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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 9 septembre 1930
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1930-09-09, Collections de BAnQ.

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Volume XXI — Numéro 208 Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA $ 6.00 E.-Unis et Empire Britannique .800 UNION POSTALE * 10.00 Edition hebdomadaire CANADA 2.00 E.-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR FAIS CE QUE DOIS! Directeur.HENRI BOURASSA Montreal, mardi 9 septembre 1930 trois soTTs Tï numéro Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 La “Gazette” et lelection de Huntingdon Une dangereuse manoeuvre Il y aura d’ici quelques semaines, dans Huntingdon, une élection provinciale.En fait, voici des mois.voie, près d un an, que cette élection devrait être faite.Car ce siege, par suite d ^ la mort de l’ancien député Philps, est vacant depuis le 3 octobre 1929.Pour la session dernière, les électeurs de Huntingdon ont été, pour toutes fins pratiques, défranchisés, leur opinion n a pas plus compté que s’ils n’avaient point existé.Raison probable: le gouvernement, légalement maître de la date de l’élection, ne pouvait mettre d’accord ses partisans dans le comté et, comme il arrive trop souvent, l’interet des électeurs passait après celui du parti.Mais pareille situation ne peut tout de même pas toujours durer, et M.Taschereau a formellement annoncé que le siege de Huntingdon ne serait point vacant, à la prochaine session.La situation se complique du fait qu’au grand regret de tout le monde, la santé de M.MacMaster ne parait point s etre assez améliorée pour lui permettre de reprendre ses fonctions de trésorier.Il conserverait son mandat de depute mais abandonnerait son portefeuille.D’après toutes les apparences, on chercherait a taire elire dans Huntingdon le nouveau trésorier, et la Gazette de ce matin publie une longue dépêche de Québec dont l’objet précis paraît bien être de préparer cette élection.Non point au bénéfice de l’opposition, comme pourraient se l’imaginer les bonnes gens qui croient que la Gazette est d’abord un journal conservateur, mais, proprement et clairement au bénéfice du ministère libéral et de son candidat.Qu’on lise avec quelque soin la dépêche de la Gazette, on verra que tout y est calculé pour énerver d’abord l’esprit d’opposition de ses lecteurs conservateurs de langue anglaise, puis, pour stimuler et tourner au bénéfice du futur candidat ministériel leur sentiment de race.Lisez plutôt ceci, qui suit dans la dépêche l’annonce du choix probable comme trésorier et de la candidature dans Huntingdon d’un comptable de Montréal, M.Gordon-W.Scott: A raison des circonstances spéciales, notamment de la coutume qui fait que ce portefeuille [de la trésorerie] est détenu dans le gouvernement de Québec par un Anglais protestant, on s’attend à ce qu’il n’y ait pas d’opposition sérieuse à l’élection de M.Scott dans Huntingdon, étant donné spécialement qu’il y aura des élections provinciales après la session prochaine, et que Félection de M.Scott ne changerait point F atmosphère politique de la Chambre, quoique la différence, s’il était défait, serait considérable du point de vue race, puisque cela signifierait la fin, et probablement pour toujours, d’une telle représentation minoritaire dans le cabinet.On voit que la manoeuvre est parfaite: d’un côté, on dit aux Anglo-protestants conservateurs: Vous savez, politiquement, cela n’a pas d’importance, puisque l’élection ne changera rien à la composition de la Chambre et que, d'autre part, vous aurez l’occasion de vous reprendre d’ici quelques mois.; de l’autre, on ajoute: Vous savez, si vous n’élisez pas M.Scott, le candidat du gouvernement, non seulement vous rompez une tradition favorable à votre race et à votre groupe religieux, vous les privez tout de suite du poste de trésorier, qui est leur traditionnel apanage, plus que cela, vous les on dépouillez probablement pour toujours.La conclusion est simple et brutale: Pourquoi, vous, Anglo-protestants conservateurs, sacrifieriez-vous à un intérêt de parti vraiment si peu considérable un pareil et si grave intérêt de groupe?Pour fortifier son argument, pour l’enfoncer plus profondément dans la chair de ses lecteurs, la Gazette semble prendre pour acquis que si le candidat ministériel n’est pas élu, non seulement la minorité anglo-protestante perdra sa trésorerie, mais encore qu'elle perdra le siège même de Huntingdon."Le gouvernement, dit sa dépêche de Québec, est très désireux que la minorité anglaise soit représentée dans l’Assemblée, de là son désir spécial que Huntingdon élise M.Scott." Et, pour aggraver cette impression de peur, elle ajoute: "Jxi situation est telle qu’il n’y a que quelques comtés dans la province où des députés anglais puissent être élus, car.en dehors de Saint-Georges et de Westmount, il n’y a pas une circonscription, avec l'exception peut-être de Brome, où l’élément anglais ait une ma jorité absolue.” (Suivent une vingtaine de lignes dont l’objet est de marquer la particulière bienveillance du gouvernement à l’endroit de la minorité anglo-protestante et de faciliter ainsi, selon toute vraisemblance, l’acceptation par les Anglo-protestants conservateurs du candidat ministériel).Or, quelle est au milieu de tout cela la vérité?Huntingdon d’abord, et depuis la Confédération, envoie à Quéibec des représentants de langue anglaise.Il n’est pas probable que cette coutume soit à l’élection prochaine rompue.Personne, à notre connaissance, n’en a encore parlé et le candidat d’opposition dont l’on a le plus hautement mentionné le nom est un Anglo-protestant notoire.Selon toutes les apparences, Huntingdon gardera donc son député anglo-protestant, et ce n’est pas la défaite éventuelle de M.Scott qui risque de Ten priver.Quant à la trésorerie, même si M.Scott était défait, pourquoi, nécessairement, échapperait-elle au groupe anglo-protestant?Il y a dans la Chambre un député qui s’appelle Bullock, qui est aussi Anglais que qui que ce soit et aussi protestant que les autres, supposons-nous, puisque c’est un ancien pasteur.Et, comme il est aujourd’hui dans les affaires, on pourrait vraisemblablement, tout autant que de M.Scott, de M.MacMaster, de M.Nicol ou de M.Peter MacKenzie, en faire un trésorier provincial.Puis, pourquoi la minorité anglo-protestante serait-elle, inéluctablement, condamnée à surveiller le trésor de la province?Pourquoi, inéluctablement, la majorité franco-catholique serait-elle écartée de celte fonction de confiance?Les maisons anglaises se disputent la collaboration de M.Taschereau, de M.Perron.La Gazette n’a jamais trouvé que nous sachions M.Perrault inférieur aux lourdes tâches administratives qui furent les siennes.Pourquoi l’un ou l’autre de ces messieurs ne pourraient-ils, à l’occasion, prendre charge du trésor?Historiquement du reste, quoi qu’on en ait dit, il n’est pas vrai que les finances de la province soient pour la minorité anglo-protestante une chasjie gardée.Il y a eu des trésoriers qui s’appelaient Bachand, Marchand, Lange lier, Sheyhn, Tessier, Taillon.tous catholiques de langue française: il ne parait point que la province, dans l’ensemble, sen soit plus mal trouvée que des trésoriers anglo-protestants.Nous sommes— et si nous ne l’étions par souci de justice.nous le serions par simple sens politique-—partisan d’une bonne représentation dans la Chambre et au ministère de la minorité anglo-protestante.(Pour la Chambre, combien de fois avons-nous dit, ici même, que le bon sens voudrait que les circonscriptions mixtes fussent représentées à Ottawa par des Franco-catholiques, à Québec par des Anglo-protestants et que chaque groupe se fortifiât de la sorte dans la Chambre où il est minorité?) Mais nous ne voyons pas pourquoi tel ministère, qui s’occupe d’intérêts purement matériels, serait indéfiniment attribué à tel groupe en particulier, pourquoi là comme ailleurs — en théorie tout au moins — ce ne serait point la compétence qui réglerait les attributions.Oh! nous comprenons très bien que les gros financiers anglo-protestants, dont la Gazette, est l’ordinaire interprète, tiennent à avoir au trésor un homme qu’ils imaginent plus proche d’eux; mais pourquoi la foule anglo-protestante tiendrait-elle si passionnément à réclamer comme un privilège exclusif, absolu, ce portefeuille des finances, à proclamer de la sorte, et de façon explicite, l’incompétence, ^infériorité, de tout homme de sang français et de foi catholique?A risquer d'irriter ainsi la majorité des citoyens de la province?Car c’est là le gros danger de la manoeuvre que poursuit la Gazette.Elle ne vise probablement qu’à assurer le succès d’un homme et d’un gouvernement de son choix; mais en fouettant les passions de race, en essayant de paralyser par elles le libre jeu du régime électoral dans Huntingdon, elle jette en terre une semence dont personne ne peut savoir ce qu’elle donnera.Du point de vue parti, les conservateurs auraient, supposons-nous, le droit de qualifier en termes assez raides l’attitude du journal qui affiche habituellement leurs couleurs.Mais ceci ne nous regarde point: nous nous contentons de dire que, du point de vue de Tintérêt public, de la paix entre les races, l’attitude de la Gazette est aussi périlleuse qu’ignoble.Orner HEROUX L’actualité La barbe revient-elle?J.H.McCulloch, chroniqueur du Star, de Toronto, affirme que le port de la barbe revient de mode.L’un de ses amis s’est présenté chez McCulloch l’autre jour le menton allongé d’une barbe, en pointe, soignée et bien taillée.Cela a mis une gêne entre eux.Les enfants, confesse le chroniqueur, durent être mis au lit (il ne dit pas pourquoi, mais on le devine assez) et il a peur que cette modification radicale du faciès de son ami n’altère leur amitié, si elle n’y met fin.Le port soudain de la barbe peut, en effet, entraîner des bouleversements sociaux.Cela constitue une sorte de substitution de personne.Si la barbe, renient de mode à Toronto, on ne s’en aperçoit pas à Montréal où le nudisme continue de régner.Non seulement le port de la barbe est passé de mode, mais le port de la moustache tout aussi bien.La barbe a toujours été considérée comme un attribut viril —"Du côté de la barbe est la loute-pulssance” disait Arnolphe— et la virilité n'est plus de mode.Nous sommes en pleine révolution et ce truisme au sujet de la barbe a été contesté par des gens très en vue.Mussolini a le visage glabre.Ce n’est pas seulement, comme on pourrait le croire, pour copier en cela, comme il le copie dans tant d’autres choses, Bonaparte; mais il a eu soin de déclarer lui-même que la barbe est l’un des signes de ta décadence.Les consuls romains de la grande période et les premiers empereurs.César, Auguste, Tibère, ne portaient point de barbe.La barbe fit son apparition avec les empereurs barbares ou avec les corrompus et les efféminés.La réalité esr bien plus simple.De tout temps les hommes ont été amoureux