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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 15 avril 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1912-04-15, Collections de BAnQ.

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TROISIEME ANNEE—No.8» MONTREAL.LUNDI 15 AVRIL, 1912 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : .$1.00 ¦! «««.:«.$1.50 CANADA .ETATS-UNIS .UNION POSTALE $2.00 LE DEVOIR Rédadtion et Administration: 71a RUE SAINT-JACQUES MONTREAL, TELEPHONES : ADMINISTRATION: Mais 7461 REDACTION '=>.in 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS i i LES ÉCOLES BILINGUES BILLET DU SOIR.LE TUNNEL.LES AMENDEMENTS COLDWELULes Assurances Mutuelles Simples questions à la “ Gazette ” On trouvera dans une autre colonne la substance des déclarations faites samedi, à l’Assemblée législative de l’Ontario, par MM.Koweït et Whitney.La Gazette dit à ce propos, dans sa page de rédaction: “Le gouvernement de l’Ontario entend corriger les faiblesses des écoles bilingues de la province en augmentant le corps des inspecteurs, en aidant les groupes intéressés à se procurer des instituteurs compétents,—et en assez grand nombre—et en faisant des écoles ce qu’elles doivent être sous tous rapports (and making the schools in all things what they should be).C’est ce qu’exige la situation.En le faisant, le gouvernement peut gêner certains agitateurs politiques et exciter quelques excentriques.La masse du peuple cependant dira qu’il fait bien, et elle aura raison.” Que le gouvernement de l’Ontario ait raison de travailler à améliorer la situation des écoles bilingues, c’est évident, et les premiers à le réclamer furent nos propres compatriotes.Bien avant le rapport Merchant, ils ont mis le doigt sur les plaies de leur régime, ils ont indiqué les causes du mal, ils ont montré et réclamé les remèdes nécessaires.Du reste, il suffit de prêter l’oreille aux récriminations des professionnels de l’éducation—telles qu’elles se sont formulées la semaine dernière encore à Toronto—pour être convaincu que les écoles bilingues ne sont point les seules qui aient besoin d’être améliorées.Mais il y a infiniment plus, dans ce problème de l’enseignement bilingue, qu’une simple question de maîtres ou d’inspecteurs.Et c’est à ce propos que nous voudrions poser à la Gazette, dont la satisfaction parait si complète, deux ou trois modestes questions.« « « Notre confrère anglais dit, dans ses dépêches (Gazette du 15 avril, page 6, col.1) : “Voici comment fonctionneront les règlements: Le gouvernement exigera que l’enseignement de l’anglais commence dès l’entrée de l’enfant à l’école; l’emploi du français comme langue d’enseignement et de communications entre le maître et les élèves variera suivant les conditions locales sur le rapport de l’inspecteur, mais, dans aucun cas, ne devra dépasser la fin du premier cours (the end of the first form) ce qui signifie les deux premières années de présence de l’enfant à l’école.” En d’autres termes, dans les milieux français où les petits Canadiens ne parlent que leur langue, on permettra que, pendant un maximum de deux ans, le maître puisse, tout en leur enseignant l’anglais, leur parler français; mais, après cela, toutes les leçons devront être données en anglais, l’anglais devra être la langue de communication entre le maître et les élèves, même si le maître et les élèves sont de race française.Histoire du Canada, géographie, arithmétique, tout devra être appris en anglais.Et nous demandons simplement à la Gazette ce qu’elle penserait, si le gouvernement de la province de Québec adoptait une législation et des règlements de ce type?Nous lui demandons ce qu’elle penserait et dirait si, posant en principe que le français doit etre, dans toutes les écoles de la province de Québec, la langue de l’enseignement, le moyen de communication obligatoire entre maîtres et élèves, il consentait cependant à faire cette concession que, pendant un maximum de deux ans—dans les centres les plus anglais—les petits Anglais pourront être , éduqués dans leur langue (tout en apprenant le français), mais qu’après cela, ils devront apprendre en français toutes les matières du programme ordinaire et ne s’adresser à leurs maîtres qu’en français?Trouverait-elle ce régime idéal?Le trouverait-elle juste?Et cependant, s’il vaut pour les petits Canadiens-français de l’Ontario, pourquoi ne conviendrait-il pas aux petits Anglais de Québec?* * * Les règlements du département de l’Instruction publique de l’Ontario permettent aux commissaires d’écoles, dans les régions où le français et l’allemand dominent, d’ajouter au programme officiel un cours français ou allemand de lecture, de grammaire et de composition, et cela corrige dans une certaine mesure les premiers textes, mais la Gazette se contenterait-elle encore de ceci pour les petits Canadiens-anglais, de la province de Québec?Trouverait-elle même sensé qu’au lieu de leur faciliter l’étude du français—comme les Canadiens-français de l’Ontario demandent qu’on facilite à leurs enfants l’étude de l’anglais—on obligeât les petits Anglo-canadiens à apprendre toutes les matières du programme ordinaire dans la langue qui leur est la moins familière, dans celle où les mots ont pour eux le sens le moins précis?Elle crierait vraisemblablement à la tyrannie, à l’ignorance des plus simples méthodes pédagogiques.Elle rappellerait que la langue maternelle est le plus sûr véhicule de la pensée et qu’il est absurde d’interposer entre l’esprit de l’enfant et les choses qu’il lui faut saisir le voile d’un idiome étranger.Elle aurait raison—pleinement raison.Pourquoi sa logique varie-t-elle suivant que les écoliers habitent d’un côté ou de l’autre de l’Ottawa, selon qu’ils appartiennent à sa race ou à la nôtre?OMER HEROUX.La politique au.Etats-Unis Par une de ces surprises violentes que ménage parfois le suffrage populaire, M.Théodore Roosevelt vient de réapparaître dans l’éclat de son ancien prestige.L’état des Illinois, en lui accordant une majorité de près de 115,000 voix sur son concurrent, M.Taft, a effacé Téehec subi par le colonel aux conventions primaires de New-York et de l’Indiana, et placé les deux antagonistes du parti républicain sur un pied d’égalité.M.Roosevelt a littéralement balayé l’état des Illinois, comme il devait le faire.Ses adversaires eux-mêmes lui concédaient un triomphe de ce côté; mais le chiffre de la majorité obtenue les a évidemment surpris.Ils n’étaient pas encore revenus de leur ahurissement quant la nouvelle d’un triomphe semblable en Pennsylvanie, à la convention primaire de samedi dernier, est venue jeter le désarroi dans leurs rangs.M.Roosevelt comptait beaucoup sur la Pennsylvanie où il venait de terminer une tournée triomphale.Son attente n’a pas été trompée.Sur 76 délégués élus à la convention nationale, 65 sont favorables