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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 9 mai 1966
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1966-05-09, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR VOL.LVII NO 107 FAIS CE QUE DOIS MONTREAL, LUNDI.9 MAI 1966 MÉTÉOROLOGIE Encor* FROID *t NUAGEUX.Moximum : 45 fîracitusett de SHEARER LUMBER (0.LTD.MONTRÉAL - FÊTE DU JOUR S GREGOIRE DE NAZIANZE T F.PILON INC.Fourni um é» bureau -"T’- La presse précède le gouvernement et divulgue le rapport Parent M.Johnson somme M.Lesage de se prononcer par Jean FRANCOEUR ACTON VALE — L® chef de l'Union nationale a sommé le premier ministre du Quebec de révéler s'il était personnellement en faveur des recommandations du rapport Parent telles qu'elles ont été publiées dans "La Presse" en fin de semaine.Le défi dans sa bouche prenait les allures d'une menace appelant les foudres de l'opinion publique.M.Daniel Johnson, qui ouvrait, dimanche après-midi, sa campagne officielle dans le chef-lieu de son propre comté de Bagot s'est écrié devant une foule de quelques milliers de partisans : "Je somme M.Lesage, qui affecte À l'endroit de la population un mépris qui ne lui serait pardonne dans aucun pays du monde ayant un régime parlementaire comme le nôtre, de répondre aux trois questions suivantes : "Premièrement, est-ce vous, M.Lesage, qui avex laissé "couler" ces informations ?est-ce qu'il s'agit bien des recommandations de la commission Parent ?et enfin, vous qui avez le brouillon de ce rapport depuis le 31 décembre et un exemplaire imprimé depuis un mois, peut-être deux, êtes-vous en faveur de ces recommandations ?" Il y a tout de même un bout de rire de la population du Québec, a ajouté du même souffle le chef de l'Union nationale emporté par les acclamations de ses partisans.Il était déjà devenu évident que la publication des conclusions de la quatrième tranche de l'enquête sur l'éducation au Québec, a ce stade-ci de la camoagne électorale et dans un climat de trouble dissimulation, est devenue "une affaire en or" pour l'Union nationale.La déclaration de M.Johnson, qui avait très vraisemblablement été mise au point avec le plus grand soin par les stratèges de son parti a l'échelon le plus éleve, a paru très mesure®.Elle n'engage en rien la politique de l'Union nationale sur la substance même des recommandations qui prévoient notamment l'abolition des commissions scolaires locales et ouvrent la porte à le création d'écoles non confessionnelles.Les organisateurs de l'Union nationale, de leur côté, ne cachent pas leur satisfaction, et comptent tirer le plus grand parti de cette menace qui parait planer sur les commissaires locaux dont certains, a-t-on commencé à dire, "se prennent presque pour des premiers ministres"."Je me suis engage à ne pas faire une campagne sur des scandales, a encore dit M.Johnson, mais sur des idées.Mais il faut tout de même que la vérité éclate." Et le chef de l'Union nationale cite ici les propos d'un des membres de la commission Parent, le sociologue Guy Rocher, tels que rapportes dans LE DEVOIR de samedi dernier.M.Rocher disait notamment que le refus du premier ministre de rendre public la quatrième tranche de ce rapport constituait "un abus de pouvoir de la part du gouvernement", "un manque de decence a l'endroit de la population", et qu'il dénotait un "esprit totalitaire" qui "ouvre la porte à tous les abus".Le plus grand enthousiasme régnait dans le petit auditorium de l'ecole Roger-Labrecque d'Acton Vale ou le chef de l'Union nationale a choisi de marquer le point de depart de la tournee qu'il effectuera aux quatre coins de la province.Plus d'un millier de personnes s'y étaient massées, tandis que des centaines d'autres, qui n'avaient pu y trouver place, bon-datent les couloirs de l'institution ou suivaient, tout bonnement dans leurs voitures, les harangues qui leur parvenaient per h eut-pe rieur*.Tout paraissait avoir été mis au point a/ec art et précision.Sur la tribune, avaient pris place plus d'une cinquantaine de candidats venus de tous les coins de la province.Les vieux routier», une vingteme, coude-a-coude avec les nouveaux venus de la derniere pluie La rentrer du chef Johnson n'e pet été tout à fait aussi réussie qu'on l'aurait voulu.Il faut reconnaître qu'il aurait fallu au maître de cérémonie, pour commander le mise en scène, rien de moins que le meitrise d'un Ed Sullivan.Voir page 6 : M.Johnson somme M.Lesage Rapport Parent: mutisme de Lesage et indignation du Ralliement national r T Tandis que le chef de l'Union nationale met le premier ministre au défi de se prononcer sur les recommandations du rapport Parent, le ministre de l'édueation.M Paul Gérin-I.a-}oio.refuse de les commenter asattt que le conseil des ministres n'en ai! pris connaissance C'est en vain, cependant, que les journalistes ont inter- BB .’y; roge M.Lesage sur le contenu des recommandations publiées samedi dans le quotidien LA PRESSE Je n'ai pas le rapport en mains, et je ne l'ai pas vu.11 sera remis au premier ministre mercredi matin à 8 h 30, et le conseil des ministres avisera ensuite", a ck-claré hier M Gcrin-Lajoie qui rappelle Voir page 6 : Rapport Parent Où en sont les partis à 4 semaines des élections! (Jean-V.DUFRESNE e! Gillet LESAGE tentent de faire le point a la page 3) • Ne reconnaître offi ciellement aucun caractère confessionnel aux commissions scolaires et aux futures corporations d'instituts qui doivent régir le nouvel enseignement pré-universitaire et professionnel.• Etablir des écoles pu bliques qui soient françaises ou anglaises d'une part, catholiques, protestantes ou non confessionnelles d'autre part ; faire relever toutes ces écoles d'un organisme unique, non confession nel.• Voir a ce que chaque école publique, qu'elle soit confessionnelle ou non confessionnelle, respecte la diversité des options religieuses des élèves qui la fréquentent.• Abolir I e s commis sions scolaires locales et les remplacer, dans chaque école publique des niveaux élémentaire et secondaire, par un "comité scolaire" qui sera constitué des parents et sera doté de pouvoirs étendus, • Dans chaque région scolaire, établir una seule commission scolaire.Cet organisme unique régira tout l'enseignement public des niveaux préscolaire, élé-mentalre et secondaire, qu'il soit dispensé en français ou en anglais, ou qu'il soit catholique, protastant ou non confessionnel.• Etablir un troisièma et nouveau palier entre le ministère de l'éducation et l'école en créant, dans chaque grande région économique du Québec, un ' Con' seil de développement sco taire" qui sera doté de pouvoirs étendus.• Organiser pour septembre 1966 un enseignement non confessionnel public de langue française et de langue anglaise sur nie de Montréal et dans la région de Québec (villa et banlieue).