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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 8 avril 1910
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1910-04-08, Collections de BAnQ.

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PREMIERE ANNEE—No, 76 ABONNEMENTS i MONTREAL.VENDREDI, 8 AVRIL, 1910 UN SOU LE NUMERO Edition Quotidienne: Canada et Etats-Unis.$3.00 Union Postale .$6.00 Edition Hebdomadaire : Canada .$1.00 Etats-Unis et Union Postale $1.50 LE DEVOIR Rédaction et Administration i 71A RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL.TELEPHONF^V REDACTION: U ADMINISTRAT! >^^7461 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! "tïï *11 r " \ ^ EN MARGE DU DEBAT Notes d’un Spectateur Québec, le 7 avril 1909.1 compare sou passif d’aujourd ’hui M.Tellier nous a promenés cet et si l’on tenait compte de toutes après-midi à travers les arcades du budget.Il l’a fait avec aisance, mettant dans sa démonstration une grande clarté relevée parfois d’un agréable humour.Il a disséqué sans scrupule le discours de M.McKenzie; il en a mis à nu la légère et modeste armature.Chemin faisant, il a affirmé, et personne n’a paru vouloir contester l’affirmation, que les comptes publics de la province sont faits de telle sorte qu’il est bien difficile de se rendre par eux un compte exact de notre situation financière et que le détail des comptes contenus dans le volume ne correspond pas aux totaux donnés dans les tableaux d’ensemble.Il a pareillement démontré que la prétendue politique Marchand, dont M.McKenzie parlait en termes grandiloquents, ne fut que la continuation de celle de ses prédécesseurs.Quant aux taxes perçues par le gouvernement actuel, il en a établi l’importance, trop oubliée par le public, et montré dans quelle mesure elles contribuent à gonfler l’actif du gouvernement.Les taxes sur les corporations commerciales sont passées de $134,000, en 1897, à $653,000, en 1909, les taxes sur les successions, de $229,000 en 1897, à $634,000 l’an dernier.Des taxes nouvelles imposées par le gouvernement actuel, ont cette année donné plus de $79,000, de sorte qu’au seul titre des taxes, le gouvernement perçoit actuellement un million de plus que le gouvernement de 1897.Et voilà qui répond de façon singulièrement topique aux grandes clameurs ministérielles: Nous n’avons pas taxé, nous ne taxerons pas! * • * Le député de Joliette a donné de bien curieuses statistiques sur les subventions aux chemins de fer payées par les gouvernements qui se sont succédé à Québec depuis 1892.Cette année-là, on a dû payer $750,000, l’année suivante, $850,-000, en 1894, $975,000 et en 1895, $854,000, en 1896, $250,000 et en 1897, $1,346,000, soit pour les années 1892-1897, un total, de plus de $5,000,000, tandis que les quatre dernières années, les subventions sont progressivement tombées de $80,000 à $23,000.Nous achevons de payer les dettes contractées par les administrations antérieures à 1892.Et vous avez là, dit le député de Joliette, tout le secret de notre situation financière.Le.régime actuel a l’avantage de n’avoir plus à porter le fardeau sous lequel ployaient ses prédécesseurs immédiats, mais dont ils n ’étaient pas plus que lui responsables.# # # Toute une partie du discours de M.Tellier pourrait s’intituler: De l’art de cuisiner les chiffres pour nos obligations réelles, la diminution de passif affichée par le trésorier disparaîtrait aussi rapidement que la neige sous la pluie qui bat ce soir les fenêtres du Parlement.# # • L’un des points les plus intéressants du discours de M.Tellier est bien son appel à M.Gouin sur la question du bois de pulpe.On sait que M.Gouin, dès le mois de juin dernier et sitôt le parlement clos, annonça qu’à partir du 1er septembre 1910 le gouvernement prohiberait l’exportation du bois de pulpe coupé sur les terres de la Couronne et opérerait un relèvement des droits de coupe et de la rente foncière.Or de tout cela, il n’a été question ni dans le discours du trône, ni dans le discours du budget.Que signifie ee silence?Le premier-ministre a-t-il changé d’opinion?Les hommes d’affaires, la province en tière ont le droit de savoir ce que le gouvernement compte faire.Il s’agit d’une question qui touche à leurs intérêts vitaux.M.Gouin n’a répondu ni à cette question, ni au discours de M.Tellier.Celui-ci était à peine assis que le premier-ministre se tournait vers M.Mousseau et lui faisait signe de décrocher son grand sabre.Et M.Mousseau s’exécutant avec grâce parlait jusqu’à six heures, le premier-ministre voulant évidemment gagner du temps et laisser parler avant lui les principaux orateurs de l’opposition.Le résultat de cette tactique a été de faire prolonger le débat jusque vers les dix heures, alors que l’op-pcsition menaçant de laisser tomber le débat, M.Gouin a dû lui-même proposer l’ajournement.Il parlera mardi, paraît-il.* nfiance.Et, tout ce temps-là, la député de Montcalm,— qui a mérité, nous dit-il, '• l'insigne honneur d’être choisi comme substitut du procureur-général à Montréal, depuis quatre ans”,— M.Lafortune pérore.Le bill ne lui agréé point.C’est une atteinte aux droits individuels, affirme, t-il.Il ne nous le dit point aussi simplement que cela.Citons textuellement, ajdé de nos notes sténographiques, une dizaine de ses plus belles périodes, dignes de figurer dans l'anthologie des phrases célèbres du “ Nationaliste’’.“ (‘e M.Miller, qui veut faire emprisonner tout le monde, est-ce le même homme qui voulait arrêter les chars de marcher le dimanche, et empêcher les gens de sortir ce jour-là?” Cette réflexion lui vient: “ S’il fallait arrêter et mettre dans le statut criminel (sic) tous ceux qui commettent des abus, les juges ne suffiraient pas à la besogne et je vous assure que j'aurais peut-être une chance d'être nommé juge avant longtemps”.Mais, ci cette loi passe “ pourquoi ne pas défendre aux jeunes gens d’aller au théâtre avec les jeunes filles, en costumes extraordinaire», dépenser chaque semaine sept ou huit piastres quand ça n'est pas leur moyen?” Il constate que " autrefois on allait bien en petite charrette; aujourd’hui on ne se promène plus rien qu’avec des roues cie caoutchouc, et tout le monde a des automobiles.C’est de votre faute, M.Laurier: pourquoi avez-vous rendu lo pays si prospère?” A M.Maclean, dont les idées lui vont il dit : "Qu’est-co que vous faites de ce bord-là (à gauche) ?Venez donc avec nous autres, les libéraux de ce côté-ci”.Avec cette loi Miller, “les hommes de police arriveront à tout bout de champ sur le terrain des courses, arrêter du monde.Nos dames, je vous assure qu’elles n’aiment pas ça, les hommes de police, nos filles non plus.Je vous dis qu’avec ça nos courses ne prendrout pas goût de tinette”,, ( lie.) M, Lafor- tune constate que “les Anglais sont les plus “blood”, dans ces alfaires-là, A arien de plus sportif que ceux-là, partout.Y donne $10, $20, 830, quand nous, les ( anadiens, on «-n donne une”, M.Lafortune fait de l’ironie : la prochaine loi que M.Miller devrait pré-s en tel, dit-il, ça devrait être “pour empêcher les hommes de faire de la politique.Ils se ruinent, et puis sont obligés de demander une place, qu’est pas toujours une place de juge, ben non ! Et puis, si ces gens-là font de la politique, malgré ça, qu’on les fourre en prison.Y faut une sanction à la loi.Y en a bien qui y sont pas, en prison, qui devraient y être” ! I.t puis “quand on s’amuse, c’est comme quand on va à l’école: il faut payer pour apprendre".A propos du gouverneur Hughes qui a fait adopter une loi contre les coûtées de chevaux dans l’Etat de New York, M.Lafortu-•no nous avoue : “Ce M.Hughes-là.,«t le connais pas, moi, ce monsieur-là!” Et puis, “les chevaux pur-sang, c’est des chevaux do grand entraînement qu on fait importer à grand prix d’urgent .Finalement, M.Lafortune trouve dung In déposition d’un témoin à propos des courses de chevaux “un clou et l« tombeau tout ouvert pour enterrer ce nil la et adjure la Chambre de “vo-ter solide, comme un seul homme contre le bill qui est maintenant propoM.Laurier, qui, à une heure, était allé donner une poignée de main «i M.Lafortune et le féliciter de son discourg ne rit plus, à la fin.S’est-il rendu compte que dos députes de ce genre-là n ajoutent point au prestige de l’élé-ment Canadien Français, à la Chain-bref f est.lamentablement triste, mai* c est tristement vrai et pénible.Ill La chambre redevient sérieuse, upiè* exploit de maître Lafortune.M.Av-J es worth, — la distance est grande, de oet avocat à celui qui l’a précédé, — s» déclare adversaire du bill Miller.C’est) le seul des ministres, avec Sir Frederick Borden et M.Graham, qui prenne cette attitude.Il est favorable aux «-mendements MoColl, qui se rapprochent .