à sa candidature.Ces deux succès de première in portance pourraient bien avoir une répercussion décisive sur le rcsle de la campagne.Pendant que l’espoir renaît dans le camp de Roosevelt, il commence à s’èvanoir dans celui de Taft.Les partisans de ce dernier — j’eu ai déjà fait la remarque à différentes reprises — n’ont pas grand’confian-ce en la popularité de leur candidat.Les chefs républicains do l’Etal de New-York — les gros ‘'in- térêts’, comme on les appelle_____ n’ont jamais paru déterminés à conduire M.Taft à la victoire.Sachant que le président actuel leur est franchement hostile, que M.Roosevelt préfère marcher tout seul et commander en maître plutôt que de se laisser conduire, ils ont agi jusqu’à présent avec l’arrière-pensée de se tourner vers un iroi-sième candidat et de le faire accepter par la grande convention nationale de Chicago.On parle de défections nombreuses parmi les délégués élus aux conventions primaires favorables à M.Taft.Ces délégués refuseraient, parait-il, de recevoir des instructions sur la conduile à suivre à la convention nationale et se réserveraient leur liberté d’action.L’avenir nous garde sans doute d’intéressantes péripéties.Signalons en passant le succès éclatant que M.Champ CIrak, aspirant à la candidature démocratique, a aussi remporté dans l’Etat des Illinois.Il a encaissé une majorité de 140,000 voix sur son concurrent M.Woodrow Wilson.C’est plus fort que Roosevelt, mais cela tire moins à conséquence, M.Clark est très connu dans les Illinois,oùil compte beaucoup de partisans à la législature locale,parmi les démocrates qui le considèrent comme un voisin.Mais comme valeur personnelle, on le dit très inférieur à M.Woodrow Wilson, ou au gouverneur Harmon.Cependant, il a beaucoup d’expérience en politique et il sait se faire aimer de ceux qui ont l’occasion de venir en contact avec lui.M.Woodrow Wilson, gouverneur du New-Jersey, a pris samedi une éclatante revanche de son échec dans les Illinois.La convention primaire des démocrates de la Pennsylvanie a élu 74 délégués favorables à sa candidature, sur un total de 76.Les deux autres dé- Poiiruu que le percement du tunnel projeté sous le Mont-Royal n endommage pas les arbres, et ne compromette nullement la beauté du site, j’ai héite de voir cela.La solidité de la montagne me rassure: ce n’est pas un si petit trou qui rendra dangereux ses beaux chemins tournants.Mais il me semble qu’avec le passage des trains disparaîtront la paix du paysage et la poésie de l’ombre, quand même les trépidations des lourdes machines ne sortiraient pas du couloir souterrain.Il suffira d’y voir pénétrer les locomotives crachant leur sale fumée, et de les savoir là, au-dessous, traînant,à grand renfort de charbon, animaux, marchandises, hommes, pour sentir mourir quelque chose de doux et de reposant.Un savant ingénieur qualifiera sans doute ces craintes de puériles: je souhaite qu’il dise vrai.Avec le progrès, les grandes entreprises modernes plus “gigantesques” les unes que les autres, et d’ailleurs profitables à l’humanité, on n’est jamais sûr de rien! Si un côté de l’existence y gagne, l’autre y perd,— et non le moindre.C’est la rançon du plus grand bien-être, de la vitesse, du matérialisme, en somme, puisque, à notre époque c’est du “physique” que l’on s'occupe davantage.Je ne vois pas bien ma montagne donnant accès à des théories de monstres noirs, empuantissant ses abords! Je m’inquiète.Trop souvent j’ai fui les tramways, les camions, les automobiles, tout ce qui est laid et bruyant, tout ce qui sent mauvais et se hâte, pour rester insensible à cet envahissement, par la locomotive bête, du seul endroit agréable, tranquille et propre que possède la ville, de Montreal.S’il faut se plier aux exigences du commerce sous ses multiples formes, que ce ne soit pas sans maugréer.Je maugrée de tout mon coéur! Albert LOZEAU.- > —i- Le télégraphe sans fils Le télégraphe sans fils vient encore une fois de démontrer sa pré-excellence en donnant aux ports d’Amérique la nouvelle que le “Titanic” avait frappé un iceberg et qu’il était en danger.Déjà, lors du naufrage du “Republic,” il y a une couple d’années, des centaines de personnes n’avaient dû leur salut qu’à la présence d’esprit et au sang-froid de l’opérateur du T.S.F.D’après les dépêches le paquebot géant de la compagnie White Star peut se tenir à flot, grâce à ceux de ses trente-huit compartiments étanches qui n’ont pas été crevés par la collision avec la montagne de glace et se diriger à petite vapeur sur Halifax.Il y arrivera remorqué par le “Virginian” et l’utilité, la nécessité même du T.S.F.aura reçu une nouvelle consécration.A 10 heures, 25 minutes, le “Titanic” télégraphiait qu’ii venait de frapper un iceberg.A 10 heures 30, le message arrivait à Halifax, transmis par le poste Marconi de Cape Race qui avait averti le “Virginian.” C’est tout simplement merveilleux! Avant l’invention de Brau-ley qui rendit possible le T.S.F.le “Republic” aurait péri, corps et biens, le "Titanic” n’aurait pas vu voler à son secours tous les bateaux dont les antennes ont pu recueillir les ondes de son appareil, tous ceux qu’ont pu avertir le poste de Cape Race.Le “Virginian” a eu le temps d’arriver à lui et de sauver ses treize cents passagers.Combien de bateaux ont sombré sans espoir de secours avant l’invention du T.S.F.ou parce qu’ils n’avaient pas d’appareils?On se rappelle l’affreuse catastrophe de la “Bourgogne” sombrée après une collision avec un trois-mâts, au large de File aux Sables, il y a une quinzaine d’années.Le paquebot disparut sous les flots, à peine vingt minutes, il est vrai, après la collision.Mais qui sait combien de personnes on aurait pu sauver, si la catastrophe avait été signalée.Et ce bateau qui sombra presque à l’entrée de la Méditerranée avec, deux mille immigrants, et tant d’autres dont les noms ne sont plus qu’un souvenir?L’expérience démontre encore une fois que tous les paquebots, tous les ports de mer, toutes les pointes avancées devraient avoir des postes de T.S.F.Fred.PELLETIER.légués sont des partisans du gouverneur Judson Harmon.M.Clark ne peut compter sur un seul délégué de cet état.Uldérlc TREMBLAY.Une déclaration explicite des “ Cloches de Saint-Boniface,” organe de Mgr Langevin.— Explications et mise au point L’OPINION DE M.ARMAND LAVERGNE Saint-Boniface, 15.(Service particulier).