, quel que soit son chef, n’évitera pas la défaite électorale.« Ça n’a pas de bon sens de traiter M.Lévesque de cette manière.Ils veulent le sacrer dehors pour conserver le pouvoir.Et le pouvoir pour faire quoi ?» Le grenouillage qui a cours actuellement au sein du gouvernement et du parti, Gilles Baril l’attribue notamment à un sentiment de panique engendré par les résultats défavorables des sondages, a « la crise de confiance qui ronge le caucus et le cabinet » depuis plusieurs années, une crise qui ne pouvait se terminer autrement que par « une chasse au bouc émissaire ».Puis il ajoute : « Les dé putés qui veulent le voir partir vite, sont déjà dans le concours de beauté.C’est le syndrome Turner.C’est leur première préoccupation, garder le pouvoir».Cela étant dit, M.Baril admet que la majorité des ministres et députés souhaitent que M.Lévesque abandonne la direction du parti Voir page 12: Baril i IN.f?L ’« énergie du Nord » Bourassa maintient que les tarifs ne doubleront pas MARIE-AGNÈS THELLIER QUÉBEC — Le chef du Parti libéral du Québec, M.Robert Bourassa, trouve « irresponsable » de voir un ministre du Parti québécois affirmer, sans fournir ses bases de calcul, que la construction d’une centrale de 12,000 mégawatts entre 1986 et 1994 ferait doubler les tarifs d’électricité au Québec au cours de cette période.« M.lean-Guy Rodrigue dit que les tarifs doubleraient.C’est une affirmation burlesque », a déclaré M.Bourassa, rejoint au téléphone par LEl DEVOIR hier après-midi.Il trouve « irresponsable de voir un ministre déposer un sirnple bout de papier à l’Assemblée nationale, sans avoir la décence la plus élémentaire de donner ses bases de calcul, surtout au sujet des tarifs».M.Bourassa réagit vivement devant cette hypothèse d’un doublement des tarifs d’électricité d’ici 1994, hypothèse à vrai dire pas très bonne électora-lement, surtout à 48 heures d’une élection partielle où il est candidat.Mais il ne réagit pas vraiment devant le chiffre avancé par le ministre de l’É-Volr page 12: Bourassa Lévesque concède l’avance au PLQ dans les 4 comtés ?CONSTITUTION : POSSIBILITÉ D’UNE PREMIÈRE RENCONTRE AVEC MULRONEY D’ICI UNE SEMAINE Photo Louise Lemieux La lauréate du DEVOIR: Lynda Baril La lauréate du concours de journalisme que LE DEVOIR avait lancé à l’occasion de l’Année internationale de Id Jeunesse, Lynda Baril, apparaît ici à son futur poste de travail, devant un écran cathodique de la salle de rédaction du DEVOIR.Le prix du concours était un emploi de journaliste surnuméraire d’été, pour la période du 24 juin au premier septembre.Lynda Baril termine un baccalauréat en communications (journalisme)_à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).Elle avait rédigé, pour le concours du DEVOIR, un reportage sur le phénomène des mères porteuses, ou mères «d’emprunt», dont on commence à trouver quelques exemples au Québec.LE DEVOIR a reçu une cinquantaine de textes pour ce concours ouvert aux étudiants en journalisme.Il en a publié huit, et a retenu quatre finalistes.Outre la gagnante, les trois autres sont: Josée Desbiens, étudiante en information et journalisme à l'Université de Montréal, Pascale Bréniel, étudiante au programme de communications (journalisme) de l’UQAM, et Guy Laliberté, étudiant en information et journalisme à l’Université de Montréal.Lé jury du concours, qu’on voit ici en compagnie de Lynda Baril, était composé (dans l’ordre habituel) de la rédactrice en chef du DEVOIR, Lise Bissonnette, et des deux journalistes Nathalie Petrowski et Marie Laurier.LAURENT SOUMIS Tout en voulant fouetter le moral et l’ardeur de ses troupes, le premier ministre du Québec, M.René Lévesque a admis, hier, à Boucherville, que le dernier sondage interne du Parti québécois, dans les quatre circonscriptions où se dérouleront des élections partielles, lundi, assurent moins de 40 % des intentions de vote à sa formation.S’il nourrit encore quelques espoirs dans la circonscription de Bertrand, sur la Rive-Sud, où Mme f’rancine Lalonde aurait amorcé un rattrappage, les jeux semblent être résolument faits dans Bourget, l’Assomption et Trois-Rivières.Au cours d’une visite éclair, hier après-midi, dans Bertrand — la seule circonscription où le « pointage » du Parti québécois l’assure de plus du tiers des intentions de voté — le premier ministre René Lévesque a néanmoins concédé l’avantage au chef du Parti libéral et candidat local, M.Robert Bourassa.Devant une quarantaine de tra- vailleurs d’élection, réunis au quartier général de la candidate péquiste, Mme Francine Lalonde, le chef du PQ a dévoilé le résultat du dernier relevé des intentions de vote, compilé jeudi dernier.Selon M.Lévesque, « ce sondage nous assure d’ores et déjà de 35 % des votes, et peut-être de 40 %».Tout en avouant que « Robert Bourassa devait avoir autour de 50 % », le chef péquiste a dit compter surles suffrages des 10 à 15 % d’indécis « qu’on ne peut répartir Voir page 12: Lévesque Le Canada aura 3 centres d’élimination des BPC LOUIS-GILLES FRANCOEUR Le gouvernement fédéral et les provinces ont convenu hier de la nécessité de construire trois usi- , nés à travers le Canada où seront ' éliminés les composés toxiques halogénés, dont les biphényles po-lychlorés’ (BPC) constituent le rejeton le plus célèbre.Mais d’ici à ce que ces trois usines soient en opération au Québec, en Ontario et dans l’Ouest, le gouvernement fédéral entend se porter acquéreur d’un certain nombre « d’unités mobiles » qui se rendront détruire sur place les composés les plus dangereux à la condition toutefois qu’ils se retrouvent à l’état liquide.Ce type d’intervention sera réservé aux produits très « concentrés » en raison de ses coûts d’exploitation élevés.Enfin, le gouvernement fédéral et les provinces ont convenu de synchroniser les systèmes qui leur permettent de contrôler à des degrés divers le déplacement des produits toxiques d’un bout à l’autre du pays de « leur naissance à leur mort ».Un tel système a été mis en place mercredi au Québec, • une première canadienne qui fut examinée avec envie hier par plusieurs autres provinces.Ces trois decisions ont été annoncées hier par le ministre fédéral de l’Elnvironnement, Mme Suzanne Blais-Grenier, à l’issue de la conférence fédérale-provinciale qui a réuni dans la métropole tous les ministres responsables de ce dossier au pays.Fier de voir le Québec devancer les autres provinces dans ce domaine comme ce fut le cas récemment dans le dossier des pluies acides, le ministre québécois de l’Environnement, M.Adrien Ouellette, fut le seul à parler d’échéancier.Il faudra, a-t-il dit, entre deux et trois ans avant que le projet d’usine du consortium SPllRDOQ puisse entrer en opération.M.Ouellette a révélé qu’il.avait offert à ces collègues des Maritimes d’utiliser la future usine de SFIRDOQ pour y détruire leurs halogénés, ce qui rendrait, a-t-il dit, « plus profitable » l'opération de Voir page 12: Le Canada , lÉlft Photolaser CP Mme Suzanne Blais-Grenier a présidé hier à Montréal la conférence fédérale-provinciale des ministres de L'Environnement convoquée pour régler le problème de l’élimination des BPC.Ottawa projette un parc marin à l’embouchure du Saguenay ALAIN DUHAMEL Le gouvernement canadien se propose de constituer à l’embouchure du Saguenay un parc national marin et, dans ce but, a commandé des éludes d’inventaire et de potentiel des re.ssources.A l’inauguration de la Semaine nationale des parcs nationaux, aujourd’hui au complexe Guy-Fa-vreau.le ministre de l’Environnement du (Canada, Mme Suzanne Blais-Grenier, doit faire part de la volonté de son gouvernement de réaliser ce projet et des étapes qu’il suivra pour y parvenir.Le gouvernement canadien investirait près d’un quart de million de dollars dans des études de faisabilité.Mme Blais-Grenier a eu depuis le début de l’année plusieurs échanges à ce sujet avec le ministre du Loisir, de la Chasse et de ]» Pêche du Québec, M.Jacques Voir page 12: Parc marin 0 LE DEVOIR CULTUREL mme neige y ifti soleil Comme neige au soleil WILLIAM BOYD Au pied du Kilimandjaro, à la frontière des territoires anglo-allemands, colons, fermiers, et militaires des deux bords, se jettent avec d autant plus d'ardeur dans la guerre qu’ils sont persuadés, comme l’explique un officier anglais, » qu’il fait trop chaud ici pour se battre plus longtemps.On fondra tous comme neige au soleil! » Six héros pas toujours très héroïques, dont l’histoire, racontée avec une verve graphique et une ironie tendre, ne cesse d’osciller entre la folie et la maison, l’hiralité et l’horreur.tirage: 100 000 exemplaires FRANCE-AMÉRIQUE -wr- -LL Les enfants du soleil ?RAMSÈS il il! polile dLslncl de Terrebonne seront vendusparaulontédeJustice les biens et effets de M AR( TMKR RI KN .saisis en celle cause, consis tant en I télévision couleur meuble 24 I .set de salon 4 morceaux.I té lév ision 20” couleur Zénith, etc Conditions ARC.KNT COMPTANT ou eu KQU K VISÉ Informations .lACgUKS VIKN.huivsier.288-0211 Montréal, ce 29ième jour de mai 198.*) Linteau.Villeneuve.Miller.1 oilie.Poitevin.Oiguère y(' District de Terrebonne COUR PROVINCULK No 700-02 002313 K4 0 COMM DKSNORMKSDU TR \V \IL -VS- 117143 CANADA INC A M.S Le 13/06/85à 10 00heu res au 637 Boul des l.aurentides St Antoine district de Terrebonne seront V endus par autorité de J ustice.les biens et effets de BAR LA CA-( IIKTI'K saisis en cette cause, con sistant en 1 caisse enregistreuse T S A model 1050.1 dacl>lo Roval éleettique 1 lot de cadres, etc Con dit ions ARC KNT COMPTANT ou l lllsyt'K VISÉ Informations .I\Cyl KS VIKN.huissier 288 0211 Montréal, ce 29ième jour de mai 1985 Linteau Villeneuve Miller.Loilie.l*oitevin.Oiguère (jt Disti ict de'l'errebonne COUR PROVINCIALK No 700 02 002966 84 5 COMM DKSNttRMKSDU TR WAIf.-VS- 118628 CANADA INC à \LS Le 13/06/85 à 12 00 heu res au 740 Boul des Hauteurs.St Hy-polvle.district de Terrebonne seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de MARC THKR-RIlsN saisis en cette cause, consis tant en 1 télévision couleur meuble 24 1 set de salon 4 morceaux.1 lé lév ision 20” couleur Zénith Conditions \R(.KNT COMPTANT ou ClIKtiUKVISÉ Informations JACQUKS VIKN.huissier.288 0211 Montiéal.ce 29ième jour de mai 1985 Linteau.Villeneuve.Miller.Lüilie Poitevin, (iiguère Q(‘.Disti ici de Tel rebonne (T)UR PROVINCIALK No 700 02 002966 84 5 (OMM DKSNORMKSDU TRAVAIL -VS- 118628 CANADA IN( &ALS Le 13/06/85 à 10 00 heu 1 es au 673 Boul des Laurentides.St Antoine, district de Terrebonne se-lont vendus par autorité de Justice, les biens et effets de BAR lw\ CA ( Il Is’UrK saisis en celle cause, con sistant en 1 caisse enregistreuse 'I SA model 1050.l dactylo Royal.1 lot de cadres, etc Conditions A R C KNT COMPTANT ou CHÉQUK VISÉ Informations JACQUKS VTIsN huissier.288 0211 Montréal, ce 29ièine jour de mai 1985 Linleau.Villeneuve.Miller Lorlie.Poitevin, (îiguère Q(' District de Montréal COUR PROVINCIALK No 500 02 046988 84 1 BOIVTN.FAUCIIKR & DA-VI \ULT -VS- LK GROUP K PI KH R K MORIN INC Le 12/06/85 à 12 00 heuiesau 70 —9K Bue.Rox boi O.disti ict de Montréal seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de LK GROUPK PIKRRK MORIN INC saisis en celle cause, consistant en 1 bureau en bois.1 fauteuil noir sur roulettes, l photocopieuse de marque Royfax Bond Copier, etc C'onditions AR C.KNT COMPTANT ou CIIKQUK VISÉ Infoi mations * CARI.LOR 'l’Ils.huissier.288 0211 Montréal, ce 29ième jour de mai 1985 Linteau.Villeneuve.Miller.Lortie, Poitevin.Giguère QC Dislncl de Montréal COUR PROVINCI\LK No 500 02 039037 84 6 HYDRO yUÉRKC-vs-MARIO VIDOL Lel4/06/85àn 30heu les au 2000 St Marc app 1203.Mont léal district de Montréal seront venduspai auloriléde Justice, les biens et eflets de CARLOS VI 1)0L saisis en celte cause, consistant en 1 '! V couleur meuble Zénith.1 sys-lènie de son complet avec acc, 1 bi bhothôque beige 12 portes, etc Conditions ARC.KNT COMPTANT ou ( Il l'ItiUK VISÉ Informalion.s RO(.KR JOBIN.hui.s.sier 288 0211 Mono éal.ce 29ième jour de mai 1985 Linleau.Villeneuve.Miller.[,oilie.Poitevin,C.iguère (^C District de Montréal COUR PROVINCIALK No 500 32 007968-83 9 RAYMOND FLOURNOY -\s- VAN PKTTKWAY Le l4'06/85à 10 30heuresau3655 Ridgewood app 600.Montréal, district de Montiéal seront vendus par auto nté de Justice les biens et effets de VAN Pl'/r'l KWAY saisis en cette cause, consistant en 1 sel de salon 4 moiceaux.2 daclvlos manuels.1 congélateui blanc, etc ('onditions NRGKNT COMPTANT ou (Tl É (jl Is VISÉ Infoi mations ROGKR JOBIN huissier.288 0211 Montréal, ce 29ièine jour de mai 1985 l.mteau.Villeneuve, Miller.Lorlie.Poitevin, Giguèie (i( District de Montréal.No 500-02 052665 838 MARC VALOIS vs 806600 ( \N VDA LTÉK Le 11 juin 1985 à 14 00 heui es au 7 ouest, rue Beau bien Montréal dit district seront V endus les biens et effets de 806600 ( \N\D\l/rÉK consistant en 1.caisse eni egislreuse Towa & acc, 1 ladin .lulielte Solid State brun.I gios moulin à viande gris électrique A .ICC éijuipemenls divers Condi lions XRC, KNT COMPTANT OU (TlKCil K VISÉ ANDRÉ PKLI.K-TI l -R.huissiei.879 1007 Monli éal.ce 29 mai 1985 (^ Disliul de Montréal GRKFFK DKLAPMX No 434056055 DOS SIKR 021716 MONTRÉAL CMU NUIPM.K.P requérante vs ^ R WÇOIS ARNOLD P intimée f’RKNKZ WTS que le 14 juin 1985 à 10 .lOhres Au 4683 St-Denis, Mont réal dit district, seront vendus par auloi lté de Justice, les biens et ef fets de FRANÇOIS ARNOLD, saisis en celte cause, consistant en 1 automobile de marque Audi 5000.1980 4 portes, imm BKA 219.vert foncé avec toit ouvrant, intérieur brun et acc Conditions PAIK M i: N r ( ' O M P T A N T 0 U C H É g U K VISÉ Renseignements MICHKL 1)1 FIORK.huis.sier.284 1148 De l'élude Paquette A ass Montréal le 28 mai 1985 g( Di.stnci de Montréal C.RKFFK DK LA PAIX No 808491541 DOS SIKR 014289 MONTRÉALCMU M( IPALK P requérante -vs-ABKI GAZKMAR.p intimée PRK-NKZ AVIS que le 12 juin 1985 à 14 00 hies Vu 8023.Remt Descaries.Montiéal dit dhslnct, seront vendus pai autorité de Justice, les biens et effcMsde VBKL GAZ KM AN, saisis en celte cause, consistant en 1 automobile de marque Ford Thun detbiid.1977 blanche, imm 376L786 et acc ('onditions PAIKMKNT COMPTANT ou CHÉQUK VISÉ Renseignements LOUIS-LUCIKN CORDKAU huissier.284 1148 De l'étude Paquette A ass Montréal le 28 mai 1985 (^C Di.striet de Montréal GRKFFK DK LA PAIX No 831992593 DOS-SIKR 030266 VILLK DK MONT K É \ l P I eijuéra nie -vs A B K L C A ZKMVR P intimée PRKNKZAVIS (jue le 12 juin 1985 à 14 OOhres Au 8023.Remi l)e.scartes, Montréal, dit disti ic't seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de ABKL G V/KMAR, saisis en celte cause.( onsistant en 1 automobile de mai que Ford Thunderbird, 1977.blanche, imm 376L786elacc Conditions PAIKMKNT COMPTANT ou ( IIKQUK VISÉ Renseigne meiils I.OUIS LUCIKN COR DKAU.huis.sier.284 1I4K De l'é tude Paquette A ass Montréal le 28 mai 1985 (i( Disti icT de Montréal GRKFFK DK L\ PAIX No 831992582 DOS-SIKR 030270 VILLK DK MONT-RÉVI .p requérante vs-ABKLGA ZKMAR.p intimée PRKNKZAVIS (|uele I2jum I985à 14 OOhres Au 802.1.Remi De.scarles, Montréal, dit district, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de VBIsI GA/KMAR.saisis en celle cause consistant en 1 automobile de mai que Ford 'l’hunderbird.1977.blanche.imm 3761,786etacc Con dilions PAIKMKNT COMPTANT ou ( HKQUK VISÉ Renseignements I.OUIS LUCIKN COR DKAU.huissier, 284 1148 De l’é tude Paquette A ass Montréal le 28 mai 1985 gi Disluct de Montréal GRKFFK DK L\ PAIX No 433051743 DOS SIKR 031076 MONTRÉA C MUNICH' VLK.P requérante -vs- JAC-gi KSBOND.p intimée PRKNKZ AVIS que le 12 juin 1985 à 12 00 hres Au 11373 Pigeon, Monlréal-Nord.disii ic't de MU.seront vendus par auloi lté de Justice, les biens et ef fels de J vegu KS BON D, saisis en cette cause, consistant en 1 système de son et acc.1 téléviseur cou-leui 20" Zenith, et autres biens Con-ditions P VIKMKNT COMPTANT ou (T! KQU K VISÉ Renseignements MICHKI.ROBKRT.huis sicM.284-1148 De l’étude Paquette A ass Montiéal le 30 mai 1985 (jC Di.sliiclde Montréal GRKFFK DK L\PAIX No 432804164 DOS-SlKRfl30901 LARKINK.p requérante -vs- DIMITRIOSGKINOS.p intimée PR KN KZ AVIS que le 12 juin 1985 à 13 OOhres Au 4537,4K Rue I av al.district de MU, seront vendus pai autorité de Justice, les bicMiset effetsdeGKINOS DIMI TRIOS .saisis en celle cause, consistant en 1 camion de marque Ford, modèle Isconoline, 2 portes avec boite de couleur bourgogne et acc (onditions PAIKMKNT COMP T WTou CIIKQUK VISÉ Renseï gnements HLBF.RT PAQUKTTK huissiei.284 1148 De l'élude Paquette A ass Montréal le 30 mai 1985 (i( District de Montréal GRKFFK DK L\ PAIX No 432152346 DOS SIKH 030900 I ARKlNK.p requé lante vs DIMITRIOSGKINOS.p intimée PRKNKZ AVIS que le 12 juin 1985 à 13 OOhres Au 4537.4K Hue Laval, dnslncl de MU.seront \ endus pai autorité de Justice, les biens et effets deGKINOS DIMI-'I Rios.saisis en celte cause, consistant en 1 camion de marque Ford, modèle Kconoline, 2 portes avec boite de couleui bourgogne et acc Cundilions PAIKMKNT COMP TVNTouf HÉQLIKVISÉ Ren.sei-gnements IIUBKRT PAQUKTTK, huissier.284 1148 De l’élude Pa (juelte A a.ss Montréal le 30 mat 1985 (j( Distiut de Montréal, No 50002 018391 8.)9 MVHYTOMANCIK vs-NORM VN KOWALYK Le 13 juin 198.) à 10 00 heures au 8262, Birnam, app '1 en les ville et distrid de Monl 1 éal sei ont v endus les biens et effets de NORMAN KOWALYK, défen (teui savoir 1 téléviseur couleur I aniplificateur Sanyo DCV 311 1 automobile de marque Chevrolet, etc ( ondilions ARGKNTCOMP TV\T OU CIIKQUK VISÉ RÉ .1K V N ( 11AILI .É.huissier.286-7175 Montiéal ce30mai 1985 QC Di.slncl de Montréal COUR PROVINCIALK No 500-02 043141-84 0 HYDRO QUÊBKC-vs-MO-HAMKDAHMKD Le 14/06/85 à 10 00 heures au 1200 Chameran, St laiurenl.dLstnet de Montréal seront vendus par autorité de Justice, les biens el effets de MOH AM KD AH-M Kl) saisis en celle cause, consis tant en i système de son complet avec acc .1 piano en bois.I set de salon 2 morceaux en cuir Iwun.etc Conditions ARG KNT COMPTANT ou CHÉQUK VISÉ Informations ROGKR JOBIN huissier.288 0211 Montréal, ce 29ième jour de mai 1985 l.mteau.Villeneuve Miller, Lortie.Poitevin, Giguère Q( District de Montréal COUR PROVINCIALK No 500 62 007917 84 7 CHIM STALI.LIMITÉK -vs-MICHKLCHARKTTK Le 14/06/85 à 10 00 heures au 598 Principale.St Donal.district de Joliette seront v endus par autorité de J ustice.les biens el effets de MICHKL CH A-RKTTK saisis en celle cause, con sistant en 1 mobilier de salon 4 moiceaux.1 téléviseur couleur meu ble 18" de marque Êlectrohome.1 lave vaisselle de marque Inglis.etc Conditions ARGKNTCOMP TANT ou CHÉQUK VISÉ Infor mations .lACQUKS VIKN.huissier, 288 0211 Montréal, ce 29ième jour de mai 1985 Linteau, Villeneuve, Mil 1er Lorlie, Poitevin.Giguère QC.District de Jolielte COUR SU-PÉRIKURK No 705 05 000177 85-0 SOC COMMKRCIAI.K 130068 CA NADA LTÉK -vs- GII.LKS PILON KTAl.Le 12/06/85 à 12 00 heures au 313 Notre Dame, Repenligny, disti ict de Jolielte seront vendus pai autorité de Justice.les biens et effets de GII.LKS PILON KT AL saisis en letle cause, consistant en 1 lot de boites de conserves et denrées alimentaires, etc Conditions AHGKNT COMPTANT ou CHÉ QUKVISÈ Informations JACQUKS BOUTHIl.l.lKR, huissier, 288 0211 Montréal, ce SOième jour de mai 1985 Linteau.Villeneuve.Mil 1er.I .ort le.Poilev m.G iguère (i( Di.slnct de Montréal, COUR MUNICIPAl.K No 831238295 VILLK DK MONTRÉAL -vs- LÉ-VKSQUK DANIKI.Le 86/06/12 à 10 00 heures au 4529 A, Rocque Brune,St Léonard.seront vendus pai autorité de J ustice.les biens et effets de I.ÉVKSQUK DANIKL, sai-.sis en celle cause, consistant en 1 laveuse.I sécheuse.1 stéréo et aubes DANIKL FI.KURANT Condi lions AHGKNT COMPTANT ou CIIKQUK VISÉ Informations 288-0211 Montréal, ce 30ième jour de mai 1985 l.mteau.Villeneuve.Miller.Lorlie, Poitevin, Giguère Q( .District de Montréal.COUR MUNU IPALK No 830096304 VILLK DK MONTRÉAL -vs- LÉ-VKSQUK DANIKL Le 85/06/12 à 10 00 heures au 4529 A.Rocque Kl une.St-I.éonard, seront vendus par auloi ilé de J ustice, les biens et effets de I.ÉVKSQUK DANIKL, sai SIS en celle cause, consistant en 1 sel de salon.1 stéréo, 1 laveuse, 1 $é cheuseet autres DANIKL FLKU-RANT Conditions ARGKNT C()MPl'ANT ou CM ÉQU K VISÉ Infoi mations 288 0211 Montréal, ce 30ième jour de mai 1985 l.mteau, Villeneuve.Miller.Lorlie.Poitevin.(’¦ Iguère Q( , District de Montréal, COUR MUNICIPALK No 815357233 VILLK DK MONTRÉAL -vs- LÉ-VKSQUK DANIKL Le 85/06/12à 10 00 heures au 4529 A.Rocque Brune.SI Léonard,seront vendus par autoi Hé de Justice, les biens et effets de I.ÉVKSQUK DANIKI., saisis en celle cause, consistant en 1 set de salon, 1 stéréo.1 laveuse, I sécheuse et autres DANIKL FI.KU-R\NT Conditions ARGKNT COMPTANTou CHÉQUK VISÉ In-foi mations 288-0211 Montréal, ce 30ièmedemai 1985 Linteau, Ville-neuve.Millei.Lorlie, Poitevin.Gi-guèie (JC, Disliicl de Montréal.COUR MUNICIPAl.K No 436729134 VILLK DK MONTRÉAL -vs- MU-K\BANTUMBAB I.e 85/06/12 à 11 00 heui es au 7400 Sherbrooke Ouest.« HO.Montréal, seront ven dus par aulorité de Justice, les biens eleffelsde MUKABA NTUMBA B.saisis en celte cause, consistant en I tv Admirai couleur.I bureau de II avail.1 lecteur cassettes Pioneer.1 table-loui nanle Fisher Mt-650, I ampli Pioneer SA-6500,2 colonnes de son Technics, 1 tuner Pioneer TX-6500.1 venldateur .super tête pivotante etc LOUIS FONTAINK Conditions ARG KNT COMPTANT ou Cl! KQU K VISÉ Informations 2K8 02H Montréal, ce SOième jour de mai 1985 Linleau.Villeneuve.Miller.Lortie.Poitevin,Giguère (JC District de Montréal.('OUR MUNK IPALK No 135954674 VII.I.K DK MONTRÉAL vs- MUKABA NTUMBA B Le 85/06/12 à H 00 heures au 7400 Sherbrooke Ouest.« 110 Montréal, seront vendus pai aulonlé de Justice.les biens eleffelsde MUKABA NTUMBA B.saisis en cette cause, consistant en 1 tv Admirai Couleur, 1 bureau de travail.1 lecteur cassettes Pioneer, 1 table tournante Fisher MT-650.1 ampli Pioneer SA-6500.2 colonnes de son Technics.1 Tuner Pioneer TX 6500.1 ventilateur super léle pivo tante, etc LOUIS FONTAINK Conditions ARC.KNT COMPTANT oul’HKQUKVISÉ Informations 288 0211 Montréal, ce SOième jour de mai 1985 I.mleau.Villeneuve.Miller.Lorlie.Poitevin.Giguère (^C District de Montréal COUR SU PÉRIKURK No 500-05 015504 812 DOSSIKR 11085 PAULÊMILK ALARIK.p demanderesse vs- LU Ml\ AMKDKO p défenderesse PRKN KZ AVIS que le 14 juin 1985 à 10 00 heures Au 1577, Louts Duro-cher.Vimont.district de MH.seront vendus par autorité de Justice.les biens et effets de AMKDKO LU MIA.saisis en celte cause, consis tant en I humidificateur de marque General Klectric et acc.1 table de téléphone en bois dessus en marbre (ronde), et autres biens Conditions PAIKMKNT COMPTANT ou CH É QUKVISÈ Renseignements RO NALD JOHNSON, huussier.284 1148 De l'étude Paquette & ass Mont réal le 29 mai 1985 (J( .Dislncl de Montréal No 500-02 018231 H40 STKLIOS CHUNTALOS & \LS vs GLKDKLHOMMK Le 12-06 85 à 10 00 heures au 3411 Jean Talon Ksi en les ville et district de Munliéal.seroiil vendus par auto nté de J ustice.les biens et effets de GL K DKI.llOMMK.savoir Éla gère, poterie & articles div ers Con ditions \HC.KNTCOMPTANTou CH KQl K VISÉ RÉJ KAN ClIMLLÈ huissier.286 7175 Monl réal.ce 30-05/85 Prov mee de Québec.District de Monlréal.COU R PROVINCIALK No 505-T2 000604 H51 MARCKL LÉ l’I N K.demandeur vs- MARTIAL NADKAU.défendeur U 12juin 1985 à 11 00 heures au domicile du défen-deui au No 3665 rue Sl-Joseph.app 15.est en la cité de Monlréal.seront \ endus par autorité de J ustice.les biens et effets du défendeur, saisis en celle cause, consistant en 1 ta ble tom nanle Sony Direct Dnve PS-Tl 1 amplificaleur Pioneei SA-6700 IsléiéoJVC AM/FMTV5.2C0 lonnes de son Akai.1 sofa base en bois avec coussins en lissu brun & auties Conditions ARGKNT COMI’TVNT MARTIN NADKAU.huissiei Longueuil.ce 27 mai 1985 FAUBKRT.NADKAU & ASSOCIÉS Pi o\ ince de Québec.District de Mont léal.COU R PROVINCIALK No 505 32-002309 848 MMKLU CILLIC ROBINSON, demanderes.se.vs ROBKRT GKRMAIN.défen deui Le 12juin 1985.à 12 OOheures au domicile du défendeur au No 1665 rue Vt'rsaiiles.app 5 en la edé de Pointe aux 'lYembles.seront vendus pai autorité de Justice, les biens et eflets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en 1 téléviseur Candie couleur 19" 1 divan 3 places base en bois vernis avec 2 fauteuils de salon, 1 machine à coudre New Williams.1 bahut en bois vernis.3 poi les de 3’ x 4' x 1’ Conditions AR GKN1’( OMPTANT MARTIN NA-Di'lAl’, huissier Longueuil, ce 27 mai 1985 FAUBKRT, NADKAU 4 ASM K’IÉS Pi ov mcc de Québec.District de Montréal.COUR PROVINCIALK No 500 02 007625-853 CKNTRK DK L \ M \IS0N K BKAUCHKSNK INC , demanderesse, vs- I.YSK RoUSSKALî.défenderesse Le 11 juin 1985.à 13 00 heures au domicile de la défenderes.se au No 657 rue Pi incipale en la edé de St Amable, sei ont V endus par autorité de .lus tice les biens et effets de la défen dei esse, saisis en celte cause, con sistanl en 1 chaise berçante en bois Conditions ARG KNT COMPTANT PIKRRK FAUBKRT.huissier I>on-gueuil.ce 27 mai 1985 FAUBKRT.N\I)K\U& ASSOCIÉS Prov ince de Québec.District de Montiéal.COUR PROVINCIALK No 505 27 014073 846 LKPKRCKP TKUR DKS AMKNDKS.deman deur.vs RICHARD LAMOU RI'U \ défendeur Le 11 juin 1985à Il 00 heures au domicile du défen-deui au No 460 rue Dominique en la cité de Ste Julie, seront v endus par auloi lté de Justice, les biens el ef fet.s du défendeui.saisis en celle cause consistant en I lélécouleur Toshiba Blackslnpe 20 1 contrôle à distance, 1 .svstèine de son Pioneer.2 boites de son 3' Realistic Conditions \RGKNT COMPTANT PIKRRK FAUBKRT.huissier l.on gueuil.ce 27 mai 1985 FAUBKRT, NADKAU &ASS(K’IÉS Prov ince de Québec.District de 'l'ei rebonne.COUR PROVINCIALK No 700 02 000392 853 C.OUTTIKRKS LASALLK INC .demanderesse.vs MARCKL LAN-(ÎKI IKR défendeur Le 12juin 1985.à 10 00 heuies au domicile du défendeui au No 405 rue Charles de Gaule en la cilé de Sle Julie, seront vendus pai autoi dé de Justice.les biens el effets du défendeur, saisis en celte cause, consistant en 1 four micro-ondes I.don Generation II Multi Wave Conditions ARGKNT COMPTANT PIKRRK K\UBKRT.huissier Longueuil.ce 27 mai 1985 P M'BKRT.NADKAU 4 ASSO CIÉS Pi ov ince de Québec, District de Montiéal.COUR PROVINCIALK No 520 32 000899 849 CRANSTON II KiRI) demandeur,-vs-LKS AR MOIRKS ROLAND GAUTIIIKR INC 4 ROLAND G AUTIlIKR.’dé fendeurs Le 10 juin 1985.10 00 heu res au domicile du défendeur RO-L\M) (.AUI IIIKR au No 358 rue ( 'ui é Dav id en la cité de Donon, dis ti ici de Beauharnois.seront vendus pat autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, .saisisen celle cause, consistant en meubles de ménage Conditions ARGKNT COMPT\NT DANIKL BOILKAU hui.ssiei.845 2804 Montréal, le 30 mai 1985 Q( District de Monlréal COUR PROVINCIALK No 500-02 053916 K34 DOSSIKR 9 2767 29 LACROIX Kl VKRRKAULTINC .p deman-dert'Sse vs RÈJKAN TlIKRRIKN, P défenderesse PRKNKZ AVIS que le H juin 1985 à 11 OOhres Au 93.33 Avenue Nord.Rois Des Filions, dis I ru l de Terrebonne, seront v endus par autorité de J ustice.les biens et eflets de RÉJKAN TilKRRIKN.saisis en celte cause consistant en 1 lélév iseur couleur 20 " de marque H( A.1 ensemble de salon et acc.el autres biens Conditions PAIK M KNT COMPTANT ou CM ÉQUK VISÉ Reruseignemenls ALAIN RI CHKR huissier.284 1148 De l'élude Paquette 4 ass Montréalle 30 mai 1985 Q( District de Montréal COUR Ml NICIPALK No 85994 VILLK DK ST LM'RKNT vs DANIKL JOHNSON LeK5/06/l2à 10 30heu res au 12220.Wood Monlréal.seront V endus par autorité de J ustice.les biens et effets de DANIKL JOHN SON.saisis en cette cause, consis tant en une table antique en bois, av ec 4 chaises.I tv couleur 12 pou ces.1 système de son Juliette.1 as piialeui h liter Queen ('ondilions ARC.KNT COMPTANT ou CHÉQUK VISÉ Information DKNIS ST GKRM \IN huissier.288 0211 Montiéal.ce 30ième jour de mai 19H5 Linleau.Villeneuve.Miller, Loilie.Poilevin.Giguère Q( District de Montréal COUR MUNICIPAl.K No 85993 VILLK DK SI LAURKNT vs DANIKL JOHNSON Le85/06/12a 10 30heu resau 12'220.Wood.Monlréal.seront v endus pai autorité de J ustice.les bienset effets de DANIKI.JOHNSON.saisis en cette cause, consis tant en une table antique en bois, a\ec4chaises 11\ couleur 12pou ces.1 SV slèrne de son J ulielle.1 as pu ateur h liter Queen ('onddions \RG KNT COMPTANT ou CHÉQUK VISÉ Information DKNIS S'I-GKRMAIN.huissier.288-0211 Munli éal.ce 30ième jour de mai 1985 Linleau.Villeneuve, Miller.Lorlie.Poitevin.Giguère QC.Distiicl de Monlréal COUR Ml NK IPALK No 437815630 VILLK DK MONTRÉAL -vs- KA-I.O(; l-'.Rt)P()l'Lt >S CONSTANTIN Le 85/06 I2àll 00 heures au 10640 Del \cadie.app 21.Monlréal, se 1 ont V endus par autorité de Justice, les biens el effets de KALOGKRO-POU LOS CONSTANTIN, saisis en celle cau.se.consislanl en meubles el aiticlesde maison.1 auto Dodge Rovale Monacobrune Conditions ARGKNT COMPTANT ou CHÉ (JU’KVISÉ Information YVKS PKPIN.huissier.288 0211 Monlréal, ce Jflième jour de mai 1985 Linteau, Villeneuve Miller, Lorlie.Poitevin.Giguèie (}( District de Monlréal COUR Ml MCIPM.K No 432711031 VII.I.K DK MONTRÉAL vs- KY I'KOS'IHK(U)OCIOS Le85/06/13à 10 00 heures au 1788 De t'orme.Vi mont, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de KY PKOS TH KODOCIOS.saisis en cette cause, consistant en I sel de salon.2 calculatrices 1 photoco pieurJM VQC in.l dactylo IBM 1 but eau.I laveuse à linge 1 set poids el haltères.1 causeuse bleue Conditions ARG KNT COMPTANT ou Cil ÉCjUK VISÉ Information FR \NÇOls BKRTRAM) huissier.288 0211 Monlréal, ce 30ième jour de mai 1985 Linleau.Villeneuve.Miller Lorlie.Poitevin.Giguère Q( District de Monlréal (’OUR Ml NICIPALK No 830320853 VILl K DK MONTRÉAL -vs- KY PRKOS THKODORIOS Le 85/06/13 à 10 00 heui es au 1788.Delorme.Vi-monl.Laval.Qué H7M 2W3.seront v endus par aulonlé de J ustice, les biens cl effets de KYPRKOS THKO-DOKIOS.saisis en celte cause, con sistanl en 1 set de salon.2 calcula trices.1 photocopieur 3M VQC III dactvIoIBM l bureau.1 laveuse à linge 1 set poids el haltères, 1 eau seu.sebleue Conditions ARGKNT COMPT\NT ou ('H KQUK VISÉ In-foimation FRANÇOIS BKR TR\M) huissier.288 0211 Monl réal.ce 30ième de mai 1985 lanleau.Villeneuve.Miller Lorlie, Poitevin.Giguère (J(' Disti ici de Monlréal COUR Ml NICIPALK No 835234260 VILLK DK MONTRÉAL -vs I.A BKLLK Gil LKS Le 85/06/13 à 10 30 heures au 6978A.Rondeau.Ville d’\njou.seront vendus par auloi dé de Justice, les biens et ef fetsde LARKLLKGILLKS.saisis en cette cause, consistant en 1 di-van 1 fauteuil en tissu rouge.Cari elle avec bras en bois massif ( ondilions ARGKNT ('OMPTANT ou CH ÉQU K VISÉ Information D \NIKL DI FIORK, huissier.288-0211 Monlréal.ce 30ième jour de mai 1985 Linleau.Villeneuve.Mil lei Lorlie.Poitevin Giguère QV District de Monlréal COUR Ml NICIPALK No 816544120 VII,LK DK MONTRÉAL -vs- LA MOURI.XMARRK Le 85/06/13à 10 30heuiesauH437,12e ave.Mont léal .seiont vendus par autorité de Justice, les biens el effets de LA MOU R LAMARR K.saisis en celle cause, consistant en 1 système de son.1 sel de salon.1 tv Admirai, el auties Conditions ARGKNT ( OMPTNNTou ('H ÉQU K VISÉ In-foimalion DANIKL FLKURANT.huissiei 288 0211 Monlréal, ce 30ième jour de mai 1985 I>inleau, Villeneuve.Miller.Lortie, Poitevin.Giguèie Distncl de Montréal No 50(MI2 04.5436 842 JOSK PKNACHO vs AL/IRA PKNACHO Le 11 juin 1985 à 12 00 heures au 6050.rue Jeanne Mance Montréal, dd district seront vendus les biens el effets de A L ZIR \ PKNACHO.consistant en t .sofa et fauteuil en tissu fleurie.1 bu reau commode en bois style espa gnol 1 tv couleur RCA meuble à an tenne effets mobiliersdivers Con dition.s ARGKNTCOMPTANTÜU CH KQl’K VISÉ PHIIAPPK PRO VKNÇAL huissier 879-1007 Montréal, ce 29 mai 1985 QC District de Montréal, No 000-00-000000 000 No 11883 VILLK DK MONTRÉAL NORD vs ROMAND DOGAMKRI Le 12juin 1985à 10 30 heures au 11520.Langelier #2.Montréal Nord district de Montréal .seront v endus les biens et effets de RoMANO DOGANIKRI, consistant en i 1\ couleur Zenith S26996 » 6062225 el acc .l appareil Philipps et acc .t lampe suspendue rouge el doié effets mobiliersdivers Condi lions ARGKNTCOMPTANTOU ( H ÉQU K \ ISÉ ANDRÉ PKLLK-TIFR.huissier 879 1007 Montréal, ce 29 mai 1985 Q( .Di.stnct de Montréal.No 000-00^ 000000 000 No 11748 VILLK DK MONTRÉAL NORD vs MARY WADKL le 11 juin 1985à 10 00heu resau 11474.Normandie, Montréal Nord district de Monlréal .seront vendus les bienset effets de MARY W \I)KL.consistant en 1 TV cou leui Panasonic 4 acc, Klectrolune poi tative.1 horloge murale, 1 table tournante \udio Reflex 4 acc .effets mobiliersdivers Conditions \RGKNT COMPTANT OU CHÉ Ql KVLSÉ ANDRÉ PKLLKTIKR huis.siei, 879 1007 Monlréal.ce 29 mai I9K5 t^( Di.slncl de Monlréal.No 500-02 03'28H3H40 STRUCTURÉS MÉTRO DU (' \NADA LT vs- RUTH MA GNA DURANLKAU 4 MARCKL Le 14 juin 1985 à 10 00 heures au 2533.Acadie.Brossard district de Montiéal seront vendus les biens et effelsdeR MAGNA DURANLKAU 4M PILON, consistant en 1 Pon liac l,eMans bleu, lie AMW 363.1 set de salon 4 mex bleu, I machine à éciiie Olympia, effets mobiliers di veis Conditions ARGKNTCOMP-'I \NT OU CHÉQUK VISÉ MI CH KL PINKT.huissier, 879-1007 Monlréal.ce 29 mai 1985 (j( Disti ICI de Monlréal, No 000 00-000000 000 No 10585 VILLK DK MONTRÉAL NORD vs- ALINA MKC BR INC Le 17 juin 1985 à 10 00 heures au 3650, Sabrevois.Montiéal Nord district de Monlréal .sei ont V endus les biens et effets de ALIN \ MK(' B R INC.con.sislanl en 1 lowing G MC rouge TC4 3341516885, lie Qué 85/F 570678 4 acc 1974 1 radio ('oncerto.t clas-.seul Artofex 2 tiroirs latéraux, équi pements divers Conditions AR G KNT COMPTANT OU CH ÉQU K VISÉ \NI)RÉ PKLLKTIKR.huis-siei 879-1007 Montréal, ce 29 mai 1985 (iC.Dislncl de Monlréal No 000-00 000000 000 No 12910 LA VILLK DK MONTRÉAL NORD-vs JACQUKS t AROCHK Le 11 juin 1985 à 11 00 heures au 12275, Hurleau #1.Monl-réal-Nurd district de Montréal seront V endus les biens el effets de JA( QUKS L AROCHK, consistant en 11V couleur Granada portative 4a(c 1 V idéo lldachi VHS 4 acc Conditions ARGKNTCOMPTANT OU CIIKQUK VISÉ ANDRÉ PKL-! KTIKR.huissier.879 1007 Mont réal.ce 29 mai 1985 Pi ov ince de Québe(\Dlslricl de Montiéal.COUR PROVINCIALK No 520 32 001292 846 SCOTT MOR Ris demandeur, -vs- DIANK PHILLIPS defendere.s.se Le 10 juin 1985 à ri '10 heures au domicile de la défen deiesse au No 11897 rue Pavillon en la i lié de l'ierrefonds.district de Montiéal.seront vendus par autorité de J ustice, les bienset effets de la défenderesse, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage ('ondilions ARGKNT COMPTANT DANIKL BOILKAU.huissier.H45 2804 Montréal le 30 mai 1985 Prov ince de Québec District de Montiéal COUR PROVINCIALK No 5 2 0 3 2 000071 852 YVON (’YR ÉLK('TRIQUK LTÉK, demande res.se.vs- RK'HARI) BIRON, dé-fendeure LelOjuin 1985à 14 30heu res au domicile du défendeur au No 80 I ue HiHcrest en la cité de Sl-Pierre.district de Montréal, seront vendus par auloriléde Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en celte cau.se.consistant en meubles de ménage ('ondilions AR C.KNTt'OMPTANT DANIKL ROI I.KAU.huissier.845 2804 Montréal, le '10 mai I9K5 Pi ov ince de Québec.District de Montréal.COUR PROVINCIALK No 500-02 017207 841 DR WILLIAM SH \W, demandeur, vs- KRROL SCIIN APP.défendeur Le 18 juin 1985 à 12 00 heures au domicile du défendeur au No 31 Chalillon.Dol-laid-des Ormeaux, distnet de Beau hai nois.seront vendus par autorité de Justice, les bienset effets du dé fendeur.saisis en celle cause, con sustant en 1 auto Ma^da grise 4 por tes.I frigidaire Sears Cold^l 2 portes avocado.1 .sécheuse Kenmore.1 lav euse Admirai.1 table de cuisine cai amel av ec 6 fauteuils, etc.etc Conditions ARGKNTCOMPTANT ou CH KQUK VISÉ GÉRARD BRUCHÉSI, huissiei.377 1215 Valley-field, ce 18 mai 1985 Q( District de Montréal.COI R Ml NICIPALK No 837201702 \ ILLK DK MONTRÉ\I, vs LK KKI.