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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 5 juin 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1912-06-05, Collections de BAnQ.

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TROISIEME ANNEE-No.132 MONTREAL.MERCREDI 5 JUIN.1912 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS UNION POSTALE .¦C • N • • 93.00 $6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .ETATS-UNIS .UNION POSTALE .$1.00 - .- $1.50 i « .$2.00 LE DEVOIR Rédaction et Administration î 7la RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONAS : ADMINISTRATION: Mua 7461 REDACTION : * > 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! CONTRAINTE ET PERSUASION EN MATIÈRE SCOLAIRE Sur une lettre de M.Napoléon Garceau BILLET Dü SOIR HOSE ?On trouvera -en cinquième page la lettre qu’a bien voulu m’adresser M.Napoléon Garceau, maire et président de la commission scolaire de la ville de Drummondville.Elle me parait appeler certains commentaires; je les ferai aussi brefs que possible.Et d’abord, pour simplifier le débat, je m’efforcerai de le ramener ^ son point de départ, qui est la valeur relative de la contrainte légale et de la persuasion en matière scolaire.Qu’une loi d’obligation offre ou n’offre pas de danger dans notre province, c’est un autre point et dont la discussion nous éloignerait de la question principale.Pareillement, tout le monde est d’avis qu’il faut donner ànos écolcsleplus d’efficacité possible et que, mieux elles vaudront, plus les partisans de l’école confessionnelle auront chance d’en tirer bénéfice,ici et dans les autres provinces; mais, de là à admettre que la cause de l’abolition des écoles séparées au Manitoba, c’est “que les écoles séparées dans la province de Québec et au Manitoba n’ont pas eu l’avantage de produire ce qu’elles doivent produire.il y a une marge énorme.M.Garceau lui-même, s’il veut y regarder de plus près, reconnaîtra, j’en .suis sûr, que la question est infiniment plus complexe et qu’elle se pose d’une façon très différente.L’alternative: école confessionnelle ou école neutre, se dresse dans tous les pays du monde; elle répond à deux conceptions differentes des droits de l’Etat et de la famille, à deux conceptions différentes de l’éducation elle-même.Le pire défaut de l’école confessionnelle ou séparée, e’est toujours, pour ses adversaires, d’être confessionnelle et séparée, c’est-à-dire de donner une formation et de poser un principe de division qui leur répugnent.Je crois qu’il serait facile de le démontrer par un simple résumé de ce qui se passe chez nous comme ailleurs.On peut alléguer, comme moyen de combat, l’infériorité réelle ou prétendue de l’école séparée, mais le débat se ramène toujours, en définitive, à une question de principe, à une divergence fondamentale sur le caractère même de l’éducation que doivent recevoir les enfants.* * # Mais passons au point principal.M.Garceau se désole de l’état de choses qui existe chez lui et que n’ont pu suffisamment améliorer son travail et son énergie; il ne voit de salut que dans une loi d’obligation, et c’est en quoi je suis contraint de différer avec lui.La France possède depuis trente ans sa loi d’obligation.Or le résultat est si peu satisfaisant qu’il y a quelques mois à peine, dans la déclaration officielle par laquelle il inaugurait sa carrière ministérielle, M.Poincaré annonçait l’intention de créer “tout un ensemble d’institutions protectrices et complémentaires, oeuvres postscolaires, caisses scolaires, commissions destinées à rendre effective une obligation tant de fois restée lettre morte,” c’est-à-dire, en somme, le recours à la per suasion et aux moyens extérieurs.Il est si peu satisfaisant que M.Viviani, l’ancien ministre du Travail, écrivait l’an dernier, dans son rapport général sur le budget de l’Instruction publique: “On peut dire, sans exagérer, que l'obligation scolaire n'est plus obèie, el, bien persuadés que la négation d'un mail ne le guérit pas^avouer les déceptions que la loi de 1882 nous a données." Cette constatation se retrouve sur les lèvres de tous les officiels, de tous ceux par conséquent qui auraient le.plus d’intérêt à atténuer l’échec de la loi.Dans un article du Relèvement social, 1er février 1906, M.Gaston Richard, professeur à la faculté des Lettres de Bordeaux, et qui paraît fort enthousiaste de Ferry, disait: “Chez nous, l'obligation scolaire est « peine plus sérieuse que chez les Espagnols et les Turcs, qui l’ont, avant nous, décrétée sur le papier.Dans une étude considérable publiée par l’Annuaire de l'Enseignement primaire de 1904, M.Gazes, inspecteur général, disait également (page 419) : “Voilà plus de vingt ans que fonctionne la loi, et nous sommes, hélas, forcés de constater qu’elle n’a pas donné ce qu’on attendait d’elle, et que la part laissée à l’ignorance reste toujours trop considérable.” Et plus loin (page 421), il faisait cette constatation qui devrait ébranler la foi de M.Garceau dans la vertu de l’obligation légale: “La situation est aujourd’hui à peu prés ce qu’elle était avant l’application de la loi de 1882: une moyenne de 5 p.c.d’enfants dans les campagnes, de 10 p.c.dans les centres populeux, ne fréquentant aucune école; cl, chose plus grave, les quatre-vingt-quinze centièmes fréquentant d’une manière tout à fait insuffisante," Il suffirait de jeter un coup d’oeil sur les rapports des inspecteurs officiels et sur les déclarations des hommes publics pour apporter à ces constatations d’ordre général d’abondantes vérifications locales.Nous y retrouverions énumérés tous les obstacles auxquels se heurte chez nous la bonne wdonté d’hommes comme M.Garceau et que la contrainte légale n’a pas davantage réussi à vaincre en France.M.Stccg, plus tard ministre de l’Instruction publique, disait par îxemple dans son rapport sur le budget général de 1908, page 82: “L’école est parfois fort éloignée, les chemins impraticables, pendant de longs mois; l’enfant manque de vêtements ou de chaussures.D'autre part, il rend chez lui de vrais services, va ramasser de l'herbe pour les lapins, garder les oies, la vache, le petit frère ou la petite soeur.Ses parents sont d'autant plus aisément persuadés qu'il n'a pas besoin d’en savoir plus qu’eux, qui sont eux-mèmes tout à fait ignorants.La fréquentation scolaire est surtout difficile à obtenir là où elle serait le plus indispensable.” J’ai sous les yeux des vinglaines de témoignages de ce genre.