—Les Cloches de Saint-Boni face, organe de l’archevêché de Saint-Boniface, publient aujourd’hui, sous le titre La question scolaire, les déclarations suivantes: Notre question scolaire manitobaine vient d’entrer dans une nouvelle phase.Elle a été rouverte à la Législature pendant la session qui s’est terminée le 6 avril.Jeudi, le 4, le Gouvernement Roblin a présenté certains amendements qui ont été insérés sans opposition dans l’Acte des Ecoles publiques.Les deux partis ont manifesté des disposilions qui permettent d’espérer que l’injuste fardeau de la doftblc taxe scolaire ne pèsera pas indéfiniment sur les épaules des Catholiques dans les centres où ils sont la minorité.Ces bonnes dispositions sont le résultat le plus tangible de cette réouverture, qui est la preuve éclatante que la question n’est ni réglée ni enterrée.Nous devons déclarer que les nouveaux amendements sont assez anodins et qu’ils ne règlent nullement la question.Notre loi scolaire n’a été modifiée substantiellement en aucun point.'On a élargi le sens du mot école en lui donnant aussi le sens de classe et on a précisé ou plus exactement confirmé le sens de l’article 218, qui autorise 25 enfants catholiques dans les campagnes et 40 dans les villes à avoir nn maître catholique.C’est tout.La clause 220, défendant de séparer les enfants pendant Iqs heures de classe ordinaire, demeure dans toute sa force, comme l’a expressément déclaré l’honorable G.R.Goldwell, ministre de l’Instruction publique.D’où il est facile de •conclure que le carac tère de l’école reste ce qu’il était et que nos droits scolaires ne nous sont nullement rendus.Il est possible,—et nous le souhaitons vivement,—que des négociations avec la commission scolaire de Winnipeg, par exemple, entamées à l’occasion de l’adoption de ces amendements, aboutissent à la location de nos huit écoles paroissiales de cette ville fréquentées par 1,300 enfants.Cet arrangement permettrait aux Catholiques de retirer leur part des $90,000 de taxes annuelles qu’ils paient présentement pour des écoles dans lesquelles ils ne peuvent en conscience envoyer leurs enfants.Si ces démarches réussissent, la commission scolaire exclusivement protestante contrôlera absolument nos écoles, qui deviendront des écoles publiques dans toute la force du mot et seront de ce chef assujetties à toutes les stipulations de notre loi scolaire.Les inspecteurs, les livres et les programmes seront les mêmes que dans les autres écoles de la ville.Ce sera un soulagement au point de vue du relèvement de la double taxe, mais ce ne sera pas un règlement.C’est à beaucoup plus que nous avons droit et c’est beaucoup plus que nous réclamons.Encore faudra-t-il, pour que cet arrangement précaire s’effectue, que la majorité témoigne une grande mesure de bonne volonté et que l’esprit de justice, qui semble poindre à l’horizon, se développe et grandisse.D’où l’on peut juger combien tendancieuses, fausses et même injurieuses sont pour nous les interprétations fantaisistes données aux nouveaux amendements dans une certaine presse de la province de Québec.Pourquoi tromper ainsi l’opinion publique et essayer de créer l’impression que la minorité est satisfaite?L’OPINION DE M.ARMAND LAVERGNE M.Armand Lavergne n’a fait que passer à Montréal, à son retour de Winnipeg et de Saint-Boniface.Nous lui avons donné, par téléphone, la substance des déclarations que lui prête, an sujet de la question scolaire, la Gazette de ce matin.—J’ai été mat compris ou mal rapporté, nous dit Lavergne.J’ai sim plement dit, au cours d’une conversation, que nous étions en face d’une amélioration, mais loin encore du règlement final, que la question reste ouverte et qu’il faut continuer la bataille.J’ai même ajouté que les amendements sont fort peu de chose en eux-mêmes et que tout dépendra de l’application.J’ai ajouté que cela pourrait aboutir à l’abolition de la double taxe, mais qu’il faudrait alors accepter les mêmes livres et les mêmes programmes que les écoles publiques.Le “ Star ” et la marine anglaise Le Star continue toujours sa cam pagne pour la contribution du Canada à la défense générale de l’empire; et il tient à cette opinion, que la meilleure manière d’y participer, c’est de donner des navires de guerre à la métropole.Il argumente longuement, dans son dernier article, sur le péril du Pacifique.Et tout d’abord, à ceux qui veulent la construction d’une escadre canadienne, dans les eaux de la Colombie Anglaise, afin de faire face au prétendu péril japonais, il répond: “Il serait insensé pour le Japon, dont les finances sont lourdement obérées, qui a la tâche ardue de coloniser la Corée puis de résoudre le vaste problème chinois, qui s’impose à son attention à chaque heure de la journée, de rêver une guerre contre les Etats-Unis ,riches, lointains et puissants.Et le Japon n'a pas encore donné de symptômes d'insanité.” Donc, au dire du Star, le péril japonais n’exisle pas, pour le moment; et il n’existera pas non plus, tant que durera l’alliance anglo-japonaise.Celle-ci, toujours selon le prophète impérialiste, durera probablement aussi longtemps que la suprématie navale anglaise, dans la Mer du Nord.Il y a bien la question chinoise, qui préoccupe aussi le journal de M.Graham, mais il en fait abstraction pour l’heure.Il s’agit, selon lui, — et il l’exprime aussi clairement qu’il le peut, — que toutes les colonies de la Grande-Bretagne contribuent à l’augmentation de la flotte de la Mer du Nord pour que, du coup, la paix règne dans l’univers, — ou du moins dans le nord de l’Europe, et dans le Pacifique.Au surplus, prétend le Star, en supposant que le Japon rompe l’alliance anglo-nippone, la Russie et la Grande-Bretagne sont en si bonne intelligence, aujourd’hui, que “la Russie pourrait transporter ses troupes à loisir, cl les conduire jusqu'au Japon, sons l’escorte de navires de guerre anglais.” Donc, encore une fois, “si nous pensons au littoral du Pacifique, il faut convenir que, pour nous, le fait de contribuer à l’augmentation des escadres impériales dans' la Mer du Nord vaut un million de fois mieux que de nous tancer dans la construction d'une escadre pour le littoral de la Colombie Anglaise, et qui puisse suffire seule à tenir tête au Japan et à la Chine." Nous avons résumé là aussi jus- tement que possible la thèse du Star.Contribuons au maintien d’une escadre puissante dans la Mer du Nord, et tout de suite le péril oriental s’abolit, de même (jue le péril allemand, et la paix de l’Em pire est assurée pour une longue période.La thèse semble fort simple.Mais, on réalité, les fails la justifient plus ou moins; et la diplomatie anglaise, comme celle du Japon et de l’Allemagne, est autrement compliquée que l’indique le journaliste du Star.Tl l’admet implicitement lui-même puisqu’après avoir conclu à la non-exislence pour l’heure du péril japonais, il en vient à envisager la possibilité d’une guerre où la Russie, avec l’aide de la Grande-Brclagne, mènerait ses soldats au Japon, sous la conduile d’une escadre anglaise.Et si jamais cette éventualité se présente, la Grande-Bretagne pourra se dire qu’elle s’est suscitée à elle-même un rival dans le Pacifique, grâce à la paix qu’assure temporairement au Japon l’alliance contractée avec la Grande-Bretagne, et renouvelée il n’y a pas long temps, sans que i& métropole ait cru devoir consulter ses