Le devoir, 24 décembre 1948, vendredi 24 décembre 1948
Sta ¦miliannt, fitrgt.TEMl'S PROBABLE .BEAU ET FR|^ Dlr«ct«ui i GAfOtd FIUOM FAIS CE QUE DOIS Htdoclatu ch»l.Obm HEROUX "Vous Avez une double mission : premièrement, I* mission de conserver Intact votre héritage religieux et national; deuxièmement, la mission de répandre cet héritage, l'ajoute que c'est votre droit de garder votre héritage, et votre devoir de le défendre.” Sen lac.Mgr IMebrando Antonlutti, délégué apostolique eu Canada et è Terre-Neuve.VOLUME XXXIX — No 300 MONTREAL, VENDREDI, 24 DECEMBRE 1948 Cinq sous le numéro LA COTE NORD: une simple terre à bois uelquts textes révélateurs des dirigeants de la compagnie "Hanna" de Clcvo-|an() — Ce qu'en pensent les hommes d'affaires de Montréal et l'évêque du Golfe Saint-Laurent.Moscou veut faire condamner Hollande Conseil A mesure que de nouveaux faits sont por- protéger ainsi l’économie de notre bassin tés à la connaissance du public, il devient de plus en plus évident que l’exploitation dès dépôts de minerai de fer de l’Ungava ne rapportera pratiquement rien à la province de Québec.Ni à l’Etat, parce que M.Duplessis s’est obstiné à céder pour une chanson, malgré tous les avis qu’il a reçus dans le temps, une richesse qui s’avère de plus en plus fabuleuse; ni à la population, parce que le minerai sera exporté à l’état brut vers les hauts fourneaux américains.Il n’est plus permis d’entretenir de doute sur la richesse des dépôts de l’Ungava.Toutes les revues techniques publiées aux Etats-Unis s’accordent sur ce point.Les concessionnaires eux-mêmes, la Hoüinger et la M.A.Hanna Co., de Cleveland, Ohio, ne parviennent pas à taire leur contentement.Le président de la Hanna, M.G.M.Humphrey, le même individu, si nos renseignements sont exacts, qui a présidé la commission tripartite chargée du démantèlement des usines sidérurgiques de la Ruhr, l’écrivait le 25 novembre dans une lettre aux sénateurs Taft, Bricker et autres membres du Congrès pour l’Ohio: “Cette découverte est de date toute récente, et c’est encore plus récemment qu’on a eu la preuve qu’elle était d’une si grande importance Il n’est pas moins certain que le traitement du minerai de l’Ungava ne se fera pas sur la Côte Nord, probablement pas dans Québec et très probablement aux Etats-Unis.On se souvient de la causerie de M.Dur-rell, gérant de la Hollinger North Shore, dans laquelle il réclamait la canalisation du Saint-Laurert pour acheminer plus rapide menu le minerai de l’Ungava vers les hauts fourneaux du bassin des Grands Lacs.Du côté des Etats-Unis, le mouvement pour la canalisation reprend avec une intensité nouvelle par suite de la conversion d’individus et d’intérêts qui y étaient jusqu’ici opposés.L’une des conversions les plus étonnantes est bien celle des dirigeants de la Hnvr.a de Cleveland.Le président Humphrey, dont il est question plus haut, et le 1 vice-président, M.R.L.Ireland, se prononçaient tous deux pour la canalisation le 25 novembre.Le premier déclarait: “Notre compagnie s’est toujours opposée très activement à la canalisation du Saint-Laurent, parce que nous croyions que le tonnage à transporter n’était pas suffisant pour que ce fût utile à la région centrale des El ‘ -Unis.Mais nous sommes maintenant en ce de faits nouveaux qui changent totale ni la situation.Les explorations des dernières années ont maintenant établi définitivement qu’il exilte dans Québec et au Labrador de très grandes quantités de minerai de fer de haute teneur, qui pourrait être traité plus économiquement dans les usines sidérurgiques de notre “Midwest’’, pourvu qu’il puisse être transporté à bon marché par voie fluviale.Il est de la plus haute importance que le développement de ces dépôts, qui coïncide avec l’épuisement de nos réser-’ ves (le haute teneur, soit organisé pour que nos usines du “Midwest” et les.industries formidables qui en dépendent puissent faire venir ce minerai par la voie du Saint-Laurent, afin d’être en mesure d’affronter la concurrence sur leur site actuel”.De son côté, le vice-président de la compagnie Hanna, M.Ireland, écrivait: “Quand le minerai du Labrador commencera à arriver sur le bord du golfe Saint-Laurent.ou bien il prendra la direction de la côte de l’Atlantique vers les hauts fourneaux actuels ou à bâtir, ou bien,* si on construit un chenal assez profond pour permettre le passage des» barges des Grands Lacs, il sera dirigé vers les hauts fourneaux du bassin des Grands Lacs, afin de compenser pour l’épuisement des gisements du Minnesota et de des Grands Lacs’ Comme on le voit, la seule préoccupation qu’on remarque chez les promoteurs des gigantesques développements du Nouveau-Québec, c’est la protection des intérêts Hanna et de l’industrie sidérurgique du bassin des Grands Lacs.On ne peut évidemment faire reproche à ces gens de penser d’abord k eux et à la protection des capitaux qu’ils ont placés dans des installations coûteuses.Mais on est en droit d’accuser le gouvernement de Québec d’une insouciance qui, si ellè était calculée, serait le plus grand Scandale poli' tique des cinquante dernières années.Des financiers canadiens et américains s’apprêtent à vider la province de Québec d’une de ses principales richesses naturelles sans compensation valable sous forme de droits miniers ou d’industries nouvelles.• L’opinion publique commence à s’inquiéter, à bon droit, de ce qui se passe derrière le rideau de fer du Nouveau-Québec.Commerce-Montréal, organe hebdomadaire de la Chambre de Commerce de Montréal, publiait en tête de la première page de son édition du six décembre le texte suivant: Les Américains se réjouissent du nouveau développement de l’Vngava-Labrador et des concessions accordées aux intérêts Hanna.Plusieurs magazines américains en parlent presque à l’unisson.Que fait notre gouvernement provincial dans cette affaire?Notre presse ne nous en dit rien, sauf que M.Duplessis a fait un beau voyage en avion dans la région du fer.Faut-il croire, selon un quotidien montréalais, que "le gouvernement livre sans garantie et avec un minimum de bénéfices les richesses naturelles les plus formidables qui soient actuellemente connues chez nous”?Nous demandons à être informés de ce qui se passe! A ce sujet, la Chambre provinciale, dont nous sommes membre, o demandé au gouvernement de constituer une commission des métaux ferreux pour étudier toute l’affaire et tenir le public et les hommes d’affaires au courant des développements et opportunités.Vers le même temps, Son Excellence Mgr N.-A.Labrie, évêque du Golfe Saint-Laurent, dont le diocèse est hautement intéressé par les développements qui se font présentement dans la région du Saguenay, protestait vigoureusement dans une.lettre ouverte aux journaux contre la politique qui consiste a vider la Côte Nord de ses richesses naturelles: bois, électricité, minerais, au bénéfice des autres régions et de l’étranger La Côte Nord c’est, pour employer une expression familière aux gens de la campagne, la terre à bois de la province.La terre à bois est un morceau de terre qui n’est pas exploité pour lui-même mais comme simple complément d’une entreprise agricole.Le propriétaire en tire tout ce qu’il peut sans trop de souci de l’avenir.C’est le bois de la Côte Nord qui alimente en partie les moulins à papier des Trois-Rivières et de Québec.C’est l’eau de la rivière Contrebande el marché noir prospèrent plus que jamais dans l'Allemagne de l'ouesl L'occupé y peut trouver de meilleure pâtisserie qu'en Grande-Bretegne et fume plus de cigarettes américaines que l'occupant — Règlements alliés trop étroits Bersimis qu’on se propose de détourner au bénéfice de Y Aluminum d’Arvida.Ce sont les mines de Havre Saint-Pierre et de 1 Un gava qui alimenteront les industries de So-rel, de Cleveland, de Pittsburgh.La Côte Nord fournit les bûcherons, les mineurs, les tâcherons.Mais les.vrais béné fices iront à d’autres, à quelques financiers dont la rapacité et le manque de scrupules sont bien connus.L’Ungava eût pu être une grande, et une bonne affaire.Comme les choses s’orientent, ce sera tout au plus une entreprise où.w qu’il y a de moins honorable dans la politique et la finance s’entend pour dépouiller une honnête population.«-a "LION BLOCS-NOTES les Juifs et la politique anglaise Un eslime, d’après une lettre de Londres de M.Paul Lteven, poldiée dans la Gazette de Monl-l’éal.samedi dernier, que la population juive de ]a Urnnde-Bre-taRiie csl d’environ 4(I(>,OOI>.soit moins de un pour cent de la population totale du Royaume-Uni.Ur.vingt-neuf députés juifs sic-actuellement aux Communes.Ils constituent donc quatre pone cent du chiffre total de la C.hambre basse.• Le correspondant londonien de la Gazelle fait observer que, de prime abord, cela parait mar-•finer un écart assez frappant cn-|re le chiffre de la population juive et celui des députés de môme origine, mais qu’en fait aucun des députés juifs n'a été élu par une circonscription en majorité juive, qu’ils ont subi le sort 'les autres candidats et qu'ils f sont loin d'ailleurs d’entrelenir, même sur les questions spécjfi-quement juives, les mêmes opinions.Ainsi, M.Barnett .Tanner est le président de la Fédération sic niste de la Grande-Bretagne et de l’Irlande, tandis qu’un autre député, M.Sydney Silverman, est le principal champion parlementaire des aspirations de l’Etat d’Israël en Palestine, MM.Janner et Silverman proclament que leur attitude à l’endroit du sionisme ne vient d’aucune façon en conflit avec leur loyalisme envers la Grande-Bretagne.Ils soutiennent que la reconaissanee officielle de l'Etal d’Israël et l'encouragement qu'on pourrait lui donner contribueraient à la stabilité et au progrès du Moyen-Orient, serviraient à la fois les meilleurs intérêts de la Grande-Bretagne et ceux du peuple juif.Par contre, parmi les principaux porte-parole des Juifs qui n’àppartiennent pas au mouvement sioniste, il y a M.Daniêl Lipson.un indépendant.M.Lip-son a déclaré & M.Lievèn qui son avis il n’existe point telle chose qu’une nationalité juive, que-le judaïsme est une question de religion et de traditions culturelles, qu’à tout autre point de vue les Juifs sont aussi britanniques que les Anglais, les Ecossai» et les Gallois."Je me considère, a-t-il précisé, comme un Anglais de foi juive et n’ai point de double allégeance”.Un autre député juif, Phü PI ratin, s’intéresse peu, parait-il à la question juive; il est, avec William Gallagher, l’un des seuls députés qui s’avouent carrément communistes.Deux des députés juifs, M.Em manuel Shinwell et M.Lewis Sil kin détiennent des portefeuilles M.Shinwell est ministre de la Guerre, M.Silkin, ministre de rÙrbanisme rural et urbain (Minister for Town and Country planning).Ceci projette une intéressante lumière sur le rôle tenu par les Juifs dans la politique anglaise, mais doit tout de même donner de la situation une vue relativement incomplète.» Ainsi, nous né sérions pa* surpris d'apprendre que M.Laski, l’un des gros bonnets du mouvement travailliste, est lui aussi d’origine juive."Je ne parle pas français" Voilà, écrit dans la Liberté de Fitchburg, au Massachusetts, M.Joseph Lefebvre, voilà comment s’expriment certaines petites jeunesses, et parfois des gens plus âgés.Le rollabocateur de notre confrère franco-américain dénonce avec énergie l’absurde attitude de ces gèns qui parai* Berlin.24 (A.P.) — Les autorités américaines d’pccupation en Allemagne se plaignent que d’énormes quantités de grains et de viande soient détournées vers le marché noie, risquant ainsi 'entraîner une disette des vi-.res déjà sévèrement rationnes dans les trois zones de l’ouest, malgré le* récoltes records de l’été dernier.Ces autorités assurent que plusieurs Allemands utilisent ces grains pour engraisser des animaux de bouche-fie qui peuvent leur obtenir une recette élevée, sur le marché noir ou pour fabriquer de la pâtisserie de luxe.D’après le chef de la section agricole du gouvernement militaire américain, Philip Raup, on peut trouver dans l’Allemagne de l’ouest des pâtisseries de meilleure qualité qu’en Grande-Bretagne même.“C’est lé, ajoute-t-il, un luxe que les occupés ne peuvent se permettre.” Francfort, 24 (A.P.) — On estime que les Allemands des trois zones d’occupation alliées, de l’ouest consument chaque jour un million de cigarettes américaines bien oue les troupiers en garnison des Etats-Unis et les employés civils des gouvernements militaires soient soumis à un rationnement des plus stricts en ce domaine.Comme les importations de cigarettes sont sour le moment interdites chez ’occupé, tout ce tabac y est introduit par contrebande, grâce à une frontière mal gardée.Les au torités allemandes sous contrôle occidental estiment elles-mêmes que cette frontière de 500 milles, qui va des Alpes suisses aux rivages de la Mer du Nord, est "un vrai paradis pour les organisateurs de la contrebande internationale.” Cette contrebande, oui fait perdre plusieurs millions dé mark chaque mois au trésor comprend aussi le café, le chocolat, les tissus, les vins et les parfums français.On estime que cette situation est due d'une part au manque d'un nombre suffisant de douaniers, de l’autre aux règlements d’occupation qui empêchent la police allemande d’arréier tout étranger ou de lui intenter un procès.Ces règlements sont encore plus étroits dans la zone française, où un policier allemand ne peut même pas fouiller l’automobile d’un étranger suspect.Même si le contrebandier est surpris en flagrant délit, on ne peut que le dénoncer aux autorités occupantes, qui voient elles-mêmes aux mesures à prendre contre lui.Le directeur de la police allemande de Francfort, F.H.Der-sam, ajoute que cette contrebande d’entrée se double d’une contrebande de sortie qui porte surtout sur les instruments d’optique.les rameras, les roulements à billes et autres produits mécaniques allemands de haute qualité.Le délégué russe Malik juge insuffisante la motion américaine d’armistice Son collègue australien se montre violent contre les Hollandais — "Un acte de traîtrise envers les négociateurs indonésiens"-Malik trouve que la motion des Etats-Unis tend à protéger la Hollande — Il réclame un nouveau comité de bons offices Paris, 24.