* # • Les causes qui diminuent la fréquentation scolaire sont nombreuses et complexes; nulle loi d’obligation n’aura le pouvoir de les faire disparaître par elle-même et toute loi de cc genre sc heurtera à des obstacles quasi insurmontables.Supposons la loi votée chez nous, et réglés tous les détails accessoires, — ce qui ne serait pas une petite affaire.Il faudrait confier à quelqu’un les pouvoirs de sanction: au gouvernement ou aux commissions scolaires.J’en appelle à l’expérience de tous ceux qui connaissent notre pays, et particulièrement les campagnes dont parle M.Garceau.Si la sanction est aux mains du pouvoir politique, croit-on que l’on mettra à l’amende ou en prison un bon partisan qui aura gardé son enfant pour l’aider aux semailles ou pour une autre raison?L'électeur mal noté écopera peut-être, mais l’autre?Et si ce sont les commissions scolaires qui détiennent les foudres, pense-t-on que les commissaires seront pressés de se créer des inimitiés très vives pour faire appliquer lu loi?Je n'hésite pas à croire que M.Garceau braverait l’impopularité et les petites rancunes pour faire ce qu’il croirait être son devoir: le résultat le plus clair de son attitude serait probablement, s’il existe chez lui beaucoup de réfractaires, de le faire renverser aux élections suivantes; el il trouverait peu d’imitateurs.• • * • Toute question de principe mise à part, me plaçant au seul point de vue des résultats et considérant les circonstances de notre province, je ne puis croire à l’efficacité d’une loi d’obligation J’ai plus de confiance à la persuasion, si incomplets que doivent rester ses résultats, mais je répète qu’il est du devoir de tous ceux qui exercent quelque influence d'insister sur l'importance de la fréquentation scolaire, de faciliter à tous l’accès de l’école et de donner à celle-ci le maximum d’efficacité Ce sont les meilleures armer, que nous possédions.Sur ce terrain, je promets à M.Garceau de l'aider, et par tous les moyens dont je puis disposer.Orner HEROUX.Ce que nous ferons?Je vient de découvrir un bien vieux document, écrit dans une langue aujourd'hui inconnue.Je l’ai traduit presque au complet,mais un point reste obscur.Voulez-vous m’aider?Voici la pièce: Une grande fête se préparait dans la ville de (ici le nom est illisible), les Habitants, suivant un usage très ancien, voulaient rendre hommage à leur Roi.Une procession devait défiler sur un parcours connu à l’avance et chacun avait tenu, en ce grand jour, à manifester publiquement sa reconnaissance envers le Souverain.Les rues et les maisons étaient magnifiquement pavoisées; le Temple de la Jeunesse offrait un coup d’oeil splendide.Cela ennuyait énormément la secte des Hiboux; l’un d’eux, un vénérable, trouva bien vite un mauvais tour dans son tablier: — “Nous allons embêter les Habitants: suggérons aux Nattés — nous avons des amis parmi eux — de faire une manifestation très bruyante, le jour même de la fête des Habitants.Les Nattés iront passer devant le Temple de la Jeu nesse et qui sait — le Vénérable farceur faisait un signe d’intelligence — s’il ne se trouvera pas quelqu’un pour crier: A bas la c.(ce dernier mot est effacé).Ce sera une bien douce vengeance.Mais, ce qui est mieux, les Habitants se fâcheront peut-être sous l’insulte et on ne sait jamais ce qui peut arriver.Nous dénoncerons alors leur intolérance dans le pays, et nous les ferons écraser sous le mépris public.L’idée du Vénérable fut acceptée d’emblée.Les Nattés se prêtèrent au jeu des Hiboux, lequel ne réussit pas comme ils l’auraient voulu.Le jour de la fête arrivé tous les Jeunes Habitants de la ville se rendirent en face du Temple de la Jeunesse et là, ils chargèrent une délégation de se rendre auprès des Nattés et de les prier, très poliment, de s’en aller promener ailleurs.Jusqu'ici il ay a rien d'extraordinaire dans ce grimoire, mais voici où sc dresse le problème que je demande au lecteur de résoudre.Tout ce qui précède se traduit assez facilement.Il n’en est pas de même de l'ultimatum présenté aux Nattés par les délégués des Jeunes Habitants; je le soumets ù votre perspicacité; — Repassez, dirent les Jeunes Habitants, mais ne passez pas! Sans cela, gare à la hose! La conférence du commerce Hase?Hose?Qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire?-.MAX.SOREL.M.Alphonse Desjardins Avec M.Alphonse Desjardins disparaît l’une des figures les plus connues du monde montréalais Pendant près d’un demi-siècle son nom a été familier à tous, dans le domaine du journalisme, de la politique et de la finance.Depuis ses débuts au Nouveau-Monde jusqu'à sa lutte aux côtés de MM.Tupper, Angers et Tnillon, ü n’a guère refusé de bataille.Après avoir été député, sénateur, ministre et maire de Montréal, il a passé ses dernières année dans une demi-retraite, mais sans cesser de suivre de très près les choses publiques.11 fut jusqu’à la fin l’un des membres les plus actifs de la Chambre de Commerce de Montréal.C’était un esprit cultivé et il avait gardé le goût de la recherche.Une longue expérience l’avait incliné à une philosophique indulgence et il parlait avec une grande sérénité des hommes et des choses du passé.Il est à souhaiter qu’il ait eu le temps d’écrire des mémoires, car il pouvait apporter plus d’un précieux témoignage, et il savait composer.Dans la vie privée, M.Desjardins était le type du vieux gentilhomme, simple et charmant, très attaché à ses croyances et très soucieux des intérêts de son pays.0.H.La Belgique Les événements de Belgique prennent une allure assez inquiétante.De Tavis d’hommes fort compétents, et qui connaissent bien la Belgique, l’nbjet des vrais meneurs est d’intimider le roi et les ministres pour empêcher l’adoption du projet de loi qui mettrait sur un pied d’égalité, au point de vue de la répartition des deniers publics, les écoles libres etsIes écoles officielles neutres.Les émeutiers se sont livrés hier à des actes de violence qui montrent qu’on ne remue pas sans danger le fond d’une nation.Les grands bourgeois anticléricaux qui, d’après les dépêches, paraissent favoriser l’agitation pourraient bien s’apercevoir avantMa fin qu’ils ont joué une partie extrêmement dan-Lgereusa.Une conférence de la défense impériale vient de se clore à Malte.Le premier ministre, le premier lord de l’Amirauté, et lord Kitchener y ont assisté.Il s’agissait d’adopter un plan quant à l’escadre anglaise de la Méditcrrannée.La conférence a décidé de ne pas ajouter un navire à cette escadre; elle la mafntiendra dans son état actuel.Il est entendu que Tile de Malte aura des fortifications encore plus fortes, et des sous-marins plus nom breux.Mais les navires anglais de la Mer du Nord resteront à leur poste.Le Star prend prétexte de cette décision pour dire que le Canada se doit de donner des navires de guerre à la Grande-Bretagne; celle-ci les mettra dans la Mer du Nord.Cette conclusion n’est pas neuve, le Star la met d’avant depuis plusieurs mois dans la campagne qu’il mène à ce propos, et qui parfois confine à l’hystérie ."C’est là qu’est le devoir du Canada, écrit une fois de plus en lettres de fer,” dit le Star.