Le devoir, 31 août 1929, samedi 31 août 1929
Volume XX -No 203 Abonnements par la poste : Edition quotidien}* CANADA I MU EUta-Cni* et Empire Britannique ., 8.M UNION POSTALE .10.01 Edition hebdomadaire CANADA .2.(4 DEVOIR Montréal, samedi 31 août 1929 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL ETATS UNIS ET UNION POSTALE 3.00 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE: - SERVICE DE NUIT: Administration: Rédaction: tàéraot: « • H Arbour 1241* H Arbour 1243 HArbour 3679 • HArbour 4897 La fumée ennemie de la santé On me signale un article^ie la Winnipeg Free Press qui porte sur le chauffage central, adaptation dont on vient de célébrer le cinquantenaire.Entendons-nous: il ne s'agit pas du chauffage d’un domicile unique au moyen de la vapeur ou de l’eau, mais de tout un district, de plusieurs unités, d’un groupe de constructions.L’invention, comme toutes 1rs inventions, eut des débuts modestes au fond d’une cour à Lockport, N.-Y.Elle a eu tant de vogue depuis que des quartiers entiers dans les grandes villes sont chauffées par une chaufferie unique.La New-York System Corporation, une seule des firmes de New-York, a une installation (le $40,000,000.Certains des plus importants édifices de la métropole américaine sont chauffés par des installations distantes parfois de plus d’un mille.Leurs propriétaires sont heureux de payer ce service, car ils économisent de la sorte de l’espace.Or, il est important d’économiser de l’espace dans un édifice quand il peut rendre quelques centaines de dollars annuels de loyer au pied carré de plancher.Le chauffage centralisé s’est également popularisé dans les maisons à appartements et même les cottages.L’économie de l’espace n'est pas ici la considération dominante; mais l’éloignement de la fumée et de toute malpropreté.On voit à la périphérie de New-York des quartiers entiers aux maisons dépourvues de cheminées et aussi de ce panache de fumée, de ce crêpe funéraire qui encrasse tout à des centaines de pieds à la ronde.Ce qui frappe en lisant cet article, c’est le souci constant de supprimer la fumée, même dans les villes où elle est le moins nocive.A New-York, on brûle, en effet, du charbon dur, de l’anthracite.Or, pendant la guerre, on permit l’usage du charbon bitumineux.La fumée épaissie interceptant les rayons solaires, on vit en peu de temps doubler la mortalité par la tuberculose.La guerre finie, on revint à l’anthracite.La mortalité.par tuberculose reprit son niveau antérieur.La démonstration était faite du rôle meurtrier de la fumée qui intercepte de ses nuages artificiels les rayons ultra-violets, les rayons vivificateurs.A Montréal, la nuisance, selon le vieux rnot que l’on a conservé avec raison, la nuisance de la fumée est considérable pour deux raisons: nous nous servons de charbon bitumineux en quantité; toutes les précautions ne sont pas prises pour réduire le volume de fumée dégagé par les cheminées usinières.Quand on entre dans la ville, par le pont Victoria notamment, il est facile de constater que celle-ci cache son visage derrière un voile de fumée, mobile mais épais.Cette fumée ne s’échappe pas des usines, mais du port où convergent tous les navires et toutes les lignes de transport fluviales et maritimes.Les locomotives, qui font la manoeuvre dans le port, promènent avec soi leur détestable encensoir; les remorqueurs font de même.On reste donc convaincu que toute offensive contre la fumée doit d’abord proscrire dans la ville l’usage des locomotives à vapeur et réglementer très sévèrement les appareils de chauffe des remorqueurs et des autres navires.Hors cela, pas de progrès appréciables.Or, il est impossible, à la suite des constatations faites à New-York sur la nocivité de la fumée, de se laisser arrêter par des motifs d’ordre secondaire, comme celui invoqué déjà par M.Beatty: le coût.I out doit céder devant le motif supérieur de la protection de la santé publique.Peu sert à tel ou tel philanthrope de faire partie de tel corps hospitalier, de mettre son nom en tête de telle liste de souscription, s’il n’est disposé à faire tout en son possible pour frapper le mal à sa source.La vente des timbres de la ligue antituberculeuse est méritoire, mais fussent les recettes quintuplées, la ligue n’enrayera jamais la tuberculose tant que le taudis lui donnera asile et que la fumée protégera les bacilles de Koch contre l’action bienfaisante du soleil.II faut être logique, parfois sous peine de passer pour cynique.v La lutte contre la fumée, dont on parlé tant, sans qu’elle fasse le plus petit progrès notable, est donc urgente et doit donc etre poussée à fond en s’attaquant d’abord au pire fléau.Or, il se trouve que, pour ce qui est des locomotives, les pires délinquantes sous ce rapport, il est possible do les remplacer par des locomotives électriques, ou, grâce à une adaptation récente, à l'huile et à l’électricité, ce qui supprime dans un cas et réduit 1res considérablement dans l’autre l’inconvénient de la fumée.Ce qui est mieux, c'est que, sans cette ordonnance de la Commission des chemins de fer que nous demandons depuis si longtemps, la Commission du port, qui a à sa tête des hommes d'affaires de grande autorité, n’a pas opposé la question du coût, mais a remplacé une partie de ses locomotives chauffées nu charbon par des locomotives électriques.Il nous semble que le comité municipal spécialement charge (1 e.tudier les moyens de supprimer la fumée devrait tenir compte de ces deux faits capitaux: s’enquérir d’une part des possibilités oilertes par la création de la locomotive qui a été inaugurée lundi dernier entre Montréal et Toronto et, d’autre part, se procurer à la Commission du port des chiffres sur le coût d exploitation de la locomotive à l'clcetrieité et à la vapeur, tout en se souvenant, }>our la mise au point, que la Commission du porl, étant un petit acheteur et un acheteur étatiste.ne profitera jamais des taux que des compagnies puissantes, émancipées du contrôle gouvernemental, peuvent exiger.caractère qui au plain-pied Louis DUPIRE V actualité Vieilles pierres et vieilles choses Le vieux Montréal est en train rie disparaître avec une aftligean-te rapidité.Depuis que les autorités muni-nicipales.sous prétexte d'ouvrir le boulevard Saint-Laurent jusqu'au fleuve, ont sottement permis le rarement rie ta vénérable chapelle de Notre-Dame de Pitié.rela n était d’ailleurs pas dit tout nécessaire pour accomplir cette trouée combien d’antres conttrucHons anciennes, dont quelques-unes dataient même du régime français, sont tombées sous la pioche du démolisseur?La seule construction du nouveau palais de justice, il g a moins rte dix ans, a fait disparaître du même coup une dizaine ou une vingtaine de ces maisons.Parmi rrlles-ln.il y avait notamment, rue Saint-Vincent, en face de l’ancien bétel du Devoir, la résidence de fiédéon de Catalogne, le premier ingénieur canadien et probable- ment le premier ingénieur en Amiri que.Au point de vue touristique, — I Américain qui nous visite surtout est souvent amateur d'antiquités, — cette construction avait certes une valeur appréciable.Sans modifier beaucoup les plans du pseu-no temple grec qu’est te nouveau palais de justice, it eût été possible de conserver au moins la maison de tiêdéon de Catalogne.Enclavée dans la construction nouvelle, on eût pu en faire un musée fort intéressant.Elfe n’eût pas plus déparé le paysage que le moulin de Sans-Souci ne nuisait à ta splen-dear des jardins du roi de Prusse.Mais chez nous on aime à démolir; et l’art d’accommoder 1rs restes nous est parfaitement étranger.Hier encore les journaux publiaient par exemple la nouvelle de la vente a des courtiers new-yorkais de la maison Forretier.ce très vieil immeuble à pignon, sis à l’angle sud-est de la rue Notre-Dame et de la rue Saint-Pierre.C'est û l’heure présente l’une des plus anciennes maisons de Montréal, sa construction remontant aux premières années du dir-hnttiènir siècle.Vne plaque commémorative qui te troune sur la façade indique au passant que Montgomery, l’un des généraux de l’invasion américaine de 1774-75, y avait établi ses quartiers-généraux pendant tout un hiver.La maison Forretier sera rasée à son tour et sur l’emplacement s'élèvera bientôt un autre gratte-ciel qui fera pendant à celui de sir Herbert Holt.Sera-t-il aussi laid?Ce sera difficile.Au train où vont les choses, que subsistera-t-il d’ici dix ans du vieux Montréal, non seulement du Montréal des premiers temps de la colonie, à peu près complètement dis-ptiru, mais du Montreal d it y a environ un siècle, du Montréal des faubourgs et des petites villes indépendantes qui l’entouraient?Pas grand’chose assurément.