°1, B?Flaise « ce sujet, un modèle de législation, dit-il.A cette période «ie la discussion, M.a umi w-oen' ~ qui semble en faveur du bill Miller, puisipie, tantôt, il votera pour le maintien des clauses de cette mesure, - reproche au gouvernement de n avoir nas pris à sa charge: ‘ la tactique du ministre en cette affaire est une dérobade complète, puisque le cabinet, après deux jours de discussion n ose encore sn prononcer”, dit-il ’ M.Laurier lui rappelle que l’opinion publique n’est pas mûre pour une telle législation et M.Fielding renroche au leader de la gauche de vouloir faire une question politique de cela, bien que chacun ait la plus entière liberté d’agir à son gré, dans cette affaire.On parle encore longtemps de part et d autre.Vers les dix heures, on i-i ic des deux côtés : “Au vote, nu vote!’’ Dans le tumulte, la Chambre rejette à une voix de majorité, en comité général, la première clause de la loi Miller.Chez ses adversaires, tumulte, cris; M.Lafortune brandit son grand mouchoir jaune au-dessus de sa tête, en signe d alh-gresse, et exécute des cabrioles autour de son fauteuil.Dix minutes plus tard, la seconde clause subit le même sort, puis la troisième, et, «le tout oet emmêlement de votes, il ressort enfin que le bill Miller est bel et bien mort pour cette session-ci.Restent les amendements McColl.Il y a altercation à leur endroit; mais, 'finalement, on en ajourne l’étude à plus tard.On n’y revirnidrn point cette année.La loi demeure ce qu’elle était jusqu’ici, les “bookmakers ’ continueront d’exercer leur négoce profitable, n’importe où, et n’importe quand.Les ^ officiers des divers “Jockey Clubs”, ont suivi de la tribune des sénateurs toute cette discussion, et entre temps harcelaient les députés.Us jubilaient d’aise, hier soir, tant le résultat final les a satisfaits.Ils ont été bons princes.L’affair» close, tous, à la queue leu leu, une clique de députés avec eux, ils se sont a-cheminés vers le café du Parlement.A travers la fumée des cigares de choix, on s’est bombardé de compliments, de* bouteilles de champagne ont jonché la champ de bataille et, comme dit la chanson : “Gai, gai, mahiron maluré,” la journée, pour eux, s’est close royalement.GEORGES PELLETIER.Les écoles protestantes et le bill du Dr Finnie Les Commissaires des écoles protestantes ont siégé hier, pour discuter la situation que leur ferait l’adoption du bill*du Dr Finnie, à l’effet de ne former qu’une seule commission scolaire, de Montréal et des municipalités environnantes.Ceia aurait pour effet d’augmenter considérablement les dépenses de la Commission, sans lui donner, pour ainsi dire, plus de revenus.Il faudrait, ou augmenter la taxe ou diminuer le nombre des élèves.Après discussion, à laquelle prirent part le Rév.Dr 8haw, président de la Commission, M.Binmore et M.Green-shields, on décida de demander à la Législature l’autorisation d’exposer les griefs des commissaires, quand le bill du Dr Finnie viendra devant la Chambre.Les goélettes québecquoises La goélette 'F.W.Thompson”, commandée par le capitaine Tousignant, prend actuellement son chargement au pied de la rue McGill, pour des marchands de Québec.Elle partira jeudi pour la vieille capitale- a LE DEVOIR, vendredi, R avril 1910.LETTRE DE QUEBEC BRILLANTE REPLIQUE DU DEPUTE DE JULIETTE, M.TELLIER, AU DISCOURS DU BUDGET.— LES TAXES.— COMMENT NOS HOMMES D'ETAT S'T PRENNENT POUR EMPBUNTEB.— LE SURPLUS.— LA DETTE.— LES DEPENSES PROFITABLES.— LA POLITIQUE FORESTIERE._ M.LAVERONS ET LE “SOLEIL”.— PROJET D'A- MELIORATION DES PRODUITS LAITIERS.Québec 8 avril.I.es deux séances d’hier ont été dis semblables.Celle de l'après-midi fut prise presque toute entière par le dis-rours de M.Tellier sur le budget, discours tout de neids et de chiffres, dont on ne peut donner une idée qu’en le citant tout entier.I.a séance du soir a oscillé entre le ralme plat «les affaires de routine et l’excitation des passes d'armes pour f Gaspé semble I semblée législati re de $5,441,880.•J'i.nous pouvons nous glorifier o’un excédent de 8040.307.17.| Mais, tomme il taut placer au chapitre; ties dépenses extraordinaires un débour- j sé supplémentaire de $08.000, l’excé i dent des recettes ordinaires sur les dé j penses ordinaires et extraordinaires re tombe à 8542.307.17 et voilà pour le surplus No.2.Mais tes chiffres déjà fort respecta blés ne donnent qu’une partie tie notre* état financier et, si nous prenons I en-pir dans la discussion paisible d un pro- seml)|e de nos recettes et dépenses de jet agricole, qui nous a' alu le premier toute catégorie—nous citons toujours j discours de M.Perron, l.e député tie |es statistiques de M.McKenzie—l’excé e fort à son aise dans l as- ,]flp tombe à $157,787.06.( surplus No.tive.Son discours d'hier soir n’était certe pas celui d'un débutant.Quant au député de Joliet te, il a démontré que le présent régime vit de taxes et d’emprunts déguisés, et qu'il augmente la dette nu lieu de la dimi mer.V la fin de son discours il a pro Jiose, dans un amendement, que le gou-vemement diminue les taxes, ne dispe Kt, le parti libéral se vante d'avoir fait succéder 1ère des surplus à celle des déficits.Mais, en ne comparant que les revenus ordinaires aux dépenses ordinaires on aurait eu en 1893.un sur plus de $432.000; en 1894, de 8380.OOQ en 1895.de 8178,000; en 1890, de 8287,-000.Dans ces années, les revenus ordinai- m> plus des carrières de pierres, situées res 1 eussent également emporté sur les sur les terres particulières, ne s’arroge 1 dépenses ordinaires et extraordinaires plus le droit exclusif tie vendre l'auto yisation de couper la glace des rivières, ne dépense plus les deniers publics que conformément à la loi, enfin insti lue un système tie comptabilité plus clair et.rationnel.C’est pour ou contre cet amendement qu’ont parlé MM.'Mousseau, tïalt et Finnic.-u celles-ci n eussent été grossies riémé surément, par des travaux publics dont l’administration d’jdors n étrçit pas responsable, les revenus l’auraient même emporté sur toutes les dépenses sans les subventions aux chemins de fer.l 'administration actuelle délivrée de nuhM^HU, ’imi »7t i iiijiiv., .