“Avec tous ses grands intérêts au jeu, et malgré les périls imminents qui la menacent dans la Méditer-'année, la Grande-Bretagne décide de propos délibéré qu’elle ne peut détacher un dreadnought pour surveiller ce coin du monde.Combien noire serait alors notre trahison, si nous insistions pour avoir nos dreadnoughts canadiens attachés à des littoraux qui ne sont aucunement en danger, ou pour les garder en croisière dans des eaux d’où nul péril ne peut venir?” Le Star parle tout comme si nous avions décidé de construire des dreadnoughts pour nous.Ceci nest pas encore fait.Et ceci ne se fera pas de sitôt.Le peuple canadien n’est pas empressé à ajourner indéfiniment les grands travaux nécessaires pour améliorer ses moyens de transport, et à dépenser en navires de guerre dont il n’a nul besoin pour la proteetton de ses côtes, les mill'v.'ps qu'il serait mieux d’affecter au creusage du canal de a Baie Géorgienne et à l’outillage de nos ports de mer.Au surplus, l’Amirauté ne nous a pas encore dit ce qu’elle attend de nous.Elle le dira peut-être à M Borden, qui assistera bientôt à des conférences avec les experts du gouvernement britannique, en coin pagnie de MM.Hazcn et Pelletier affirment les dépêches de ce matin Mais, quoi que l’Amirauté dise elle ne peut nous donner que de simples avis techniques et condi-1 tionnels.L’exécution du projet qu'elle nous conseillera, quant à notre participation à la défense générale de l’Empire, est subordonnée à notre acceptation et à notre consentement.C’est le peuple canadien qui doit décider en dernier ressort; M.Monk lui-même Ta maintes fois dit et répété pendant la dernière campagne fédérale.Et M.Borden, le premier ministre d’au jourd’hui, Ta souvent reconnu à la Chambre des Communes, et dans ses grands discours-programmes.11 est peu probable, quels que soient les désirs de l’Amirauté et des impérialistes canadiens, que le peuple consente, sitôt après avoir désavoué le projet de marine de guerre de M.Laurier, à souscrire à un autre projet, tout aussi coûteux, sinon davantage, et du moins tout aussi dangereux pour notre autonomie politique.Les jingoes canadiens les plus oulraiicicrs, — ainsi le journal de M.Graham, — reconnaissent que le Canada n’a nul danger à craindre, pas plus de la part de l’Allemagne que de celle du Japon et des Etats-Unis.Il reste donc que, si le Canada entend faire quelques dépenses pour une marine de guerre ou des cuirassés dernier modèle, il les ferait uniquement dans l’intérêt de la Grande-Bretagne.Et il y a là, — nous ne saurions trop insister sur ce point, — toute une orientation nouvelle de notre politique, impossible à définir dans de simples conférences avec l’Amirauté.Les experts maritimes de Londres ne sauraient décider pour nous cette question.Et ils n’ont pas le droit d’y prétendre, pas plus que nos ministres n’ont le droit de nous engager, sur ee point, à quelque altération que cc soit de nos principes politiques actuels.Le peuple canadien seul peut agir; car c’est lui seul, et non les cabinets qui se succèdent selon le jeu des élections, qui paiera finalement toutes les dépenses faites pour une aide effective à la défense générale de l’empire, — s’il accepte d’y prendre part.Que M.Borden consulte l’Amirauté, libre à lui, encore que ce soit un geste prématuré; mais ceci ne peut nullement nous engager; et il est bon que tous les Canadiens— et même le Star — se le rappellent quotidiennement.L'hon.Geo.Foster s’en va représenter le Canada à la conférence impériale du commerce.11 s’agit pour les colonies de favoriser autant que possible l'échange de leurs produits.Quant au commerce de celles-ci avec la mère-patrie, la conférence devra éviter toute suggestion susceptible de toucher à la politique fiscale de l’Angleterre.“Hands of Free Trade”, toi est le mot d’ordre du gouvernement impérial.Dans ces conditions, on sc demande cc qui reste à faire au point de vue du commerce avec l’Angleterre.M.Carlyon Bellairs, officier de marine eu retraite, répond par une suggestion assez intéressante.Puisqu’il y a pour le moment impossibilité d’obtenir quelque concession fiscale que ce soit du gouvernement anglais, essayons la politique de subventions aux compagnies de transport de fret, dit-il.Que les colonies contribuent chacune un montant, dont disposera une commission composée de personnes complètement désintéressées dans ces coin pagnies, et nous obtiendrons dans les prix de transport une diminu lion qui donnera un avantage immédiat aux producteurs en même temps qu’aux consommateurs dans l’Empire; c’est-à-dire que le producteur et le consommateur se partageraient la différence entre le prix actuel du transport et le prix auquel les subventions permettraient le transport à venir.De cette innovation résulterait, croit-on, une augmentation d’échange de produits coloniaux avec ceux de ’Angleterre, qifi produirait d’cllc-mème à la longue, l’abaissement des taux de fret, amenant des avantages cumulatifs.Prévoyant le cas où une nation étrangère adopterait le même sys-tère, M.Bellairs répond que la coopération des colonies et de l’Angleterre constituerait un budget dont le chiffre ne pourrait être atteint par aucun autre pays.Des délibérations de la conférence nous diront bientôt ce que Ton pense de cette suggestion.J.D.POUR LES VACANCES Le DEVOIR offre à ses amis et à ses lecteurs qui veulent un abonnement spécial pour le temps des vacances, des conditions tout-à-fait avantageuses.Un abonnement de vacances, du quinze juin au quinze septembre,—trois mois— coûtera cinquante sous.Ceci couvre toute la période du Congrès du PARLER FRANÇAIS à Québec, qui sera l’événement important de l’année pour les groupes français de l’Amérique.Cet abonnement s’impose pour le temps des vacances.Enregistrez votre nom tout de suite, donnez l’adresse, et dès le quinze juin, le DEVOIR servira le nouvel abonnement.| » *- Lettre de France Le nouveau président de la Chambre.— Les causes du succès de M.Deschanel.— La fin du parti radical.