Le devoir, 26 juillet 1910, mardi 26 juillet 1910
PREMIERE ANNEE—No.168 ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : Canada et Etats-Unis.$3.00 Union Postale.»,.90.00 Edition Hebdomadaire : Canada.91,00 Etats-Unis et Union Postale .,, »., , .91.60 MONTREAL, MARDI 26 JUILLET, 1910 UN SOU LE NUMERO t I?TiFirnin IjJj J/JjVUlli Rédacîlion et Adnvniétration i 71A RUE SAINT-' %'UEfll mtx TELEPHONE i REDACTION : Main 74c\ ADMINISTRATION ; Main /461 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! LE CANADA DOIT-IL ETRE FRANÇAIS OU ANDLAIS ?Il y a un siècle et demi, le Canada est devenu terre britannique, par droit de conquête d’abord, par les traités ensuite.Treize ans après la cession, il- n’est resté sous la puissance anglaise que par la libre volonté des Canadiens-français, fidèles au serment donné.Lorsque Arnold et Montgomery vinrent braquer des canons anglo-saxons sous les murs de Québec, sir Guy Carleton lança une proclamation appelant aux armes les habitants de la ville.Les Canadiens-français répondirent en masse à l’appel et versèrent leur sang pour défendre le drapeau britannique contre les sujets anglais et protestants de Ma Majesté.Les quelques résidents anglais, établis à Québec depuis la conquête, sortirent de la ville et attendirent prudemment, des rives paisibles de ITsle d’Orléans, l’issue du combat, ne sachant trop s’il était plus sûr de crier “Vive le Iloi!’’ ou “Vive la Révolution!’’ 1 Montgomery tué, le siège levé, ils rentrèrent en ville, reprirent leur commerce, redevinrent d’un loyalisme farouche—d’autant plus pur que les balles américaines ne l’avaient pas entamé.Peu à peu, ces patriotes ardents s’emparèrent de toutes les fonctions lucratives — magistrature, gouvernement civil, administration.—et les gouverneurs de la colonie en firent leurs conseillers intimes.Comment, en effet, confier le sort du pays aux habitants étrangers, aux Aliens, bons tout au plus à offrir leur poitrine aux balles des rebelles anglo-saxons ?Vers 1800 à 1810, on mettait en prison les gens malcommodes, comrrfe les Panet et les Bédard, qui croyaient avoir acquis le droit de parler au nom de leurs compatriotes.En 1812, on ouvrit les portes des prisons et on distribua aux “étrangers’’, quelques commissions de juges de paix et de capitaines de milice, afin de les entraîner de nouveau à la défense du drapeau britannique, attaqué par les “cousins” anglo-saxons des Etats-Unis.L’invasion repoussée, l’oligarchie reprit tous ses droits.Les Canadiens crurent naïvement qu’un demi-siècle de, fidélité, leur sang deux fois versé pour la couronne, leur donnaient le droit de réclamer l'égalité des deux races devant la loi.La potence et l’exil leur firent comprendre leur erreur.Et les fils des fuyards de 1776 tinrent la corde qui étrangla les descendants des volontaires de 1776 et de 1812.Le parlement britannique réunit les deux Canadas, fit payer au Bas-Canada la banqueroute de la province supérieure et donna aux deux provinces une, représentation égale, bien que la population de la province française fût notablement plus élevée que celle de la colonie anglaise.Lorsque les proportions furent renversées, les habitants du Haut-Canada réclamèrent bruyamment et obtinrent l’application rigoureuse du principe de la représentation proportionnelle—“Rep.by Pop”— qu’ils avaient repoussé tant qu’ils n’y trouvaient pas leur avantage.La confédération se fit.Les hommes d’Etat remarquables qui en assurèrent l’adoption lui donnèrent comme hase trois grands jn-in-eipes : l’autonomie du Canada dans l'Empire, l’autonomie des pro-Vinces dans la confédération, la protection des minorités, anglo-protestante dans Québec, franco-catholiques dans les provinces anglaises.Ce régime, à tout prendre, n’a pas trop mal fonctionné.Mais les droits de l’histoire et de*la vérité nous forcent à constater qu’au-fnne des violations du triple principe que je viens d’énoncer, n’a été commise par la province de Québec ou par les Canadiens-français.