ÉMU IKN Le KS 06 13 i U 00 heures au 317 Cartier « S.Laval.Qué II7N 2N8.seront vendus par auloriléde Justice, tes biens et ef fets de LKRKI ÉMILIKN.sausis en celte cau.se consistant en 1 voilure de marche Chev rolel Caprice 1977 série tN69l 71291500 GII.LKS DK SORMKM'X Conditions AR G KNT COMPTANT ou CH ÉQU K VISÉ Informations 28K0211 Mont réal.ceSOiètnejourde mai 19KS Lin teau.\ illeneuve Miller Lortie Poi tev m.Giguère (^C District de Monlréal.COLR MUNICIPAl.K No 815327656 \ Il.LK DK MONTRÉAL vs LK G \U LT SM VAIN Le 85 06 13 à 10 00 heures au 337.6e Ave Laval.Qué .sei ont vendus par autorité de Justice les biens et effets de LK G \l'LT S\ l VAIN, saisis en cette cause, consistant en lautodemar que Cilalion.l v idéo Betamax GIL 1 K,s DKsoRMKM’X ('onditions \RGKNT COMPTANT ou CHÉ QIKMSÉ Informations 288 0211 Montréal, ce SOième jour de mai 1985 l.mteau, Villeneuve Miller, Loitie Poitevin,Giguère Ql Distnil de Montréal, COUR MUNICIPALK No 831238284 VILLK DK MONTRÉAL vs LÉ VKSQUK DANIKL Le 86 06 12 à 10 00 heures au 4529 A Rocque Brune SI I éonard.seront vendus pai autorité de Justice, les biens et effets de I.ÉVKSQUK DANIKL, sai hisen cette cause, consistant en 1 set de .salon, 1 laveu.se.1 sécheuse el auties DVMKl.FLKURANT Con dilions VRC.KNT COMPTANT ou CH ÉQU K VISÉ Informations 288 0211 Monliédl.ce 30ième JOUI de mai 1985 l.mteau Vitleneuve.Mil lei.Lortie Poitevin Giguère (¦H District de Montiéal COURSU PÉRIKURK No 500-05 015504 812 DOSSIKR 11085 PAUL ÉMILK ^1.\RIK, p demandeies.se vs LU MI\ VMKDF.O.p défenderesse PRKNKZ AVIS que le 14 juin 1985 à 10 OOhres Au 1577, Louis Durocher Vimont dislncl de Mtl, seront ven dus par auloriléde Justice, les biens el effets de AMKDKO LU MIA, sai SIS en cette cause, consistant en l humidificateur de marque General l^lec•tnc et acc l table de téléphone en bois dessus en marbi e ( ronde), et auties biens Conditions PAIK MKNTCOMPTANToul'IlÉQUK VISÉ Renseignements RONALD JOHNSON.huis.sier.284 1148 De l'é tude Paquette 4 a.vs Montréal le 29 mai 19X5 C^C Distncl de Monlréal COUR MUNKIPAl.K No 836745534 VII.I.K DK MONTRÉ \L vs ! A PRKSJUI.KS l.e H5/06'12 à 15 00 heuiesau7l57, Candiac.SI l.éonaid.seionl vendus par auloi ilé de Jus lice les biens eleffelsde I.APRÈS .) U LKS.saisis en celle cau.se con sistant en 1 sel de salon.1 Iv con sole Isléiéo et autres ('ondilions ARGKNT COMPTANT ou CHÉ QUKVISÈ Information DANIKL FI.KUR \NT.huissier 288 0211 Montiéal ce 30ième jour de mai 1985 Linteau Villeneuve Miller.Lortie Poitevin (îiguèie Q('.Di.stnct de Montréal.COUR Mil N IC IPALK No 838325482 VILLK DK MONTRÉAL -vs PO LIQUINYVKS Le 85/06/12 à 10 00 heui es au 460 ('uré Bélanger, i.ache naie.sei ont vendus par autorité de Justice, les biens el effets de PO I.K^LiIN YVKS, saisis en celle cause, consistant en 1 tv couleur 20' R(’\ llaveuseet sécheuse Fri gidaii e blanc.1 mobilier de salon, etc J VCQUKS BOUTHILLIKR ( ondilions ARGKNTCOMPTANT ou CH ÉQUK VISÉ Informalions 288-0211 Monlréal.ce SOième jour de mai 1985 Linteau.Villeneuve.Mil lei.Lortie, Poitevin.Giguère (i( Dislncl de Montiéal.COUR Ml NIl'lPAl.K No 135578903 CAU S I^S N ( )S 4238.19776 - 436097071 -4:17809772 - 830858836 - 830858840 VILLK DK MONTRÉAL.P deman deies.se-vs- RKNÉ I.ATORTUK I’ délendeie.s.se INTKRVKNTION 6557 PRKNKZ AVISque le 13 juin 19H5à 10 OOhres AU CKNTRK DK RKMISAGK DU GARDIKN JU DICIAIRK.au 150 rue Duke à Mont réal.dit district sera vendu par autorité de Justice, le véhicule de RKNÉ L VroRTUK saisi dan.s le ca die de I.OPÉRATION SABOT DKS( HIPTION DU VÉIIK'UI.K Un véhicule de marque Mercury Maïquis 1977, beige, imm 281S652el acc Conditions PAIKMKNT COMPTVNTou CHÉQUK VISÉ Renseignements CHARI.KS l'A QUKTTK,huissiei.2H4 1148 De l’é tu La mise à prix est fixée à 7 936,50 $ soit 25 % de l'évaluation de l'immeuble portée au rôle d évaluation municipale de la municipalité.multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales.en vertu de la loi sur les fiscalités municipales et modifiant certaines dispositions législatives, que l'adjudicataire devra verser au shérif, en argent ou par chèque visé, à l'ordre du shérif du district de Montréal, au moment de l'adjudication Pour être vendu au bureau du shérif, au palais de justice de Montréal, 10, rue Saint-An-toine est.local 7 81.le DIXIÈME (1 Oe) jour de JUILLET 1985, à QUATORZE heures TRENTE FIERI FACIAS DE TERRIS Canada — Province de Québec Cour supérieure — District de Montréal NO 500-05-000153-856 0AISSE DE DÉPÔT 0AISSE POPULAIRE ST-IRENÉE, société régie par la Loi des Caisses d'épargne et de crédit, ayant son siège social au 3021 ouest rue Notre-Dame.a Montréal, dit district, demanderesse.contre JEAN-PAUL LOISELLE.do- _ ET PLACEMENT DU QUÉBEC, corporation légalement constituée, ayant une place d'affaires au 1981 McGill Collège, cité et district de Montréal, province de Québec, demanderesse, contre LES PLACEMENTS MONDEL INC., corporation légalement constituée, ayant une place d'allaires au 276, boul (Cartier, Laval-des-RapIdes, district de Montréal, province de Québec, et GERVAIS LAUZIER, domicilié et résidant au 1458 Croissant Maligne, ville de Laval, district de Montréal, province de Québec, détendeurs, et le REGISTRATEUR de Laval, mis en cause L'Immeuble de la défenderesse.Les Placements Mondel Inc • Deux fractions de la propriété appelée • LE VERSAILLES », étant la bâtisse située au 4500 Promenade Ile Paton, à Laval, Province de Québec, connue et désignée comme étant le lot originaire numéro sept cent quatre (704) aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse de St-Martin, et plus spécifiquement connu comme 1 a) La partie exclusive connue et désignée comme étant le lot numéro six cent quatre de la subdivision officielle du lot originaire numéro sept cent quatre (704-604) aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse de St-Martin, étant la résidence, b) La partie exclusive connue et désignée comme étant le lot numéro R quatre-vingt-dix-neuf de la subdivision officielle dudit lot originaire numéro sept cent quatre (704-R99) auxdits plan et livre de renvoi officiels, étant le garage, c) Les quotes parts indivises des parties communes représentant pour les susdites parties exclusives le pourcentage de 0 66531% pour cent des parties communes connues et désignées comme étant tes subdivisions numéros un et deux de la subdivision officielle dudit lot originaire numéro sept cent quatre (704-1 et 2) auxdits plan et livre de renvoi officiels, et la moitié indivise du lot numéro trois de la subdivision officielle du lot originaire numéro sept cent quatre (704-3) auxdits plan et livre de renvoi officiels, et la moitié indivise d'une partie du lot numéro sept cent cinq (Ptie 705) aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse de St-Martm, bornée vers le sud-ouest et le nord-ouest par une partie du lot originaire numéro 704, vers le nord-est et le nord-ouest par une autre partie du lot originaire numéro 705 et vers le sud-est par la Rivière des Prairies, et mesurant ladite partie soixante-cinq mètres et soixante-quatorze centièmes (65,74m) dans sa ligne sud-ouest, onze mètres et quatre-vingt-quatre centièmes (11,84m) dans une ligne nord-ouest, quarante-neuf mètres et soixante centièmes (49,60m) dans une ligne nord-est, trois mètres et cinq centièmes (3,05m) dans une autre ligne nord-ouest, quinze mètres et soi-xante-huit centièmes (15,68m) dans une autre ligne nord-est et quatorze mètres et quatre-vingt-dix centièmes (14,90m) dans sa ligne sud-est, contenant en superficie huit cent vingt-quatre mètres carrés et quatre dixièmes (824,4m c ) Portant le numéro d'appartement 604 Sans exception ni réserve et sujet aux dispositions de la déclaration de copropriété reçue devant Me Gilbert Lamoureux, notaire.le vingt-trois (23) novembre 1981 et enregistrée à Laval sous le numéro 496833 et notamment sujet à la servitude de droit de passage et de stationnement créée aux termes de l'acte enregistré à Laval sous le numéro 493870, et d'une autre servitude de passage enregistrée à Laval sous le numéro 496369 » La mise â prix est fixée à'26 010 $ soit 25 % de l'évaluation de l'Immeuble portée au rôle d'évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales, en vertu de la loi sur les fiscalités municipales et modifiant certaines dispositions législatives, que l'adjudicataire devra verser au shérif, en argent ou par chèque visé, à l'ordre du shérif du district de Montréal, au moment de l'adjudication.Pour être vendu au bureau d'enregistrement de Laval, 155, boul.Je me souviens.Laval.QC .le ONZIÈME (lie) jour de JUILLET 1985, à ONZE heures.FIERI FACIAS DE TERRIS Canada — Province de Québec Cour supérieure — District de Montréal NO 500-02-065094-836 pETER BOLLE, agent professionnel d'ordonnance, résidant au 159 Andras, D D O, SANDRA LANN, acheteuse, résidant au 476 Spring Garden D D O , LÉO MIGNEAULT, gestionnaire des stocks, résidant au 334 Andras, D D O Jo-Ann FRASER commis de banque, résidant au 161 Andras.D D O , RON DEMICK, gestionnaire des stocks, résidant au 242 Andras, D D O , KEN ACTON, gérant d'entretien, résidant au 91 Trillium, D D O , RONALD J KILEY, gérant, résidant au 109 Andras D D O .JOHN LINTON, étudiant, résidant au 8t Andras, D D.O .MARIE ISHAK.résidant au.287 Andras, D.D O , qui sont les administrateurs de co-propriété de FOREST VILLAGE ayant leur bureau au 457 Spring Garden.Road, à Dollard des Ormeaux, district de Montréal, demandeurs, contre DANIEL JANNA, de la Ville de Dollard des Ormeaux, district de Montréal, et y résidant au 360 Andras Drive, défendeur, et le HEQIS-TRATEUR de Montréal, mis en cause.a) Lot numéro cinquante-sept du lot originaire trois cent quarante et un (341-57) aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse de Sainte-Geneviève, et b) Le droit indivis du vendeur en ce qui concerne la propriété décrite au paragraphe a) des présentes, sur les lots 341-1.342-1 et 343-1.tous dudit plan et livre de renvoi officiels.le tout tel qu'établi dans la déclaration de co-propriété enregistrée au bureau d'enregistrement de Montréal sous le numéro 2263043 Sujet à la servitude découlant du zonage établi en vertu de la Loi sur l'Aéronautique, créée en vertu des actes enregistrés à Montréal sous les numéro 1128231 et 1270629 En l'état où ladite propriété se trouve maintenant.avec tous les droits, circonstances et dépendances qui s'y rattachent, avec toutes tes servitudes actives et passives, appa- rentes ou occultes Le tout sans exception ni réserve » La mise à prix est fixée à 8 398.91 $ soit 25 % de l'évaluation de l'immeuble portée au rôle d évaluation municipale de la municipalité.multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales, en vertu de la loi sur les fiscalités municipales et modifiant certaines dispositions législatives, que l'adjudicatare devra verser au shérif, en argent ou par chèque visé, à l'ordre du shérif du district de Montréal, au moment de l'adjudication Pour être vendu au bureau du shérif, au palais de justice de Montréal.10, rue Saint-Antoine est, local 7 81, le TROISIÈME (3e) jour de JUILLET 1985.à ONZE heures FIERI FACIAS DE TERRIS Canada — Province de Québec Cour supérieure — District de Montréal NO 500-05-000152-858 Ç AISSE DE DÉPÔT ET DE PLACEMENT ET PLACEMENT DU QUÉBEC, corporation légalement constituée.ayant une place d'affaires au 1981.McGill Collège, cité et district de Montréal, province de Québec, demanderesse, contre LES PLACEMENTS MONDEL INC , corporation légalement constituée, ayant une place d'affaires au 276, boul Cartier, Laval-des-Rapides, district de Montréal, province de Québec, et GERVAIS LAURIER, résidant et domicilié au 1485, Croissant Maligne, ville de Laval, district de Montréal, province de Québec, défendeurs, et le REGISTRATEUR de Laval, mis en cause L'immeuble de la défenderesse.Les Placements Mondel Inc « Deux fractions de la propriété appelée • LE VERSAILLES », étant la bâtisse située au 4500 Promenade Ile Paton, à Laval.Province de Québec, connue et désignée comme étant le lot originaire numéro sept cent quatre (704) aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse de St-Martin, et plus spécifiquement connu comme 1 a) La partie exclusive connue et désignée comme étant le lot numéro quatre cent un de la subdivision officielle du lot originaire numéro sept cent quatre (704-41 ) aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse de St-Martin, étant la résidence.b) La partie exclusive, connue et désignée comme étant le lot numéro R cinquante-cinq de la subdivision officielle dudit lot originaire numéro sept cent quatre (704-RS5) auxdits plan et livre de renvoi officiels, étant le garage.c) Les quotes parts indivisés des parties communes représentant pour les susdites parties exclusives le pourcentage de 0.6352% pour cent des parties communes connues et désignées comme étant les subdivisions numéros un et deux de la subdivision otficielle dudit lot originaire numéro sept cent quatre (704-1 et 2) auxdits plan et livre de renvoi officiels, et la moitié indivise du lot numéro trois de la subdivision officielle du lot originaire numéro sept cent quatre (704-3) auxdits plan et livre de renvoi officiels, et la moitié indivisé d'une partie du lot numéro sept cent cinq (Ptie 705) aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse de St-Martin, bornée vers le sud-ouest et le nord-ouest par une partie du lot originaire numéro 704, vers le nord-est el le nord-ouest par une autre partie du lot originaire numéro 705 et vers le sud-est par la Rivière des Prairies, et mesurant ladite partie soixante-cinq mètres et soixante-quatorze centièmes (65,74 m) dans sa ligne sud-ouest, onze mètres et quatre-vingt-quatre centièmes (11.84 m) dans une ligne nord-ouest, quarante-neuf mètres et soixante centièmes (49,60 m) dans une ligne nord-est, trois mètres et cinq centièmes (3,05m) dans une autre ligne nord-ouest, quinze métrés et soixante-huit centièmes (15,68m) dans une autre ligne nord-est et quatorze mètres et quatre-vingt-dix centièmes (14,90m) dans sa ligne sud-est.contenant en superficie huit cent vingt-quatre mètres carrés et quatre dixièmes (824,4m c ).portant le numéro d'ajp-partement 401 Sans exception ni réseve et sujet aux dispositions de la déclaration de copropriété reçue devant Me Gilbert Lamoureux, notaire, le vingt-trois (23) novembre 1981 et enregistrée à Laval sous le numéro 496833 et notamment sujet à la servitude de droit de passage et de stationnement créée aux termes de l'acte enregistré à Laval sous le numéro 493870, et d'une autre servitude de passage enregistrée à Laval ous le numéro 496369 » La mise à prix est fixée a 31 059 $ soit 25 % de l'évaluation de l'immeuble portée au rôle d évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales, en vertu de la loi sur les fiscalités municipales et modifiant certaines dispositions législatives.que l'adjudicataire devra verser au shérif, en argent ou par chèque visé, à l'ordre du shérif du district de Montréal, au moment de l'adjudication Pour être vendu au bureau d'enregistrement de Laval, 155, boul Je me souviens.Laval, QC.le ONZIÈME (lie) jour de JUILLET 1985, à ONZE heures TRENTE.Le shérif adjoint Paul ST-MARTIN Bureau du shérif Cour supérieure Montréal, le 22 mai 1985 10 W Le Devoir, samedi 1er juin 1985 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bouresea la 10 janvier 1010 DIrKttur: Jaan-Loula Roy Réàactnc» an eh»t: LIaa Blaaonnatta Rédêctêur» an chat adjointa-Jean Francoaur, Chriatlan Ballavanca Diractaur da l'Information: Jaan-Quy Duguay DIraclaura adjolnta: Oanla Lord, Pierre Beaulieu DIractaur daa aarvicaa adminlairatifa: Michel Paradla RAMSÈS NE SUFFIT PAS La foule un peu fébrile qui s’est précipitée jeudi soir au vernissage de l’exposition Ramsès II, à l’invitation de la Ville de Montréal, aura eu plus d’occasions de vérifier les problèmes techniques de ce genre d’organisation que d’admirer les trésors du grand pharaon.Pompeusement baptisé Palais de la civilisation, avec ses deux étages redécorés et son jardin instantané, l’ancien paviUon de la France à Terre des Hommes souffre mal une fréquentation trop forte.Les goulots sont nombreux, la contemplation presque impossible.Le lieu lui-même est difficilement accessible, le stationnement insuffisant et les autres moyens de transport à peu près inexistants.Ce qui sauvera cette manifestation, comme on pouvait le deviner dans le murmure bon enfant des invités longtemps refoulés à l’extérieur dans la fraîcheur du soir, c’est le goût de l’événement, son aspect exceptionnel.Les Montréalais ne dédaignent pas une fête et l’exposition Ramsès II, qui ne peut prétendre aller très en profondeur dans la decouverte de l’Égypte ancienne, éveille les souvenirs du bon vieux temps de l’Expo 67.Il n’y aurait rien à redire à cette initiative de Montréal si elle avait lieu dans une ville par ailleurs solidement équipée en matière de culture et qui s’offrirait, de temps à autre, un coup d’éclat.Mais Ramsès II à Montréal, hélas ! c’est le joyau du parvenu, la prétention du quêteux à cheval.Derrière cette initiative du maire de Montréal, M.Jean Drapeau, rien ne se profile qu’encore éphémère.Les trésors chinois en 86, les trésors bulgares et grecs en 87, amsi de suite jusqu’en 1990 et aussi lon^emps, semble-t-il, qu’il régnera.Venu très tard à la culture après avoir englouti, dans les franges de l’olympisme, des ressources qui auraient pu faire de Montréal la capitale culturelle de l’Amérique du Nord, le maire se donne un autre vernis pour la postérité.Pire, on l’applaudit.Quand l’administration Drapeau aura cessé d’être éternelle, quel héritage culturel durable laissera-t-elle aux Montréalais ?Un seul ; une dizaine de modestes « maisons de la Culture » qu’elle aura aménagées avec l’aide du gouvernement québécois et dont l’idée lui est venue au crépuscule.Si l’on ajoute généreusement, à ces initiatives de quartiers, les bibliothèques, le Planétarium, l’Aquarium, le Jardin zoologique et le Jardin botanique, on obtient toute l’étendue de ce qu’elle appelle ses « services culturels ».Leur budget de fonctionnement ne fait pas deux pour cent du budget total de Montréal.Quant aux investissements dans les équipements, quand les maisons de la Culture auront toutes été construites, on n’en trouvera plus.Comme on l’a vu dans le cas de la salle de l’Orchestre symphomque de Montréal (OSM), c’est le gouvernement québécois déficitaire qui paie, tandis que Montréal se contente de dicter ses conditions, de fournir le terrain et de conserver son surplus accumulé de $29 millions.Si les contributions des administrations supérieures avaient suffi à équiper convenablement Montréal, on se scandaliserait moins de cette insouciance municipale, que la métropole partage avec la plupart des villes et villages du Canada qu’elle regarde pourtant de haut.Mais c’est partout la pénurie : le Conseil des arts de la Communauté urbaine, avec l’aide du ministère des Affaires culturelles, vient d’entreprendre une étude sur les insuffisances criantes des équipements d’arts de la scène à Montréal ; les musées, même en tenant compte des prochains travaux de construction, resteront en deçà des équipements de villes comparables en Amérique du Nord; les grandes bibliothèques et les grands lieux de rencontre et d’animation sont à peu près inexistants.Une ville de la taille de Montréal, investie d’un leadership culturel particulier, devrait, comme Pans, comme New York, participer elle-même à des investissements d’envergure.Ainsi les milieux québécois d’arts visuels sont fort perturbés, actuellement, par la disparition probable d’un lieu de conservation et de diffusion de l’art québécois du vingtième siècle : le Musée des beaux-arts se veut plus générahste, et le Musée d’art contemporain entend se spécialiser, une fois déménagé, dans la fine avant-garde locale et surtout internationale.Si Québec est vraiment désargenté, ne serait-il pas normal que la Ville de Montréal prenne la relève et construise elle-même ce musée du XXe siècle, qui fait partie de sa mémoire et de son être ?Mais M.Drapeau, on le sait, rêve tout au plus, éventuellement, d’un musée de la caricature et de l’humour.Le jour où il s’intéressera à des projets, nécessaires, vitaux — un musée d’art, une salle d’opéra, un complexe multi-médias — ne s’annonce pas.Si le maire peut jeter ainsi de la poudre aux yeux, c’est qu’il profite de bien des complicités, actives ou passives.On soupire, à Québec et à Ottawa, devant ses caprices, ses faits accomplis et l’impossibilité de planifier avec lui le moindre développement significatif.Mais on soupire en privé.Ottawa a appris la tenue de l’exposition Ramsès par les journaux et a dû en ratifier l’entente internationale a posteriori; le ministre des Communications, M.Marcel Masse, a pourtant gracieusement remis au maire une subvention de $ 165,000, jeudi soir, pour cette exposition jusque là « autosuffisante ».Québec s’est montré plus discret dans le cas de Ramsès, mais on sait comment M.René Lévesque a sacrifié récemment l’honneur de son ministre des Affaires culturelles plutôt que d’imposer la moindre condition à M.Drapeau dans le dossier de la salle de l’OSM.Quant aux milieux culturels montréalais, ils font rarement pression sur l’hôtel de ville et ignorent pratiquement ce palier d’administration dont ils devraient pourtant exiger beaucoup.L’opposition municipale, le Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal (RCM), n’intervient pratiquement jamais sur les grandes orientations culturelles de Montréal, sauf en réaction à des dossiers chauds, comme ce fut le cas dans l’affame CadiUac-Fairview et OSM.Quelle est son analyse des politiques culturelles d’une grande ville, quelles sont ses priorités, ses propositions ?On nous répond qu’il y en aura, mais que Montréal souffre surtout de l’absence d’un schéma d’aménagement cohérent.C’est indubitable.Mais en attendant ce paradis à la fin imprévisible de l’administration Drapeau, certains groupes de pression pourraient déjà semer l’idée de projets municipaux importants.La plus grande force du maire, c’est le fatalisme qu’il seme chez ses opposants, qu’il paralyse.Mystère : car, malgré sa pérennité et son goût du grandiose monumental, Jean Drapeau n’est quand même pas Ramsès II.— LISE BISSONNETTE La lourde succession péquiste aUEBEC GILLES LESAGE TOUT EST en attente, en suspens à Québec.Dans les officines ministérielles et les couloirs de l’Assemblée nationale, on se sent comme dans un ascenseur coincé entre deux étages.Nerveux, aux aguets, tous attendent que le maître de céans pousse le bouton qui les fera monter ou descendre d’un cran.Vers des élections générales ou vers une course au leadership qui, elle, pourrait bien entraîner l’ajournement du scrutin à l’extrême limite du printemps 1986 Il s’agit de M René Lévesque, bien sûr, dont tout le monde épie le moindre geste, guette le plus petit haussement d’épaules, scrute à l’infini le propos le plus anodin.Il ne peut en être autrement, tant la décision, qui ne saurait plus tarder longtemps, bloque entre-temps tout le paysage politique.Cela en dit long sur l’ampleur et l’importance du personnage, mais dénote également jusqu’à quel point extrême le premier ministre a personnalisé l’immense pouvoir qui fut le sien.À l’échelle de la grande famille québécoise, c’est aux dernières volontés du président que tout le monde est suspendu Il ne semble plus faire de doute, en effet, que le fondateur du PQ soit sur le point de mettre un terme à sa carrière politique d’un quart de siècle, ainsi qu’au douloureux combat singulier qu’il mène depuis deux ans pour se prouver qu’il est encore l’homme de la situation.Mais, suprême coquetterie d’un homme qui a le sens inné du dramatique, c’est lui et personne d’autre qui choisira le moment, le lieu et la forme du ring où il accrochera enfin ses gants de boxe.Il suffit qu’une date soit évoquée avec insistance pour que .M.Lévesque la raie de son calendrier.Ce n’est pas tout à fait « après moi, le déluge», mais presque.Et puis, et puis, s’il se produisait une fois encore, une seule petite fois, l’un de ces miracles — que M.Lévesque appelle modestement des accidents — dont la vie de cette bête politique a été émaillée, et qui lui ont permis de rebondir au moment le plus opportun.Ce pourrait être les partielles de lundi.Mais le prestidigitateur confie lui-même qu’à moins d’un tour médit de magie, ce sera le désastre partout, sauf dans Bertrand, où Mme Francine Lalonde sauvera au moins sa mise.Les sondages, alors ?Mais qui peut croire que, depuis le mois dernier, le PQ a su diminuer, si peu que ce soit, l’écart de 40 points avec les libéraux ’ Mais le projet d’accord constitutionnel ne peut-il être le remonte-pente que Ton cherche avec frénésie ?C’est plutôt le testament d’un chef, qui a ainsi racheté ses fautes devant THistoire; il ne saurait en attendre quelque dividende électoral immédiat Cette semaine, mine de rien, M.Lévesque a joué sa dernière carte.Celle du bouc émissaire qui est prêt à se sacrifier pour ses ouailles ingrates.Du coup, les faux put schistes et les fidèles inconditionnels se culpabilisent.Personne ne veut tuer le père bien-aimé.La carte de la tendresse fait son oeuvre, en même temps que s’incruste celle du réalisme.Au point de dégradation où en est le gouvernement et le PQ, n’est-il pas préférable, en effet, que le grand timonier reste à la barre jusqu’à la fin de la dramatique tempête qui menace ?Après, le vieux capitaine pourrait s’en aller paisiblement rédiger ses .souvenirs à Cape Cod, laissant à ses héritiers le soin de faire renaître, des cendres, le Grand Projet Partant au seuil de Tété, ce n’est pas précisément un cadeau que M Lévesque laissera aux prétendants au trône, surtout à ceux qui sont en quelque sorte moralement obligés de briguer la succession Qu’ils le veuillent ou non, MM Pierre-Marc Johnson et Bernard Landry, dont tous prétendent qu’ils sont déjà en campagne, sont piégés.Ils doivent faire face à la musique avec le risque énorme que, quel que soit Télu, le désastre soit tout aussi dévastateur qu’avec M.Lévesque.Parce que ce dernier a trop tarde, que les jeux .sont faits et que son malheureux successeur manquera de temps.Comme M.Turner, qui a essuyé la tourmente que M.Trudeau a su éviter en catastrophe Avec 100,000 membres à peine, une caisse qui fait la moitié de celle des libéraux, une organisation démobih-sée, désarçonnée, smon passée aux orthodoxes, dans un grand nombre de comtés, le PQ est dans le plus piteux état de sa palpitante histoire.Sans compter que, M.Lévesque parti, les plaies mal guéries, les blessures encore béantes se mettront à suppurer de plus belle.Les indépendantistes de stricte obédience, les orthodoxes de tout poil voudront tout mettre en oeuvre pour barrer la route à M.Johnson, celui de qui tout le mal est arrivé.Comme durant la crise existentielle de Tan dernier, M.Landry tentera de rallier les deux camps à la fois.Mais, en dépit de ses profondes racines péquistes, ne sera-t-il pas suspect aux yeux de ceux qui mettent tous leurs espoirs en M.Jacques Parizeau ?L’homme d’üutremont-les-Deux-Églises, à l’instar du Général, vou-dra-t-il être le grand rassembleur, le troisième homme qui résoud les contradictions et fait fondre les antagonismes viscéraux ?Quel rôle joueront MM Yves Duhaime et Jean Ga-ron, qui ont des velléités de chausser les bottes du grand chef, et Mme Pauline Marois, qui n’en a pas encore, mais qui est Tétoile montante au sombre firmament péquiste ?L’été sera chaud et long sur le front pohtique.Si M.Lévesque quitte avant le milieu de la belle saison, comme on le prévoit, une éreintante campagne de trois mois, au style des primaires américaines,,se poursuivra jusqu’à l’automne.À moins que M.Lévesque ne réussisse à impo.ser une discipline de fer aux belligérants, un peu comme Jean Lesage Ta fait en 1969, la lutte sera féroce et sans merci.Depuis dix-sept ans, le fondateur adulé de cette étrange coalition aux sincérités successives a imposé son image et sa ressemblance à ses grands enfants Après lui avoir rendu de vibrants hommages, comme il se doit, tous voudront se faire valoir, tirer leur épingle du jeu, s’imposer, convaincre, rassurer.Pour chacun, ce sera le « désormais » de Sauvé, après Duplessis.Mais qui pourra y réussir sur une mer au.ssi agitée, en furie ?Les péquistes croient encore au miracle du Père Noel.Il le faut bien.Tout comme M.Lévesque, c’est à peu près tout ce qui leur reste.Du moins pour l’instant.