du changement.Il y eut des époques où la barbe fut de mode et où presque tous les hommes, sauf les ecclésiastiques et les acteurs (les mentons bleus) la portèrent.C’est la Cour qui dans ces temps donnait le ton.On s’est depuis affranchi de cette tyrannie pour la remplacer par celles des histrions dp Hollywood, des joueurs de baseball ou de hockey.4 tous ces gens ta barbe nuit, ils la suppriment par nécessité de métier.Et la foule suit comme an temps de Panurge.C’est tellement vrai que dans la cour, qui donnait autrefois le ton.te père, S.M.George V, continue de porter la barbe, imité par bien peu de ses sujets, et te fils s’accommode A la façon des vedettes de Técran, parce que ça fait plus jeune, surtout quand on est vieux garçon.D’aucuns croient, en se grattant le menton, obéir à des considérations d’hygiène.Thésée fit raser ses soldats, lit-on dans l’histoire, pour que dans les combats les ennemis ne les saisissent pas par cet appendice.On croit aujourd’hui que l’ennemi commun, le microbe, a d’autant moins de prise qu’on lui offre moins de poil.En réalité, ces considérations ne tiendront pas longtemps.La mode se moque de l’hygiène comme elle se moque de tout.Nos soeurs nous le font bien voir.Elles justifièrent les Indécences de la jupe au-dessus du genou au nom de l’hygiène et des rayons ultra-violets; elles ont depuis adopté la robe qui balaie le sol et la poussière et intercepte les rayons de toutes les couleurs.Les cheveux courts étaient un sanve-temps; le temps est, sem-bfe-f-il, devenu moins précieux; car les cheveux ont poussé et les séances sr prolongent comme naguère A la table de toilette.Il y aura sans doute une réaction assez générale, un retour A la villosité qui sera provoqué par le goftt de la différenciation.Les deux sexes ont eu, pendant des années, tendance A se confondre et se sont fait réciproquement les concessions les plus abracadabrantes pour y arriver.Les femmes ont coupé leurs cheveux, les hommes ont répondu ¦n coupant leur barbe.Les fem-nes ont raccourci leurs jupes et ont arboré la culotte et le pantalon, mais elles redoutaient les lignes trop rigides.Bienveillants, leurs frères se sont mis à entourer leurs jambes de pantalons d’une telle ampleur qu'ils ressemblaient plus à des jupes qu’à autre chose.Ha’ vies, ces dames ont adopté le pyjama de plage.Mais de concession en concession la situation des hommes est devenue de pins en plus absurde tant et si bien que la réaction est à la veille de se produire et qu’elle se produira nette, marquée, excessive.On verra les femmes accentuer les caractéristiques féminines et les hommes, les masculines.Et comme, après tout, la barbe est un attribut masculin, les hommes reviendront au port de la barbe; comme le firent les hommes de 1830, il y a cent ans, pour réagir contre les tyrannies de la Révolution, du Directoire et de la Restauration où la barbe n’était tolérée, et encore Jéduite seulement à la moustache, que chez les militaires.Et on peut se demander ce que Ton fera dans six mois ou un an, quand la nouvelle mode prendra de la vogue, des rasoirs mécaniques?Déjà on les donne avec tout achat de cinq lames ou d’un tube de savon à barbe.Que sera-ce dans ce temps-lii?Voilà un sujet de cnn' cours.Si le port de la barbe revient de mode, que fera-t-on des rasoirs mécaniques?Paul ANGER Bloc-notes Ce discours Le discours du trône d’hier s’éloigne de la tradition en ce qu’il est d’un extrême laconisme.Il y tient, en ce qu’il est aussi imprécis et aussi vague que ceux des régimes précédents.11 reste à voir ce que M.Bennett en fera sortir.A noter cette déclaration Subséquente du premier ministre, qu’il sera à Ottawa jusqu'à la fin de la session d'urgence.Cela veut dire que si elle n’a pas fini ses travaux d’ici le 25 ou le 27 septembre il renoncera à se rendre à Londres pour la conférence qui s’ouvrira le 30.M.Bennett a fait entendre, à la suite de la motion d’ajournement de M.King, qui n’a pas voulu parler avant aujourd’hui, que le parti libéral ne semble pas aussi pressé de voir figurer le Canada à cette conférence qu’il en avait l’air, pendant la bataille électorale.C’est peut-être que M.King s'est rendu compte, à la suite de la campagne, que les affaires impériales intéressent bien moins les Canadiens que celles du Canada.Il a payé quelque chose pour l’apprendre.En tout cas, souhaitons que les deux partis commencent pnr s’entendre pour mettre les intérêts canadiens avant ceux du reste de l'Empire^ Canada first, a dit M.Bennett pendant la campagne.Qu’il continue.Vols d’autos L’n humoriste américain écrit que le chômage est si sérieux, dans son pays, que les sans-travail n’ont même pas le sou pour prendre un taxi afin de se rendre aux soupes publiques.Il aurait pu ajouter que cette pénurie d’argent explique comment il se fait que les vols d’automobiles sont de plus en plus nombreux.A défaut de taxis, l’on emprunte l’automobile du voisin.Dans l’ocil A Ottawa, hier, deux députés du même parti ont eu une altercation à propos de leurs places aux Communes.L’un dit à l’autre de gros mots; l'autre riposte par un coup direct à l’oeil.A la Nouvelle-Orléans, hier aussi, un journaliste rencontre le gouverneur de l’Etat, qui lui tient des propos insultants.Le journaliste ne fait ni une ni deux, jette à terre d’un coup de poing le gouverneur.L’argument frappant était à l’honneur chci les gouvernants, hier.1 »i i ——a—a—.¦¦ -r LA SESSION D’URGENCE M.Bennett laisse vaguement entrevoit son programme législatif “Vous aurez à examiner plusieurs mesures législatives, entre autres^certains amendements à la loi des douanes et au tarif douanier“, dit en substance le discours du trône «— M.King demande plusieurs informations que le ministère devra lui fournir au plus tôt — Cet après-midi, MM.King et Bennett parleront BRILLANT DEBUT DE M.ONESIME GAGNON (Dorchester) — LE ROLE DU QUEBEC AUX COMMUN ES — M.TURNBULL PARLE (Par Emile BENOIST) Ottawa, 8.— La tradition est sauve, ce qui n’est que convenable au début d’un régime conservateur.Le cérémonial accoutumé à l’ouverture d’une session qui coïncide avec l’inauguration d’un parlement — la première session du dix-septième parlement canadien depuis 1807 ¦— s’est déroulé sans anicroche, avec même toute la pompe nécessaire.Son Excellence est venue de Rideau Hall en carrosse découvert, tiré par deux chevaux que l’on avait attelés en flèche.Une escorte de dragons entourait la voiture.Une salve d’artillerie a salué l’entrée de Son Excellence en l’hôtel du parlement.La cédémonie du midi, présidée par le juge Anglin, avait attiré très peu de monde.Il ne s’agissait alors que du choix d’un président de la Chambre des Communes.L'après-midi, c’était autre chose.L’affaire prenait l’importance d’un grand événement mondain.Son Excellence devait être là.Des centaines de personnes ont donc attendu fort longtemps pour ne voir en somme et n’entendre que fort peu de chose.Il n’y a tout de même que ceux el celles qui ont accès, par privilège spécial, à la salle du Sénat, qui peuvent voir et entendre Son Excellence.La multitude des autres peuvent dire qu’ils ou qu’elles étaient là.Pour un grand nombre, cela suffit pourtant.Autour du trône s’étaient rangés le premier ministre, M.R.-B.Bennett, portant l’uniforme de Windsor — ce qui lui va bien car il a belle taille, — et de graves officiers tout galonnés, décorés, dorés sur tranches.Il y avait encore des évêques catholiques, des évêques protestants, le corps consulaire presque tout en or, des femmes en robes d’apparat.Au beau milieu de la place, couverts de pourpre et d’hermine, les juges de la Cour suprême étaient assis en cercle sur leur ottomane rembourrée de laine.Les sénateurs, modestement vêtus de leur uniforme noir, disparaissaient presque au milieu de tant d’éclat et de couleurs.Le spectacle étail, après tout, le spectacle ordinaire en pareille circonstance.Aux dernières élections Avec 287,000 voix environ, les conservateurs, en 1926, n’eurent que 4 députés dans le Québec, tandis qu’avec 507,000 voix, les libéraux en avaient 60.La proportion n’était pas du tout ce qu’elle aurait dû être; la faute en était au fonctionnement ordinaire de notre régime représentatif.Aux élections île 1930, les choses se sont passées autrement et le résultat a été, de toutes façons, différent et plus exact.Ainsi, 450,000 conservateurs ont élu 24 députés québécois et 542,000 libéraux en ont élu 40.En d’autres termes, cette fois-ci, 13,550 libéraux élisaient un député et 19,- 000 conservateurs en élisaient un, tandis qu’en 1920, il y a eu 1 député par 71,800 électeurs conservateurs ayant voté alors qu’il y avait 1 député pour chaque groupe de 8,500 libéraux.L’avantage a encore été du côté libéral, à la dernière élection dans notre province, mais il a sensiblement diminué.Et l’écart entre les deux groupes est de peu d’importance, eu égard à re qui s’est produit en 1926.Dans l’ensemble du pays, les libéraux ont eu cette fois-ci 1 député par 19,000 voix libérales comptées et les conservateurs, 1 député par 13,700 voix enregistrées.De toutes façons les conservateurs ont eu à la dernière élection la bonne chance de leur côté.Seuls les progressistes ont reçu un nombre de voix inférieur à celui qu’ils eurent en 1926, soit environ 174,000 cette année contre plus de 261,000 à l’avant-dernière élection.La crise australienne L’on admet nettement que la principale cause de la crise économique présente, en Australie, c’est le fiait que ce pays a donné un effort exagéré, eu égard à ses ressources, pendant la dernière grande guerre; un tiers de ses revenus présents vont à payer les intérêts et le fonds d’amortissement de sa dette de guerre; au Canada, rien que le service des intérêts sur cet te même dette absorbe au delà d’un quart de nos revenus, soit 109 millions, cette année, sur un revenu total de 440 millions.Tant va la cruche à l’eau, que celle de l'Australie en est fêlée.Veillons sur la nôtre.C.P.Une journée de trois discours La journée d’ouverture d’une session est d’habitude marquée par un seul discours, le discours du trône.Nous avons eu aujourd’hui trois discours: le discours du trône — puisqu’il faut l’appeler par son nom — et ensuite les discours des parrains de l’adresse en réponse au discours du trône — il convient, encore une fois, d’appeler les choses par leur nom.Trois discours, le jour même de l'inauguration d’un parlement et de l’ouverture d’une session, cela veut dire que M.Bennett, le nouveau premier ministre, a grande envie d’aller vite en besogne.Cela le servira-t-il de forcer sa monture?Nous avons eu aujourd’hui trois discours, dont un discours du trône en trois paragraphes.Le meilleur discours des trois n’est pas celui de Son Excellence, mais Son Excellence n’y est pour rien.Le meilleur discours de la Journée, à notre sens, a été prononcé par le deuxième parrain de l’adresse en réponse au discours du trône, M.Onésime Gagnon, avocat de Québec, le nouveau député de Dorchester.Mais voyons les trois discours en succession.Le discours du trône Ça n’est jamais une pièce d’éloquence fougueuse que le discours du trône.Cette fois, le discours du trône est moins éloquent que jamais.Discours classique, si l’on veut, tout à fait selon ïes règles de la rhétorique: trois paragraphes, trois points.A strictement parler, c’est un chef-d’oeuvre de concision: en quatorze lignes exactement — gros caractères typographiques — le gouvernement Bennett, en ce discours du trône, a trouvé moyen d’inclure un programme: c’est trop et c’est trop peu pour un programme ses-sionnel.Au premier paragraphe.Son Excellence — puisque c’est Son Excel' lence que l’on fait parler — dit son plaisir de convoquer la présente session.Cela sc passe de commentaire.Au deuxième paragraphe, Son Excellence expose, brièvement, la nécessité d’étudier à fond et sans retard la question du chômage."Vous aurez à examiner plusieurs mesures législatives, entre autres certains amendements à la loi des douanes et au tarif douanier.” Le troisième et dernier paragraphe est une prière à la Divine Providence d’éclairer nos législateurs.En tout quatorze lignes, plus quatre autres lignes, au vocatif, pour bien indiquer que Son Excellence s’adresse aux honorables membres du Sénat, aux membres de la Chambre des Communes.C’est bien le ras de dire que le discours du trône est remarquable par ce qu’il ne dit pas plutôt que par ce qu’il dit.