— Vers l’avenir.Sur le Pont d’Avignon.Le secrétaire d’Etat aurait, paraît-il, donné ordre à l’Imprimerie Nationale de hâter la publication de tous les documents officiels des différents ministères fédéraux.11 a raison.Mais il devrait faire davantage; les livres bleus français arrivent toujours en retard de cinq ou six mois, quand ce n’est pas d’une ou de deux années.Pourquoi ne pas nommer un surintendant français à l’Imprimerie Nationale, avec ordre de surveiller la publication des documents en notre langue?Aujourd’hui, ee sont eux qui passent au dernier rang, et le public les a quand ils lui sont inutiles, à cause de leur ancienneté.H y a une réforme à faire, sur cc point, et une réforme raisonnable.• • • L’Australie affirme son intention de rester un pays de race blanche.Or la partie nord de l’Australie, qui a plus d’un demi-million de milles de superficie, et douze cents milles de littoral, compte à peine sept cents habitants de race blanche.Gette région est sous les tropiques, et les experts affirment tous qu’elle est impossible à développer sans main-d’oeuvre jaune.Alors, que feront les Australiens de race blanche?Laisseront-ils cette région inexploitée, ou, mettant de côté leur antipathie à l’égard des Jaunes, auront-ils recours au travail des Chinois, des Japonais ou des Hindous pour ouvrir cc territoire d’une grande richesse?Graves questions, et dont la solution n’est pas encore prête.“Celui qui s’imagine que ceci n’est pas cx-trêniement important vit dans un paradis illusoire", dit un auteur anglais, dans la National Review.Georges PELLETIER.M.Thomas Hardy, un littérateur anglais, déplore que les écrivains et les journalistes anglo-saxons adoptent un genre de style qui n’est que du charabia.Il voudrait un retour à la saine tradition littéraire.Le mal dont il se plaint n’existe pas que dans les journaux et les livres anglo-saxons.La clarlé et la belle ordonnance de la phrase ont disparu presque de la littérature française; et des critiques incom pétents louent aujourd’hui des écrivains qui excellent dans le galimatias.Comme Acis, dont parle La Bruyère, ils croient que “c’est un grand mal d’être entendus quand ils parlent, et de parler comme tout le monde.” Un sénateur américain, à cause de griefs qu’il s’imaginait avoir contre un journaliste, Ta attendu dans un couloir, et Ta attaqué à coups de poings; il n fallu l’intervention de passants pour séparer les deux ennemis.Peut-être le journaliste a-t-il eu tort d’écrire ries choses désagréables à l’endroit du sénateur.Mais les hommes publics sont sujets â la critique, Ils l’oublient trop souvent.Et ce nVst pas leurs coups de poings qui les peuvent vepgcr du journaliste.Ils ont une plume, et puis les tribunaux leur sont ouverts.Et Dieu sait ciue les tribunaux ne sont pas lailulgents aux journalistes.Le Veilleur.Paris, le 24 mai 1912.La Chambre des Députés a désigné hier son nouveau président, aux lieu et place de M.Henri Brisson, décédé.Par 292 voix contre 208, au deuxième tour de scrutin, M.Paul Deschanel Ta emporté sur son compétiteur, M.Eugène Etienne.Je vous demande la permission d’insister sur ce scrutin et sur les circonstances qui l’ont accompagné, car il s’agissait en réalité de toute antre chose que de la lutte de deux hommes: à l’occasion de.celle élection; toute la politique du pays a été mise en cause, et Tissue de la bataille peut, doit, normalement, entraîner de multiples et graves conséquences.Vous savez ce qu’était Henri Brisson: le type du radical sectaire, franc-maçon ayant exercé les plus hautes charges de celle secte, nourrissant une passion féroce eon tre tout ee qui était catholique.Henri Brisson incarnait, en quelque sorte, le parti radical el radical-socialiste.Dix-neuf lois élu président de la Chambre, il apparaissait comme Texpression même de son parti.Or, depuis tantôt quinze ans, il avail un compétiteur, un adversaire, un ennemi, M.Paul Deschanel.M.Paul Deschanel, qui a cinquante-six ans, qui est membre de l’Académie française, qui est le gendre d’un des chefs du parti progressiste-libéral, M.Brice, député d’Ille et Vilaine, n’a jamais appartenu à la l'nmc-maçonnerie et, fermement républicain, appartient a la fraction modérée du parti républicain.Président de la Chambre pendant quatre ans (1898-19(12), il fui battu, en 1902, de 36 voix par M.Léon Bourgeois.Depuis lors, l’omnipotence du parti radical le priva de toute chance de succès, et, si, au mois de janvier 1911, il accepta de se présenter contre Henri Brisson, celui-ci l'emporta, sans difficulté, avec 73 voix de majorité.Aujourd’hui, c’est M.Deschanel qui triomphe, avec une majorité de 86 voix, d'un candidat officiellement soutenu par toutes les gauches et professant d’ailleurs des opinions fort modérées.Les causes du succès de M.Deschanel sont de' deux ordres: d’abord, il a eu pour lui les suffrages des socialistes; ensuite, il a bénéficié des manoeuvres maladroites de ses adversaires.Les conséquences de son succès seront également de deux sortes: la première sera de précipiter le vote de la réforme électorale, la seconde de hâter la disparition du parti radical.Ht j’insiste sur ces deux points.Si Si .Deschanel n bénéficié des 67 suffrages socialistes, affirmés au premier tour sur le nom d’un des leurs, M.Vaillant, c’est que les socialistes ont voulu — comme ils l’ont proclamé très haut .faire avant tout une manifestation en faveur de la représentation prnpor-nonnc.Ur, dont M.Deschanel est un partisan résolu, alors que son compétiteur s’en était montré maintes fois l’adversaire.Ainsi la réforme électorale pèse sur tous les actes, sur toutes les circonstances de notre vie politique, et, aussi longtemps qu’elle ne sera pas effectuée, ceux qui en sont les partisans, à l’extrême gauche comme à droite, sont déterminés à toutes les alliances, â tous les accords pour briser la résistance des radicaux défenseurs du scrutin majoritaire.Il est fort possible que M.Des- réforme électorale, provoquant un tel déclassement des partis, constitue Tanne la plus dangereuse qui ait jamais été mise entre les mains des diverses minorités parlementaires.Si les radicaux majoritaires ne cèdent pas rapidement, tnu-te la machine gouvernementale peut sauter.Dès maintenant, ils n’arriveront sans doute plus à sauver leur propre parti.A la vérité, ils sont eux-mêmes les instruments de sa décadence et de sa décomposition.Leurs propres journaux le leur crient siir tous les tons, leur montrent, leur démontrent qu'ils accumulent tantes sur fautes et qu’à continuer ainsi ils perdront tout ce qui peut leur rester de crédit encore.Au cours des pourparlers qui ont précédé Téloctioii Thicr, Tnt-titude des radicaux fut, en effet lamentable: ils sc sont querellés, injuriés; ils ont éliminé, par basse jalousie, le seul candidat de leur parti auquel des chances sérieuses pouvaient être attribuées— je veux dire le ministre de la marine, M.Delcassê; ils ont multiplié es conciliabules et les réunions, lancé en avant des personnalités de second plan, qui ne pouvaient pas réussir, et ils ont mis le comble à leurs erreurs en annonçant par une communication imprimée, qui fut distribuée au début de la séance, qu’ils avaient fail l’union sur un seul nom, celui de M.Gochery: une heure après, on connaissait que ce candidat unique des groupes radicaux et radicaux-socialistes (253 membres officiellement inscrits) avait recueilli toul juste 98 voix sur 538 suffrages exprimés! II ne faut tins considérer de semblables catastrophes parlementaires du seul point de vue des conséquences immédiates sur la constitution des groupes, mais calculer la repercussion qu'elles ne peuvent pas ne lias avoir sur le pays.Or il y a un fait certain, c’est que le parti radical et radical-socialiste prétend, depuis tantôt quinze ans .exercer dans toute la France une sorte d'hégémonie, et que ce parti apparaît aujourd’hui dépourvu de la force dont il se targuait: mis en minorité aux récentes élections législatives partielles, dans huit circonscriptions sur huit, il est bafoué dans la Chambre même, abandonné par une partie dos siens, et il se révèle aussi parfaitement incapable de donne,r un président à la Chambre qu’un chef au gouvernement.Comment des évidences aussi frappantes ne détermineraient-elles pas une sorte de déclanchement dans tonie la France, si profondément atlaehée à rr qui csl.non pas parce que cela lui parait bon, mais parce que cela est, tout simplement?Les radicaux eux-mêmes ne se dissimulent plus l'imminence de la catastrophe qui guette leur parti.Chacun d’eux cherche de quel côté il doit tirer, pour éviter, quant à lui, d’être compris dans le désastre.Quelques-uns tendent, de plus en plus, vers l’extrême gauche; beaucoup d’autres jettenl un regard vers le centre d’où ils sont partis et rèvcnl, tout haut, de constituer un groupement nouveau, dont le programme se rapprocherait singulièrement de celui des op portunistes d’autrefois: lutte contre le socialisme dans toutes ses manifestations, maintien de toutes les lois “laïques” actuellement existantes.Mais qui donc peut se flatter de ! fonder quelque chose de durable ehanel n eût point etc élu hiei pré- snns s’appuyer, soit à droite soit A si dent de la Chambre, si la que’s- slI1.|’un (i(,s ,(t.ux grands lion de la réforme électorale n a- piir(js agissants, sur Tune des deux vait determine les socialistes a lui |(jt;cs positives, l’idée catholique ci nerorder leurs suffrages.Et M.Jaurès disait hier à quelques radicaux obstinés: “Cc (pic vous venez de voir pour l'élection à la présidence de la Chambre, vous le reverrez au mois de ,1 an-vie lors de l’élection du président de la République si la réforme électorale n'est pas définitivement volée: les socialistes voteront pour le candidat proportlonnollstc, si modéré soit-il, contre le candidat des radicaux majoritaires.” On ne peut se dissimuler que la l’idée socialiste?Les radicaux auront beau faire, ils glisseront fatalement d'un côté ou de l’autre.Le glissement se prépare déjà.Il s’effectuera demain, et le heurt suprême aura lieu entre les fauteurs de la révolution sociale et les catholiques.Les catholiques de la J'rn.nrc icccptcnt la bataille et, avec Taide de Dieu, ils la gagneront.JOSEPH DENAI8, Député de Parie. LE DEVOIR, MERCREDI, 5 JUIN 1912 Politic u s Etrangère Les émf t 5 continuent en Belgique PLUSIEURS VILLES SONT OCCU PEES MILITAIREMENT.— DES GREVES ECLATENT EN DIFFE RENTS ENDROITS.— LES SOCIA LISTES PROFANENT DES EGLISES.Hruxelles, 5.— La DoljiiquR est ilans un véritable état d’ébullition, depuis les dernières élections et les émeutes qu; ont éclaté dans toutes les parties du pays ont pris le caractère d’une vé ritable révolution.Un grand nombre d-'1 personnes ont été tuées ou blessées dans les principaux centres et les ré serves de l’armée ont été appelées sous les -drapeaux.L’émeute grandit et de vient de plus en plus menaçante dans les centres industriels.Les conservateurs craignent les ma nifestations hostiles de la Garde Civile qui menace de faire cause commune ave- les émeutiers.Les désordres sont dus surtout à ce que les sor ali-dos croyaient et espé raient que le gouvernement serait bat tu.Les libéraux s’étaient alliés aux socialistes et leur défaite les a rendus fu rieux.DES GREVES Une grève générale a été proclamée dans tout le Bas-sin Kouillier de Charleroi, et plusieurs des grandes usines métallurgiques ont été forcées d’interrompre le travail.Les manifestations sont partout anti-cléricales.La guerre est déclarée entre Flamands et Wallons et des centaines de ces premiers ont quitté la province de Hainaut.A la Louv ière, les employés de tram ways se sont mis en grève et à Seraing, le grand centre de l’industrie de la métallurgie, les employés de la municipalité ont également abandonné le travail.Liège ressemble ce soir à une ville nvestie par l’ennemi.Deux régiments complets sont sous les armes et la po-ice, les gendarmes et la garde municipale font le service .693 .563 .'29 .4’2 .353 .133 Avis aux Amateurs de Baseball et de Crosse Si vous désirez savoir les dates des parties de crosse et de baseball tout ce que vous avez à faire, c’est d écrire au rédacteur du sport au “Devoir” en incluant un timbre d’un sou ainsi que le council ci-dessous et vous recevrez une carte indiquant les dates des parties de baseball du club Montréal, de la ligue Internationale, à Montréal et à l'étranger, ainsi que l'échelle lbs parties de crosse du “Big Four” et de la N.L.U.Ces cartes sont en carton, avec un encadrement en métal, et peuvent être mises dans une poche de veste.Tous les amateurs voudront s’en procurer une.Ecrivez dès maintenant car elles sont prêtes pour la livraison.IMPORTANT Toute demande devra être accompagnée du coupon ci-dessous avec votre nom et votre adresse.Eyrd Susan.4 Mary Scribo, tain Elliott, 6 Janus.Temps — 1.02.DEUXIEME UOURSE Bourse 9500, Chevaux de 4 ans et phis.1 mille.1.Question Mark, 2 O’F.m, bert Turner, 4 Captain E John Patterson, 6 Dutch Rock.TROISIEME SOT'RSE Bourse 8700.Chevaux de 3 ans et plus, handicap.11-9 mille.1 Guy Fisher, 2 Star Charlie, 3 Light O' My Life, 4 Bob R, 5 Amalfi fi.6 Airey.QUATRIEME COURSE Bourse SI.090.Chevaux de 2 ans et plus, à réclamer.Stake Nind ten.5 furlongs, I Cook O'the Walk.2 Buskin, 3 Striker, I Little Hugh.CINQUIEME COURSE Bourse 3700.Chevaux de 4 ans et plus, handirap.Steeplechase, 2 milles.1 Highbridge, 2 The Prophet, 3 Little K'arl, 4 Prince Hampton.SIXIEME COURSE Bourse 85(10.Chevaux de 3 ans, A réclamer.6 furlongs.I Senator Sparks, 2 Chocona, 3 Bouncing Lass, 4 Darnia, 5 Avany, 6 Doormat.SEPTIEME COURSE Bourse 8500.Chevaux do 3 ans et plus.1 mille.1 John Reardon, 2 Lad of Langdon, 3 Busy, 4 Dangerous Marrh, 5 Mon-tagnic.D.I COUPON Ce coupon, accompagné d'un timbre d'un sou, donne droit à une carte indiquant les dates des parties de crosse du Big Four et de la N.L.U., ainsi que les parties de baseball du club Montréal de la ligue Internationale, à Montréal et à l’étranger.NOM ¦ ¦ V Ivl a • ••• • • • ••• ••• ••• ••• ••• ••• ••• ••• ••• ••• ADRESSE Le baseball au Collège St-Césaire Un champion qui disparait Paris, 5.