(A.P.) — La Russie n refusé d appuyer une proposition américaine d'armistice immédiat en Indonésie pour faire savoir qu'elle présentera à la place au Conseil de Sécurité des Nations Unies une motion encore plus sévère.Le délégué russe Jacob Malik entend en effet obtenir du Conseil qu’il désigne nommément la Hollande comme Etat agresseur.Au dire des observateurs alliés, le refus russe risque de retarder de plusieurs jours une décision du Conseil sur le problème indonésien.Les antres Etats-membres songeraient à étudier s’il est possible de tenir jusqu’à trois séances par jour, y compris une séance le jour même de Noël, pour bâter la besogne.Quand le Conseil s'est ajourrté, hier soir, aucun vote n’avait encore clé pris sur la motion des Etats-Unis.Ces derniers ne peuvent encore compter que sur l’appui de la Chine, de la Syrie cl de la Colombie, alors qu’il leur faudrait sept votes sur un total de 11.L’Australie et l’Inde ont participé au débat d’hier, mais seulement comme Etats intéressés, car elles ne sont pas membres du Conseil.Durant toute la journée, pas un seul Etat n’a pris la défense de Ip Hollande.Le reprisi'iilanl australien, le colonel V» .B.Hod.c son, s’était même transfonné en son accusateur public.Il s es.même’écarté de la procédure habituelle et, au lieu de lire un ui-cours soigneusement préparé, il s’est inspiré de simples notes tout en frappant la table de son poing à maintes reprises et en brandissant sa main à quelques pouces à peine de ta figure du Représentant hollandais Jan van Royen, assis près de lui Le colonel Hodgson ses! plaint en particulier que la Hollande n’ait averti les négociateurs indonésiens de paix de sa répudiation de la trêve de Renville qu’un quart d’heuré avant de supprimer toute communication entre la mission de négociation ét l’intérieur de l’Indonésie.“Les Hollandais, ajoute-t-il, onl ensuite arrêté les mêmes personnes avec qui ils étaient eu Irain de discuter de paix.” Hodgson a également signalé le danger que la campagne néerlandaise de ré-occupation en Indonésie de provoquer dans tout le sud-est de l’Asie, en plus de perles économiques et matérielles, un état général d’agitation des plus dangereux.19 Japonais son! graciés par les Américains sent vouloir se faire de leur ignorance un titre d’honneur.Nous avons entendu les mêmes paroles sur les lèvres d’un personnage éminent, mais elles rendaient un autre son.Lorsque Mar Ivanos, le célèbre prélat indien, visita Montréal, il y a quelques mois, et y prononça, dans un anglais magnifique, un discours fort intéressant, quelqu’un, qui le rencontra après la réunion, lui dit: Parlez-vous français.Monseigneur?:— Hélas! non, répondit notre très distingué visiteur.Hélas! non, je ne sais pas un homme instruit.I am not an educated man.Comment de» gens qui n’auraient qu’à conserver Phéritage qu’ils ont dû trouver dans leur berceau, qui leur donnerait la clef du pays des merveilles et faciliterait leurs relations avec des millions et des millions d’hommes, qui serait pour eux non seulement un instrument de culture mais un facteur de progrès politique et économique, peuvent-ils afficher une sorte de dédain de la langue pour laquelle des hommes comme Mar Ivanos disent publiquement leur profonde admiration, dont ils estj-ment que c’est pour eux une pénible marque d’infériorité que de l'ignorer?A rilc-du-Prince-Edouard Nos lecteurs se rappellent que les Acadiens de Plie ont lancé, voici quelque temps, pour la formation de leur élite, une souscription dont l’objectif est de $50,000.Chiffre singulièrement considérable, si l’on se rappelle que cette population ne représente que quinze ou seize mille âmes et qu’elle a bien d’autres charges.Mais aux dernières nouvelles, la souscription avait déjà dépassé les quatre cinquièmes de l’objectif et la générosité des souscripteurs ne paraissait point sc lasser Détail significatif, nous écrit un ami de là-bas, parmi les premiers donateurs, nous relevons le nom de gens dans la famille desquels, à cause du malheur des temps et des circonstances, on ne parle plus français depuis une, deux, peut-être même trois générations.Mais l’on enlend bien quand même rester Acadien.Tokyo, 24 (A.P.) — Les autorités américaines d’occupation au Japon viennent de relâcher tous les autres principaux criminels de guerre nippons, au nombre de 19, maintenant que l’ancien premier ministre Tojo et six de ses comparses dans la guerre d’agression au Pacifique ont été exécutés.Ce pardon ne s'étend toutefois pas à deux autres grands criminels de guerre, dont le’procès est déjà commencé devant des tribunaux militaires.Le communiqué au sujet des 19 prévenus graciés explique que le verdict de la Cour internationale qui a condamné le général Tojo et ses 24 co-accusés innocentait du même coup ces 19 individus, en statuant qu’on ne pouvait tenir compte des accusations portées contre eux, puisque ces mêmes accusations avainet été repoussées dans ie cas de Tojo qui a été condamné pour d'autres motifs.La vingtaine d’acquittés ainsi rendus libres étaient logés depuis le début de l'occupation dans la même prison de Sougamo, où Tojo et ses six compagnons ont subi avant-hier le châtiment suprême.Egyptiens et Juifs aux prises en Palestine Treize chefs de la C.1.0.sont accusés de communisme Un document du comité d'enquête sur l'activité antiaméricainc lie son côté, Malik a demandé que le Conseil «Je Sécurité remplace son comité do bons offices eharj.é «le préparer un accord entre Hollandais el Indonésiens avnnl l'attaque-surprise de dimanche qur un organisme nouveau qui comprendrait celle fois :ous les onze Etats-membres du Conseil.Au dire de Malik, le président américain de Fe comité de trois membres.Merle Cochran, a poussé indûment la république indonésienne à faire des concessions au:.Hollandais qui n’ont pas répondu par la pareille et à punir les partisans d’un mouvement démocratique.On croit que le délégué russe faisait ainsi allusion a la révolte communiste que, l’Indonésie a écrasée à Madioen, en septembre dernier.11 estime encore que la résolution américaine ne va pas assez loin, car elle n’indique pas qui a pris l'initiative de la reprise des hostilités.“Celle résolution, dêclarc-t-il, tend à donner l'impression que ce sont les deux parties à la fois nui ont décidé d’en venir aux prises à nouveau et dissimule de la sorte l’effet moral et matériel de l’agression iioilandai.se.” Le message de Noël de S.S.Pie XII 'Parlei français" Partez français partout.,, surtout à l’école Parlez français au magasin Parlez français dans la rue Lisez èt faites tiré le journal français Voici les conseils que sème, à ravers ses pages, le Franco-Amé-•irain, un hebdomadaire fran-•ais de Waterville, dans le Mai- ie.Souhaitons que cette parole, l’actualité en tant d’endroits, it son écho bien au delà des .rontières du Maine.O.H.Tel-Aviv, 24 (A.P.) — La bataille a repris aujourd’hui sur le front du Negev entre les Juifs et les Egyptiens.On rapporte nue des forces de l’air et de terre sont engagées dans le combat, ruinant ainsi les espoirs d’un armistice entre les deux contrées.Le Negev est situé dans la partie sud du désert de Palestine, et avait été remis aux Juifs selon le plan des Nations Unies pour l’année 1947.Un représentant des forces militaires israéütes a déclaré que le combat avait commencé tard hier soir à douze milles de la frontière égyptienne.A i’aube, ce matin, des forces aériennes que l’on présume égyptiennes ont bombardé un centre Israélite au sud-est de Tel-Aviv.La censure n’a pas permis de dévoiler le nom de ee rentre.D’après des sources juives, les Egyptiennes auraient demandé le retrait immédiat du Negev des 3.000 soldats israéiites contrairement à la proposition juive d’un retrait progressif.Le gouvernement Israélite a rejeté la demande égyptienne d’un retrait des Arabes de Fa-luja comme condition préliminaire à la discussion d’un armistice., Le gouvernement ajoute que les Egyptiens affichent une mauvaise volonté évidente et qu’en conséquence Israël sc réserve toute liberté d'action.Wnsbinglon, 24 (A.P.) — Le comité d’enquête sur l’activité antiamérieaine a accuse de communisme, hier, 13 dignitaires de la C.T.O.Mais il a déclaré que le G.1.0.avait pris des mesures pour sc débarrasser de tout élé-fnent communiste.Quatre des hommes cités par le comité comme “agents communistes” sont des présidents d’unions.Ce sont Harry Bridges, de l’Union des débardeurs.Ben Gold, de l’union des ouvriers de la fourrure et du cuir, Abram Flaxer, de l’union des employés civils d’Amérique, _ et Donald Henderson, de l’union des^ employés aux aliments et à l'agriculture.Dans un rapport sous forme de questions et réponses, intitulé: “Cent faits que vous devez connaître à propos du communisme et du travail”, le comité a également: 1) Averti l’ouvrier que s’il entrait en grève sous un gouvernement communiste, le gouvernement “enveirait des soldats armés de fusils, pour les tuer.” 2) Il a donné la liste de vingt unions du C.l.O.dans lesquelles les communistes avaient une influence prépondérante en 1944.Il dit que les rouges ont toujours de l’influence dans quelques-unes de ces unions, comme celles des ouvriers dé l’électricité et des débardeurs.3) 11 a eité trente-trois organismes comme communistes ou sympathisants.Parmi ces organismes, le parti ouvrier américain.4) Il dit nue les unions seraient “supprimées” si jamnis les communistes accédaient au pouvoir, aux Etats-Unis.5) Il place sur les épaules de l'ouvrier ordinaire la lâche et la responsabilité (le se débarrasser des chefs unionistes communistes.6) Il cile des déclarations de communistes, où ces derniers affirment qu’en cas de guerre entre les Etats-Unis et Ta Russie, iis bloqueraient ta fabrication et lé transport des munitions et du matériel de guerre par des démonstrations de masse, des grèves et du piquetage.7) Il déclare que le but des communistes est de contrôler “la sécurité des emplois, les conditions de travail, les salaires et l'entrée dans les unions”, et de mettre un terme, pour toujours “A ia chance de vivre en citoyen libre”.Un centre civique de $10 millions Les promoteurs veulent louer des especes à la ville de Montréal, et aux gouvernements d'Ottawa et de Québec — Une délégation à l'hôtel de ville Un groupe de Montréalais influents est disposé à construire un centre civique au coût de pus moins de $10 millions, si les autorités municipales apportent leur concours en louant dans cet édifice un espace de 50,000 pieds carrés, au prix de $3.le pied carré par année.Ce centre civique serait situé sur ia propriété des Chemins de fer nationaux, à la Gare ren-trale, et le Conseil économique métropolitain a déjà donné soft approbation à cet emplacement.L’immeuble comporterait un auditorium pouvant recevoir 15, 000 personnes: une vaste salle d'exposition; un théâtre de 10,-000 sièges, un autre théâtre, plus netit; une salle de concerts, des lieux de réunions, etc.Les promoteurs de l’entreprise représentent qu’ils ont besoin, afin de pouvoir receuillir le capital nécessaire, de s’assurer un revenu annuel en loyers au montant de 81 million.Ils ont déjà pressenti les gouvernements d’Ottawa et de Québec, en vue de leur offrir des espaces à louer dans l’immeuble projeté.Les initiateurs du centre civique à la Gare centrale ont constitué une corporation sous le nom de “Centre civique de Montréal”.Les directeurs de cette compagnie sont MM.Taggart Smythe, Edgar Gcnest, Lucien Dansereau et S.C.Kane.H» ont exposé leur projet au Comité exécutif de Montréal hier midi et demandé le concours de la ville.M.J.-O.Asselin a promis à la délégation que l’autorité municipale apportera la plus sérieuse considération à ce projet d’un centre civique; les commissaires municipaux onl déjà d’ailleurs commencé l’étude du sujet.L'onnét 1948, commencée dons l'espoir, finit dons l'onxiété — Pie XII lance un appel pour la poix Cité du Vatican, 24.(\.P.) — Sa Sainteté le Pape Pic XII a dit dans son message de Noël, aujourd’hui.que l’année 1948, commencée dans l’espoir, semble finir dans un “gouffre d’anxiété”.Encore une fois — el cela à la veille de la fête chrétienne du Prince de la Paix — le Pape a prêché la paix.C’était la dixième fois que Pie Xil donnait son message de Noël au inonde.Son discours constituait une réponse aux souhaits de Noël que lui avail offert le Sacré-Collège des cardinaux.Comme dans le passé, il s’est adressé au monde en général.L'année 1948.a-i-il dit, sembla d’abord être celle qui devait apporter la reconstruction et la “vraie paix”.Mais cet espoir ne s'est pas réalisé.La force morale, a dit le Pape, est nécessaire au monde, s’il veut avancer d’un pas solide vers la paix.Il est également nécessaire d’avoir le “courage de regarder la vérité en face”.Il a dit que 1948 semble être aujourd'hui un point crucial.Bien que, malgré les anxiétés qu’il nous a apportées, il n’ait pas été entièrement dépourvu d”’événements importants et en; courageants” — qui • ont porté des fruits évidents.Parmi ces événements, le Souverain Pontife a cité la résistance des gens aux propagandes dO guerre, et les grandes fêtes religieuses de l’année.Sa Sainteté le Pape a rappelé aux catholiques deux devoir* principaux : 1) La foi au “patrimoine de vérité” que le Christ a donné au monde.2) L’obéissance consejencieuse au “précepte de la justice et de l’amour.’’ C’est là chose absolu-mont nécessaire au triomphe, sur la terre, d'un ordre social digne du Roi divin de ia paix”.A ses lecteurs, à ses annonceurs et à tous ses amis LE “DEVOIR” souhaite un joyeux -Noël PAGE DEUX LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 24 DECEMBRE 1948 LES VOEUX AUX TRAVAILLEURS M.Gérard Picard L'honorable ' ' Barrelie M.Horace Laverdure Président général de la Confédération des Travailleurs catholiques du Canada A l’occasion du Nouvel An, il est de tradition d’échanger de bons souhaits.Il est difficile de prévoir ce que l’avenir réserve à chacun, mais il faut souhaiter sincèrement à tous la réalisation, au cours de la prochaine année, de leurs aspirations les plus chères.A titre de président général de la C.T.C.C., je souhaite une heureuse année à tous les officiers et directeurs de la C.T.C.C., à tous vos aumôniers, à tous les officiers et membres des corps affiliés.Je formule également mes meilleurs voeux de bonheur aux familles de syndiqués de la I C.T.C.C.Nos meilleurs souhaits j s’adressent enfin à toute la classe ouvrière.Au cours de l’année qui s’achève, la C.T.C.C.a continué de progresser, et sa mission sociale est de mieux en mieux comprise par les classes laborieuses.Son expansion future est reliée aux convictions et à la compétence de tous ses officiers et membres afin que, de plus en plus, se fasse la démonstration que la doc-tine sociale catholique n’a pas qu’une valeur intrinsèque indéniable mais que, dans la pratique, elle est vraiment protectrice des droits des autres classes sociales.Son application généralisée est la meilleure «garantie de ¦ paix sociale.Que l'année 1949 | soit pour la C.T.C.C.une année d’études et d’action afin que notre puissante organisation atteigne.avec la coopération de tous, les buts pour lesquels elle a été fondée.Gérard PICARD.Président général C.T.C.C.Au moment où le sort de certains peuples est dans la balance et que l’on voit dans l’univers tant d’instabilité et d’insécurité, il est réconfortant de constater les progrès réalisés dans notre province et l’atmosphère de paix qui y règne.Dans bien des pays, le monde ouvrier et le patronat sont en lutte; ailleurs c’est le chaos.Dans notre province, c’est le calme.Parallèle émouvant qui doit nous inspirer, au terme de cette année, des sentiments d’extrême gratitude à l’endroit de la Providence.Si nous n’avons pas à déplorer chez nous de conflits sérieux entre les classes, c’est que les éléments subversifs n’y trouvent pas de place et que le droit et la justice ne sont pas de vains mots.C’est dans l’harmonie et la compréhension que nous réglons les différends et non par des coups de force.Je formule le voeu que, dans notre province, nou* conservions toujours le respect de la justice et du droit, le souci de reconnaître les valeurs spirituelles, l’ambition de servir d’exemple aux autres sociétés humaines.Dans le cycle des .ans, ùne nouvelle période apparaît.Je souhaite qu’elle favorise de nouvelles réalisations vers l’idéal auquel nous devons tendre: l’alliance plus complète du capital et du travail basée sur la dignité de l’hommë et la reconnaissance des devoirs et des obligations de chacun.Que 1949 apporte à tous les groupements du travail, le bonheur et la prospérité l Antonio BARRETTE.ministre du Travail.Voeux des autres chefs ouvriers Voici la liste- des chefs ouvriers qui nous ont priés de transmettre leurs voeux aux membres de leurs syndicats: MM.J.