- .l e projet .merulnnt la loi bacombe oos charge, faisant rendre aux impôts ' .iw.n tit.ttiuo ns rnnsArvn iv su tu sa première lecture.M.Plante a expliqué que le but principal de son un million de plu teurs serait encore pie les conserva en déficit sans les projet était de supprimer les 1 t ou 15 piastres de frais inutiles que l’ouvrier doit encourir pour se mettre sous l’égide fie cet loi.M.TELLIER ¦7 îjsfiOll.OllO du subside fédéral.11 lui a suffi de fieux ans pour absorber ce su b stde.Du t rain qu’elle y en déficit l’an prochain.LA DETTE vn, elle sera I) abord, pourquoi les comptes publics ne contiennent-ils pas un état de l'actif et du passif?Pourquoi un tel état n’est il pas publié dans la "(iazette Officielle”, on juillet, chaque année, en même temps jque l’état de la recette et de la dépen- I «e ?l.e discours rie \l.Tellier a ét é mer veillcux de clarté et de précision.Le chef de gauche expliqua d'abord que ' il avait demandé l’ajournement rju débat ce n ét ait pas |)our preparer sa critique comme le déclarait la ' \ i gie".mais bien pour prendre connar fiance du résumé que Thon, trésorier en .* .n Pourquoi faut il attendre la session avait fait distribuer aux loumaux.IL , , ' , ,» i 4 ' t ei meme le discours du trésorier pour lut un temps ou les deputes fie la cl-am- ! r Pourquoi voyons nous éternellement lire recevaient une copie du discours en tier au moment où dallait être prononcé.Le Trésorier n eu.il est vrai, l’amabilité rie lui en envoyer une co-]»jf\ mais c’était après l’ajournement.Aujourd’hui, d’ailleurs, il est de mode de faire attendre, et il y à peine quelques semaines que les députés ont, j pu lire le discours prononcé l’an dernier par M.Weir.Ce brave monsieur Weir ne s’était d’ailleurs trompé que rie $7‘>(Ut0Ü dan figurer à l’actif les $100,000 de la succession M c( ireevy ?Ft au passif, les $25,218.75 perdus I sur dénota à la Banque d’F.pargno ?Le tableau de la dette publique n’est jque le t aideau des emprunts et des dé L’excédent du pas été diminué.les prévisions du revenu et de $540.000( 30 juin 1897 dans celles ries dépenses.C’est M.Me- 30 juin 1909 passif sur l'actif n'a Le rapport du t réso-; rier donne bien les chiffres suivants: .825,191,058.16 .822,781,290.62 jm Diminution Mais il manque A la feuille du passif * qui aurait se répartit Ken/ie qui nous l’apprend.Son di cours proclame un surplus, et prétend rpie ce résultat est du à ce que le gou vornonnmt « mnintenu yintelligM.la po- IMie somrnp dp S:,.(1-.|.:?54 bdp.io fiscal» iiinugurfe nnr Marclmml j r| ¦ ^ f.trp ingoritP en IS9/.Mais cette politique, qm con-1 f.olrlme sl|it siste à xivre du revenu sans recourir aux emprunts et à augmenter le reve Subventions aux che nu aux dépens des classes fortunées, mins de fer en espèces sans charges nouvelles pour les classes non rachetées.ouvrières et agricoles.Marchand n en ! Subventions en terres fut pas l'initiateur.Cet honneur re (convertibles) .vient h l’administration conservatrice ‘'hdiventions en terres tie 1892, et Marchand n'a fait nu’em f mm convertibles ) boiter le pas.Il a maintenu les taxes' 2.5ol,652 acres à 50c.que son parti avait dénoncées, et que technique Mont l’administration actuelle ne fait que j r0Rl .grossir, en.continuant de dénoncer les : T.cole technique de Que 'bleus.Jw.Z 1 ' • Ecole Hautes Etudes .H 2,710,361.54 LES TAXES II perçoit au’ourd’lmi un million de plus que du conservateurs.en impôts temps des 136J 17.19 382,il 1.5y 1,275,826.00 700.000.00 80,000.00 500.000.00 $3,074,354.77 Ces sommes exigibles dans un avenir plus ou moins rapproché remportent de.SEANCE DU SOIR A la séance du soir, la Chambie éiu-die pendant une heure des projets d'intérêt privé, puis M.Gault reprend en anglais, le débat sur le budget.Il ridi culise les trois surplus du gouvernement.Mieux* vaudrait n'en avoir qu'un mais un bon.Le système de comptabilité est une honte qui ne serait tolérée, dans aucune institution financière de la province.M.Finnic répond que le parti libéral a racheté les promesses de Marchand, et que la gauche prendra du temps à faire partager son pessimisme au public.M Gouin voulait laisser s’engager les députés fie la gauche pour se payer le lu xe d’une réponse sans répliqua.Mais comme l'opposition demandait la mise aux voix de, la motion Tellier, il crut plus opportun de demander l'ajournement du débat.M.LAVERGNE ET LE “SOLEIL ’ ('’est alors que M.La vergue se lève pour protester contre un article du “Soleil” intit ulé: “ Effroyable perspective VI Prévost prend fait et cause pour le député de Montmagny.M.Taschereau s’en prend au “Devoir”, le président le rappelle à la question.De part et d’autre on s’arme de Bourinot.La tempête s'apaise enfin.C’est la deuxième qui s'élèv e au sujet des journalistes.Car.dès huit heures, M.Prévost avait protesté contre le sans-gêne avec lequel certains d’entre eux pénétraient dans la salle des délibérations.Le calme enfin revenu, la chambre étudie un projet d’améboration des produits laitiers que soumet le ministre de l’agriculture.Cette loi statue que pour être fabricant en chef, dans une fabrique de beurre ou de fromage, il faudra un certificat de compétence de l’école de laiterie de S.Hyacinthe.Toutefois, pour protéger, dit on, les fabricants actuels qui malgré leur expérience, ne sauraient subir d’examens théoriques, le ministre a fait ajouter ces quelques lignes: “Nu lieu du certificat do compétence ci-dessus n i permis spécial peut être accordé en tout temps par le m» nistre.sur la recommandation «1 un inspecteur, pour ties raisons de compétence et d’expérience.” Ea gauche trouve exorbitant qu’un tel pouvoir soit donné au m nistre qui ne pourra qu’en abuser pour des fins politiques.MM.Bernard, Sauvé.Cousineau, et bavergne ont développé ces vues.MM.Caron.Allard et Perron se sont faits les avocats du projet.La chambre s’aioume à minuit et vingt, a la proposition rie M.Prévost.INTERPELLATION PAR M.LAVERGNE 1Quelle était la superficie des li mites à bois de l'agence de Montmagny détenue en 1909 par chacun des marchands de bois suivants: Murray, Kilburn.Power et Price?2.Quelle est la superficie des limites détenues cette année*, par chacun des mêmes marchands de bois, de l'agence de Montmagny?'Réponse par ETTon.M.Allard.1.—Saison 1908-09: Murray, 318 milles carrés.Rivière Ouelle P.& L.Co.( Power) .139 milles carrés.Price Bros., 189 milles carrés.Kilburn.Nil.2 Saison 1909 M* (année courante) Murray, 302 milles carrés.Rivière Ouelle P.et !.Co.133 mil les carrés, Price Bros., 162 milles carrés.Kilburn, Nil.DONAT FORTIN.Explosion en pleine mer Elle tue un enfant et blesse un grand nombre de personnes, à bord du vapeur “ Cairnrona,” en partance pour l'Amérique EFFROYABLE PANIQUE CHEZ LES PASSAGERS Douvres, Angleterre.8 — l n terrible malheur est arrivé hier à bord diEvn-peur anglais “Cairnrona ' qui venait de quitter Londres, à destination de Portland, Maine, avec 900 passagers et cargaison générale.Le temps était beau, oh était à hauteur de Dimgenesg; les passagers étaient pour la plupart, sur le pont, un groupe de femmes, la plupart portant des enfants, étaient assises sur une écoutille, lorsque tout à-coup, une violente explosion se produisit, lan Cant les pauvres femmes dans toutes les directions, un enfant fut tué et nombre des malheureuses grièvement blessées.( était une soute qui venait de sauter à tribord, réduisant en miettes l’écoutille.\ 1 ne terrible panique s'ensuivit.Les emigrants, russes pour la plupart, couraient ça et là, en se tordant les bras.Leur terreur était encore accrue par la fumée qui s échappait du trou béant.Et par une autre explosion qui retentit dans la Chambre des machines, b le?*anc plusieurs mécaniciens.I.es officiers et l’équipage se prodiguaient en vain pour calmer les passa gers.On fit (les signaux de détresse.Fort heureusement.- les vapeurs "Kanawha et "l j du mi' étaient proches et s’empressèrent de se mettre à la disposition du capitaine de.