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l’imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement.Montréal H2Y 1X1 Il est composé et Imprimé par l'Imprimerie Dumont, division du Groupe Québécor Inc , dont les ateliers sont situés à 9130 rue Boi- vln.Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les Informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc , située à 775 boulevard Lebeau, Ville Saint-Laurent, H4N 1S5 Tél 332-0580 LIVRAISON A DOMICILE PAR PORTEUR Édition quotidienne 2,50$ par semaine Le samedi seulement 75' Pour information à Montréal 332-3691, à Québec (418)687-2022 ABONNEMENT Édition quotidienne 120$ par année, 6 mois 62$, 3 mois 32$ A l'étranger 225$ par année, 6 mois 115$, 3 mois 60$, édition du samedi 65$ par année Postez votre chèque ou mandat-poste à LE DEVOIR, 211 rue St-Sacrement, Montréal, Québec H2Y 1X1 Tarif de l’abonnement servi par la poste aérienne sur demande Pour Information (514)844-3361 Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 DépOt légal Bibliothèque nationale du Québec Choisir un chef LES ANNEES €tUI VIENNENT JEAN-PAUL L’ALLIER C 5 EST maintenant une question de temps, de date et de stratégie Les candidats les plus évidents sont à recenser leurs appuis, à définir des éléments de programme, à identifier les failles et les points faibles de l’adversaire.Il n’est pas dit qu’un ou deux autres poids-lourds du Parti québécois, à un moment donné ou l’autre de son histoire, ne soient pas tentés de faire les mêmes calculs.Jusque là, c’est le processus normal et traditionnel des fins de mandat qui se doublent du départ d’un chef.Comme TUnion nationale de jadis, le Parti québécois a été et est le parti d’une grande idée, simple, incarnée par une personne.La relève est d’autant plus difficile que c’est, en fait, le parti lui-même qui doit se transformer au moment de se donner un nouveau leader.À moins que le Parti québécois ne change d’idée à son prochain conseil national, il a cependant déjà pris une décision qui risque de transformer considérablement pour Tavemr le contexte politique, tant en son sein que pour les libéraux.En décidant du principe et des modalités générales de l’élection du prochain chef du parti au suffrage universel des membres, le PQ s’est donné des moyens considérables de transformer radicalement sa situation déplorable sur Téchiquier pohtique d’aujourd’hui.Il y a, en effet, tout un monde entre l’élection d’un chef de parti à l’occasion d’un congrès réunissant les délégués de chaque comté et son choix, dans une sorte d’élection primaire, par tous les membres du parti.L’élection par des délégués suppose des campagnes locales souvent sournoises qui ne permettent pas d’exprimer, sauf très grossièrement, Topinion réelle des militants.C’est une affaire d’organisateurs et souvent même d’ancienneté à l’intérieur des structures du parti.On Ta vu à l’occasion des campagnes qui ont tour à tour conduit Claude Ryan et Robert Bourassa à la tête du Parti hbéral.Plusieurs comtés ne favorisaient Tun ou l’autre de ces candidats que par un faible pourcentage de leur membership.Au vote, cependant, c’est tout le comté qui basculait dans le camp du vainqueur, laissant derrière eux, désenchantés, meurtris et peu motivés, les supporters de l’autre candidat.Les choix cumulatifs ainsi faits, de comté en comté, avaient un effet de rouleau compresseur indéniable et on sentait la machine du parti travailler dans toute sa puissance.Au moment de se présenter sur les lieux de la cérémonie du couronnement, les jeux étaient faits.Le vainqueur était connu, les vaincus aussi et ce qui importait, c’était de savoir le comportement des uns par rapport à l’autre et réciproquement.Sauf erreur, te processus arrêté par le Parti québécois pour le choix de son prochain président ne retient à peu près aucun élément de cette ancienne procédure.Le conseil de direction du parti décidera de la date au début de la campagne.Elle aura alors une durée de 90 jours et tous les membres en règle, au moins 45 jours avant le jour du scrutm, pourront voter pour Tun ou l’autre des candidats.Bien plus, ceux qui, ayant été membres du Parti québécois au cours de la dernière année, ne le seraient plus auraient jusqu’à la journée meme du scrutin pour renouveler leur carte et recouvrer ainsi leur droit de vote.Le vote, secret et simultané, se ferait dans chaque comté dans des bureaux orgamsés à cette fin.Il se tiendrait un dimanche.Pour être élu, un candidat devrait obtenir la majorité absolue des votes, c’est-à-dire 50 %, plus une des voix exprimées.S’il n’y avait pas élection d’un chef à Tissue du premier tour, un deuxième tour, definitif cette fois, est prévu pour le dimanche suivant.Les trois candidats ayant obtenu le plus grand nombre de voix lors du premier tour seraient les seuls retenus pour lesquels les müitants devraient de nouveau manifester leurs intentions.Ce deuxième tour, toutefois, comporterait obligatoirement un choix préférentiel.Cela veut dire qu’un militant, à partir des trois noms qui lui sont soumis, devrait indiquer un premier et un deuxième choix.Au décompte des voix, si Tun des trois candidats obtenait la majorité absolue dans les premiers choix exprimés, il serait dès lors élu.Si tel n’était pas le cas, le candidat ayant reçu, au total, le moins de voix exprimées serait exclu.On tiendrait compte du nombre de voix qu’il aurait effectivement obtenues comme deuxième choix sur la liste de Tun et l’autre des candidats non éhminés.Ces voix leur seraient acquises.Cette addition permettrait d’identifier le gagnant.C’est le système « préférentiel ».C’est certes un processus un peu compliqué en apparence et il aurait peut-être été préférable, pour bien asseoir cette réforme fort importante, de s’en tenir à deux candidats pour le deuxième tour de scrutin comme cela se fait ailleurs, dans d’autres pays.Quoiqu’il en soit, même si le mode retenu par le Parti québécois est plus complexe, il a toutes les chances de mobiliser non seulement les mihtants actuels mais un nombre probablement surprenant des citoyens, futurs électeurs en élections générales qui, préférant déjà la personnalité de Tun ou l’autre des candidats par rapport au chef de l’autre parti, seront tentés de devenir membre du Parti québécois à l’occasion de la campagne au leadership pour affirmer leur choix, et demeureront vraisemblablement fidèles au chef qu’ils auront ainsi appuyé, s’il advenait qu’il soit élu.Une telle opération, on en conviendra facilement, aura certainement un impact de communication considérable au sein de la population sans parler de l’effet de mobilisation qu’elle devrait aussi avoir au sein du parti lui-même.Elle est même susceptible de faire oublier les déchirements profonds qui ne manqueront pas de se manifester au lendemain du départ d’un chef qui a soumis son parti à une aussi profonde chirurgie que celle dont nous avons tous été té- moins.Ce serait un nouveau parti.Précisément parce que le système traditionnel pratiqué tant chez les libéraux qu’au Parti québécois favoriserait d’une façon assez évidente les establishments de parti dans leur choix de candidat, l’ouverture du mode de scrutin à l’ensemble des militants pourrait réserver des surprises.Même si les candidats vedettes déjà connus se sont à peu près partagé les militants actuels après avoir amené au sein du parti ceux qui, de l’extérieur, pourraient les appuyer, un candidat extérieur qui aurait la faveur populaire sans nécessairement pouvoir compter sur les bénédictions de l’organisation du parti, ou mieux en avoir besoin, pourrait peut-être également, à son tour, intéresser plusieurs milliers de personnes à ses propositions de réforme et de changement.Il aurait des chances de représenter, par la quahté et Toriginahté de son programme et n’ayant pas d’attache avec le parti actuel, des éléments de réforme valables tant pour l’élection à la direction du parti que pour les élections générales.En tout état de cause, quelle que soit la façon dont les choses se passeront, l’élection d’un chef de parti au suffrage uraversel des membres constituera, au moment de son implantation, une arme nouvelle et puissante dans la recherche de nouvelles assises, de nouvelles orientations et de motivations qui ne se trouvent plus dans la mécanique usée pratiquée à ce jour.Un chef élu dans un tel contexte, et surtout si le membership du parti a doublé pendant cette période électorale, pourrait même ne pas se sentir hé par les conventions tenues à ce jour dans les différents comtés, y compris dans les comtés « occupés » déjà représentés par un députe péquiste.Tout en étant d’accord avec le corridor général défim par le parti, le futur chef pourrait proposer un programme d’action, tant au niveau de la réforme des institutions et du fonctionnement du système parlementaire, par exemple, que des priorités poütiques qu’il entend réaUser : cela le démarquerait sub-stanciellement de ses adversaires.La base étant plus fluide, les candidats devront proposer des programmes d’action bien proches de ce que serait leur éventuel programme de gouvernement.Celui ou celle qui réussira pourrait bien dès lors placer sur la défensive un PLQ déjà figé dans ses choix de candidats dans la majorité des comtés, dans des cadres pohtiques qu’il n’a pas jugé bon de rajeunir vraiment.Ce n’est pas par hasard si les libéraux sont venus bien près de choisir pour eux-mêmes, avant la dernière élection de leur chef, le mode de scrutin au suffrage universel des membres.La chose ne s’est pas faite : ils ont manqué une belle chance de réforme et de renouvellement et c’est sans doute dommage pour eux mais seul Tavemr le dira.Ce qui est sûr, toutefois, c’est que, tant au Parti québécois qu’au Parti libéral, on est conscient de la force de frappe pohtique que représente cette innovation.Les premiers à Tutihser en tireront tous les avantages.De là à dire, toutefois, que cela sera suffisant pour gagner les élections générales, c’est une autre histoire.LETTRES AU DEVOIR ¦ Honneur et équité L'HONNEUR et Téquité me font un devoir d’apporter un précision relative à la publication d’un article intitulé « Fleury Mesplet, premier imprimeur de Montréal », en deuxième page du DEVOIR du lundi 27 mai Il est écrit que j’ai recen.sé 96 livres et brochures imprimés par Mesplet Ce travail a été fait par Mlle Yolande Buono, dans son mémoire de bibliothéconomie ' Imprimerie ol diffusion de l’imprimé à Montréal (1776-1820) Qu’elle reçoive ici toute ma gratitude pour Taide qu’elle m’a apportée dans mes recherches sur Fleury Mesplet — JEAN-PAUL de LAGRAVE historien et .secrétaire du (’omité Fleury-Mesplet Montréal, 27 mai ¦ La certitude du mystère l.ellrc :idivs.séc à Mme ('luire He:wdr\ (/.K llh'.VOIH du 17 mm) QU F: QUELQU’UN abuse de son mystère propre, de ses aptitudes les plus discrètes ou les plus secrètes, pour en imposer à son entourage par ses affirmations gra tuites, n’est certes pas un comportement qui manife.ste plus qu’il ne le faut de la personnalité, de la maîtrise, de la culture, ni de Tamour fraternel N’y a-t-il pas en tout être au moins quelques recoins aimables ’’ Mais qu’un autre individu, pour s’y mesurer, érige en philosophie son habileté personnelle à faire Hommage au père Émile Bouvier, s.j., (1906-1985) LE DÉCÈS du père Émile Bouvier, survenu le 17 mars dernier, constitue une perte pour le monde universitaire et pour la communauté des relations industrielles au Québec.À peine un mois avant sa mort, l’Université de Montréal lui avait remis la médaille de TUniversité, [)our avoir fondé la section des relations industrielles de TUniver-sité de Montréal, quarante ans plus tôt ("est à la suite de nombreu.ses démarches et d’efforts intenses de la part du père Bouvier, pendant plusieurs années, que fut ouverte, le 5 février 1945, la section des relations industrielles.C’est le doyen Édouard Montpetit qui a prononcé, ce jour-là, la leçon inaugurale.La section offrait, pour la première fois en sciences sociales à l’Université de Montréal, des cours de jour en vue d’un diplôme universitaire dans ce domaine Le père Bouvier fut le premier directeur de la nouvelle section et il le demeura jusqu’en 1951.Durant ces six années, il organisa le programme d’études, donna un grand nombre de cours lui-même, dirigea les travaux des étudiants, mit sur pied un centre de documentation, convoqua des congrès et des journées d’étude, et amorça une série de publications.Dans une sorte de second es.sor.depuis une quinzaine d’années, l’école a renoué avec le passé en relançant la plupart des initiatives que le père Bouvier avait inaugurées quelques décennies plus tôt, mais qui, entre-temps, étaient quelque peu tombées en désuétude Après son départ de TUniver-sité de Montréal, le père Bouvier a oeuvré dans différentes universités (Georgetown, Sudbury, Sherbrooke, pour n’en nommer que trois), où il a dispensé un enseignement vigoureux en relations industrielles et en sciences économiques.Partout, il a communiqué son dynamisme aux intervenants du milieu autant qu’à ses étudiants II s’est toujours, même jusqu’aux derniers moments de sa vie, profondément impliqué dans tous les milieux où il est passé L’hommage (jue l’Université de Montréal lui a rendu, un mois avant sa mort, devant près de cinq cents étudiants, anciens et actuels, couronnait en quelque sorte une carrière entièrement consacrée à l’enseignement des relations industrielles et à Tamé-lioration des conditions de la vie économique et .sociale dans .son milieu — JACQUES LUCIER vice-recteur à l’administration.Université de Montréal.Montréal, ‘27 mai sourde oreille à toute correspondance cohérente pouvant germer en sa propre intériorité^, c’est faire contrepartie à l’attitude première en cessant le véritable combat sans pourtant l’avouer Il n’y a que certitude du mystère ! Et faire mystère de cette certitude, c’e.st s’enfermer soi-même en soi-même.C’est masquer l’aspect subjectif des certi- tudes de foi qui peuvent germer en SOI C’est faire le vide de sa propre substance vitale Non, il n’y a pas de « certitude du doute » en dehors de la feinte ! Et la créa-lion n’est pas que mystère : elle ne serait alors qu’illusion, mythe et chimère Et pire, .son Seigneur n’exi.sterait qu’en dehors d’elle ! — PHILIPPE POIRIER Montréal, ‘24 mai Le Devoir, samedi 1er juin 1985 U 11 DES IDEES, DES EVENEMENTS LE NATIONALISME QUÉBÉCOIS DANS LES ANNÉES 80 Après VécheCy le défi de la pertinence JEAN-LOUIS ROY Texte de la conférence prononcée mardi de cette semaine par le directeur du DEVOIR au congrès des Sociétés savantes du Canada.Désarroi, retrait des engagements, incrédulité et colère : tels furent quelques-uns des effets de la faillite d’une certaine expression du nationalisme au Québec, au début de la présente décennie.Cinq ans après, certains n’ont pas encore accepte l’expression de la liberté d’une société se refusant à la tutelle des concepts.D’autres ont célébré la décision du référendum.À leur jugement, elle reposait sur un pari plus généreux, plus large et plus riche.Elle exprimait notamment une fidélité à une autre expression du nationalisme inscrite profondément dans l’histoire du Québec.Ces évaluations divergentes illustrent la complexité du nationalisme québécois.Il n’y a pas UN nationalisme québécois, univoque et englobant.Il y a DES nationalismes québécois.Ce pluralisme n’est pas nouveau.Il a toujours été présent au coeur de notre histoire.Ce qui aura été nouveau à la fin des années 60, c’est la décision prise par un fragment de la classe politique de rompre avec une tradition qui voulait que les courants les plus radicaux du nationalisme soient intégrés à un mouvement plus large.Que ces courants jouent leurs pressions à la marge.La création du Parti québécois a mis un terme à cette tradition séculaire.Du coup, les aspirations nationales les plus exigeantes ont occupé l’avant-scène et les tribunes de toute nature.Elles devinrent, en quelques brèves années, prisme uiüversel et forces de rassemblement.Elles conduisirent à une réinterprétation de l’histoire rendue encore plus percutante suite à la prise du pouvoir par le Parti québécois en 1976.Elles alimentèrent une stratégie qui a échoué, n’ayant pu résister à la vérification de l’histoire.On a mal mesuré l’ampleur du changement que cette rupture a provoqué.Ceux qui en ont pris la responsabilité ont d’ailleurs cherché eux-mêmes à en atténuer la signification.Ils ont plaidé en toute occasion le lien avec le dossier historique du Québec et la filiation avec la Révolution tranquille.Je récuse, pour ma part, ce lien et cette filiation.L’objectif fondamental du PQ débordait absolument ceux poursuivis par les gouvernements successifs du Québec entre 1970 et 1976, même si les gouvernements Lesage, Johnson et Bourassa avaient infléchi la direction des choses.L’objectif fondamental du PQ témoignait d’un véritable changement de nature, la recherche de l’autonomie au sein du régime fédéral ayant cédé le pas à la volonté d’accéder à la souveraineté assortie d’une association économique avec le Canada.L’expression politique du nationalisme s’en est trouvé bouleversée.Le fait politique majeur de la première moitié des années 80 aura été justement de forcer le choix des Québécois entre ces pôles du nationalisme, entre ces cohérences irréconciliables, de pousser à l’extrême la lutte entre elles.C’est assez dire l’importance du nationalisme ici dans les années 80 que de le reconnaître comme premier lieu des engagements et des volontés visant la commande des suites de l’histoire.Mais, force de rassemblement, le nationalisme était devenu un facteur de division et de polarisation qui a conduit à l’affaiblissement du Québec.Un nationalisme en mutation La lutte du référendum et son dénouement ont, l’une et l’autre, marqué la défaveur majoritaire vis-à-vis d’une certaine manière d’être du nationalisme québécois.Mais ce serait une grossière erreur de conclure à la mort du nationalisme et de s’employer, comme certains l’ont fait, à ciseler de fines nécrologies.À l’échelle de l’histoire, l’aventure péquiste, première manière, représente un épisode plutôt limité.Le nationalisme québécois n’est pas né avec la rébellion de René Lévesque.Le nationalisme québécois n’est pas l’enfant du Parti québécois.Il répond à des réalités plus larges et plus permanentes que vous connaissez.Sans prétendre à une espèce de singularité absolue, tant serait loufoque une vision albanaise de notre destin, les Québécois francophones demeurent attachés à une conception de leur destin qui fonde le caractère singulier du Québec dans l’ensemble canadien et sur le continent nord-américain.Ils ont des sensibilités communes lorsque sont traités certains sujets rattachés à leur histoire, à leur territoire et à l’avenir de leur existence en français.Ils savent que cette singularité doit s’incarner dans des politiques canadiennes et québécoises et ils continueront leur incessante lutte pour que cette singularité soit respectée.L’echec de la stratégie et de la politique du Parti québécois, son rejet éventuel par l’élec- torat, n’ont pas laissé et ne laisseront pas le Québec orphelin quand à la défense de ses intérêts et à la recherche d’un statut politique qui respecte sa spécificité.D’ailleurs, le Parti québécois lui-même a été forcé de réviser son analyse des aspirations québécoises et sa lecture de l’histoire.Les mots de René Lévesque résument mieux qu’un long commentaire les motifs de cette révision.« En cours de route, écrivait-il le 20 novembre 1984, nous n’avons guère réussi, et de moins en moins à mesure que le temps passait, à tirer les leçons de ce qui nous arrivait .Depuis quelque temps déjà, cependant, il m’a bien fallu, comme d’autres, commencer à “en revenir”.Et me rendre compte que ça ne pouvait plus durer comme ça.» Même si elles demeurent toujours fortement éloignées l’une de l’autre, les familles politiques québécoises semblent se diriger vers une es^ce de rapprochement dans leurs manières, hier encore contradictoires, d’ima-gioer et de défendre les intérêts du Québec.Certes, ce rapprochement ne conduira pas à un nivellement absolu.Le dépôt récent d’un projet d’accord constitutionnel par le gouvernement Lévesque et le programme libéral Afa/friser l’avenir délimitent assez clairement l’espace dans lequel évolueront vraisemblablement les partis politiques québécois dans les prochaines années.Les nationalismes québécois doivent redéfinir leur manière de se penser eux-mêmes et d’envisager l’avenir, à moins de tenir pour négligeables la défaite du référendum, le rapatriement de la constitution, le départ de Pierre-Eliott Trudeau et l’élection du gouvernement conservateur.Tels sont les premiers motifs, politiques, qui m’amènent à parler d’un nationalisme en mutation.La nécessité d’une synthèse nouvelle Mais il en est d’autres, si possible plus exigeants, qui tiennent essentiellement : 1) aux nouvelles réalités internationales, 2) à la conjoncture canadienne et 3) aux changements majeurs qui ont pénétré loin la société québécoise, tels des levains imprévus.Le nationalisme, au sens le plus large du terme, n’est rien d’autre qu’une synthèse des aspirations, des besoins et des intérêts en attente ou à l’oeuvre dans une société donnée, certains de caractère permanent, d’autres plus sensibles à la conjoncture.S’il n’est pas cela, qu’est-il alors sinon une représentation fallacieuse ?Les citoyens ne s’y retrouvant pas, ils le diront si on leur en fournit l’occasion.Ils s’en éloigneront de toute manière si cette synthèse n’est pas vérifiable dans les faits qu’ils contrôlent et dans les expériences qui font leur vie.Le Québec des années 80 est convié à la recherche d’une nouvelle cohérence, à la reconstruction de la représentation qu’il se fait de lui-même.D’ailleurs, cette nécessité est déjà à l’oeuvre dans notre société.Il ne s’agit pas d’aimer ou de détester ce que nous devenons.Il s’agit de le comprendre, d’en mesurer la portée et, sans se défaire d’une certaine distance critique, de ne pas le nier.Davantage, il s’agit de le faire nôtre et, si nécessaire, d’élever des contrepoids.Le nationalisme n’est pas une catégorie à part.Il est appelé, lui aussi, à changer.Sa permanence est indissociable de sa pertinence.D’où son lien aux mouvements qui changent la société et qui le changent en même temps.Je voudrais, en terminant, identifier certains des changements qui nous arrivent et que le nationalisme devra intégrer, à moins de se condamner lui-même à la marginalité, à l’insignifiance et à la sévère censure des faits.Les facteurs Internationaux Plus que jamais, le Québec est impensable en lui-même.Déterminants, certains facteurs internationaux bouleversent un ordre monétaire qui n’est plus, accélèrent la concurrence internationale entre pays industrialisés, anciens et nouveaux, a^ellent aussi des ajustements technologiques massifs et des changements majeurs dans les comportements et les mentalités.Notre nationalisme dans ses principales manifestations s’est largement façonné durant cette période révolue où la croissance était réelle et continue.Ce rythme est cassé et, avec lui, une certaine manière d’imaginer et de planifier le changement.Sans changer de nature, le nationalisme ne peut faire abstraction de ces réalités.Certains autres facteurs internationaux pèsent de tout leur poids sur l’agenda des préoccupations de nos concitoyens.Le nationalisme doit en prendre acte.Ce qui est en cause ici, c’est l’incapacité radicale de définir de l’intérieur, exclusivement, la galaxie des préoccupations et des priorités.Les questions du nucléaire, de l’environnement, des défis technologiques, de la formidable diversité culturelle actuelle et à venir élargissent considérablement l’opération déjà complexe du « vivre ensemble .Maurice Duplessis._ *ir V ^ # Nr ' 'X, k\ Daniel Johnson.Le facteur canadien Le nationalisme qui a dominé chez nous ces dernières années a réussi, ju.squ’à ces tout derniers mois, à faire abstraction du contexte canadien.Innombrables furent les interventions de toute nature, depuis les discours inauguraux jusqu’aux rapports d’enquête qui s’inspiraient d’une géographie, d’une économie, d’une vision tronquées du monde dont le Canada était absent.Cette magie libérait théoriquement d’un grand nombre de contraintes.Elle permettait de planifier sans ces épuisants irritants et ces gênants voisinages qui sont le lot obligé de toutes les nations du monde.Cette manière s’est épuisée elle-même.Un nationalisme québécois responsable a l’obligation incessante de penser le lien aux voisins immédiats, de tenir pour essentiel le pouvoir d’initiative du Québec dans un ensemble que nous pouvons souhaiter autre mais dont nous ne pouvons nier l’existence.Historique et constitutif, le facteur canadien est logé au coeur du Québec et le facteur québécois est logé au coeur du Canada.Une société en mutation À maints égards, la société québécoise ne ressemble plus à ce qu’elle était il y a quinze ou dix ans à peine.D’où la nécessité de refaire nos classes et nos représentations.Le déclin du Québec est-il inévitable ?Ce sous-titre de l’ouvrage de Georges Mathews consacré au choc démographique résume le défi considérable posé à la société québécoise par sa situation démographique.En 1950, le Québec occupait le premier rang de l’indice de fécondité en Occident.En trente ans, suite à une baisse sans équivalent de 62 %, il occupait l’avant-dernière place.Si la situation actuelle devait perdurer, le déclin de l’importance démographique du Québec dans l’ensemble canadien serait alors tout à fait marqué d’ici 2006.Toutes les régions canadiennes verraient leur population croître substantiellement, de 12.4 % dans les provinces maritimes, de 19.3 % en Ontario, de 32.5 % dans l’Ouest.Au Québec, cette croissance serait de 7.7 %.La croissance du taux de fécondité pose de troublantes questions de civilisation et d’organisation sociale.Il est certain que le Québec devra avoir recours à une immigration massive simplement pour maintenir sa situation actuelle.On a estimé que pour assurer le seul renouvellement des génCTations au Québec, le nombre annuel d’immigrants devrait tripler.Cette voie est-elle praticable ?Et quels seraient ses effets sur la composition ethnique du Québec, sur les aspirations dites nationales du peuple québécois ?Il y a dans cette situation quelque matière à réflexion pour les nationalismes d’ici, voire quelques arguments plaidant pour une poli- tique spécifique du Québec en cette matière, compte tenu de l’indifférence du Canada à ce sujet.Le sens de l’appartenance au Québec s’en trouvera diversifié.Le concept d’altérité deviendra central.Majeurs, les défis posés à la majorité francophone par cette voie inédite qu’ils devront emprunter pour assurer leur propre renouvellement demeurent encore inconnus et obscurs.Parlant de décroissance, celle, inévitable, du rôle de l’État constitue un formidable défi pour les nationalismes québécois.Au plan des symboles et à celui des réalités, c’est la construction de l’État qui aura le plus fortement charpenté le discours nationaliste au Québec depuis un quart de siècle.Sans céder à cette mode qui fait de l’État le monstre porteur de tous les cauchemars, on doit reconnaître que le mouvement général prévalant dans les sociétés industrialisées et visant à stopper la croissance des appareils publics et à en réduire la taille est aussi à l’oeuvre chez nous.C’est avec prudence et vi^ance que le Québec doit imaginer sa mani&e propre de contenir la croissance de son État, tant les fonctions de développement de ce dernier apparaissent liées au maintien de cette société distincte que nous formons.Le nationalisme québécois devra cependant intégrer à sa démarche ce renversement dans les réalités politiques.La montée rapide d’une classe d’entrepreneurs québécois francophones et la valorisation de l’initiative privée constituent aussi des éléments neufs du tissu social et national du Québec.Certains y ont vu un changement annonçant le déclin du nationalisme.A la vérité, cette hypothèse reste largement non vérifiée.J’estime, pour ma part, que tes jeux ne sont pas faits.Cette montée et cette valorisation sont l’une et l’autre trop récentes pour qu’on puisse déjà en dégager la signification definitive.Certes, il y a là un nouveau lieu de pouvoir et de solidarité en puissance, une force aussi qui exigera sa part dans la définition et l’orientation de l’avenir du Québec.Si cette part ne leur est pas mesurée mesquinement, ces nouveaux entrepreneurs pourraient, plus qu’on le croit, bien que par des voies qui ne En passant par la Lorraine r' Jean Lesage.René Lévesque.sont pas toujours évidentes, conjuguer la logique de leurs affaires et les intérêts du Québec.Ils le feront avec d’autant plus de conviction qu’ils seront partenaires véitables et que leurs préoccupations et leurs besoins seront intégrés à ceux plus larges de la société.Enfin, les nationalismes ne peuvent rester indifférents à deux priorités essentielles pour une nation comme la nôtre.Nous parlons de la défense de son territoire intérieur.Ce territoire a des noms qui sont éducation et culture.Je ne dirai rien de l’éducation qui est votre domaine, sinon pour signaler que nos progrès statistiques sont de peu de valeur s’ils ne s’accompagnent des progrès de l’intelligence.Mal^é la prétention du discours politique, le Québec demeure lamentablement sous-équipé en matière d’éducation; sa population est toujours sous-instruite pour les niveaux qui comptent vraiment.Enfin, l’immense territoire de la culture est aujourd’hui en jachère chez nous au moment précis où se multiplient dans ce domaine les apports venus d’une véritable galaxie de diffuseurs.C’est d’une vraie mise dans la culture et de la multiplication des lieux où la liberté et la pertinence de la création se fécondent que peut naître un sens à la prétention autrement insoutenable d’une spécificité suffisamment riche pour mériter de durer.¦ Le temps est venu de conjuguer nationalisme et politique fonctionnelle, ces termes fameux d’un débat qui est resté à ce jour sans conclusion.L’apport des intellectuels est de nouveau requis.11 leur incombe de faire apparaître les réalités dans un ordre qui rende justice à leur importance.Immunises par vocation contre Robert Bourassa.les idées reçues et les poncifs anciens, il leur incombe de protéger les frontières intérieures de la culture et du développement, de faire comparaître les évidences et de tenter, avec leurs seuls moyens et motivations, de rendre justice à ce qui meurt et à ce qui naît.Il leur incombe de tenir à distance le manichéisme, ce prédateur vorace et aveugle, de se défendre aussi contre l’attrait du voisinage avec le pouvoir, voisinage qui les laisse généralement seuls avec eux-mêmes, marques par des défaites politiques qui les ruinent.