• Découper l'ile de Montreal en sept commis siens scolaires régionales et constituer immédiatement un Conseil de développement scolaire dont la territoire sera l'ile de Montréal.Une réforme profonde du régime confessionnel et administratif par Jules LEBLANC Une reforme complète du caractère con-fessionnel des écoles publiques québécoises, de son esprit et de scs modalités d'application; un mode radicalement nouveau de participation des parents à la chose scolaire et une réorganisation en profondeur des structures administratives de l’enseignement aux paliers régional e< local voilà ce que préconise la Commission Parent dans le quatrième tome de son rapport.La Presse a publié samedi la liste des 74 recommandations que contient ce document et annoncé quelle publiera aujourd'hui les recommandations contenues dans le cinquième tome.On sait que ces deux volumes, qui constituent la troLsième et dernière tranche du rapport de la Commission d’enquête sur l'enseignement au Québec, traite de la confes-sionnalité et des structures scolaires régionales et locales (quatrième tome), et du financement du système deducation (cinquième tome).C’est mercredi que la Commission que préside Mgr Alphonse-Marie Parent doit officiellement remettre au gouvernement la troisième tranche de son rapport.Jusqu'ici, le premier ministre Jean Lesage a clairement laissé entendre que le gouvernement ne rendra pas le document public avant les élections provinciales du 5 juin, en dépit des pressions nombreuses qui s'exercent sur lui pour qu'il ne retarde pas sa publication.On prévoit maintenant que le gouvernement va diffuser la troisième tranche du rapport Parent, étant donné que son contenu est maintenant rendu public Le quatrième tome du rapport Parent parait animé du même esprit que celui qui régnait dans les trois précédents la nécessité d'adapter le système scolaire québécois au monde moderne, le besoin de clarifier et de démocratiser ses structures.Le premier tome, publié en tvril 1963.préconisait une refonte complète des structures administratives provinciales du système par la création d'un ministère de l'éducation.La deuxième tranche, qui comportait deux tomes, a ete publiée en novembre et dccembro 1964: elle mettait de l’avant une conception radicalement nouvelle de l'école, de l’esprit qui doit l'animer et des instruments qu’elle doit utiliser, et suggérait une modification très profonde.voire révolutionnaire, des structures pédagogiques de l’enseignement québécois.La confessionnal it* La première recommandation du quatrième tome demande "que le système d'enseignement public du Québec respecte !a diversité des options religieuses des parents et des élèves et offre le choix entre un enseignement catholique.un enseignement protestant et un enseignement non-confessionnel”.Le texte des recommandations du rapport Parent a la page 9 La commission scolaire sera un organisme administratif non confessionnel qui régira les écoles catholiques, protestantes et non con-fessionneles de leur territoire.Un recensement annuel déterminera combien d'enfants vont s'inscrire dans chacun des differents types d'écoles.Les recommandations ne précisent pas le nombre minimal d'enfants qui sera requis pour ouvrir une école d'un type donné, non confessionnelle par exemple.D’une part, elles demandent “que les parents soient étroitement associés aux décisions concernant les modalités concrètes de la con-fessionnalité ou de la non-confessionnalité de l'enseignement dispensé à leurs enfants".Par l'intermédiaire du “comité scolaire” de chaque école, les parents auront même an droit de véto sur toute décision affectant les modalités particulières de la confessionnalité ou de ia non-oonfessionnalité de l’école.Voir pag* 6 : Un* reform* profond* Gérin-Lajoie et Lévesque font le bilan Six ans de pouvoir n’ont pas corrompu le parti libéral! de notre envoyé special, Guy FERIAND Lesage: le fardeau du petit contribuable sera allégé par le dégrèvement de l’impôt de noire envoyé special Gilles LESAGE SOREL — M.| can Lesage a affirme, hier après-midi, que le degrèvement de l impet sur le revenu, beaucoup plus qu'une hausse des exemptions actuelles, allégerait le fardeau du petit contribuable.'‘Il est vrai, a-t-il dit, que la hausse des exemptions de base est attrayante, mais elle n'atteindrait pas le but poursuivi et favoriserait encore plus le gros contribuable.Au surplus, cette mesure impliquerait une diminution des revenus provinciaux de quelque SSO millions, de sorte que le manque à gagner devrait être comble au moyen de la taxe de vente.” Soulignant qu'un nouveau gouvernement liberal appliquerait une recommandation du rapport Bélanger à cet égard, le premier ministre a expliqué que, selon le système des dégrèvements.les déductions accordées pour tenir compte de la situation familiale des contribuables ne se feraient, non plus à même le revenu, comme a l’heure actuelle, mais directement a même l'impôt à payer: elles seraient les mêmes pour tous, de telle sorte que rsüègement fiscal ne serait pas plus élevé pour le gros que pour le petit contribuable."Nous sommes prêts à agir seuls en ce domaine, a-t-il dit, mais nous allons en discuter à fond au comité du régime fiscal, afin qu'Ottawa et les autres provinces adoptent le même système.' M.Lesage a souligné que des fonctionnaires étudient cette question à M.Lucien Cardin déclare à Sorel : IF Il n'y a pas de pâles molles à Ottawa rr SOREL — (de notre «rwoyé spécial) — participant à l'assemblée du premier ministre hier après-midi à Sorel, le ministre de la justice et député du comté à Ottawa, M.Lucien Cardin, a: • affirmé qu’il n'y avait pas de "pâtes molles" à Ottawa; • dénoncé la multiplication des tiers partis; • accordé son appui entier à l’équipe libérale.M.Cardin a soutenu que l'issue de la présente lutte ne faisait aucun doute.Selon lui, la tournée de M.Lesage prend l’.-llure d’une rencontre avec des amis." A moins d'être aveugle ou ingrate, la population accordera de nouveau sa confiance à M.Lesage."Mais il faut faire en sorte, dit-il, que les libéraux accroissent leur majorité."Nous avons prêché lors de la campagne fédérale en faveur d'un gouvernement majoritaire et vous avez vu ce qui arrive lorsqu'un gouvernement est entravé par l'opposition.Déliez les mains de M.Lesage." M.Cardin a dénoncé les tiers partis qui font la lutte dans le Québec."Faites attention a ces petits partis, qui peuvent dire et promettre n'importe quoi par- ce qu'ils ne détiennent pas de responsabilité et ne connaissent pas les graves problèmes qu'il faut résoudre quand on gouverne.Ne vous laissez pas leurrer.L’administration est déjà assez compliquée sans l'alourdir davantage par la présence do députés de tiers partis." Evoquant l'amitié qui i* li* è M.Gérard Cournoyer, le député provincial, le ministre fédéral a affirmé que les mêmes liens existaient entre les gouvernements actuels d'Ottawa ot Voir page 6 : M.Cardin Ottawa, mais que la décision du Quebec est déjà prise.A titre d'exemple.M.Lesage suppose que l'on choisisse comme degrèvement celui qui correspondrait à une exemption de $3,000 pour le contribuable qui gagne $3,000.Ce dégrèvement serait de $198.11 serait accorde à tous les contribuables mariés sans enfant quel que soit leur revenu.En prenant l'impôt provincial de 1966.cela voudrait dire que ce contribuable ne paierait plus d'impôt alors qu i! paie actuellement $52.Celui dont le revenu est de $4.000 paierait $89.alors qu'il en paie actuellement $118.Par contre, les contribuables dont les r e v c n us dépasseraient $4,500 paieraient un peu plus d'impôts qu’à l’heure actuelle; et ceux dont les revenus sont de $1.