“Cairnro-na".qui décida de procéder au transbordement des passagers.Celui-ci s’accomplit rapidement , mais fut accompagné de scènes absolument sauvages.Des émigrants se ruaient à l'assaut -des ch a loupes, renversant les femmes.; les enfants, les foulant aux pieds; qua Ire personnes furent précipitées dans la mer et on ne les sauva que difficile ! ment.1.’équipage dut engager un véritable combat contre ces brutes humaines et parvint à les refouler jusqu'à ce que femmes, enfants et blessés aient été mis à bord des chaloupes.1 Les navires sauveteur* sont arrivés à Douvres hier soir et ont débarqué les malheureux qui, exténués de froid et de faim, où encore, blessés, présentaient, sur ie pont des navires, un coup d'œil lamentable.j L’amiral prince Louis de Dattenberg et la princesse, ainsi que les officiers de j la flotte, qui assistaient à ce moment à un dîner laissèrent leur fête et se prodiguèrent pour aider à secourir ces misères.Les médecins de- la marine donnèrent aux blessés les premiers soins et, les firent ensuite transporter à l’hôpital.Le "( airnrona” est arrivé ici à 9 h.j du soir.Toute J après-midi, il a marcher à petite vapeur, et les pompes d'épuisement n’ont pas cessé de lonc-t ionner.Le feu est, croit-on, éteint.Le navire restera ici quelques heures pour réparer ses avaries: c’est en vain que le capitaine a insisté auprès des émigrants pour les faire réembarquer à son bord Ils sont, pour la plupart, fous de terreur.Plusieurs centaines d’entre eux on prit, hier soir même, le train pour Londres.Lu 1897 In taxe sur les corporations *364,058.15 sur la prétendue diminu commerciales rapportait 8134.000, on 1909 elle a rapporté 8653.000.celle des successions rapport ait eu 1897 3229.000.Bile a valu en 1909, un revenu de 8634, D00.Mail il va plus.On a imposé, il y a 4 ou 5 ans.une taxe sur le transport ties debentures, taxe qui a rapporté l'an dernier 860.000.L'et.te.mesure affecte tion dont se prévaut le ministre.Notre passif est- donc de 8301.058.15, supérieur à ce qu'il était en 1897.Ici.le député de Lévis intervient : S il est juste de faire entrer au pas sif les sommes que coûteront les écoles techniques et des Hautes Ktudes".dit il, " il faudrait inscrire dans l'ac tif les édifices qu'on est à construire”, les municipalités pauvres, celles 1 \fnjs ]e ,je Lévis oublie, .pie pii ont le plus besoin d’emprunter, et|finns |a comptabilité de la province, il n’a jamais été d’usage d’inscrire à le trésorier provincial, eu proclamant que l’impôt n’atteint pas les classes pauvres, n atténue pas la brutalité des faits.On trouverait moins à redire à la taxe des automobiles qui rapporte $8,000.Malheureusement cette mesure était du ressort des municipalité Kt que 1 actif ni les édifices ni les terres pu bliques.D'autre part, du temps des conservateurs et jusqu'en 190S on fit toujours figurer au passif les sub veillions aux chemins de fer dues ou exigibles.Si l'on veut comparer dire de 1 autorisation que passif d aujourd hui à celui de Is97.il faut que la comptabilité soit entendue de même façon dans les deux cas.("est ce que M, Tellier fait- remarquer au député de Lévis.Son interruption n a sert i qu’à démontrer que la comptabilité officielle n’était pas ce qu'il \ avait de plus clair ni de plus logi des lots dégrève dont certains 1 que.l'Kxécutif s'est tait octroyer l'an det nier d’augmenter par simple arrêté ministériel, le coût des timbres d'enregistrement ?Pour masquer ses dépenses le gouver riemcnt vend des pouvoirs hydrauliques même ceux des cours d’eau non-naviga ble pont devenus célèbres.M dépouille les.propriétaires en disposant, grâce à la ; l’an dentier, des LES DEPENSES PROFITABLES loi des mines votée l’an dentier, des.Ce n'est pas tout d'augmenter les carrières situées sur des terres part i-[ crédits de l'agriculture delà colonisa oulières.Le gouvernement ne pouvait tion et de l'instruction publique.Il .se réclamer d'un texte de loi pour aller faut que cet argent soit dépensé pour à l’encontre du droit de propriété re-j les fins auxquelles il a été voté, connu depuis deux cents ans.Cette vio- Or.l'agriculture, la colonisation et lation est pire que toutes les taxes.COMMENT NOS HOMMES D’ETAT S’Y PRENNENT POUR EM PRUNIER L’une des grandes habiletés des ministres actuels consiste à contracter aujourd'hui des obligations qu’auront à «older les administrations futures.De 3892 à 1897.les conservateurs eurent à solder plus de cinq millions en subven •lions aux chemins de fer votées par les >ril|irt|e de administrations précédentes, libérales =”, 1 et conservatrices.Il en (ut de même pour les travaux extraordinaires auxquels les conservateurs durent consacrer, de 1892 à 1897, en vertu d’enga gemçnts antérieurs, une somme annuelle de $260,000.T,’an dernier le goux-erne-ment c'avait à dépenser de ce chef que $41,000 de mime qu’il ne dépensait en 1 instruction publique vont-elles mieux nu autrefois?Dans Hoohelaga, comté de -M.Décarie, hier encore ministre de l'agriculture, il n’y a que quatre cercles agricoles dont trois ne fonctionnent.pas.il y en a une centaine comme cela par la province qui sont morts d'inanition.Il y eut autrefois tm ministre de l'a griculture qui s'occupa réellement des agriculteurs et qui donna à cette 'industrie nationale un es sor dont elle bénéficie encore.Le mi nistre d'aujourd'hui.M.Caron, peut, faire beaucoup, s'il le veut.Mais pour cela il faudra qu’on ne se contente pas de faire voter les crédits pour les je ter ensuite dans les comtés au hasard des intérêts électoraux.11 en est de même de l’instmiction pu blique.l a somme de 820.000 qui doit m'mention s aux chemins de fer (pic la ^,rp consacrée chaque année à enoou mgatelle.de $23.000.rager l'érection d'académies dans les L'administration actuelle est redevn- ' municipalités pauvres «p répartit dans Le procès des frères Houle Les accusés étaient à la chasse le matin du meurtre de Domina Pelletier.— Le témoignage du détective Lapointe ble da cet, avantage aux conserx-ateurs de 1892, à leurs successeurs qui renoncèrent à une politique trop onéreuse.Jllois cette même administration veut à toute force léguer à scs successeurs, clés dettes qu’il leur faudra acquitter.F.lle vote parfois des subventions en terre, mais elle ne les fait pas figurer »\u passif; elle est à bâtir une prison, mais elle va emprunter pour en solder le.coût.Mais il y a plus.11 se dépense chaque année pour la construction des écoles techniques de Montréal et de Québec, de l'école des il mit es-Kt udes.une somme de $200,000 ou 8300,000 qui ne parait pas dans les comptes publics.Le truc est très simple.Le gouvernement a constitué la corporation de l’école des H nu tes-F.t iules, celle des écoles techniques rie Montréal et de •Québec, il les a dotées de subventions annuelles et les a autorisées à emprun-ser sous la garantie de la province.Mais quel est en réalité le débiteur de ces obligations ?t oils les moyens auxquels on a eu recours pour montrer un surplus.LE SURPLUS M.McKenzie nous affirme que les recettes ordinaires de l'exercice financier 1908 1 909 ayant accusé un total de $fi.'tS2,187.13 an chapitre des recettes ordinaires, contre une dépense ordinal-.les paroisses riches comme S.-Rnv-monri, S.