¦ L’échec politique d’une certaine manière d’être du nationalisme au début des années 80 est indiscutable.Mais cet échec serait-il finalement de moindre conséquence que notre déclin démographique, notre retard en éducation, notre pauvreté culturelle, notre indiscipline sociale, la marginalisation d’un million des nôtres dans le chômage et le bien-être social ?Que le nationalisme existe chez nous, c’est l’évidence même.C’est la question de sa pertinence qui est devenue centrale.Comment, dans cette seconde partie de la décennie, construire cette pertinence, intégrer au projet québécois séculaire ces mondes en devenir ou en attente que nous avons évoqués : nouvelle population, équilibre de la puissance publique, présence des nôtres dans le secteur prive de l’économie, réforme par l’intérieur d’un système d’éducation bureaucratisé et bloqué, attachement à la liberté de la création ?S’ajoute à cette liste déjà chargée le détachement des plus jeunes qui n’ont pas trouvé dans le nationalisme et la politique qui ont dominé chez nous ces dernières années, dans les institutions aussi mises à leur disposition, un monde suffisamment attachant et stimulant pour souhaiter l’enrichir eux-mêmes.Cette rupture constitue sans doute l’une des plus pressantes interpellations pour les nationalismes québécois, à moins que l’on tienne pour négligable la seule relève qui soit.Tels sont, parmi d’autres, les contraintes, les échecs et les défis du nationalisme québécois dans les années 80.Une force durement éprouvée par des divisions qui n’ont pas d'équivalent dans notre histoire, sauf peut-être dans la première période du régime d’union.Une force brisée aussi par une cuisante défaite qui a finalement rejoint le Québec tout entier.Certains ont sonné le glas du nationalisme.C’est mal connaître ses fondements et sa nécessité.Mais sa pertinence n’est pas nécessairement acquise tant les défis qui attendent les Québécois francophones sont nombreux et sensibles.Plus que la défaite du référendum, c’est l’incapacité d’assumer les mutations qui, de l’extérieur et de l’intérieur, appellent d’une manière pressante un renversement des analyses, des comportements et des engagements qui pourrait être décisive.Cette incapacité pourrait condamner le Québec à une marginalisation irrémédiable.LU ROGER DUHAMEL ?Jean Houpert, Les Lorrains en Amérique du Nord, éditions Naaman, Sherbrooke, 1985, 517 pages.NOS ANCÊTRES émigrèrent de plusieurs provinces de France, surtout celles baignées par les eaux de l’Atlantique.Ce sont elles qui contribuèrent davantage au peuplement de la lointaine colonie.Si un chercheur comme Émile Vaillan-court a pu, il y a déjà plusieurs années, établir qu’il y a eu en quelque sorte conquête du Canada par les Normands, nous savons bien qu’ils ne sont pas les seuls à avoir tenté fortune en Amérique.C’est, en tout cas, la conviction de M.Jean Houpert, qui a consacré des années à rechercher partout sur notre continent les traces de ses compatriotes lorrains.À vrai dire, nous ne songeons pas beaucoup à eux quand nous examinons nos commen- cements.Il est donc excellent qu’un érudit patient se soit livré à une enquête minutieuse qui fait connaître l’oeuvre d’artisans anciéns menacés d’un oubli définitif.M.Houpert, qui a dispensé son enseignement aux universités de Toronto, de Montréal et de Sherbrooke, met à profit les loisirs d’une retraite active pour souligner que les gens de sa province, contre toute attente, ont joué un rôle important, non seulement au Canada, mais également aux États-Unis.Qu’on ne redoute pas qu’il cède à un passéisme barrésien qui serait tout a fait excusable dans son cas.Il s’emploie plutôt, sans chauvinisme, à rétablir des faits négligés, sans s’abandonner au romantisme de la terre et des morts.L’auteur n’a pas hésité à ratisser large, à déborder le cadre géographique de la Lorraine proprement dite.Son duché lotharingien englobe aussi le Barrois, les Trois-Êvêchés, Bas-signy et les cantons qui en ont été détachés depuis deux siècles par les vissicitudes politiques et administratives, tels Sarrelouis et Sarre-Union.C’est ainsi qu’il devient plausible, par exemple, d’annexer notre vaillant Lambert Closse, bien qu’il soit en fait originaire des confins du Luxembourg.En revanche, il n’existe aucun doute sur l’authenticité ethnique de la collaboratrice intime de Marguerite Bourgeoys, la première maîtresse d’école de Montréal.Il s’agit de Catherine Crolo, qui arrive à Ville-Marie à Tâge de 40 ans pour s’y dévouer jusqu’à ses 80 ans, se consacrant aux travaux matériels — lessive, boulangerie, jardinage.C’est elle qui dirige l’exploitation de la ferme destinée à alimenter la petite communauté.Quelques mois avant sa rnort, la soeur Crolo prononce entre lés mains de l’évêque de Québec « le voeu de stabilité ».Qu’est-ce à dire ?Il nous semble que, par toute sa vie, cette brave personne avait abondamment démontré qu’elle n’était pas d’un type volage.D’autre part, on peut s’étonner des quelques pages qui décrivent la carrière féconde de Mgr Joseph-Octave Plessis qui, né à Montréal, ne semble pas avoir jamais eu quelque contact avec la Lorraine.Parmi les émigrés au 19e siècle, M.Houpert a eu raison de réserver une notice copieuse à Georges Balt-zer, dont le nom s’est par la suite orthographié Balcer.Né à Sarrelouis en 1835, il ne tarde pas à rejoindre ses frères déjà installés au Canada, plus précisément aux Trois-Rivières où la famille prendra racine.Il deviendra l’un des notables de sa ville d’adoption où il s’éteindra à l’âge de 77 ans, après avoir été, au cours des années, commissaire du port de la ville, l’un des membres fondateurs de la Chambre de commerce française de Montréal, vice-consul de France, de Suède et de Norvège, agent consulaire d’Espagne et du Portugal, ce qui démontre un exceptionnel oecuménisme diplomatique ! On aura deviné que cet honorable citoyen était le grand-père de M.Léon Balcer, ancien ministre qui a joué un rôle de premier plan dans la politique fédérale pendant un quart de siècle.Environ la moitié du volume analyse la contribution des Lorrains au développement de l’Église en Amérique du Nord.Ce relevé minutieux, diocèse par diocèse, invite davantage à la consultation qu’à la lecture de divertissement.Ce qui frappe le lecteur, c’est que, dans rensemble, l’émigration lorraine s’est orientée dans la région de Détroit et de Chicago, dans la vallée de TOhio et jus-q^u’en Alabama, plutôt que vers les États de la Nouvelle-Angleterre.Au terme de son ouvrage qui se veut « hommage et mémorial aux Lorrains d’Amérique du Nord », M.Houpert tire une conclusion sagement équilibrée entre la fidélité au passé et les exigences de l’avenir : « Tous ont contribué par leur travaU, parmi les millions d’autres émigrés partis d’Europe, à faire l’Amérique que nous voyons aujourd’hui, à créer ce qui dans quelques siècles sera sans doute une race, née du mélange de tant d’autres, porteuse d’une civilisation qui aura atteint sa pleine maturité, son épanouissement, héritière et continuatrice de toutes celles l’ayant précédée.Le passé n’en sera pas aboli pour autant ».Les peuples, tout en se renouvelant, ne sont jamais le produit d’une génération spontanée.À Montréal, de plus en plus, les gens bouquinent le soir.Tôt ou tard.RENAUD BRAY 7 soirs par semainel 5219, Côte-des-Neiges — 342-1515 12 ¦ Le Devoir, samedi 1er juin 1985 Mulroney promet $10 millions au Fonds de la FTQ PIERRE O’NEILL Photolaser CP Le premier ministre Brian Mulroney a eu droit a une ovation des son arrivée hier 'devant le Board of Trade et la Chambre de commerce de Montreal Le gouvernement fédéral investira $10 millions dans le Fonds de solidarité de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ).En tournée à travers le pays pour « vendre » le budget présenté par son ministre des Finances, le premier ministre, M Brian Mulroney, a profité hier de son passage à Montréal pour annoncer que son gouvernement avait débloqué la somme de $10 millions, « en vue d’encourager les investissements créateurs d’emplois », du Fonds de solidarité de la FTQ Conférencier invité du Board of Trade et de la Chambre de commerce de Montréal, M Mulroney a lancé un appel à la collaboration des syndicats et des entreprises pour aider son gouvernement à atteindre les objectifs de la prospérité économique et de la réconciliation nationale.Puis, sur un ton dramatique, élevant la voix, il a déclaré « Nous croyons au Canada Venez avec nous, croyez au Canada » La participation du gouverne- ment conservateur au Fonds de sohdanté de la FTQ était attendue depuis janvier dernier, alors que le premier ministre Mulroney avait rendu visite à son ami et président de le centrale syndicale, M Louis Laberge.Au terme de ces entretiens, le chef politique et le leader syndical avaient annoncé en être venus à un accord de principe sur l’obligation pour le gouvernement d’encourager ce genre d’initiative visant à la création d’emplois.S’adressant aux quelque 1,200 personnes du monde des affaires, réunis à l’hôtel Reine-Elisabeth, M.Mulroney a consacré hier une partie de son discours à rendre hommage à l’esprit d’mitiative des dirigeants de la FTQ- « L’initia-tive originale lancée par la FTQ, qui gère un fonds d’mvestissement de capital de risque, est un exemple remarquable.Ce fonds de solidarité est utihsé avec efficacité pour maintenir et créer des emplois dans la province, grâce à des investissements dans les petites entreprises.Nous voulons, dans notre processus de réconcihation nationale, une participation positive de la part des syndicats et des employeurs » L’annonce du premier ministre a toutefois donné lieu à diverses interprétations et a quelque peu prêté à confusion.À la smte du discours, un proche conseiller de M Mulroney, M.Charles McMillan, avait indiqué aux journabstes que ces milhons n’étaient en fait que la somme totale qu’il en coûterait au gouvernement, au titre des exemptions fiscales accordées aux travailleurs qui investiront dans le Fonds de solidarité de la FTQ Interprétation qui fut corrigée quelques instants plus tard par d’autres fonctionnaires du bureau du premier ministre, s’empressant de donner l’assurance qu’il s’agissait bel et bien d’un investissement de $10 millions de la part du gouvernement, mais que les modalités et critères seraient définis plus tard, après consultations auprès des dirigeants de la centrale syndicale.D’après les conseillers du premier ministre, la FTQ est pour l’instant la seule centrale syndi- cale à rencontrer les exigences qui permettent de profiter de ce genre d’aide du gouvernement fédéral Et il est prévu, à court terme, que seul le Québec peut avoir accès à ces sommes d’argent du fédéral, du moins aussi longtemps que les centrales syndicales implantées dans d’autres provinces n’auront pas jugé bon de mettre de l’avant des mecams-mes du même type que le Fonds de solidarité de la FTQ.La décision du gouvernement de contribuer au Fonds de solidarité s’inscrit dans les orientations décrites dans le budget présenté par le ministre des Finances, M.Michael Wilson, s’engageant à encourager ce genre d’mitiative.Mais ce n’est qu’en début de semaine que le Conseil du Trésor a débloqué les sommes nécesssames.Pour le reste, M Mulroney a repris l’essentiel du discours qu’il avait prononcé, la veille, à Toronto.Le budget Wilson, a-t-il dit, veut faire confiance aux investisseurs, à ceux qui prennent des risques.Dorénavant, le gouvernement va encourager les Canadiens à prendre des risques financiers, mais de manière a leur laisser le choix de leurs placements».Ce qu’il faut surtout retenir comme principe de base du budget, selon M.Mulroney, c’est que son gouvernement entend récompenser l’effort et cesser de subventionner tout ce qui se passe au Canada, cela dans l’optique d’un encouragement au succès individuel.Rappelant que dans le passé, les Canadiens considéraient les grandes sociétés et le gouvernement comme les principales sources d’emplois, le premier muiistre a fait valoir que le budget Wilson reconnaît que ce sont les petites et moyennes entreprises(PME), basées sur des imtiatives locales, qui contribuent aujourd’hui à créer le plus grand nombre d’emplois au pays.Mamtes fois applaudi par un auditoire qui ne demandait pas mieux que d’entendre un plaidoyer en faveur du secteur privé, le premier ministre a conclu.« Les mesures contenues dans le budget offrent aux Canadiens Toc-casion d’accéder à la réussite ».SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Bourassa nergie et des ressources, M Jean-Guy Rodrigue $49 milliards (en dollars courants) pour 12,000 mégawatts Car MM Rodrigue et Bourassa semblent disposer des mêmes chiffres préliminaires sur le montant des investissements nécessaires Se fondant sur une estimation réalisée dans son ministère, M Rodrigue parle de $25 milliards en dollars constants de 1984, qu’il estime équivaloir à $49 milliards en dollars cou rants Dans son livre l.’énergie du Nord, M Bourassa parle lui aussi de $25 milliards de dollars de 1984, après une extrapolation fondée sur le coût réel du complexe La Grande, première phase du piojet Baie-James II refuse de lancer des chiffres en dollars courants car « on ne peut que spéculei sur le montant des investissements tellement il y a d’inconnues en péi iode d’inflation », selon M Bourassa Pour leur part, les dirigeants d’ily-dro-Québec n’ont pas voulu commenter hier les prévisions d’investissements faites par le secteur énergie du ministère de l’Fnergie et des Ressources (MER), et encore moins l’hypothèse d'un doublement des tarifs d’électiicité.hypothèse lancée par M Rodrigue « Les calculs ne viennent pas de chez nous Demandez aux gens du ministère comment ils sont arrivés à ces chiffres », se contentaient de faire savoir MM Joseph Bourbeau et Guy Coulombe « Trois choses me permettent de conclure que seul un ministre du Parti québécois peut affirmer une telle énormité ( le doublement des tarifs d'éloctncité ) le rapport annuel d'Ilydro-Québec, la situation au Manitoba, enfin l’appui de la Gham-bre de commerce de Montréal », lance le chef du PLQ « Dans le dernier rapport annuel de riDdio Québec, page 18, llydro-Québec dit qu’à cause de ses con trats d’exportation elle a retardé l’augmentation de ses tarifs », explique M Boura.ssa Effectivement, lly-dro-Québec note qu’elle a pu décider de retardei au printemps 1984 l’augmentation des tarifs normalement appliquée en début d’année à cause, d’une part, du succès de ses programmes commerciaux et, d’autre part, de .ses contrats d’exportation M Bourassa ajoute que le Manitoba est la province qui a les tarifs d’électricité les plus bas au Canada à cause de ses expoi tâtions Et il demande SI la Chambre de commerce de Montréal l’aurait appuyé inconditionnellement la .semaine dernière si son projet devait se traduire par un doublement des tarifs d’électricité « Visiblement M Rodrigue n’a pas lu mon volume .le lui recomman derai de le lire A la page 151, j’écris qu’il n’est pas question de se lancer dans la construction s’il n’y a pas de contrats ( avec les États-Unis ) » s’emporte M Bourassa « C’est sûrement un dossier qui me tient à coeur C’est un des dossiers qui jus-titient mon retour en politique avoir la chance d’injecter $25 milliards dans l’économie », ajoute-t il S’il redevenait un jour premier ministre, l’énergie continuera d’être son dossier préféré, au point ou l’on ne peut s’empêcher de penser qu’il aimera diriger personnellement le ministère de l’Energie et des Ressources En réponse à une question du DEVOIR, M Bourassa admet qu’il n’e.st « pas contre avoir une double fonction être premier mini.stre et avoir un porte feuille sectoriel » Mais 11 se reprend en rappelant que la question ne se pose pas actuellement et que l’élection partielle n'a heu que lundi Quant à tlydro-Québec, elle n'a fourni au MER que des données très sommaires sur le montant des investissements qui seraient nécessaires pour harnacher les rivières de la Basse-(;ôte Nord et pour le projet N B R Par exemple, ce projet N B R -La Romaine ne figure pas dans les projets de l’ilydro d’ici l’an 2000 Seule .sa puis.sance est estimée 7,000 mégawatts alors que le ministère parle d’« une version de 8,300 mégawatts».Cependant, l’Ilydro-Québec dispose d’études .sommaires sur l’en-.semble des rivières du Québec, étu des qui lui ont permis, d’une part, de clas.ser chacune de ces rivières selon le coût du kilowatt-heure produit et, d’autre part, d’e.stimer à 30,000 mé gawatts les possibilités de production supplémentaire d’hydro-électri-cité Le porte-parole d’Ilydro-Québec, M Jean Guy Ouimet, précise que les chiffres dont dispose le MER sur le projet N B R, chiffres qui lui ont permis de calculer par extrapolation le coût de « l’énergie du Nord », proviennent du plan d’équipement annuel, mais que ce sont des évaluations sommaires, qui ne se basent pas sur des avant-projets Rajoute qu’« il reste à voir s’il serait soutenable de faire des centrales dans un temps aussi court, c’est-à dire d’ici 1993-94 » h'inalement, le ministre de l’Énergie et des Ressources a déposé jeudi soir, vers 20 h 30, à l’Assemblée nationale, un document d’une seule page, contenant une quarantaine de lignes, en interrompant pour quelques minutes le débat de troisième lecture sur le projet de loi 29 Prise par surprise, Topposition officielle a donné son consentement à ce que le ministre dépose le document émis le 8 mai dernier par le MER, document contenant les chiffres dont le ministre s’était inspiré pour répondre aux questions quelques heures aupavant à l’Assemblée nationale 4 Lévesque comme d’habitude entre les deux partis» pour renverser la vapeur En conférence de presse, M Lé-\ esque a également admis que « les prévisions dans Bertrand sont les plus fortes obtenues par le PQ dans les quatre comtés» « .le ne peux pas vous donner les autres pointages, mais ils sont nettement moins bons», a-t-il dit Tout en appelant ses supporteurs « à travailler .sans relâche jusqu’à la dernièie minute », le premier minis tre a soutenu que « le vote familial n’est plus monolithique comme au-trelois, ce qui pourrait bien réserver certaines surprises par rapport au pointage » M Lévesque a tenu à féliciter Mme Francine Lalonde « de .son risque courageux, et même téméraire, au début » Selon lui, son entrée en Chambre .serait « un enrichissement exceptionnel pour TA.ssemblée natio nale » Dans un tout autre ordre d’idéés, le premier mini.stre a confirmé avoir eu, hier matin, un entretien téléphonique avec le premier ministre fédéral, M Brian Mulroney Sans vouloir préci.ser la teneur de la conversation « où les détails n’ont pas élé abordés », M Lévesque a in dujué qu’il avait convenu avec .son in-tei locuteur de discuter prochainement d'un ensemble de sujets, no tamment du sommet de la francophonie et des propositions constitutionnelles du Québec « Il est sûr que le prochainement de M Mulroney ne dévia pas être d’ici trop de semai nés », a t-il dit Il a de plus révélé avoir « reçu une lettre de M Mulroney dans laquelle il manifeste une certaine ouverture, ou devrais je dire une ouverture cer tame .le compte lui envoyer une réponse le plus vite possible et nous pourrions les publier toutes les deux, possiblement en fin de .semaine » ou rapidement après • Hier soir, M Mulroney a lui même confirmé, à Montréal, avoir eu une discu.ssion avec son homologue plus tôt dans la journée, ajoutant qu’il tenterait de rencontrer M Lévesque dès la semaine prochaine pour discuter d'un vaste en.semble de sujets, incluant la proposition soumise par Québei pour permettre l’adhésion de la piovince a la constitution canadienne de 1982 Les hommes vont d’ailleurs avoir l’occasion de se croiser dès la semaine prochaine lors de l’inaugura tion des travaux de modernisation de l’usine de la Domtar, à Windsor, au (Québec « Si nous avons un moment pour en discuter, quelque part à Sherbrooke, nous allons profiter de l’occa.sion », a dit M Léve.sque Après avoir répondu à six ou sept questions, le premier ministre Léve.sque a mis fin à la conférence in diquant .sèchement à une journaliste anglophone « Cm sorry, c’est terminé Comme on dit à Pans' » Plus tôt en après-midi, M Léve.sque avait visité trois entreprises industrielles de la région de Boucherville la compagnie Datagram, Équipe'nent Piedmont et Air Liquide Semblant plus populaire que sa propre candidate, Mme Lalomie, en qui il voit « la candidature la plus marquante de toutes ces partielles », le premier ministre a pu serrer la main d’une bonne centaine d’ouvriers Au cours de son passage, il a profité de l’occasion pour souligner « le respect des promesses — que nous préférons appeler des engagements — pris en 1981 » Aux électeurs de la Rive-Sud, M Lévesque a rappelé la mise en marche du programme d’épuration des eaux usées, le lancement du projet Berges neuves, la construction d’un Palais de justice, l’agrandissement du Parc Marie Victorm, la rénovation des centre-villes et de la partie historique de Boucherville, et l’inté gration tarifaire du transport en commun (encore que dans ce dernier dossier, tous les jeux ne soient pas encore faits — hre à ce propos en page 3) Avançant que « les femmes sont moins caméristes que les hommes », la candidate l'rancine Lalonde a soutenu « avoir pris un risque pour relever le défi de redéfimr de nouvelles voies d’action pohtique » « Quoiqu’il advienne, la campagne ne se terminera mardi prochain », a-t-elle conclu Pour son chef, en tout cas, cette visite se sera terminée de façon plutôt abrute Devant l’empressement et l’exaspération manifeste du chef, son entourage eut beau virer sans dessus dessous la limousine ministérielle pour chercher, sans succès, le porte-documents de M Lévesque 4 PBrc marin Brassard, afin d’établir avec le gouvernement québécois de bons rapports de collaboration au sujet d’un territoire qui, dans un autre contexte politique, a fait l’objet de vives controverses sur le thème de l’intégrité territoriale du Québec Les deux ministres ont convenu de maintenir entre eux des communications suivies et de s’échanger les conclusions des études d’inventaire et de fai.sabilité Il y a plusieurs années que Parcs Canada s’intéresse à quelques sites exceptionnels du fleuve Saint-Laurent dans le but d’y créer un premier parc national marin Dès 1982, Parcs Canada avait fait une évaluation .sommaire de quatre sites les îles de la Rive Sud du Saint-Laurent, les îles-de-la Madeleine, le fjord du Saguenay et l’archipel des îles de Min-gan L'archipel de Mingan constituait alors le site le plus propice à l’éta-blis.sement d’un parc national marin En 1983, le minrstère fédéral de l’En-vironnement achetait les îles bien qu’elles aient été classées arrondissement naturel selon la loi sur les biens culturels du Québec De nos jours, il est plus question d’un parc national à caractère marin que d’un véritable parc marin constitué, pour l’essentiel, d’un ou de plusieurs plans et cours d’eau L’embouchure du Saguenay et son fjord constituent un milieu exceptionnel, malheureu.sement menacé à plusieurs égards « L’intégrité des ressources est .sérieusement compromise par certaines activités (pratiques agricoles et forestières, industries lourdes, aménagements hydroélectriques et circulation maritime importante) qui expliquent que le naturel de ce secteur soit le plus détérioré des quatre aires naturelles mannes d’intérêt canadien considérées », peut-on lire dans le document d évaluation de Parcs Canada Plusieurs mammifères marins fréquentent ce lieu, notamment la seule population de belugas de l’est du Canada, une espèce en voie d’ex tmction La création d’un parc national marin à l'embouchure du Saguenay constituerait un moyen de le protéger et de le mettre en valeur « Il ne fait de doute que le potentiel de protection attaché à la création d’un parc national marin dans ce secteur soit très élevé », affirme t on dans le rapport de Parcs Canada Le parc national marin du Sague nay, s’il se concrétise, devrait sans doute .se réali.ser en étroite collaboration avec le gouvernement québé COIS pui.squ’il a lui-même constituté un va.ste parc provincial depuis Ta-doussac et Baie Samte-Calherine ju.squ’à la Baie des lla-lla et des environs de Samte-Rose du-Nord Parcs Canada célèbre celte année le centenaire de la création du premier parc national, à Banff, dans les montagnes Rocheuses Au Québec, l’organisme fédéral admini.stre trois grands parcs nationaux (Forillon, La Mauricie et Mingan), 17 parcs et lieux historiques nationaux et cinq canaux historiques À l’occasion de la semaine natio nale des parcs nationaux du 1er au 8 juin, tous les établissements de Parcs (Canada au Québec .seront re-pré.senlés dans une vaste exposition au complexe Guy-Favreau animée tous les jours de plusieurs manifestations avec participation du public, notamment à des travaux archéolo giques Parcs Canada vient aussi de pu blier un guide, diffu.sé gratuitement.Des tornades s’abattent sur l’Ontario: au moins 12 morts BARRIE (d’après CP) — De violentes tornades se sont abattues en fin d’après-midi hier dans le centre de l’Ontario, semant la destruction sur leur passage et tuant au moins 12 personnes, selon le dermer bilan étabh en soirée hier À Barrie, située une centaine de kilomètres au nord de Toronto et l’une des localités les plus durement touchées, le porte-parole du seul hôpital de la ville a précisé que quatre personnes sont mortes des suites de leurs blessures, après le passage du cyclone qui a surtout frappé le sud de la ville.Des témoins ont fait état de cadavres glosant sur des pelouses dans ce secteur de la ville de 45,000 habitants.Selon un journaliste présent sur les lieux, environ 150 maisons, un hôtel et des édifices industriels ont été endommagés, dont le tiers très sérieusement.La police a fait savoir qu’une piste de course à Bame avait aussi été détruite et que les chevaux qui s’étalent échappés ont pris le mors aux dents, complètement affolés Camions et automobiles ont été balayés comme des jouets sur l’autoroute 400, qui relie cette région à Toronto, dans le sud de la province Un automobiliste de Bame, dont le véhicule a été endommagé sur l’autoroute 400, a dit que la pluie qui s’est abattue par la suite a été « tor- rentielle ».Des garde-fous ont été arachés par le vent et lancés comme fetus de paille, devenant autant de projectiles extrêmement dangereux.Des militaires de la base de Borden ont eu tôt fait de se rendre sur les lieux, pour ceinturer les quar-toiers les plus touchés et prévenir le vandahsme.Deux tornades distinctes ont frappé les régions de Shelburne et Grand Valley, a expliqué un porte-parole d’Environnement Canada.Sans pouvoir mesure avec précision la vitesse du vent, il a dit l’estimer à 85 ou 90 km-h.Aussitôt après, la tempête s’est dirigée vers la région d’Ottawa, où un violent orage s’est abattu en soirée On s’attendait par la suite que la perturbation atmosphénque con-tmue de se déplacer vers l’est, pour attemdre même Montréal durant la nuit.La Sûreté provinciale de l’Ontario a rapporté de son côté six pertes de vie à Alliston et au moins deux autres dans le village de Grand Valley, qui fut complètement dévasté Hier soir, les lignes téléphoniques étaient encombrées et l’autoroute 10 fermée La pohce a révélé que des clients pouvaient être restés coincés sous les décombres d’un centre com- mercial de Grand Valley, près d’O-rangeville.Plusieurs ont été blessés quand le toit de l’établissement a été écrasé.Soixante-sept victimes ont été traitées à l’hôpital Dufferin, à Orangeville.Selon un journahste de la région, le centre commercial de 10 magasins a été complètement réduit en miettes.La maison d’un couple aveugle vivant à proximité du centre commercial a été rasée, mais les deux personnes s’en sont tirées sans blessures.Le toit de leur maison a été arraché et projeté à cinq mètres de la maison dont il ne restait plus qu’une pile de débris et de meubles sens deuus-dessous.Pourtant, la maison voisine n’avait qu’un carreau bnsé.Tout avait commencé plus tôt dans la journée à près de 200 km au sud, dans la région du Niagara, prmcipale région maraîchère de la province, oû une tempête de grêle s’est abattue avec force, déversée des grêlons que certams ont décnts comme ayant la grosseur d’une balle de tennis.Des récoltes ont été détruites, mais aussi des équipements comme des serres, de même que des véhicules et des habitations.pour inciter le public à partir à la découverte de ses étabhssements Année du centenaire ou non, l’austérité budgétaire que s’impose le gouvernement canadien n’a pas épargné Parcs Canada Ainsi, la plu part des tarifs dans les parcs et les voies d’eau (frais d’éclusage, entrée des véhicules dans les parcs, etc ) augmentent cette année Ainsi, le permis de pêche passe de $4 à $10, le permis annuel d’éclusage pour une embarcation de moins de 6 mètres passe de $30 à $75, etc La plupart des tarifs de Parcs Canada n’avaient pas augmenté depuis 1975 Le premier juillet, jour de la l’ête du Canada, l’entrée des véhicules dans les parcs nationaux est gratuite 4 Baril dans les meilleurs délais Et il est même convaincu que M Lévesque n’a pas l’intention de s’accrocher et que sa décision e.sl prise « .le pense qu’il va partir » Mais s’il était à la place de son chef, Gilles Baril laisserait porter et attendrait le plus lard possible pour confirmer son départ Entre-temps, M Baril se propose d’a.ssister à la réunion du conseil national du parti, que le premier ministre a fait reporter au 22 juin.Il s’at tend à ce que les contestataires profilent de l’occasion pour .soulever le question du leadership, sinon que M Lévesque en prenne lui-même l’ini-tial Ive Si des ministres, des députés ou des présidents de comtés s’en prennent trop brutalement à M Lévesque, Il interviendra et les mettra à leur place « Si les bouteilles de bière volent par les fenêtres et si ça bras.se trop, j’interviendrai .l’aime la bagarre et je vais le défendre Moi, je peux vivre avec M Lévesque jus qu’aux prochaines élections » Non seulement le député de Rouyn Noranda est acquis à l’idée que M Léve.sque prendra bientôt .sa retraite, mais il reconnaît que la course au leadership est déjà en marche et qu’il a même sérieusement réfléchi à la tangente que risque de prendre ce qu’il appelle « un concours de beauté » Mieux encore, M Baril a déjà choisi .son candidat à la direction du parti le ministre du Commerce extérieur et des Relations internationales, M Bernard Landry Pourquoi Bernard Landry’' Parce qu’il est jeune d’esprit, qu’il personnifie « la modernité », qu’il parle plu sieurs langues et surtout parce qu’il a (les racines dans le parti II préfère Bernard Landry encore parce que le prochain chef du PQ devra être un homme d’équipe, apte à gouverner dans la collégialité, qu’il devra avoir acquis de l’expérience au contact du monde des affaires, devra être ca pable d’orienter le Québec vers les Elats-Ums et le re.sle du monde, plu tôt que de l’étouffer dans les frontières limitées et sclérosées du Canada anglais Gilles Baril n’a striclement rien à dire contre le plus sérieux aspirant à la succession de M Lévesque, le ministre de la Justice, M Pierre-Marc .lohnson Mais au cours de la course au leadership qui s’amorce, il se propose d’éveiller les militants au danger de choisir un chef dont la pensée politique et l’attachement au passé pourraient conduire à « l’unionaüsa-lion » du Parti québécois Dans la lettre de démission adressée au premier ministre, en début d’année, M Jacques Parizeau avait formulé la même mise en garde, référant en cela à la possibilité que M.Johnson prenne la succession Âgé de 28 ans, Gilles Baril est le benjamin des députés de l’Assemblée nationale Malgré l’admiration et le respect qu’il voue à M Lévesque, son franc-parler lui a acca-sionné quelques sérieux accrochages avec son chef Ainsi, il croit que le premier ministre aurait été mieux avisé de suivre ses conseils lorsque le gouvernement a décidé la mise en place de programmes pour venir en aide aux jeunes Il.se décrit comme un progressiste tout se disant lui-même conservateur, à certains égards De l’indépendance politique du début du PQ, il dira que c’est une notion dépas.sée et qu’il plutôt s’orienter maintenant vers l’indépendance économico-politique, axée vers la construction d’un « pays réel» Il craint que la campagne au leadership ne .soit qu’un concours de beauté et voudrait que l’on y discute les vrais enjeux les jeunes, la condition féminine, le pouvoir des régions, la décentrali.sation et quelques autres II a une obsession, la guerre à la pauvreté « Si j’étais premier ministre, tu ne verrais plus le monde fouiller dans les poubelles pour sur vivre » 4 Le Canada celle usine Boni le coût se situera quelque part entre $ 50 et $ 60 millions Le projet de SERDOQ, a ajouté M Ouellette, est à l’étape de la « faisabilité » et de « l’étude d’im pact » L’entrée en vigueur, jeudi, du nouveau règlement sur les déchets toxiques devrait accélérer la réalisation de ce projet, a ajouté le ministre C’est un secret de polichinelle que SERDOQ avait mis son projet sur la glace pour ne pas se retrouver dans la position de Stables, qui fonctionne depuis deux ans au cinquième de sa capacité Stablex ne détruit cependant que des toxiques inorganiques.Le ministre a aussi déclaré qu’il « n’avait aucune idée » des sites actuellement à l’étude chez SERDOQ « Il y a suffisamment de terres publiques au Québec pour faire en sorte ()ue les gens ne puis,sent s’opposer au projet », a ajouté M Ouellette quand on lui a demandé s’il écarterait les sites qui provoqueraient de trop vives réactions L’u.sine ontarienne pourrait de .son cfilé desservir au.ssi le Manitoba ou une (lartie de celte province, a lais.sé entendre de son côté la ministre fédérale qui a aussi annoncé qu’un comité serait mis sur pied pour commencer l’étude d’une solution « définitive » dans l’Ouest Le mimstre ontarien de l’Environnement, Mme Susan Fish, a déclaré qu’à court terme, cette province voulait accroître sa capacité d’intervention en situation d’urgence Les produits toxiques dont les ministres planifiaient hier la destruction pour la prochaine décennie, les halogénés, n’exislent pas à l’état naturel.Les principaux éléments de cette famille chimique sont le chlore, le fluor, le brome et l’iode.Amalgamés à des produits organiques comme des huiles, dont ils augmentent la stabilité, les halogénés sont très difficiles à détruire Brûlés à des températures inférieures à 2,500 degrés Fareinheit, ils dégagent des dioxines et des furanes dont certaines sont toxiques.C’est le cas notamment des BPC, dont l’assimilation par les êtres humains peut causer des affectations cutanées ou perturber le fonctionnement de certains organes comme le foie et les reins Des tests effectués chez les rats ont démontré que les BPC pouvaient provoquer le cancer et des malformations congénitales Aucun effet semblable n’a toutefois été vérifié chez les humains mais, par mesure préventive, le gouvernement fédéral interchsait en 1980 leur fabrication et leur usage car le milieu naturel n’arrive pas à les digérer et ils ont en outre tendance à s’accumuler dans les organismes vivants L’entente fédérale-provinciale d’hier vise aussi à améliorer la qualité des inventaires d’halogénés à travers le pays.Contrairement à une certaine presse qui présente depuis quelques mois les grandes sociétés hydro électriques comme les principales sources de contamination, c’est à l’intérieur des grandes villes canadiennes comme Montréal et Toronto qu’on retrouve la majorité des BPC, ce qu’a reconnu hier Mme Blais-Gremer.L’île de Montréal, par exemple, abrite à elle seule 56 % des BPC de la province, soit plus du double de la totabté des stocks d’Hydro-Québec Les pièces d’équipement en question se retrouvent dans des hôtels, des maisons de rapport, (les édifices commerciaux et gouvernementaux qui ont besoin d’un système puis.sant de transformation électrique La plupart de ces « propriétaires de BPC » — qui s’ignorent souvent — n’ont ni la formation ni les équipements des grandes sociétés hydroélectriques.C’est en raison de cette situation que les ministres de l’Environnement ont décidé aussi hier de standardiser les normes de manipulation de ces produits et, surtout, d’identi-fier leur présence partout en faisant appel notamment aux municipalités À la limite, on entend mettre sur pied des cours de formation pour la manipulation et le transport de ces produits /3 LE DEVOIR ECONOMIGLUE CAHIER 2 Montréal, samedi 1er juin 1985 LES AFFAIRES .EN QUELQUES LIGNES SYLVAIN BLANCHARD ¦ L’actif des caisses populaires grimpe de $531 millions l.e premier trimestre de l’année de l’ensemble des caisses populaires et d’économie Desjardins a été marqué par une augmentation appréciable de la rentabilité et un ralentissement de la croissance des prêts.L’actif total s’est accru de $ 531 millions pour atteindre $ 19.8 milliards au 31 mars, ce qui représente une croissance de 11.2 % par rapport à la même date l’an dernier.Par ailleurs, la croissance annuelle des prêts en cours des caisses Desjardins se chiffrait à 14.6 % au 31 mars dernier, comparativement à 13.5 % à la fin de décembre 19M et 21 % au 31 mars l’an dernier.Cette baisse est surtout attribuable a une plus faible demande dans le secteur des prêts hypothécaires pour la construction unifamiliale.D’autre part, de passage à Paris, le président du Mouvement Desjardins, M.Raymond Blais, à affirmer sa volonté d’internationaliser les activités de l’institution qu’il dirige.Fort d’un actif de $ 22 milliards, le Mouvement Desjardins pense, selon M.Blais, que le monde financier mondial est devenu un village.Déjà actionnnaire à Londres de la London and Continental Bank avec plusieurs banques coopératives européennes, le Mouvement Desjardins vient de créer au Québec une société en coparticipation avec la société française Lyonnaise des Eaux.Mais pour M.Blais, le Mouvement Desjardins veut revenir aux valeurs plus fondamentales de la coopération.