“Vous aurez à examiner plusieurs mesures législatives”.Il n’est pas ici spécifié qu’il s’agit de mesures budgétaires, c’est-à-dire de mesures entraînant une dépense des fonds publics, dont l’initiative est laissée aux seuls membres du gouvernement.Quelles seront les mesures en question?M.Bennett devra en informer bientôt la Chambre, puisqu’il a exprimé cet après-midi le désir que la session soit terminée à temps pour permettre à son gouvernement d’être représenté aux deux conférences convoquées à Londres.Le discours du trône fournit cependant cette précision: “certains amendements à la loi des douanes et au tarif douanier”.Voilà qui se comprend mieux, à la condition toutefois que l’on fasse encore quelques suppositions: Il doit s’agir du rappel des droits dits compensateurs inclus dans le budget Dunning et d’une révision partielle ou générale du tarif par en haut.Dans ce dernier cas, la révision, qu’elle soit partielle ou générale, n’ira probablement pas toute seule.L’opposition libérale serait vraisemblablement disposée à laisser voter un certain nombre de millions de dollars pour des travaux publics qui fourniraient de l’emploi à quelques milliers de chômeurs.Se-ra-t-elle disposée à laisser hausser sans protestation de sa part, tous les droits tarifaires ou même seulement quelques droits tarifaires?C’est douteux.Ce serait alors admettre que le protectionnisme est un remède souverain contre le chômage et que l’administration libérale de M.Mackenzie King aurait pu appliquer ce remède depuis longtemps déjà.S.M.Bennett a l’intention, à cette session-ci, de demander au Parlement de juger des avantages et des désavantages du protectionnisme et du libre-échange, même sous la forme mitigée de l’un et de l'autre, la “courte session” qui vient de s’ouvrir pourrait s’allonger passablement.Le discours de M.Turnbull Mats ce sont là des commentaire» que nous faisons sur toutes sorte» de choses qui en se trouvent pa» dans le discours du trône.De ce discours, en s’en tenant à ses termes positifs, il n’y a pas grand chose à dire.Le discours de M.Turnbull M.Turnbull se prénomme J.-T.; l'on dit qu’il est avocat à Bégina; il a défait M.Dunning, ancien ministre des Finances, dans la circonscription de Bégina— n'est pas en trois points comme le discours du trône.Il est en un grand nombre de points.Ayant fait allusion à la situation générale dans le pays, M.Turnbull a surtout parlé dés besoins de l’Ouest et de sa province en particulier.Il a énuméré plusieurs choses que le gouvernement devrait entreprendre sans retard non seulement pour faire disparaître le chômage en Saskaschcwan mais pour y améliorer la situation au point de vue touristique.Du haut de la galerie de la presse, M.Turnbull parait être ni jeune, ni vieux, ni blond, ni noir, non plus que grisonnant.En tout cas, il ne porte pas de lunettes et il n’est pas chauve.Le lecteur aura compris que M.Turnbull, siégeant aux arrières banquettes de droite, ne se trouve pas dans le rayon immédiat des journalistes qui siègent —si l’on peut dire- à gauche de la galerie.M.Onésime Gagnon Le député de Dorchester occupe une banquette qui n’est pas éloignée de celle de M.Turnbull.Mais, au cours de la matinée, il étail venu rendre visite aux courriéristes parlementaires.Cela nous permet de dire que M.Gagnon, qui dépasse à peine la quarantaine, est blond, que sa taille est d’une bonne moyenne.M.Gagnon ne grisonne pas': il est d’un blond tirant au roux.Nous l’avons dit et nous le répétons volontiers, sans aucun esprit de chauvinisme, M.Gagnon a pro-nonicé le meilleur discours de la journée.Sa voix ne s'est pas encore ajustée à l'acoustique de la Chambre des Communes — acoustique terrible.M.Gagnon a tout de meme une voix agréable.Il prononce bien, mais ii devra apprendre à aceen- (5uffe A ra page 2> M.l’abbé M.-J.Thibaudeau remplace M.l'abbé Philippe Perrier Le curé de Notre-Dame-des-Victoires nommé curé du Saint-Enfant-jésus du Mile-End Mgr l'Archevêque vient de nommer curé du Saint-Enfant-Jésuj du Mile-End, M.l’abbé Marie-joscph Thibaudeau, qui était curé de Notre-Dame-des-Victoires depuis la fondation de cette paroisse, le 23 novembre 1907.M.l'abbé Philippe Perrier quitte la ville de Montréal pour celle de Joliette, où il s’emploiera à l'oeuvre des retraites fermées joliettaine, de fondation récente, et à l’enseignement au noviciat des Clercs de Saint-Viateur.Le nouveau curé du Saint-Enfant-jésus est né à Saint-Jacques l’Achigan le 2 juin 1865 du mariage de Séraphin Thibaudeau et de Virginie Christin.Il a fait ses études au collège de l’Assomption et à Troy, Etat de New-York.Il a été ordonné par Mgr Fabre, à Montréal, le 2 septembre 1893.Avant de devenir curé-fondateur de Notre-Dame-des-Victoires, il a été vicaire à Saint-Jacques de l’Achigan, à Sainte-Elisabeth de Montréal et à Saintc-Cunégonde.de Montréal.v \ LE DEVOIR, MONTREAL.MARDI 9 SEPTEMBRE 193C L’opposition municipale MM.TREPANIErT DESROCHES.LEGAULT ET GABIAS ENTRENT DANS LA MELEE — LE RAPPORT LANCASTER RENVOYE AUX ARCHIVES Nos édiles étaient enflammés hier après-midi d'une ardeur guerrière.La charte dit que les échevins qui «’assistent pas à une assemblée perdront dix dollars.Mais il est avec la charte des accommodements.Une assemblée, pour être complète, doit être ajournée.Or il suffit que l’échevin impénitent assiste soit à l’ouverture, soit à l’adournement de l’assemblée pour récolter son dix dollars.C’est pourquoi la pratique veut que les assemblées ne soient pas ajournées mais continuées.Hier aprèsr-midi, le conseil a bâclé une série de dix idournements en une heure.A toutes les dix minutes, le maire suppléant s’amenait et récitait l’oraison jaculatoire or dinaire.Aussitôt le leader du conseil proposait l'ajournement.Dix minutes plus tard, le maire suppléant revenait lancer la même in vocation suivie de la même motion Nos échevins se sont lancés dans la mêlée, ce qui est une façon héroïque de dire qu’ils se sont frottés les oreilles.L’opposition a donné hier après-midi à plein collier et a multiplié les Incursions en territoire ennemi.Elle état composée de MM.les èche-vins Legault, d’Ahuntaic; Gabias, de Sainte-iCunégonde; Trépanier, de I^a Fontaine, et Desroches, d’Ho-chelaga.L'opposition Le plus agressif a été M.Trépanier.Mais il a une manière bien â lui.Ainsi, il présentait les motions les plus éminemment désagréables pour le comité exécutif, avec une urbanité charmante.On aurait cru, par instants, qu’il voulait féliciter le cher comité.Malheureusement le gouvernement avait rangé ses troupes» serré les rangs autour de son chef et il a riposté avec une belle vigueur aux attaques.La tactique de M.Gabias est quelque peu différente.C’est la guerre du Parthe qui lance sa flèche au moment où on le croit en déroute.M.Gabias a l’agilité du chat pour se promener au milieu des tessons, des éclats de verre brisés, sans jamais s’infliger la moindre éraflure.Et si on lui reproche d’avoir voulu dire telle ou telle chose, et que la riposte soit dure, aussitôt quelle indignation chez M.Gabias.Comment le soupçonner de telles intentions envers ses excellents collègues! Comment se fait-il que des paroles aussi innocentes aient pu tout de suite trouver pareille interprétation?Ah! mais nonll M.Gabias fait un redoutable chef d’opposition, et avec de l’humour et de l’entrain et de la gaieté.M.Desroches, lui, n’est pas un homme de guérilla- Ce serait plutôt l’homme des grosses batailles avec du canon, de l’infanterie.C’est un homme de décision qui, dans la bataille, fait bien meilleure figure comme chef de gouvernement que comme chef d’opposition.Quant à M.Legault, c'est l’homme flegmatique, mais vigilant, qui ne laisse pas échapper une occasion et sait la faire surgir.L’opposition agissante se réduit pratiquement A ces quatre messieurs.L« rapport Lancaster Tout le débat a tourné autour du rapport Lancaster.L’opposition a cherché par tous les moyens à l’accrocher par quelque coin, mais sans succès.Le comité exécutif a décidé en effet d’étudier la question dans une séance spéciale qui aura lieu jeudi et n’a pas voutu mêler les cartes, hier.L’échevin Trépanier a d’abord demandé qu’on lise une lettre envoyée par la Canadian Motional Local System Federation, union ouvrière des cheminots, qui comprend 6,000 membres.Cette lettre envoyée au Les machines de hasard M.DEMANDE AU GOUVERNEMENT FEDERAL D’EN PROHIBER L’IMPORTATION — M.LE GAULT PROTESTE — RAPPORT DU CHEF DE POLICE — L’ECHEVIN LALONDE ENTRE EN SCENE — UNE MOTION UE M.GABIAS _______ Le débat le plus prolongé et le conseil demande"îa j important de la séance du mise à exécution des plans du c.consu l municipal, hier apres-mid , N.R.et proteste contre des allégués a porté sur 1 opération des mathr-du maire de Montréal dans sa let-, nés de hasard (slot machines).M.tre à M.R.B.Bennett.M.Houde ! Allan Bray, président du comité rappelait que le conseil de Saint- ! exécutif, a présenté la motion sui-Lambert où demeurent grand nom- vante: .n bre d’employés de la compagnie i Proposé par l’échevin Bray, ap-avait adopté une résolution favori- puyé par l’èchevin Deguire, que les sant les plans du C.N.R.alors que 1 autorités fédérales soient priées la ville n'avait rien à y voir.d’amender le code criminel de fa- Après la lecture de la lettre.M.! çou â prohiber l’entrée au Canada Houde s’est Informé auprès de M.de distributeurs automatiques (slot Trépanier, pour savoir quelle est machines) et imposer une amende cette union, et apprenant qu’il s’agit des cheminots, le maire de demander : — Il n’y a pas d’employés du Pacifique Canadien là-dedans?— Je ne le crois pas, répond M.Trépanier.de Sl.üOÜ.