‘>,000 et plus paieraient passablement plus d'impôts.t,es mêmes principes s’appliqueraient aux exemptions pour enfants ainsi qu'à l'exemption pour célibataires.Elles se-raient toutes remplacées par des dégrcvemcnls.M Lesage a d’autre part déclaré que le développement intensif des communications routières autour de Montréal, surtout en vue de l'Expo-67, servirait à la longue d'objectif de decentralisation industrielle que le gouvernement poursuit.Un réseau routier' moderne convergeant vers les grands centres facilitent l'accès de l'industrie dans les centres moins populeux "Les rou tes que.nous construisons vont dans les deux sens et non seulement vers les grands centres.Elles en sortent aussi." 11 a egalement annoncé que la reconstruction de la route 3 sera complétée au moins jusqu’à Sorel dans les plus brefs délais, c'est-à-dire après 1967 Le premier ministre a aussi insisté sur l'honnêteté des membres de son cabinet et de sa députation.“Comme chef de parti, j’si dû poser des gestes qui m’ont creve ie coeur.Comme premier ministre responsable de l’administration, fai dû dire au chef de parti: tu dois agir.Et c’est le peuple qui a gagné par la voix de son premier ministre.L’efficacité et l'honnêteté l'ont emporté." Pour sa part, le ministre des travaux publics, M.René SI-Pierre a annoncé la construction prochaine au coût de $6 millions d'un nouveau pont qui reliera Sorel à Tracy, sur le Richelieu.Il a expliqué que les délais étaient dûs à des règlements du gouvernement fédéral en matière de navigation fluviale.Hier soir, M.Lesage parlait à Trois-Rivières.Aujourd'hui il se rend à Roberval et dans la région, tenant une réunion électorale, ce soir, à Alma.Devant 2.000 personnes à Trois-Rivières: M.Lesage réoond à M.F dion Bécancom aura une sidérurgie (Lire i I* peg* 7) ST-POLYCARPE — MM.Paul Cérin-Lajoie et René Lévesque ont voulu présenter à la population, hier, un parti que six ans de pouvoir n'ont pas corrompu, et montrer comment le gouvernement du Québec est aujourd'hui respecté hors des frontières de la province alors qu’il y a six ans il était entouré de mépris et faisait la honte de la population."Nous avons peut-être des liberaux au bord de la prison, a dit M.Levesque, mais dans l'ensemble le gouvernement commence à être respecté en dehors du Québec.” “Et M.Gérin-Lajoie.après avoir avoué que les ministres sont loin d'ètre toujours d'accord et que le front imbrisa- blc qu'ils présentent une fois une décision prise n’est souvent que le fruit de violentes discussions, a ajouté .“Isîin de voir dans cette situation une source de division et d’in-cohérence, nous sommes convaincus que c'est là la seule garantie que le parti libéral n'est pas en danger de sclérose " Le ministre de l'éducation, qui a été choisi à t'unanimité candidat libéral dans le comté de Vaudreuil-Soulanges par une assemblée de 500 personnes juste avant l'ouverture de sa campagne, hier, a annoncé qu’il s'attachera d'ici l'élection aux deux thèmes suivants: l’éducation des adultes et les reformes constitutionnelles.Maintenant que l’enseignement secondaire est à la portée de tout le monde, c’est désormais au niveau des adultes qu'il faut travailler, a-t-il dit, en les faisant profiter bien sur des institutions existantes, mais surtout en élaborant une pédagogie nouvelle adaptée à leur situation.Pendant les quatre prochaines an- nées, nous mettrons l'accent comme jamais auparavant sur l'éducation des adultes.Au sujet des reformes constitutionnelles.M.Gérin-Lajoie a déclaré : Nous voulons que l'Etat du Quebec vive dans un régime constitutionnel qui lui permette de retirer tous les avantages de sa participation au Canada Le Québec ne fait pas partie du Canada pour servir qui que ce soit.Le Québec fait partie du Canada pour que ça lui serve.Nous voulons que la participation au Canada soit un des instruments de notre progrès et de notre épanouissement.Et s'il fallait découvrir que notre participation a un effet contraire.je n'ai pas besoin de vous dire quelle conclusion il faudrait tirer.” Référant au programme du parti, M.Gérin-Lajoie a dit que les liberaux prennent l'engagement de faire revivre le comité parlementaire sur la constitution, pour définir les relations du Quebec avec Ottawa.Et ces relations il les voit non plus dans la perspective revendicatrice, mais dans la perspective d'un Etat fort qui prend tout simplement sa place : “Nous, du Québec, ne sommes pas en Amérique pour revendiquer, mais pour être heureux d’y vivre.Nous sommes nés pour le même pain oue tous les peuples du monde.Notre objectif, à nous les libéraux, est de fournir au peuple du Québec les moyens pour se tailler un régime de vie tel qu'il n'ait rien à envier à aucun autre peuple.Le parti libéral présente un pro- gramme et une équipe d’hommes capables d'assurer au peuple du Québec un Etat fort qui soit le levier de comman- Voir page 6: Gérin-Lajoie et Lévetqu* VIETNAM Ky : je resterai 1 an après les élections Rusk : le général Ky a été mai interprété WASHINGTON — Le secrétaire d'Etat Dean Rusk a démenti dimanche que le général Nguyen Cao Ky.premier ministre du Sud-Vietnam, ait exprimé l'intention de rester au pouvoir au moins un an encore.Le général Ky avait dit samedi que quel que soit le résultat des élections à l'assemblée nationale prévues pour la mi-septembre, il demeurerait au pouvoir pendant au moins encore un an.Tout en se défendant de nourrir d'éventuels projets de coup d'Etat, le premier ministre, s'est affirmé décidé à lutter par tous les moyens contre une assemblée qui serait composée d'éléments communistes ou même neutralistes.Il a annoncé qu'il n'avait nullement l’intention d’être lui-même candidat.C'est au cours de la cérémonie marquant la remis* d'un aérodrome par les force* Voir page 6 ; Vietnam DEUX LE DEVOIR.MONTREAL.LUNDI.9 MAI 1966 Le président de TUnion des municipalités, M.Drapeau: “où allons-nous"?Les syndicats s’inspirent d’une fausse philosophie: celle du gain BOUCHERVILLE L* pré sident de l'Union des municipalités du Québec, M.Fernand Drapeau, a lancé samedi soir un 'appel uraent” au monde syndical.Mettez immédiatement un cran d'arrêt à vos revendications de traitement, sans quoi, l’économie du Québec courra un danger grave”, a t-jl dit M Drapeau était l'invité d'honneur a un diner de la régionale de Montréal de l’Institut