# * * Ce n’est pas un sentiment d’amertume qui m’inspire ces réflexions et ces réminiscences historiques.Ce n’est pas davantage le dessein de faire naître ce sentiment dans l’âme de mes lecteurs.Mon seul objet est de faire comprendre à tous ceux, anglais, français ou irlandais d’origine, qui seraient tentés de l’oublier, que le Canada n'est resté terre anglaise que grâce à la constante fidélité des Canadiens-français.Et cette fidélité mérite d'autant plus de reconnaissance qu’elle s’est manifestée avec le plus d’éclat à une époque où les Canadiens-français tenaient dans leurs mains le sort de la Couronne britannique au Canada, où d’autre part les représentants officiels de la Grande-Bretagne les traitaient en parias.Mans cette fidélité, doublement méritoire.l’Angleterre ne posséderait plus un pouce de territoire en Amérique.Loin de moi la pensée de conclure de là que les Canadiens-français ont acquis le droit de dicter leur volonté à la Couronne ou à la majorité angloehtone du peuple canadien.Non, le Canada n’est pas et ne doit pas être français.Il n’est pas non plus et ne doit pas être anglais.Par sa constitution politique, par sa composition ethnique, comme par le droit naturel, le Canada est une confédération anglo-française, le produit de l’union féconde de deux grandes et nobles races.Il doit rester, sous l’égide de la Couronne d’Angleterre, le patrimoine d’un peuple bilingue.Aucune de ees deux races n'a le droit de dominer l’autre, de lui imposer, soit dans le gouvernement intérieur du pays, soit à l’égard de la mère-patrie, une politique contraire à la tradition et aux intérêts commus de la confédération.Ces vérités essentielles, les Anglo-Canadiens clairvoyants les comprennent.En dépie de ses préjugés, que je combattais en publie et dans l'intimité, au moment même où MM.Laurier, Lemieux et leurs compares s’unissaient aux Mproule et aux Hughes pour abolir les écoles séparées et la langue française dans la moitié du territoire canadien—en dépit de ses préjugés.M.Goldwin Smith n'a cessé de reconnaître qu : le Canada n’est pas un pays anglo-saxon.M.Leacock, le plus ardent et le plus logique des impérialistes canadiens, a proclamé avec éclat qu'aucun problème impérial ne pouvait être résolu.sans b* concours et l’adhésion convaincue des Canadiens-français.L'éminent professeur de McGill n'a pas craint d'ajouter que.même pour ateindre leur idéal, les Anglo-Canadiens ne doivent pas tendre à dominer les Canadiens-français, ni même à les absorber par une fusion graduelle.Tl considère la présence et la rivalité pacifiques des deux races, des deux pensées, comme l’un des avantages les plus précieux du Canada.Toute tentative de domination ou d'absorption ne fera qu’affaiblir chez les Canadiens-français la force du sentiment national.Le jour où ils ne se sentiront plus chez eux, non seulement dans la province de Québec, mais dans toute l’étendue de la confédération canadienne.mi ils ne verront plus dans la constitution, les lois et les moeurs du Canada, la marque de sa double origine, ils cesseront de mettre les institutions du pays au-dessus de celles des Etats-Unis.Tons ceux qu.i.dans l'Etat ou dans l'Eglise, s’efforcent