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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 14 décembre 1977
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1977-12-14, Collections de BAnQ.

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Vol.LXIX - No 288 Neige intermittente, pluie verglaçante.Maximum 0.Montréal, mercredi 14 décembre 1977 pour les I A VOTRE PORTÉE EN PHARMACIE PRODUITS RfiTURISTES l LA MEILLEURE QUALITÉ AU QUÉBEC J Saint Jean de la Croix 25 CENTS O’Neill réclame le contrôle absolu sur les communications par Jean-Claude Picard QUÉBEC — Sans se départir un instant du sérieux qui sied à toute grande manoeuvre politique, le ministre québécois des Communications, M.Louis O’Neill, vient de proposer au gouvernement fédéral un “arrangement administratif’’ qui reconnaît à Ottawa une compétence constitutionnelle en matière de communications mais qui en confie l’exercice tout entier à Québec.Un exercice, de suggérer le ministre québécois, qui va d’ailleur bien au-delà du seul secteur de la câblodistribution et qui englobe tout le champ des communications, incluant un pouvoir de contrôle et de réglementation sur Bell Canada et un droit de regard sur les activités en terre québécoise de la Société Radio-Canada! Cette proposition, qui est contenue dans une lettre envoyée lundi par M.O’Neill à son homologue fédéral, Mme Jeanne Sauvé, et qui a été déposée hier à l’Assemblée nationale, constitue en fait la contre-offensive québécoise au récent jugement de la Cour suprême du Canada accordant pleine juridiction au gouvernement fédéral en matière de câblodistribution et déboutant ainsi toutes les prétentions québécoises en ce domaine.Cette contre-offensive, qui prend la forme d’un protocole d’entente que M.O’Neill qualifie, non sans ironie, “de point de départ en vue de négociations fructueuses’, fait suite à ce qu'avaient mutuellement souhaité les premiers ministre Trudeau et Lévesque, lors de leur rencontre du début du mois, soit qu’intervienne en cette matière un “arrangement administratif” qui tienne heu d’ententes temporaires en attendant une entente politique plus globale.“La rédaction de ce protocole, d’exph-quer M.O’Neill dans sa lettre d’introduction à Mme Jeanne Sauvé, s’inspire en fait d’une démarche de compromis qui, tout en laissant sauf le droit que les juges de la Cour suprême ont attribué à votre gouvernement, fait place à un exercice concret de responsabilité de la part du gouvernement québécois dans un secteur intimement relié au développement culturel et à la vie quotidienne de notre peuple.” Le ministre fait de plus valoir que le jugement de la Cour suprême “laisse en suspens plusieurs problèmes concrets, risque de paralyser en partie le fonctionnement de la Régie des services pubhcs et sème l’inquiétude et l’incertitude chez les câblodistributeurs”, dont l’activité est reconnue par les lois québécoises.Pour toutes ces raisons, M.O’Neill propose à Mme Sauvé la signature d’une entente qui reconnaît au gouvernement fédéral un droit constitutionnel en matière de communications mais qui en confie concrètement l’exercice au seul gouvernement québécois.Ce projet d'entente tient en six points: • Le gouvernement dp Canada confie au gouvernement du Québec le pouvoir de contrôle, de surveillance et de réglementation sur toutes les entreprises de câblodistribution opérant en territoire québécois; • le gouvernement du Canada confie au gouvernement du Québec le pouvoir de contrôle, de surveillance et de réglementation sur les activités québécoises de la compagnie Bell Canada, conformément au pouvoir de réglementation qu’exerce déjà le gouvernement du Québec sur toutes les autres entreprises publiques de téléphone opérant sur le territoire québécois; • le gouvernement du Canada confie au gouvernement du Québec le pouvoir d’attribuer les permis de radio et de télévision, le pouvoir de réglementation de la programmation en matière de radiotélé-diffusion, le pouvoir de surveillance et de Voir page 6: Contrôle _ au sommaire ¦ Le contrat ratifié est remis en cause à l’OSM — page 3 ¦ Le ministre peut-il être ignorant?un éditorial de Claude Ryan ¦ Pierre Péladeau runne le show: un billet de Michel Roy ¦ Le privilège de l’intégrité journalistique: un bloc-notes de J.-C.Leclerc — page 4 ¦ Québec aura une priorité "carrément” économique ¦ La dévaluation du dollar fait grimper l’inflation à 9.1% — page 31 t Lors d’une visite-surprise à Carter Begin présentera un plan de paix israélo-égyptien WASHINGTON (d’après AFP et Reuter) — Le premier ministre israélien Me-nahem Begin arrive aujourd’hui aux États-Unis pour une visite-surprise au président Carter, alors qu’au Caire s’ouvre la conférence convoquée par le président égyptien Anouar Sadate.M.Menanem Begin sera porteur d’un projet de traité de paix avec l’Égypte qu’il entend présenter tout d’abord au président Carter, apprend-on de bonne source.Dans l’esprit des Israéliens, ce projet de traité de paix israélo-égyptien pourrait servir de modèle à d’autres traités similaires entre l’État israélien et ses voisins, ajoute-t-on de même source.Le président Sadate, croit-on également savoir, a approuvé le projet de visite à Washington du premier ministre israéüen.C est à la reouête du premier ministre israélien, que le président Carter a accepté de s'entretenir vendredi avec M.Begin, a annoncé le porte-parole de la Maison-Blanche, M.Jody Powell.M.Carter, qui d’ici là aura reçu le rapport du secrétaire d’État Cyrus Vance sur ses actuels entretiens au Proche-Orient, “aura avec M.Begin un échange de vue sur les meilleurs moyens de continuer à progresser vers un accord de paix équi- table et permanent entre Israël et ses voisins arabes”, souligne un communiqué diffusé par la Maison-Blanche.L’ambassade d’Israël à Washington précise que M.Begin, arrivera aujourd’hui à New York venant de Jérusalem et gagnera la capitale américaine demain.Il ne rencontrera le président Carter que vendredi mais l’ambassade d’Israël n’a pas précisé quel sera son emploi du temps demain.M.Begin pourrait également donner une conférence de presse vendredi après-midi après ses entretiens à la Maison-Blanche.Il repartira au cours du week-end prochain.C’est le chef du gouvernement israéüen qui a fait part, lors du week-end dernier, à M.Vance de son désir de s’entretenir très prochainement avec le président américain, précise-t-on de bonne source à la Maison-Blanche.M.Carter a estimé que ce serait, en effet, un moment propice pour une telle rencontre et une invitation a été transmise à Jerusalem dimanche dernier, indique-t-on de même source.De source proche de l’administration, on relève que cette visite-surprise de M.Begin à Washington ne doit pas être interprétée comme une indication de crise Le sous-secrétaire d’État américain Alfred Atherton et son épouse (au centre) arrivent au Caire où le diplomate vient assister aux pourparlers de paix israélo-égyptiens.Les délégués israéliens avaient précédé de peu les représentants des USA et de l’ONU.(Téléphoto AP) La francisation des entreprises Il faut rétablir l’équilibre du pouvoir par Michel Vaste) Un plein amphithéâtre d'hommes d’affaires et de conseillers en francisation, à l’École des Hautes Études Commerciales, a convenu hier que la loi 101 “vise fondamentalement à rétablir l’équilibre du M.Aimé Gagné pouvoir entre les francophones et les autres membres de la collectivité, à aider les Québécois à effectuer le passage de groupe minoritaire à groupe majoritaire”.L’un de ceux qui a le plus simplement traduit l’importance des objectifs de la loi 101 est un ancien membre de la Commission Gendron, M.Aimé Gagné, aujourd’hui cadre supérieur à l’Alcan: “Si, dans les entreprises, il ne devait pas y avoir plus de francophones, la loi 101 devrait etre changée pour une autre dans quelques années".Aucun des panéüstes de ce colloque sur la francisation des entreprises, organisé par les HEC, ne s’y est trompé: ils ont tous fait référence aux expériences, connues ailleurs, des “bills of equal rights Au delà de la lettre de la loi 101, mais dans son esprit, les politiques de francisation n’existeront donc que dans la mesure où la présence francophone dans l’entreprise s’accentuera.Même le président de l’Office de la langue française, M.Jean-Raymond Gosse-un, qui effectuait hier sa première sortie officielle a clairement fait référence à l ’ Equal Rights Amendment” pour mieux faire comprendre combien la Charte de la langue française veut garantir à tous des chances égales d’accession aux postes supérieurs de l’entreprise.Un autre panehste, d’origine américaine et professeur invité aux HEC, M.Roger Putzel, a insisté sur la nécessité pour les dirigeants des compagnies d e xercer un ''leadership positif et actif" dans le processus de francisation.Plus qu’une question de "stratégie ' les changements voulus par les auteurs de la loi 101 proviendront d’un changement d’atti- tude.“La loi ne fait que donner des directions générales à suivre, mais il appartient au management de faire vivre réellement l’esprit de la loi dans l’entreprise”, a commenté M.Putzel.Il n’est pas étonnant que le principal conférencier, spéciahste du comportement dans l’entreprise, M.Jean-Marie Toulouse, ait placé au premier rang des stratégies à adopter par l’entreprise face à la loi 101, l’énoncé, "clair, precis et sans ambiguité", de son acceptation.Le directeur de la recherche de l'école des HEC évalue à huit les étapes à franchir avant d’être complètement dans le bain de ce véritable processus de chan-ement qu'implique la loi 101.D’emblée, Toulouse précise que la très grande S majorité des entreprises en sont encore a la première étape, au mieux à la deuxième ou à la troisième!.• La première étape, qui consiste pour l’entreprise à énoncer clairement qu elle accepte la lettre et l'esprit de la loi, impli-ue également qu elle se dise consciente es inconvénients qu’elle peut représen-Voir page 6: Francisation ou de l'imminence d’une percée dans les négociations au Proche-Orient.Il s’agit plutôt, insiste-t-on, d'un nouveau pas positif accompli dans le contexte d’un long et régulier processus devant conduire à la paix.Ces entretiens à la Maison-Blanche entre MM.Carter et Begin interviendront deux jours après le début de la conférence du Caire qui réunit face à face Israéliens et Egyptiens avec la participation des Etats-Unis et d'un représentant de TONU.Cependant, réunis hier à l’ombre des pyramides, les représentants égyptiens et israéliens se sont trouvés en désaccord sur la manière de décrire les Palestiniens censés occuper un siège vacant à la conférence du Caire.De source informée, on dit qu’un débat animé s’est engagé sur la question de savoir si la plaque désignant ce siège vide doit porter le nom de "Palestine” ou d’“Organisation de libération de la Palestine".Les deux parties sont finalement convenues de ne pas poser de plaque à la réunion d'aujourd’hui, et de trouver une solution à ce problème au cours de réunions ultérieures en coulisses.Israël s’est de tout temps refusé à négocier avec l'OLP, une des cinq parties qui ont décliné l’invitation du president Sadate à participer aux travaux du Caire.De même source, on souügne que le fait qu’Israël et l’Egypte se sont laissé aller à une controverse sur le nom a donner a une délégation absente reflète la complexité de la conférence du Caire.On fait remarquer que l’OLP y avait été invitée nomement par l'Egypte, et que tout recul sur ce point déclencherait de nouvelles critiques parmi les adversaires arabes de la politique égyptienne au Proche-Orient.On peut penser que la chaise vide de l’OLP pourrait tout simplement recevoir l’étiquette “délégation palestinienne" et non "Palestine".Mais le président Sadate ne pourrait pas se-prévaloir d'une mention de l'OLP pour démontrer à ses adver-Voir page 6: Begin La demande de sursis en appel Fox limite sa requête à la GRC par Alain Duhamel La requête du solliciteur général du Canada auprès de la Cour d appel en vue d'obtenir l'émission d'une ordonnance de sursis n’empécherait pas le commissaire Jean Keable de poursuivre son enquête pour autant qu elle se borne aux pohciers de la province et des municipalités.En effet, les procureurs du solliciteur général du Canada, MM Michel Robert et Réjean Paul, ont demandé dans leur requête pour l'émission d'une ordonnance de sursis de soustraire à l'examen de la Commission d'enquête sur des opérations policières en territoire québécois seulement les documents émanant de la Gendarmerie royale du Canada et d'interdire uniquement l'interrogatoire des membres, anciens ou actuels, de la GRC et de la fonction publique fédérale.Dans ses tentatives précédentes auprès de la Cour supérieure toutes infructueuses le solliciteur général du Canada visait le mandat du commissaire Jean Keable dans son entier, même dans les aspects touchant les policiers provinciaux et municipaux assujettis à I autorité ultime du ministre de la Justice du Québec."La balance des inconvénients est nettement en faveur des requérants en ce sens que l'intimé (le commissaire Jean Keable) peut poursuivre son enquête sur le comportement des membres de la Sûreté du Québec et du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal en attendant la décision de la Cour d'appel” "De plus, ajoutent les procureurs du solliciteur général du Canada, les événements sur lesquels l’intimé prétend enquêter remontent à plusieurs années et il n’y a pas d’urgence à procéder à l’enquête immédiatement, un délai de quelques mois ne pouvant causer aucun prejudice à l’intimé .Par contre, si le commissaire Jean Keable devait poursuivre son enquête auprès de la GRC et de la fonction pubh-oue fédérale, il placerait ces personnes dans une situation contradictoire, les obligeant à désobéir à une loi pour se conformer à une autre Selon les allégués des requérants.les membres de la GRC sont tenus de garder secrets des renseignements en vertu de lois fédérales.Une contravention à ces lois, même sous la contrainte du commissaire Jean Keable, les exposerait à des sanctions.La requête du solhciteur général af firme que l’enquête elle-même, "à cause de son caractère public", risque d’affec ter gravement l'efficacité du Service d< sécurité de la GRC et de compromettre les enquêtes courantes "jugées nécessai res par le gouvernement du Canada dam l’Intérêt de la sécurité nationale"."L'enquête de l’intimé empiète sur Is fonction de la Commission fédérale d’en quête sur le Service de sécurité de U GRC, annule les précautions de confiden tiaüté prises par l’autorité fédérale dam la conduite de cette commission et, géné râlement, la présente enquête menée pai l'intimé usurpe l’autorité et les fonctiom d'une commission vahdement créée pai Voir page 6: Fox PLACG DONAVCNTUPC.DU 0 AU 22 D€ŒMDR£ ." l€ PfXfèMë SÀlbVî-' Y \ i' • Al N D£ MIDI A 22 HEURES %! .,,T4 mi j* MM / 2 • Le Devoir, mercredi 14 décembre 1977 Les priorités législatives seront prises à huis clos conMi/n^nalt^unp^0au^oUrisamedirDrorhainPau ÉêSÊÈ^ l1™"*et au niépris des représentants démocratiquement élus de membres de l’association de comté du parti conseil national du Parti québécois, samedi prochain, au cégep Montmorency, à Laval.Dès l’ouverture des débats, le comité directeur déposera en effet une motion demandant l’expulsion des médias d’information.Le prétexte est simple: les ministres d’Etat Morin, Laurin, Marqis, Landry, Bums et Parizeau doivent y présenter les priorités législatives du gouvernement Lévesque en vue de la prochaine session parlementaire.Cette démarche vise à satisfaire la requête formulée expressément par les associations de 20 comtés de Montréal pour le respect ou protocole qui régit les relations entre le gouvernement et le parti.Au lendemain de l’accession au pouvoir du PQ, les membres du conseil national s’étaient ainsi réunis à huis clos pour entendre les ministres d’Êtat leur parler de vagues intentions législatives.Les éléments radicaux du conseil national se promettent bien que cette fois-ci, ce sera différent.Sous chaque tête de onorvifr*» l\nâ\ n 1A JL n M ______ _ a.1 î a !_\ * l Pierre O’Neill projet i________________________ réforme du Code du travail.D’autres demanderont au conseil national de se prononcer par voie de résolution et, s’il le faut, rectifier l’orientation projetée au niveau gouvernemental.Cette interprétation de la procedure devant présider aux délibérations est à l’avance contestée par la direction du parti.Chose certaine, l’élément féminin du parti ne sera pas facile à dissuader.Membre de l’exécutif national, Mme Louise Thibou-tot est fermement résolue à présenter et faire adopter les recom-mandatios du comité national de la condition feminine.Selon Mme Thiboutot, le ministre des Affaires sociales, Denis Lazure, a déjà reçu le feu vert du cabinet pour la création de 20 nouvelles cliniques qui pourront pratiquer l’avortement thérapeutique.Le comité de la condition féminine demandera en outre au gouvernement d’agrandir le réseau de garderies au rythme de 250 par année.Le coût total de ce projet est évalué à plus d’un million de dollars.Enfin, le gouvernement sera invité à élargir la motion des congés de maternité de manière à répondre aux nouveaux besoins des parents travailleurs.• Nouveau gouvernement en 1977.Pour la nouvelle année, le premier ministre Lévesque réserve une surprise aux Québécois.Alors que le peuple s’attendait à un traditionnel remaniement ministeriel, c est d’un bouleversement dont il est aujourd’hui question.Le chef du gouvernement a décidé de se rebâtir une toute nouvelle équipe.D profitera de la période des fêtes pour s’envoler vers un climat moins hostile et des cieux plus favo- qi n râbles à la réflexion.À son retour, certains ministres auront perdu leur portefeuille et se retrouveront sur les banquettes arrières de l’Assemblée nationale.Des ministères changeront de noms tandis que d’autres naîtront.Enfin, de simples députés seront élus au Saint des Saints.Les auspices consultés nous indi-uent que les jeunes modérés, Gérald Godin (Mercier) et Gilbert ’aquette (Rosemont), sont dans les bonnes grâces des dieux et seront parmi les premiers appelés.• Comment devenir chef du PLQ?Il ne suffit pas d’être fédéraliste, de savoir parler au monde, d’avoir une puissante capacité intellectuelle, de passer pour un honnête citoyen et de ressembler le moins possible à Robert Bourassa.Encore faut-il, pour aspirer au leadership du PLQ, connaître et respecter l’échéancier fixé par le comité général d’organisation du congrès, a) Le parti n’acceptera plus d’adhésions de nouveaux membres après le 16 janvier; b) les réunions pour le choix des délégués se tiendront entre le 16 février et le 15 mars; c) à compter du 22 janvier et jusqu’au 5 mars, le parti organisera des assemblées publiques régionales visant à permettre aux candidats à parcourir la province ensemble et faire connaître leur programme aux militants libéraux ;i|l) les aspirants à la succes- sion de Robert Bourassa auront justju'afl 22 mars pour inscrire officiellement leur candidature.Le congrès pour le choix du futur leader du PLQ aura lieu les 14 et 15 avril 1977 au Colisée de choyez rr\os .amis direz leur une,, prunelle cÜeâreime.LES DISTRIBUTIONS CLÉMENT INC.MONTRÉAL QUÉBEC * mm , d»' Bou ‘Mixux aii'ools x tie liruneli Québec.• Desrochers le "king maker” Les grenouillages incessants du célèbre organisateur Paul Desrochers gênent les miUtants libéraux soucieux de revaloriser l’image du parti.C’est ce malaise que M.Desrochers a gravement accentué lorsqu’il a convoqué quelque 300 militants à l'hôtel Hilton de Dorval, samedi dernier, et en annonçant pour la mi-janvier, une nouvelle réunion où l’on réglerait le problème de leadership.Plusieurs députés reprochent à leur chef intérimaire, Gérard-D.Lévesque, de laisser M.Desrochers barboter à sa guise jusqu’à donner l’impression qu’au sein du PLQ, les grandes décisions se prennent en ca- timini et au mépris des représentants démocratiquement élus de la base militante.Ces députés se proposaient d’aüleurs de soulever le cas Desrocher au conseil de direction qui devait avoir lieu samedi à Québec.Mais la direction du parti a décidé de reporter la réunion au début de janvier.Déterminés à laver cette affaire, les députés reviendront à la charge pour demander que M.Desrochers cesse de inner le ‘‘Vino me Ver” en roneneo A ree Maintenant fiers de leurs chef D fut un temps où les députés conservateurs avaient une bien piètre opinion de leur jeune chef.Ils 1 auraient vuiùiitiers offert au repêchage.Favorisés par les résultats du dernier sondage Gallup, Us ne lui trouvent aujourd'hui que des qualités.À son entrée au dernier caucus, Joe Clark a vu tous les députés se lever spontanément pour lui exprimer bruyamment leur fierté.L’essentiel du caucus parlementaire a toutefois porté sur les nouvelles orientations de la pensée économique du parti.A ce chapitre, le programme électoral du PC est, nous dit-on, relativement bien engagé et trouvera sous peu sa forme finale.Dès la mi-janvier, une commission d’experts mise sur pied par le parti produira les conclusions de ses travaux dans un premier document de base.• Transfuges et démocratie — Le plus illustre transfuge de l’histoire du parlementarisme britannique, Sir Winston Churchill, a croisé trois fois le parquet de la Chambre avant de devenir chef de parti, puis premier ministre.Le phénomène des transfuges a également marqué la scène politique canadienne, ces derniers temps.Les libéraux ont donné un premier coup de jarnac aux conservateurs en débauchant le député du comté d’Hochelaga, Jacques Lavoie.Puis, au mépris des meilleurs éléments de sa députation, M.Trudeau a convaincu le plus fanatique cowboy de l'Ouest, Jack Horner, de transiger ses convictions politiques pour un poste au conseil des ministres.Même au sein de nos partis politiques traditionnels, il se trouve encore de vrais démocrates à qui cette pratique répugne.Ex-député de Sainte-Marie à l’Assemblée nationale, M.Jean-Claude Malépart, est aujourd’hui président de l’association libérale fédérale d’Hochelaga.La conversion de Jacques Lavoie a déçu M.Malépart, animé du rêve légitime de poser sa candidature aux prochaines élections fédérales.Si les dirigeants du parti conviennent de tenir une convention pour permettre aux militants du comté de choisir démocratiquement leur candidat, M.Malépart s’abstiendra.Autrement, il combattra Jacques Lavoie, quitte à se présenter comme candidat indépendant.Entre-temps, M.Malépart et son association soumettront au congrès d'orientation que le parti tiendra en février à Ottawa une proposition d’amendements aux statuts, visant à obliger les transfuges à se faire accepter au préalable par un vote des membres de l’association de comté du parti.• Les nuits d’Abidjan — M.Jean-Pierre Goyer, de plus en plus absorbé par son simili-portefeuille des affaires africaines et francophones, des affaires qui sont étrangère à M.Jamieson, représente actuellement le Canada à la conférence générale de l’Agence de coopération culturelle et technique des pays entière^ ment ou partiellement de langue française (c’est le nom de l’on-gani.me), conférence générale qui se réunit à Abidjan, la très belle et chaude capitale de la Côte d’ivoire, en Afrique occidentale.Il y sera question d’un éventuel “commonwealth” des pays francophones, une idée du président Senghor reprise par M.Goyer.Pour le soutenir à Abidjan dans sa délicate mission, M.Goyer avait fait appel à Serge Joyal et à Pierre de Bané, les plus francophones de tous les deputes du Québec.Mais, au dernier moment, faute d’espace dans l’avion officiel, M.Goyer a prié les deux députés de décider entre eux lequel devrait renoncer à l’expédition africaine.Toujours modeste, toujours résigné, c’est M.de Bané, lui, restera à Matane.• L’organisateur du PC au Québec — Entre quatre murs, le leader national du Parti conservateur vient de prendre une importante décision.M.Joe Clark annoncera ces jours prochains la nor mination de M.Keith Morgan à la présidence du comité québécois d’organisation de la campagne électorale.Au sein de ce parti, les organisateurs compétents ne sont pas légion mais Keith Morgan a fait ses preuves.Depuis 1974, il a tourné en succès toutes les missions que le parti lui a confiées.Les autres membres du comité sont relativement connus: Claude Dupras, Roland Julien, Jean Bazin, Rodrigue Pazeau, Jean-Guy Roussy, Jean Guilbeault, Jean Rioux, Roch LaSalle, Michel Cogger et Guy Charbonneau.Chômage: Raynauld demande à Parizeau de se rétracter Accusant hier le ministre des Finances d’avoir une mémoire qui flanche, le député libéral d’Outremont lui a demandé de se rétracter devant l’Assemblée nationale et auprès du public, par l’intermediaire des médias.André Raynauld prétendait ainsi ‘‘retirer tout crédit” à un document déposé le 30 septembre par M.Jacques Parizeau, intitulé "Je me souviens”, et dans lequel il affirmait que l’écart entre les taux de chômage au Québec, en Ontario et au Canada en 1977 n’était pas plus élevé qu’au cours des deux récessions précédentes de 1960/61 et 1969/70.Il semble toutefois, selon M.Raynauld, que M.Parizeau se soit fourvoyé dans les statistiques et qu’il ait commis “une erreur de méthode que ne commettrait pas, comme il l’a dit lui-mème, un étudiant de première année”.C’est que Statistique-Canada a changé, en 1971, les données de son enquête sur le chômage.Il est donc impossible (rétablir des comparaisons entre les deux enquêtes d’avant et d’après 1971.Au plus, Statistique-Canada ayant effectué des calculs rétroactifs jusqu’en 1966, peut-on établir des comparaisons à partir de cette année 1966 et jusqu'en 1977, mais on ne peut mélan- ger les deux séries statistiques.C’est pourtant, affirme le député d’Outremont, ce qu’a fait le ministre des Finances dans son document du 30 septembre, biaisant à la baisse l’écart entre les taux de chômage au Québec et les autres parties du Canada.Ainsi, dans son document, M.Parizeau affirmait que l’écart entre le Canada et le Québec, de 2.2 points en 1977, se comparait à celui de 1969, du même ordre."C’est faux”, rétorque Raynauld qui, utilisant la bonne série statistique, établit que en librairie Gilles Marcotte Le Temps des poètes cet écart en 1969 était de 1.6 point, soit plus d’un demi-point en-dessous de ce qu’il est pour les onze premiers mois de 1977.D’ailleurs, André Raynauld affirme que, depuis 1966, un écart de 2 points de pourcentage entre le Québec et le Canada n’a jamais été atteint.Le député d’Outremont précise par ailleurs que les écarts en- registrés au cours des derniers mois sont deux fois plus élevés que ceux de 1970.Citant une nouvelle fois les sarcasmes lancés à son endroit par M.Parizeau, le député libéral commente “qu’il y a des limites que des connaissances rudimentaires en économie interdisent de franchir, sous peine de laisser paraître avec trop d’évidence son incompétence”! 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L’ENSEIGNE QUI FAIT VENDRE SERVICES IMMOBILIERS LE DEVOIR Page Montréal, mercredi 14 décembre 1977 Pour vos cadeaux , RENAUD-BRAY La librairie Renaud-Bray S219, Côte des Neiges Tel.342-1515 sera ouverte tous les soirs jusqu’à 9 heures du 12 au 23 décembre inclus (excepté le samedi 17) Rien ne va plus à l’OSM n Le contrat ratifié est contesté .Le directeur général de l’Orchestre symphonique de Montréal, M.John Goodwin, n’a pas caché hier son exaspération face à l’attitude incompréhensible, pour ne pas dire franchement inconséquente, aes musiciens qui, après avoir ratfiée à la quasi unanimité le contrat de travail en assemblée générale la semaine dernière, refusent maintenant de signer ce même contrat et demandent un arbitre pour trancher douze petites clauses qui resteraient encore en litige en ce moment.M.Goodwin se refuse absolument à envisager le choix d’un arbitre à ce stade-ci du conflit car, selon lui, le contrat est réglé et l’assemblée générale des musi- ciens en a accepté chacune des clauses, démocratiquement.Pour reprendre un peu la chronologie de ce conflit qui a éclaté le 8 novembre dernier, entraînant l’annulation jusqu’au 9 janvier de la saison musicale de l’Orchestre symphonique de Montréal, signalons que lundi dernier, 5 décembre l’OSM proposait un compromis aux musiciens qui paraissait satisfaisant et que le président de la Guilde, M.Gordon Marsh, s’est empressé de communiquer à la presse en déclarant qu’il en favoriserait l’acceptation auprès des musiciens.Le mardi 6 décembre, les musiciens tiennent une assemblée générale au cours de laquelle ils ratifient à 57 voix contre une le contrat de travail et les derniers compro- mis qui leur sont transmis de vive voix par leur conseiller juridique, Me Philip Cutler.Os reçoivent le texte des dernière compromis de l’OSM le vendredi, 9 décembre et s’aperçoivent alors que le texte n’est plus conforme aux ententes verbales conclues entre les conseillers juridiques des deux parties.Le dimanche, 11 décembre, M.Marsh, président de la Guilde des musiciens, signifie aux dirigeants de l’OSM qu’il s'inscrit en faux contre le document reçu par courrier le vendredi précédent et demande à nouveau l’intervention d’un arbitre dans le conflit qui semblait réglé verbalement mais qui n’apparaît pas conforme aux compromis acceptés, a l’écrit.Restent donc en litige, selon la Guilde Assurance-auto: l’opposition demande un délai de 15 jours par Angèle Dagenais QUÉBEC (PC) — L’opposition libérale a demandé hier un délai de 15 jours pour compléter en commission parlementaire l’étude article par article du projet de loi 67 sur l’assurance-automobile.“Si le gouvernement nous donnait 15 jours de plus on pourrait terminer l’étude du projet de loi”, a soutenu le député de Jacques-Cartier et principal intervenant du Parti libéral dans ce dossier, M.Noël Saint-Germain, au cours du débat sur la motion gouvernementale visant à mettre fin aux travaux de la commission.M.Saint-Germain a expliqué qu’il est normal que la commission ait passé autant de temps sur les premiers articles du projet de loi parce que, selon lui, ces articles contenaient la matière importante de la législation.“L’étude des autres articles se ferait beaucoup plus rapidement”, a-t-il affirmé, î Les travaux de la commission parle-jnentaire ont débuté le 15 novembre et seulement 10 articles avaient été adoptés hier après-midi.; Le leader parlementaire du gouverne- Wra-I gKr EN VENTE PARTOUT VOIR PAGE 7 ment, M.Robert Burns, soutient pour sa part qu’il ne sera pas possible de faire adopter le projet de loi dans des délais raisonnables et que c’est pour cette raison qu’il invoque le règlement de la chambre pour imposer la cloture des travaux du comité.Il a rappelé les intentions du gouvernement de mettre le projet d'assurance-automobile en vigueur le premier mars.“Le projet de loi doit être adopté dans les meilleure délais afin que les consommateurs visés par cette loi sachent dès le début de l’année quel sera le coût des plaques", a observé le leader parlementaire.M.Burns a également rappelé le souci de son parti de respecter Tune de ses principales promesses électorales et s’est défendu de vouloir par cette motion bousculer l’opposition.La motion de M.Burns prévoit que ie rapport de la commission parlementaire soit déposé au plus tard vendredi pour ensuite procéder à l’adoption du projet de loi en troisième et dernière lecture.Les porte-parole du Ralliement crédi-tiste et du Parti national populaire, MM.Camil Samson et Fabien Roy, ont également dénoncé ce qu’ils appellent la “motion du bâillon”.M.Samson a fait valoir que cette motion constitue un manque de respect pour les partis d’opposition qui représentent 60 pour cent de l’électorat.NE LAISSEZ PAS LES CONDITIONS ROUTIERES RENVERSER VOTRE MONDE.Conduire avec Prudence est une Affaire de Famille Dan* le* Laurentides sur le chemin de Ste-Adèle à Ste-Marguerite LE RESTAURANT NICKY GRILLADES FRUITS DE MER Sortie 69 de l’autoroute Réservations: 1-228-2426 LA TORTURE ET LES CHRÉTIENS dans AUJOURD’HUI CREDO • Volume 24, no 12,1977 3480 Dècarle, Montréal H4A 3J5 -Tél: 486-9213 : $1.00 la numéro +• Conférence sur la Loi 101 AVIS Changement d’endroit La Conférence sur la Loi 101 et ses règlements organisé par la Chambre de Commerce de la province de Québec en collaboration avec la Chambre de Commerce du district de Montréal, le Montreal Board of Trade, le Conseil du Patronat du Québec et l’Association des Manufacturiers Canadiens aura lieu: — le 15 décembre, de 8h30 à 12H30 tel que prévu; — au Grand Salon de l’Hôtel Reine Elizabeth.A cause de ce changement, quelques places sont devenues disponibles.Veuillez communiquer au 844-9571 pour informations Il a souligné que le projet de loi 67 avait grandement besoin d être amendé parce qu’il défavorise les couches sociales les plus démunies en exigeant le paiement intégral de la prime couvrant les dommages corporels lors de l’achat des plaques d’immatriculation, alors que les courtiers acceptent le paiement par versements mensuels pour accommoder certains de leurs clients.De son côté, le député de Beauce-Sud a observé qu’aucune urgence ou situation d’impasse ne commande l’imposition de cette motion de clôture et que le gouvernement fait montre de la même arrogance qu’il dénonçait lui-même sous le régime libéral.“Ce qui intéresse d’abord le gouvernement, a-t-il conclu, c’est la masse monétaire qu’apportera le nouveau régime d’assurance bien plus que l’intérêt de la population”.Le débat sur cette motion de clôture devait se poursuivre tard en soirée.des musiciens, les deux journées fériées (Yom Kippur et Pâques) que TOSM consent à accorder à ses musiciens en se réservant le droit d’empiéter sur leurs congés hebdomadaires pour équilibrer ces semaines de travail; ceux-ci demandent à être payés - en surtemps s’ils doivent échanger une journée de congé régulière contre une de ces fêtes.De plus, un malentendu semble s’être glissé dans l'interprétation du 2% additionnel au fonds de pension réclamé de TOSM par les musiciens: le principe de cette addition ayant été accepté par les parties, on ne s entend pas sur les mêmes années de contrat de travail pour la mettre en vigueur graduellement.Enfin, un dernier point qui, celui-ci, semble plus troublant: TOSM avait accepté dans l’entente verbale de recommencer à payer ses musiciens dès la signature du contrat (ce qui aurait pu se faire au mieux dès vendredi dernier), 9 décembre, mais l’horaire soumis aux musiciens pour ratification nd prévoyait pas de salaire pour les musiciens avant le 18 décembre.L’OSM fait d’ailleurs encore peser la menace de ne pas payer les trois semaines de vacances de ses musiciens si ces derniers ne signent pas le contrat de travail avant le 18 décembre.C’est hier soir que devait être joué le “Messie" de Haendel à l’église Notre-Dame, dernier concert de la saison 1977.Les deux prochains concerts sont prévus pour les 10 et 11 janvier 1978.M.Goodwin ne parle pas encore d’annulation mais plutôt de signature de contrat.Au point où en sont les choses actuellement, on ne sait plus qui croire car les versions sont radicalement opposées.L’un dit que le contrat est réglé, l’autre prétend au contraire qu'il faut l’assistance d’un arbitre pour le régler.Une chose est certaine en tout cas: les parties ne se sont pas assises à une même table depuis le début du mois de novembre dernier (“on se voit à la télé", d’ironiser M.Goodwin) et de là proviennent sans doute tous les malentendus qui ont parsemé ce dossier depuis presque deux mois.Quand on négocie par courrier et par téléphone, on peut s'attendre à ce genre de problèmes.Deux garderies pourront passer l’hiver à l’école Deux garderies populaires qui ont loué des locaux dans deux écoles de la CECM, Tan dernier, mais qui n’auraient pas payé de loyer depuis le mois de mai, pourront continuer à occuper les lieux dont on veut les chasser, après paiement du loyer dû, il va sans dire.Somme toute, elles pourront donc passer l’hiver.à l’école, puisque l’instruction de l'affaire a été forcément reportée au.16 mare prochain, faute de cours et de juges disponibles, d’ici là.Les garderies impliquées sont “La Garderie Centre Saint-Louis”, qui occupe des locaux de l'école St-Domirüc’s, rue Delo-rimier, et "La Garderie Soleil du Quartier", qui s’est établie, en juin 1976, dans une annexe du Plateau, rue Marie-Anne.L'instruction de la requête présentée par Me Raymond Denis, du contentieux de la CECM, a dû être ajournée parce que le procureur des intimés, Me Pierre Cyr, était tombé subitement malade, dans la matinée.Sans soutenir qu’il s’agissait là d’une manoeuvre pour obtenir une remise qu’il n’aurait pu décrocher autrement, Me Denis s'est dit étonné de la façon dont il avait été lui-méme averti de l’indisposi- tion de son confrère, alors que la cause avait été fixée sur un rôle spécial pour procéder de façon préférentielle dès hier.Et, aussi, de l’absence de certificat médical attestant de l’état de l'avocat absent.Tout en convenant qu’il avait certaines choses à reprocher à son confrère, le juge Bernard de L.Bourgeois fit cependant remarquer que ce n’etaient pas les cliente de ce dernier qui devaient subir les conséquences de cette absence, si elle était réellement motivée.“Il faut être humain, dit-il, mais je tiens à ce qu’un certificat médical en règle soit au dossier dès demain (au coure de la matinée d’aujourd’hui), sans quoi je condamnerai tout simplement l’avocat absent à payer les frais de cet ajournement.Je Tai déjà fait à l’égard d’un membre du Barreau et je n’hésiterai pas à le faire s’il était démontré qu’il ne s'agissait là que d’une simple manoeuvre pour obtenir du délai.Ce que je n’affirme évidemment pas, ajouta-t-il.Puis le maître des rôles appelé dans la cour, on devait se rendre compte que, toute priorité donnée, on ne pouvait procéder à un ajournement plus rapproché que le 16 mars prochain.aujourd’hui A 11 h, le président du comité exécutif de Montréal, M.Gérard Niding, remet à la direction du Patro Jean-Le Prévost la clef des nouveaux locaux situés au 7321, rue Christophe-Colomb.La cérémonie se terminera par un léger goûter.• A 12 h 15, à l'hôtel Ritz-Carlton.déjeuner-causerie du Club Saint-Laurent Kiwanis.Conférencier, M.André Marcoux, président-directeur général de la Société du parc industriel et commercial aéroportuaire de Mirabel • A 16 h 30, au Château Champlain, inauguration de Tarbre de Noël en collaboration avec l'Association du Québec pour les déficients mentaux.Un cocktail sera servi à cette occasion.• A 18 h.au salon Drouin-Gameau du Centre municipal des congrès.Place Québec, lancement par les Éditions Leméac des oeuvres suivantes : Les Goélettes de Charlevoix, de Michel Deseagnés: Les Murs de Montréal, de Jean-Paul Filion; Le parler populaire de la Beauce, de Maurice Lorent et La Veuve enragée, d'An-tonine Maillet.docteur ès lettres de l’Université de Montreal, sur “Tépopée mystique au féminin en Nouvelle-France”.ang i Rouge, à Yamachicne (salle des Chevaliers de Colomb), à Lachine (Rolls-Royce Canada Liée, 9500; Côte de Liesse) à Brossard (Le Permanent, Centre commercial Portobello), à Montréal (Hôpital Jewish General, Côte Ste-Catherine).il A 19 h, aux quartiers d'hiver des animaux du ition de la Féerie d'hl-ice des sports et loisin parc Angrignoh, inauguration de la Féerie d'hi •rganisée par le Servi ver organisi de Montréal A 19 h 30.à Taudltorium de la polyvalente du Plateau, à La Malbaie, colloque provincial des coopératives forestières Les ministres Yves Berube et Lise Payette exposeront la politique du Souvemement en matière de développement es coopératives forestières du Québec.• A 20 h, au restaurant Auberge Le Vicomte, 1313, bout des Laurentides, à Laval, souper-causerie de la Chambre de Commerce de Laval Conférencier: M.Claude Ryan, directeur du journal LE DEVOIR, qui traitera de “Politique-Québec".A 20 h 30, à Tauditorium Le Plateau, 3700, rue Calixa-Lavallée.à Montréal, conférence du professeur Jean-Louis Victor, écrivain et conférencier de réputation mondiale, sur les médiums et phénomènes paranormaux A 20 h.