¦ Les centres commerciaux Cambridge augmentent leur profit de $2 millions Les centres commerciaux Cambridge Limitée ont enregistré au cours de leur exercice terminé le 31 mars dernier un revenu d’exploitation de $ 76.3 millions et un bénéfice net de $ 3.5 millions.À la même époque l’an dernier, le revenu d’exploitation était de $ 55.4 millions, le bénéfice net de $ 3.4 millions et les fonds autogénérés provenant de l’exploitation, de $ 10 millions.Le bénéfice net par action de la compagnie pour la période comptabilisée a augmenté de 45 %, à 48 cents.Un dividende de 11 cents sur chaque action ordinaire et sur chaque action privilégiée sera versé le 16 juillet prochain aux actionnaires inscrits le 3 juillet dernier.Cambridge est une société canadienne d’investissements immobiliers détenant des participations dans 37 centres commerciaux au Canada.¦ Husky OU versera désormais des dividendes sur une base trimestrielle Le conseil d’adminitration de Husky Oil Ltd.a augmenté hier son dividende sur ses actions ordinaires et adopté comme politique de verser dorénavant des dividendes sur une base trimestrielle.Le premier dividende trimestriel de 9 cents par action ordinaire sera payé le 26 juin aux actionnaires inscrits le 12 juin.Auparavant, la compagnie versait des dividendes semestriels de 75 cents par action ordinaire.Husky s’emploiera également à la mise au point d’un programme de réinvestissement des dividendes des actionnaires.Le conseil d’administration a d’autre part décidé de racheter les actions privilégiés de Série A, convertibles, rachetables au gré du détenteur, a un prix de 328.01 par action.Le rachat sera effectué à compter du 2 juillet.¦ DIamond-Bathurst signe un accord avec Thatcher Glass Diamond-Bathurst Inc., filiale à 48 % de CB Pak, a signé hier un accord avec Thatcher Glass Corporatin en vue d’acquérir une part considérable de l’actif d’exploitation de cette société, moyennant une somme de 3 50.5 millions US.La société Thatcher, qui fabrique elle aussi des récipients en verre, est présentement débiteur, retenant la possession de ses biens aux termes de l’article 11 des règles de procédure en cour de faillite des États-Unis, à Bridgeport au Connecticut.La vente est assujettie à l’approbation de la cour.Les parties prévoient conclure la transaction en juin prochain.¦ Sobeco acquiert Informa-Log Le groupe Sobeco vient de se porter acquéreur de la société informatique Informa-Log Inc.Cette acquisition ^rmet de consolider les activités de Sobeco en gestion documentaire et le place en tête de file dans ce domaine au Québec.Le Groupe Sobeco a également procédé au lancement d’un nouveau logiciel de gestion documentaire qui sera connu sous le nom de Multilis.Les principaux créneaux de commercialisation de Multilis sont les bibliothèques publiques, scolaires, gouvernementales, bibliothèques d’association ou centres de documentation privés.¦ Perte de $ 5.9 millions pour Asbestos Asbestos a subit une perte de 3 5.9 millions au cours du premier trimestre de son exercice, laquelle s’ajoute à une autre de 3 9 millions enregistrée l’an dernier.La perte du premier trimestre comprend un gain sur change de 3 212,000 ainsi que des coûts de fermeture temporaire de 3 2 millions.Les frais d’intérêt au montant de 314 million ont été réduits par rapport à ceux de la même période de 1984 étant donné la réduction de la dette.¦ Pétro-Can diminue de 0.6 cent le prix de son litre d’essence Pétro-Canada diminue de six dixièmes de cent le prix du litre d’essence à compter d’aujourd’hui.Le président des produits Pétro-Canada, M.William West, a annoncé hier que cette bonne nouvelle pour les consommateurs découle des mesures prises dans le dernier budget fédéral.Cette diminution du prix de l’essence résulte du retrait de la taxe spéciale de canadianisation et de la redevance d’indemnisation pétrolière, ainsi que de la politique de déréglementation.Le carburant diesel baissera paiement de six dixièmes de cent du litre et le prix des différents types de mazout d’un demi-cent.¦ Déficit de $ 11.9 milliards de la balance commerciale américaine La balance commerciale américaine s’est soldée en avril par un déficit de 311.9 milliards, contre 311 milliards en mars, a annoncé hier le ministère du Commerce.Le déficit pour les quatre premiers mois de l’année s’est établi à 3 44.6 milliards, soit 5.8 % de plus qu’au cours de la période correspondante de 1984, précise le ministère.Une carte de survie pour Pétromont Himont Canada investit $45 millions pour moderniser son usine de Varennes ANDRÉ BOUTHILLIER Himont Canada vient de donner un bon coup de pouce à Pétromont en décidant d’investir 345 millions dans la modernisation de son usine de résine polypropylène de Varennes.Les nouvelles installations augmenteront de 40 % la capacité dfe production de l’usine, ce qui permettra de satisfaire aux besoins du Canada en matière de polypropylène ( utilisée pour la production de plastique ) pendant une dizaine d’années au moins, a déclaré hier en conférence de presse le président d’Hi-mont Canada, M.Bruce J.Stewart.L’investissement assurera aussi à Pétromont, le principal fournisseur en éthylène d’Himont Canada, un important marché à long terme, a précisé avec un large sourire le ministre québécois de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme, M.Rodrigue Biron.Au cours des derniers mois, Pétromont a failli fermé ses portes à plusieurs occasions en raison des nombreuses menaces de fermeture de ses clientes, dont sa principale, Tu-sine de polyéthylène d’Unlon Carbide à Montréal-Est.Celle-ci continue d’opérer à la suite de l’intervention du gouvernement québécois.Selon les propos du ministre Biron, l’initiative de Himont Canada représenterait le plus gros d’une série d’investissements que devraient annoncer au cours des prochaines semaines les compagnies membres de l’industrie pétrochimique de la région de Montréal pour assurer la survie à long terme de Pétromont.La semaine dernière, son collègue titulaire du ministère de l’Énergie et des Ressources, M.Jean-Guy Rodrigue, avait annoncé l’octroi d’une subvention de 330 millions à Pétromont pour la modernisation de ses installations de Varennes.M.Rodrigue avait alors souhaité que le secteur privé emboîte le pas.On évalue à 3200 millions les investissements totaux qui seront dévoilés dans une courte période par des industries pé- HIMONT L’usine d’Himont Canada à Varennes.trochimiques, en aval de Pétromont.Dans un bulletin publié à l’intention de ses 172 employés de Varennes, le président d’Himont Canada affirme que la décision d’investir 345 millions a été grandement influencée par le nouvel « Accord de l’Ouest sur le prix du pétrole et le nouvel esprit de collaboration entre Ottawa et Québec .» Ce « nouvel esprit » a d’ailleurs permis à sa compagnie d’avoir droit à une contribution conjointe de 38 millions des gouvernements fédéral et québécois en vertu de l’Entente Canada-Québec sur le développement industriel, pour réaliser son nouveau projet.L’investissement de Himont Canada, un holding financier italo-amé-ricain, servira â implanter dans son usine de Varennes un nouveau procédé de fabrication, le Spheripol, qui assurera des économies d’échelle et des économies d’énergie appréciables.Le Spheripol a été mis au point par la Montedison S.p.A., d’Italie, l’un des deux copropriétaires de Himont.L’autre est Hercules Inc.des États-Unis.Construit en 1975 au coût de 360 millions, l’usine de Himont Canada à Varennes fabrique deux types de résines polypropylène: l’homopoly-mère, utilisé dans la fabrication des fibres { dos de tapis, fil pour tapis, corde et ficelle et autres produits d’emballage ); et le copolymère, employé dans la fabrication de pièces automobiles, de revêtements de fils et câbles métalliques, de panneaux ondulés et d’articles ménagers.Le polypropylène représente 14 % du marché mondial des thermoplastiques.La modernisation de l’usine de Himont Canada commencera au mois d’août et se terminera en septembre 1986.Elle donnera de l’emploi à 200 personnes.L’exploitation du nouveau procédé de fabrication créera ensuite 14 emplois permanents.Conclusion d'un forum conjoint tenu à l’Université de Montréal Le libre-échange Canada-USA atténuera le pouvoir de nos institutions politiques PAUL DURIVAGE Le pouvoir de nos institutions politiques s’effritera au profit de Washington dans l’éventualité de l’établissement du libre-échange économique entre le Canada et les États-Unis.Telle est la conclusion qui se dégage d’un forum conjoint de l’Association canadienne de science politique et de l’Association canadienne des économistes, tenu hier à l’Université de Montréal, et qui réunissait cinq panelistes, tous de l’Ontario.L’un des intervenants, M.Charles Pentland, de l’Université Queen’s, dont les propos s’inspiraient de l’expérience de la Com- munauté économique européenne (CÉE), a ainsi affirmé que les pouvoirs des gouvernements locaux en avaient été érodés.L’universitaire a dit estimer que l’absence de politique internationale des gouvernements locaux s’est vite étendue au domaine social.L’auteur croit aussi en l’homogénéisation des cultures, au bénéfice de l’idéologie dominante, particulièrement dans les cas de déséquilibre d’influence.À son avis, si l’exemple de la CÉE donne des signaux mixtes sur différentes questions, les fortes relations qui unissent le Canada aux États-Unis, que ce soit des points de vue diplomatique ou économique, laissent croire en un scénario mieux défini au pays.De même, M.John Curtis, de rinstitute for Research on Public Policy de Toronto, estime que l’un des effets du libre-échangisme de part et d’autre de la frontière sera d’aplanir les disparités et tensions régionales.L’économiste de formation songe entre autre à la difficulté de maintenir une politique de redistribution des richesses tirées du pétrole, dans un pareil contexte.Les opinions étaient toutefois partagées et un commentateur, M.Ron Wonnacott de l’Université Western, fit remarquer comment le conseil économique de l’Ontario a pris sa place dans le dossier des importations d’acier et produits de l’acier aux États-Unis, de manière à ce que le Canada se voit conférer un statut spécial parmi toutes les nations exportatrices.M.Curtis s’est par ailleurs demandé qu’elles seront les conséquences de cet arrangement sur nos relations avec les pays tiers, comme le Japon.« À première vue, je ne crois pas que cela leur plaira », a-t-il déclaré.Poursuivant sa pensée, M.Stephen Clarkson de l’Université de Toronto affirma que « si les États-Unis souhaitent tant établir le libre-échange avec le Canada, ce n’est que pour avoir un meilleur pouvoir de négociation lors des prochaines rounds des accords du GATT».Le politicologue s’est Interrogé sur la pertinence de s’accrocher à une « étoile qui tombe » alors que Voir page 1S: Libre-échange Les Coopérants s’installe au conseil de Guardian PAUL DURIVAGE Les Coopérants a établi son emprise sur la compagnie de Fiducie Guardian faisant élire leurs représentants à son conseil d’administration, au cours de l’assemblée régulière des actionnaires, à Montreal jeudi.C’est ainsi que M.Paul Dolan, président des Coopérants, a été élu au poste de président du conseil d’administration de Guardian et M.Pierre Shooner, vice-président exécutif de Les Coopérants, au poste de président du comité exécutif.En contrepartie, neuf administrateurs, dont certains étaient en poste depuis plusieurs années, ont été invités à ne pas se représenter.On remarque entre autres le départ de M.Ormonde Barrett, ex-president du conseil qui prend sa retraite et de M.John Reudel administrateur depuis 1946.MM.Austin Beutel, Robert Stewart et David Williams, tous trois de la société de gestionnaires de portefeuilles Beutel, Goodman et Compagnie, ont bien entendu renoncé à siéger au conseil de la fiducie.C’est eux qui ont précipité le changement de propriété en se départissant de leur bloc d’actions, lorsqu’acquise par la société financière Crownx.Par ailleurs, M.Howard Kelly a été reconduit au poste de président et chef de la direction et M.Edward Cleather demeure vice-président exécutif, en plus d’assumer les responsabilités de chef des opérations.On leur a toutefois accolé M.Michel Petit, consultant des Coopérants, à la fonction « staff » de vice-président principal.Au cours de son allocution aux actionnaires , M.Kelly a d’ailleurs souhaité la bienvenu à la mutuelle et a qualifié la fusion, de « nouvelle étape de croissance» pour la fiducie.« Le rythme rapide des changements dans l’industrie des services financiers au Canada, et plus particulièrement au Québec, démontre clairement à quel point il est difficile pour une PME financière, uni-dimen-sionnelle, de prospérer.On n’a qu’à regarder Trilon, Crownx, Corporation Financière Power et le Groupe La Laurentienne pour se rendre compte de tout ce qui se passe dans les milieux financiers », a-t-il expliqué.Selon M.André Desaulnier, président du conseil et président-directeur général du courtier McNeil, Mantha Inc., qui présida à la transaction, il se trouve encore quelque 80,000 actions de Guardian encore en circulation répartis entre une centaine d’actionnaires.Les actionnaires de la P’iducie ont par ailleurs sanctionné par vote hier, un nouveau plan d’achat d’actions destiné aux employés.Celui-ci, bien que dessiné avant l’OPA dans l’optique d’intéresser les employés à leur entreprise, aura néanmoins pour effet d’en maintenir l’actionnariat à un niveau suffisant pour assurer un marché.Les Coopérants souhaite en effet maintenir l’inscription du titre en Bourse.Concernant l’inscription attendue de l’entreprise Investissements Guardcor créée et aujourd’hui détenue à 10 % par la Fiducie Guardian, M.Schooner a affirmé au DEVOIR qu’elle aurait lieu au cours de la semaine prochaine.La clôture de l’opération de financement débuté en février dernier n’a eu lieu que tout récemment en raison des nouvelles autorisations gouvernementales que nécessita le changement de propriété de la Fiducie.La filiale de prêts hypothécaires a levé 310.0 millions du public, à la faveur du régime d’épargne-actions du Québec.La différence Proviga us suPERMARCi^ mm_ ©pnnfigo 14 ¦ Le Devoir, samedi 1er juin 1985 LE DEVOIR ECONOMIQ.UE Au magazine américain Fortune Mulroney se dit insatisfait de la réaction du secteur privé aux mesures fédérales LIVRES PIERRE-Y.LAURIN collaboration spéciale f^RLEElACXXXA .^H^MCOIMBORArinN m WUUAM>Jl)V\K Il était une fois.LEE IA COCCA ?Lee lacocca, lacocca, Robert Laffont, Paris, 1984, 380 pages.Une image peut parfois valoir mille mots.À prime abord, l’autobio-gi aphie de Lee lacocca se présente sous les plus mauvais auspices : la photographie qui présente le livre nous montre un homme d’affaires replet, on ne peut mieux habillé, bien campé dans l’imposant siège en cuir de .son bureau de direction de chez Chrysler.Si une photo peut donc valoir mille mots, ceux-ci seraient sûrement fort ironiques : l’homme qui a sauvé Chrysler nous est étrangement présenté comme un industriel bouffi au sourire un pu niais.Une mauvaise photo, quoi.Mais, dès les premières lignes de cet étonnant livre, le lecteur doit se raviser.Très vite, il est littéralement happé par la franchise parfois brutale, le Style cristallin et les remarques souvent caustiques de l’auteur.Ainsi, la fadeur décevante de la jaquette laisse bientôt place à l’enthousiasme : car c’est un maître-livre que nous avons là entre les mains ! ,, , .I.es 300 premières pages du volume décrivent les grandes lignes de l’itinéraire de l’auteur.Enfant, il a vu, comme tant d’autres, son père être littéralement ruiné par la crise de 1929 et péniblement gagner de quoi vivre.Mais, malgré les innombrables déconvenues que créera celle période troublée, la crise sera le creuset de la « success story » que nous livre Lee lacocca.De son père, il apprit les dures leçons inspirées par la nécessité : « rien ne nous est donné; il faut travailler dur, et à ce prix .seulement le succès est-il assuré.» Appliquant avec méthode ces recettes bien trempées, le petit Lee gravira un à un les échelons de la «Ford Motor Company », qu’il avait jointe dès la vingtaine.Mais, on s’en doute, la route est semée d’embûches.Et la première de taille est celle que jette en travers de son chemin le leader incontesté de la Ford, Henry Ford II.Le 23 juillet 1978, Lee lacocca est limogé.En relatant les faits, il nous fait voir l’antagonisme qui naît entre les deux hommes et qui nous en dit long sur les leaders des grandes firmes multinationales.Son ancien patron nous est décrit comme un potentat tonitruant et erratique.Le petit Italien de l’Illinois fut toujours, il faut bien le reconnaître, très gênant ; inventeur de la Mustang, il en vend dès la première année plus de 400,000 exemplaires.En 1970, il devient président de F'ord (il a tout juste 46 ans).Mais Sitôt écoulées les premières semaines de son règne, il se rend compte que .son véritable ennemi est tout près de lui, dans le bureau à coté.N’y avait-il pas à craindre quand le bruit courait que le précédent président, Simon Knusend, avait été renvoyé non pas à cause de son incompétence, mais parce qu’il entrait dans le bureau du « Roi Henry » sans daigner frapper ?Quand la popularité nationale touche le nouveau président de Ford, les premiers signes de sa chute se font sentir.Bien que le chiffre d’affaires et les profits grimpent, les coups de semonce de M.Ford se font plus insistants.Il lui demande d’arrêter « de se pavaner » à Wall Street.Volontaire et sûr de son bon droit, lacocca ne change rien à ses habitudes, ce qui a pour effet de mettre hors de lui son patron.L’opposition se fait aussi sentir sur le front des politiques : en 1973, lacocca recommande la mise en production de toute une gamme de petites voitures.Premier refus : « Petite voiture = petits profits » fut la réponse.Ensuite, il négocie une coopération technique avec la firme japonaise Honda pour la production de blocs-moteur à bas prix ; « Pas une seule voiture portant mon nom sur le capot n’aura un moteur japonais.» répliqua Henry Ford 11.Dès 1974, celui-ci commença à laminer le pouvoir de son président.Une troïka est bientôt formée, diluant ainsi le pouvoir directorial.Ensuite, le vice-président est nommé suppléant de Henry Ford II quand celui-ci n’est pas à Détroit : c’est une rebuffade claire à l’endroit de lacocca.L’avenir est scellé ; le 13 juillet 1978, « EXIT Monsieur le président ».Mais « VIVE le président » toujours, car moins de trois mois plus lard, Lee lacocca prend les rennes de la moribonde « Chrysler Corporation ».Et commença ainsi l’exceptionnelle histoire du sauvetage de celte compagnie automobile vouée aux gémonies publiques et promise à une mort imminente.C’est devant le Conp-ès américain que lacocca doit mener l’ultime et plus importante bataille.Pour sauver la compagnie, il dut trouver $ 1.2 milliard US.Seul un prêt garanti par le gouvernement américain lui permit de croire aux chances de la compagnie.Après avoir combattu pied à pied avec les laudateurs soudain volubiles des lois sacro-saintes du marché, lacocca remporte son pari.Le prêt est accordé et la compagnie est relancée.Le 13 juillet 1983, la totalité de l’emprunt est remboursée, sept annéesenviron avant son terme ! Chrysler est maintenant une firme dynamique, rentable et qui, de plus, talonne Ford pour la deuxième position au palmarès des producteurs automobiles (ce qui a l’heur de plaire à M.lacocca.).De cette rude bataille pour sauver un navire qui décidément prenait eau de toute part, lacocca tire plusieurs leçons.D’abord, que le gouvernement était un partenaire auquel il ne tenait pas, mais avec lequel il devait travailler.Ensuite, il a appris, de .ses négociations avec les politiciens, de forts éloquents princi^s qu’il s’empressse de nous livrer.Prenons quelques exemples.« Si les difficultés de Chrysler étaient survenues quand les républicains étaient au pouvoir, la firme aurait sombré en un rien de temps » (p.25).Il reconnaît lui-même avoir longtemps été sympathisant républicain ; il avait, pour orienter .ses penchants, la charge d’une compagnie qui ne savait littéralement pas quoi faire de ses milliards.Quand il est entré chez Chrysler, une autre réalité Fa confronté et il a changé d’opinion : « les démocrates se préoccupaient des conditions de travail des ouvriers et de l’emploi.Les républicains agitaient des théories de l’investissement» (p.259).F,t sur le capitalisme américain, l’auteur ne ménage pas ses critiques.Les licenciements massifs qu’aurait entraînés la faillite de Chrysler l’amènent à réfléchir sur les responsabilités sociales du patronat, alors qu’« aux États-Unis, les cadres de haut niveau sont prisonniers de l’idéologie.On veut être purs • (p.268).Or, pour faire face aux nouvelles conjonctures imposées par la concurrence internationale, « il faut être partisan de la libre entreprise sans pour cela avoir la mentalité du XIXe siècle.Car la libre entreprise n’e.st plus exactement ce qu’elle était (p.2,36).Plus préci.sément encore, l’Amérique doit, pour contrer le « défi japonais » .se battre à armes égales.Ainsi, la tâche principale que .se donne lacocca est de désacraliser le terme de « politique industrielle » qui, selon certains, « marquerait la fin du régime de libre entreprise tel que nous le connaissons » (p.363).Il ramène les choses à de justes proportions : « Pour moi, une politique industrielle consiste à recon.slituer et redonner la vitalité aux industries .soi-disant déclinantes (.).Cela signifie la coordination de tous les éléments de la politique économique au lieu d’actions au coup par coup élaborées dans les officines du pouvoir par des gens qui ne songent qu’a leur propre intérêt » (a 363).Et cela ne marquerait pas de changement révolutionnaire aux Etats-Unis : ces politiques de coordination ont porté de fort beaux fruits, notamment dans le domaine de l’agriculture, de l’industrie spatiale, de la défense, etc.On voit donc que le propos est loin d’être orthodoxe.Dans la masse opaque que constituent les doctes ouvrages des théoriciens du renouveau hyper-libéral, le livre du praticien Lee laccoca tranche par sa simplicité, sa force.Cet ouvrage majeur marquera notre temps : il démontre, comme si cela était encore nécc,s.saire, que la réforme d’un système perfectible est possible et que c’est dans ce nécessaire renouveau qu’il reprendra, hors des éphémères soubresauts de la conjoncture, le chemin d’une prospérité vraiment durable.LARRY BLACK NEW YORK (PC) — Le secteur privé au Canada n’a pas réagi comme il aurait dû aux initiatives économiques d’Ottawa, déclare le premier ministre Brian Mulroney, dans une interview que publie cette semaine le magazine Fortune.« Il a bien réagi, mais pas à mon entière satisfaction », précise le chef du gouvernement canadien dans l’interview conduite en avril en vue d’un supplément publicitaire sur le Canada, par le chroniqueur Jeffrey Simpson, du Globe and Mail, qui l’interviewait pour le compte de Fortune.« J’aurais aimé voir plus d’action, mais la vérité est que les bilans canadiens ont été laissés dans un état extrêmement affaibli qui a empêché certaines (entreprises) d’agir à temps», a ajouté M.Mulroney.Les investisseurs étrangers ont été « durement échaudés » par les mesures prises par le précédent gouvernement libéral.« Cela, a dit le premier ministre du Canada, a laissé des souvenirs amers dont nous devons venir à bout.Il faudra attendre un certain temps, mais dans l’ensemble je suis satisfait de la réaction » (du secteur privé).Il invite les investisseurs en puissance à sauter dans le train d’une « importante révolution de la richesse industrielle».« Dans une décennie, ce pays sera méconnaissable », estime M.Mulroney.Le supplément de Fortune sur le Canada compte une quinzaine de pages.L’idée avait été suggérée par le magazine, qui a reçu la « sanction » du ministère des Affaires extérieures, a déclaré un officiel.Un porte-parole du magazine a souligné que depuis le changement de gouvernement à Ottawa, on a noté dans les milieux économiques américains un intérêt renouvelé pour le Canada.Quand le magazine publie un supplément, il obtient normalement l^aucoup d’annonces publicitaires de la part d’entreprises privées.Cette fois, le gouvernement canadien et ses organismes, ont réservé six des dix pages de publicité prévues - au prix de plus de $ 47,000 US la page.Il semble que les entreprises canadiennes ne soient pas habituées à Le déficit commercial US va de record en record WASHINGTON (AFP) - Une nouvelle détérioration de la balance commerciale des États-Unis a été enregistrée en avril avec un déficit de $ 11.9 milliards US, contre $ 11 milliards en mars, a annoncé vendredi le département du Commerce.Ces chiffres sont dûs à une baisse de 3.6 % des exportations et une progression de 0.5 % des importations.Les importations (caf) se sont chiffrées à $ 29.6 milliards et les exportations (quai départ) à $ 17.8 milliards.Pour les quatre premiers mois de l’année, le déficit de la balance commerciale américaine atteint ainsi $ 44.6 milliards, soit 5.8 % de plus que pour la même période de 1984.11 devrait s’élever, selon les projections officielles, à quelque $ 140 milliards pour l’ensemble de l’année, contre $ 12.3 milliards en 1984.La montée des importations et la baisse des exportations, dues au niveau élevé du dollar, sont tenues en bonne partie responsables par les économistes américains du fort ralentissement de la croissance économique aux États-Unis depuis le dé- La Banque mondiale veut prêter pour des projets à long terme plutôt que pour des urgences NEW YORK (AFP) - Le président de la Banque mondiale, M.Al-den Clausen, a fait état de l’intention de la Banque de réduire ses prêts d’urgence aux pays en développement et d’augmenter ses prêts pour des projets de longue durée.On ne peut pas trop forcer une économie en développement, a dit M.Clausen dans un discours prononcé jeudi devant le forum de la Foreign Policy Association, ajoutant; Nous devons être capables de soutenir une aide à long terme.La croissance du tiers monde peut être mieux assurée par la méthode des projets à long terme, selon M.Clausen, qui a ajouté que le rôle de la Banque en tant qu’institution dédiée Les héritiers s’entendent sur le partage des $ 4 milliards de Getty LOS ANG ELES (AFP) - Le fonds de $ 4 milliards US, créé par le milliardaire américain John Paul Getty pour ses héritiers, va être divisé en quatre parts de $ 750 millions chacune ($ 1 milliard étant retenu pour le paiment des impôts).Ce compromis met fin au litige qui opposait les héritiers de John Paul Oelly (mort en 1976) sur le partage du « fonds Sarah C.Gelty »(mère de John Paul Getty Sr.) créé en 1934.Deux parts de $ 750 millions iront aux fils de John Paul Gelty Sr.; Gor- CARRIERES ET PROFESSIONS Leg postes sont offerts également aux hommes et aux femmes.Voir aussi en page 19 payer des tarifs publicitaires aussi élevés et il a fallu beaucoup d’efforts pour obtenir quelques annonces pu-blicitaireas d’entreprises privées canadiennes, déclare Viena Marguiles, directrice du supplément.« Pour un premier essai, nous sommes très satisfaits » du résultat.« Et nous espérons publier (un supplément canadien) une fois l’an.» Le supplément porte le titre : « Le Canada s’ouvre au monde extérieur ».Il est essentiellement promotionnel et les autorités canamen-nes ont pu voir les textes avant leur impression, sauf pour l’éditoral dont Fortune a pris toute la responsabi-üté.