-E.Lamoureux, agent d’affaires de l’Association des plâtriers et finisseurs en ciment, des lat-teurs en bois et métal; Angelo Forte, agent d’affaires de l’Union nationale du vêtement (C.T.C.C.); Henri Charron, organisateur de la même union; Clovis Langlois, agent d’affaires de l’Association des journaliers et manoeuvres; J.Arcand, agent d’affaires du syndicat national des peintres (C.T.C.C.); Albert Gi-beau et Camille Périard, respectivement président et agent d’affaires de l’Association des plombiers, soudeurs et poseurs d’appareils de chauffage (C.T.C.C.); Aldéric Gosselin, président du Conseil des syndicats des métiers rie la construction de Montréal; Roland Thibodeau, agent d’affaires du Conseil central des Syndicats nationaux de Montréal; MM.G.-A .Gagnon, président de la Fédération des métiers de l’imprimerie; René Champagne, président de l’Association des travailleurs en chaussures, Inc.; Lionel Lemieux, du syndicat des travailleurs eu chaussure; Léopold Lavoie, de l’Association ouvrière canadienne, Inc.; Sam Baron, directeur canadien de l’Union des ouvriers du textile d’Amérique (COI- CCT); Adrien Séguin, représentant local du Congrès canadien du travail, et M.Rodrigue Lepage, président fédéral de la L.O.C.Avis de décès CHAURET — A Montréal, le j 23 décembre 1948, à l’âge de 83 | ans, est décédée Éllen Gernon.-j épouse de feu l’honorable Jo- ; seph-Adolphe Chauret, autrefois de Sainte-Geneviève de Pierre-fonds.Funérailles lundi, le 27.Le convoi funèbre partira des salons Georges Yandelac, Limitée, 120, rue Rachel est, à 8 h.15, pour se rendre à l’église Saint- i Jean-Baptiste.Le service sera cé-; lébrê à 8 h.30 et de là au cimetière de Saint-Benoît (Deux-Montagnes), lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Les voeux de l'hon.Paul Beaulieu Président du Conseil central des Syndicats nationaux de Montréal Les voeux de Thon.Bona Dussaull Le Conseil central des Syndicats nationaux r.vaft prévu l’an passé que 1948 serait une année fertile eu organisation syndicale.Comme président du Conseil central, en accord avec tous les officiers et travailleurs sociaux de notre organisation nous nous étions fixé des objectifs difficiles à atteindre mais néanomins indispensables à la libération progressive de la classe ouvrière.Dans tous nos syndicats les membres ont obtenu des augmen-tatidns de salaire et améliorations dos conditions de travail.Plusieurs nouveaux syndicats ont été organisés et ont négocié d’avantageux contrats.Il me fait entre autres plaisir de signaler le succès obtenu par l’Association des briqueteurs et maçons et celle des poseurs d’acier et d’armature, dont je suis l’agent d’affaires; par de fructueuses négociations, ces syndicats ont doublé leurs effectifs et vu grandir la confiance de leurs membres.Il serait trop long d’énumérer les heureuses initiatives prises par le Conseil central au cours de la dernière année syndicale, bornons-nous à mentionner l’attitude qu’il a su prendre concernant la législation ouvrière, les affaires métropolitaines et des questions sociales d’ordre général.Ce passé est rempli de promesses pour l’avenir.Il faudra de toute nécessité que 1949 soit pour le syndicalisme une période d’avancement et de bien-être.Souhaitons qué les ouvriers comprennent de plus en plus leur devoir et leurs intérêts de se joindre à leurs confrères syndiqués et nous prévoyons déjà que l’effort accompli en 1948 se poursuivra au delà de nos espéran- CCS.F’ort de cet optimisme, je suis heureux de souhaiter à tous les officiers et membres du Conseil central des Syndicats nationaux de Montréal une bonne et heureuse année, santé et prospérité.Ministre de l'Industrie et du Commerce T*l.: CRtsctnt 5700 MAGNUS POIRIER Entrepreneur Pompes Funèbree.Expert Embaumeur.6603, rue ST-LAURENT A l’aurore de la nouvelle année.je suis heureux, à titre de ministre de l’industrie et du commerce, d’offrir mes voeux de bonheur à tous mes concitoyens de la province de Québec.Depuis bientôt quatre ans notre province à connu un essor m&m ACHETEZ VOS FLEURS ICI La Pâtr e Fleuriste 168 est, Sle-Catherine Livraison partoV, directement de notre eerre-chaude.PL 1786-1787 Ecouter le jeudi C.H.L.P.12 h.25 12 h.30 10% d'escompte aux communautés religieuses.Georges Godin Succeueur d'Arthur Landry Enrç.DIRECTEUR DE FUtfERAILLES SALONS MORTUAIRES MODERNES SERVICE D'AMBULANCE Salon» s Bur»au : 518 RACHEL EST 528 RACHEL EST FAlkirk 3571 MESSAGER DEMANDE Garçon, environ 16 ans, débrouillard et connaissant bien la ville BONNES CONDITIONS LE DEVOIR SERVICE DE LA PUBLICITE 434jestrueNotre-Dam^^^^^^^^^^^j^^BEIa^^36^ LE DEVOIR “Le Devoir’’ est imprimé eu no 432 est, rue Notre-Dame à Montréal par l'Imprimerie populaire, compagnie à responsabilité limitée, qui en est l’éditrice-propriétaire.Directeur-gérant.Gérard Filion.“Le Devoir” est membre de la Canadian Press, de l’Audit Bureau of Circulations et de la Canadian Daily Newspaper Association.La Canadian Press est seule autorisée à la re l’emploi pour réimpressions de toutes les dépêches attribuées à 1- n’riian Press, à l’Associated Press et aux agences Reuter et Canadw-V.Ofsdlal, ainsi que de toutes les informations locales que “Le Devoir" publie.Tous droits de reproduction des dépêches particulières au “Devoir" réservés.tool également Abonnement par la poste : i.EDITION QUOTIDIENNE T.-fTV Canada 'sauf Montreal et Va banlieue) $6.00 Etiti-Unit et Empira britanniqua Union poitalo 8.00 10.00 EDITION DU SAMEDI Canada Etats-Uni» ot Union postale .2.00 3.00 Les abonnements sont payables' d’avance par mandat-poste ou par chèque encaissable au pair à Montréal Autorisé comme matière postale de deuxième classe pat I* ministère des Postes.Ottawa.Téléphone: BEIair *3361 économique oui a largement dépassé les prévisions les plus op- j timistes.Ce dévetoppement laissait sceptiques ceux qui ne voyaient là qu’une activité temporaire produite par une période de rajustement, mais nous avons toujours cru, nous, que cette poussée industrielle et commerciale était normale puisqu’elle découlait logiquement de nos innombrables richesses naturelles, de l’audace et de l’initiative de nos hommes d’affaires, i de l’emploi intégral de notre main-d’oeuvre qualifiée', de no-• Ire situation géographique in-! comparable et de nos rcmarqua-| blés moyens de distribution par terre, par mer et par air.Après avoir surmonté les inévitables difficultés des premières heures, la plupart des industries qui ont vu le jour au cours des dernières années se sont assuré la stabilité, gage de durée et de progrès.C'est donc dire qu’au cours de 1948 si nous avons rencontré de nombreux obstacles, nous les avons tous surmontés et toujours avec la volonté d’assurer d’abord la primauté du bien commun.L’année 1949 nous apportera sûrement de nouveaux problèmes dans le domaine industriel et commercial.Mais avec la précieuse coopération du capital et du travail, avec cette loyauté et cette sincérité qui marquent presque toujours les rapports entre les employés et les employeurs, avec cet esprit de travail et ce sens de responsabilités qu’ont les uns et les autres, avec les richesses (lont nous disposons et la capacité que nous avoua de les exploiter, aucun problème ne sera tellement vaste et tellement compliqué que nous ne puissions y trouver la solution qui s’impose.Une aurore merveilleuse marque l’approche de la nouvelle année, les découvertes récentes de riches gisements miniers, la perspective prochaine d’operer la transformation du minerai dans des conditions nouvelles et qui marqueront une date non seulement dans l’industrie métallurgique mais encore dans la vie des nations indiquent, d’une façon péremptoire, que l’essor économique de notre province, dont nous avons raison d’être fiers, n’a tout de même pas atteint son point culminant.Je le répète: nous aurons des difficultés à surmonter.Mais ces difficultés nous ne craignons pas de les affronter parce que nous savons que tous les citoyens de cette province, les chefs d'industries, ies hommes d’affaires et toutes les associations s’intéressant à notre vie industrielle se donneront la main dans un geste de magnifique compréhension afin de permettre à notre peuple d’atteindre les hautes destinées qui lui sont promises et qui déjà pointent à l’horizon.Tous ceux qui travailleront à la matérialisation de nos rêves et à la réalisation de nos projets auront conscience d’avoir servi honnêtement leur petite et leur grande patrie, et d'avoir été utiles à leurs concitoyens.C’est dans cet esprit que je continuerai de travailler afin d’apporter un peu plus rie bien-être et un peu plus de bonheur dans tous les foyers.En réitérant à tous mes concitoyens de cette province mes voeux sincères de bonheur et de prospérité je les assure de nouveau de mon entier dévouement.Conversion de l'équipement élecirique En Ontario St.Catharines, Ontario, 24 (C.P.) — St.Catharines sera le centre nerveux de tout le travail de conversion de l’équipement électrique du sud de l’Ontario, d’une fréquence de 25 à 61) cycles.M.G.M.Bernard, gérant général de St.Catharines Steel Products Limited, a dit que Canadian Comstock Company Limited avait loué 70,000 pieds de plancher à son usine.Canadian Comstock a été chargée par l’Hydro ontarienne de faire la conversion, pour que le travail se fasse plus vite.La première phase du travail sera d’enseigner à des hommes à faire le travail de conversion dans l’équipement domestique, commercial et industriel, a dit M.Bernard.Paris augmente l'impôt indirect de 25 p.cent is Paris, 24 (Reuter) — L* premier ministre français Henri Qucuille a obtenu hier une véritable victoire pratique pour son budget surélevé de 1949 quand tous les partis de la ma-orité parlementaire à l’Assem-’ée nationale, y compris les socialistes, se sont accordés sur une augmentation des impôts indirects.Le débat sur le budget durait depuis cinq jours; et le président du conseil venait de se faire autoriser quelques heures auparavant à rechercher un vote de confiance, s’il croyait la chose nécessaire.Pour obtenir les 135,000,000,000 de francs f$508,000,000) qui lui manquent encore pour boucler ce budget.M.Queuille avait proposé une hausse de 10 pour cent de tous les impôts, directs et indirects.On lui a accordé à la place une augmentation de 10 à 12% pour cent de la taxe sur la production et de 25 pour cent de la plupart des taxes indirectes.Les socialistes craignaient pour leur part que la surtaxe sur la production entraîne une hausse (les prix de détail; mais le premier ministre a répondu que cette surtaxe peut et doit être absorbée par l’industrie elle-même.Pensée du jour Vendredi 24 déc.NAISSANCE LONGTEMPS ATTENDUE En ce temps-là parut un édit de César Auguste ordonnant de re censer toute la terre.Ce premier recensemenr eut lieu pendant que Quirinus était gouverneur de Syrie.Tout le monde allait se faire inscrire, chacun dans sa ville d’origine.Joseph aussi, quittant la ville de Nazareth, en Galilée, monta en Judée, dans la cité de David, nommée Bethléem, parce qu’il était de la maison et de la famille de Da vid, pour se faire inscrire avec Marie son épouse qui était enceinte.Or, pendant qu’ils étalent là, Marie arriva à son terme, et elle mit au monde un fils premier-né; elle l’enveloppa de langes et le déposa dans une crèche parce qu'il n'y avait pas de place pour eux à l'hôtellerie.LUC, II.1-7 Je suis tris heureux de l’occasion qui m’est offerte de présenter à la population de la province, et en particulier à la grande famille des affaires municipales, mes souhaits les plus sincères de bonne, heureuse et sainte année.Mon désir le plus vif pour l’année nouvelle, c’est que la collaboration se continue toujours aussi étroite entre les autorités municipales et le ministère que je dirige, pour le développement de nos municipalités.La préparation d'une bonne législation est au premier rang des soucis de mon ministère.En coordonnant nos efforts en vue d’étendre les échanges d’idées, si nécessaires pour le progrès des municipalités, entre les administrateurs et lés fonctionnaires de nos corporations urbaines et rurales, nous aurons plus de chances d’apporter des modifications utiles aux lois municipales.Chacun sait que dans l’évolution coristante de nos municipalités, il est extrêmement important de tenir à point les mesures législatives qui les gouvernent.Aujourd’hui, cinq grandes associations couvrent tout le domaine municipal et donnent des signes d’une belle vitalité.Je veux parler de l’Association provinciale des secrétaires de municipalité, de l’Union des conseils de comté, de l’Union des municipalités, de la Municipal Finance Officers’ Association et de l’Association internationale des gérants de ville (sections de Québec) dont les congrès et réunions apportent une aide précieuse dans la préparation de la législation.La rétrospective de l’année qui s’achève fait ressortir les nouveaux progrès réalisés dans le domaine municipal.En plusieurs endroits de la province, des projets d’améliorations pu- bliques nécessaires, mais laissés enp lan durant les dernières années à cause de la guerre et de la pénurie de matériaux, ont été entrepris avec succès.La chose a été rendue possible parce que le crédit de nos municipalités, étroitement surveillé, s’est maintenu d’une manière remarquable.On peut s’en faire une idée par le fait que le nombre des nouveaux emprunts municipaux et scolaires lancés sur le marché en 1948 va dépasser tous les records précédents en atteignant au moins trois cents, pour une valeur totale de $34,000,000 environ.Ces chiffres comprennent une centaine d’emprunts scolaires d’une valeur de 814,0110,000.Toutes ces émissions ont été vendues par soumissions publiques ou de gré à »Té à un loyer d’argent conforme aux conditions actuelles du marché.La situation financière de nos municipalités est donc saine.La perception des taxes se maintient et ies administrations soucieuses de leur intérêt peuvent envisager l’avenir avec confiance, pourvu qu’elles n’oublient jamais les deux grands principes de base qui sont les piliers de notre armature municipale: une administration honnête et des finances saines.Je me réjouis aussi de voir qu’une bonne centaine de secrétaires-trésoriers de nos corporations municipales et scolaires rurales ont