d’assimiler les Canadiens-français par la langue, par la formation intellectuelle ou par les habitudes, sont les pires ennemis de la paix, de la grandeur et surtout de l’unité du peuple canadien.Demain, nous examinerons s'ils ne sont pas.en même temps, les adversaires les plus dangereux des institutions britanniques.HENRI BOURASSA.DEMAIN : Un article de M.Henri Bourassa sur la question des races et Tunité de l’Empire.LA GREVE M.Mackenzie King déclare que le ministère du Travail reste disposé à faciliter un accord entre le Grand-Tronc et les grévistes, mais que la loi ne lui fournit plus aucun moyen d’imposer son intervention.En d'autres termes, une compagnie qui tient son existence du gouvernement du Canada, qui a été largement subventionnée par le peuple canadien, et un groupe d'hommes dont le travail dépend du bon fonctionnement de la voie ferrée construite et maintenue, dans une large mesure, par les ressources du peuple canadien, peuvent à demi paralyser de grandes industries, d’importantes entreprises commerciales, jeter partout le trouble et la perturbation, sans que le public, qui supporte si durement le contre-coup de leurs querelles, puisse leur imposer une solution pacifique.Jamais le vice principal de la loi actuelle, jamais la nécessité profonde de l’arbitrage obligatoire,— au moins en ce qui concerne les services d’utilité publique, ceux dont le fonctionnement importe aux intérêts de la nation,—n’ont été aussi clairement démontrés.La manifestation est d’autant plus éloquente que le ministre parait avoir fait tout Ve qui dépendait de lui, qu'il semble avoir tiré des armes insuffisantes que la loi mettait à sa disposition le meilleur parti possible.# # # Les directeurs de la compagnie et les grévistes continuent de réclamer, les uns et les autres, un avantage sérieux.Il fallait s’y attendre: cela fait partie des manoeuvres stratégiques que les adversaires sont naturellement portés à employer.Mais le publie, lui, continue à souffrir profondément de la perturbation jetée dans le trafic et l’industrie par la grève.La Gazette de ce matin nous donnait de ce fait un exemple topique : M.J.-R.Booth, le grand industriel de Hull, y déclare que les deux mille employés de ses usi-nçs pourraient reprendre demain B travail, si la compagnie lui fournissait quatre hommes d’expérience pour faire le service de la voie ferrée qui va de la scierie au terrain où il emmagasine son bois.Parce que la compagnie ne peut mettre à sa disposition ces quatre hommes, deux mille ouvriers sont contraints de chômer et dix mille personnes sont privées des ressources que leur apporterait le travail de ces ouvriers.C’est une situation qui ne peut pas durer, que le peuple du Canada ne peut laisser se maintenir.Quels que soient les erreurs et les torts du passé—et il y en a en des deux côtés — les belligérants n'ont pas le droit de se refuser à un arbitrage qui est commandé par l'intérêt du peuple du Canada.Après des erreurs de tactique qui leur avaient aliéné de nombreuses sympathies, les grévistes se sont décidés à accepter, sans conditions, l 'arbitrage proposé par le ministre du Travail.Mi la Compagnie per siste dans son refus de tout arbitrage, et qu elle n’assure pas immédiatement la reprise de tous ses services, elle verra infailliblement se tourner contre elle l’opinion publique.Et même si elle réussissait à l’emporter dans ee conflit, sa victoire risquerait de lui coûter terriblement cher.Elle préparerait de dures représailles.Le coup de poing qui assomme n'a jamais été une solution complète et définitive entre gens qui sont contraints de vivre ensemble et qui ont besoin l’un de l'autre .Mais 1 intérêt essentiel encore une fois, celui qui domine tout le conflit.C'est l’intérêt du peuple du Canada, et celni-ei commande une solution immédiate, qui rétablisse la paix et qui ne prépare point les violences futures.Au nom de cet intérêt, nous réclamons une fois de plus l’arbitrage — l’arbitrage par un tribunal impartial, dont la décision sera d’avance acceptée par les belligérants.