Le devoir, 18 mars 1985, lundi 18 mars 1985
Vol.LXXVI — No 64 Passages nuageux et vents modérés.Max.: -2 (détail page 14) Montréal, lundi 18 mars 1985 Côtt-Nord, Abitibi à Gatpéti« 45 cants, Nouvaau-Brunawick 50 cantt, Toronto 50 cantt 35 CENTS La première journée de la visite de Reagan sous le signe de la coopération Un double compromis sur les pluies acides Quelque 1,500 manifestants contre Reagan CAROLE BEAULIEU Quelque 1,500 manifestants ont défilé hier pendant près de deux heures dans les rues désertes de la Vieille capitale pour marquer leur opposition à la politique du président américain, M.Ronald Reagan.Runis sous des bannières nombreuses et multi-ethniques, les manifestants ont particulièrement dénoncé « l’intervention américaine en Amérique centrale », « l’indifférence du gouvernement américain au problème des pluies acides et de l’environnement », de même que « la politique militariste » de nos voisins du Sud.Organisée par la Coalition pour la paix, la justice et les libertés, la manifestation regroupait des sympathisants de plusieurs dizaines d’associations féministes, écologistes, syndicales et populaires.Au terme de leur manifestation « pacifique » qui s’est achevée quelques minutes avant l’arrivée du président américain à l’aéroport de l’Ancienne Lorette, les manifestants ont brûlé un drapeau « Can-américain » à rayures rouges et feuille d’érable bleue, « symbole », disaient-ils, « de ce qui les opprime ».Les porte-parole de la Coalition évaluaient à quelque 4,000 le nombre de participants à la manifestation.Bon nombre de manifestants convenaient toutefois que la température inclémente qui régnait hier matin à Montréal en « avait sans doute découragé plusieurs » et que l’estimation de 1,500 faite par les forces de police n’était sans doute « pas loin de la réalité».L’enthousiasme ne manquait toutefois pas dans les rangs des manifestants.Selon Mme Léa Roback, syndicaliste et pacifiste bien connue, aujourd’hui âgée de 81 ans, « la présence des jeunes » était un « fantastique espoir » et cette manifestation « un succès », puisqu’elle disait bien clairement que tous les Canadiens n’étaient pas d’accord avec les politiques de Reagan.Les manifestants ont franchi « en silence » la première portion de leur trajet, de l’Assemblée nationale à la porte Kent, en signe de deuil pour toutes les morts dues « à l’intervention américaine » mais aussi de « toutes les morts quotidiennes dues au chômage, aux violences faites aux femmes et aux coupures des programmes sociaux préconisés par l’administration Reagan».N’eut été des manifestants et des quelques barricades qui jalonnaient Voir page 8: Manllestants A ucun éclat dans un spectacle «familier» ROBERT LÉVESQUE Ce n’est pas le dépaysement qu’auront connu le président des États-Unis et madame Reagan, hier soir au Grand Théâtre de Québec.Tout au plus le couple présidentiel aura noté que la route n’est pas si longue de Broadway au Canada et de son ranch californien au Paquetteville folklorique d’Edith Butler, malgré qu’ici dans ce genre de spectacle « medley » la bonhomie canadienne remplace le triomphalisme américain.Aucun éclat n’a, en aucun moment, fait lever ce gala plus haut que la scène de la salle Louis-Fréchette.Aucun grand numéro dans un programme où aucun véritable « grand nom » du spectacle québécois et canadien n’était à l’affiche (sauf Mme Maureen Forrester, présidente du Conseil des arts et mezzo-soprano réputé), mais malgré tout une soirée parfaitement minutée, encadrée, donc réussie dans l’optique des galas officiels où la montre fait office de chef d’orchestre.Le réalisateur du gala Reagan, M.Jean-Jacques Sheitoyan, a voulu donner un air de familiarité à cette heure de divertissement dans le séjour de 24 heures du président américain.On a misé sur deux valeurs sûres en pareil cas: le folklore et les variétés.À d’autres les galas chics où une grande voix interprète du Verdi, ce qui aurait convenu à un Kennedy.Pour le président-acteur, aux allures d’ex-cow-boy, on a servi du « swignant » et du « populaire » jusqu’à cette finale où la scène du GTQ s’est transformé en « taverne de l’Irlandais».Personne n’avait oublié que ce dimanche 17 mars était la fête de la St-Patrick, patron des Irlandais, c’est-à-dire patron de Ronald Reagan et de son hôte le premier ministre du Voir pago 8: Qala La garde d'honneur de accueilli par le premier PhotolBMr CP la Gendarmerie royale du Canada a salué l’arrivée du président Ronald Reagan à sa descente d'avion à Québec où il a été ministre Brian Mulroney.Des combats font rage sur le Tigre Bagdad ferme l’espace aérien iranien M» '< as» * PhOtOlSMT AP Le cadavre d'un soldat irakien gît sur une route non loin du Tigre, fleuve dont les rives ont été transformées en champ de bataille dans la guerre qui oppose l’Irak à l'Iran.MANAMA (AFP) - La bataille des marais qui se déroule depuis lundi dernier au sud de l’Irak a pris ces derniers jours les proportions d’une opération militaire cruciale avec l’arrivée des forces iraniennes sur les rives du Tigre, le long de la route stratégique Bagdad-Bassorah, pour la première fois depuis le début du conflit.Les nouvelles du front supplantaient hier celles sur la guerre des villes dont l’escalade continue pourtant.Elle a été marquée par l’avertissement lancé par Bagdad aux compagnies aériennes internationales de ne plus survoler l’Iran, à partir de demain, pour ne pas risquer que leurs avions soient abattus par erreur lors de combats aériens.Par ailleurs, les autorités iraniennes n’ont pas encore réagi hier à la proposition d’arrêt général des hostilités faite la veille par l’Irak au ConseU de sécurité de l’ONU.L’Irak avait proposé samedi soir un cessez-le-feu et un arrêt immédiat des opérations militaires, un retrait des deux armées à la frontière et l’envoi d’observateurs de l’ONU.Un éditorial du journal iranien Kayhan donnait hier le ton de ce que sera la réponse de la république islamique, estiment les observateurs.« Les cris d’angoisse de Saddam (le président Saddam Hussein) et de la réaction arabe sont toujours pour nous des voix qui confirment notre victoire », estime-t-il en ajoutant que cette offre est la conséquence des tirs de missiles iraniens contre Bagdad et des « victoires des combattants sur le front ».Quelque 2,500 soldats irakiens ont été tués ou blessés samedi soir et hier matin dans la bataille des marais, qui a mis hors de combat, au total, quelque 7,000 Irakiens, selon le commandement iranien.Paradoxalement, les autorités iraniennes ne veulent pas donner l’impression que cette opération, au cours de laquelle sont utilisés de très nombreuses embarcations, des ponts flottants, et, pour la première fois, de petites barges de débarquement, constitue une très grande offensive.La configuration des marais ne permet pas d’engager des moyens considérables, mais Tenjeu stratégique n’en est pas moins important, Voir page 8: Bagdad La Jamaïque entre les émeutes et la patience ¦ Kingston aux prises avec le FMI et la récession JEAN-LUC JANOT collaboration spéciale Kingston — « Jamaica no problem ! » C’est écrit sur les chemises que June — 25 ans et mère célibataire de quatre enfants — vend aux touristes canadiens qui ont « osé » affronter la Jamaïque depuis les émeutes des 15 et 16 janvier derniers contre l’augmentation de 21.5 % des produits pétroliers.« Dans un pays quelconque, dit Jean-Charles Pochard, professeur de français à l’université West Indies de Kingston, on parlerait de ‘manifestations’.Dans un ‘paradis antillais’, une contestation popiÿaire spontanée est immédiatement qualifiée ‘d’émeute’.» Certes, il y a eu des morts au cours de ces manifestations.Mais comment distinguer la violence politique de la violence tout court.« Jamaica no problem ! » Les slogans touristiques sont toujours à prendre à contresens lors- qu’on les applique à la population locale : des problèmes, la Jamaïque en a plus qu’elle ne peut en supporter.Ils sont économiques, financiers, politiques, sociaux, culturels, voire psychologiques à cause du découragement chronique qu’ils entraînent.De fait, la hausse des prodiuts pétroliers n’a été que le détonateur d’un mouvement de mécontentement beaucoup plus général lié à la constante dégradation du niveau de vie déjà peu élevé de la population.Le pays connaît la récession depuis plus de dix ans.Certains en imputent la re^nsabillté au Peoples’s National Party (PNP) de l’ex-premier miiüs-tre Michael Manley, au pouvoir de 1972 à 1980.Ses programmes sociaux auraient été trop ambitieux et son orientation « gauchissante » a fait fuir les capitaux américains.Mais aujourd’hui, la crise est plus grave encore car la machine économique est bel et bien enrayée.Le marché de la bauxite, dont la Jamaïque était encore récemment le deuxième producteur mondial, est en déconfiture : les prix de ce minerai ont chuté de moitié entre 1982 et 1984.Conséquement, les multinationales américaines et canadiennes de l’aluminium se retirent.L’an dernier, c’était Reynolds.Il y a quelques semaines, Alcoa fermait ses mines de Hayes, laissant près d’un millier de personnes sans emploi.Que va faire Alcan ?Tout indique que sur l’échiquier économique mondiaL la Jamaïque doive se contenter d’exporter ses ressources agricoles traditionnelles : canne à sucre et banane.Encore que dans ce dernier cas, des forces incontrôlables semblent s’y opposer.L’ouragan Allen, en 1980, a détruit les infrastructures de Port-Antonio, le principal port bananier jamaïquain.Les installations portuaires et la voie ferrée qui relie cette ville à Kingston ne sont pas encore reconstruites à ce jour.« No money, man ».Pas d’argent.La dette extérieure de la Jamaïque est énorme : près de $4 milliards US.C’est plus que le produit intérieur brut.Et comment rembourser les banques lorsque l’appareil productif est en panne ?Voir pago 8; Jamalqua BERNARD DESCOTEAUX OTTAWA — Le président des États-Unis, Ronald Regan, désireux de placer les relations de son pays avec le Canada sous le signe de la coopération et du compromis, a reconnu hier que les pluies acides sont un problème commun auquel il faut une solution conjointe.Tel était le cadeau qu’avait en réserve le président américain à l’intention du premier ministre canadien Brian Mulroney qui en milieu d’après-midi l’accueillait dans la Vieille capitale pour une visite officielle de 24 heures presque tout entièrement consacrée aux questions bilatérales.Comme l’avaient prédit tous les observateurs, il n’est toutefois pas question de solution immédiate comme le demandaient des manifestants venus rappeller au président américain toute l’acuité de ce problème au Canada.Cette déclaration de bonnes intentions a été cependant assorti de la nommination d’une sorte d’ambassadeur spécial aux pluies acides en la personne de Andrew Lewis, son ancien secrétaire aux Transports.Au Canada, l’ex-pre-mier ministre ontarien Bill Davis remplira la même fonction, annonçait de son côté M.Mulroney.Ce geste représente de fait un compromis même s’il ramène le Canada à la situtaion qui prévalait en 1980 alors que l’administration démocrate de Jimmy Carter avait reconnu que les pluies acides étaient un problème commun auquel il fallait une solution conjointe.Un mémorandum avait été signé prévoyant des négociations pour définir les gestes à poser.Ce mémorandum fut totalement ignoré par M.Reagan dès son entrée en fonction au début de 1981.Depuis lors, c’était l’impasse totale.Le compromis est à double sens puisque les Canadiens auraient aimé qu’on aille plus loin.Rappelons que lors de sa première visite à Washington en juin dernier, alors qu’il était encore chef de l’opposition.Brian Mulroney, avait suggéré à M.Reagan de «frapper l’imaginatiort des Canadiens» en s’engageant dans un programme de réduction de 50% des précipitations acides au cours des 10 prochaines années, ce qui est l’objectif des gouvernements fédéral et provinciaux.Plus récemment, M.Mulroney Voir page 8: Compromle Ramses II Drapeau n’a consulté ni Québec ni Ottawa ANGÈLE DAGENAIS Le maire de Montréal, M.Jean Drapeau, n’aura pas changé ses méthodes expéditives de procéder en organisant la venue de l’exposition Ramsès II qui se tiendra à Montréal du 1er juin au 29 septembre prochain.Sans mandat en poche des gouvernements provincial ou fédéral pour signer de protocole avec un gouvernement étranger, il est en effet parti au Caire en octobre dernier conclure une entente avec le Secrétaire d’État égyptien, M.Ahmed Kadry, pour obtenir cette exposition prestigieuse qu’il a réussi à reprêter à deux autres municipalités depuis ce temps, Vancouver et Memphis.Le gouvernement du Québec est habituellement partie à ce type d’entente en vertu de la Loi sur le ministère des Relations Intergouvemementales.Il n’a approuvé la démarche de M.Drapeau qu’un mois plus tard et Ottawa, pas encore officiellement.C’est par l’entremise des journaux que tes deux paliers de gouvernement ont appris la conclusion de l’entente permettant la venue à 111e Notre-Dame de Ramsès II et de ses oeuvres.Les corporations municipales Voir pago 8: Drapeau Le Devoir, lundi 18 mars 1985 EN BREF.¦ Diplomates canadiens mécontents OTTAWA (PC) — Les diplomates et employés des 135 ambassades et consulats canadiens à l’étranger sont plutôt mécontents de la décision du gouvernement fédéral de hausser, à compter du 1er avril, le loyer de leur logement.Le ministère des Affaires extérieures a reçu de nombreuses plaintes d'emplovés de divers pays au sujet de ces augmentations, pouvant atteindre jusqu’à 25%.Les syndicats de fonctionnaires prévoient rencontrer, cette semaine, le président du Conseil du Trésor, M.Robert de Cotret, afin de lui demander d’annuler ces hausses ou de procéder de façon graduelle.Les fonctionnaires canadiens en poste à l’étranger doivent payer un loyer éouivalent à celui qu’ils auraient au Canada et le ministère des Affaires extérieures couvre la différence, lorsque le coût du logement est plus élevé qu’ici, ce qui est généralement le cas dans les autres pays.Près de 70% des 3,000 employés du gouvernement à l’étranger vivent dans des édifices appartenant au gouvernement fédéral, tandis que les autres doivent louer des logements, avec l’aide de leur ambassade.Un communiqué interne, daté du 27 février dernier, et envoyé à toutes les délégations canadiennes à l’étranger, annonçait ces augmentations avec la fin du programme de restriction du 5 et 6%, mis sur pied par l’ancien gouvernement libéral.¦ La St.Patrick en Irlande DUBLIN (AP) — Plus de 200,000 personnes ont envahi les rues du centre-ville de Dublin pour assiter au plus imposant défilé de la St.Patrick jamais vu dans la capitale, que dirigeait un grand maréchal américain.Malgré une grève des distillateurs de whisky, qui a entraîné une pénurie, la foule était très enthousiaste et agitait des iràuquets de trèfle.Le Irish Tourist Board a rendu hommage au Mount Vernon Guard Band, originaire de Virginie, qui participait à la parade pour une 16e année consécutive, en nommant le chef de cet orchestre, M.Fred Harris, grand maréchal.Contrairement aux festivités nationales organisées dans la république, les catholiques romains et les protestants ont tenu des parades distinctes en Irlande du Nord.À Londres, de nombreux membres du Parlement ont exprimé leur mécontentement à la suite d’une déclaration de l’archevêque catholique de New York, Mgr John O’Connor, qui a utilisé le terme «oppression.en parlant de la présence britannique en Irlande du Nord.D'ans son message de la St.Patrick, Mgr O’Connor a également condamné «la violence et le terrorisme».Selon le député conservateur de Grande-Bretagne Neil Hamilton, les propos de l’archevêque «incitent au meurtre» les membres de l’Armée républicaine irlandaise (IRA), mise hors la loi.