Üü pour toute premiere infraction à cette nouvelle disposition et l’emprisonnement pour toute offense subséquente.Aussitôt, M.Legault se lève pour protester contre l’invasion des slot machines” dans notre ville.ap Très bien, répond M.Houde.jj y en a parjout et toute la popula- MoMaii Trénantar Uon s’en plaint avec raison, dit-il.Il demande au comité exécutif de Plus tard, au cours de motions, donner des ordres à la police d’agir M.Trépanier a présente la motion sans délai.suivante: — bi vous en connaissez tant, de Proposé par l’échevin Trépanier, “slot machines”, nommez-ics donc ipuyé par Féchevtn Gabias.su chef de police, riposte l’échevin Que le greffier de la Cite soit Dupuis, prié de déposer devant le Conseil : M.Legault.— Je ne suis pas ici (a) Toute cdrrespondance Uct- pour faire la besogne de l’agent de très ou télégrammes) échangées en- police.tre Son Honneur le maire de Mont- j M.Dupuis.— Vous avez été élu real et M.William C.Lancaster, de | pour défendre les intérêts de vos New-York, relativement aux condi- concitoyens.Si vous connaissez lions d'engagement de ce dernier ces ••sjüt machines”, c’est donc et au travail qu il devait accom- y0jre devoir de les dénoncer.pMf; , .j M.Legault répond que c’est à la (b) Ln« copié dti contrat Pa«*ê p0ijCP et au comité exécutif à agir.” M.Bray répond en soumettant au Nécrologie BISAILLON — A Montréal.1« 7, à 73 •na.Catherine Jannell».épousa d'Hanrl Blaalllon.ex-employé civique.BOlSBY — A Sainte-Madeleine, le 7.i «1 ans.Léon BoUsy, époux de Cordélla La-franchlse.BOUCHARD — A son domicile.4307 ru# Bordeaux, Montréal, à 37 ans.Emile-J.Bouchard, voyageur de commerce, époux de Blanche Beaupré., „ BROSSOIT — A Richelieu, le 8, & 30 ans.Emile, fils de Rodolphe B rassoit et de Oeorglne Trudeau BRUYERE — A Montréal, le 7.* 50 ans.Dame Clovis Bruyère, née Amanda Grégoire.CARRIERE — A Ste-Marthe, le 7, à 64 ans.Mme Léandre Carrière, née Lucla Le-blanc.DROLET — A l'Abord à Plouffe.le 7 é 63 ans, Phllomène Martineau, épouse de Joseph Drolet.3 ave Wilfrid.DUBOIS-GOULET — A Montréal, le 8, k 84 ans, Dame Joséphine Ooulet, épouse de feu Edouard Dubois.1717 Visitation.DUSSAULT — A Montréal, le 7, à 34 ans, Madeleine Dussault, fille d'André Dusenult et Hermine MUlotte.EMOND — A Montréal, le 6, A 70 ans.Rosanna Bélanger, épouse de David Emond OARIEPY — A Montréal, le 6.à 64 ans, Mme Romuald Oariépy, née Malvina Bros-seau.LAMONTAGNE — A Montréal, le S.& 52 ans, Louis Lamontagne, époux d'Adélaïde L'Abbé.LKBEAU - A Montréal, le 8.A 36 ans.Armand LeBeau, avocat.MAILLOUX-GOSSELIN — A Montréal, le 7, A 52 ans.Mme P.-H.Mailloux, née Aibertine Payfer.épouse en premières noces de L.-J.-A.Gosselin.OUIMET — A Montréal, le 8.h 39 ans.Florida Latendresse.épouse de Raoul Ouimet.PAYETTE — A Montréal, le 6.A 87 ans, J.-B.-Adolphe Payette, époux de Sophie Myette.POITRA8 — A Montréal, le 7, à 37 ans, Delphts Poltras.A l’hOpltal Ste-Jeanne U’Arc.MARCOUX — A Montréal, le 8, A 50 ans, 1759 Wolfe.J.-Edmen Marooux, époux de Clarisse Lapointe, autrefois de Mégantlc.ROBILLARD — A Vaudreull Station, le 6.A 67 ans, Chlstlne Pilon, épouse de feu Antoine Roblllard ROCHON — A St-JérAme.le 6, A 88 ans, Mme J -n Rochon, née Delphine Débuta RUTIANCE — A Bi-Louis de Gonzague, le 7.A 77 ans.subitement Dame veuve Marie Rémi, épouse de feu Alexis Ruflan- ‘sAUCIER — A l'Hôtel-Dleu, le 6.Jules Saucier, A 33 ans.SAUVE — A Ottawa, le 8, A 38 ans, Joseph-Paul.fils de feu Archer Sauvé et d'Amanda Bavard.TOUOAS — A Montréal, le 8.A 73 ans, Isidore Tougas, époux d'Eméllne Therrlen.van DEN WYNOAERT — Clémance Van den Wyngaert, A 444, rue des Inspecteur» A 27 ans.le 4.VIDAL — A Montréal, le 7.A 31 ans, Hercule Vidal, époux de Laura Lauzon, A l'hApltal St-Jean.Qué.La Société Coopérative DE FRAIS FUNERAIRES Entrepreneur* de Pompes Funèbre* e| Assurances Funéraire* HArbour 5555 B O U H G IE La Compagnie d’Assurance Funéraire URGEL BOURGIE LIMITEE Entrepreneur* de pompe* Funèbre* *1 Assurance Funéraire Wllbank 7111 , Sympathies Bervlce / 2630, Notre-Dame Ouest eiitre le Comité exécutif de la Cité et ledit M.Lancaster: (c) La ou les résolutions du Comité exécutif autorisant l’engagement de M.William C.Lancaster; (d) Une copie de l’opinion légale donnée par les avocats de la Cité ou tout autre avocat, sur le droit que pouvait avoir le Comité exécutif de retenir les services d’un ingénieur étranger, aux conditions stipulées dans le contrat passé entre le Comité exécutif et ledit M.Lancaster, sans au préalable obtenir l’autorisation du Conseil; (e) Une copie de la lettre de Son Honneur le Maire à l’honorable Premier ministre du Canada, en rapport avec la question des Chemins de fer Nationaux et de la réponse du premier ministre.Question de privilège Aussitôt Péehevin Mathieu propose l’ajournement (neJt meeting).M.Trépanier proteste en soulevant une question de privilège.I»e maire Houde déclare que 1« fait de poser un next meeting à une motion d’un èchevln n’attaque nullement la réputation ni ne viole les droits dudit èohevin.En conséquence, dit-il, il n’y a pas lieu A question de privilège.M.Trépanier demande alors au maire de définir la question de privilège.L’èchevin Biggar lui conseille d’attendre quelques minutes, à l’article des questions de privilège.—Ayez pas peur, je me lèverai tout à l’heure, répond M.Trépanier.M.Houde.- On n’a pas peur.L’èchevin Schubert a aussi présanté une motion pour demander au conseil d’approuver le plan Palmer.Mais l’échevin Savignac a bloqué immédiatement la motion par un next meeting, annonçant que la question serait discutée dans une séance spéciale.Aux archives Finalement le rapport Lu ne aster a été déposé au conseil et envoyé aux archives comme c’est la coutume en pareil cas, sans discussion.Lancement du tube de Georges Claude L'OPERATION* REUSSIT BIEN Matnnzas.9 (S.P.A.) — M.Georges CJuude, le grand savant français, a réussi à lancer le grand tube qui lui permettra d’utiliser l’énergie thermique de la mer.L’opération a demandé six heures.C’est le troisième tube que M.Claude fait construire.Les opérations précédentes n’avaient pas réussi parce que les instructions de M.Claude n’avalent pas été exactement suivies.L'immersion de ce tube de 2 kilomètres présente de grandes difficultés en raison surtout des irrégularités des fonds et des brusques variations qu’ils présentent dans tous les parages de La Havane.Sur une grande partie de son parcours le tube touche le fond par 600 métrés de profondeur.D’un diamètre de 1m.00, en acier léger ondulé, soigneusement calfeutré à l’extérieur, le tuyau est partagé en deux tronçons mesurant respectivement 150 et 1,850 mètres.L’opération complète comprend le lancement du tube, l'immersion au point prévu et l’accouplement au fond de la mer.A 250 mètres du bout côté terre, le grand tuyau présente, sur une longueur de 50 mètres, une section extérieure polygonale avec des ondulations plus accentuées.Ce tronçon, agissant comme un accordéon et auquel s'attachent six flotteurs remplis d’air sous pression, doit tomber au bord de la falaise sous-marine, les flotteurs aidant à la soutenir.Le reste du tuyau aussi ondulé, mais à section cylindrique, est lui-même muni de flotteurs destinés à le soutenir â la surface alors qu’il est déjà rempli d'eau, jusqu'au moment du L’immersion plongeon définitif, finale s’est produite conseil le rapport du chef de po lice sur les activités de la police.On y voit que depuis trois mois le capitaine Vaiilancourt a opéré plus de 1,800 arrestations et saisi plusieurs centaines de “slot machines”.Finalement, comme le greffier lit la liste des arrestations dans les maisons de désordres, l’échevin Gabias au grand amusement du conseil propose que copie de ladite liste soit envoyée à tous les échevins intéressés.L’échevin Schubert dit que la motion de M.Bray pour prévenir l’importation des "slot machines” signifie que ia nouvelle administration est impuissante a contrôler la situation.En fait, depuis quelques mois, U y a des gens qui s’imaginent qu’ils peuvent faire tout ce qu’ils veulent, dit M.Schubert.Si le comité exécutif se met résolument de la partie, il fera disparaître ce fléau des “slot machines”.M.Bray répond qu’il est difficile de détruire les "slot machines” quand on sait qu’il y a actuellement 150 causes pendantes.Il faut attendre les jugements qui ne viennent pas vite.L’échevin Weldon déclare qu’au mois de juin il y a eu 300 “slot machines” importées de Chicago.Actuellement on ne peut détruire les “slot machines” tant que les tribunaux n ont pas adjugé.Avec un amendement prohibant toute importation, la présence de toute “slot machine” sera automatiquement illegale, et la police pourra procéder plus rapidement.AU TEMPS DE M.DESROCHES L’échevin Desroohes déclare que sous son administration il n’y avait ni “slot machines" ni maisons de jeu.Quand il apprenait I existence d'une “slot machine”, M.Desroches téléphonait au chef de police qui envoyait chercher ladite machine, purement et simplement, C’était, dit-il, le meilleur moyen, et personne n’a tenu à protester.M.Desroches dut qu’on ne consentait, dans ]p temps, à remettre une machine que sur promesse d'aHer l’opérer ailleurs qu’à Montréal._____ L’échevin Demers riposte ^ 'que s'il avait tout l’argent qu’il a perdu dans les “slot machines” au temps de l’administration Desroches, il serait en posession d'une somme assez rondelette.M.Mathieu dit qu’ü y a eu sous i administration Desroches autant de “sJot machines” que maintenant, sans compter les loteries sur cartes de baseball, "Mais, dit-il, nous avons affaire à de fins filous qui vont chez les restaurateurs vendre leur machine en affirmant que toute la protection nécessaire sera donnée.Buis ces messieurs disparaissent et on ne les revoit plus.La police fait tout son grand possible, mais malheureusement ji n’y a pas moyen de faire marcher les causes devant les tribunaux.S’il n’y n pas assez de juges on devrait! en nommer d’autres.TAPEUR DE TELEPHONE L’échevin Laionde qui.depuis le nouveau conseil, n’a jamais témoi-j gué un amour délirant pour M.Desroches, entre dans la mêlée pour dé- ! céder cette foi» du sort de la ba-1 taille."Je premis, dit-il, la responsabi-1 Liés de déclarer que sous l’ancienne administration, j’ai connu dans ! le quartier d’Hochelaga, des “bookies” qui ont été promus employés de la ville pour taper les I fils de téléphone.M.Desroches.— Je ne connais nas les gens en question.Nommez- ; ICA.M.Laionde, —- Vous les connaissez assez, je n’ai pas besoin de vous les nommer.M.Desroches.— Je déclare de j nouveau que je np les connais pas et que sous mon administration, il j n’y a pas eu de “slot machines” ni ] de maisons de jeu.M.L'Archevêque.