« OMER HEROUX.Les Autrichiens aux Etats-Unis Piltfbursr.26 jmllpf.— T.P vire consul d'Autriche, Kd^ar Prackwik a protesté, au nom du Bonvernenient américain contre les conditions de travail.telles qu'elles existent dans les mines de la Pennsylvanie.On compte 300.000 autrichiens en Virginie et dans l'ouest de la Pennsvl-vannie : ils représentent "5 p.r.de la population minière dans cette région.l.e vice cnnsu! insiste sur la fréquen-I ce des accidents et le= difficultés qu’é-| prouvent les famil.es des victimes à se I faire indemniser.Je crois, a-t-il ajouté, que.ej la situation n'est pas améliorée d’ici peu, mon gouvernement agira comme il la fait pour le Brésil, où il a arrêté complètement l'émigration.BILLET DU SOIR.RIPOSTE NOIRE (Chronique de 1912).Le rédacteur nègre du “Soleil” était dans son cabinet de travail ¦.il déchiffrait scs journauj;.Pu reporter, — un Canadien-français, celui-là, — se glissa dans la pièce, posa sur le bureau du noir un journal crayonné R.P.L.-A.Lamarche, domini-, vient de publier en brochure le "Eloge de la sincérité patriotique eiigieusç” qu’il prononçait « Saint» icinthe, pour In fête de Saint-Jean-tinte, le 20 juin dernier, i sont des pages fortes, pleines d« *ur, qui méritent d'ètre lues et re- VINGT-CINQ PERSONNES Y PERDENT LA VIE.Buda Pest.26 juillet 1 n cyclone a ravagé la ville de Dees, re matin.Vingt-cinq personnes ont péri Le» dommages à la récolte sont incalcula- Belfaat.friande.26 juillet.— L’Hôtel Kervin ft été complètement détruit ce matin par un violent incendie.Trois employés ont péri dans les flamme* et plusieurs voyageurs ont réçu des blessures graves.Parmi ceux qui sont en danger de mort, se trouve le Rd.W.J.McCaug-han.et sa femme.Le mari fut.pen-dan't plusieurs nnnéee, pasteur de l’é-lîlbi' Saint-André, à Toronto, ensuite, il habita Chicago et, depuis 1907, il est pasteur de la congrégation, nie May, à Dublin.Le Vatican et FEspagne L’AMBASSADEUR ESPAGNOL AU VATICAN DEMANDE SON RAPPEL.Madrid, 26 juillet.L'ambassadeur d’Espagne auprès du Vatican, M.De Ojeda, a demandé instamment à être relevé de ses fonctions.On sait que les négociations entre les deux parties ont été suspendues pat-suite de la maladie de l'ambassadeur -4- Cinq cents soldats empoisonnés Bristol, Virginie* *26 juillet.—Une af-fa ire d'empoisonnement occupe en Ce moment toute la région.Cinq cents soldats, ayant mangé du pudding au pain, se sont sentis indisposé» quelques instants après.On fit appel aux médecins maie la situation empira ; deux hommes sont morts M.on s attend à ee que d'autres succombent également.Une enauête est ouverte. Z LFj IJRVDi R, niHrfli 20 juïllet, iflm.POUR L’HÔPITAL NOTRE ¦ DAME Les souscriptions sont assez nombreuses et se chiffraient, hier soir, à $137,508.60 Lfi trAnorior accune, ftvcc iTronnnis-sanw, réceptimi nouvelles hous- criptioiu suivantes: Simsri'i[itionH (|éjù publiéos, ¦Sl-ii,-‘J'27.!t7 *, (i.-N.huehiirme, ¥1,00(1.00 ; Arthur T'nirville, ¥1,000.00; ,1ns, (Jru-vel.¥500.00 ; .los.Malo, ¥500.00 ; St-Cyr, fionthipr A ¥500.00; .lo- se|)h l’elleticr, ¥100.00; cnili'Clc I‘h-roixso Saint-Viiiteiii , ¥ t‘20.00 ; Dupuis, ¥’J50.t}0; collwte Paroisse Ter-rebonne, ¥250.00; bnou l, l.ulomie A fie, 8250.00 ; K |’.