« Une fois que vous approuvez une chose pareille, vous voulez vous assurer qu’il n’y aura pas de critiques trop crues », a déclaré un officiel du ministère des Affaires extérieures.La revue Business Week - qui envisage elle aussi de publier un supplément sur le Canada, tout comme la revue Forbes - évoque cette semaine les progrès réalisés par le gouvernement Mulroney, mais sur un ton plus critique.Business Week, en effet, trouve « amèrement décevants » les chiffres concernant la réduction du déficit budgétaire annoncés la semaine dernière par le ministre fédéral des Finances, M.Michael Wilson.Le journal ajoute que les investisseurs sont abasourdis par la décision d’Ottawa de majorer les impôts sans pour autant opérer des coupes sombres dans les programmes sociaux.don Gelty, 51 ans, et Eugene Paul Gelty Jr., 52 ans.La troisième part sera partagée entre les trois filles du troisième fils.George Franklin Gelty II, mort en 1973.La quatrième sera elle aussi divisée en trois parts dont l’une reviendra à L’aîné des fils de John Paul Gelty Sr.issu de l’un de ses cinq mariages, Jean Ronald Getty, qui n’a que $3,000 US de revenu annuel.Le reste .sera divisé entre Gordon et Eugene Getty et leurs trois nièces.ÉCOLE POLYTECHNIQUE DE MONTRÉAL POSTE DE PROFESSEUR Département de mathématiques appliquées FONCTIONS Le département de mathématiques appliquées de l'École Polytechnique sollicite des candidatures pour un poste de professeur dans le domaine de la technologie informatique; modélisation géométrique, éléments finis, CAO.En plus de participer à renseignement au premier cycle et aux grades supérieurs, la personne recherchée doit manifester de l’intérêt pour la recherche et le développement de logiciels d’applications en ingénierie assistée par ordinateur dans les domaines précités.EXIGENCES Les candidats doivent détenir un doctorat (Ph.D.) et pouvoir s'exprimer avec aisance en français.DATE D’ENTRÉE EN FONCTION Le 1er septembre 1985.SALAIRES ET CONDITIONS Le salaire et les avantages sociaux seront déterminés selon l’expérience et les politiques en vigueur à l’École Polytechnique.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae au plus tard le 21 juin 1985 au: Directeur Département de mathématiques appliquées École Polytechnique C.P.6079, Suce.« A » Montréal, Québec H3C 3A7 but de l’année.Le mois d’avril a été marqué ess-sentiellement par une forte poussée des importations pétrolières et de voitures japonaises, à la suite de la levée des restrictions quantitatives à leur importation.La baisse des exportations américaines a reflété d’autre part principalement une diminution des ventes à l’étranger de matériels aéronautiques, de machines électriques et d’équipements de télécommunication.À l’opposé, une légère amélioration des ventes américaines de certains matériels automobiles et électriques, de blé et de minerais non ferreux a été enregistrée.Le Japon est demeuré en avril le pays envers lequel les États-Unis ont accüsé le plus fort déficit commercial ($4 milliards contre $ 3.2 en mars).Leur déficit envers les autres principaux pays industrialisés s’est par contre légèrement tassé, atteignant $ 1.7 milliard vis-à-vis de l’Europe occidentale et $ 2.1 milliards vis-à-vis du Canada.au développement est de voir au-delà des crises immédiates.M.Clausen a donné comme exemples des projets dignes de soutien la diminution de la croissance démographique ou le développement de l’éducation et des emplois pour les femmes.À l’avenir, le principal objectif de la banque sera l’investissement à long terme tout en maintenant, a-t-il ajouté, notre volonté de réduire la pauvreté comme avant.Les projets concernant le développement agricole et les zones rurales continueront de représenter un tiers environ des prêts consentis par la banque, a-t-il affirmé.ÜU$ÉE Bü QDÉEEC CONCOURS DE RECRUTEMENT BIBLIOTHÉCAIRE Sommaire des responsabilités Sous l’autorité du conservateur en chef, le (la) bibliothécaire assume la responsabilité de la planification, de l’organisation et du développement de la bibliothèque du Musée du Québec et du centre de documentation qui comprend 35 000 volumes, I 7 500 dossiers et 250 périodiques.Tâches — Formuler une politique d’acquisition des documents en fonction des objectifs fixés et des besoins de la clientèle; — conserver, classifier, organiser et rendre accessibles les documents; — appliquer les techniques et les méthodes qui tiennent compte des derniers développements en bibliothéconomie afin de répondre adéquatement aux besoins du personnel et du public; — superviser le travail du personnel.Exigences Diplôme d’études universitaires de deuxième cycle en bibliothéconomie (la préférence sera donnée aux candi-dats(es) ayant un baccalauréat en histoire de l'art) ET une expérience pertinente dans une bibliothèque spécialisée ou dans l’administration d’une bibliothèque.Rémunération Selon les échelles salariales actuellement en vigueur au Musée du Québec pour les bibliothécaires (pouvant atteindre 36 088 $).CONSERVATEUR (TRICE) DES DESSINS ET ESTAMPES Sommaire des responsabilités Sous l’autorité du conservateur en chef, le (la) conservateur (trice) des dessins et estampes est responsable de la documentation, la préservation, l’accroissement et la diffusion de la collection permanente d’oeuvres sur papier du Musée du Québec qui comprend près de 6 000 oeuvres québécoises, canadiennes et européennes.Tâches — Préparer les dossiers des oeuvres devant être soumises au comité d’acquisition; — effectuer les recherches nécessaires à la documentation de la collection permanente et à la rédaction de catalogues; — concevoir des projets d’expositions, préparer les dossiers de présentation et en coordonner la réalisation; — préparer les recommandations nécessaires concernant la restauration des oeuvres; — collaborer à l’inventaire informatisé de la collection.Exigences Diplôme d’études universitaires de deuxième cycle en histoire de l’art avec spécialité en art québécois et un intérêt marqué pour les oeuvres sur papier; posséder une expérience pertinente en muséologie.Rémunération Selon les échelles salariales actuellement en vigueur au Musée du Québec pour les agents(tes) culturels(les) (pouvarit atteindre 38 961 $) Inscription Les personnes intéressées devront faire parvenir un curriculum vitae complet ainsi que leurs attestations de scolarité à: Madame Jocelyne Pagé Service des ressources humaines Musée du Québec I, avenue Wolfe-Montcalm Parc des Champs-de-bataille Québec (Québec) GIR 5H3 tél: (418) 643-4173 Seules seront considérées les inscriptions reçues au Musée du Québec avant le 28 juin 1985 à l7hOO. » ¦A LE DEVOIR ECONOMIQUE Le Devoir, samedi 1er juin 1985 ¦ 15 La dette nette du Canada atteint $ 190 milliards OTTAWA (PC) — L’an dernier, chaque Canadien a dû débourser $680, soit $1.86 par jour, pour rembourser les intérêts de la dette fédé- rale nette.La dette nette — ou l’accumulation de tous les déficits passés — s’établissait à $190 milliards à la fin de GESTION PERSOMMELLE Les garanties prolongées pour les automobiles (PC) — Les garanties prolongées sur l’automobile, sous diverses formes, sont disponibles au Canada depuis plus d’une décennie.Les opinions demeurent toutefois très partagées sur la valeur réelle de ces « aubaines » qui, selon les vendeurs du moins, ne représentent qu’une « option » de plus offerte au client.Pour l’industrie de l’automobUe, ces garanties confèrent « la tranquillité d’esprit à l’automobiliste » et lui permettent de se protéger contre l’inflation des prix.« Vous achetez un contrat de garantie aujourd’hui et le manufacturier paie pour les réparations au niveau que le dollar atteindra demain », affirme Robert Farquhar, vice-président de International Warranty.« Le consommateur n’a pas à absorber les augmentations de salaire qui interviennent chez le concessionnaire.» Les associations d’automobilistes et de consommateurs, pour leur part, affirment que les garanties prolongées, en règle générale, ne représentent pas une bonne affaire.« Il y a peu de chances que vous réclamiez un jour un remboursement qui vous permettrait de récupérer le coût d’une telle garantie prolongée », expUque Bruce Hotchkiss, porte-parole de l’Association canadienne de l’automobile.Pièces exclues Selon lui, ces garanties portent plus souvent qu’autrement sur les pièces de là voiture qui tombent rarement en panne.Par ailleurs, les pièces qui sont souvent fautives, notamment les carburateurs coûtant $ 300 pièce ou les alternateurs de $ 150, sont très souvent exclus de ces contrats de garantie.Selon un récent recensement réalisé par l’Association canadienne de l’automobile, seulement 34 % deÿ Canadiens qui ont acheté des voitures neuves en 1983 se sont prévalus de l’achat d’une garantie prolongée.Ces contrats peuvent coûter entre plusieurs centaines de dollars et près de $1,000.Jusqu’à maintenant, seulement 46 % des détenteurs de ces garanties de 1983 ont réclamé un remboursement.Parmi eux, plus du tiers n’ont pas été satisfaits du traitement reçu.L’Association canadienne des consommateurs affirme également que ces contrats « ne représentent pas une bonne affaire.» Non seulement les pièces les plus fragiles ne sont-elles pas généralement couvertes, en plus, de .dire l’organisme, plusieurs demandes de réclamation sont rejetées sous divers prétextes: mauvais entretien de la voiture, mauvais usage du véhicule par son propriétaire ou, encore, intervention de facteurs extérieurs imprévisibles.L’association rappelle également que certains bris sont parfois considérés comme des « défauts cachés » du véhicule.Dans un tel cas, le manufacturier doit souvent procéder sans frais aux réparations qui s’imposent, si le propriétaire réclame justice avec assez de persistance.L’association affirme également que les coûts annuels d’entretien d’une voiture — à moins qu’elle ne subisse des dommages majeurs — sont souvent inférieurs au coût annuel de la garantie prolongée.Elle invite donc le consommateur à étudier toutes les facettes de ces contrats de garantie, afin de comprendre avec exactitude la nature exacte des remboursements prévus.Contrats disponibles Ceux qui,.malgré tout, désirent une telle garantie, peuvent choisir entre différentes options.Certains manufacturiers vendent leur propre garantie prolongée : d’autres vendent des programmes de services assurés par des réseaux privés telle la firme International.Cette firme, qui appartient à M.Farquhar, affirme que son programme de garantie est approuvé par 2,200 des 3,488 concessionnaires du Canada.International a passé des contrats avec les manufacturiers Honda, Hyundai, Mazda, Nissan, Toyota et Volkswagen pour administrer leurs contrats de garantie par le biais de tous leurs concessionnaires.Elle vend également des garanties pour voitures usagées, mais uniquement par le biais de concessionnaires de voitures neuves qui font également dans l’usagé.Un petit nombre de manufacturiers ont également commencé à offrir, sans frais supplémentaires, des contrats de garantie portant.sur des périodes de temps plus longues et mieux sont adaptés à la réalité.Saab, avec sa garantie Supercare, fut la première à offrir un tel contrat, en 1979.Cette garante couvrait 95 % du coût de toutes les pièces pour une période de trois ans ou 60,000 kilomètres.Elle prévoyait le remboursement des frais de remorquage et de la location temporaire d’une voiture pour la durée des réparations.Par ailleurs, les Canadiens qui achètent une Audi ou une Audi Card, peuvent se prévaloir d’une garantie couvrant tous les types de pannes durant les trois premières années, y compris l’éclatement d’un pneu ou le bris du pare-brise, les frais d’entretien — vidange d’huile, etc.— ainsi qu’un abonnement de trois ans à l’Association canadienne de l’automobile.Les réparations doivent être faites par un concessionnaire Audi.BMW offre également, à l’heure actuelle, une garantie de trois ans ou 60,000 kilomètres sur toutes les pièces qui ne sont pas soumises à friction, par exemple les pneus.Chrysler du Canada offre aussi deux garanties sur tous ses véhicules.La première est une garantie de 12 mois et 20,000 kilomètres couvrant presque toutes les possibilités, tandis que la seconde couvre le moteur et la transmission pour une période de cinq ans ou 80,000 kilomètres.Les garanties H.P.inc.ferme ses portes (PC) — La firmé « Les garanties H.P.Inc.»,de Montréal, une entreprise qui offrait des garanties supplémentaires sur des véhicules d’occasion, a décidé de fermer ses portes.C’est ce qu’a fait savoir hier l’Office de la protection du consommateur.L’entreprise avait été mise en demeure de se refinancer ou de cesser de vendre des contrats, à la suite d’une enquête de roPC qui a révélé qu’elle avait accumulé un déficit considérable et n’avait pas de réserves suffisantes pour respecter ses obligations.Selon rOPC, cette situation était attribuable à de sérieux problèmes administratifs.Dans un communiqué publié hier, l’organisme gouvernemental demande aux consommateurs d’être très vigilants parce que plusieurs commerçants de voitures d’occasion of- frant ce plan de garantie ne sont pas encore au courant de la fermeture de « Garanties H.P.».L’entreprise a cessé ses opérations jeudi.Selon l’OPC, environ 4,000 consommateurs à travers tout le Québec sont touchés et tout recours contre la compagnie semble illusoire en raison de sa mauvaise situation financière.l’année fiscale 1984-1985.Un an plus tôt, elle totalisait $155 milliards et dix ans plus tôt, $25 milliards.Dans son discours du budget, le ministre des Finances Michael Wilson a déclaré que « cela a pris 100 ans pour accumuler une dette de $18 milliards, et à peine deux décennies pour approcher les $200 milliards».Cette situation est-elle vraiement inquiétante?Oui, répondent la plupart des économistes.Leurs opinions divergent cependant quant a la véritable nature du problème et quant aux façons de le résoudre.Selon certains, le déficit constitue le fond du problème, puisque, prétendent-ils, il est à la source de la montée de l’inflation et des taux d’intérêt, qu’il ralentit l’activité économique, augmente le niveau de chômage et, finalement, entraîne une accumulation de la dette.Ces économistes croient donc qu’il faut réduire le déficit si l’on veut venir à bout de ces problèmes.La réduction des dépenses de l’État et, dans certains cas, une augmentation des taxes, sont les deux voies qu’ils proposent pour atteindre ce but.Une deuxième école d’économistes soutient que le déficit n’est pas la maladie mais le symptôme de la léthargie économique que le pays a connu au cours des dernières années, et plus particuUèrement durant la récession de 1981-1982.Le ralentissement de la croissance économique et le niveau élevé de chômage auraient entraîné une baisse des revenus de l’État et urfe augmentation des dépenses en allocations d’assurance-chômage et d’aide sociale.Pour les adeptes de cette théorie, le gouvernement devrait augmenter ses dépenses et diminuer les taxes, même si cela doit se traduire, à court terme, par une hausse du défi- cit.Selon eux, cette hausse serait à long terme contrecarrée par les revenus que générerait une économie plus dynamique.Peu avant le dépôt du dernier budget fédéral, un groupe de 30 économistes ont signé une déclaration conjointe selon laquelle le gouvernement canadien, en concentrant ses efforts sur la lutte au déficit, s’apprêterait à commettre les erreurs des années 20 et 30.Dans leur communiqué, les signataires soutiennent que les « tentatives de réduire le déficit aboutiront à une hausse du chômage et à une nouvelle augmentation du déficit ».• On sait que le gouvernement conservateur a clairement adopté une politique de réduction du déficit et du contrôle de la croissance de la dette nationale.Le ministre Michael Wilson a fait valoir que la croissance économique seule ne saurait guérir tous les maux dont souffre l’économie canadienne.Les mesures d’austérité annoncées par Ottawa en novembre et en mai devraient amèner $4.3 milliards dans les goussets fédéraux via les augmentations de taxes d’ici 1990; durant dette même période, l’État compte économiser $11.3 milliards en coupant ses dépenses.Selon les prévisions du ministre des Finances, la dette nette canadienne s’élèvera à $256.5 milliards au 31 mars 1987.La suite fles événements est difficile à prévoir: en 1990-1991, note M.Michael Wilson, le déficit annuel pourrait se situer quelque part entre $’24 et $40 milliards.Selon l’hypothèse la plus optimiste, la dette fédérale atteindra $350 milliards en 1990-1991.Le scénario le plus pessimiste, basé sur l’hypothèse d’une petite croissane économique et d’une augmentation des taux d’intérêt, prévoit que la dette dépassera $400 milliards.THETFORD-MINES (PC) — Bien que l’hypothèse de regroupement demeure ouverte entre les compagnies Société Asbestos Ltée (SAL) e.t Les Mines d’A-miante Bell Ltée, la Société nationale de l’amiante (SNA) examine aussi d’autres possibilités, comme celle d’un regroupement encore plus large.Voilà ce qu’a déclaré le président et chef de la direction de la SAL, Marcel Dorais, lors de rassemblée annuelle des actionnaires tenue hier à Thetford-Mines.M.Dorais confirmait ainsi une rumeur de plus en plus persistante dans la région à l’effet que le secteur privé serait éventuellement impliqué dans le projet de consolidation de tout le secteur de l’amiante.M.Dorais a affirmé que la SAL ne peut entrevoir le retour à des opérations profitables en 1985, malgré les diverses réductions des frais d’exploitation, ce qui empêche la compagnie de recourir aux sources traditionnelles de financement de ses opérations.D’ailleurs, selon lui, il est devenu évident que la société aura besoin de fonds supplémentaires en 1985 pour poursuivre ses opérations.Il a également rappelé que la compagnie avait réduit ses coûts de production de $30 mil- lions depuis 1982.Toutefois, ces efforts sont malheureusement voilés par la baisse constante des prix en raison de la faible demande, conjuguée à une surcapacité mondiale de production.C’est pourquoi, dit-il, la SNA explore diverses mesures devant éventuellement permettre à la SAL de poursuivre ses activités.Quant à un regroupement plus large, M.Dorais précise qu’il est trop tôt pour dire si un tel projet est réalisable et comment il af-‘ fédérait la SAL.Cependant, compte tenu des marchés de plus en plus difficiles, M.Dorais prétend qu’il est devenu nécessaire de prendre toutes les me- sures possibles pour abaisser les frais d’exploitation, renforcir les moyens d’action et aussi améliorer la position concurrentielle.Invité à préciser la nature éventuelle du projet de regroupement, le président du conseil d’administration de, la SAL, M.André Saumier, a soutenu que toutes les hypothèses sont plausibles, soit l’implication de tous les producteurs" d’amiante du Québec ou encore uniquement les deux filiales de la SNA.Selon lui, tous les producteurs d’amiante sont confrontés à la même problématique et des rencontres se déroulent en vue de trouver une solution qui permettra d’assurer l’avenir de l’industrie québécoise de l’extraction minière d’amiante.Affirmant qu’il n’était pas plus pessimiste ou optimiste que l’an dernier, M.Saumier a néanmoins précisé que la situation actuelle était fort préoccupante, frisant même la catastrophe.Pour sa part, M.Dorais croit encore en l’avenir de l’amiante, mais avec des niveaux de production plus bas.11 est convaincu que l’amiante possède des avantages considérables par rapport aux substituts qui ont été développés et qu’il peut être produit et La hausse du PNB atteint 3.6 % (PC) — La production économique du pays a augmenté de 0.9 % durant le premier trimestre de cette année comparativement à 0.8 % pour le trimestre précédent, mais elle a fléchi par rapport à la croissance de 1.6 % enregistrée au troisième trimestre de 1984, selon les chiffres du Produit national brut (PNB) publiés vendredi par Statistique Canada.Sur une base annuelle, les données du premier trimestre 1985 font ressortir une progression de 3.6 %, ce qui constitue un recul par rapport à 4.7 % il y a un an mais une légère amélioration au regard de la hausse de 3.1 % prévue pour cette année par le ministre des Finances Michael Wilson, dans son budget de la semaine dernière.Le PNB mesure la valeur de tous les biens et services produits par les Canadiens.L’augmentation des dépenses à la consommation et la reconstitution des stocks dans les entreprises, expliquent en bonne partie la croissance enregistrée au premier trimestre de cette année, note le Bureau fédéral de la statistique.Mais l’investissement des entreprises.sur lequel le gouvernement compte pour alimenter la croissance future et créer de l’emploi, est demeuré faible.Et les exportations vers les États-Unis ont ralenti légèrement.D’autre part, Statistique Canada a également publié hier les chiffres de la balance des paiements pour le premier trimestre.Ils indiquent que l’excédent du commerce canadien de biens et services avec le reste du monde est tombé à $650 millions, par rapport au surplus de $1.186 milliard affiche au dernier trimestre de l’an dernier.^ Libre-échange s’étiole le leadership technologique et économique des États-Unis, au bénéfice du Japon.Du même avis, il n’est pas évident que des gains en découleront au chapitre de la productivité.Il cita l’expérience du secteur de l’agriculture et des mines, 25 ans après.Sur le plan purement politique, il expliqua à son tour comment dans une économie ouverte, le pouvoir aurait tendance à s’intégrer verticalement, des provinces vers le gouvernement central canadien, puis vers celui de Washington.« Dans un dossier comme celui de Dom-tar, il faudrait nécessairement avoir une représentation des États-Unis au comité décisionnel », a-t-il déclaré.Il a affirmé de même que le Québec ne pourrait dans ce contexte continuer à se servir de ses tarifs d'hydro-électricité, qu’elle a-en abondance, pour séduire et attirer les entreprises sur son territoire.Pour sa part, M.Richard Harris, également de l’Université Queen’s, s’est employé à démontrer que la situation est irréversible, et que le refus à s’y prêter obligerait nos entreprises exportatrices à s’installer aux États-Unis.« Nous observons déjà un mouvement de capital du Canada vers les États-Unis, par des entreprises comme Mitel, qui craignent de se faire couper éventuellement ce marché, faute d’y être déjà implantées », a-t-il explique.De plus, a fait remarquer Véconomiste, le statu.quo n.’est plus un choix à cause des changements structurels et technologiques qui permettent à toutes les contrées de développer leur expertise et de produire des biens à moindre coût.« Déjà, a-t-il déclaré, le Canada a perdu son avantage comparatif pour la commercialisation internationale de ses ressources, incluant les produits agricoles.Sans compter que notre économie est dorénavant trop petite pour que nos entreprises puissent s’y développer.» D’autre part, selon M.Rodrigue Tremblay de l’Université de Montréal, le Québec souffrirait plus du libre-échange Canada-É.U.que l’Ontario.M.Tremblay, qui agissait comme modé- rateur au forum d’hier .matin, a expliqué au DEVOIR que le Québec devrait subir des rajustements industriels relativement plus prononcés que l’Ontario puisque cinq des industries susceptibles de se contracter, y sont implantées.Il s’agit d’industries de produits finis particulièrement fortes en mains d’oeuvre comme le cuir, le vêtement, la chaussure, et le tissage.En revanche, le Québec, ajoute-t-il, sera en mesure de participer à l’expansion de l’industrie desressources, la plus susceptible de connaître une expansion dans un contexte de « multilatéralisme » économique.Jean Verdy, Ing.Monsieur Vercjy est au service de la Ville de Longueuil depuis 1972.Il a occupé successivement les fonctions de directeur du Génie et des Travaux publics et de directeur général adjoint aux Services techniques, à ce titre, il était responsable de quatre directions de la Ville, soit celles de l'Urbanisme.du Génie et des Travaux publics, du Traitement des eaux et des Permis.Monsieur Verdy a également été directeur de 1978 à 1960, du protêt Alimentation en eau de Longueuil et est actuellement président du Comité de gestion du projet Assainissement des eaux de Longueuil.La Nationale, Compagnie de réassurance du Canada Avis est donné que l’assemblée générale annuelle et une assemblée générale extraordinaire de La Nationale.Compagnie de réassurance du Canada sera tenue le mardi, 18 juin 1985, à 12:15 heures, au 2, Complexe Desjardins, Bureau 1700, Montréal (Québec) dans le but de recevoir les états financiers pour l’exercice terminé le 31 décembre 1984, élire les administrateurs, nommer et déterminer la rémunération des vérificateurs de la compagnie et de ratifier les règlements numéros 1984 A et 1984 B modifiant les règlements généraux de la compagnie.Donné à Montréal, ce 29ième jour de mai 1985 Par ordre du conseil d’administration Le secrétaire .Jacques Mpnette Corporation Professionnelle des Infirmières et Infirmiers Auxiliaires du Québec NOMINATION innrmferjÀuxllIalfi aùêbÿ'c’aïèpTB annoncer que Madame Mono Girard, lof, aux., fut idi dente par suffrage universel lors des t de mal 1985.Madame élue présii élections tenues au début _ _ .__________ Girard assumera également les fonctions de directrice générale.Depuis 1978 jusqu’à mal 1985, Madame Girard fut un des administrateurs représentant la région de Québec.De 1981 à 1983, elle a été trésonère de la Corporation et en 1984, elle devint vice-présidente.De septembre 1984 à mal 1985, Madame Girard tut présidente-directrice générale par intérim de la Corporation Professionnelle des Infirmières et Infirmiers Auxiliaires du Québec.MONNAIE ROYALE CANADIENNE NOMINATION MARGUERITE F.NADEAU Le Conseil d'administration de la Monnaie royale canadienne est heureux d’annoncer la récente nomination de Marguerite F.Nadeau au poste de secrétaire et conseiller juridique de la Société.Mademoiselle Nadeau occupait auparavant le poste de conseiller juridique au ministère des Approvisionnements et Services Canada.m Un prospectus simpllllé provisoire ayant Irait aux valeurs mobilières en cause a été déposé auprès da chacune des commissions de valeurs mobilières ou organisme de réglementation similaire de toutes les provinces au Canada, mais II n’est pas encore sous forme déllnitive aux tins d’un appel public è l’épargne.Cette annonce ne constitua pas une dire de vendre ou une sollicitation d’une dire d’acheter ces valeurs.Ces valeurs ne peuvent être vendues qu’aux résidents de ces provinces et les dires de les acheter ne peuvent être acceptées de ces résidents avant d’avoir obtenu de le commission des valeurs mobilières bu d’un autre organisme de réglementation de ladite province un vise è l’égard du prospectus simpllllé déllnitll.BANQUE NATIONALE DU CANADA Émission de 4 000 000 de bons de souscription permettant i’achat d’actions ordinaires de ia Banque Nationale du Canada Chaque bon de souscription donne le droit à son détenteur d’acquérir de la Banque Nationale une action ordinaire au prix de 18,50$ l’action en tout temps jusqu'au 13 décembre 1985.Les actions ordinaires acquises permettront une déduction de 50% du prix d’exercice dans le cadre du RÉA.Ces bons de souscription constituent la seule opportunité d’acheter des actions ordinaires de la Banque Nationale admissibles au RÉA en 1985.Grâce aux bons de souscription, le prix d’acquisition des actions ordinaires devient assuré.Pour toute information concernant ia présente émission proposée ou pour obtenir une copie du prospectus simplifié provisoire, adressez-vous aux soussignés.LÉVESQUE, BEAUBIEN INC.(514) 879-2222 McLEOD YOUNG WEIR LIMITÉE (.514) 287-3600 Juin 1985 5 La SNA pourrait demander au secteur privé de s’intéresser à nouveau à la SAL et aux Mines Bell utilisé de manière tout à fait sécuritaire pour la santé des travailleurs el des utilisateurs.En 1984, la Société Asbestos Ltée a subi une perle avant poste extraordinaire de $13 millions ($4.62 par action) comparée à celle de $16.2 millions en 1983.11 s’agit du quatrième exercice financier consécutif qui affiche un résultat négatif.|g LONGUEUIL Nomination d'un nouveau directeur général Le tnaire (je Longueuil, monsieur Jacques Emet, et ses collègues du Conseil municipal, sont heureux d'annoncer la nomination de monsieur Jean Verdy au poste de directeur général de la Ville à compter du 1er |uin 1985. 16 K Le Devoir, samedi 1er juin 1985 LE DEVOIR ECONOMIQUE TORONTO Tendance à la hausse TORONTO (PC) — La tendance était en hausse et l'activité modérée hier à la Bourse de Toronto.L’indice composé à clôturé la séance sur un gain de 7.67 points, à 2736.31.Quelque 10.47 millions d’actions ont été traitées au lieu de 11.75 millions la veille.Dans le compartiment des industrielles, Dome Petroleum gagne cinq cents à $3.20; Cineplex 1-8 à $7 1-8; Canada Trustco Mortgage 1-4 à $371-4; Inco 1-8 à $19 3-8 et Bank of Nova Scotia 1-4 à $131-4.Argcen Holdings perd 7 7-8 à $17 1-8; Alcan 3-8 à $33 7-8; International Business Machines 2 à $177; Harding Carpet 15 cents à $1.25 et New Providence deux cents à 18 cents.Du côté des mines, Lytton Minerais gagne six cents à $1.29; Northumberland deux cents à 72 cents et Tara Kxploration 1-2 à $23 l-4.Lac Minerais cède 1-8 à $28 et Durham Resources trois cents à $2.83.Dans les hydrocarbures.Ranger Oil gagne 10 cents à $4.90; Coho Resources A cinq cents à $2.25 et News-cope Resources 10 cents à $3.Ulster Petroleum abandonne un cent à $1.45 et International Polaris cinq cents à 35 cents.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE TStdOO Pétrvi* •tgas 2736,31 0,24 1984,74 VcM^ottom i*r«4wMB Produits 4l* Industriols cowsoiwmwtion 8,62 1895,98 3620,11 INDICE GÉNÉRAL 27601 tna M7 VOLUME (en millions) 21 18 19 12 A B 100 1000 1050 78^ 5900 9600 1500 A.G.F M AHLXf AHL Y AMCA Int AMCAp AMCA2P Aberford Aberfordw 1000 Abti Prce 43385 ApossU 3117 Agnico E 13000 AgroIndA 700 Agro B f 300 Aiguebel o 500 Alt Energy 9171 Alt Enr A 2525 AIEnr 1125 1300 Alto Not 600 Alcon 82031 Alcon w 18700 Algomo St 669 AIgmoStB 5060 Altex O 7600 Alum A 3840 Aium 1st P 260 Alum CP 300 Am Eogle o 9600 Am Leduc 2000 AnoCT4V^ zlO Anthes 2200 Argcen 13017 Argus 960 Args 250 P 100 Args 260 p 125 Argus B pr 600 Argus C pr z60 Argyll A f 2000 Argyll E B z50 Asomero 12100 Asbestos 345 Astral B f 200 Atco I f 300 AtcolIVs 2250 Atcow 2150 AtlShopp 1400 Atlas Yk 0 37000 Augmitto 0 5500 Aur Res 0 8000 Avindao 5000 6C Roll P 3300 BC Sugar A 2200 6C Sugar P zlO BC Sugor w 600 BGR A 28800 BGR w 26300 BMB Comp 12700 BP Carvodo 840 BRiSAof 1065 Bachelor 100 Bkrtic 15500 8k Alberta 6500 Bank BC 37769 BkBC 232 300 Bonk Mtl 59636 BkMtl28S 9300 Bk Mtl 250 40625 Bk Mtl 3p 3900 8k Mtl w 7450 Bonk N S 94373 Bk N S IP 2700 Bankeno o 161 Bonkeno w 1500 Borrick o 8450 Borick «y 1000 Bofingtn o 6500 BotonAf 100 Boton 6 500 Baxter 17200 Bav Mills z50 Becker Bt 100 BCE 93061 BCE 3.25 P 205 BCE 180 P 825 BCE 3.05 P 1095 BCE 3 70 P 8090 Bentoll 1 P 2000 Biotech 4300 BIkdom 0 3435 Bluesky 10450 Bombdr A z15 Bombdr B f 200 Bonanzo R 4410 Borna R w 1437 Bonor 700 Bonar w 1550 BowValy 12450 Bow Vly 20512750 Bow Vly R 15000 BowVRp 10300 Bralorne 3000 Brolor8.75 3200 Bralorn w 4800 Bramoleo 12420 Brmieo fi p 1200 Brscode P 3226 Brascon A 9986 firascon fi 3000 Brscn BVs 100 Brscn 1981 3200 firkwoter o 3850 Brendo M 5800 Bright A firinco Brincop BCFP BC Res BC Res P BC Phone 16388 BCPh4.04 320 8CPh6.80 z25 BCP 7.04 P 500 fiCP11.24p 300 firunswk 1250 fiudd Con 8860 C D '/s 100 5150 500 6933 10550 5250 $15 15 15 $9 8^ 9 -f Va $9 8^ 9 4- 1 %W/t 14^ Wt— V| $25*/$ 34^ 25''% * Va $26'/% 26^ 364% - Va S104t.10>^ 104% - V% 190 190 190 $20 18'/î 20 *V/} 250 245 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Dom M Dom M Dom M Dom M GH Jn X Jn 32% Jn 32'/}p Sp X Sp 32% Sp 35 De X De 32V} Oc 32%P Oc 35 Oc 35 p Ag 25 Ag X Fb 15 P Ag 15 Nv 15 Nv 17V} Sp 15 Oc 12% Oc 12V}p De 15 Fb X p Fb 22'/} Fb 22%p Ag 18% Ag 70 Ag X p Ag 2IH Ag 21HP Nv X Nv 21H Jn 25 Jn 25 P Jn 27V} Jn 27%p Jn X Jn X p Sp X p Sp 25 Sp 27% Sp X Sp X P Sp 32% De 27V} De 27%p De X De X p Oc 32V} Sp 10 Oc 9 De 10 De 27% Ja 10 JO 121% Jy 12% Jv 12V}0 Oc 10 Oc 12% 16 1648440 10 1246 210 IM 523 10 17 1182 460 2 1X1 255 10 2X 95 5 1068 485 4 177X5 IM 48 60 6 140 135 IM 54190 10 229 475 13 2045 IX 70 X IM 10 13M 170 5 247 2X 70 471 IM X 746 X S 18 2X 25 75 35 21 XI IX 10 28 IX 18 23 IX 3 3 270 70 2171 275 116 3724 IX 26 X2 X 91 12X 70 X M135 23 995 225 26 705 135 7 719 3M 15 1327 X 59 992 IX X 1311 65 13 1443 X 25 659 2X 116 616 25 4 191 435 4 819 275 23 334 170 X 61 3M 2 103 9$ 2 1X395 5 276 2X 17 280 2X 5 X3X IM 491 IX 1092 X59 65 X 410 170 2 139 110 10 X105 10 37 2X 15 1X115 4 1217 X 70 475 165 40 IX IX 15 499 75 $34% $34% $34% 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Luccioni et Jean-Pascal Lévy Trumet) du premier Danséchange Montréal/Paris.C’est du moins ce que nous rapportent les initiatrices du projet, Dena Davida et Barbara Scales, de leur rencontre avec nos cousins français.A Montréal, cet événement aura lieu à l’espace de danse actuelle Tangente sur la «Main», du 5 au 15 juin, et à Paris il se déroulera au Théâtre de la Bastille du 19 au 29 juin.Il paraîtrait même que les deux Français ont voulu nous laisser tomber comme des patates chaudes, après avoir auditionné deux bonnes douzaines de représentants québécois de la danse actuelle.La directrice du Théâtre de la Bastille (Denise Luccioni) ne semblait pas apprécier, selon Davida « nos oeuvres chorégraphiques qui parlent de relations de couple, d’émotion, d’ho-mosexuaUté, de sensualité.Bref, de sexualité.Finalement, les producteurs français ont essayé de choisir ce qui se rapprochait le plus d’eux pour ne pas déranger leur public.Ils ont laissé tomber des artistes comme Marie Chouinard (très portée sur la libido) parce qu’ils trouvaient son approche trop complaisante.» Mais nos deux ambassadrices ont, selon leurs propos, réussi à sauver les meubles.