— Vous n'en leurs des "slot machines” ont été prévenus Par téléphone à midi.On a empaqueté les machines et on les a déménagées.L’aprcs-midi, quand la police est venue, il n’y avait plus rien, L’échevi” Lippens dit qu’on a saisi "slot machines” dans son quartier, un matin.11 ajoute que icsdltes "Slot machines" ont émigré en dehors de la ville où les citadins se rendent.L’échevin Charbonneau dit que I ancien président de l’exécutif ne manque pas d’aplomb quand H vient affirmer qu’il n’y avait pas alors de “slot machines’’.Ou il est de mauvaise foi ou il est ignorant.Moi-même, dit M.Charbonneau, j’ai fait de» plaintes à plusieurs reprises contre des “slot machines” installées dans de petits restaurants.L’échevin Gabias a présenté finalement la motion suivante: MOTION GABIAS Proposé par l’échevin Gabias, puyé par 1 écuevin .Que le comité exécutif soit prié de fournir au conseil par écrit les renseignements suivants: 1.— Combien de “slot machines” ont été confisquées depuis que le garde-corps de S.h.le maire a été promu au grade de capitaine et chargé de la direction de la police des moeurs; 2.— Combien de ces machines ont été retournées à leurs propriétaires; 3.— Combien de ces machines ont été détruites, où et en présence de qui; 4.— Quel est le montant total d’argent trouvé dans les machines confisquées; 5.— Le nombre de propriétaires desdites machines traduits en Cour; 6.— Combien d’entre eux ont été condamnés; 7.— Le nombre de propriétaires de maisons de jeux arrêtés par le capitaine Vaiilancourt depuis son entrée en fonctions et le nombre dé personnes arrêtées dans lesdites maisons; 8.— Si les tables de jeux et autres accessoires trouvés dans ces maisons ont été saisies et, dans l’affirmative, si on les a détruits, où et en présence de qui; 9.— Le nombre de personnes arrêtées dans telles maisons et ayant été condamnées.U Le “Pain Moderne *» lorsque les soupapes des flotteur» ; connaissez pas de tapeur de télé ont été ouvertes.L« cardinal Rouleau dit ta messe Québec, 9.(S.P.C.) —* Pour lu première fois depuis l’aécldent il’a u to mobile dont il a été victime, l’érnlnentlsslme cardinal Rouleau a pu célébrer la messe, hier nmtln.Son Eminence « officié à l’autel temporaire érigé dan* une pièce cf omuniquant avec sa chambre, à l’Hôtel-Dleu.Non, j* ne con- phone?M.Desroches, nais pas ça.M.L’Archevêque.— Certain, vous | ne connnixsi-z pus de tapeur de téléphone?M.Desrochcs.— Jamais.Des rire* fusent et le maire (ait un rappel à l’ordre.M.Gabias intervient alors et sug-j gère au comité exécutif de procé- i der comme on l’a fait dans trois cas.noue «on quartier.déten-i La nouvelle boulangerie qu'on vient de construire dans l’est, le Pain Moderne Canadien, Limitée, a ouvert ses portes au grand public.Des milliers de personnes ont répondu à l’invitation, dès hier soir.Toute la soirée, ce fut un défilé ininterrompu de ménagères, de futures ménagères, de pères de famille et même de gens qui, comme nous, ne font autre chose que de manger le pain.Le consommateur est allé se rendre compte par lui-même de la manière dont on fabrique le pain qu’on lui offre; pour un soir, il a fait passer le pain avant les jeux.Nous croyons que l’impression aura été excellente.L’édifice du Pain Moderne pourrait passer pour une maison à appartements, — une maison è appartements du meilleur goût, — si deux grandes enseignes lumineuses ne rappelaient sobrement de leurs lettres rouges sombres qu’il s'agit d’une boulangerie.L’intérieur, tout en tuiles, est d’une propreté qui rappelle celle des couvents.L’outillage est tout ce qu’il y a de plus perfectionné.M.Sydney Comber, l’architecte qui a dirigé la construction de ia boulangerie, et 3ui s’est spécialisé dans ce genre e construction, assure qu’il n’y a rien de plus moderne en fait de boulangerie au Canada, de l’Atlantique au Pacifique.Il est à remarquer que les boulangers n’ont jamais à toucher au pain; d’ailleurs, ils portent tous des gants.Les murs blancs, les salles spacieuses et largement éclairées, les costumes des boulangers, tout respire la propreté.Pour faire pièce à certaines maisons qui se glorifient d’être les fournisseurs de la famille royale, le Pain Moderne Canadien, Limitée, a adopté comme marque de fabrique un écusson aux fleurs-de-lys et Üiix feuilles d’érable’ avec cette légende bien trouvée: Fournisseurs de Sa Gracieuse Majesté la Cana~ (tienne.La langue française occupe la place d’honneur dans la boulan-1 ge.rie.L’entreprise est canadienne.| Tous les matériaux entrés dans la construction de cet édifice de quatre étages, d'une superficie totale de j près de 75,000 pieds carrés, sont de provenance canadienne, nous dit M.Comber; les travaux de construction ont été exécutés pair Duran-ceau et Duranceau, entrepreneurs.Le conseil d’administration déjà compagnie, sous la présidence de M.E.-R.DéiVirle, se compose de MM.Alfred Leduc, Albert Hudon, J.-L.Perron et le Dr de Lotbiniere-Harwood.M.Henri Leduc est gérant général, M.Wilfrid Lalande, gérant des ventes.Lji^mblicité a été confiée à M.Victor Souctsse, technicien en organisation commer-ci ale.L’édifice du Pain Moderne doit rester ouvert au public encore trois soirs._ La statue de LaFontaine INAUGURATION LE 28 SEPTEMBRE La statue de sir Louis-Hippolyte LaFontaine est arrivée d Europe l es jour» derniers et est maintenant renauç au parc LaFontaine, ou 1 on procède actuellement à sa mise sur le socle.Le posage des marches en granit et autres travaux d’einbeUisse-ment «eront terminés d’ici à une dizaine de Jours et l'inauguration aura lieu U> dimanche.28 septembre.à trois heures de l'après-midi.M.le sénateur Rodolphe I»emieux prononcera un panégyrique de La-Fontaine en français et M.C.H.Caban, un panégyrique en anglais.Le» Inds lauréats du concours de poésie, M.l’abbé J.-M.Melan-çon.MM.J.A.Bailey et Robert Choqettr, donneront lecture de Irti^êpoètises, Ln c«« de mauvais temps tes discours seront prononcé» dans la bibliothèque de la ville de Montréal, qui est sise en face du monument.Iji date du dévoilement des plaque, çn bronze sur la maison ou LaFontaine est né, à Boucherville, ainsi qui* »ur son caveau, bu cimetière de ta Côte des Neige*.*«*r* décidée ultérieurement.session d'urgence (Suite de la 1ère page) tuer encore davantage — à cause de l’acoustique.Mais ce qui importe plus que tout cela, ce sont quelques idées que l’on trouve, dans le discours très agréablement construit de M.Gagnon: Voici que la province de Québec tient entre scs mains les poids de la balance du pouvoir.Qu’elle les jette d’un côté ou de l’aulie, qu’elle ne s’en serve point et le sort de la nation s’en trouve changé Sans la province de Québec, M.Bennett ne pourrait pas gouverner.N’est-ce pas dans l’esprit constitutionnel de 1867 que la province de Québec exerce ce rôle, non pas de dominatrice mais d’ordonnatrice?C’est d’après le chiffre de sa population, le chiffre de sa représentation aux Communets que l’on détermine le nombre des députés des autres provinces.Egalement au Sénat, c’est elle qui est assurée d’un nombre déterminé de représentants.Ne peut-on s’expliquer par là que le sentiment québécois devient peu à peu le sentiment canadien?Québec accorde son appui à un parti, ce parti se tient en office.Le lui retire-t-il, les positions se renversent d’elles-mêmes.La province de Québec s’offre comme la gardienne de la tradition et comme la stabilisatrice des forces politiques.La puissance morale supplée ainsi pour elle à la force du nombre.“Dans un état comme le nôtre, dit M.Gagnon, où deux races de haute civilisation doivent vivre côte ù côfe, il se produit fatalement des conflits, car tout ce qui tient de l’homme est humain, donc faillible, donc perfectible, donc sujet à l’erreur.La force physique, ou numérique, si l’on préfère, peut rencontrer inopportunément la force morale, celle qui n’a pour elle que la justice absolue, l’équité relative ou l’autorité des lois.Il appartient à l’homme d’Etat d’équilibrer, de contrebalancer de telle sorte ces deux puissances, l’une abstraite, si l’on veut, l’autre décidément concrète, qu’elles s’harmoniseront et arrondiront leurs angles de contact.Les Pères de la Confédération, qui furent des hommes d’Etat dans l’acception plénière du mot, le pressenti rent et le comprirent.Ils fondèrent sur des assises de saine et de prudente justice leur édifice constitutionnel.Et ils le revêtirent de cette seule substance matérielle qui pouvait en préserver des intempéries la structure: je veux dire le respect mutuel.“Notre peuple a le culte du respect.Malgré le débraillé d’un américanisme qui n’est ni dans nos goûts ni dans notre esprit, nous sommes restés des respectueux.Respect de i’ordre établi, des institutions qui nous régissent, de® traditions religieuses, locales et nationales.Respect surtout des droits naturels ou acquis de ceux d’autre sang qui vivent avec nous.Cette large mesure de justice qui n’est que l’expression de la force sûre de soi, nous ne l’avons jamais marchandée.Nous n’avons demandé, en retour, que le traitement réciproque.Notre peuple est de plus en filus fier.Il sent s’éveiller à des so-eils plus chauds son idéal quèbec-quois et canadien, mobile de ses attitudes et force de son bras.“Sur cette base du respect mutuel, dans la pleine acceptation des droits et des devoirs réciproques qu’il impose, la province de Québec continuera d’offrir aux provin-ccA-soeurs l’appoint de sa stabilité, de son esprit purement canadien, des fortes disciplines qu’elle puise dans sa foi solide et l’héritage de ses pères.” Dans cette partie-là de son discours, M.Onésime Gagnon a dit de» choses que toute la Chambre pouvait applaudir sans aucune réserve de parti, les Canadiens de langue française assurément et les autres aussi, en y réfléchissant un peu.M.Gagnon a eu le bon goût de ne pas parler, dans son discours initial, des besoins matériels de son comté ni de sa province en particulier.Il n’a parlé de sa province qu’en fonction possible du bien général du pays.Sous d’au-ties couleurs politiques il semble vouloir continuer ce que d’autres avaient fait, avant lui.Membre d’un parti qui vient d’ar DOULEURS Spéciales aux Femmes Souffrances Périodiques Maux de Tête Névralgies Neuritis Vo«;l un Soulagement certain I i: T A prochaine fois qu’un ma] de tête T-* vou» fera rester à la maison, ou que l’époque du mois a amené de* douleurs qui menacent de vous empêcher de vou* rendre à une réunion, souvenez-vous de I Aspirine.Essayeze ces tablettes et vous serez reconnaissants de leur soulagement.U y a un si grand nombre de douleurs qu’elles soulagent rapide-ment.Leur emploi ne peut jamais causer le moindre mal.La véritable Aspi-nne ne peut paa vous faire du mal.Les médecins vous diront que cela ne dé-pnme pas ]e coeur.L’expérience de millions d hommes et de femmes prouve toute sa valeur.Ne souffrez donc pas inutilement.Des tablettes d’Aspirine arrêteront votre rhume, soulageront un mal de tete ou des douleurs névralgiques si facilement.Achetez la bouteille de tablettes, c’est une économie TRADE mark Mc.Iaile 1 et les autres de quelques frac- ^ lions.Dominion Glass continue de se montrer vigoureux et il a avancé dé 2 points à 116. LE DEVOIR, MONTREAL.MARDI 9 SEPTEMBRE 1930 VOLUME XXI — No 20E, il ^ L A RA DICn meilleur état que l’année dernière, quoique au-dessous de la moyenne.Il faudrait plus de pluie pour assurer une récolte satisfaisante.En Finlande, la température a été extrêmement chaude avec très peu de précipitation, ce qui a compromis les perspectives d’une bonne récolte.Le blé.le seigle, ainsi que les pommes de terre sont au-dessus de la normale, tandis que le grain et l’herbe des pâturages sont moyens, et que l'herbe des prairies est au-dessous de la moyenne.La récolte de foin est d'une qualité exceptionnelle.Les perspectives des pâturages sont moyens dans toute l’étendue du pays.Ventes Valeurs Ouv.Haut Bas Midi 13 Bell Telephone .152 Và 153 152% 152% 1715 Brazilian .35H 35 % 35% 35% 184 B.C.Power “A” .39 .39 100 B.C.Power “B” — 14% 50 B.C.Fishing ._ _ 6 90 Can.Bronze .41 , - r 41 100 Can.Car .23*i 24 23% 24 5 Can.Car préf ¦ 28 95 Canada Cernent 17% 17 17% 450 Can.Pow.and Pap 10% 10% 10% 50 Can.Steamship préf .38 — — 38 125 Chs Gurd .32% 33 32% 33 33 Con.Smelting .191 191 190 190 515 Dom.Bridge .68V* 68% 67% 67% 75 Dom.Glass .116 116 115 116 770 Dom.Textile .83%.81 82% 20 Fraser 8 7% 8 150 Hamilton Bridge .25% 25% 5 Gen.Steel Wares 9 % .