Ça n’est pas seulement le quartier du bas de la ville qui change ainsi; des transformations s'opèrent un peu partout.Les vieux faubourgs, les municipalités qui furent autrefois distinctes et autonomes sont maintenant entrés dans la banalité du plus grand Montréal.Si le bas de la ville achève de se dégarnir de ses vieilles constructions et se couvre peu à peu de gratte-ciel, les faubourgs et anciennes municipalités, suivant en cela l’exemple des quartiers neufs, se peuplent d’escaliers extérieurs et de créneaux en ferblanc.Faubourgs et municipalités d'autrefois ne comprenaient pas que de belles et luxueuses résidences.Cependant, les maisons, sans être prétentieuses, y avaient généralement du type, un certain manque absolument moderne.Et puis il y avait bien çà et là quelques constructions sortant de l’ordinaire.Ainsi, au faubourg Saint-Antoine, c’était la maison du sénateur Charles-Séraphin Radier, sorte de manoir que l'on n’a pas encore démoli mais qui, après avoir servi ci toutes sortes d’usages, se trouve dans un état de complet délabrement.4 la Pointe-Saint-Charlcs, sur le bord du fleuve, en bordure du pare Marguerite-Bourgeoys, il y a le vieux couvent des Dames de la Congrégation, dont la construction remonte aux tout premiers temps de Montréal.Cette maison se trouve heureusement bien conservée, grâce aux soins des religieuses qui l’habitent encore.Le quartier Hochelaga a aussi, mais pour peu de temps, une vieillerie intéressante, l’ancien monastère des Pères Rédemploristcs, rue Notre-Dame.La Commission du Port vient d’en taire rdcquisition pour le faire raser afin d'agrandir le champ de manoeuvres des convois autour de l'élévateur No 3.Cette maison de pierre grise n'est évidemment pas très vieille, datant à peine de la fin du siècle dernier.Mais tout de même elle renferme des souvenirs qui devraient être chers aux gens d’Ho-chelaga.Avant d’appartenir aux Rédemploristcs.le monastère a abrité des Carmélites.Ce fut le premier Carmel du Canada.Il devra disparaître pour faire place aux rails de la Commission du Port.Il est évident que pour le développement de Montréal il faut se résigner de temps en temps à voir sacrifier telle ou telle relique.Cependant il en est quelques-unes qu’il convient de garder précieusement.En y réfléchissant, par exemple, il n’est personne qui n’ad-mettr la stupidité de ceux qui ont laissé démolir Notre-Dame de Pitié.Le tourisme est devenu dans notre province et dans notre ville en particulier une industrie fort rémunératrice.Il parait qu’on peut même classer le tourisme parmi nos principales industries.N’est-ce alors simple bon sens que de conserver les pins intéressantes parmi nos vieilles maisons?Cola doit faire partie du somothinK different que les Améririratns comptent trouver chez nous.Puisque Montréal se Transforme rapidement, à vue d’oeil pour ainsi dire, il serait temps de faire l'inventaire des choses qui peuvent ainsi servir l'industrie du tourisme et de prendre 1rs mesures nécessaires non seulement pour en empêcher la disparition mais pour en assurer la conservation.Dans le parc de la montagne, tout à côté du mur de pierre qui entoure Ravenscrag.le mausolée de Simon McTavish Vun des grands traiteurs de fa pelleterie, tombe en ruines.On semblait avoir décidé, l'année dernière, é l'hôtel de ville.I d'en entreprendre la restauration.j Rien n’a encore été fait.; Ce mausolée, les deux tours de la | montagne, le couvent de la Pointe-; Saint-Charles ce sont foutes choses dont la Commission des monu-\ ments historiques devrait prendre I charge.f)n ne peut guère compter en effet sur les autorités municipales pour leur conservation.En matière de ce genre tes autorités municipales sont aussi bien endormies que l’opinion publique.On pourrait faire disparaître le Châ Iran de Ramezay on Notre-Dame de Ponscconrs sans que ni celle-ci ni celle-là fassent seulement mine de s’en apercevoir.Mais essayez de loucher à l'indemnité de nos eonsefllers de ville.CONIAGVE PAS DE JOURNAL LUNDI Lundi 2 septembre, fête du Travail, le Devoir ne paraîtra pas.Nos bureaux et nos ateliers seront fermés toute la journée.Bloc - notes Un oublié ln des grands entrepreneurs en urmements de l’Europe, sir Basil Zaharoff.qui fit jadis le trust des maisons Armstrong, Vickers, Maxim et Nordenfeldt, en Angleterre, eut des intérêts dans la maison CreusOt, en France, et dans les grandes usines Krupp, en Allemagne, aura quatre-vingts ans dans quelques semaines.D’origine grecque, il s’appelait Basileios Zacharias.Né dans ie Levant, en Asie Mineure, élevé à Constantinople, puis passé en Russie où il changea son nom en celui de Zaharoff, il a vendu des armes, des munitions et du matériel de guerre à toutes les nations du monde.Rangé de par ses intérêts matériels du côté des Alliés, en 1914, ce fut lui qui, plus tard, avança des fonds à la Grèce pour tenter de jeter les Turcs hors de l’Europe, manquant ainsi amorcer un nouveau conflit (langoureux pour une demi-douzaine de nations, dont le Canada.Le Turc résista, la Grèce tut humiliée et sir Basil Zaharoff en fut pour ses fonds, A l’heure présente, à demi-oublié, solitaire, il est le principal propriétaire des maisons de jeu de Monte-Carlo, dans la principauté de Monaco; il vit en France, îl a une fortune évaluée à 2UÜ millions de dollars, — on le croit l’homme le plus riche d’Europe et l’un des plus mystérieux.Et, à un journaliste américain qui vient de tenter de l’interviewer, il a dit brièvement: “La paix est une condition de l’esprit.Qu’il y ait beaucoup d’hommes qui parlent de paix, pensent à la paix et rêvent à la paix et le inonde aura la paix’’.Sir Basil a passé sa vie ù préparer les nations à la guerre, puisqu’elle faisait aller les affaires de scs sociétés d’armements.U y a fait sa fortune.11 y a quelque étrangeté à l’entendre maintenant parler de la psychologie de la paix.LE JOURNALISME ET LA CITE Le dernier cours de la Semaine sociale M.Orner lions actuelles du journalisme et de rinfluence Héroux parle des condi* de la presse sur la Cité Inévitables difficultés, nécessaire réaction — Quelques souvenirs Chicoutimi, quatre heures et 30 août demie cet après-midi, M.Orner Héroux a donné le dernier cours de la Semaine sociale.Ce cours, complétant la série qui s’est déroulée tous ces jours-ci, portait sur le journalisme et la cité.En voici le résumé: Nous partons, dit d’abord M.Ilé-roux, d’une série de faits.Le premier, c’est que, dans les conditions actuelles, le journal et la cité sont intimement liés.Le journal, dans la cité, tient un rôle énorme.11 est la seule lecture de la quasi-totalité des citoyens, la voie maîtresse par ou leur arrivent faits, suggestions, idées et rumeurs.Ce fait, il n’est pas eu notre pouvoir de le supprimer.11 ne nous reste donc qu’à essayer d’en tirer te meilleur ou le moins mauvais parti possible.Et nous touchons ici au fait no 2.C’est que le journal n'est pas, habituellement, un être qui sollicite vers Je mieux; c’est que, matériellement parlant, il n’a d’intérêt à être ni très vertueux, ni très intelligent, ün peut au contraire presque poser en axiome que le succès pécuniaire du journal est en raison inverse de sa valeur intellectuelle et morale.REGARDEZ AUTOUR DE VOUS.A propos de Palestine Un Anglais qui habite maintenant Hamilton, Ontario, et qui dit avoir été pendant vingt-sept mois commandant de l’escorte de cavaliers qui accompagna le colonel Lawrence en Arabie pendant la dernière grande guerre, vient d’écrire au Star de Toronto que les incidents de Palestine, où des Arabes ont massacré des .luifs, sont le résultat de la piteuse Foreign Office de Londres à l’endroit des Arabes.Le chef naturel des Arabes était Hassan-Iban-Sa-oud.avec le concours des troupes duquel les Anglais réussirent à maîtriser les Turcs pendant la dernière grande guerre, en Mésopotamie, écrit au Star M.Bowdcn-Smart.Sans l’influence de Lawrence et l’amitié d’Hassan-Iban-Saoud, Allenby eût échoué, affirme ce correspondant.Or le Foreign Office, un peu plus tard, au lieu de nommer gardien de la Mecque l’Arabe qui avait rendu tant de services à Allenby et à Lawrence et qui groupait derrière lui les trois quarts des gens de son pays, choisit un homme de troisième plan, sans crédit chez les siens, et fil aussi de son fils le gouverneur du territoire de la vallée de l’Euphrate, devenu plus tard le royaume de l’Irak.Depuis ce temps, les Arabes presque en bloc ont entretenu des sentiments d’amertume à l’endroit de l’Angleterre.Au surplus, dit M.Bowden-Smart, l’Arabe déteste le Juif et le commerce des Juifs, il méprise tout ce qui est juif.Et le développement du mouvement sioniste en Palestine a accru le ressentiment des Arabes contre les Israélites.“Le jour où les Anglais ne garderont pas la Palestine à la pointe de la baïonnette, il y aura un tel massacre de Juifs que celui des Huguenots en France lors de la Saint-Barthéleniv en sera dépassé", aurait dit un jonr un jeune intellectuel d’origine arabe à l’ancien commandant de l’escorte de Lawrence.Gela rejoint ce qu’un personnage en vue.à Jérusalem, disait un jour à Pun des nôtres, à Montréal.Les événements ont malheureusement justifié ees deux pronostics.2375 tonnes Cela fait 4 millions et trois quarts de livres.Or c’est le poids de ce que les femmes ont dépensé, aux Etats-rnis, l’an dernier, rien qu’en rouge pour les lèvres; a cela il faut ajouter 8 millions de livres de poudre, 5 millions de livres de crèmes pour le teint, sans compter des millions de livres de pâtes de “beauté”, de lotions, de savons pour le teint, de khôl pour les yeux, et le reste.“Les femmes des Etats-Unis sont de 5 à 10 livres plus légères qu’il y n un an.