— Pendant que l’Europe et d’Amérique retentissent des exploits su jeune Georges Carpentier, notre champion national de boxe, voici que nous parvient la nouvelle de la mort de-Paul Pons, une gloire siortive do naguère, qui disparaît presque oublie.Pons, comme Carpentier, vit son nom imprimé dans les journaux, scs portraits reproduits dans tous les illustrés, sa biographie et le réoit de ses exploits publiés aux quatre coins de l’Europe, ("était la belle époque de la lutte à mains plates.Les sports vont vite, qui nous eût dit que la lutte à mains plates, qui était éminemment française, quoique ou parce que romaine, serait aussi rapidement délaissée pour la boxe an" glaise ?Serait-ce donc que les sports eux aussi, sont affaire de mode ?Sans doute, il faut le croire.En tout cas, la mode de la lutte à mains plates eut la vin dure.Il faut croire qu’elle fut tou.ours en honneur dans notre' pays et que, si elle eut sa period® de vogue éclatante elle n’est pas pour cela abandonnée tout à fait.Elle est trop représentative de notre type, fait de souplesse,de finesse et de vigueur.On peut dire que c’est à Bordeaux qu’est, le véritable berceau de la lutte à mains plates.Il y eut et il y a toujours à Bordeaux, des Académies do luttes, où se disputent de beaux matches en présence d’un cénacle de connaisseurs.C’est à Bordeaux que Pons fit ses débuts.Il se promenait, un jour, sur les Quinconces, où se tient nabituefleinent la foire.Il passa devant une baraque de lutteurs, ait moment de la parade.Le boni menteur défiait les amateurs de venir se mesurer avec les professionnels.Paul Pons se présente, gravit les degrés de bois, et agréé, pénétré daps Tenceinto, et bord littéralement les divers adversaires qui lui sont opposés.lx?, patron, enthousiasmé, l’engage immédiatement.Le voilà devenu professionnel à son tour.Et sa carrière est une série presque ininterrompue do triomphes.Partout où il se présente, il est victorieux.Il quitte bientôt les tréteaux pour des scènes classées, pour faire des tournées en France, à l’étranger.Partout il est imbattable.Il gagne son titre de champion du monde, que bien peu osent lui disputer, que personne ne peut lui ravir.“ OÜ ILS JOUENT | AUJOURD’HUI I LIGUE INTERNATIONALE Buffalo à Toronto.Providence à Baltimore.Newark à Jersey City.I On présente une bourse à Lajoie Cleveland, Ohio, 5.— Hier était le liante anniversaire de Lajoie comme membre du club Cleveland, et avant la partie ses admirateurs lui ont présenté une bourse de $1,009.Les membres du club lui présentèrent $125.00 en or.Club Sainte-Catherine T.® club de baseball Ste-Cathcrine a remporté sa quatrième victoire dimanche dernier en battant le club Harvard par le score de 15 à 4 devant une assistance de 450 personnes.Toils les joueurs du Ste-Cathcrine se sont montrés à la hauteur de leur position tant bien qu’au champ, comme au bâton.Le lanceur Prévost a retiré 9 hommes au bâton.Score par reprise ; R.H.E.Ste-Catherine .41300502x—15 8 3 Harvard.000002020— 4 2 4 Batteries — Giroux et Prévost ; Me-Juinn, Hughes.\rhitre Drapeau.1.0 Ste-Cathcrine ira rendre visite au club Britania, dimanehe le 9 juin sur son terrain.Le Stn-Catherine invite tous ses amis A venir l’encourager à remporter une autre victoire.Tnf.Geo.Tremblay, 45 Aylwin, ou Tel.Lasallc 1399.Demandez H.Gervais de 10 hrs du matin à 5 hrs 30 du soir.LIGUE AMERICAINE New-York à Cleveland.Philadelphie à Saint Louis.Washington à Chicago.Boston à Détroit.LIGUE NATIONALE Cincinnati à -New-York.Chicago à Brooklyn.St-Louis à Philadelphie.Pittsburg à Boston.Nouvelles Sportives (Service particulier) Londres, 5 juin.— Le club de "Cricket’ de ^Université de Cambridge a fait piètre figure contre les Africains du Sud dans leur eencontro d’hier.Ils furent défaits dans la première reprise par 130 points.Sacramento, Cal., 5 juin.—Frank Mantell, de cette ville, a défait “Montana Dan"1’ Sullivan dans un combat de 20 assauts, hier soir.M.antell fut constamment à l’attaque.Chicago, 5 juin — Ad.Wolgast, a déclaré hier soir qu’il suivra l’exemple de Battling Nelson et de Joe Gans.Il exigera à l’avenir que ses adversaires se réduisent à 133 livres.11 est parti hier soir pour Los Angeles afin de se préparer à sa rencontre avec Joe Rivers, le 4 juillet prochain.New-York, 5 juin — Le désastre du “Titanic” a beaucoup nui à la souscription de l’équipe olympique américaine, a déclaré le secrétaire J âmes E.Sullivan.Le Colonel Robert M.Thompson a axmneé 815,000 .pour défrayer les dépenses du voyage à Stocfc-holm.PARC DOMINION LA SEPTIEME SAISON DE SUCCES L’EQUIPEMENT DU CIRCLE D.RANCH avec CAMP DE VINGT-CINQ INDIENS SIOUX.—La pin» .grande réunion du Wild West jamais vue a Montréal.Merveilleuses courses à cfceval, lancement du lasso et capture du boeuf, etc.LES FILLES PLONGEUSES DE WALKER La Glissade en Bob-Sleigh.Lanouvelle promenade à cheval du Parc.Sous le distingué patronage de S.A.E.le Gouverneur-Général et de-la Duchés-se de Connaught.FETE AU BÉNÉFICE DU “VICTORIAN ORDER” 6 JUIN 1912 Pierce- .PIERCE-ARROW 48 H.P.6 Cyl, 1912.Ceux qui aiment les voitures automobiles de haute qualité feraient bien de visiter nos salles d’exhibition et de voil notre splendide série de voitures Pierce-Arrow.Ces modèles sont trop bien connus pour que la description en soit nécessaire.Elles sont les premières au monde isous le rapport di l’élégance, du fini et de la durée.FAITES VENIR UN CATALOGUE The MOTOR IMPORT Co.OF CANADA, LIMITED EDIFICE DU FORUM TARIF REDUIT POUR LES MOIS DE CHALEURS Londres, 5 juin.— Herman B.Du-rycas Sweeper Tl est le grand favori pour le Derby qui sera disputé aujourd’hui.Quoique Sweeper II soit considéré comme le premier choix, on croit que Dintadean, propriété de Sa Majesté le Roi George V, remportera le Derby.Les paris se faisaient ce matin à 13 pour 1, pour le favoris ; 9 à 1, pour L.Newmanns Jeager ; 100 à 1, pour J.B.Joels White Star et Pintadeau à 18 à 1.