obtenu jusqu’à présent le certificat de compétence décerné par mon ministère.Cet exemple sera suivi, je l’espère bien, par un plus grand nombre d’autres fonctionnaires municipaux.Le secret de toute entreprise dépend, en grande partie, de la compétence des personnes qui y collaborent.Or, le secrétaire-trésorier est le principal collaborateur d’une administration municipale; il en est le bras droit et Puisse NOEL apporter la joie, la tranquillité de l’esprit et le bonheur dans tous les foyers.RAOUL VENNAI, ENRG BRODERIES DE TOUT GENRE MUSIQUE EN FEUILLES 3770-3772, nie Saint-Denis LA.1129 Joyeux Noël et Bonne et Heureuse Année Wm.Haynes Reg'd DISTRIBUTEURS des munitions ••Westem’* des armes “Winchester’* ARTICLES DE PECHE DE TOUTES SORTES LA.SS 12 122S, Hôtel-de-Ville Joyaux Noël ! Bonna Annéa ! JOIE.SANTE, PROSPERITE à nœ cliente et amis pour 1949 CITY TIRE SHOP LTD.VICTOR GRENIER, gérant 1151 aet, rue Dercheeter CH.1133 >r A Cadet •p au qui âeia apprécié Tous les ans, au mois de décembre, il vous faut penser aux cadeaux que vous devrez faire à vos parents et amis.Dans le but de vous aider dans le choix de vos cadeaux, nous vous suggérons, cette année, denonner un abonnement au DEVOIR qui, sans être onéreux, plaira sûrement à celui qui le recevra.Complétez la formule ci-jointe.Vous trouverez, ci-inclus, lasomme de .pour.mois d’abonnement au DEVOIR que vous enverrez à: NOM .ADRESSE .De la part de .DEVELOPPES IMPRIMES PHARMACIE MONTREAL LA PLUS GRANDE PHARMACIE DE DETAIL AU MONDE CHARLES DUQUETTE Pharmacien-propriétaire OUVERT JOUR ET NUIT HA.725 1 bien souvent le cerveau.Je sou-, haite que 1949 nous apporterai la consécration officielle de lai compétence d’une nouvelle plia- : lange de secrétaires-trésoriers.Encore une fois, bonne, lieu- j reuse et sainte année à la famille .municipale ainsi qu’à mes élec- ; leurs du comté de Portneuf.MICHAUD OROMMONDViLUE PI NTES PAP.BO ITE dtaqa* iaur à t»bl# peur ?» ttr «• traiter Im maladies de.ESTOMAC - FOIE - REINS • RHUMATISMES 'lâùul ‘HoMl ¦Ehu dc.TAVJ.T Type VtCHV II Bés.: CHerrler 93(0 ilARCIA POULIN, fl.P.A.Auditeur FubUc Accrédité de Québec Accredited Public Auditor ot Quebec Impôt sur le rere-8PEC1ALITKS i nu et InstalUtion système comptabilité.Suite 524 EDIFICE CANADA CEMENT (Carré Phillips) PL.5900 -FRANCE-LIVRE- vous offre •oue lee nouveaux livres parue elnal qu’un «and choix de livres d’occasion.1325 ait, Ontario - CH.5471 VENTE et LOCATION.DETECTIVES PRIVÉS INVESTIGATIONS GENERALES SERVICE CONFIDENTIEL Haney Detective Bureau 28 ST JACQÜES OUEST Tél.: Jour, HA.0823 - Soir, CK.2937 Maurlce-L.JULIEN, directeur COURROIES TEXROPE en V POULIES en V TEXLITE ET MAGIC GRIL DOMINION belting 971 St-Jacnmi 0.Montréal .TTTnnnni n moi iüliuuul jl^ Splendides manteaux de FOURRURE A PRIX D’ECONOMIE $275 $295 $200 $200 $450 $115 $100 •k Rat musqué .(dos, teint vison) ?Mouton de Perse .A partir de •k Hudson Seal .processed Coney AustraUen ?Chat sauvage arg.(pleines peaux) Ar Mouton do Russie ^Mouton rasé .?Lapin taint vison .CHARLEBOIS FOURRURES Maison essentiellement canadtenne-françalse 708 ouost, ruo Notre-Dame (près McGill) Téléphona: H Arbour 3197 VENDREDI SOIR Tarif ordinaire de jour après minuit Les prix de passage ordinaires de jour, dans tous les tramways et autobus, resteront en vigueur à partir de minuit, vendredi soir, jusqu’à 5 heures le matin de Noël.£ninter les traits lin pou tirés de SOU .Visage, mais aussi pour une meilleure intelligence de ce passé dont l’histoire nous conserve le souvenir.Je n’ai pas l’intention de reprendre ici une vieille querelle et je préionds encore moins faire l’apologie de ce que l’on appelle avec dédain, l’histoire romancée.Je prétends tout simplement que les notes, les dossiers, les fiches ne suffisent pas toujours à rendre l’histoire intelligible et que bien souvent la vie est sacrifiée à l’érudition.Il n’est pas nécessaire pour prouver que l’on est un travailleur sérieux de faire visiter son laboratoire.Par Jean-Pierre Houle Alain Grandbois, qui est poète et l’un des plus grands, s’est donc tourné vers cet instant de notre dix-septième siècle alors que missionnaires, coureurs des bois et voyageurs se lançaient à la conquête de l’ouest, du nord et (iu sud du continent américain.Instant merveilleux q u e nous ne connaissons pas assez, que nous oublions trop facilement pour ne retenir que quelques heures, touiours les mêmes, de la vie en Nouvelle-France.Rêves d’empire caressés, poursuivis par mielnues hommes dont la mémoire n’est même pas conservée par l’imagerie populaire.Du nulieu de ces hommes, l’un se détache et s'avance d'un pas Les.Directeurs et le Personnel de la CARBELL IMPORT'REC D offrent à tous leurs meilleurs voeux : a l'occasion des fêtes de Noël et du Jour de l’An et prcéi/tent de cette occasion pour remercier leur nom- ; i fertuse clientèle de son encouragement.Spécialité : INSTITUTIONS RELIGIEUSES Maison essentiellement canadienne-francaise 1 mm IMPORT REG'D.FELIX-A.LABEI.LE.prop.408, rue Bonsecours — LA.8406 — Montréal FERME LE SAMEDI A 1 h.ferme, son regard est vaste et lumineux connue les grands espaces qu'il a parcourus; ses bras, ses jambes sont encore tendus par l’effort; le front se plisse sous la poussée de l'intelligence et le menton volontaire défie les obstacles pendant que la bouche dessine un sourire calme, signe d’une plénitude de l’âme.Cet homme â qui Alain Grandbois, par la puissance et la beau-lé de son slyle, a prêté une figure de légende, c'est Louis Jol-Met et peu 'm’importe que son biographe m’ait prouvé ou non que les cartes tracées par son héros sont de lui ou du Père Marquette ou du Père Allouez ou du Père Dablon.Ce oui m’importe, c’est que désormais Louis Jolliet cesse de n’ètre pour moi qu’un nom inscrit dans les manuels et dont l’aventure se résume par un simple tracé sur les cartes géographiques.Grâce â Alain Grandbois, je peux maintenant prendre part â ces expéditions d’où les' voyageurs espéraient rapporter la fortune mais qu’ils accomplissaient aussi avec la fière conviction de participer â la création d’un empire.Je veux bien croire que l'auteur de ce récit prête uu peu aux propos de ses personnages, que tel discours d’un chef iroquois.que tel entretien rie l’intendant Talon et de Jolliet ne se sont pas déroulés exactement dans les ternies rapportés.L’essentiel est que l’auteur fasse vraisemblable et que les discours soient bien “dans la ligne’’ du personnage.Tacite n'usait-il pas du même procédé '! Ft Salluste.et Plutarque, et Po-lybé ?D’ailleurs, cela n’est possible yue si l'auteur possède une vaste information et que s’il a maintenu un commerce élroit avec l’épomie et les hommes qu’il raconte.Dans son récit Alain Grand-bois use aussi d’un autre procédé auquel recourait Jacques Rainville et qui est d’un grand écrivain; l’idée ou le fait qui sera développé tout au long dans un chapitre est amorcé dans Je chapitre précédent par une réflexion, un nom qui retiennent l’attention et piquent la curiosité.Né ù Québec «c’est sans doute un récit de la vie extraordinaire de Louis Jolliet mais c’est aussi une splendide, une merveilleuse reconstitution de la vie quotidienne en 'Nouvelle-France.Tout y est, couleurs, atmosphère.hauts personnages de l'administration et de l’F.glise, homines et femmes du peuple, guerriers et chasseurs indiens.Des héros que nous prenions pour des images d’Epinai, des fi-l gures momifiées que nous admirions sur commande nous sont ici rendues vivantes et chargées d’humanité.Alain Grandbois prosateur ne le cède en rien au poète qui a toute notre admiration.de JM laprts U 4m6*c De jfltnuit.rcnücloppante et Douillette citaient Du (opte .les feux magiques De l’aibre De jfîoël.l’effetbesccnte gaieté Du rébeillon .les peux abiDes De l’enfance: boilà bien, n’est-ce pas.ce qui crée l'esprit bcs Jfctcs, qui fait De la Jîoël un cabissement Dont il teste une Douce nostalgie.puisse la presentation Du |)tix Soin aux âmes blinDées De contage et D’abnégation imprégner toute l'année noubclle De cet esprit Des /êtes — et refléter tout ce qu'il p a De bon, De généreux et De Déboué Dans le coeur be l’Ijontmc! PRIX DOW Un homme a* ou cour a g* •xcoptionntl IA BRASSERIE DOW .MONTRÉAl , «Il ' v V «% SYNT.ONISEZ L’EMISSION DU PRIX DOW, |EUDI KO EL 1 ; Noël au parfum de bougies .; Noël au parfum de mousse sèche, et de gui.et de houx.au parfum de sapin .i Noël s’en va cette année aussi, à nouveau cette année, après tant d’autres.i Noël recommencé finit déjà.La bûche n’est plus qu’un peu de braise rouge au fond de la cheminée, et sont désoeuvrés nos doigts moites et tremblants qui sentent la mandarine.La crèche et l’arbre sont éteints.Les verres sont vides et la table en désordre.La maison déserte va redevenir triste.La souffrance endormie va se réveiller.Mon Dieu, tandis que nous étions réunis dans la joie, d’autres pleuraient, tout seuls, et ce jour, pour eux, était semblable à tous les jours gris vécus jusqu’à présent.Mon Dieu, pardonnez-nous nos riches étrennes et notre champagne.Mon Dieu, en cette saison de fêtes, pardonnez-nous nos robes de bal frôlant les ouvriers en habits de travail, dans le petit matin.Mon Dieu, mon Dieu, pardonnez-nous la misère des autres et l’injustice du monde.Monique PASSOT (Extrait de COMMUNIONS.Paul Mourousy, édit.) "Je l'ai donné mon coeur" par Pierre THEORET Depuis la publication de l’Encyclique sur le Corps mystique, les ouvrages sur la Messe se sont multipliés.Nombre d’auteurs ont tenté de mieux faire comprendre aux fidèles la grandeur du saint Sacrifice, leur devoir d’y participer, et combien il est facile de s’acquitter de ce devoir quand on le comprend.“JE T’AT DONNE MON COEUR” est sans contredit l’une des oeuvres qui auront contribué davantage à démontrer que la Messe est non seulement le centre du catholicisme, mais aussi A prouver son rôle primordial dans l’économie de la Hédemntion.F.t c’est même un peu ce qui déroute de prime abord dans cet ouvrage.On nous le présente comme une oeuvre consacrée à la Messe, alors qu’il faut arriver à la dernière partie pour en enlendre parler.Cependant, en y regardant d’un peu plus près, on comprend mieux l’idée de railleur, on saisit son plan.La perspective éloignée où l’abbé Théorêt nous retient tout d’abord, nous permet de contempler ensuite avec plus d’admiration toute la sagesse et tout l’amour de Dieu pour ses créatures.Quand on referme re livre, on a compris que la manifestation’ de l’Amour divin pour l’homme conslilue un drame incroyable qui commence avec la création et oui se termine à la Messe.Ct sont les néripélies de ce drame que l’abbé Ttvwet déroule devant nos yeux.S’il semble s’attarder aux premiers actes, c’est pour mieux nous faire saisir le pathétisme d’un dénouement incomparable.Dieu infiniment grand; l’homme qui n’est qu’une poussière de néant; quel abîme entre res deux èlres.Or cet abîme insondable est pourtant comblé quand le Christ s’immole sur nos autels, à la messe, puisque, par le prêtre en quelque sorte divirisé, Lui.l'humanisé dans son corps, Il s'offre sur l’autel.* * * A bien y songer, on dirait que le Créateur proportionne son amour à l'ingratitude de sa créature.J’ignore si une telle manière de m’exprimer est rigoureusement exacte au point de vue théologique, mais aux yeux des pauvres humains que nous sommes, c’est quand le divin Sauveur a institué la sainte Eucharistie qu'il s’est montré le plus amoureusement ingénieux, car U a trouvé le moyen de s'incorporer à notre propre substance.Et il faut voir les étapes par lesquelles le Maître suprême a daigné passer pour en arriver A ce don de Soi.D’une plume experte et d’un coeur pieux, l'abbé Théorêt nous place tout 'abord en face des splendeurs c la création dont l’homme es! le roi.Mais celui-ci prévarique, et Dieu le chasse du paradis terrestre.L’infinie Justice divine l’exigeait, mais, celle-ci satis-faile, voilà oue l’amour suggère l’Incarnation du Fils dans ie sein d’une vierge, sa naissance dans la pauvreté, puis sa mort.Pour racheter la créature qui avait offensé Dieu, il fallait payer un prix infini.Mais l’immolation sanglante sur le Calvaire ne suffit pas à l'Amour par eveel'enre.Sortis des plaies du Christ, les flots de la grâce jailliront perpétuellement par le moyen de la Messe, renouvellement constant de l'oblation de la volonté de Jésus.Dès le petit catéchisme, nous avons annris que la Messe est la répétition du sacrifiée de in croix, mais combien peu souvent nous y réfléchissons vraiment.Oui.même Prêtre et même victime.te Christ "la seule diffé-venre rsl dans la manière, écrit l'auteur.A l’autel.l’Immolation n’est nlus sanglante, mais sarra-nientelle.l.a ronsérration séparée du pain et du vin.l’état apparent de mort, la séparation mystique du Corps et du Sang du Christ, représente et rappelle l’immolation du Calvaire.Il n’y a plus de douleur.Mais l’oblation intérieure du Coeur de Jésus (ses sentiments infinis d'adoration, de réparation, d'intercession et d’action de grâces), est touiours vivante; elle est l’âme du sacrifice de la Messe”.Dans la dernière partie, de son livre, l'abbé Théorêt fait ressortir de façon lumineuse qu’à l’exemple du Christ qui s’aban.donne totalement au Père, nous devons nous abandonner nous aussi à Dieu.La meilleure façon d’entendre la Messe, c'est d’immoler notre volonté sur l'autel en même temps que le Fils immole la sienne.* * * Nous n'en finirions pas de souligner les traits admirables de cet ouvrage qui n’est pas de ceux qu’on lit une fois sans y revenir mais de ceux qu’on trouve bien plus savoureux ct bien plus profitables à une deuxième et à une troisième lecture.Religieux et religieuses le dégusteront avec joie sans doute, mais les laïcs qui font de l’apystolat devraient le méditer.Car l’apostolat est un amour, et la Messe est la plus sublime expression d’amour.1) faut ajouter que l’abbé T heorêt nous offre ces considérations lumineuses et salutaires dans un bouquin élégant, illustré de façon très artistique.On y retrouve, en hors-texte hé-liogravés.les tableaux des meilleurs maîtres.Cette toilette donne à l’ouvrage un cachet qui le rend tout à fait digne de figurer parmi lés étrennes les plus alléchantes.Je m’en voudrais de ne pas signaler enfin que ie R.P.Mateo enrichit l’ouvrage d'une magnifique introduction, et que Ro.ger Brien, le dynamique Directeur de MARIE, y va d'une préface à l’emporte-pièce où s'expriment son admiration pour l'auteur et son grand esprit de foi.Louis-Philippe ROY, M.D.rédacteur en chef à l’A.C.“JE TAf DONNE MON COEUR”, nar l'abbé Pierre THEORET.D.Th.ouvrage de 270 pages, orné de 16 héliogravures.*2.00 (par la poste $2.là) Les Editions de la Vallée.Station Delorimier, case 18 Montréal.ECHOS Aux Editions Variétés, le lancement de ('.anada.réalités d’hier et d'aujourd’hui par M Jean Bruchési, de la Société Royale, a donné lieu à une grande activité ces jours derniers.Le public lecteur a répondu avec un tel empressement a l’annonce dc^ ce remarquable portrait du Canada moderne que la première édition du livre du sous-secrétaire de la province est épuisée chez l’éditeur, moins de dix jours après publication.L’important club du mois, l’Institut littéraire qui, cette année, annonce un programme riche et intéressant s’est empressé de s'assurer ce livre brillant pour en faire le livre vedette du premier mois de 1R49.