à cause de la diète amaigrissante qu’elles font", dit le président du congres annuel des “artistes en beauté", ainsi qu’ils s’appellent là-bas sans prétention.et iri aussi.Ce qu’elles ont perdu en poids, pourrait-on dire, elles l’ont gagné en couleurs.G.P Regardez autour de vous.Rappelez vos souvenirs de voyage ou de lecture.Vous constaterez que le journal qui réussit le mieux - j’entends du point de vue financier —-est cetui qui est le moins chargé d’idées et de faits généraux, qui donne la plus large place à ce qu’on appelle le fait-divers, la nouvelle qui reste en réalité petite, quelque importance, qu’on veuille lui donner, quelque tapage qu’on fasse alentour.De ce succès, l’explication est fort simple.Le journal, au fond, est une conversation, et le lecteur y cherche, avec l’aliment de sa propre curiosi-politique du ; té, l’occasion de s’entretenir, pour ainsi dire, des choses qui Tlntcrosse nt.Or, sur quoi porte la conversation de la plupart des gens, qu’est-ce qui les intéresse, sinon le fait-divers?Le journal, jadis, fut chez nous la conversation du prêtre, du médecin, du notaire, des hommes d’affaires, des chefs de la paroisse.Son tirage était limité.Le jour où un industriel s’avisa qu’il y a d’autres conversations que celles-là, qu’il y a celles des voisines qui causent d’un perron à l’autre, des bonnes gens qui jasent au magasin et à la gare, et que ees conversations roulent sur la matière du fait-divers, sur le dernier accident et le dernier crime, et entreprit de faire un journal pour cette vaste clientèle, il fut assuré d’un gros tirage.L'évacuation de la Rhénanie pur le* Anglais Londres, 30, (S.P.A.t — f.r ministère de la guerre o donné des ordres aujourd'hui pour retirer ses trouitrs île la région du Rhin d partir du 14 septembre.L'évacuation anglaise durera Irais mois, ce qui veut dire que le dernier soldat anglais aura quitté les bords du Rhin avant tu nouvelle année ou peut-élre la Noël prochaine.LE GROS TIRAGE Le gros tiVagc, c’est, par ailleurs, l’abondante annonce, les grosses ressources financières, la possibilité de perfectionnements techniques qui sont, à leur tour, source de hausses dans le tirage.Ici, s’applique en plus le vieil axiome: Le débit fait le.profit.Qu’un journal tire à 10,000, 50,- 000 ou 100,000 exemplaires, les frais de composition et de rédaction peuvent ne guéri- différer.Et il en coûte proportionnellement beaucoup moins cher de faire un journal à gros qu'à petit tirage.Ajoutez l’expérience le démontre chez nous comme ailleurs que le fait-divers qui a le plus de chances de faire monter le tinige, c’est le drame passionnel ou le meurtre.Une affaire tristement fameuse a fait monter de 25,000 en un mois le tirage d’un journal montréalais.On peu» être sûr que les plus magnifiques articles, et les plus utiles, n’atteindront jamais à parel.résultat.D’où infériorité nouvelle du journal qui entend se respecter.L'INCONVENIENT D'ETRE SERIEUX Par contre, plus le ton du journal sera élevé, plus grave, plus sérieux, le thème de ses articles, moindre sera son tirage.Et pour la même raison: de combien de personnes les thèmes de ce genre font-ils l’habituel sujet de conversation?Combien ont le souci des questions d’intérêt général, des discussions de principes?Or, du point de vue annonces, du point de vue par conséquent de l'une des principales ressources sur lesquelles tient compter le journal, le moindre tirage, déjà lamentable pour la caisse du journal, est une catastrophe.Cela est d’autant plus 1 grave que les annonceurs tendent ! naturellement à n’utiliser que le moins de journaux possible; cela j est aggrave encore, dans nos pays ! mixtes, par le fait qu’il leur faut rie d'annonces qu’aucun journal français dirigé par des catholiques, ne voudra publier; ouvrez tel journal français, du type jaune, vous y trouverez toute une autre série d’annonces que ne publie point, que ne peut pas publier le journal qui vous plairait, — et qu’il ne pourrait publier sans vous déplaire.Or, ces annonces sont à la fois les plus payantes et les plus faciles à obtenir.CE QU’IL EN LIBRE COUTE POUR ETRE supporter les frais d'une double pu- sont pas?Voici des faits qui ne sont pas déjà très réconfortants.Il y faut ajouter cet autre que le caractère moral du journal qui veut être absolument libre est aussi, dans une large mesure, un obstacle à son succès matériel.Il lui interdit en effet d’être la chose d’un parti et par là de bénéficier de l’appui de l’organisation du parti et des bénéfices que le parti peut directement ou indirectement lui apporter.Il lui interdit d’être la chose d'un financier ou d’un clan de financiers quelconques, et donc de profiter (fes faveurs multiples dont ceux-ci peuvent disposer.Il le contraint à froisser beaucoup de gens, à ne servir aucun intérêt privé, à ne compter sur aucun argent douteux.Un tel journal ne peut compter que sur ceux qui ont un sentiment très vif de l’intérêt général, qui le mettent au-dessus même de leurs susceptibilités personnelles.Or, l'intérêt privé est une chose qui se sent facilement; l’intérêt général .frappe beaucoup moins, encore qu'il finisse toujours par retentir sur la vie des particuliers.Vous le voyez: par les conditions mêmes de sa vie, un journal qui veut traiter de questions sérieuses, servir d’abord les intérêts religieux et nationaux, rester libre des partis et des groupes financiers, libres même des passions de ses lecteurs.est condamné, quelle que soit la bonne volonté de ceux qui le font, à une évidente infériorité financière.11 a toutes les charges des autres.il est privé, par son caractère même, d'une forte partie de Jours ressources.De cette première série de faits en découlent au moins deux autres: l’infériorité, comparée à ce qu’elle pourrait, être de notre presse, - infériorité qui ne nuit pas simplement à son intérêt immédiat, mais paralyse son progrès; une crise de personnel singulièrement inquiétante pour l'avenir.ETES-VOUS SATISFAITS DE VOS' JOURNAUX?Essayons de voir les choses telles j qu’elles sont: êtes-vous satisfaits dej ta presse que nous avons Je ne parle point ontendez-le bien * de la presse dont vous seriez pro-i bablemenl enclins à faire le pro-j cès; je parle de celle à laquelle vous! avez la bienveillance d’adresser j parfois des compliments.En êtes-l vous satisfaits?Je crois, en tout cas, que la plupart de ceux qui s’y intéressent et la font ne le sont lias.Nous sommes partie de 1a grande' communauté catholique, notre pays] joue dans le monde un rôle qui va | croissant, il peut être atteint par les | plus lointaines querelles.Quel i est le journal, nous parlons île ceux que ces questions intéressent, qui songent à autre chose qu’à leur caisse qui donne au mouvement catholique, à la politique internatio-i nale, la place qu’il voudrait?Nous sommes voisins d’un peuple de plus de cent millions d’habi , tants, dont la vie pèse sur celle du monde entier et affecte profondé-j ment, dans tous les ordres: moral, intellectuel, matériel, notre vie pro-, pre.Quel est le journal chez | nous qui parle avec quelque détail, et avec compétence, des choses américaines?Nous habitons un pay., composite, nous avons un intérêt premier à savoir ce qui sc passe dans les autres provinces.à connaître leurs luttes politiques, leurs entreprises économiques, le mouvement général I des idées chez elles, la situation ! particulière des catholiques.Quel est le journal qui peut nous i renseigner là-dessus avec quelque abondance?Ceux mêmes qui font î dans ce sens le plus grand effort j vous diront que le résultat est lamentablement au-dessous de ce) ! qu’ils voudraient.Et dans notre province même, , que savons-nous vraiment de ses I transformations rapides?Combien de questions qui devraient être dé ! battues à fond, combien d’enquè-tes qui devraient être faites et ne le blicité.Ajoutez, que plus le journal ré- j pondra a l’idéal qui est sûrement j celui des semainiers, plus aussi, (outre les obstacles que nous ve*| rions d’indiquer), il sera gêné dans la recherrhe ou Tacceptalion de l’annonce.La constatation est aussi faeile qu'intéressante: ouvrez tel grand journal anglais, de direction proies- JWMI IM1I SIMSSIII*.'*, sas «III s < i I1./IS i « «as IIVIIIS lis lism tante, vous y trouverez toute une sé-| deux langues).Car, tous Jes problèmes se posent chez nous problèmes de la campagne et problèmes de la ville; problèmes d’hygiène et de morale; problèmes spéciaux aux pays mixtes; problèmes des pny.s en majorité protestants sur lesquels passe le vent de toutes les erreurs.(Et nous avons d’ailleurs le triste avantage rte pouvoir moralement et intellce-uellrment nous empoisonner en POURQUOI?De trop do ces choses importantes les feuilles même les mieux intentionnées ne disent rien ou à peu près.Pourquoi?Simple question de personnel et de capital; question de personnel qui est la plupart du temps une question de capital.Les journalistes sont trop peu nombreux, ils sont pris pur trop de besognes, pour avoir d’autre liberté que celle de courir au plus pressé.Ils ont le nez sur la meule, ils n’ont presque pas le temps de songer à des choses nouvelles, de susciter des collaborations, de nouer des relations et ils ont, encore moins, la plupart du temps, celui de creuser à leur goût un sujet et de le traiter avec ampleur.Les conditions financières qui sont forcément, à moins de puis sants, concours, celles de lu presse dont nous parlons, n'ont pas simplement pour effet d’épuiser le personnel actuel, de l'empêcher de donner les résultats dont il serait capable; elles en paralysent le recrutement.LA CRISE DU PERSONNEL Les meilleurs sujets, inquiets de l'avenir, soucieux de leurs responsabilités de famille, quittent, aver regret et découragement, une car rière où ils ne voient pas le moyen de vivre.D'autres, qui auraient de la valeur et le goût du journalisme, n’osent pas s’y risquer.Faites l’expérience, entrez dans une salle de rédaction: combien y trouverez-vous de têtes blanches?Une, deux, trois peut-être: celles d’enthousiastes, de fanatiques ou de gens qui voudraient bien, mais ne peuvent plus faire autre chose.Or ceci est d’une extrême importance.Dans un journal à nouvelles, on peut se contenter d’un personnel jeune, qui se met rapidement au courant de sa besogne et dont l’endurance