¦ Le premier homme dans l’espace PARIS (AFP) — Il y a 20 ans, le 19 mars 1965, le cosmonaute soviétique Alexey Leonov effectuait à partir de son vaisseau cosmique Voskhod-2 la première sortie d’un homme dans l’espace ouvert.Un homme a marché sur les étoiles à 300,000 mètres d’altitude, titrait le lendemain un journal parisien du matin.Le premier piéton de l’espace ne s’était éloigné, prudemment, pendant cinq minutes, que de deux à trois mètres de son vaisseau, auquel il était retenu solidement par un filin.Il avait trouvé très pénible cette sortie lors de laquelle il avait été aveuglé par le soleil, malgré sa visière dorée.L’opération dura au total 20 minutes, dont dix entièrement en dehors du Voskhod.Le service des écoutes russes de l’Agence France-Presse avait alors capté en direct, via les antennes de l’agence installées au mont Valérien (région parisienne), sur l’une des trois longueurs d’ondes utilisée par les cosmonautes soviétiques, cette phrase : Vot ya probouyou (Voilà, j’essaie).On ne sut qu’un peu plus tard par un flash de l’agence soviétique TASS qu’il s’était agi la de la première sortie d’un homme dans l’espace.¦ Un vaccin contre l’herpès SAN FRANCISCO (AFP) — Un vaccin contre l’herpès a été testé avec succès sur des cochons d’Inde, et pourrait peut-être un jour être utilisable chez les humains, ont indiqué des chercheurs de San Francisco.Des chercheurs de l’entreprise Genentech, la plus ^ande entreprise de bio-technologie des États-Unis, ont fabriqué le vaccin en isolant la protéine du virus de l’herpès par des manipulations génétiques.C’est la première fois, a indiqué un chercheur de l’entreprise, M.Lawrence Lasky, que l’on immunise des animaux de l’herpès au moyen d’un vaccin fabriqué par manipulations génétiques.Néanmoins, ce vaccin est inutilisable sous sa forme actuelle chez les êtres humains parce qu’U contient une substance fabriquée à partir d’huile minérale, visant à rendre le vaccin absorbable à plus haute dose, mais pouvant aussi provoquer chez l’homme des effets secondaires nocifs.Selon les chercheurs, il se passera probablement des années avant que l’on puisse utiliser ce vaccin, sous une forme modifiée, chez les êtres humains.¦ Landry a rencontré Shamir (PC) — Le ministre québécois des Relations internationales et du Commerce extérieur Bernard Landry a rencontré samedi le vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères d’Israël Yitzhak Shamir.Les deux hommes ont discuté des relations entre le Québec et Israël, notamment en matière d’échanges universitaires et culturels.Au cours des 11 premiers mois de 1984, ies exportations canadiennes chargées au Québec vers IsraëL représentaient $24 millions.Les principaux prcâuits québécois exportés en Israël sont les moteurs d’avions, le zinc et les bois d’oeuvre.¦ Une tornade balaie la Floride VENICE, Floride (AFP) — Une tornade s’est abattue hier avant l’aube sur une zone résidentielle de Venice, en Floride, tuant au moins deux personnes, en blessant une quarantaine d’autres ^faisant des millions de dollars de dégâts, a indiqué la police locale.Vingt-quatre maisons ont été entièrement détruites, et 90 autres ont été endommagées, de même que plusieurs magasins, a-t-on précisé de même source.De nombreux arbres ont été arrachés.Des dizaines de personnes ont dû être évacuées et installées dans un abri de la Croix-Rouge.Cette tornade a également touché Fort Ogden, à environ cinq kilomètres à l’est de Venice, causant seulement des dégâts mineurs.Une autre tornade s’était abattue vendredi matin sur Clearwater, à une centaine de kilomètres au nord de Venice, blessant légèrement deux personnes.Québec transformé en forteresse Un millier d’agents assurent la sécurité de Reagan et Mulroney QUEBEC (PC, AFP) - La ville de Québec a été transformée en véritable forteresse pour le sommet entre le président américain et le premier ministre Brian Mulroney.Plus de 1,000 policiers et membres des services secrets, mobilisés pour ce sommet ont passé la ville au peigne fin avant l’arrivée du président américain.Le coeur de la ville notamment a été fermé à la circulation.Chasseur depuis 41 ans au Château Frontenac — réquisitionné, à toutes fins pratiques, par la délégation américaine —, M.Desmond Steele n’avait encore jamais vu de telles mesures de sécurité.A l’occasion de la visite du président Ronald Reagan, l’historique Château Frontenac a été littéralement envahi par un fort contingent de policiers de la GRC et des services secrets américains.M.Steele a pourtant déjà vu passer des personnalités du monde politique et autres au cours de sa longue carrière.M.Steele croit qu’il est normal que les grands de ce monde fassent l’objet d’une plus grande protection que par le passé.« Il y a beaucoup plus d’armes de toutes sortes en circulation et tes gens sont plus tendus aujourd’hui», dit-il.Quand Roosevelt et Churchill se sont rencontrés pour la deuxième fois à Québec, en 1944, M.Steele était garçon d’ascenseur.Il se souvient très bien de l’événement car il a « monté » les deux hommes aux étages supérieurs et « descendu » Mme Roosevelt au salon de coiffure, au sous-sol du Château.Il a aussi vu défiler dans cet hôtel des figures aussi connues que la reine Elisabeth, l’actrice Elisabeth Taylor, dont il se rappelle les nombreuses valises, et l’empereur d’Éthiopie, H ailé Sélassié.« Mais, dit-il, il y avait beaucoup moins de policiers et tout le monde était beaucoup plus calme.» Malgré leur ampleur, ces mesures de sécurité semblaient discrètes même dans les heures précédant l’arrivée de l’illustre chef d’État.Mais il ne fallait pas s’y tromper.La surveillance des lieux était bien assurée.Seuls les détenteurs d’une autorisation pouvaient mettre les pieds dans l’enceinte.À tous les étages occupés par la suite présidentielle, des policiers montaient la garde, munis d’appareils de communication et aides de chiens pisteurs.Un collègue de M.Steele a raconté qu’il avait réellement pris con- science de la sévérité des mesures de sécurité lorsqu’il s’est présenté au vestiaire des employés, nier matin, en entrant au travail.« Quand j’ai vu les chiens de près, j’ai compris que c’était sérieux », dit-il.Outre le Château Frontenac où loge M.Reagan, l’aéroport de Québec, la Citadelle et le Grand Théâtre ont fait l’objet d’une surveillance continuelle.Les délégations américaine et canadienne comptent quelque 800 personnes chacune, y compris les jour- nalistes et techniciens qui suivent les d^lacements des deux hommes d’Etat.Les services de sécurité s’étendent également aux principaux hôtels où logent les journalistes et les membres de chacune des délégations.Même s’il est un peu tenu à l'écart du sommet Reagan-Mulroney, le premier ministre René Lévesque a accueilli le président américain à l’aéroport de l’Ancienne Lorette hier après-midi.Lévesque ne s’offusque pas d’être tenu à l’écart QUÉBEC (PC) — Le premier ministre québécois, M.René Lévesque, a admis hier qu’il avait été laissé à l’écart à l’occasion du sommet Reagan-Mulroney.Mais M.Lévesque n’y voit aucune raison de s’en offusquer.Après le départ du cortège de 37 limousines à bord desquelles se trouvaient les dignitaires américains et canadiens, le premier ministre Lévesque a quitté hier l’aéroport de Québec quasi incognito.Prié de dire s’il ne s’était pas senti laissé de côté lors Ottawa refuse de préciser combien coûtera le sommet des cérémonies en l’honneur de M.Reagan, M.Lévesque a répondu : « Oui, c’est vrai, on est un peu à l’écart.Mais c’est ce qu’il faut.» Lors des cérémonies, M.Lévesque se trouvait en retrait du gi’oupe principal qui côtoyait les Mulroney et les Reagan.On souligne, au bureau de M.Mulroney, que M.Lévesque a été invité au banquet qui doit avoir lieu ce midi au Château Frontenac en l’honneur de M.Reagan.Résultats QUÉBEC (PC) — Le gouvernement canadien a décidé de ne pas lésiner sur la dépense pour montrer le Canada sous son meilleur jour, quel qu’en soit le prix.« Cela coûtera ce que cela coûtera », a déclaré laconiquement hier un adjoint du premier ministre Brian Mulroney.En séance d’information, hier, les responsables fédéraux ont continué de garder secret le montant qu’il en coûtera aux contribuables canadiens pour recevoir M.Reagan.« Le premier ministre (Mulroney) voulait que le Canada montre ce qu’il avait de mieux », a-t-on rappelé.Tous les frais de cette réunion seront défrayes par le gouvernement fédéral.En 1943, la rencontre historique tenue à Québec Le Syndicat des journalistes accuse R.-C.de discrimination à l’endroit des femmes entre le président américain Franklin Roosevelt, le Britannique Winston Churchill et le premier ministre Mackenzie King avait coûté un quart de million de dollars.La visite de M.Reagan aura des retombées favorables pour l’industrie touristique de la Vieille-Capitale.La délégation américaine compte plus de 800 personnes, tandis que du côté canadien, 700 personnes sont venues à Québec pour la rencontre.RÉSULTATS éf Nl’MKROS I.OTS .5947468 500 000$ 947468 50 000$ Tirage du 16-03-85 Prochain gros lot 1 800 000,00$ approx.3 618 21 33 34 no comple mentaire 49 CAROLE BEAULIEU En dépit de l’existence depuis dix ans à Radio-Canada d’un pro- ffuénn 1 éditeur MAINTENANT DISPONIBLE Mon nouveau ^ programme d’initiation à ia TECHNOLOGiE Jules J.Mazy cahier d'activités — 6.95$ ISBN-2-7601 -1312-4 (190 pages) gramme d’égalité dans l’emploi, les femmes journalistes y sont toujours victimes de discrimination.Au sein des émissions d’affaires publiques dont elles composent 41 % du personnel, elles sont majoritairement recherchistes (80 %) plutôt qu’animatrices ou intervieweuses et gagnent en moyenne 20 % de moins que leurs collègues masculins.C’est ce que soutient mon pfrvHww a'htmcitM A Ni TECHHOLOGIE Juin J.Mazy un rapport d’enquête d’une trentaine de pages préparé pour le compte du comité de condition féminine du Syndicat de journalistes de Radio-Canada.Le syndicat soutient' qu’il a vainement tenté de discuter de ces inégalités avec la direction de la Société d’État.Il s’apprête maintenant à dé^ser une plainte à la Commission canadienne des droits de la personne.« La direction nous dit que les salaires des femmes ont progressé plus rapidement au cours des dernières années, explique la présidente du ^n-dicat, Mme Michèle Descent.Mais 10% d’augmentation sur un salaire de $ 300 çà ne Ce cahier d'activités a été conçu et réalisé expressément pour permettre à l'éléve de travailler seul ou en équipe tout en bénéficiant de l'avis éclairé de son professeur Cependant, ce cahier permet au professeur qui le désire d'utiliser la méthode magistrale traditionnelle.Le cahier est composé d'activités, de projets et d'épreuves formatives qui sont autant de recherches, de travaux, d'expériences et d'épreuves à faire.Rendre l'éléve responsable de son apprentissage est le but constant poursuivi dans ce cahier.Manuel de l’éléve (é peraRre) En vente dans toutes les llbrai vaut pas 6 % sur $ 800 ».Le syndicat soutient que seule des mesures de rattrapage et d’embau-che préférentielle permettraient aux femmes d’atteindre l’égalité.À Radio-Canada les femmes ne constituent que 13 % des employés gagnant plus de $ 30,000 et plus du tiers de ceux gagnant moins de $20,000 par année.Dans des lettres adressées au syndicat le directeur de l’information de la société d’État, M.Pierre O’Neil, de même que son président, M.Pierre Juneau, soutiennent quant à eux que le rapport « ne fait pas avancer le dossier ».La société se dit « préoccupée » elle aussi par cette situation qu’elle attribue à des « raisons historiques, culturelles et sociales ».Elle se dit aussi prête à discuter de chaque cas de discrimination que le syndicat voudra bien porter à son attention.Le syndicat s’oppose toutefois à cette procédure de « cas par cas » qui obscure selon lui les véritables enjeux de la question, soit la discrimination systémique pratiquée à l’endroit des femmes.Pour recevoir LE DEVOIR à domicile composez sans frais l’un des numéros suivants: En vente dans les librairies: 4560 rue Station SainVDenis Métro-Longueuil Montréal, Québec Longueuil, Québec Tél: (514) 849-1112 Tél.(514) 677-6525 168 est, rue Sdinte-Catherine Montréal, Québec Tél; (514) 861-5647 4440 rue Saint-Denis Montréal.Québec Tél: (514) 843-6241 À Montréal; À Québec: 332-3891 687-2022 Extérieur: Code régional: (514): 1-800-361-6059 ^819;.* 1-800-361-5699 (418): 1-800-463-4748 (613): 1-800-361-5699 Provincial Tirage du 15-03-85 100 47468 1 000$ LOTS BONIS 6.,0^ DE 25 000 $ chacun numéros non-decomposables 127A890 4O2C078 1524838 1604065 1954744 2324868 2454288 2504965 3524869 3724433 3984702 3994848 4314056 432À136 4934969 5684273 6054054 6994137 1698331 220B477 31lB05r 319B567 4938587 5218659 5578866 5608439 6018356 64780 71 6488102 6658479 6668191 6758453 6908688 205C697 205C812 Les modalités d’encaissement des billets paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste de numéros gagnants et la liste officielle, cette dernière a priorité 439C146 442C071 534C065 540C153 546L481 598C648 669C427 687C866 1390440 2550254 3650641 6010664 6930723 143E180 215e47l 222E613 244E838 2956744 3586117 4026914 4266085 6326536 136G258 209G481 244G253 313G009 477G435 534G639 552G401 581G689 612G887 694G879 239H041 343H277 344H240 392H501 412H944 452H188 480H415 481H824 5d9H4l4 607H850 186J246 309J308 365J796 414J912 502J862 570J474 588J660 607J584 634J828 651J734 654J126 189K796 303K580 353K108 532K209 562K253 600K620 699K766 117L042 223L449 278L323 459L481 634L755 6/6 GAGNANTS 5 laOTS 385 984 ,60$ 5/6-r 11 66 280,20$ 5/6 406 1 373,20$ 4/6 20 388 52,60$ 3/6 341 765 10,00$ Ventes totales: 17 125 262,00$ Tirage du 15-03-85 NUMÉROS LOTS 400047 50 000$ 00047 5 000$ 0047 250$ 047 50$ 47 5$ Tirage du 15-03-85 Numéros non-décomposables: Numéros mobiles: NUMEROS 985426 85426 5426 426 26 635367 629752 229816 21340 1598 975 LOTS 250 000$ 2 500$ 250$ 50$ 10$ 25 000$ 25 000$ 25 000$ 2 500$ 250$ 50$ ((((CfCESi Tirage du 15-03-85 4 12 21 28 31 34 Prochain gros lot 200 000,00$ approx.no complémentaire 16 GAGNANTS IXITS 6/6 1 824 434,00$ 5/6-I- 16 4 701,30$ 5/6 239 393,40$ 4/6 8 277 42,00$ Ventes totales: 2 063 045,00$ Mise-tdt 9 22 26 35 GAGNANTS LOT 268 186,50$ htliffiir Semaine du: 11-03-85 MYlTt 3 4 LUNDI 755 2920 MARDI 452 1661 MERCREDI 484 5609 JEUDI 879 2692 VENDREDI 948 5090 SAMEDI 282 3527 Les modalités d’encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste de numéros gagnants et la liste officielle, cette dernière a priorité Le Devoir, lundi 18 mars 1985 Québec envisagerait de démanteler la SQ (PC) — Le gouvernement québécois étudierait actuellement la possibilité de démanteler la Sûreté du Québec, afin de mettre un terme au conflit qui l'oppose à l’Association des policiers provinciaux depuis l’été dernier.La décision du gouvernement n’est pas arrêtée, mais la décertification du syndicat des 4,300 policiers n’est pas écartée, écrit le quotidien La Presse dans son édition parue hier.Le journal montréalais affirme avoir appris de sources policière et gouvernementale que le ministre de la Justice, M.Pierre-Marc Johnson, a déjà eu des entretiens à ce sujet avec ses collègues du cabinet et la haute direction de la SQ.Il y a quelques jours, le premier ministre René Lévesque déclarait de son côté que le conflit ne pouvait plus durer et que son gouvernement s’engageait à le régler d’ici peu., Québec songerait maintenant à regrouper les policiers de la SQ avec les corps municipaux de chacune des répons de la province.Ces corps policiers régionaux seraient dotés d’escouades sp^ialis^s.Cela équivaudrait à une restructuration complète des services policiers québécois.Plusieurs études réalisées depuis quelques années sont d’ailleurs favorables à l’adoption de mesures décentralisatrices.La régionalisation des services permettrait au gouvernement de revoir complètement le régime salarial des policiers de la SQ.Plus de 80% d’entre eux gagnent présentement le même salaire, ce qui, selon M.Johnson, en démotive plusieurs.De leur côté, les officiers supérieurs de la Sûreté manifestent publiquement leur inquiétude depuis quelque temps.Le directeur de la SQ, M.Jacques Beaudoin, doit bientôt rendre public un rapport d’activités dans lequel il insistera sur les répercussions négatives du conflit sur l’efficacité des différentes escouades qu’il dirige.Un rapport trimestriel, publié récemment, souligne une hausse importante de la criminalité et des accidents routiers depuis le début du conflit à la SQ.Gilles Rhéaume quitte la présidence de la SSJB-M (PC) — M.Gilles Rhéaume n’est plus président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.Le «marcheur de l’indépendance» a surpris tout le monde samedi, lors du congrès annuel de la SSJB-M auquel participait 150 personnes, en annonçant qu’il ne sollicitait pas un cinquième mandat.Il conserve néanmoins la présidence du Mouvement national des Québécois.Les congressistes surpris, forcés de lui trouver un successeur à la hâte, ont élu M.Jean-Marie Cossette.Perçu comme un traditionnaliste, M.Cossette milite depuis 32 ans au sein de l’organisme, fort de 16,000 membres inscrits.M.Rhéaume avait pourtant indiqué publiquement son intention de briguer à nouveau la présidence de la société à l’ouverture du congrès, jeudi soir.Mais il était absent de la réunion samedi, et il ne s’est présenté au congrès que quelques minutes samedi, le temps d’annoncer sa décision.M.Rhéaume a évoqué des raisons personnelles pour expliquer son geste.Selon certains militants, la marche pour l’indépendance qui l’a mené de Québec à Montréal cet hiver l’a épuisé physiquement et psychologiquement.En quête du pouvoir, les Acadiens s’organisent patiemment mais sûrement JEAN-PIERRE PROULX MONCTON — Les Acadiens ont fait de la quête du pouvoir leur obsession permanente.