des officiers municipaux de finance et d administration du Québec, à Boucherville.11 a ajouté : "C'est ê qui tirerait le plus fort gain d'un moindre effort et tant pis pour la société, où les syndiqués sont pourtant les plus nombreux.Malg-» *eut ie bien qu'elles ont pu faire, nos ceu traies ouvrières s’inspirent d'une fausse philosophie, celle du gain uniquement, au lieu de contribuer à une saine économie bien comprise dans tous ses rouages, son comportement et ses effets.I^ur attitude et leur action nous laissent croire qu'elles sont au service d'une civilisation chimérique où seuls les salaires comptent, sans égard aux véritables responsabilités des individus et des collectivités".Evoquant “la course aux augmentations rie salaires et certains motifs plus ou moins valables qui aboutissent a des grevés nombreuses".M Dra peau a fait remarquer que les effets de celles-ci pesent lour- Bertrand : le Québec peut encore sauver le Canada SUTTON — Me Jean-Jacques Bertrand, depute de Missts-quoi.s est dit convaincu, en fin de semaine que le Québec peut encore sauver le Ca nada par ses actes parlementaires et ses attitudes publique'.Me Bertrand parlait à Sutton.dans le comté de Brome en faveur du candidat de l’Union nationale dans ce comté, M.Kenneth Seal."Québec, a-t-il dit, est nécessaire à la vie du Canada Sans un Québec fort et puissant.notre pays deviendra semblable aux Etats-Unis et perdra son caractère distinctif’’.Selon M.Bertrand, un gou- cernemenl de î'Union nations le assurera le rayonnement de la culture française sans nuire à celui de la culture anglaise et sans enlever à nos concitoyens de mentalité anglaise leurs droits depuis longtemps acquis et respectés au Québec.’' “H importe, a-t-il ajouté, de régler notre problème de coex istence.L'Union nationale s'appliquera à faire jouer au Quebec le rôle que l’histoire lui a réservé et que son titre de foyer de la culture français?lui impose.C'est ainsi que Que bec contribuera à sauver le Canada si le reste du pays le veut.” APPRENEZ L'ANGLAIS CET ETE UNIVERSITE DE MONTREAL ECOLE ANGLAIS D'ETE POUR PROFESSEURS, ÉTUDIANTS ET TOUS LES ADULTES Six semaines d etude intensive 4 juillet au 12 août — cours du jour L equivalent de 2 ans en cours du soir TROIS SECTIONS: SIX NIVEAUX Vrais debutants, élémentaires, intermediaire, intermédiaire avancé, avance et très avancé PROFESSEURS ANGLOPHONES TRAVAIL EN LABORATOIRE ACTIVITÉS SOCIALES DIRIGÉES FACILITÉS DE LOGEMENT qréu Qi te’ UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL EXTENSION DE L'ENSEIGNEMENT CASE POSTALE 6128.MONTRÉAL 3 Pour renseignement!: 342-2571 Pour dépliants: 342-9398 Les mots croisés du "DEVOIR" 1 2 B 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 234567 89 10 11 12 bniBBBnHBfflJ HORIZONTALEMENT 1— Craintive 2— Caractère vrai — Artère 3— De hase 4— Coup sur 1» ne* — Mesure chinoise 5— En vol — Dans l'espace 6— Habitudes de vie — Singe 7— Mise» en ta: — Femme du fils 8— Remarquée — Symbole représentatif P—Sélection — Aiguisés I0-Haiileur de la voix — Durée sur «erre ]1—Femme d'Ulysse — Marque d'approbation 12-Lui — Célébrèrent VERTICALEMENT l__Klévation à une dignité — Grecque 8- Ota la peau —- Fatal S—Opinion trop favorable de soi-même 4— Actionna les avirons — Oiseau de basse cour — Partie d'église 5— Qui manque d'attention — Article 6— Membre d'une religion rie l'Inde — En trop 7— Diminutif —- Qui s’est tiré indemne d'un danger 8 Ane en désordre - Attaquer une ville de «outes parti »—Personnel — Volonté 10 Qui se met facilement en colère — Impersonnel 11— Sena — Dénotent une ambiance joyeuse — Note 12— Fin de participe — Négation Solution de samedi Horizontaj«m«ri?1— CARICATURES 2— AMENAGERA — ID 3— RIVALISER — CO 4 AVORTEES 5— ESSOR — SONT 6— SUINTE — MIE 7— EEF.— ANIMER 8— RESCINDER 9— RO - RUEE 10— Bt _ REIMS 11— MULE — SI 12— ASSISTE — EDEN Verticalement 1— CARREFOUR — MA 2— AMI — OBUS 3— REVASSER — ILS 4— INAVOUEES 5— CALORIES 6— AGIR — ROT 7— TEST — TAIRE 8 -UREE — ENNUIE » RARES — IDEM 10—SOMMEES 11 -SIC - NIER SE 12—DOUTER — PAIN ¦'Au contraire, ces derniers pratiquent une improvisation déconcertante et favorisent la surenchère d exigences les plus invraisemblables Les syndicate représentent un secteur important de ia population du Québec et.de ce fait, se doivent, comme tous les autres éléments de la population, de participer à l'élaboration et à l'application d une saine pensée économique au Québec.’’On obtient des avantages additionnels, mais on ne se préoccupe pas d'apporté.avec la même opiniâtreté, plus de compétence et d'ardeur au travail, voire une production accrue.Au contraire, c'est le plus fort gain pour le moindre effort ".Le président de l’UMQ a réclamé une ' trêve sociale’’ dans les termes que voici : Les gouvernants les industriels.les hommes d’affaires et le monde du travail lui-même CARRIERE DANS LA VENTE Revenu initial jusqu a $600 par moi* Compagnie canadienne d assurance-vie réputée est à la recherche d'hommes ambitieux pour une succursale en plein essor.Avantages exceptionnels d'entrainement, bénéfices marginaux généreux.Les candidats pour se qualifier devront avoir entre 23 et 40 ans.une automobile une excellente éducation, minimum d’une lie année.Les personnes choisies pourront rapidement excéder un revenu annuel de $12.000.Telephone*, pour entrevue: M.Roger-|.Vincent, à: 388 9275 §ntr* 11 hre* a.tn.et 5 hres p.m.et de éh.30 p m.i 8b.p.m.dement sur notre économie et notre société.Le président de l'UMQ a posé la question “Où allons-nous ?” et il a enchaîne "Chacun se le demande et l'inquiétude est profonde dans tous les milieux, tréme les plus influents, hormis, semble-t-il, ceux de nos leaders syndicalistes.habitués à distribuer les reproches aux autres quand ça ne va plus.” "Les ouvriers grâce a leurs syndicats ont conquis de haute lutte la reconnaissance de la dignité du tracail Je les en félicite, a enchaine M.Drapeau.Autant j'applaudis a la prise de conscience du syndicalisme et aux attitudes prises par ses dirigeants pour améliorer la vie des travailleurs, autant je suis désolé des abus actuels et d une mauvaise orientation due à une absence manifeste, chez les chefs syndicaux, d'une philosophie économique d'ensemble.U BUREÎU FEDERAL DE IA STATISTIQUE À OTTAWA DEMANDE UN CHEF DES COMPTES NATIONAUX $15.778 - $16.900 Un poste intéressant d’Economiste senior est vacant au Bureau fédéra) «le la statistique.Le titulaire devra diriger des Economistes et des Statisticiens très rompétents adonnes à la recherche et â l’élaboration des comptes nationaux.11 faut avoir le talent et le goût rie dépouiller et de traduire en term?s net* l'analyse et l'interprétation de 1» conjoncture économique.11 est essentiel de posséder une bonne connaissance théorique de l ernnomi0 pour assurer l'intégration facile des comptes nationaux et leur ronrdination avec d autres méthodes de données macrneeonomtques.Les intéressés doivent s'inscrire le plus tôt possible auprès de la COMMISSION DU SERVICE CIVIL DU CANADA.OTTAWA 4.en mentionnant le numéro de programme A6-430-2S.OPPORTUNITE DE CARRIERE A Montréal ou environs, comme représentant d'une des plus puissantes institutions financières de renommée mondiale.L'homme que nous cherchons est probablement marié.