colonies à ce propos.Il esl excellent de tracer sur le papier des lignes dont la conclusion est toujours: “Donnons des navires de guerre à la Grande-Bretagne”; mais autre chose est de prévoir justement où aboutiront les menées diplomatiques des grandes puissances.Et il semble bien que les conseils et les exhortations de M.Graham ne valent pas plus que celle du premier venu, qui lit un tant soit peu les dépêches de presse.Au moins celui-ci, s’il a la moindre notion du bon sens, se dira-l-il qu’avant de prêcher aux colonies la contribution à la défense générale de l’empire, il conviendrait que In Grande-Bretagne nous dise au juste si elle a besoin de notre aide, dans quelle mesure, et quel mode lui conviendrait davantage.Georges PELLETIER.HENRI BRISSON Avec Henri Brisson disparaît l’une dos figures les plus connues du parti républicain anticlérical.Il tenait figure de patriarche dans ces milieux.Le Club Morin Tous les membres de ce club sont prié* de ee rendre « « *> ?) « «d 4 «P « 4 4c «t 4c «d « « « 9 «5 4c 4-.5 «d 9 *: S «é « 4 4! «é «é 4c 4à 4b 4 4b 4b 4b 4c 9 4b 4b 9 *.4c 4b 4c U 99 ^askatchewax E& un Centre Important et C.P.domine CONFIRME LES SOUPÇONS QU’UN MEURTRE A ETE COMMIS PRES DE LONDON.Qui, situé sur deux grandes lignes transcontinentales (CLT.P.R.) et servant de terminus à trois autres embranchements, toute la région fertile qui s’étend entre Saskatoon, Régina et Moose Jaw, à l’Est, et Calgary et Edmonton à l’ouest.Ses nombreuses voies ferrées’ qui recueillent les ressources de cette vaste région et lui apportent les richesses de l’incomparable prairie de la Saskatchewan, remplissant jusqu’à leurs limitas ses greniers et ses entrepôts, ne peu vent avoir pour résultat que d’en faire en quelques années une ville grande et prospère.Elle offre un site résidentiel idéal et un climat sans pareil.Achetez pendant que les terrains sont bon marché et 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demandeur, vs Isidore Larocque, défendeur.Le 26ième jour d'avril 1912, à dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 591 rue Mentana, en la Cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice, les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, cons-sistant en meubles de ménage, etc.Conditions: argent comptant.J.E.COUTtt; H.C.8.Montréal, 15 avril 1912.’ PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 3178 —Dame A.Dubé, demanderesse, vs Joseph Insenga, défendeur.Le 25iômo jour d'avril 1912, à onze heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 1766 Boulevard Saint Laurent, en la Cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions: argent comptant.J.E.COUTU, H.C.S.Montréal, 15 avril 1912.La (amine, en Chine Shanghai, 15.— Des milliers de personnes meurent tous les jours de la famine et, si les secours n’arrivent pas nombreux, la république toute entière sera ravagée par la peste.Les fonds que possède le comité de secours seront épuisés vers la fin du mois, et encore l’aide «pi’il donne est bien faible.11 n ’y aura pas de récolte avant le premier juin et il faudrait $300,000 tout de suite pour empêcher la mort d’autres milliers de pauvres gens, d’ici deux on trois mois.Vancouver, 15.— Huit cents passagers-, la plupart chinois, passeront deux semaines en quarantaine à William Head.Us sont arrivés par le paquebot “Mountagle” de la compagnie du Canadien Pacifique, sur lequel un Chinois était mort de la vérole.AVIS est donné au publie qu'en vertu de b première partie du chapitre 79 des Statuts i d-visés du Canada, 1906, désigné “Loi d.s Compagnies”, il a été délivré, sous le sceau du Secrétaire d’Etat du Canada, des lettres patentes en date du i9e jour de mars 19T J, constituant en corporation Léopold Guérin et Boisdoré Pa»et-Raymond, avocats, Fabiola Lefebvre et Joséphine Chartrand, sténogra-phes, et Raoul Bertrand, commis, toug de la cité de Montréal, dans la province de Québec, pour les fins suivantes (a) Faire le com-raerce » immeubles dans toutes ses diverses spécialités, et acquérir par achat, échange, bail ou de toute autre manière et détenir, cultiver, diviser, subdiviser en lots, rues, ruelles et squares toute propriété de la compagnie, et la développer, améliorer, arrenter, échanger, vendre ou en disposer autrement ou faire la commerce de biens-fonds et terres en culture ou non et tout intérêt s’y rattachant; (b> Paire des avances de fonds par voie de prêts aux acheteurs, détenteurs, locataires ou propriétaires de toute partie de la propriété de la compagnie, aider à l’érection de bâtisses des embellissements, ériger des édifices ou faire le commerce de matériaux de construction: (o) Se fusionner avec toutes autres compagnies dont les objets sont en totalité ou en partie semblables à ceux de la présente compagnie, ou qui pourraient être avantageusement conduits en rapport avec F industrie de la présente compagnie; (d) Prendre et détenir, comme garantie du remboursement ou comme compensation de tous contrats faits par lu compagnie, des hypothè-oues ou valeurs de toute nnturc que ce soit; (e) Acheter, acquérir, détenir, vendre, céder et transférer les actions, débentures et toute* autres pleurs de toute compagnie ou corporation engagée dans une industrie que la présente compagnie est autorisée h exercer, ou exerçant une industrie capable d’être conduite de inaniere h profiter è la présente compagnie ; (f) Répartir et émettre comme acquittées les parts du copital-ftctions de la présente compagnie en paiement de’ toute franchise, entreprise, propriété (mobilière et immobilière), actions, débentures, valeurs, marchandises.droits, privilèges, brevets, licences ou contrats que la compagnie pourra acquérir ou faire ou en règlement de toute réclamation ou obligation do la compagnie et aussi en paiement de services rendus à la compagnie ; (g) 8e charger et payer tous gages, hypothèque?et autres charges qui pourront exister sur les immeubles que la compagnie achètera; agir en îïx • n*en** e* courtiers d’immeubles ; u- * exécuter tous les autres actes et objets reliés ou utiles h l'accomplissement des fins et objets de la compagnie constituée par la présente charte.La compagnie exercera son industrie par tout le Canada et ailleurs sous le nom de “Montreal Island Land Company.Limited” avec un capital actions d« cinq cent mille dollars divisé en 5,000 actions de cent dollara chacune, et le principal Heu d affaires de la dite compagnie sera en la cité «c Montréal, dans la province de Québec, Daté du bureau du Secrétaire d’Etat du Canada, ce 22e jour de mars 1912.THOMAS MÜLVEV, Sous Secrétaire d’Etat.t-ORAXGER, 8T-GEBMAIN, GUERIN ET RAYMOND, Arocati.