— 9% 2025 Int.Nickel .25% 25% 25% 25% 100 Lake of Woods .37 .37 2135 Massev .21 21 20 20 75 McColl 19% 19 19 1910 Mont.Power 63% 62% 62% 250 Nat.Breweries .• Os/ - .32 31% 31% 60 Nat.Steel Car .54 54 30 Ogilvie Flour ., - -, 300 135 Power Corp.70 ., , 70 200 Price Bros.- .60% 150 Quebec Power .58% 59 58% 58% 280 Shawinigan 70 69% 69% 75 Steel of Canada .Y.47% 47% 47 47 180 Steel of Canada préf .42% 42% 42 42 100 Twin City .10% T ¦ 10% 25 Winn.FHectric — 37% 75 Winn.Electric préf .103 .103 BANQUES 20 Commerce .243 243 93 Hoyale —— — 293 Le marché des changes Cote des devises étrangères fournie par la maison L.-G.Beaubien et Cie, banquiers et «e.agents de cban- Cours moyens le 9 septembre 1930 Angleterre, liv.S.4.86 2-3 $4.85% France, franc 2.92 .0292 Belgique, belga 13.9 .1396 Italie, lire 19.3 .0526 Suisse, franc 19.3 .1940 Hollande, florin 30 2 .4025 Espagne, peseta 19.3 .1097 Suède, cour 26.8 .2680 Norvège, cour.26.8 26.76 Danemark, cour 26.8 .2675 Brésil, milreis 32 .995 Etats-Unis, dollar 11-63 p.c.esc.Allemagne, r.m.23.8 23.82 Premier Oold .Slsco Teck Hughes Vipond Wright Hargraves Sherrltt Oordon Seven Through 1.02 1.02 1.02 1.02 36 36 .35 36 660 6 60 6.60 6.60 1 28 1 29 1.28 1 28 1.76 1.76 1.76 1.76 1.31 1.33 1.30 1.33 .54 .54 .54 .54 Nos pommes en Hollande j ______ Rotterdam.— Quoique nous ! n’ayons pas de chiffres exacts, il est probable que la consommation 5 par tète des fruits frais est plus ' élevée aux Pays-Bas que dans tout autre pays d’Europe.Il y a une production domestique, mais elle ne supplée qu’à une fraction des besoins, de sorte que durant les années normales il se fait une grosse importation, à laquelle le Canada n’a participé jusqu’ici qu’à un degré relativement léger.Cette participation limitée du Dominion est due à l’emploi de méthodes de vente sur consignation (généralement à l’enchère) qui ne sont pas populaires chez les exportateurs, et au fait que les négociants hollandais font des achats considérables dans un but de réexportation à l’Allemagne.Comme, à la suite de traités, le droit allemand sur les pommes des Etats-Unis est à peu près la moitié de celui sur les canadiennes.il en résulte que seuls les acheteurs pour la consommation hollandaise peuvent importer ces dernières.D’un autre côté, les valeurs n’étant pas déterminées par la concurrence ouverte à l’enchère, les prix offerts pour les fruits du Dominion n’atteignent pas des niveaux aussi satisfaisants.La valeur aussi bien que la quantité des pommes importées aux Pays-Bas font voir des fluctuations considérables d’une année à l’autre, d’après la concurrence domestique et la situation économique un peu partout.En 1927, lorsque les importations étaient légères, leur valeur totale fut de $054,800.En 1929, à une époque où elles furent considérables, elles atteignirent $1,-020,400, les Etats-Unis ($874,400), la Belgique ($49.000), et la Grande-Bretagne ($29,200) étant les principales sources d’approvisionnement.-Durant les six premiers mois de 1930 les achats à l’étranger ont représenté $300,400, les Etats-Unis ($203,200), l’Australie ($84,000), et la Grande-Bretagne ($42,000) étant les plus importants fournisseurs.Durant l’année budgétaire terminée le 31 mars 1930.2,500 barils d’une valeur de $14,750 ont été exportés par le Canada aux Pays-Bas comparativement à 13,184 barils évalués à $73,045 en 1929.Les Pays-Bas ne sont pas seulement un pays importateur de pommes fraîches puisqu’ils en exportent et concurrencent aussi sur les autres marchés.Le gros des exportations est constitué par une variété spéciale, la Goud-Keinetten, qui est cultivée sur une haute échelle au pays.Les exportations de l’exercice 1929 ont représenté une va-de $1.278,000, l’Allemagne /fon^inS?)’ ,a Grande - Bretagne ’ et k Danemark ($00.- 40U)f étant les principales destina* tions,.tandis que durant les six Pre^ors™oif! tle 1930 el,es ont va-u *3/8,000 reparties surtout entre 1 Allemagne ($218,000), la Pologne et Dantzig $101,200).* 0108»e A WALL STREET Les tabacs en vedette Modifications tarifaires allemandes Sur Te Curb LES COURS DE LA MATINEE Cours fournis par la maison BEAULIEU & DUNCAN, 220 ouest, rue Notre-Dame Assoc.Breweries 12 12 12 12 A.D.O.35 35 30 30 B A.OU 18 8 Vi 19 18 19 Can Celanese 8 ‘i 8 8 Can.Clnegars 21 21 21 21 Can Light 35 35 35 35 Dial.Seagram 9 >/« 9% 9 % 9 % Dom Engineering 70 70 70 70 Eastern Dairies 25 25 25 25 Home Oil 3.50 4 30 3 50 4.00 Imperial Oil 21 >« 22 1/4 21 V, 22 Imperial Tobacco 10 10 10 10 Inter.Petroleum 18 Vi 19 14 18 »A 18 T« Mitchell Robert 20 20 20 20 Walk Oooderham UTILITES PUB.8 8 3,» «% 8 3i Beauharnois 9 V2 9 V, 9 li 9 % Inter.Util.A.MINES 41 41 34 41 % 41 % Amo 3 H 3 li 3.4â 3 % Abana .40 .40 .40 Amulet .58 .58 .56 .56 Big Missouri .56 .56 .56 .56 Montreal Rouyn 1 1 1 1 Noranda 24 25 24 25 24 24 M.L.D.Wilgress, commissaire du commerce du Canada à Hambourg, écrit sous la date du 19 août 1930 que le gouvernement allemand a émis un décret fixant, à partir du 21 août 1930, le droit sous le no 11 du tarif affectant les pois comestibles à 15 R.M.($3.57) les 100 kg.(220 liv.) et celui sur les pois fourragers à 4 R.M.($0.95) les 100 kg.Le droit général actuel applicable à toutes les variétés de pois sous cet article est de 4 R.M.les 100 kg.Un autre décret a été émis le 14 août, fixant à 60 pour cent la proportion de blé domestique que les minoteries doivent employer durant la période du 15 août au 30 septembre 1930.Pendant la première moitié d’août la oroportion avait été de 40 pour c nt, minimum repuis par la Loi du 1er août au 30 novembre.J.-Paul Benoist, C.P.A.COMPTABLE PUBLIC LICENCIB Spécialités: Vérifications municipales, scolaires, commerciales et industrielles 467 rue St-Françols-Xavler - Ch.205 Tél.MArquette 5339 Obligations de tout repos THr» • Ratxfaawnt % SS.Grises de Montl (maison-mère) 1931 à 1950 5.40 SS.Grises 1931 à 50 (obi, payables par Gouvt) 5.00 SS.de Ste-Catherine (Berlin) 1932 à 1941 SS.de la Provid.en Col.Angl.1934 à 46 SS.Franciscaines Miss, de Marie 1939 à 45 Fabr.de l’Ascension de Westmount 1942 à 45 SS.de S.Joseph de Toronto 1940 à 45 Ville de Creenfîeld-Park 1940 à 44 Ville de Dolbeau 1940 à 45 Pères Oblats 1940 à 45 Rolland Paper Co.1948 Par.de S.-Clément de Beauharnois 1940 à 45 Ecoles Cath.de Granby 1939 à 59 Ontario Power Service 1950 6.00 5.55 5.50 5.38 5.50 5.50 5.50 5.50 5.80 5.00 5.00 6.00 Tous autre* renieigntmmnti sur demands L.G.BEAUBIEN & C'E, LIMITEE Banquier! an valeur» mobilières MONTRÉAL QUÉBEC M ou»st, rue Noir*-Dame Tél.LAncaetar 1134 74, rua St-Piarra Tél.2-4446 TROIS-RIVIÈRES 1 S3, rue Notra-Dama Tél.USO-1U1 PARIS* 5, rua Deurtou Tél.t L,ouvra 04*410 New-York, 9.— Un mouvement d achat concertés dans les tabacs a eu pour effet de raviver la confiance et d etendre le mouvement à plusieurs autres sections de la liste apres qu’une semblable tentative dans les utilités publiques n’eut obtenu aucun succès marqué.Un grand nombre de titres se sont avancés de l à 2 points.Les bais-siers dans Gillette ont passé une mauvaise période lorsque ce titre s’est repris de 61 à 65 en quelques instants.Auburn Auto, qui avait avancé de 10 points hier, a réagi sous les prises de bénéfices ce matin.L’argent à demande est à 2 1-2 pour cent.Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ARPENTEURS & INGENIEURS H.Labrecque, I.O.O.Papineau.I.O.et Arpenteur.M.Cailloux.I.o.Les Ingénieurs Associés INGENIEURS CONSEILS Béton armé — Arpentage — Expert'ee EDIFICE THEMIS 10, St-Jacques ouest — H Arbour 0482 MONTREAL Raymond Beausoleil I.C.Spécialité : COMBUSTION CHAUFFAGE INDUSTRIEL ET DOMESTIQUE— INSTITUTIONS HOPITAUX — CONCIERGERIES 132, rue St-Jacques O.OA.1841 Chambre 526 INVENTIONS le Munie! tr.iL.nt 4m Bneete, -Of OMMIMTO», «U, MARtONJà, MARION , me ÙnW^M, MentoM BREVETS D’INVENTION AVOCATS BERTRAND, GUERIN GOUDRAULT & CARNEAU AVOCATS ET PROCUREURS Imm.In*.Exch., 276 ouest, rue St-Jacques Ernest Bertrand.C.R.Substitut Senior du Procureur Général, C -E.Guérin.C.R.Maur.Goudrault.C.R Antonio Qarneau, M.L.L.Hon.-N Garceau.Aldêrlc Blaln, L.L., L., M.A.L.Roger Pinard.L.L.L.BLAIN & PINARD AVOCATS Imm.Du mth, chambre 22 LAn.4469 84, rue Notre-Dame ouest.- Montréal Jacques Cartier, n.r,.s>.TéL LA a.«209 Jean-Victor Cartier.L.I«.L.L.J.Barcelo, L L.B.J.-Eugène Rivard.L.L.l>.Cartier, Barcelo & Rivard AVOCATS Chambre 820, •‘Tramway* B)dg" 159 ouest, rue Craig - Montréal Maurice Dupré, L.L.L.C.R.AVOCAT ET PROCUREUR DE L’ETUDE Pltrpatrlck.Dupré, Gagnon Parent Immeuble Morin 171 COTE DE LA MONTAGNE Téléphones: 212 et 215 QUEBEC ST-GERMAIN & ST-GERMAIN AVOCATS Té!.HArb.9H6-9U7 - 10 St Jacqnee E P.St-Oermaln.L.L.L.C.R.Jean St-Oermaln, L.L.B.f^îÜlF Immeuble général Prêts hypothécaires *965 rue Wellington Tél.YOrh 416! 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jgsaxxzrv.rrxrmrncxrrrr a Notaire» HArbour 7137 Bélanger & Bélanger Prêta hypothécaire* 10 rue St-Jacque* eat - Montréal Professeur t*l uptown 49*1 Court préparatoire du piotaeaeur René Savoie, I.C.LE.Bachelier és-arta et solenoae appliquées Droit, Médecine.Pharmacia.Art Dentaire ^ Cours clusslque, commercial.144* levons privée*.SHERBROOKE CUES'* ifiafnie ({Assurance sur la Vie Saubepriie MONTREAL NARCISSE DG CH A R \IB.PHSsiasirr VOLUME XXI — No 208 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 9 SEPTEMBRE 1930 A mon avis .