à la Maison Trestler, Ijrue Trestler, à Dorion, conférence de Mme Flore Dupries, REDÉCOUVRONS LES PLAISIRS DES COLONS L’attelage à chiens a été essentiel à la colonisation du Québec.C'est aujourd'hui un sport passionnant et parfaitement adapté au milieu.Cet ouvrage concis et simple est une parfaite introduction au traîneau à chiens.Indispensable à tous les Québécois qui aiment la nature et les animaux.LE TRAlMEAU A CHIENS D'HIER A AUJOURD'HUI Un livre de Pierre Lemay Nombreuses Illustrations 136 pages /16.00 Envoyai-moi L LE TRAINEAU Nom Adiasse Ville Prov Code postai Ci'ioint chèque mondât les Editions de imjrom test IT DEMS.MTL H2X 1600 La distribution reprend Le conflit des postes est réglé à Toronto TORONTO (d’après CP) — La distribution du courrier, interrompue depuis cinq jours dans la région de Toronto, a repris sa marche normale hier, après qu’une entente survenue entre la direction et la section toron-toise du Syndicat des postiers du Canada eut mis fin à un débrayage illégal.Le conflit, qui avait quasi interrompu le service postal dans tout le sud de l’Ontario et menaçait de retarder le courrier de Noël partout au pays, a causé un retard de trois jours ainsi que des sautes d’humeur à la Chambre des Communes où, hier, des députés ont réclamé une réforme dans l’administration des Postes et dans la procédure de la négociation collective.La grève a également ressuscité certaines accusations selon lesquelles le local torontois du SPC est dominé par de soi-disant radicaux identifiés aux idéologies marxiste-léniniste et maoïste.L’entente, signée par les deux parties à 1 h 30 hier matin, n’implique que les 5,000 postiers torontois.Mais elle pourrait avoir une incidence directe sur les négociations, longues et pénibles, qui ont lieu actuellement entre le ministère des Postes et ses 22,000 postiers, dont la convention collective est échue depuis le 30 juin dernier.La direction du ministère a récemment déposé une demande de conciliation auprès du Conseil des relations de travail de la fonction publique, mais le président du SPC, M.Jean-Claude Parrot, a déclaré qu’elle n'aurait probablement pas lieu avant janvier ou février.Les postiers n’obtiendront le droit de grève qu’après avoir été entendus par les conciliateurs et une fois le rapport de ces derniers déposé.Le débrayage a commencé jeudi dernier apres la suspension de neuf postiers, qui avaient fait la grève sur le tas pour protester contre l'emploi de surnuméraires pour alimenter une trieuse automatique.Ces questions de tri, d’emploi de surnuméraires et de changements technologiques sont précisément au coeur du litige entre les postiers et leur employeur, impliqués dans des négociations à l’échelle nationale.Le syndicat voudrait mettre un terme à l’embauche de travailleurs à temps partiel non syndiqués durant la période des Fêtes.D demande également le droit de veto sur tout changement technologique jugé susceptible de causer un prejudice à ses membres.L’entente survenue à Toronto hier prévoit le retour immédiat au travail de sept des postiers suspendus, en attendant les résultats d’une enquête spéciale.Les enquêteurs feront rapport à M.James Corkey, le sous-ministre des Postes, qui décidera ensuite des mesures disciplinaires à prendre, probablement après les Fêtes.Les employés ont obtenu un droit d'appel pour toute sentence.Deux autres postiers suspendus ont été réintégrés sans pénalité financière.Ils recevront chacun une lettre de réprimande, laquelle apparaîtra à leur dossier durant 90 jours au lieu des deux années réglementaires.En retour, le syndicat s’engage à ne poser aucun autre geste en rapport avec ce conflit postal.POUR LE 5ième ANNIVERSAIRE du JOURNAL CHOC ORGANE CENTRAL DU PARTI desTRAVAILLEURS du QUÉBEC ABONNEZ-VOUS IXo^tieS8 NOM.TÉL.ADRESSE.GRATUIT, LE NUMÉRO ANNIVERSAIRE “Québec, une Zone à Libérer” du chômage - de la pollution - de l’impérialisme etc.3828 ST-OENIS, MTL.H2W 2M2 - 844-4707 SCIENCE ET PARAPSYCHOLOGIE MÉDIUMS ET PHÉNOMÈNES PARANORMAUX CONFÉRENCE-DÉBAT Avec projection couleur par JEAN-LOUIS VICTOR, directeur littéraire de l’Encyclopédie "Univers de la Parapsychologie et de l’Esotérisme” et conférencier au Symposium 77, des sciences parapsychiques, Bruxelles, ayant rassemblé plus de 2,000 personnes.Date: mercredi, 14 décembre 19^7 Heure: 20:30h (8:30 P.M.) Lieu: Le Plateau.3700 Calixa-Lavallée, Montréal Entrée: $3.00, Billets en vente à l’Ezotérik.1707, St-Denis.44 Manteau en Bassartck naturel, dont le ton varie du gris au brun clair.Luxueuse fourrure pour madame PARFUM BIJOUX-MODE dsanm DE PARIS Jeanne JCarày Mail St-Roch - 461 est.rue Saml-Joteph.Québec - 529-5756 STATIONNEMENT GRATUIT ÏGEX* AMtSlCÀN IXPRESS b MASTER CHARGE t^RTE^CH jJjGE)^ / ! [•Le Devoir, mercredi 14 décembre 1977 editorial Le ministre peut-il être ignorant ?3, Lors de sa dernière conférence de presse tenue à Ottawa vendredi, le premier ministre fédéral, M.Pierre Elliott-Tnideau a de nouveau été soumis à un véritable barrage de questions air les affaires de la Gendarmerie royale, qui continuent de défrayer la chronique.A cette occasion, il a énoncé sur le thème de la responsabilité ministérielle des vues qui ont suscité à juste titre une vive inquiétude dans les milieux de l’opposition.Car, du moins dans la formulation que leur a donnée M.Trudeau, elles semblent s’écarter de la doctrine classique en la matière et ouvrir la porte à l’arbitraire.A un journaliste anglophone qui lui demandait jusqu’à quel degre les coUaoorateurs d’un ministre peuvent garder celui-ci dans l’ignorance tout en échappant à la règle de la responsabilité, M.Trudeau a fait cette réponse etonnante: * “J’ai tenté d’établir clairement que la politi- iue du gouvernement actuel et aussi, je pense, e ceux qui l’ont précédé, a voulu que les politiciens qui forment le gouvernement soient tenus dans l’ignorance des opérations au jour le jour de la police et même des services de sécurité.Ce point de vue, je le répète, n’est pas celui qui a cours dans toutes les démocraties, mais il exprime notre position et c’est une position que nous maintenons.Nous disons qu’en principe, le ministre gui est en charge à tel jour ne devrait pas avoir le droit de connaître de façon constante les agissements de la police dans la conduite de ses enquêtes, non plus que les sujets sur lesquels elle enquête ou l’objet de ses enquêtes ou la manière dont elle les conduit.” Poursuivant sa réponse, M.Trudeau prenait soin d’ajouter que le Solliciteur général détient sous l’empire de la Loi des Secrets officiels le pouvoir de connaître au moins sous certains aspects le fonctionnement quotidien des services d’écoute électronique.Mais il précisait tout de suite que ce pouvoir reste pour lui un sujet d’inquiétude, enchaînant 3u’il ne saurait souffrir qu’on l’étende à 'autres activités policières reliées au crime ou à la sécurité nationale.En somme, de conclure M.Trudeau, “notre position est la suivante: nous n’entendons pas plaider ignorance afin de défendre le gouvernement.Mais nous ne voulons pas que le gouvernement, à quelque niveau que ce soit, se mette le nez dans les opérations de la force policière”.Que faire alors devant l’abus toujours possible des pouvoirs discrétionnaires que M.Trudeau est prêt à laisser entre les mains de la police?Pour combattre ces abus, précise M.Trudeau, il faut se tourner vers les tribunaux, non vers le gouvernement.On aimerait que la réalité fût aussi simple que la présentation qu’en fait le premier ministre.De la théorie a la pratique, il y a malheureusement un monde de différence.On peut toujours en effet, plusieurs années après qu’ils ont eu lieu, saisir les tribunaux ou une commission d’enquête d’agissements irré-, guliers qui ont pu marquer certaines initiatives de la police et de violations de droits dont celle-ci a pu se rendre coupable.Mais ces recours exceptionnels et tardifs ne sauraient te- nir lieu du devoir de vigilance et de reddition de comptes devant le Parlement et l’opinion publique qui incombe en tout temps au ministre qui a la responsabilité des opérations policières.Lorsque M.Trudeau affirme que les ministres en général ne doivent pas être tenus au courant de la marche des enquêtes de la police, il rappelle une évidence.Comment la police pourrait-elle s’acquitter efficacement de son rôle si à chaque semaine, les membres du cabinet devaient être informés du progrès de ses enquêtes?Comment les ministres et leurs collaborateurs, régulièrement informés du travail policier, pourraient-ils échapper à la tentation de protéger ou à tout le moins de prévenir leurs amis qui seraient à l’occasion l’obiet des attentions de la police?Mais M.Trudeau ne se borne pas à énoncer ce principe général, valable pour l’ensemble des ministres.Sans sourciller — du moins d’après le compte rendu de ses propos qu’a diffusé son bureau — il passe du pluriel au singulier et applique, ainsi qu’on l’a vu, la même règle de non-intervention au ministre plus spécialement chargé de la surveillancé des affaires policières.Or, la philosophie quf traduisent ces propos heurte de front le principe de la responsabilité ministérielle et conduit tout droit au genre d’abus et d’irresponsabilité généralisée dont on a eu tant d’exemples au cours des derniers mois.Le réalisme le plus élémentaire indique au contraire que le ministre chargé des affaires policières doit avoir accès en tout temps à toute l’information qu’il peut requérir sur les enquêtes en cours, de manière à s’assurer non seulement que les enquêtes sont conduites avec diligence et compétence mais aussi qu’elles se déroulent dans la légalité et l’impartialité.Si le ministre doit renoncer à ce droit qu’il a d’être parfaitement informé, mieux vaut qu’il n’y ait pas de ministre, car on sera au moins dans la vérité.Mais alors, un autre danger surgira, celui du glissement vers une situation ou la police constituera un État dans l’État, avec toutes les licences et tous les abus qui peuvent en découler.Si M.Trudeau avait seulement souligné le devoir spécial de discrétion qui s’impose au ministre chargé des affaires de police à l’endroit de ses collègues du gouvernement, il n’y aurait rien eu à redire.De tous les ministres, celui qui a la charge des affaires policières est celui que ses fonctions astreignent à la plus haute et dangereuse mesure de discrétion envers ses collègues.On imagine facilement des cas où il ne peut guère trouver d’autre interlocuteur que le chef du gouvernement.On imagine non moins aisément que mis en possession de renseignements explosifs sur toutes sortes de sujets, le ministre en charge de la police puisse devenir au sein du gouvernement un homme tout-puissant disposant d’une force de chantage très étendue.Mais ces risques font partie de ceux qu’une démocratie doit s’imposer.D faut au moins qu’ils soient assumés dans le plein respect du principe de la responsabilité ministérielle.On ne connaît pas d’autre solution à ce dilemme que la nomination comme ministre responsable des affaires de police d’un homme abso- lument intègre, doué d’un solide jugement et d’un esprit liberal à toute épreuve, qui sache éviter de se transformer en un colporteur de ragots policiers auprès de ses collègues mais qui soit tout aussi capable d’éviter que la police ne se serve de lui comme d’une marionnette.• Ce que M.Trudeau soutient au sujet des affaires criminelles, il semble l’affirmer avec plus de force encore à propos des services de renseignements et de sécurité.“En ce qui touche les affaires de sécurité, a-t-il ajouté vendredi, le principe suivi jusqu’à maintenant a été le suivant: la police minforme pas ses supérieurs politiques de son activité au jour le jour mais elle doit agir sous l’empire des directives générales et des règles de conduite énoncées par le gouvernement du jour”.Ici encore, il ne faut pas hésiter à voir dans les propos du premier ministre et le comportement récent de son gouvernement un dangereux abandon du double principe de la responsabilité ministérielle et de la suprématie du Parlement.D’abord, les directives générales dont parle le premier ministre existent sans doute quelque part.Mais on ne sache point qu’elles aient jamais été portées à la connaissance du Parlement et à plus forte raison soumises à la critique et à l’approbation de ce dernier.D y a quelque temps, M.Robert Stanfield tentait à plusieurs reprises d’obtenir le dépôt de ces directives devant le Parlement.Il dut malheureusement se contenter d’une fin de non-recevoir.On comprendrait à la rigueur qu’il s’avérât impossible d’informer le Parlement de tous les détails des enquêtes en cours.Mais lorsque le Parlement ne peut même pas avoir accès au texte des directives générales communiquées à la police en matière de sécurité, on s’écarte dangereusement du principe de La suprématie du Parlement.Et on ouvre la porte au genre même d’abus — vg les enquêtes sur les partis politiques — que M.Trudeau affirme vouloir empêcher.Il est non moins dangereux de soutenir en principe qu’à l’intérieur du cadre général îourni par les directives du gouvernement, la force policière est en quelque sorte dispensée de son devoir d’informer en tout temps le ministre responsable de ses "opérations au jour le jour”.C’est de ce genre de supervision très générale, très distante, très imprécise dont a trop souvent dû se contenter le ministre responsable, qu’ont découlé maints abus policiers des dernières années.Le devoir de surveillance du ministre et du Parlement à l’égard des activités de la police en matière de sécurité nationale et de lutte contre le crime doit évidemment s’exercer suivant des modalités différentes de celles qui ont cours pour les ministères à vocation plus nettement administrative et politique.Mais prendre prétexte des difficultés spéciales que soulève la surveillance politique des activités policières pour nier ou diluer cette fonction impérieuse qui incombe aux hommes poüti-ues, c’est traiter avec une légèreté décevante es valeurs au sujet desquelles aucune vacillation ne saurait être permise.Claude RYAN bloc-notes « * « r Le privilège de l’intégrité journalistique i Au moment où le gouvernement fédéral.apparemment incapable de reprendre le contrôle de la police, continue de laisser croire qu'il faudra lui donner encore plus de corde, il n'est pas sans intérêt de suivre ce qui se passe en pareille matière chez nos voisins du sud.Encore samedi dernier, le New York Times rapportait une intéressante directive que vient d'adopter, en date du 30 novembre la célèbre La Commission de l'unité canadienne ne recule devant rien.Pour dramatiser et populariser tout à la fois ce que les savants professeurs appellent “la problématique constitutionnelle ", il fallait que te groupe Pépin-Robarts inventât pour ses audiences de Montréal, à la mi-janvier, une formule-choc, tellement percutante que le “monde ordinaire" éprouverait soudain l'irrépressible besoin de venir exposer à la Commission les meilleurs moyens de rebâtir le Canada.On a trouvé le volontaire.D s'appelle Pierre Péladeau, président-directeur général de Québécor, la société qui publie (notamment) le Journal de Montréal.C'est lui qui préside le Comité organisateur de la réunion que tiendra la Commission à Montréal.On l'a prié de s'expliquer à la télévision de Radio-Canada 1 autre soir."C'est bien simple, a-t-il dit.tout le monde sont en batard!" M.Péladeau voudrait donc que l'on donne congé à l'establishment pour une fois et que la Commission entende des Québécois qui n'ont pas peur de dire les choses comme elles sont.Q pense à Michel Chartrand et à Reggie Chartrand.Mais ce n'est qu'un début.Le combat continue.Car il souhaite que les anglophones, par cette commission interposée, sachent bien ce que les Québécois pensent, et non pas ce qu'ils voudraient qu’on pense.Ainsi, dans leur "machin-truc”, Us pourront le dire! Le “machin-truc , c’est évidemment le CIA, la Central Intelligence Agency.Comme il semble en effet que la Gendarmerie royale du Canada ait eu quelque propension à imiter certaines pratiques de sa puissante voisine, pour ne pas dire de sa maison-mère, il vaut la peine de voir qu’aux États-Unis, sous un mode encore limité certes mais quand même instructif, l’on ne se gène pas pour reconnaître les problé mes, y apporter certaines solutions et rapport que doit publier la Commission dans 20 ou 30 ans quand elle aura fini d'entendre tout le monde, de réfléchir et de conclure.— Mais, vous, M.Péladeau, lance l'interviewer, vous croyez plutôt à l'indépendance du Québec! Alors, on s’étonne.— Mais bien sûr que j’y crois.L’indépendance du Québec est viable.Je crois fortement à la viabilité économique d'un Québec indépendant.M Péladeau y croit tellement qu'il a décidé d'investir à Philadelphie, la respectable ville des arts et Je l'elite américaine qui avait son équipe de football, son club de baseball, mais pas encore son tabloid populaire.— Prenez la culture, enchaine M.Péladeau qui entre en terre familière.Le Québec a sa culture, c'est connu.Il faut qu'on le sache.Le reste du Canada n'a pas de culture.Nous avons une culture! Modeste, le président de Québécor n'a pas cité d'exemple.Mais tout le monde pensait aux ravissantes personnes qu'il offre quotidiennement à la page 7 de son journal.Depuis quelques jours, ces vivantes incarnations de la culture sont devenues plus subtil» : elles portent des vêtements, comme à Philadelphie.D est temps, par conséquent, de donner la parole au monde qui “sont en bâtard , de cesser d agiter les "épouvantails à moineaux".Ést-il besoin d'ajouter que le professeur Gérald BeauJoin et Mme Solange publier ouvertement les règlements qui les mettent en vigueur.Il s'agit cette fois des rapports entre la CIA et les journalistes américains.Déjà en février 1976, après certaines révélations fracassantes et surtout gênantes, la CIA avait adopté comme politique de ne plus acheter ou retenir contractuellement les services de journalistes américains dans ses activités de renseignement.Le dernier règle- A Chaput-Rolland, représentants du Québec au sein de la Commission, sont absolument ravis.Ds ont enfin trouvé la voix authentique du vrai peuple.Quant à Jean-Luc Pépin, il s'esoaudit.Certes, ils ne savaient pas que Pierre Péladeau avait opté pour 1 indépendance du Québec.Ils n'étaient pas les seuls à l'ignorer.Ils ne soupçonnaient pas davantage qu'il accordait à la dimension culturelle une telle importance.Dans ce cas, ils avaient tort: s'ils avaient lu régulièrement le Journal de Montréal, ils auraient vite compris que la culture y foisonne, au point qu il n'en reste plus pour les autres provinces.Les commissaires ont fait un coup magistral: ils ont mis la main sur un organisateur qui se révèle indépendantiste et consent à leur offrir les moyens de rebâtir le Canada.Qui dit mieux?Les malins y verront encore, comme toujours, une basse manoeuvre du Parti québécois pour noyauter la Commission Pépin-Robarts Fausse analyse.Ce qu'il faut savoir, c'est que M.Péladeau est un indépendantiste indépendant qui sait prendre ses distances avec le pouvoir politique.Lui, ce qui l'intéresse surtout, on ne le dira jamais assez, c'est la culture.Donc, Jean-Luc Pépin n'a plus de souci: les audiences de la mi-janvier seront bonnes "en bâtard"! Péladeau va runner le show.Miche! ROY ment à ce sujet va plus loin.Il interdit non seulement la rétribution de journalistes des États-Unis, mais même tout rapport avec eux dans le cadre des opérations de cueillette de renseignements.Ce n'est pas sans grand embarras que la presse américaine, à l'instar de certaines communautés religieuses ayant des missionnaires à d’étranger, avait appris que la CIA n'hésitait pas à recruter de ce côté certains collaborateurs.La confusion avait été d'autant plus grande que l'Agence ne semblait pas, dans un premier temps, vouloir renoncer à cette politique, même si elle était de nature à compromettre des citoyens américains à l'étranger.S'il doit être permis en somme à la CIA ou à n'importe quelle organisation du même genre de recruter de tels collaborateurs, il ne faut pas se surprendre que les pays étrangers ne se gênent pas pour mettre à la porte journalistes, missionnaires et autres coopérants! On aura sans doute compris que ce jeu n'en valait pas la chandelle, à plus long terme, et qu'il fallait y renoncer, du moins en ce qui regarde les journalistes de nationalité américaine.Car pour les autres, les simples Canadiens par exemple, il est toujours' Krmis à la CIA de tenter de retenir irs services contre rétribution.L'histoire ne dit pas encore si l'Agence, avant de ce faire, doit demander la permission à la GRC ou à M.Francis Fox.S’il est vrai qu'une entente spéciale relie la GRC, pour les fins du renseignement et de la "sécurité nationale ", avec l'Agence américaine, le Solliciteur général devrait songer à l'amender de manière à y inclure, si ce n'est déjà fait, le privilège de l'intégrité reconnu à nos collègues du sud.L'agence américaine, en effet, ne reconnaît que la réputation et l'indépendance des journalistes américains.Il ne faut pas abuser trop tôt ni trop largement des droits Je l'homme et autres bonnes choses que l'administration Carter a promis de répandre sur l'univers.Espérons qu'on ne fera pas une pareille distinction au Canada entre les journalistes de bonne nationalité et les scribes appartenant i quelque tribu.québécoise.-BILLET Pierre Péladeau runne le show ______________Billet d’Italie_________ Les nouveaux philologues par ROLANDE A.LACERTE La France a ses nouveaux philosophes.Le Québec, pas en reste, a ses nouveaux philologues.À peine le mot ‘jouai’ a-t-il trouvé refuge dans le petit Larousse qu’il serait tombé en désuétude et remplacé par le "stie”.La formule aura-t-elle autant de fortune que l’autre?Qui en revendiquera la paternité?Et quelle définition en donnera, demain, le dictionnaire qui sème à tous vents?Les nouveaux philologues se recrutent de préférence en milieu étudiant, ils parlent le stie avec ostentation pour manifester, paraît-il, contre l’élitisme.L’étudiant sent bourgeonner en lui le bourgeois et il croit lui tordre le cou en tordant le cou à l’éloquence, en jouant l’analphabebête.Une sorte de lutte (de classe) à n’en pas finir entre le bourgeois malgré lui et le prolétaire imaginaire.Le phénomène du langage débraillé aurait aussi des adeptes dans certaines milieux bien (bien, mais avec une nonchalance étudiée).Là, le bourgeois arrivé bougonne et baragouine toujours.Il en est qui ne surmontent jamais les crises de croissance et n’ont pas assez de toute une vie pour se faire les dents.Je suis, donc je ne pense pas, pourrait être le “motto” de notre mouton national! Dans le même désordre (vestimentaire cette fois) le dernier chic, en Italie, c’est le négligé.Allant de pair avec le gouvernement de la non-défiance, règne délibérément la non-élégance, le haillon savant.Haillon, soit, mais signé.Sous le faux débraillé, le connaisseur decèle La griffe du célèbre couturier.Aussi, au sein d’une petite élite restreinte et faussement discrète, on se reconnaît entre soi, au premier coup d’oeil.Et l’aristo en oripeaux ricane doucement devant le prolo qui cherche, lui, à s'endimancher.Se mimétisent et se déguisent également ceux qui croient se valoriser en s’affublant de titres “requalifiants”.Les bedeaux de naguère, devenus d’abord des sacristains, sont maintenant les préposés au culte.Pour qui sonne le glas?Le ridicule aurait-il fait quelque victime?Pour contrer le jouai et le stie on a lancé, comme une mode, l’année du français au Québec, assortie d’un slogan racoleur: le français on le parle par coeur.Cette année du français va malheureusement coïncider avec l’année internationale de l’enfant, décrétée par les Nations-Unies, pour succéder à l’année de la femme.Ainsi donc, le coeur vole, vole, vole.au secours des faibles et des démunis.C’est bien gênant, à la fin, ces campagnes, ces slogans tonitruants, servis à toutes les sauces, à toutes les causes, même si le coeur a ses raisons et la langue.ses faiblesses! Varèse, décembre 1977 lettres au DEVOIR Un Télémag peu convaincant sur les pensions de retraite Si l'animateur de Télémag à Radio-Canada persiste à informer son public aussi à la légère qu’il l’a fait le 22 novembre dernier dans son traitement du dossier sur les pensions de retraite, la télévision d'État devra bientôt songer à inscrire à son horaire un autre programme pour la protection de ses auditeurs.Dans ce dossier, après avoir fait entendre pour le patnos, quelques retraités dont les revenus de pension non indexés étaient si insuffisants qu’une vieille dame interviewée devait même jouer du piano dans un club jusqu’aux petites heures de la nuit pour ajouter à son revenu, M.Nadeau fit appel par la suite à l'actuaire Bien connu, M.Claude Castonguay, pour commenter ce sujet.Non seulement M.Castonguay ne s'attarda pas à s'apitoyer sur le sort de ces retraités, mais il esca- mota le problème complètement.Plutôt, il en profita pour se lancer dans une charge à fond de train contre les pensions indexées des fonctionnaires.M.Castonguay alla jusqu'à affirmer qu’il trouvait odieux que ces pensions fussent indexées à même les deniers des contribuables.À ce moment de l’émission, M.Nadeau a raté une belle occasion de demander à l’ex-ministre des Affaires sociales s’il se faisait le porte-parole de la Coalition des citoyens.La Coalition en question est le porte-parole des compagnies d’assurances qui réalisent d’énormes bénéfices a même les régimes privés de pensions non indexées.Depuis quelques mois cet organisme ne menage ni efforts ni argent pour influencer les députés fédéraux afin de priver tous les citoyens de leur droit de prendre un congé de retraite dans la dignité, au moyen d’une pension indexée qui les mette à l’abri de l’augmen-' tation du coût de la vie.De plus, à ce même programme, il aurait été également dans l’ordre de mentionner que les fonctionnaires déboursent 1% de leur salaire pour fins d’indexation.Quant à M.Castonguay, il y aurait peut-être lieu quïl médite sur ce que coûtent aux contribuables ses émoluments lorsqu’il agit comme “consultant” pour les différents gouvernement.Quand on perçoit des honoraires horaires qui sont parfois le quintuple de ce que peut recevoir dans une heure de travail un travailleur ordinaire, on s'abstient de chercher la paille ou.le foin (sic) dans l’oeil du voisin.Gustave L.POIRAT Boucherville, le 5 décembre 1977.M.Trudeau chez les étudiants de l’U de M J’ai suivi avec une attention toute particulière les propos tenus par M.Trudeau, premier ministre du Canada, lors de sa récente visite à l’Université de Montréal jeudi dernier.Cette heure, essentiellement consacrée à une période de questions, fut monopolisée par la politique extérieure du Canada, ne touchant qu’accessoirement les principes mêmes de notre constitution.Concernant les problèmes internes, la question de l'écoute électronique fut soulevée dans son ensemble.D’après les paroles de M.Trudeau, le principe de la liberté d'expression et de pensée est reconnu par les législateurs canadiens et la loi sur l’écoute électronique (en vigueur depuis 1974) n'est qu'une exception à la "Déclaration canadienne des droits" qui reconnaît expressément le droit au respect de la vie privée et à l'inviolabilité de la demeure.Pour justifier sa pensée, M.Trudeau affirme avec raison que le mandat de perquisition autorisant l’écoute électronique doit avoir, au préalable, l'assentiment des tribunaux : en effet, si les forces policières veulent déroger au droit commun, ils auront le fardeau de prouver la nécessité du contrôle par l’écoute électronique.Pourtant, il est clair pour la majorité d'entre nous que l'appareil judiciaire est lui-meme contrôlé dans une large mesure par l'instrument étatique: prenons par exemple la nomination des juges de la Cour Suprême du Canada par le Parlement fédéral ou tout simplement les nombreux Où est le centre Mme Andrée Legault (Notre dernier éléphant blanc, lettre du 30 novembre 1977).Le centre-ville de Montréal, ville grande comme Philadelphie, ne comprend pas seulement la périphérie entre les rues de la Montagne et de l'Université.Que faites-vous des hôtels: Le Loews, La Cité, le beau Howard Johnson, le Holiday Inn rue Sherbrooke, l'Auberge Richelieu et l’autre Holiday Inn rue Bern, tous des hôtels plus à la portée des bourses de 1977?Comment pouvez-vous comparer le merveilleux et unique complexe Desjardins à la Place Ville-Marie?Où y voyez-vous des bancs, de la verdure, des sculptures, de l’espace, de hauts plafonds, des spectacles, autre chose que des boutiques, des choses à vendre, et des restaurants genre américain?Le centre-ville s'étendra jus- textes législatifs où le pouvoir de surveillance des tribunaux ordinaires est expressément retiré.De même, les derniers propos du solliciteur général M.Fox qui prétendait que la G.R.C., police fédérale, ne pouvait être soumise à un examen des tribunaux provinciaux.On peut donc, déjà à 'ce stade, s’interroger sur le caractère véridique du contrôle de la légalité du système judiciaire canadien sur les organes exécutifs du Dominion et la nature véritable du pouvoir discrétionnaire du Parlement canadien en matière principalement criminelle et commerciale.Dans le même cadre de pensée, le Premier Ministre reconnaît au “simple individu" le droit de prôner un système socialiste, “trot-kyste", pour employer ses propres termes.Il affirma, avec son sou-rjre habituel, qu'aucune répression policière ne pourrait être exercee à l’encontre de ce citoyen en vertu des principes fondamentaux de la liberté de pensée et de croyance.Mais "l’intransigeance ministérielle" se matérialisa lorsqu'il aborda la question de la sécurité nationale.En effet, selon le Premier Ministre, lorsque des individus ou des groupuscules activistes populaires peuvent avoir des répercussions sociales majeures (syndicats; mouvements politiques; ministres.) alors il devient nécessaire d'exercer un contrôle rigoureux, justifiant la répression des principes fondamentaux de notre démocratie.Pour me résumer, la liberté tolérée en matière de faits et gestes est soumise à une discrétion massive relevant plus de la dictature ville?qu'au Centre Olympique dans un proche avenir — il n'est pas besoin d'être un urbaniste optimiste pour voir ça! Que faites-vous des grands complexes de Radio-Canada, Télémétropole, Terre des hommes, La Ronde, qui changent et dérangent l’axe?Et le centre financier a Place d'Armes, et les activités autour de l’Hôtel de Ville?L’immense campus de l’UQUAM qui monte et qui étendra son renouveau de vie dans toutes les directions.Les théâtres abondent dans l'est où règne la joie de vivre — le dernier théâtre qui vient d’ouvrir, le Denise-Pelletier tout à fait dans l'est — et oubliez-vous toute l'activité autour du Terminus Voyageur?Il y en a qui ne voient que des taudis dans l'est.Avez-vous jeté un coup d'oeil sur ces beaux jardinets dansles fonds de cour qui se loueront à des prix astronomiques que de la véritable démocratie de notre gouvernement central.Est-ce une manière implicite d’affirmer que les mouvements '1 populaires sont dangereux pour l’ensemble de notre société?Dans cette même vision globaliste.j’é- , mets certains doutes partagés sur la démocratie actuelle en pensant que l'image provoquée et vécue n’est que le reflet d une démocra- * tie partielle, sujette à l'arbitraire fédéraliste.En poursuivant ce schème de -pensée, M.Trudeau affirme que le gouvernement, élu au suffrage universel, est le digne mandataire de l’ensemble des citoyens et que, dès lors, les gestes et actions entrepris par le Parlement ou les législatures sont représentatifs de la collectivité désireuse de brimer toute forme de contestations des éléments indésirables â notre équilibre social.Ne serait-il pas plus adéquat et digne de faire participer collectivement l’ensemble de notre na- j tion en exigeant d'elle une expression véritable de sa volonté plutôt ‘ que de soumettre à son assentiment des noms à cocher périodiquement tous les quatre ans?La force du pays et la vigueur de nos institutions gagneraient â la démocratisation et à La décentralisation du pouvoir parlementaire, et lorsque ce résultat inévitable pour la sauvegarde de la véritable démocratie sera imprimé dans notre nouvelle confédération, alors et là seulement, je me sentirais profondément responsable des actes posés par nos gouverne- -ments.Yves J.LAHAIE étudiant de Droit (U.de M.) Montréal, décembre 1977.dans quelques années?Où le silence est d’or, où règne la tranquillité, et où les artistes ont -choisi de vivre parmi des gens or- '! dinaires?.Agate DESRÊANS - Montreal, le 8 décembre 1977.¦ Nous rappelons d nos .fcrtpurs que les lettres ndressfes d cette rubrique doivent dire siqndes et comporter, de manière lisible, les noms, adresse et numéro de telephone de l'auteur II nous est impossible de publier les lettres ano- , nymes./.‘adresse et le numéro de telephone ne sont pas destines d la publication LE DEVOIR fondé por Henri Bouroiia le 10 janvier 1910 Directeur: Claude Ryon Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteur en chef adjoint : Georgei Vigny Directeurt de l'information: Jean Francoeur Pierre Loignon Trétorier : Bernard Larocque ment, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l’Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville laSal e L agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dons IE DEVOIR.ABONNEMENT Édition quotidienne $55 per année, eix mol»: $30 A .-I étranger $60 par année, six moi»: $33; trol» mol»: $21 Édition» du .samedi $15 par année Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1 50 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne *ur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québéc TÉLÉPHONE : B44-3361 (lignes groupées) Jean-Claude LECLERC des événements des hommes des idées Les négociations entre la CUM et la Fraternité des Policiers L’horaire de travail modifié, solution possible au malaise qui ronge le corps policier de Montréal -par JEAN-PAUL LEMAY ¦ Depuis quelques jours, la température monte dans le milieu policier de Montréal.La Fraternité des Policiers de la CUM s’impatiente en effet de la lenteur des négociations avec la partie patronale pour le renouvellement de la convention collective en cours.Elle a laissé savoir par l’entremise de son président, M.Gilles Masse, que l’horaire de travail des policiers est cette année la principale pierre d'achoppement.Elle menace même, à défaut d’une entente d’ici ce temps, de mettre elle-même en marche à compter du 1er janvier prochain le nouvel horaire dit de quarante heures modifiées que demandent les policiers.Qu'en est-il de cet horaire nouveau?Quels en sont les avantages et la justification?Dans cet article rédigé spécialement pour Le Devoir, un policier de carrière, le sergent-détective Jean- Paul Lemay, dit comment, à son point de vue, l’horaire de quarante heures modifiées pourrait* contribuer à amenuiser le malaise qui ronge depuis plusieurs années le corps policier de Montréal.La bataille entre la Fraternité des policiers de la CUM et le Conseil de sécurité relative aux horaires de travail est pour le moins ridicule.S’il y a un sujet où les deux parties devraient être d’accord, c’est bien celui du cycle de travail.L’efficacité du travail devrait intéresser autant le patron qu’il intéresse le syndiqué.Pourquoi ce mutisme patronal?Veut-on provoquer, par le biais des policiers, un affrontement entre les élus à Québec et les maires de la CUM?Il faudra bien établir un jour de meilleurs mécanismes de négociation.Lorsqu’une convention collective est dépassée, comme c’est le cas chez les policiers, elle ne favorise que le développement de conflits.Les revendications policières concernant les horaires de travail remontent à 1974.Plus d’une fois, on a refusé les solutions syndicales, en invoquant que l’on voulait éviter de fomenter la division entre les membres des divers corps poli-cjers.On voulait, disait-on, éviter d’augmenter le fossé entre la Gendarmerie et la Sûreté.L’exécutif du temps avait demandé l’horaire de travail de quarante heures modifiées (4-3).(1) Un comité paritaire, formé de MM.Corbeil, Meloche et Berthiaume pour la CUM, et de MM.Custeau, Heffernan et Bélanger pour la Fraternité, étudia des horaires durant presque deux mois.Le syndicat demanda un projet pilote de l’horaire quarante heures modifiées, mais le côté patronal refusa, prétendant que cela exigerait 600 hommes de plus.La déception des policiers fut grande.En 1977, le président du syndicat, Gilles Masse, revient à la charge.Finalement, la partie patronale acquiesce.Un nouveau comité paritaire est formé.D aurait été bon d’etendre l’expérience à plusieurs endroits pour en connaître pleinement les coûts et l’efficacité.Une proposition fut faite à ce sujet mais la partie patronale refusa.Elle limita l’essai aux territoires des postes 18 et 11.Une analyse sommaire de l’expérience permet alors aux policiers d’être optimistes.L’horaire de quarante heures modulées Les avantages de l’horaire de quarante heures modifiées sont nombreux.Nous nous limiterons cependant à ces quelques points: l’homogénéité des équipes, l’amélioration de la vie sociale des policiers et l’accroissement de l’efficacité du travail.L’horaire actuel, bien qu’il apporte un cycle de travail à 850 policiers de faction qui n'en avaient point, ne permet pas le travail en équipe.Cet état de fait est dé- noncé dans le rapport Dagenais: “En ce qui concerne l’appartenance au groupe traditionnal très forte, elle est présentement à la frontière de la satisfaction, à cause du nouvel horaire de travail (7-2/8-4) qui entraîne un changement constant à l’intérieur d’une équipe de travail”.L’horaire de travail modifié corrige cette anomalie.On l’a constaté dans les territoires des postes 18 et 11 durant les quinze semaines de l’essai.L’horaire modifié permet de fait un travail en équipe.La collaboration entre les différents secteurs, grâce au fait que le personnel travaille toujours ensemble, accroît la coopération entre ces mêmes secteurs.Ce cycle permet aussi de faire passer la période de rassemblement entre deux relèves de deux à trente minutes, ce qui favorise une information plus approfondie sur la criminalité et plus de possibilités de formation.Depuis le temps qu’on dénonce une carence à ce niveau.L’horaire modifié améliore aussi grandement la vie sociale des policiers.Des études ont démontré plus d’une fois les difficultés qu’éprouvent les policiers dans leur vie familiale.Ce phénomène est typique à tous les travailleurs pour qui le travail alterne de jour, de soir et de nuit.Ainsi, Pierrette Santin observe à Paris: “Sur le plan familial, le travail posté engendre ou peut eqgendrer une desynchronisation des activités et des rythmes de liberté des enfants.B engendre aussi des difficultés dans l’exercice des responsabi- lités familiales, notamment en matière d’éducation et ces difficultés sont fortement ressenties par la majorité des travailleurs.Les effets nocifs de cette désynchronisation s’accentuent lorsque le travail comporte un poste le dimanche ou certains jours de fête comme Noël ou Pâques qui, non seulement représentent les fetes familiales, mais aussi des jours de congé attendus et désirés par la majorité des salariés”.Ces problèmes sont concrètement vécus par les policiers de la CUM.Heureusement, il y a des gestionnaires qui manifestent des attitudes positives face au nouvel horaire de travail.Le directeur de la Sûreté du Québec, monsieur Jacques Beaudoin, mérite d’être cité en exemple à ce sujet.Le 26 avril dernier, M.Beaudoin s’est prononcé, devant la Commission parlementaire ae la Justice, en faveur du fonctionnement du système de quarante heures modifiées, système en vigueur chez tous les membres de la S.Q.: “La semaine de quatre jours, c’est le plus beau régime qu’on a, et ça va enlever du stress à nos membres, cela leur donne plus de journées de congé”.A la CUM, l’expérience pilote de l’horaire modifié a permis de diminuer le taux de criminalité.Par exemple, dans le secteur du poste 18, on a noté durant l’essai une baisse de 13% pour les introductions par effraction, de 19% pour les vols qualifiés, de 18% pour les véhicules volés.Au lieu de féliciter les pohciers pour ce meilleur travail, quelques membres de Le chanoine Fernand Boulard (1898-1977) Un pionnier de l’étude scientifique de la vie religieuse au XXe siècle -par- BERNARD LAMBERT, o.p.