Ët leur obsession porte fruit.Lentement, douleureusement parfois, toujours patiemment, les Acadiens s’organisent.Le colloque tenu vendredi et samedi par la revue Égalité, du département de sciences politiques de l’Université de Moncton, en témoigne.Une cinquantaine de leaders acadiens, ministre en tête, y sont venus partager et nourrir leur espoirs.Le colloque avait comme thème : « De la protection linguistique au développement économique ».Il prenait le relais des audiences publiques du Comité consultatif sur les langues officielles, dont les premières séances avaient pris fin jeudi à PYedericton.La question du pouvoir en Acadie est-elle une question économique?C’était là le premier thème du colloque.« Le développement économique acadien doit être envisagé de façon parallèle à la protection linguistique », a répondu ^ur sa part le ministre de la Réforme de la gestion des services publics, M.Jean-Maurice Simard, conférencier d’honneur au colloque et, pour l’heure, champion des Acadiens au sein du cabinet Hatfield.« Bien que nos luttes et nos victoires passées aient généralement porté sur l’aménagement d’un espace vital linguistique, a-t-il poursuivi, il se peut que nous entamions une nouvelle tranche de notre histoire et que dorénavant nous définissions notre survie en terme économique alors que notre survivance a toujours été associée à une garantie de droits linguistiques.Mais même si notre réalité socio-politique change, nous ne devons jamais perdre de vue l’importance de notre culture comme phénomène moteur de notre dynamique».M.Rino Volpé, président des Filiales immobilières Assomption, estime quant à lui que les Acadiens doivent d’abord consolider leurs acquis dans les secteurs de la forêt, des pêches, de l’agro-ali-mentaire, et des services.« Si nous continuons de mettre le gros de nos énergies et de nos capitaux dans des domaines que nous connaissons et maîtrisons, a-t-il dit, nous verrons s’accroître sensiblement notre contrôle et notre influence dans le do- maine économique, pas seulement dans les régions acadiennes, mais sur l’économie néo-brunswic-koise toute entière».M.Sylvestre McLaughlin, directeur général du Conseil économique du Nouveau-Brunswick, trouve pour sa part que « d’aborder l’économie par le biais de la langue, du pouvoir ou du nationalisme, c’est comme vouloir jouer au hockey avec une paire de béquilles ».Néanmoms, insiste-t-il, les hommes d’affaire acadiens qui créent des emplois, même s’ils n’affichent pas leur nationalisme, pratiquent en fait « un nationalisme de l'action tout aussi important que le nationalisme du dicours ».Les participants ont pu, dans un s-econd temps partager diverses expériences de regroupement sectoriel des forces acadiennes.Ainsi, le secrétaire général de l’Association professionnelle des pêcheurs acadiens, (l’APPA) M.Gastien Godin, est venu expliquer comment l’APPA, qui regroupe quelque 600 pêcheurs semi-hauturiers de la péninsule acadienne, avait acquis suffisamment de puissance pour revendiquer la création au sein du ministère provincial des Pêcheries d’une région administrative acadienne.Ainsi, dit-Û, « les Acadiens pourront, au sein de l’unité du Golfe Saint-Laurent, travailler en français».« L’APPA est en elle-même un exemple particulièrement éloquent de la création de structures permettant le développement de nos sociétés économiques.Aujourd’hui, a dit M.Godin, l’APPA est non seulement un interlocuteur qu’il n’est plus possible d’ignorer dans le secteur des pêches mais un intervenant qui s’associe fièrement à d’autres institutions dans la promotion et la défense des intérêts du peuple acadien.Chez-nous nationalisme et économie font bon ménage ».Des efforts de regroupements analogues sont en voie d’aboutir chez les producteurs agricoles francophones à l’initiative d’un agriculteur du Mada-waska, M.Robert Thériault.M.Germain Blanchard, le maire de Caraquet, se fait quant à lui le promoteur de la création d’une association des villes francophones.« Pour survivre, a-t-il dit, une culture doit s’inscrire, se matérialiser, se concrétiser dans des institutions et des structures.Ce projet d’association des municipa- lités francophones s’avère pour nous une question majeure.voire même la question de l’heure! » D’autres sont venus faire le bilan des efforts de regroupement dans le domaine des sports et loisirs, de la culture et de la justice.Là aussi, tout le monde en est convaincu, les regroupements s’imposent.Mais comment partager le pouvoir politique?C’était là le troisième volet du colloque.Minoritaires, les Acadiens ont le choix d’exercer leur influence à travers les partis traditionnels ou à travers un parti nationaliste.On connaît déjà l’échec du Parti acadien.À vrai dire, personne au colloque n’a vraiment voulu trancher dans le vif car pour l’instant, les Acadiens sont engagés dans une véritable épreuve.Le gouvernement llatfield a, par la loi sur l’égalité des communuautés linguistiques de 1981, pris rengagement solennel de transformer la réalité elle-même.Du moins, c’est ainsi que tous les milieux acadiens interprètent ce geste.Le rapport Poirier-Bastarache sur « l’égalité des langues officielles » constitue pour eux un pas important dans cette bonne direction.Ce que le gouvernement llatfield va en faire sera déterminant pour l’orientation politique des Acadiens.C’est pourquoi, ils mobilisent actuellement pour gagner la bataille de l’opinion publique qui s’est engagée autour du rapport.Pour l’heure, les Acadiens ont parié sur M.Hatl-field.Ils lui ont accordé leur soutien au début de février quand la presse a voulu le voir démissionner.Ils ont organisé à la veille de son départ pour Ré-gina « l’Opération 14 février » qui a réuni quelque 700 acadiens à Caraquet et qui a réussi à faire tourner le vent.Samedi, le profeseur Pierre Foucher, de l’école de droit de rUniverstié de Moncton, concluait ainsi son exposé sur le parti nationaliste: « Si la pression des loyalistes s’accentue et se traduit par un recul de la position gagnée par les Acadiens et francophones depuis peu, il conviendra de se pencher sérieusement sur une réforme politique et constitutionnelle des structures provinciales et de la véhiculer, avec les connations régionales, économiques, sociales et culturelles qui s’imposent, au sein d’une formation politique distincte ».Une commission parlementaire étudiera la question des enfants adoptés en quête de leurs origines Gilles Rhéaume Les congréssistes l’auraient vrai-semblement reconduit dans ses fonctions sans difficulté s’il avait décidé de poser à nouveau sa candidature.M.Cossette l’a emporté contre la vice-présidente sortante, Mme Mariette Prince.MARIE TISON (PC) — Une commission parlementaire se penchera à l’automne prochain sur la question des enfants adoptés à la recherche de leurs origines.C’est ce qu’a promis samedi le ministre des Affaires sociales, M.Guy Chevrette, lors d’une rencontre avec le Mouvement Retrouvailles.M.Chevrette a déclaré qu’il mettra sur pied, dès les prochaines semaines, un comité tri- ll a indiqué qu’il était urgent de clarifier la situation et de créer un arbitre dans ce dossier, afin de structurer et d’encadrer la recherches des origines et d’éviter les excès possibles.«Il ne faut pas pe iidei M.Guy Chevrette Peckford n’a pas l’intention de modifier les lois sur le travail BOXWOOD, T,N.(PC) — Le premier ministre de Terre-Neuve Brian Peckford a indiqué samedi devant 250 de ses sympathisants qu’il ne modifiera pas les lois sur le travail, y compris celles touchant le gel des salaires dans la fonction publique.M.Peckford livrait ainsi sa première attaque «sans retenue» contre les travailleurs depuis le début de sa campagne électorale en vue des élections du 2 avril à Terre-Neuve.Alors qu’il adressait la parole aux les troupes conservatrices dans un édifice de Botwood, une ville de la côte nord de la province, un groupe d’enseignants et de fonctionnaires de l’endroit ont bravé le froid pour lui manifester leur mécontentement.«Je ne permettrai pas que, pour des motifs po-litiques, un ou deux groupes dupent Terre-Neuve afin de tenter d’obtenir une meilleure entente» que les autres fonctionnaires, a déclaré le chef du gouvernement de Terre-Neuve.Tout au long du weekend, M.Peckford a été attaqué par des syndiqués pour ses politiques sur le travail.Ainsi, à Radio-Canada ne peut se permettre de remplacer les séries populaires US OTTAWA (PC) - La Société Radio-Canada ne peut se permettre de remplacer les populaires séries américaines par des émissions produites au Canada à grands frais, a indiqué le président de Radio-Canada, M.Pierre Juneau.«Vous pouvez acquérir une émission américaine d’une heure pour $35,000 à $50,000, comme Dallas par exemple, tandis que ces émissions coûtent au moins $1 million l’heure à produire en ce moment», a dit M.Juneau lors d’une entrevue accordée à News Radio.«Si nous les réalisons au Canada, nous pouvons le faire à moindre coût, mais c’est encore beaucoup plus cher que d’acheter une émission américaine».Et pour ces motifs strictement économiques, a-t-il dit, la Société Radio-Canada «ne peut se permettre de les remplacer».tion nationale de qualité, a soutenu M.Juneau.«Tant de choses séparent les différentes parties du pays, la langue, l’origine ethnique, la religion, les distances».«Selon moi, nous devons reUer ces différences et la télévision peut faire cela.Malheureusement, nous ne montrons pas aux Canadiens suffisamment d’émissions sur eux-mêmes», a mentionné M.Juneau.Grand Falls, où il annoncé un projet de $16 millions pour la revitalisation d’une centre régional de santé, il a été accueilli par une centaine de manifestants.Hier, M.Peckford a organisé une rencontre entre tous les candidats de son parti, à Saint-John, où près de 150 fonctionnaires ont manifesté.La plupart faisait partie du Syndicat des enseignants de Terre-Neuve et du Syndicat des fonctionnaires, dont les membres représentent près de 80% des employés provinciaux.La plupart des dirigeants syndicaux, dont le président de la fédération du travail Bill Parsons, appuient les néo-démocrates durant cette campagne électorale de 21 jours.Mais, selon un sondage auprès des participants des diverses manifestations, il semble que les syndiqués partagent leurs appuis entre les néo-démocrates et les libéraux, qui ont remporté huit sièges lors des dernières élections, contre 44 pour les conservateurs de M.Peckford.partite composé de représentants du ministère de la Justice, des Affaires sociales et de la Condition féminine, qui étudiera la question et soumettra au début de l’été un mémoire au Conseil des ministres.À l’automne, une commission parlementaire aura pour but d’entendre les principaux intervenants de ce dossier, de faire le point et de fixer les règles du jeu, a indiqué le ministre des Affaires sociales devant plus de 400 personnes réunies dans une polyvalente de Joliette.Actuellement, a expliqué à l’issue de la rencontre la présidente du Mouvement Retrouvailles, Mme Andrée Carrier, les personnes adoptées ne peuvent prendre connaissance de leur dossier d’adoption en raison des articles 631 et 632 du Code civil.Evidement, ces personnes ne peuvent pas apprendre le nom de leurs parents naturels, et encore moins les rencontrer, à moins de passer par les services du Mouvement Retrouvailles et les petites annonces, en espérant que leurs parents biologiques soient également à leur recherche.La commission parlementaire n’aura pas pour objectif premier d’amener un projet de loi, même si ça reste une possibilité, a déclaré hier M.Yves Dufour, l’attaché politique de M.Chevrette chargé du dossier des adoptes à la recherche de leurs origines.permettre à des ‘outsiders’ de se mêler de cette question hautement émotive», a expliqué M.Dufour.Ce rôle d’arbitrage reviendrait probablement aux CSS (Centres de ser- vices sociaux), qui ont déjà toute l’expertise nécessaire, a-t-il ajouté.M.Chevrette a d’ailleurs promis au cours de la rencontre de samedi que du personnel des CSS serait spécifiquement affecté à cette tâche, rassurant son auditoire au sujet des rumeurs de coupure dans le secteur des services sociaux.Très à l’aise tout au long de la rencontre, le ministre des Affaires so- ciales a également promis au Mouvement Retrouvailles qu’il bénéficiera d’une subvention afin d’assurer sa survie.À l’issue de la rencontre, Mme Carrier s’est déclaré enchantée de la tournure des événements.«Je ne m’attendais pas à ce que le ministre se mouille dès aujourd’hui, a-t-elle indiqué.Ce ne sont que de bonnes nouvelles, une lueur d’espoir au bout du tun- nel».Elle a ajouté que le Mouvement Retrouvailles présentera à la commission parlementaire de cet automne un mémoire, actuellement préparé par son comité politique.«Le droit aùx origines et à l’information est un droit inconditionnel», a-t-elle déclaré, ajoutant que ce droit n’implique pas nécessairement les retrouvailles proprement dites.SOIRÉE RELATIONS GÉNÉTIQUE ET MATERNITÉ La reproduction pourrait devenir un supermarché où tous et toutes pourraient commander un bébé, à leur choix.Les succès étonnants de la science et les applications multiples auxquelles ont donné lieu les récentes découvertes de la génétique posent des questions extrêmement importantes à l’éthique.La législation dans ces domaines est un terrain presque vierge.Les expériences en cours ont prouvé que l’on ne pouvait minimiser les conséquences sociales et psychologiques de ces modalités nouvelles de la «maternité».Pour lancer le débat, nos invités(es) seront: • David ROY, directeur du Centre de bioéthique de l’Institut de recherches cliniques de Montréal.Professeur en éthique médicale aux facultés de médecine des universités Laval et McGill.