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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 31 décembre 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1912-12-31, Collections de BAnQ.

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VOLUME 111—No.308 MONTREAL.MARDI 31 DECEMBRE.1912 .UN SCU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 ONION POSTALE.$6!o0 Edition Hebdomadaire : CANADA .$1.00 ETATS-UNIS .$1.50 ONION POSTALE $2.00 r'S-' Rédaction et Administration 71a RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONES : ADMINISTRATION: Mais 7461 REDACTION : Main 7460 V* ^ % Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! i i •** (> i .4 a * L’ANNÉE 1913 LES FAITS ESSENTIELS Pour ceux qui aiment la vie intense, l’année 1912 n’aura pas manqué d’intérêt.Au début c’était la Chine qui absorbait l’attention.La révolution, préparée de longue main, atteignait ia période aigue à la fin de 1911 et détruisait- un régime vieux de plusieurs siècles pour lui substituer une république.Celle-ci définitivement organisée par Yuan Shi Kaï semble répondre aux espérances populaires.Il est encore trop tôt cependant pour dire si elle sera un succès.Peu après, se tenait le scrutin général en Allemagne, qui montrait la force toujours croissante du socialisme recueillant plus de quatre millions de suffrages.Quelques semaines plus tard, la Belgique passait par la même épreuve et traversait une période d’agitation politique des plus violentes.Contre le gouvernement catholique maître du pouvoir depuis vingt-cinq \ns, mais apparemment affaibli par quelques échecs antérieurs et certaines divergences -d’opinion, tous les groupes d’opposition se liguaient dans un assaut furieux auquel bien peu d’esprits étrangers espéraient que le gouverne .lent résisterait.I.e résultat fut une agréable surprise: non seulement le parti catholique triompha, main il sortit de la lutte plus fort en nombre et si décidé dans son attitude que toutes les tentatives de violence et les menaces de grève générale échouaient en quelques jours.* * * Entre temps, le monde ouvrier s’agitait.Aux Etats-Unis et en Angleterre, les tisserands de coton quittaient le travail, paralysant la production de cette industrie.Quelques succès de salaire encourageaient les ouvriers du charbon à imiter leur exemple.Aux Etats-Unis la grève des mineurs fut moins longue qu’eu Angleterre, mais assez longue encore pour servir de prétexte à la hausse sur les prix de ce combustible.On ne sait combien de temps eût duré celle des mineurs anglais, si elle n’avait pas menacé la sécurité des Iles britanniques, par l’épuisement des réserves de charbon qui servent à l’approvisionnement de la flotte gardienne des foyers anglais.L’anxiété du gouvernement devant l’éventualité d’une disette de combustible qui pouvait immobiliser 'Complètement sa marine, se traduisit par un décret de la loi déterminant un minimum de salaire moindre que celui réclamé par les mineurs, mais suffisant pour modifier les sympathies de l'opinion publique et la grève dut cesg ser malgré le désir des mineurs de la continuer.De ce côté de l’Atlantique le monde apprenait avec une surprise épouvantée la confession des McNamara, accusés des explosions dont l’industrie américaine fut victime depuis quelques année-s.Ceux-ci faisaient des révélations qui guidaient plus sûrement les recherches de l’autorité et amenaient peu après l’arrestation des chefs ouvriers que l’on vient de juger et de punir avec une fermeté dont on pouvait