«.y r * U LE DEVOIR, Lundi, 15 Avril isi2.A LE CONGRÈS DE CALGARY ET L’ACTION OUVRIÈRE Etude lue à la dernière séance de T École Sociale Populaire, par M.Arthur Saint-Pierre, secrétaire de l’École ( Suite et fin ) UNE RESOLUTION DES DELEGUES DE LA PROVINCE DE QUEBEC.La première tentative dont j'aie retrouvé les traces, fut faite on 1905, à !a convention du congrès des Métiers ;t du Travail, tenue à Toronto, quand l’Exécutif de la province de Québec proposa une résolution “ Recommandant iux consAls des Métiers et aux unions 3e la province de Québec, de former des partis ouvriers, chaque fois que :ela est possible.” (Ü) Cette tentative échoua, la Convention ayant refusé de se prononcer sur une question qui n’intéressait que la province de Québec.En 1906, les partisans de l’action po-itique par les unions furent plus heureux, ils réussirent à fatre adopter par e Congrès réuni cette année-là à Victoria, Colombie Anglaise, la résolution suivante que je cite textuellement : “ 1.—Que ce Congrès patronise l’idée 3’envoyer des représentants du travail lu parlement et aux législatures loches, dans le but immédiat de sauvegar-3er les intérêts des classes ouvrières lu Canada.“ 2.—Que les moyens jugés nécessaires, pour en arriver à pareil résultat, sont hors de compétence de ce Con- JT-èB." 3.—Que le programme des principe» imis par ce Congrès, soit celui recommandé pour adoption, par ceux qui se lancent dans la lutte pour faire triompher cet effort indépendant.”4.—Qu’immédiatemènt après l’ajournement de cette convention, l’Exécutif provincial de ce Congrès fasse les démarches préliminaires pour convoquer me convention des unions du travail ^ de leurs provinces respectives, et de ^ ceux en sympathie avec les organisations du travail, dans le but de former une association effective, pour assurer l’élection des candidats ouvriers.“ 5.—Qu’après la réunion et l’organisation de pai-eilles conventions, les onctions des conseils exécutifs provin-:iaux relatifs à cette question, cesseront d’agir.” (10) A la suite de la convention de Victoria, des partis ouvriers s’organisèrent sous les auspices des unirons internationales, dans les provinces d’Ontario, du Manitoba, de la Colombie-Anglaise.(11) Subséquemment le parti ouvrier fut organisé dans la province d’Alberta, (12) encore sous l’inspiration des unions ouvrières.Le parti ouvrier de la prononce de Québec existait depuis plusieurs années, et c’était toujours les binions internationales qui l’avaient fondé et qui sontinuaient à le faire vivre.| Or, nous savons déjà que, d’après leur constitution, les unions internationales n’ont pas le droit do s’occuper de questions politiques.Tout le mouvement politique au sein de ces inions s’est donc poursuivi non seulement à l’encontre de l’esprit qui a présidé à la fondation, mais encore en violation flagrante de leurs règlements.La position est évidemment fausse.De plus il reste encore certains syndicats qui reiusent de se laisser entraîner dans le tourbillon politique, et qui l’appuient sur leur constitution pour justifier leur refus.C’est pourquoi !es partisans de l'action poli-Sique ont fait adopter, à la dernière convention du Congrès des Métiers, une résolution invitant les unions internationales à effacer de leurs règlements tout article qui leur interdirait de s’occuper de questions politiques.(14) Que les unions so rendent à cette invitation et ce sera, dé finitivement, la mainmise des politi ciens sur l’organisation internationale du travail dans notre pays.LE SOCIALISME A LA CONVENTION DE CALGARY L’événement est d’autant plus à re-^ douter que les politiciens dont il s’agit sont tous, ou presque tous, des so-îialistes.Il ne faut pas en effet so laisser prendre aux étiquettes: on eu a vu de très belles recouvrir une marchandise avariée! Nous serions d’autant plus inexcusables de nous laisser tromper par l’enseigne de parti ouvrier, que certaines organisations à principes socialistes affichent avec ostentation, que les moyens ne nous manquent pas pour nous assurer du caractère véritable de ces organisations.Parmi ccs moyens la brochure que nous analysons se place au premier rang en nous apprenant l’état d’esprit qui existait, à la convention de Cal-gary, à l’égard du socialisme.Je crois avoir mis en pleine lumière, dans une publication récente *(lû) ce (9) Gazette du Travail, octobre 1905.p.456.( 1(1) Gazette du Travail, octobre 1901, p.433.Je cite textuellement en respectant le style et l’ortographe.(11) Compte rendu officiel de la Convention de Winnipeg ( 1907).(12) Compte rendu officiel de la convention de Halifax (1908).(14) Compte-renuu officiel de la Convention de Calgary, 1911; p.81, résolution No 25./ (15) — “L’Organisation Ouvrière dans la province de Québec’’.En ven te aux Bureaux de l’Ecole Sociale Pupillaire, 1075 rue Rachel, et chez Beau-chemin.Prix 10 sous l’exemplaire.fait que le programme du parti ouvrier de Montréal contient plusieurs articles qui, sous une phraséologie em brouillée probablement à dessein, ea client mal l’absurde niais dangereuse doctrine dans sou dernier rapport officiel, m’apporte une corroboration inattendue mais précieuse.Suivant lui, eu effet, il n’existe aucune différence es sentielle entre la doctrine politique Je ceux qu’il appelle les “francs-unionistes’’ et celle des socialistes.Voici d’ailleurs ses propres paroles: ‘ Ce n’est pas le moment de luttes mesquines entre les “francs-unionistes’’ et les “socialistes”.Les pre miers sont prêts à agir, mais prudents; les derniers sont enthousiastes, optimistes et un .tant soit peu impatients de la lenteur de leurs frères.Mais ils s’approchent tous de ce point que dans la géométrie ou appelait “coïncident”.Le plus tôt ils “coïncideront” pour les besoins présents, dans un sens politique, mieux ce sera pour le peuple en communion.(16) Le rapport de l’Exécutif d’où ce passage est tiré fut soumis d’abord à un comité spécial, qui en recommanda l’adoption, puis aux délégués, qui ! ’approuvèrent.Et ce n’est pas la seule preuve de sympathie que la convention de Cal-gar yaccorda aux principes socialistes.Voici une couple d’extraits du rapport de M.R.P.Pettipiece, délégué à la Convention de 1911, de la .fédération américaine du Travail, et socialiste militant de la Colombie-Anglaise.“Je rencontrais, dit M.Pettipiece, rendant compte de sa mission, plusieurs délégués qui étaient assez grands pour oo-m-prendre que ce n’était pas un crime pour les unions de métiers d'Amérique, d’appartenir au parti socialiste international.” (17) Et plus loin : “Avec le pressurage que la classe dominante fera sentir aux ouvriers et la triste expérience tenté pour rencontrer les employeurs sur le plan inégal du monde industriel, je puis voir que l’éducation, une organisation plus é-troite et un travail politique indépendant uni sont destinés à renverser le pouvoir du capital et à proclamer la liberté industrielle “pour la seule par-i tie utile de la société humaine — la classe duvrièro.” (18) Le rapport de M.Pettipiece fut adopté, sans amendement, par la convention.