• Martine ROSS, psychologue • Bartha KNOPPERS, juriste LUNDI, le 18 mars 1985, de 19h30 à 22h00.Maison Bellarmin, 25, rue Jarry Ouest (métro Jarry) L'entrée est gratuite.Invitez vos amis et amies.Achetez vos certificats de dépôt par téléphone 1549 5746 plac® ,,,4)668 - 5223 Pierre Juneau Radio-Canada tentera quand même de continuer à satisfaire la demande du public canadien pour des émissions de qualité produites ici, comme Seeing Things, Charlie Grant’s War and Gentle Sinners, a précisé M.Juneau.«Ces émission ont obtenu de meilleures cotes d’écoute que la plupart des productions américaines que nous avons diffusées».Les Canadiens doivent avoir une produc- RENAUD-BRAY Desdisciues ^ aussi.Université de Montréal Faculté de l’éducation permanente LA LANGUE ANGLAISE EN COURS DU SOIR À L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL PRINTEMPS 1985 La Faculté de l'éducation permanente vous offre des cours d’anglais oral de six (6) niveaux différents, 75 heures, 3 crédits chacun, du 24 avril au 22 juin, les lundis et mercredis de 19:00 à 22:00 et les samedis de 09:30 à 12:30.Frais: 180$ ^«''"0.361 ,600.est Test de classement: le jeudi, 11 avril ou le mardi, 16 avril à 19:00 au Pavillon 3200, rue Jean-Brillant Tous les nouveaux étudiants doivent se présenter à test pour faire évaluer leur niveau de connaissance de la langue anglaise.Renseignements: TéL: 343-6090 '-d il (5'^* ,2810 1,81413 653- ,3228 „,e.3-68l' :|4l8ji Ouébe‘13.4792 fol 2600 ,|8l9' 566 566?Vous pouvez maintenant tirer profit de ce placement srmple et sûr sans vous déplacer.Pour acheter un certificat de dépôt garanti à la Fiducie du Québec, un appel téléphonique suffit.La succursale enregistrera votre transaction et une confirmation d’achat vous sera transmise sans délai.Donc, pas d'attente, pas de perte de temps.C'est 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pour les femmes en agriculture.D'entrée de jeu, les porte-parole du groupe ont clairement fait ressortir qu'elles ne se présentaient pas devant la commission en tant qu'épouses d'agriculteurs ou mères « de la relève », mais bien comme professionnelles de l'agriculture.Et c'est comme telles qu'elles veulent être reconnues.Face au financement, le Comité des femmes en agriculture dénonce la discrimination qui existe actuellement concernant la subvention d'établissement de $8,000.Deux frères décident de s'établir en agriculture: chacun d'eux a droit au $8,000 de subvention de départ.Si vous êtes mari et femme, ou si vous vivez en union de fait, la femme n'existe pas.11 n'y a qu'une subvention pour le couple.Cette discrimination est d’autant plus odieuse que la subvention d’établissement revêt une importance particulière pour la femme.En effet, dans notre société, note le comité, les dons familiaux se font encore d’homme à homme, de père en fils.La subvention de $8,000 constitue très souvent pour la jeune femme le seul capital qui lui permettra l’accès à la propriété d’une entreprise agricole.Cette situation a déjà été reconnue discriminatoire et la politique devrait être revisée pour le 31 décembre 1985.On a déjà trop attendu, disent les femmes en agriculture: c’est tout de suite que les choses doivent changer.Le comité met également en lumière les préjugés sexistes d’un grand nombre d’officiers de l’Oftice du crédit agricole qui continuent à considérer les femmes en agriculture comme des « aides ».La liste des tracasseries, mesquineries, propos déplacés, mauvaises blagues et manifestations de mau-• vaise volonté est longue, comme peuvent en témoigner plusieurs femmes.Pour mettre fin à cette situatioa le comité demande que l’Office du crédit agricole embauche un plus grand nombre de femmes au poste d’officiers (même le dictionnaire I n’a pas encore francisé ce nom).En attendant que cela se produise et que tous les officiers de l’Office aient compris que les femmes sont aussi des clientes à part entière, le comité exige pour toute emprunteuse la possibilité de choisir l’officier avec qui il veut travaiUer.Toutes ces difficultés, constate le comité, relèvent d’un problème fondamental: l’absence de reconnaissance du statut professionnel des femmes en agriculture.En conséquence, ce qu’elles réclament, c’est l’égalité et la légalité pour toutes celles qui pratiquent l’agriculture depuis cinq ans, dix ans, quinze ans.Le comité a profité de sa présence devant la commission pour lancer un cri d’alarme devant la course effrénée vers l’endettement des entreprises agricoles qui a des RENÉE ROWAN répercussions sur l'ensemble de la famille et en particulier les femmes: « Nous devons quitter notre profession en agriculture pour un travail extérieur, ou bien ajouter à notre travail domestique et agricole une autre journée de travail », indique les porte-parole du comité.Les femmes en agriculture ont indiqué aux membres de la commission leur désir d’être impliquées à part entière dans la recter-che de solutions pour tenter de rentabiliser l’entreprise agricole.« Non seulement nos partenaires de l’Union des producteurs agricoles devront-ils apprendre à nous faire plus de place, mais aussi le ministère de r Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec qui devra faciliter et non freiner nos efforts pour que les professionnelles de l’agriculture obtiennent l’égalité et la légalité.» ¦ Le CSF revient à la charge Le Conseil du statut de la femme réclame de nouveau la tenue d’une commission parlementaire pour discuter des faiblesses de la politique de l’éducation des adultes publiée par le gouvernement du Québec il y a maintenant plus d’un an, « faiblesses majeures en particulier à l’égard des femmes».L’accès des femmes à des programmes de formation et de recyclage dans l’énoncé de politique identifie comme clientèle prioritaire les jeunes adultes.Les besoins de cette clientèle sont importants, reconnaît le CSF, cependant il s’interroge sur le sort réservé aux femmes de 35 ans et plus.Ces femmes ont, pour la plupart, une formation de base plutôt mince (50 % des femmes de 40 ans et plus n’ont pas neuf ans de scolarité), et un taux « d’employabilité » très bas.De plus, elle sont significativement sous-représentées dans les programmes de formation professionnelle technique.L’énoncé de piolitique n’offre aucun accès gratuit aux services éducatifs et les allocations de formation diminuent pendant que les frais d’admission et d’inscription sont en croissance, constate le CSF.Ainsi entre 1978 et 1983, les allocations de formation pour les femmes mariées seraient passées de $45 à $25 et pour les femmes seules de $85 à $70.D’autre paît, poursuit-il, l’énoncé n’engage pas le gouvernement dans la mise en place de réels programmes d’accès à l’égalité et ne favorise aucunement la formation en entreprise pour les femmes alors, que les nouvelles technologies sont susceptibles d’affecter considérablement leurs emplois.P’ace à ces considérations, le CSF craint qu’on sacrifie ainsi toute une génération de femmes, celles qui ont plus de 35 ans et qui n’auront pas accès à une spécialisation car elles n’ont pas et ne pourront pas compléter les préalables indispensables pour être admises aux programmes de formation porteurs d’avenir.La seigneurie de la baie du Grand Pabos La rivière du Grand Pabos a formé dans le littoral gaspéslen une vaste baie intérieure protégée des vagues du golfe Saint-Laurent par un barachols.Seul un étroit chenal ouvre le passage à cette rade naturelle que fréquentaient autrefois les pêcheurs à la morue.La baie du Grand Pabos constitue aujourd’hui l’un des très rares sites archéologiques classés du Québec car là se trouvait, au XVIIIe siècle, une seigneurie fondée exclusivement sur l’exploitation de la pêche.La Corporation du bourg de Pabos, un organisme local sans but lucratif, a entrepris depuis 1981 la mise en valeur de ce site exceptionnel.Le comte de Frontenac avait concédé la seigneurie le 14 novembre 1696 à Louis-René Hubert, premier huissier du conseil supérieur de Nouvelle- France, qui ne l’a pas mis en valeur.Ses héritiers la cèdent, le 22 octobre 1729, à Pierre Lefebvre de Bel-lefeuille dont le neveu, Jean-François, devien- LE PATRIMOINE ALAIN DUHAMEL dra le véritable seigneur du Grand Pabos.Un équipage de pêcheurs basques devaient l’apprendre, sous la menace des fusils, dès le printemps suivant.Le seigneur De Bellefeuille, qui fut le seul seigneur à habiter en permanence une seigneurie gaspé-sienne sous le régime français, avait armé ses hommes et s’opposait au débarquement des pêcheurs basques qui, pourtant, avaient l’habitude de venir chaoue saison en ce lieu.Plus tard.De Bellefeuille permit aux pêcheurs de l’extérieur de sécher leur poisson sur les grèves moyennant le paiement de droits calculés selon le nombre de chaloupes.A l’automne 1758, les troupes britanniques arasent la seigneurie et brûlent 27 maisons, 17 cabanes et dépendances, un magasin et toutes les Le Chili est de nouveau ébranlé par un violent tremblement de terre VALPARAISO, Chili (AFP) — Un violent tremblement de terre a de nouveau secoué hier matin le centre du Chili, notamment les villes de Santiago, Valparaiso et Vina Del Mar, deux semaines après un séisme qui avait fait 157 morts et près de 2^,000 blessés.À Santiago, où la secousse a atteint quatre à cinq degrés sur l’échelle de Mercalli (graduée jusqu’à 12), une femme de 30 ans est morte d’une attaque cardiaque consécutive à une crise nerveuse.Elle habitait dans un refuge d’urgence de la capitale après que sa maison eut été détruite dans le æisme du 3 mars dernier.Le tremblement de terre d’hier, qui s’est produit à 6 h 42 locales et dont l’épicentre a été localisé dans l’océan Pacifique, à 20 km au large de Valparaiso, a atteint une intensité de six à sept degrés dans cette ville, où 26 personnes avaient trouvé la mort le 3 mars.Selon la police, la secousse, qui a duré une minute, n’a fait que des dégâts matériels mineurs, tels que des bris de vitres.À Valparaiso, de nombreuses personnes ont quitté leurs maisons pour se réfugier dans les rues et sur les places, craignant de nouvelles secousses.Le séisme, qui a été ressenti sur une distance de 800 km, a atteint une intensité de cinq à six degrés à San Antonio, port situé à 95 km au nord-ouest de Santiago et qui avait été sérieusement affecté par le tremblement de terre du 3 mars.Cette secousse constituait, selon l’institut de sismologie de l’université du Chili, la 356ème réplique — la plus importante — au tremblement de terre du 3 mars.Le séisme a également été ressenti en Argentine, dans la province de Mendoza, à 1,000 km à l’ouest de Buenos Aires.11 a atteint dans cette région une intensité de quatre à cinq sur l’échelle de Mercalli, mais n’a fait ni victime ni dégâts, a indiqué l’institut sismologique de Mendoza.L’aide se rend-elle où il se doit?Les Canadiens ont été très généreux.Ils sont profondément touchés.Beaucoup veulent fournir leur aide, mais tout en s’assurant que leurs sacrifices aident à soulager la souffrance des plus pauvres.Ils veulent savoir si l'organisme de leur choix est fiable.Beaucoup d’Africains l’attendent encore Notre devoir est de vous donner la bonne infonnation.CCCI — Le Conseil canadien pour la coopération internationale est une agence de coordination qui regroupe plus d’une centaine d’organismes bénévoles canadiens engagés dans le développement international.Le CCCI collabore avec Secours d’urgence Afrique (SUA), mécanisme récemment créé pour lutter avec promptitude et efficacité contre la famine en Afrique.Assurez-vous ciue votre don profite aux phis démunis.ADRESSEZ-VOUS AU: Merci! Conseil canadien pour la coopération internationale 450, rue Rideau Ottawa (Ontario) K1M 5Z4 installations de pêche.D’autres tentatives d’établissement dépêché, la construction rfun moulin à scie et d’un chemin de fer et même l’enfouissement d’une baleine n’ont pas, selon les données connues à ce jour, mis en péril les principaux témoignages archéologiques de cette occupation.«D’Importantes traces de ran-cienne seigneurie subsistent.Même si ces vestiges ne sont pas spectaculaires, ils sont substantiels et significatifs», conclut l’archéologue Pierre Nadon dans son rapport sur les fouilles archéologiques menées en 1981 et en 1982.Ses recherches l’ont poussé à fouiller l’été dernier l’Ile Beau Séjour, située au milieu de la baie du Grand Pabos.De cette île, on peut imaginer le seigneur De Bellefeuille ayant sur toute la baie une vue imprenable.Il y a retracé des vestiges importants, notamment les fondations d’un grand bâtiment résidentiel qui pourrait bien être la maison seigneuriale.La poursuite des recherches archéologiques, systématiques et, pour une fois, complètes, ne devraient pas soulever l’ombre d’un doute auprès du ministère des Affaires culturelles.Pabos demeure le seul site d’archéologie historique, témoin de l’occupation française sur le littoral atlantique, que l’on puisse étudier.«Les sites archéologiques les plus importants de cette époque dans la région, affirme M.Nadon, sont ceux du secteur de Gaspé (Pe-nouil.Grande Grave), Grande Rivière, Pabos et celui de Roma sur rîle-du-Prince-Édouard.Les sites de Gaspé se trouvent à l’intérieur du parc fédéral Forillon.Parcs Canada a choisi d’assurer leur conservation mais non leur recherche.Des fouilles archéologiques ont été exécutées par Parcs Ca- O • 0 «u • ?.l/l» 000 ARKHIt tOa» JPM Archeoloclie de la Baie du Grand Paboe La carte archéologique du Grand Pabos montre l'emplacement des vestiges archéologiques du XVIIIe et du XIXe siècle retracés à ce jour.nada sur le site de Roma, mais elles ont été interrompues en 1970 sans qu’on j uge utile de leur donner une suite.Il reste donc le site de Grande Rivière dont l’emplacement n’a pas été confirmé, et.Pabos.» Un temps, les organismes locaux, inspires par l’expérience de Louis-bourg et préoccupés par les retombées économiques d’un attrait touristique de première importance, ont songé à la reconstitution du Dourg de Pabos.«Aujourd’hui, la Corporation retient plutôt la notion d’éco-musée», nous dit son président, M.Jean-Luc lYemblay.La reconstitution d’un lieu historique reste, même dans les cas où les renseignements sur son état ancien sont abondants, une entreprise artificielle qui pro- duit, en fin de compte, un décor de théâtre.La Corporation du bourg de Pabos se propose d’interpréter la oaie du Grand Pabos en prenant en compte son patrimoine naturel et historique.Son territoire d’intervention dépasse largement le site classé en 1975 et son intérêt déborde la période d’occupation française puisque l’exploitation de la forêt, comme en témoignent les vestiges d’un moulin à scie du XIXe siècle, tout autant que l’exploitation des pêches a tenu un rôle important dans l’histoire de la région.La Corporation vient de recevoir les plis en réponse à un appel d’offres qu’elle faisait pour l’étude préliminaire à rétablissement d’un centre d’interprétation.En outre, elle sollicite le concours financier du ministère des Affaires culturelles pour la poursuite d’un programme de recherche archéologique étalé sur deux années.