âgé de 25 à 40 ans, réussissant bien dans son emploi actuel quoique impatient de progresser plus rapidement.L'expérience dans la vente est nécessaire et ]e candidat devra posséder une intelligence supérieure, un haut degré d'initiative et de détermination Une expérience des affaires dans le domaine d'enquêtes administratives et finan cières, serait un avantage.A eet homme, nous offrons une position permanente, un revenu illimité.Pension à fi5 ans.Nous offrons l'indépendance de votre commerce personnel avec avantages d'affiliation et support d'une puissante institution financière.Nous offrons un entrainement de premier ordre, un système de rourrier direct et autres moyens éprouvés pour localiser les acheteurs et faire des ventes.Opportunités d'avancement rapide.Pour entrevue, prière de faire connaître vos qualifications par écrit à : Case 329, “Le Devoir” savent que l’influence syndita-, le est indispensable a I ambi- i lion que nourrit "la belle Pro- i vince'' Tout autant que ses interlocuteurs, le chef ouvrier i don se préoccuper des gestes qu'il pose en vue de l’équilibre économique et social du milieu où ii vit.Depuis un bon mo-1 ment déjà, le Québec et le Canada aspirent à leur maturité j et à leur indépendance Cer- ; tains éléments comme une plus ! grande industrialisation et la | conquête décisive des marchés i mondiaux, constituent des éta- j pes essentielles a notre mieux être II est impensable que les milieux ouvriers devant des im-, pératifs aussi graves se corn- ! portent avec une insouciance dont ils seront les premiers à récolter les mauvais effets.¦'J'offre aux centrales ouvrières ce sujet de méditation fortifiant et réconfortant”, a conclu M.Drapeau.CRF.ATIOfi KXCM Slvr lie* ARTISANS HL MEUBl K QIEBECOI» les artisans du meuble québécois place des artisans 5320 est.bout.Kenri-bovrasta montréol-nord — tél.:¦ 323-6160 Z- ¦ r- CARRIÈRES et PROFESSIONS ECONOMISTES OFFICE NATIONAL DE L'ENERGIE OTTAWA Plusieurs occasions de faire carrière dans le domaine de l'économie de l’énergie s’offrent aux candidats qui désirent sc perfectionner et se spécialiser en études techno-économiques.TRAITEMENTS de 58.135 - $9.300 selon la compétence, ce qui comprend un diplôme universitaire en sciences économiques.en commerce ou dans une discipline connexe, et plusieurs ahnées d'expérience connexe.Pour obtenir tout renseignement supplémentaire au sujet de ce?postes ou d'autres postes, de même que des formules de demande, veuillez ecnrbu*wv »on» Dur«no - M; >4?A moins aun mois des élections, les jeux ne sont pas encore faits La tournée-tornade de Jean Lesage Le parti libéral s'engage dans une stimule I optimisme des libéraux campagne déjà parsemée d'embûches! De notre envoyé special, Cilles LESAGE TROIS-RIVIERES — Am moment ou le chef de l’Union nationale, M.Daniel Johnson, entreprend sa campagne électorale.il est intéressant de jeter un coup d’oeil sur le “new look” de celle du chef du parti libéral qui.lui.achève sa première ronde de la province, à un rythme endia blé M.Jean Lesage et ses stra tèges ont développé une savante technique d'approche des citoyens, mélange de contacts ‘ personnels".de visites-eiair, de "whistle stops", comme on dit ( he., nos voisins.On pourrait d’ailleurs emprunter plusieurs termes chez les Ame ricatns pour qualifier cette campagne à la moderne La caravane du premier ministre vole ou survole la province à la manière d'une tornade.se jetant subitement sur un comté pour le passer au peigne fin et le ratisser : il s’agit, dans le minimum de temps possible — la province est vaste comme un continent — de serrer la main du plus g tond nombre de gens et de visiter une multitude d immeubles ou d’installations ca ractcristiqu.es du nouveau Quebec.Ce qui ne doit pas laisser grand temps pour les discours dits électoraux ?Détrompez vous, Samedi, par ex ample, M Jean Lesage a harangue les citoyens de trois comtes durant au moins quatre heures.Et M.Buna Arse vault, pour sa part, calculait, jeudi, que son chef avait serré la main de près de 2.000 citoyens du comté de Matapé-dm Un administrateur pressé V.Lesage est un administrateur, et c'est a ce titre qu'il soumet son ‘ bilan" à ses coin mettants.Ainsi, dit il souvent.nous vous avions pro-mis.en 1960, l'assurance ko s pitalisatton, et ce fut fait ; en 1962.nous vous avons de mandé le mandat de faire la nationalisation de l’électricité h un coût approximatif de $600 millions, et nous lavons fait.Ft maintenant, voici ce : .PROPRIETE A VENDRE A IANORAIE Sur 1» fleuve maison rte B pièces, nouvellement décorées, entièrement meublées, «rand living, foyer naturel, (out fini pin noueux, terrain 30.000 pieds, arbres magnifi pues.3 garages.1 remise 528.000 à discuter Propriétaire.Pas d'agent, 254 8041 Soir : 254 8987 que nous avons Twtentwn de jaire.et nous tiendrons parole.car nous ne vous avons jamais menti.Ce b’ian comporte ses “réserves”.notamment au sujet de l’éducation et de l'agriculture En ce qui concerne l’éducation.M.Lesage a beau jeu pour évoquer les progrès fantastiques et indéniables qui ont été accomplis, mais qm coûtent extrêmement cher.Sans le dire exprès te-ment, il se rappelle et on lut rappelle, sa fameuse promes se de I960 nous ferons la gratuité de l’éducation à tous les niveaux, sans aucune augmentation de taxes.Apres avoir dit que le secteur de l’éducation est encore au premier plan des priorités et des investissements.Af Lesage admet avec franchise : il g a eu des taxes plus lourdes, mais ü le fallait.Nous n'a viens pas le choix.“Et si je suis pécheur, je suis un pc cheur impénitent, parce que les besoins sont encore immenses et il faut aller encore plus loin .Le coup porte juste L’administrateur ei minis ire des finances qu’est le chef du gouvernement est prcoccu pe par les besoins de fonds, par les sources de revenus II sait que les revenus de la province sont insuffisants pour assurer un flot de dollars d'investissement Realisme et .folie Il faut récupérer d’Ottaua “le maximum possible”, il faut egalement protéger efficacement les marchés “d’exportation” du Québec dans les autres provinces; il faut enfin assurer la oa’x industrielle qui rassure les industriels et financiers.les investisseurs américains et européens Et ces chiffres et dossiers m mains que M Lesage, homme réaliste et pratique, comme il aime o se qualifier lui-même, contrairement à ceux qu'il appelle les dogmatiques et le-rêveurs irréalistes, proclame partout la “folie” économique de l’independance qui serait au surplus une “lâcheté” à l’égard de nos frères mmoritai- L’EAU DÉGOUTTE ?Faites installer les GOUTTIERES “PRIMEAU” GALVANISE • ALUMIN’t'A! 