physique est précieuse; mais dans un journal qui prétend diriger l’opinion, l’expérience est un facteur d’un autre poids.Comment donner un avis motivé si Ton n’a pas eu le temps d’étudier, de prendre contact avec les gens; si Ton ne connaît, non seulement l’histoire générale, mais cette bis toire d’hier où plongent les faits et les débats d'aujourd’hui et qui n’est pas encore écrite?Ce n’esl pas le présent seulement, c'est l’avenir aussi qui est menacé.Pour être moins frappant que le premier du moins pour le grand pu blio ce deuxième fait est aussi certain et peut-être plus grave.QUE FAIRE?Que faut-il donc faire?Nous avons Je droit, j’imagine, de croire qu’un auditoire comme celui-ci est fixé sur l’essentiel, qu'il a en tendu la parole des papes et de no', évêques, qu’il a su lire les leçons de l’expérience et qu’il sait ce qui se passe sous ses yeux.Nous avons le droit de croire qu’il n'ignore pas qu’il n’est point de journal sans importance; que le plus dangereux, en beaucoup de cir constances, n’est pas celui qui at laque directement — ce qui ferait sc révolter notre honnêteté naturelle, mais bien celui qui distrait par des bagatelles l’esprit public, Thypnoti-se, pour ainsi dire, Tempêche de penser à quoi que ce soit do sérieux, fausse chez lui l’échelle des valeurs, quand il ne souille pas son imagi nation par des visions de sang et de boue.C’est a moi-même qu’en pleine (rise de “jaunisme”, à l’automne do 1904.un écrivain proies tant français qui connaît bien le Ca nada, disait: Si j’étais Canadien français et catholique, je préférerais une presse nettement anticléricale à celle que vous avez.Car, dans Té tat actuel de vos moeurs, une presse anticléricale serait balayée par la révolte de l’opinion publique, tandis que votre presse dissout, sans que vous paraissiez vous en douter, ic forces vives de votre peuple.Vicn ne une grande crise qui affecte les intérêts religieux ou nationaux de votre groupe, vous constaterez que celui-ci est inerte, incapable de ré action.Vous vous demanderez peut-être pourquoi.Je vous le dits tout de suite: ce sera l’effet de votre presse.Six mois plus tard, un meurtre commis dans le haut Saint-Maurice noyait sous sa publicité sanglante le grand débat ou devait se fixer pour des siècles à venir peut-être le sort de Técolc catholique et de l’école française dans 1rs nouvelles provinces de la Saskat chewan et de TAiberta.La foule ne s’émut point de ce tragique débat; comment Taurait-clle pu faire, alors qtic toute son attention était nhsm bée par l’affaire Sclatcr?Et si donc Ton se rend compte que le journal est inévitable, qirun journal de type supérieur est néces saire, qu’il est un instrument de défense et de progrès aocial, qu’à raison de sa supériorité même, il est condamné A l’infériorité matérielle, est-il d’autre conclusion A tirer, sinon qu’il importe de enntrebnlan rer par des efforts volontaires cette déplorable infériorité?UNE POLICE D’ASSURANCE Le fairc.ee sera, tout simplement, prendre une police d’assuranre con- (Sulte à ta page deux) 4 2 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 31 AOUT 1929 Le journalisme et la Cité (Suite de la première page) tre les maladies sociales; ce sera, tout simplement, au profit des oeuvres et des causes qui vous sont chères et que le journal sert quoti-diennemeni, créer un budget de publicité, comme le font pour leurs affaires tous les grands chefs d’entreprise.L’effort peut prendre les formes les plus variées — si variées qu'il n’est vraiment personne qui puisse s’en déclarer capable.On peut aider par la propagande, par l’abonnement, par l’encouragement donné aux services auxiliaires du journal; on peut aider par la collaboration, qui ajoutera à l’attrait du journal; on peut aider par le secours direct, en argent.On peut même ider en ne démolissant pas systématiquement le journal ami, en lui tenant un aussi grand compte des 90 pour cent de services qu’il rend au public que des 10 pour cent de désagréments qu’il nous cause.Qu’on me permette même, à ce propos, une suggestion précise.Un journal condamné, comme le sont tous les journaux d’idées, à vivre dans des conditions très mcdestes, ne peut, en règle générale, engager que des dépenses qui ont chance de rapporter, et de rapporter assez tôt.Les campagnes les meilleures ne sont pas de celles-là.Pourquoi alors ceux qui jugent ces campagnes nécessaires ne prendraient-ils pas sur eux d’en solder directement le prix?On fait déjà cela pour les universités, on y fonde une chaire de droit industriel, etc.Pourquoi, dans le journal, que l’on a, avec une certaine justesse, qualifié d’université populaire, ne fonderait-on pas une chaire de telle ou telle matière, ne constituerait-on pas, en d’autres termes, un fonds qui permettrait de faire traiter d’un sujet utile (mais qui a peu de chance de rapporter), de faire faire des enquêtes au nays ou à l’étranger, etc.?Il y aurait sans doute à régler les conditions d’une pareille fondation, de façon à assurer à la fois la bonne exécution du dessein et la juste liberté du journal- mais l’idée ne vaut-elle pas quelque chose?Et, puisque nous y sommes, ne croit-on pas que ce serait une excellente propagande, et bien peu coûteuse au regard de ses résultats possibles, que d’assurer le service du Journal à un certain nombre de gens qui ne le reçoivent pas encore, mais qui sont susceptibles de s’intéresser à ses campagnes, à celles qui vous paraissent utiles?Ne serait-ce pas un moyen fort économique en somme d’éveiller, d’exciter.puis de maintenir en pleine action.des énergies actuellement inertes?PROGRESSION GEOMETRIQUE En tout cas.sous quelque forme qu’elle se produise, l’aide, et c’en est le côté intéressant, déterminera des résultats.géométriques.J’entends que toute aide permet naturellement de réaliser un progrès, mais que ce progrès même, de lui-même, en fait naître d’autres.Et ainsi ,e suite! On serait étonné, si l’on voulait s’y mettre, de l’effet que pourrait produire, en faveur d'une presse saine., l’effort ordonné, méthodique, d’un certain nombre d’hommes de bonne volonté; on ne le serait peut-être pas moins des résultats que pourraient tirer de ressources nouvelles les journalistes à qui l’on Avis de décès BRUNET — A Montréal, le 29 août 1929, décédé à 58 ans.Arthur-Eugène Brunet, courtier, époux d'Alice Grégoire.Funérailles le lundi.2 septembre.Le convoi funèbre partira du No 410, rue Sherbrooke ouest à 9 h.15 du matin, pour se rendre à l’église du Gesù.rue Bleurv où le service sera célébré à 9 h.30.Et de là au cimetière de la Côte les Neiges, Heu de sépulture.Parents et émis sont priés d'y ass.stcr sans autre Invitation.SERVICE ANNIVERSAIRE GAUPRY — Mercredi le quatre septembre prochain, à 8 h.30.dans la chapelle des religieuses du Bon Pasteur, rue Sherbrooke.sera chanté un service anniversaire pour le repos de râme de Madame A.Gaudry.Parents et amis sont priés d’v assister.permettrait enfin de réaliser quelques-uns de leurs rêves.Car, s’il est clair qu’un journal de tvpe supérieur sera toujours privé de certaines ressources, s’il est clair qu’il sera toujours un peu gêné dans son recrutement, il n’en est pas moins clair que.s’il s’améliore, s’il varie ses rubriques, s’il répond plus largement, plus abondamment, à de légitimes curiosités, s’il est fait de façon à intéresser un plus grand nombre, s’il peut disposer de moyens de propagande supérieurs, il s’imposera nécessairement à un plus vaste public.Il y a toute une clientèle qu’il est le seul à pouvoir servir et qu’il n’a sûrement pas encore toute atteinte.De ce progrès —- qui en faciliterait beaucoup d’autres — qui profitera tout d’abord, sinon vous et vos oeuvres, et les causes qui vous sont chères, et la Cité tout entièn LETTRES AU DEVOIR Nous ne puîilions que tfes lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, gvec adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de ce jui parait sous cette rubrique.En marge de la dernière hausse du pain Les journaux de lundi, le 12 rro/)/, ont publié le compte rendu d'une assemblée, tenue par le Conseil central des Syndicats catholiques nationaux au sujet de la dernière hausse dans le prix du pain.Pendant cette assemblée, à ce que rapportent les journaux, des délégués auraient accusé les maîtres-boulangers tie “vouloir spéculer sur le pain, qui est l’aliment de première nécessité pour la vie de l'ouvrier”.Pendant que la discussion est encore ouverte sur la question — si nous comprenons bien, le comité exécutif des Syndicats doit faire une enquête à ce sujet — il n'est peut-être pas mal que ceux qui sont chargés de cette enquête aient là-dessus l'opinion désintéressée d'un témoin qui est pas mal placé pour juger de la situation.En premier lieu, tout Je monde est d'accord sur la dernière hausse du prix de la farine, hausse d’environ $2.00 par baril.Que la prochai-récolte de blé ail bonne ou mauvaise apparence, c'est le prix que les meuniers demandent actuellement pour leur farine.Hans ces conditions, nous ne voyous ps pourquoi le public s'en prendrait aux boulangers pour la dernière hausse du pain.Vu que le pain est fait presque exclusivement de farine, les boulangers ne peuvent faire autrement que de songer à auqmenter le prix de leur pain, lorsqu’il survient une hausse de $2.00 par baril dans le prix de la farine.S’ous ne voulons pas douter un instant de la bonne foi des gens qui président aux destinées des Syndicats catholiques nationaux, mais il nous semble bien qu'en cetle affaire, les rcnseiqnements qu’ils ont obtenus ne rouvrent pas toute la question ou la couvrent d’une manière erronée.Ce sont là des malentendus regrettables qui ne servent qu'à rendre plus difficiles les relations entre les maitres-brndanqcrs et le publie, lorsqu'un peu de coopération el de bonne entente mettrait tout le monde d'accord et nous sommes convaincus aue le public ne demande qu’à aider aux boulangers, employés comme patrons, à faire un commerce et un travail moins long, plus intéressant et moins ingrat.U.V TE MO IX D ES IX T ERESS E M.Marcel Dupré présidera Tinauguralion du Conservatoire de musique M.Marcel Dupré.professeur d’orgue au Conservatoire national de Paris, présidera à l'inauguration du Conservatoire national de musique, ! le 8 octobre, par un grand concert.La rentrée des élèves est fixée au 20 septembre.On annoncera bientôt d’importants changements dans le personnel et dans la distribution des cours.Les élèves pourront s’inscrire à partir de marde, le 3 sentembre.A L’ARENA DE CHICOUTIMI LA GRANDE ASSEMBLEE POPULAIRE DE JEUDI SOIR — S.E.LE DELEGUE APOSTOLIQUE APPORTE UN MESSAGE DU SAINT-PERE — ALLOCUTIONS Chicoutimi.31 (D.N.C.).