«L’aboutissement de tous ces travaux et recherches doit donc conduire à une deuxième étape qui représente la mise sur pied d’un centre d’interprétation où l’évolution économique, culturelle et sociale de la région de la Baie des Chaleurs sera traitée», lit-on dans un document de la Corporation laquelle entend, comme elle l’a fait jusqu’ici, profiter de chaque étape pour sensibiliser et informer la population de la richesse de son patrimoine.Le tabagisme^ menace voire santé la maison de la fierté 1985 La Chambre de Commerce de Montréal # ÿîi /K.If, /¦r./ I ji'i • ' '.i .' Cette maison, d'une valeur de 120, OOOS est entièrement réalisée et offerte gracieusement par Rona dans le cadre de son programme d auto 'cons truc tion Nous remercions tes établissements suivants pour leur généreuse collaboration.Les fonds recueillis serviront a financer des projets d'interet public organises par La Chambre de Commerce de Montreal.Le grand tirage aura lieu le dimanche.31 mars 1985 a 19h00, au Velodrome du Parc Olympique, dans le cadre du Salon National de l'Habitation.Coût des billets: 1 billet 2 S 3 billets 5 5 15 billets 20 i Erigée sur un magnifique terrain, situé sur la rue Radisson et offert par la Ville de Montréal.XTX Sto Montréal Les billets sont disponibles aux endroits suivants: Ainsi que chez les marchands participants I BANQUE I NATIONALE OU CANADA Oproiflyo 9boci^m CFCF60 riàkyu»-i»jkJiJC«jijuuuuULJUU>JUUUIjaUCJUUUUUBBOBOBBPBBPBBC 200 au contraire qu’il était dans l’intérêt du gouvernement d’assurer les meilleures conditions possibles durant cette campagne et avons entendu des témoignages convaincants (provenant, entre autres, des partis d’op-position) suivant lesquels les responsables de l’administration du processus électoral ont déployé les efforts nécessaires pour y amver Kn ce qui concerne les conditions générales entourant les élections, soulignons que l’état d’urgence, nécessité par la situation de guerre, a été levé pour toute la période électorale, sauf en zones de guerre Qu’en est-il de la censure '> Elle existe II s’agit, rappelons-le, d’une censure existant dans un pays en état de guerre Notre groupe a examiné tous les articles parus dans La Prensa — identifiée comme le journal de la contre-révolution — durant les mois de septembre et d’octobre — portant sur la campagne électorale Nous pouvons conclure sans hésitation que la dissidence politique était exprimée en ces pages Le gouvernement y est critiqué (par exemple, D Ortega est accusé de violer la loi électorale) ainsi que le Conseil électoral suprême, le FSLN et le gouvernement, associés aux harcèlements et à des menaces, etc D’autre part, nous avons obtenu copie d’articles censurés durant cette période (à noter que ceux-ci circulent librement) Plusieurs ont trait à des questions mibtaires, d’autres étaient de nature à dénigrer l’armée Ainsi, un article rapportant des informations émanant de la radio-confras clandestme concernant le nombre de morts aux mains des contras et la liste des armes prises par les contras D’autres, enfm, ne concernaient pas directement des questions reliées à la guerre Ainsi, une manchette décrivant D Ortega comme « avide et omnipotent », une lettre anonyme exprimant des craintes qu’il n’y ait des liens entre le fait de voter et les cartes de rationnement Les options Nous concluons qu’une bonne partie de la censure était conforme aux normes internationales concernant la liberté d’expression en temps de guerre, mais que la censure de cer-tams articles est allée au-delà de cel-les-ci L’expression de dissidence politique (lire critiques du gouvernement) est, de la meme mamère, très présente au niveau de la radio privée Pour ce qui est de la télévision d’État, il est tout à fait exact de dire qu’elle est pro-gouvemementale, nos télévisions d’État « occidentales » ne sont pas, nous semble-t-il, toujours exemptes de ce travers Mais, face aux constatations et conclusions auxquelles notre groupe d’observateurs est amvé concernant les lois et les organismes régissant le processus électoral et concernant le déroulement du processus électoral lui-même, une dermère question fondamentale se pose L’électorat mca-raguayen a-t-il eu véritablement un choix Des options différentes lui étaient-elles offertes ’ Sept partis politiques se sont présentés aux élections Je les présenterai ICI selon Tordre dans lequel ils étaient en lice sur le bulletin électoral, ordre déterminé au hasard Ce sont le Parti chrétien social populaire (formé en 1976 par un groupe progressiste du Parti social chrétien) , le Mouvement marxiste-léniniste d’action populaire (formé en 1972 d’une division du Parti socialiste du Nicaragua), le Parti conservateur démocratique (qui s’est développé comme mouvement à la fm du 19e siècle et qui prend naissance en 1979), le Front sandimste de bbéra-tion nationale (formé en 1961 comme mouvement révolutionnaire inspiré d’Augusto César Sandino, divise en trois tendances en 1975, réuni en 1979), le Parti communiste du Nicaragua ( formé en 1970 à partir d’une kilomètres Honduras Puerto Cabezas '^Somoto •Condega • — ^Matdgdlpd Nueva Nicaragua Managua'rf^ ^ _ Ji^galpa Bluefield El Regatee Montelimar El Bluff iriamba^^Lac Nicaragua Ocean Pacifique Costa ^^wAmerique centrale Région^ indiquée division du Parti socialiste du Nicaragua), le Parti libéral indépendant (le Parti libéral formé au 1^ siècle était l’organe du premier Somoza, le Parti libéral indépendant se sépara en 1944 et a présenté une alternative anti somoziste claire), enfm, le Parti sociaüste du Nicaragua (créé en 1944 au moment d’une période de lutte difficile au milieu d’une crise économique) On peut constater que ces partis _ sont d’étiquettes politiques et sociales très différentes Tous, cependant, revendiquent l’honneur d’avoir fait la lutte contre Somoza Nous avons exammé les programmes électoraux de ces partis un point en commun, le désir de paix Mais les options présentées, à titre d’exemple, par le Parti conservateur démocratique .(PCD), le Parti libéral indépendant (PLI) et le Front sandimste (FSLN) ne peuvent d’aucune manière être perçues comme étant identiques Le PCD met de Ta vaut « Dieu, justice et ordre » et a une aj^roche très « conservatrice » de l’organisation so ciale, le Parti libéral mdépendant se réclame du bbérabsme économique et fait partie de la Fédération libé raie internationale (une affiche du Parti libéral du Canada était apposée dans les bureaux du parti), enfin, le Front sandimste de bbération nationale (d’orientation sociaüste) met de l’avant l’indépendance du pays et l’accès de tous a un niveau de vie décent Les représentants des différents partis d’opposition interviewés au niveau central et en région seraient certainement insultés d’être perçus comme offrant les mêmes options sociales et politiques que le FSLN Qu’en est-il des partis qui ne se sont pas présentfe aux élections Le groupe qui a créé la Coordinadora est formé de trois partis pobtiques, deux syndicats et une organisation conservatrice d’affaires et agricole Il s’agit du Parti social chrétien (formé en 1957, il s’est opposé à Somoza, il a perdu une grande partie de son appui lorsque ses membres plus militants se sont séparés et ont formé le Parti chrétien social populaire qui, lui, a participé aux élec- tions) , le Parti libéral constitutionnel (qui s’est séparé du Parti bbéral de Somoza en 1967), le Parti social démocrate (formé après le renversement de Somoza, appuyé par La Prensa, il a cependant une base populaire limitée) Il est difficile de croire que ces derniers partis auraient offert la véritable opposition lors des élections du 4 novembre II est regrettable qu’ils ne se soient pas présentés mais ils ne jouissaient, de toute évidence selon les témoignages et données re-cueilüs, que d’un appui populaire relativement faible et leur absence aux élections ne peut d’aucune mamère, selon nous, remettre en question le fait que les électeurs avaient un choix entre diverses options politi ques Cela dit, il est indiscutable que le parti du FSLN, élu à 67 % du suffrage populaire exprimé, représente un choix populau'e prédommant dont on trouve rarement la pareille dans un système où plusieurs partis sollicitent Tappui électoral II est, de plus, indiscutable que ce parti jouissait d’une importante longueur d’avance dans la course électorale, longueur d’avance déterminée par la confusion existant entre ce parti et la révolution elle-même, déterminée aussi par une meüleure organisation et par des moyens maténels plus importants Il serait absurde, cependant, de rejeter les résultats des élections parce qu’ils témoignent d’un trop grand consensus populaire La loi électorale et la loi sur les partis pobtiques ont été conçues pour corres pondre aux plus hauts standards de droits pobtiques démocratiques èt pour favoriser le pluralisme politique, Tappbcation de ces lois a été faite non seulement correctemenk, mais avec ngueur et responsabüité, la population, en très grandé majtf nté, y a participé avec fierté, digmté et courage ' Notre conclusion ferme est que le choix exprimé aux élections du 4 novembre a été un choix libre et con scient qui établit sans l’ombre d’un doute la légitimité du gouvernement du Nicaragua 8 Le Devoir, lundi 18 mars 1985 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Compromis avait dit qu'il souhaitait que le sujet des pluies acides soit en tète de liste de rordre du Jour de ses entretiens avec M.Reagan Son insistance s'explique puisque 50% des préc^ita-lions acides que subissenl les Canadiens viennent des États-Unis.Ces derniers jours, les représentants de M.Mulroney ont travaillé fort pour essayer d'amener les Américains à faire ce compromis qui semblait incertain voici encore une dizaine de jours.Il allait de soi que lorsque M Reagan est arrivé hier après-midi, le sujet était réglé Ses premiers mots allaient d'ailleurs donner le ton et dans son aUocutlon d’arivée pronconcée à l'aéroport de l'Ancienne-Lorette,il reprenait à son compte une formule de l'ancien président Roosevelt qui avait dit que «la franchise, la coom-ration et un esprit de compromis» doivent présider aux relations entre les deux pays.Juste avant il avait souligné que «nous sommes plus que des amis, des voisins et des alliés.Nous sommes des parents qui avons étabb ensemble les relations les plus productrices que le monde connaisse aujourd'hui» Le compromis sur les pluies acides devait être annoncé un peu plus tard, à l'issue d’un tête-à-tête que les deux hommes allaient avoir, tout d’abord dans la limousine qui les conduisit au Chateau Frontenac, puis dans un salon de cet hôtel.Tous deux se présentèrrent devant la presse pour en faire part Pour sa part, le premier ministre Mulroney a parle de «pas important», de «nouveau départ».A son avis, la solution trouvée permettra d’éviter que l'on ramène le dossier «sur le rond amère de la cuismière» Le président Regan pour sa part déclarait: «Nous devons aller de l’avant pour trouver une réponse à un Srobleme qui est commun.(.) Nos eux pays doivent travailler ensemble sur toutes les questions enviro-nementales parce qu’on nous a confié le soin d’un continent unique et merveilleux» Au cours des scéances d’information qui ont SUIVI, les porte-parole américain ont semble moins bien préparé que leurs homologues canadiens à répondre aux question des journalistes sur ce compromis Du côté canadien, on cherchait au contraire par tous les moyens à éviter qu’on ne mimmise la portée de la déclaration conjomte des deux chefs de gouvernement Ainsi, a-l-on expliqué, que le problème des pluies acides est pour une bonne part un problème pobtique Le choix de deux envoyés spéciaux ou amabassadeurs spéciaux de haut niveau, qui ont accès directement aux sphères pobtiques, pourra contnbuer à former le consensus qui n’existe pas aux ÉtatsUnis Les deux hommes qui se mettront au travail dans une dizame de jours, devront faire un rapport complet aux deux chefs de gouvernement lors de leur prochain entretien annuel Ils pourront cependant d’ici là présenter à leurs gouvernements des rapports ou recommandations qu’ils jugeront appro-pnés Leur mandat est cependant rédigé de telle façon qu’il semble les bmiter à umquement ce qui est de la recherche consultations sur les lois et règlements appbcables aux polluants associés aux pluies acides, amélioration de la coopération au niveau des efforts de recherche sur la technologie des combustibles propres et sur les contrôles imposées aux fonderies; accoissement de l’échange d’mformations pertientes, recen.sion des initiatives visant à améliorer l’environnement Les fonctionnaires candiens ne savent pas de quel budget di^sera M Davis, smon qu’il sera paye $1 par an pour son travail II aura du personnel scientifique à sa disposition et travaillera de concert avec le nouveau Bureau canadien des pluies acides dont la création a été annocné il y a quelques jours On soutenait hier que le mandat confié à M Davis ne pouvait être effectué par la mimstre de l’Environnement, Suzanne Blais-Gre-mer, puisque les pluies acides est un dossier qui affecte plusieurs ministères.Le choix de M.Davis risque de réserver à Mme Blais-Grenier, la » portion congrue de ce dossier, comp-^ te-tenu des liens étroits sur le plan politique et personnel entre M Mulroney et l’ex-premier mimstre onta-nen.L’arrivée de M Reagan s’est faite selon le scénario prévu.À l’heure dite, l’Air Force One arrivait au han- Far du gouvdi-nement du Québec à aéroport de Québec Accueilli par M.et Mme Mulroney, M et Mme Reagan se rendirent au hangar à pied, à travers une haie d’honneur .composée de policiers de la GRC en casaque rouge Dans le hangar, la fanfare du 22e régiment joua l’hymne américam, puis ce fut la revue de la garde et les discours.Le premier mmistre Mulroney s’adressa d’abord en français à son hôte qui était accompagné d’un traducteur.Par la suite, M.Reagan devait Im rendre la poUtesse en lui servant une phrase dans un français aussi hé-sitan^que celui de plusieurs ministres conservateurs.M Mulroney tenait absolument à marquer le caractère disctmctif du Québec «Par res- Pect pour riustome, et en hommage à un des peuples fondateurs de notre grand pays, il convenait que votre gremiere visite de votre second ;rme s’effectue au berceau du Québec et du Canada», a-t-il dit «Les signes du caractère distinct du Canada» décrits par M.Mulroney furent reconnus par M.Reagan qui Îlans son discours souligna que le «le rançais est la langue du commerce, des arts et de la vie quotidienne».Après la céréomonie d’accueil, les deux chefs de gouvernement qui s’étalent déjà rencontrés deux fois auparavant se mirent rapidement au Iravall.Bien sûr, il y a eu quelques moments consacrés à la fraternité irlandaise, le tout accompagné de quelques blagues.L’objet des premiers entretiens d’hier consistaient surtout en un tour d’horizon préliminaire On aborda ainsi les questions internationales, M Mulroney faisant part à son hôte de ses impressions au retour de son voyage de Moscou.On a parlé de commerce et des craintes q je suscite au Canada la montée du protec-tionisme aux États-Unis.Sur ce sujet, M Reagan se serait fait rassurant.Pendant cette rencontre, il y avait par ailleurs des entretiens entre le secrétaire d’État améncam.George Schultz, avec son momologue canadien, Joe Clark.Les deux ont dîné ensemble et se revoient aujourd’hui.On a discuté de la situation au Moyen-Orient, des relations est-ouest, mais aussi des problèmes bi latéraux comme la pêche, la pollution toxique du Niagara, du programme énergétique national au Canada.En plus de recevoir M et Mme Reagan à dîner hier soir, M Mulroney offrait en soirée un spectacle au Grand Théâtre Les deux hommes se reoient ce matin pour une scéance de travail à laquelle assitera MM.Joe Clark, George Schultz elle ministre des Finances du Canada, Michael Wilson.Il y aura déjeuner d’honneur puis signature de divers traités ou ententes à la Citadelle.Parmi les documents qui seront ratifiés, il y a le Traité sur le saumon du Pacifique, l’entente sur la défense aérienne du Nord, un accord de coopération et d’assistance judiciaire.On annoncera aussi la participation du Canada au programme de station spatiale améncame 4 