douter.Ces révélations ont sans doute fait un tort considérable au prestige des organisations ouvrières; mais le mal serait encore plus grand si le capital escomptait l’horreur produit dans les esprits par ces crimes pour refuser à l'ouvrier la justice généreuse à laquelle il a toujours droit, mais plus particulièrement en ce temps où la vie devient de-plus en plus coû-teu*se et partant plus difficile pour celui dont le salaire ne bénéficie que 1res rarement des coups de fortune.Cela ne veut pas dire que les riches sont toujours indemnes.Quelles misères morales, mille fois plus horribles que lets souffrances physiques ne verrions-nous pas, si tous les lambris dorés s’ouvraient tout à coup! Le spectacle de ces deux femmes s’arrachant les millions d’un des cadavres du Titanic, qui fut le mari des deux pefur en laisser une Avec lin nom flétri, est un exemple entre mille plus tristes encore des douleurs que l’argent peut adoucir, mais non consoler.Et cet épouvantable désastre du vaisseau géant et proclamé insubmersible, quartier fashionable du voyageur passionné de confort, de luxe et d’excès, coulé par une banquise et engloutissant au fond de l’Atlantique les noms les plus opulents de l’Amérique, n’est-il pas aussi une terrible preuve que la fortune ne garantit pas perpétuellement ses favoris.Le naufrage du Titanic )eta pendant quelque temps le inonde civilisé dans le deuil.Le monde va trop rite cependant pour s’appitoyer longtemps sur ses victimes.Qui nense aujourd’hui aux 1500 cadavres restés au fond de la mer?D’autres sujets attiraient aussi l’attention de différents côtés.En Angleterre,c’est la lutte pour le Home Rule sur le point de triompher peut-être malgré la résistance d’Ufster scandaleusement activée par les têtes chaudes du parti unioniste.En France, c’est la continuation de ia guerre de principe autour de l’école et le regain de prestige de la nation dans le concert des Puissances.En Russie et en Autriche, c’est le jeu des influences pour tirer lout le parti possible de la situation dans les Balkans.Au Mexique, c’est la révolution perpétuelle qui fait du régime Madero la ¦suite du régime Diaz.Aux Etats-Unis, c’est l’élection présidentielle qui donne la victoire aux démocrates et la naissance à un troisième parti dont le succès relatif en fait déjà un facteur nouveau dans la politique de nos voisins.En Italie, c’est la conclusion plus ou moins heureuse de la guerre avec la Turquie, grâce'surtout aux complications qui surgissent du côté des Balkans, éclatent comme un coup de foudre, et, en moins de deux mois, obligent le Turc à demander l’intervention des Puissances dont il se moque depuis un demi-siècle, et finalement à implorer la paix directement de ses adversaires.Le sort du Musulman en Euro.¦ est actuellement en voie de se décider à Londres.Mais ,1a paix définitive est moins que certaine.Le Turc retors et hypocrite demande la médiation des Puissances et les alliés craignant une décision qui compromette le fruit de leurs victoires, paraissent pour le moment plus disposés à reprendre les hostilités avec la sympathie générale de l’Europe.Le rôle passé des Puissances a été si peu efficace dans l’Est qu’il n’inspire guère confiance pour l’avenir.Quelle attitude définitive adoptera l’Autriche clans le cas d’une médiation?C’est le point inquiétant pour ceux qui désirent éviter à tout prix un conflit général.