— Grande assemblée populaire, jeudi soir, à l’Arena d.c, Chicoutimi, où se groupaient plusieurs milliers de personnes.Sur l’estrade, plusieurs personnalités religieuses et civiles avaient pris place.Prirent la parole: M.l’échevin Tremblay, prési-dent de la S.S.C.C., M.le chevalier Rcaulé, président de la F.C.T.C., Ni.l’abbé Calixte Tremblay, curé des Eboulemcnts, M.T.-L.Bergeron, de Roberval.L’assemblée eut aussi le privilège d’entendre S.E.le délégué apostolique.Sur invitation de M.l’échevin Tremblay, M.Beaulé adressa la parole.Il rappelle que le premier syndicat catholique ouvrier a été fondé à Chicoutimi, il parle des maux engendrés par le libéralisme économique et en particulier des luttes entre patrons et ouvriers qui en sont la conséquence.L’esprit chrétien seul peut refaire l’ordre et c’est à quoi travaille le syndicalisme catholique.Aux applaudissements de la foule, S.E.Mgr Cassulo, délégué apostolique.entre alors à l’Arena, accompagné de S.G.Mgr Lamarche, de retour d’un voyage autour du lac Saint-Jean.S.E.apporte un message du Saint-Père: “Le Saint-Père, agréant la demande que lui fait la Semaine sociale, forme des voeux pour son succès ei bénit membres et travaux.” S.E.dit qu’elle gardera le souvenir ému de son séjour dans le diocèse de Chicoutimi.Elle bénit la foule et se retire pour préparer son départ.M.l’échevin Tremblay avait souhaité la bienvenue au délégué apostolique.Il présenta, après que ce dernier eut adressé la parole, M.l’abbé Calixte Tremblay.M.T.-L.Bergeron, avqcat de Roberval, prononce un discours propre à faire grand bien.Il dit entre autres choses que le peuple qui souffre doit être le peuple qui prie pour qu’il ne soit pas le peuple qui gronde._____ FÊTE RELIGIEUSE DU TRAVAIL A L’ORATOIRE SAINT-JOSEPH Le comité d’organisation de la fête religieuse du travail lance un dernier appel à tous les ouvriers catholiques de la métropole d’assister à la manifestation des ouvriers catholiques qui doit avoir Heu, à l’Oratoire Saint-Joseph, demain après-midi.Tel que déjà annoncé, la cérémonie commencera à 3 heures précises, mais les assistants doivent se rendre à l’avance afin d’éviter la congestion du service des tramways et d’occuper les places les meilleures.La cérémonie sera réhaussée par la présence de S.G.Mgr Gauthier, archevêque-coadjuteur de Montréal, et S.G.Mgr Lepailleur, évêque de Chittagong, Bengale, Indes anglaises, qui est de passage à Montréal.Le R.P.A.Bissonnette.directeur des Retraites fermées à Saint-Hyacinthe.donnera le sermon.Le R.P.Clément, curé de l’Oratoire.dirigera la cérémonie.Le peuple sera invité à chanter les cantiques ei il y aura prière en commun.La cérémonie se terminera par le Salut du Très Saint-Sacrement.La fête religieuse du travail sera célébrée en plein air; en cas de pluie, la foule se réunira dans la crypte de l’Oratoire, i M.C.Bernier, président du Conseil central des syndicats catholiques.invite non seulement les syndiqués catholiques, mais tous les ouvriers catholiques de la ville à assister à ce grand pèlerinage des travailleurs.La fête civile aura lieu lundi après-midi, à 2 h., au terrain du “Bien-être de la Jeunesse”, au Bout-de-l’ile.U y aura courses et amusements divers.Les membres du comilé de la fête du travail sont; MM.Albert Charpentier, président; A.Bertrand, secrétaire, et Gérard Tremblay, tré- "" .j Nécrologie — BEAUCHAMP — A Montréal, le 29, a 34 ans, M Alphonse Beauchamp.BELISLE — Côte des Neiges, le 23, à 16 ans, Maurice Béltsle.fils d'Ovlia Béltsle et de feu Laura Paquln BRENDEAU.— Subitement, le 29, a 69 ans, Jimmy Brendeau.FORTIER.R - A Valleyfleld, le 29, a 70 ans.Séraphin Fortier GOUGEON — A Montréal, le 28, à 39 ans, Phlltas Gougeon.LEDUC — A Montréal, le 28, à 55 ans, G.-Almé Leduc MONETTE - A Montréal le 29.à 31 ans.Mlle Thérèse Monette, fille de Godfrey Monette et de Julie Pesant ROBILLARD.— A Montréal, le 30, à 55 ans, Joseph-Ferdinand Roblllard SAUVE — A Montréal.1p 29, à 70 ans, Léandre Sauvé.SAINT-JACQUES.— A Montréal, le 29, à 85 ans, Dr Roch-Eugène Saint-Jacques.TOUPIER — A Chàteauguay, le 29, Frédéric Toupler.Directeur de funérailles Geo.VANDELAC Service d’ambulance Bclair 1203 70 Rachel Est La Société Coopérative DE FRAIS FUNERAIRES Entrepreneur! de Pompes Funèbre» et Anurenres Funéraire» HARBOUR 5555 !02.RUE SA1NTR-CATH!%INE EST B O U R G I E !.n Compagnie (TAssuranee Funéraire '1GEL BOURGIE LIMITF.E iiiri'eui» de Pompe* funèbre» et Aemtranee funéraire IVI'bank 7119 Sympathies Service 2630, Notre-Dame Ouest J.M.Thomas, ministre du travail fie (irnnrjc Hrutugnu Mme Thomas.¦AÂ!tÆ m* '*24 * (fâS : > '2 ifyiPX 'A rt Pasqua! Ortiz Rudio, chef du parti révolutionnaire mexicain, candidat à la présidence de son pays.sorier, et MM.A.Gaudette, A, Paquette, J.-B.Beauregard, J.-B.De-lisle, A.Courtois, A.Sauvageau, E.Lafontaine, R.Granger, F.Lussier, A.L’Archevêque, L.Winner, J.Arial et K.Ouellette.PETITE VIE DES SAINTS 31 AOUT.SAINT RAYMOND MON- NAT, CONFESSEUR Raymond, surnommé Monnat, reçut le jour à Portel, en Catalogne, l’an 1204, d’une famille pieuse et noble.Ses études furent interrompues par ordre de son pere, qui, lui refusant la permission de se vouer à l’état religieux, l’envoya cultiver une ferme dans l’intention de lui faire perdre sa vocation.Charmé de sa sollitude, le Jeune homme devint avec joie le gardien des troupeaux; en les menant paître dans les bois, il nourrissait son âme de la contemplation des choses célestes et ses journées se passaient en exercices de piété.Il trouva, près d’un ermitage abandonné, une petite chapelle avec une belle image de la très Sainte Vierge et il en fit son séjour de délices.Ayant enfin obtenu le consentement de son père, il fut reçu dans l'ordre de Notre-Dame de la Merci.Après trois ans de vie religieuse, Raymond fut jugé digne d’aller en Bar'barie pour la rédemption des chrétiens captifs.Arrivé à Alger, il en trouva un nombre si considérable qu’il n’avait pas assez d’argent pour les racheter tous; il en acheta donc ce qu’il put et s’offrit en otage pour le reste.Tous recouvrèrent la liberty, lui seul demeura chargé des chaînes de l’esclavage.Raymond, dans sa captivilé.consola les chrétiens et convertit plusieurs infidèles, ce qui lui valut d’être traité avec la plus horrible inhumanité.I! fut racheté après huit mois d’esclavage.Le pape Grégoire IX voulant honorer le glorieux apôtre de la charité, le créa cardinal.mais cette dignité ne put rien lui faire changer, ni à ses vêtements, ni à sa vie r.ustère, ni à la pauvreté de sa cellule.Le pape l’ayarit mandé à Rome, il se mit en route; mais arrivé à Cordon?il tomba malade.Notre Seigneur lui apparut et lui donna ui-même le viatique du salut.Raymond rendit grâce à Dieu et passa au Seigneur, en prononçant ces naroles: “Mon Dieu, je remets mon âmp entre vos mains.” (1240).Chemin de fer national du Canada CHANGEMENTS D’HORAIRES Le Chemin de fer Canadien National annonce les changements d’horaires suivants de Montréal, entrant en vigueur aux dates indiquées : Dr ta gare Tionaventurc MONTREAL-HALIFAX \j Acadien, quittant Montréal à fi.30 p.m.sera retranché après le 13 septembre.MONTREAL-ST-HYACINTHE, ETC.Le train no 06 quittant Montréal à 12.45 p.m.le samedi seulement sera retranché au delà de Ste-Rosa-lie après le 7 sentembre.MONTE E A L-S H Ê R B R OO K E-PORTLAND A partir du 7 septembre au soir pour Portland.Me.avec wagons-lits pour Sherbrooke et Portland, quittera Montréal à 10.45 p.m.tous les jours.MONTREAL-TORONTO Le train no 21, quittant actuellement Montréal à 10.00 p.m.tous les jours pour Toronto circulera tous les jours sauf le samedi à partir du 7 septembre.Le train no 35, Vlnter-City [,i-mited, quittant actuellement Montréal à 12.30 p.m.tous les jours pour Toronto, circulera tous les jours sauf le dimanche après le 8 septembre.De la gare du tanne! MONTREAL-HUBERDEAU-LAC-REMI Le train no 97 quittant Montréal à 12.30 p.m.le samedi seulement sera retranché après le 31 août.Le train no 91 quittant Montréal à 3.45 p.m.circulera, après le fi septembre, tous les jours sauf le samedi et le dimanche.Le train no 93, quittant Montréal à 9.00 a.ni., circulera, après le 8 septembre, les dimanches seulement.De.la rue Ste-Catherine.Est MONTE EAL-JOLIETTE-GARNEAU Les trains du dimanche entre Montréal, Joli et te et Garneau ne circuleront, après le 1er septembre, qu’entre Montréal et Joliette.D’autres rhangemenls sont opérés à certains trains venant à Montréal à propos desquels et de ceux ci-dessus on pourra obtenir toutes les informations nécessaires en s’adressant à tout agent du Canadien National ou au bureau des billets de la ville.384.rue Saint-Jacques, MAr-qnclte 4731.Avez-vous fienoTn de/ bons livres?Adressez-vous au Service de librairie du "Devoir”, 430 nie Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone: HArbour 1241* Fumez le mélange LE MAILLOUX Tabac dénicotinisé Doux à fumer Bon goût et bon arôme UNE DES PLUS GRANDES PLANTATIONS de la province Quesnel, Parf.