-Casimir et S.Augustin, dans le comté «le Portneuf.quand elles ne servent pas à la réclame d'un candidat ami.comme ce chèque de 31.500 dont bénéficia S.Tite.l’une ocs pn misses les plus riches de Champlain.LA POLITIQUE FORESTIERE La politique forestière devrait être énoncée dans le discours du budget, car les ret enus île la province ont une relation intime avec l'augmentation des droits de coupe et de la rente fon cière, et la prohibition de l’exportation du bois de pulpe M.Gotiin xa-t il continuel à iivsnl ter la Chambre en réservant ses confidences aux hôtes de ses banquets?Il autorise ainsi des soupçons.Le pu blic a le droit d'être renseigné, et il ne le sera jamais mieux que par des déclarations officielles faites devant la Chambre.Le jour n'est pas loin où.grâce à une presse libre, le peuple renseigné verra où sont ses amis.il (M.Tellier l amendement.M.Mousseau répond au député de •loliette.Il fait de remarquables efforts pour parler comme le commun des martels.L* situ»»» .- >T1 diicour*.propose ensuite son Dans l’entrevoie LES FRUITS.L'ex-député Smith, de Winona, Ontario, réclame de la commission des chemins de fer une réduction des taux de transport jusqu'à Montréal par les compagnies de messageries, pour encourager l'exportation des fruits canadiens.GARE BONAVENTURE.Los bureaux du télégraphe de la compagnie Great Northwestern seront ins (allés dorénavant à l'extrémité sud de la salle d'attente des dames pour don ! lier place aux agrandissements des bureaux de la.compagnie des wagons-lits Pullman à la gare Bona venture, HOUILLERES DE LETHBRIDGE, M.,1.N.Greenshields.avocat de Montréal, a acheté la majorité des actions des houillères de Lethbridge, au nom du Grand Tronc Pacifique.Le chemin de fer dépensera $400,009 pour exploiter les mines.SIX BLjjSSES.L.# toiture des remises de la compagnie de tramways Shore Line, à Sav-brook, Connecticut, s'est effondrée hier soir et six ouvriers couvreurs ont été blessés grièvement dans les ruines, dont le surintendant des travaux.CHERCHEURS DE FERMES.Des centaines de chercheurs de for mes ont quitté la gare Bonaventure hier soir par le Grand Tronc, venant des Pro vinees Maritimes et de la Nouvelle An gleterre.Ils se rendent dans les territoires occidentaiix desservis par le Grand Troue Pacifique et doivent s'établir surtout dans la Saskatchewan.L'EST PROTESTE.On assurait la semaine dernière, comme on s'en rappelle, (pie le Grand Troue avait promis au Rhode Island une par-j tie du transport des céréales canadien-i nés.Des officiers de la.compagnie oui déclaré hier que même si la compagnie voulait, elle ne serait pas capable do trnusporter ces céréales aux Etats-Unis pour favoriser le port rie Providence.Los provinces maritimes protestent con tre l’entrée du Grand-Tronc à Providence.LES BESTIAUX.Le mois de mars a marqué une forte augmentation dans les expéditions de bestiaux de l'Alberta.La demande de viande de boeuf augmente de semaine en semaine dans l’Ouest.On prévoit qu'avant longtemps, les provinces de l’Ouest et de l'Est devront compter sur elles-mêmes et non pas les tines sur les autres pour leur viande d'alimentation.Les convois du Canadien-Pacifique sont encombrés de consignations l'Ouest.pour UN EXEMPLE.La compagnie des télégraphes Western l'nion croit qu'il vaut mieux encou rager les employés que de grossir les bénéfices des actionnaires au détriment de la niaiu-d’oeuvre.Les directeurs ii'augmenteront pas le dividende avant que les usines soient améliorées, et que les salaires aient été augmentés selon le mérite et les années de service.La question du travail ne sera plus un proi.ènie mathématique comprenant une maàse d'hommes, niais simplement on traitera l'employé comme être humain ayant des droits acquis.Certaines grandes corporations pourraient tirer profit de ce bel exemple.LE GixAND TRONC A PROVIDENCE La législature du Rhode Island a accordé hier une charte à la compagnie de ch engin de ter New England Rai, wav, ligne subsidiaire du Grand Tronc.Si lê Sénat et le gouverneur sanctionnent cette mesure, te Grsnd Tronc aura une voie de traverse dans le Rhode Island avec port terminus à Providence.On cherchera inutilement à faire erni : rc que la compagnie anglaise n'a pas l'intention de créer bientôt une flotte transatlantique pour faire concurrence aux lignes canaù'ej'ee» ?-»- i« t.-;, »•.£ riçnine.- t 1.Valleyfield, 8 aViil, — Le procès d \imé et de Millinrn Roule qu’on accu se d’avoir assassiné leur beau-frère.Domina Pelletier, a pris aux séances (l’Hier une nouvelle tournure.Les témoignages rendus au cours de ees séances ont donné lieu à beaucoup de rumeurs et d’aucuns croient qu’une autre arrestation sera faite.Les accusés gardent toujours la même attitude placide.Le détective provincial Lapointe, qui a été chargé de préparer l’enquête dans l'ette cause, fut la premier témoin en-tenduf 11 s'est rendu sur les lieux-, le 15 avril, pour assister à l'enquête du coroner chez W.flendroti.Après sa visite de I endroit où avait eu lieu le crime, il est allé chez Francis Houle, où Mme ( lara Pelletier, femme de la virtime.lui a montré un fusil qu’elle lui a dit appartenir à son frère Aimé Houle.Comme l’avocat de la Couronne montrait au témoin un fusil pris parmi les pièces versées aux débats, celui-ci a ajouté: 'Me reconnais cette arme sur laquelle nous avons remarqué deux taches à droite et à gauche sur le bout du canon à trois au quatre pouces de l'orifice.“Ces taches étaient des marques d’un frottement récent.Le détective La-pointe a.après (pie le fusil lui n été remis, cherché s'il y avait dans le bûcher de Francis Houle du bois semblable à celui du maillet trouvé chez Domina Pelletier, ie jrnir du crime : il y avait beaucoup de bois semblable de même essence, à peu près de la même grosseur et de la même longueur.Il en a pris un morceau qu’il a présenté à l’qnquête et.qu’il reconnaît quand l’ax’ôcat de la Couronne le lui montre.Il a essayé le tusil dans la fente rie la porte de l’étable de Pelletier et il a constaté que les taches correspondaient exactement aux marques existant sur l'arme saisie chez le père Houle.Il s'est placé à la crosse, épaulant comme le meurtrier a dû le faire, lors de l'accomplissement du crime, il a visé Girard, son collègue qui enquêtait avec lui et alors il a constaté que la tête de son confrère lui cachait absolument l’espace de la porte de l’écurie dégarni de plombs et qu elle était comme auréolée des points d’impact des plombs sur la même porte.D a en outre trouvé chez les Houle une boite de cartouches, calibre 12., convenant parfaitement au fusil pro- ! (luit et dont les bourres sont identiques à celles trouvées près du cadavre.Leurs plombs sont aussi semblables à ceux trouvés dans la porte de l’écurie de Pelletier.Le 20 avril 1909, le témoin est arrivé, en compagnie du détective Girard, : à Charm Falls, et il y a trouvé William à son travail.Comme il bd dé.: elarait qu'il devait tenir à Yalleyfiehl pour y rendre témoignage.William Houle a répondu qu’il exigeait qu’on l'indemnisât pour la perte de temps.Sur l'assertion de M.Lapointe qu’il recevrait 81.50 par jour.William l’a suivi à Beauhaniois où M.McCaskill.chef des détectives provinciaux de Montréal, lui fit subir un premier interrogatoire à l'hôtel Roy.Bien qu’il eût été mis sur ses gardes par M.La pointe qui lui déclara que tout cc qu il pourrait dire servirait contre lui, William Houle a reconnu qu i) était al-, lé chasser le matin du crime sur les terres de Dom.Pelletier et do William Goudron avec son frère Aimé et qu’ils sont rentrés sur les 7 h.15."Après cet interrogatoire”, dit M.Lapointe, "nous avons télégraphié au chef de notice de Chicago d'arrêter Aimé Houle pour "mêurtre”, et le leu demain sur avis reçu de ce dernier qu'il était pris, j'ai été le chercher.Aimé Houle, quand je lui eus dit ma mission et que je l'eusse mis sur scs gardes.m’a posé à trois reprises la question: "Qui y a-t-il d’arrêté pour le meurtre de Domina Pelletier?" A nia réponse que William ‘Tait la seule per sonne arrêtée, il est resté songeur.Il ne in'a pas dit d’une façon formelle quand il avait appris la mort de Pelletier.Aimé Houle m'a dit aussi qu'il était allé à la chasse avec son frète William le 13 axril vers 6 h.du matin.Comme William Houle, Aimé a recon nu que deux coups de feu ont été tirés, mais comme son frère il m'a dit ne pas se souvenir celui d’entre eux ! qui avait tiré, tout en convenant que 1 un d eux avaient tait, feu sur un vol d’outardes".