¦ L'auteur de cet article est conseiller théologique auprès du cardinal Maurice Roy, archevêque de Québec.Le père Lambert est bien connu de nos lecteurs pour les articles sur les grands événements de l’actualité religieuse qu'il donne de temps à autre au Devoir.Je crois que tous les amis et disciples du chanoine Fernand Boulard ressentiront profondément la disparition survenue à la fin de novembre dernier de celui qui fut pour eux un maître de pensée et d’action pastorale.En le voyant partir, ou plutôt entrer dans cette “nuée de témoins” qui entourent l’Eglise (Epître aux Hébreux, 12, I), on prend subitement conscience de tout ce que le monde catholique lui doit, la France, qui par la voix du président de l’assemblée des archevêques et évêques.Mot Roger Etchegaray, a dit: "Merci, Pere Boulard” (Osservatore Romano, 1er décembre), les Églises de quarante pays où il apporta son aide, et il faut le dire l’Église universelle par la voie de Vatican II où il joua un rôle particulièrement efficace dans le Décret sur la charge pastorale des évêques.Au Canada, au Québec surtout, nous avons beaucoup profité de lui.Plus d’un se rappellera le professeur de sociologie religieuse ou pastorale de l’Institut Catholique de Pans, l’interlocuteur très bienveillant du 50 de la rue de Vaugirard, l’inspirateur très précis dont l’influence s’est retrouvée ici dans la pastorale d’ensemble, les centres de sociologie religieuse, les bureaux d’études socio-pastorales, les instituts de pastorale, les Grandes Missions de Québec, Montréal, Saint Jean, Saint Jérôme et Chicoutimi.Nombre d’hommes et de femmes d’Église, nombre de laies engagés dans la pastorale, qui utilisent des méthodes, des modèles, des catégories de pensée, des structures et des institutions comme des choses allant de soi, ne savent pas tou-jours ce qu’ils doivent à ce pretre de FYance, cet ancien curé de paroisse rurale, cet aumônier national d’Action catholique rurale, ce grand conseiller des Églises un peu partout dans le monde jus-qu’à la fin de sa vie.Voilà donc, une fois de plus, une vie exemplaire d'homme d’une terre bien déterminée, la France, qui sans jamais l'publier, devint aussi homme donné à l’Eglise, comme le furent le Père Lebret qui atteignit une dimension universelle en Sit l'encyclique “Populorum io” de S.S.le pape Paul VI sur le ement des pieuples.Mgr Jean Rodhaiii apôtre de la charité Internationale, Jacques Maritain penseur d'une nouvelle chrétienté, ces hommes qui contribuèrent de façon si notable à la composition du catholicisme contemporain dont Paul VI reprit la pensée avec cet art si délié et cette vision si pénétrante qui comptent parmi ses traits les plus admirables.Le Père Boulard, comme chacun l'appelait, a exercé une immense influence avec un parfait naturel.Toujours propre et soigné, comme son travail, il allait son chemin partout de par le monde, avec les évêques, les paysans, avec les scientifiques, avec un ajustement remarquable et une sérénité sans failles.D n’imposait pas ses conclusions, il laissait, il faisait parler les faits.Homme d’une pastorale en marche, il était toujours disposé à apprendre.Homme de l’écoute, cela paraissait dans son port de tête.Grand, légèrement voûté comme par l’application minutieuse à son travail de relevé de fiches, de notes innombrables et de cartes, il s’exprimait toujours en public comme en privé avec un sourire avenant.Quand on pense à lui, on se rappelle une multitude de qualités, l'accessibilité, le tact, le détachement, l’exactitude, le réalisme, l’équilibre.Ayant participé, à Paris, à une session avec les évêques de la France, j’ai vu combien le Père Boulard était leur.Il était passé dans leur pensée.Ils l'aimaient.Point d’ancrage s’il le fallait, également nautonier sûr dans les rapides! S’appeler Boulard, c’est être originaire de Normandie, de la belle Normandie rurale, même si l'on est prêtre du diocèse de Paris.Le Père Boulard commença sa carrière en étant curé de village rural durant onze ans dans le diocèse de Versailles.D aima son métier et il le dit dans un ouvrage intitulé: L’art d’étre curé de campagne (1941).Mais, ce curé qui savait voir ne faisait pas que cela.En 1932, il avait déjà présenté un projet de "Directoire spirituel pour les pretres communautaires”.Pretre de la tradition spirituelle française, mais en même temps lui-même, il donna un Jour, à Ars, une confé-’ rence, sa conférence sur "La pastorale du curé d’Ars” (An, Journées sacerdotales du centenaire, Paris, 1960).Et très moderne! Ce maître et grand initiateur que fut Gabriel Le Bras, a raconté l’influence que le Père Boulard exerça sur lui."Le titre du premier article des Études que j’écrivais (en 1931), dit-il.en dehon des sentiers du droit et de l'histoire, réclamati un inventaire et une explication des effectifs du catholicisme dans les diverses réglons de France.Une double série d’articles ré- Bondit à ces requêtes: des notes de statls-ques concernant la pratique religieuse dans chaque diocèse et des monographies historiques où l'Ancien Régime tiendrait la place principale.En 1933, je suggérais le dessin d’une carte de la pratique religieuse en France” (Etudes de sociologie religieuse, T.I., Sociologie de la pratique religieuse dans les campagnes françaises, Pans 1955, p.VI).En 1954, écrivant la préface de rouvrage de son ami, l'abbé Boulard, Premiers itinéraires en sociologie religieuse, le professeur Le Bras disait: "Ce curé de campagne que j’interrogeais dans sa merveilleuse église de Saint-Sulpice-de-Favières, pouvais-je deviner qu'il deviendrait un de ses émules et entraîneurs?La carte de la pratique pour laquelle je cueillais des chiffres, c’est lui qui l’a dressée.Les forces que je recensais, il les a toutes analysées dans ses Problèmes missionnaires de la France rurale.Mes allusions à la crise du clergé français préludaient à son Essor ou déclin du clergé français?Et nos préoccupations scientifiques devaient se propager dans les presbytères de campagne grace à une revue qu'il a fondée, les Cahiers du clergé rural.” (p.9).Si l’abbé Boulard et Gabriel Le Bras se rencontrèrent, c’est que l’abbé avait déjà eu connaissance de cette étude où Le Bras, en 1931, réclamait des inventaires précis, des cartes, des enquêtes, des faits.Il l’a raconté dans l’introduction de Premiers itinéraires en sociologie religieuse."En octobre 1931, un professeur de la Faculté de Droit à l’université de Paris, M.Gabriel Le Bras, publiait dans la Revue d’histoire de l’Eglise de France un co- ieux questionnaire de vingt-cinq pages: tatistiques et histoire religieuse pour un examen détaillé et pour une explication historique de l’état du catholicisme dans les diverses régions de France.Le propos était de révéler aux milieux ecclesiastiques et laïcs comment des recherches sur la pratique religieuse pouvaient éclairer utilement la vie intime du peuple chrétien.Vingt ans plus tard, le mouvement de recherches et de conclusions d’action sorti de cette initiative a revêtu une telle ampleur qu’on se sent presque impuissant à seulement en décrire les grandes lignes” (p.13).Et c’est ainsi que l’abbé Boulard, s’inspirant des dossiers du professeur Le Bras, pouvait publier dans le numéro de no-Volr pago 6: Pionnier l’État-major ont dit que cela ne pouvait pas durer! Est-ce ainsi qu’on motive des policiers?Cette erreur de parcours n’a pas été la seule.D y eut aussi défaut de coordination entre les différents secteurs du comité paritaire: L’objectif était d’étudier les conséquences sur les opérations policières et d’établir les coûts du cycle 4-3 modifié durant le projet pilote.On a été témoin dans les deux postes concernés de visites “unilatérales’' tant du côté patronal que syndical.Ce n’est pas l’approche adoptée en 1975 par le comité paritaire de la SQ où, dans un rapport des plus complet, on signale les avantages et les désavantages de l’horaire de travail de quarante heures modifiées.E faut croire quq les avantages étaient supérieurs aux désavantagés puisqu’on a adopté cette cédule pour tous les policiers.Ce régime fonenonne à merveille.L’implantation du régime s’est faite sans affrontement à la SQ.La CUM a des leçons à en tirer.Non loin de la CUM, à Laval, c’est la partie patronale qui a offert, lors d’un arbitrage, l’horaire modifié et pour tous les policiers.L’expérience est jusqu’à maintenant concluante.Les policiers de la CUM ne sont-ils pas en droit de se poser des questions?.Les pressions syndicales La négociation d’un horaire de travail est complexe.Plus que pour toute autre clause d'une convention collective, il faut dans ce cas établir entre les deux parties les objectifs à poursuivre.Les conflits syndicaux ne manquent pas dans ce domaine.Ainsi dans les hôpitaux, le syndicat des infirmiers revendiquait l’amélioration de la cédule de travail.Cette demande ayant été refusée, il y eut grève.Le problème n’est pas encore réglé.Plus encore, le gouvernement de l’époque profita de l’impopularité des moyens de pression utilisés par le syndicat, pour faire passer une loi matraque.Dans le présent conflit des policiers de la CUM, la Fraternité adopte une stratégie autre que la grève et qui, selon elle, est fort simple: appliquer, en accord ou non avec le patron, l’horaire de travail modifié à tout le corps policier de la CUM, à compter du premier janvier 1978.Avec cette stratégie syndicale, on évite, avec raison de prendre la population en otage! C’est là son principal aspect positif.On peut même affirmer, comme l’on démontré les essais faits dans les secteurs des postes 18 et 11, que la population sera mieux protégée.L’État-major devrait tenir compte avec plus de fierté de l’analyse des policiers syndiqués sur différentes méthodes de travail.Si la stratégie syndicale s’avère efficace, la population sera en droit de se poser de sérieuses questions sur l’argumentation patronale.D’autre part, l’étude de M.Jacques Dagenais permet de croire qu’il est possible de réussir à appliquer la cédule: “Notre étude nous a (.) permis de constater que le SPCUM possède, de façon même privilégiée, des ressources humaines gorgées de potentialités tant au niveau de la base que des cadres.E ne s’agit que de réformer le cadre administratif actuel de façon à libérer les énergies qui ne demandent qu’à être utilisées?’ Les moyens ae pression de la Fraternité des policiers de la CUM permettent à l’exécutif syndical de parfaire la formation de ses membres.La préparation des horaires par les délégués syndicaux et leurs confrères de postes offre l’occasion aux policiers de la base de parfaire leurs connaissances sur les nécessités du Service et les besoins des policiers.Comme moyen d’éducation pour eux, on ne pouvait trouver mieux.L’exécutif syndical oblige ainsi ses membres à structurer la demande d’horaire de travail.Es vont bientôt parler en connaissance des faits.L’observation de l’application de la cédule de travail au niveau des postes de police doit se faire tant du côté syndical que patronal.Ce n’est pas en charriant de part et d’autre que l’on trouvera des solutions aux problèmes.Dans la stratégie syndicale, on peut déceler une erreur.L’application de la cédule 4-3 modifiée ne peut être complète dans une coordination entre les deux parties.Nous partageons l’idée émise par l’éditorialiste Jean-Claude Leclerc du DEVOIR: “Un tel régime en effet ne peut être bien conçu ni bien appliqué que si les parties à la convention collaborent étroitement à sa mise à l’essai d’abord, ce qui a été fait à Montréal, et à sa généralisation ensuite.E ne saurait faire de doute qu’une mise en branle unilatérale, qu’elle provienne du syndicat ou de la direction, serait de nature non seulement à détériorer les relations de travail, mais à compliquer l’organisation des tâches dévolues aux enquêteurs et aux patrouilleurs.” Le president de la Fraternité, M.Gilles Masse, a mentionné lui-même l’importance de l’autosuffisance des postes de police dans le mémoire présenté au groupe Saulnier: “L’autosuffisance des postes, en regard du personnel policier est une autre mesure qui a été incorporée aux horaires de travail, ceci dans le but d’éliminer la plaie que constitue l’assignation de personnel entre la posta sur une base quotidienne." Malheureusement, la posta de police n’ont pas toujours, en temps régulier, le personnel nécessaire pour leurs objectifs journaliers: da policiers doivent être prêtés continuellement d’un poste à l’autre.La Fraternité n’a peut-etre pas la mécanisma nécessaira pour régler cet état de fait en pratique.On aurait tort cependant de penser que cela l’empêchera d’exécuter son projet.Le 6 décembre 1977, la Fraternité convoquait une assemblée au sujet de la cédule 4-3 modifiée.La policiers répondirent en grand nombre à l’appel de leur exécutif.Malgré une violente tempête, plus de deux mille policiers se dépi acè-rent pour assister à l’assemblée, afin de connaître la résultats de la négociation.C’était l’unique sujet à l’ordre du jour.On peut se demander si la stratégie syndicale a autant de chanca de réussir que de courir à sa perte.La policiers devaient s'attendre à une réaction de la part de leur chef, M.Henri-Paul Vignola.En participant avec raison aux négociations, M.Vignola entend, selon sa dira, démontrer aux policiers et à la population les coûts énormes de l’implantation de la cédule 4-3 modifiée.On ne peut lui reprocher, en tant que ga-tionnaire, une telle démarche.Depuis le temps que l’on recherche un véritable chef de police! E faudra par contre que M.Vignola évite de parler de 32 congés additionnels pour la policiers.L’attitude de l’industrie privée, dont le but at uniquement de réaliser da profits, at plus ouverte au sujet da heura de travail compriméa.C'at le cas, par exemple, du secteur pétro-chimique où l’efficacité s’est accrue.Les solutions possibles La partia manifatent de la prudence dans leurs propos.On ne peut blâmer les policiers d’être méfiants envers la partie tronale.La maires de banlieue ont uti-é si souvent la policiers pour récupérer de l’argent de Quebec qu’on comprend la Fraternité d’avoir peur et de redouter qu’on retarde la solution de ca problèmes en se servant du corps policier comme bouc-émissaire.Par exemple, un membre du Conseil de sécurité, monsieur Dacary, maire de Lachine, ne dément pas la rumeurs de sa candidature à la chefferie libérale.Monsieur Vignola, maintenant directeur, a su auparavant résister aux prasions politiqua.Ainsi, on l’a vu refuser le rétablissement de l’ancien système da onda-radio (système de communication policière) à Montréal-Nord.M.Vignola avait réussi de peine et de misère à faire intégrer sa communications avec celles de Montréal, qui possède un système beaucoup plus perfectionné.Le maire concerné, M.Yva Ryan, dût se plier à son exigence.La policiers le reprocheraient à monsieur Vignola s’il n’avait plus aujourd’hui une attitude aussi ferme.Des solutions peuvent être trouvéa au stade de la conciliation.On pourrait tenir dans les plus brefs délais un colloque regroupant les principaux intéressés.L’Etat-major et les délégués syndicaux devraient y participer.On pourrait demander un exposé a M.Alfred Lapointe, spécialiste de la quation.Ce policier de la SQ at reconnu comme expert tant par la partie patronale que par la partie syndicale.E a témoigné a l’arbitrage du conflit da policiers de Laval, à titre de témoin de la partie patronale.La solution qu’il POUR L’EUROPE votre ‘£e*tou£t Scmcci (?itroe*i ACHAT-RACHAT chez le spécialiste de la location BILLETS AVION toutes destinations S.E.T.A Tel.: 861-0200/3906 Permis 13868252-0280 préconisait fut retenue par la deux partia.On a mis à l’épreuve à Laval l’implantation de l’horaire de travail 4-3 mooifié.Selon le maire, M.Lucien Paiement, ladite cédule ne coûte aux citoyens de Laval pas un sou de plus et l’efficacité policière serait accrue.Pourquoi ne, pourrait-il en être ainsi chez la policiers de la CUM?.” Le ministre de la Justice, on l’apère, n’interviendra pas dans ce dossier.Son attitude lors de la grève de la police provinciale ne fut pas appréciée da policiers.Un conflit de travail relève du ministre du Travail, pour la policiers comme pour la non-policiers.C'at aux deux conciliateurs que revient la recherche d’une solution.La règlements intervenus chez la cols bleus de Montréal et à la Commission de Transport permettent de garder aussi espoir pour la policiers.Lorsque l’une des parties ne montre que la cotés positifs et l’autre que la côtés négatifs, on doit avoir recours à la lucidité da conciliateurs.L'application de l'horaire de travail de quarante heura modifiées pour une période d'essai déterminée à l’avance pour tous la policiers de la CUM ne doit pas être rejetee.C’at seulement dans la pratique que la deux partia pourront déterminer réellement la coûts et l’efficacité du système.Si l’asai s’avère négatif, on pourra chercher d’un commun accord une autre solution.Si la résultats sont positifs, alors, que craindre?(1) La cédule “40 heures” modifiée consiste pour les policiers en un nombre égal d’heures de travail annuel, soit 2080.Pour y arriver, chaque policier doit céder >.l congés annuels et travailler une heure de plus par jour.La présence en jours dans les postes de police passe hebdomadairement de 5 jours i 4.2 jours.S’il est vrai que les policiers auront 32.5 jours de congé de plus par année, la couverture policière sera par contre supérieure puisque le nouvel horaire policier permettra de placer des hommes en fonction de la criminalité journalière, soit 22% de nuit, 33% de jour et 44% de soir.Actuellement, l’effectif travaille de façon égaie le jour, le soir et la nuit, ce qui crée une disparité entre la couverture policière et la cri- I minalité.martel -f-gagnon MEUBLES ET OBJETS EXCLUSIFS & ORIGINAUX Une boutique de conception novatrice qui allie : — Des meubles et accessoires conçus par des designers québécois - Des objets d’art - Des antiquités et lits de cuivre ¦ — Les services d'un designer en aménagement intérieur.500, est Rachel, Montréal (coin Berri) Tél.: 521-7001 VENTE 6 jours seulement.Du12au17 Décembre.Meubles rustiques anciens importés de France à des prix incroyables meubles, bibelots, bronzes, cuivres, table de ferme, tableaux, etc.S.I.A.F.INC.société d’importation d’antiquités françaises 354 rue de l’Inspecteur Montréal, 866-0572 lèra rua è l’Ouaat da la rua Unlvaralté paré, par la rua Notra-Dama (métro Victoria).Mar., mer et ven de lOh.à 18h jeudi de lOh.à 21h.- OUEST — m naéKcnua IMMViatlTt I «ne N «¦ai fflnW o e B ______ D - EST- 6 • Le Devoir, mercredi 14 décembre 1977 la météo.Une crête de haute pression très stable sur le Québec a maintenu du temps dégagé et de l'air très froid sur l’ensemble de nos régions.Une perturbation sur le lac Supérieur a étendu ses nuages sur l’extrême sud-ouest de la province.Le retrait vers l’est de la crête de haute pression fera s’étendre à tout le sud de la province les nuages et la précipitation qui sera sous forme de neige ou de pluie verglaçante surtout dans la vallée du St-Laurent.Les températures seront beaucoup plus douces aujourd’hui et demain sur le Sud-Ouest.• Nord de l’Abitibi, Nord de la Haute-Mauricie: neige faible intermittente et vents modérés.Accumulation prévue de 3 à 5 cm.Maximum: -6.Aperçu pour jeudi: nuageux et doux.• Nord de la région du Lac St-Jean, Chibou-gamau: neige faible intermittente et vents modérés.Accumulation prévue de 3 à 5 cm.Maximum -10 à -12.Aperçu pour jeudi: nuageux et phis doux.• Sud de l’Abitibi, Nord de Pontiac-Témiscamingue, Laurentides: neige intermittente.Risque de pluie verglaçante.Vents modérés.Accumulation totale pré- vue près de 10 cm.Maximum -3 A -5.Aperçu pour jeudi: nuageux et doux.• Sud de Pontiac-Témiscamingue, Ou-taouais, Montréal, Cantons de l’Est: neige intermittente et pluie verglaçante se changeant possiblement en bruine en fin de journée.Vents de l’est de 30 à 50 kilomètres/ heure.Accumulation prévue de 5 à 10 cm.Maximum près de zéro.Aperçu pour jeudi : nuageux et doux.• Sud de la Haute-Mauricie, Québec, Trois-Rivières: neige intermittente débutant tard la nuit prochaine avec un risque de pluie verglaçante en fin de journée.Accumulation totale prévue de 10 cm.Vents de l’est de 30 à 50 kilomètres/heure.Maximum -3 à -5.Aperçu pour jeudi: nuageux et doux.• Sud du Lac St-Jean, Rimouski: neige débutant pendant la journée avec des vents modérés.Accumulation prévue de 5 à 10 cm.Maximum -7 à -10.Aperçu pour jeudi: neige et plus doux.• Gaspésie, Baie-Comeau, Sept-Iles: en-nuagement en fin de journée suivi de neige.Vents modérés.Maximum -10 à -12.Aperçu pour jeudi: neige et plus doux.suites de la première page FRANCISATION ter pour certains de ses cadres.Cela peut aller jusqu’à faciliter les demandes de transferts hors du Québec pour les individus qui choisissent de quitter le Québec.• La deuxième étape est celle de la création d’un comité de francisation dont tous les membres sont perçus comme “légitimes” par tous les partenaires, “y inclus par ceux qui mettent la loi en question".Signalons que cette deuxième étape a normalement dû être franchie, selon les termes mêmes de la loi, le 30 novembre dernier.• La troisième étape consiste en une double évaluation: celle qui est strictement requise par la loi, et qui consiste en une évaluation de la situation du français dans l’entreprise, l’autre qui constitue une évaluation des coûts et des bénéfices pour l’entreprise, suite à la loi 101.C’est ainsi, en mesurant les conséquences réelles et tangibles de la francisation, qu'on pourra mieux mesurer la détermination des dirigeants de l'entreprise à assumer la responsabilité du changement.• La quatrième étape serait, toujours selon Jean-Marie Toulouse, l’établissement d’objectifs de francisation pour chacune des unités administratives.Toulouse souhaite qu’on favorise l’émergence de nouveaux leaders dans chacun des groupes administratifs de l'entreprise.Pour lui, la francisation ne doit pas devenir le fait et la responsabilité d une sorte de structure parallèle, chargée d'appliquer la loi 101.Les “services de francisation” ne doivent agir que comme conseillers des diverses unités administratives, chacune prenant en charge la responsabilité de sa propre francisation.• Cinquièmement, les entreprises devront mettre sur pied des sortes d’ateliers d'apprentissage de la langue seconde et de son utilisation, à l’intérieur du fonctionnement quotidien de l’entreprise, et non pas dans une sorte de laboratoire en vase clos.• Dans une sixième étape, l'entreprise devrait favoriser des mécanismes d'échanges entre francophones et anglophones, par exemple en organisant un genre de “pairing” entre gestionnaires francophones et anglophones de même niveau.L'objectif ultime est d’apprendre aux francophones et aux anglophones à travailler ensemble.• Dans une septième étape, Toulouse souhaite qu’on mette en place des mécanismes d'echange entre les entreprises qui font face à la même réalité.Il en existe d'ailleurs un, le Centre linguistique de l’entreprise, dont M.Aimé Gagné devait déplorer qu’on “n’y ait pas pensé plus tôt”.• Enfin, dans la dernière étape de la stratégie, l’entreprise en arriverait à vivre “l'esprit” de la loi dans son fonctionnement quotidien: cela se traduirait dans les politiques de recrutement, de promotion, de formation, etc.Sans chercher à se situer dans le cheminement conçu par le professeur des HEC, M.Aimé Gagné a présenté l’expérience de la principale filiale d’Alan au Québec, la Société d’électrolyse et de chimie (Se-cal) qui, incidemment, est une des rares compagnies à avoir écrit, et publié, une déclaration de principe sur la francisation de l’entreprise.Fondée sur l’égalité des deux langues au Canada, la politique d’Alcan reconnaît en outre que le français a été déclaré langue officielle au Québec et qu’à toutes Fins utiles le français sera la principale langue de travail et des communications de Secal au Québec.Cela dit, ajoute l’énoncé de principe, si le français et l’anglais ont en quelque sorte un statut égal au siège social, le personnel doit refléter, d’une part l'ensemble de toutes les ressources de la compagnie à travers le Canada, et d’autre part le milieu linguistique où est situé le siège social.Le bilinguisme officiel à Secal implique par ailleurs que “pour certains postes, l’aptitude à communiquer dans les deux langues sera de plus en plus considérée comme un facteur de “compétence”.“Étant donné que la liberté linguistique est acquise à l’Alcan, de préciser M.Aimé Gagné, les employés passent d’autant plus volontiers à l’anglais quand c’est nécessaire qu’ils ne se sentent pas lésés dans leurs droits linguistiques au moment d’exercer leurs fonctions quotidiennes”.Un conférencier a toutefois semblé s’inscrire en faux contre les prémisses posées par les autres panélistes.Le vice-président de Sidbec attache pour sa part “plus d’importance à la francisation qu’à la francophonisation”.Dans cette entreprise contrôlée à 100% par le gouvernement québécois, l’acquisition de la langue seconde “cesse d'être un acte de soumission”.Mais il faut dire que Dosco ne constitue plus aujourd’hui qu’un tout petit noyau par rapport à l’ensemble industriel qu’est devenu Sidbec et, comme l’a dit M.Pelletier, à Sidbec “on procède plutôt par immersion”.CONTRÔLE contrôle du système québécois de radioté-lédiffusion, pour les stations privées de radio et de télévision oeuvrant sur le territoire québécois.• le gouvernement du Canada reconnaît au gouvernement du Québec un droit de regard quand au plan de développement de la Société Radio-Canada sur le territoire du Québec; • le gouvernement du Canada confie au gouvernement du Québec le pouvoir de régiementation, de surveillance et de contrôle sur toutes les sociétés exploitan- te 1er règlement jugé ultra vires Salles d’amusement: Montréal maintient le règlement modifié par Claude Turcotte Le juge Rodrigue Bédard de la Cour supérieure a déclaré ultra vires un règlement municipal concernant les appareils et les salles a’amusement (billards électriques), mais la ville de Montréal va non seulement en appel mais elle maintient sa décision d’appliquer une version modifiée de ce règlement qui aura pour effet de restreindre l’accès a ce type d’amusement commercial.On se souvient qu’en septembre le conseil municipal a voté des amendements au règlement qui limitent l’expansion de ces salles particulièrement dans les secteurs résidentiels et dans les environs des écoles, en plus d’en interdire l’accès totalement aux jeunes de 18 ans et moins.Il existait antérieurement un autre règlement plus libéral, c’est-à-dire qui fixait la limite d’âge à 16 ans et qui ne posait aucune restriction dans les zones résidentielles et scolaires.C’est ce premier réglement, numéroté 2820, qui a été déclaré ultra vires par la Cour supérieure.La ville a immédiatement décidé d’aller en appel.C’est la compagnie d’amusement Arcade qui avait contesté la validité du règlement après avoir été condamnée à l’amende en Cour municipale.Par ailleurs, le conseiller du RCM, Michael Fainstat, après une série de consultations dans son district de Notre-Dame-de-Grâce, proposait hier soir au conseil d’autres amendements pour rendre le règlement encore plus sévère, notamment au niveau de la surveillance et des zones interdites.Les autorités municipales n’ont pas semblé favorables à ces amendements, qui à leur avis pourraient vraiment rendre le règlement ultra vires.L’avocat en chef, Me Jean Péloquin, n’était pas en mesure de fournir une opinion juridique, de telle sorte que l’acceptation ou le refus des am-dements de M.Fainstat a été retardé jusqu’à l’assemblée de janvier prochain.Quelques autres conseillers comme M.Raymond Poulin (indépendant) ont manifesté de l’opposition à cette réglementation M.Poulin estime que les jeunes de 14,15, 16 et 17 ans sont harcelés maintenant par la police et qu’ils se réfugient désormais dans les tavernes où personne ne les importune.Le conseiller Robert Keaton (indépendant) a aussi manifesté des réticences.Par ailleurs les conseillers du RCM, John Gardiner, Jean Rov et Gaston Le-beau ont cherché en vain à convaincre l’administration de faire des études particulières concernant les problèmes que la circulation cause aux residents des rues Jeanne-Mance et Hutchison entre des Pins et Sherbrooke.Ils ont essuyé un refus aussi dans leur demande de susjpendre les subventions à la restauration d'un bloc de 44 logements situé dans le quadrilatère Papineau-Gauthier-Cartier et une ruelle Des locataires y ont été chassés, d'autres s'attendent à de fortes hausses de loyer et plusieurs sont mécontents de l'attitude des propriétaires.La GRC a continué d’ouvrir du courrier même après 1975 OTTAWA (CP) — Le commissaire adjoint à la Gendarmerie royale du Canada, M.Murray Sexsmith, a déclaré hier devant les membres de la commission d’enquête McDonald sur les agissements et la conduite illégale de la GRC que ce corps policier avait intercepté et ouvert une soixantaine de lettres ae 1970 à 1975.M.Sexsmith, qui occupe le poste de directeur général adjoint aux opérations dans le service de securité a expliqué aux commissaires que la décision (l’ouvrir du courrier avait été confiée jusqu’en 1970 aux commandants des régions et que les dossiers à ce sujet étaient imprécis.Depuis 1970, les services de sécurité de la GRC ont intercepté 92 lettres.De ce nombre, les deux-tiers ont été ouvertes et les autres ont été utilisées pour retracer des gens.La moitié des lettres ouvertes par la GRC l’ont été au Québec dans la période de 1970 à 1972.M.Sexsmith a laissé entendre, en réponse à une question du procureur de la commission, Me Howard, que ces lettres avaient été ouvertes pour lutter contre le terrorisme.En accédant à son poste de commissaire adjoint en 1975, M.Sexsmith a ordonné qu’on’i cesse d’intercepter et d’ouvrir des iettres.“On pouvait déjà entrevoir un orage à l’horizon”, a-t-il expliqué en rappelant qu’aux États-Unis, des services de sécurité avaient été l’objet d’enquêtes qui leur avaient fait beaucoup de tort.Au Canada, a-t-il poursuivi, les journalistes cherchent leur Watergate et d’exagents de la GRC commencent à être plus loquaces.La GRC a cherché à plusieurs reprises à faire amender la loi sur les postes pour lui permettre d’ouvrir légalement le courrier de Sa Majesté.“Il était assez injuste d’exposer nos membres à ces risques.C’est pourquoi j’ai interdit cette procédure”, a dit M.Sexsmith.Plus tard, les services de sécurité avaient obtenu un mandat du solliciteur général d’alors, M.Warren Allmand, leur permettant, en vertu de la loi sur les secrets officiels, d’intercepter et d’ouvrir du courrier.Les conseillers juridiques du ministère de la Justice avaient à ce moment noté que la loi sur les postes avait préséance sur la loi sur les secrets officiels.Même si le commissaire adjoint Sexsmith avait, en août 1975, donne ordre à la GRC de ne plus ouvrir de courrier, et en dépit de l’inutilité du mandat, les interceptions de courrier se sont poursuivies.C’est à ce moment de son témoignage que M.Sexsmith a révélé que malgré ses ordres, à la suite de certaines “initiatives locales”, la GRC avait découvert au Canada un membre de l’Armée rouge japonaise, Omura, en 1976.Ce terroriste, a poursuivi M.Sexsmith, a été déporté au Japon, où il a été emprisonné.M.Sexsmith a fait un rapprochement entre ce visiteur et les Jeux de Montréal.Sans donner trop de détails, le commissaire adjoint a expliqué que des documents qui avaient été trouvés en la possession d’Omura avaient permis de prouver la nécessité de l’interception de courrier.Les auteurs d’un récent détournement d’avion a Bangkok, a-t-il précisé, demandaient entre autres la liberation d’Omura.L’enquête sur les agissements illégaux de la GRC, présidée par le juge David McDonald de l’Alberta, consacre les audiences de cette semaine à cette question d’interception de courrier.La semaine dernière, à Montréal, les audiences avaient porté sur la perquisition sans mandat aux locaux de l’Agence de presse libre du Québec, rue Saint-Hubert.Ce sujet doit revenir sur le tapis quand les membres de la commission reprendront leurs audiences à Montréal à la mi-janvier.Les commissaires doivent encore entendre le témoin Sexsmith lors d’une audience privée qui doit se dérouler cette semaine.Me Howard a prié hier le témoin de promettre qu’il donnera à cette occasion plus de détails sur cette opération policière.C’est la première fois depuis le début de l’enquête que Me Howara interroge un témoin.Au cours de l'audience d’hier, il a répété à plusieurs reprises que les témoins en diraient plus long à huis clos.Cinq autres procureurs assistent aux audiences: ils représentent la GRC, le solliciteur général, M.Francis Fox, et ses deux prédécesseurs, MM.Warren Allmand et Jean-Pierre Goyer.Quand le président de la commission, le juge McDonald, a demandé si l’un d’eux s'opposait au huis clos, personne n’a répondu.Trois autres témoins avaient parlé auparavant des structures et de l’organisa- tion de ce corps policiers.Le dernier appelé, l’inspecteur Robert MacEwan, des services de sécurité, a refusé d’expliquer publiquement les responsabilités du service de sécurité qui lui étaient décrites.Ces renseignements, a-t-il déclaré, pourraient permettre à des puissances étrangères de déterminer comment nos servi-, ces de sécurité ont été mis sur pied.Un des commissaires, M.Guy Gilbert, lui a demandé de dire au moins combien le service de sécurité comptait de membres.Même cette réponse pourrait nuire, lui a indiqué l’inspecteur MacEwan, qui a toutefois accepté de confier la réponse aux membres de la commission, dans le plus grand secret.A ce, M.Gilbert a déclaré que ce renseignement au contraire lui paraissait très important, ne serait-ce que pour éclairer la commission au début de son enquête.“Je considère pour ma part que le public devrait le savoir”, a maintenu M.Gilbert.tes de télécommunications qui opèrent sur le territoire québécois; • la Régie des services publics sera l’organisme désigné par le gouvernement du Québec pour voir à l’application des pouvoirs de contrôle et de surveillance confiés au gouvernement du Québec par le gouvernement fédéral.En définitive, ce que propose le ministre québécois, c’est qu Ottawa ne garde qu’un droit théorique en matière de communications, interdise au CRTC d’exercer désormais une quelconque activité en terre québécoise et confie tous les droits d’exercice de cette souvenaineté à Québec et à sa Régie des services publics.Conciliant, M.O’Neil suggère toutefois que la mise en oeuvre de cette entente puisse être flexible et se faire au besoin par étapes.Quoi qu’il en soit du succès appréhendé de ce genre de propositions, le ministre québécois dit espérer que les deux niveaux de gouvernement, sans pour autant modifier leurs orientations politiques fondamentales, puisse en arriver à des arrangements et à des aménagements “qui permettront un fonctionnement normal du secteur des communications au Québec, de telle sorte que notre population ne soit pas pénalisée par la poursuite d'un débat politique dont le dénouement ne sera connu que plus tard.” BEGIN saires du “clan du refus” que, comme il l’a toujours dit, le problème palestinien est au premier rang de ses préoccupations dans la grande offensive de paix qu'il a lancée.Les Israéliens proposaient une étiquette “délégation arabe palestinienne” avec l’ambiguité que cela comporte quant à la représentation des Palestiniens, alors que, justement, une délégation de notables de la bande de Gaza a rendu visite hier au président Sadate.Sur les grands principes de la paix, en revanche, les délégations qui doivent se réunir à 09 h 00 GMT sont parfaitement en mesure d’entamer la discussion.On peut penser toutefois que des concessions éventuelles ne seront faites qu'a un niveau plus élevé, celui des ministres des Affaires étrangères, dans une deuxième phase prévue d’ailleurs par le président Sadate après son entretien avec le secrétaire d'État Vance.Selon des indications de couloirs, la délégation israélienne aurait en effet reçu pour instruction de ne pas aborder les questions territoriales sans en référer directement à M.Begin.De son côté’, le chef de la délégation égyptienne, M Esmat Abdel Meguid, qui s est entretenu avec le président Sadate hier tout de suite après avoir reçu Eliahou Ben Elissar, le chef des plénipotentiaires israéliens, avait reçu instruction de se conformer aux cinq grands principes que le président égyptien a énoncés à la Knesset, notamment l’évacuation par Israël de tous les territoires occupés en 67 et la création d'un État palestinien.Le ministre israélien des Affaires étrangères Moshe Dayan a laissé entrevoir clairement, hier soir, qu Israël pourrait faire des concessions, meme territoriales, dans le cadre de la paix.Parlant à Jérusalem dans une réunion politique, M.Dayan a déclaré: “Je ne crois pas qu’il soit impossible au gouvernement de trouver, dans les négociations actuelles, une juste solution, et une carte convenable à soumettre à sa interlocuteurs.Par cela, je n'entends pas ce que nous souhaiterions, mais ce qui serait susceptible d’être accepté par 1 autre partie.Ce sera délicat, mais je ne doute pas que nous puissions y parvenir”.D'autre part le corrapondant politique de la télévision israélienne, parlant du Caire, a noté, en se référant à aes sources américaines, que l’Egypte pourrait accepter une engagement d'Israël “à ne pas conserver la territoira conquis pendant la guerre de juin 67".Moins précise qu’un engagement à évacuer ca territoira, la formule pourrait permettre la discussions.Selon la méma sourca, da contacts se seraient poursuivis activement à niveau élevé entre Egyptiens et Israéliens, par le canal da Américains, ca jours derniers.Pendant ce temps, le secrétaire d'État américain n’a pas réussi à rallier l’appui de la Syrie aux actuelles initiatives de paix au Proche-Orient.Selon un communiqué publié par le gouvernement syrien a Tissue d’une conversation de près de trois heura entre M.Vance et le président Hafez Assad, le chef de l’État syrien à fermement refusé de soutenir l’initiative du président Sadate à l’égard d’Israël.Le président syrien a déclaré à M.Vance que la politique du chef de l’État égyptien a compromis tous les efforts en vue de parvenir à un réglement général et complet du différend israélo-arabe, poursuit le communiqué.La Syrie continuera à coopérer avec la autra pays araba pour affronter la situation dangereuse créée par la initiatives du président Sadate, a dit le chef de l'État syrien.De son côté, le secrétaire d’État américain a déclaré aux journalista que da points de vue ont été échangés et qu’il a été convenu de conférer de nouveau dès que ce sera nécessaire.FOX le Gouverneur général en conseil et qui exécute son mandat”, soutient-on dans la requête.La requête pour une ordonnance de sursis constitue la première étape d’une procédure instituée en Cour d’appel cette semaine en vue de reviser le jugement du juge en chef adjoint de la Cour supérieure, M.Jama K.Hugasen.Ce jugement prononcé le 9 décembre dernier rejetait la requête en invocation du solliciteur général du Canada et affirmait la responsabilité conjointe da gouvernements provincial et fédéral dans le domaine de la sécurité nationale.Il confirmait l'étendue du pouvoir d’enquête du procureur général de la province, responsable de fadministration de la justice, sur tous la actes criminels, même lorsqu’ils sont commis par da policiers au nom de la sé-•curité nationale.De l'avis du solliciteur général du Canada, ce jugement compromet le partage da raponsabilités constitutionnella."Le présent appel soulève da quations de droit très importanta et dont la solution aura da conséquences fondamentales sur l'organisation politique du Canada tout entier et sur le partage da pouvoirs entre le Parlement du Canada et la législatures da provinca.L’enquête de l’intimé constitue un empiètement sur la pouvoirs du Parlement du Canada, viole le principe de la souveraineté rapective da deux ordra de gouvernement et introduit un facteur de déséquilibre dans le fonctionnement du fédéralisme canadien et dans l'application de la raponsa-bilité ministérielle", peut-on lire dans la requête.La Cour d'appel doit entendre la par-tia misa en cause par cette requête pour une ordonnance de sursis jeudi matin, au Palais de justice de Montréal.PIONNIER Suited* la page S vembre, 1947, da Cahiers du clergé rural la carte religieuse de la France rurale."C'était la première fois, disait-il, qu’une nation au monde publiait sa carte complète de la pratique religieuse”.Cette carte, retravaillée et rééditée en 1952, permettait à l'abbé Boulard d'affirmer qu’il avait la certitude d’être “en possession de la véritable physionomie religieuse de la France rurale” et de pouvoir en tirer des enseignements pour la prati- 3ue sacramentelle, pour la connaissance e la morale naturelle et de l'esprit chrétien des populations.Ce fut le signal d'un immense effort pour connaître plus exactement la vie religieuse des milieux catholiques français: influence du milieu sur la pratique religieuse et les moeurs et, réciproquement, influence de la vie religieuse sur le milieu social.Le but final était logiquement de déterminer la pédagogie religieuse collective la mieux adaptée à une population en précisant les causes de la déchristianisation et en perfectionnant l'emprise de l'évangélisation.A lire la bibliographie critique des Premiers Itinéraires de l'abbé Èkiulard, on retrouve les axes essentiels de sa méthode: cartes de la pratique et de l'apparte- nance religieuse, exploration de revues publiant des articles de sociologie religieuse ou politique, utilisation de la documentation civile, composition de guides de travail, utilisation de méthodes plus poussées d’observation et d’action, étude précide des diocèses et des zones, etc.Il faut écouter l'abbé Boulard dévelop^ per ses idées, celle-ci, par exemple qui exerça une influence considérable dans la pastorale d’ensemble, la “zone humaine”.“A l’origine, dit-il, il y a la “région naturelle”, le “pays”: c’est-à-dire un sol et un climat, qui ont entraîné un genre de vie particulier.C’est le phénomène de base.Par-dessus se sont produites les implantations.— Une ville a surgi qui a secrété peu à peu une banlieue, et un phénomène humain nouveau a recouvert le sol: une agglomération urbaine, laquelle a désormais ses problèmes particuliers et sa vie propre.