-dTtalie, Havana, No 70 en paquet de 1 1b, 1/2 1b., 1/6 1b.No 75, fort et faible .10* le paquet (bon à chiquer et à fumer) No 80, Pur-Quesnel .15* le paquet No 80, Parf.-d’Italie.15* le paquet No 80, Obourg.15* Je paquet Achetez un paquet de tabac LE MAILLOUX et gagnez UN DOLLAR CONSERVEZ LES COUPONS ILS ONT DE LA VALEUR s’ils sont retournés à V.MAILLOUX & FILS LTEE, SAINT-JEAN, P.Q.Nous expédierons aussi sur réception^ de $5.00, comme annonce, 5 livres de tabac mélangé Parf.-dTtalie, Pur-Quesnel, Havana, par malle dans toutes les parties de la province de Québec, pour le mois de septembre seulement.Distributeurs: Albert Mailloux, 7330 Christophe Colomb, Montréal; Jos.Côté Limitée, Québec; Lafrance k Sylvestre, St-Hyacin-the; T.L’Abbé, Thetford-Mines.WlfariBI WM SMK&ifiE BS RM 415, RUE STE-CATHERINE EST (près St-Denis) LE PLUS GRAND LE PLUS LUXUEUX RESTAURANT à prix populaire (CUISIVE CANADIENNB) Table d hôte.«Od Avec bière ou vin .50» et è la rarte MUSIQUE Pour banquets, réceptions, mariages, etc., dans nos salles ou en dehors— Appelez HArbour 1633 LA PIPE __ .fume mieux et est plus ri \ri f-pk propre que toutes les pi* ?A L V- peg £ tujje et £ canule.Essayez-la.Chez les marchand» ou par la patte: No I, $1.00; No 2, 50e E.-N.CUSSON La Cavité — pas de tube 7062, St-Denis, Montréal.Montre-bracelet ÇO A y K pour messieurs.1 w Avec une BULOVA vous ssroa toujours k temps.Boîtiers à l'épreuve de la poussière.Nous échangeons les montres.BIJOUTIERS-JOAILLIERS 1658, Avenue Mont-Royal Est Tél.AMherst 2618 - MONTREAL ROY & FRERE Conservez votre SANTE FAITES ANALYSER VOS URINES Pharmacie Montréal 1014 Ste-Catherine Est EDIFICE AMHERST Prix 75.à Edward Mackay, $75,000.5626, 5632 Ave du Parc, Herbert Alex.Matlev à Irénée Benoît, $70,000.161, Chemin Côte-des-Neiges, succession Ann McCord à Chas J.Brown, $65,000.406, 410 Paillon, 7493, 7499 St-Denis, Antonio Silveri à Bosario FiJion.$50.000.5041, 5051 Wellington.5053.5059 6e Ave, Edmond Lalonde à Henri Dupras, $49,500.856, 866 Stuart, Herménégildc Lamoureux à Alfred Gagnon, $41,-323.DUBOIS & GUENETTE 428 rue Bélanger « près Saint-Denis Tel.: CAlumet 7685 400,000 pieds de terrains non subdivisée dans le centre de l’Ile de Montréal, taxes j $98 par année, vendrait ce terrain à .02vj j le pied, ceci est ce qu tl y a de meilleur marché dans la ville de Montréal.$3,730—Foucher.25 pieds de front, 2 logements, 2 étages, vrai ‘'bargain".Comptant $750, balance $30 par mois.$4,750—Oelanaudlère, très bonne maison, 2 étages, venez voir.Comptant $1,000, balance facile.$3,500—F*ullum prés Beaubien.25 pieds de front, très Jolie et bonne meison.Comptant $700, balance très facile.$6,000—Fabre, prés Mont-Royal, 2 logements, très bonne propriété, vrai "bargain" A ce prtif.Comptant autant que possible.$6,500—St-André prés Françoise Barry, propriété neuve et de première classe.Comptant $1,000.balance $100 par 6 mois.$6,500—Henri Julien, près Jarry.très belle propriété.2 étages.2 logements de 6 pièces, chauffage eau chaude.1 garage.Comptant $2.000.$7,000—Garnier prés Bélanger, bonne propriété pratiquement neuve.Comptant $1.500, balance facile.$7,500—8t-Laurent près Bélanger, propriété commerciale et bien louée, 11 faut vendre.Comptant autant, que possible.$8,000—Lajeunesse prés Gounod, très beau 30 pieds de front, bien loué, propriété neuve.Comptant $2,500, balance facile.$8,500—DeGaspé prés Vllleray, propriété neuve.30 pieds de front, nous pouvons donner le bas au nouvel acheteur.Comptant autant que possible.Dubois et Oué-nette.428.rue Bélanger, Cal.7685, Immeuble général •t Prêts hypothécaire* i| 1188 rue Welllngtan Tél.VOrk 4707 ——1——— Le DENNIS ATLANTIC CITY N.-J.Hôtel de bon ton, situé sui la plage et le célèbre ‘BOARDWALK” A l'épreuve du feu Cuisine de choix Plan Américain—Garage Propriétaire; 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ment nationaliste de Chine à pour-1 suivre un rôle actif dans la Société.I a été indique aujourd’hui par le dépôt dans le Irésor de la Société.! de 560,000 francs suisses, comme souscription de la Chine pour 1929.| Cela est l’équivalent d’environ $212,000.Il est entendu que la Chine entend déposer plus lard les paiements encore arriérés.A bord du Duchess of Richmond Le “Duchess of Richmond”, du Pacifique Canadien, doit partir à 11 heures ce matin.Plusieurs Pères blancs traverseront à bord du “Duchess of Richmond”, notamment les RR.PP.A.Paquet, R.Laliberté, Laurent Tétreault, N.Bordeleau, Ernest Andrews et Charles An- du brouillard, il n’a pu se rendre drews.Il y a parmi les Montréalais dans le port que le 29 au matin Ee même soir, à sept heures, il repartait pour la Nouvelle-Ecosse.Le navire en arrivant à North Svdney aura complété un voyage de 8,500 milles.Il a visité les postes de Baffin, Devon et de Tile Ellesmere où il a laissé des provisions et chargé certains membres du personnel de la police.On a établi une nouvelle station médicale à Chesterfield et plusieurs établissements d’indigènes et postes de traite ont reçu la visite du navire._ L’état de M.Poincaré Paris.31 (S.P.A.).— Hier soir, un bulletin signé par quatre médecins affirmait que l’état de M.Poincaré, ancien premier ministre, était aussi satisfaisant que possible, vu les circonstances.Mouvement des navires Le “Duchess of York”, du Pacifique Canadien, parti de Liverpool, est arrivé à Montréal ce matin.Le “Letitia”, de la compagnie Anchor-Donaldson, parti de Glasgow.doit arriver à Montréal demain matin.Le “Doric”, de la compagnie White Star, parti de Liverpool, doit arriver à Montréal demain après-midi, vers quatre heures.Le “Megantic”, de la compagnie White Star, parti du Havre, doit arriver à Montréal demain soir.L’“Aulania”, de la compagnie Cu-nard, parti de Southampton, doit arriver à Montréal lundi matin.L’“Alhenia”, de la compagnie An-ehor-Donaldson, arrivera à Liverpool demain.Le “Montroyal”, du Pacifique Canadien, arrivera à Southampton mardi.Le “Duchess of Bedford”, du Pacifique Canadien, arrivera à Liverpool mercredi.Le “Montclare”, du Pacifique Canadien.arrivera à Southampton vendredi.L’“Ascnnia”, de la compagnie Cu-nard, arrivera à Plymouth samedi.L’“Andania”, de la compagnie Cunard, arrivera à Liverpool le 8.La jambe coupée par une locomotive Eidéric Brais, 1650 rue Nicolet, a eu une jambe complètement coupée par une locomotive près des nouvelles usines de la Commission du port la nuit dernière.La victime a été transportée à l’hôpital .Général vers minuit et sont état est » très grave.qui s’embarquent sur ce navire: M Henri Béique et Mme Béique; Mlle Louise et Andrée Béique, M.et Mme J.-A.-M.Charbonneau, M.et Mme Paul Berlhiaume.Keating gagne le marathon Wrigley Toronto.31.(S.P.C.) — Edwards F.Keating, de New-York, a gagné le marathon Wriglcy, se classant premier des 237 concurrents qu’il y avait au début.Il a nagé les 15 milles de la course en 8 heures, 18 minutes et 14 secondes.L’Allemand Vierkoetter le suivait à environ 500 verges.Celui-ci a mis 8 heures, 31 minutes et 40 secondes à nager les quinze milles.Le troisième, le quatrième et le cinquième sont respectivement Norman Ross, de Chicago; Sponder, de Port-Col-borne, et Burdett de Toronto.Le nouveau directeur provincial des écoles du soir M.Evariste I^blanc a été nommé par le gouvernement provincial directeur des écoles du soir de la province de Qûébec, position jusqu’ici occupée par M.C.J.Miller, récemment nommé inspecteur général des écoles élémentaires.M.Miller est le premier titulaire à cette fonction.Depuis plusieurs années, M.Leblanc faisait partie du corps enseignant des écoles catholiques de Montréal.M.MacDonald part pour Genève Londres, 3t.— M.Ramsay Mac-Donald est parti pour Genève accompagné (tu vicomte Cecil de Chelwood, Mme Mary Hamilton.Mme H.M.Swanwick et P.J.Nell Baker.Il y rencontrera MM.Henderson, William Graham, sir Cecil Hurst et les autres délégués anglais à La Haye.La paralysie infantile Ottawa, 31.(S.P.C.) — On a signalé aux autorités municipales deux nouveaux cas de paralysie infantile, il y a quelques heures, ce qui porte à quarante le total de ceux qui souffrent de cette maladie dans la ville et sa banlieue.Il y a une vingtaine de cas dans d’autres villes du bassin de TOutaouais.Une forte quantité de sérum est arrivée de Winnipeg et les autorités croient avoir assez de sérum maintenant pour lutter contre le fléau.CLOTURE DE LA SEMAINE SOCIALE U.LOCUTION FINALE DE S.G.MGR LAMARCHE — CONFERENCE DK M.LE JUGE KE-MAV SUR LE DEVOIR CIVIQUE DES CATHOLIQUES M.P.J.A.CARDIN ASSISTE A LA SK ANGE D’HIER SOIR Chicoutimi.31.