\ une question de la défense: "Quel -air avait Unie Houle, quand il vous n demandé qui était arrêté et que vous lui axez répondu”, le détective Lapointe a affirmé: " Aimé Houle avait l’air très inquiet.Son visage marquait aussi de la surprise, non parce que W illiam était arrêté, mai* parce qu'il était arrêté seul".Lorsque M.Lapointe allemande le fusil chez le père Houle, relui-ei ne lui n tins dit auquel de ses fils il apparie liait.11 s'est contenté de répondre;.’ -’Peut* i être bien qu’il appartient à l’un ou à l’autre”.Joseph Reid, cultivateur, qui ri emeu re à S arpents rie la maison de Francis Houle, a vu deux chasseurs traverser les terres le matin du crime, mais il n’a pas pu les reconnaître.Le 9 mars dernier, comme il faisait remarquer à Francis Houle le grand nombre de témoins assignés, celui-ci lui dit : "Pourquoi n'ont-ils pas assigné tout le rang Ste-Marie pour une affaire de rien ?" Le t avril dernier, Orner Houle lui a fait des menaces en lui disant de ne rien dire lorsqu’il témoignerait.Orner Houle, déclare Reid, parlait sur le ton de l'intimidation.Reid savait (pie Pelletier vivait en mésintelligence avec les parents de sa femme .Il dit que Francis Houle soupçonnait Domina Pelletier d'être l'auteur de l'empoisonnement de ses animaux alors que William et Aimé Houle étaient absents du Rang d Eau.Francis voulait que Reid découvrit si Pelletier était bien l'empoisonneur.-fuies Boyer, cultivateur, de Beauhat-nois.a rencontré le Mau matin Francis Houle père «t son fils Aimé.Il lui a demandé s'il savait la mort de son gendre, et Houle, père a répondu néga-tix'ement.Mais, quand le témoin a a-iouté que Domina Pelletier avait reçu un fier coup, ii a parfaitement vu rougir Francis Houle.Le témoin est très affirmatif sur ce point.Quant à William Houle il n'a rien dit.Mme .Jules Boyer, femme du précédent témoin et, sœur de la victime.corrobore le témoignage de son mari.File ajoute que ni le père, ni le fils Houle, quand accompagnée de son mari ,elle les a rencontrés.le 14 au matin, n’ont posé de questions.Elle a remarqué qu'Aimé Houle riait et elle a été étonnée qu’il trouva drôle la terrible nouvelle.‘'Bien souvent, dit-elle, mon pauvre frère m’avait confié ses craintes.Quelque temps avant sa mort, il a refusé de son argent que je lui offrais: il à vait toujours l’appréhension d'être tué et il redoutait surtout la famille Houle.Il n’avait pas d'ennemis et il était estimé même dans les chantiers.Il a-vait surtout peur des frères Houle: Orner, William et Aimé.Wilfrid C.Girard, détective a corro boré entièrement le témoignage donné par son collègue.\1.Lapointe.Klzéar \ inette.dès qu’il a appris la mort de Domina Pelletier, est allé l’annoncer à la famille Houle.Mme Francis Houle lui a alors dit : "11 s’est sans doute suicidé.Il a bien fait noyer son grand-père”.Ensuite.Orner Houle est arrivé et comme on lui disait la nouvelle, il n dit: "Simeon Montpetit me l’a déjà annoncé.n’en parlons plus”.William Houle d’abord, puis Arthur et Joseph sont arrivés ensuite.William Houle n’a rien dit de la nouvelle de la fin tragique de son beau-frère que je venais d'annoncer.M.Raoul Miron, chef de gare de Beauhaniois.témoigne que le jour ou le lendemain de l'enquête.Aimé Houle lui a demandé un billet pour Ogdens-burg.J 'ai cru voir que.contre son ordinaire, Aimé Houle était très excité et très pâle, il dit savoir que son télégraphiste avait reçu un télégramme le 13 an soir, à l'adresse de Aimé Houle.Ce télégramme sera produit demain.M.Xavier Pétel, père de Domina Pétel.déclare comme son fils, avec qui il était le matin du crime, avoir vu deux hommes, proonblement deux chasseurs remonter des propriétés de Wilfrid.Il pouvait être environ 7 heures du matin.Siméon Montpetit, cultivateur, demeurant à DJ arpents de la terre de Francis Houle, a appris In mort de Do mina Pelletier; le lendemain du crime, par Orner Houle qui n'a pu lui dire comment cela était arrivé.Après ce témoignage la cour s'est ajournée.Une collision sur le Hudson Central l tien.N.Y.8 avril.— L'express No 33 est x'enu en collision, ce matin, à t heures, avec un convoi de marchandises.près de Oriskany.Le chauffeur a été tué ; c’est un nommé Michael Bassett, de cette ville.Parmi les passagers, personne n'a été sérieusement blessé.Tabac à Fumer PRAIRIE Doux et Agréable an Goût.LA BANQUE D'HOCHELAGA FONDEE EN 1874 - .Capital autorisé.$4.000,000.00 Capital payé.2,500.000 00 Fonds de réserve - 2,300.000.00 Total de l’actif, aude-là de - - 22,000.000.00 - DIRECTEURS:- F.X.ST.CHARLES.Ecr.- - Plaident, Robt.BICKERD1KE.Ecr M.P.- - Vice-Président.Hon.J.D.ROLLAND, J.A.VAILLANCOURT.Ecr.A.TURCOTTE.Ecr E.H.LEMAY.Ea.J.M.WILSON.Ecr.M.J.A.PRENDERGAST.gérant généré!.F.G.LEDUC, gèrent.Bureau Principal, Montreal 35 Succursales Affaires de Ban.que en général, transigées avec soin, promptitude et économie, en Europe, aux Etats Unis et au Canada.Emission de lettres de crédit et de chèques de voyageurs, payables dans toutes les parties du monde.COMPLETS ET-, PARDESSUS DE fIC PRINTEMPS A C’eét notre grande spécialité et cela ne nous empêche pas de faire des VETEMENTS PLUS DISPENDIEUX Le chic et l’élégance sont les mêmes, cependant la différence est dans la qualité de l'étoffe et des fournitures.Cela n'empêche pas que pour $1 ,x,00 n0"s faisons un complet ou un pardessus qui coûte un tiers plus cher ailleurs.M.J.LACHAPELLE, Marchand-Tailleur.loi WATNTE-C 'ATHKRINK Ksr.PRES PE I.A “'PATRIE" L’abolition du bail d’un an Québec, 8— M.J .-O.Mousseau, dépu té de Soulanges, à l’Assemblée Légis-latix'e, a reçu de la Ligue pour K A melioration de Montréal, copie des amendements projetés nu Code Civil, concernant la location des résidences dans cette province, et il a obtenu du l’rocureut-général de les présenter sous forme de bill public, ce qu'il compte pouvoir faire bientôt.Les amendements que demande la ligue, approuvés par le Conseil des Métiers et du Traxail de Montréal, modifieraient comme suit certaines clauses du Code Civil: 1642 — Le bail ou la location d'une maison, s'il n'y a pas de temps de spécifié, est censé durer un mois, sauf le cas où le montant du loyer indiquerait que c'est pour une période plus longue ou plus courte."1657 -• Si le terme du bail est in certain, où s’il s’agit d’une convention \-erbale.ou d’un arrangement présumé, tel que prévu dans l'article 1608, aucun des partis no pourra mettre un terme, sans en donner avis à l’antre, au moins un mois d'avance, sauf le cas où ce bail serait, pour moins d un mois, alors que l’article 1642 statuera.Le tout, néanmoins, sujet aux articles 1608 et 1653."1608 — Les personnes tenant des propriétés immobilières par ! absence du propriétaire sont considérées comme bailleurs et tenues de payer la valeur de leur occupation.” Ce dernier cas implique un bail ou une location au mois, s'il s'agit d’une maison, et un bail à l’année, à partir du 1 octobre de chaque année, s'il s'a git d’une ferme ou d'une propriété ru raie.11 est sujet à renouvellement tact te et à toutes clauses de la loi se rapportant aux baux”.PETITES ANNONCES A VENDRE A vendre bon marché, 2 bons lits de fer presque neufs avec matelas et sommiers.S'adresser à Fr.Guyon, 119a Amherst.71-n