— Une très grosse usine s’est installée dans la campagne qui de tous les villages alentour draîne son personnel; un pnénomène humain collectif est en train de modifier la vie de la région et de donner naissance à un “pays” nouveau.En somme, l’un composant avec l’autre, le mouvement humain collectif avec la nature du sol qui continue d’avoir son influence, apparaît une nouvelle unité de géographie humaine que nous appellerons la “zone humaine”.Il y a donc la une vie sociale très déterminée, dans laquelle il faut planter l’Évangile” (Premiers Itinéraires en sociologie religieuse., pp.100, 101).Pour que l’action pastorale de zone soit efficace, il faut organicité et unité.Démultiplions la zone en plus petites unités, ou élargissons-là en unités plus grandes, nous retrouverons chaque fois une pensée cohérente dont l'homme, le chrétien et son milieu sont le centre.Contrairement au libéralisme pastoral qui prétend que la foi individuelle se suffit, la pastorale d’ensemble, axée sur l’idée de Peuple de Dieu, et sans prétendre de substituer à la conversion personnelle, reprend l’idée de l’Action catholique qui affirme que le chrétien a besoin d’un milieu chrétien pour être ou demeurer chrétien.Ayant mis au point sa méthode, Tabbé Boulard pouvait donner une explication d’ensemble des problèmes de la pratique religieuse et indiquer des orientations missionnaires et pastorales.D était déjà une sorte de carrefour.L’abbé Godin, qui avait lu son Art d’être curé de campagne, lui avait soumis le manuscrit d’un ouvrage qui allait devenir fameux: France, pays de mission?et lui avait demandé d’ecrire dans le même esprit Problèmes missionnaires de la France rurale (1945).En 1968, en collaboration avec Jean Remy, Tabbé Boulard publiait Pratique religieuse urbaine et régions culturelles.Et il allait être de tous les carrefours, ainsi du “Centre catholique de sociologie religieuse” qui s’était constitué en 1954 pour être le lieu de rencontre périodique des principaux chercheurs en sociologie religieuse.Là vinrent se rencontrer les représentants d'Économie et Humanisme, au Centre pastoral des Missions de l’intérieur, de l’Action populaire, de l'Institut d’Études sociales, de l’Institut national d’Êtudes démographiques, de l’Institut national d’Hygiène, etc.Et quand Tabbé Boulard affirmait au congrès national des oeuvres à Versailles, en 1956: “le catholicisme est en progrès dans les Églises et en recul dans la vie sociale”, il savait ce dont il parlait.La pastorale repose sur trois règles d’or: la première: on a toujours la pastorale de son ecclésiologie.La deuxième: on a toujours la pastorale de sa connaissance du monde et du monde qui est le sien.La troisième: on a toujours la pastorale de sa capacité effective de faire communiquer l'Église et le monde à quelque niveau que ce soit.Le Père Boulard a aidé l’Église à mieux écouter, connaître et regarder les faits profanes et religieux.Il a aidé l'Église à mieux articuler sa pensée, sa piétei ses méthodes et son action.H a aidé l'Église, c’est-à-dire, la chrétiens de toute condition à entrer dans la grâce du Christ pasteur de son Église.Toute histoire de TÊgllse contemporaine devra consacrer de très bella paga au chanoine Fernand Boulard.Gabriel Le Bras Tannonait prophétiquement en 1954: "Il apportait dans la recherche une préoccupation dominante: éclairer la vola du Seigneur” (Premiers Itinéraires de sociologie religieuse, p.9).Tragédie aérienne EVANSVILLE, Indiana (Reuter) — Un Dakota DC-3 affrété pour le < transport de deux équipa de basketball universitaire et transpor- n tant au moins 31 personna, s’at -écrasé hier soir au décollage à Evansville, dans Tlndiana.D pieu- i vait et il y avait du brouillard au moment de l’accident.Il y a trois f survivants, qui sont dans un état extrêmement critique.v y t DÉCÈS BADIR Wadloh — Au Caire, le 2 décembre 1977 à l'âge de 88 ans, est décédé, M.Wadieh Badir.il laisse dans le deuil son épouse Angèle et ses enfants: Jean-Marie (Montréal), Pierrette (Le Caire) et Marie-Paule (Genève) et 6 petits-enfants.CRAIG-LEFORT, Louie.- À l'Hôpital Général de Verdun, le 13 décembre 1977, est décédé, Louis Craig-Lefort, il laisse dans le deuil son épouse née Annette Saint-Cyr et 2 filà André et Pierre.Le service funèbre aura lieu jeudi 15 décembre.Le convoi partira des Strions J.R.Deslauriers & Urgel Bourgie Ltée No 5650 Chemin Côte-des-Neiges, pour se rendre à l’église Notre-Dame-des-Neiges où le service* sera célébré à 20:00 heures, et de là au cimitiène’ de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.DESILETS Isabelle LaBarre -A Québec, le 12 décembre 1977 à Tâge de 82 ans, est décédée, Dame Isabelle LaBarre épouse de M.Léo- J pold Désilets, avocat.Elle demeurait au 3$ chemin Ste-Foy.Elle laisse dans le deuil, outre son époux, ses enfants, gendres et belles-filles: M.et Mme Jean Boissinot (Denise), pharmacien, M.et Mme Léopold Désilets Hr (Hélène Kokesch) Dr et Mme René Chagnon (Yolande), M.et Mme Connel Kokesch (Isabelle) M.et Mme Jacques Désilets (Marthe Audet) ses belles-soeurs: Mlles Jeanne et Estelle Dési- • lets, Mme Bruno Lampron, M.et Mme Frank Lampron, M.Paul Émile Lampron, ainsi que plusieurs petits-enfants et arrière petits-enfants.Les funérailles auront lieu jeudi 15 décembre.Le convoi funèbre partira du Funérarium Lépine-Cloutier Ltée No 300 Chemin Ste-Foy à 9 heures 45, pour se rendre à l’église ] Notre-Dame du Chemin où le service sera célébré à 10:00 heures, et de là au cimetière Belmont lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.FRENETTE, Irma.— À Montréal, le 13 dé- • cembre 1977 à Tâge de 62 ans, est décédée, Mme Edmond Frenette, née Irma Leblanc.Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses enfants: Marcel et Guy, Suzette et Jacques, ses ‘ petits-enfants: Marc, Lucie, Alexis et Scan, ses frères : Ralph et Vaughan et sa soeur Marjorie.Les funérailles auront lieu vendredi 16 décembre.Le convoi funèbre partira des Salons J.R.Deslauriers & Urgel Bourgie Ltée No 5650 chemin Côte-des-Neiges, pour se rendre à l’église St-Germain d'Outremont où le service sera célébré à 10:00 heures, et de là au cimetière Montebello, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Exposée mercredi soir à 7 p.m.JOLICIEUR, Albertine Mlle.- A Montréal, le 12 décembre 1977 à Tâge de 87 ans, est décédée, Mlle Albertine Jolicoeur, elle laisse dans le deuil ses soeurs Imelda Favreau, Laure Bal-tazar, son beau-frère le Dr E.Baltazar ainsi que plusieurs neveux et nièces.Les funérailles auront lieu jeudi 15 décembre.Le convoi funèbre partira du Salon Roland Bisson Enrg.No 130 boul.Henri-Bourassa est, pour se rendre à l’église St-André-Apôtre où le service sera célébré à 2:00 heures, et de là au cimetière Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.JOLY Fernande — À Montréal, le 13 décembre 1977, est décédée Mlle Fernande Joly, soeur de Henri W.Joly, tante de Mme Jean-Louis Bourret (Estelle Joly) et Mme André Côté (Madeleine Joly), elle demeurait à 3 Westmount Square, Montréal.Les funérailles auront lieu vendredi 16 décembre.Le convoi funèbre partira de la Maison funéraire Wray, Walton & Wray, No 1459 rue Towers, pour se rendre à l’église St-Léon de Westmount où le service sera célébré à 10:00 heures, et de là au cimetière de Ste-Rose de Laval lieu de la sépulture.Parents et ami} sont priés d’y assister sans autre invitation.LACOMBE, Edith.- A St-Lambert, le 12 décembre 1977 à Tâge de 86 ans, est décédée, Edith Thomas, épouse de Charles Arthur La-combe retraité et ex-gérant de la Banque de Montreal.Les funérailles auront lieu mercredi 14 décembre en la chapelle du Salon Urgel Bourgie Ltée No 63 rue Lome, St-Lambert où le service sera célébré à 10:00 heures, et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges lieu de la sepulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Salon ouvert mercredi à 9:30.MASSEY, Henry.— À Montréal, le 13 décembre 1977 à Tâge de 48 ans, est décédé, M.Henry Massey, époux de Joan Marchant.Beau-père de Terri, Laurie, Scott, fils de Bertha Massey.Les funérailles auront lieu vendredi 16 décembre en la chapelle du Salon J.R.Deslauriers Ltée No 790 boul.Ste-Croix où le service sera célébré à 2:00 heures, et de là au cimetière Montreal Memorial Park, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Dons à la Société Canadienne du Cancer seraient appréciés.A la demande de la famille salon fermé de 5 à 7 p.m.OUIMET Or Cherlee - À Montréal, le 12 décembre 1977 à Tâge de 80 ans.at décédé Dr Charles Ouimet, époux de Marie Dussault.0 laisse dans le deuil, outre son épouse, sa fils: Claude, m.d.(époux de Véronique Gauthier), Jean (époux de Hélène Beaulne), sa petite-fille Karine, son frère le Père Germain, P.M.E.sa soeur Jacqueline ainsi que plusieurs bella-soeurs et beaux-frères.Les funérallla auront lieu jeudi 15 décembre.Le convoi funèbre partira da Salons Alfred Dallaire & J.S.Vallée Inc.No 1111 rue Laurier ouat à 1 heure 30.pour se rendre à T église St-Germaln d’Outre-mont où le service sera célébré à 2 heura et de là au cimetière de la Côte-da-Nelga lieu de la ' sépulture.Parents et amis sont priés d’v assister sans autre Invitation.PICARD Qaeton — À Brownsburg, le 12 décembre 1977 à Tâge de 71 ans, at décédé, M.Gaston Picard, dessinateur industriel.D laisse son épouse Marguerite Brunette, sa enfants: Monique (Mme Germain Dion), et Francine (Mme Bernard St-Denis), ainsi que 4 petits-enfants: Isabelle.François, Michel et MfrelUe.L*s funérallla auront lieu Jeudi 15 décembre, w convoi funèbre partira du Salon Mozart DaForga & Fils, No 306 rue Principale, Brownsburg, pour se rendre à l'église paroissiale où le service sera célébré à 14:00 heures, et de là au cimetière du même endroit lieu de la sépulture Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation. Le Devoir, mercredi 14 décembre 1977 • 7 des quatre coins du PA YS David et Goliath i Le premier ministre de l’Oe du Prince-Edouard, M.Alex Campbell, se propose de faire comprendre au ministre d’Etat dux relations féderales-provinciales, M.Marc Lalonde, que le gouvernement fédéral ferait mieux de ne pas en appeler à la Cour suprême du Canada d’une décision rendue par la Cour fédérale du Canada en faveur du gouvernement de cette province, contre Ottawa.Dans une entrevue hier, M.Campbell a noté ou’il serait très inopportun de la part du gouvernement fédéral c’en Appeler de cette décision au moment où plusieurs provinces esti-ment qu’il est temps de changer la composition de la Cour suprême.Ces provinces estiment que la composition de la Cour sluprême du Canada traduit bien ut partialité d’Ottawa.Pour éviter le pire > Le ministre du Travail, M.John Munro, s’est entretenu hier à Ottawa avec les chefs syndicaux des Ouvriers unis de l’acier d’Amérique de la mise à pied de 2,600 employés de la compagnie Ipco a Sudbury.Le directeur du syndicat pour l’Ontano, M.QBoke, a indiqué après l’entretien que toutes les solutions n’a-vpent pas encore été explorées et qu’il n’avait pas perdu espoir.1$ syndicat a proposé à M.Munro un programme de recyclage «s mineurs, raccumulation de stocks oe mckel par le gouveme-njent jusqu'à ce que le marché mondial change a’aspect et enfin lÉcréation d’un système rapide de transport entre Sudbury et Elliot Lake, pour permettre aux mineurs habitant Sudbury d’al-lef travailler à Elliot Lake, à 130 kilomètres à l’ouest de Sudbury.Cette ville minière n’attire pas les mineurs, qui n’y trouvent que des logements trop exigus pour s’y installer avec leurs familles.À cause des toilettes la société American Motors du Canada vient de commencer à embaucher des femmes pour sa ligne de montage de Brampton, en.Ontario, après que deux femmes eurent protesté auprès de la Commission des droits de la personne parce que la compagnie leur avait refusé du travail en prétextant qu’elle n’avait pas de toilettes pour dames sur les lieux de travail.La Commission cherche maintenant à déterminer pourquoi l’une de ces plaignantes a par la suite été embauchée, puis congédiée, tandis que la candidature de l’autre était refusée.Celle qui a été embauchée, Mme Cecelia Palmer, âgée de 50 ans, a expliqué qu’on lui avait donné un travail de soudeur, et qu’elle avait été congédiée après 10 jours parce que, selon la compagnie, elle faisait mal son travail.Mme Palmer soutient que la compagnie lui a donné un travail difficile dans l’espoir de la décourager.Une courte session L’Assemblée législative du Manitoba a abrogé sa session tard lundi soir après 14 jours de travail qui auront permis l’adoption de huit lois, dont une faisant tomber les fonctionnaires de la province sous le coup de la loi anti-inflationniste du gouvernement fédéral.Les 33 députés conservateurs qui forment le nouveau gouvernement n’ont eu que peu d’opposition de la part des 23 députés néo-démocrates sur les mesures anti-inflationnistes.Le seul député libéral, M.Lloyd Axworthy, s’est rangé du côté du gouvernement pour l’adoption d’une seule loi, portant sur la famille, et s’est opposé à toutes les autres.Une onzième province Deux étudiants en sciences politiques de l’université de Windsor trouvent qu’il vaudrait peut-être le coup pour les comtés ontariens d’Essex, de Kent et de Lambton de se grouper pour former une onzième province canadienne.La ville de Windsor, ont expliqué ces deux jeunes hommes, perd des millions chaque année à cause de la péréquation, tandis que le gouvernement de la province s’acquitte mal de ses responsabilités vis-à-vis de cette région.Les comtés d’Essex, de Kent et de Lambton comptent parmi les régions les plus fertiles du Canada, et de nombreuses industries s’y sont installées à cause de sa position géographique privilégiée.Démenti de la GRC Québec lance son programme d’emplois communautaires Le ministre d’Etat au développement social, M.Pierre Marois, accompagné par son collègue Bernard lanary, ministre d’Etat au développement économique, a lancé, hier à Montréal, le programme d’emplois communautaires devant une centaine de représentants d'organismes socio-économiques.Le programme, appuyé par des crédits de $15 millions d’ici le 31 mars 1979, fait partie du plan de stimulation de l’économie et de soutien de l’emploi annoncé par le premier ministre Lévesque, le 21 octobre dernier.M.Marois a expliqué les grandes lignes du programme en insistant sur l'initiative laissée aux organismes régionaux du gouvernement qui, incidemment, pourront décider eux-mêmes de mettre en oeuvre tout programme impliquant des sommes inférieures à $75,000.Une des conditions d’admissibilité sera de fournir des emplois permanents au sein de la petite entreprise au lieîu d’emplois temporaires qui ne font que combattre artificiel- lement le chômage, comme ce fut le cas dans les projets PIL du gouvernement fédéral, selon M.Marois.En plus de réduire les effets néfastes du chômage, le programme du gouvernement aidera aussi, estime-t-on, à relancer la petite entreprise communautaire.“Nous voulons, a dit le ministre, que les entreprises communautaires offrent des possibilités sérieuses d'autofinancement et génèrent des emplois durables pour des chômeurs ou des assistés sociaux aptes au travail”.Les subventions ainsi accordées en seront essentiellement de “démarrage et de fonctionnement”.Quelles sont les “entreprises communautaires” qui pourront se prévaloir des dispositions de ce programme.Dans un petit tract intitulé "C’est à ton tour, mon cher Arthur”, on explique qu’il s’agira de caisses populaires, de syndicats, de conseils régionaux de développement, d’associations de producteurs artisans, de groupes animés de préoccupations communautaires, de groupes ad hoc pou “¦ spiral t ouvant se former sous l’inspiration du présent programme, de sociétés ou clubs sociaux tels les clubs Richelieu, Chevaliers de Colomb, etc.Des projets communautaires seraient identifiés comme tels s’ils suscitent la création de petites entreprises encourageant la gestion participative, s’ils proposent la mise sur pied d’entreprises d’artisans ou des regroupements coopératifs d’artisans, s’ils visent a certaines formes d’amélioration du milieu.Un comité ministériel présidé par M.Landry sera charge de la réalisation du plan de stimulation de l’économie et de soutien de l’emploi.“C’est notre conviction profonde, a dit M.Marois, qu’il existe dans chaque quartier, dans chaque paroisse et dans chaque village des femmes et des hommes qui désirent se tailler une place normale au soleil pour eux et leurs familles et contribuer à bâtir leur coin du Québec”.“Ce que nous voulons, c'est mettre ensemble ceux qui veu- lent travailler, ceux qui ont des idées, et aménager de nouvelles voies pour canaliser au profit de leurs Initiatives les bouts de financement qu’on peut déjà identifier dans le milieu”.Les forfctionnaires qui forment les Conférences administratives régionales (CAR) rempliront désormais plus qu'un rôle de consultation puisqu’ils seront investis de responsabilités concrètes.En effet, un comité de trois fonctionnaires dans chaque CAR sera directement responsable de l’application du programme d'emplois communautaires, a fait savoir le ministre Marois.Par ailleurs, le gouvernement a formé un comité directeur de sept hauts fonctionnaires qui sera chargé de la supervision et de la réalisation de l’ensemble du programme.Ce comité donnera te feu vert final dans les cas de subventions supérieures à $75,000; il sera présidé par le sous-ministre des Communications, M.Gérard Frigon.la LESAGE LAMOTHE COSSETTE OPTICIENS D’ORDONNANCES OTTAWA (PC) — La section d’Ottawa de la Gendarmerie royale du Canada a nié, lundi, avoir fait enquête dans une affaire de fraude et de trafic d’influence cette année.“Plus précisément, dit-on ASSOCIÉS JACQUES LAMOTHE O O D MARC COSSETTE B A O O D PRESCRIPTIONS DE LUNETTES LENTILLES CORNÉENNES SOUPLES OU RIGIDES LENTILLES PROGRESSIVES MONTRÉAL • 3425 rue St-Denis (Mélro Sherbrooke) • POLYCLINIQUE DE MONTRÉAL 12245 rue Crenet (Cartierville) • 5000 Boul St-Laurent(Boul St-Joseph) LAVAL • POLYCLINIQUE MÉDICALE CONCORDE 300 est Boul de la CONCORDE (Duvernay) UN SEUL NUMÉRO DE TÉLÉPHONE 845-4221 en librairie Gilles Marcotte Un voyage éditions hurtubisehmh MO OtU'st sldnloim* monlrcu! dans un communiqué, aucune enquête n’a été faite cette année relativement à deux députés libéraux et des hommes d’affaires d’Ottawa, comme le prétend un article de la Gazette de Montréal.“La GRC n’a jamais obtenu de renseignements de prostituées, comme le dit l’article.” Le communiqué nie également que des arrestations faites par d’autres corps de police aient nui à l’enquête de la GRC.La Gazette avait affirmé que l’enquête concernait la construction d’immeubles gouvernementaux à Hull, pour laquelle le gouvernement n’aurait pas lancé d’appels d’offres avant d’accorder le contrat à Campeau Corp.L’enquête de la GRC, selon le journal, avait cessé à la suite d’arrestations faites par la police d’Ottawa dans un réseau de prostitution.Un concours de la SNQ irrite l’opposition QUÉBEC (PC) - “Cela part d’un bon naturel”, a lancé hier à l’Assemblée nationale le premier ministre M.René Lévesque, invité à commenter un concours organisé dans l’est du Québec par la Société nationale des Québécois qui propose aux étudiants du niveau secondaire d’expliquer: “Pourquoi je dis oui à l’indépendance”.La question a été soulevée par le chef de l’opposition officielle, M.Gérard-D.Lévesque, qui a précisé que cette promotion de la SNQ aurait reçu l’approbation des commissions scolaires régionales des Monts, de la Vallee et du Grand-Portage et serait sur le point de recevoir celle de la CSR du Bas Saint-Laurent.En dépit de cette observation ironique, le premier ministre a promis de s’enquérir auprès du ministre de l’Édu- cation, M.Jacques-Yvan Morin, des détails de cette affaire comme il a promis de se renseigner aussi sur une autre affaire survenue celle-là dans l’ouest du Québec.Le député libéral de Gatineau, M.Michel Gratton a déclaré que les organisateurs d’une cérémonie d’allocation de diplômes se seraient vus contraints de supprimer de leur programme officiel la mention du chant “O Canada”.Commentant ces deux incidents, le chef de l’opposition, sur le ton de la juste indignation, a fait valoir qu’il s’agit de “lavage de cerveau” avant que l’indépendance du Québec ne soit une fait accompli.“Ce n’est que du lavage de cerveau, a répliqué le premier ministre.Je crois qu il s’agit plutôt de cerveaux qui s’éveillent”.LE FRANÇAIS, ÇA S'APPREND COMME ÇA S’ENSEIGNE! V Pour vous tenir au courant de la pédagogie de la lecture, de l'oral, l’orthographe, les approches littéraires.Pour vous documenter sur nos écrivains USEZ QUÉBEC FRANÇAIS Dans notre numéro de mars: dossier lecture et chanson québécoise FICHE D ABONNEMENT C.P Bits Q1V4B1 Cocher l une des deu> possitxines fl J mcluJ un cheque de $7 00 pouf un • bonnement d un an (4 numeto») ?J inclus un cheque de S?0 00 pour devenu membre de I Association québécoise des prolesseurs de tiançais el recevoir gratuitement ta revue pendant un an (4 numéros) s Pour UNS [VRAIE LOI [AMTI* scab A/OM 4MENC£M@MT# 'XSL , pu&uÉ Par la ST '£SèQ 8 • Le Devoir, mercredi 14 décembre 1977 tribunaux $33,843 de faux chèques par de fausses hôtesses L’hôpital général de Baie-Comeau veut une injonction contre Québec JUn homme d’affaires bien connu de Montréal, Lucien Jutras, rembourreur et marchand de meubles, a comparu devant le juge André Cha-loux, hier après-midi, sous 121 accusations différentes relatives à un réseau de fabrication et d'encaissement de faux chèques d’Air-Canada.Les opérations d’encaissement n’auraient duré que trois jours, semble-t-il, soit les 12,13 et 14 octobre derniers, mais elles auraient rapporté en cette forte courte période une somme de $33,843.14.Jutras, qui demeure au 650 de la rue Fontainebleau, à Duvernay, a été tout d’abord accusé d’avoir eu en sa possession les plaques matrices nécessaires à la fabrication des faux chèques, qui auraient été faits à différents noms et qui permettaient de retirer des montants allant de $400 à $600, dans la généralité des cas.Pour les échanger, par ailleurs, le prévenu se serait adjoint à une équipe volante de fausses hôtesses de la ligne aerienne, qui, faussement costumées comme les employées d’Air Canada, n’auraient eu aucune difficulté à se faire remettre les montants apparaissant sur les chèques présentés aux caissières de diverses banques, dans plusieurs parties de la région métropolitaine.Quelques-unes des comparses sont incidemment nommées dans certaines des accusations portées contre le prévenu et elles seront elles-mêmes accusées incessamment.D’autres sont cependant désignées comme “inconnues” et elles sont activement recherchées par la police de la CUM, qui a conduit l’enquête, dans ce cas.Quant a Jutras, il a nié sa culpabilité à toutes les accusations et son enquête préliminaire a été reportée au 14 janvier prochain.La Couronne ne s’objectant pas à sa libération provisoire, il a été relâché immédiatement, sa seule obligation d’ici son enquête étant d’avertir la cour de tout changement a’adresse ou d’occupation et de se rapporter à intervalles réguliers à la police.Shanks: I’Hydro a payé.Prié d’expliquer diverses sommes de $250 qu’il avait versées à l’ex-député provincial Gérard Shanks, de Saint-Henri, en 1973, l’urbaniste-conseil Roger Gagnon avait déclaré au juge Roger Vincent que le deuxième chèque remis devait être une compensation pour une réception offerte aux autorités municipales de Pointe-Gatineau, le 1er avril 1974, au restaurant Hélène de Champlain.Gagnon, à l’époque, tentait de mousser des projets “civiques” pour cette localité, cependant que Shanks était Commissaire des Pavillons, à Terre des Hommes.Et c’est à ce titre qu’il aurait accepté de faire les honneurs du grand restaurant municipal, après une visite à la Biosphère.Selon l’urbaniste, il y avait 13 ou 14 personnes qui avaient été invitees et la facture, selon ses dires, avait pu s’élever à $700 ou $800.“Shanks ne voulait pas de remboursement, dit-il, mais j’ai décidé que c’était trop et je lui ai remis un chèque de $250.'' Hier, toutefois, le procureur de la Couronne, Me Fernand Côté, a fait entendre une version différente, devant le tribunal.On a tout d’abord établi que la réception n’avait coûté que $285, au total et que c’était fi- en librairie ivd qui avait soldé la note pour $250, en raison d’engagements qu’elle avait pris pour défrayer ainsi le coût de tels événements, à l’occasion de visites effectuées par des personnages de marque.Au cours de l’après-midi d’hier, la Couronne a par ailleurs présenté à la cour un ‘‘acte similaire”, soit l’encaissement tout au moins apparent d'un chèque de $125 fait à l'ordre de Mme Irène Caston-guay, soeur de ,1’accusé Schanks.Et tiré sur le compte “personnel" de Gagnon, à la Caisse Populaire Ste-Odile, dans le nord de la métropole.Ce dernier a cependant déclaré qu’il ne savait franche- ment pas pourquoi ce chèque a été fait.Quant à Mme Castonguay, elle a soutenu que celui-ci avait pu lui être remis par son frère, qui, à l’occasion, lui faisait changer des chèques de loyer.Par la suite, Me Côté a voulu savoir de Gagnon combien de chèques du même genre avaient pu être tirés sur ce compte “personnel" et le témoin, malgré les objections répétées du procureur de la defense, Me André Ville-neuve, a pu établir qu’il y en avait peut-être eu une cinquantaine, en quatre ans, faits à l'ordre de personnes qui sont, tout comme lui, accusées devant les tribunaux criminels.Cilles Marcotte Présence de la critique éditions hurtubise hmh 180 (UU'St sf-«into me montréal Une chatte coûteuse Une très jolie fillette, Nancy Ringuet, qui, à l’âge de quatre ans, avait été attaquée par une chatte dont elle voulait prendre l’un des chatons dans ses mains, recevra $13,120 du propriétaire de la féline trop protectrice.L’enfant, qui est aujourd'hui âgée de sept ans, avait alors subi de multiples égratignures et de profondes lacérations au visage, qui lui laisseront apparemment des cicatrices presque impossibles à faire disparaître.Celles-ci rougissent à la chaleur, blanchissent au froid, ne brunissent pas au soleil et le juge André Nadeau s’est dit d’avis que la jeune victime ne manquera pas, à l’adolescence, de prendre conscience d’une diminution de ses attributs de femme, avec ce que cela comporte au point de vue psycholo- gique- La petite Nancy avait par ailleurs été sujette à une phobie presque maladive des chats, à la suite de ce malheureux incident, mais, à cet âge, tout s’efface, sauf les., cicatrices, semble-t-il.Et, après six mois, elle s’était déjà affranchie de cette peur.Le “gros” du dédommagement, si l’on peut dire, est donc accorde par le tribunal pour préjudice esthétique.La police est Inquiète Les policiers ontariens s’inquiètent des amendements proposés à la loi sur la police et se préparent à une grève du zele, ou même à la grève complète, pour manifester leur opposition à ces amendements.Ces modifications, prétendent-ils, permettront au gouvernement d’exercer un contrôle politique des forces policière dans la province.Ces amendements, entre autre, permettraient à la police de perquisitionner sans mandat le casier d’effets personnels de policiers et à tout chef de police de congédier un policier soupçonné de mauvaise conduite ou d’avoir mal accompli son devoir.fe**-! e ,• sU ?J* ¦: 1 * % Gâteaux aux fruits Pudding de Noël de la Pâtisserie Eaton Gâteaux à pâte pâle ou foncée 1 Ib 2.95 2 Ib 5.95 3 Ib 9.95 (en boîte de métal) Pâte pâle avec glaçage auxamandes 11b 2.95 Pâte pâle ou foncée avec glaçage aux amandes 2.5 Ib 6.49 Gâteaux à fruits “Festival” Eaton 3 Ib 5.95 Puddings de Noël Eaton 11b 2.45 2 Ib 4.75 3 Ib 5.95 Téléphonez 842-9331, poste 361, 632, 289 ou 362 — ou venez à la Boutique du gourmet, le rendez-vous des fines gueules (rez-de-chaussée), 379 et à ou par Anjou Pointe-Claire, Cavendish, Laval, Sherbrooke, Ottawa, 214.Utilisez votre carte-comptable Eaton.par Alain Duhamel Persuadés que le gouvernement québécois a abusé de ses pouvoirs, les dirigeants de l’hôpital général de Baie-Comeau ont déposé en Cour supérieure une requête en injonction dans le but de contraindre le ministre des Affaires sociales au respect d’une entente qu’il avait entérinée.Les requérants soutiennent que le ministre des Affaires sociales a pris une décision “illégale, injuste et ultra vires” au début de l’année 1977 en décrétant la transformation de l’hôpital général de Baie-Comeau en une institution vouée aux soins des malades chroniques.Dans un protocole d’entente intervenu le 9 décembre 1976 entre le ministère des Affaires sociales, l’Hôtel-Dieu de Hauterive et l’hôpital général de Baie-Comeau, il avajt été convenu d’affecter l’institution de Baie-Comeau aux! soins de malades aigus hospitalisés pour de courtes périodes.L’entente intervenue entre les deux hôpitaux de cette région de la Côte-nord consacrait les efforts de fusion des deux institutions et s’inscrivait daqs le prolongement des décisions du gouvernement libéral précédent, décisions qu’il avait inscrites dans deux arrêtés en conseil, lesquels constituaient une condition sine qua non de la signature du protocole.La défection du ministère des Affaires sociales a compromis d’une façon définitive le projet.“.Aucun changement n’est survenu dans le dossier des deux centres hospitahers et de la régionalisation des soins hospitaliers entre la période du 9 décembre 1976, date de la signature du protocole d’entente, et le 4 avril 1977, date où le ministre Lazure décidait de modifier la vocation des hôpitaux, si ce n'est l’interven- tion politique du ministre Lessard", peut-on lire dans la requête.Les requérants reprochent en effet au ministre des Transports, député de Saguenay, M.Lucien Lessard, une intervention inopportune et à caractère politique dans un dossier parvenu enfin à terme au prix d’efforts considérables entrepris depuis plusieurs années par des dizaines de bénévoles.Le ministre des Transports devait admettre en février dernier son intervention personnelle dans cette affaire et ses effets immédiats.Le député de Saguenay a toujours prétendu que la région avait droit, selon les normes mêmes du ministère des Affaires sociales, à 300 lits.L’entente aurait permis l’aménagement de 250 lits seulement, pour une somme approximative de $6 millions.Pour l’heure, le ministère des Affaires sociales, avec l’attribution nouvelle des vocations de chaque hôpital, prévoit mettre en place d’ici 1980, 241 lits pour une somme de $4 millions.Il est prévu dans une phase ultérieure une addition d’environ 50 lits à l’Hôtel-Dieu de Hauterive.“Nous avons travaillé à ce dossier depuis 1969”, a déclaré au DEVOIR M.Roger Levasseur, président du conseil d’administration de l’hôpital général de Baie-Comeau.“Notre protocole d’entente a tous les cléments d’un contrat.On se demande maintement si quelqu’un n’a pas abusé de nous.Il faut avoir le courage de démontrer que le gouvernement a abusé/’ L’hôpital général de Baie-Comeau, fort de la signature du protocole d’entente, s’était résolument engagé dans le processus de confection des plans et devis et dans la procédure de soumission pour le choix d’un constructeur.Dans sa requête en injonction, la direction de l’hôpital évalue à $500,000 le montant des pertes nettes directement imputables au non-respect du protocole par le ministère des Affaires sociales.À cette somme il faut aussi ajouter les dépenses de l’Hôtel-Dieu de Hauterive “pour la réalisation de son projet et les pertes inutiles d’équipement qui ne pourra plus etre utilise, si le ministre des Affaires sociales devait donner suite à son nouveau projet”.“La décision du ministre des Affaires sociales, M.Denis Lazure, constitue un abus def pouvoir injustifiable”, conclut la requête.La Cour supérieure -du district de Québec doit entendre les requérants et les in-* timés, le procureur général dul Québec, le ministre des Affaires sociales et l’Hôtel-Dieu de Hauterive, le 19 décembre.COLLÈGE DES EUDISTES 3535, boulevard Rosemont (entre 11e avenue et Pie IX) Externat dirigé par les Pères Eudistes Institution privée reconnue d’intérêt public COURS SECONDAIRE COMPLET POUR GARÇONS ET FILLES EXAMEN D’ADMISSION Pour le Secondaire I: Les samedis, 14 et 21 janvier 1978, à 9 h Coût de l’examen: $5.00 Les élèves doivent apporter le bulletin final de l’année dernière et le bulletin le plus récent de l’année en cours On doit s’inscrire à l’examen d’admission en téléphonant au bureau des admissions du Collège.TÉLÉPHONE: 376-5740 Pour les secondaires II, III, IV et V: Examen d’admission: 4 février à 9 h.Les Éditions du Jour SUGGESTIONS DE CADEAUX LOWEN LES CINQ VOLUMES POUR SEULEMENT $39.95 CES LIVRES PEUVENT ÊTRE ACHETÉS INDIVIDUELLEMENT À l'occasion des Fêtes, les Éditions du Jour sont heureuses d'offrir à prix d'aubaine, les BESTSELLERS de l'année: les cinq livres de la co-édition TCHOU/LES ÉDITIONS DU JOUR du Dr ALEXANDER LOWEN.Le Corps bêfoué: 282 pages, $9.95.Il nous arrive de lutter contre le sommeil pour finir un travail.Souvent, nous ne répliquons pas à une Injure.Nous nous privons de manger pour maigrir.Voilà autant d'agressions à notre corps, agressions qu'il enregistre et dont il finit par se venger.Pour le Dr Alexander LOWEN, la plupart de nos maux qui nous accablent naissent de notre incapacité à écouter notre corps.Dans ce livre, il nous explique comment prêter attention aux multiples avertissements de notre corps.La Blo-Ênergb: 306 pages, $9.95.La société actuelle, de plus en plus urbaine, de plus en plus mécanisée, multiplie les agressions contre l'homme.La stimulation forcenée et la réussite sociale à tout prix placent le paraître au-dessus de la paix intérieure et de l'étre.LOWEN nous apprend ici comment vivre selon l'harmonie qui est propre à notre corps et ainsi permettre à l'esprit de retrouver l'équilibre qui lui fait si souvent défaut.Le but de la bio-énergie est de rendre à l'homme le plein usage de son corps, de ses mouvements et de ses capacités à en tirer du plaisir.Le Plaisir: 239 pages, $8.95 LOWEN tente par ce livre à démontrer que le corps est le lieu secret de notre plaisir.Mais le plaisir est refoulé dans notre vie quotidienne.Il est oublié au profit de notre volonté.Nous sommes tendus vers l'ambition, le goût du succès, la réussite matérielle, qui nous font perdre la conscience de notre corps.ALEXANDER LOWEN nous apprend è retrouver le plaisir.Le plaisir d'aimer, de jouir, de respirer, de se mouvoir, de sentir, d'être bien dans sa peau.La Dépression nerveuse et le Corps: 300 pages, $9.95 Ce livre répond simplement à une série de questions simples, que médecins, psychologues, analystes (et leur patients) n'ont cessé de se poser depuis l'apparition de la psychanalyse.Qu'est-ce qu'une dépression nerveuse?Quelles sont les causes réelles de cette "maladie"?Comment la soigner?Et surtout comment la guérir?Alexander LOWEN apporte, sur ces points précis, des réponses dictées par le bon sens.et par l'expérience.Amour et Orgeame: 312 pages, $9.95 Si la psychanalyse donne à l'homme éclairé de nombreuses réponses aux problèmes posés par sa sexualité, elle fait peu pour dissiper son sentiment de culpabilité ou pour le délivrer de ses frustrations, ôn parle des questions sexuelles avec une franchise impensable depuis seulement cinquante ans et pourtant l'ignorance et les idées fausses sur la nature et le rôle de l'orgasme restent considérables.Le plaisir sexuel est le produit d'une certaine façon de vivre, l'expérience arrivée à une maturité.LOWEN s'attache ici à analyser tous les cas où l'individu ne peut s'identifier à son corps et comment il lui est possible de guérir cette dissociation.I OWl \ I .e Corps batbuc ^ i ild * H ft-rJiennt !•’ .I ' •AW* )WEN Li î)q yivssk >n ncnriiM t.k'G H J )s 4 LES ÉDITIONS DU JOUR 5705 est rue Sherbrooke, Montréal H1N 1A7 Si vous désirez obtenir un ou plusieurs de ces volumes, prière de remplir la formule ci-dessous et la retourner avec votre chèque ou mandat-poste.?LE CORPS BAFOUE $ 9 95 Nom Adresse Ville EATON ?Chèque ou mandat-poste ci-joint ?LA BIO-ÉNERGIE $ 9 95 ?LE PLAISIR $ 8 95 ?LA DÉPRESSION NERVEUSE ET LE CORPS $ 9 95 ?AMOUR ET ORGASME $ 9 95 total $ LOWEN Amour Orgasme Qui est Alexander Lowen?Alexander Lowen passe aujourd’hui pour le chef de file de cette nouvelle école de pratlciene américaine qui s'efforcent de faire accéder leurs patients au plein exercice de la vie physique (et psychique, les deux plane n’étant pas séparables).Le succès de tea livres aux États-Unle est à la mesure de celui qu'il remporte auprès de ses consultants.On considère de plue en plus que son oeuvre est en pease de conduire è une véritable révolution dé la pratique médicale. Le Devoir, mercredi 14 décembre 1977 • 9 Commonwealth Plywood La CSN demande au gouvernement d’annuler la convention collective ; Plus prudente que certaines de ses compagnes qui se sont jetées du 4e étage et ont trouvé la mort, cette étudiante attend d'être secourue près d’une fenêtre d’un dortoir du Collège de Provindence, Rhode Island, dévasté hier par les flammes.L’incendie a fait 7 morts et au moins 15 blessés, toutes des jeunes filles.i (Téléphoto AP) : Mesrine: enquête en France PARIS (AFP) - Une enquête officielle a été ouverte par le parquet du tribunal de Paris contre Jacques Mesrine pour homicide volontaire à la suite de la transmission par les autorités judiciaires canadiennes du dossier du meurtre de deux gardes-chasse canadiens commis en 1972 au Québec.Le 10 septembre 1972, deux garde-chasse fédéraux avaient surpris dans la forêt de Saint-Louis-de-Blanford (Québec), Jacques Mesrine et Jean-Paul Mercier qui s’exerçaient au tir ; Pensionnat du St-Nom-de-Marie 628, chemin de la Côte-Ste-Catherine OUTREMONT H2V 2C5 SECONDAIRE I À V (FILLES) pensionnat et externat EXAMEN D’ENTRÉE EN SECONDAIRE le samedi 14 janvier 1978à9 h a.m.POUR RENSEIGNEMENTS: 731-8751 en compagnie d’une jeune femme, Suzanne Francoeur.Les deux gangsters, qui s’étaient évadés d’un pénitencier deux semaines auparavant, se voyant découverts, tuèrent alors les deux gardes Ernest Saint-Pierre, 54 ans, et Médé-ric Cott, 62 ans.Arrêtés, Jean-Paul Mercier et Suzanne Francoeur furent condamnés le 7 mai 1973 par les autorités judiciciaires canadiennes, respectivement à la prison à vie pour homicide volontaire et à six ans de prison pour recel de malfaiteurs.Jacques Mesrine a été condamne le 19 mai dernier à 20 ans de réclusion criminelle par la Cour d’assises de Paris pour une série d’attaques à main armée, une tentative d’homicide volontaire sur un policier et une évasion spectaculaire de prison.Il fait également l’objet d’une autre information pour homicide volontaire pour un meurtre commis en octobre 1967 près d’Evreux (200 km au nord-ouest de Paris).par Louis-Gilles Francoeur La CSN a demandé hier, par la voix de son président, M.Norbert Rodrigue, l’annulation du contrat, de travail “signé au nom de la CSN par les scabs à l’emploi de Commonwealth Plywood”, une entreprise de Sainte-Thérèse touchée depuis la mi-septembre par un conflit de travail d’une rare violence.La CSN, qui a été officielle-' ment accréditée dans cette entreprise au début de l’automne, a en outre demandé au ministre du Travail, M.Pierre-Marc Johnson, de ne pas retirer le conciliateur actuellement au dossier car ce geste aurait pour effef d’enlever tous les droits au syndicat reconnu par le ministère.“La CSN, a dit M.Rodrigue, est d’avis que le ministre du Travail, puisqu’il admet que cette situation absurde est le fruit d’une erreur de son ministère, devrait renverser la vapeur en faveur de l’équité et de la justice la plus élémentaire en considérant comme nul le dépôt de la convention signée par les scabs.Ce ne serait donc plus la CSN, qui aurait à faire les frais d’un an de procès pour annuler la convention, mais la compagnie et le syndicat de boutique, qui auraient à se battre pour faire valider leur convention bidon.” La CSN a de plus demandé au ministre de la Justice de “désarmer” les gardes de sécurité de la Commonwealth Plywood.Le 7 novembre dernier, ces gardes auraient paradé sur les lignes de piquetage armés de fusils de calibre .12, comme ceux utilisés à la Robin Hood l'été dernier.Le président de la CSN a en outre affirmé que ces gardes avaient pointé leurs fusils à deux reprises vers les grévistes au cours des deux dernières semaines.La CSN a en outre demandé au ministre des Terres et Forêts, M.Yves Bérubé, de retirer à cette entreprise ses droits de coupe, “cette compagnie n’ayant pas droit à l’aide du gouvernement puisqu’elle refuse de reconnaître le syndicat CSN qui a été accrédité par le ministère du Travail”.Les syndiqués de cette entreprise déclenchaient une grève illégale le 19 septem- Offrir du REMY MARTIN est la façon la plus généreuse de s’en offrir à soi-même.:¦» «5 m mmÈi PHAMPACNE( «Rfy e;% • mggMr ’Xi •T-’- ’ •i ; REMY MARTIN FINE CHAMPAGNE CXKiNAC V.S.O.K bre en protestation contre le licenciement de 95 des leurs, qui avaient affiché leur sympathie pour la CSN au cours de la période de maraudage.La campagne de la CSN, qui a réussi, a vidé de l’étrier PUnion internationale des rembourreurs (FTQ).L’employeur a décidé de neutraliser cette grève en réactivant sa production grâce au concours crune minorité de membres du syndicat et d’un certain nombre de “scabs”.D prétend aujourd’hui que la majorité du syndicat est retournée au travail, ce que dément la CSN en mettant en preuve les 110 prestations de grève versées chaque semaine aux syndiqués.Et cela, de préciser M.Rodrigue, ne tient pas compte de ceux qui ne touchent pas de bénéfices de grève.L’entreprise comptait qüel-que 180 employés au débuf du conflit de travail.j' Les représentants de la CSN ont accusé hier de “connivence éhontée” la compagnie et le “syndicat de boutique”, qui a signé un contrat de travail “après trois jours de négociation ' peu apres le début de la grève.Ce contrat serait une répétition assez conforme de l’ancien, avec une légère augmentation de salaire.Le conseiller du syndicat de boutique, qui se dit de la CSN, est l’ancien agent d’affaires de l’Union des rembourreurs, la grande perdante du dernier maraudage.La CSN a d’ailleurs obtenu une injonction interdisant aux membres du syndicat de boutique d'utiliser son sigle et son nom.Elle, songe à faire interdire la même chose à l’employeur et à ses représentants de la même façon.La bataille en cours à la Commonwealth Plywood constitue un fouillis juridique indescriptible.La CSN prétend avoir averti à temps le ministre du Travail par une mise en demeure formelle du danger qu’il y aurait pour ce ministère de reconnaître une convention signée par des personnes non autorisées par les détenteurs officiels de l’accréditation.La “gaffe” a néanmoins eu lieu et le ministère a homologué cette convention, ce qui l’inciterait aujourd'hui à retirer son médiateur pour ne pas prêter le flanc à une injonction dirigée contre son ministère par la compagnie.La Commonwealth Plywood a requis jusqu’ici plusieurs in- jonctions, une première ordonnant le retour au travail des grévistes et la deuxième, qui reprend la première en interdisant par ailleurs le piquetage.Sur la base de la première injonction, la compagnie cite 26 travailleurs pour outrage au tribunal et la CSN s’attend à une pluie de sentences au cours des prochains jours.Quant à la violence, elle est omniprésente à toutes les étapes.L’employeur accuse les syndiqués la semaine dernière le briser la vitre d’un camion avec un marteau et il dépose un arrache-clou en cour à titre, d'exhibit, selon la CSN.Il reproche au syndicat de casser les vitres avec des frondes et les syndiqués répliquent qu’ils ont été les premières cibles de cette arme, utilisée alors par des gardes de sécurité.Un incendie a ravagé une partie de l’entreprise.Les accusations ileuvent.La CSN affirme que employeur a été vu plantant une pancarte-CSN devant le brasier.Aucune accusation n’a toutefois été portée contre quiconque par les enquêteurs.fl Les baux des clubs ne seront pas reconduits QUÉBEC (PC) - Conformément à l’engagement contenu dans le programme électoral qui l’a porté au pouvoir, le gouvernement péquiste du premier ministre, M.René Lévesque, ne reconduira pas les baux intervenus entre l’Etat et les clubs privés de chasse et de prêche.C’est ce qu’a fait savoir le ministre du Tourisme, de la chasse et de la pêche, M.Yves Duhaime, en réponse à l’interpellation hier a l’Assemblée nationale, du député libéral de Portneuf, M.Michel Pagé.Le ministre a explique que son ministère a recensé 1,164 baux toujours en vigueur et a indiqué son intention de ne pas renouveler 1,000 d’entre eux qui doivent expirer le 31 mars 1978.Bijoux de succession mmm Rendez-vous à la vente -Exposition de Mappins.14 déc.Nous avons le plaisir de vous présenter cette collection exceptionnelle dé bijoux provenant de successions, de vendeurs ou de particuliers, à des prix intéressants.Nous sommes donc dans l'obligation d'appliquer le principe "Les premiers arrivés seront lefc premiers servis”.Les articles ci-dessous peuvent déjà être vendus.N° Description Valeur Vente 1 .U6-24227l-l(i Bague pour dame, sertie de 5 saphirs et 26 diamants.sur monture or jaune 1 XK , X75.700.2.336-242294-15 Bague pour dames sertie d’un saphir bleu ,65cts et de S diamants ,4Kcts.monture or blanc I4K 1.000 000.3.336-242295-02| T Bague pour dames, sertie de 5 rubis, de forme marquise et de X diamants I6ets sur monture or blanc IXK 600.480.4 336-243335-1 1 Bague pour dames, sertie d'un saphir bleu 95 cts et 3X diamants 1.32 cfs.monture platine et or jaune 1 XK 2,750.2.200.5.336-242270-11 Boutons de manchettes forme rectangulaire, sertis de 6 saphirs bleus, sur monture or jaune I4K 900 720.6.336-242296-01 Bague pour dame, sertie de 7 diamants 6Xcts et de 17 rubis, sur monture de fantaisie or jaune 14K 1.600 1.280.7.523-40X045-01 Bague pour dame, sertie de 16 petits diamants et de • 2 pièces d'ivoire, sur monture or jaune IXK 750.600.X.336-242266-07 Bague pour dame sertie d'un diamants de 70 cts.1 rubis 36cts.6 petits diamants 20cts.sur monture or blanc IXK 2.450.1.925.9 336-242255-01 Bracelet or jaune I4K.motif ajouré sertie d'un diamant 50cts et de IX petits diamants.1.600 1.280.10.336-222374-02 Bague pour hommes, sertie d'un diamant, sur monture or jaune 14K 2.400 1.920.11.336-242295-93 Bague en forme de 1er à cheval, sertie de 13 diamants sur monture or jaune 14K 500 400.12.523-002-059-05 Boucle d'oreilles à diamants, sertie sur monture en platine.1.600 1.290.13.531-516399-01 Montre de poche, de marque "tlgin ".boîtier or jaune I4K 600 480.Liste partielle seulement Bien d'autres bijoux en magasin.