• Les amateurs qui se sont rendus à l’Arena Mont-Royal, hier soir, pour assister à la séance de lutte oiganisée par le promoteur Riopel ont été quelque peu désappointés car la plupart s’attendaient à voir une véritable bataille entre Stanley Stasiuk et Carl Vogel mais c’est le contraire qui se produisit.Le match fut assez rude mais pas aussi brutal que l’on pouvait s’y attendre car les deux hommes avaient été avertis par la Commission Athlétique de Montréal qu’ils devaient respecter les règlements ou sans cela lis seraient mis à l’amende.Il y eut plusieurs coups d’é-changés mais la rencontre ne peut pas être classée comme brutale et l’exhibition a manqué d'intérêt.Stasiak, qui était bien supérieur à son adversaire, voulut faire trainer les choses au début afin de donner une exhibition aussi intéressante que possible mais constatant que l’Allemand ne pouvait lui tenir tête le géant polonais se décida d'en finir le plus tôt possible et colla les épaules de Vogel au tapis en 14 minutes et 25 secondes.La finale entre Henri Deglane et Ripple 3b Regis Siki fut une autre surprise Calleran 1b car nombreux étaient ceux qui Griffin p croyaient que le nègre était supérieur au Français et ils escomp taient une victoire pour Siki.Ce fut tout le contraire qui se produisit car Deglane prit deux chutes consécutives sur son adversaire, le tombant en 27 minutes puis en 2 minutes et 40 secondes.Eugène Ledoux et Stanley Plnta fournirent la plus belle et la plus excitante rencontre de la soirée car ces deux vaillants athlètes donnèrent une exhibition de toute beam té.Ils luttèrent en science, en force et en rapidité, mais ils ne purent se coller les épaules au tapis et, à l’expiration des 30 minutes réglementaires l’arbitré Tremblay déclara la rencontre nulle.Ledoux et Pinta ne se sont pas ménagés car les coups pleuvaient de tous côtés et à plusieurs reprises on a été sous l’impression que ce match tournerait en combat de boxe.Cpmme lever de rideau Charlie Ravina a remporté une victoire facile sur le Français Louis Loew qu'il colla au tapis en 14 minutes et 15 secondes.Comme succès sportif la séance fui assez bien réussie mais le gros succès de la soirée fut surtout obtenu au point de vue financier car Veui a enregistré hier soir l’assistance la plus considérable de la saison.Avant la rencontre principale d’hier soir Ton a présenté à la foule le champion mondial, Gus Sonnen-berg, qui figurera prochainement au programme comme attraction principale.Le champion reçut une belle ovation.X.-E.NARBONNE Le Montréal l’emporte sut le Toronto Toronto, 9.— Les Leafs et les Royals se sont rencontrés hier après-midi dans la première joute de la série et les visiteurs sont sortis victorieux par un résultat de 3 à 2.Marty Griffin et Phil Page étaient les deux lanceurs adversaires dans cette joute mais le porte-couleurs du Montréal s’est affirmé supérieur à son rival dans un véritable duel.Ces deux mêmes clubs seront de nouveau aux prises cet après-midi dans une joute simple.Résultat détaillé de la joute: MONTREAL ab.r.h.do.a Haines cf.4 1 Gautreau 2b .4 Urbanski ss .4 Niebergall c .2 Conlay If .3 Gulley rf .2 LE TENNIS AU CLUB AHUNTSIC Ü 14 2 0 3b Sheedy lf .Richardson Rogell ss .4 Harris rf .4 Burke 2b .3 Rabbitt cf .3 Davis 1b .4 Phillips c .4 Page p .3 a-O’Neil .1 31 3 10 27 15 3 TORONTO ab.r.h.po.a.e .5 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 0 2 2 6 0 1 2 4 0 0 0 12 2 0 0 16 0 0 0 1 13 0 0 10 0 10 0 0 0 2 0 0 0 0 0 0 35 2 7 27 12 1 a-A frappé pour Page à la 9e.Résultat par manches:1 q Montreal.101190000—3 Toronto .000100100 - Sommaire* points orocllii*s.1P.a.r Urbanski, Gulley, Haines, Rabbitt, Sheedy; coups de 2 buts.Haines; buts sur balles de Page, Griffin 2; sacrifices, Gautreau, Niebergall, Gullev; laissé' sur les guts, Montréal 8.Toronto 8; double-jeu, Gau-treau à Urbanski ù Calleran; arbitres, Finneran, Derr et Parker; temps, 1 h.35.AUTRES PARTIES r h ^ Buffalo .200000000-— 2 6 2 Rochester .70003002X-12 14 1 J.Wilson, Welland et Munn; Derringer et E.Smith.UHF Newark .202011000—6' 7 2 Reading .000201200—5 8 2 Brennan, Soeec^ et Hargreaves; Warneke et Whitiiey.Voici les résultats des parties simples du tournoi d’invitation du club de Tennis Ahuntsic, Inc.Paul Lalonde a battu A.Bénard, C-l, 6-1.H.Hayes a battu R.Hétu, 6-2, 6-2.L.Gain a battu E.Surveyer, 4-G, 6-4, 6-2.R.Beaupré a battu M.Boileau, 4-6, 6-4, 6-2.R.Dubé a battu D.Woodhouse, 6-2.6-3.F.Mercier a battu M.Garneau, 6-3, 6-2.Voici les joutes pour ce soir: 7.45— H.Cardai! vs W.McGowan, H.Lespérance vs V, Bastien.8.45— H.Lespérance vs R.Leca-valier; E.Vickers vs R.Bupré.9.45— R.Giroux vs R.Picard;.A.Valois vs F.Guilline.Les entrées pour les doubles ne sont pas encore fermées et tous ceux qui désirent y prendre part sont priés de s’adresser à H.Paiement, DUpont 1280.AU CLUB STUART Du premier tour de l’épreuve des doubles, les équipes les plus en vue ont pris le pas sur leurs rivales.Dans le simple, M.Paul Fontaine a rejoint les autres demi-finalistes par sa victoire chèrement méritée sur Bernard Couvrette à 8-6, 5-7, 6-3.RESULTATS TECHNIQUES L.Cloutier-E.Payette vs R.Gagnon-Frank Platt: 6-1, 6-4.J.Schuler-R.Yoshida vs R.Macdonald-J.Weir: 6-2, 6-2.W.McGowan-F.Surveyer vs J.Morin-P.Clerk: 6-4, 6-3.J.Dupré-R.Duranleau vs G.Bar-low-L.Gagnon: 6-4, 6-4.J.Cloghesy-E.Caswell vs M.Cor-beil-R.Thérien: 6-1, 6-4.W.McGowan-F.Surveyer vs L.Vaczek-N.D.Johnston: 610, 6-3.J.Schuler-R.Yosheda vs J.Cas-well-J.Cloghesv: 2-6, 6-0.6-0.H.McNichols-L.Lapointe vs J.Thibodeau-Y.Onimet: 6-2, 6-0.F.Poirier-G.Dussault vs C.Clerk-A.Lesage: 6-1, 7-5.E.McLeod-A.Vadboncoeur vs P.Contant-P.Dussault : 6-3, 6-3.M.Bédard-P.Bédard vs C.Platt-D.Burstein: 10-8, 9-7.F.Poirier-J.Cloghesy vs G.Dus-sault-F.Platt: 6-4, 6-4.PARTIES DE CE SOIR 5h.30 p.m.: A.Vadboncoeur vs vs M.Fla- ! Queen Emma 103.7.85, 4.10, 3.65; 2.I Humdinger 108, u.65, 4.45; 3.Heigh Shot 108, 7.40.Temps 1.45 3-5.Kauri.Star Dust, * Lucie Ann, Sil-verinire, Lady Essington, Glory B., ont aussi couru.7e course, 1 1-16 mille: 1.Prairie Girl 110.13.10, 5.90, 3.50; 2.La Grange 110, 6.65, 4.05; * Buntaris 110, 2.90.Temps 1.47.Rockney, Doctor Fred, Merry Mount ont aussi couru.| |_____ Enfant tué par un camion Un camion automobile a frappé le jeune Robert Decoeur, 4 ans, 2038 rue Darling, hier soir vers six heures et lui a causé des blessures auxquelles il a succombé.L’enfant se rendait, en compagnie de sa soeur Jacqueline, 8 ans, acheter un journal dans un restaurant lors-qu’en traversant la "ue Ontario il a été renversé oar un camion conduit pas Issie Zaslassky, 1639 rue Craig est.Le conducteur a prétendu qu’il avait voulu éviter la fillette et qu’l! n’avait pas vu le bambin.Il ne s’est aperçu de l’accident qu’en passant sur la victime.Il a arrêté et transporté l’enfant chez le Dr E.Lafortune oui n’a pu que constater la mort.Le cadavre a été transporté à la morgue.Service funèbre pour Andrée et Strindberg Tromsoe, Norvège.9.(S.P.A.) — Une foule recueillie a assisté hier, dans la petite église de Tromsoe, au service funèbre célébré pour So-lomon-Auguste Andrée et Nils Strindberg dont les cadavres ont j été ramenés récemment du cimetière de glace sur l’tle White, où ils reposaient depuis 33 ans.Après le service, les deux tombes ont été déposées par des matelots norvégiens dans le corridor sud rie l’église, qui servira de crypte temporaire en attendant que le bateau “Isbjoern’’ ramène le corps de Knut Frankel, le troisième membre de l’expédition malheureuse.Aux courses de Thorncliffe Toronto, Ont., 9.— Résultats des courses d’hier après-midi au Parc Thorncliffe: Première course, 6 furlongs.1.High Go, ill, 7.95.5.00, 4.00; 2.Campus Capers, 111.11.20, 7.25; Traumagne, 1114, 17.50.Temps 1.14 4-5.Squall, Bold Bendigo, (dear Wing, Fair Jean, Big Run.Irish Indian.Our Johnny ont aussi couru.Deuxième course, 5 1-2 furlongs.1.Pampered Pet, 107, 19.00, 9.60, 4.80; Skv Gazer, 113, 6.10, 4.00; Go-larier, 1Û7, 3.60.Temps 1.08 3-5.Hayloft, Manotacks, Hedge Ray, Candy Man, Momus M., Fatal Gift, Bronze, Roche d’Or, Oil Rite ont aussi couru.Troisième course, 7 furlongs.— The Doctor, 111, 6.35, 4.25, 3.80; Ferry of Fate, 104, 9.80, 5.80; Federal Reserve.110, 7.00.Temos 1.26 4-5.Donna Mona, Jean Paranymph, Branch, Pin Wheel, Once Again, Bagoiper, Sailor Maid, Select ont aussi couru.Quatrième course, 7 furlongs.—-Solace, 118, 4.00, 3.00, 2.50; Table Talk, 112, 5.10, 3.00; 3.Omareen, 107.2.95.Temps 1.26 3-5.French Lass.Inchcape Bell II ont aussi couru.Cinquième course, 7 furlongs.—-1.Blinmp, 102, 4.20.2.40, 2.40; Timon, 100.2.65, 2.60; 3.Waeket, 100.3.10.Temps 1.26 1-5.Campfire Maid, Brother Bank ont aussi couru., Sixième course, 1 1-16 mille.—i.Silvery, 95.17.25.5.50.3.20; Judge Bartlett.11.3.2.95, 2.20; Princely Attention, 104.3.65.Temps 1.47.Judge Farriy.Belmona ont aussi Septième course.1 1-6 mille.—-Sweetest Song, 108, 8.80.4./,), 2.8.», Lindsay, 107.8.35, 3.75; Plaguer, 111 2.35.Temps 1.49 1-5.Willing-don Lord Cardigan, Varsity, Quatra Bras ont aussi couru._ Le classement des équipes INTERNATIONALE LES PARTIES DANS LES GRANDES LIGUES Les joutes disputées hier dnns les séries des ligues de base-bail majeures ont donné les résultats suivants: LIGUE NATIONALE Première partie: ._ .Brooklyn .000512000— 8 15 0 Philadelphie .010010000— 2 4 0 Moss et Looez.Deberrv; Hensen, Phillips.Sweetland et Rensa.Deuxième partie: * Brooklyn .000101612—11 15 2 Phitadelnhie .020000200— 4 9 0 Elliot.Thurston et Lopez: Willoughby, Sweetland, H.Elliott et Davis, Rensa.LIGUE AMERICAINE Pas de partie.ASSOCIATION AMERICAINE Kansas City .310 1 Saint-Paul .7 17 0 Haley, Fette et Collins, Susce, Harris et Fenner.Milwaukee .616 4 Minneapolis .13 15 0 Strelecki, Miller, Ryan et Young; Dumont, Moss et Griffin.Indianapolis .4 11 0 Toledo .5 12 0 Parks, Burwell et Mondino, Ange-ly; Ferguson et Henline.Louisviiie .9 10 1 Columbus .3 9 2 Marcum et Barnes; Winters, Miller, Maton.Kemmer et Dixon.Deuxième partie ; Louisville .1 16 4 Columbus 12 12 1 Williams.Brown, Penner et Barnes, Eckert, Polly et Devine.LIGUE G.P.Rochester .98 57 Baltimore .91 (>3 MONTREAI.88 68 Toronto .84 71 Newark .71 84 Buffalo .67 84 Beading .59 93 Jersey City .57 95 LIGUE AMERICAINE Philadelphie .9.3 46 Washington .85 52 New-York .77 59 Cleveland .75 65 Détroit .66 71 Saint-Louis .54 83 Chicago .53 83 Boston .43 90 LIGUE NATIONALE P.C.632 .591 .504 .542 .458 .444 .388 .375 .669 .625 .566 .536 .482 .394 .390 .333 Saint-Louis Brooklyn New York Pittsburg .Cincinnati 80 56 .58.3 77 58 .570 77 no .562 76 6ft .559 71 65 .522 64 75 .460 55 78 .414 44 92 .324 Lasalle encore vainqueur Lu vaillante équipe du Lasalle allait rendre visite dimanche dernier au Cercle St-Paul de la Croix et après leur exhibition de première valeur les gars de Maisonneuve sortirent victorieux de lu joute par 13 à 6.L’équine du gérant Lacom-be s’est particulièrement distinguée au bâton en accumulant pas moins de 19 coups réussis sur les deux lanceurs adversaires tandis que Cârbonneau, pour les vainqueurs, lança avec un sang-froid remarquable après la première manche et n'accorda que quelques coups sûrs espacés.Les gros frappeurs de la journée furent pour le Lasalle ; Roger Lncombe avec ses cinq coups réussis sur six apparitions au bâton, tandis que Dufort en compta quatre et Cotiillard trois.Il est aussi bon de mentionner le magnifique coup de circuit framv' par le receveur Carbonneau ainsi que le trois-buts de Gaston Martineau avec les buts remplis.La direction du Lasalle doit des félicitation au Cercle St-Paul de la Croix pour sa bonne hospitalité.Dimanche proch-'n.ce sera au tour du Lasalle à recevoir le Cercle St-Paul de In Croix dans une partie de retour.Il sera intéressant de voir le gérant Ménard et scs hommes â l’oeuvre dans le but d’effarer leur défaite de dimanche dernier et tous les partisans du St-Paul de la Croix se feront un devoir d’assister h la rencontre qui sera disputée au Stade du Lasalle.situé â l'angle des nies Rouen et I>étour-neux, â Maisonneuve.I.a rencontre conmmencera à 3 h.et tous les partisans du Lasalle sont priés d’en prendre noie.E.Smith; Léo Cloutier herty.