• * • En attendant et en prévision de toutes les complications possibles, le fléau des armements loin de diminuer s’accentue.L’Allemagne, la France, la Russie, l’Autriche, l’Italie consacrent des centaines de millions à augmente^ sur mer comme sur terre, leurs forces de combat.Et c’est cc qui sert de prétexte aux jingos anglais et canadiens pour entraîner le Canada dans le tourbillon européen.La propagande commencée «us Lord Minto, continuée plus sournoisement sous Lord Grey a fini par produire le résultat inévitable de la persévérance.La marine Laurier d’abord, la contribution Borden ensuite, nous poussent l’une aussi bien que l’autre dans le militarisme dénoncé jadis par les deux partly sous prétexte que le concours des colonies est nécessaire au salut de l’Empire, et que celui-ci doit avoir une marine assez puissante pour faire face à toutes les combinaisons européennes possibles.Où nous conduira l’applica’:on de ce principe?Si, par exemple, l’Allemagne répond à notre cadeau de trois cuirassés par une addition équivalente a son programme naval, le résufltat au point de vue de la supériorité numérique de la marine impériale sera donc zéro.Et alors?Faudra-t-il recommencer?Le peuple que l’on refuse de consulter aujourd’hui pourrait bien se rebiffer alors, et quel sera l’effet moral dont on parle présentement?.Les jingos y pensent-ils?L’impérialisme est devenu la grosse question de la politique canadienne, mais ce n’est pas la seule digne d’intérêt qui peut affecter considérablement l’avenir du Canada.L’extension des frontières manito-baines sans protection aucune pour la minorité; la règlementation de renseignement primaire dans la province d’Ontario, dans un sens encore hostile à la minorité; les tentatives de législation sur le mariage sort autant d’indices d’une renaissance des préjugés que les Pères de la Confédération voulaient définitivement éteindre en basant sur des concessions réciproques une constitution d’esprit large et généreux dont* pouvaient s’accomodcr assez bien les différents éléments de la population de ce pays.Malheureusement la plupart des hommes politiques nouveaux, infidèles aux meilleures traditions de leurs partis onl préféré l’opiportanisme aux principes, le pouvoir au devoir; et quelques-uns d’en-Ire eux, encouragés par le dégofil populaire né de la veulerie d’en haut en sont rendus à admettre que la force du nombre doit primer la force du droit, sans se rendre compte que c’est en même temps nier ce fair plan britannique tant invoqué pour nous faire accepter des responsabilités nouvelles.Mais eetle mentalité no durera pan toujours; elle aura sa réaction.La passion de l’argent qu’encourage l’excès de prospérité, .suscitera l'indignation de la jeunesse qui se prépare à entrer dans la carrière; et comprenant mieux les devoirs qu’impose la fortune, elle fera la part plus égale de scs énergies entre ceux-là et celle-ci, Jean DUMONT.BILLET DU SOIIt POUR ÊTRE DÉCORÉ d’ap- Elle rageait de, dépit.D’un geste coléreux elle tança sur le parquet le journal du jour où s’étalaient avec force manchettes la liste, les photographies et les biographies des décorés du premier de Tan.Elle fondit en ‘armes lorsque mari parut: — Tu as été oublié, mon pauvre chéri, s’exclama-t-elle entre deux sanglots.— Comment, ma vieille, oublié?Que veux-tu dire?— Ah! je suis bien malheureuse.— Mais, voyons, qu’as-tu?Quelle mauvaise nouvelle viens-tu prendre?fait le mari alarfhé — Vois ce journal! Le Roi n’a pas pensé à toi dans sa distribution de décorations.— C'est vrai, je ne peux comprendre.mais enfin il n’y a pas de quoi en faire une maladie.