(D.N.C.) La semaine sociale s'est close hier soir avec le discours de Mgr Lamarche qui présidait la dernière si'anee.Ce fut M.le juge Lemay qui donna la dernière conférence.Il fut présenté à la foule qui.remplisait la vaste salle du séminaire, par M.Augustin Tremblay, maire de’Chicoutimi.M.P.1.A.Cardin assistait à la séance.Le conférencier traita du devoir civique des catholiques.Il exprima d’abord cette réelle vérité que peu de catholiques se rendent compte qu’ils possèdent seuls !a vraie solution de la vie et qu’ils négligent les responsabilités qui déroulent de cette état de choses.D’où le premier devoir des catholiques.c’est de fournir à la cité ses meilleurs citoyens.M.le juge constate ensuite le départ toujours alarmant des nôtres vers les Etats-Unis et ccs Canadiens qui nous quittent, affirme-t-il, trahissent la cause de leurs pères el manquent à leur devoir de citoyens.Il y a chez nous une lacune.Ton ne sait où est notre véritable patrie, il nous faut un drapeau qui soit le nôtre, quand ce ne serait qu’une guenille, elle incarnerait quand même Tnme de notre patrie et nos aspirations.Un autre devoir du citoyen est de sortir de son égoïsme, de savoir travailler et de faire profiler les autres de son travail.Montrer que nous sommes de vrais chrétiens en est un autre, et, conclut le conférencier, sachons l’être comme les premiers le furent el nous rempliront ainsi notre devoir de citoyens catholiques.Celle conférence fut longuement applaudie.Mgr Lamarche prit ensuite la parole.U félicita le conférencier et rappela tout le bien qui s’était Fail au cours de ia semaine sociale et remercia tous ceux qui y avaient collaboré.Tl fit des souhaits pour que passent dans la pratique les heureuses suggestions faites ainsi que les sains principes rappelés au cours de la semaine.EN PALESTINE LA VILLE DE SAFED EST EN FLAMMES Jérusalem, 30 (S.P.A.).- L’opé-raleur du télégraphe ici rapporte qu’il a reçu une dépêche disant que la ville de Safed.attaquée hier par les Arabes, est en flammes.ATTAQUE ARABE A TELPIOTH Jérusalem, 30 (S.P.A.).— Les Arabes ont encore attaqué aujourd’hui les Juifs à Telpioth, entre Jérusalem et Bethléem.Un peloton de troupes anglaises a repoussé les agresseurs.Un commandant de lu police était à la tête des soldats.Une vingtaine de Juifs ont perdu la vie hier soir lorsque les Arabes ont ailaqué la ville de Safed.Les Arabes ont mis le feu aux maisons de la principale rue de la ville où des réserves d’huile étaient emmagasinées.Les troupes ont fini par rétablir Tordre.A Jérusalem, Tinquiélude est grande aujourd’hui.On crainl que .le,s Arabes ne recommencent leurs attaques, profitant du jour du Sabbat.Tous les magasins sont fermés et les troupes font bonne garde aux points stratégiques.ON CONSEILLE AUX AMEHI-CAINS DE PARTIR Berlin, 31 (S.P.A.), — Un journal local publie aujourd’hui une nouvelle de son propre correspondant à Jérusalem disant que le consul américain en Palestine avait conseillé à ses compatriotes de quitter la capitale aussitôt que possible.Nouvelles objections de M.Snowden La Haye, 31 (S.P.A.).- Les préliminaires de la clôture officielle de la conférence des réparations ont été conclus hier avec une plume d’or.Les délégués apposèrent leurs noms sur les accords au sujet de l’évacuation de la Rhénanie et de la distribution des annuités du plan Young.Le plan Young lui-même sera officiellement approuvé en séance plénière aujourd'hui.M.Philip Snowden joua encore le principal rôle; au moment de signer les accords financiers, il déclara qu’il y trouvait des contradictions, et pendant quelques minutes il refusa de signer et menaça de prolonger la conférence jusqu’à lundi.Le général Higgins à Montréal Le général Higgins, chef de TAf-mée du Salut, est passé par Montréal hier soir.11 est parti pour St-Jean, N.B., ee malin, et reviendra le 8 octobre.Soixante-huit peisonnes ont peidu la vie dans le naufrage du ‘‘San Juan” Plusieurs des survivants sont grièvement blessé» San Francisco, 31.(S.P.A.) — il est établi que 68 personnes ont perdu In vie dans le naufrage du “San Juan”, naufrage causé par une collision de Ce navire avec un navire-réservoir.le “C.S.T.üodd”.au large de la pointe au Pigeon.Californie.dans la nuit de jeudi à vendredi.Le “C.S.T.Dodd” a ramené 31 survivants, et le garde-côte “Shawnee* a annoncé par T.S.F.qu’il on avait recueilli 11.Un autre navire.le “Munami”, a changé de direction lorsqu’il a appris la catastrophe et a pu prendre part au sauvetage.Après avoir recueilli 8 survivants, il est resté plusieurs heures près de l’endroit du naufrage pour secourir tout autre survivant qu’il pourrait voir.Plusieurs des 31 survivants qué le “C.S.T.Dodd” a ramenés sonl grièvement blessés.Le “San Juan" a coulé cinq mi« mites après la collision.Bien que sa proue fût enfoncée, le “C.S.T.Dodd” s’est immédiatement porté au secours des naufragés.Le “San Juan”, qui était un vieux navire de 1,700 tonnes et appartenait à la Los Angeles and San Fran-; eisco Navigation Company, avait quitté San Francisco à destination i de Los Angeles avec 60 passagers et un équipage de 50.il y avait dii ; brouillard au moment de la eol'i- sjon.Lady Heath reprend connaissance Cleveland.Ohio, 31 (S.P.A.) — Lady Mary Heath, la fameuse aviatrice anglaise de réputation mondiale, a repris connaissance après son opération.Elle souffre d’une fracture du crâne et de plusieurs autres blessures après être tombée sur le toit d’une manufacture dans son aéroplane.Son état est grave.LE GRAND CONGRES DES ETUDIANTS DU 6 AU 16 SEPTEMBRE A L’UNIVERSITE DF.MONTREAL Voici le programme détaillé du congrès des étudiants de l’Empire britannique qui aura lieu à l’Université de Montréal du 6 nu 16 septembre: PROGRAMME Vendredi .le 6.— 9.00 à t.00 p.m.Inscription des délégués, à l’Université de Montréal.1.00 p.m.déjeuner chez Kerhulu et Odiau; 4.00 p.m.ouverture officielle par Son Excellence le Vicomte Willingdon, Gouverneur-général du Canada; 7.00 p.m, dîner officiel de l’Association Générale des Etudiants de l’Université de Montréal; 9.00 p.m.réception.Samedi, le 7.— 9.45 a.m.séance d’étude à l’Université de Montréal; 2.00 p.m.séance d’étude à l’Université de Montréal; 4.00 p.rm discours à TUnivcrsité de Montréal, par le docteur H.M.Tory, président de la "Société Canadienne de la IJguc des Nations”, sur le sujet: “L’Empire et la Ligue des Nations”.Dimanche, le 8.— 2.15 p.m., tour de THe de Montréal en autobus; départ de Thôtel Place Viger; 4.30 p.m.réception chez M.J.-L.Perron, ministre de l’Agriculture, à sa résidence d’été à Bcaconsfield.Souper sur la terrasse; 8.00 p.m., départ pour Montréal.Soirée libre.Lundi, le 9.— 9,45 a.m., séance d’étude à TUnivcrsité de Montréal; 12.30 p.m., déjeuner chez Kerhulu et Odiau, suivi d’un discours par M.Edouard Montpetit, secrétaire de l’Université de Montréal, sur le sujet: “Le Canada Français".2.30 p.m.séance d’élude à l’Université de Montréal, 8.30 p.m., lour de la ville de Montréal en char observatoire.Mardi, le 10 septembre.9 h.45 p.in.Séance d’étude à l’Université de Montréal; 2 h.30 p.m., séance d’étude à l’Université de Montréal; 4 h.15 p.m., départ de Thôtel Viger pour LavaUsur-lc-Lac.Réceptions.Mercredi, le 11, 9 h.45 a.m., visite de la ville de Montréal en autobus; 2 h.p.m., départ de Thôtel Viger et visite de TUnivcrsité McGill; 3 h.15 p.m., après-midi sportive sous les auspices du M.A.A.A.Dîner offert par l’Université McGill.Jeudi, le 12, 9 h.30, départ en autobus de Thôtel Viger pour visiter les industries de Montréal-Est; 12 h, 30 p.m., déjeuner offert par la ville de Montréal-Est; 2 h.30 p.m., séance d’étude à l’Université de Montréal; 4 h.30, discours de M.A.David ; “Rôle de Tétude dans l’Empire”; 7 h.p.m., banquet officiel de la ville de Montréal.Vendredi, le 13, 7 h.30 a.m.dé part en autobus pour la ville d’Ottawa; 12 h.30.déjeuner au Château Laurier, offert par VOIlawa Caria dian Club, discours par sir Robert Borden; "Vue d’ensemble de l’évolution politique”; 3 h.p.m., visite des édificas du parlement et de la ferme expérimentale centrale du Canada, comme invités du gouvernement; 4 h.p.m., visite de la ville d’Ottawa en autobus; 6 h.p.m., départ du Château Laurier pour Mont réal; 8 h.p.m.dîner à l’Orignal, Ont., au White Inn; à 11 h.15 p.m.arrivée à Montréal.Samedi, le 14, 10 h.a.m., séance d’étude à l’Université de Montréal; 2 h.p.m.séance d’étude à l’Université de Montréal; 4 h.15 p.m., départ de Thôtel Place Viger pour Outremont; 4 h.45 p.m., thé au Parc Bloomfield, comme invités de la ville d’Outremont.immédiatement suivi d’une allocution par M.F'.-L.Béique, président de l’Université de Montréal.Soirée libre.Dimanche, le 15, offices religieux; 1 h.p.m., déjeuner offert par les Artisans "anadiens-français; 2 h.30 p.m., départ de l’hôtel Viger el visite du port de Montréal comme invités de la Commission du port de Montréal; 4 h.30, thé à bord du Sir Hugh Allan.Soirée libre.Lundi, le 16.9 h.45 a.m., séance d’étude à TUnivcrsité de Montréal; 1 h.p.m., déjeuner à Thôtel Viger, offert par la Chambre de Commerce du district de Montréal; 3 h.15 p.m., départ par autobus de l’hôtel Viger et visite de Villa Maria; 4 h.30 p.m., thé à l’Institut pé-dagogique.Soirée d’étudiants.Le New-Northland Dîner à M.Jules De Serre» A L’OCCASION DE SON DEPART DE LA SOCIETE NATIONALE DE FIDUCIE Hier soir, au Cercle Universitaire, le bureau de direction de la Société Nationale de Fiducie offrait un dîner d’adieu à M.1 i es De Serres qui, après huit ans de service, quille la société pour aller organiser une autre maison d’affaires.Me Victor Morin, président do la Société Nationale de Fiducie, présidait le dîner.Il a fait l’elogr de M.Jules De Serres el a exprimé lea regrets de la société de le voir partir.M.Morin a fait Thistorique et a rappelé les grandes lignes d’opérations de la Caisse Nationale d’Economie cl de la Société Nationale de Fiducie, cette dernière pour une large part l’oeuvre de M.Jules De Serres, a-t-il dil.el toutes deux filiales de la Soriélé Sainl-.lcan-Baptiste de Montréal.M.De Serres a remercié chaleureusement de la confiance qu’on ’ui avait témoignée durant les quelques années qu’il avait été heureux de consacrer aux oeuvres nationales.Ce n’est pas sans un profond regret qu’il par» aujourd’hui, mais dans la vie il faut parfois sc séparer des choses auxquelles on s'est le plus attaché.Parmi les autres personnes réunie» à ce dîner intime hier soir, on remarquait M.J.