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D'autre part, lance M.Lesage.voulez-vous retourner à l'ancien état de choses d'avant i960, alors que toutes les li bertés étaient brimées et étouffées?Nous avons ouvert toutes grandes les portes et fenêtres à la liberté.yuan: au reste, la “dure lutte ” prévue il y a trois se niâmes u’existe selon le chef libéral que dans l'esprit de quelques journalistes sûrement pernicieux et en mal de copie.Ainsi du rapport Parent.Il excite certains esprits'’ Mais a-t-on idée de soulever ainsi une tempête autour de lourds documents que l'administrateur en chef n'a pas encore reçus?II convient d’autre part de souligner que le premier ministre, (que sa femme accompagne partout) éprouvé un plaisir reel et non dissimule à rencontrer ses commettants et à leur dire simplement: voici ce que nous avons fan: voici ce que nous avons l’inten bon rie faire Tout le reste es' bavardaqe e< poignées de main.Non plus la "politique de grandeur", mais le réalisme de reliv qm a “les dossiers en main”.Ainsi, le scrutin du S junt prend-il la forme d’un plébiscite.C’est oui ou c'est non.Grand Intendant Le grand intendant ne doute pas que ce soit oui.Rien en tout cas ne laisse croire qu'il modifiera sa ligne de rotidui-te d'ici le nuns prochain.Rica d'autres aspects de cet le campagne électorale non relie maniéré seraient à re/e ver Ainsi du seneux avec le quel les auditoires viennent crouler le chef libéral.Ainsi de la présence en force des femmes.Ainsi de ta disparition de ces “claques organisées" qui transformaient les ralliements en cirques ou en foire d'empoigne Ainsi du rfl-le bienfaisant de la nouvelle loi électorale et de la limitation des dépenses qu’elle implique Nous aurons peut-être l'occasion d'y revenir.A moins, bien sur, que la tornade n'accélère encore plus son rythme déjà endiablé et ne permette plus que l’envoi de courts messages chiffres .par Jean-V.DUFRESNE La campagne électorale est bien engager, mais les jeux ne sont pas faits, loin de la.et l'enthousiasme rie quelques-uns qui prédisaient un balayage.et même la disparition prochaine de l’Union na tionale.fait place aujourd'hui à un réalisme beaucoup plus sain.Il est évidemment trop tôt pour s'aventurer dans les prédictions classiques.Le résultat du scrutin dépendra dans une bonne mesure de l’image que .M Jean Lesage réussira à donner de lui même et de son parti au cours des prochaines semaines Il ne fait aucun doute que le premier ministre s'est ap puyé sur des données scientifiquement établies avant de choisir la date des élections.Fin mars, un relevé accordait au parti liberal environ Bourassa : les municipalités vont percevoir davantage Candidat libéral dans le comté de Brossard, M Robert Bourassa, ancien secrétaire et directeur des recherches de la commission Belanger, sur la fiscalité, a rappelé samedi à l'université de Montréal que les recommandations mises en vigueur jusqu'à ce jour par le gouvernement ont procuré plusieurs dizaines de millions additionnels aux municipalité» du Québec.Celles-ci nnt touché environ $59 millions en 1963 64 au titre de la taxe de vente, cependant qu'elles devraient en recueillir quelque $107 millions au cours de l'exercice actuel.M.Bourassa a souligné notamment l’avantage de doter le Québec d'un régime d’évaluation foncière uniforme qui.dit-il, va favoriser davantage les petits et moyens propriétaires.Le candidat s’est arrêté sur les problèmes de fiscalité scolaire en rappelant qu’une dé claration récente du ministre de l'éducation annonçant la fin de la hausse de l'impôt foncier scolaire une fois les taux normalisés rejoint l'une des propositions d* la commission.Une femme au conseil de la cité d'Oufremonl! C'est aujourd'hui q il t les électeurs-propriétaires du quartier ouest d’Outremont vont aux urnes.Trois candidat» sollicitent un mandat à l'hôtel de ville : Mme Marie L Chevalier (notre photo), M Jean-Paul Noiseux et M Gérard Charbonneau Spécialiste en matière de loisirs et de récréation.Mme Chevalier a beaucoup insisté au cours de sa campagne sur la nécessité de donner suite au projet de construction d'un centre culturel et récréatif à Ou-tremont Les deux autres candidats n’ont pas paru y attacher la même importance, estimant que.de toute façon, les contribuables d’Outremont seront bientôt appelés à se prononcer par référendum sur le règlement d'emprunt que nécessite le projet.On dé nombre à Outremont 44 pour cent de femmes sur les liste» d'électeurs-propriétaires, proportion qui s'applique approximativement au quartier ouest Aussi, les chances de Mme Chevalier semblent-elles excellentes.Québec et Ottawa contribuent à un projet ARDA sur la rive sud, entre Montmagny et Matane 30 pe des suffrages, contre 14 p.c a l'Union nationale.6 ou 7 pc au Ralliement national.a peine plus de 2 p.c.au Rassemblement pour l'indépendance, cependant qu'on estimait le vote résiduaire a quelque 8 p c.L'indécision ou l'indifférence hostile expliquent un pourcentage aussi peu élève : en effet, sur 6.000 personnes in terrogées par un groupe de recherches montréalais, près de 2.000.environ 35 p.c., ont refusé de faire connaître leur préférence.Il convient de signaler que le sondage fui effectué a\anl l'annonce des élections, et l'on peut supposer que la proper tion des indécis a diminué dans les jours qui suivirent la dissolution du Parlement.Il reste que ce pourcentage est très substantiel et l'on peut en conclure, dès lors, qu'une bonne partie de l'électorat n'était pas disposée à appuyer l’un ou l’autre des partis sur la seule foi de leurs réalisations passées.Un climat d'instabilité I-es élections, également, surviennent dans un climat d’instabilité sociale et politique.Sur le plan social, on na qu'à évoquer la quasi grève de la fonction publique, le conflit des professeurs de l'Etat du Quebec, l'hostilité engendree par le congédiement de l'agent Arthur Vachon de la PP.et la hâte passionnée du gouvernement à régler quelques-uns de ces problèmes.Sur le plan politique, la présence de six partis est significative.Une telle multiplicité de formations traduit un état j de nervosité idéologique, cependant que ta similitude des ; programmes politiques chez i les deux grands partis, et la confusion chez le» autres, n'ont rien de rassurant pour l'électorat.On peut ajouter à ce petit tour d'horizon l'impondérable du “jeune vote ” Près de 700.j 000 citoyen» de 18 à 24 an» vont voter pour la première 1 foie.La sondage n accorde que 2.5 p c.au Rassemblement pour l'indépendance nationale, mail qui peut prédire avec certitude | que cette proportion ne aéra ; pas beaucoup plus élevée le i soir du 5 juin, si l'on songe aux nombreux mécontents qu'il pourrait rallier, outre le» indépendantiste» eux-mèmes ?1! en est rie même du pourcentage accordé au Ralliement national.Est-il si sûr que l’Union nationale seule se trouvera désavantagée par l'aventure créditiste ?Les impondérables, on