^Et^V^Wtv' 1000 ouest, rue Ste-Catherine • « T 10 • Le Devoir, mercredi 14 décembre 1977 En plus de Métropolitain Provincial La CTCUM ferait l’acquisition du service de Trans-Urbain par Rodolphe Morissette L'acquisition prochaine de la compagnie d’autobus Métropolitain Provincial par la Commission de transport de la CUM n’est qu’un premier temps de la stratégie visant à rationaliser le transport en commun dans la banlieue de Montréal: dans un deuxième temps, c’est la compagnie Trans-Urbain Inc.qui risque d’être expropriée.On se souvient qu’au début du mois de novembre, le ministre des Transports du Québec, M.Lucien Lessard, a rendu publique la décision du Conseil du Trésor de donner à la CTCUM le mandat de se porter acquéreur, avant le 1er janvier 1978, de la firme Métropolitain Provincial Inc., qui dessert pour l’heure les banlieues ouest de Tîle de Montréal (jusqu’à Vaudreuil et Dorion), plusieurs municipalités de la Rive nord de l’île (de Repentigny à Berthier et Joliette) et de la Rive sud-ouest (depuis Châteauguay jusqu’à Valleyfield et Huntingdon).Actuellement, 48 municipalités (300,000 citoyens) sont desservies par Métropolitain Provincial, qui transporte quelque 15,000 personnes par jour, les reliant au centre-ville de Montréal.Or, certains maires de la banlieue ouest de Montréal avaient réagi vivement à l’annonce par M.Lessard de l’intégration du réseau de Métro-itain Provincial à celui de ia CTCUM.Ils craignent en particulier d’avoir à partager les déficits importants de la CTCUM (on s’attend à un déficit de $97 millions cette année).Par la même occasion, quelques maires du West Island avaient fait savoir qu'ils étudiaient un projet de rechange, beaucoup plus avantageux que celuijproposé par le ministère des Transports.Au fait, le maire de Pointe-Claire, M.David Beck, s’était fait le porte-parole de quelques-uns de ses collègues £ en faveur d’un projet d’entente entre des municipalités du West Island et la compagnie Trans-Urbain Inc.pour reher au centre-ville les citoyens de Pointe-Claire, Pier-refonds, Dollard-des-Ormeaux, Kirkland, Beacons-field, Roxboro et Sainte-Geneviève.Une première proposition avait été faite en ce sens aux maires des banlieues ouest par le président de Trans-Urbain Inc., M.lan Smith, il y a quelques mois.Les maires cites ont demandé à M.Smith de leur présenter une proposition plus détaillée.Ce dernier s’est exé- Jusqu'ici, seuls les plus fascinants joyaux portaient cette signature.Désormais, elle identifie aussi des chefs-d'oeuvre de maroquinerie et de somptueuses soieries.h Lapidarius joaillier orfèvre 3 adresses à Montréal: hôtel régence hyatt le viaduc, place bonaventure place bonaventure Des conseils sur le financement àterme?Consultez RoyNat.On est à votre service! 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Récemment./'avais besoin de capital pour acquérir une entreprise Je spis retourne chez RoyNat parce qu'avec eux.en tout temps on sait où on en est.Et j'aime travailler avec du connu, du concret ** ROBERT CHEVRIER (RoyNah) Comptez sur nous.Monlreal 861-5761.Québec 68 3 2177, Drummondville 477-3801 Rouyn 764-5188 Laval 668-3131 cuté récemment et la maires sont encore à l’étudier.On sait notamment que la municipalités auraient à subventionner la compagnie Trans-Urbain bus: deux pour le transport d’une banlieue à l’autre, ttois pour desservir Dollard-da-Ormeaux, même chose rapec-tivement pour Pierrefonds et Pointe-Claire et un autobus pour transporter la citoyens de Kirkland et de Beacons-field.Mais les villa de Roxboro et de Sainte-Geneviève ont décroché et tandis que se confirme de plus en plus l'impossibilité pour la maira de banlieues de s’entendre sur la question, Québec et la CTCUM mijotent de donner à cette derniere, dans un deuxième temps, le mandat d’exproprier aussi la com- Snie Trans-Urbain! : son côté, en effet, le conseil le ville de Sainte-Genejiève montre peu d’enthjusiasme devant le projet plrallèle du maire de Pointe-Claire.Selon M.Mau-rille Séguin, maire de Sainte-Genevieve, il répugne un peu que les deniers publics servent à subventionner une firme privée comme Traris-Urbain, laquelle échapperait du rate au contrôle des municipalités.Mais plusieurs de ces villes de banlieue ne savent plus à quel saint se vouer en l’occurrence, car ella craignent tout autant l'intégration du réseau local à la CTCUM, laquelle, ditnan, échappe aussi à leur contrôle.Québec n’a certa pas encore donné à la CTCUM le mandat d’acquérir Trans-Urbain, mais la chose paraît praque inévitable.D'ailleurs, la recommandation d’amener la CTCUM à acquérir et la Métropolitain Provincial et la Trans-Urbain avait été faite au gouvernement Lévesque en février dernier par un groupe de travail forme par le mims-tère des Transports au mo- Valcartier: l’enquête a pris fin QUEBEC (PC) - L’enquête du coroner sur l’explosion d’un obus qui a fait deux morts et neuf blessés le 10 mai dernier à la base militaire de Valcartier a pris fin hier et le coroner Armand Drouin a pris la cause en délibéré.Des 22 témoignages entendus au cours des deux journées d’audience, il ressort que les militaires affectés au nettoyage du champ de tir ne possédaient aucune connaissance technique en explosifs, qu’ils avaient eu la veille un court “briefing” sur les munitions et qu’ils avaient reçu la consigne de ne manipuler aucun engin “suspect”.Pourtant, plusieurs témoins ont affirmé avoir vu le soldat Jacques Provencher, 19 ans, du Cap-de-la-Madeleine, ramasser au sol un de ces “engins suspects”.Le soldat Provencher fut l’une des deux victimes de cette tragédie, la deuxième à survenir a Valcartier en moins de trois ans.Le soldat Robert Fournier, 19 ans, de Laprairie, a aussi trouvé la mort dans cette explosion.Les militaires qui avaient été chargés de nettoyer le champ de tir appartenaient à l’escadron de transmission.Cette, unité avait été choisie par le capitaine Marc Sauvé, responsable des opérations tactiques, de préférence au régiment de génie parce que cette dernière unite ne possédait pâs, à ce moment-la, l’effectif suffisant.ment où s’est réglé le conflit de travail qui avait opposé pendant sept mois les chauffeurs de la Métropolitain et leur employeur.Selon le groupe de travail en question, dirige par l’observateur délégué du gouvernement toujours en poste à la Métro-pohtain, Me Robert Jodoin, la solution la plus réaliste pour venir à bout de rationaliser le transport en commun dans les banlieues desservies par Métropolitain et Trans-Urbain est d'intégrer ces dernières au réseau de la CTCUM.Pour l’heure, la compagnie Trans-Urbain comprend trois divisions: un réseau d’autobus scolaires, une petite flotte d’autobus nolisables et une autre qui relie plusieurs centres commerciaux de la banlieue ouest.Si le gouvernement tarde à donner a la CTCUM le mandat d’acquérir Trans-Urbain, c’est probablement, suivant un observateur proche du ministère des Transports, parce 3ue ce dernier veut s’assurer abord que les fonds pour le faire sont disponibles.Le budget annuel d’exploitation de Trans-Urbain est de $1.5 million (contre $5 millions chez Métropolitain Provincial).Du côté de la CTCUM, on se montre très prudent dans ses commentaires sur la question.Son président-directeur général, M.Lawrence Hanigan, a confié au DEVOIR qu’il endossait la recommandation de ' donner mandat à l’organisme qu’il représente de procéder à l’acquisition de Trans-Urbain.Si le gouvernement ne dévoile pas tout de suite ses intentions, c’est sans doute parce qu'“il veut procéder par étapes", note M.Hanigan.Il y a un ordre de priorités à respecter, ajoute ce dernier: le gouvernement devait d’abord prendre une décision quant à l’avenir de Métropolitain Provincial, puisque les subventions qu’il a accordées à celles ci pour la renflouer n’étaient valables que jusqu’au mois de décembre en cours.En attendant de connaître la politique qu'arrêtera le ministère des Transports, les négociations se poursuivent entre une demi-douzaine de maires de la banlieue ouest, regroupés autour de celui de Pointe-Claire, et la compagnie Trans-Urbain.Au sud-ouest de l’île, en revanche, et singulièrement à Châteauguay, à Valleyfield et à Beauharnois, les con- seils de ville souscrivent à ridée d’intégrer le réseau de Métropolitain Provincial à celui de la CTCUM, à la condition expresse de n’avoir à payer que pour les services obtenus.Notons enfin que si le gouvernement avait donné mandat à la CTCUM d’acquérir la Métropolitain avant le 1er janvier, il est maintenant acquis que la transaction ne se fera pas avant le 1er avril.Il faut d’abord que la Commission de transport adopte la résolution qui exprimera sa décision à cet égard; celle-ci doit ensuite être entérinée par la Communauté urbaine de Montréal, puis approuvée par la Commission municipale du Québec; il faut ensuite décider d’un règlement d’emprunt pour procéder à la transaction et publier un avis de 90 jours avant de prendre possession de la compagnie.¦i, ! 1 Y penser c'esi aussi aider OXFAM m m la Pléiade la bibliothèque de l'admiration .c'est ce qu'écrit André Malraux dans L'homme précaire et la littérature.Après plus d'un demi-siècle, la Pléiade reste la plus jeune et la plus prestigieuse des collections.Elle offre des textes intégraux, d'élégantes reliures souples en plein cuir, aux dos décorés à l'or fin.La Pléiade c'est Balzac, Camus, Céline, Dostoïevski, Giono, Faulkner, Marx, Platon, Proust, Rimbaud, Rousseau, St-Exupéry, Tolstoï, Zola, Goethe, Le Coran, Kafka.La Pléiade, c'est encore une encyclopédie unique:-Histoires des littératures, de la musique, des religions, langage, jeux et sports.1 I II >! çwj VOUS INVITE À VENIR ^ DÉCOUVRIR SA COLLECTION DE DOUILLETTES EXCLUSIVES PROVENANT D’EUROPE LIT DE PLUMES 1460, ru« Cretcant 849-0024 OUVERT MAINTENANT Mar., marc, dell A18h jeu., vand.de 11 à 21 h 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ST-LAMBERT, P.O. La grève de Mirabel pourrait toucher Dorval et tout le pays La grève perlée menée depuis vendredi dernier par les préposés au déneigement des pistes à l’aéroport de Mirabel pourrait bien se transformer à la mi-janvier en une grève véritable susceptible de paralyser les principaux aéroports du pays.M.J.-P.Wyllie, vice-président de l’Alliance de la fonction publique du Canada, a en effet annoncé qu’un vote de grève est actuellement en cours et tjue le résultat en sera connu dans un mois.Ce vote de grève a été décrété à la suite du rejet d’un rapport de conciliation soumis le 21 octobre defnier La convention collective des ouvriers spécialisés est expirée depuis le 30 janvier dernier.L’exécutif de l’AFPC a recommandé à ses membres de voter en faveur de la grève.En attendant le résultat du vote, les mesures de pression amorcées à Mirabel pourraient s'étendre à Dorval, Toronto, Calgary et Winnipeg.L’absence de neige à Vancouver épargnerait probablement cet aéroport des effets d’un arrêt de travail.La grève à Mirabel a eu pour effet de' détourner la majorité des vols de cet aéroport international vers celui de Dorval, où les employés ont dû mettre les bouchées doubles.Un porte-parole du ministère fédéral des Transports a précisé que toutes les compagnies aériennes ont dérouté leur trafic vers Dorval.Une vingtaine de compagnies étrangères, qui n’ont aucun stand de réception et d’enregistrement à Dorval, ont toutefois demandé à leurs passagère de se rendre à Mirabel, d’où us ont été conduits à Dorval par autobus, après les formalités d’usage.L’une des deux pistes de Mirabel de- meure ouverte et certains avions s’y posent toujours.Mais la seconde piste est totalement enneigée à la suite de la dernière tempête et elle est inutilisable.Les préposés au déblaiement ont entrepris leurs mesures de pression vendredi dernier pour protester contre le refus de l’employeur de les faire accéder à une catégorie supérieure et contre la lenteur des négociations contractuelles.A ceux qui doivent prendre un avion à Mirabel pour l’étranger, Transports Canada suggère donc fortement de vérifier auprès de leur agence de voyage ou ligne aérienne pour savoir où prendre l’avion.Les syndiqués, 20,000 ouvriers spécialisés du gouvernement fédéral, réclament la parité salariale avec l’entreprise privée, soit un écart de 25 pour cent environ, selon un porte-parole de l’AFPC.Le leadership pédagogique de la CECM s’affaiblit (RSP) par Paule des Rivières La Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM) est en voie de perdre le leadership pédagogique qui fut le sien pendant de nombreuses années.C’est du moins l’avis du Regroupement scolaire progressiste (RSP) dont les membres entendent rester présents sur la scène scolaire même s’ils furent tous défaits lors des élections scolaires de juin dernier.C’est à la suite d’une étude des activités de la CECM au coure des six derniers mois 3ue les 20 membres du RSP, ont cinq ex-commissaires, ont conclu à une dangereuse absence de débat au sein de la plus importante commission de la province.Selon le RSP, l’absence de projet éducatif chez les commissaires est à l’origine de la léthargie qui affecte la CECM.Le porte-parole du groupe, Mme Cécile Poissant, a souligné hier que l’étude des ordres du jour des sessions publiques de la CECM indique ue les préoccupations ’ordre pédagogique ont cédé le pas aux soucis administratifs.Elle a de plus fait remarquer que les réunions à huis clos semblent devenir une pratique de plus en plus courante pour la commission.‘‘Lorsque nous examinons les ordres du jour, nous re-, marquons que seulement deux ou trois points apparaissent sous la rubrique des affaires pédagogiques; il en résulte que l éaueation des enfants est laissée pour compte”, a dit Mme Poissant lors d’une rencontre avec la presse.Mme Poissant, qui siégeait à la CECM jusqu'au 13 juin dernier, a déploré le fait que le sort des énfants inadmissibles à l’école anglaise ait été l’unique préoccupation d’ordre pédagogique des commissaires depuis le début de l’année scolaire.Il n’en faut pas plus pour amener les membres du RSP à conclure que la CECM est en voie de devenir un véritable tremplin politique.“Le leadership de la CECM semble être passé aux mains de gens dont les préoccupations politiques devraient s’exercer sur la scène québécoise plutôt que ÉDUCATION DES ADULTES HIVER 78 Formation professionnelle ADMINISTRATION 25 cours offerts Pour ceux et celles qui travaillent dans le domaine financier ou commercial, dans les secteurs de la production ou des services, une série de cours et programmes en administration: Finance Comptabilité Marketing Économique Personnel Etc.Une équipe de professeurs compétents dont la majorité est issue du milieu de l'entreprise.INFORMATIQUE 111 cours offerts Vous avez la possibilité de vous perfectionner ou de vous recycler le soir à temps partiel en informatique grâce à deux programmes: • Programmeur «Programmeur analyste * Ces cours sont subventionnés pour les personnes possédant de l’expérience dans un domaine connexe et qui sont sur le marché dulravail depuis au moins une année.INSCRIPTIONS 5 au 19 décembre 4 au 13 janvier Education des Adultes CEGEP Rosemont, 6400,16e Avenue, Rosemont, Montréal, 376-6310 Le CEGE P, cà vous appartient aussi .sur la scène scolaire”, a déclaré hier le RSP en faisant référence à l’influence qu’exercent, à la CECM les commissaires Angelo Montini et Donato Taddeo, qui oeuvrent aussi au sein du Consiglio educative Italo Canadese et qui sont les artisans de deux propositions visant à augmenter le temps consacré à l’enseignement de la langue anglaise.Pour sa part, l’ex-commissaire Gaston Michaud a souligné hier que seules les questions touchant la langue et celles touchant la contes-sionnalité sont susceptibles de soulever l’intérêt des commissaires.Selon M.Michaud, cela est dû au fait que ces commissaires ont été élus à la suite de programmes électoraux basés sur la langue d’enseignement et la confessionnalite et non pas sur de véritables objectifs pédagogiques.Le groupe s’est fait fort de signaler le fait que deux propositions sur des sujets affectant directement la vie dans les écoles ont été discutées récemment au Conseil scolaire de l’île de Montréal (CSIM) et non pas à la CECM.Il s’agit de l’enseignement professionnel et des répercussions des conventions collectives dans le vécu scolaire.Le fait que ces discussions aient eu lieu au CSIM a amené le RSP à se demander si le CSIM n’était pas en train de combler le vide d’une CECM “désireuse d’éviter tout débat public sur les problèmes éducatifs”.Toujours selon le RSP, l’encadrement des élèves, le taux d’abandon et la qualité des coure de français devraient faire l’objet de débats à la CECM dans les plus brefs délais.Les membres du RSP rappellent que certains dossiers 3ui avaient suscité l’intérêt es anciens commissaires semblent aujourd’hui avoir été mis de côté, notamment un dossier sur la décentralisation et un autre sur les coure de formation morale pour remplacer les cours «renseignement religieux.Les membres du RSP, qui qualifient leurs objectifs de ‘ progressistes”, craignent un retour au conservatisme à la CECM.C’est la raison pour laquelle ils comptent rester "vigilants” et continuer à s’occuper d’éducation.Quelques membres siègent au sein de comités de parents alors que d’autres sont présentement à étudier le Livre vert sur l’enseignement primaire et secondaire.Environnement Léger distribue les subventions pareilles Provost Le ministre québécois de l’Environnement, M.Marcel Léger, a distribué hier $200,000 à vingt groupes populaires pour des projets de sensibilisation et de mobilisation populaire en faveur d’un environnement plus équilibré et d’un milieu de vie plus sain.Ce programme de subventions qui ressemble un peu au projet fédéral d’initiatives Locales a été mis sur pied avec des échéances très brèves et rendu public il y a à peine un mois et demi.Les fonds nécessaires a cette initiative gouvernementale proviennent de la taxe de deux pour cent que le gouvernement vient d’imposer sur la publicité radio-télevisée et c’est pourquoi elle a été présentée par M.Léger comme une opération de “contre-publicité”.Malgré les délais extrêmement courts, le gouvernepient du Québec a reçu des demandes de la part de 75 groupes désireux d’obtenir une des vingt subventions de $10,000 qui étaient disponibles.La sélection a été faite par un jury de cinq députés, dont deux de l’Opposition.Les organismes qui ont vu leurs espoirs réalisés sont extrêmement divers puisqu’on y trouve a la fois-des organismes aussi connus que Sauvons Montréal (qui poursuivra ses efforts pour sensibiliser les Montréalais à la nécessité d’améliorer leur milieu de vie) et des groupes obscurs comme "Claudette Saint-Pierre et les autres”.Ce dernier groupe, incidemment, veut sensibiliser la population de Sainte-Anne-de-la Pocatière à la nécessité de conserver les ressources à l’aide d’un projet de recylcage.Parmi les lauréats, on note aussi des associations de villé-giateure décidés à sauver “leur lac”, des organisations soucieuses d’encourager le tourisme au lac Saint-Jean, des groupes 4-H, des comités de citoyens désireux de conserver le caractère rural de leur village, des chercheurs qui veulent mettre en évidence les sources de pollution individuelles dans le bassin de la rivière Saint-François, etc.Dans tous les cas, ces divers projets insistent sur l’utilisation des moyens d’information et d’animation puisque la subvention est destinée surtout à favoriser un éveil du public aux problèmes de pollution et de qualité de la vie.Plusieurs groupes pensent réaliser des émissions de télévision, des conférences de presse, des montages audio-visuels, des collciques, des kiosques d’information, des campagnes de publicité, etc.LE LIVRE-CADEAU «Si le Québec m était conte par AMBROISE LAFORTUNE Édition Scriptomédia Inc LES DICTIONNAIRES ROBERT LTÉE 331-8507 DISPONIBLE PARTOUT AU QUÉBEC Le Devoir, mercredi 14 décembre 1977 • 11'.A Voici une anthologie ^ de la peur imaginaire, un catalogue des motifs d'épouvante non point réels, mais inventés par l'homme, de toutes pièces, sans Xv obligation, par plaisir.2 volumes reliés pleine toile iï: $18.95 chacun wmmmmsm mm.wmmm Encyclopédie de l’inexpliqué RICHtlID CAVENDISH I B RHINE Jacques Berqler Un dictionnaire Illustré de la magie, de l'occultisme et de la parapsychologie Volume relié pleine toile $38.95 A é \lal«llS I S / V> , il faut lire et offrir Une étude documentaire réa Usée par Herbert Barth et Dietrich Mack, attachés au Festival de Bayreuth,et Egon Voss, responsable de l'édition intégrale de l'oeuvre de Wagner.Préface de Pierre Boulez.296 Illustrations.73 en couleurs.volume relié leine toile44.STALINE F- ADAM B.ULAM: STALINE Le livre d'Ulam n'est ni une biographie de l'individu Staline, bien que tout soit dit sur sa vie même privée, ni une histoire de l'URSS stalinienne.Il tente de comprendre comment Staline a pu, durant plus de trente ans, et même après sa mort, exercer une aussi grande fascination non seulement sur son peuple, mais sur tous les communistes du monde.Tome t: LA MONTÉE $18.95 Tome 2: LE POUVOIR *18.95 lêin.' m LA MÉTAMORPHOSE DES DIEUX d'André Malraux Une trilogie sans égale Vient de paraître: - LE SURNATUREL 404 pages 181 illustrations prix de souscription: $85.00 prixaprèsle 1er janvier: $100.00 Rappel: -L'IRREEL prix de souscription: 69.95 prix après le 1er janvier: $75.00 J - L'INTEMPOREL L prix de Souscription.$85.00 f"L'enlumineur travaille pour prix après le 1er janvier: $100 00llivre comme le sculpteur gothiquel 1 ^travaillera pour la Cathédrale." 1 j Volume relié pleine toile $39.95 ^ûMmaoaA Des mini-vacances à Mirabel?Profitez du séjour “Mini-vacances” à l’aéroport international de Montréal, Mirabel, à seulement $11 par nuit par personne, 2 personnes par chambre.* Au nouveau Château de l Aéroport, les chambres sont vastes, luxueuses et complètement insonorisées.Venez profiter de nos superbes restaurants 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476-1611 « I 1 1 i » 4 t 4 « I i 12 • Le Devoir, mercredi 14 décembre 1977 l La campagne électorale est amorcée à Montréal ?par Claude Turcotte Qu’on le veuille ou non, la prochaine campagne électorale municipale montréalaise eirt amorcée.Chacun à leur façon, le Parti civique et le Rassemblement des citoyens de Montréal ont commencé le compte à rebours, tandis que les autres qui souhaitent l’arrivée d’une troisième force n’ont pas encore réussi à trouver le véhicule qui les mettrait en orbite.Tous les facteurs qui influenceront cette campagne électorale ne sont pas connus, mais on peut déjà en entrevoir un certain nombre: • Le maire Jean Drapeau sera de nouveau dans la bataille, comme il l’a lui-même indiqué dimanche.Il a du reste entrepris depuis quelques semaines une série de visites qu’il effectue systémati- 3uement dans les divers istricts de la ville.• Après deux années de tiraillements internes; le RCM a choisi sa voie.En dépit de son apparent mépris pour l’électoralisme, on peut tout de même prendre pour acquis qu’il fera une lutte farouche à toute l’équipe du Parti civique.M.Jean Drapeau • La troisième voie (sur le plan municipal uniquement), qui cherche à s’articuler depuis au moins un an, n’a pas encore réussi à s’organiser et, si ceux qui la favorisent ne mettent pas rapidement un terme à leurs hésitations, cette option n’existera tout simplement pas.Ses chances sont d’ailleurs assez sérieusement comprises actuellement.Il découle de cela que la prochaine lutte municipale se fera essentiellement entre le Parti civique et le RCM, à moins que ne se produise une effervescence exceptionnelle Café Restaurant Le Rettaurant Espagnol par excellence I Dinar d'Hommes d'Affaires à partir $2.25 i; |Wb, Table d'hôtes le soir W m Sa nouvelle salle à manger rs| J Accomodation pour groupes s> 1 3456 Ave-du Parc Rés: 849-2030 M.Marcel Pepin du côté de la troisième voie et ce, à très brève échéance.Mais, pour l’instant, c’est du côté du RCM que M.Drapeau doit chercher ses adversaires les plus sérieux, comme l’a indiqué un sondage effectué à la mi-septembre pour le compte du Parti québécois en regard de la politique municipale montréalaise.Selon ce sondage, le RCM aurait rattrapé le parti civique au niveau de la popularité.Quant à la mairie, M.Drapeau “partirait gagnant", mais il faut en premier lieu lui trouver un adversaire.À cet égard, le sondage proposait une liste de 10 noms.Selon ces informations qui proviennent de source officieuse, il semblerait que les deux personnalités les plus populaires parmi les 10 soient M.Paul-Émile Robert, ex-membre de l’équipe Drapeau et M.Marcel Pepin, ex-président de la CSN et membre en règle du RCM.D’après l’orientation prise par le RCM en fin de semaine dernière, il ne paraît pas faire de doute que M.Pepin pourrait souscrire à ce programme sans mettre en sourdine les principes qui ont été les siens Cescic, cestuiuez-imus mi restaurant M.Paul-Émile Robert riQi dans son action syndicale.Avec son expérience et son envergure, il pourrait devenir un adversaire redoutable pour M.Drapeau.On sait que le RCM tiendra au printemps un congrès spécial pour se choisir un candidat à la maison.Jusqu’à maintenant, les militants ont peu parlé de leurs préférences pour un candidat éventuel mais il ne fait pas de doute que 0a venue de Marcel Pepin est Âien vue par plusieurs.C'esj Kenneth George qui disait^ récemment considérer comme “un honneur" l’entrée de M.Pepin par la base au RCM.Il faut signaler en outre que le RCM tiendra au printemps également un congres pour se donner un programme administratif ou electoral qui serait proposé aux électeuurs pour un premier mandat de quatre ans.Il est évident que le RCM, contrairement à ce qu’il a fait à son dernier contrés, présentera alors un ensemble de mesures concrètes susceptibles de plaire aux Montréalais et c’est sans doute sur cette plate-forme qu’il fera le gros de sa lutte au parti civique.En somme, peu importe les rumeurs concernant le sondage du Parti québécois, il n’en reste pas moins que les résultats de 1974 ont été très significatifs et que M.Drapeau ne peut plus compter a priori sur un appui qui donne l’allure d’une élection par acclamation.Il devra travailler très fort et, même là, la partie ne sera pas gagnée d’avance.Par ailleurs, le RCM ne peut pas non plus considérer sa percée de 1974 comme un mouve- ment irréversible.Les défections survenues au sein de ce groupement depuis un an permettent de clarifier son onen-' tation, mais ce n’est pas nécessairement la meilleure façon d’augmenter le nombre des sympathisants.On peut se demander l’effet que peuvent produire les attaques récentes du RCM contre le gouvernement du parti québécois.Cela, semble-t-il, fait l’affaire des péquistes de Montréal-Centre; mais les autres?Après avoir perdu trois conseillers dans Côte-des-Neiges, une dans Rivière-des-Prairies et un autre dans Saint-Jacques, le RCM au lendemain de son congrès ne peut pas miser de façon absolument solide sur d autres conseillers comme Michael Fains-tat, Paul Cliche et Ginette Ké-rouack, qui sont “en période de réflexion”.Le RCM de Notre-Dame-de-Grâce tiendra d’ailleurs une réunion demain pour évaluer la situation après les échecs répétés qu’il a connus pendant le congrès.Un congrès, cependant, qui a été “tout à fait démocratique,” a reconnu le conseiller Cliche.Il ne faut pas attendre toutefois de gestes précipétés de la part des modérés qui restent au RCM, car il y aura au printemps cet autre congrès en vue de doter le RCM d’une plate-forme électorale, ce qui pourrait peut-être convenir à ceux qui sont réticents présentement.Enfin, il y a tous les autres que ni le Parti civique ni le RCM n’intéressent.Il y a tout d’abord le conseiller Raymond Poulin, qui a fondé le Parti progressiste, mais jusqu’à maintenant rien n’a germe de ce côté.Il y a eu pendant un certain temps des rumeurs concernant le député Serge Joyal, mais là encore la flamme semble être complètement éteinte.Il existe finalement ici et là des individus qui souhaitent la naissance d’une troisième formation, mais depuis un an, les tentatives bien discrètes qui ont été faites ont toutes avorté.En somme, on peut prévoir pour l’instant une lutte municipale entre le Parti civique et le RCM.Il s’agira d’une lutte Calme à Santa Cruz osso modo entre la droite et gauche, comme cela existe en Europe depuis longtemps.Il s’agira aussi en grande partie d une lutte entre la jeunesse et les gens d’âge mûr.Il faut savoir par exemple que dans le nouveau conseil exécutif du RCM, sur huit membres un seul a plus de 40 ans; un autre a 39 ans, la présidente a 32 ans et tous les autres ont entre 23 et 30 ans.En revanche, au comité exécutif de la ville présentement,-; il n’y a personne en bas de 40' ans et plusieurs approchent de la soixantaine.Problèmes d’entreposage ?Automobile, tente-roulotte, motocyclette, motoneige, matériel divers etc.Le Parc olympique met à votre disposition une aire de stationnement totalisant 81,225 pieds carrés destinée à l’entreposage.Cet endroit clôturé vous offre espace et sécurité.Pour $25 par mois, vous disposez d’une surface qui se prête à tout genre de véhicule.Pour ce qui est de tout autre matériel, nous donnons les renseignements sur demande.Les procédures sont très simples: téléphonez au 252-4665.Le bureau reste ouvert tous les jours de 9 heures à 17 heures.Une fois le tout entreposé, un contrat est passé entre le locataire et la R.I.O.VeuiJIez noter qu’une journée de préavis nous est nécessaire.En toute saison, il faut savoir où s’arrêter.et entreposer.Si vous partez en vacances, c’est l’endroit idéal pour garer votre voiture.On vous félicitera de leur qualité.Vous vous féliciterez de leur prix.Régie des Installation.' 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Baron Otard Le Cognac VS.O.P Vendu partout au Canada par Les Distilleries Schenley du Canada, Liée DOMAINE LE TERRAL 626-D CORBIÈRES V.D.Q.S.626-B $2.65 s o [ = sb-T CHÂTEAU DE GOURGAZAUD V.D.Q.S.626-F $2.90 m I/*.CÔTES DU RHONE A.O.C.670-C $3.45 Pi,.'WM s 2 ÿ/, ^ h *=1 i .m PITOU A.O.C.525-1 I M c Cbantovctrt Le Devoir, mercredi 14 décembre 1977 * 13- Le Québec sera doté de cliniques d’avortement par Renée Rowan • Le ministère des Affaires sociales financera la mise sur Sied au cours des prochains lois d’une vingtaine de cliniques de planification familiale Offrant la gamme complète des services médicaux et sociaux reliés à la planification des naissances, dont l’avortement thérapeutique.’ Ces cliniques seront implantées dans toutes les régions du Euébec, prioritairement dans s régions où l’absence de services de planification familiale se fait le plus durement sentir: Pull, Chicoutimi, Gaspé, Québec pour ne nommer que (jelles-là.Il y en aura au moins trois dans la région de Montréal.Les crédits affectés à cette fin — de $50,000 à $100,000 par clinique — devront être clairement identifiés à l’intérieur des budgets existants des hôpitaux.La nouvelle a été annoncée dans un communiqué laconique envoyé à la presse par le cabinet du ministre des Affaires sociales.• Des services d’information $ur les méthodes de planification des naissances et des ser- Jices de consultation auprès es couples sont actuellement disponibles dans certaines régions du Québec, alors que les comités d’avortement thérapeutique ne fonctionnent que dans les hôpitaux anglophones.; “Dans le cadre de sa politique sociale, l’un des objectifs poursuivis par le gouvernement du Québec, souligne le ministre des Affaires sociales, iyi.Lazure, consiste à mettre en place des services pour aider chaque couple à avoir le nombre d’enfants qu’il désire, M.Pierre Marois au moment souhaité par lui.Les familles, face à la naissance des enfants, devraient pouvoir exercer leur pleine liberté de façon responsable.” Le communique du MAS vient à la suite d’une décision rise le 23 novembre par le ca-inet des ministres et donnant mandat au ministre des Affaires sociales d’examiner la possibilité d’implanter un centre de planification familiale dans chaque région, dans un hôpital francophone accrédité, centre qui devra offrir une gamme de services complets, médicaux et sociaux, reliés à la planification des naissances, notamment des services d’information sur les méthodes de planification, de consultation sur la sexualité, sur les problèmes reliés à l’infertilité et des services d’avortements thérapeutiques, ceci conformément à la loi fédérale qui prévoit cet acte médical.“Dans une première étape, note au cours d’une entrevue le ministre du Développement social, M.Pierre Marois, qui a présenté au cabinet le mémoire préparé par M.Lazure, nous nous attaquerons au problème inhérent aux comités d'avortement thérapeutique déjà en place et qui ne fonctionnent pas parce qu’il y a des médecins objecteurs de conscience.” Il est intéressant de noter que deux enquêtes faites par la Direction de la recherche et de la statistique du MAS auprès de la population — hommes et femmes — dans toutes les régions du Québec en janvier 1976 et en septembre de la même année, ont montré que 81% des répondants étalent favorables à l’avortement thérapeutique.Cette proposition du gouvernement, souligne le communiqué du MAS, est conforme aux demandes et recommandations que lui ont adressées le Conseil des affaires sociales et de la famille, l’Association des conseils des médecins et dentistes du Québec, les directeurs des départements universitaires en obstétrique-gynécologie et de l'Association des obstétriciens et gynécologues du Québec.La liste des hôpitaux où seront implantées ces cliniques de planification familiale sera rendue publique en janvier, au.plus tard en février.Déjà, certains hôpitaux ont manifesté leur intérêt; d’autres ont été pressentis.Les hôpitaux où l’on sait qu’il y a une résistance de la part des conseils des médecins seront a priori écartés.Procéder autrement serait “noyer le poisson”.“En mettant sur pied des cliniques spécialisées, nous voulons, note M.Marois, aborder le problème de la façon la plus positive possible, c est-à-dire en mettant à la disposition de la population des centres où l’on disposera de toute l’information existante, ce qui constitue au fond une démarche d’éducation.” .Idéalement, ces cliniques devront faire partie des centres hospitaliers de façon à offrir dans un même lieu l’ensemble des services et assurer toutes les garanties de qualité, mais on devra, poursuit le ministre, mettre a contribution les ressources du réseau, c’est- à-dire les CLSC, les CSS, etc.Le personnel devra être suffisamment polyvalent pour répondre à différents aspects des problèmes que pourraient vivre les familles, les individus.A cela, viendront se greffer des programmes d’aide sociaux et économiques.Profitant de cette entrevue avec le ministre d’Êtat au Développement social, nous l’avons interrogé sur les congés de maternité.M.Marois reconnaît facilement que s’il y a des secteurs où du rattrapage s'impose, celui-là est prioritaire.La semaine dernière, au comité permanent de développement social où se réunissent les ministres responsables du secteur social, on a de nouveau abordé cette question, confie-t-il, mais au lieu de l’aborder par la mise au point d’une loi complètement nouvelle sur les conditions minimales de travail, on s’est demandé s’il ne vaudrait pas mieux amender la loi du salaire minimum pour en faire une loi plus efficace qui donne un pouvoir réel aux citoyens, et d’accrocher à cela des ordonnances, entre autres, des ordonnances de congés de maternité.“C’est une des hypothèses retenues, poursuit M.Marois.Nous en avons aussi examiné une autre qui serait une loi plus générale portant sur les congés de maternité.Notre décision n’est pas encore prise.Ce que je peux dire, c’est que c’est une des priorités qui devra aboutir au tout début de la prochaine session.Nous avons essayé de voir s’il y avait moyen d’y arriver autrement et plus vite.Notre conclusion est “non”.D n’y a pas moyen d’échapper soit à des ajustements substantiels à la loi existante du salaire minimum ou, carrément, à une nouvelle loi permettant d’introduire les congés de maternité.” Un bon conseil Offrir CAMUS cëst recevoir! 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Près de 500 jours après la mort de Mao, la Chine achève difficilement de régler la plus grave crise que le régime ait connue depuis sa fondation.Depuis la liquidation, politique, du “Gang des quatre” de la veuve de Mao, en octobre 1976, les mots clés sont “ordre, discipline, réorganisation et productivité”.Tout a été passé au crible dans les rouages du parti, de l’État, dans les secteurs économiques, de l’agriculture, de l'industrie, de 1 éducation et de la culture, de la presse et de la propagande.Au fil des mois, les têtes sont tombées lors de la plus vaste campagne d épuration jamais menée en Chine.Finie la révolution dans la révolution.L’ère des managers est arrivée, il s’agit de remettre en marche une économie moribonde, de faire enfin la révolution dans la production et de bâtir le socialisme non plus sur de belles idées “utopiques” mais “à partir des laits” comme le souligne désormais la presse officielle.Le retour au pouvoir de Teng Hsiao-ping à la mi-juillet, après son second limogeage sous la pression de Chiang Ching et clés dirigeants radicaux, a été sans contexte l’événement majeur de 1977 en Chine.Un mois après la réhabilitation du vice-premier ministre, vice-président du parti et chef d’état-major général de l’armée, le parti a tenu son llème congrès et l’on estimait que la Chine repartait du bon pied, une fois réglées les nominations de dirigeants.