Drapeau n’ont pas le droit de conclure des ententes avec des états parce qu’elles exercent leur pouvoir ^r délégation, expüque-t-on au ministère des Affaires mtergouvemementales, dans notre régime constitutionnel c’est le gouvernement provmcial qui détient la compétence en matière municipale De cet état de fait constitutionnel a surgi notamment un contentieux fédéral-provmcial mextncable quand les municipalités ont voulu traiter directement avec le palier fédéral pour obtenir des octrois sans l’approbation du gouvernement québécois En matière mtemationale le fédéral doit en outre sanctionner les ententes des pahers inféneurs puisqu’il est le seul à détenir la compétence de traiter avec les états souverains Dans le dossier Ramsès II, tant au niveau provincial que fédéral il n’é-tait pas question de bloquer de quelque façon que ce soit la venue à Montréal de cette prestigieuse exposition, explique-t-on au ministère des Affaires Inter et aux Affaires exté-neures II reste néanmoins que r«ap-pui moral» d’Ottawa qui a pris la forme d’un mémoire d’entente avec le gouvernement égyptien n’a été expédié au Caire que dernièrement, toujours en attente d’une réponse du gouvernement égyptien Québec a dû procéder par «décrût d’exclusion», a posteriori, pour libérer la Ville de Montréal de son obligation de faire approuver son protocle par le gouvernement québécois avant de le signer.Le maire a conclu au Caire l’entente relative à l’exposition Ramsès II le 3 octobre 1984, Québec pour sa part n’a promulgué son décrêt d’exclusion que le 14 novembre dermer.Le maire de Montréal s’est d’autant plus «passé» de l’approbation provinciale que l’île Notre-Dame est toujours la propriété de la Ville.La juridiction de llle aurait en effet été transférée au gouvernement du Québec SI Québec et Montréal avait procédé à la création de la société mixte qui doit gérer le Centre de la nature et de l’agro-alimentaire de l’île Notre-Dame mais ce projet, annoncé en grande pompe par Québec Tannée dernière, ne s’est pas encore «matérialisé», affirme le président de TA-MARC (Association montréalaise d’action récréative et culturelle), M.Luc Beauregard.C’est TAMARC qui gère le budget de $3 5 millions de l’exposition Ramsès II La Ville de Montréal ne reçoit aucune subvention, provinciale ou fédérale, pqur réaliser ce projet qui doit s’auto financer complètement si les 600,000 amateurs d’art attendus affluent vers la métropole.La pré-vente des billets ($4 50 pour les adultes et $3 pour les enfants) semble très bien fonctionner, au dire de M.Bill Bantey, directeur des communications pour cette opération.Quelque 6000 billets se sont vendus en cer-tificats-cadeaux à Noël seulement et les commandes extérieures provenant de New York, Boston, Philadelphie notamment, «rentrent par centaines» Des lettres ont été envoyées à tous les musées dans un rayon de 500 milles, ajoute M.Bantey.Entretemps, on s’affaire à Tîle Notre-Dame à terminer la rénovation de l’ancien pavillon de la France de Terre des Hommes rebaptisé pour l’exposition Ramsès II «Le palais de la civihsation de Montréal».Des travaux importants sont effectués au rez-de-chaussée pour installer les modules de forme pyramidale qui abriteront les exhibits et au sous-sol pour aménager restaurants, boutiques et aires de repos agrémentés de fontaines et de plantes décoratives.On vendra le catalogue de Texposi-tion, des répbques de bijoux antiques égyptiens, des oeuvres d’artisanat, cartes postales, etc dans les boutiques du pavillon.Le directeur général de Texposi-tion Ramsès II, M.André Harel, et son adjoint, M.Michel Lambert de TAMARC, sont d’ailleurs à Pans présentement pour mettre la dernière main au catalogue de l’exposition avec Mme Chnsüane Desroches-No-blecourt, inspecteur des Musées de France et propriétaire de la tombe de Nofretari, qui en signera la pré- sentation.La tombe de Nofretari, explique M.Bantey, est une reconsti-lution photograpmque à l’échelle • de grands panneaux couleur en somme ¦ autour desquels seront installés le sarcophage de la reine et différents objets en provenance du Caire Les 80 pièces d’exhibit doivent parvenir à Montréal dans le courant du mois de mal par l’entremise d’un courtier en Iransport français, ajoute M Bantey.On ne sait pas encore si elles arriveront par avion ou bateau.4 Manifestants ni ¦»Ü4/V le q^uadrilatère de sécurité entourant le Château Frontenanc, rien ne laissait paraître hier, en début d’après-midi, l’arrivée imminente du chef d’État américain.Outre les quelques drapeaux américains hissés devant le Château Frontenanc dont 420 des 469 chambres avaient été réservées pour la suite du président, et l’imposant dispositif de sécurité, la ville de Québec ne s’était pas mise en frais pour marquer Tarnvée du président.Par cette froide journée de mars, à peine quelques dizaines de curieux s’étalent massés le long de la rue St-Louis, espérant voir passer la limousine présidentielle, vainement toutefois.A peine dépassée la porte Kent, le cortège a en effet emprunté à vive allure une autre route, laissant déçus de nombreux curieux.« C’est rire du monde », n’a pas manqué de commenter un résident de Québec qui avait attendu quelques minutes derrière les barricades dressées le long de la rue St-Louis, espérant apercevoir, même rapidement, le cortège du président.« On en parlait pas vraiment en ville de cette visite, a raconté une commerçante du quartier, Mme Thérèse Lachance.Je suis venue par curiosité.» En dépit du vent glacial qui soufflait sur les hauteurs de Québec, une centaine de manifestants sont demeurés jusqu’en début de soirée devant le Château Frontenac, bien décidés à « y attendre Tamvéie du président ».Scandant « Reagan assassin » et Yanke go home », les dermers mam-festants ont blâmé la Coabtion pour avoir organisé une « démonstration polie ».« Ils veulent dénoncer Reagan et ils s’en vont au moment où il arrive », a lancé Serge Tremblay du Front du peuple En fin d'après-midi, quatre manifestants ont été appréhendés pour « avoir tenté de forcer les barricades » qui les tenaient à distance de l’entrée du Château et « pour avoir refusé d’obtempérer aux directives des policiers».Hier en fin de soirée, aucune accusation n’avait toutefois encore été portée contre eux, a indiqué un porte-parole de la Sûreté municipale de Québec, le constable Pierre Caron.Les sympathisants du Front du peuple, un organisme regroupant principalement des groupes d’allégeance marxiste-léniste, prévoyaient de nouveau se regrouper hier en fin de soirée devant le Grand théâtre de Québec où devait se rendre M, Reagan Aux prises avec des vents violents, l’Association Green Peace a vamement tenté de dresser devant le Château Frontenanc une cheminée gonflable rappelant Tune des prmci-pales sources de pollution engendrant les pluies acides La Sûreté mumcipale de Québec a qualité de « calme » cette journée de mamfestations.4 Jamaïque Comme dans la République dominicaine voisine, avec l’opération « vérité des prix », le Fonds monétaire international (FMI) a imposé au gouvernement pro-améncain du premier mmistre Edward Seaga une politique d’austérité draconienne.Depuis son élection en 1980, le Jamaica Labour Party (JLP) essaie donc d’appliquer les recettes ultralibérales du FMI — réduction du déficit budgétaire de 17.8 % à 4 % en trois ans, suppression de 6,000 emplois dans la fonction publique, privatisation d’entreprises publiques comme la Jamaica Omnibus Service, « restructuration » de programmes de sociaux, etc.— dans un pays où le taux de chômage réel s’élèverait à 40 %, selon certaines estimations Ces sacrifices demandés à la population sont d’autant plus insupportables qu’on assiste à une baisse constante de la valeur de la devise nationale Chaque semaine, le dollar jamaïquain perd environ 15 % par rapport à la devise américaine, ce qui provoque une augmentation des prix à la consommation — augmentation souvent anticipée, ce qui renforce la spirale inflationniste.Évidemment, les salaires, eux, ne suivent pas le salaire mmimum mdus-tnel se mamtient à |15 canadiens par semaine.Quant aux investissements américains promis, ils tardent à venir.Environ 200 nouvelles entreprises se sont effectivement instaUées depuis 1980, mais il s’agit le plus souvent de petits ateliers de confection mal 'équipés et susceptibles de mettre les clés sur la porte du jour au lende-mam.La Jamaïque doit donc recourir à ses charmes naturels ¦ on met Tac-cent plus que jamais sur le tourisme, première source légale de « billets verts » Mais dans ce secteur aussi c’est le marasme.Les troubles de janvier ont effrayé les visiteurs, 10 % moins nombreux cette année.L’objectif d’un million de touristes ne sera pas atteint malgré les réductions consenties par certams hôteliers et les voyages de courtoisie offerts gracieusement aux grossistes « pour qu’ils viennent constater sur place que le pays est calme ».Le gouvernement a beau multipber ses opérations de relations publiques aux États-Unis, le « tort est fait » et la saison se termine.Il faudra atteindre Tannée prochaine.si tout va bien.Même la culture se vend mal ; la 'È -macsrnzr Quatre agents de la police de Québec traînent un homme qui manifestait non loin du Château Frontenac, Thô-tel où est descendu le président Reagan musique reggae — la CTa afaui rande réussite culturelle de la Jamaïque des années 70 — se cherche depuis la mort de Bob M^rley et les compagnies de disques américaines boudent ce genre musical.Seule l’économie clandestme — au sens propre et au sens figuré — connaît la croissance.Le commerce de la « ganja » est en pleine expansion.La Jamaïque est devenue le deuxième fournisseur de marijuana du marché nord-américam, Canada m-clus, après la Colombie.La valeur annuelle de cette production friserait les |2 milliards.Chaque nuit, de petits « ganja planes » partis de Jamaïque larguent leur cargaison dans les Everglades de Flonde.« Il n’y a pas une semame sans que les journaux ne fassent état d’un écrasement d’avion, affirme M.Pochard.Si on considère que ces accidents ne représentent que 1 % des avions, ça donne une idée de l’ampleur du trafic !» A tel point que le gouvernement a déjà songé à taxer les 28 plus gros trafiquants du pays, espérant réaliser ainsi des revenus fiscaux de Tordre de $117 millions.Bien sûr, les États-Unis font des 4 Gala Canada, M.Mulroney.Nancy Reagan et Mila Mulroney avaient d’ailleurs donné le ton (vert) en entrant .dans la loge présidentielle avec des robes de soirée aux couleurs de Tir-lande Du Québec « profond », le couple présidentiel n’aura saisi que quelques notes des airs (autrefois nationalistes) de Gilles Vigneault sur lesquels les danseurs des Grands Ballets Canadiens ont ouvert la soirée Cette Danse à Saint-Dilon qui avait tant d’allant à Tère pré-référendaire avait hier soir le poids de son âge, quelque chose d’empesé dans le récupéré Les trois animateurs (la basse Claude Corbeil, Timitateur Jean-Guy Moreau, et Mme Forrester) ont constamment tenté, sans vraiment y arriver, à jouer cette carte de la familiarité en se prêtant à certaines saynètes entre les numéros avec comme leitmotiv (le gag est revenu deux fois) la force du dollar US que même la NASA a perdu de vue tant il est haut On avait trouvé comme base de gags Tutilisation de deux téléphones, Tun rouge (Washington) l’autre bleu (Ottawa), desquels les animateurs recevaient des coups de fil (par exemple, les sénateurs canadiens qui se plaigent d’être mal chauffés).Mais Tinterdiction d’improviser et le manque de décontraction ne donnait pas grand relief à ces intermèdes écrits par un scribe de CROC et où Claude Corbeü, en particulier, détonnait avec une façon par trop familière de lancer des choses comme : « Faites-vous en pas M.Mulroney, on a du change en masse, si vot’ télé-phonne sonne» Edith Butler a sans doute été Tar-tiste dont la présence était la plus sentie, et ses allures de cow-girl piaffante ont semblé plaire à un Ronald Reagan qui a beaucoup applaudi Ginette Reno a chanté Tun de ses succès mélodramatiques (C’est beaucoup mieux comme ça) sans conviction et a raté sa participation au gag où elle devait apprendre de Mme Forrester (à ToreiUe) que Mme Mulroney attendait quelque chose.Le performer Michel Lemieux a vite été éclipsé par celui qui lui succédait, Jeff Hyslop, de Vancouver, dont le métier ramenait sur scène un vent de Broadway.La soirée a fnsé le ridicule, une seconde, avec Tappantion dans un nuage de fumée bleue de l’astronaute canadien Marc Garneau.« Bonsoir, m’avez-vous reconnu, je SUIS Marc Garneau », a-t-il lançé benoîtement Heureusement, le passage de l’astronaute était aussi rapide qu’un tour de vol orbital En fait, le seul souvenir que laissera ce gala présidentiel c’est sa finale irlandaise.Il était assez particulier de voir le président Reagan et M.Mulroney, appelés sur scène avec leurs épouses, sembler, dans le stress de circonstance, s’amuser quand même un peu, lorsque le premier ministre Mulroney a «poussé » la finale de When the Irish Eyes are smiling au micro tendu.Le président Reagan, dont le sourire est égal n’en a pas fait autant mais c’est sans doute cette minute « on stage » qui lui restera en mémoire.Simple ^ctateur, le premier ministre du Québec, René Lévesque, aura sans doute surtout souffert de l’interdiction de fumer pressions, menacent de supprimer leur aide financière pour que ce commerce cesse.La Jamaïque figure sur la Uste noire de la Drug Enforcement Agency du gouvernement américain Alors on fouille — superficiellement — les touristes qui quittent llle, on effectue quelques saisies de routine, mais qui en Jamaïque oserait tuer la poule aux oeufs d’or ?Tant qu’à jouer la carte du libéralisme, les Jamaïquains veulent la jouer jusqu’au bout.S’il existe un vaste marché pour la marijuana, pourquoi ne pas en profiter ?Surtout dans la conjoncture actuelle.Le véritable problème posé par le trafic de la drogue, auquel sont d’ailleurs associés nombre de poUticiens, c’est plutôt de rapatrier au pays les précieuses devises qu’il procure.Car cet argent ne reste pas dans THe.Il est aussitôt placé dans les banques de Grand Cayman, des Bahamas, de Panama, quand ce n’est pas aux États-Unis.« De république de bananes, la Jamaïque est redevenue une lie aux épices », plaisante un touriste anglais Dans un tel contexte, les bases mêmes de la démocratie jamaïquaine sont ébranlées .depuis plus d’un an, le pays connaît une situation politique plutôt saugrenue pour un svs-tème bipartite calqué sur le modèle britannique Les deux partis J LP et PNP s’étalent entendus pour qu’il n’y ait pas d’élections tant qu’un système de cartes d’électeurs ne serait pas établi.Cela n’a pas empêché le JLP au pouvoir de déclencher, le 15 décembre 1983, des élections qui furent boycottées par le PNP.Le pays est donc sans opposition parlementaire au moment où il en aurait le plus grand besom.Stimulé par le mécontentement populaire, le PNP de M Manley réclame maintenant des élections en bonne et due forme.