— Et moi qui avais assuré à mes amies que tu serais siré.quelle honte! Et le déluge redouble.— C’est vrai, c’est un terrible coup à ton amour propre.Mais, 'diable, c’est un peu ta faute, aussi.— Naturellement! tout ce qui arrive, c’est de ma faute!,.Maudite politique! — Voyons, tu jures maintenant.Calme-loi.Si tu n’avais crié à tous les vents que je serais fait chevalier, aujourd'hui, ta déception ne serait pas si grande.D’abord, ce n’était pas si .sûr que cela.— Comment! pas si sûr que ça?Et ton vote sur la question du Ke^-watin?.Est-ce que ça ne valait pas une récompense.— Peut-être.plus tard.— Plus tard!.tû dis plus tard .et ton renoncement aux promesses que tu avais faites aux électeurs?.— C’est vrai! le Premier Ministre aurait dû donner mon nom.— Oui, deux fois plutôt qu’une! Aurait-il oublié, cet ingrat, que tu fus l’un des premiers à saluer son piètre discours — car, tu sais, il était piètre ¦— par des acclamations bruyantes?— J'ai chanté te Rule Britannia aussi fort que tes autres.— Nous sommes déshonores!.Les écluses s’ouvrirent de nouveau.— Voyons, sèche tes tannes.Ca sera pour Tan prochain.— Toujours des promesses; je sais ce qu'elles valent.— Je vais voter les trente-cinq millions èi deux mains.—v Les autres aussi, et crois-tu que Vous aile: être tous décorés pour cela?— Tiens, j’ai une idée.Ne pleure plus: Je la tiens, ma décoration.— N.Nnslyczuk, Coal Creek; T.Kitenary, Coal Creek.Les blessés sont: Archie Nicholson, Fernie; Percy Jones, West Fernie; Fred Platt.West Fernie ; Sam Cardamom, Fernie; Tony Se-erereti.Coal Creek; George Michel, Coal Creek; Walter Campbell, Fernie.Le Conseil adopte le rapport* des commissaires sur l'appropriation des crédits de 1913, «tout en refusant d’en prendre la responsabilité Le député de Berthier à ses électeur* M.J.A.Barrette, député de Berthier, adresse ses souhaits de bonne année à ses électeurs : “A l’occasion du nouvel an, écrit-il, je viens .vous renouveler mes sentiments d’estime et de haute considération.l'espère que l’année qui vient de s’écouler a été prospère pour vous tous.Permettez-moi de vous souhaiter à tous et â chacun des membres de votre famille "bonne et heureuse année”.Veuillez toujours croire à l’amitié et an dévouement de votre humide serviteur.Harmonie Concordia Démission d’un prince-officier LE PRINCE BERNARD DE SAXE-MEININGEN Ae RETIRE DE L'ARMEE ALLEMANDE A LA SUITE DE DISSENTIMENTS AVEC LE KAISER.L’affaire des dynamitards L’AVOCAT GENERAL WICKER-SHAM DIT QUE LE PROCES DTNDIANAPOLIS EST UN DES GRANDS FAITS DE L’HISTOIRE JUDICIAIRE.L'harmonie Concordia a tenu, dimanche dernier, le 29 décembre, une assemblée générale au cours de laquelle eut lieu l’élection annuelle des officiers.Voici quel a été le résultat de cette élection : Président, M.Ed.Bastien, réélu par acclamation ; vice-président, M.Azarie Naud, élu par acclamation ; secrétaire-financier, M.Jos.Fyfe, réélu ; secrétaire-archiviste, M.Jos.Saint-Jean ; assistant-secrétaire, M.M.Leduc.; secrétaire correspondant, M.S.Alarie, élu par acclamation ; trésorier, M.J.-A.Lassonde ; régisseur, M.A.Larocque, réélu par acclamation ; bibliothécaire, M.H.Bastien, réélu par acclamation ; directeurs, MM.J.