* # * Les directeurs des Editions Variétés sont heureux de nou* annoncer que M.Jean Simard, l'auteur du fameux livre Félix qui a remporté un tel succès lors de sa publication et qui a été couronné par l’Académie Française vient de leur remettre le manuscrit d’un nouvel ouvrage, L’Hôtel île ta Reine.L’Hôtel de la Reine étonnera, c'est un livre séduisant, une histoire dont on parlera beaucoup, un ouvrage qu’on ne voudra pas négliger de lire.V- * * Mademoiselle Jacqueline Du-puy, fille de l’ambassadeur du Canada en Hollande, travaille actuellement le manuscrit d'un grand roman qu'elle doit remettre prochainement aux Editions Variétés.On sait le très beau succès qu’a connu le premier ouvrage de Jacqueline Dupuy.H est un jardin, qui a obtenu un prix de (’Académie Française.Un mort vivant: Charles Péguy Un article inédit de Julien Benda l.e propre du génie., c'est une proauctivité posthume.Goethe.Je voudrais entretenir aujour-d'Iiui le lecteur d'un courant d'idées oui appartient au passé, mais dont les effets sont plus que jamais actuels; je veux parler de ce mouvement dont Charles Péguy aura été le foyer.D'autres ont déjà parlé du fondateur des Cahiers dr la Quinzaine.mais le signe du grand homme n’est-il pas d'être un sujet inépuisable?Premièrement la nature de son patriotisme, certains Munichois, voire “collaborateurs”, prétendent s’annexer le grand écrivain.Chose inouïe quand on songe à sa réaction devant l’humiliation de Fachoda, à sa vénération de .Icnnnc d'Arc, qui ne se montra pas précisément collaboratrice, à son jugement sur la Commune, sur ce 18 Mars qui fut, dit-il, “une journée républicaine,, une deuxième explosion de la mystique républicaine et nationaliste ensemble, inséparablement patriotique”).On a là une de ces violations de sépulture par lesquelles les partis (ils se valent tous en ce point) tirent à eux d’illustres morts qui n’en peuvent mais.Deuxième, son attachement à la "mystique républicaine”, exactement à -'elle des Droits de l’Homme; attachement qui l'a fait se dresser contre ceux qui.notamment au lendemain de l’affaire Dreyfus, exploitaient cette mystique dans le sens d’une basse politique, mais jamais pour embrasser comme voudraient encore le faire croire nos annexionnistes, l’idéal de la raison d’Etat.Enfin, la nature dr son catholicisme.Celui-ci était un retour à un catholicisme primitif, exactement à un catholicisme du coeur, exclusivement du coeur, celui de Joinville ct de saint Louis, aimait-il à nous dire.Aussi y a-t-il deux choses qu’il haïssait.D’une part, la théocratie, l’effort de domination- cléricale (nous retrouvons là son amour de la liberté).Je puis verser ici aux déliais un souvenir personnel; comme je lui avouais ne point partager son hérissement contre les curés, “Naturellement, me répondit-il avec humeur,vous ne les connaissez pas!” D’autre part, le modernisme, la volonté de certains catholiques de rationaliser leurs dogmes.Là encore, j’apporte un témoignage: “Les sots! me dit-il un jour, ils veulent que Berlhelot ne se moque pas d’eux.Ils ne voient pas que leur grandeur es| justement qu’il se moque d’eux'’.Mais ici nous touchons le Irait qui me parait chez lui le plus fondamental, celui nar lequel il a le plus agi parce ou'il était le plus essentiel de son être: sou irration-nalismc, sa religion dp la spontanéité, de l'élan du coeur, de l'action vitale, son mépris de la pensée rationalisée.Ge trait fiilgurnit dans sa conduite privée.A la veille d’une entrevue avec un haut personnage, où devaient se prendre des décisions graves pour les “Cahiers”, il m'expliqua: “Ma force, c'est que je ne sais pas ce que je vais lui dire”.Je vois encore Alain-Fournier, venant d'essayer de lui faire comprendre la bonne foi d’un de ses adversaires, et me déclarant, rouge de colère: “il n’y a rien à faire avec Péguy; il n'a nue (Jcs passions, aucun jugement”.Un jour il entonne qu'il y a pins d'approfondissement de l’homme dans un choeur d'Antigone que dans l’oeuvre de Kant.Je n'ai pas besoin de faire observer à mon lecteur ou'il n'y a aucun rapport entre l’approfondissement du coeur de l’homme qu'est une nage de Sophocle et l’approfondissement de sa faculté de penser que veut être In Cri-Houe de la raison pure.Mais ce que veut nous signifier Péguy, c’est que l’approfondissement de sa faculté de penser ne le touche pas.Significative est sa conception de l’histoire.Ceux qu'il vénère, ce sont ceux qui ont vécu les événements de l’histoire — les chroniqueurs — ct non pas ceux qui ont essayé d'établir des rapports entre ces événements, activité éminemment intellectuelle, comme l'exercent un I.avissc ou un Seignobos, pour lesquels il n’a pas assez de fers rouges (comme pour toute la Sorbonne).Ce qu’il veut, c’est la vie elle-même et non pas une “idée” sur la vie.On ronçoit sa religion pour Bergson.Aussi bien entend-il, contrairement au philosophe Lu-1 cicn, que l’historien soit citoyen, I qu'il communie aux émois de sa , nation, qu’il fasse oeuvre de passion, non d’objectivité.D'une manière générale, les 1 idées en tant que telles — tous ceux qui l’ont approché en témoigneront — l’ennuyaient A périr; ceux qui s'y complaisaient lui paraissaient des enfants, n'avaient que ses dédains.Au fond, sa seule mesure de l’homme, y compris l'intellectuel, était le courage; doctrine dont on sait assez s'il l’a prèchée d’exemple.Des penseurs comme Malebran-che (ou Nicole qui n'ouront pas l’occasion d’en montrer lui semblaient des eunuques dénués de tout intérêt.C’est ainsi qu’il déclare qu’une philosophie n'est valable que pour autant qu’elle “.s’est bien battue”, que ceux qui lui demandent des comptes logi- ques prouvent qu’ils “ne savent pas de quoi ils parlent”; que les raisonnements de VAction française ne le touchent nullement (il est le père de ce souffle! à l’esprit qui a fait fortune: “On peut tout démontrer”), que ce qui lui importe, c'est qu’ils accepteraient de se faire tuer pour leurs thèses.On sait cette position présentement à l’honneur qui ne tient l’intellectuel pour digne de ce titre que .si sa pensée implique un “engagement”, exactement un engagement politique et moral, non pas quant aux questions de cet ordre posées dans l’éternel, mais un engagement dans la bataille du moment, en ce qu’elle a d'étroite-ment contingent et immédiat; en sorte qu'un Montesquieu ou un Stuart Mill,ne sont pas des intellectuels, mais qu'en •st un le pur fanatique qui met sa signature au lias d'un manifeste qui pourrait le conduire nu poteau.Une telle position nourrail assez bien se réclamer du fondateur de: Cahiers de la Quinzaine, .le crois savoir qu’elle n’v manque pas.Dans son Histoire de la Hllérii-Inre française entre les deux guerres, Thibnudet.grand admirateur de cette littérature, croit toutefois devoir y signaler une “carence”; celle de n’avoir point produit u u seul ouvrage d'idées, entendant évidemment par là un ouvrage où les idées sont étayées sur une sérieuse information en même temps qu'organisées, coniine.par exemple, pour parler du XlXème siècle.Port Ragal, les Origines du Christianisme ou la Philosophie de l'Art.Celte carence a eu lieu au nom de deux attitudes: d'une part, au nom de l'esthétisme, e'est le cas de Gide, de Valéry, de Suarès; d'autre part, au nom de la foi, des élans du coeur, des émotions mystiques, c'est de cas de Bernanos, (le Maritain (malgré son appareil dogmatique), du Mauriac politique.Dans cette seconde manière.Péguy aura été un chef et son exemple d’heure en heure plus suivi.Quant à la question de savoir si la disparition d'un genre (pii alliait la solidité de la pensée à la haute tenue littéraire et qui avait été la caractéristique de la France depuis saint Evre-mond jusqu’à Taine et Renan doit être portée à l'actif de cette nation, je lais^t à mon lecteur le soin d'y répondre.(S.I.E.Exclusif au Devoir).Joyeux Noël! Bonne AnnéeI et aussi.Bonnes Lectures! è tout fioa «mil «I à notre très di»tin* *u4« Clientèle.SERVICE GENERAL D’ABONNEMENT Sentit gW REVUES Encyclopédies Canada - Etals-Unis - France, etc.FAITES-vous leur PLAISIR! Listes, prix spéciaux des fêtes.ABONNEMENTS POUR TOUS 77, d'Aiguillon.QUEBEC Tel.: 3-3754 Directeur : Prof.P.-E.Belleau VITRINE ET ETALAGES LIVRES D'ENFANTS ?AUTEURS CANADIENS * LIBRAIRIE TRANQUILLE 67 OUEST, STE-CATHERINE BE.6571 Un nouvel écrivain d’une rare maturité ROGER V I A U CONTES EN NOIR ET EN COULEUR .“des récits de haute saveur qui ont tout ce qu’il faut pour trapper l’imagination et impressionner même l'amateur blasé.” CHARLES HAMEL, "Le Canada’ "Ce livre, qui est de plus écrit en une langue précise et un stvle aisé, place son auteur au premier rang de notre littérature.” jEAN LUCE.' La Presse “Ces CONTES IN NOIR ET EN COULEUR sont écrits d'une plume vive, acérée, mordante qui donne au récit une aMure et un entrain endiablés comme on a rarement eu d'exemples dans les lettres canadiennes.” JULIA RICHER, "Notre Temps” Un volume : $1.25 IN VENTE DANS TOUTES LES LIBRAIRIES ET CHEZ L’EDITEUR L’ARBRE 60, rue Si-Jacques • PL.9654 DONNEZ DES LIVRES EN CADEAUX l.c livre nouveau, impartial, moderne CANADA RÉALITÉS D'HIER ET D'AUJOURD'HUI par Jean Bruchési de la Société Royale Preface d’Etienne Gilson de l’Académie Française NI ATTAQUE, NI PLAIDOYER Une vue juste et raisonnée des événements.Un vaste *r remarquable tableau qui révéla TOUT DU CANADA.Un tort volume.Prix : $1.75 l,our les jeunes filles, des livres recherchés LA COLLECTION DES OUVRAGES DE MYONNE Cette auteur qui s’est délibérément écartée des sentiers battus, des personnages conventionnels, des sentiers follement romanesques, s'est vite classée parmi les romanciers de grande classe.Ses ouvrages sont des chefs-d'oeuvre de féminité, de douceur, et de grlce.MENOU JEUNE FILL! .$1.00 MENOU MARIÉE $1.00 MENOU et FRANÇOIS $1.15 ROSE DES NEIGES $1.00 MIETTE ET LA VIE.$1.00 ANNE MA SOEUR ANNE $1.00 DEMOISELLES A MARIER $1.00 GIBOULEES .$M0 LA COLLECTION "BIBLIOTHEQUE DE MA FILLE" 34 romans choisit, par des auteurs préférés.Prix : $1.10 chacun ,LES ÉDITIONS VARIÉTÉS, 11410 RUE STANLEY - MONTRÉAL - MA.3773 I I >age dix lE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 24 DECEMBRE 1948 Bonne nouvelle.sans étiquette cTaçence J'AI rêvé que dans la salle de rédaction, nous étions tous en service commandé, ("était la nuit du 24 au 25 décembre.Les copains travaillaient ferme, chacun à sa place habituelle, le dos arrondi sur sa machine.C’était bien l’atmosphère accoutumée, avec son bruit intense de dactylographes en ébullition et le roulement des machines, là-haut, qui martèlent le plafond à journée longue.Tous les pupitres étaient encombrés de paperasses, avec des 1 outeilles vides de coke au milieu du fouillis et des cigarettes qui s’éteignaient lentement dans des cendriers gris., .¦ Les copains avaient sommeil, bien sur.piusqu il approchait minuit.On se dépêchait.On ne causait plus guère, d’un pupitre à l’autre, comme on fait au grand jour pour se donner du coeur à l’ouvrage.Le bruit, d'ordinaire si vivant, devenait morne avec ta nuit envahissante.Mais tout à coup, le directeur de l’Information est sorti en trombe de la salle aux télétypes.Il tenait dans sa main droite un bout de dépêche à demi déchiré.Il tremblait.Il avait son visage rose, le visage des grandes nouvelles et des sensations de première classe: “Ecoutez, les gars.Une nouvelle d’Associated Press, formidable ! Traduisez-moi ça au plus vite ! Ça vient de Jérusalem, ça dit que le monde est sauvé.Il est apparu un ange, dans un petit village de Palestine.” Mais mon rêve était fini.Je n’ai pas entendu la .Bonne Nouvelle, que j’aurais été curieux de lire dans le style tarabiscoté des grandes agences.J’aurais aimé voir ce que la propagande aurait fait de ce Messie, ce qu’en auraient dit les “sources d'ordinaire bien informées”, les “délégués d’une grande puissance à l’Assemblée générale de i’O.X.U.” 5}C Mais je ne devais rien savoir de font cela.Le directeur de l’Information portait bien son visage rose, échu des .nouvelles “huit 'colonnes”.Mais c’était à cause de l’Indonésie où les Hollandais sautent sans prévenir à la gorge des républicains.C’était pour la Chine où des années se courent après, avec l’intention très nette de s’exterminer mutuellement.Bref, ce n’est jamais pour de bonnes nouvelles.Les journalistes sont condamnés, paru• qu'ils font partie d’un monde condamné: à l’inquiétude, à la peur, a la faim, à la guerre.Les télétypes ne déversent que meurtres, .assassinats (publics ou privés), mensonges camouflés en vérités, vérités camouflées en mensonges.Les bonnes nouvelles qui nous viennent (profits, récoltes, découvertes scientifiques, parution d’un grand livre) ne sont jamais pour lc,ut le peuple.Ce sont des fragments de bonne nouvelle, quelques lignes tout au pins et réservées à de tout petits groupes, des “happy few” comme les bergers mais sur lesquels on ne compte guère pour courir oar la campagne et crier leur bonheur.Ils ont pris l’habitude de le cacher dans de grosses maisons, derrière des murs de pierre et sous la protection de détectives privés.:|c jj; Fête de joie quand même, ce Noël, mais d’une joie qu'on voudrait réfléchie.Il y a le monde extérieur, le grand inonde troublé de notre temps, si réfractaire à la pénétration de l’Evangile.Je voudrais ressentir comme un échec personnel l’ignorance «le ces millions d’humains qui n’ont rien connu «lu Christ depuis deux mille ans.Et la misère de ces millions d'autres qui n'ont rien connu de la Joie.Il y a surtout le monde intérieur, le petit inonde de chacun.dont les dépêches ne sont pas toinours bonnes non p'us.Noël, fête du Sauveur pour la 1948ènie fois, et poux avons l'air si peu sauvés, tous tant que nous sommes.Nous restons toujours si mordus d’inquiétudes, de petites inquiétudes, mesquines, oui ne nous grandissent pas.Et pourtant, la Joie est là.La bonne nouvelle one nous refusent les agences, la liturgie «le l’Kalise la proclame pour chacun de nous.Noël, fête de l'Enfance e! de la Jeunesse d’âme, fête du renouveau, fête de l’Espoir une fois dé plus reconquis.Je ne formule pas mes voeux aux lecteurs de Jeunesse, en marche.Es les ont devinés.• Gérord PELLETIER PAGE HEBDOMADAIRE ‘Quand un jeune refuse la guerre./Noël, je t’attends ! Un reportage inédit sur l'histoire de Garry Davis-Vingt mille Parisiens, tout le quartier latin au i Vel' d'Hiv'-"On nous consulte sur les affaires municipales, pourquoi pas sur les affaires mondiales P"- Il faut un gouvernement du monde - Ignorer la politique ?- Emmanuel Maunier, l'abbé Pierre, Georges Altmann, etc.-Atmosohère et décor-Le discours de Garry-Un pacifiste en blouse de Gl ON croyait que troubler Paris et JOYEUSES FETES longue vie à tous nos clients et à nos amis.Majesiic Limitée A.-D.RC Y, preside.’,! 