(19) On sait que l’antimilitarisme est un des dogmes fondamentaux dm socialisme.Sur cette question la oonventicta d'e Calgary-est allée aussi loin que la fameuse Confédération Générale dm Travail, de France, et plus loin que le parti socialiste allemand : elle a adopté une résolution recommandant la grève générale en cas de guerre.A oici le texte de la partie essentielle de cette résolution : “Attendu que les ouvriers de plusieurs pays sont maintenant au fait que “les capitalistes du monde, causent toutes les guerres et qu’on devrait les laisser livrer tous les combats” et attendu que l’idée d’une grève générale de telus les ouvriers dans les pays désirant la guerre est, le meilleur préservatif ; qu’il soit done résolu que le Congrès des Arêtiers et du Travail du Canada répande l’idée d’une grève générale des ouvriers entre les pays désirant la guerre, pour la prévenir.(20) On pourrait entre qu’une assemblée capable d’adopter ,cette résolution et d'approuver des déclarations comme cilles que je vous citais tout à l’heure, n’aurait éprouvé aucune répugnance à se prononcer on faveur du collectivisme intégral, mais on se tromperait.Deux résolutions demandant d’inclure dans la declaration d'n principes du Congrès des Métiers - l’abolition du salariat et la propriété collective furent en effet soumises aux délégués et rejetées par eux.( 21 ) Il n’en reste pas moins évident — et c’est le compte-ronou officiel de leurs délibérations qui le prouve, qu’un fort élément socialiste existe dans les organisations ouvrières internationales et y exerce une influence considérable ; influence qui est appelée à grandir dans la mesure exacte où ces organisations se laisseront entraîner "'sur le terrain politique.C’est là un fait incontestable, d’un-très grande gravité et qui, donc, méritait d’être signalé.UNE CITATION DE M.ETIENNE LAMY Pour .vous reposer de la mauvaise prose que.je vous ai citée jusqu’ici et.de la mienne, je terminerai cette longue causerie par une citation do AT.Notes Judiciaires (16) —Rapport officiel de la Convention Je Calgary, p.15.(17) —Rapport officiel de la Convention de Calgary, p.4 7.( 17 ) Rapport officiel de la convention de Calgary p.17.(18) Ibid, p.48.C’est moi qui ni souligné.(19.) Ibid.p.196.(20) Ibid, résolution No 60; p, 85.(21) Ibid, résolutions 66 et 83, p.107.La résolution 83 demandait un changement immédiat ; la résolution 66 ne devait prendre effet qu’au mrf-ment où le Congrès des Métiers entrerait dans l’arène politique.JUGEMENT CONTRE LE“STAR” L’hon.juge Archibald a accordé $500 de dommages au Dr E.I).Aylen, d,e Alaisonneuve, dans une action au montant de $25,000 que ce dernier avait prise contre le Montreal Star.La cause de cette poursuite est la publication de certaines allégations contenues dans un bref, lors d Txue action prise contre le docteur, il y a quelque temps.Le défendeur plaidait que ce bref, faisant partie des procédures judiciaires.était privilégié et susceptible d’être publié.La cour a rejeté cette prétention.Cependant, la réclamation est réduite à $500 du fait que le journal a offert au demandeur de publier une rétractation.“HABEAS CORPUS” COMPLIQUE Une cause peu ordinaire se plaide actuellement devant le juge Charbon-neau.AI.Léonard Lenain, de France, poursuit M.A.Sohier, de Montréal, pour rentrer en possession de son enfant, qui est aussi la petite fille de ce M.Sohier.Lenain qui, à la mort de sa fomme.avait laissé la garde de sa petite fille à ses beaux-parents, est revenu, la semaine dernière, réclamer son enfant, et, sur le refus des grands-parents de rendre la fillette, il se munit d’un bref d’habeas corpus.Mais la grand’mère se’st enfuie avec l’enfant, et Sohier est venu déclarer par deux fois à la cour qu’il ignorait comqilètement où s’était réfugiée sa femme.Le juge rendra sa décision mardi, dans cette affaire compliquée.Sohier est passible d’emprisonnement pour n ’avoir pas produit l’enfant en cour, si les raisons qu’il a alléguées ne sont pas trouvées suffisantes.EPOUSE CONTRE MARI Le juge Archer a accordé la séparation de corps à une femme de Michigan, et dont le mari réside à Montréal.La femme alléguait que son mari l’avait abandonnée, et celui-ci, de son côté, prétendait que c’était son épouse qui l’avait fui avec son enfant.Mais comme le mari n’a pu prouver ses prétentions, jugement a été rendu contre lui.LES COMMANDES SUR CATALOGUE.M.A.Casavant réclamait $109.66 de M.Patenaude, prix d’une commande de jouets délivrés par lui nu défendeur, et qui avait été achetés sur la seule description d’un catalogue.Jugement a été rendu en faveur du demandeur, car celui-ci a prouvé que les jouets étaient tels que décrits par le catalogue, et que Patenaude avait signé la, commande sans voir les échantillons des marchandises.EN COUR DE REVISION La cour de révision a accordé à Mme Lafontaine, d’Upton, la.séparation de corps que la Cour Supérieure lui avait refusée.Les époux Lafontaine se marièrent en 1906 et eurent trois enfants.Après la naissance du dernier, la femme quitta son mari pour aller demeurer chez ses parents, et elle intenta une action en séparation de corps, alléguant mauvais traitement de la part de son mari.Celui-ci nia cette allégation et prétendit que sa femme était jalouse, qu’elle lui à souvent reproché son manque de fortune et lui a plusieurs fois désobéi en présence d’étrangers; elle faisait des dépenses exorbitantes.Cqppndant, le mari ne* 1 put prouver ses allégations, et comme les accusations portées contre lui sont amplement prouvées, la cour accorde la séparation à la demanderesse.Etienne Lamy, l’écrivain éminent que l’Académie française a chargé de la représenter à nos grandies assises nationales qui se ûcjidront à Québec en juin prochain.M.Lamy parle des radicaux français, mais j’invite n is politiciens canadiens qui comme eux s’associent volontiers aux socialistes pour faire leur cuisine électorale, il méditer les graves paroles de l’illustre académicien, et à se demander où ils vont, et cm ils conduisent haïr pays.