(Pc notre correspondant) Sami-Uésnire, 5 ;u n.— Lundi, notre équipe de baseball g’pst.signalée par une nouvelle victoire sur l'équipe de Lnmham.Jamais lutte ne fut plus animée et plus enthousiaste.Ue fut un feu roulant de iris joyeux et d’applaudissements.La partie s*- maintint 5 à I en faveur des Favnham jusqu'à la 6ème reprise.Dans la 7ème, les Collégiens ayant fait deux points leurs adversaires revinrent au bâton et en enregistrèrent 3.Le score se trouva donc : 9 à 3.Uo n'est que dans la neuvième reprise que nos écoliers parvinrent à balancer ie score alors que deux de leurs hommes étaient retirés.Nos charmants visiteurs lu rent donc forcés de retourner au biWon, mais ne purent ajouter une seule unite aux huit point* qu'ils avaient déjà, l/es nôtres dans un dernier effort parvinrent à arrneher un |s>int aux adversaires .-e qui donna pour résultat final S à 9.Un été ni plu» n> moins qu’un tour de force de la part des écoliers, qui, avec raison craignaient leurs adversaires, Ce triomphe les honore et doit les encourager.I.es équipes étaient rangée» comme suit : Earnham 1 receveur» Collégiens Bel tier Nornmndin Loi selle lanceurs Boulais Leulanu 1er buts Cappuccilli Domey 2ème buts Larlvièr» Dean short stop Dozois Champigny 3êmo buts Dion Loi selle centre field Berger Dean left field Pbaneuf Donais right field W Rév, Fr.Berger Arbitre C.8.C.Furtunnl, Le président du Saint-Louis démissionne New-York, 4.—Le président Lynch de In Ligue Nationale, a reçu aujourd'hui un télégramme du président F.-A.Rteininger, du club Saint-Louis, de la Ligue Nationale, lui annonçant qu’il démissionnait.Il avait dernièrement perdu un procès contre Mme Hélène Britton, propriétaire du club, Flash fagalie gagne le Derby Kpson Dons, Angleterre, 5 juin.•-En dépit de la température peu favorable, une foule considérable a été témoin de In victoire de Flash Tagalie dans le Derby Epson, disputé au,jour d’hui.Leurs Majestés le roi (leorgo et In Reine Mario étaient présents, et ft leur nrrivée la foule les acclamèrent.Sweeper II mena ft une grande allure ce matin, sur une distance de 6 fur-longs.mais pour une raison inconnue les joueurs favorisèrent le champ contre le cheval amérientn, et les paris as faisaient de 1,000 il 300.Voici le résultat du Derby: 1.—Flash Tagalie, propriété de W, Raphael, 2.—Jaeger, propriété de M.L.New mnnn.3.—August Belmonts Tracery, 4.—-Pintadeau, propriété du roi George V.Excursion à Saint-Ours Chaque jour les journaux annoncent des excursions, de plaisir, de réjouissances accolées à des fêtes patriotiques nationales, et même des partis au pouvoir triomphants: c'est bien.Mais voici une excursion toute de charité.Il s’agit de l’œuvre de la crèche des petits enfants recueillis, soignés et préservés autant que possible par les “Sœurs de Miséricorde”.Son Honneur le maire Lavallée, a accepté le patronage do l’excursion.Les messieurs et dames qui protègent l’œuvre admirable des berceaux des délaissés, comptent encore cotte année sur la générosité des personnes que le souffle divin de la charité échauffe toujours.C'est dire que la descente du beau Saint-Laurent, à bord du “Trois Rivières” sera encore favorisée par grand nombre de passagers, avides de revoir la plage de Saint-Ours, sise sur ees bords du Richelieu, naguère rivière des Iroquois.L’illustre Champlain, le Sieur dès Prairies, Boulé.Marsolnis, Nieolet, Le Moyne.Trottier et tant d’autres héros.ont pagayé ses ondes.Quelle belle occasion de rafraîchir les souvenirs trop ignorés de notre histoire, tout en aidant une œuvre attendrissante et pleine d’espérance ! ! Donc, jeudi 13 juin 13èmo excursion annuelle en faveur de l’œuvre de la '‘Crèche” par le vapeur “Trois-Rivières”.Départ du quai, pied de la rue Berri à 8 hrs 30 a.m.DU Dr.LASNIER , HOMMES D AFFAIRES.- ^Condamnés h rester en ville pendant les mois do chaleur "•n?V'L* PaS- V'°P oîu?Pouvez jouir de tous les avantages d'unè yllégiature a 1 instUut m PHYSIOTHERAPIE.et mieux soigner votre santé.I.a salis des DOUCHES et le GYMNASE sont ouverts tous les jours iusou’à 10 heures du soir er i TARIF REDUIT POUR LES MOIS DE CHALEURS.’ * * Tél.Est 6969.560A ST-DENIS.Une banqueroute à Londres Elle a été causés par les détournements d’un employé.Grande soirée à Saint-Jean Tagnlie, monté par .Tohhny gagna par quatre longueurs.Rciffj (Service particulier) Saint-Jean, Qué., 5.Demain soir, dans notre ville, le cercle Collin don-nern une grandi- séance dramatique et musicale.Le programme est de tout premier ordre et l’on s'attend à une salle comble.Mlle Ida Morin, une des plus remarquables élèves de M.et Mme Arthur PlamondotvAliehet, se fera entendre dans plusieurs jolies romance*.-4- Association Catholique de la Jeunesse Canadienne-Française La retraite fermée annuelle de» mem.lire* de l’A.C.L C.aura lieu ft la villa LaBroquerie Boucherville, du 13 au 17 juin.Ceux qui désirent, y assister sont priés d'envoyer leur nom ft M.V, L.Beaupré, 502, rue St-Hubert.Tous les membres de i’A.C.J.C., qui’1* appartinnent ou non à un groupe, tout cordialement invités.Londres, 5.— Le “Times” dit que la direction de la maison Procter & Uo., courtiers en grains de Liverpool, a publié une circulaire annonçant qu’à la suite de défalcations commises par l’un de ses employés, la compagnie est incapable de rencontrer ses obligations.On rapporte dans les milieux commerciaux de Liverpool que les défalcations s’élèvent à $300,000.-«- La taxe unique Wilmington, Del., 5.— George Brown, l’anarchiste-philosophe, partisan de la taxe unique, qui a fait envoyer 1 pion Sinclair en prison pour dix-huit heures, en août dernier, a causé une nouvelle sensation.11 a déclaré avec une grande véhémence que le taux des loyers a été haussé illégalement et non en conformité avec les théories de Henry George.Il a déclaré que si les choses ne s’arrangent pas avant le mois de juillet, il portera la question devant les tribunaux.Brown n proféré eette menace à une réunion des syndics.MONTREAL.2 JOURS Lieu des représentations : rues Ontario et Delorimier.LUNDI, 10 JUIN—MARDI, II, JUIN CREATES! AND RE WLY ADDED C llCr TA FI C MAGNIFICENT jrtUAl.Lt THE CIRCUIT lOOO WONDERS.Mort tragique d’une mairesse (Service particulier) Oskaloosa, Kans., 5.