1S53, rue Moreau AM.1115 l’ONU allait par ses voitures, ses délégués, les réceptions.Il n'en fut rien: tandis qu'on parlait interminablement a Chaillot, Paris continuait sa vie normale et sa lutte contre les difficultés quotidiennes.Chaque matin, nous apprenions que, la veille, les délégués s’étaient encore appliqués longuement et soigneusement à leur tâche, entourés de papiers, de casques écouteurs, de télescripteurs.Ils avaient prononcé des discours qui avaient fait échouer des motions ou renvoyé des propositions à des commissions.Au Vel' d'Hiv' Et voilà que tout d’un coup i’ONU fait parler d’elle, bien contre son gré.Hier (8 décembre) près de vingt mille personnes étaient réunies au Vélodrome d’hiver; le 2 déc.déjà trois mille Parisiens avaient été à Pleyel, tandis que deux mille avaient dû rester dehors.Tout cela pour écouter Garry Davis, un ancien capitaine de l’armée de Pair américaine, qui s’intitule le “premier citoyen du inonde”.J’y étais avec Falga et B.Féron.Dehors, une heure avant l’ouvertu-j re des portes, on faisait de lon-gués queues calmes et joyeuses; ’ la rue était jonchée de tracts, i comme l’avaient été, dans l’a-1 près-midi,toutes les grandes artères de la capitale.On distribue gratuitement La Gauche, organe ! du Rassemblement Démocrati-i que et Révolutionnaire, — Com-! bat; on vend “Halte à la guerre”, i édité par l’Internationale des j jeunes contre la guerre.Nous en-i Irons: “Demandez Le Libertaire \ contre la tyrannie des patrons et I des curés” — “Montez au pre-! mier étage!” — “Achetez Posi-! tion, bulletin de l’Union des | chrétiens propressistes!”.Et le Vél’d’Hiv’ se remplit; on i n’attendait pas tant de monde; il faut en hâte ouvrir de nouveaux rangs de chaises, allumer des ! lampes, transporter des bancs.Je | regarde autour de moi: des garçons et des filles; très peu de j chapeaux ou de crânes chauves.I Tout le Quartier latin est là, jo-] yeux et bon enfant, sérieux et ! convaincu en meme temps: on ! rit, mais on discute aussi.Là-bas, ! sur la pelouse du Vél’d’Hiv’ l’as-i semblée est un peu plus adulte, j On attend; personne ne s’impatiente; on attend; les couloirs déversent encore du monde.! Cette assemblée de pacifistes est ; vraiment très pacifique.On s'amuse à faire dés flèches en papier avec les tracts que Combat ; vient de faire lancer du dernier i étage; on y lit: Lisez Combat, et sur l’autre face un dessin de ! Maurice Henry: un état-major de ! politiciens discutant: “Alors quoi?.Ils ne peuvent même pas nous laisser préparer la guerre | en paix.” Des orateurs Les orateurs sont nombreux: N.D.L.K.— Notre camarade Pierre ‘de Grandpré a renseigné déjà nos lecteurs sur le jeune Garry Davis.Nous sommes heureux de présenter aujourd’hui les impressions d'un jeune Français, Alain Rostagnat.L’auteur du reportage qu'on va lire est un jeune professeur, très mêlé aux mouvements de jeunesse, et que nous rencontrions l’été dernier à Chicago, lors de la Session internationale de la J.E.C.On aura l’impression de connaître par son texte l’état d’esprit actuel des jeunes Européens en regard du problème de la paix et du problème de la guerre.— G.P.des journalistes, des écrivains, des intellectuels.C’est le comité qui soutient Garry Davis.Les intellectuels ne se distinguent guère: ils parient comme ils écrivent, ce n’est guère ce qu’il faut à un auditoire de vingt mille personnes.Emmanuel Mounier est lotit en nuances; André Breton tout surréaliste.Mais on les applaudit quand même.Les journalistes parlent mieux.Il y a Georges Altmann, de Franc-Tireur, passionné et passionnant, qui exalte Garry Davis, ce franc-tireur de Tordre établi.David Roussel avec une belle et réelle énergie, dit notre refus d’aller nous faire casser “la gueule” pour des intérêts qui ne sont pas les nôtres.Le prof.Girard, savant de l’énergie nucléaire, en formules curieusement bien frap-pèes pour ce vieux savant rfuxi ce, après de longs applaudissements, demande à tous de protéger Garry Davis le 22 décembre si l’on veut lui faire quoi que ce soit (il est menacé de prison pour contravention aux lois nationales).Un mouvement I Pourtant, écrivait hier dans Combat.Albert Camus: “L'histoire est faite d’utopies qui prennent chair”.Celle de Garry commence; il a conscience d’expri-i mer tout liant et de dire à l’ONU ; elle-même ce que pensent sans le dire des millions d’hommes dans .le inonde, ceux de Corée, de ; Chine, de Palestine, ceux d’Europe, d’Amérique comme d’URSS.Déjà il a réussi à démontrer l’absurdité de l’organisation actuelle, (à laquelle les foules françaises sont neut-ètre particulièrement sensibles); ne doit-on, pas souhaiter un second succès, j plus positif, celui qu’un courant : mondial d’opinion arrache aux i gouvernements une décision ' ou’ils se refusent tous à pren- : dre.celle d’un gouvernement ; mondial (et déjà Garry Davis in-! vite tous et chacun à réfléchir aux problèmes techniques _ que ; poserait une telle institution).L’ONU n'a-t-elle pas surabon- j damment démontré son imphis-i sanec?Chaque jour en apporte Les choses en sont là; à la sortie un type distribue des tracts: Voilà les solutions.^ Je^lis: Eco- ! ,,ne preuve supplémentaire'.Quel-u"*¦— I''~ (j, ’pp citait hier le cas des 230 j nomie distributive.De telles réu nions sont un bon prétexte à propagande.Mais le mot est drôle; le décor, le bitume, le métro, des midinettes et des étudiants, ce type qui parle avec un accent américain, une foule qui applaudit à tout instant.Paris populaire, souriant, généreux et toujours un peu révolutionnaire.Et voilà comment liait un nou- cheveux longs et que rien ne | veau mouvement de l’homme semblait avoir préparé à l’élo- quelconque.Son succès est d’a-quencc, développe le même thé- ! voir démontré que l’ONU ne sert me et parle du geste de Garry ! à rien et perd son temps.De doc-Davis.On lit des messages I trine, il n’a pas; de solutions.d’Einstein.d’André Gide, de ! guère: un spectateur s’empara Claude Bourdet (Combat), d’Al-1 brusquement du micro, deman-bert Camus.L’Abbé Pierre, dépu- i dant avec angoisse ce qu’il fal-té MRP de Nancy, parle longue- i lait faire.Cela créa une certai-nirii • “Hn nnnc' ne confusion sur l’estraile.Mais ment, très applaudi: “On nous consulte, dit-il, pour les affaires municipales, et nous élisons des conseils municipaux;_ on nous consulte pour les affaires départementales, et nous élisons des conseils généraux: on nous cou- ne confusion sur l’estrade.Mais un mouvement existe, probablement appelé à de nouveaux développements.La presse et les revues parlent maintenant du “cas Garry Davis”; la radio mentionne ses meetings; la Tribune suite pour les affaires nationa- de Paris du 8 décembre (a la^raies, et nous élisons un Parlement.Mais pour les affaires mondiales, les gouvernements règlent cela seuls; on ne nous consulte lias.Nous réclamons un gouvernement mondial, issu d’un parlement mondial élu par tous les peuples de la terre”.Qu'a-t-il fait ?A l'occasion des Fêtes, la direction et le personnel de notre maison sont heureux de souhaiter à leurs clients et amis un JOYEUX NOEL et une BONNE ANNEE MEUBLES, CONFECTIONS POUR DAMES, ETC 4270 ouest, rue St-)acques WE.1169 Suce.: 4741, av.Verdun YO.3329 JOYEUX NOEL ï BONNE ANNEE ! Que l'an nouveau n’ap- ^ porte que des jours de paix, de bonheur et de prospérité dans tous les foyers.FERNAND DRAPEAU MEUBLES 933 est.Rachel - FR.3607 C’est là le thème principal du mouvement déclenché par le geste de Garry Davis.Qn’a-t-il fait?Le 25 mai dernier Garry Davis allait rendre son passe-port à l’Ambassade américaine à Paris et renonçait à sa nationalité.Mais personne alors n’y fit attention.Il recevait un permis de séjour provisoire, expirant le 11 septembre.I.e 12 septembre Garry Davis allait demander asile a TONU et s’installait sur les marches du Palais de Chaillot, territoire international.Il vécut là six jours, soutenu par la générosité spontanée des Parisiens.Le 17 septembre la police française, qu’il appelle une police étrangère, venait l’arrêter.Relâché, il fut à nouveau arrêté le lendemain.Le ministère de l’Intérieur lui accorda alors un permis de séjour jusqu’au 21 décembre, par bonté lui dit-on.j Garry Davis ne demandait pas I la bonté mais la justice, il refusa; j j,> pense> comme beaucoup mais on lui laissa le permis.On J (j»aUtri;s?tIU’Une telle attitude ne commençait alors de parler de j ya pas sans dangers; peut-on, lui, à Paris et dans la presse, l fal,t_ji même ignorer la politique, mais comme d un exccntncjue, «pi gouverner les hommes?un utopique.Il se dit le premier1 citoyen du monde et voir l’être parce que dio) lui a été consacrée entièrement.Je crois bien qu’à part peut-être quelques dépêches d’agence, le continent américain ne sait rien de tout cela.L’Abbé Pierre qui rentre des USA en a parlé là où il est passé, mais n’a pas trouvé d'échos bien profonds.En France, Paris s’agite, et la province commence de suivre, avec un certain retard, normal.Il n’est nullement question d’en faire sortir un parti politique, même international, (je ne vois pas, d’ailleurs, ce qui pourrait en sortir en fait de parti.) Le mouvement est vraiment populaire, celui d’une masse, animée par une idée, mais n’ayant pas de programme précis: les liés!tâtions d’hier lorsque quelqu’un a demandé ce qu’il fallait faire étaient tragiques de crudité.Il n’y a pas de chef, Garry se défend d’en être un et n’aurait rien pour cela; il apparaît en petite blouse de GI, avec un foulard; il ne joue nas au prophète ni au meneur.Il n’est qu’un symbole, celui de l’homme moyen, du citoyen moyen du inonde qui crie aux politiciens: “Foutez-nous la paix!” millions d’enfants dans le mon-1 de, sur les 900 millions de mineurs.qui pleurent de faim et_ à qui une commission de TONU vient de refuser la continuation d'une aide matérielle.Le plus piquant de l’histoire, c’est que la statistique qui donne ces chiffres vient de TONU eil^même."Le bonheur, cet inconnu" La psychologie intéress# tout le monde.On Ta bien vu au succès remporté par les conférences prononcées par le B.Pere Desmarais, O P., en la salle du Gesù, au cours de 1948.Des auditoires nombreux ont montre par leur nombre croissant combien, tous et chacun, nous désirons mieux pous connaître pour mieux connaître le bonheur, cet inconnu d’un si grand nombre.C’est justement sous ce titre, j “Le Bonheur, cet inconnu”, que * le Père Desmarais présente le texte de ses conférences si populaires.Dans cç volume de 248 pages, on retrouvera les analyses psychologiques et les méthodes concrètes qui ont déjà permis à plusieurs personnes d’améliorer leur vie sociale, professionnelle ou sentimentale.“Le bonheur, cet inconnu”, en somme, c’est la mise à portée de tous de plusieurs découvertes psychologiques qui jusqu’ici étaient trop souvent réservées aux spécialistes.Rien de plus juste que le sous-titre de Tou-vrage: moyens pratiques pour vivre heureux.“Le bonheur, cet inconnu ’paraîtra le 28 décembre^ aux Editions du Levrier, $1.25.Dans la tranquillité et le silence qui ne plaît pas à mon âge, Noël je t'attends! Tu vas venir sans bruit, sans les chansons das anges et sans que je ta voie.Noil, fais que je t’entende! Par delà ;a musique des églises et les réjouissances de la foule, les lumières des vitrines et celles des lampions, Noël que je te reçoive! Installe-toi en moi! Parle-moi! Réjouis-moi! Apprends-moi le jeu du recueillement et celui de Tamour.NogJ, que je ta demande.Apporte à ma chair tes vertus pacifiantes.Remplis-moi des espoirs qui habitaient en toi, Cette première nuit que tu connus la terre Que je devienne ami des choses d’ici-bas.Des choses qu’il faut faire et te remettre après.Que je devienne ami de la journée qui passe, ami de tout ce que je vois.* Noël! recommence en moi tes renouvellements, Celui de la lumière que tu ouvris à tous.Celui des voies abruptes que tu marchas avant, Noël, j’attends tellement de toi! Mais tu n’arrives pas peur moi, tu arrives pour nous.Noël! nous t’attendons! Tu arrives pour tous.Ceux qui portent des mains durcies ou des membres trop faibles.Ceux qui ne te connaissent pas ou veulent t’ignorer, Noël, rapproche-nous! , Fais taire nos rancunes, nos ignorances, nos péchés.Donne-nous de goûter ensemble ta patience et.ta paix.Noël, ne te lasse pas de nous.Comprends que.nous soyons si lents et si lointains, Ramène-nous de nos égarements.Mais surtout n’oublie pas de nous laisser la joie.:js * A Noël, qui recommences, tu nqus apportes tout.Ce que nous avons t’appartient.(“Vie Etudiante") Un NOEL de PAIX et de JOIE au sein des réjouissances familiales, voilà le voeu que je forme pour vous tous en ce 24 décembre, et voeux de succès pour la belle oeuvre provinciale des terrains de jeux.YVES PELLETIER AVOCAT 60 ouest, rue Saint-Jacques LA.7209 CONTRE LES CORS C’EST îts rts .rtKssJtssss A l’occasion des Fêtes, nous sommes heureux de présenter nos voeux de prospérité à nos concitoyens, à.nos amis, ainsi qu’à tous ceux que nous avons eu le plaisir de servir au cours de la présente année.ALEX.BREMNER LIMITED MATERIAUX DE CONSTRUCTION OCtOMC , hlnyenaquun: ^ ''c'est LflnxmoR immence EN VENTE PARTOUT 25L Dangers 1040, rue Bleury LA.2254 in.>.art de gouverner les nommes ; it le premier , Que |c n]0j sojj actuellement dé-et croit Pou* j valué, c’est certain; mais que la > ,s 11 Y?Vnc i chose en elle-même soit périmée, organisation «les Nations Unies, elle doit normalement le prendre en charge comme tel.L’ONU, d’ailleurs ne l’entendait pas ainsi, et le secrétariat général le fit expulser des marches du Palais où i) avait Timpudence de vouloir demeurer.Trois questions Alors Garrv Davis, soutenu par un comité d'intellectuels et de journalistes, convoqua les Parisiens à Pleyel, le 2 déc.Ce fut un succès.La radio et la presse en parlèrent et publièrent la let-1 .tre adressée alors à M.Kvatt, | “serieux” fn neer le souri il et président de l’Assemblée de TO- qualifier d enfants ou d idéalistes NU.Trois questions; | généreux Garry et ceux qui cnosc en .c’est une autre question.Et bien sûr là est la faiblesse de Garry | et du mouvement qu’il a déclcn-j ché; on refuse obstinément la j politique, on n’en veut pas! On i rejette les autorités établies qui j soutiennent des intérêts préten-j dûment nationaux mais qui ne i sont pas ceux du petit peuple, et plus i’unc phrase, hier soir, pro- j noncée dans le feu d’un meeting, j aurait pu conduire à une posi- j tion parfaitement anarchique (on i distribuait d’ailleurs le Llbertai- [ rc, organe de fédération anar-.chiste.) Et je vois bien les gens ie .-pNVNx, Vy En souvenir de cette nuit radieuse de Noë , qui a valu tant de bienfaits à l’humanité, que la fête de demain soit le .Joyeux Noël Siège social : 6306, rua ST-HUBERT Tel.CR.2135 TOUSIGMIIT FRERES Limitée i LES GRANDS DETAILLANTS DE BELRRfc DE MONTRE\L Succursales : 3475, rue ONTARIO EST 2929, rue MASSON «312, rue ST-HL’RERT 5195, rue ST-LAL’RENT 1374, rue ONTARIO EST 2034, ar.MONT-ROYAL EST 2309, rue ONTARIO EST 1127, av.MONT-ROVAL EST 15S4, rue STB-CATIIERINE ESI 4*35, rue WELLINGTON 1° Avez-vous un plan pour or ganiscr la paix?2° Au cas où vous n’en auriez j pas, accepteriez-vous de le déclarer?3° Si vou» êtes inquiets comme nous, avez-vous le droit d’ignorer la déclaration de Garry Davis préconisant un gouvernement mondial?Cette déclaration, il avait essayé de la lire des tribunes de CÂssctnbléc, en novembre et avait élé expulsé de la salle.Hier soir la réunion avait pour objet la réponse que venait «le faire «ians Taprès-miili M.Evatt à la lettre de G.Davis.M.Evatt est long; en gros il dit ceci: TONU n’a pas été.créé pour établir la paix, mais pour la maintenir.La |\ dernière question n'est pas abor- ( déc.