Promotions dans la police Le lieutenant de police Joseph Garoo-que, de la caserne centrale, a été nommé capitaine, hier après-midi, par le Comité exécutif, en remplacement du capitaine J.A.Bélanger, autrefois chef de police et chef des pompiers do de Lorimier.qui démissionnait il y a quel ques semaines.Il était en tète de la liste suivante, des promotions et nominations recom mandées par M.Campeau, lesquelles ont reçu la sanction du Comité exécutif: PROMOTIONS Le sergent Dufresne, eu remplacement du lieutenant Larocque promu.Le sergent Fournier, en remplacement dn lieutenant Proulx.décédé.Le sergetn Gravel, en remplacement du lieutenant.Desautels.Le sergent Hanahan, en remplacement du lieutenant Smith mis à la retraite.Le constable St-.Tean, en remplacement du sergent ufresne.promu.Le constable Huberdeau, en remplacement du sergent Grnvel promu.Le constable Dépatie, en remplacement du sergent Fournier promu.Le constable Griffin, en remplacement du sergent Shanahan promu.NOMINATIONS Napoléon Laporte, en remplacement de Dépatie promu.Léo Larocque, on remplacement de St-Jean promu.Noé Narbonne, en remplacement de Huberdeau promu.Tos.Johnson, en remplacement de O 'Gready, démissionnaire.Hernias Poirier, en remplacement de Côté, démisionnaire.Al.Laeombe.en remplacement de Vincent, démissionnaire.Conrad Laplante, en remplacement de Lefebvre, démissionnaire.J.R.Longpré, en remplacement de Brisson, démissionnaire.MEDECIN Très belle clientèle de médecine à céder, avec commerce de Pharmacie.— ! 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I inspecteur de la Voirie, sous deux mois après l’achèvement du nouvel égoût.Toutes informations se rapportant à 1 égout que Ton doit construire seront fournies au bureau de l'inspecteur de la Yille.Le tout suivant le règlement No 298, concernant les égotits, •tohn-r.barlow, Inspecteur de la Ville.Bureau de l'Inspecteur «le la Ville Hôtel .le Ville.Montréal, 7 avril 1910. LE DEVOIR, vendredi, 7 avril 1910.r»' BASE-BALL.—LBS ROYALS L'EMPORTENT SUR COLUMBIA PAR UN SCORE DE 4 A 1.—OUVERTURE DU TOURNOI DE QUILLES AU NATIONAL—UN DEFICIT DE $1,272.86 POUR LE CLUB DE HOC KEY MONTREAL—LA LUTTE AU PARC SOHMER, CE SOIR—LES QUILLES A OTTAWA—LES CHEVAUX AMERICAINS SERONT ELIMINES—LES COURSES A JACKSONVILLE: LA JOURNEE DES PARIEURS— BLOC-NOTES.LE BASE BALL Les Royals remportent leur deuxième victoire, hier après-midi, sur le club de Columbia.Columbia, S.C., P.¦— Après une lutte très corsée, les Royal?ont remporté la victoire hier, dans la neu\ ième reprise.E.Jones, le jeune lanceur des Columbia, qui n'avait permis aux homme?de Barrow d'enregistrer aucun “hit,” dans les huit premières reprises, faiblit, dans la neuvième, et nos joueurs en profitèrent en faisant un massacre général de ses balles, enregistrant 3 points, coup sur coup.Joe .eager, qui a retrouvé son habile té de jadis, ouvrit, le feu dans la neu-vi me, irappant un coup bon pour deux buts; Corcoran prend son premier sur un “bunt”.Jimmie Jones est retiré, puis vient, Coekill qui frappe un coup triple, faisant entrer Yeager et Cor eoran.Un coup simple de Colvin permet à Coekill d'enregistrer un autre point, et la partie est gagnée.Les Royals joueront une autre partie demain, svee Jim Wiggs et “Babe” Adams dans la boite.Bon succès.Score détaillé: MONTREAL lies Canadiens, tant anglais que fran çais, ne sont pas des endormis, que diable! Alors, que l'on se réveille, s.v.p.Suit, la liste des officiers élus, corn me directeurs du club Montréal, pour lla saison 1910-11 : Président, M.E.Hamilton (réélu): vice-président, M.J.C.Riddell; secrétaire, M.C.Moody; trésorier, M.J.Davidson.Comité: MM.Baillie, Alex-j finder, Finnie et Eveleigh.Sème course, 6 furlongs.— 1er, Au tumn Rose, 112, Gaux; 2e, Uralla, 112, Wilson, 18 k 5; 3e, Coonskin, ll2, J.Henry, 12 à 1.Temps: 1.13 2-5.Cairote.Acolin et Drook ont aussi couru.6ème course, 1 1-fi mille.— 1er, Tempter, 102, Ganz, 3 à 2; 2e, First Pre mium, 114, Davenport; 3e, (sandpiper, 109, Dryer.20 à 1.Temps: 1.49 1J3.Pearl Point, Agreement, The Thorn.Woolstone et Cablegram ont aussi couru.A.B.H.P.O.A.E.(Nattress, s.s.3 0 0 5 2 0 :Joyce, l.f.2 I 0 2 0 0 Yeager, 3b.3 1 1 0 1 0 Corcoran, r.f.3 1 1 2 0 0 Coekill, Ib.1 1 8 2 1 ‘J.Jones, c.f.3 0 0 0 0 0 Colvin, 2b.4 0 1 0 3 0 Krichell, c.4 0 0 7 4 0 Wilson, p., .1 0 0 1 0 0 Ho?h, p n 0 0 0 0 Judd, p., .0 0 0 0 0 xSmith .l 0 0 0 0 0 29 4 4 27 12 1 COLUMBIA A.B.R.H.P.O.A.E.TTohlleben.Ib .3 1 1 15 0 0 Dwyer, 3b.0 2 2 3 0 Cavender, c.f.3 0 1 1 0 0 Marshall, r.f.4 0 0 0 0 0 Martin, s.s.0 0 0 6 1 .Sehwiezka.c.f.3 0 1 4 0 0 Massing, c.O 0 1 3 1 0 Hartlev, c., .1 0 0 1 1 U Keating, 2b.,.3 0 0 i 0 1 'T.Jones, p.3 0 0 0 3 0 28 1 6 27 16 2 Score par reprises: Montréal 000100003- -4 'Columbia .000001000- -1 LA LUTTE DE CE SOIR Fred.Lapointe et Tremblay se rencontreront ce soir au parc Sohmer.— Relie lutte en perspective.11 est incontestable que le Club Canadien s'efforce, par tous les moyen?en son pouvoir, à nous donner des séan-.ces des plus intéressantes.Celle de ce soir renferme double attraction: Tremblay vs Lapointe et Raoul de Rouen ! contre Léon le Russien.Avec un tel programme à l'affiche, il ; n’y aura certainement suvuue banquette vide au pare Sohmer, ce soir.\ endredi dernier, nous avions une très belle lutte, et cependant les amateurs ne s'étaient pas rendus au pare en assez grand nombre: qu'on se ro- tes, en lui faisant faire salle comble.Qui sait, les surprises que cette association nous réserve, pourvu que nous lui donnions, comme par le passé, tout l’encouragement qu’elle mérite.BLOC-NOTES Lalonde n'est pas encore décidé.Ca vient, tout de même.Billy Hall, du M.A.A.A.ne sera pa?envoyé au marathon de Boston.Robil-laru, anciennement du National, prendra probablement sa place.Pendant que Battling Nelson court après Wolgast, ce dernier prend des engagements à la douzaine.C’est pas une fuite, ça! Le comité du club de crosse Montréal se réunira de nouveau, ce soir, pour étudier les amendements proposés à la N.Ii.V.Tl a été décidé que ses représentants à cette réunion importante seront MM.Findlay, Finlayson, Taylor et J.Davidson.Les Caps se réuniront demain soir pour dicter ft leurs représentants la ligne de conduite suivre, ft l'assemblée de la X.L.U.lies délégués d'Ottawa emportent chacun une malle pleine de parchemin.Billy Allen lencontrera Knockout Brown à Syracuse, lundi prochain.Brown est considéré comme le meilleur poids de Syracuse, et uilly n'aura probablement pas le temps de manger des cerises entre chaque mouvement.Le combat a été limité ft 10 rondes.LIONEL SYLVESTRE.L’ENQUETE PELLETIER La Commission ne peut faire admettre par aucun officier qu’il était àu poste No 12 à une heure de l’après-midi, le jour de l’élection municipale Sommaire.—Loups bons pour deux (buts: Oavender, Yeager; coups bons Jpour 3 buts, Wolleubeu, Coekill, hits jobtenus: de Wilson 3 en 4 reprises; Irte Hoeh, 3 en 3 reprises; buts sur baltes.de Jones 4, de Wilson 1.de Judd, |1.Struck out: par Jones 4, Wilson, 4, Jloeh 2, Judd, 2.Laissés sur les buts: Montréal, 4, Columbia, 4: Coups sacrifiés: J.Jones; buts volés: Xattress, Joyce.Doubles jeux, Xattress.et Corcoran.Durée de la partie 1 h et 29.Arbitre: M.Dillon.LES QUILLES AU NATIONAL L'inauguration du tournoi s'est faite hier soir Un grand tournoi de quilleis a été fommencé hier soir, à la salle Lahaise, sous les auspices du Xational; ce concours se continuera ce soir et demain après-midi, pour se terminer demain soir.Quatre magnifiques prix seront donnés'aux vainqueurs, les plus hauts scores individuels, pour trois séries, devant compter.Scores d’hier soir: .R.C.Koch, M.A.A.A.