-A.Brécourt, J.Ga-gnier, sr., R.Gauthier, E.Allen, J.Petitpas, élus par acclamation ; chef de musique.M.Josaphat Gagnior, assistants, MM.H.Fauteux et R.Ga-jnier.Le conseil municipal a adopté le j budget de 1913 après une discussion Ide trois heures, au cours de laquelle : une couple d’échevins out demandé des I explications qu’ils ont obtenues aussi complètes qu’ils voulaient les avoir, tandis que d’autres faisaient tout ce qu’ils pouvaient pour en ajourner l’étude à la semaine prochaine.Les crédits demandés ont été votés sans | amendement.L’échevin Martin ouvrit la di.srus-! sion en déclarant qu’il ne voulait pas ; faire d’obstruction, puis il proposa de déposer le budget sur la table jusqu’à | la prochaine séance, afin d’avoir les I mêmes détails que dans les budgets des années dernières.“Je- rr’ai jamais voté en aveugle”, dit-il.L’échevin L.-A.Lapointe a ¦ critiqué le budget en protestant de son entière confiance dans les commissaires.Nonobstant l’approbation donnée par Mes Laurendeau et Atwater, dit-il, le budget est illégal, parce qu'il ne mentionne pas, comme l'exige la charte, article 334, la faucon dont ies commissaires pourvoiront aux frais de perception du revenu.I/échevin La-pointe pense que les commissaires auraient dû tout simplement demander le dix millions du revenu, plutôt que de-faire rire du conseil en présentant un pareil budget.Il prétend que Je con-Itrôleur des finances ne pourra jamais I certifier les dépenses.L’échevin Lapointe demande des explications qu’il feint de croine qu’on ne pourra pas lui donner.“La motion de l’échevin Martin mériterait, dit-il, d’être adoptée.Si nous avions voulu nous aurions eu (’unanimité pour rejeter Je budget, mais nous ne le ferons pas”.Il présente l’amendement suivant:— “Que les prévisions budgétaires, pour l'année 1913, telles que préparées par le Bureau des Commissaires et soumises au Conseil ce jour soient adoptées.Que ce Conseil désire néanmoins déclarer qu’il ne peut que désapprouver la méthode que le Bureau des Commissaires a suivie dans la préparation de ces prévisions budgétaires.Qu’il regrette de constater que l'on fait voter par le Conseil des sommes considérables (au-delà de $5,000,000) sans détails, simplement sous la rubrique salaires, gages, entretien et dépenses générales d’administration.Qu’il craint que cette méthode pourra être la cause de graves irrégularités et rendra le contrôle des crédits des plus difficile.Que vu qu’il ne reste qu’une seule journée pour finir l’année et afin de ne pas entraver l'administration des diflférents services de la Cité, il ne s’oppose pas à l'adoption du budget, mais, il se voit forcé de déclarer qu’il ne peut en prendre aucunement la responsabilité et que les Commissaires seuls .devront assumer cette responsabilité, il espère qu’à l’avenir le budget lui sera soumis de meilleure heure et avec tous les details qu’un budget doit comporter”.L’échevin Martin,s’écrie ; “Cette motion ne vaut rien.Le conseil prendra quand même toute sa responsabilité”.Il est prêt a accorder un-douzième des crédits aux commissaires, si ceux-ci consentent à remettre leur budget à la semaine prochaine et à donner des détails.Le commissaire Lachapelle répond qu’il y a un malentendu: on n’a pas coimpris que la situation est changée; l’on parle comme si la Ui n’était pas modifiée et si nous devions refuser des explications.Sur la situation nouvelle.les commissaires ont été guidés exclusivement par Fa vis de leurs avocats.“Nous n’avons pas cru, dit M.Lachapelle, que nous comprenions la loi mieux qu’eux”.Quz’.nt aux explications qu’on leur demande, les commissaires les donneront aussi complètes qu’on voudra, mais ils* n’ont pas à soumettre les détails du budget à l’approbation du conseil.M.Lachâpelle donne ensuite des explications sw la différence entre les chiffres de cette année et ceux de l’an dernier, puis l’échevin Larivière demande au contrôleur des finances s’il est possible de suspendre le budget pour quinze jours, si le commissaire Lachapelle peut dire quelles seraient Jes conséquences pour l’administration.Pour permettre au contrôleur de répondre, il fallut une motion, les éche-vins L.