le voit, sont nombreux Le parti liberal, naturellement, a pour lui l'avantage du pouvoir.Un membre influent du parti nous rappelait ces jour» derniers : “Un parti au pouvoir n'est jamais battu que par lui-même." La formule a du bon et elle exige assurément que le parti libéral s'il ne veut pas succomber, affiche dans le climat d’instabilité que nous connaissons aujourd'hui, l'assu-| rance la plus résolue ; non pas l'arrogance, mais la certitude îl devra être constamment à ; l'offensive, et ne jamais se re- ! plier sur des position» qui permettraient à l'électorat de pen- j ASSURANCE AUTOMOBILE l.M.DESUETS Montréal 861 5395 St Hilatra 467 5636 QUEBEC (Le D) — Québec et Ottawa contribueront à parts égalés, pour un montant de $277,000 à un programme de restauration forestière dans les comtés de la rive sud du fleuve Saint-Laurent, allant de Montmagny jusqu'à Matane et incluant Matapedia, Bonaven-ture et Gaspé-Sud L'administration ARDA-Qué-bec fournira donc $138,500 en vue de la réalisation de ce projet mis de l’avant par le ministère des terre.» et forêts du Québec.Le projet consiste à exéeu 1er, sur une étendue d'envi ron 10.000 acres, des travaux de coupes d'éclairgies, de nettoiement et quelquefois de récupération, afin d'améliorer la qualité et le rendement des peuplements forestiers.Le comité permanent d'aménagement des ressources, on recommandant au gouvernement du Québec d’accepter eul général de Guulle une politique dite isolationniste et antiaméricaine et on spéculait même sur sa disparition pour renouer avec un gouvernement français "raisonnable".La aussi, t! a fallu déchanter : les divers sondages d’opinion publique ont démontré que dans cette affaire, le chef de l’Etat français avait avec lui la majorité du pays, tandis que le scrutin de la mi-avril au Palais-Bourbon consacrait la politique de l'Elysée envers l’O.T.A.X.1! devient illusoire de penser que.de Gaulle parti, la France rentrerait docilement dans l’O.T.A.X.a moins que celle-ci ne »e transforme dans le sens souhaité par Paris.Au cours du débat de la mi-avril a l’Assemblée nationale française.M Couve de Murville rappelait que le problème actuel de l’O.T.A.X.est d'abord politique et non i>as militaire, ("est sans doute pour cela que Washington a jusqu’ici réagi aussi vivement, tout en avançant constamment des arguments d’ordre militaire dont la portée vient d’ètre contestée par le général Xorstad.Celui-ci, apres plusieurs autres chefs militaires, a déclaré que le retrait de la France entrainerait pour l'Organisation pendant quelque temps, des difficultés et des ennuis mais aucune conséquence véritablement sérieuse a long terme, d’autant qu’entre l’Organisation et la France — toujours membre de l’Alliance — des accords seraient aisément conclus dans un climat plus serein.On a aisément deviné a Washington qu'une page allait être tournée, celle du protectorat compréhensible mais désormais anachronique que les l'.S.A.exerçaient sur l'Europe occidentale depuis la fin de la dernière guerre: on y a compris qu'une nouvelle conception des rapports Europe-Amérique prévaudrait désormais dan-tou» les domaines.le militaire y compris.• Si les Etats-l ms n’étaient pas aux prises avec la guerre du Vietnam, leur reaction a l'initiative française aurait peut-être été différente.Rendus irritables par l'échec de leur action en Asie du sud-est et d'autant plus sensible-aux critiques de cette action qu’ils ie-savent généralement fondées, plus que jamais désireux de l’appui total de leurs alliés, ils ont considère comme une s,,rte de lâchage sinon de trahison le geste fait par Paris en ce moment.Mais inversement pour la France.rengagement grandissant de» L'.S.A au Vietnam et leur effort incessant pour y associer leurs alliés ajoutaient un caractère d’urgence à son retrait de l’O.T.A.X.Il s'agissait pour elle non seulement de quitter une Organisation militaire qu'elle considérait comme incompatible a la fois avec le nouvel état de choses en Kurope et les exigences île -a souveraineté mais encore de *e dissocier clairement d’une politique dont malgré elle elle assumait les risques et qu elle semblait cautionner, en restant membre de l’O.T.A.X.• Oii peut heureusement noserver depuis quelques jours, aux Etats-Lnis.un changement ne ton a la fois dans les milieux officiels et dans une partie île la presse.Peu a peu, l'irritation et l'a mertume paraissent devoir faire place à un souci de réalisme.Il semble maintenant que les Américain.-, accepteront que l’évacuation de leurs troupes et la fermeture de leurs bases en France soit achevée pour le 1er juillet 1967 et consentiront.d’autre part, au maintien a Paris des quartiers généraux politiques de 1 Alliance Atlantique.Beaucoup de heurts peuvent encore se produire mais la volonté d’aboutir a un accord qui préserve l'essentiel devrait permettre de les surmonter.Il reste que l'initiative de Paris a déjà transformé les conditions de fonctionnement et le climat de l’O.T.A.X.: a France partie, l'unanimité des quatorze révélera tôt ses limites.11 reste aussi, et c'est finalement le plus important, que I action de l’Elysée peut hâter le rapprochement Est-Ouest en Europe et ouvrir de nouvelles perspective* a une détente réelle, ainsi que l’écrivait la semaine dernière Walter Lipmann.dans Xrirxireek.Jean-Marc LEGER Maniérés diverses de presenter le message chrétien aux hommes d’aujourd'hui Les circonstances ont voulu que je vienne en contact.au cours de la fin de semaine, avec deux façons fort différentes, pour ne pas dire opposées, de presenter au peuple le message chrétien.I,e eontrasie est tellement vit tellement précis que Févo cation de ces deux experien ces aidera sans doute le lectern moyen a se représenter un peu mieux ce qu'on entend par renouvellement necessai re de la pédagogie chrétien ne Un très beau texte du P.(ean-Paul Audct J entendis parler pour la première (ois du P .lean-Paul Audet.dominicain, alors que je Fréquentais les .jésuites a Rome ! Déjà.11 y a plusieurs années, ce Canadien à peu près inconnu dans son pays d'origine passait en Kurope pour être l'un des maîtres de la science ecclésiastique con temporalité.Au canada, l'in fluence du P.Vudet < est beaucoup fait sentir aupre-des membres plus jeunes d* l'ordre de saint Dominique La plupart des jeunes domi meaina nue le connais consi dèrent le P Audet comme un maître qui a protondémeul marqué leur engagement Bien que j'aie su cela de puis longtemps, je ne connais pas personnellement le P Au drl et ce n'est que samedi qu'il m'a été donné d'entrer m contact avec sa pensée.Dans l'excellent numéro que la revue “Communauté chrétienne consacre ce mois-ci.au theme “Les adultes devant la foi", j ai couru tout de sui te.par une sorte d’instinct de récupération, au texte sur' l.a loi et la conquête de la liberté chrétienne" qui porte la si gnature du père l e texte fut présenté l'hiver dernier en conférence, a un auditoire de Montreal et