« Je leur ai expliqué que l’idée du Danséchange repose sur la confrontation d’un éventail de tendances culturelles.Nous voulons promouvoir la danse actuelle québécoise à l’étranger et en retour accroître l’intérêt du public montréalais pour la nouvelle danse par la présentation d’artistes étrangers » précise Davida.A Paris, Técrémage s’est fait à partir d’une vingtaine de figures de proue de la nouvelle danse.Finalement, une trentaine de danseurs et huit chorégraphes (quatre de Montréal et quatre de Paris) prendront part à cet événement, qui germait depuis trois ans dans la tete de Dena Davida (Tune des fondatrices de Tangente).Ce Danséchange sera le deuxième d’une série qui a commencé avec New York en mars 1984, et qui a eu beaucoup de succès.A New York, le milieu est plus anarchique (dans le sens positif du terme) et donc plus ouvert.« A Paris, m’expliquent mes interlocutrices, ce qui est important c’est d’avoir un style, quelqu’il soit ».Donc ici, les indépendants sont peut-être trop « inter-dépendants » à leur goût.Mais voyons de plus près le « groupe des quatre » de la grande cuvée française.Il semble que Philippe Decouflé soit Tenfant chéri de la aouvelle danse, lui qui a fait la page couverture de VActuel Au mois de novembre dernier.On dit de son travail qu’il est « insolite, décousu et plein d’humour.Adepte du mouvement pur, il affectionne les change- Stéphanie Aubin (France) qui participe au festival Danséchange.ments fluides, rapides et presqu’a-crobatiques, dans des chorégraphies strictes et exigeantes.» Pour le Danséchange, Découflé a pris le pari de faire une création avec une dizaine de danseurs montréalais qu’il choisira dès son arrivée.» En voilà un qui ose, me dis-je.Quant à lui, Pierre Droitiers est un honnête descendant de Béjart, avec lequel il a fait des études de danse, théâtre, voix, yoga et percussions.De son oeuvre on dit que « textes, sonorités, mouvements et métamorphoses décoratives se prêtent à un jeu d’interférences ambigu entre le rêve et la réalité.Il cherche l’exploitation au maximum du corps dans son moindre geste et provoque des déformations corporelles étonnantes.» Stéphanie Aubin se dit la championne du « geste paresseux où Té-motion naît du mouvement.Chez elle, l’exceptionnelle mobilité de Té-paule induit des mouvements de bras et de mains d’une originalité et d’une authenticité attachantes.» Elle a étudié avec certains représentants de la danse post-moderne américaine dont principalement, Trisha Brown.Et Lila Greene incarne bien « The American in Paris».Installée en France depuis dix ans, « elle s’affirme comme la reine du babillage.Le style général de ses spectacles a l’élégance d’une dame du monde mais en sourdine, le ton est pervers.Il en résulte un effet de cauchemar sans risques, d’accessoires de bandes dessinées, de comportements absurdes et de petits fous rire nerveux.» Du côté québécois, le choix reflète plusieurs tendances.Ginette Laurin, une chorégraphe et danseuse issue du Groupe Nouvelle Aire et qui a récemment fondé sa propre compagnie (O Vertigo), donnera du fil à retordre aux Français.Ses chorégraphies mettent souvent en relief des couples sertis dans des vignettes de danse-théâtre.Son sens de l’humour piquant étoffe le mouvement, sou- Le Nouveau Théâtre Expérimental présente Drame satyrique d’EURIPIDE Traduction et mise en scène de 4.PIERRE RONFARD Du 25 mai au 3 juin à 13h.Du 9 au 21 juin à 21h, sans relâche JARDIN DE L’ÉCOLE NATIONALE DE THÉÂTRE 5030 rue St-Denis — Réservations S21-41SS — Prix: $10.00 nifflCKI/IIÆIlLEE I WiTi MlEfEWK d’Ignacy WHkiewicz/mise en scène T.Spychakki 21,22.23 mai âRffllUIKUVflE Rilke, Rimbaud, Baudelaire, A.Akhmatova, S.Rath, S.Carneau, L Cohen, K.Baczynski • 24, 25, 26 mai LW de Dostoïevski/mise en scène T.Spychalski avec Ç^isf^Aicrnd/ndae en scène t SpychdUd ce^ JtwpÊi» lean Genctmiae en scène C.i .7.8! 4^Nn um tous les spectacles auront lieu i 21h30 1371 rue Ontario est Montréal, guichets à partir de 15h.réservations: 514-526-6582 vent acrobatique et totalement imprévisible.Ginette Laurin lie le jeu dramatique au risque, qui se dessine comme la toile de fond de ses oeuvres percutantes.Aux dernières nouvelles, Laurin fera partie du groupe des cinq chorégraphes canadiens qui représenteront le Canada au World Festival à TExpo 1986 de Vancouver.Ce festival recoupera 40 pays.Le compositeur, chorégraphe et concepteur-vidéo Michael Monta-naro, qui vient tout juste de lancer sa nouvelle compagnie, sera de la partie.En mars dernier, il recevait du Conseil des Arts du Canada, le prix de chorégraphie Jacqueline-Lemieux.Son mouvement est souvent répétitif, exagéré même et il s’inscrit dans une structure chorégraphique dont les coins semblent coupés au métronome.« Présentement, dit-il, la progression naturelle des choses est de mélanger toutes formes artistiques.Je ne suis satisfait du résultat que lorsque je réussis à sentir la musique à travers la danse.» Louise Parent, elle, tient surtout sa formation du Groupe de la Place Royale (comme Montanaro) et s’ac- croche sur la tangente de la danse-contact et de l’improvisation.« Son mouvement se fonde surtout sur une conscience d’un corps dénoué à Té-coute de ses émotions, sur des notions de poids et d’élan qui entraînent les chutes et les montées et sur un enracinement au sol qui déclenche les envolées.» Elle présentera un nouveau solo d’une demi-heure.Enfin, Hélène Blackburn (issue de TUQAM) a développé une approche chorégraphique qui est « un alliage de danse et de théâtre et laisse la place aux arts connexes tels que la musique, la scénographie, le mime et le travail de la voix».Mais le Québec paiera largement le prix de ce Danséchange puisque le ministère des Affaires culturelles du Québec a injecté une somme de $30, 000.Cette somme inclut entre autres les cachets de tous les chorégraphes ($1,500 par personne) et des danseurs (entre $200 et $500 par personne).Il paraîtrait aussi que certains artistes français qui ont passé l’audition trouvaient ces cachets insuffisants! Mais le gouvernement français n’y a pas injecté un seul sou.De son côté, le ministère des Relations internationales a défrayé les quatre bUlets des organisateurs français et québécois.L’Office franco-québécois pour la Jeunesse offre quant à lui les 28 billets d’avion et paie les frais de séjour des participants.Chaque soirée comprendra deux programmes, Tun débutant à 20h, l’autre à 22h.Six programmes seront présentés à Montréal.Pour renseignements, 276-2694 et 842-3532.Les prochains Danséchanges se feront avec Berlin, Bruxelles et Vancouver.Mais les dates ne sont pas encore arrêtées.LE DEVOIR VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS 844-3361 AMORE AMORE i Production Le NOUVEAU THÉÂTRE EXPÉRIMENTAL conçue et jouée par Robert Claing Robert Gravel Marie Laberge Claude Laroche Sylvie Potvin Anne-Marie Provencher Paul Savoie à partir du 13 juin du mercredi au samedi 20:30 hres nocturne samedi 23 hres Prix: $10 Réservations: 521-4199 ESPACE LIBRE 1945 Fullum, Montréal Métro Frontenac lANCO AKCENIINC Un spectacle de Claudio Sesovia et Héctor Orezzoli 30 artistes populaires argentins jouent, chantent, dansent le vrai tango.Orchestre, chanteurs, danseurs multiplient les pistes de danse: bordel, cabaret européen, cabaret porteho, club de quartier, salon de danse.Un fond noir.Le ciel de Buenos Aires.Une sélection de tangos qui racontent la yie_ d’authentiques portehos.«Le bandonéon chavire, les corps chaloupent, les voix charment,.,» Libération «Ils ont la gravité, les gestes nobles et pudiques de la sensualité brute.» Le Monde «Les voix fendent l'air, les talons claquent le sol, les musiques fouettent le sang.» Le Figaro Les 12,13,14 juin, à 20 heures le 15 juin, à 19 heures Billets: 12,50$, 16$, 20$, 25$ Une présentation de la Société de la Place des Arts de Montréal A Salle Wilfrid-Pelletier Ou PIdce des Art.s ' '-M 842 2117 U.1.- I t-.-il -Ir lil;,., ,1,.I.% Le Devoir, samedi 1er juin 1985 29 LE DEVOIR CULTUREL Silence! L’OSM enregistre à Saint-Eustache MARIE LAURIER IL régnait jeudi une atmosphère inusitée autour de l’église de Saint-Eustache, en banlieue de Montréal.Les musiciens de l’Orchestre symphonique de Montréal prenaient une dernière petite pause avant de s’enfermer pendant trois heures dans le temple transformé en un studio d’enregistrement et qui ressemblait davantage à un champ de bataille avec tout l’équipement nécessaire à une telle entreprise.On endisquait pendant deux jours Roméo et Juliette et la Symphonie funèbre et triomphale de Berlioz.Les musiciens, en vêtements légers et décontractés pour cette chaude journée de printemps, devaient se soumettre pendant de longues heures à une discipline Spartiate.Aussi profitaient-ils de ces derniers instants de répit en devisant entre eux.Certains avaient entrepris une sérieuse partie d’échecs, quelques-uns attendaient sagement à leur siège en revoyant une dernière fois leur partition, d’autres caressaient nerveusement leur instrument de musique ou pratiquaient en solitaires.Les choristes de l’OSM arrivèrent en file indienne pour prendre place sur les gradins d’une estrade installée devant le maître-autel dissimulé derrière un lourd rideau.Le baryton Torn Krause, campé en retrait près du pupitre du chef d’orchestre, avala une dernière gorgée d’eau et les conversations ne devinrent plus que des murmures.On entendit encore quelques râcle-ments de gorge et de bruits de chaise et Charles Dutoit monta sur le podium installé en plein centre de l’église.L’entrée serait désormais interdite à toute personne qui n’avait pas son petit rôle à jouer dans cette délicate entreprise de l’enregistrement d’une musique destinée à faire les délices de centaines de milliers de mélomanes.Les instruments au diapason, le chef d’orchestre leva solennellement les bras: « Silence, s.v.p.! », lança-t-il.La lumière rouge indiquant le eue s’alluma et l’église résonna soudain des mesures de la Symphonie funèbre et triomphale de Berlioz, Charles Dutoit dirigeant de dos, de face et de côté le choeur, l’orchestre et le soliste .Les dernières notes s’éteignirent dans le silence le plus total et presque angoissant.Les quelques profanes que nous étions s’empêchaient quasiment de respirer tant on nous avait prévenus que le moindre petit bruit pouvait altérer ou carrément ruiner la captation de cette musique par une équipe de la maison Decca-London venue spécialement d’Angleterre pour l’occasion.Les 90 musiciens et les 80 choristes de l’OSM ont été conscrits pendant deux jours complets pour enregistrer ces deux disques, un tour de force quand on songe à tout ce qu’il faut de précision et de reprises pour réaliser un enregistrement de qualité.Ils étaient encore au rendez-vous à Saint-Eustache hier pour se prêter au même scénario dont nous avons été témoin.Aussitôt cette partie de l’enregistrement terminée, Charles Dutoit et le soliste Torn Krause ont rejoint à la console le réalisateur de Decca-Lon-don, M.Ray Minshul pour écouter attentivement la bande sonore, la critiquer, la soupeser scrupuleusement, les yeux rivés sur la partition.On décida de recommencer.Chacun reprit sa place.Charles Dutoit fit les re-maques d’usage, gentiment, calmement.Et la tension chez les musiciens et les chanteurs monta de nouveau.Ce fut encore le grand silence.La petite église historique de Saint-Eustache choisie pour la qualité de son acoustique peut désormais s’enorgueillir de contribuer à servir une autre noble cause: la musique et parmi la plus belle.Il s’agit en effet du 15e enregistrement de roSM en cette enceinte et l’on connaît le succès que les disques ont remporté partout dans le monde, raflant les prix les plus prestigieux.Roméo et Juliette occupera trois faces d’un coffret de deux disques, la quatrième étant complétée par la Symphonie funèbre et triomphale de Berlioz.Depuis juillet 1980, dix-sept enregistrements numériques sur étiquette Decca-London ont été réalisés à l’église Saint-Eustache et de ce nombre, quinze sont actuellement distribués a l’échelle mondiale.y ¦I M 0 ht i, A' Ui Photo Jacques Grenier L’église de Saint-Eustache, transformée en un vaste studio jeudi et vendredi pour recevoir l'Orchestre symphonique de Montréal qui y enregistrait des oeuvres de Berlioz.L’OSM lançait ces jours derniers La Symphonie fantastiqueùe Berlioz, célébrant ainsi le 5e anniversaire de son association avec Decca-London, une maison réputée pour son excellence.Déjà les critiques louent la qualité de la Symphonie fantastique qui avait été l’une des pièces de résistance des deux dernières tournées de l’OSM, d’abord en Europe au printemps de 1984, puis dans l’Ouest canadien et en Extrême-Orient l’hiver dernier.Depuis cinq ans, grâce à ces enregistrements, la réputation de roSM n’a fait que croître et a été éloquemment confirmée par l’attribu- tion de 13 prix internationaux, entre autres le Prix Mondial du Disque de Montreux et le Grand Prix du disque de France.L’entente actuellement entre l’OSM et Decca-London prévoit des enregistrements au moins jusqu’en mai 1988, date à laquelle plus d’une trentaine de microsillons auront été produits, disponibles en disques, en cassettes et en compact dises.Outre le baryton Torn Krause, la Symphonie funèbre et triomphale de Berlioz compte la participation des solistes Florence Quivar, soprano et Alberto Cupido, ténor.Le Choeur de roSM est sous la direction de Jean-François Sénart.Le 21ème congrès mondial de l’IlT débute aujourd’hui Montréal, carrefour des routes théâtrales PAUL LEFEBVRE -¦¦LS ne nous oublie-Jj I ront jamais.C’est \'-^notre but.Et, avant même qu’il commence, nous savons pertinemment que le 21e Congrès de l’Institut international du théâtre ne sera pas comme les autres.» C’est Hélène Dumas, présidente du Centre québécois de l’Institut International du Théâtre (ITT) qui parle ainsi alors que Curtis Barlow, président du Centre canadien, opine du chef avec un air complice.Ils ont probablement raison.Déjà que ce n’est que la deuxième fois que le congrès a lieu en Amérique du Nord (depuis New York en 1967).Mais ce qui sera une première, c’est que le congrès aura lieu dans deux villes : il commence aujourd’hui à Montréal, puis, à compter du 5 juin, il se transporte à Toronto pour se terminer le 8 juin.Cela re- flète bien la situation particulière du Canada et du Québec à l’IIT.L’IIT est né en 1948 lorsque des gens de théâtre — dont plusieurs s’étaient connus en exil à New Yorè pendant le dernier conflit mondial — ont souhaité créer un réseau international d’échanges pour contrer l’isolement qui pèse sur ceux qui travaillent au moins mobile des arts.Cette idée a donné naissance à FUT, qui est ainsi devenu une organisation non gouvernementale affiliée à l’U-nesco.Ce que regroupe l’IIT, ce ne sont pas des pays, mais des centres nationaux (il y a 64 membres) dont la relation avec le milieu théâtral et l’organisation interne varie.« Le cas du Canada et du Québec est bien spécial, explique Curtis Barlow : de 1961 à 1973, ily aeu, àl’IIT, le Canadian Theatre Centre qui s’est sabordé, faute de pouvoir rendre XXI^Congrès mondial de l'institut international du théâtre XXF* World Congress of the International Theatre Institute XXI^Congreso mundioi del Institute internoeional delteatro vraiment compte des deux réalités culturelles et linguistiques du pays.L’IIT a accepté, en 1979, que le Canada ait un double fonctionnement; ainsi, il y a le Centre québécois et le Centre canadien.Chacun est autonome et organise ses propres activités.Internationalement, nous ne comptons que pour une seule voix lorsqu’il y a vote aux assemblées; pour ces votes, il doit y avoir accord entre les présidents, sinon, il y a abstention.» « Le Centre québécois de l’IIT, poursuit Hélène Dumas, est près du milieu parce que ce sont les organismes professionnels de théâtre qui en sont membres et non pas des individus.Ceux qui l’ont fondé en 1979 étaient l’Association des directeurs de théâtre, l’Union des artistes, le Centre d’essai des auteurs dramatiques et l’AQJT; depuis, d’autres organismes se sont ralliés à nous.» « L’IIT, précise-t-elle, c’est un reseau.Et c’est en cela qu’il est précieux aux gens de théâtre d’ici.C’est un circuit qui favorise et crée des échanges internationaux.Le théâtre n’est pas dans les livres; le théâtre est un acte : il se nourrit de contacts humains et de pratiques partagées au cours de voyages.Notre rôle est d’ouvrir et de maintenir les routes de ces nécessaires voyages.» Ce 21e Congrès, qui rassemblera les délégués de 58 centres nationaux, sera le plus important qu’ait tenu FUT.« Et le plus original, aussi, note Hélène Dumas.Nous avons mis la totalité du congrès entre les mains des gens de théâtre les plus actifs du milieu; ce sont eux qui ont organisé les ateliers et qui les animeront.L’image d’un HT composé de fonctionnaires sévères a beau n’être pas bien conforme à la réalité, nous avons tout fait pour éviter que ces « Vi-sions d’un nouveau monde » — c’est le thème, volontairement ambigu, du congrès — s’éloignent du travail des artisans de théâtre.Sans parler que les délégués, tant à Montréal qu’à Toronto, auront l’occasion de voir de nombreux spectacles de théâtre qui leur permettront d’apprécier l’originalité de nos pratiques.» Le congrès s’ouvre aujourd’hui par Le Travail de la mémoire et du désir, spectacle original confié à Michel Carneau, pour récriture, et à André Brassard, pour la mise en scène.L’IIT y tiendra son assemblée générale et les réunions de ses comités permanents.Mais il faudra surveiller la tribune animée par Andréanne Lafond avec le Brésilien Au- guste Boal, le Nigérien Wole Soyinka et l’Allemande Renate Klett; ainsi que les quatre séminaires; Le Théâtre des nouvelles technologies, L'Espace théâtral.Théorie versus pratique : au-delà des barrières et Visions du théâtre dans les Amériques.Ces rencontres, qui ontlieuàl’UQAM, sont ouvertes aux observateurs (frais d’inscription de $ 15).L’IIT, assez discret au Québec, arrive enfin en force.Souhaitons que ce congrès aura un véritable impact sur le milieu théâtral québécois pour que soient établies solidement ces routes dont parlent Hélène Dumas et Curtis Barlow.ClÉLIBATAIRES i.v Cf.VH Dies DlPLÔMÉ(t:S) UMVERSITA IRE, INC.(Organisme bilingue .%an.\ but lucratif pour uaiwnitaires célibataires, ^ I itTÎ*! séparéle.sl, divorcé(es).^'f>us invite à une DISC O RA FFINÉE chez JODEES 2025 Drummond DIMA NCHE 2 J VIN — 2lhOO M.Marie-Paule Sarrazin présidente Membres i S Non membres 5 S Renseignements: 2^7-1017 N ouhlie: pas Je réserwz tôt.Les places sont limitées pour le SVPEK WEEK END FESTIVAL les 29 et 50 juin et le 1er juillet ScjcurN J Monimagnv el a l'Ile-aux-Coudres ainsi qu‘unc excursion en bateau vers les îles environnantes et une balade à bord du le lortillard le long de la rive nord du Si-Laurent Renseigne?-\oiisau Î41-4K66 ____________________________________ CAMP • DE JOUR (6 à 12 ans) • art sur ordinateur • impression • céramique • sports et activités l'après-midi ?D O centre , des ails Visuels —¦-*— 350 ave Victoria, Mil 488-9558 diiKweûéi W W Fîr Jean-Pierre Ferland revient chez vous avec ses collaborateurs et une pléiode d'artistes invités.Du lundi au vendredi à 20h.STATION SOLEIL le rendez-vous de votre été.Producteur-délégué: Pierre Duceppe."Le prisonnier" avec Patrick Mc Goohan le désormais célèbre numéro 6, prisonnier d'un village "orwellien".Une série de 13 émissions à voir les dimanches à 21 h, à compter du 9 JUIN.Bon été à notre antenne! Lautru ÂÊi tétévi^on Radio Québec Gnémania: En semaine à 21 h.Un été de 65 films triés sur le volet à compter du 3 juin.Cette semaine: LUNDI: "Le crime était presque parfait" D'Alfred Hitchcock.MARDI: "Le cavaleur" de Philippe de Broca MERCREDI: "Le tribunal de la peur" de Lament Johnson JEUDI: "Mon Dieu comment suis-je tombée si bas?" de L.Comencini VENDREDI: "Petullo" de Richard Lester. Le pevoir, samedi 1er juin 1985 LE DEVOIR CULTUREL A View to a KHI et Rambo Encore et toujours, la mort en direct MARCEL JEAN .U 01 de neuf, Ja-) mes Bond ?Pas grand chose de rien que du vieux.Il y a bien un nouveau film, A View to a Kill, mais il n’y a rien de neuf là-dessous : un vieux roman, une vieille recette et un Roger Moore qui ne rajeunit pas.Quoique ça ne veuille pas dire que le film soit nécessairement ennuyant.Au contraire, si les James Bond sont toujours les mêmes, c’est que la recette a toujours su divertir.Mais, n’empêche, il y a des fois où la mayonnaise prend mieux.L’année dernière, par exemple.Never say never again avait donné un souffle nouveau à l’agent secret britannique.Parce qu’Irvin Kersh-ner (qui, en plus de Never Say Never Again, a réalisé Star IVars 11 : The Empire Strikes Back) est de loin supérieur à John Glen (le réalisateur habituel des James Bond), parce que Douglas Slocombe est le meilleur directeur photo américain lorsqu’il s'agit de filmer des scènes d'action, et parce que Sean Connery est un acteur tandis que Roger Moore est un meuble, Never Say Never Again était un bien meilleur Ja- mes Bond que ne l’est A View to a Kill.Mais comme Never Say Never Again était un véritable James Bond de contrebande, comme le film n’avait pu être réalisé qu’à la suite de longues querelles juridiques, Roger Moore est revenu au galop et A View to a Kill est devenu un film de qualité égale à Octopussy ou à For Your Eyes Only.Il y a de l’action en quantité industrielle, même qu’à ce niveau la scène du début est remarquable, mais ça n’empêche pas le film de trainer en longueur, ce qui est la né-gation même du genre.Mais, en plus, il est désolant de constater qu’une scène capitale du film ressemble à s’y méprendre à une scène A’Indiana Jones and the Temple of Doom ; une mine est inondée et l’eau déferle de façon spectaculaire dans les galeries.Du déjà vu, du déjà vu.Seule Grace Jones, sculpturale panthère noire qui mérite mieux que de jouer les méchantes dans ce type de production, apporte au film un attrait supplémentaire.Mais le véritable gros méchant de A View to a Kill, le fou démiurge qui ne rêve que de dominer le monde et d’occire ce bon vieux m ' â * I ^ ' Roger Moore et Grace Jones dans une scène du tout nouveau rejeton de la série des James Bond.James, c’est un blond milliardaire du nom de Max Zonin.C’est Christopher Walken, un comédien qui s’enlise de film en film depuis son extraordinaire prestation dans The Deer Hunter, qui tient ce rôle avec humour.Sûrement que les fans y trouveront leur compte, mais les autres n’y verront pas de quoi faire un plat.Que les premiers se réjouissent et que les deuxièmes se fassent une raison : A View to a Kill est le quinzième James Bond, et il en reste encore quatre à venir.(Palace, Capitol, Kent).Dans Rambo, le héros de First Blood (Sylvester Stallone) est parachuté au Vietnam pour vérifier si des Américains pourrissent encore dans les prisons.Trahi par ses supérieurs, il tuera quelqus centaines de Russes et de Viet-na-miens, pulvérisera des hélicoptères, rasera des villages et en ressortira de mauvaise humeur.Avec des hommes comme lui, on se demande bien comment les Américains ont pu perdre la guerre du Vietnam.Ceci dit, ce film, qui reprend presque intégralement la trame du premier First Blood en y ajoutant quelques gouttes de sentimentalisme (vi-tes dissipées, rassurez-vous, dans une mer de sang et de tripes fumantes), n’est qu’une longue et sans humour séance de boucherie.George P.Cosmatos, qui a remplacé Ted Kotcheff à la réalisation, fait ce qu’on lui demande et nous offre encore plus de meurtres que son prédécesseur.Allez dans les magasins de revues et vous verrez la photo de Stallone sur les pages couvertures des magazines pour mercenaires.Ça fait réfléchir.(Plaza Alexis-Nihon, Décarie).Blood Simple Un coup d’essai, un coup de maître FRANCINE LAURENDEAU Dans Blood simple, les crimes sont presque parfaits et les morts ne sont jamais tout à fait morts .Un petit film écrit et tourné avec brio, un thriller captivant où les abus d’hémoglobine sont tempérés par un salutaire humour noir.Pour leur coup d’essai, les frères Coen ont réussi un coup de maître.Car il s’agit d’un premier long métrage écrit par Joel et Ethan Coen, réalisé par Joel Coen et produit par Flthan Coen.Un film indépendant, à petit budget (moins d’un million et demi de dollar US), et entièrement tourné hors studios, en plein Texas où se situe l’action.Le laconisme des titres anglais, dont la simplicité n’est souvent qu’apparente, me désarçonne toujours.Heureusement que les auteurs du film ont cette fois-ci répondu à mon interrogation en adjoignant à leur documentation une définition en bonne et due forme.Je cite dans le texte.« Blood-simple : American slang, first used by Dashiell Hammett, State of fear and confusion that follows the commission of murder.« He’s gone blood simple.» Makes the perfect murder almost impossible.» Une fièvre incontrôlable qui s’empare du meurtrier et qui rend presque impossible la réussite du crime parfait.C’est bien cette fièvre qui s’empare du détective minable (M.Emmet Walsh) après son meurtre et qui lui fait oublier sur les lieux du crime un indice révélateur.La fièvre qui s’empare de Ta-mant (John Getz) qui, attribuant à la femme aimée l’assassinat du mari (Dan Hedaya), s’acharne à faire disparaître l’increvable corps.La fièvre qui s’empare de la femme (Frances McDormand) devant celui qui, après avoir descendu son amant sous ses yeux, s’apprête à la supprimer.Oui, beaucoup de sang, mais aussi beaucoup d’humour.Un Texas omniprésent, envahissant, désertique et plat, folkloriquement pré-mexicain, où Ton parle peu (c’est heureux car l’accent est impossible), où Ton parle lentement, sans jamais dire l’essentiel.L’essentiel, c’est la caméra de Barry Sonnenfeld qui nous le livre.Une caméra souple et mobile qui rase les surfaces planes, qui suit les pieds et les chats, ou s’accroche, au plafond, à l’inévitable ventilateur, s’attachant aux objets et aux cadres (le saloon du mari, l’appartement de l’amant, le loft de la femme) plus qu’aux visages.Une caméra nerveuse, sans cesse active, parfois trop à mon avis, aux réflexes imprévisibles.La musique de Carter Bur-well, ingénieusement utilisée, aiguise et amplifie le suspense.Yves Simoneau, un cinéaste passionné par le thriller Suite de la page 21 vaille au coeur de Soho pendant 12 mois.Simoneau a du cran, et c’est ce qui le rend sympathique.Quelques jours avant notre rencontre dans ce café, il tournait une séquence capitale sur la passerelle de Place du Canada.C’était la nuit noire et froide, et une pluie torrentielle venait compléter le tableau.Quelle tuile ! Les raccords était déjà en boîte et dans le film, après les plans tournés ce soir-là, lorsque le comédien entre à l’intérieur, il a les cheveux secs.De plus, Simoneau avait prévu un travelling qu’il ne pourra pas faire parce qu’il est dangereux de travailler sous la pluie avec la machine que ce mouvement d’appareil nécéssite.Simoneau cherche.Mentalement, il redécoupe sa séquence.« Sur le tournage de Belmondo, quand il arrive un truc pareil, tout le monde va se coucher et on recommence le lendemain.Mais, mois, je ne peux pas me payer le luxe d’une soirée de retard.Au Québec, le langage cinématographique dé- pend de la température ».Malgré tout, Simoneau a pris le temps de rire.Sous un parapluie, il m’expliqua ce que devait être la séquence.et décida de faire installer des rails pour pouvoir faire le travelling malgré l’orage.Une heure et demi d’attente et Simoneau n’a pas perdu son sang froid.Il s’est informé de la météo pour les heures à venir et a continué de projeter une image d’homme calme.Pendant ce temps-là, la pluie diminuait.Mécontent des résultats obtenus avec les rails, voyant que le temps allait s’assécher, il décida de revenir à sa première idée.Retour à la case départ avec deux heures de retards sur le plan de tournage.Aujourd’hui, en sirotant un jus, Simoneau parle de cette soirée avec humour.« Tout ce que j’espère, c’est que la température soit stable pour les trois prochains jours.On tournera la séquence de l’attaque du camion et on n’a pas les moyens de prendre une semaine pour la terminer.Je n’ai pas l’habitude de faire un master et de le découper ensuite, mais cette fois-ci Les comédiens Éric Brisebois et Jacques God-bout, en compagnie du réalisateur Yves Simoneau.c’est ce que je ferai.Aussi, je vais faire le master avec deux caméras.11 faut que je couvre au maximum, à ce stade-ci du tournage, il n’y a pas de chance à prendre ».Deux jours plus tard, le plateau est au Carré Dominion.Un camion de la Brinks, des caméras, des policiers, des fusils, des vedettes ; les badauds sont nombreux et contents.Il fait un peu trop soleil pour que les plans d’aujourd’hui se raccordent bien avec ceux tournés hier, mais on arrive à faire de l’ombre avec un immense écran.Les acteurs sont pres-ques tous là.C’est Jacques Godin qui joue le rôle du chef de la bande et qui mène la scène au bout du revolver.A quelques mètres de lui, Eric Brisebois, qui interprète le rôle de son fils, a toute les misères du monde à pomper son douze coupé pour abattre trois gardiens.À quinze ans, il épate toute l’équipe.« Je n’ai jamais suivi de cours d’interprétation.J’ai eu le rôle par un étrange concours de circonstances.Un ami est allé passer une audition, mais on lui a répondu qu’il était trop vieux pour le rôle.Il a donc laissé une cassette vidéo à ceux qui faisaient le casting en leur disant que le garçon qui lui donnait la réplique sur cet enregistrement ferait porbablement l’affaire.C’était moi».Plus loin, Pierre Curzi, le visage transformé par une moustache, le corps alourdi, regarde travailler les autres.Co-scénariste de ce film où il joue Tun des complices de Godin, il est particulièrement impliqué dans Pouvoir intime.Aujourd’hui, pas beaucoup de travail pour lui.A peine de la figuration.Après Les yeux rouges, c’est la deuxième fois qu’il travaille avec Simoneau.« Nous voulions retravailler ensemble parce qu’il y avait un peu d’insatisfaction de part et d’autre ; nous étions conscients de ne pas avoir été au bout de notre collaboration et nous savions qu’il y avait encore beaucoup à en tirer.Sur le plateau des Yeux rouges nous étions très limités — par le budget, entre autres — et avec Pouvoir intime ces limites ont été considérablement reculées.Aussi, Yves a pris de l’expérience et nous ne ferons plus les mêmes erreurs ».