‘ En fait, ainsi qu’on le relevait alors, le lleme congrès s’est terminé sur un compromis.Teng Hsiao-ping y est apparu plus puissant qu’il ne l’avait jamais été avec l’entrée massive de dirigeants militai- res et de techniciens expérimentés, partisans d'une modernisation rapide de l’économie.Mais en même temps, étaient réélus tous les anciens membres du bureau politique, dont certains ne sont pas proches de M.Teng Hsiao-ping, tel le maire de Pékin, M.Wu Teh, récemment critiqué pour son rôle auprès des "quatre” en 1976.Le Politburo porte ainsi encore les germes de divisions possibles.H semble certain que des divergences de vues soient apparues au cours des derniers mois sur la façon de mener la purge en province et sur les mesures à prendre pour faire décoller l’économie.M.Teng Hsiao-ping a relancé de plus belle la purge en province alors que l’on s’attendait à ce que la cinquième Assemblée nationale populaire soit rapidement convoquée et marque définitivement le point de départ de l’ère Hua kuo-feng avec la réorganisation des rouages de l’Etat.Elle se tiendra quand la purge sera achevée, au printemps prochain, ont annoncé les dirigeants.L’enjeu est de taille.Cette assemblée nationale est précédée par des assemblées provinciales qui renouvellent en ce moment même à travers le pays la composition des comités révolutionnaires (gouvernements provinciaux).Chacun place ou tente de placer ses nommes.Sans être considérés comme de tendances politiques opposées, deux hommes émergent dans l’ère post-Mao: le successeur du “grand timonier”, Hua Kuo-feng, 57 ans, et M.Teng Hsiao-ping, 74 ans.Le premier est un administrateur, un partisan de l’ordre et de la discipline qui n'y va pas par quatre chemins pour les maintenir dans ce pays immense et difficile à .gouverner.A preuve, le nombre des exécutions enregistrées depuis la chute du r‘gang des quatre” à travers toute la Chine.Certains experts ont sous-estimé cet obscur administrateur, ministre de la sécurité, quand il fut nommé par Mao pour succéder à Chou En-lai il y aura bientôt deux ans.Mais il s'est avéré un manoeuvrier redoutable qui a su bien asseoir son pouvoir dans l'appareil du parti et de l’Etat au fil des mois.Tout récemment, on a estimé dans certains milieux diplomatiques qu’il s’était identifié lui-meme avec un groupe de dirigeants considérés comme réservés vis-à-vis de Teng Hsiao-ping, lors d'une séance de travaux manuels destinée à cultiver son image de digne successeur cvsi iz-'t-i tn orwi-zn-rv r r vyi_o SPLITKEIM hmson ce mm S -t' r-* DÉJEUNERS D’AFFAIRES LE MIDI SUR SEMAINE 320 est, rue notre dame 861-0876 ,&*¦***% Il i Ü VftM L’aigue-marine de cette bague la fera pleurer de joie ! L’aigue-marine est l’une des pierres les plus exotiques au monde, une pierre dont la limpidité semble capter l’esprit mythique de la mer.Cette aigue-marine est remarquablement grande et d’une qualité exceptionnelle par sa riche couleur d’un bleu limpide.Nous l’avons entourée de 32 diamants et sertie sur une splendide monture en platine.Une bague magnifique, royale et romantique.$11,500.Illustration grandeur nature.Procurez-vous votre Livre Bleu dès maintenant.C’est gratuit.B I R K S |J O A I L L I E R S| Carré Phillip s seulement de Mao.Ni Teng Hsiao-ping, ni divers dirigeants militaires et techniciens n’étaient présents.Le second est Teng Hsiao-ping.Depuis son retour au pouvoir on le voit partout, il discute de tout et le fait savoir.Pour lui, un objectif est prioritaire si l’on veut faire de la Chine un pays socialiste: le développement économique du pays.Il est populaire.Il détient des fonctions considérables dans le parti, le gouvernement et l'armée.La Révolution culturelle n'est plus qu’un souvenir, désagréable pour beaucoup.H ne se passe pas de jour qu’on ne rappelle que les 17 ans précédant ce mouvement avaient été positifs.Toute la politique économique remise a l’ordre du jour ressemble fort à celle d’avant 1966.Les primes de rendement sont rétablies, les salaires augmentent pour activer la production.Dans l’éducation on a rétabli les examens et dans le domaine culturel on restaure tout ce qui fut brimé et brûlé par Chiang Ching et consorts.Les réhabilitations des membres de la vieille garde n’ont pas cessé depuis plus d’un an.La rapidité avec laquelle ce changement de direction — à 180 degrés — s’effectue doit faire grincer beaucoup de dents.La purge en province se poursuit, les incapables sont écartés et il s'agit de nommer des hommes actifs, et d’écarter les mous et les bavards: “moins de discours plus de dur labeur”, déclarait Teng Hsiao-ping lors du llème congrès du PCC en août.En 1978, la construction économique du pays sera plus que jamais de rigueur.Tout reste à faire pour moderniser l’agri- culture, l’industrie, la défense, la science et la technologie après la simple remise en ordre de 1977.La tenue de la cinquième assemblée populaire nationale prévue pour le printemps prochain paraît donc une échéance très importante.La constitution de l'État y sera amendée.L'on s’attend à un retour à la constitution de 1954, à peu de choses prés, avec la restauration du poste de président de la république supprimé en 1975.Qui deviendra président?La question est actuellement discutée et le nom de Teng Hsiao-ping avancé par ses partisans.Il s agira aussi de redéfinir les prérogatives du président du parti et du chef du gouvernement et de distribuer de nombreux postes.Alors, l’après-maoïsme aura vraiment commencé.Parlementseuropéen: les Communes disent non au scrutin proportionnel LONDRES (Reuter) - Le Parlement britannique a rejeté hier soir, par 319 voix contre 222, un projet de loi prévoyant d’instituer le scrutin à la proportionnelle pour les élections directes au Parlement européen.Ce vote entraînera presque certainement le report des élections qui étaient prevues pour le milieu de l’année prochaine.La Grande-Bretagne ne sera eh effet pas en mesure d’adapter son sys- tème électoral à temps, et les autres membres de la Communauté ne pourront pas organiser les elections tant que Londres ne sera pas prêt.Rejetant les tentatives du gouvernement, les Communes se sont prononcées pour le système uninominal à un tour déjà appliqué aux législatives dans le tenues pays.Ce vote est de nature à affaiblir la position du gouvernement travailliste au Parlement, et ce d’autant plus que les Libéraux ont annoncé qu'ils pourraient reconsidérer leur pacte avec le “Labour”, si le projet d’instituer la représentation proportionnelle était rejeté par les Communes.Le vote est intervenu à l’issue d’un débat animé au cours duquel les passions antieuropéennes de certains députés se sont donné libre cours.Les députés avaient le droit de se prononcer librement et de ne pas suivre la ligne officielle de leur parti.Cette clause a mis en lumière Levitch rappelle à la CSCE la réunification des familles MOSCOU (AFP) - Le physicien juif dissident soviétique Benjamin Levitch a reproché hier aux pays participant à la conférence de Belgrade de ne pas s’occuper suffisamment de la question de la “réunification des familles” dans leur examen de l’application des accords de Helsinki sur les droits de l’homme.Dans un texte remis à des correspondants occidentaux à Moscou au cours d'une conférence de presse, le professeur Levitch a souligné que le problème de la réunification des familles, avait fait l’objet d’une mention spéciale dans les accords de Helsinki mais Sue la discussion générale de lelgrade “pouvait laisser croire que cette question avait été oubliée”.Le professeur Levitch, membre de l’académie des sciences de l’URSS, demande sans succès à émigrer en Israël avec son épouse depuis 1972.Ses deux fils ont émigré en 1975, et depuis cette date il demande, toujours sans succès à émigrer en Israël dans le cadre de la réunification des familles.Privé de sa chaire de professeur à l’université et de ses fonctions de chef de groupe théorique de l’Institut d’électrochimie de Moscou, les services d’émigration opposent à ses demandes le fait qu'il a eu connaissance de “secrets d’État”.Le professeur Levitch a reconnu que les Juifs soviétiques candidats à l'émigration n’avaient plus à payer 900 roubles mais 800 (environ 1.200 dollars) et qu’ils n’étaient pas automatiquement privés d’emploi.Mais, a-t-il déclaré, le chiffre record de France: controverse vive entre PS et PC PARIS (AFP) — De jour en jour, les déclarations publiques des responsables socialistes et communistes français se font de plus en plus incisives bien que, dans une sorte de dialogue de sourds, chaque camp se déclare prêt à renouer un accord à tout moment.Hier, M.Roland Leroy, directeur de l’Humanité, organe du PCF, et secrétaire du Comité central, a affirmé que “le parti socialiste avait complètement abandonné le programme commun” de gouvernement conclu en 1972 entre les partis de gauche.D’autre part, dans la revue doctrinale du PCF, M.Étienne Fa-jon, membre du bureau politique, souligne que ‘Tunion n’est pas une idylle mais un combat'’.Côté socialiste, M.François Mitterrand, premier secrétaire du parti socialiste, a déclaré hier à la télévision française que, si la gauche l’emportait aux élections, son devoir était de gouverner.35.000 émigrants juifs de 1973 n’a jamais été égalé ou dépassé et est au contraire tombé à 12.000 émigrants par an.“Au rythme actuel de l’émigration, a-t-il ajouté, 20,000 Juifs pourraient avoir quitté l’URSS en 1977.C’est un mieux par rapport au 15,000 de l’année dernière, mais ce n’est pas une “libéralisation” par rapport à 1973”.Le professeur Levitch a également évoqué les poursuites et menaces dont étaient l’objet ceux à qui avaient déjà été refusés des visas, “les refuz-niks".Outre les menaces proférées contre lui personnellement par la Literatournaia Ga-zeta en août dernier, le professeur Levitch s’est notamment référé au cas d’Anatoly Chtcharanski, ingénieur activiste “refuznik” de 29 ans détenu depuis mars dernier sur l’accusation de “trahison”.Précisant qu’il y avait actuellement environ 200 familles de “refuzniks” à Moscou, il a affirmé que beaucoup d’entre eux étaient l’objet de menaces ou de poursuites judiciaires.les profondes divisions des deux partis principaux sur l’objet du débat.Parlant au nom du gouvernement, M.Merlyn Rees, secrétaire (ministre) à l’intérieur, a défendu les avantages d’une liste régionale qui représentait, à ses yeux, la méthode la plus simple et la plus rapide d’elire des députés britanniques au futur Parlement européen et de s’assurer que la délégation britannique, forte de 81 membres, y refléterait fidèlement l'opinion britannique.Mais plusieurs députés aussi bien conservateurs que travaillistes, ont affirmé que l’institution d’un nouveau système de scrutin porterait atteinte à la constitution non-écrite du Royaume-Uni.M.Edward Heath, l’ancien premier ministre qui a présidé a l’adhésion de la Grande-Bretagne à la Communauté, a été l’un des principaux défenseurs du projet gouvernemental.Faisant fi des positions de Mme Thatcher, chef du parti tory et adversaire du projet gouvernemental, il a déclaré qu’il serait “lamentable” de voir la Grande-Bretagne être le seul pays de la Communauté incapable de se plier au délai prévu pour l’institution d’élections directes au Parlement européen.M.Heatn a déclaré que la Communauté regardait du côté de Westminster pour y trouver l’inspiration nécessaire à une démocratisation de la Communauté.D s’est interrogé sur les désavantages que certains députés conservateurs croyaient voir dans la tenue prochaine d’élections au Parlement européen.Mais M.Douglas Hurd, porte-parole du parti conservateur pour les affaires étrangères, a soutenu que ce serait faire preuve d’un manque de sagesse que de franchir deux étapes à la fois : opter pour des élections européennes, et instituer un nouveau système électoral.Tous les modèles GM 1978 PONTIAC «BUICK •CHEVROLET • OLDSMOBILE • CADILLAC CAMIONS CMC Location d’autos à la journée ou à l’année (24-30-36 mois) rvo-K Î-ON aux ÉDITIONS LE QUÉBEC FACE À LA GUERRE en 4 volumes XXXVIIIe tome de “l’Histoire de la Province de Québec” La guerre de 1939-1945: Ernest Lapointe XXXIXe tome de “l’Histoire de la Province de Québec” La guerre de 1939-1945: Le Plebiscite XLe tome de “l’Histoire de la Province de Québec” La guerre de 1939-1945: Le Bloc Populaire XLIe tome de “l’Histoire de la Province de Québec” La guerre de 1939-1945: Duplessis reprend les rênes par ROBERT RUMILLY chaque volume $5.00 768-2551 • ’ * ¦ , n 5987, avenue Verdun, Verdun Filiale de Orner Barré Verdun Limitée EN VENTE DANS TOUTES LES LIBRAIRIES ET A LA LIBRAIRIE GÉNÉRALE FIDES 235 est, bout.Dorchester Montréal Tél.861-9621 Argentine: deux religieuses françaises enlevées BUENOS AIRES (Reuter) - Deux religieuses françaises qui jouaient un rôle dans la défense des droits de l'homme en Argentine ont été enlevées la semaine dernière par des hommes armés déclarant appartenir aux forces de sécurité, a annoncé hier le consul de France à Buenos Aires, M.Hughes Homo.R s’agit de soeur Alicia, âgée de quarante ans, née Alice Domon, enlevée jeudi chez elle, dans le centre de Buenos Aires après une réunion à l'église et de soeur Léonie, âgée de cinquante-neuf ans, nee Renée Duquel, enlevée samedi matin par quatre hommes armés.Le consul a précisé que toutes deux vivaient en Argentine depuis près de vingt-cinq ans.Elles travaillaient pour une organisation venant en aide aux personnes dont des parents sont portés disparus.M.Homo a indiqué que la disparition des deux religieuses avait été immédiatement signalée aux autorités qui ont promis d’enquêter.À Paris de source informée au quai d’Orsay, on indioue que les autorités françaises ont pris contact avec des représentants du Vatican à Buenos Aires à qui on a demandé d’intervenir.Les autorités françaises ont également effectué des démarches auprès du ministère des Affaires étrangères et de la police argentines, ajoute-t-on.De quinze à vingt-cinq personnes qui avaient discuté de la situation des droits de l’homme ont été enlevées jeudi soir par des hommes civils affirmant appartenir à la police au moment où elles quittaient l’église de la Sainte-Croix dans le centre de Buenos Aires.i fois par semaine sur cette place, face au siège du gouvernement, pour demander des nouvelles de leurs parents disparus.Samedi dernier, un journal a publié un encart publicitaire concernant une petition signée par 800 personnes et demandant au gouvernement militaire de fournir des informations sur les disparus.Leur nombre total, pense-t-on savoir, s’élève à plusieurs milliers.COURTIERS D’ASSURANCES BRUNELLE, TRUDEL & MONETTE INC.1395 EST.RUE FLEURY.MONTRÉAL 359.OUÉ.TÉL.384-7950, Une altière beauté.de notre Suite espagnole en 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eu lieu lundi matin, quelques jours seulement après la reprise du trafic ferroviaire entre le centre minier de Zouérate et le port de Nouhadibou.De bonne source a ! Nouakchott, on apprend que les premiers contingents marocains arrivés en Mauritanie assurent déjà la protection de Nouhadibou, Atar et Zouérate.Ils constituent l’avant-garde d’une force dont les effectifs s’élèveront à environ cinq mille hommes.Des experts militaires ont précisé le week-end dernier à l’envoyé spécial de l’agence Reuter que l’objectif recherché en obtenant l’envoi de ces renforts marocains était de libérer les troupes mauritaniennes de leurs tâches statiques pour leur permettre d’opérer de façon offensive sur un terrain qu’elles connaissent bien.Les experts n’ont pas caché que l'armée mauritanienne ainsi que les soldats marocains déjà présents ont subi ces deux derniers mois des revers particulièrement rudes de la part d'un Polisario de plus en plus aguerri.De bonne source, on précise 3ue le Polisario a infligé ainsi es pertes sévères à un bataillon de parachutistes marocains lors d’une embuscade particulièrement meurtrière dans la région de Bir-Mohgrein, proche de la frontière algérienne, il y a environ six semaines.On aurait compté soixante morts et autant de blessés dans les rangs marocains.De même, une unité mauritanienne a été décimée — quarante morts — lors d’une autre embuscade, peu après, dans la région d’Aoussered.Le 2 décembre, lors de l’attaque de Boulanouar, à 80 kms au nord de Nouhadioou, les forces de Nouakchott ont subi des pertes plus importantes que l’on ne l’a reconnu.On assure même qu’une attaque de Nouakchott par une forte colonne du Front n’aurait été évitée que grâce à la détection de la colonne par des appareils de reconnaissance de l’armée de l’air française.L’ensemble des bilans officiels fait apparaître des pertes de l’ordre de deux cents hommes pour l’armée mauritanienne oui a également, en près de deux ans, eu quelque cent cinquante disparus.On croit cependant savoir de bonne source que ce bilan serait en fait pratiquement deux fois plus élevé en raison des récents affrontements.On ne dispose que de chiffres fragmentaires sur les pertes marocaines.A en croire le Polisario, quelque trois mille Mauritaniens et sept mille Marocains ont trouvé la mort de- K uis le début des combats, iais de même source, on considère ces chiffres comme “fantaisistes”.Selon Nouakchott, quelque sept cents combattants du Polisario ont trouvé la mort au cours des combats opposant Mauritaniens et maquisards du front.L’armée mauritanienne est confrontée â de très grands problèmes de structure et de logistique découlant de l’accroissement considérable de ses effectifs, qui sont passés de deux mille cinq cents hommes à plus de quatorze mille en moins de deux ans.Si elle possède un nombre plus ou moins satisfaisant d’officiers, elle souffre cruellement du manque de sous-officiers qualifiés.Bien qu’elle dispose d’un armement adéquat tant en qualité qu’en quantité, dont des auto-mitrailleuses françaises AML, sa logistique (ateliers de réparation, stockage rationnel des pièces de rechange et organisation de l’intendance) Des Cruise allemands testés dans une zone retirée du Zaïre ?: WASHINGTON (AFP) -L’Allemagne de l’Ouest essaie des missiles de croisière et des missiles balistiques à portée moyenne (IRBM) au Zaire, révèle le magazine Penthouse dans son édition de mars dont les bonnes feuilles ont été publiées hier.L’auteur journaliste Tad Szulc affirme que les Allemands ont déjà effectué des tirs avec des prototypes de missiles “Cruise’’ dans la pro- vince de Shaba.Selon Tad Szulc, ces essais sont réalisés dans une zone de quelque 250,000 km2 louée en 1976 au gouvernement zaïrois Sar la société allemande TRAG (Orbital Launch and Rocket Corp.).Bonn, poursuit l’article, soutient en privé que cette région sert à expérimenter des satellites de météorologie.La CIA et l’agence de renseignement ouest-allemande, SOUFFREZ-VOUS DE “RÉUNIONITE”?UTILISEZ NOS PILULES DE CRÉATIVITÉ (GRIPS BRAINSTORMING, SYNECTIQUE.) QUI NEUTRALISENT 69 FOIS L'INÉFFICACITÉ DU TRAVAIL EN COMITÉ Poir de plus amples informations écrire à: GROUPE CRÉATIVITÉ 4389 MADISON Montréal H4B 2V3 486*9334 À tous nos clients et amis qui n’ont pu se rendre à notre magasin du 1700, Berri, Palais du Commerce SïHSOfll Offre toujours les mêmes aubaines et même plus .Pour vos cadeaux de Noël Nappes paysannes.à compter de $10.Couvertures de laine.De$10.à$17.Tricots et tissés.De $8.50 à $20.Robes d’intérieur, hommes et femmes en ratine de velours prixrégulier$45 EN VENTE À $35.ClHC9li,ll c’est chaud au corps comme c’est chaud au ¥ C iLricoïil Deux magasins ! ‘ 55, rue Castonguay 1700, rue Berri la Bundesnachrichtendienst (BND) “ont joué un rôle crucial dans ce programme en recrutant des hommes de science formés aux États-Unis et en assurant la coordination politique à Kinshasa, Bonn et Washington”, ajoute l’auteur.Pour sa part, le porte-parole du département d’État a déclaré hier qu’il ignorait tout de cette affaire.Tad Szulc note encore que l'URSS, la Pologne et la France se sont déjà inquiétées des activités menées dans cette zone et que des fonctionnaires français ayant demandé à Bonn des explications “ne sont pas convaincus” de l’honnêteté de la réponse des Allemands, qui leur ont affirmé que seuls des satellites y étaient essayés.Le journaliste rapporte que des experts de la technologie spatiale américaine estiment qu’il n’y a aucun besoin d’une région aussi étendue pour tester des satellites.Par contre, les essais de missiles “Cruise” et tout particulièrement de missiles balistiques à portée moyenne nécessitent une telle surface si l’on veut les récupérer après le tir, Tad Szulc indique également qu’au dernier salon de l’aéronautique du Bourget à Paris, les Allemands ont montré par inadvertance la photo d’un missile “Cruise” et se sont refusés à dire où et par qui il avait été construit.Tad Szulc précise encore que les éléments des missiles sont construits par un consortium formé de deux compagnies allemandes, Dornier pour la structure et Messerschmidt pour les moteurs et de la société française Thompson-CSF pour les systèmes de navigation.OTRAG, poursuit-il, produirait les missiles pour un consortium ouest-allemand composé par les sociétés allemandes Messerschmidt, Belkov et Blaum, les principales sociétés travaillant pour la fourniture d’armements au gouvernement de Bonn.Ainsi, ils pourraient être fournis au moment opportun aux forces armées ouest-allemandes, estime l’auteur.Comité secret Dergue-soviéto-cubain en Éthiopie NAIROBI (Reuter) — Des conseillers soviétiques et cubains de haut rang participent aux côtés des principaux responsables militaires éthiopiens à la coordination de la stratégie du gouvernement d’Addis-Abeba concernant les conflits de l’Erythrée et de l’Ogaden, apprend-on dans les milieux diplomatiques de la capitale éthiopienne.De leur côté, des membres du parti révolutionnaire du peuple éthiopien (PRPE, interdit) ont affirmé aux journalistes en poste à Nairobi qu’un organisme secret, appelé “comité stratégique militaire suprême”, a été mis en place en octobre.Ce comité, présidé par le lieutenant-colonel Menguistou Hailié-Mariam, chef de l'Etat, serait composé de huit officiers soviétiques, sept Ethiopiens et trois Cubains.Leurs réunions se dérouleraient à huis clos sous bonne garde et les débats ne feraient l’objet d’aucun procès-verbal.Les milieux diplomatiques d’Addis-Abeba, qui s'estiment incapables de confirmer les précisions apportées par le PRPE, pensent toutefois que la nouvelle “n’est pas improbable”.Dans ces mêmes milieux, on fait en effet état d’autres informations selon lesquelles les importantes décisions touchant à la sécurité échapperaient au ministère de la Défense pour être prises directement par le Dergue (Comité militaire administratif provisoire).Le PRPE assure d’autre part que ce comité secret est à l’origine de la décision de recourir massivement à l’armée dans la capitale pour tuer ou capturer ses militants passés à la clandestinité.• jiU a/cÿ?***^*' St-Jérôme Montréal 60 OimsI, rue Notre-Dama, Montréal, H2Y1S6 Tél.: 845-3194 n’en est qu’à l’état embryonnaire, précise-t-on.N’ayant pas à défendre des positions fixes, le Polisario en revanche s’est doté, avec l’aide de l’armée algérienne selon ces mêmes sources, d’un remarquable réseau de dépôts de munitions, d’essence et de pièces de rechange dissimulés le long des principaux axes du désert.Ce qui fait cruellement défaut à l’armée mauritanienne dans la recherche de l’adversaire, ce sont les moyens de reconnaissance aérienne: moins de dix appareils, dont aucun n’est apte à la reconnaissance à longue distance.C’est pour pallier cette insuffisance, que la France a mis une force aérienne, basée à l’aéroport de Dakar-Yoff, à sa disposition.Il semble que cette force comprenne six chasseurs-bombardiers supersoniques Jaguar, quatre appareils de reconnaissance de l’aéronavale Bréguet-Atlantique, quatre transports de troupes C-160 Transall, quatre autres transports de type Nord-Atlas (N-2501) et trois cargos ravftail-leurs en vol C-135 — vefcrion militaire du Boeing 707.Ce sont surtout les Bréguet-Atlantique qui effectuent les missions de reconnaissance au-dessus de la Mauritanie, grâce à leur autonomie de plus de dix heures.Toutefois, les équipages de ces appareils, entraînés à la lutte anti-sous-marine, ne disposent que de moyens d’observation visuels et ne sont pas encore tout à fait rompus à leurs nouvelles tâches.L’assistance des observateurs mauritaniens lors de ces vols ne paraît pas pour le moment avoir donné des résultats particulièrement fructueux, d’autant plus que les appareils sont tenus à voler à une altitude assez élévée pour éviter les missiles SAM-7 dont sont habituellement dotées les co-lonnes du Polisario.Nouhadibou certains de ses France un appui tactique au sol des Jaguar.De bonne source cependant, on indique qu’il est exclu que la France mette la puissance de feu de ses Jaguar a la disposition de la Mauritanie.En revanche, on laisse entendre de source informée à Nouakchott que le Maroc pourrait baser à Nouhabibou certains de ses chasseurs-bombardiers F-5 et de ses monomoteurs T-6 pour des opérations d’appui au sol.De bonne source on précise que la France dispose en tout et pour tout d’une cinquantaine d’officiers et de sous- officiers chargés d’instruire les Mauritaniens dans les domaines des transmissions, du ravitaillement et de la logistique.Aucun d’entre-eux n’est sur le terrain.La plupart sont à Atar où se trouve l’école inter-armes mauritanienne et à Nouakchott.Un détachement d’une dizaine de pa- rachutistes français spécialisés dans les transmissions se trouve à Zouérate.De sources mauritaniennes indépendantes, on assure que si les colonnes de pointe du Polisario sont effectivement sahraouies, 80 pour cent des effectifs (douze mille hommes environ) sont étrangers au Sa- hara occidental.Ils comptent notamment des nomades Re-guibat du Sud-algérien, du Ni- (er, du Mali, voire du Tchad .’encadrement du Front est assuré par des officiers de l’armée nationale populaire (ANP) algérienne qui assurent la formation et la préparation des opérations.Le déficit alimentaire du tiers monde s’accroît WASHINGTON (AFP) -Le déficit alimentaire des pays en voie de développement risque de tripler d’ici 1990 pour atteindre entre 120 à 140 millions de tonnes, affirme un rapport publié hier par l'Institut international de recherche sur la politique alimentaire, une organisation privée américaine.Le rapport souligne que la détérioration menace d'être particulièrement grave dans tes pays les plus pauvres, dont le déficit pourrait passer de 12 millions de tonnes en 1975 à 70 ou 85 millions en 1990.Il estime que le taux d’augmentation de la production alimentaire dans les pays en voie de développement devrait passer de 2,7 pour cent à 4 pour cent par an pour permettre de faire face à l’augmentation des besoins résultant à la fois de la croissance de la population et de l'amélioration des niveaux de vie.L’Institut affirme que “les efforts de développement dans ces pays doivent mettre l’accent sur les mesures améliorant radicalement la production”.Il estime néanmoins peu probable qu’une accélération suffisante du taux de croissance de la production puisse être réalisée.Le rapport déclare d'autre part que ie déficit alimentaire de l’Asie pourrait quadrupler ou quintupler par rapport aux 13 millions de tonnes de 1975.Le déficit indien représentera environ un tiers au total et la situation sera également difficile en Indonésie et au Bangladesh.En Afrique, le déficit du Nigéria pourrait être presque égal à celui de l’Inde.L’ensemble des pays d’Afrique au Sud du Sahara sera largement déficitaire.Le rapport souligne que la plupart ae ces pays pauvres devront se tourner vers l’aide alimentaire pour combler leurs déficits en raison de la faiblesse de leurs ressources en devises.Il estime que les perspectives d'obtention d'une telle assistance sont plus qu'incertaines.Selon l’institut, les pays en voie de développement à revenus moyens connaîtront eux aussi des problèmes, mais leur situation variera d’un pays à l’autre.Le déficit de ces pays devrait passer de 11 à 22 millions de tonnes, les principales augmentations seront le fait du Pérou, de la Colombie, du Chili, des pays centre-américains et de plusieurs ays d’Afrique du Nord et du oyen-Orient.Le rapport souligne enfin que dans plusieurs pays pa M comme le Brésil, la production agricole est en augmentation rapide.Par contre, dit-il, au Pérou, au Chili et en Turquie, on peut s’attendre à de sérieux problèmes si la croissance de la production ne s’accélère pas.Le deficit des pays à revenus élevés (Corée du Sud, Malaisie, Hong Kong etc.) atteindra 30 à 35 millions de tonnes en 1990 mais posera peu de difficultés, estime l’institut.Ces pays seront en effet à même de développer suffisamment leurs exportations pour régler leurs importations de produits alimentaires, selon le rapport.Crédit fonder FIDUCIE CRÉDIT FONCIER % 9M Garanti pour 5 ans.Placements à terme avec intérêt versé annuellement (placement minimum $500).Téléphonez-nous (frais virés) pour vous renseigner sur l'intérêt mensuel, semi-annuel ou composé.Echéances de 30 jours à 10 ans, Montréal: 612, rue St-Jacques (514) 282-1880 Québec (418) 681-0277 • Ottawa (613) 232-5309 • Halifax • Toronto • London • Winnipeg • Reqma • Sask tt on • Edmonton • Calgary • Vernon • White Rock • Vancouver • Victoria MEMBRE RÉGIE DE L ASSURANCE-DÉPÔTS DU QUÉBEC SOCIÉTÉ D'ASSURANCE-DÉPÔTS DU CANADA FONDÉ EN 1880 MARTELL MARTELL, LE COGNAC LE PLUS VENDU EN FRANCE 16 • Le Devoir, mercredi 14 décembre 1977 Pour prévenir l’invasion des calories au temps des Fêtes Est-il possible, en cette période-ci de l'année, alors que fidèle à la tradition on a envie de faire de la cuisine dite "des fêtes", de ne pas trop s’éloigner des principes de la nouvelle cuisine allégée en sucre et en gras?A ceux qui voudraient ajouter à leur menu des biscuits pour accompagner une salade de fruits frais, un sorbet ou une mousse, mais qui souhaitent en même temps demeurer raisonnables, Louise Lambert-Lagacé, diététiste conseil, répond que l'on peut réaliser des "économiesde calories en diminuant les quantités de sucre et corps gras et en substituant aux fruits confits des fruits séchés.Jusqu'où peut-on aller dans ces coupures et substituts santé?On peut, sans trop d'inconvénients, diminuer la quantité de sucre du tiers à la moitié et celle du gras, du quart environ.On obstiendra ainsi des biscuits plus légers, moins sucrés, un peu moins dorés et croustillants peut-être, mais savoureux.Ces substitutions et coupures santé représentent une économie importante de calories tout en nous rapportant le panier à provisions par RENÉE ROWAN plus de fibres alimentaires, de fer, de vitamines et de protéines.Ainsi, 100 grammes de cerises confites (trois onces environ) donnent 333 calories tandis que 100 grammes de dattes n'en contiennent que 274.Ces dernières, par contre, renferment quatre fois plus de protéines que les cerises confites.Autre différence appréciable: 100 grammes d’abricots confits contiennent 338 calories tandis que la même quantité d’abricots secs n’en renferment que 260 D'autre part, les abricots séchés contiennent huit fois plus de protéines que les abricots confits.Autre ajustement santé intéressant: au lieu d’employer uniquement de la tanne blanche, on a avantage à mélanger moitié farine blanche, moitié farine de blé entier.Celle-ci est disponible dans les supermarchés et magasins de produits naturels.Dans les recettes où il entre du lait ou de la crème, on peut remplacer ces derniers par du lait écrémé ou 2%.Nos économies santé se traduisent également par des économies de cents du simple fait d'employer moins de sucre et de corps gras, mais aussi parce que les cerises confites a $2.19 la livre et le mélange de fruits confits à $1.65 coûtent beaucoup plus cher qu'une livre de dattes, par exemple, à $1.23 la livre.Voici trois recettes de biscuits-maison mises au point et testées par Louise Lambert-Lagacé.Même les personnes qui doivent surveiller de près leur taux de cholestérol pourront s’offrir le luxe de quelques mini-meringues.Si vous etes tentés par ce jeu des coupures et des substituts, n'hésitez pas à nous faire part de vos experiences et de vos trouvailles.Nous pourrons en faire profiter d'autres.Mini-meringues Les ingrédients: 2 blancs d'oeufs — 5 c.à table de sucre blanc ou cassonade (au lieu de Vi tasse dans la recette originale) — Vi c.à thé de vanille — Vi tasse de noix hachées.Monter en neige ferme les blancs d’oeufs; incorporer graduellement le sucre en continuant de battre pour maintenir la neige ferme.Ajouter la vanille et les noix hachées.Recouvrir les tôles à biscuits d'un papier brun non glacé.Déposer la meringue par cuillerées sur le papier.Cuire dans un four de 250°F pour environ une heure ou jusqu’à ce que les meringues se détachent aisément du papier.Donne environ 24 meringues.Boules de Noël hongroises Les ingrédients: Va tasse de cdlsonade (au lieu de la taJse comprise dans la recette origi- nale) — le zeste de deux oranges — 2 c.à table de jus d’orange concentré, congelé — 1 tasse de noix de Grenoble hachées finement — ^ tasse de dattes ou de raisins, finement hachés (au lieu de fruits confits) — 1 tasse de noix de coco.Sur feu doux, fondre la cassonade, le jus d’orange et le zeste; refroidir légèrement.Incorporer ce mélange aux noix et fruits coupés; façonner en petites boules et enrober noix de coco.24 boules.de Donne environ La hache de guerre ne sera pas déterrée.En effet, les prix de la dinde, du moins pour l’instant, semblent s'être stabilisés pour l’ensemble des supermarchés, à 79 cents la livre pour la dinde régulière et à 99 cents la livre pour la dinde déjà imprégnée d’huile.“A ce prix, nous dit le porte-parole d'une grande enaîne, nous ne perdons pas d’argent.Avec la guerre des prix, l’an dernier, alors que l’on vendait en bas du prix coûtant, nous avions perdu de $3.00 à $3.50 sur chaque dinde." A moins d'indication contraire, les prix mentionnés plus bas sont à la livre.A & P: dindes déjà imprégnées, 10 à 16 livres et 20 livres et plus, 99 cents; dindes de cat.A, congelées, mêmes poids, 79 cents; porc frais, quart de longe, coupé en côtelettes, $1.48; rôti de porc frais, portion des côtes, 2Vt à SVz livres, $1.18 — bout du filet, $1.28; bacon A & P, $1.48.Fruits et légumes: brocoli de la Cal., 49 cents; concombres du Mex., deux pour 29 cents; pommes cat.fantaisie, “Délicieuse” jaunes, 39 cents; carottes du Qué., cello de cinq livres, 69 cents.Poisson: filets de goberge congelés, 89 cents.Oeufs, A gros, 79 cents.• A VA: dindes congelées, produits du Qué , cat.A, toutes grosseurs 79 cents; porc frais haché, produit décongelé, 87 cents; jambon fumé, dans l’épaule, genre Picnic, 89 cents.Fruits et légumes: pommes de terre du N.-B.ou du Qué., sac de 10 livres, 55 cents; céleri frais importé de Cal., gros.24, 49 cents le pied; oranges Sunkist, ’’navel", quatre livres $1.19.Café moulu, Chase & Sanborn, sac d’une livre, $3.49.• Cooprix: (prix réguliers considérés comme de bons achats): dindes, cat.A, congelées, produits du Qué., de cinq à 26 livres, 78 cents la livre pour tout le mois de décembre; boeuf haché, mi-maigre, 77 cents; bifteck de côte (rib steak) $1.97; rôti de côte et rôti de bas de croupe, $1.77; rôti haut de croupe, $1.87.Fruits et légumes : bananes, 17 cents; laitue Iceberg, 48 cents; pommes Bencraft du les bons achats Qué., cello de cinq livres, 89 cents; tomates de la Flor., gros.77, rouges, 35 cents.• Dominion: dindes congelées, cat.A, six à 14 livres, 79 cents; imprégnées d’huile, six à 24 livres, 99 cents; dindes congelées, cat.utilité, six à 12 livres, 69 cents; porc haché, produit décongelé, 87 cents; pattes de porc, produit décongelé, 43 cents.Fruits et légumes: pamplemousses blancs de Flor., sac de cinq livres, 99 cents; bananes, 16 cents; laitue romaine de la Cal., 49 cents; oignons jaunes medium, cello de cinq livres, 69 cents.• Hypermarché: jeunes dindes congelées, cat.A, “Flamingo” tous les poids, 79 cents; dindes imprégnées, congelées, tous les poids, 99 cents; rôti de palette, coupe régulière, 58 cents; bout des côtes (boeuf) à braiser, 98 cents.Poisson: crevettes déjà nettoyées, $6.39; pinces de crabes, 16 onces, $2.89; filets de sole, congelés, $1.99.Fruits et légumes : pamplemousses blancs de Flor., gros.48, 10 pour 98 cents; ananas Dole, gros.14, 69 cents pièce; pommes Spartan de la C.-B., extra de fantaisie, sac de trois livres, 99 cents; canneberges fraîches, 39 cents.Café Maxwell House, instantané, pot de 10 onces, $4.69.• IGA et Boniprix: jeunes dindes congelées, cat.A, tous les poids, 79 cents; dindes imprégnées, congelées, “Flamingo , 99 cents; bifteck de ronde désossé, tranche complète ou rôti de croupe, coupe du bas, $1.28.Fruits et légumes: tomates de Flor., rouges, gros, moyenne, 39 cents; ananas Dole de l’Hon-duras, gros.14, 69 cents; mandarines du Japon, 69 cents; canneberges fraîches, 39 cents.Café Maxwell House, moulu, sac d’une livre, $3.49.Café instantané, Nescafé, pot de 10 onces, $4.67.• Métro: jeunes dindons congelés, cat.A, toutes grosseurs, 79 cents; Dind-O-Jus, "Flamingo”, imprégnés, congelées, cat.A, toutes grosseurs, 99 cents; porc haché, produit décongelé, 88 cents; bacon sans couenne, marque “Mérite”, $1.25.Fruits et légumes: tomates rouges de la Flor., cat.A, grosseurs six par sept, trois livres pour 89 cents; laitue Iceberg, gros.24, 38 cents chaque; choux-fleurs, gros.16, 65 cents; mandarines du Japon, 69 cents la livre; concombres super select, cat.A, deux pour 33 cents; canneberges fraîches, 39 cents.• Provibec: dindes congelées, produit du Québec, cat.A, toutes grosseurs, 79 cents; porc frais haché, produit décongelé, 87 cents; jambon “Midget" Provigo, $1.69.Oranges Sunkist ‘“navel”, gros.113, 99 cents la douzaine; raisins rouges Empereur, 55 cents; carottes du Qué., cello de cinq livres, 69 cents.Café Maxwell House, pot de 10 onces, $4.89.• Provigain: dindes congelées, produit du Qué., cat.A, toutes grosseurs, 79 cents; porc frais haché, produit décongelé, 87 cents; jambon “Midget" Provigo, $1.69.Fruits et legumes : pommes de terre de l’I.P.E., No 1, sac de 20 livres, 97 cents; pample-moussses blancs de Flor., gros.48, dix pour 99 cents; citrons frais, gros.140, huit pour 69 cents.Café instantané Maxwell House, pot de 10 onces, $4.89.• Richelieu: jeunes dindons, congelés, cat.A, toutes grosseurs, 79 cents; Dind-O-Jus, imprégnées, congelées, “Flamingo , toutes grosseurs, cat.A, 99 cents; porc haché, produit décongelé, 88 cents; bacon sans couenne, Mérite, $1.25.Fruits et légumes: tangerines de la Flor., gros.24, 39 cents chaque; choux-fleurs, gros.16, 65 cents; poires Anjou, produit des E.-U, gros.150, trois livres pour 99 cents; radis en cello, cello de 16 pouces.29 cents; ananas “Dole" de ['Honduras, gros.10, 99 cents.Produits surgelés: fraises tranchées, Fraser Vale, 15 onces, 85 cents; filets d’aiglefin, High Liner, 16 onces, $1.69.• Steinberg: jeunes dindons, surgelés, toutes grosseurs, cat."I GESTION DE L'INFORMATION L'ENAP offre aux administrateurs des secteurs public, parapublics et péri-publics un choix de trois cours en GESTION DE L'INFORMATION.Cours offert à Montréal: ENP-7156 Méthodologie des systèmes d'information aux fins de la gestion.(3 crédits) Jeudi - 14:00 heures.Cours offerts à Québec; ENP-7155 Approche à la gestion des informations organisationnelles.(3 crédits) Mercredi - 19:00 heures.ENP-7158 Vérification en informatique.(3 crédits) Mardi - 19:00 heures.ENP-7156 Méthodologie des systèmes d'information aux fins de la gestion.(3 crédits) Lundi - 14:00 heures.L'inscription Vous devez vous inscrire avant le 13 janvier prochain.Les cours débuteront dans la semaine du 23 janvier.Communiquez avec: Madame Johanne Julien (418) 657-2476 Madame Marie-Pierre L arose (514) 2826890 Université du Québec Ecole nationale d'administration publique A, 79 cents; Butterball de Swift, cat.A, jeunes dindes, surgelées, différents poids, 99 cents; porc et veau hachés, produits décongelés, 87 cents; jarret de porc, produit décongelé, 47 cents; jambon mignon Steinberg, désossé, $2.28.Produits surgelés: crevettes Cara-bean Queen, 1 kilo (2.2 livres), $4.89.Fruits et légumes: oranges Sunkist, “navel’’, gros.113, $1.09 la dduz.et gros.88, $1.59 la douz.; bananes, 19 cents; pommes “délicieuse”, jaunes, cat.Fantaisie, 39 cents, épinards, cello de 10 onces, 59 cents; marrons gros.60/65 (larges), 99 cents.Rouelles aux fruits secs Les ingrédients pour la pâte: l'/j tasse de farine (moitié blé entier, moitié bjanche enrichie) — ‘A c.à thé de sel — Vï c.à thé de soda à pâte —1/3 tasse de margarine — l/i tasse de cassonade (au lieu de la tasse recommandée) — 'A c.à thé de vanille — 2 petits oeufs.Les ingrédients pour la garniture: % tasse de dattes ou raisins épépinés, finement hachés — 1/3 tasse de jus de pomme — ta tasse de noix de Grenoble, finement hachées — ta c.