« Seaga doit partir », proclament les nombreux grat-fiti sur les murs des villes et des villages Mais bien malin qui pourrait affirmer que ces élections auront heu prochamement et qu’elles seront gagnées par le parti de M Manley « En fait, personne ne souhaite vraiment assumer la direction d’un pays au bord du gouffre, remarque M Michael Sharpe, chromqueur parlementaire pour Radio-Jamaica.Et les Jamaïquains ne sont pas fous Peu importe finalement le parti au pouvoir, ils savent que le sort de leur pays se règle ailleurs et particulièrement dans les officmes du FMI » Tandis que certains observateurs redoutent d’autres flambées de violence au cours des prochains mois, les services consulaires américains, canadiens et britanniques s’attendent à une nouvelle vague massive d’émigration, car face à ce véntable casse-tête que représente la situation économique jamaïquaine, plusieurs n’ont qu’un rêve .partir Juqe regarde tristement le soleil qui se couche sur les coUmes de Montego Bay.Depuis longtemps, elle ne voit plus les palmiers et le sable blanc.Pour elle, le paradis c’est le nord, les sapins, la neige et l’argent de Scarborough et d’Oshawa 4 Bagdad relèvent les experts mihtaires à Téhéran ¦ en coupant Taxe vital nord-sud de l’Irak, les forces iraniennes créeraient des difficultés considérables pour l’économie et l’effort de guerre irakiens, alimentés par les importations via les ports du Golfe, mais aussi briseraient les communications entre les troisième et quatrième corps d’armée irakiens, sou-hgnent-ils.Les communiqués de Bagdad confirment d’ailleurs la gravite de la situation, car ils reconnaissaient samedi soir que les soldats irakiens avaient empêché une tentative de traversée du Tigre, confirmant ainsi que non seulement les Iraniens n’a-vaient pas reculé mais avaient encore progressé, en dépit de pertes selon Bagdad, se chiffrant par dizames de milhers de morts L’intervention précipitée de la garde républicaine, puis dimanche, la venue de nouveaux renforts, pour renforcer les six divisions déjà engagées est une mdication supplémentaire que Tétat-major irakien ne néglige aucun moyen pour mettre fm à cette percée, la plus profonde jamais réalisée par l’Iran.Le président Saddam Hussein supervise personnellement les opérations depuis le quartier général des forces armées à Bagdad, et son ministre de la Défense, le général Adnan Khairallah, et presque tout Tétat-major sont présents sur le front depuis cinq jours.L’aggravation sur le front a sou-dam entraîné la suppression dans les media irakiens d’informations relatives à la proposition de cessez-le-feu de la veille, et Radio-Bagdad diffuse désormais surtout des chants patriotiques.La « guerre des villes », engagée depuis le 5 mars, se poursuit pendant ce temps.Dezfoul et Andimeshk, au Khouzistan, ont été frappées hier matin par neuf missiles sol-sol irakiens.Dix-neuf habitants ont été tués et 191 blessés.Dans la nuit, Téhéran, Hamadan, Qazvin (nord-ouest) et Kashan (centre) ont été visées par des raids aériens.Bagdad a annoncé ensuite, hier après-midi, des raids réussis contre Bandar-Khomeiny, sur le Golfe, Bakhtaran (centre-ouest) et Dezfoul.La capitale, où de fortes explosions ont été entendues pendant l’alerte aérienne de la nuit denuère, n’a pas, semble-t-il, subi cette fois de destructions.Les étrangers contmuent de partir d’Iran et de nombreux vols sont annulés à l’aéroport de Téhéran.Les ambassades proposent à ceux qui le désirent de qmtter le pays mais n’ont pas donné d’ordre d’évacuation.Cm-quante-huit Français, 56 Indiens et un Portugais qui travaillaient pour Alsthom-Atlantique à Tabriz (nord-ouest) sont amv& en Turquie par la route.La guerre n’a pas épargné dimanche le Golfe, où un pétrolier, le Caribbean Breeze transportant du pétrole koweïtien a été touché par un avion iramen, selon des sources maritimes.Le capitaine et neuf marins ont été blessés.Par ailleurs, Bagdad qm a décrété un blocus des ports d’Iran, a annoncé hier matin l’attaque de deux importants objectifs navals, vraisemblablement des pétroliers, près du ter-mmal namen de llle de Kharg.Sur le plan international, un envoyé iranien s’est rendu à Tokyo pour demander au Japon, dont Tap- Erovisionnement dépend pour une onne part du Golfe, d’mtervemr auprès de l’Irak pour faire cesser les bombardements contre les villes.Le pape Jean-Paul II, a lancé au cours de son homélie dominicale place Samt-Pierre à Rome, un appel aux belligérants à mettre fin à leur conflit 18 mars par la PC et l'AP 1982 quatre membres d’une équipe de télévision hollandaise sont tués au cours d’un accrochage entre soldats gouvernementaux et guénlleros au Salvador 1974 les pays producteurs de pétrole du Proche-Onent, à l’exception de la Libye et de la Syrie, lèvent leur embargo sur les exportations vers les États-Ums 1970 le prince Norodom Sihanouk, chef de l'état cambodgien, est renversé alors qu’il se trouve en voyage à Moscou 1969 les Ëtats-Ums et l’URSS proposent d’interdire par un traité m-temational la présence d’armes atomiques au fond des mers 1965 l’ex-roi Farouk d’Égypte meurt en exil à Rome Le cosmonaute soviétique Alexis Leonov effectue la première sortie dans l’espace 1962 signature des accords d’Ë-vian, qui mettent fin à la guerre d’Algérie 1959 Hawai devient le 50ème état des États Ums 19.97 une explosion de gaz dans une école de New London, au Texas, fait plus de 400 morts, pour la plupart des enfants 1936 Moncton deviet le siège du premier archevêché du Nouveau-Brunswick 1913 le roi Georges 1er de Grèce est assassmé à Salomque 1903 dissolution des congrégations rebgieuses non autorisées en France 1838 entrée en service du premier chemin de fer canadien entre La-prairie et Saint-Jean 1637 à Paris, la Compagnie de la Nouvelle France concède aux jésuites un terrain en vue de la construction d’un collège à Québec Premier feu d’artifice è Québec 1584 le tsar Féodor monte sur le trOne de Russie à la mort d’Ivan le terrible Ils sont nés un 18 mars: le compositeur russe Nicolas Rimsky-Korsakov (1844), l’ingénieur allemand Rudolf Diesel (1857), Grover Cleveland, président des États-Unis (1837) LE DEVOIR 9 CAHIER I Montréal, lundi 18 mars 1985 La concurrence est vive entre les assureurs automobile La stabilisation des tarifs se poursuivra en 85 PAUL DURIVAGE La stabilisation des tarifs des primes remarquée au cours des trois dernières années devrait se poursuivre encore cette année en assurance-automobile pour les particuliers au Québec, cependant que les pressions se font de plus en fortes pour une hausse des taux, révèle une enquête effectuée par le DEVOIR parmi les principaux assureurs IARD du Québec.Selon M.Sébastien Allard, vice-président principal de La Royale, compagnie d'assurances générales, la vive concurrence entre les assureurs continue en effet de jouer en faveur de l’assuré malgré le fait que les marges bénéficiaires de l'industrie se contractent dangereusement.C’est aissi l’avis de M.Charles Moreau, vice-président délégué à l’expansion du Groupe Commerce.Celui-ci s’est dit assuré que les cartes de tarifs resteront inchangés, tout au moins jusqu’au troisième trimestre.Les compagnies d’assurance ont obtenu de bons résultats d’exploitation l’an dernier, et particulièrement au Québec.On s’inquiète cependant d’une certaine détérioration des affaires des assureurs constatée en fin d’année.À la fin du premier semestre de 1984, l’industrie canadienne des assurances IARD déclarait un inquiétant déficit d’exploitation à l’échelle du pays.Il atteignait ainsi $ 272.4 millions, le coût des sinistres représentant 107.4 % du revenu des primes.En outre, M.Moreau s’attend à ce que le Groupe Commerce, « qui fait pourtant généralement mieux que ses compétiteurs », termine 1985 sans réaliser ni pertes ni profits techniques.La fréquence des accidents a en effet augmenté cet hiver.Par ailleurs, les coûts des sinistres ont aug- I pai pour le coût des pièces.« La neige a été plus abondante.De plus, le parc d’automobiles a rajeuni avec la reprise économique alors que beaucoup de propriétaires ont acheté de nouvelles voitures.D’un autre côté, le taux horaire des réparateurs et le coût des pièces ont augmenté», a expliqué M.Allard.M.Moreau craint que si la détérioration des affaires se poursuit d’ici à l’été, le mouvement de hausses pourrait être entamé par les assureurs les plus en difficultés, lesquels trouveront par ailleurs une oreille attentive de la part de leurs compétiteurs qui voient leurs marges bénéficiaires s’atrophier.La détente des tarifs pourrait par ailleurs se poursuivre si les pertes techniques demeurent « raisonnables ».En outre, une baisse des taux d’intérêt pourrait avoir un impact défavorable sur la stabilisation des primes en diminuant les revenus que tirent les assureurs des placements réalisés àpartir des primes perçues.Selon M.John Harbour, président directeur général du Groupe Desjardins, assurances générales, le pire à craindre, c’est peut-être l’expansion de l’économie.Les analystes de la société d’assurances IARD du mouvement Desjardins ont relevé en effet une diminution de 35 % de la fréquence des accidents au pire de la récession en 1982.« Le fait que les gens avaient moins d’argent au moment même où les prix de l’essence augmentaient a fait en sorte que les automobilistes étaient moins enclins à prendre la route », a supposé M.Harbour.L’inverse est aussi possible aujourd’hui.Les propriétaires d’automobiles ont vu leurs primes d’assurances accuser une confortable baisse ces deux dernières années.Le mouvement avait été amorcé à l’automne 1982 et faisait suite à un important Les USA s’endettent à un rythme accéléré WASHINGTON (AP) - Pour la première fois depuis 1914, les Etats-Unis, la nation la plus riche du monde, doivent davantage d’argent aux pays étrangers que ceux-ci ne leur en doivent, estiment les économistes.Mais ce qui est surtout inquiétant, selon eux, c’est que l’économie américaine est présentement en chute libre, ce qui entraînera une augmentation de la dette extérieure à un rythme presque vertigineux.D’ici la fin de l’année, les Etats-Unis seront le pays le plus endetté de la planète, avec une dette supérieure à celle des pays qui étaient jusqu’ici les champions en ce domaine, comme le Brésil et le Mexique.Selon un scénario que les économistes jugent réalistes, la dette extérieure de $100 milliards, prévue pour la fin de 1985, pourrait atteindre $1 trillion d’ici 1989.Mais, tout en étant d’accord avec la situation actuelle, les analystes son divisés sur la façon de l’interpréter.Ainsi, certains font valoir qu’endettés ou pas, les Etats-Unis vont conserver leur santé économique, puisque le pays a presque toujours été endetté.Afin de pourvoir à leur développement, les Etats-Unis ont toujours emprunté davantage de capital aux autres pays qu’ils ne leur en ont fourni, et cela depuis leur fondation, en 1776.De plus, les Américains ont toujours été dépendants des revenus de leurs investissements étrangers pour couvrir leur déficit commercial annuel.Le pays n’a pas obtenu de surplus dans son commerce extérieur depuis 1975, mais, jusqu’en 1981, il a réalisé un surplus dans ses comptes courants.Jusqu’à il y a quatre ans, les Etats-Unis pouvaient utiliser leurs revenus d’investissements à l’étranger pour absorber leurs déficits commerciaux.Mais depuis 1982, ceux-ci ont dépassé les revenus provenant d’autres pays.Selon M.Fred Bergsten, qui est directeur de l’Institute for International Economies, un groupe privé de recherche, l’immense déficit plonge les Etats-Unis dans l’incertitude et expose le pays aux pressions étrangères.« Je me demande sérieusement comment vous pouvez être la plus grande puissance au monde, si vous êtes aux prises avec une dette imposante et que le reste du monde vous tient à la gorge »,at-il dit.!p8 reurs en vue de réduire leurs déficits d’exploitation répétitifs.La hausse de prime moyenne fut alors de l’ordre de 52^ La baisse atteignait en 1983 une moyenne de 20 %.En outre, les coûts des sinistres étalent inférieurs de 0.9 % à ceux de l’année précédente reflétant en cela la baisse étonnante de la fréquence des accidents d’automobile.Le Groupe Desjardins, assurances générales, a en outre abaissé ses tarifs de l’ordre de 8 % à 9 % au terme de plusieurs réajustements ces deux dernières années.Le groupe a vu son bénéfice net monter de 35 % et atteindre 17.68 millions en 1984.A la fin de 1984, son actif était de $161 millions et ses revenus de $ 92.6 millions.Par contre, de l’avis de M.Allard, l’assurance automobile pour les entreprises pourrait connaître une hausse plus rapide et plus violente que pour l’assurance de particuliers.« Le secteur a besoin d’un ajustement 6 la hausse des tarifs beaucoup plus fort que pour celui des particuliers», a affirmé M.Allard.M.Arbour, de chez Desjardins, prévoit pour sa part un réajustement de l’ordre de 10 % à 20 % au cours des deux prochains trimestres.Encore là, les assureurs ne feraient que récupérer des rabais que la forte comi^titions les a forcés à consentir, et aucun profit ne devrait s’en dégager.Rares en effet sont les assureurs qui ont tiré des profits de cette activité.La Royale a en outre connu d’importants déboires dans le secteur de l’assurance commerciale l’an dernier.Selon M.Allard, les grandes sociétés ont l’avantage de pouvoir acheter leurs polices à des prix beaucoup plus bas qu’elles ne le devraient en raison de la forte concurrence qui incite les assureurs à se montrer accommodants s’ils veulent conserver leur clientèle.Les sociétés de moindre importance seraient par contre plus vulnérables à ce chapitre.A$suranc0 habitation Le secteur de l’habitation ne devrait de même connaître aucune augmentation de primes encore cette année, selon les assureurs rejoints par le DEVOIR.Ce secteur s’avère en effet profitable pour les assureurs depuis plusieurs années.D’importants rabais ont d’ailleurs été consentis aux assurés.Même que des ajustements à la baisse pourraient encore survenir pour certaines compagnies et pour certaines régions géographiques ayant une expérience de sinistres particulièrement heureuse.M.Allard a d’ailleurs fait remarquer que le premier semestre était traditionnellement le mois du renouvellement des polices d’assurances au Québec.La période la plus critique est donc déjà engagée alors que les assureurs affichent les mêmes cartes de tarification que par les années passées.Autant que l’historique de la sinis-tralité, le tarif de primes est influencé par la forte compétition qui prévaut dans l’industrie.Or, l’offre d’assurance est abondante au Québec où on compte près de 500 assureurs au Québec, dont 300 en IARD.1.^ Cjir V Pholo L* DEVOIR La fréquence des accidents d’automobiles, qui ont augmenté cet hiver; les coûts des sinistres, qui ont aussi connu une hausse remarquable de même celui des pièces; le rajeunissement du parc québécois sont autant d’incidences qui ont fait fondre les marges bénéficitaires des assureurs.L’industrie laitière de l’Abitibi-Témiscamingue bien mal en point L’exode des quotas de lait se poursuit CAMILLE BEAULIEU de la Presse canadienne ROUYN-NORANDA — La maladie qui ronge l’industrie laitière en Abiti-bi-Témiscamingue vient de reprendre avec encore plus de virulence.Attirés par des prix moins élevés des quotas laitiers, de $4,00 à $5,00 de moins le kilogramme, les producteurs agricoles du « sud-québécois » se ruent à nouveau aux encans qui ont lieu chaque mois à Rouyn.Au cours des quatres derniers mois, des producteurs de Saint-Hyacinthe, Québec, Nicolet, etc., ont littéralement raflé tous les quotas qu’ils ont pu.En moyenne, la moitié des quotas mis en vente lors de ces encans ont quitté cette région.En février, l’hémorragie atteignait 70 pour cent des quotas.Les syndicalistes agricoles et les producteurs de cette région respiraient pourtant d’aise depuis quelques années et le problème semblait résorbé.En 1982, devant un exode moindre des quotas laitiers, environ 35 pour cent, la réaction des producteurs laitiers avait été virulente.On envisageait même de « trimer les scabs », c’est à dire ces personnes qui achètent des quotas de lait avec des procurations de l’extérieur de la région.L’assemblée générale annuelle du Syndicat des producteurs de lait avait alors réclamé que l’Office des producteurs de lait du Québec ferme la région aux acheteurs de l’extérieur.Trois demandes officielles en ce sens avaient été adressées à l’Office sans résultat.Quant aux encans ils étaient l’occasion de sérieuses per-turbations.Certains durent meme être annulés devant l’hostilité des producteurs.Alors que tant le ministère de l’Agriculture que l’Union des producteurs agricoles (UPA) tentent de stabiliser cette production autour de 500 fermes environ, l’exode des quotas laitiers entrave à tout le moins son développement.On trouve en Abi-tibi-Témiscamingue actuellement 475 fermes laitières, et l’exode des seuls quatre derniers mois correspond à la production de quatre à cinq fermes moyennes.Véritable ossature de l’agriculture, la production laitière représente 70 pour cent des ventes de produits agricoles en Abitibi-Témisca- mmgue.Le syndicat des producteurs de lait d’Abitibi-Témiscamingue tiendra, demain, son assemblée générale annuelle à Rouyn-Noranda et ce problème sera sûrement au centre des débats.Un comité spécial, formé par le syndicat pour éiudier le problème de l’exode des quotas, devrait alors proposer quelques solutions énergiques.Il suggérera, selon une source bien informée à l’UPA, de réclamer à nouveau la fermeture de la région aux acheteurs de l’extérieur.Cette région était d’ailleurs fermée jusqu’à la fin des années 70.Devant un refus de l’Office, ou encore en cas de délai « indu » le comité suggérerait un boycottage intégral des encans laitiers dans la région.Tableau RËA COMPAGNIES AYANT DISTRIBUÉ DES VALEURS ADMISSIBLES AU R.