“ Dans la question sociale, dit AI.Lamy, ils (les radicaux) ne voient qu’une question électorale.Mais cette fois nous touchons au plus grand pé-Iril que l’avirltté politique des hommes ait encore fait courir à Ig France.Par jcçla même qu’ils n’ont pas un fonds solide de doctrine, ils se trouveront, dans la complicité où iis s’engagent avec les socialistes, inférieurs à leurs alliés ; ils laisseront échapper, pour être réélus des promesses irréparables.Et si, grâce ft elles, ils remportaient, le lendemain ils devront ou s’exécuter, et le commencement de la liquidation sociale sera le commencement de l’anarchie, ou résister, c’est-à-dire soulever Jes fureurs do ceux qui sc diront trahis, et peut-être il faudra une fois do plus noyer dans le sang du peuple les espérances dont, on l’aura trompé.” (22) Elle périt dans les flammes UNE INSTITUTRICE MEURT DES SUITES DE BRULURES ET D’ASPHYXIE CAUSEES PAR L’INCENDIE D’UNE MAISON DE TROIS ETAGES.Mlle Annie Louise Gingras, une institutrice privée, a perdu la vie hier matin au cours d’un incendie qui a détruit l’intérieur d’une maison de trois étages, No 133 rue Metcalfe.Mlle Gingras occupa t une chambre i l’avant de la maison.Elle tenta de sauver quelques vêtements.C’est e qui la retarda.Car si elle était descen due aussitôt qu'elle eût connaissan e du feu ü est tout probable qu’elle serait vivante en ce mothent.Lorsque les pompiers arrivèrent et purent pénétrer dans la chambre de la jeune fille, ils la trouvèrent à genoux au feu! Mme Chut était dans Ja cut-core.On la transporta dans une chain bre voisine où les médecins ambulanciers tentèrent de la ranimer.Ce fut en vain.Aille G ngras expira au bo.it d’une dizaine de minutes.Son cor s fut conduit à la morgue.Aline Clint était la maîtresse de la maison incendiée.Elle ignore absolument comment le feu a pu se déclarer.Au moment où elle entendit le cri :e au feu! Aime Cütn était dans la cuisine.Les flammes sortaient de ta chambre à coucher.Le travail des pompiers a été splendide.Au moment de leur arrivée, !e feu avait fait tellement de progrès, qu’il s’était répandu du rez-de-ehaus Bée où il a commencé, dans la chambre de Aime Clint, jusqu’au troisième étage, causant de grands dommages.Questionné sur les causes de cet ineeli die et sur un si rapide développement, le sous-chef Marin a déclaré qu’avant de sonner à l’avertisseur, les gens de la maison avaient appelé les pompie*s par téléphone et que n’obtenant pas de réponse ils avaient alors sonné à 1 ’avertisseur; de là le retard, si terriblement grave de conséquences, ’qui a permis à l’élément destructeur de gagner du terrain de fairn-une vrcG-me.Conflagration à Augusta VINGT-CINQ PERSONNES ONT FAILLI PERIR DANS UN HOTEL DURANT LEUR SOMMEIL.Augusta.Ale.15.— Un içcendie, qui s’est déclaré clans la bâtisse du City Hôtel, sur la rue Water, un peu après minuit, s’est répandu rapidement au Théâtre Comique et aux bâtisses avoisinantes.A ingt-cinq personnes, qui dormaient, aux étages supérieurs de l’hôtel, no purent qu’à grand’peino se sauver des flammes.La plupart ont été forcés d’abandonner leurs hardes.Le feu a origine dans un magasin de fruits tenu par Robert Miller, dans le soubassement’ de l’hôtel, et il a attaqué, en peu d’instants, les magasins voisins, entre autres l’établissement de marchandises sèches de N.Richmond, et un autre magasin de fruits, la propriété de Louis Levine.L’hôtel, qui a été complètement détruit, était tenu par Mme Belle Murray.Le feu s’est ensuite communiqué au Théâtre Comique, et puis à la boulangerie de MAI.Hand et Stearns.Toutes ccs bâtisses étaient construites en bots.Toute une famille décimée CINQ ENFANTS SONT MORTS D’EMPOISONNEMENT PAR LA PTOMAINE.Retraites fermées REUNION ANNUELLE DES ANCIENS RETRAITANTS.Charlottetown, T.P.E., 15„ — La population de St.Alary’s Road est vivement émite par une.tragédie qui n'est déroulée dans la famille de AI.et Mme Alages, qui demeurent à six milles de Alontagu.Cette famille a vu, en deux jours, la mort de cinq de scs enfants sur six.On suppose que le décès est dû à à l'empoisonnement causé par l’usage Je harengs gâtés.Le sixèmo enfant était heureusemeent absent de la mai son.Après le dîner, les enfants et leur mère se plaignirent de violentes douleurs à la tête et à l’estomac.Les cinq enfants, malgré les soins du médecin, moururent quelques heures plus tard.Le père et la mère en réchapperont.A estation de deux banquiers LE PRESIDENT ET LE DIRECTEUR D’UNE INSTITUTION DE LANOUVELLE-ORLEANS SONT ACCUSES DE COMPLICITE.Nouvelle-Orléans, 15.— Eugène F.Buhler, président de la banque Teutonic, et Joseph H.Gomüa, directeur de la même banque, ont été arrêtés hier sous l'accusation d’avoir fait de faux rapports à l’inspecteur en chef des banques.Frank J.Braud, autrefois assistant-caissier de cette banque et aujourd ’hui comptable, a été arrêté sous l’accusation d'avoir détourné $60,000 des fonds de la banque.Brand se retira de la banque il y a près d’un an et l’on dit que les deux directeurs arretés tentèrent de cacher sa faute lors de l’inspection des livres de la banque.Le président est très bien connu dans les cercles financiers et sociaux.Il est le président de la Teutonic Loan & Building Co.et directeur d’une compagnie locale d’assurance.La banque Teutonic a un capital de $200,000 et un surplus do $77,000.Plus de cent anciens retraitants ont répondu hier à l’appel du comité des Retraites fermées.Après la messe, il y eut assemblée générale à la maifccfn d’œuvres des Pères Jésuites, do F Immaculée Conception.Ixi R.P.Bon-compain souhaita à tous la bienvenue, rappela on termes émus le souvenir du Frère Germain, un jeune frère coadjuteur décédé, net hiver, après s'être dévoué tout l’été à la maison de retraites, puis indiqua aux anciens retraitants quel apostolat ils devaient exercer.L’élcetion du nouveau comité des Retraites fermées suivit, puis le programme des retraites polur 1912 fut en partie arrêté.Le Père Archambault fit alors faire à ces auditeurs, un rapide tour du monde en dix minutes, juste le temps de nous arrêter aux principales maisons de retraites fermées à l’étranger, particulièrement en France et en Belgique, et de jeter un coup d’œil sur les œuvres admirables qui m sont nées.AI.Arthur Saint-Pierre termina la réunion par un rapport sur les retraites fermées au Canada.Inaugurées en 1903 par l'Association Catholique de la Jeunesse Canadicnne-française, elles comptèrent, cette annee-là, 38 retraitants.Ijc nombre monta à 183 en 1910.Il fut l’an dernier de 118 (hommes et femmes ) A’oici les membres du nouveau comité : MAT.J.-A.Prcndergast, président; J.A.Vaîllanéourt et le docteur C.Bernier, vice-président ; Arthur St-Pierre, secrétaire ; Louis Purent, assistant secrétaire .AL J,-J.Rrty, trésorier ; Hercule Alondou, Edouard Oohier.Arthur Laratnée, L.J.Rivet, Rosario Genest, Charles Langlois.J.Gauvreau, AU)., V.-E.Beaupré, G.TT.Baril, AU).Rosario Vincent, Guy Vanier.conseillera; R.A.Louis Bonoompain, S.J., directeur.lyes retraites commenceront au mois de niai.La liste en sera bientôt publiée.La banque perd son appel Edmonton, Alta, 15.— La cour suprême de l’Alberta a renvoyé, ce matin, l’appel de la Royal Bank dans sa cause contre la Great Waterways.Le juge, en chef Harvey dit que chaque membre du tribunal avait préparé des conclusions écrites, mais que tous s’accordaient sur la question prin-eipale.Les juges Scott et Simmons sont dissidents sur un point, à savoir que le gouvernement ne devrait pas recouvrer l’intérêt sur le dépôt qui était entre les mains de la banque antérieurement à la réclamation.Tarif des sténographes En vertu d’une proclamation du lieutenant gouverneur en conseil, le tarif des sténographes pour les matières criminelles sera, à partir du 1er mai, comme suit:— Tarif des clercs de la couronne.Pour frais de sténographie: Sur les dépositions sténographiées et la transcription des notes, par cent mots, $0.20.Par cent mots quand les notes ne sont pas transcrites, $0,10.Pour chaque copie additionnelle.