à thé de vanille.Mode de préparation pour la pâte: défaire en crème la margarine et incorporer la cassonade pour obtenir un mélange léger et crémeux.Ajouter la vanille.Ajouter les oeufs, un à un, battant après chaque addition.Incorporer la farine en deux temps, en mélangeant bien.Envelopper la pâte et réfrigérer plusieurs heures ou toute une nuit.Mode de préparation pour la garniture, dans une petite casserole, déposer dattes et jus de pomme et cuire sur feu doux environ huit minutes, brassant constamment, jusqu’à ce que le mélange soit épais et bouillonnant.Retirer du feu et ajouter les noix et la vanille.Refroidir et réfrigérer toute la nuit, si désiré.Assemblage: retirer la pâte du réfrigérateur; couper en deux morceaux et remettre un des deux au réfrigérateur.Abaisser la pâte sur une planche légèrement enfarinée et rouler en un rectangle d’environ sept par neuf pouces.Tartiner sur la pâte la moitié du mélange de dattes à l’aide d’une spatule; rouler la pâte et ranger le rouleau une heure au réfrigérateur.Répéter la même opération avec le reste de pâte et de garniture.Cuisson: régler le four à 325°F.Trancher les rouleaux à un quart de pouce d’épaisseur et déposer sur une tôle bien graissée.Cuire environ huit à dix minutes ou jusqu’à ce que les rouelles soient légèrement brunies.Refroidir sur une grille.Donne trois douzaines de biscuits.Un pain "amélioré" — La boulangerie Monette et Lari-vière, de Valleyfield, vient de mettre sur ie marché un pain dans lequel les additifs chimiques ont été remplacés par des substances naturelles ayant les mêmes effets.Le responsable de cette initiative, M.Robert Larivière, a compris la fonction des additifs dans le pain et en a trouvé d’autres, naturels, mais jouant le même rôle.Ainsi, l’émulsifiant chimique a été remplacé par la farine de pomme de terre tandis que du vinaigre blanc est employé comme inhibiteur de moisissure.Les résultats sont tout à fait acceptables et peu- vent même être qualifiés de réussite.La seule différence, c’est que le pain se conserve légèrement moins longtemps.Cette formule “améliorée" a été appliquée à quatre pains : un pain de blé entier, un pain de blé concassé, un pain de son et un pain aux raisins, tous des pains de 16 onces.Pour les identifier, il faut chercher sur l’étiquette la mention boulangerie Monette et Larivière (dans la région de Montréal), boulangerie Racine, à Granby et le groupe Samson Inc., dans la région de Québec.Ces marques se retrouvent dans quelques chaînes de supermarchés et chez des épiciers indépendants.cadeau gratuit_____________________________________ NHtiriflHiikt Le magazine alimentaire.Ce Noël, en m’abonnant à Nutriguide je profite de l’abonnement gratuit de même durée que le mien, que j’offre à titre de cadeau de ma part à la personne de mon choix.Niitriijuide inspire le désir de varier la quotidienneté de vos menus en vous enseignant l’art de faire bonne chère tout en préservant votre santé, et celle de votre famille, grâce à une alimentation saine, équilibrée, assaisonnée d'imagination, de fantaisie et de bon goût ff Collaborateurs: Louise Lambert-Lagacé, Jehane Benoit.Soeur Berthe, Soeur Monique Chevrier, Suzanne P.Leclerc, Renée Rowan, Françoise Kayler, Lucie Gratton-Papineau.Hélène Gougeon, Louise Desaulniers.Remplir ce coupon ou faites le remplir en composant à frais virés (.r>14) M44 1759.H49()()().'i m abonn > NUTRIGUIDE ilK Roy est, Montréal.H2W IM'l prix spécial itumén is $12.00 pour •) abonne la personne de mon choix jratuitement pour 10 numéros Paiement inclus D Facturez moi NOM ADRESSE VILLE TEL.: NOM ADRESSE VILLE TEL.CODE CODE Distribué par li Distributions le choix d'i J’aime les boissons gazeuses Shasta! Shasta offre un choix de saveurs sans pareil: orange, pomme rouge, gingembre, cola et plusieurs autres.Shasta, c’est frais et ça chasse agréablement toutes les sortes de soifs! 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conditions de cette offre Celte offre est valide à rachat de 6 canettes ou plus de Shasta, de quelque saveur que ce soit H est défendu de se faire rembourser ce bon par une agence de I exténeur.un courtier ou toute autre partie non autonsée Le consommateur doit payer la taxe de vente Vous ne pouvez ni assigner m transferer ce bon il est non valide lorsque taxé ou soumis à quelque usage restreint que ce sort Le mesusage constitue une fraude Des factures prouvant I achat du produit mentionné Cette offre se termine le 30 septembre 1978 BON DE MAGASIN US BOISSONS SMASH iTff SBD-3 6 LE DEVOIR Cahier 2 ¦¦I Montréal, mercredi 14 décembre 1977 Affaire Lirtze: le ministre Leber ne démissionnera pas BONN (D’après Reuter et AFP) — M.Georg Leber, ministre fédéral allemand de la Défense, s’est défendu hier de toute responsabilité dans le plus grand scandale d’espionnage en RFA, survenu a son ministère l’an dernier.M.Leber a certes limogé M.Herbert Laabs, le directeur des affaires sociales du ministère, dont la secrétaire, Mme Renate Lutze, avait photocopié plus d’un millier de dossiers ultra-confidentiels, et une instruction a été ouverte à son sujet.Mais le ministre social-démocrate a rejeté l’idée de démission: "Qu’ai-je fait de mal?De quoi dois-je répondre", a-t-il demandé au cours d'une conférence de presse."Mme Lutz a été découverte, alors que j’étais en poste.Pourquoi en serais-je mécontent?Est-ce que le ministre de l’Intérieur serait mé- content si on capturait un terroriste?Je ne vois pas pourquoi je devrais démissionner”, a-t-il dit.M.Leber a affirme n’avoir saisi toute l’ampleur du scandale qu'à la lecture du Frankfurter Allgemeine Zei-tung lundi.Le journal a notamment révélé que Mme Lutz, son époux, Lothar-Erwin Lutz, et M.Juergen Wiegel, arrêtés en juin 1976 pour espionnage au profit de l’Est, avaient pendant des années transmis des renseignements sur les mesures d'urgence de Bonn en cas de crise militaire, les plans d’armements de la Bundeswehr et l'évaluation par l’OTAN des forces et faiblesses comparées de l’Alliance atlantique et du Pacte de Varsovie.Le ministre a aussi annoncé l’ouverture d’une plainte contre “X” contre l’auteur des fuites, dont le PAZ s'est fait l’écho, et qui est tout aussi coupable de trahison que les espions.Le ministre, qui sera entendu aujourd'hui par la commission de la Défense du Bundestag (chambre basse du Parlement), a jugé impossible pour un employeur de se prémunir totalement contre des secrétaires infidèles, politiquement ou autres.M.Leber a souligné que l’enquête était "entre les bonnes mains” de la police et du contre-espionnage.Malgré les questions très critiques qui lui ont été posées, M.Leber a conservé toute sa sérénité.Les partenaires de l’OTAN ont été informés “sans délai” de l’arrestation des trois agents l'an dernier.Ils n’ont certes pas été contents, a-t-il poursuivi, mais l’Alliance est habituée depuis sa création, en 1949, à la dé- couverte de réseaux d'espions communistes.La république fédérale allemande n'est pas le seul pays dans ce cas et ses relations avec l'OTAN demeurent “splendides”, a-t-il ajouté.D’autre part, les informations selon lesquelles les pays de l’OTAN seraient condamnés à modifier certains de leurs plans à la suite des récentes révélations sur “l’Affaire Lutze” constituent une "ineptie”, a affirmé hier soir à Bonn le porte-parole du ministère de la Defense, le capitaine de vaisseau Kurt Fischer.Il a rappelé que les responsables de l'OTAN avaient été tenus au courant des implications de l'affaire dès l'arrestation de Renate Lutze en juin 1976 et que les mesures qui s'imposaient avaient été prises à l’époque."L’OTAN n’a pas Warnke fait état d’une “percée” aux négociations SALT de Genève GENÈVE (d’après Reuter et AFP) — M.Paul C.Warnke, principal négociateur américain pour les questions de désarmement, a fait état hier d’une percée importante en librairie Gilles Marcotte Les bonnes rencontres éditions T hurtubise hmh dans le projet de traité d'interdiction des essais de toutes les armes nucléaires.Il s'agit des conversations qui se déroulent à trois (États-Unis, Union soviétique et Grande-Bretagne) connues sous le nom de CTB (Comprehensive Test Ban).Cette percée, a indiqué le directeur de l’Agence américaine pour les armements, le contrôle et le désarmement, fait suite à l’importante initiative de l’Union soviétique.D se référait ainsi à la proposition de M.Leonid Brejnev d’observer un moratoire des explosions nucléaires à des fins pacifiques.Il a ajouté qu’à la suite des progrès enregistrés sur la question d'inclure, dans le traité d’interdiction, les essais nucléaires à fins pacifiques, un des principaux problèmes à régler maintenant concernait la façon de vérifier si les signataires observaient l’accord.M.Warnke a déclaré espé- rer que le traité auquel on cherchait à aboutir serait également signé un jour par Tes deux autres puissances nucléaires, la France et la chine, qui n'ont pas signé le traité de 1963 interdisant les essais nucléaires autres que souterrains.Les négociations CTB sont une des trois négociations qui se poursuivent actuellement en Suisse: les deux autres sont, à Genève, la deuxième phase des SALT, sur la limitation des armements stratégiques et, à Berne, des entretiens sur la réglementation des activités militaires des deux pays dans l’Océan indien.Én ce qui concerne les SALT, l’adjoint de M.Warnke, M.Ralph Earle, a déclaré penser quun accord pourrait intervenir d’ici le début de l’été.Il a précisé que ces entretiens avaient été facilités par les échanges de vues qu’ont eus à ce sujet le secrétaire d’État américain Cyrus Vance et le ministre soviétique des Affaires étrangères Andrei Gromyko, à Washington, en septembre.Mais il a ajouté qu'il demeure de graves problèmes à résoudre.On note que l’Union soviétique effectue actuellement des essais avec des systèmes de radars mobiles destinés à détecter une attaque par des missiles de croisière américains, si l’on en croit l’hebdomadaire Aviation Week and Space Technology dans sa dernière édition.Ces radars, selon l'hebdomadaire qui cite des spécialistes américains de l'armement, sont sur des plate-formes montées sur roues.Un fonctionnaire américain, poursuit la publication, estime que si ces radars devenaient opérationnels, il y aurait peu de chances que des missiles “Cruise" américains puissent pénétrer l’espace soviétique sans être détectés.attendu les révélations de la Frankfurter Allgemeine Zei-tung pour prendre ses dispositions , a-t-il ajouté.La conférence de presse d’une heure et demie de M.Leber, qui a occupé des portefeuilles à Bonn sans interrupt tion depuis onze ans, a laissé plusieurs questions sans réponses.Une partie de la presse et l’opposition chrétienne-démocrate (CDU/CSU) ont réclamé des démissions.Elles reprochent au gouvernement d’avoir caché l’importance de l’affaire il y a dix-huit mois.A l’époque, le ministère de la Défense avait qualifié Mme Lutze et ses deux complices de "menu fretin" de l’espionnage.Aujourd'hui, le procureur fédéral, M.Kurt Rebmann, affirme que l'affaire a davantage nui à la sécurité de la RFA que les activités de Guenter Guillaume, collaborateur de l’ancien chancelier Willy Brandt, démasqué en 1974.Renate Lutze, l’espionne qui fait trembler les plus hautes instances du ministère ouest-allemand de la Défense et les états-majors des partenaires de l’OTAN, est une grande et jolie brune de 37 ans.Arrêtée depuis un an et demi en même temps que son mari Lothar-Erwin et un troisième agent, Juergen Wiegfl, elle attend en détention préventive l'ouverture de son procès qui commencera sans doute au printemps de l’année prochaine.Rien ne permet de dire pour l'instant si la belle espionne a usé de ses charmes pour gagner la confiance de son chef direct, le directeur du département des affaires sociales au ministère de la Défense.Mais il semble établi quelle connaissait la combinaison du coffre-fort contenant les documents secrets et qu’elle avait réussi à prendre les empreintes des quatre clés qui permettent de l’ouvrir.Lors de son arrestation, elle était en possession de quatre doubles de ces clés.Pourtant, quelques mois avant la découverte de l’affaire d’espionnage, Herbert Laabs, le patron sans doute trop insouciant de Renate Lutze, avait conçu des soupçons à cause du train de vie trop dispendieux de sa jolie secrétaire.L’enquête du MAD (service de contre-espionnage militaire) ne donna aucun résultat.Renate Lutze, originaire de Brandebourg (Allemagne de l'Est) était venue à l'ouest à l'âge de 8 ans ave^ ses parents.Il est donc difficile de faire croire comme le voudraient certains commentateurs, ou elle avait été envoyée en RFA par les services de renseignements est-allemands avec une mission précise.En revanche, son mariage avec Lothar-Erwin Lutze, né comme elle en 1940 à Schnei-demuehl (Allemagne de l'Est), n'a peut-être pas été le fait d’un hasard.En effet, le jeune marié fut embauché au ministère de la Défense quelques mois plus tard sur recommandation, semble-t-il, de Herbert Laabs, le patron de sa femme, et affecté au département de l’armement.Les jeunes époux ont joui de facilités assez étonnantes pour leurs opérations.En effet, l'enquête a établi qu’lis emmenaient avec eux certains dossiers pour les photocopier la nuit à Coblence, chez leur chef de réseau.Par la suite, les choses devinrent encore plus simples: Renate Lutze obtint de son chef l’installation d’une machine à photocopier dans son propre bureau.GRAND PRIX 1978 DE LITTÉRATURE POLICIÈRE U un des plus beaux romans jamais écrits sur New York NECROPOLIS par Herbert Lieberman tem?Traduit ^ f de l'américain 396 pages $14.20 LEMEAC.ÉDITEUR ON NE SE PRÉTEND PAS QUÉBÉCOIS: NOUS SOMMES QUÉBÉCOIS À 100% • 20e MILLE EN TROIS MOIS ! • UN SUCCÈS SENSATIONNEL • LE BEST-SELLER DE LA SAISON • 5 VOIX CONTRE 5 AU CONCOURT Jf • LE CADEAU IDÉAL DES FÊTES OC faut CùlC: ANTONINE MAILLET Les Cordes-de-Bois PRIX $9.95 '"VXi iiiiiiiiiSii ——i— Venez rencontrer ANTONINE MAILLET aujourd’hui mercredi, au Salon des Artisans de Québec Stand Leméac, Centre municipal des Congrès, place Québec DIFFUSION: 273-2844 COMMANDES POSTALES: 5111, rue Durocher, Montréal, H2V 3X7 Le Devoir, mercredi 14 décembre 1977 arts et spectacles édition (3).Les “beaux livres” de la saison Dans le volume Les arts des Sao (Chêne), on assiste à l'exhumation d'une civilisation très ancienne des pourtours du lac Tchad (dans ce Gissc- noisette 22 23 26 27, 28 et 29 décembre â 20 h 30 23 24 et 26décembre a I4h30 faite Wilfrid Pelletier Place des Arts B.KH» *4 te M t'O' ‘ClukAnesisnlan* SM» iPrtene Code*) MSSUH O jigi Chê'Oti 487 2200 In vtnts è ü Plscs 4m Arts 3ui est aujourd'hui une partie u Nigeria, du Cameroun et du Tchad) par les archéologues français Jean-Paul et Annie Lebeuf.Peuple légendaire du centre de l'Afrique, les Sao ont développé une statuaire d'argile particulièrement complexe et une technique de la u>nte du ISABELLE.HUPPERT VVESBENEYTON bronze à la cire fondue qui posent, selon les auteurs, de "délicats problèmes d’origine et de chronologie".Ce peuple "invincible” de la mythologie africaine a connu son apogée à l'époque médiévale pour s'éteindre ensuite lentement au cours du 16e siècle "avec les propagateurs de la foi du Prophète".Grâce à une série de fouilles, les auteurs ont tenté d’établir une chronologie et une histoire du peuple Sao.Fervents africanistes travaillant au Centre national de la recherche scientifique, Jean-Paul et Annie Lebeuf ont consacré leur vie à l'archéologie de l’Afrique noire (|u'ils souhaitent voir acquérir unJour ses lettres de noblesse.Cette "archéologie du pauvre” si on la compare à celle de l’Égypte ou du Moyen-Orient, ne dispose pas à l'heure actuelle des moyens nécessaires (en hommes et en crédits) pour mener à bien ses recherches.Très sérieux, ce livre porte aux yeux des amateurs d’art et d’histoire africaine les résultats des fouilles du lac Tchad en espérant susciter un intérêt pour ces travaux archéologiques.($33.50).» * • À l’encre blanche (Alain-Stanké/Nouvelles éditions de l’Arc) est un recueil de poèmes de Gilles Vlgneault illustré par Hugh John Barrett auquel s'ajoute un disque (Le Nordet) qui résume pour l'oreille tous les poèmes du recueil, dits par le poète lui-même.Tirée à 3,000 exemplaires, cette pochette de luxe consacre une fois de plus l'immense talent de Vigneault à travers cette vingtaine de poèmes tous aussi beaux à lire au'à entendre.Elle consacre u même coup le travail de Hugh John Barrett qui visualise de ses dessins surréalistes la pensée du poète québécois.Montréalais, Barrett a étudié à l’École du meuble et à la Montreal School of Art and Design où il travaille plus particulièrement avec Arthur Lis-mer et Goodridge Roberts, ü obtient en 1960 le brevet d'en- seignement de l’École des Beaux-Arts et enseigne au Lac Saint-Jean et à Montréal.Son association à Vigneault se poursuit avec l’illustration récente des Contes de la Boussole.À l’encre blanche est un recueil énigmatique et subtil qui se moque à l'occasion de l'expression poétique et que Vigneault preface ainsi: "Il faut parfois cacher ses mots Là-même où le lecteur avare Se hâtera vers le plus rare Et se targuera du plus beau B faut souvent cacher ses mots" C’est un livre qui recrée aussi parfaitement les thèmes chers au poète — le froid, la neige, la mer, la banquise, etc.Grand livre qui ne se prend g s au serieux.Grand prix: 9.95.* * • Très mal connus des habitants de l'Ouest des Amériques, les Indiens de la Côte du Pacifique n’ont pas moins cessé d'intéresser au plus haut point les anthropologues, les ethnologues et les historiens depuis plusieurs décennies.Le grand ethnologue struc- un film '« 486 STE CATHERINE 0 866 3856 AUSS'; QUÉBEC, LACHUTE, GREENVILLE, LAPRAIRIE P01* janvier Jean-Paul Belmondo Raquel Welch À COMPTER du 5oaobRE cAd SIM A)| tX) SAM 1711 & À)l)X) Nil IS W*)\W0C> < I»/Salm htiias 8/Si( 1w4sO,LoNt)UEUl Claude Zkü LAVAL 2 THÉÂTRE MAISONNEUVE SSW&tZ.PI ACE DES ARTS Montréal (Québec! H2X 1Z9 de midi à 21 fleure- l’.is de réservations téléphoniques Renseignements: 842-2112 BEAU DOMMAGE 8 au 14 décembre 20h30 Intermezzo Ce soir à 17H30 Les Disciples de Massenet CHORALE Dvorak, Verdi, Gounad, Leclerc, Venne, Vigneault ainsi que des Negro Spirituals.ENTRÉE: $2.25 Une production de la Régie de la Place des Arts commanditée par La Banque Provinciale du Canada.çf\s THEATRE PORT-ROYAL PLACE DES ARTS Montréal (Québec) H2X I/') Cîurt hetv du lundi .ut samedi inclusivement • dp midi à 21 heures Pas de reservations téléphoniques Renseignements: 842-2112 Les cinémas du Complexe Desjardins 4^6^ 150 ouest, Ste-Catherine, Basilaire 1.TÉL.: SBB-aiai /T\ Stationnement $2.00 après 6.00 p.m.Place des Arts 1594 St-Denis ê Le Saint-Denis ^ ’ Pour réservations 849*4211 üi Billets en vente maintenant 87 ouest, St-Chartesà Longueuil et aux guichets du Théâtre de midi à 21h.Berri Demontigny Fêtez la nouvelle année en participant à un souper dansant mettant en vedette les airs des grands orchestres des années.Ellington, Dorsey, Stan Kenton, Artie Shaw, voilà quelques noms que PAUL BEAUREGARD et son orchestre de 10 musiciens feront revivre en la salle Champlain, au 9e étage de l’hôtel Mt-Royal, la veille du Jour de l'An; quelle magnifique façon de commencer la nouvelle année ! Le souper sera servi dès 21 heures et vous pourrez danser jusqu’à 2 heures dans une atmosphère de fête, de banderolles et de serpentins.PRIX: $75 par couple, tout inclus.Le nombre de billets est limité: pour vous éviter tout déception, réservez dès maintenant en appelant 842-7777 local 2325.Hôtel Sheraton MlRovaI (Sj wf 1455, rue Peel, Montréal, Qué.SELECTION FESTI\AL l^^^ERNA^ONAL DU FILM 1977 tfo* ^ h fât***?- ^4 ÀmSi t/ yutoJw JL A'Ânt s/JL ' -unud sn* /tlw< ¦vnïént'JéMnÊUOf 12 TO 2 25 4 40 6 55 9 10 "DEUX JEUNES GENS, SI BEAUX, SI PURS.OUI SAVENT FAIRE L’AMOUR ET OUI SE DETRUISENT.PAR LA DROGUE." I Humanité Dimanche & mbré ¦toujours plus” • itrswi Mla» sous titres fraciis JACQUES ÏATI 1 OO 3 05 SALLE 3| 5 10 7 15 • L- 9.20 / WOES PLUS GRANDS SUCCES \ DUFESTMl DE CANNES JC AN de BAROMCELU • LC WONOC L’EMPIRE H DES SENS 1m the REALMOf THE SENSES! UN HLM DE NAGISA OSHIMA version originale sous-titres français lAISStr PASSER IT PRIX SPECIAUX NON ACCEPTES AUCUNE ADMISSION APRES (E DEBUT DES REPRESENTATIONS 3 15 5 15 7 25 9 25 turaliste français Claude Lévi-Strauss leur a consacré plusieurs écrits dont notamment La vie des masques (2 volumes, Skira, Les sentiers de la création); et récemment l’auteur canadien George Woodcock publait chez Hurtig Publishers d'Édmonton un ouvrage qui est déjà considéré dans la presse anglophone comme fondamental pour la connaissance des civilisations amérindiennes du Pacifique.Peoples of lhe Coast traite dans un premier temps, de la préhistoire, de l'archéologie, de la langue, de la mythologie et de la religion (chamanisme) qui relient ces Indiens à leurs ascendants de Sibérie et de Mongolie; puis de l'arrivée des Blancs et du déclin progressif des "fils du Corbeau" vers la fin du 19e siècle, décimés comme leurs frères des Prairies et du Saint-Laurent, par les maladies, les armes à feu,.l'alcoolisme et le prosélytisme occidental qui interdisait tout ce qui faisait la force et donnait un sens aux moeurs amérindiennes (fêtes, promiscuité traditionnelle, danses, etc ).Il est à souhaiter que cet ouvrage magnifique soit traduit en français piour qu'enfin les cultures des peuples Haïda, Tsimshian, Tlingit, Kwakiutl, Salish, Nootka, Gitksan, des îles de Vancouver, de la Reine Charlotte, du Prince de Galles et de la côte du Pacifique soient davantage connues.Les bâtisseurs de totems étalent aussi de très grands fabricants de masques, des tisserands émérites et de grands décorateurs et stylistes (>17.65).• • • Depuis trois ans le grand éditeur suisse Skira publie Art Actuel — Skira annuel ou le "yearbook" de l’art, instrument privilégié où se conjuguent information et réflexion sur les événements artistiques qui ont marqué l’activité artistique européenne de l'année.L'Annuel 77 réunit des textes d'une douzaine d’artistes et de critiques d'art: Germain Viatte, Pierre Gaudibert (France), Tommaso Trini (Italie), Klaus Honnef (Allemagne), Jesia Reichardt (Angleterre), Daniel Giralt-Mirade (Espagne) qui traitent des “problèmes de la communication de l'art contemporain en Europe”; Claude Belle-garde, Jean-Clarence Lambert et Jochen Gerz abordent chacun à leur façon "les constituantes du langage” tandis Sue Conrad Atkinson et Hans [aacke traitent du "créateur vis-à-vis la politique".Enfin, pour compléter cet ouvrage Les Levine et Victor Burgin de New York consacrent un chapitre à la "photographie et l’idéologie".Dans l'introduction, Jean-Luc Daval explique la démarche de ce volume en ces termes: "Et pour rester plus prés des préoccupations des artistes, Art Actuel s'efforce de les associer toujours plus étroitement à sa réalisation.Eux-mèmes ont choisi ce qu'ils vous montrent, écrit spécialement ce qu'ils vous ui-sent.Art Actuel est un lieu d'échange libre où il ne s'agit pas de classer et d’étiqueter mais de créer un contexte qui favorise la connaissance, un espace où la création puisse se communiquer librement.Art Actuel donne beaucoup à voir, mais aussi à lire, car les seules images ne suffisent plus à restituer la globalité d une création et de sa signification".Une première partie consacrée a la présentation des manifestations les plus significatives de l'année se divise en quatre sections: L’oeuvre unique, Le comportement et la performance, L’image médiatisée et multipliée et L’environnement.Les amateurs d’art consulteront avec plaisir cet ouvrage et les deux autres qui le précèdent (L'Annuel 75 et L’Annuel 76) pour connaître les voies de la création des artistes d'aujourd’hui.R va sans dire que ces livres portent le • même sceau de qualité que celui qui caractérise les albums Skira depuis qu'ils existent.034) — Angèle Dagenale l|C GUY IATRAVERSE A CKAc2t3 à h jean lapointe 'JIJr,v,ûl cAd SALLE WILFRID-PELLETIER 23TÆS1Ï m * /" r r\rr A r»-rr , „ de midi i 21 beurev Pas de 'LACE DES ARTS Montréal (Québec) H2X 1Z9 réservations téléphoniques.Renseignements: 842-21 12 LES FAUX BRILLANTS Félix-Gabriel Marchand une paraphrase de JEAN-CLAUDE GERMAIN avec JEAN-PIERRE CHARTRAND CLAUDE GAI ROGER GARAND MARC GRÉGOIRE LOUISE LA PA RE JEAN PERRAUD EVELYNE REGIMBALD LOUISE RINFRET •1297 rür PAPINEAU Res 5231211 1 Le "vovage inachevé" de Yehudi Menuhin (V * ^ De la révélation du jeune prodige au soixantième anniversaire d'un artiste unanimement aimé et respecté, une destinée si riche \ qu elle en parait presque \ légendaire : celle du plus \ grand violonisre de \ _ notre temps.\ UN VOLUME V 416 page* Illustration» $14.95 r * 4 39 arts et spectacles Le Devoir, mercredi 14 décembre 1977 * 19 chronique des ondes_______ Sous le poids des dépenses “Le Pont” s’écroule.la boite à échos par Gilles Constantineau Et c'est, quoi qu'on en pense, bien dommage.Le Pont, l’un des nombreux téléromans que Radio-Canada avait inscrits à son affiche cet automne, avait une vertu, insoupçonnée malheureusement, qui se fait de plus en plus rare dans la grande Maison.Elle explorait l’inconnu.Et sur plusieurs plans.En particulier celui des techniques de prise; ce que m'apprend, avant qu’il ne soit trop tard, le directeur adjoint du service des émissions jeunesse, M.Claude Morin.U était difficile de le soupçonner, autrement que par mille menus détails encore très ténus; mais en fait, depuis les premières secondes de “tournage" (il faudra bien qu'un jour on applique aux prises magnétoscopiques ce mot exclusivement employe en cinématographie), et jusqu'à ses derniers instants, Le Pont aura été fait en "extérieur", uniquement.À cent pour cent.Autrement dit, jamais de studio.Les scènes de cuisine, de couloir, d’intérieur de "camper” à l'occasion, de restaurant, et même de ces types "d’extérieurs" recréés souvent en studio par l'emploi de divers artifices, étaient pour Le Pont prises sur les lieux mêmes, les lieux réels, vraies cuisines, vrais couloirs — et vrais collèges.Ce qui, dès le départ, n’allait pas sans difficulté.Le Cégep Saint-Laurent, avec lequel Radio-Canda avait négocié des accords pour l’utilisation des lieux naturels, avait compté sans l’esprit chatouilleux de ses etudiants.À la mi-novembre, les équipes de production abandonnaient les lieux et se repliaient sur les terrains de l'ancien Collège de Montréal, rue Sherbrooke.C’est là, m’explique M.Morin, une solution qu'il faut constamment prévoir, quand qn fait de l'extérieur: celle d’un second choix, d’un "emplacement de remplacement”.En fait l’Association des étudiants de Saint-Laurent avait dans son propre journal (intitulé Le Poing, ô coïncidence), réclamé, en novembre, rien de moins que le droit de regard sur les textes de Michel Gréco.On affirmait que “dans son élaboration actuelle, cette émission constitue une atteinte à la réalité des CEGEPS et une atteinte au mouvement étudiant”.En ce sens, précisait-on, qu'on pouvait "se demander si Isabelle traîne sa grade-robe dans son camper quand elle rend visite à sa chère tante", et se poser la question de savoir “comment Jacques, qu’on nous a présenté comme étant fils de travailleur et sans le sou, a pu se paver des bottes de $150 et un chandail a faire mourir d’envie".Et plusieurs autres reproches qui feraient par ailleurs mourir de naïveté, si leurs auteurs n'avaient, comme il le semble aux yeux de M.Morin, erronément cru que le nouveau feuilleton allait n’être qu’une image monotone-ment fidèle de la réalité cégépienne de chaque jour.Une erreur qui ne faisait pas la part du dramatique, et qu'entretenaient d’autre part, sans doute, les défauts techniques dont Le Pont n’est pas exempt.Car cette chère Isabelle, dans les prés de sa tante.Quoi qu'il en soit, le problème fondamental auquel Le Pont n'a pu résister est d’un autre ordre.D s’est révélé, tout au long de l'expérience, que le tournage en extérieur, avec des moyens exclusivement électroniques, était extrêmement coûteux et qu’il l’était beaucoup plus qu’on n'avait osé le S révoir.Dans une proportion de 40 à ) pour cent, précise M.Morin qui s’exclame: “C’est énorme!" Les excès de dépenses se sont effectivement chiffrés, chaque semaine, depuis les débuts, à environ quatre ou cinq mille dollars.On a fait le point voici trois semaines et il a fallu se résoudre à la seule solution possible: ce feuilleton devait faire les 39 épisodes classiques, mais on l’interrompra au 21e.Ce qui signifie que la dermère en sera diffusée le soir du 13 février, lundi coutumier, à l’heure habituelle, 20 h 30.Par temps de belle poudrerie, peut-être?Il n'est pas impertinent de parler du temps, beau ou mauvais.Par temps d'hiver, déclare M.Morin, le coût de la technique "extérieur total" est encore plus élevé.Il faut abriter les comédiens, il faut chauffer les abris et il faut prévoir — et défrayer — mille recours inhabituels, allant en principe jusqu'au déblaiement, si nécessaire, des rues où doit s’installer provisoirement un considérable équipement roulant.Le Pont a connu d'autres genre de difficultés, sur le pian de la technique des petites caméras télé notamment.C’est un autre domaine où elle se livrait à un expérimental presque pur.Ses caméras étaient le dernière-née de la famille RCA le bientôt célèbre "TK-76", ultra-légère, ultra-mobile et ultra-automatique.Trop automatique, même.Elle conviennent, pour l'instant, de façon merveilleuse aux émissions d'informations; mais pour de "dramatique", affirme M.Morin, elles manquent nettement de souplese.Le rajustements automatique de la couleur, semble-t-il, ne peuvent suivre intégralement le immense décalages qu'impose entre autres la luminosité incontrôlable de extérieurs.Autre problème encore, toujours de caméra: le tournage cinématographique en pellicule 16 millimètre, auquel la télévision a généralement recours pour se prise d extérieur, peut compter sur a'extraordinaire lentille, depuis longtemps mise au point et constamment perfectionnée.Mais ce lentilles, qui permettent le close-up extrêmes et le prise à grand angle, par exemple, ne peuvent s installer sur les nouvelle caméras portative.Vice de fabrication?Délibérément conçu?Peu importe.Il faudra attendre, déclare M.Morin, que la technique caméra s’améliore de plusieurs crans, avant qu'on puisse reprendre l’expérience.La chose se fera peut-être plus tôt qu’on ne le pense.La société RCA est en voie, par exemple, de reprendre le dessin de ses TK-76 et de leur restituer les contrôles manuels.Entre-temps, dans les équipes de production et dans les bureaux des deux réalisateurs, Francois Jobin et Jean-Yves Laforce, on a le coeur gros, même si on n’en est pas, comme le souligne l'optimiste naturel qu'est Claude Morin, à répéter “des airs de requiem” pour la partie qui se tiendra ce soir.Le Pont reçoit en effet tous ses artisans; à l’occasion des Fêtes, certes, comme en bien d'autres endroits, mais aussi pour permettre à tous de se taper sur les épaules, avant le dispersement ultime.L'air de circonstance, quoi qu’en dise M.Morin, ne sera pas si joyeux que d'habitude.7 Cinq organismes oeuvrant dans le secteur du livre recevaient récemment des subventions du ministère des Affaires culturelles du Québec pour un montant de $85,950.D s’agit de la revue Vie des arts ($50,000); l'Association pour le développement des sciences et des techniques de la documentation, LASTED ($25,000); L'Association pour le développement des sciences et des techniques de la documentation, LASTED ($25,000); l'Association fédérative des étudiants de l’Université de Sherbrooke ($1,950); les Editions Le Ta- manoir ($7,000) et enfin, M.Maurice Filion de Sainte-Thérèse de Blainville ($2,000) pour effectuer une recherche en vue de la rédaction de l'ouvrage intitulé "Mélange — Lionel Groulx”.• Les 60 membres de l'Orchestre civique des Jeunes de Montréal parti- ciperont à compter du 25 janvier à un festival d'orchestres amateurs au Banff School of Fine Arts.Cet orchestre est l'une des huit formations de jeunes au Canada à être invitée PKOGRAMML DOUBLE Jeudi soirl ¦nt Dtnyt Aicmo st-denis 2 b Ri Elles sont superbes, 1PÎFW -/sôurinjse^tjres .CS W^KpeTipnentees.onteifôpfielle LES FILLES DE \ Hladame \ Claude Le PARISIEN 5 JAZZ Le légendaire guitariste SONNY GREENWICH samedi le 17 décembre à 9h30.AUDITORIUM LE PLATEAU Parc Lafontaine Billets en vente chez International Music, A & A (Ste-Catherine), L’Alternatif, Oasis Music et à Centrée.$5.50 à l'entrée.$5.00 achetés à l’avance.k Inf: 487-6995.La Boutique du Clavier.UN CHEF D'OEUVRE NOMME, La cofripaçfrite Wférnationale de papier du Canada est heureuse de s associer au spectacle des fé»es du TNM | 1 1 20 • Le Devoir, mercredi 14 décembre 1977 Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres Voir aulrot Avis légaux, an pagaa 21 at 25 | PBOVINCE DE QUEBEC MONTH ISLAND REGIONAL SCHOOL BOARD Avl« Ml donné quo li commiuion KdiOi itgional.Nord) lllind I tdiHMil é II commit lion dot Ironiporn du Quttwc don, lo Out d oWmii un p«mli toltonnw colégoilt économique.looter U pai la Régit mint It iw lo Oonoqofl eioonmor do pottonnot odopll per rorrété on conoorl 12BB-7B du 3 avril IB7B pour Tonnée KMoiro 1977/7) pour lot écolot tulvontoi Mortlnvolo Elemontory School T H Bowot Elomonliry School CrHIviiw Elomonliry School Irving Brogmon Elomonliry School Millerotl Elemontory School Gordon Elomonliry School Souvenu Elomonliry Shcool INInci Chai le, Elomonliry School Plorri Loporto Elomonliry School Elmvrood Elomonliry School Turin Dolt Elomonliry School McCelg Elomonliry School Aunt King Elementary School Uivil Won Elomonliry School 9 Esutiche Elomonliry School Mounloinvlovr Elomonliry School el Elomonliry School n Elomonliry School Frmçiiie Si EuttKho (out mtlrottO peu! y lane oppontion dint lot S Hurt qui tulvonl la don do lo IroinOmi parution do cot ivlt fin publication 12 décompte 1977 $lmi publication 13 dlcombri 1977 3llmo publication 14 dOcombro 1977 19 11 novembre 1977 Morvon l Blakely Diroctor ol Administrative Services CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT OE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE NO S0O-OS-O23BI1 774 SOCIETE D HVPOTHEOUES KINROSS uni com-ooomo dOmont incorporée oyinl ton I Hoe soclil •! principale place d'lffnM pour lo Provlnco do Québec on loi cité it dltbict do MontrOol DEMANDERESSE -vl- MME M DUBUC VAILIANCOURT.aulroloit réll dont il domidlléi on U cité do Sl-Huborl dlotnct do Montrlol prOtonlomonl d odiotso inconnue DEFENDERESSE ROGER MICHON et quoi on to qualité do rOqisIro-tour do lo division do Chambly MIS EN CAUSE PAR ORDRE DE LA COUR Ll dltindoriSiO Mme M DUBUC VAILLANCOURT otl par lis prOsonlot roquiso do comparaître dans un dlln do trente (301 lours.I compter do II dor-nlén publication Une copie du but d'Asiiqniilon ot dlclirotlon a 014 laisslo ou grotto do la Cour SupOrloun do MonhOol 0 son intontlon MONTREAL.CO 7 décembre 1977 RENALD CHASSE P.A C.S M Mes BAKER WOLOSHEN ttSS ouest boul Dorchostor suite 1007 MontrOal.QUE PROCUREURS OE LA DEMANDERESSE ojE.¦f/072 Ôjlm/ ÿfâyou/ewrtl yf**/ - OâO UffSO SERVICE DES ACHATS A) ACHAT B) LOCATION POUR4 MOIS: AVEC OPTION D'ACHAT AVEC ÉCHANGE: DEUX (2) CAMIONS NEUFS SIX (6) ROUES UN (1) TRACTEUR CHARGEUR SUR ROUES Vk VERGES CUBES UN TRACTEUR CHARGEUR SUR ROUES "ALLIS CHAL-MER" USAGE 1966 MODEL: TL 545 APPEL D OFFRES OBTENTION DES DOCUMENTS DE SOUMISSION Les documents de soumission et autres renseignements pourront être obtenus par les fournisseurs seulement, au bureau de l'Acheteur de la Ville de Pierrefonds, 14,150 ouest, boul.Gouin, Pierrefonds, téléphone: 684-4480.GARANTIE DE SOUMISSION Un chèque visé par une banque canadienne à charte et fait à l’ordre de la Ville de Pierrefonds, pour un montant de dix pourcent (10%) de la valeur totale de la soumission.DATE DE RÉCEPTION DES SOUMISSIONS Les soumissions seront reçues au bureau du Greffier de l'Hôtel de Ville de Pierrefonds, au plus tard à 11 h 00, le 22 décembre 1977, pour être ouvertes publiquement immédiatement.La Ville ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et décline toute obligation, ou responsabilité à l’égard des soumissionnaires.Lionel Chabot Acheteur LC/Imm APPEL D’OFFRE AGRANDISSEMENT DE L’ÉCOLE SAINTE-JEANNE D’ARC, WARWICK, QUÉ.Propriétaire: Commission scolaire régionale Bois-Francs 501 est, rue Notre-Dame.C.P.40 Victoriaville.Qué.G6P6S5 Architecte: Herbert Lavigne, architecte 2835, chemin Gomin Sainte-Foy, Qué.G1V2K1 Ingénieur* en structure, mécanique, électricité, aménagements extérieurs: Les Consultants S BCS Inc.Edifice 2700, rue Galt ouest Sherbrooke, Qué.J1K 2V8 Mécanique des Les Laboratoires Shermont Inc.sols: 2605, rue Bonin Sherbrooke, Qué.J1K 1C5 La Commission scolaire régionale Bois-Francs, propriétaire, demande des soumissions pour la construction de l'agrandissement de l'école Sainte-Jeanne d’Arc à Warwick.Seules sont autorisées à soumissionner pour l’exécution des travaux, les personnes ayant leur principale place d'affaires dans la Province de Québec.Les plans, devis, documents contractuels et autres renseignements pourront être obtenus au bureau du propriétaire, contre un dépôt de ($100.00) cent dollars qui sera remboursé au soumissionnaire s'il remet les plans et devis en bon état, dans les trente jours (30) qui suivent l'ouverture des soumissions.Les soumissions devront être accompagnées d'un chèque visé au montant de deux cent dix mille dollars ($210,000.00) à l’ordre du propriétaire la Commission scolaire régionale Bois-Francs, ou d'un cautionnement de soumission, établi au môme montant valide pour une période de quarante-cinq jours (45) de la date d'ouverture des soumissions.Cette garantie de soumission devra être échangée à la signature du contrat pour un cautionnement d'exécution et un cautionnement des obligations pour gages, matériaux et services, chacun égal à cinquante pour cent (50%) du montant du contrat.Les soumissions (l'original et deux copies) dans des enveloppes cachetées et adressées au soussigné, seront reçues au bureau de la Commission scolaire régionale Bois-Francs, salle 600, au 501 est, rue Notre-Dame à Victoriaville, jusqu'à 14:00 heures, heure en vigueur localement, le trente et un (31) du mois de janvier 1978 pour être ouvertes publiquement, au même endroit, le même jour et à la même heure.L'entrepreneur soumissionnaire a la responsabilité de s’assurer que les sous-traitants qu’il a choisis dans les spécialités ci-dessous mentionnées, lui fourniront, à leurs frais, un cautionnement d’exécution et un cautionnement des obligations pour gages, matériaux et services, chacun pour 50% du prix du contrat de la spécialité.SPÉCIALITÉS MONTANT DU CHÈQUE VISÉ OU CAUTIONNEMENT DE SOUMISSION EN DOLLARS Structure et pontage d’acier $18,000.00 Couverture et solins Plomberie et chauffage Ventilation Electricité Communications $ 7,000.00 $23,000.00 $15,000.00 $24,000.00 $ 2,800.00 Les soumissions de ces sous-traitants seront accompagnées d'un chèque visé au montant stipulé ci-dessus, fait à Tordre du propriétaire, ou d'un cautionnement de soumission établi au même montant, valide pour 60 jours de la date d'ouverture des soumissions.Les entrepreneurs soumissionnaires sont responsables du choix des sous-traitants, tant pour leur solvabilité que pour le contenu de leur soumission.Toutes les soumissions devront être faites conformément aux dispositions de l'arrêté en conseil 2380 en date du 7 décembre 1961.Le propriétaire ne s'engage pas à accepter la plus basse ou queiqu’autre des soumissions reçues.Jean-Paul Croteau Directeur général Avié éit ou lét prlaantéi donné qui lé qontiat dé vanté an daté du 29 novamtvé 1977 é IA BANQUE TORONTO DOMINION dé toutéé déttéé pétantél ou tutuféé uayabléi A W H HENRY LIMITEE a été Mfé'ilitft au buraau d'aniigithamant dé la dlvt-lion d'anriqlattantant dé MONTREAL N Mma kxk dé décantei 1977.ioui N numéio 2)34969 LA BANQUE TORONTO-DOMINION COMMISSION DES TRANSPORTS DU QUÉBEC PRENEZ AVIS qua Ropm inc l adiéiééta I la Commliiion déi Tianiportl du Quéhac poui damandéf l émniion d un pemii dé Uaniport ulsonnlar.catégoiié économiqui.in vartu du réglamant no 19.pour la hiniport dé plui da 4000 paifonnai da Montréal é Lachuta at da Hull â Lachuta.é /occasion du marathon canadim dé ikl sa tanin) dé Lachuta é Hull Sur la trajat Lachuta A Hull, lé traniportaur davra taira la navitta intra las 10 stations da contrôla et les établissements ou séjournant las skieurs an tourmssant las services 24 heures par jour Tous las véhicules devront être équipés d'une radio portative et le transporteur devra tournlr 2 remorqueurs et 3 chasse-neige Toute personne peut sopposer é ll présente demanda dans Ns S tours de sa 3léme publication, an s adressant é la Commiuion du Transports du Québec Demande en vertu de Tartlcle 2 72 7 du réglement e MONETTE CLERK MICHAUD BARAKETT ET LEVESQUE Place du Canada, suite tBSO.Montiéal H3B 246 P Q 1ère publication 12 décembre 1977 2éme publication 13 décembre 1977 3éme publication 14 décembre 1977 CANADA PROVINCE OE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL ' COUR SUPÉRIEURE NO 500-05-020031-777 LES GESTIONS ANDRIA LUE., corps politique, dûment incorporé selon la loi, avant son sléqe social et principale place d altalres au t Place Ville Marie.Suite 3635.dans les Cité et District de Montréal.Demander essa -va- LES IMMEUBLES QUATORZE-CINQUANTE CINQ INC .et al.corpos politique, dûment Incorporé selon la NI.avec place d allaites et sléqe social Inconnu.Détendeurs AVIS La défenderesse.Les Immeubles Quatorze Cinquante-Cinq Inc est appelée à comparaître personnellement ou par l’intermédiaire de ses procureurs dans un délai de trente (30) iours suivant la dernière publication de cet Avis Une copie du Bref d'Assignation et de la Déclaration ont été laissées au bureau de la Cour Supérieure pour le District de Montréal, pour la défenderesse.Lu Immeubles Quatorze Cinquante-Cinq Inc.MONTREAL, ce Blême tour de décembre 1977 CHAIT SALOMON GELBER REIS BRONSTEIN LITVACK ECHENBERG ) LIPPER 1 Place Ville Marie Suite 3635 Montréal.Québec Procureurs de la demanderesse Avis NI par léé présanlN donné qua N contrat de vanté an date du W novembre Haut loué $250.2 garages, jardin, planchers, bois franc.Faites une offre MLS.A.Ortenberg.489-5321, 487-2202.C.D.Nj Demeurez dans un 6'/* moderne et profitez d un loyer de $700 Fenêtres aluminium 220V.Près Université de Montréal.Jardin, garage MLS.Julia Daniels.937-0167.489-5321.CARTIERVILLE: S/L détaché, vastes pièces.4 chambres.2 foyers, piscine chautlèe.prix d évaluation demandé.Aubaine Mme Françoise Sicotte 735-2681.342-3737.ST-BASILE: 2 âcres au village, services, bungalow tout brique, 3 chambres, grande dînette, porte patio, sous-sol semi-fini, ruisseau $56.000 Thérèse Bienvenu.653-1576, 653-7344.15-12-77 /le Bourg Ste-Adèle CONDOMINIUM ¦V* Foyer 2 chambres à coucher Intérieur en bois massif Terrasse privée Fin de semaine: .Semaine: $23,500.et plus $1,500.comptant 1-229-4824 844-0714 277-5096, 15-12-77 BEAC0NSFIELD: Thackeray road.3 chambres à coucher, boudoir, et salle de jeu, face au terrain de jeu, propriétaire numéro 695-2207 22-12-77 PROFESSIONNELS hommes d'affaires, immeubles catégorie 31-32, dépréciations 10%, constructions 1977.Directement du constructeur.861-0491 16-12-77 le bridge.Minutage et succès par Charles-A.Durand ?V ?La donne ci-dessous est un bel exemple démontrant que le déclarant doit se faire un plan bien défini avant de jouer sa première carte.La réussite du contrat en est le coût.Donneur: Sud Vulnérables: Nord-Sud NORD ?