-V.Dcsauiniers.nouveau directeur-gérant de la Société Nationale de Fiducie et gérant de la Caisse Nationale d’Economie', M.Guy Vanier, président de la Société Saint-Jean-Baptisle de Montréal-, Me Charles Laurendeau, avocat; M.J.-O.Constant, surintendanl de la Société Nationale rte Fiducie', M.Henri Ouimet, assistant-gérant: M.Victor Beaupré, M.Aimé Parent, M.N.-Alphonse Lacroix, M.P.-H.Lefebvre, publiciste, et les journalistes.____ __________ 22 Juifs tués à Safed Le Caire, 31 (S.P.A.) —Des rapports de l’agence télégraphique juive, de Jérusalem, disaient de bonne heure aujourd’hui que 22 Juifs ont éié tués et plusieurs blessés dans un massacre perpétré par les Arabes musulmans, jeudi soir et vendredi matin, sur la population juive de l’ancienne ville de Safed.Les établissements juifs dans la vallée du Jourdain cl dans le Sharon sud.seraient en grand danger d’être attaqués.On leur refusera l’absolution Le “New-Northland”, de la Clarke Steamship, a quitté Montréal hier soir pour faire une croisière dans le Saguenay.Il y a parmi les passagers: Mme Athanase David, le Dr et Mme J.Lanthier Boston, Màss, 31.(S.P.C.) - Les mères de familles catholiques du diocèse de Boston, qui envoient leurs enfants aux écoles laïques simplement pour des raisons d’ordre social se verront refuser Tabsolu-’ion, a déclaré le Cardinal O’Con-icll, hier devant une assemblée de 1500 éducateurs en conférence.Le Cardinal a déclaré qu’il ne muvait pas comprendre pourquoi me mère catholique qui a de Tardent, retire ses enfants de Técole •atholique, il n’y a qu’une raison, dit-il c’est qu’elle tente de se faire une entrée clans ce qu’on appelle la société au moyen de ses enfants”.M.Knight à Winnipeg Winnipeg, 31.(S.P.C.) — M.Jean Kmght, ministre de France au Canada, qui fait un voyage dans TOuest, est arrivé en cette vihe hier.Il venait de Saskatoon.Grosse saisie de liqueur» Vancouver, 31.(S.P.C.) — La police municipale a saisi il y a quelques heures, dans l’entrepôt de la "Nastillers.Limited” une quantité de whiskey et de bière estimée à $1,500,000.Quatre hommes ont été écroués en rapport avec cette affaire._ _____ Rue incendiée à Melville Melville, Saskatchewan, 31 (S* P.C.).— Un incendie de cause inconnue a presque entièrement rasé la rue Railway, près de la voie du Pacifique Canadien, à Goodeve.hier.On estime les pertes à $50,000.Soixante-quatorze personnes auraient péri (Dernière heure) San-Francisco, 31.—On croit que le San-Juan, qui a sombré hier, portait 116 personnes et que 74 ont péri.î t 4 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 31 AOUT 1929 VOLUME XX — No 203 L A RADIO Concerts de samedi I HEURE AVANCEE i NOIR ET OR, fl.00.WEAF, - Ouverture, Stradella.de Flotow: Ballet ruase.de julglnt; Roses du sud.de Strauss; Sélec-;ton.de “Hansel et Oretel", de Humper-llnck; Danse d'Anltra.de Grieg; Roman-se, de Sibelius; Beauté dormante, de Tschalkowsky; Cabrtolanus.de Beethoven; b a ns p slave, de "Iphigénie", de Gluck; Marche mignonne, de Poldlnl.MUSIQUE ITALIENNE, 8.30.WJZ.— La Sorella.de Gallant; Llmpianto.sérénade, le Rosellt; Musique de ballet, de “Musl-üue sicilienne”, dr Verdi; Suite tyrolienne, le Stéphano; Marc Chlaro.de Tostl; Caprice italien, de Herbert; A’Francesca, de bosta HURE GENERAL ELECTRIC, 9.00, WEAF.—Ouverture, de “Le mariage de Figaro’’.Le rouet d'Omphale.de Saint-Saëns; Dan-le, de Debussy; Traume, de Wagner; Fl-aale de concerto de violon.Mendelssohn; Dordova, de Albenlz; Pacifique 231.de Bonegger; Mouvement, de "Troisième symphonie", de Sibelius; Le sorcier apprenti, de Dukas RECITAL D’ORGUE.11.00, WEAF.— Marche des toréadors, de Canmen".de Bizet; Le beau Danube bleu, de’ Strauss; Dam le sud.de Myddleton.HEURE SLUMBER.11.00.WJZ.— Ouverture Stradella.de Flotow; Extrait de "Hansel et Gretel", de Humperdinck; Rêves d enfance, de Waldteufel; SyncopaAlon.4e Krelsler; Elégie, de Mtersch: Rêve* de nuit d'été, de Albenlz; Musique italienne.Be Zamecnik.Concerts de dimanche ! HEURE AVANCEE ECHOS METROPOLITAINS.Midi 30: A WJZ.— Far Niente.de Cesar Cui.Nur IVer Del Sehnsucht Remit, de Tschai-kowsky.Danse siave.ne Dvorak.Mon petit coeur soupire, de Wekerlln.SI J'avais vos ailes, de Messager.Scherzo, de von Dlttersdorf.Romance des 'Pêcheurs de perles ", de Bizet.Menuet, de Krelsler.PROGRAMME SYLVESTRE.1 h.WEAF.— Marches des jouets, de "Babes in Toy-land’ .de Herbert.Gloria, de Ring Sélection.de "Paganini", de Lehar.Flappe-rette.de Greer.MUSIQUE RUSSE.2 h,, WEAF.— Vieilles mémoires, de Petroff.J'ai dansé avec un moustique, de Lladow.Sérénade, de Lange MUSIQUE 3 h.WJZ.— Chant d'amour vénitien, de Nevin.Berceuse, de Brahms.Le rosaire, de Nevin.Chansons que ma mère m'a apprises, de Dvorak.Bonjour.I de Tostl.NATIONAL LIGHT OPERA, 4 h.WJZ.— ’‘Le consul américain", opéra comique, sera irradié par la National Light Opera.CONCERT, 5 h.30 WEAF.— Sélection, du ' Moulin rouge", de Herbert.Extrait, de "Wlldflower de Youmans.Les gondoliers, d’"Un jour à Venise", de Nevin.Extrait du "Moulin rouge", de Herbert.Red Hait and Fcckles.de Deppen.Extrait de "The Music box revue”, de Berlin.ANGLO-PERSAN, 6 h, 30.WJZ.— Danse maure, de Carr.Hymne au soleil, de Rlms-ky-Korsakoff.The Stars and Stripes forever.de Katzman.RECITAL DE ROSALIE WOLFE ET DE NINO FUCILE, 7 h.OS, WJZ.— Rêves, de Wagner.Babanera.de Fuentes.D'une prison, de Hahn.Barcarolle, de Tschai-kowsky.Stornellatrice.de Respighi.Ron-dine Al Nido, de Crescenzo.Homing, de Del Riego.Danse slave, no 2.de Dvorak.HEURE ATWATER KENT.9 h 15.WEAF — Quatuor au concert Atwater Kent: Victor Edmunds, premier ténor; George Ra-aeley, second ténor Erwyn Mutch, baryton et James Davis, basse.Royal Andrews Merwln.est accompagnateur.Turkey In the straw, de Gulon.Sérénade de "Ballet d'Harlequin ".de Drlgo.O.séchez ces larmes, de de! Riego.Largo, de "Xerxes", de Haendel.Trois chants d'Arabe, de Clay.Sélection des "Pirates de Plnzance", de Sullivan.AU BALDWIN.9 h.45: WJZ.— Bolero, de Fernandez-Arbos.Extrait de “Salnt-Raul".de Mendelssohn.Soaring, de Schumann.Allegro Appasslonata, de Saint-Saëns.Allegro Barbare, de Bartok.Sur la mer, de Schubert Dédtcatlon.de Schumann.Finale, de "Trio en sol mineur", de Smetana.Danny Hoy.de Weatherly.HEURE DES MAITRES, 10 h.15, WJZ.— Festival académique.ouverture, de Rrahms.Il est doux, 11 est bon, d'Hérodla-de, de Massenet.Le convoi, de Bleleh-man.Rhapsodie hongroise no 6, de Liszt.Adieu.Mignon, de Mignon, de Thoms.Extrait du "Stabat Mater”, de Rosstnl.Sélection de l’"Amico Fritz”, de Mascagni.Suite, de Massenet RECITAL LUDLOW-GAINSBORG.11 h.15.WJZ.— Suite brève, de Gonzales.Andante, de Vivaldi.Pièce de Ravel.Lamentation indienne, de Dvorak.Douce lune, de Logan Caprice viennois, de Krelsler.Wiegenlled, de Taubert-Ludlow.Chaîne Columbia HEURE SYMPHONIQUE, 3 h.WABC.— Ouverture de "The Bartered Bride", de Smetana Trois danses, de "The Bartered Bride", de Smetana.Symphonie en ré majeur, de Haydn.Valse lyrique, de Sibelius.Danse slave, de Glazounoff Danse du moustique, de Llsdoff.HEURE CATHEDRALE.4 h.WABC.— Ce programme est composé de musique religieuse.Kyrie, de Palestrina.Interlude, de "Quatuor de l'Empereur de Haydn Sanctus et Agnus Del.de "Messe basse", de Palestrina TRIO FRANÇAIS.5 h.WABC.— Gavotte.de Rameau.Les muses dans la forêt, de De Flogny.Musette de Taverny.de | Couperin Air de Lia, de l ' Enfant prodigue", de Debussy.Sérénade vénitienne, de René Rabey.Romance, de Godard HEURE BALLADE.5 h.30, WABC.— Marchetta.de Schertinger.Narcisse, de Nevin .Roses d'hier, de Berlin Aussi calme que la nuit, de Bohm.Roslta, de Dupont Pizzicato, de "Sylvia", de Delibes.HEURE MUSICALE “Majestic", 9 h .A WABC — Vernon Dal hart est au programme du concert.Concerts de lundi HEURE AVANCEE NOIR ET OR 8 h.WEAF — Marche ; du clair de lune, de Lombardi.Suite de t ballet, de "La reine de Saba”.de Gold-mark.Sélection de "The Bat", de Strauss.Séiénade, de Karfanoff.Menuet, de Frlml Sélection de "Pinafore", de Sullivan.Le cygne, de Saint-Saëns.Valse d’Espagne. ’ ouest, rue Salnt-Jac'iusi Tél.i HArbour ?*41.BREVETS NVENTIONS •Masks b ttamet fl*, fc, -1— rmssaù'iii.Ma.ffMVN9!L%llAIHON lié*, ma Unlesnlti!**Montréal, Machines h ecnre Toutes marquas, portatives et etandard, 'neuves et reconstruites aux plus bas prix.Aussi réparations.n.Martineau & fils 8 r’i* McGill, Montréal Tél.MArquctte 2545 - ' .J Philippe BEAÜD0I1 Geliure de —Bibliothèque.1292, rue Ste-Elisabeth LAnc.6594.' 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était élevé au siège archiépiscopal de Bourges, et le 13 mars 191B à celui de Rouen.Le 4 décembre suivant le pape Benoit XV lui conférait la pourpre cardinalice et le 13 septembre 1920 le cardinal Dubois succédait au cardinal Amette comme archevêque de Paris.L'ex-impératrice Zita en Belgique Bilbao, 31.—• On annonce officiellement que l’cx-impéralrice Zita, d’Aulriche-Hongrie, va se rendre à.Louvain, Belgique, le mois prochain.Son fils, le prince Otto, prétendant au trône de Hongrie, vu suivre les cours de l’Université de Louvain avec l’un de ses frères; on suppose que l’ancienne souveraine désire être près de scs enfanta.1
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