„ 7h.30 p.m.: D.Burston-G.Rivard vs E.Bernard-C.Gélinas; P.Fontaine-P.Bédard vs M.Beaudry-S.Contant.Jeanne Savignac-W.Flaherty vs Jeanne Thibodeau-A.Raygnaud.9h.30 p.m.: P.Dussault-M.Paquette vs M.Mignault-F.Surveyer.AU PARC LAFONTAINE Le tournoi annuel double intermédiaire et junior du Parc LaFon-taine recommencera samedi à deux heures.Les entrées sont déjà nombreuses.Cette année les juniors pourraient causer des surprises La rencontre entre les clubs Wesi» hill et Parc LaFontaine dimanche passé a démontré que le double Gauthier et Desrochers sera un fort favori dans le junior.Dans l’intermédiaire, Longtin et Lalande devront défendre leur titre.L’an dernier Faubert et Emard ont été défaits par ces derniers.Les entrées fermeront jeudi soir le 11 septembre à sept heures.Le tirage se fera le même soir.Les journaux annonceront le cédule, en même temps on recevra les inscriptions pour le tournoi des jeunes filles du parc, qui doit commencer le 20 septembre.Tous les clubs sans exception pourront être représentés dans ce tournoi.Pour informations s’adresser à Jean Robert du Papineau ou H.E.Desrochers.Pla.0343.L'ouverture des séries mondiales Chicago, 9.— La série mondiale de 1930 s’ouvrira le premier octobre sur le terrain du champion de la ligue Américaine, probablement à Philadelphie, a annoncé hier après-midi le juge Landis, le grand commissaire du base-bail.Les deux premières parties seront jouées sur le terrain du champion de la ligue Américaine puis les troisième, quatrière et cinquième rencontres auront lieu dans le parc du gagnant de la ligue Nationale.Si une sixième et septième parties sont requises pour décider du championnat mondial, elles seront disputées sur le terrain du champion de la ligue Américaine.La réunion du Parc Connaught Ottawa, 9.— Résultat des courses d’hier après-midi au parc Connaught : 1ère course, 5 1-2 furlongs: 1.My Betty 109, 15.40, 7.70.4.30; 2.Mar-ceur 107, 24.00, 12.20; 3.Ethel Kenyon 109.3.65.Temps 1.07 2-5, Sa-ki, Gabrielle Earthern Jar, Number Three, Miss Zeipba ont aussi couru.2e course, 6 furlongs: 1.Wet-Toddler II, 104, 4.55, 3.05; 3.Gilded Casino 97, .3.80.Temps, 1.13 2-5.Sphere of Beauty, Pottery, Tender Bud.Capitol, Irish Sphere ont aussi couru.3e course, 6 furlongs: I.Dark Angel 112, 5.55, 4.05, 3.60; 2.Cela-nese 115, 19.40, 16.00; 3.Pens Chic 115, 11.60.Temps 1.14 2-5.Goéland, Bunbnck, Noirette.Fateful, Spirit of Sense, Rose Spot, Florazetta, Alex Woodliffe ont aussi couru.4c course, 1 mille et 70 verges : 1.Epigram 108, 5.00, 3.40, 2.70; 2.Capl Stevenson 108, 10.65, 5.10; 3.Ore 98, 5.55.Temps 1.45.Jonah Lawless Miles Prior, A1 Kripp.Wrench, Miss Gaiety II ont aussi couru.5e course, 1 mille: 1.Cherokee Maid 110, 5.80.3.40, 3.00; 2.Moon Phase 110.5.25.4.30; 3.Dunlins Elk 106, 5.25.Temps 1.40 1-5.Bowie, Fair Lad, George Van S., King Charles Kaulnna ont aussi couru.-, 6c course, 1 mille et 70 verges: 1.Funérailles de Mlle Marie Laberge U» Commission des services publics, la Commission des tramways de Montréal, la magistrature, le Barreau et la profession médicale étaient largement représentés.vendredi matin, aux funérailles de Mlle Marie Laberge.fille de M.F.-C.Laberge, membre de la Commission des services publics.Le convoi funèbre, précédé de deux landaus pleins de fleura, est parti de la demeure de M Laberge, 1001 boulevard Mont-Royal, pour se rendre è l’église 8t-Vlateur d'Outremont, où le service fut chanté, à 9 heures, par le R.P.L.Clau-thlsr, C.S.V., assisté de M.l'abbé Sylvlo Laporte, professeur au collège de Saint-Jean, et de M.l’abbé L.-J.Broesard, vicaire à Saint-Louis de France.La levée du corps avait été faite par te R.P.J.-A.Roy, O.S.V., curé de Salnt-Vlateur.Dans le choeur on remarquait: M.l’abbé Henri Qaboury, demi-frère de la défunte et vicaire à Saint-Louis de France, le R.P.Arthur McGowan, le R.P.A.Ton, de l’Oratoire de Paris, M.l’abbé J.-A.Benoit.curé de Saint-Nicolas.d'Abuntslc, M.l’abbé Henri Jasmin, professeur & l’ü-nlverslté de Montréal.M.l’abbé C.-A.La-belle, vicaire A Saint-Louis de France, M.l’abbé F.-X.-N.Boulais, le R.P.C.-E.Deschamps, C.S.V., M.l’abbé Georges De-nlger.vicaire à Sainte-Madeleine d'Outremont, et le R.P.J -A.Poulin, O.8.V.La chorale, sous la direction de M.W -A.Wayland, a rendu la messe de Rossini et Perosl.M.R.Belloau touchait l’or- Eue.Les solistes étalent MM.A.Ooulet, .Lecavaller, Félix Desrochers, O.Moren-cy et J.-M Magnan.Conduisaient le deuil: le père de la défunte, M.F.-C.Laberge: son frère, M, Charles-René Laberge; ses demi-frères, M l’abbé Henri Gaboury, le Dr Paul Oaboury et M Emile Gaboury: ses oncles, MM.R.-H.Goyer, notaire, Albert Decelles, Athana-se Prlmeau, le Dr J.-E.Laberge, F.-P.Laberge, Charles-Zénon Laberge.J -N.-T.Laberge, et le Dr N.-W Retd: ses cousins, MM.Jacques Blanchet, Benoit Laberge, I.C., Maurice Reld, Philippe, Laurent et Charles Laberge.Le cortège était nombreux.Admis à l'étude de la médecine Québec, 9 — Voici les résultats des examens des aspirants extra collégiaux à l’étude de la médecine, tenus sous la direction du Collège des médecins et chirurgiens.Ont réussi aux examens lettres et sciences: M.Margolich, M.Arono-vitch, Edgar Baron, Lennard Bernstein, Gréai Kaine, Albert Lappin, Charles Hosen.Joseph Seltzer, Jack Siminovitch, Gabriel Yilen, Alman-zor Sévigny, R.A.Bailey.Ont réussi aux examens lettres: P.-E.Chicoine, F.G.Fyshe, Albert Qnesnel, Grant Toensend, Lionel Fournier.Ont réussi aux examens sciences: Arthur Beaucage, Yvan Juteau, G.B.Maughan, W.G.C.Munrore.Paul Richer et W.J.Lufuve.Matière à reprendre: Léo Lynch.Avex-vout besoin de bons livres?Adressex-vous su Service de librairie du “Devoir”, 430 rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone: H Arbour 1241* PETITES AFFICHES ~ Tarif - TOBTES DEMANDES — Locations, maisons, chambres, magasins, etc.—A vsndrs.Perdu, Trouvé, etc — 1 sou le mot.minimum as sous — La même annonce, un mol», remise de 10«£.NAISSANCES, DECES.MESSES.REMERCIEMENTS — 50 sous par lu-eertlon.CARNET MONDAIN, tic.—$1 00 par insertion.AGENT DEMANDE tt: Homme fiable pour district rural comportant une centaine de magasins, dans cette province.Expérience non nécessaire.Pas de vente Fait la distribution et la collection.Devra rapporter soixante-dix dollars net par semaine, Bh&itus Mfg.Co., New Toronto.Ont.A VENDRE Ville salnt-Lau’-env.entre le Bureau de potte et la CÔM- de la Vertu: 20,000 pieds de terrain, don.a,000 Boulevard Mon* et 15,000.Avenue Ouimet.Site idéal pour garage, entrepôt, clos, etc.P.-O.Crepoau, 1422 Visitation.Tél.CHerrler 7744 ou BT-Wats’- owe Ib.o.I PIANO A VENDRE UN NOUVEAU TYPE DE PERFECTION comme saveur, fraîcheur et plein contentement, choses que l’on a tout droit d’attendre d’une cigarette.Essayez la Dixie—délice du fumeur canadien—et goûtez le plus grand plaisir qu’un tabac puisse offrir.Bien roulées pour se bien fumer.Tabacs de Virginie au meilleur de leur condition.4^ 1 ! 20 pour 25c.12 15c.et en boites métalliques de 50 DIXIE LA CIGARETTE SUPERIEURE COLLECTIONNEZ LES “MAINS DE POKER” B Gaston et Georges LES GARÇONS delà DOW /Je me demôHde^quelle evtj [la premièt-c chose Qui Ç (frapp* W visiteur qvdRa| 'll arrive a , Tr\ lMoK4r’C»l,!aa'sTûtW /ffl m Un -fax», tovt .prûbablemadl —y Tcroi^queTMi^n^ jNûh?T ^Comprends pas | ppourtàKt pas M NqhjNoh/Tv ne lrLt1ûK • -sais is pas, u] (1&orces -il h Y | -rien a saiiiL #TTjK Jë vevXHdire, quelle e^t l'a premiere chose ôV aimeKt le mieux [stock, naturel!» Piano "Chlckerlng" instrument, petit for droit, magnifique _____ Jormat.belle sonorité, usagé, à très bon marché.Une aubaine pour collèges ou couvante.725 Ave Outremont.5 When good fellows get to-gether C’EST il 908978^301 7376 Montréal, n«aHr LE DEVOIR 9 septembre 1930 Etats-Unis d’Eunp ! U NAVIGATION la pêchl de LES REPRESENTANTS DE VINGT-SEPT ETATS ADOPTENT EN PRINCIPE LE PROJET BRIAND Genève, 9.(S.P.A.) — Les hom-mes politiques de l’Europe ont dis-cuté le projet de fédération européenne de M.Aristide Briand hier, à l’issue de la première séance du Conseil de la Société des Nations.A l’unanimité, mais après une longue et chaude discussion sur les méthodes, les représentants de vingt-sept Etats européens ont décidé de soumettre le projet à l’Assemblée de la Société des Nations, ils ont ainsi donné leur adhésion au principe du projet.M.Briand viendra donc exposer dans les details devant l’Assemblée de la Société des Nations le projet qu U croit nécessaire pour assurer la collaboration des Etats européens dans le domaine politique comme dans le domaine économique.Il semble bien que M.Briand ait renoncé à l’idée d’un secrétariat séparé et d’une organisation politique séparée pour les “Etats-Unis d’Europe” après avoir pris connaissance des réponses à son mémoire du 17 mai: la nouvelle organisation, si elle voit le jour, fera partie du mécanisme de la Société des Nations.On s’attend à ce que l’Assemblée de la Société des Nations, après une discussion qui permettra de voir un peu quels sont ses sentiments à l’endroit du projet, référera le projet à une commission d’étude.Une sous-commission pourra ensuite rédiger le texte du projet pour le faire entrer, dans l’agenda de la prochaine assemblée.Pour un bon nombre d’hommes politiques, le côté politique du projet est impraticable et comporte bien des dangers.C’est pourquoi on a suggéré une commission économique ou encore une commission économico-politique qui préparerait un projet acceptable de coopération européenne.Coste et Bellonte à Washington LES AVIATEURSFRANÇAIS SONT LES HOTES DU PRESIDENT HOOVER Washington, 9.— Le président Hoover a reçu les aviateurs Dieu-donné Coste et Maurice Bellonte hier dans la capitale américaine.La réception a commencé vers neuf heures du matin pour ne se terminer que le soir, après le banquet offert par la Chambre de commerce.Il y avait plusieurs centaines de personnes à la porte de l’ambassade française lorsque les deux aviateurs qui ont réussi la traversée de l’Atlantique sont sortis pour se rendre chez le président des Etats-Unis.Us ont été ovationnés partout.Les plus grands aviateurs américains, sans oqblier le colonel Char-les-A.Lindbergh, ont rendu hommage à leurs confrères de France.Les Américains ont admiré la réserve et la modestie des deux héros français.Coste et Bellonte sont allés visiter la tombe du soldat inconnu et ils l’ont fait avec une dignité qui pnnnn,ri tient bien plus de l’homme de bu- I ‘ DEUX JUGEMENTS Le capitaine L.-A.Demers, enquêteur fédéral pour les accidents de navigation, vient de rendre jugement au sujet de l’échouement du “Vaiifiorita”, près de St-Vaiier, le 4 août, et au sujet de celui de l’“Hochelaga”, près des îles
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