¦Fld.Pelletier.Xational .W.Lahaise, Xational.IL.Mercier, Xational.D.Ledoux, National.B.Biron, Xational.• Ii.Provost.National ., ¦Brouillet, National.Plus haute série simple: Roch.LA RENAISSANCE DU JEU DE CROSSE Quatre grandes associations athlétiques se réunissent hier soir, à cet effet Le comité chargé de voir à la Renaissance du jeu de crosse dans le district de Montréal s'est réuni, hier soir à.la M.A.A.A., sous la présidence de M.W.Findlay.Etaient présents: MM.A.Findlay et J.Long, de la M.A.A.A., A.Lecours et E.C.St Père, du Xational: B.Andrews, de West.mount, et.P.Murphy, W.McKenna, T.Slattery et W.Hin-phey, des Shamrock.oans perdre en vains mots, et en protestations de solidarité un temps absolument préeiéux, le comité mit de suite à l’étude les moyens les plus efficaces à prendre pour propager notre sport national et le mettre en honneur dans nos écoles.Il y a été entr’autres, arrêté que chaque automne verrait des joutes de championnat semi-finales et finales, pour la possession d’un trophée généreusement offert par notre confrère le “Star”.La direction des séries de cette ligue de mimimes sera laissée aux associations Montréal, Sham rock, Nationale et Westmount.Notre équipe cauadienne-française a eu un mouvement fort louable, en s’engageant ft fournir aux jeunes écoliers trente douzaines de crosses.ues autres cjubs en feront autant, et l'on peut prédire ainsi ft notre sport national une renaissance splendide.Le comité a décidé de s’adjoindre les représentants de tous les journaux locaux pour mener cette campagne à bonne fin.La prochaine réunion se fera vendredi, le 15 avril.La tempérance à Hull Hull, 8.-— Pendant que dans toutes le?parties de la Province on cherche à enlever les licences totalement ou eu partie, on s'organise ft Hull pour faire passer un règlement par le conseil municipal afin de fermer les hôtels à dix heures tous les soirs et le samedi à sept heures du soir.Une nombreuse assemblée de la Société de ’Tempérance de Hull, composée de 600 membres, avait lieu dans ce but à la salle Notre-Dame dimanche dernier.'Les RR.PP.Pelletier ri Laniel, ainsi que M M.- D.Chené, C.Coulombe, Jos.Oberrier et IVilfrid Gélinas encouragèrent les assistants à se montrer de véritables apôtres de la tempérance en entrant bravement dans le mouvement antialcoolique commencé il y a quelques années dans la province tie Québec.I! faut de toute nécessité obtenir des autorités un amendement à la loi des licences et régler au plus tôt la distribution de ce poison violent qu’on appelle Palcool.Aussi des requêtes mises en circulation demandant.cotte fermeture des hôtels ont été remplies immédiatement et elles j ont été présentées lundi dernier au con-! sell municipal de Hull.On espère voir MM.les conseillers se ranger à l’unanimité du côté de la grande majorité : de la pooulation qui demande ce non* ! veau règlement.Cependant nous devons le dire pendant que 600 tempérants travaillent avec activité sous la conduite de leurs prêtres à faire triompher cette belle œuvre de la tempérance, l’on voit le "Temps” d’Ottawa, et U'interprovin-eial” de Hull prendre la défense des hôteliers, l’on voit même M.le recorder Desjardins se faire aussi le défenseur de ees mêmes débitants de boissons.Où irons-nous aver de tels éducateurs?I! nous faut nécessairement de meilleurs journaux à mettre sous les veux de notre population.( Communiqué.) I.a commission déchevins nommée pour faire enquête au sujet des accusations portées contre l’agent Pelletier a repris ses séances hier après-midi.Dès l’ouverture.Me P.E.Leblanc déclare que Pelletier, son client, a fait des démarches pour retrouver Mlle Lefebvre, qu’il a d t avoir amenée A la caserne 12 le jour du scrutin, dans le quartier S.-Jean-Baptiste, et qu'il n’a pu la retrouver.M.Robinson, gérant de l'agence de sûreté Thiel est le premier témoin en-tendu.Il ne connaît rien, personnelle ment, de ce qui a pu arriver lors de la i récente élection municipale.C'est un de i ses agents, dos.-H.Grant, qui était j de service, ce jour-là.dans S.-Jean-! Baptiste.l.e capitaine Yietor Naeglé e«t en suite assermenté.Il était de service à ! la caserne 12 le jour du scrutin.L'agent Pelletier est allé le voir, entre 2 b.30-et 2 h.45 ; il était accompagné [ d’une jeune femme qui désirait téléphoner.Elle était bien mise et semblait Agée d’environ 25 ans.Pelletier voulait monter dans 1B maison du ca-I pitaine.au-dessus de la caserne, et n'a lias manifesté le désir de présenter la femme au Capitaine.T.es lieutenants Côté et Giard étaient IA A ce moment.Pelletier n'a rien dit au témoin au sujet de l’élection.Questionné par Técbevin Boyd, il dit qu’il était en train de prendre son “lunch” A 1 heure, et que M.Côté ou M.Giard devait le remplacer.Questionné par Me P.-E.l.eiHlano le capitaine Naeglé déclare que l’agent Pelletier a été attaché autrefois A la caserne 12.où il faisait le service des mœurs.Tl lui demande s’il faisait bien son service, mais le président soulève un point d’ordre parce que, dit-il.il ne s’agit pas de décerner un certificat A l’agent, mais de mettre à jour sa conduite le jour du scrutin.Huit ou \ dix femmes sont allées, ce jour-là.verser, leurs contributions à la société des “Amis choisis”, entre les mains de Mme Naeglé, mais elles ne sont pas entrées par la caserne.l.e lieutenant Côté est ensuite assermenté.Il dépose qu’il était dans la Caserne depuis I heure .jusqu’à vers heures.Tl a vu l'agent Pelletier entre' 2 h.et 3.avec une femme qui a téléphoné.Elle s’informait, au téléphone, de la santé d’un enfant, et disait qu elle serait bientôt “à la maison”.Elle était habillée en noir et portait un joli chapeau et de belles fourrures.F.lle n’était pas poudrée et semblait âgée de 25 A 36 ans.l.e lieutenant Giard vient ensuite.11 est maintenant attaché à la caserne 20.mais était, le jour du scrutin, at taché à la caserne 12.Il était au poste, l'après-midi, de 1 h.30 à 6 heures.Il croit que c'est le sergent Turner qui était de service entre midi et 2 heures.Le- capitaine était là quand il a quitté, vers 11 h.30.Il a vu Pelletier, entre 2 h.30 et 3 heures.Celui-ci accompagnait une femme, qui désirait téléphoner.Elle était vêtue de noir et il lui donne île 25 A 30 ans.Le capitaine Naeglé est rappelé.C'est le sergent Turner, dit-il, qui a été chargé de le remplacer à la caserne, pendant son absence.Comme on prend le» moyens de faire venir 1 sergent, la commission questionne de nouveau l’a gent Pelletier.Questionné par l'êchevin Brodeur, il dit qu’il s'est rendu A la dernière demeure connue de Mlle Le febvre, 756 rue ('adieux, mais qu’il n'y avait personne : quelqu'un croyait qu’elle était partie pour la campagne.Comme on déclare que le sergent Turner ne peut venir avant 6 heures, l’agent.Pelletier promet d’amener la femme en question, si la commission veut s'ajourner au lendemain soir (vendredi).M.Leblanc s’oppose A ce qu’on la fasse comparante, mais l’é-chevin Carter fait observer qu'il se rail intéressant de la confronter avec le détective Markay.qui affirmait qu'il reconnaît rait la femme que l ’agent Pel letier a conduite à la caserne 12 vers 1 heu re.Le capitaine Naeglé est rappelé et jure qu’il n’a jamais demandé A l’agent Pelletier rie lui présenter une femme quelconque.Le président déclare que la preuve déjà faite est suffisante, et il est d’a vis que la prochaine séance de In commission devrait être prise par la mise à l'étude des dépositions sténographiées.Les Bières brassées par Wm.Dow & Co.sont considérées depuis plus de 100 comme les meilleures au Canada.
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