« En assez bon français, Garry Davis raconte son histoire; il ne fait pas de théorie: beaucoup l’ont fail avant lui; il ne fait pas de «lisroiirs; nous en avons suivent et l’écoutent.* * Ÿ A tous les membres de l’Association et à leurs familles nos voeux les plus sincères pour une nouvelle année heureuse et prospère.Jri assez entendu, il raconte simple- JMqJSSJS » SXSXX&XXS&S&iXXSX& I ïa;jr “VÆ'jSS'iiJIS»: * } Association Internationale' des Débardeurs » Local 375 Hector MARCHAND, président |.-M SHANNON, sec.-très.Donat BIBEAULT, agent d’affaires 250 cit, St-Paul, Montréal joyeux J\!oël et J^onne c4nnée ! A cette expression de nos sentiments sincères, nous tenons à ajouter mos remerciements pour le distingué patronage qu’ils nous ont accordé durant l’année qui s'achève, Tune des plus fructueuses de notre histoire.71 ANS SE SONT SUCCÉDÉ DEPUIS LA FONDATION DE LA MAISON DESJARDINS ET CHAQUE ANNEE NOUS SOMMES HEUREUX DE RENOUVELER A TOUS NOS CLIENTS ET AMIS CE BON VIEUX SOUHAIT TRADITIONNEL François Desjardins, President.ISJAD5NS test MAISON ESSENTIELLEMENT CANADIENNE-FRANÇAISE FONDEE EN 1877 1170.rue SAINT-DENIS LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 24 DECEMBRE 1948 FACE ONZE ACTIVITE ECONOMIQUE DANS LA REGION DE MONTREAL Les ventes au détail supérieures en volume et en valeur à celles de la période correspondante tde l'an dernier Selon le rapport hebdomadaire de Dun & Bradstreet of Canada, pour la semaine se tei-minant le 25 décembre, les ventes au détail dans la région de Montréal seraient un peu plus considérables en volume et en valeur que celles de la période correspondante de l’an dernier.Le rapport note toutefois que la plupart des grands magasins à rayons enregistreront des profits moindres par suite de la forte augmentation des frais d’opération.VARIATIONS DE LA DEMANDE Le mois de décembre, particulièrement la période de grandes activités économiques qui Précède la période des Fêtes, a té marqué cette année par une forte résistance des consommateurs aux hauts prix.Jamais peut-être on a vu autant de va-et-vient dans les magasins, de foules aussi considérables à la recherche de marchandises appropriées aux capacités des bourses de l’ouvrier.Le rapport de Dun & Bradstreet note que cette résistance a semblé faillir au cours de cette semaine alors que tes ventes ont atteint un niveau plus élevé que celui de l’an dernier pour la même période.Malgré une rumeur per- Loyer de 3.33I8%| Programme de la coopération pour Sillery Scol.LA COMMISSION SCOLAIRE DE SILLERY A VENDU $425,000 DE TITRES A 3%, SERIES QUINZE ANS, AU PRIX DE Ü7.63.mande.Les fruits frais, les patisseries sont également en forte demande.LE COMMERCE DE GROS Celui-ci se maintient à un niveau aussi élevé que l’an der-nier* Toutefois, plusieurs manufacturiers rapportent que les ventes dans plusieurs secteurs sont légèrement en diminution.Les détaillants évitent soigneusement depuis quelque temps de se constituer des stocks trop considérables de crainte d’une baisse subite des prix.Cette tendance est également remarquée aux Etats-Unis où même les ventes au détail sont inférieures à celles de l’an dernier.FAILLITES COMMERCIALES Au cours de la semaine dernière.trois faillites commerciales avec un passif de $96,265 furent enregistrées dans la région de Montréal.L’an dernier, pour la même période, on avait noté cinq faillites commerciales avec un passif de $44,316.Vos ADMINISTRATRICE et fiduciaire I Mt, ni* Salnt-JaequM — Montréal laiiiiiaMl DNdlt F—Nar France-Canadien — Téléphonai PLatéau 3811 sislante voulant que les prix i , Lu commission scolaire de la trop élevés de la dinde en cm- Lite de Sillery a vendu, lundi pêchent la vente sur une haute soir, une émission de $425.00(1 échelle comme il est coutumier i d’obligations qui a suscité beau-à cette période de l’année; le i coup d’intérêt sur le marché, rapport indique une forte de- L'emprunt à 3'c, 1949-63, fut ad- juge au prix de 97.3 à un syndicat composé de J.-T.Gendron Inc., MeTaggart, Hannaford, Birks & Gordon Ltd et Gairdnrr & Co., Ltd.L’argent coûtera à la commission scolaire un loyer moyen net de 3.3318'"l.A noter que la deuxième soumission reçue représentait un loyer net de* 3.3443'i.Un montant de $tl6.0(iü compris dans l’échéance de 1963, est renouvelable à cette dernière date pour une autre période de quinze ans.Le secrétaire de la province a accordé un octroi de $288,400 pour cet emprunt.La finance précédente de la commission scolaire de Sillery avait été faite en 1943 lors de la vente de $13,000 d’obligations à 3J,l> '/c, séries huit ans, au comptoir, au pair.Quatre soumissions avaient été envoyées pour la présente émission.En voici la liste officielle* J.-T.Gendron Inc., MeTaggart, Hannaford, Birks & Gordon, Ltd et Gairdner & Go.Ltd.: $425,000 à V/c 1949-63; prix 97.63; coût net de 3.3318%.L.-G.Beaubien & Cie, Liée, Banque Provinciale du Canada et Geoffrion, Robert & Gélinas, Inc.: $281,000 à 2%% 1949-58; $81,500 à 3% 1959-63 et $62,000 à 31/2% 1963; prix 97.568; coût net de O.SttSÇÎ).The Wood Gundy Corporation, Ltd.et Lagueux & Desrochers, Ltée: $281,500 à 3% 1949-58 et $143,500 à 3%% 1959-63; prix 99.08; coût net de 3.406%.Clément, Guimont, Inc., Banque Canadienne Nationale et Grenier.Ruel & Cie, Inc.: $281,-500 3% 1949-58 et $143,500 à 3%% 1959-63; prix 98.82.Les nouvelles obligations, qui peuvent être rachetées par anticipation, portent la date du 1er novembre 1948 et elles échoient du 1er novembre 1949 au 1er novembre 1963 inclusivement, l’intérêt semi-annuel étant payable les 1er mai et 1er novembre de chaque année.L’emprunt est contracté pour la construction d’une école de garçons.L’octroi, au montant total de $288,400, accordé par Je secrétaire de la province, est payable en dix versements annuels, égaux et consécutifs de $28,840 chacun et 11 est entièrement affecté au servie® de cet emprunt.L’évaluation imposable, pour fins scolaires, à Sillery, s’élève à $7,550,990 pour 1948-49.La commission scolaire n’a pas d’autre dette à long terme que le présent emprunt, le gouvernement de la province ayant assumé sa dette antérieure en vertu de la Loi pour assurer le progrès de l’éducation.La population de Sillery est de 7,500 âmes environ.propriétés vous causent-elles des soucis 1 La collection des loyers, le renouvellement des baux, les réclamations des locataires, les taxes et impôts, etc., vous occasionnent-ils des ennuis?Alors confiez-nous l’administration de vos propriétés.Notre société possède toutes les qualités requises à l’exercice de cette fonction.Nos honoraires sont modiques et vous serez débarrassé de tous vos soucis.Consultez-nous, vous ne vous engagez aucunement: SOCIÉTÉ D ADMINISTRATION ET DE FIDUCIE ANNONCES CLASSIFIEES “LE DEVOIR” » «J* BE.3361 «25 Les bestiaux Prix obtenu! tur !• marehS «te Montréal, lundt, le 30 décembre, par U Coopérative canadienne du bétail du Québec Ltée.PRIX DBS PORCS ABATTUS f ij é —• \ e i tu —• *•.*,•¦.,,,•,,.,,•.,4.0,, f H na i ^ .eeecoossoeseooeos»o>»e soeaeseeosesooessses* CHAMBRES DEMANDEES Jeune fille désire chambre dans faillie française (non canadlenne-frangée).En échange, garderait les enfante i Soir.Ecrire A case 67 “Le Devoir".21-12-48 Jeune fille désire chambre dans famille française (non canadlenne-fran-oalae).Ecrire A case 68 "Le Devoir”.27-12-48 EDUCATION CULTURE PHYSIQUE.BAIN TURC.MASSAGE.Le» bons effets de ces traitements sont multiples.Us développent le physique en beauté.Us éliminent tous toi trouble* organiques.11» prolongent la vie.Une séance avec le professeur Simard vous convaincra.Studio, 3642 Henri-Julien.LA.1363.CHAISES LOCATION ET VENTE de chaises et table® pliantes 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29.60 29.00 26.50 25.00 25.00 B3 — C — D — T.f-ger — .I.ou rd — j xtra lourd, ••,:••,,,,•,,»•*•• Fxtra lourd —- ,,,,,,•,•,••••,••• Demi-castrat — .Truie .25.00 Verrot castré .Iff.00-d8.00 Vivant .15.00-16.00 Blessé — A leur mleu» Les octrois du gouvemememt fédéral aux montants de $2 sur les A et de 11 sur les B1 sont pavés par mandats attachés aux certificats de classification.VEAUX DE LAIT — Choix .S8.00 Bons — .27.00 Moyens — .25.00-26.00 Cohununs — .21.00-22.00 Veaux de champe .12.00-13.00 AGNEAUX DU PRINTEMPS : Non classifiés — Communs — .MOUTONS — Bons — .Communs —• ., 23.00- 23.00 10.00- 2040 IO40 500 BOUVILLONS — Bon .1040-3 Moyens — .17.00-1 Communs .«.1340-1340 TAURES Choix, type i boucherie .Ff.00-18.00 Bonnes — .18.00-1640 Moyennes — .13.00-14.00 Commune» — .34.00-1140 VACHES — Choix, type A boucherie — 16.00-17 00 Bonnes — .1540-13.50 Moyennes — .1340-14.00 Commune» — .12.00-13.00 Très commune» — .9.00-11.00 TAUREAUX — Choix, type A boucherie .18.00-19.00 Bon .16.00-17.00 Moyen .Î5'Î5"Î5,2?Commun.¦.12.00-13.30 Bruck Silk Mills A, une réunion du bureau des directeurs de Bruck Silk Mills Ltd, M.Gcrald-L Bruck a été élu président.Il succède à feu M, Isnac-I.Bruck.Home Oil Company Limited Enregistrement des actions Avis est donné aux actionnaires de faire enregistrer, d'tcl le 30 décembre 1948, toutes les actions Inscrites A leur nom.Les directeurs étudient un plan qui pourrait êtr* profitable aux action nalres Inscrits A la clôture des affaires le 30 décembre 1948.Par ordre du Bureau.», uns aux autres.I.a Grande-Bretagne est en tête «le liste graee au droit qu’elle donne de tirer su.• les réserves de sterling jusqu'à eoneurrenee «le $280 millions durant ees douze irnus.File peut aussi réduire les soldes de sterling jusqu’à ‘200 millions.On espère que ee* nouveau mode eontribuera pour benueoup à rétablir l'équilibre du commerce intereuropéen et à accroître ees échanges.(Vest une experience, déclare l'O.C.E.F., et les chiffres de base pourraient se révéler inexacts.’•ç)uel que soil le résultat de la révision (qui aura lieu le 1er mai prochain) et quelle que soit l'adaptation du régime dont le début du fonctionnement révélera la nécessité, l'accord réalisé par les 10 pays au sujet d’un mode de paiements et de compensations constitue une importante réalisation d’ordre pratique quant à Tutilisution de l'aide américaine pour favoriser et appuyer l’aille mutuelle au sein de l’Europe”.[ La troisième partie du programme expose les règles du commerce en vertu desquelles les pays du P.R.E.ont convenu d’effectuer les échanges entre eux: dans ce domaine aussi se présente un exemple de collaboration sans précédent dans l'histoire économique de l’Europe.économique des pays d'Europe -1— Réalisation à date — Augmentation sensible de la production et des échanges Dans leur rapport annuel pré- I de l'aide que les pays européens sente en octobre à l’Administra-j ont convenu de se fournir les lion de la collaboration économique des E.-L’., les 19 pays du P.R.E.ont enregistré une réalisation historique dans le domaine de la collaboration économique européenne.Ge rapport, qui expose le premier programme annuel de ces pays, — du 1er juillet 1948 au 3(1 juin 1949, — n'a pas encore été mis à la disposition du grand publie.Une •introduction”, que vient de publier l’Organisation pour la collaboration économique européenne, révèle toutefois le succès réalisé par ces 19 pays grâce à leur effort mutuel sans précédent pour établir une économie européenne, forte et prospère.La préparation du programme, — ‘‘opération unique dans l’histoire économique, individuelle et collective, des Etats membres”, — s’est faite en dépit de m a i n t e s difficultés.Tout d’abord, il fallait se hâter afin que l’Administration de la collaboration économique établie à Washington pour administrer ’aide des E.-U.fût en mesure de remplir ses fonctions.Ensui-1 te, l’Organisation devait prendre \ des décisions à l’égard de problèmes tels que le genre de programme à adopter, les articles à y inclure ou à en omettre; la question de savoir s’il fallait restreindre le plan aux importations dont l’aide américaine devait faire les fonds ou s'il fallait établir un programme d’importations complet pour l’Europe occidentale.On a choisi cette dernière ligne de conduite, plus hardie.D’autre part, chaque Etat membre devait préparer son propre programme détaillé d’importation, de production, de consommation, etc., sans savoir la somme de l’aide américaine qui serait répartie.Le total provisoire d’abord adopté se révéla exagéré, de sorte qu’il fallut trouver les moyens de réduire le montant de l’aide sur lequel chaque pays avait fondé ses calculs.En dépit de ces difficultés, l’O.C.E.E.a pu préparer un rapport comnlet sur chaque phase du_ programme: répartition de l’aide, commerce intereuropéen, balance des paiements, programme de chaque pays, etc.La conclusion porte que, dans le domaine de la production, il y aura une augmentation remarquable par rapport à 1947.Il y aura aussi une augmentation considérable du commerce entre les Etats membres aussi bien à cause de l’augmentation de la production que du fonctionnement du nouveau mode de règlements.(On prévoit que les paiements passeront de $5.8 milliards qu’ils étaient en 1947 à plus de 8 mil* liards en 1948-1949).Bien qu’il faille accorder la priorité à l’augmentation de la production et du commerce, il est essentiel, pour maintenir et accroître la production et augmenter le rendement individuel, de relever quelque peu le niveau de vie qui est tombé désastreusement depuis 1938.C’est ainsi que le programme envisage des augmentations de céréales pani-fiables, de matières grasses et d’huile®, can® toutefois prévoir les niveaux d’avant-guerre.Une des réalisations les plus importantes de ce programme de collaboration a été l’adoption du Dons faits par la Banque d'Epargne Québec en tête des producteurs Pour la qualité du beurre produit au court * de cette année Prix des légumes Prix payés par les marchands de légumes au marché Bonsc-cours jusqu’à 8 h.30 a.in.Ces prix sont sans les contenants et nous sont fournis par le Bureau des Inspecteurs du Ministère provincial de l’Agriculture, 24 Place Jacques-Cartier.Betteraves: Mar.inchangé, grosses 75c., moyennes $1-1.10, petites $1.25—50 ibs.Carottes: Mar.tranquille.60-65c.doz., non lavées 40.50c., lavées 60-75c.—50 ibs.Choux: Mar.tranquille, 40c., chinois $1.25 doz.Cresson: Mar.ferme, de serre 75c.doz.paquets.Laitue: Mar.ferme, grisée de serre $1.25 doz.Menthe: Mar.ferme, de serre $1 doz.pats.Kavets Mi iar.tranquille, lavés 65-75c.,—50 ibs.Oignons: Mar.inchangé, jaunes $1.25-1.40, rouges No 1, 1.50-1.60, No 2, $1.25—50 ibs., type espagnol, $1.75-2.0.0—50 ibs.Panais: Mar.ferme, lavés, la plupart $1.25, quelques-uns $1.50 aiinot.Patates: Mar.inchangé.No 1, $1.15-1.25, No 2, 75-80c.—75 ibs.Persil: Mar.ferme, de serre, $1.00 doz.pqts.