(iuv.N.l’.¥200.00 ; S.-D.Vullirres, *200.00 ; colh.te Paroisse Saint-l.aurent, *122.00; Madame A.-A.Koiicher, *100.00; Stami-arrl Construction Co., 8100.00; Nur-mandin Desrosiers, 8100.00; Cèles tin I.alonde, ÿlott.oo ; Sir Kdward Clous ton, Hart.*100.00 ; collecte J'a roisse Sainte-lrénée.*100.00; M (I.Kcrément, *100.0(1 ?.1.\.Perrault, 8100.00; I.P.Ko rest, 8100,00; Pabbè .M.Auclair, curé de Saint lenn-Haptie-te, 8100,00; l’abbé ,1 .-X.Du bue, curé de Sainte Hélène, *100.00; l’abbé A.).Préfontaine, curé de Saint-.lean de la Croi\, 8100.00; TuObé .1.A.Cou cher, curé de Cillerai, ¥ 100.00 l’abbé • I.RnbillarO, euré de Saint I'usebe.8100.00; l’abbé Hernias l.aiiffevin, euré d’Hochelaga, ¥100.00; Publié .1 |(éca rie.euré de Saint-Arsène, 8100.00 • 1 abbé il.A .Hrien, (lire' tlt ™ " court délai possible, tout en entendant *Ç,nIw j'len » a»'e «yec le fameux com-au complet les divers témoignages et «’ ° ' !'1 (omP n 1 è m , en rendant justice à qui de droit.I'-n outre cette enquête étant dmgee " Nous aurons à ce sujet, dgs séances contre deux de vos employes, elle ie-fi.xes et régulières, dit ie maire.’’ vet un caractère administratif qui ¦ • r i - i> , vous permet de la faire à hms clos, et 1) aines ce que m a declare I avocat , , 1 ., , ii n ¦ ¦ ,¦ i ., e est ce rpie ic demande.de la ville, je crois (pi il serait prefe- 1 ., rable de rendre publique cette enquête.Desaulniers appuya alors la de- Me Gonzalve Desaulniers prit alors mande de M.N.K.Laflamme et ajou-la [mrole : ".le représente dans cet-! ta que si toutefois 1 accusation (lui te cause, dit-il.le Dr Louis Laberge.! fondée et que les faits avances étaient Etant donnée la gravité des accusa 1 vrais, les révélations faites a i enquete tions et la délicatesse du sujet à trai , auraient alors leur écho et leur dénoué ter, je demande le huis-clos, t ne affai nient en cour de police, et qu ain.-i c re de ce genre mettrait une ombre dis-! public apprendrait tout ce qu il est en gracieuse aux fêtes Eucharistiques qui droit de connaître.auront iieu bientôt.D'autre part il! M.Millette ayant dit qu'il en passa-sera toujours temps, par la suite, d’é-; rait par la décision de la commission taler la question devant le public.” i d'enquête, le maire déclara qu’il de-I.’avocat Jacobs, qui représente Tins-: manderait demain après-midi, au Connecteur Grnndrhamp.déclara qu'il luij seil la permission de siéger à huit clos, importait peu que la chose fût faiteila séance devant avoir lieu jeudi ma-privément ou publiquement, et qu’il en| tin à 11 heures.101 rue S.-FrançciB-Xavier, nous four, nissent le rapport suivant 4 12.30 hrs.p.m.STOCKS Vend; Ach.STOCKS Vend Ac'i La grève au Grand - Tronc M.J.R.Booth, industriel d’Ottawa, ne peut trouver une équipe pour la locomotive de remorque qui fait son service dans les cours de remisage La Garde Ville-Marie I Arrestation en bloc Hier soir, sans qu’on puisse aujourd'hui s’en expliquer la cause, un fourgon d’équipage d'un convoi à marchandises a été inetndié au Village Turcot.On ignore si les grévistes sont responsables de cet attentât, comme on ne sait, pas d'ailleurs si des agents provocateurs en sont les auteurs, par intérêt.La, police suit les deux pistes, actuellement, et l'enquête ne manquera pas de mettre ce mystère au clair.M.de Lesseps IL FERA DES ENVOLEES CET APRES-MIDI au PARC EDOUARD VI.M, le comte de Lesseps, ne voulant pas désappointer les Montréalais, fera deux enrôlées eet après-midi, au Parc Edouard \ II, entre six et sept heures.A la Morgue L'ENQUETE SUR LA MORT DE JOSEPH LACROIX—MICHEL BOURDON EST IDENTIFIE.DECES A MONTREAL SujJhio Monot, n.femme de .1, H.HOÎTIIKM, rherrelier, r.Haim-pomini-que 1909; Conrad, r> m.enf.d'Edouard AÎOXTM IN V, barbier, r.