À côté de lui, Marie Tifo arbore son plus beau sourire.Les cheveux courts et couleur carotte, elle s’est composée une tête étonnante pour son rôle d’an-drogyne solitaire.Elle aussi est enchantée de jouer avec Simoneau pour la deuxième fois.« Le rôle n’était pas écrit pour elle, confie Yves Simoneau, mais elle le voulait et elle a fait ce qu’il fallait pour l’avoir : se faire teindre et couper les cheveux, changer son image».a une soiree ae reiara.Luoeueiaiieuiirnasier uca vcuchcb , ica ua- ques metresaeiui,c.ric saiistaciion ue pa Au Québec, le langage et de le découper en- dauds sont nombreux et Brisebois, qui interprète d’autre ; nous ét cinématographique dé- suite, mais cette fois-ci contents.Il fait un peu le rôle de son fUs, a toute conscients de ne Un premier festival du cinéma au Japon TOKYO (AFP) - iian, nématographiques du més ailleurs au cours « films de femmes » (ve- Enmargedufes le dernier film d’Akira Japon, on y voit plutôt, des cinq dernières an- nus de Chine, France, qui se déroulera - Kurosawa, le grand mai- comme le cinéaste lui- nées, notamment Pas- Brésil, Rfa, Martinique) plusieurs cinémas TOKYO (AFP)-fian, le dernier film d’Akira Kurosawa, le grand maître du cinéma japonais, a donné, hier, le coup d’envoi du premier Festival international du film dont Tokyo sera l’hôte jusqu’au 9 juin.Cela ne manque pas de piquant si Ton connaît le mépris dans lequel Kurosawa a été tenu depuis une dizaine d’années par les producteurs de son propre pays.Ran, on le sait, comme Ka-gemusha, le précédent film de Kurosawa primé à Cannes en 1980, n’aurait pu être tourné sans des capitaux venus de l’étranger.Autre paradoxe de ce premier festival de Tokyo, qui espère s’imposer comme un événement international annuel, c’est l’absence d’un film qu’il doit d’avoir retenu l’attention de la presse internationale: Mishima, de Paul Shrader, qui vient d’obtenir à Cannes le prix de la meilleure contribution artistique, a été rejeté par les organisateurs, officiellement en raison de menaces d’attentats de la part d’éléments d’extrÂne-droite.Dans les milieux ci- nématographiques du Japon, on y voit plutôt, comme le cinéaste lui-même, le résultat d’une censure politique: quinze ans après sa mort, l’écrivain le plus célèbre d’après-guerre reste un personnage tabou dans son pays.Mishima, film en japonais tourné au Japon, devait originellement être projeté en clôture du festival.Le festival aura de justesse évité de se couvrir de ridicule: les organisateurs ont obtenu in extremis la garantie d’une dérogation exceptionnelle la censure impitoyable qui rè^ne encore au Japon, ou la nudité frontale est formellement proscrite l’écran.137 films venus de 32 pays seront montrés au festival, dont la principale originalité est de mettre en compétition des débutants.Seize films ont été sélectionnes et les candidats seront jugés à la fois sur leur premier film et le scénario d’un deuxième projet.Un prix d’un million et demi de dollars sera offert au gagnant.Une section « festival des festivals » permettra de voir des films pri- més ailleurs au cours des cinq dernières années, notamment Passage to India, Paris, Texas ou The Killing Fields.Dans la .section « films japonais d’aujourd’hui » seront montres les meilleures productions japonaises depuis quinze ans.Enfin une section spéciale est consacrée aux « films de femmes » (venus de Chine, France, Brésil, Rfa, Martinique) pour encourager les femmes de se lancer dans le cinéma, selon Mme Etsuko Takano Tune des organisatrices, qui souligne le retard du .Japon à cet égard: « Il n’y a pas une seule femme au Japon qui gagne sa vie comme réalisatrice », fait-elle remarquer.En marge du festival, qui se déroulera dans plusieurs cinémas d’un quartier central de Tokyo, les cinéphiles sont conviés à une exposition consacrée à Akira Kurosawa et une exposition sur les effets spèciaux.Selon les organisateurs, le festival de Tokyo aura lieu à partir de Tan prochain, tous les automnes.àno»®, Le Cinéma ONF Tous les soirs de la semaine (sauf le lundi), des programmes de films ou de vidéos pour le grand public.Les projections ont lieu à 19 h et 21 h.MK ÿuvutnl ^UkU cU, EN PRIMEUR  PARTIR DU 8 JUIN A21h30 Supplémentaires: les Vend.& Sam.à 23h30 te CINEMA PARALLÈLE 3682 boul.St.Laurent 843-6001 métro Sherbrooke Les Films du Crépuscule présentent un film de Suzanne Guy Documentaire 16 mm 75 minutes La réalisatrice Suzanne Guy les samedi et dimanche 1*'et 2 juin Le Cinéma ONF Complexe Guy-Favreau 200, boulevard Dorchester ouest (accès facile par le métro Place d'Armss) Ranselgnemanta : 283-8229 Prix d'entrée : 2 S Frances McDormand dans Blood Simple, un film policier fort réussi.Car c’est bien d’ingéniosité qu’il s’agit.Le mot indiquant à lui seul les qualités et les limites de Blood Simple, astucieux jusqu’au dernier plan, la dernière image perçue, au seuil de la mort, par l’assassin.il fallait y penser, il fallait l’oser, une petite trouvaille.Au Bonaventure et au Cinéplex.ORNELLA MUTI • BEN GAZZARA « Il y a sept grands rôles dans Pouvoir intime et c’est au montage que nous verrons quels sont ceux qui prendront le plus d’importance », affirme-t-il, Avec un budget de 1.7 millions du dollars et une affiche imposante, Yves Simoneau joue gros.« Mais j’ai pleinement confiance, déclare Claude Bonin qui produit le film avec Roger Frappier.Pour un film de ce genre, c’est un budget des plus raisonnables.Au début la Belgique devait co-produire, mais nous avons finalement décidé de faire affaire avec TON F.Ça marche comme prévu».Simoneau et moi quittons le café de la rue Laurier.« Salut ! Je m’en vais voir si les décors pour demain sont prêts».C’est pourtant une journée de repos, mais il n’y a pas de congé pour un réalisateur en tournage.is folle d*^rvovr ANDREA FERREOL • MIMSY EARMEH • if:AN CIAUDE BRIALY un film de PASQUAl.L IT.STA CAMPANIl.F' LE DAUPHIN 2 BEAUBIEN PRES 0 IBERVILLE 721 6060 Sam., dim.: 1.30, 3.30, 5.30, 7.30, 9.30; Lun.à ven.: 5.30, 7.30, 9.30.i.r.Nouvi.Ai’ i-ii M ni FRANCHSCO ROSI 11 1.1 A M K.HN FS- )( )11N ,S< )N Fl.ACIlX) DOMINCA) EN 70 MM [¥]Ï|i»:':n >a II 1:1 CARMEN (Laissez-passer non acceptés) Sam., dim.; 1:15, 4:10, 7i00, 9;45, ST DENIS CREMAZIE 3B8 4210 ° Le nouveau film de WOODY ALLEN U, Woody Allen Mia Farrow BERRI 3 ST DENIS STE CATHERINE 288 2115 Tous les jours: 1.30, 3.70, 5.10, 7.00, 8.50.11 nominations aux Oscars 65 "«iv, Vt GRAND GAGNANT DE DEUX Après "LE PONT DE LA RIVIÈRE KWAI" "LAWRENCE DARABIE" et "DOCTEUR IIVACO" Le nouveau film de DAVID LEAN Voyvz le film et visitez les Indes qrxice a qnqnez un voyn^r* fX)ur Jeux ix'mtmnes à NOlIVEl.Lh: DKI.lUet liOMHAY • l-n cnllntMirotton avet \l'\SS V ,1 K )IMi|\ cl li-v VINS ( Olll l.l.l GORET .T .T UN MlAé Ml I.AVII' I I AN .I•^{.(,¥ ASIUNon •Him tlAVtS «IAMIS M)X Al 11 r.UINNI '.•» • Nl(,l I HAVI HS I ! VKTDH KANI HH I fRMITAOf, Mtn.dim.: 17.50, 3.55, 7.00, 10.05; Lun.à jeu.i i.OO.MOSSARD, sam.; 1.00, 4.00, 7.00, 10.00; Dim.: 1.00, 4.00, 8.00; Lun.à jeu.i 8.00 JARBY 386 5577 BROSSARD I M«ll CMXMPIAIII 46SS906 LE DEVOIR CULTUREL Le Devoir, samedi 1 er juin 1985 Ramsès II et son temps Suite de la page 21 sité des parures et la qualité d’exécution de ces formes témoignent du sens de l’esthétisme et du génie de ces artisans.Mais qui est Ramsès le Grand ?Fils de Sethi 1er, le vainqueur des Syriens, des Hittites, des Lybiens vers 1300 av.J.-C., Ramsès II ( 1290-1224 av.J -C.) régna 70 ans.Se souvenant qu’avant Ménès (vers 3100 av.J.-C.) dont l’histoire prétend qu’il fut le fondateur de la monarchie égyptienne, le pays était non seulement désuni, mais avait subi, avant la dynastie de Thèbes, des invasions d’Asie pendant plus d’un siècle, Ramsès II devint le grand restaurateur des splendeurs anciennes et le bâtisseur de temples, devenus célèbres tels ceux d’Abou Simbel, de Memphis, d’Héliopolis, d’Abydos, le Ra-messeum de Thèbes, les premiers piliers du temple de Louxor ainsi que la salle hypostyle et les colosses de Karnak.Dans ce monde du Levant où Ramsès réussit à ramener la quiétude en épousant la fille d’Hattoushilish, roi des Hittites, il réussit non seulement à magnifier son peuple mais, à la fois, à lui assurer une longue continuité en lui donnant de nombreux descendants, soit 150 enfants grâce à ses nombreuses épouses dont il déifiera Nofretari.Grâce à cette première présentation en Amérique du Nord, des trésors ramessides provenant de la collection permanente du Musée du Caire, cette exposition que l’on peut voir au Palais de la Civi-lisaiton (ancien Pavillon de France pendant Y Expo 67), devient sûrement l’une des plus essentielles de la décennie (1).À travers cette collection de 69 pièces qui va du colosse de Ramsès II en dévot du dieu Monthou et de la déesse Rât.Taouy au collier de Za-gazig, finement dessiné dans l’or et rehaussé de cornaline, du godet à kohol en terre cuite vernissée au petit cercueil ayant contenu des viscères momifiés de Sen.nedjem en calcaire ou encore du couvercle du sarcophage de la dame Isis à Y aiguière du pharaon Ahmès, le visiteur pourra, tout en repérant la première horloge connue au monde, découvrir au cours de son itinéraire : le fils du dieu-soleil, le contexte familial, les réalisations du pharaon, la religion, les scien- Colosse de Ramsès II en dévot au dieu Monthou et de la déesse Rât.Taouy ces et les lettres, la vie journalière, les artisans de la nécropole royale, le destin de Ramsès.Ces richesses se déploient sur divers paliers autour d’un jardin égyptien dont les bleus frémissants de l’onde rappellent les voûtes pharaoniques.De toutes les civilisations dont nous avons retenu les signes, l’Égypte des pharaons est celle qui s’est maintenue le plus longtemps et qui a donné, avec la Grèce classique, les plus beaux trésors à l’Occident.Qu’il nous soit permis de vivement suggérer la visite de cette magnifique exposition qui, ayant déserté les champs du Nil pour venir reposer sur les bords du Saint-Laurent, enrichit, pendant la période estivale, les bonheurs de cette terre insulaire.Le « Ramsès » pratique Dates : 1er juin au 29 septembre 1985.Lieu : Palais de la Civilisation (ex-pavillon de la France de l’Exposition universelle de 1967), dans les jardins de l’ile Notre-Dame, à Montréal.Heures d’ouverture : Tous les jours.Dimanche à jeudi, inclusivement, de 10 h à 21 h; vendredi, samedi et veille des jours fériés, de 10 h à 23 h.Fermé au public du 14 au 18 juin, inclusivement, durant les courses du Grand Prix, formule 1.Droits d’entrée : $ 4.50 — adultes.$ 3 — enfants de moins de 12 ans, étudiants sur présentation de leur carte d’identité, 3e âge.Billets ; Billets en vente aux guichets de la Place des Arts, près du bureau de renseignements de la Galerie des boutiques de la Place Ville-Marie, à Montréal, et aux comptoirs de Ticketron au Canada et aux États-Unis.Les détenteurs de cartes de crédit peuvent également s’adresser à Télétron en téléphonant au numéro (514) 288-3782.Les billets sont vendus à jour et heure fixes afin de contrôler le débit des entrées, ce qui assure le confort du visiteur aussi bien que la sécurité des oeuvres.Publications et imprimés ; Un catalogue, un catalogue abrégé, quatre affiches d’art, des cartes postales et des diapositives sont en vente au Palais.Anthony Phelps et le roman haïtien Suite de la page 21 saimé.C’est là que sont venus les arabo-euro-péens et les autres, même les Noirs.« C’est dans ce lieu qu’on appelle la Caraïbe, rappelle Anthony Phelps, que le Rouge, le Blanc et le Noir ont fait connaissance.Dans des conditions douloureuses mais importantes.Ce qui a donné un véritable mélange culturel.Chacun des membres de ces trois races s’est exposé à la culture de l’autre.« Il faut d’ailleurs noter que dans le cas des Européens, les conquérants, ils n’étaient pas tellement cultivés.Quand les Européens ont réalisé la conquête de l’Amérique, les Aztèques étaient beaucoup plus avancés qu’eux sur le seul plan médical.« D’autre part, poursuit Phelps, il y a eu dans les îles de la Caraïbe un extraordinaire métissage culturel à l’intérieur même de chaque race.Les Blancs qui sont arrivés là venaient de diverses cultures : anglaise, espagnole, mauresque, française, aragonaise, etc.Quant aux Nègres importés d’Afrique, ils venaient de plusieurs tribus.En Haïti seulement, à Saint-Domingue, on a recensé 200 tribus possédant des coutumes religieuses différentes.Le vaudou provient d’un synchré-tisme de religions pratiquées en Afriques et de la religion catholique.Le vaudou en Haïti, la sanderia à Cuba, le candomblé et le macumba au Brésil ne sont pas des religions africaines mais bien des religions nées en terre américaine.« La Caraïbe est devenue un microcosme du monde actuel, même politiquement.N’oublions pas que c’est dans cette zone que se sont produits les deux événements les plus marquants de l’Amérique.En 1804, pour ia première fois dans l’histoire, des esclaves se révoltent contre leurs maîtres, accèdent à l’État et créent une nation : c’est la révolution Haïtienne.Et 150 ans plus tard, un autre peuple se lève et rejette l’exploitation : c’est la révolution cubaine.« La révolution haïtienne s’est propagée dans les îles de la Caraïbe.Nous avons été les révolutionnaires américains dont s’est inspiré Simon Bolivar, le libérateur du Venezuela, du Pérou, de la Colombie, etc.Il est venu chercher de l’aide auprès de Pétition en Haïti.Miranda est venu chercher de l’aide auprès de THessaline en Haïti.José Marti est venu chercher de l’aide au Cap Haïtien.Haïti reste à la source de la libération de la Caraïbe ».«¦xposilioii «l.fH 12 Saisons» DANIELLE BÉCHARD V«*rniHHape meroredi 5 juin de UJh à 22h30 jtisfiii'uu 9 juin i nnM vtpa pf(alf>ment conviés à un brunch dimanche le 9 juin (Apportez l'otre vin) L’ATELIER 4809 me Man[uetle I027/B6I*0626 loi» A 20h wam» «iim.I Ih ù I 7h_ Les encadrements Marcel Pelletier Encadrements muséologiques sur rendez-vous 5948,1 re Ave Rosemont H1Y 3A6 Tél.(514) 725-1049 du mere, au vend.13 h à 18 h Sam & Dim 13 h à 17 h 3859 St-Denis 843-3585 LA GALERIE LA MALVAS vous invite au vernissage des oeuvres récentes de CLAUDE LAVIOLETTE LE DIMANCHE 2 juin de 13h à 17h jusqu'au 20 juin DENIS JUNEAU Rt IROSF’rCTIVE OtSSINS 19M 1984 t)l RNIt-R JOUR dimanche ANDREW FORSTER INSTALLATION Vernissage mardi le 4 juin à 20h jusqu’au 29 juin OPTICA 3981, boul.St-Laurent, 287-1574 du mardi au samedi de 12h a 17h miCHEL TETRERULT 4260 RUE ST-OENIS MONTRfAL, H2J 2K8.(514) 843-5487 «Le déjeuner sur Polymère» JEAN NOEL Sculptures récentes Vernissage le S juin de 17h à 19h jusqu’au 30 juin LA OALIRII 1ST OUVfATI DU MIACRIDI AU OIMANCHÏ IT SUR RINDIZ.VOUS RRT COnTERIPORfllR Quand il est arrivé à Montréal en 1964, Anthony Phelps avait déjà un passé littéraire.Il avait fait du théâtre et de la radio, il avait fondé la revue Semences et le groupe de poètes « Haïti littéraire» en compagnie de Davertige, Phi-loctête, Serge Lega-gneur et Roland Moris-seau.Ces deux derniers ont rejoint Phelps à Montréal en 1965.Ce fut alors la belle époque du Perchoir d’Haïti ou, tous les lundis, les poètes haïtiens donnaient des récitals en compagnie de poètes québécois ; Gaston Miron, Claude Pélo-quin, Raoul Duguay, Juan Garcia et Gilbert Langevin.« Nous avons vécu un moment extraordinaire, de grande fraternisation entre poètes haïtiens et poètes québécois.Mais cela n’a pas duré, un peu à cause de la montée du nationalisme.Petit à petit la distance s’est installée entre nous et je le comprends.« Quand je suis arrivé ici, dit Phelps, j’ai senti que je pouvais dire que j’étais un poète.Mais de plus en plus le mot poète ici au Québec s’en va.Sa signification profonde se perd, je crois.Cela peut s’expliquer par le fait qu’il n’y a plus de projet de société, qu’il y a une sorte de désenchantement.« Je viens de passer dix mois au Mexique.Là, le poète est toujours debout.T’arrives quelque part, tu dis que tu es poète : ah ! c’est comme si tu venais du ciel ! Il y a cet amour pour la poésie qui existe dans les pays sous-développés et certains pays socialistes.En Union Soviétique, à Cuba, en Hongrie, en Tchécoslovaquie, la poésie est encore debout.Et c’est vraiment un curieux phénomène.« Ici, la société québécoise s’est développée.De plus en plus le Canada est un pays industrialisé.De plus en plus les gens ne pensent qu’à se laisser bouffer par la télévision.Les gens se parlent de moins en moins.C’est triste.» Poète haïtien, vivant hors de son pays.Anthony Phelps tient à conserver les racines de sa culture.Depuis 1978, il peut aller passer ses vacances en Haïti.Ses plus récents recueils de poésie, la Bélière Caraïbe et Même le soleil est nu, publiés à Nouvelle Optique, font appel à sa mémoire historique, aux paysages de l’enfance, au temps heureux de l’adolescence.Sa poésie se fait chant et meme oracle de la vie haïtienne.Pour la deuxième fois en deux ans, Phelps vient de remporter, avec le manuscrit d’un recueil à paraître sous le titre Or- chidée Nègre, le prix Casa de las Americas donné à Cuba à des écrivains américains (mais non états-uniens) dans tous les genres littéraires.Anthony Phelps reste un des chefs de file de la poésie haïtienne.« Il faut que le poème dise quelque chose.Pour moi, écrivain et poète haïtien vivant à Montréal, il est naturel que ma poésie se rattache à une certaine racine haïtienne.À partir de ce moment, l’histoire intervient.C’est un domaine qui m’intéresse de plus en plus en tant que poète, homme de théâtre et romancier.Quand l’écrivain peut avoir une certaine surface internationale avec une oeuvre écrite à partir de son histoire, on peut dire qu’il a aidé son peuple, il a fait quelque chose qui permet à son pays d’être mieux connu et apprécié dans le monde.« Jusqu’ici, malheureusement, Haïti possède une image negative.Et je me demande jusqu’à quel point cette image negative n’a pas occulté tous les créateurs haïtiens.Les autres ne semblent voir en Haïti qu’un pays sous-développé, avec un taux d’analphabétisme de 90 à 95 %, avec sa misère et sa crasse.On ne voit plus ce que ce pays a réalisé et continue de faire sur le plan de la création, il y a une littérature haïtienne qui se fait en créole, là-bas.À l’extérieur, il y a une littérature qui se fait en écho de l’histoire haïtienne et en français.Avec Jean Métellus et d’autres en France, avec Émile Olivier et quelques poètes à Montréal.On connaît bien les peintres dits naïfs d’Haïti mais on a moins lu ses écrivains.» Quant à la poésie haïtienne, elle possède ses particularités.Plus lyrique que formaliste, elle s’inscrit avec des images d’une nature lu- xuriante, elle fait appel aux mythes et à l’histoire et sa muse reste la femme, comme dans toutes les littératures d’avant le féminisme.Ainsi un poète comme René Depestre parle de « la femme-jardin » Serge Legagneur parle d’une « femme poupée » et Anthony Phelps peut écrire « femme-charnière » et « femme-prétexte ».Cet emploi de la femme-objet détourne notre lecture « moderne » de la poésie haïtienne.Phelps répond honnêtement à l’objection.« Le point de départ de toute poésie c’est l’amour.La femme est l’inspiratrice.Nous pouvons habiller cette femme du vêtement-pays ou du vêtement-amour.Peut-être à cause de sa situation, la femme, qui est mère, devient en poésie celle qui porte la continuité.Je ne peux pas écrire un poème sans qu’il y ait la femme transformée en une idée.« Pour l’homme haïtien, la femme est un objet, un être qui nous appartient.C’est culturel.Je ne vois pas comment l’expliquer.« D’autre part, c’est un fait social que chez-nous la femme est libre.Surtout dans la paysannerie.Sur le plan sexuel, elle n’est pas terrorisée et peut même avoir deux maris.Sur un ce-tain plan économique, elle est autonome.Mais il faut dire que dans les villes, la bourgeoisie se sert de la femme.Si vous allez dans les réceptions à Port-au-Prince, vous verrez que les femmes sont toujours en train de mettre la table et de faire le service pendant que les hommes se retrouvent au salon ou sur la terrasse en tain de boire.Faut pas les déranger ! « Il est vrai que dans la culture haïtienne la femme est faite pour servir l’homme.Ce n’est pas codifié mais la femme réagit de cette façon automatiquement.La femme haïtienne est un support.En poésie aussi.» Une autre caractéristique importante de la poésie haïtienne, c’est son « surréalisme » e1 son côté baroque, éclaté.« Le surréalisme a toujours existé en Haïti, répond Anthony Phelps.Non seulement dans la création mais aussi dans la vie quotidienne.Dans les pays sous-développés où les mythes nous gouvernent, nous ne pouvons qu’être surréalistes.Il y a des attitudes surréalistes qui sont banales, normales.Quand André Breton est arrivé en Haïti, il s’est aperçu que le poète Magloire Saint-Claude était « le » surréaliste.« Il faudrait parler avec Alejo Carpentier de ce qu’il appelle le « réalisme manque », de l’extraordinaire cohabitation du réel et de l’imaginaire qu’il a reconnue en visitant le Cap Haïtien.» Depuis son premier livre de poèmes publié en Haïti il y a vingt-cinq ans.Anthony Phelps a fait un cheminement qui l’a conduit d’une poésie presque militante vers une poésie plus cérébrale.« Aujourd’hui, dit le poète, je suis en train de faire le chemin inverse.Je ne reviens pas sur mes pas mais j’ai compris une chose : la création ne peut pas faire partie de la politique.Au contraire, c’est la politique qu’on retrouve au niveau de la création littéraire.« On nous a enfermés assez longtemps dans cette prison de la politique.Beaucoup de poètes n’ont pas atteint ce qu’ils auraient pu devenir parce qu’ils sont restés enfermés dans cette conception fausse que la poésie fait partie de la politique.Au contraire ; c’est la politique qui fait partie de la poésie.Quand on comprend cela, on peut faire un retour vers une poésie beaucoup plus militante sans faire une poésie po-ütique.« On a vraiment été omnibulés au point qu’en Haïti dans les années 1960 n’importe lequel intellectuel nous posait la question ; ‘Toi, t’es un poète.Pour qui écris-tu La réponse était classique : ‘Pour le peuple’.Moi, je réponds à cette question toujours la même chose :‘J’écris pour mon peuple.Pour, c’est-à-dire à la place de.Car mon peuple ne sait pas lire, alors j’écris à sa place.» LE CLUB DES ARTS éw exposition des membres du 6 au 12 juin oiniTi jeu.et \en.de 13h à 2Ih sam.au mere, de 13h à 17h fermé dim.1410 rue Guy, suite 15 (coin Ste-Catherine) — 933-6405 EXPOSITION.UNE RENCONTRE ^ AVEC NOS ARTISTES.\ UN BON FILM.UN BON DIVERTISSEMENT (C'EST DE TOUTE ÉVIDENCE DANS LE DEVOIR Pour de plus amples informations sur les tarifs publicitaires et pour les réservations, contactez Jacqueline Avril 844-3361 EXPOSITION MAURICE D’AMOUR PEINTURES du 5 au 23 iuin 1985 Vernissage mardi le 4 juin à 20h ARTICULE 4060 St-Laurent suite 106, Montréal, tél.: 842-9686 du tnercredi au dlmarscha da 1 7h à 1 7h PABLO PICASSO »iTnissa(>o le 5 juin de 20h à 22h jusqu'au 24 juin WADDINGTON & GORCE INC.1504 nit* Sherbrooke Ouest 934-0413 — 933-3053 fermé le dimanche et lundi GALERIE DANIEL 2159 RUE MACKAY 844-4434 Exposition William Ronald R.CA.Oeuvres choisies — 1968-85 %' t ,>V4.Vernivsage mercredi le 8 juin à I9h30 l’Exposition se poursuit jusqu'au 25 juin La Galerie d’Arts Contemporains de Montréal 2165 Inc.2165 RIK CRESCElVr, 2i«M ÉTAGE MONTRÉAL H3G 2CI TÉL: (514)844-9815 844-6711 Heures d’ouverture; Lundi au samedi 10 à IKhrcs.PEINTURE AU QUÉBEC: UNE NOUVELLE GÉNÉRATION jusqu'au 23 juin Christiane Ainsley, Céline Baril, Joseph Branco, Thomas Corriveau, Mary-Ann Cuff, Michel Daigneault, Pierre Dorion, Lynn Hughes, liana Isehayek, Alain Laframboise, Jean Lantier, Guy Pellerin, Alain Pelletier, Monique Régimbald-Zeiber, Michel Saulnier, Claude Simard.à venir GIULIO PAOLINI 4 juillet au 8 septembre 1985 une exposition organisée par le Nouveau Musée, Villeurbanne.Visites commentées: du mardi au vendredi sur réservation Bibliothèque: du mardi au vendredi de 10h00 à 17h00 Le Café: tous les jours de llhOO à 16h00 Autobus 168, stations McGill et Bonaventure Week-end, autobus du musée, Entrée libre du mardi au dimanche de lOh à 18h Cité du Havre.Tél.: 514-873-2878 MUSEE D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL 32 ¦ Le Devoir, samedi 1er juin 1985 LE DEVOIR CULTUREL Des portraits qui engourdissent doucement le temps EXPOSITIONS GILLES DAIGNEAULT IL y a déjj^ un bon moment que les photos floues d’Angela Grauerholz bousculent certaines idées reçues sur les limites de récriture photographique, et les portraits de ses amies que l’artiste présente à la galerie Art 4.'j ( 1460 rue Sherbrooke ouest) constituent certes une de ses séries les plus achevées et les plus prégnantes.Il s'agit d’une quinzaine d’images en plan rapproché où le flou du sujet rend compte d’un certain mouvement et d’une certaine durée — tout le contraire d’un instant gelé ! —, où le temps prolongé d’exposition permet d’enregistrer d’inévitables frémissements de la photographe et du modèle qui signalent une certaine complicité entre les deux protagonistes.Paradoxalement, ce réalisme accru donne lieu à des photos qui ont des qualités oniriques, à des visages dont quelques détails sont d’une intensité anormale (comme les yeux et la bouche presque liquides de Martha Townsend) et dont les contours ne sont pas plus nets que la frontière entre le portrait « objectif » et le portrait intérieur.Bref, des représentations qui ajoutent à la simple saisie d’un regard, celle de toute une atmosphère dans laquelle il baigne et dont le vague ramène continuellement l’attention du regardeur vers les temps forts du visage, permettant une rencontre analogue à celle qui a eu lieu entre l’artiste et son modèle.Et, bien sûr, la multi-pUcation des photos décuple cet effet de ralentissement du temps qu’on éprouve parfois dans des moments de grand bonheur, À voir absolument.(Jusqu’au 22 juin) Les oeuvres récentes de Dominique Blain qui occupent le magnifique espace du Studio 701 (3981 bd Saint-Laurent) sont la plus belle surprise de la semaine, la réussite de l’exposition d’Angela Grauerholz n’ayant pas été une surprise.Réunies sous le titre de Peaces, ces assemblages intelligents traitent des coupures de magazines américains des années 1940 avec autant de liberté et d’ingéniosité que s’il s’agissait de materiel d’artiste vierge.Seulement, ces matières premières sont déjà extrêmement connotées et leur contenu propre entre en relation avec les mises en scène remarquablement variées qu’en propose Dominique Blain pour sécréter des sens nouveaux et inattendus.Les oeuvres les plus intéressantes sont les plus changeantes, ce qui est le cas de la plus grande partie de l’accrochage.(Jusqu’au 9 juin) L’exposition intitulée Action-Impression, organisée par les associations québécoise et ontarienne de graveurs, est visiblement à l’étroit dans l’espace de la galerie Noctuelle (307 rue Sainte-Catherine ouest) et on serait tenté d’imputer à son accrochage ingrat la fâcheuse impression d’amateurisme qu’elle dégage dans l’ensemble.En effet, il est bien difficile pour un ensemble bariolé de 86 images de se défendre convenablement quand elles sont serrées comme des sardines et qu’elles interdisent au visiteur de prendre le moindre recul.Dans ces conditions, le nivellement se fait par le bas qui est en majorité, comme cela se produit dans la plupart des expositions organisées par les associations professionnelles d’artistes.Certes, le métier est parfois habile, mais on a souvent le sentiment de visiter une exposition qui aurait pu être présentée il y a une bonne dizaine d’années — et, dans certains cas, il y a beaucoup plus longtemps.Cela dit, on revoit avec plaisir des pièces connues des quelques grands anciens qui ont daigné participer à l’événement, mais c’est en vain qu’on cherche un noyau de praticiens « plus jeunes, plus fous », susceptibles d’apporter à notre gravure autre chose que des relents de son passé glorieux.Maigre consolation, on constatera que cette gri- EXPOSITION CHEFS-D’OEUVRE de JEAN ARP JORDr BONET SUZOR CÔTÉ CAlMPIGiJ CESAR ETROG EMILIO GRECO MANZU MARINO MARINI MINGUZZI MIRKO HENRY MOORE OUDOT PAOLOZZI RODIN l^uiitli au vcMicIretli de 9li A I7hA0, fermé samedi et dimanche GALERIE DOMINION 1^ pliK ^nd choix de peintures et sndptures au Canada.Dans la pius grande galerie marchand d’art au Canada 1438, rue Sherbrooke ouest 845-747,1 et 845-7833 ^\E FRANÇOIS LEMAI ^ IMPORTANTE EXPOSITION DE MANIÈRE NOIRE ^ DES GRANDS MAÎTRES CONTEMPORAINS PREMIÈRE AU CANADA 80 oeuvres YOZO HAMAGUCHI " KAORO SAÏTO A.SHIMIZU MARIO AVATI NOBUO SATOH TORUIWAYA ET PLUSIEURS AUTRES Jusqu’au 15 juin 1437 Stanley, Montréal 842-3639 (métro Peel) Lun, au ven.de lOh â I8h sam.de I2h à I7h w-' w.m I 3 Exposition pective Leon Golub dU 2 juin inclusivement Une exposition saisissante qui dénonce avec vigueur les abus du pouvoir dans la société.Spectacles de flamenco Du 27 au 30 juin inclusivement, 20 h Quatre spectacles de danse, musique et chant de pur flamenco.À voir absolument! Auditorium Billets en vente à partir du 1er juin Guichet du hall de l’auditorium - Entrée niveau rue Musée des beaux-arts de Montréal 1379, rue Sherbrooke ouest (285-1600) du mardi au dimanche, de 11 à 17 heures et le jeudi, jusqu'à 21 heures i En haut, un portrait de Martha Tovi/nsend par Angela Grauerholz exposé à la galerie Art 45, Ci-contre, une oeuvre de Dominique Blain intitulée Piecetalk exposée au Studio 701.4 ^ SOLDE ANNUEL 50% de rabais sur toute la marchandise en montre Derniers jours AFFICHES LAMINÉES, GRAVURES, REPRODUCTIONS, KITS D’ENCADREMENT oM/XaA Les terrasses 705 Ste-Calherine O.Niveau Métro McGill 849-824.1 Outremont 1024 Laurier O.279-2188 la gaUrie exposition ((Scènes des rues de Montréal» 35 oeuvres réeentes de 5 artistes québécois MARCELLE BOUCHARD YVON BRETON ARMAND CÔTÉ LirrORIO DEL SIGNORE MARCEL RA VARY mercredi le 5 juin de 19h à 22h un vin sera .servi Jusqu’au 16 juin inclusivement iJnc.6810 St-Denis Montréal Tél.: 273-7088 saille de la gravure n’est pas l’apanage du Québec.(Jusqu’au 23 juin) ?Les grandes toiles non montées sur châssis de Suzanne Gauthier que présente la galerie Don Stewart (1460 rue Sherbrooke ouest) nous convainquent d’emblée du solide tempérament de peintre de cette transfuge de la céramique dont récriture recourt volontiers à d’audacieux collages des univers et des modes de représentation les plus divers.Ici, des couleurs crues et un dessin, qui ne craignent pas le flirt avec le kitsch, s’entendent merveilleusement pour parler d’un rêve de réconciliation entre les hommes et les bêtes, aussi difficile que nécessaire, et aussi d’une exigence de liberté de la peinture.Une exposition tonifiante.(Jusqu’au 22 juin) ?Les travaux de l’artiste israélien Michael Eisemann qui étrennent l’espace de la nouvelle galerie Atara (1622 rue Sherbrooke ouest) évoquent à la fois les feuilles d’un carnet de croquis et les pages d’un livre d’art.Ces aquarelles extrêmement raffinées, qui multiplient les références et les citations empruntées à l’histoire de Tart, dénotent une vituosité certaine de pasticheur et un sens peu commun de la mise en page qui amalgame avec élégance les images, les textes et divers autres systèmes de notation.Seulement, tout cela finit par sentir un peu le procédé.(Jusqu’au 5 juin) ?Chez Elca London (1616 rue Sherbrooke ouest), la douzaine de tableaux récents de Carol Sutton ne manque pas de charme —ce serait plutôt le contraire ! — mais elle vient redire la difficulté pour ce type de peinture abstraite très spontanée de se renouveler sans sombrer dans des compositions qui ne seraient que décoratives.Cela dit, cette artiste d’origine américaine et torontoise d’adoption connaît (dangereusement) bien son métier et sait ménager de savants effets de matière.(Jusqu’au 8 juin) KINA REUSCH MARC GARNEAU 30 MAI - 21 JUIN ZA //.la/ice 680, rue Sherbrooke ouest Montréal (Québec) H3A2S6 (514) 284-3768 Ni à Paris, ni à Rome, ni à New York.C’est à Montréal qn’on verra Picasso.
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