— Mme Mary D.I.nwman, la première femme élue maire dans l’état du Kansas, est décédée ft la suite de blessures reçues en faisant rnire des aliments.Mme I.owman fut élue maire de Os-kaloosa en 1^98 et son administration fut parfaite.Son premier note fut de faire nettoyer la ville.K Ile était âgée de 70 ans.Son mari est un employé municipal.SINGERS 600 HORSES TRAINLOAD i OF SCENER PARADE AT 10 O'CLOCK A.M.jPHeCtOlNO TKI FIRST PERFORMANCE BOO*» OPEN AT I AR» ?p.M.PRRr©AMA*CIS BCOIM AT a • P «.e»?0cTicket Admits fo All 3aatflB|UMDK* *a v«*"« half-price______ Billets d’admission et sieges réser en vente les jours de représentât! à la pharmacie Lyons, 8 rue Bieury, même prix que l’on charge sur le 1 rain.Une lettre de Bornéo La ville de Montréal est connue jusque dans Borneo.I n Français, nommé F.K.Chassérian écrit de l’ontia-nak au maire pour demander des exemplaires de nos journaux.Il dit qu’il a l’intention d'y faire des annonces sur les ressources de l'ile molaise : mines d'or, d'argent, de diamants, bois précieux, etc.-4.- Mort d'une religieuse Québec, I — La révérende sœur St-Isidore née Marie Ode!ie Cordelia Roy est décédée hier chez h-s sœurs de la Charité de eette ville, Elle était âgée de 25 ans et comptait cinq ans de vie religieuse.Elle était la fille de M.Léon Roy, de St-Anselme.Montreal Jockey Club CONCOURS DE PRINTEMPS Courses de Blue Bonnets DU 1er AU 8 JUIN Admission à la piste (y compris la grande estrade $1.50.Billets pour la saison $10.00.AUX ENTREPRENEURS Des soumissions seront reçues jusqu au 15 courant pour la construction d un Hoiel-deA illp ft (‘handily Bassin.Les plans et devis pourront être consultés nu bureau de M.Alphonse Ven-no, architecte, ,6 rue St-Gabriel, Montreal, ou nu bureau du soussigné, ( hambly Bassin, l'n chèque accepte au montant de 5 p.e.devra accompagner chaque soumission.CHARLES ROY, N.P., _ Sec.-trés.Chnmhly, P.Q.Ottawa, 5.— Le grmvornemc rirain a demandé ft la commis?voies d'eau internationales que tion de la pollution des eaux fi soit étudiée prochainement. LE DEVOIR, MERCREDI, 5 JUIN 1912 fi TRIRI XE LIBRE Une lettre de M.Napoléon Garceau Monsieur Orner H''roux.Rédacteur du "Revoir”, Montreal.Cher Monsieur, Dans votre article du ”9 mai : "Le Progrès scolaire”, vous déclarez que vous avez infiniment plus de confiance au* méthodes de persuasion qu’à la contrainte.Permettez-moi de différer d’opinion avec vous, tout en reconnaissant les bienfaits de la persuasion, et en voulant donner crédit à Monsieur Magnan pour le pressant appel aux Commissaires d’écoles.Ici, à Rrummondvillc, nous avons fait l’expérience de la persuasion ; non seulement, nous avons donné des primes ou des prix spéciaux aux élèves qui fréquentaient assidûment l’école, et ce depuis plusieurs années, mais bien plus, l’hiver dernier, j’ai organisé une ligue dans le but suivant : lo.Exercer une influence morale sur les parents pour les forcer à envoyer leurs enfants à l’école : 2o.Subvenir ou venir en aide aux parents trop pauvres pour habiller leurs enfants, ou acheter les livres ; 3o.Empêcher les patrons d’établissement de laisser travailler les enfants avant l’âge légal ; ¦to.Faire observer la loi restreignant l’usage des tabacs ; 5o.Aider aux enfants nécessiteux, lorsqu’ils manquent d’un soutien, ou encore lorsque celui-ci oublie ses devoirs ou encore est dans l'impossibilité d’agir, même par sa faute.En dépit de tracasseries sans nombre, même de dénonciations de certain cagot tout puissant .cette ligue a fait l’œuvre pour laquelle elle était créée, je puis dire qu’il n’y a pas un enfant du moins à notre connaissance qui n’a pas été fourni de livres ou de vêtements, pourvu que les parents s’engagent n le faire fréquenter l’école ; cependant, en dépit des primes données pour l’assiduité, et rie cette ligue que jjavais organisée pour enlever toute raison aux parents de retenir leurs enfants à domicile, au moins 30 p.c.de nos enfants en âge de fréquenter l’école ne l’ont pas fait, ou d'une manière si Irrégulière que le bénéfice qu’ils en ont retiré est nul.Rien plus.malgré cette prime donnée depuis quatre ans, pour la fréquentation de l’école, prime, qui consiste à accorder à chaque enfant qui a fréquenté l’école assidûment ou qui n’a pas manqué sans raison, un voyage à Rtc-Anne de Beaupré,, aux frais des Commissaires d'écoles ; jamais plus de 15 pour cent- des élèves inscrits ne l’ont mérité.Comme vous le voyez, les moyent de persuailon n’encouragent que ceux qui ont déjà le bon vouloir d’y aller, mais ne déterminent pas chez l’indifférent ce sentiment.de la nécessité de l’école.J’attire votre attention sur le fait qu’à Rrummondvillc les Commissaires d’écoles ont bâti un superbe édifice aménagé avec confort, je dirai même, luxe : que les classes sont na I"alternent outillées, et qu’en toute -t.constance, les Commissaires se sont toujours montrés prêts à acheter ce que les professeurs demandaient pour l’avantage des élèves, et cependant il y a 25 p.c.des èlèves qui ne fréquentent aucunement les écoles et près de -10 p.c.qif ne les fréquentent que très irrégulièrement.Comme je vous l’ai dit.non seulement.nous avons employé les moyens de "persuasion .mais bien plus, nous avons tenté une action sociale auprès des parents en donnant livres et habits à ceux qui pouvaient fréquenter l’école et qui étaient trop pauvres pour fournir ces choses à leurs enfants.Pourquoi ne pas aller directement à la source du mal et ne pas vouloir la faire disparaître par le seul remède possible: L'INSTRUCTION OBLIGATOIRE.Ces moyens de persuasion, possibles dans une petite ville comme la nôtre, sont impraticables dans les municipalités rurales où les écoles sont éloignées et où les parents peuvent trouver toutes sortes de raisons pour ne ' pas envoyer leurs enfants à l’école, et si nous n ’avons pas eu un grand succès ici.je crois pouvoir dire en toute vérité qu’aux endroits où les écoles n’ont pas les professeurs que nous avons, car nous avons les Frères de la Charité, et n’ont pas les écoles aussi bien aménagées, aussi confortables que les nôtres, qu'ils no pourront réussir.Le grand remède c’est, la loi forçant les parents d’envoyer leurs enfants à l’école; rien n’empêcherait les moyens de persuasion, l’action sociale d’agir pour aider à l’action de la loi, mais sans la loi, les parents indifférents ou Les vieillards qui en sentent le besoin trouveront les LAXATIFS NA-PRU-COj lies plus efficaces, ne causant aucun! 'malaise.L’augmentation des doses\ fn’est pas nécessaire.25 cents laf boite chez votre pharmacien.le-tF National Drug and Chemical Co.af Canada.Untltod.ignorants continueront à garder leurs enfants.Croyez-moi, il y a déjà plusieurs années que je suis président des commissaires
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