$0.02 1-2.Le tarif est le même pour les clercs de la Paix.GRAND TRUNK! R Al LWAY SYSTEM LA SEULE DOUBLE VOIE FERRE» I*« TRE MONTREAL, TORONTO, KAMIL* TON, NIAGARA FALLS, LONDON.DE* TROIT ET CHICAGO.L» plus longue double-voie ferrée continu» de Punivert, loua une aeule administration.* TORONTO en 7K HEURES par “l'International Limité’’ Le train le plus beau et le plue rapide du Cas nada quitte MONTREAL à 9.00 a.m, tou( l les lours.'A QUATRE TRAINS EXPRESS PAR JOUR MONTREAL, TORONTO ET L’OUEST ’ 9 a.m., 9.45 a.m., 7.30 p.m., 10.30 p.m.Wagons-buffet, salon et bibliothèque au/ trains du jour; wagons-lits “Pullman** éclat rés à l’électricité aux trains de nuit.PLUS HAUTE CLASSE D’EQUIPEMENT?SERVICE DE TRAIN Le train laissant Alontréal à 4.50 p» m., pour Rouses Point et* le train lai* sant Rouses l’oint à 6.50 a.m., pouf Montréal, circulent viâ Iberville.L< service continuera jusqu'à la fin df 1’été.EXCURSIONS DE COLONS Des billets aller et retour pour l'Ouest Canada, vid Chicago, seront en vente les Iflj 80 avril; 14, 28 mai; 11, 25 juin; 9, 28 juilj let; 8, 20 août; 3, 17 septembre, à des prig très réduits.Prix réduits pour les différents points de la côte du Pacifique Jusqu’au 15 avril inclusivement.Passage simple de seconde classe pour es Ions de MONTREAL viâ CHICAGO S NELSON VANCOUVER, VICTORIA, WEST» MINSTER, 0.A„ SEATTLE, SPOKANE.T As COMA, Wash., PORTLAND, - Ore.SAN FRANCISCO, LOS ANGELES, DIEGO, Cal., MEXICO CITY,- Mox.Prix réduits pour autres endroits.WAGONS-LITS POUR TOURISTES Laissent MONTREAL pour CHICAGO, led lundi, mercredi ët vendredi ô 10.80 p.m.BUREAUX DES BILLETS EN VILLE : 180 rue St-Jacques.Tél.Main 6905, ou gw re Bonaventure.PO K ANE.T As $47.70 IELES, SAJ4 $49.00 Le Socialisme aux Universités Inauguration d’Orgue U« soir, à l'occasion de l’inauguration d’un nouvel orgue do la paroisse St-Alphonse d’Youville, il y aura dans l’église tin fort, jctli concert sacré dont Voici le programme : PROGRAMME 1.Ouverture.“Gilded Bond’’.L.P.Laurendeau Par la Société Musicale Ste-Céoile Sous la direction de M.A.S.Pendit.2.Les Sept Paroles du Christ.Théo.Dubois 1ère PARTIE Chorale du Sault-au-Recollet Sous la direction do M.Avila Prévost 3.Récital sur orgue .Dr L.A.Hôliiprt Organiste de St-Yiateur Outremont 4.Fantasia.“A Queen of Spring” .P.Hans Faltb Société Musicale Ste-Céeile.5.Dr L.A.Hébert — Dans son réper- toire sur Orgue.6.Los Sept Paroles du Christ.2ènie Partie Chorale Ju Sault-au-Réoollet 7.Grand March, “Our Arcostcfrs" .L.P.Laurendeau La Société Musicale de Ste-Céeile.8.Sortie.Dr L.A.Hébert Organisé par le docteur J.A.Caisse, médecin d’Youville.IF PACIFIQUE CANADIEN La plus longue voie doubUf au Canada H Spacieux wagons-dortoirs éclairés t l’éleo» trlclté et nouveaux wagons à compartiment^ au train de Montréal à Toronto Départ tous les jours à 10.45 p.m., pottfl la gare Yonge.Aucune autre compagnie ne possède es^ équipement de haute classe.Les trains pour la Gare Union, Toronfcd^ partent à 8.45 a.m., à 10.00 p.m.TAUX REDUITS JUSQU’AU 15 AVRH.I! Billets de seconde classe pour colene dé! Montréal à NELSON ET SPOKANE, VANCOUVER.VICTORIA, SEATTLE ET C il *7 PORTLAND.SAN FRANCISCO.LOS ANGELES, SAN DIEGO, CITE SE MEXICO, $49,00 Taux réduits pour plusieurs autres stations.EXCURSIONS DE COLONS -A- MANITOBA, SASKATCHEWAN ET ALBERTA Avril, 16 et 30 et les deuxièmes raardit jusqu’au 17 septembre 1912.Billets bons pour 60 jours.Wagon-lit de touristes pour Vancouver e^ - ‘ -1.80 m., et 10.1 Une “ détonation ” ébranle West mount ( 22 ) Quelques œuvres et quelques ouvriers, p.181.Ce Journal est Imprimé.nu No 71a, à Montréal, par La Publicité” (à responsabilité Limi' tée).Henri Bonrasaa.direrteur-jrérvnt.Tne détonation terrible s’est produite hier soir dans la partie ouest de la ville.Les résidences ont été secouées, les lumières électriques se sont éteintes, les tramways ont fait une assez longue panne et quand on a cherché la cause de tout ce trouble, on n’a pu la localiser.La détonation éclata vers 10 hrs.30 hier seftr.On crut à un coup de tonnerre.Immédiatement après ie service de la compagnie Paraguay fut complètement, intercepté.Westmount fut plongé dans l’obscurité et, plusieurs machines, mues par l’électricité, arrè-tèi'ent.La détonation et le choc ont effrayé grand nombre de personnes.Londres, 15.— Vendredi prochain, à Manchester, aura lieu la premiiY' conférence socialiste interuniversitaire.Le but de la conférence est la formation d’une fédération socialiste parmi les universités du monde.Jusqu’ici Oxford, Cambridge, Londres, Edinbourg, Glasgow et les Universités d’Irlande, ont donné leur adhésion.Le programme comprend la poussée à imprimer au mouvement socialiste dans les universités; l’étude des problèmes co-ciaux, politiques et scientifiques; la publication dos états et autres documents d’ordre public, etc.Une église s’effondre ET PLUS DE 200 PERSONNES SONT PRECIPITEES DANS LE SOUS-SOL.— DEUX MORTS.Harrington Park, N.J., 14.— Deux personnes ont été tuées et plus d’une vingtaine blessées sérieusement dans l’écroulement du plancher de l’église de Notre Dame de la Victoire.Trois cents personnes furent précipitées dans le soubassement.L’église n’était pas encore terminée et l’on faisait des préparatifs pour lîi pose de la pierre angulaire; Les morts sont.: Nicholas Oltingen, de Westwood, N.-J,, Madame E.IL Oelkern, de Partridge, N.-J.Un navire anglo- chinois sombre Amoy, 14.— Une chaloupe dans laquelle étaient les passagers du navire anglais “ Seang-Chun ” a.chaviré aujourd'hui et quarante personnes, dont la plupart des femmes se sont noyées.Le “Seang-Chun” venait d’arriver de Singapore.Les batailles de coqs ON A ESSAYE DE RESSUSCITER CES SPECTACLES A LA POINTE ST-CHARLES HIER, MAIS SANS SUCCES.Vers onze heures hier matin, M.Walker, inspecteur en chef de la Société Protectrice des Animaux, accompagné du lieutenant Dice, du sergent O’Connor, des constables Lamont et Clia-maillard, tous du poste de police No 9, faisaient irruption dans la maison portant le No 173 rue Manufacture.Dans un bâtiment, on arrière,'autour d’une arène, une trentaine d’hommes assistaient à une bataille de coqs.L’arrivée subite des agents provoqua un sauve-qui-peut général; malgré cela les noms de sept hommes furent inscrits sur les carnets des agents.Six coqs ont été saisis.Les personnes arrêtées comparaîtront ce matin devant le recorder.Englouti dans le fleuve Yerchèros, 13.— Notre paroisse joue du malheur.M.Antoine Bouvier, vieillard de 75 ans, qu i réside chez son frère Aimé et qui depuis une quinzaine d’années, tombe
de

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