-A.Lapointe et Giroux déclarant que l’opinion du contrôleur ne valait pas mieux que la leur.Autorisé à parler par 22 voix contre 7, M.Pelletier déclara qu’il refuserait de payes- quoi que ce fût, après le 1er janvier, si le budget n’était pas voté.“Ceux >qui ordonneront des dépenses, dit-il, le feront sur leur propre responsabilité.J’ai des intérêts à payer le 2 janvier, mais je .ne pourrai légalement le faire”.L’échevin Lapointe déclare que M.Pelletier devra payer quand même et qu’il l’a déjà fait d’ailleurs, par exemple, quand il s’est agi de saisies.M.Pelletier répond qu’il avait alors le fonds de réserve et ou'aejourd’hui il ne l’aura pas, si le budget m’est pas voté.L’amendement Lapointe aiété adopté comme suit:— Pour:—Les éehevins I.-A.Lapointe, O’Connell.Ward, Robinson, Prud’homme, Boyd, Garceau, Monahan, Clément, Letourneau.Emard,.Drummond, Morin, Fraser, Stroud, McDonald, Judge.Houlé.—18.Contre:—Les éehevins N.Lapointe, Mayrand.Bastien, Turcot, Larivière, Martin.Séguin, Giroux, Poissant, Van-delac, Ménard.—11.I! censure le premier-ministre De la bisbille chez les artistes PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS DEMANDES Pour apprendre le métier de barbier; taux spéciaux, outils gratuits, quelques semaines pour compléter le cours; positions assurées.Ecrivez pour détails: Modem Barber College, 62 Blvd.Saint-Laurent, Mrntréal.A VENDRE A VENDRE Hôtels, épiceries, maisons meublées pour louer des chambres, magasins de cigares, bonbons, etc., clos de bois et charbon, salle à manger, etc.Aussi propriétés et lots situés dans toutes leu parties de la ville à vendre ou à échanger.S’adresser Jean Castelli & Cie, 117 Sainte-Catherine, en face de la “Patrie’ 294-6 A VENDU.D Carrioles de charretiers, bob-sleighs pour livraison, berlots, vannes, Sainte-Catherine, et toutes sortes de sleighs, chez Ulric Roy & Cie, 1141 Ave.Papineau.PROPRIETE A VENDRE Rue Saint-Hubert, près Dorchester, 4 étages, pierre solide.Bas prix.Conditions faciles.S’adresser à E.Meunier, 80 Saint-Gabriel.VOITURES D’HIVER A VENDRE A vendre, Sleighs, Berry, Sleighs à ressorts, Berlots neufs, Bob-Sleighs pour livraison de toutes sortes.P.Meunier, 42 Saint-Vincent.Tél.Main, 6990.DIVERS ARGENT A PRETER NOUS REGLERONS toutes vos dettes, vous transigez seulement avec nous, paiements faciles, sans intérêts; entrevue personnelle seulement.De-mers & Moreau, Banque Nationale, 17 Côte Place d’Armes.AVIS.— Avez-vous besoin d’argent sur hypotheque, gros et petits montants.Adressez-vous à Ths.Touzin, notaire, 76 Saint-Gabriel, Main 7051.Le soir, 947 Saint-Denis, Saint-Louis 1514.ACCORDEUR DE PIANO M.Dionne, accordeur de pianos, autrefois de Nazareth, maintenant au No 163 Amherst.Tél.Est 5442.CALENDRIERS CALENDRIERS de fantaisie pour annonces, modèles nouveaux, provenant des plus grands manufacturiers allemands; livraison prompte.Royal Lithographing Co., 56 Notre-Dame-Est.Téléphone.Main 500.GAZELIERS 1 branche, 2 branches, $3.00; trois branches, $2.00; électroliers, fixtures électriques, un grand choix de dômes.J.L.Rouillard, 332 Mont-Royal-Est, colt Rivard.Tél.Saint-Louis 1049.MEUBLES DOMINION GOAL CO.