É.A.Q.Date d’InscrIpUofl Émaltaur Déduction Montant (mINIofls) Prix à l'émlMlon Prix 104)3-85 au mardié 14-03-85 Var.24-04-84 • Allgro 150% 3.5$ 5$ 7%$ 7%$ -% 16-12-83 • Amusecor Inc.150% 2.4$ - 200 130 120 -10 06-10-83 Banque d'Epargne 100% 22.2$ 18.50$ 18%$ 18%$ -% 27-11-84 ?Biotech Electronics 150% 7.0/$ 5.00$ 6%$ 6%$ _ 15-06-84 • Canam Manac Inc.A 100% 9.5$ 9.50$ 11%$ 11%$ -% 27-09-84 Cascades 100% 11.3$ 9.38$ 14%$ 13%$ -1 22-03-84 • CB Pak Inc.75% 27.0$ 12%$(2) 15%$ 15%$ +% 27-12-84 CB Pack Inc.75% 24.0$ 12.75 $ 15%$.15%$ +% 18-10-84 Ciment St-Laurent A 75% 10.0$ 24.00$ 31%$ 31%$ +% 03-10-84 * Circo Craft Inc.150% 23.1 $ 8.25$ 9$ 8%$ -% 16-06-83 • Circuits Helix inc.100% 7.1 $ 425(2) 10$ 10%$ ¦+•% 08-12-83 * Cancom 150% 20.0$ 5$ 6%$ 6%$ -% 08-12-83 Comterm Inc.150% 28.5$ 8%$ 145 125 -20 11-12-84 * Datagram Inc.150% 3.0$ 3.00$ 315 310 -5 14-09-83 Donohue Inc.100% 42.5$ 10%$(1) 18% $ 18%$ -% 22-03-83 Dufresnoy Inc.100% 0.7$ 60 32 32 — 18-12-84 • Entreprises Hartco Inc.150% 7.0$ 7.00$ 420 400 -20 07-11-84 FC A internationale 100% 12.5$ 18.00$ 20% $ 20$ -% 24-11-83 Oaz Métrppolitain Inc.100% 16.3$ 7%$ 9%$ 9%$ — 29-10-84 * Goodfellow 150% 5.0$ 5.00$ 405 425 -1-20 29-10-84 • Groupe Trans.GTC.150% 10.0$ 8.75$ 9%$ 9%$ — 16-03-83 • Guardian Trustco Inc.100% 1.3$ 6%$ 10%$ 10%$ -% 22-12-83 Guardian Trustco pr.conv.B 150% 5.0$ 10$ 8$ 8%$ + % 05-10-84 * Industries Charan Inc.150% 3.5$ 3.00 $(2) 8%$ 7%$ -1 21-11-83 • Le Groupe Forex Inc.100% 5.0$ 5$ 86 92 -1-7 08-12-83 * Les Magasins Château Ltée 150% 10.4$ 11%$ 16%$ 16$ -% 27-07-83 Les Mines d'Or Klena Ltée 100% 25.0$ 25$ 16%$ 16%$ -% 08-11-83 • Louvem Inc.150% 5.0$ 450(2) 130 140 -HO 25-03-84 Louvem Inc.pr.conv.150% 8.0$ 5.00$ 285 300 -1-15 09-04-64 * McNeil, Mantha Inc.150% 3.0$ 300 320 320 — 30-12-84 Mines D'Or Val 150% 2.2$ 1.50$ 74 84 + 10 2006-83 Mines Dumagami Inc.100% 10.7$ 7V4 $(2) 450 445 -5 27-02-85 Mines J.A.G.Ltée 100% 0.5$ 1.60$ 80 75 -5 22-03-84 Montreal Trustco 76% 27.5$ 12.50$ 14%$ 14%$ -% * : Pramièra (UdittMUon publlqua pow la ooffipagnia, avae irwcflpOon aiiminanéa i la oola lia la bowaa.Date (Tinsdlptlon Émetteur Déduction Montant (millions) Prix à l’émistlMt Prix 10-03-65 au nuHché 14-03-85 Var.27-03-84 • Morgan Trustco Inc.100% 6.0$ 6$ 350 310 -40 08-12-83 Muscocho pr.conv.150% 4.0$ 8$ 9$ 9$ — 22-06-84 * Papiers Bercley pr.conv.150% • 4.0$ 4.00$ 5%$ 5%$ -% 22-11-84 • Papiers Perkins Ltée 150% 7.2$ 5.75$ 480 490 + 10 15-11-84 Petro-Sun pr.conv.1 150% 4.0$ 3.50$(2) 193 187 -6 14-09-83 * Pro-Optic Inc.150% 2.0$ 200 225 225 — 16-06-83 Québécor inc.100% 13.0$ 13$(1) 34$ 33% $.-% 01-09-83 * Ressources Aiguebelle Inc.150% 10.8$ 12$ 450 430 “20 06-07-83 Sensormatic Canada Ltée 150% 2.5$ 8%$ 255 250 “5 21-12-84 * Téié-Capltaie Inc, 100% 23.0$ 5.00$ 6%$ 6%$ 12-12-83 -12-133480-842 DAME ANNA KLEPACKA, Requérante -VS- CHRISTOPHER KISIEL, alias CESARY KRIZSZTOF ORLOWSKI, Intimé AVIS est par les présenles donné de l'institution d'une requête en divorce amendée.Par l’ordre de la Cour, l'intimé CHRISTOPHER KISIEL.alias CESARY KRIZSZTOF ORLOWSKI esl requis de comparaître dans un délai de SOIXANTE (60) jours de la présente publication, à défaut de quoi jugement pourra être rendu par défaut AVIS est de plus donné qu'une copie de la requête en divorce amendée a été laissée à son intention au soin du Greffe du Palais de justice de Montréal, 10, rue Saint-Antoine est, é Montréal dit district.L’HEUREUX GAMACHE GOOiN DONATI ROBIN 8 ASSOCIÉS Procureurs de la requérante DECES MÉNÉH, Lucien.—À Montréal, le 16 mars 1985, à l'âge de 56 ans, est décédé M.Lucien Ménéh.Ses filles Marie-Reine et Francine Néméh, sa soeur Jacqueline Néméh et sa compagne Claudette Caboury invitent tous ceux qui l'ont connu et aimé à assister à la cérémonie qui aura lieu â l’église Notre-Dame des Neiges, 5366, Côte-des-Nei-ges.Le corps ne .sera pas exposé.Les funérailles auront lieu le mardi 19 mars à 14h, en l'église Notre-Dame des Neiges.Direction funéraire Alfred Dallaire inc.BELHDMEUR, André.-À Montréal, le 16 mars 1985, est décédé M.André Bel-humeur, époux de Murielle Gauthier.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses six enfants.Francine (Claude Poulin).Raymond, Jean-Pierre (Ginette Houle), Andrée (Nicolas Martella), Linda, Ginette (Gaston Daunais), sa petite-fille Daphnée-Claudine Poulin, son père Henri, sa belle-mère Yolande Gauthier, .ses frères et soeurs Robert, Raymonde, Laurent et Aline, plusieurs beaux-frères et belles-soeurs, oncles et tantes, neveux et nièces, cousins et cousines.La'dépouille est exposée au salon Alfred Dallaire inc., 4504 est, rue Sainte-Catherine.Funérailles le mardi 19 mars à lOh à l’église Saint-Victor, 9605, rue Hochelaga.Inhumation au cimetière de l’Kst.Le salon est fermé de 17h à 19h.AVIS DE CHANGEMENT DE NOM AVIS est donné que ÉMILE HAMMOND ALEONG, sans emploi, domicilié et résidant au numéro civique 1484 rue Dorchesler ouest, appartement 515 dans les cité et district de Montréal, s'adressera au Lieutenant-Gouverneur en Conseil de la Province de Québec, en vue d'obtenir un décret changeant son nom en celui de RICHARD ÉMILE ALLEN.MONTRÉAL, ce 6 mars 1985.BORENSTEIN, DUQUETTE, BROTT 8 TSIMBERIS procureurs du requérant AVIS DE CHANGEMENT DE NOM AVIS est donné que ISAAC JALAL, étudiant, domicilié et résidant au 3694, rue DéBullion.dans les cité et district de Montréal, s'adressera au Lieutenant-Gouverneur en Conseil de la Province de Québec sn vue d'obtenir un décret changeant son nom en celui de ISAAC BURAT MONTRÉAL, ce 6 mars 1985 BOREENSTEIN DUQUETTE BROTT 8 TSIMBERIS procureurs du requérant Brian souffre d'insuffisance rénale.Une maladie qui gonfle son petit corps de substances toxiques.Sa vie dépend de traitements de dialyse qu’.purifient son sang.Brian a besoin d'un rein.Mais, la réussite de greffes et la prévention des maladies rénales coûte très cher.Vous avez les reins solides?Luttez avec nous.Pour donner à la Fondation appelez sans frais au 1-800-268-7742, opératrice #77.DÉCÈS BOUVIER, P.Émile.SJ.— À Sherbrooke, le 17 mars 1985, est décédé subttement, à l’âge de 79 ans, le P.Émile Bouvier, S.J., après avoir donné son dernier cours, le vendredi 15.Né le 26 mars 1906, â Montréal, 11 était le fils de Joseph-Éphrem Bouvier et de Charlotte Marion.Après ses études classiques au Collège Sainte-Marie de Montréal, il entrait chez les jésuites le 8 septembre 1923.Après sa formation comme jésuite, il se spécialisa en sciences économiques et sociales aux Universités de Georgetown et Harvard.Professeur à l’Université de Montréal, il y créa la chaire des Relations industrielles.en collaborant aev-tivement â l’Institut social populaire de la Compagnie de Jésus à Montréal, il fut tour à tour professeur et doyen â la Faculté des sciences économiques de l’Université de Geor getown.Après un bref séjour à Sudbury, Ontario, où il fut recteur de l'Université de Sudbury et le premier président de la toute nouvelle Université Laurentienne de Sudbury, il se fixa â la Maison Bellarmin de Montréal d’où il se rendait, depuis 1962, donner des cours d’Écono mique â l’Université de Sherbrooke.Ses étu diants avaient en main le manuel de 851 pages composé par lui-même et édité chez Guérin manuel qui a connu une réédition.Ses confrères jésuites perdent en lui un excellent compagnon de vie et ses étudiants un professeur coniipétent et sympatnique.Le défunt laisse dans le deuil son frère georges, ses soeurs Lorette (Mme J.Endres), Claire (Mme S.Sam-son), Irma (Mme R Dickinson).La dépouille mortelle sera d'abord exposée au salon Belisle, 505, rue Short, à Sherbrooke.Funérailles à la paroisse Saint-Boniface, 75, rue Morris, à Sherbrooke mercredi, le 20 mars, à lOh.La dépouille mortelle sera ensuite exposée au salon Savaria, 340, rue Jarry est, â Montréal.Funérailles â la paroisse Saint-Vin-cent-Ferrier, 341, rue Jarry est, le jeudi 21 â lOh.L'inhumation se fera au cimetière de la communauté à Saint-Jé- LA METEO 0 vhi^i m!, ' rafales AVERSES Clhiéoge •H^prietpilohoni bout* prtitien B P'»»»'®" ^ mon* d'air Iran -4»-^ mott* d'oir eboud Orl*orM* 1 Prévision de la carte du temps à midi aujourd'hui Situation générale: au Québec.une crête de haute pression donnera un ciel générale-memt dégagé sur la plupart des régions.Cette crête s'étendra sur le sud-est de la province alors qu'une faible perturbation envahira le nord-ouest et apportera des nuages ainsi qu'un peu de neige sur son passage.Les températures reviendront près des normales saisonnières.MONTRÉAL Ensoleillé avec passages nuageux.Vents modérés par moments.Max.: -2.Mardi: ensoleillé.LEVER DU SOLEIL: 6 h 01 COUCHER; 18 h 02 QUÉBEC Abitibi, Témlicamingua: annua-gemant en matlnéa.Neige dlaper-séas par la suite.Venta modéréa.Max.-5.Mardi: cielvariabtaét poa-sibilité da neige.Réaervoirt Cabonga et (3ouln: an-solaillé an mabnée Ennuagamant an après-midi.Vanta modéréa.Max.6 Mardi, plutét nuageux avec neige disparséat.Pontiac, Gatineau, La Lièvre, Lau-rantidas enaolslllé avec paaaagts nuagtux an matinée.Nébulotité croissante par la suite.Vents modérés.Max.: -5.Mardi: ciel vanabla.Montagneuse de TEstrie, Beauce.Drummondville, Trois-Rivières: dégagement en matinée.Ensoleillé avec passages nuageux par la suite Max.: -2.Mardi: ensolalllé avec passages nuageux.Québec, RIviére-du-Loup.La Malbaie: ensoleillé avec passages nuageux.Max.: -3.Mardi: plutôt nuageux avec neige dispersées.Lac-Saint-Jaan: ensoleillé en matinée.Nébulosité crolstanté par la suite.Max.: -8.Mardi: nuageux avec neige.Saguenay, Mauricla, réaarve des Laurantidas: ensoleillé avec passages nuageux.Nébulosité crolt-sante sn lin da journée.Max : - 5.Mardi: plutôt nuageux avec quelques chutas dé neigs.Rlmouakl, Matapédia, Salnta-Anna-das-Monts.parc da la Qaipé-sls, Gaapé, parc Forillon: nuageux avec posaibUlté da nain an larrains montagneux sn matlnéa.Ensolalllé avec paaaagas nuageux per la lulta.Max.: -4.Mardi: pilutôt nuageux al potalbililédensiga.Baia-Comeau.Sepl-lles: ansoMllé avec pasaagaa nuageux.Mix.: -6.Mardi, plutôt nuageux et quelques chutes da neigs.Baiae-Côtt-Nord: ansoMllé avec paaaagaa nuageux.Vanta modérés.Max.: -3.Mardi: ennuagamant.Anticoatl: anaolsillé avtc pas-sagaa nuageux.Vanta modérés par moments.Max.: -3.Mardi: tnnua- Le Devoir, lundi 18 mars 1985 B 15 t SPORTS Penney a la confiance de son entraîneur et de ses coéquipiers MARC DELBËS (PC) — Steve Penney pourrait être de nouveau la pierre angulaire du Canadien au cours des prochaines séries éliminatoires Grand artisan des succès de l’équipe au printemps dernier, le gardien recrue bénéficie aujourd’hui de la confiance de son instructeur et de ses coéquipiers Pourtant, à la même époque l’an dernier, la situation devant le filet du Tricolore était beaucoup plus confuse Insatisfait du travail irrégulier de Richard Sévigny et Rick Wamsley, la direction était désespérément à la recherche d’un gardien digne de confiance Après la tourmente provoquée par la possible venue de Vladislav Tretiak à Montréal, Penney s’amenait en ville sans tambour ni trompette Il pouvait difficilement en être autrement La direction de l’équipe avait pris l’habitude de rappeler de son club-école de la Ligue américaine Mark Holden ou Greg Moffett, lorsqu’une blessure survenait à un de ses gardiens réguhers L’arrivée de Penney suscita bien des m-terrogations Défait à ses quatre rencontres en saison régulière, Jacques Lemaire n’hésita toutefois pas à faire appel à Penney lors du premier match de la série huitième-de-fmale contre les Bruins de Boston II avait limité les Bruins à deux buts en trois matches On connaît la suite des événements Penney sera de nouveau l’homme de confiance de Lemaire au cours des prochaines séries éli-mmatoires « C’est certain que je mise sur Steve pour les séries C’est le type de joueur qui ne se décourage jamais après une contre-performance Il ne dort jamais sur un mauvais but » L’athlète de Ste-Foy est déjà prêt à faire face à la musique « J’ai toujours travaillé de la même façon, que ce soit en saison régulière ou durant les séries éhminatoires Je ne crois pas que je ressentirai plus de pression à ce moment-là « C’est vrai que les prochaines séries seront très, très difficiles, poursuit Penney C’est pour cette raison que nous devrons disputer de gros matches et donner 100 pour cent à chaque rencontre » Steve Penney Le gardien refuse de se faire déjà du mauvais sang Ce n’est pas dans son tempérament « Il ne faut pas penser à une possible élimination, dit-il D’ailleurs tous les gars ont une attitude positive cette année Nous ne nous décourageons jamais et c’est la marque des bonnes équipes » Malgré son brio personnel et la belle tenue des défenseurs, c’est l’attaque qui avait coulé le Canadien en fmale de Conférence contre les Islanders, l’an dernier Depuis, l’absence d’un gros marqueur a souvent fait les manchettes Le peu d’opportumsme des attaquants de l’équipe s’est de nouveau manifesté de façon évidente, samedi soir, dans la défaite de 4-2 face aux North Stars du Minnesota Mais cela n’mquiète aucunement Penney « Les matches sont plus serrés durant les séries Et nous avons prouvé au cours de la saison que nous pouvions nvaliser contre les meilleures formations du circuit à ce jeu Nous avons gagné des matches importants avec ce système et nous avons l’habitude de jouer de cette façon • Lemaire disait d’ailleurs après le revers de samedi « Il faut se regrouper en défensive et on aura ainsi une meilleure chance de se replacer en offensive » Si le Canadien est en effet incapable de marquer plus de deux ou trois buts par match, il devra limiter ses adversaires à un ou deux buts pour l’emporter Et dans ce cas, Steve Penney s’avérera encore l’homme clé de la formation HOCKEY Ligue Nationale Vendredi Winnipeg 3, Québec 2 Buffalo 4 Edmonton 4 Detroit 6, Vancouver 5 Samedi Minnesota 4, Montréal 2 Calgary 5, Boston 3 Pittsburgh 5, Rangers 0 Islanders 6 Washington 4 Philadelphie 6, Toronto 1 Hartford 5 St-Louis 0 Los Angeles 8 Detroit 3 Hier Philadelphie 5 Islanders 3 Winnipeg 5, Buffalo 3 Hartford 4 Pittsburgh 3 Rangers 7, New Jersey 3 Chicago à Vancouver Edmonton a Los Angeles Ce soir Québec à Boston St-Louis à Toronto Calgary au Minnesota Mardi Los Angeles à Islanders New Jersey à Washington Philadelphie à Pittsburgh Les meneurs (ParttM
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