\otre-l)«ine.10 9 ouest ; Vint eu r et K rn est 1 ni.enf.ium.rie Chu.E AC A î El.H, maehinist e.r.Sfe-Marie l.V> ; Ocrmaine, «i ni.enf.d’K-mile MARTIN, plombier, r.Visitation.-i2! Arthur, 1 ni.enf.d'Kinile EAM Hl’-KT niècnnicieo.r.Joliette, I 49 ; Muse fie Eijqja Blais.60 a.femme d'Kdouard HF.Mfl.EAMP.forgeron, r.St.-Chü.Hor-romi'e, 386 ; Piantt, 2 ni.enf.rie ïVrd.SF.f.TIN.rhnuffeur.r.pfriisle.2IO; Austin ien E AE/ON, 8«» n.citarret ier.14 7 Àto-'Emilie Marcel, A a.enf.d’Crgel CF.XPBnN, commis, r.Saint-André.r»48; TTiléfion QPFSNEI.30 a.contre-maître r.St-Germain.289 ; Honora, 6 m enf.fie David GIBBONS, iotirnailér, r.Manufactures.20.5 ; Fabiola, 18 a.fille d’Al-phonae BOTCH A RP.iotirnalier r.Maisonneuve, 147.St-Paul ; Eorette, 2 m.enf.«le Frs.Assise PKHOME, memiialer.r.Christophe Colomb.21 ; Thérèse.8 m.enf.de Michel PAMÎCO.marchand, r.Marquette.20; Mnotil CVMPFiAVT.28 a.tailleur, r.EalomJe.57 ; Marie Eouise.14 n.enf.d*Avila I«ÀBEEEE.comnier-çant.r.C adieux.454 .Oaston.'4 m.enf.de Paul BRCNET, contremaître r St-tîermoin.257 ; Henri.8 m.enf.d'Arthur ÇUERIX, polisseur, r.Hivard.in ; Oérord.8 m.enf.d Ernesi SÎMON.journalier.r.Mariana 18; Eliza Erwin, «5 e ffrinme d’Andrew TAFT, forareron r Workman 103 ; E«andre OI'TMET, 52 a entrepreneur r.Eapïenade 179.On se rappelle tpie par le passé Mont rénl eontptait une unrde indépendante vriament digne d’attention.C’était la jjardc Ville-Marie.Organisation abandonnée depuis des atinées.elle sera pro-hahlftmént ressuscitée pour les fêtes du Congrès Eucharistique.Dimanche dernier, à l'Académie du Savré-Cœur on a fait le choix des officiers «pii sont MM.le docteur *L P.Gatlbois, président : Demi Vé^iard, vice-président H.K.Lusignan, secrétaire cl -Joseph Compte, commandant et administrateur.\ cette réunion, cinquante personnes étaient présentes, et toutes promirent leur appui empressé à M.Comte, qui commandait la garde autrefois.Lu comité spécial sera formé cette semaine même pour s’enquérir «les uniformes et d autres questions.Trois ou quatre uniformes ont été soumis.Ce sont des uniformes français'd’un beau modèle.M.Comte espère trouver 300 hommes pour former sa garde.Il a Lintention, si la réorganisation se fait» d’une .façon satisfaisante, d’établir un corps «le clairons et tambours.Des souscriptions importantes lui ont été promises par «les particuliers et des organisations pour les uniformes et les instruments.On cherche un tambour major.Nous aurons l’occasion «le reparler du projet cette semaine même.Le comité se réunit dimanche prochain.à deux heures, k l’ Académie, èue Drolet les rues Marie-Anne et Rachel).Tous ceux qui s’intéressent n ce mouvement sont priés d’être présents CINQ CENTS PERSONNES, JOU ANT AU BACCARAT SONT AERE TEES A OSTENDE.New-York, 26.—La police a fait, ir ruption dans les salons d’une société littéraire au Kursaal.Cinq cents per sonnes, parmi lesquelles de nombreux américains, jouaient au baccarat.On a retenu tout ce monde pendant deux heures, c’est-fidiio dînant les perquisitions.Les mises ont été saisies, il y en avait pour tfih.tttlô.Les joueurs ont protesté, mais rien n y a fait.Une mort affreuse UN ITALIEN EST BRULE VIF PAR UN JET DE VAPEUR.Pittsburg.26 juillet.