-LIMITED- MINEURS ET I XPF.DITEUKV DK CHARBON DOMINION VAPEUR Criblé, brat (run mine), mélangé (¦lack) Pour renseignemeats s’adresser aux BUREAUX »E VENTE 112 rue St-Jacque».Montréal Téléphone Main 401 Cartes Professionnelles AVOCATS BOURBONNIERE, F.J., C.R., avocat, 76 rue Saint-Gabriel.Tél.Beli, Main 2679.LEOPOLD BARRY, L.L.B.Avocat-Procureur Edifice Banque Ottawa, 224 rue St-Jacques, Chambre 44.Tél.Bell, Main 1973.Boîte Posta!» S56.— Adresse téléerapliiqu* “Naiiac, Montréal".Tél.Main 1250-1251.Codes: Liebers, West.Un C.h.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation.— Rue Saict-Jacçues ELZ.AUGUSTE COTE, L.L.L., Avocat, Avenue de l’Evêché, RIMOUS-KI, P.Q., B.P.227.ARTHUR GIBEAULT, B.A., L.L.L.Avocat 54 Notre-Dame-Est, Chambres 37 et 38.Tél.Bell Main 6420.Bureau du soir: 34 rue Déséry, Hochelaga.Tél Bell, LaSalle 987, Montréal.LAMOTHE & TESSIER, Avocats, Edifié Banque de Québec, 11 Place d’Armes, Montréal.Tél.Main 3555.J.C.Lamothe, L.L.D., C.R., Camille Tessier, L.L.B.NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (Lé-andre et Adrien), 30 Saint-Jacques.Main 1859.Rs.240 Visitation.Prêts sur hypothèque, achats de créances.' GIROUX, LUCIEN,notaire, Edifice Saint-Charles, 43 rue Saint-Gabriel.Tél.Main 2785 .Résidence, 405 Du-luth-Est.Tél.Saint-Louis 3585.Argent à prêter.Règlement de succession.A.E.Graedbois, L.L B.— Notaire —¦ 62 RUE SAINT JACQUES, MONTREAL.Tél.Bell Main 7075 RESIDENCE - - - .1504 me Saint-Denis Tél.Saint-Louis 4765 G.ALBERT NORMANDIN, L.L.L, Notaire.Argent a prêter.Succession.62 rue Saint-Jacques.Tél.Main 2615.Bureau du soir, 363 Laurier-Est.Tél.Saint-Louis 5194.LALANNE, ROSARIO.Notaire, Chambre 4, 72 Notre-Dame-Est.Tél.Main 1860.ARCHITECTES RENE ÇHARBONNEAU, (diplôme de i’A.A.P.Q.).Architecte et Evaluateur, 15 rue Saint-Jacques, Montréal.Tél.Main 7844.Rés.Ouest 2860.Bttfiifl, 31.— On annonce le prince Bernard de Saxe-Mein»ngen vient; de donner à l’empereur d'Allemagne sa démissifn de général inspecteur d’armée.Le prince es! le beau-frère de Guillaume II, ayant épousé, en 1878, sa ,oeur, la princesse Charlotte de Prusse.On s’étonne donc rie celle démission, d’autant plus que le prince es* appelé à régner dans le duché de Saxe-Meiningen, après son père, le due George*; 11, qui gouverne ses Etats depuis 186(1 et qui est âgé de 80 ans.La vérité est que des dissentiments sc sont plusieurs fois élevés entre l’empereur cl son beau-frère, et que celui-ci, fixé à ('.amies, une grande partie de l’année, désire conserver son entière liberté ionise consacrer plus exclusive,menl aux études d’archéologie grecque, qui lui ont valu une reputation de vrai savant.Il est lié avec M.Schliemann, qui a découvert les ruines de Troie en Asie Mineure, et il a parcouru avec lui ce pays cl la Grèce, dont il parle la langue aussi bien que sa langue maternelle.On se demande même si, appelé à régner, il résidera souvent dans sa petite capitale, tellement lui et la princesse sa femme ont pris goût au séjour de la Côte d’Azur.-»- Lse relations commerciales entre le Canada et les Etats-Unis Washington, 31.— Aujourd’hui, à une conférence importante entre le président de la conmiusion des voies et moyens.M.Underwood et le nouveau président M.Wilson, on décidera si le Canada doit avoir un , marché ouvert avec les Etats-Unis ou s’il doit continuer à payer des taux de douane élevés.Le président semble avoir changé d’opinion car il va exposer au président des Etats-Unis, a-t-il dit, dans une entrevue qu’il a donnée à un journaliste, surtout ies désavantages que présenteraient les modifications «lu tarif.;-;- Le Séminaire Saint-Joseph des Trois-Rivières tTrois-Rivieres, 31.