fut résume quel ques jours plus tard, par Jean Krancoeur à l'intention de» lecteurs du “Devoir”.Mais je n'étais pas présent a la confé rence et même le résumé le mieux fail vous laisse toujours un peu sur votre faim J'ai donc lu tout d'un trait, samedi, le texte complet du P \udet.Je suis sorti de cet le lecture anime de la meme teneur que lorsque, jeune militant d'Aetinn catholique ie prenais contact il y a quinze an- avec les oeuvres de Karl Vdam.Moemer .Newman or Lübac, Cougar.Courtney Mur ra.v el Guardini, Dans ce texte écrit par un Canadien.i ai trouvé une limpidité une transparence auxquelles n ai teignent, après beaucoup de recherches spécialisées, que le« maitres authentiques Nous aurons toujours ten dance, écrit en sum me le P.Audet.a réduire le message de l’Ecriture a un recueil de commandements, a une »ene de préceptes, a une loi.L'K criture prescril certes bien ries chose- mais elle est bien plus qu'un code de lois.Klle est d'abord le récit vivant de l’histoire d'un peuple mystè rieux.le récit d une histoire marquee de hauts et de bas.d experiences les plus diverses || est naturel que, dans sa condition d'etre incertain et inquiet.11111111110' -oit en clin à chercher surtout dans l'Ecriture des des qui lui ouvrent la porte du bonheur, des recette» capables d’assurer le "succès" de son exis tence.Mais ce n'est plus alors Dieu qui semparc de l'hoin-mr el l'clcve a -qji indicible dignité spirituelle c ost plu tôt l’homme qui lui! de l'iu vitation divine -a chose et réduit le christianisme a une anthropologie moralisante L'Ecriture, pour le P Vu del.c’esl surtout révocation inspirée d'un grandiose “pro jet" social.Dieu a voulu as socier les hommes a un hn nii'i),e projet celui de l'édification d'un peuple spirituel Yvon Dupuis: je serai la conscience de jean Lesage! La conférence des universités de langue française a réuni 250 représentants de 54 universités situées sur 4 continents par Bertrand GIROD DE LAIN L » deuxiem* conference triennale de l'Association das universités entièrement ou partiellement de langue française s'est deroolee à Liège du 18 au 23 avril.Deux the mes majeurs > furent abor des: le mission permanente et les tâches nouvelles de l'uni-versite: ta valorisation de la langue française scientifique et technique.Environ 250 représentants des 54 universités membres ent participe a cette cpnferenee; la délégation ca nadienna • française était particulièrement nombreuse et representative.On sait d'ailleurs que c'est sur l'initiative d'universitaires trance cana diens que l'A.U.P.E.L.F (dont le siege se trouve a l'Univer-tite de Montreal I était creea an teptembra 1H1.L"fst a prupo* de ,a place du français dan» le?revue?et colloque» scientifique* queu rem lieu le?debate le* plu?passionné.» Rapponeui de ce sujet lo recteur de L academie de Nancy M Paul lin be, fit remarquer "On otiuset generalei^eit que i-a où tan ouvrage (fonçais se tire a 1.000 ou 2.000 e.reinpta< res.un ouvrage anglo-foxon .-e tire a 5.000 ou 6 000.et qui purim lo vingtaine Je period’ gue$ scientijufues de langue française qui comptent, trois seulement figurent dans le groupe de tète des rerues' le plus fréquemment ntees.Le-effets de cette situation de hase s additionnent en boule Je neige !a loi de la science moderne étant la commun' ration des résultats, le- sc an” publient dr preference dans la langue qui leur garan fit /’audience la pins rapide et la plus étendue.Les franco-phones eicr-mémes en arrivent, dans certaines disciplines, a abandonner le français' dans leurs publication ¦ ou leurs communications taut la Ore ¦vO': -ocio/upique e ' forte r faveur de "anglais." X a-t-il Sa un phenomene : icvcrsible de concentration linguistique V Un pourrait se contenter de cette explication si.en accord avec sa diffusion, la langue française occupait, dans le domaine scientifique, la seconde place derrière l'an g!ai, Viais.prenant l'exem pic de la chimie VI Guerillot professeur a ta faculté des sciences de Rennes cite la proportion de.* article?pu bhé» 45 "r dans le?revue?de langue anglaise 15* , pour le?russe.?lOri pour le?aile mande* e' 5r, seulement pour le» française» qui am vent a égalité avec le?revue* japonaise» Examinant ensuite a pro portion de* article» cite?, se Ion îa langue de leur revue d origine M Guerillot montre que les publication» alleman de?*e classent “brillante» se ronde alors que l'allemand est unirersellement > oins cou: pns que le français Cette supériorité estime t il, reside dans le support de l'information, c'est-à-dire dans la réalisation, le sérieux la présentation, 'efficacité des renies allemandes ' Plusieurs orateurs dénoncé rent “l’esprit de chapelle’' re gnant dans de nombreuse?revue» scientifiques françai »es “Il faut s'elecer.déclara M bournia, professeur a !» faculté de médecine de Ren nés.looi'e e trop grand pu' ticularusme des uiiirersite » qui renient avoir leur propre publication, contre la prolife ration ehontee des pubîico tionv ûédicales où ou inséré n importe quoi pour les remplir " La conference fit a ce pro fins des recommandation» tn te:casantes dont voici les pnn cipales • Produire aussi rap one possible des manuels, ou orages de reference et dictionnaire- du français de science- el des techniques • \ - e -nie- -o de-nités de lecture des reçue-scientihqiies sur ta nécessite de contrôler rigoureusement et tinpartialenent la râleur des communications ou art des qu- leur sont proposes p 'ôt que is set •émettre an» titres des personnes qi.es leur rrau-i eltent • f'-i”e en sor'e que es se nce* et a sociatioii* qui (h fixent les publications mentit: ques et techniques de langue •rançaise accueillent et diffi hcrtc de preference nu roi-'uiaudemem et suc la ci en tio-i île pielcreuce n lo mi, u i .sion.Cé q-ir non- uttei do- c'e-t une morale-letaiu qtli en son temp.- pourra ce-ir- ren pince r acre profil la Le temps de l'ouverture ou de l'angoisse morbide ?Plein de l'atmosphère de ce texte, je me disposais a en-lendre avec une docilité active a la messe dominicale, l'homélie qu'un venait dan noncer sur "l'Oeuf re des vocations" J'essayai* de me re présenter ce que le predica leur venu spécialement pour la circonstance pourrait nie dire sur le role exaltant du sacerdoce dans ce?temps nou veaux qui nous sont donne?pour la conquête d’une authen tique libcrlc spirituelle Je me nourrissais d illu sion*.Piqué par je ne sais quelle mouche le prédicateur oublia presque de nous par 1er de son sujet Ou plus ex «clement, il sen -ouvint tout juste a la fin.le temps de nous rappeler qu'il y aurait, après la messe, ‘quête, spécia le a la porte de IVglisc Le reste du sermon fut con sacré a une dénonciation ua-sionnoc et maladroite des ion dances nouvelle» qui se font jour dans le domaine de l e duration Le prédicateur au rail voulu discréditer la coin mission Parent qu'il ne s'y fùl poinl pris' autrement h'on homélie
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