à racines, $1.25, lavé $1.50 minoL Poireaux: Mar.ferme, gros 50c., moyenne 30-35c.doz.Salsifis: Mar.inchangé, $1.00 doz.pqts.Sauge et Sarriette: Mar.inchangé, 50c doz.pqts.Tomates: Mar.ferme, de serre No 1, 20c, No 2.10c 1b.Arbres de Noël: Mar.inchangé, approvisionnements abondants, $3.00-10.00 doz, suivant la grosseur.Arrivages à Montréal le 22 décembre 1946: Bananes 8, pom I.a Banque «l’Epargne de la Cité et du District «le Montréal vient de distribuer la somme de $9.875 intérêt sur le fonds dis pauvres, aux institutions de charité suivantes: Asile Bethléem, $75: asile du Sacré-Coeur, rue Eulluiu.$75; Catholic Social Service Guild, $75; Catholic Women's Hostel, $25; Children's Memorial llosp I tal, $100; Family Welfare \sv elation of Montreal, -1U0; Eat her Dowd Memorial Home, $40(1; Eo-| deration of Jewish Philantropies.! Family Welfare Department.$15)1;'Hebrew Consumptive Aid Association, $50; Hebrew Free Loan Association, $25; hôpital du Sacré-Coeur, $460; hôpital Notre-Dame, $480; hôpital St-.I«J-sepr «les Convalescents, $100; hôpital Sle-.lustinc.$100; hospice Auclair, $100; hospice Bourget, $75; hospice Gamelin.$150; hospice du Saint-Entant Jésus.$100; hospice Morin.$1(10; hospice Ste-C.unégonde, $125; Hôtel-Dieu, $300; Institut Bruchési, $100; Institut Nazareth, $200; institution des Sourds Muets.$175; institution des Sourdes Muettes, $250; Ladies Benevolent Society, $100; l’Assistance Maternelle, $100; l’Assistance Publique, $75; I.a Salle «le l’Asile St-Vincent de Paul, $100; les Petites Soeurs des Pauvres, $350; MacKay Institute for Protestant Deaf Mutes, $60; Montreal Association for the Blind.$50; Montreal Convalescent Home, $50; Montreal Day Nursery, $40; Montreal Diet Dispensary.$40; Montreal Dispensary.$100; Montreal Hebrew Old I’eoplc’s Sheltering Home, $25; Montreal General Hospital.$500r Montreal Protestant Orphans’ Home, $60; Mont St-Antoine.$50; Old Brewery Mission, $50; oeuvres N.-l).de la Merci, $75; orphelinat catholique «le Montréal.$100; orphelinat St-Alexis, $75; orphelinat St-Arsène, $100; pa- j tronage St-Vincent de Paul, $300; ! Protestant Foster Home Centre, $150; Protestant House of Industry and Refuge, $300; Industrial Booms, $80; Protestant Church Home, $40; Protestant Belief Society, $25; Providence Ste-Genc-viève, $100; St.Ann’s Day Nursery $50; St.Mary’s Memorial Hospital, $500; St.Patrick’s Orphan Asylum, $500; Salvation Army, $50; Sheltering Home, $50 Soeurs du Bon Pasteur, $300; Soeurs Grises, $500; Soeurs de la Miséricorde, $250; Soeurs de la Providence, $450; Union belge, $25; Union nationale française, $100; Royal Victoria Montreal Maternity Hospital, $75: Montreal General Hospital, (division ouest), $150; Herbert Reddy Me- | morial Hospital, $50, Total $9,875.Sur 354.357 Indies de beurre classées du l«*r décembre 1047 au 1er novembre 1048, 95.37Ço sont passées à la categorie no 1, rapportent les classificateurs fédéraux.Notre plus forte concurrente est la Colombie canadienne «pii arrive avec 93.47G «le beurre no 1, sur un volume de 14,108 boites seulement.I.a pro- vince d’Ontario tient la première place par rapport au volume «le production (5^7,210) avec seulement 84.96% de beurre no i.En 2e et 3e places viennent la Saskatchewan et l’Alberta avec 540,772 boites et 510,376 respectivement avec 91.75% et 90.48% «le beurre de premier rhoix.fort payante La Raffinerie «le sucre de St-Hilaire a traité cet automne 27,-500 tonnes de ' # 1 teraves qui ont donné tout prg*.d«* 80.003 sacs de 100 livres de sucre blanc, 1,200 tonnes de mélasse et 700 tonnes de pulpe sèche.I.a valeur économique de celte production s’est sensiblement accrue; lis cultivateurs sont les premiers à en bénéficier.D'ici la fin «le janvier.la Raffinerie de sucre de Québec aura complété ses paiements aux producteurs et leur aura remis $358,280, le prix con- venu étant de $1300 la tonne.Seulement dans le comté de St-Hyacinthe les cultivateurs tou-eluTont un montant global de $118.891) | I.a Raffinerie invite les 1,400 producteurs de betteraves de 1918 à continuer cette culture et «le faire connaître, le plus tût possible le nombre d’acres ru'ils ont l'intention de cultiver l’an prochain, ('.es renseignements permettront de préparer rn con-séquenee les semences et les machines néri ssaires à la production de 1949.Les cultivateurs qui n'ont pas fait de betteraves eette année et qui auraient l'intention d’en cultiver l’r.n pro-« bain, ne serait-ce qu’une acre, sont instamment priés d’en aviser la Raffinerie le plus tôt possible.mode de paiements intereuropé- nies C, raisin 4, oranges 3 pam-en®.Tout en étant rattaché à plemousse 2, laitue 2, céleri 4.l’aide américaine, il «st fonction patates 3.Total: 32 wagons.BOURSE DE MONTREAL AWttbl Paper Algoma Steel ., Aluminium ., Argua Wta ., Asbestos.Bathurst A ., , Bell Telephone .Brazilian.HA OU .*, ,« «, ,, Do prlT ,., BO Power A .Bldg Products , Can Cement ., Can N Power ., Can Steamships Can Breweries .Can celenese N , Can Pan Rly ., Cons Smelter» ,, Dam Bridge ., Dom Coal prtv Dam Foundries Haut Bas Form.Ouv.Haut Bas Ferm.14% 14% 14*/a Dom Foundrl2 21 *4 231/2 30 20 20 Dom Tar 21% 36 26 26 Dom Textile .ii y* 11% ll7a 22% 22 Vo 223/8 41U Foundation Co 24 24 24 41% 16% 41% 18% 22% 25% Galr Priv .85 85 85 18% Ind Acceptance 20 20 20 22% 223, Ind Acceptance prlv 84 84 84 25% 25 U Int Bronze prlv .20i* 20Va 20' « 2G 26 26 Int Nickel .343* 343,4 34 " ; 321/2 32% 32% Int Paper .MacMillan A .* t - - 56*4 361.4 9’/, 56'4 24 24 24 r * t r 9% 12% « % 6% 9% 9', Int Petroleum » t - 12% 12% 14 14 14 MacMillan B 6V2 6 «à 6' ¦ 19% 19% 19% MoColl Front , 14 14 14 22% 22V, 22 >2 Shawlnlgan .2334 67r 23", 233-, 16 16 >8 122 30 16 Std.Chemical «% 6% 29 122 29 Walker G & W BANQUES • • .27% 27i/i 27 ',2 20% 26% 20'A 20% Commerce .r .22" i 22% 25% 22-% 26% 26% Royal .25% LE CURB DE MONTREAL OCT.Haut Bas Ferro Atlas Steal» .1283 12% 12», Bathurst B.S'A 5% S'j Brown Co.4% 4({ 413 Brown Co prlv .102 102 102 Can 6s Dom Sag .20% 20% 20% Can SUX A .23 23 23 Can Vckero.6S% 63% 63% C W Lumber ., 3% 3% .3% Cons Paper.17% 17% 17', Donnaoona.20 20 20 Fairchild.130 130 130 Fanny Parmar .37 37 37 Ford A.28 36 26 Fraser Co.56% 36% 56% Loblaw .28% 28% 23% Maclaren P 6i P 39 39 39 Maritime Tel.18 16 18 Do Rts.,, ,, 60 60 60 M 6c O Paper .21% 21% 21'.Moore Corpn.74% 74% 74% Mt Royal Rloe 9 9 * Nuclear.Oct.Rant Bas Fetm MINES Band Ore .4% *%., 4% Base Metals.53 58 58 Bobs Lake .6% 6% 6% BouscacUllae.2% 2% 2% Bouzan.14 14 14 Candego.%at(3,iM6N Delta.5 AS 8 Cortez ExptoT .4% 4% 4% E Sullivan.315 315 315 Goldbeam .5 5 4 Holllnger.12% 12% 12 Joliet Quebeo .47 47 47 Ungslde.5 5 5 Louyleourt.37 37 37 Pandora Cad United Asbestos Vtaray Mai .HUILES Anglo Can .Brit Dom .14% 14% 14% Home Ol 4% 4% 4r 115 115 115 2% 2% 2% 445 445 445 31 31 31 13% 13% 13% BOURSE DE TORONTO Calgary.Alta.W.HAMILTON.secrétaire.décsmbrs.1 ! 1 Rant Wm.vmtc* Titre* Haut Bat Fer 14% 14% 14% Jollet e » e e 46 4-1 46 Aluminum ., .58% 58% 58% Kelore a * * » 201* 20 20 15% 15 13 Kirk.Duke .« ».137 135 135 450 445 445 Little L.L.*• * e e • 80 80 80 \2% 12% 12% L on vl court ,, se • 37 37 :.7 345.545 345 Magnet e * * • 25 25 24 56 56 56 Malartlc G, F.es • • 190 190 190 41% 41% 41% N décembre 1948.La Banque d'Epargne de la Cité et du District de Montréal Avis de dividend® Un dividende de trente-cinq cents par action du capital versé de cette Banque a été déclaré pour lo trimestre courant.pavable le ou après lundi, le trois Janvier 1949, aux actionnaires inscrits mercredi, le premier décembre prochain A trois heures, p.m.Par ordre du Conseil d'Admlnlstration.Le Directeur général, T.Taggart SMITH.56% Montréal le 30 novembre 1948.- '¦ ' ¦ ¦ % llllilillll lilts Ilf LES OBLIGATIONS DU GOUVERNEMENT DU CANADA PREMIER EMPRUNT DE GUERRE 3i% à échéance du 1er février 1948-52 portant la lettre d’ordre ‘A’ seulement ! ont été tirées pour remboursement le 1er février, 1949 Dote dominion.Echéance, 20 pour tant U 1 »r f4*ri»r ï«r février 1940.chaque année de 1948 O 1952 AVIS es» par la présente donné à foui les détenteurs d'obligations du premier emprunt de Guerre 3!/4% du Gouvernement du Canada, émis le 1er février 1940 (échéance 20 pour cent le 1er février de chaque année de 1948 à 1952) qu'en vertu des termes dudit emprunt et en conformité de l'arrêté en conseil 683 du 20 février 1940, toufe» les obligations en cours ds cette émission qui portent la lettre d'ordre "A", représentant 20 pour cant do l’émission totale, ont été appelées por tirage au rom-boursement le 1er février 1949 aux agences de la Sanquo du .Canada, à leur valeur nominale, sur présentation et remise desdites obligations munies du coupon du 1er ooût 1949 et do tous las coupons subséquents.Les numéros do ces obligations finissant par *'1 " ou par "6" lesdltes obligations qui portent la lettre d'ordro "A no rapporteront plus intérêt A partir du 1er février 1949.Le Gouvernement du Canada For son agent financier, le IANQUE DU CANADA ] Ottawa, lo 29 octobre 194® ®.M 2 ENCADREURS Wisintainer & Fils 908.boulevard st-lauren* LES ENCADREURS MANUFACTURIERS LAne.2264 Moulure» — Cadres — Miroirs Réparations de cadres et miroirs DACTYLOGRAPHES Réparations.location, rentes do dactylographes.machines A chèques.etc.Assortiment comulet de papier carbone et ruban» Accessoires de bureau.Canada Dactylographe Enr.44 ouest, rn» SI lactjuei, Montréal Tél.HArbour 6963 R.T.Armand Royal — Remington — Underwood — L.C.Smith, Corona sllrnclenx, rignller et portatif.P r o t e e -Leurs de chèques dupllra-t e u r s, calculateurs et machines A additionner Vents St ternee.échange, location, achat.N.MARTINEAU & FILS 1019, RUE BLfcURY fentre Vitré et l,acauchf*tlèrM PB.8318 SALLE A MANGER HOTEL PLAZA Cuisine recherchée Vin ef Bière R.SAINT-JEAN, propriétaire 446, Place Jocaues-Cartier MA.9331 REPARATIONS GENERALES 20 années d'oxpérisnco.McCarthy & Roy ENTREPRENEURS GENERAUX PEINTURE ET DECORATION REPARATIONS GENERALES.CA.1333 5822 CLARK IMPRIMEURS GRAVEURS Téléphone i ?BEIair 8181 L’IMPRIMERIE POPULAIRE Limité* EDITRICE DU “DEVOIR-ROBERT PERREAULT 410 est rue Notro-Danse, Montréal LAITERIE CU.(98® — 259® Holt, ROSEMONT LAITERIE Lniu.juadlcnre-françatse A.Patcnaude, propriétaire REMBOURREURS-MATELASSIERS BOYER LIMITEE Fabricants des meuble* et metelae “BOYEX” Service d* réparatione Estimés sur demande 3888 HENRI-JULIEN PL 1112 SOUDURE ••Nous allons partout IDEAL ELECTRIC WELDING REGD U.DESROCHM, proP MOREAU.,™»” FLEURISTE FLEURS Bien choisies - 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Jouant avec cette énergie qui le caractérisait | si bien les saisons dernières, i Maurce a conduit hier soir son I club à une victoire de 4 à 2 sur les Bruins de Boston.Il a compté deux buts, en plus d’être une inspiration pour ses coéquipiers.L’équipe tout entière a livré une belle bataille aux détenteurs de la 2e place.La joute a été dure, mais pas outre mesure.L’arbitre Georges Gravelle a puni cinq joueurs, dont quatre dans la 1ère période.Les locaux ont eu leur large part de ces punitions, puisqu’ils en ont décroché quatre sur cinq.La victoire des Canadiens, alors que le Chicago se faisait battre par les Rangers, les laisse à seulement un point de la 3e position, avec deux parties de plus à jouer.Les Bruins n’ont pas fait aussi bonne impression qu’à leurs autres visites à Montréal.Ils ont perdu un peu de cette agressivité, de cette combativité gui leur avaient mérité la première place au début de la saison.Disons à leur décharge qu’ils arrivaient d’un voyage fatigant Leur train n’est entré en gare qu’à 8h.30 hier soir et la partie a dû être retardée d’une demi-heure.NOUVELLE LIGNE La nouvelle ligne d’attaque ca-nadienne-française, celle de Richard, Campeau et Filion.a joué pour la première fois hier soir.Elle a fait bonne impression, mais Tod Campeau, revenu récemment de Dallas, paraissait un peu nerveux.“J’étais nerveux et HgglîflUfs; 1 A'oii Voici reux ! un Homme heu-Pas de désappointement pour lui.Le cadeau qu’i! a en main vient de la maison ‘ BONIN FRERE LTEE”, l’endroit où il a l’habitude de faire lui-même ses achats.Vous aussi donnez des cadeaux “BONIN”.Notre assortiment est complet et notre personnel sera heureux de vous faire des suggestions.je me fatiguais rapidement”., nous a-t-il déclaré après la joute.Il a tout de même obtenu 2 assistances hier soir.Dotig Harvey, notre solide jou.eur de défense, a encore connu une très belle soirée.Non seulement a-t-il fait de l’excellente besogne autour des filets de Dur-nan, mais il a préparé quelques-unes Mes attaques les mieux réussies de la soirée.PREMIER POINT C’est à son extrême rapidité que Maurice Richard doit son premier but.Campeau a passé la rondelle à Filion, qui a lancé sur Brimsek.Le gardien de but est tombé sous la force du coup et la rondelle a roulé en avant des filets.Richard a sauté pardessus deux bâtons et en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire il était sur la rondelle et cette dernière.dans le filet.Ce fut tout pour la première période.Les Bostonnais ont égalé le compte au tout début de la deuxième période.Peters, qui a joué en véritable lion hier soir, a accepté une passe de Dumart pour prendre Durnan en défaut après six minutes et 15 secondes de jeu.Richard a ensuite compté son deuxième but, “un point miraculeux” (c’est sa propre expression), puis le Boston a compté à son tour.C’est Ronty qui a profité d’une mêlée devant les buts pour lancer la rondelle dans le filet.Smith a mérité une assistance.Reay et Dussault ont ensuite tour à tour compté pour sceller le sort de la joute.Le point de Reay, qui a tout juste touché l’intérieur du filet près du poteau, •a soulevé une discussion, d’ail-1 leurs sans résultat pour les vi- ! siteurs.Dussault a lancé de vingt pieds, trçs haut et Brimsek n’a pu bloquer, SOMMAIRE 1— Canadiens, Richard (Campeau, Filion) .11.29 Punitions: Reardon, Richard, Harrison, Robertson.- Deuxième période 2— Boston, Peters (Dumars) .6.15 3— Canadiens, Richard (Campeau, Laycoe) .15.06 Aucune punition.Troisième période 4— Boston, Ronty (Smith) .2.42 5— Canadiens, Reay (Harvey) .4.45 6— Montrétal, Dussault (Reay) .8.40 Punition: Dussault, IMPORTANTE JOUTE POUR DIMANCHE LES CITADELLES DE QUEBEC VIENDRONT FAIRE LA LUTTE AU NATIONAL AU FORUM ET L’ON S’ATTEND A UNE LUTTE INTERESSANTE Buddy O'Connor a compté le point victorieux Il a contribué, avec Laprade et Fischer, à la victoire du club new-yorkais sur les Eperviers de Chicago — Résultat: 3 à 2 Composition des équipes: Chicago, 24 — *Les Eperviers de Charlie Conacher ont livré.une belle lutte aux Rangers de , RANGE S — Buts, Francis; Les Citadellewif.Onphc New-York, hier soir, alors que defenses: Stanley, Shero; centre, , ., ^ ec joue- ees deux équipes en venaient aux ' Laprade; avants: Leswick, Lund.ront leur deuxieme partie de la j prises en cette ville.Les joueurs1 Subs.: Stanowski.O’Connor, Ra-saison contre le National diman- 1 locaux ne purent empêcher les J leigh.Mirkoski.Fisher, Albright, che soir au Forum.Cette partie 1 New-Yorkais de l’emporter.Les haleta, Slowinski, Moe * ' ! Il / i • 11 • il n
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