— Il est vrai que fe Séminaire Saint-Joseph va démê Hager chemin Sainte-Marguerite où 11 est propriétaire «l’une ferme «le 400 arpente couvrant une partie «Ica coteaux Sainte-Marguerite.Le non veau séminaire sera à peu près à un mille et demi du marché actuel.La corporation du séminaire paya ce tel rain $7,500, le printemps dernier.Il a pour horizon la vallée de la Banlieue et le fleuve.Il s'étend au nord jusqu’à la rivière Milcttc inclusivement.M.Lafond, architecte, prépare le plan d’un bâtiment qui aura 40i) pieds de longueur.Cependant il n'y a encore rien de définitif au sujet du plan.La question est à l'étude.La nouvelle construction sera com meneée le plus tfit possible.Un embranchement du chemin defer électrique dont on commencera bien tOt la construction reliera le sémi nalre au centre de la ville.-?- Ce journal est.nnpriitv au No 71a, rue Saint-Jacques, a Montreal, par “La Publicité’’ ( h rpflOon*nbitité T imités) .Henri Bouressa, dit-.cicuv gé’nrt.Washington.31.¦ L’avocat général Wickershnm a déclaré aujourd’hui que, dans son opinion, la Cour fédérale, à Indianapolis, avait été extrêmement indulgente en imposant aux dynamitards leurs diverses sentences.I.’avocat général a fait remarquer qu'il ne faisait pas cette déclaration dans l’intention de critiquer le juge Anderson.M.Wickershnm a dit qu'il enverrait probablement la preuve réunie au procès d'lndianapolis aux autorités «les Etats ou les crimes ont été perpétrés, afin de leur permettre de traduire les dynamitards en justice d’après les lois de chaque Etat.Le procès «rin« lidnapolis, a lit l'avoc il gén< -rai « onstilne un « les plus grands faits «le l’histoire « les cours amène aines.Le résulta de ce procès, a- -il ajouté .et la mise en accusation à New-York, «lu président Mellen, du New-Haven, «lu président Chamberlain et du directeur Smithers, du Grand-Tronc pour violation «le la loi Sherman contre les trusts, prouvent que les lois «les Eiats-Unis sont mises en force avec impartialité contre le capital et le labeur, contre le riche et le pauvre.-f- Remerciements Les Frères de la Charité, de l’Ecole de Réforme, tiennent à remercier publiquement tous ceux qui ont bien voul.i s’associer à leur communauté pour déplorer la perte qu'elle vient de faire par la mort de son regretté Supérieur, le Rév.Frère Dominique.Les Frères ont été particulièrement sensibles aux témoignages de sympathie reçus de la part de Sa Grandeur Mgr l’Archevêque, des messieurs du clergé, tant séculier que régulier, des différentes communautés religieuses, et des nombreux amis du cher défunt.Que tous veuillent agréer l’expression de leur religieuse et vive gratitude.—(Communiqué) Concert à Quel ec Bien que lancée depuis peu, l’idée d’un concert à Québec par les Pla-mondon-Michot et leur Chorale, nouvellement fondée, a déjà valu à ces distingués artistes «le nombreuses et encourageantes lettres provenant de la vieille capitale, où Ton désire vivement les entendre.Le distingué patronage de Son Ex cellencp le Lieutenant-gouverneur sir Frs.Langelier, «lu premier ministre sir Lomer Gouin, des ministres et de nombreux députés, leur est déjà r.c «luis et tout s’annonce comme devant contribuer à faire de ce concert, un succès artistique et mondain pour le-«inel la date du 17 janvier est retenue il T Auditorium.Un acte entier de Lakmé sera «tonné en costumes par M.et Mme ]'ln-momlon-Michot avec quelques-uns de leurs meilleurs élèves et l
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