— l n nommé Georges Hoaso, employé dans une fabrique de crème glacée, n été victime, ce matin d’un affreux accident.Il faisait une réparation au dessus de la chaudière, lorsqu’un tube de celle-ci se rompit.Son frère tenta, mais sans succès, de lui porter secours et, [rendant une demi heure, le malheureux qui avait reçu le jet de vapeur en plein Corps, res ta Hans Peau bouillante.Lorsqu’on parvint enfin jusqu’à lui, j ce n’était plus qu’un cadavre horrible I ment brûlé.L'enquête sur la mort de Michel La woix, tué accidentellement lorsqu'il accouplait deux wagons de marchandises dans les cours du Grand-Tronc, a eu lieu ce matin fi la morgue.Plusieurs témoins ont été entendus.Comme ils se recrutaient parmi d»?snieens employés et des nouveaux, il s’en est suivi passablement de contra-dietiolis dans leursc.témoignages.nfln les jurés ont rendu le verdict suivant : Que Joseph Lacroix est mort à Montréal le 24 juillet 1910, de blessures reçues s'étant fait prendre entre deux chars du Grand-Tronc qu’il était à accoupler dans la cour de la Pointe Saint-Charles.11 n'y a pas de crime.Le coroner a disposé du cadavre de Michel Bourdon.11 appert que celui-ci s'est noyé accidentellement à lloohe-laga.D'après les témoignages.Bourdon était à s’amuser au bord de l’eau quand l’accident s’est produit.LES FILATURES CHOMERONT.Saint-Jean, N.B., 26.—Au 1er août, les deux filatures de coton à Saint Jean chômeront pendant fonte une semaine.I.e gérant McCudlop a déclaré que le prix toujours croissant de la matière première rendait le marché très cn'me.EXPLOSION DE DYNAMITE.Niagara Palis, Ont., 26.—Un italien a été tué et trois mitres mortellement blessés par une explosion de dynamite survenue suhitement hier après-midi dans un tunnel au canal hydraulique à Palis, N.V.La situation n ’avait pas changé ce matin, au Grand-Tronc, l.e service des trains de voyageurs va clopin-clopant et les villégiateurs subissent comme tous les jours de la semaine dernière, des retards considérables.Le servh e des marchandises est très lent.Les ateliers de la Pointe Saint-Charles ont été.rouverts, mais peu d’empio yés y sont retournés, vu les difficultés du travail dans les circonstances.La surveillance est très stricte à la gare Bonaventure et à toutes les gares du réseau, aux enviions de Montréal, comme elle l’a été depuis la soirée du Kl juillet.I.e Grand-Tronc affirme que son service de marchandises est en pleine activité.Let indicateurs des grévistes affirment au contraire que deux pour cent seulement des convois à marchandises fonctionnent.On se demande comment le Grand-Tronc pourra remplacer quatre mille hommes tous unionistes dans un si court espace de temjis.Conducteurs, serre-freins, chauffeurs, mécaniciens, sont tous hommes d’expérience, et il est impossible de trouver, dans toute l’Amérique du Nord rt à, vrai dire dans l’univers entier, des remplaçants com pétents, car tous les travailleurs compétents le cette catégorie sont unionistes et ont pour principe de nç .jamais lemplaeer des unionistes eu grève.Les trains sont donc placés sous la direction, pour la plupart, d’hommes nouveaux et de faible expérience, ce qui se comprend très bien dans ces conjectures.Si 23 convois fi marchandises fonctionnent tous les jours, il en reste à peu près trois cent quatre-vingts sur les voies de garage.Les agressions continuent dans l’Ontario contre les “briseurs’’ de grève.’’ La même chose se répète aux Etats-Unis, sur tous les points traversés par le réseau chef et les lignes subsidiaires du Grand-Tronc.La province de Québec a été très tranquille jusqu’ici et quelques incidents sais gravité seulement se sont produits.Il n’y a pas eu de conltit armé entre les grévistes et les quelques remplaçants qui ont pris charge des trains directs.A Détroit, trente-cinq hommes qui surveillaient on convoi à marchandises, ont été chassés de leur post c à coups de pierre.Ils ont été remplacés aussitôt par des gommes armés.A Hamilton, trois cenls hommes seulement ont repris le travail dans les ateliers du Grand-Tronc.A Toronto, des voyous ont lapidé un train de voyageius qui avait ralenti sa marche.Deux hommes ont été arrêtés.I.e conducteur Gênais, de Montréal.eu procès, a voulu produire un témoignage écrit qui a été refusé par le tribunal.Le témoin n’a pas voulu subir l'interrogatoire ordinaire et a été incarcéré.Gervais avait charge du train lors de l'attaque.Les premiers convois à marchandises ont quitté Windsor hier.Les officiers d'immigration surveillent la rivière Détroit pour empêcher le débarquement des travailleurs étrangers que le Grand-Tronc pourrait avoir engagés aux Etats-I’nis.A Hamilton, !'aqueduc n'a de charbon que pour dix jours.Le maire veut à tout prix renonuveler la provision et il emploiera toute la police pour proté ger les trains qui transporteront ce charbon.A Kingston, tout est très tranquille.t'ne dépêche de Brockville à la “Gazette’’ dit que tous les conducteurs et antres employés de trains ont refusé de teprondre lo ttavail hier.Klle ajoute que les trains fonctionnent régulièr-'-meiit.La Fraternité des Employés de chemin de fer a 'signalé au gouverneur Marchall, de l'Indiana, l’emploi par le Grand-Tronc,comme onduoteurs,d 'hommes qui n'ont pas fait trois ans de stage dans un réseau queloonquge.11 est probable, disent les dépêches, que le GramHTronc sera forcé de se conformer à la loi de l'Etat.Le président Lee, de la Fraternité, est aujourd’hui à Toronto, où il confère avec les autres officiers de l’organisation, moins M.Murdock, resté à Montréal.M.J.R.Booth, propriétaire des grandes scieries d’Ottawa, disait hier soir lement lui donner une locomotive de ! mins de fer, mais simplement aux tâcherons qui pourraient être engagés pour travaux de terrassement.Le Grand-Tronc ne pourrait donc pas faire venir des Etats-Unis des conducteurs, serre-freins ou autres employés de convois.il est probable que si la grève n'est pas terminée ie 1er août, les mécaniciens et les chauffeurs quitteront leur travail.Leur entente engagement finit à cette époque.Le colonel Benson, officier commandant des troupes d’Ontario Est, a reçu un message téléphonique de Brockville, mandant une vingtaine de soldats régul/ers pour protéger les pro-proiétés du Grand-Tronc à Brockville.Le colonel Benson ne peut agir sur un simple message téléphonique et, il en a informé lo Grand-Tronc, qui doit confirmer sa demande par écrit.Il est probable que si des militaires sont envoyés fi Brockville, ils seront dépêchés de In garnison de Kingston.Arthur Cliarbonnevu et Fred Bots-ford, qui ont été arrêtés sous prévention d’avoir organisé l'attaque contre le train et la gare de Brockville, subiront leur procès samedi prochain.Les chefs des grévistes dans le district ont.émis des ordres sévères, ordonnant à leurs hommes de demeurer paisibles, d’attendre avec, confiance lo résultat de la grève.Tout est calme aujourd’hui à Brockville, les quarante soldats qui montent la garde ont chacun dix paquets de cartouches.Le conducteur Wilcox, de Toronto, Emile Manseau, blessés sur un train vendredi soir sont retournés à leurs domiciles, mais le détective Course, de l’agence Tliiel, est toujours à l’hôpital.Ain.A»*to* ’¦ t’W.-Bel! Tri Co B.C i’k X« “ n.pld .BJ.akc As.“ pfd.B.Co F.N.“ pfd.Can.Car.“ pfd.Can.Cem, ¦’ pr
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