\V1 » R 8 7 6.1 ?V 85 ?V4 ted Barthurst A de 3-4 à 20 1-2 et Alcan Aluminium de 3-4 à 26 3-4.1 Thomson Industries a retraité de 1 à $36 3-4, Home Oil B de 1 à 43 J 3-4, Noranda Mines A de 1 à 23 1-8, Dome Oil A de 3-4 à 45 3-4 et Nor-cen Energy Resources de 1-8 à 17 1-8.' Dome Mines a progressé de 1 à $69, Rio Algom de 3-4 à 24 3-4 et Brenda Mines de 3-4 à 11 3-4.Placer Development a cédé 3-4 à $21 5-8 i et United Keno Hill Mines 5-8 à 7 5-8.Canda Northwest Land a avancé de 1 3-8 à $14 1-4, Numac Oil and | Gas de 3-4 à 15 3-8 et Quasar Petroleum de 3-4 à 15 1-2.Ram Petroleums a gl'i-A de 5-8 à 13 et Prairie Oil Royalties de 1-2 à 21 3-8.6 Court fournis par la PRESSE CANADIENNE V«nlts Haut Baa Farm.Ch.Induatnallaa A.G.F.M 100 190 190 190 AbyGInw 3000 125 115 115 Abitibi 3685 SlOVt 10 10 AbitbilO 1100 S53 53 53 Acklands 560 SI) U 11 Advocate 300 350 330 330 Alton Min 100 S7 7 7 AgnlcoE 3550 S5* 5'/4 5'/* -10 + + Vï + •/b Agra Ind A 29810 S5* SVa 5H + % AhedM 800 135 120 120 - 5 Albany 8000 70 67 67 -3 Alt Energy 8255 $17^ 16«i Alfa Gas A 17077 S16V% 16 Al ta G F 480 *2744 27V4 27Va Alta G 9.76 595 S27H 27H 27*- '/a 175 S40 40 40 - '/i 14143 126* 26'/% 26* + * 212 SU* 14* 14* + '/4 3620 SU* 14 UV% + * 1300 S27V% 27 27* + * 100 380 380 380 2 1 S19* 19* 19* - * il 330 330 330 Alta Nat Alcan AlgoCent Algoma St AStel p All-Can B Alleam Alliance B Alminex 17 - * 16* -F Va 11 11 + * 1508 SU Alumin 4 pr /20 S16* 16* 16* Alum 3rd p 400 S28 28 28 AmBonza 11245 S43* 42* 42*- Va Am Larder 4500 18 1 5 1 5 -2 Am Eagle 36250 450 405 410 -35 A Led 901700 50 37Va 40 +6 Andres W 800 S10* 10* 10* + * AngCT290 zlOO S36Va 36Va 36'/4 AngUDev 2000 62 61 Aquitaine 2160 S17Va 17 ArgusCpr 7000 S13 Brscn8* 100 Brenda M 18500 Bridger 4775 Bright A Brinco Br AmBnk BCFP BC Phone BCPh4 84 BCPh5*p BCPhôpr BCPh6.80 BCP7.04p BCP 10.16 p 2125 Brunswk 3041 BuddAuto Budd A w BurnsFds CAEA Cad Frv Cal Pow A Cal P4p Cal P5p Cal P 7* p CalPlOp Cal P9 80 Cal P 9.75 Cal P 2.36 Cal P8* Calvrt 200 514 z22 1300 1545 600 100 100 1100 200 330 230 200 600 901 776 z8 Z15 z30 410 100 45 500 160 436300 Bat Farm.Ch.27* 27* MH 1144 + * 10^4 10* 8 8 — * 395 395 — 5 21* 21* 20* 20* — * 15 15 + * 14* 14* — Va 69 69 — 2 73 73 + 1 20 20 Va 22 22 + * 28* 28* 320 330 + 15 Cam Mine 12050 13 + 1 Camflo CChibA Camp RL Campau A 1600 6400 1000 400 5600 S10* 10* 10* - * 39 - * Asamera Asbestos 350 S39* Ashland C 22102 S18* 18* 18*+ * Ashland pr 240 836* 36 * 36*+1* A soc Porc 1300 85 85 85 AtcoA 2025 S13'/a 13* 13* - * Auric Res 41166 44 30 43 +11 BC Sugar A 700 S28* 28 * 28* - Va BC Sugar P 200 SUVa UVa UVa BP Can 10446 S17* 17Va 17* + Va BanisterC 3400 S11* 11* 11*- Va BankBC :63 S28 16302 S18 CanCemA 9709 BankMtl Bank N S Bankeno BCdnNat Bar E A BaryExpl 3000 Baton B Bay Mills Beavr E A 100 S6'/a 27Va 27* 17* 17* - * 6300 S19* 19Va 19* + * 1566 7 255 249 254 + 9 728 SU* 14* 14* + Va 27 27 -3 70 70 200 S10* 10* 10* + * 100 S9* 9* 9* + Va 6 Va 6 Va + Va CCeCp CDC pr B 175 CanMalt A 1120 C Nor West 90940 Can Perm 2800 CS Pete 33720 CanTrustA z20 C Trust 7Va 200 C Tung CdnCel CC Man A CCurtls CHidrogas 6650 C Homestd 6250 1500 850 200 900 91700 S27 70 Bell Canad 22855 S55* 55* 55Va Bell Apr Bell C pr Bell Dpr Bell 2.28 Bell! 80 z3 S55 100 S30 55 30 55 30 + * 2100 $56Va 56Va 56Va + * 200 S29* 29* 29* + * 4750 $22* 22* 22* • C Hydro Cl Bk Corn CIL CILpr Cl Powr A CLI Pete CManoirA C Marconi C Merrill CNat R 2800 2805 1635 zlO 4539 5500 200 1200 700 4900 $95 95 95 $m 110 110 $108 108 108 $110 109 109 $28* 28* 28* $105 105 105 62 42 42 41 40 40 $14* 14* 14* 425 415 425 $37* 36* 37 $7 6* 6* $8* 8* 8* $16* 16* 16* $104 104 104 $29* 29 29* $14* 12* 14 Va $18* 18* 18 Va $5* 5* 5* $28* 28* 28* $22* 22* 22* $9* 9* 9* $5 5 5 $27 27 27 47 47 47 315 310 315 $9* 9* 9* $10 9* 10 $25 24* 24* $18* 18 18 $41* 41* 41* 123 112 115 89 85 85 475 475 475 440 435 435 $14* 14* 14* 455 450 455 C Ocdental 2050 CPInve CP Ltd 1425 28925 S18* 18 Va 18 Va $19* 19* 19* $18* 17* 18* BethCopA 300 $13* 13 Va 13* + * CPLAp 100 $10 10 10 Bl Hawk 1000 9 9 9 C Reserve 2900 $8 7* 8 Black P A 200 $6* 6* 6* + * CdnSupO 12038 $58* 58* 58 Va Blakwod A 500 310 310 310 CdnTire 200 $28 28 \ 28 Block Bros 501 $7 7 7 Cdn Tire A 4259 $28* 28 28 BovisCor 11800 65 61 65 + 4 C Uilties 440 $15 14* 15 Bow Valy 2000 $22 21 Va 21 Va - * CU 10 Va 545 $28 Va 28 Va 28* Bralor Res 2010 $6* 6 Va 6* Canbra 100 375 375 375 Bramalea 2825 $7* 7* 7* + * CandelOil 100 $16* 16* 16* Brameda 11100 110 110 110 Canray 17125 155 145 155 BrascanA 8126 $15 14* 15 Canron 630 $23* 23* 23* montréal Activité intense Les cours étaient généralement à la hausse à l'issue d'un marché actif hier à la Bourse de Montréal, où l'on a vu 510,145 actions changer de mains.L'indice composé a monté de 0.78 à 177.31, les industrielles de 0.84 à 168.89, les services publics de 0.69 à 168.78, les banques de 0.49 à 235.56 et les papeteries de 0.12 à 89.74.Sur 176 titres transigés, 54 marquaient une avance, 78 un recul et 44 étaient stationnaires.Union Oil a été la valeur industrielle la plus traitée de la séance, terminant en hausse de 1-8 à $15 1-2 dans un volume d’échanges de 40.000 actions.Dynamic Mining Exploration a été la vedette des mines, en perte de 9 cents à $1.21 après un échange de 17,800 actions.Les pétroles étaient généralement en progrès.Imperial Oil A a monté de 1-4 à $20, Gulf Oil de 3-8 à 26 3-4, Texaco de 1-4 à 39 1-2 et Shell de 3-8 à 16 5-8.Home Oil A a perdu 3-4 à $45 3-4.CP a progressé de 3-8 à $18 1-4, Northern Telecom de 1-8 à 28, Carling O'Keefe de 5 cents à $3.20 et Alcan de 5-8 à 26 3-4.Noranda A a cédé 1 à $23, la Banque de Montréal 1-8 à 17 3-4, Brascan A 1-8 à 14 7-8 et Québécor 1-8 a 10 1-2.Côté spéculation, Silver Stack Mines a monté de 5 cents à 82 cents et 13,400 titres ont été brassés.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE CapliDIv 17100 125 120 121 -4 Car» 3100 I12W 12 1214 - >4 ÇarlOK 37023 330 320 323 +10 400 I2VUi 2VU» 291/4 31 395 315 3*9 373 320'-.322 330 S7V4 7V4 714 — 'A 170 170 170 + 9 31044 IO'/4 1044 31144 1144 1144 3944 944 944 - 44 33794 3744 3794 + 44 352l/a 52Vj 52Vi S65V4 65V4 6514 + 14 - 14 -20 - I + V4 + 14 - '/4 + '/h + '-4 + 144 + '4 - 1* - 3 - 5 - 'A - a - i - 5 - 'A + 5 - 'A + '4 + 44 + 44 - 'A + '4 - '4 + '4 - 44 - 44 + 10 - 'A Vantas Haut Bat Farm.Ch.Vantas Haut Bas Farm.Ch.Abitibi 1000 $10 10 10 Cal P a 400 $37* 37* 37* + * Alfa Gas T 2300 $16 Va 16 Va 16 Va + * CCemL a 813 $8* 8* 8* - * Alcan 6100 $26* 26* 26* + * Can Devlp 10 $104 104 104 Algoma St 516 $14 14 14 CSouth 100 $41 Va 41* 41* + * Aquitaine 600 $17* 17* 17* CTrst a 10150 $28 Va 28 28* + * Astral 200 110 110 110 -: 5 C Hydro 300 $10 10 10 Bank Mtl 4450 $17* 17* 17* - * C lmp Bank 750 $24* 24* 24* Bank NS 1400 $19* 19* 19* + * CIL 400 $18* 18 18* Banq CN 1722 $14* 14* 14* + * Cdn Tire A 244 $27* 27* 27* - * Banque Pro 1825 $13 12* 13 + * C Util 660 $14* 14* 14* Bell Canad 4432 $55 Va 55* 55* - * CPLtd 35385 $18* 17* 18* + Va BM RT u 1870 $14* 14* 14* - * Caréna B 100 $10* 10 Va 10* +1* BP Can 1520 $17* 17 Va 17 Va + * Cari Ok 7300 330 315 320 +5 Brcan a 4177 $14* 14* 14* - * Celanese 250 275 275 275 +7 pC Phone 2300 $15* 15* 15* + * C East a 3600 $12 11* 11* fonds mutuels AGF Group Amer Grwth 4.76 CdnGs Egy 18.53 Cdn Sec Gth 5 48 CdnTrusteed4.70 Corp Invest 5.71 Corp Inv Stk 5 56 Gwth Equity 7 78 Japan 10.10 nMoneyMkt 10.00 Special 398 All Canadian Gr Compound 6.19 Dividend 6.39 Northn Eoy 4.13 Revenue Gth 4.11 Venture 4.21 4000 4.10 Bolton Tremblay nEquity 5.42 nylneome 10 26 nlnternatnl 6 69 Calvin Bullock Gr Acrofund 138 Banner FundS.14 OF 428 Cambridge Gr Inti Energy 2.75 Inti Growth 4.52 Inti Income 3.55 Nat Res Gth 4 13 Univest 5.14 Growth 660 Ciao Inv Grouo nytoopera 9 88 nyLdmkGF 10 17 Eaton Group Commwth 16.26 Growth Income Internatnl Leverage Venture Viking Guardian Gr Enterprise 90 997 4 72 947 483 4.57 4 98 GIS Comp 10.32 GiS Income 3.00 yGwth Fund 10.02 North Amer 4 04 Mutual Acu 5.81 Mutual Inc 4.67 Sec Income 9 58 World Equity 6 25 Investors Group yGrowth 10.00 ylnternatnl .05 yJapan 11.05 yMortgage 5.00 yMutual 5.04 yRetlremnt 5.42 yProvidt Mu 6.39 yProvidt Stk 4 92 Planned Invest Gr Canada Cum 6.36 yPId Resourc4.99 yTaurus 6 40 Prêt et Revenu Gr American 9.50 Canadien 6.17 Fonds H 5.04 Retraite 6.69 Prudential Gr Growth 5.64 Income 5.41 Savings Invest Gr American 9 50 Canadian 6.17 H Fund 5 04 Retiremnt 6.69 Scotiafund Gr Scotiafund 86 Scotiafd Mtg 1.06 United Bond Shr yRoyFund 6.02 J RoyFnd Inc 5.24 nited Group yAccumula 3.64 yAccumu R 4.16 yAmerican 1.55 yCont Mortg 5 20 yHorlzon 2.54 y Security 4.82 yVenture 2 80 yVenture Ret4.33 Universal Gr Save Equity 9.19 Save Income 5 28 Non Members Assoc Inv 5.73 yBeaubran 3.89 CSA Mgmt Gr Goldfund 4.12 Goldtrust 325 Canagex Gr yBond 9 65 Fund 9.49 Internatnl 7.75 yMortgage 10.38 xdCapifl Gth 10.54 xChose 5.94 nComCp Mtg 10.13 Desjardins Gr yCanadian 7 39 yHypotheq 4.40 ylnternatnl 8.18 yObligatns 5.41 yQuebec 3.75 yPEP 2.05 nySpec 5.67 yDIxon, Krog 6 58 Dreyfus Group Inc 11 76 Internatnl 13.85 yDominComp 7 07 nExecutv Can 6.46 nExecutv Inti 1.62 xFid Trend 20 57 nFst Cn Mtg 10 42 Fiscon Fund $.55 nHarvard 6.76 yHerltage 1.98 Industrial Gr Indust Amer 2.74 Indust Div 6 96 Indust Eq 6.93 Indust Gth 5 35 Indust Inc 11 04 Indust Pens 26 09 ITCO 534 Keystone Gr 502 100 8330 3450 500 CarlBp Carma A Carma8.6 Casslar Celtneie Celanes 1 p z75 CtlEstA 2400 Cent Pat Centurion Chib Kay ChlbM Chief tan D 6810 Chieftain p 300 Chlmo Chromaco Chrysler CHUMB C S 10* Coch Will CocMleld Coles Book 1200 $15* 15* Comb Met 33500 20 Comlnco 1971 $31 $•* 8* 8* $19* 19* 19* $8* 8* 8* 285 272 285 + 8 $9* 9* 9* $12 11* 12 + * 100 100 too 100 320 320 320 + 2000 »l* »vx «W + 2000 34 34 36 + 6810 «)«+¦ l«* l«* - J00 «71 71 71 - I0OO US US US 500 200 200 200 + III] «I4H 14* 14* + 500 »*V« »VS + K)0 «12* 12* 12* + 4500 4» 40 41 500 390 3»0 3*0 - ComlncoA 100 Com Cap 1100 C Holiday I 600 CHInsAp Comtech $28* 28* $5 z20 1000 - .15* + * 18 19* - * 30* 30* - * 28* 5 5 $5* 5* 5* $23* 23* 23* = - - — 300 300 300 ConChmA 150 $10* 10* 10*+ * ConBathA 1350 $20 * 20 20*+* Con Bathp 100 $17* 17* 17*-* C Bath 68 v — — Con Bldg ConFardy C Durham C Marben C Morlsn Cons Pipe Cons Prof C Rexspar Con Distrb Cons Gas Con Gas A Con Gas D Control F Conwest Cop Fields •Corby vt Courvan Cralgmt i 200 2«5 2»5 295 - 5 1401 340 335 335 - 5 3540 200 275 279 - 1 13500 13 82 83 1100 63 63 63 22500 170 150 165 + 12 100 ii 6 6 11022 II 18 11 -1* 2133 81 88 II 12753 «5* S 5'/» - * 6565 *17'/i 17'/» 17* + V» U2 >15 84 85 1100 >24 24 24 625 235 235 235 + 5 120 430 430 430 - 5 500 240 240 240 500 120 20 20 + * 2300 »5V» 5 S - * 15000 >7* 7* 7* 11502 >1 8 8 2000 7 7 7 - 1 6000 315 305 315 + 10 Craln R L 1900 $8* 8* 8* - * Creslbrk 700 350 350 350 Crown 8* 700 $22 22 22 + * C Zelrba A zlO $18* 18* 18* Crujhlntl 1000 $9 8* 9 + * Cuvier M 10500 30* 30* 30* - * Cypru» 1550 $8* 8* 8* + * DRGLIdA 450 400 400 400 + 5 Dale-R pr 350 $7* 7* 7* - Va Paon Dev 4351 $15* 14* 15* Paon A 101 $7* 7* 7* - * D Aragon 81000 36 31* 34* +2* Debhld B p 200 $69 69 69 + 1 Decca R 7150 $9* 9* 9* - * OEIdona 14060 88 85 86 Denison 1963 $48 V4 47* 48 Dlcknsn 1900 495 475 495 + 5 Oigtech 200 190 190 190 Ooman 1 200 $5* 5* 5* Dome 2103 $69 67* 69 + 1 Dome Pete 5270 $52 51* 51* - * 0 Bridge 1300 $23* 23* 23* + * DCItrsA 900 $7 7 7 OExplor 4500 28 26 Va 26* -2* Dofasco A 12281 $23* 23* 23* - * Pofascop z6 $67 64 Va 67 Dom Store 2000 $16* 16* 16* D Textle A z75 $9 8* 8* Domtar 11105 $15 14* 14* Domtarpr 100 $11* 11* 11* Dunde Pal 22500 60 53 55 - 5 Du Pont 2632 $12* 12* 12* + * Dustbene 100 $7 Va 7* 7* + * Dylex L A 900 $7* 7* 7* Oynamar 26132 174 165 174 + 7 Dynamarr 32760 18 17 17* + Va E-LFin 7580 $10* 9* 10* + * E-LFinw 12037 125 101 125 +25 East Mai 532’ 295 292 292 East Sul A 2205 96 96 96 - 3 Econ Invp z50 $29* 29* '29* Ego M 246830 288 240 255 -20 Electro K 1300 30 30 30 Electro A 1100 225 220 220 + 5 Emco 25800 $6* 5* 6* + * Emcow 1000 120 120 120 + 5 Exquisite z52 310 310 310 Extndcar 200 $9* 9* 9* - * Falcon C 28670 425 390 410 +30 Flbrg Nik A 5707 $18* 17* 17* Fed Ind A 300 $7* 7* 7* + * Finning T 500 $18* 18* 18* F Mar z250 31 31 31 Fittings A 200 $36 36 36 - 2 Foodcrp Lt z75 $5* 5* 5* Foodex S 475 $5* 5* 5* FordCnda 115 $80* 80* 80* + * F Seasons 300 420 415 415 F Seasonw 1500 40 40 40 Francana 4500 $8* 8 Va 8* + * Fraser A z30 $22* 22* 22* Fruehauf 100 $7* 7* 7* G M Res 25484 465 445 460 +20 GSWCIA 600 $5 Va 5* 5* + Va GazMetr 150 $5* 5* 5* + * Gaz5*p z25 $55* 55* 55* G Distrb A 500 $6 5* 5* - * G Distrbw 1200 160 155 160 GMC 315 $69* 69* 69* - * Genstar L 9350 $26* 26 Va 26* + * Gnstar 1.50 500 $26* 26* 26* + * Gnstar Lw 2362 $9* 9 Va 9* + * Charter Ind 700 95 95 95 -5 Chieftain 150 $19* 19* 19* - * Chrysler 150 $14 Va 14* 14 Va - * Comlnco 155 $31 31 31 Con Bath 250 $20* 20* 20* + * Con Gas 500 $17* 17* 17* + * Corby vt 100 $19* 19* 19* - Va Dalmy a 100 450 450 450 -25 Dome Pete 2000 $52 51 Va 51 Va - * Dofasco a 1900 $23* 23 Va 23* + Va Dom Store 400 $16* 16* 16* D Tex a 1345 $8* 83/a 8* - * Domtar 1200 $15 14* 15 Donohue 200 $8* 8* 8 Va - * Dylex 509 $7* 7* 7* Fal Nek 1850 $18 18 18 + Va Fin Coll 100 185 185 185 -5 Gaz Metr 04 $53/a 5 Va 5% + * Genstar L 1950 $26 Va 26 Va 26 Va + * Gulf Can 3950 $26* 263/i 263/a + * Home A 2215 $46* 45* 45* - * Huds Bay a 1140 $16* 16* 16* + * H Bay Co 2485 $18* 17* 18* + * Husky Oil 325 $26* 26* 26* - * Imp O a 11425 $20 Va 19* 20 + Va Imasco A 100 $30* 30* 30* - * Inco a .4820 $16* 16* 16 Va IU Int 2500 $12* 12* 12* + * 1 PL a 675 $15* 15 15 Ve - * Jnock b 225 $12 12 12 Kaiser Re 1700 $14* 14 Va 14* - Va Koffler a 500 $7* 7* 7* - * Labatt a 190 $ 193/a 19* 19* Labatt pr a 100 $19* 19* 19* +1* Lob Co A 500 375 375 375 -45 Mac HA 100 $12 Va 12* 12* + * MB Ltd 500 $16* 16* 16 Va Maislin 120 340 340 340 Mrt El a 300 $10 10 10 Mass Fer 2700 $17 Va 17* 17* + * Mercantl 2250 $11* 11* 11% - * Mitch A 500 $15 15 15 Molson A 141 $15* 15 Va 15* + * Moore 700 $30 29* 30 Multi Ac 400 325 325 325 -25 Nfl cl a 1131 $16 15* 16 Nfld pr e 200 $10* 10* 10* - Va Nfld pr f 100 $12 12 12 Nfld tel 2000 $8 Va 8* 8* Noran a 4880 $23* 23 23 -1 Nordair a 1200 $6 Va 6 6 Va + * Norcen 6355 $17* 17 Va 17* Nor Tel 15950 $28 27* 28 + Va Oshawa A 425 455 455 455 -5 Pac Pete 1700 $39* 38* 39 Va + * Placer 100 $22* 22* 22* - * Pop S 500 $7* 7* 7* - * Popular 700 240 240 240 Pow C a 562 $9 9 9 Prem Cb 2325 $8* 8 8* - Va Price Com 252 $10* 10* 10 Va + * Qebcor 3100 $10* 10* 10 Va - * due Tel 300 $20* 20* 20 Va + Va Reed P a 200 $5 Va : 5 Va 5* Reitman A 6000 $14 14 14 Res Ser 1500 145 144 145 +1 Royal Bank 106 $26* 26* 26* + * Ry Trt a 4190 Seagram c 1570 Shell Can 5150 Simpsons 1400 Simpsons S 600 Stham a Stelco a 1800 2700 Steinbg A 1700 Texaco 5914 $16 15* 16 $23* 23Vs 23* - * $16* 16* 16* + * 485 485 485 -5 $7 7 7 - * $21 21 21 - * $24* 23* 24* + * $17 16* 16* - * $39 * 38* 39* + * $20* 20 20Va + * 4.85 1682 3.93 3.12 14.37 2 42 Cus K-2 Cus S-1 Cus S-4 yPolarls xLex Rsrch xManhatn yMaritime Eq 2.53 yMarlborogh 6.26 Natrusco 12.58 NW Group Canadian 4.49 Equity 7 41 xOne Wm St 13.63 xOppenhmr 5.65 Pemberton Gr nPacific Div 5.37 nPacific Inc 2.79 nPacific Res 3.44 nPacific Ret 5.14 nPacific US 4 69 PHN Group yBond 11.03 Canadian 7.96 Fund 16.54 yPooled 28 51 nRRSP 12.05 PMF Managmnt nPen&lon Mu 7 01 nXanadu Fd 3.99 Principal Gr Collective 6.51 Growth 4.83 Venture 3.98 nPutnam 9.93 Sterling Group Equity 5.91 yMortgage 5.17 xTech 7.01 Temple Gth 14.46 Trans Canada Gr A 5 23 C 1046 Special 4.12 yVanguard 6.95 y Western Gth 5.20 Texasgulf 300 Tot Pet ga 1700 $12* 11* 12* Tot p w 2300 465 450 455 -5 Trd a 1750 $17* 17* 17* + * Tr Can PL 1600 $15* 15 15* Trans Mt a 1250 $8* 8* 8* - * Trlzec Crp 5000 $10* 10* 10* + * Unigescoa 300 160 160 160 +5 Unigescob 500 110 110 110 Union 011 40000 $15* 15* 15* + * 1400 $9* 9* 9* - * 250 $9* 9* 9* 2325 $35 34* 35 + * Wstburne 150 $17* 17* 17* Junior Induetriellae 300 $5* 5* 5* - Va Mines et pétroles 1000 20 20 20 2700 72 72 72 3000 1* 1 1* +1 8081 49 47* 47* -1* 1000 70 70 70 Velcro Wjax a Westcst Crawfd Al Abcourt Abitib Asb Abit Cop Acroll Ltd Aldona Atl Nick Basic Res -1 1000 4 4 4 +1* 1700 $7* 7* 7*-* Bluewtr 2300 480 475 475 -10 Conuco 6565 420 400 400 -5 Dumgmi 500 130 130 130 Dumont 2000 6 6 6 Dyn Mn 17800 131 121 121 -9 East Mal 900 295 295 295 Goldex 2100 39* 39Va 39* - * Gr Coast 500 25 25 25 -1 Hartland 1000 1* 1* 1*-1* Jamtown 2000 8 8 8 -1 Klena 2100 175 165 165 +3 Lynx CEx 1000 35 35 35 +2 M* Jemle 500 32 32 32 -1 M Pleas 4000 12 12 12 + 1* Muscoch 1000 15 15 15 Newrlch 1000 12 12 12 Nocana 12000 91 90 90 -2 NA Rare 6000 10 10 10 Proto Ex 1100 29 29 29 -6 Que Uran 7000 6 6 6 -1 Queensln 500 35 35 35 +2 SU Stack 13400 82 78 82 +5 Tallsmn 5000 8 8 8 + 1 DRUMMOND BUSINESS FORMS NOMINATION CLAUDE PERROTTE La nomination de Claude Per-rotte au poste de Directeur des ventes, région de Montréal no 2, Drummond Business Forms Liée, est annoncée par Guy Lanthier, Directeur régional des ventes.M.Perrotte s'est joint à la compagnie récemment.Il possède plus de dix ans d’expérience dans l'industrie des formules d'affaires.La société Drummond est le deuxième plus grand fabricant de formules d'affaires en Amérique du Nord et dispose de bureaux de ventes dans plusieurs,villes du Canada.Giant Yk 534 $9 9 9 Gibraltar 8800 450 415 425 + 15 Glendale 2200 85 85 85 Golduhd M 1000 23 23 23 + 1 Goodyear 800 $15 15 15 Graftu 1000 $21 20* 21 + 1* Grandie 9266 70 66 66 — 6 GtOilSds 500 $6* 6* 6* — * GL Paper 1250 $22 21* 21* — * GN Fin 100 119 119 119 — 1 GNGas Ap 100 $18* 18* 18* + * Gt W Life 100 $64* 64* 64* — * Gt West S 9600 215 205 206 + 1 G West wt 1000 70 70 70 + 5 GuardCap 1250 425 425 425 + 5 GulfCan 5920 $27 26* 26* + * Gulfstrem 47700 62 57 62 — 1 HCIHIdg 1100 350 345 350 + 20 Halifax D 220 150 145 150 + 25 HambroC 2100 $5* 5* 5* H Group A 225 360 360 360 Ham Tr z5 $23 23 23 Hard Crp A Harlequin 5300 460 288 $25* 285 25* 288 25* Harris J A 4000 350 350 350 Hawker A 1870 $5* 5* 5* — * Hawker pr z20 $65 65 65 HayesDA 730 $5* 5* 5* — * Highmont 1450 120 120 120 — 3 Holinger A 325 $29 28* 29 — * HomeA 6707 $46* 45* 45* — * Home B 2400 $44* 43* 43* — 1 Hud Bay A 1543 $16* 16* 16* + * HBayCo 14424 $19 17* 19 + 1V» HB Oil Gas 400 $47* 47* 47* — * Hu*Pam 500 18 18 18 + 3 Husky Oil 3850 $26* 26* 26* — * Husky B pr 100 $38* 38* 38* — * Hydra Ex 8080 33 31 33 + * IAC 5820 $18 17* 18 ITLInd 3900 350 340 350 + 15 lUIntl 4363 $12* 12* 12* + * Imasco A 2500 $30* 30* 30* — * ImpOil A INCO A 36333 $20* 19* 20 + * 46081 $16* 16* 16 Va INCOB 400 $16* 16* 16* — * Indal 1300 $8* 8* 8* Inland Gas 739 $11* 11 11 — * Inland G p 100 $12* 12* 12* — * Inter-City 1331 $7* 7* 7* Inter C B w ’ 1408 440 435 440 + 5 IBM 109 $289 287 287 + 1 Int Mogul 2080 405 405 405 Int Pipe A 39I9 819* 14* 15 Ipsco 9131 SU 17* 18 + % Inv Group 1700 SI* 1* t vt InvGrpA 2000 SI* •* i* Inv GrpSp IronBey t 200 $ 16 Va 16* 14% + vt 100 S6* 6* 4V» + % IrwInTA 500 215 285 31] + 10 ISO 2500 125 120 130 __ 5 ivacoA 1100 S6% 6* «V» IvacoS.IS 150 S4I 41 M % JannockA 1300 S12* 12* 13% Jannock B 612 S12W 12 13 jannock1 713 S14 14 14 Jannock w 600 305 305 305 + s Jorax Lld 39500 45 41 41 _ 1% Kaiser Rt 6000 S14* 14 14V» Kam Kotla 4000 103 101 ICI KapsTran 53300 15 90 94 + 1 Kaan Ind 750 60 60 40 KaeprltaB 1500 S9* 9 t mm % Kelly DA 150 S6% 6* 4% Vt Kelsey H 100 S13* 13* 13V» — vt Kerr A A 8140 SI 3* 13* 13% + % K Anacon r33 20 20 30 Koffler A 19720 S7% 7* 7% + V» Koffler A p 500 sa* 8* 8% La Lui 300 S6* 6* 4% Labatt A 10050 S19* 19* 19% Labatt A p 200 S19* 19* 19% + % Lacana 11030 345 335 340 — s Lacanaw 9500 .105 102 10] — 2 LaldlAw Bp » 900 86* 6* 4% Ldi 9* 100 SM* 11* 11% + tt LOntCem 1600 310 310 310 LShore 400 245 245 34] l akehead 14000 33 33 33 — 1 Lasltr Km 22000 35 34 33 + 3 Laurasia 1000 34 34 34 LauFIn 2452 87 7 7 LauF2.00 z50 827 27 37 Leigh Inst 5750 420 415 430 + ) Levy Apr 1210 SS* 5* J% + * Liberian 2416 811 11 11 LL Lac 1042 202 202 202 + 1 Livingsto 200 820 20 20 LobCo A 850 390 380 380 — 5 Lob Co B z50 370 370 370 LobCopr Lob LtoAp z75 S27* 27* 27* 375 S17 17 17 Lochiel 4600 290 282 282 — 8 Lost River 9600 80 70 70 — 5 LyttonM 7000 25 23 23 — 1 MICC 900 89* 9* 9* + * MICC A 1000 827% 27* 27* — * MTS Inter 3500 13 13 13 + 2 Madarn A z50 834 34 34 Mclan H A 1400 812* 12* 12* MB Ltd 10233 816* 16* 14% + * Madeline 13500 60 59 40 + 2 Madsen 3000 81 81 81 — 3 Magnason 700 160 160 140 — 5 Magnum 1300 826* 26* 34% — * Maislin 1 200 340 340 340 10 MajstcWil 1300 295 292 39] — 3 Man Bar 940 155 152 IM 3 Marcana 3500 18 17* 18 + 1 MrtmeEl A > 200 $9* 9* 9% — * Maritime 553 $22* 22* 32% + * Mar T 765 200 $9* 9* 9% Martin 3000 19 19 19 + 1 Mass Fer 5875 $17* 17* 17% + * Mas F A 400 $27* 27* 27* Mas F B 800 826* 26* 26* — * Matchan 5000 15 15 15 Matgmi A 13667 89* 9 9% + * Mc Adam 5000 26 26 26 — 2 McGraw H 300 $7* 7* 7* + * Mc Intyre 6030 $25* 25* 25* + * McLaghln 1401 $6 5* 5* — * Melcor 100 $7 7 7 Mentor 1100 320 315 315 — 5 Mercantll 2900 $11* 11* M* + * MerlandE 17900 $7* 7* 7* — * Met Stor A 500 $11* 11* 11* Met Trust z26 826 26 26 MetTrstr 368 141 141 141 + 5 Mindamr 9000 17 15 17 + 2 Mindustrl 150 85* 5* 5* Mlnrl Res 1090 120 120 120 Moffat A 200 $11 11 11 * Molson A 5880 $15* 15 15* + * Monenco A 780 $8* 7* 8* — Va Mtl Trust 100 814 14 14 — * Moore 6603 S30 29* 30 Mt Wright 1000 15 15 15 Multl Acc 1075 325 325 325 — 5 Murphy NBU Mine 2900 811* 11* 11* — * 10100 93 87 91 + 4 NaChrs 1 46050 $8* 7* 8 + * Nat Drug 125 87* 7* 7* — * Nat Pete 26000 119 110 110 — 9 Nemco 43800 285 280 280 — 1 NB Tel 576 $20* 20* 20 Va — * NB Tel 1.85 300 $22* 22* 22* N Dimens 4000 112 112 112 — 4 N Goldvue 8100 10 10 10 N Kelore 14500 12 10* 11 N Provid D 61100 16 12 16 + 3 N Que Ragl 200 117 117 117 + 2 N Senator 12000 7* 7* 7* + * N York Oil 7700 225 220 220 — 5 NewcoFIn 715 $23* 23* 23* — * Nfld LP A 949 $16 15* 15* — Va NobleM 10000 125 117 120 — 5 Noma A 100 $5* 5* 5* Noranda A 8829 $24 22* 23* — 1 Norbaska 2000 27 27 27 + 1 Norcen 48839 $17* 17* 17* — * Norcen B 100 $20 20 20 Norcn 150 1433 $26* 26* 26* — * Nordair A 2400 $6* 6 6* + * NCOils 1100 $9* 9 Va 9* + * NorCt270p 100 $35 35 35 + 1 Nor Tel 14527 $28 27* 27* + * NTecm B w 300 $8* 8* 8* + * Northgat 3050 465 455 465 + 5 Nthld 316000 33 29 29* +1* new york Marché indécis La Bourse de New York a fait preuve de faiblesse, mardi, dans une séance assez terne.L’indice industriel Dow Jones a clôturé en perte de 0.52 et marquait 815.23, annulant ainsi exactement le gain réalisé la veille.Sur 1,911 titres échangés au cours de la journée, 625 marquaient une hausse, 773 une baisse et 513 ont conservé leur position.La faiblesse du marché a été attribuée en grande partie au recul enregistré par le dollar dans les grands marches des changes internationaux.La tenue de la devise des Etats-Unis commence à affecter de plus en plus la tendance à Wall Street du fait qu’elle décourage les investissements étrangers dans les valeurs américaines.Parmi les valeurs canadiennes inscrites à la Bourse de New York, Alcan a monté de 3-8 à $24 3-8, Canadian Pacific de 1-2 à 16 5-8, Inco de 1-8 à 15 1-8 et Massey-Ferguson de 3-8 à 16 1-8.Bell a perdu 1-8 à $50 1-4 et Seagram 1-4 à 21.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Ventes Haut Bas Ferrh.Ch.' ACF In 9 53 32* 32* 32* + Va ASA Ltd 219 20 Va 20 20* Addrsso 74 14* 14* 14* Alcan 6 489 24* 23* 24% + * Alleg Cp 5 23 15* 15 Va 15*.Allg Lud 11 19 19* 19* 19* + Va AllisCh 5 140 24* 24'/a 24Va.Alcoa 8 545 43* 42* 43* + Va AMtICI 10 136 35* 35* 35* + * Ambac 9 75 32* 32 32* A Hess 6 x338 28 V8 27* 28 + Va AmAir 3 718 10* 93/a 10 AmAir wt 148 3* 3* 3*.A Brnd 8 97 43* 43 43Va.Am Can 7 42 38* 38* 38* + Va A Cyan 10 1549 27* 26* 27* + * Am Exp 11 676 37* 36* 37 - * A Home 14 1168 26* 26* 26*.Am Mot 40 290 4 4 4 + * A Stand 7 279 36* 353/a 36 + * Am TT 9 1383 59* 59* 59* + Va Ampex 9 141 9 Va 9 9*+ * Armco St 9 108 27 Va 27* 27*.Armst Ck 10 114 17* 17* 17*- * Asarco 16 691 14* 13* 14*+ Va Atl Rich 9 646 50* 493/a 50*+ * Avco C 4 161 17 16* 16*- Va AvCO Pf 8 51* 51 Va 51*.Avnet Inc 6 176 15* 15* 15%+ * Avon 15 323 4 7 Va 463/a 47 + * Babck W 13 532 58* 57* 58 + * Baxt Trv 17 290 37* 36 Va 36*- * Beckmn 16 52 34 33* 33% + * Beech 9 41 27* 27 27*- * Bel How 20 86 15* 15* 15*- * Bell Can 9 121 50% 50* 50*- Va Benfl Cp 6 235 21 Va 21 21 Beth Stl 763 21* 20* 20*- * Black'O 13 862 16* 15* 15*- * Boeing Bois Ois 7 409 28* 28 28* + * 7 264 25* 25* 25 Va- * Bordée 8 145 31* 30* 31* + 1 Borg W BosEd 6 76 28 27* 28 + * n 84 25* 25* 25*.Brist M 13 4]7 33 Va 33 33*- * Brit Pet 13 311 15* 15 Va 15*- * Brunswk 8 425 15 Va 14* 14*- * Bucy Er 8 262 20* 19* 20* Burl Ind 7 204 21* 20* 21 Burrghs 14 575 69 Va 68 Va 68*- Va CBS 8 569 50* 50* 50 Va— * ClTFn 8 81 33* 33* 33%+ * CPC Int 9 98 47* 47 47 - * Callahn 17 28 13* 13* 13*- Va Camp RL 31 85 33* 32* 33* + * Cam Sp 10 62 34* d33* 34* Cdn Pac 5 171 16* 16* 16* + Va CapCCm 11 85 59* 59* 59*+ * Carling 47 3 2* 2* Catrp T 12 465 54* 53* 54 - * Celanese 10 173 43 41 43 +1* Chase M 7 453 28* 28* 28% + * Chessie 8 103 32* 32* 32*- * ChrisCft 7 68 7% 7* 7*- * Chryslr 3 742 13* 13* 13*+ * Cltlcrp 7 1384 22* 22* 22*- * Cities Sv 7 419 51% 51* 51* + * Clark Eq Clark Oil 6 22 33* 32* 32*- * 9 4* 12* 12* 12* Clorox 10 18.14% 14* 14*- * Coca Col 14 473 37* 36* 37* Colg Pal 11 387 22* 21* 22 - * Col Pic 8 879 20* 20 20* + % Comsat 8 217 31 .10% 30%- * Congolm 8 234 u20* 20* 20*» + * Con Edls 5 409 24* 24* 24* ContCp 7 90 53% 53* 53*+ * Con Gp 7 212 33 32* 32% Con Dat 8 193 26 25% 25* Copw Cp 6 14 ii% 18 18 - * Crane 7 51 27* 27* 27*+ * Crn Ck 8 98 24* 24% 24*- * CrZell 8 129 32* 32* 32*+ * Curt W 8 44 18* 17* 17*- * Ventes Haut Bas Farm.Ch.Dart Ind 8 173 35* 35* 35*- * DataGen 17 166 48* 47 48* +1* Deere 6 775 25* 24* 24*+ * DennMf 6 18 27* 27 27 - * Dexter 8 104 24 Va 24 24*+ * Digital E 15 2598 45* 44* 44*-1* Disney 15 425 39* 38* 39*- * Dr Peppr 15 226 14* 14* 143/a- * Dome 13 97 63* 62* 62*+ * Dow Ch 8 1778 27 26* 26*-* duPont 11 301 116* 115* 115*+ * EG G 11 214 17* 16* 16*- Va EasKod 13 1272 50 Va 49* 50*+ * Eaton 6 78 38* 37* 38 EIPNG 8 146 16* 16* 16* Eltra Cp 7 7 25* 24* 24%- Va Esmark 8 x84 29* 29 Va 29* + Va Ethyl 5 42 40 39* 39* + Va ExCelO 7 16 27* 26* 26*- * Exxon 8 1610 47* 46* 46*- Va FMCCp 6 125 21* 21* 21*- Va Fairch 11 125 23* 23* 23*+ Va Fireston 8 302 15* 15* 15*+ * Fluor Cp 8 128 37 36* 37 - * Ford 4 688 44* 43* 44*— * Foxbro 8 174 47* 47* 47*+ * Fruehf 6 15 27* 27* 27*+ * Gard Den 12 77 16* 16* 16*- * Gen Dy 5 114 48* 47* 47*-1 1 Gen Elec 11 884 48* 48 48* + * Gn Food 10 394 32* 32* 32*- * Gn Inst 8 283 20 19* 19*- * Gen Mills 12 235 29* 29* 29*- * Gn Mot 6 1924 64 63* 63* + * Gn Port 15 37 10* 10* 10*- Va GTelEI 8 1884 31* 30* 30*- * Gn Tire 4 83 23* 23* 23*— * Ga Pac 11 651 28* 27* 28 Gillette 9 305 24* 24 24 - * Goodrich 4 333 22 Va 21* 21*+ * Goodyr 6 1262 17% 17 17*- * Gould 8 275 29 28* 28*- * Gt AP 21 199 8* 8* 8*- * Gr Giant 12 56 17* 17 17* .Gulf Oil 6 1138 26* 26* 26*.Halbrtn 11 364 61* 60* 61* + * Hecla M 161 7* 7 7 Heinz HJ 9 48 34* 34* 34*- * Heublin 13 155 25* 25* 25%- * Hew Pck 17 156 72 71* 72 - * High Vit 17 42 7* 7* 7*+ * Hobart 9 134 19* 18* 19*+ * Holdy In 9 251 15* 15* 15*+ * Homestk 18 106 38 37* 37*+ * Honywl 7 371 45* 44* 44*- * Houdle 5 13 15* 15* 15*.Househ F 7 202 19* 18* 18* How John 8 1269 11* 10* 10*.Hud Bay 45 5 15 15 15 Hunt Ch 9 63 11 10* 11 IC Ind 5 55 24* 24* 24*+ * INA Cp 7 160 41* 41* 41*+ * IU Int 7 164 11* M* 11* INCO 7 899 13% dU% 15*+ * Inger Rd 11 104 59 58* 58*+ * Infrlk In 7 14 28* 28* 28*- * IBM 15 599 264* 262* 264*+1 IntFlaF 18 153 22* 21% 2!%- * Int Har 4 322 30* 29% 30'/»— * Int Mng 3 11 21* 21% 21%.Int Pap 9 576 41* 41% 4!%- * Int TT 7 607 31* 31% 31% ipeo Hsp 19 982 u 8* 7% 7%+ * itek C 24 97 18* 17% 17%— * John Man 9 111 31* 31% 31%+ * Joy Mfg 8 562 31* 31 31 - * K Mart 12 941 27* 27% 27% Kellogg 13 62 23 22% 23 + * Kenecot 11 935 20* 19% 20*+1* Kerr M 9 678 47 %% 46*- * Kraftco 9 114 46* 43% 45*- * Kroehlr 11 10 9% 9%- * Lear S 5 183 15* 13% 15* COMPAGNIE MONTRÉAL TRUST NOMINATION NowscoW 332 Nu-Wst A 1320 Nudlama 2000 NufortRes 5666 Numac 14500 DPI A 100 Oakwood P42654 Obrien 9200 Ocelot B 5600 Okanagan OrchanA $34 33 34 + * $12* 12* 12* 18* 17 17-2 22 21 22 +1 $15* 14* 15* + * $8* 8* 8* - * $6* 5* 5* - * 195 185 185 -10 $14* 14* 14* - * 400 $9* 9 9* + Va 2400 165 164 165 + 4 Oshawa A 12700 470 450 465 +15 1000 16000 2400 4250 11615 10700 z)5 Oshawa w Osisko Oxford A PacCoper Pac Pete Page Pet Paloma P PamourA 13105 Pamour B 1200 Pan Centr 14916 Pancana I 500 PanCanP 525 PatlnoNV z3 PeBenO 4000 Pembina 36550 Penningtn 100 PDeptS P Jewl A PJewlC Petrofina Petrol PeytoOils Phillip ~ 1650 760 z60 2844 44600 4150 llips Cb 300 Pine Point 2197 PittsC 1500 PlaceG 15950 Placer 1690 Pominex 20700 Pop Shops 3700 PowCorpA 150 PowC5 1000 Prado Exp 1200 Prairiegoil 2800 Precamb 44000 Précâblé 1600 Preston 112 PriceCo 100 Provigo 700 Prov B Can 1037 QMGHIdg 10000 QasarPet 11260 Que Man 1000 Litton 9 211 13* 12* 13 + Va Lockhd 4 95 15 14* 15 - Va Loews 4 93 34* 34* 34 Va- Ve MCA Inc 8 123 37 36 Ve 36*- * Mallory 12 18 37* 37* 37*- * Maratn 0 7 89 48 Va 47* 47 Va- * Mrsh Mc 15 112 60* 60 60*- * Mart Ma 6 355 24* 24* 24 Va.Masco 11 214 20* 19* 20 - * Mass Fer 6 256 16* 15* 16*+ * Mas Cp 33 16* 16* 16*- * Maytag 11 138 28* 28 Ve 28* McDnld 16 296 51 Va 50* 51% + * McDn D 8 194 24 Va 24 24*+ * McGr H 9 84 18* 18* 18* Mclntyr 8 z 530 23* 22* 23* + Va McKee 6 12 16* 16* 16* + Va Merck 14 396 54* 54 54*- * Merr Lyn 9 345 15* 15* 15*+ * MGM 11 493 u25* 24* Midi Ros 8 9 31* 31* Min MM 14 457 46* 46 Mobil 7 510 63* 62* Mobil H 91 2* 2 Mohas 8 38 12* 12* Monsant 7 214 55* 54* Motorola 10 209 34* d33* NCR Cp 8 531 39* 38* NL Ind 8 268 17* 17* NatDist 7 197 21* 20* NatGyp 8 357 16* 15* Norflk W 6 237 26* 26* Nor Tel 9 244 25* 25* Norgte 24 4* 4 Northrp 4 103 19* 19* Nor Sim 8 413 19* 19* OccPet 8 516 23* 22* Out Mar 7 88 20* 20* PPG In 5 165 27 26* Pac Pet 10 34 35* 35* PanAm 4 482 5* 5 Penney 9 435 35* 35* Penzoil 7 260 27* 27 PepsiCo 13 649 27* 26 Perk Elm 15 234 20* 19* Pfizer 11 356 26* 26* PhelpD 52 540 19* 19* Phil Mor 11 1686 60* 59* Pitney B 7 120 18* 18* Pittstn 8 419 23* 23 Polaroid 10 636 27* 26* Proct G 14 200 83* 83* Pullmn 9 26 28* d28* RCA 9 x312 27* 27* Rais Pur 10 173 14 13* Raym Int 5 8 22* 22* Rdg Bat 8 63 24* 23* Rein El 8 96 32* 32* Rein Gp 4 170 23* 23 Rep Stl 10 134 22* 22* Rich MH 10 242 23* 23 Robins A 10 117 10* 10 Rockwel 7 120 28* 29* Rosario 14 20 21* 20* Royl D 5 581 57 56* SCMCp 5 72 18* 18 StRegP R 83 30* 29* Sanders 57 17* 17* SFelnt 6 153 53* 53* ScherPI 9 341 29* 29* Schlmb 16 x724 70 * 69* Scott P 8 319 13* 13* Sears 10 1130 28* 28 Sedco Inc 8 172 39* 38* Shell Oil 7 398 33 32* Singer 5 107 19 18* Skyline 14 79 15* 15* Smith A 4 20 14* 14* Sou Pac 7 144 33* 32* Sperry R 7 287 34* 34* St Brand 11 551 25* 24* StOIICI 7 483 40 39* StOIMn 7 624 46* 45* SterDr 10 431 13* 13* Steven J 5 161 15 14* Stor Tech 10 166 20* 20 Stud Wor 5 267 47* 45* Sun OU 6 94 43* 43* Suns M 64 40 11* 11* TaftBrd 7 4 30* 30* Technlcr 4 826 13* 13* Techcolr 6 45 10* 10* Teldyn 5 93 62 61 Tenneco 7 385 31* 30* Texaco 8 1917 27* 26* Texlnst 14 322 71* 70* TexGIf 14 356 18* 18* Textron 7 103 25* 25* Thlokol 7 299 u27* 27* Time In 9 1087 36* 36 Timkn 8 33 47* 47* TranUn 8 20 34* 34* TWA 3 178 9* 8* TWA pf 2 .14 17* 17* Tranwv I TwenC.UOP U Camp UnCarb Unit Cp US Gyps US Steel Un Tech Upjohn Varian Walt J Warn L Westg El 7 9 25* 25* 4 231 26 25* 7 44 1S 14* 9 324 46* 45* 7 630 41* 40* 24 10* 10* 9 221 23 22* 8 505 30* 29* 7 211 37 36* 12 112 35* 35* 12 155 19* 19* 6 231 29* 28* 12 401 26* 26* 6 746 17* 17* Weyerhs 11 673 27 26* WhitCn 5 58 20* 20* Wometc 8 138 14* il* Wolwth 6 157 19* 18* Xerox Cp 9 1196 46 45* Zenith R 18 384 14* 14 Zurn Ind 9 73 16* 16 QueSturg 1900 98 9S 98 Quaîal 700 $20* 20 * 20* + * Ram 4600 $13* 13 13 - * Ranger 10125 $21* 27* 28 + * RankOrg 800 410 480 480 - S Rayrock moo 120 118 118 - 7 Red path A 900 $17 17 17 + * Redstone 2600 46* 43 43 - 3* Reed Pap A 5200 $5* 5* 5*- * ReedOsIr A 1325 $9* 9* 9* + * ' “ 13+4 6* NOMINATION À LA BANQUE ROYALE Rmv«i 1000 13 I] Relchhold 1000 It'A 0 RtltmmA 100 «134* 134* 134* + V* Rivtlltk RlleytO 1130 Rio Algom 3133 R Llttl* 6230 RLIItKA 100 Romtn «35 Ronyx Cor 2400 Rothman 800 Rothm 2p 1050 Rolhmnw 4745 Ru»«l H 700 Ry*nor l/ooo St Fabien 2000 390 M3 390 - 10 HO 14) 140 +20 17 7 7 «14% 14% 14% 71 74 74 IM 12) 121 - 7 «24% 24% 24% + % H] III 11) + S 170 170 170 + 5 «11% 17% 11% + % IM 127 IM - 3 «H 16 16 - % *16% 16% 16% 2 2 2 - 2 «26% 26% 76% + % 116 15% 16 «1% 1% 1% + % 7 6 7 3% 3% 3% «16% 14% 16% + % 12 62 12 + 7 EDWARD T.MULKINS La COMPAGNIE MONTRÉAL TRUST est heureuse d'annoncer la nomination de Monsieur Edward T.Mulkins au poste de Vice-président.Services immobiliers.Il assumera la responsabilité de toutes les opérations des Services immobiliers de la Compagnie.Avant d'accéder à ce poste, il était Vice-président adjoint.Services immobiliers.M.Mulkins est président de Montrad Limitée, compagnie de gestion immobilière et aussi propriétaire de la Place Alexis Nihon à Montréal.Sdntrax Scot Paper 246 535 25 25 ScotVork «033 320 315 320 Scottj A Saco Cam Shepard P 500 350 340 340 Sherrill A 23045 55 445 4«0 Slebans 2015 «254* 25'* 25'* Sillon Pro Sigma Slfknlt A Sllvmq + S 600 «9% 9% 9% — % U) «20% 20% 20% 6506 123% 23 23% - % 4200 410 475 475 - 5 100 19 9 9 + % 715 «9 9 9 - % 19536 *16% 16% 16% + % + 10 +50 + 1* Il «104* 104* 104* 100 «32'* 33'* 32'* - 1 2900 300 300 300 +10 4000 21 21 21 1974 «7% 7* 7% — % z4 *7% 7* 7% 400 *5% 5* 5% Sllverwd B SlmcoErl SklarM SklarW Slater Stl SlBrodctl Stand IA Stelco A Steep R Teledyne Tex Can Txsglf Txglf p Thom L ThornInd Thom N A 2150 «12'* 12'* 12'* Toromont 171 260 260 260 Tor Dm Bk 8247 *17'* 17'* 17'* TorstarB 200 *134* 134* 134* Total Pet 11210 «12'* 114* 12 Total P Ap 300 S24'/4 24'* 24V< 14520 495 485 490 + 5 2190 $7 6* 7 + * 3390 81 80 80 — 4 3200 14 14 14 4400 $10 10 10 3200 208 200 208 + 8 620 $7* 7* 7* — * 2440 $21* 21 21 3700 $5* 5 5 — Va 52950 70 65 65 — 3 300 $10* 10 10% + * 324 $10* 10* 10* — * 36060 $24* 23* 24 + Va 1975 235 230 230 6225 100 96 96 2300 50 47 47 — 3 1296 $6* 6* 6* + * 2299 $5* 5* 5* z50 $6* 6* 6* R.Q.P.Styles La Banque Royale du Canada annonce la nomination de Monsieur R.G.P.Styles au poste de, vice-président, Europe, Moyen-.Orient et Afrique.M.Styles en-; trera en fonction au début de l'année prochaine et aura ses,’ bureaux à Londres.Il était au-* paravant directeur général - Toronto métropolitain.les options 7855 $39* 38* 39*+1* 5208 $20* 20 20Va + * 100 $43Vi 43V* 43Va + Va z 400 27 27 27 1800 $36* 36* 36* - 1 + Va -10 - * Alcan Feb $25 3 Alcan Feb $22* 5 Alcan Feb $27* 26 Alcan May $25 5 Alcan May $30 5 Alcan May $27* 30 Alcan Aug $25 7 Alcan Aug $27* 11 Asama Jan $10 1 Asama Jan $15 3 Asama Apr $10 3 Asama Jul $12* 4 Brscn A Feb $15 Brscn A Feb $12Va 17 384 50 $15 10 153 $2 Va $15 4 4 4 - W 20 18 18-2 $\4Va 14Va U'/a 205 200 200 -10 $39 Va 38 * 39 + V% $5* 485 5* +27 $5* 5* 5* $5* 495 5 + 5 $5* 495 495 -17 39 35 35 -5 101 101 101 + 1 $34* 34* 34* $13Va 13Va 13Vi 315 305 310 -10 $6* 6* 6* + V% $7 Va 7 Va 7 Va $6* 6* 6* $9* 9* 9* $9* 9* 9'/% - V% $22* 22* 22* + * $6* 6* 6* + V% 99 92 93 -4 $22* 21* 21* - * 91 80 85 -5 $8 7* 8 + * $9 9 9 $9'/a 9'/a 9Va 105 103 103 - 2 $21* 21* 21* - * 291 265 280 -19 $8 Va 8* 8* $13* 13* 13* - Va $10* 10 Va 10* $13* 13* 13* + * $12* 12* 12* + Va 18 17 17-1 $15* 14 15* + * 35 35 35 TradersA 4713 $17* 17* 17* + * Brscn A May SI5 6 382 100 $15 Traders B 100 $17 17 17 + Va Bk Mtl Feb $14* 6 65 $3* $17* Trader Ap z50 $23 23 23 Bk Mtl Feb $17* 25 697 80 $17* Trade 7% p 120 $46* 46* 46* - * Bk Mtl Aug $15 1 26 $3' /a $17* Trader 69w 1200 $5* 5* 5* - * Bk Mtl Aug $17* 11 93 115 $17* TrCan 224415 340 290 315 -20 CP Ltd Feb $20 1 306 35 $18* TrnsMtA 7753 $9 8* 8* - Va CP Ltd May $17* 6 294 140 $18* TrCanPL 14262 $15* 15 15* Dome Jan $60 4 10 $9 $69 TrCanBpr 234 $37* 37* 37* D Pete Jan $40 TrCanCpr z20 $48* 48* 48* D Pete Jan $45 TrCanDp z50 $56* 56* 56* D Pete Apr $45 Trecolnc 400 380 380 380 + 5 D Pete Apr $50 TrimacA 1215 $16 15* 16 D Pete Apr $55 Trimacwt 500 $9* 9* 9* D Pete Jul $40 THnChlb 2000 8* 8* 8* + * D Pete .Jul $45 Trlzec Crp 244 $10* 10* 10* + * D Pete Jul $50 Tundra 3500 9* 9Va 9*+1* D Pete Jul $55 + 10 Turbo R 13925 $6* 5* 5* - * Husky Jan $25 4 160 UAP A 170 $15* 15* 15* + * Husky Jan $22* 20 25 Ulster Pet 71533 142 131 142 + 4 Husky Jan $27* 2 381 + % Ultramar z5 430 430 430 Husky Apr $25 2 410 +70 UnlcorpF UnCarbid 7368 102 100 100 - 2 Husky Jul $25 2 121 735 $16* 16* 16 Va - * Husky Jul $22* 8 86 UGasA Union OU UCanso Un Corp U Keno 4850 $7* 7* 7* U Reed 163700 39 30 33 U Slscoe Un Tire 7p Un Wburn UW OG 5201 $10* 10* 10* - * 5400 $15* 15 15 - Va 25250 $11* 11* 11* - * 300 $10* 10* 10* + Va - * + 5 3600 $7* 7Va 7* - * 1011 A Feb $20 IOII A Feb $22Va (Oil AMay $20 IOII AMay $22* IOII AAug $22* iPipe AFeb $15 6 154 $11 Va $51* 12 376 $7 $51* 8 296 $8* $51 Va 33 334 $5 Va $51* 7 111 $3 $51 * 4 87 $13* $51* 2 193 $9Va $51* 15 233 $6Va $51 Va 1 52 $4 $51 Va 4 160 185 $26* 0 25 $4 $26* 2 381 50 $26* 2 410 $2* $26* 2 121 $3Ve $26* 8 86 $4* $26*’ 35 489 140 $20 8 689 55 $20 4 336 $2* $20 37 327 110 $20 10 26 160 $20 5 172 80 $15* 5 102 110 $15 Ve VanDer Versatile Versatil A Vespar Vestgron Vie G A 110 105 105 -10 Moore Feb $30 2 146 140 S30 $11* 11* 11* Mas F Feb $15 6 15 S2*»S17Vj 63 62 62 - 1 Mas F Feb $25 3 78 5 $17* $10 9* 9* Mas F Feb $ 17* 5 59 100 $17* 320 315 315 -10 Mas F Feb $22* 1 117 5 $17* 475 470 470 Mas F May $15 5 44 $3* $17Va 320 310 320 - 5 Mas F May $20 37 233 65 $17* $10* 10* 10* - * Mas F Aug $15 INCO AFeb $17* 4 22 $3;/e $17* $10* 10* 10* + * 10 115 80 $16* 41500 38 Va 35 36 100 $10 Va 10 Va 10 Va z 40 $33 Va 32* 32* Voyager P 2900 $13* 13* 13* Vulcan Ind 2620 $11 10* 10* Wajax A 1300 $10 9* 10 Walk GW A 1105 $29* 29* 29* + Va - * + * + Va Wardalr Warn Can Wrintn Weldwod Wstburne 4600 $17* 17* 17* WcoastPt 9400 $12Va 11* 12 W Pet A p WcoastT WcostSVap 100 $55 55 55 + * 800 305 305 305 - 5 300 $6* 6* 6* - * 700 157 157 157 + 2 210 $11 11 11 - Va - * 450 $24* 24Va 24Va - Va 4636 $35Va 34 * 34* 25*+1* 31*- * 46*- * 63 - Va 2 .12*.55*.34 - * 39*+ * 17*+ * 20*- * 16 26*+ * 25*+ * 4 Ve.19*.19*.23 - * 20*- * 26*- * 35*- * 5 .35*- * 27* 27 + * 20 - * 26* 19*+ * 60*+ * 18*+ * 23*+ * 27 + * 83*- * 28*- * 27*+ * 13*- * 22*- * 24*.32*+ * 23*- * 22*- * 23*+ * 10 .29*.20*+ * 57 + * 18*.29*- * 17*- * 53*- * 29*- * 70*+ * 13*- * 28*- * 39*+ * 33 + * 18*.15* 14*.33*+ * 34*+ * 25*- * 39*- * 45*.13*+ * 15 20*- * 46 - * 43*.11*.30*- * 13*+- * 10* 61*+ * 31 + * 27 - * 71 18*+ * 25*.27*+1 36*- * 47*- * 34*- * 9*+ * 17* 25*- * 26 + * 14*+ * 45*- * 40*- * 10*+ * 22*- * 30 + * 37 35*- * 19*- * 21*- * 26*- * 17*- * 26*- * 20*- * 13*—1 18*- * 45*+ * 14 - * 16* Wcoast w .2240 $7* 7 Va 7 Va Westeel 500 $13* 13* 13* WBcasA 345 $9 Va 9 Va 9 Va West Mine 7600 325 315 320 + 10 Westfield 2300 105 101 101 - 3 Westmill 4900 90 83 83 - 6 Weston 950 $13* 13* 13* Wstn6pr 165 $74* 74* 74* -2* Whithorse z40 135 135 135 Whonok A 600 $8* 8* 8* + * Willroy 11000 215 215 215 + 3 1000 85 85 85 - 7 zl $10* 10* 10* 1400 $5 490 5 2500 76 75 75 - 1 4000 215 205 215 + 10 Windfall 2000 6 6 6 Wood reef 33000 75 70 70 -6 Woodwd A 1275 $15* 15* 15* + Va Wrlwid 6000 $5Va 5Va 5* + * Wr Harg Y&R Prop Yk Bear York Cons Yukon C Zellers 1501 $6* 6Va 6Va Trust Units BBC Run 3025 $15* 15* 15* - Va BBC R wt 900 335 330 335 +10 BM-Rtun 8642 $15 14* 14* - * BM-RTwt 6900 238 228 228 -10 C Perm un 900 $9 9 9 — * C Realty u 1816 $7* 7* 7* C Realty w 16000 * Va * TD Realty 1300 $24* 24* 24* les devises INCO AMay $15 INCO AMay $20 INCO AMay $17* INCO AMay $22Va INCO AAug $20 INCO AAug $17* NorcnFeb $15 NorcnFeb $17* NorcnMay $15 NorcnMay $12* NorcnMay $17* NorcnAug $17* Noran A Feb $20 Noran A Feb $25 Noran A Feb $22Va Noran A May $20 Noran A May $25 Noran A May $22* Noran A Aug $22* Nor TelApr $30 Pac P Aug $35 Pac P Aug $40 Roy Bk Apr $25 Shell C May $15 Shell C May $17* SegrmJan $22* SegrmApr $25 SegrmApr $22* 3 3 $3 $16Va 8 274 60 $16* 4 162 140 $16* 4 383 15 $16* 5 25 85 $16* 10 77 165 $16* 51283 $3 $17* 111 682 140 $17* 202007 $3* $17* 17 126 $5* $17* 73 933 $2Va $17* 20 505 $2* $17Va, 3 89 $3* $23*’ 2 69 110 $23Ve 9 55 165 $23 Va 2 97 $4 Va $23* 18 95 125 $23* • 6 100 $2* $23Ve * 5 36 $3* $23Ve • 3 55 115 $28 - 2 15 $7* $39 * 15 34 $4Va $39 t 3 98 $2 Ve $26* 2 64 $2* $16* 5 61 MO S16>e -2 86 115 «m 2 108 50 S23'/e 1 54 150 $23 Va .Afrique du Sud Rand 1.2768 Allemagne Ouest Mark 5024 Antilles anglaises Dollar .4210 Argentine Peso .0022 Australie Dollar 1 2541 Autriche Schilling .0704 Bahamas Dollar 1.1411 Belgique Franc .0319 Bermudes Dollar 1.1411 Brésil N Cruzeiro .0753 Chili Escudo 0553 Colombie Peso 0398 Danemark Couronne 1813 Egyp’c Livre 2 8805 Espagne Peseta 0136 Etats-Unis Dollar 1 1079 Finlande Mark .2703 France Franc 2293 Grèce Drachme 0332 Haïti Gourde .2437 Hollande Florin 4647 Hong Kong Dollar 2383 Inde Roupie 1296 Israël Livre .1030 Italie Lire 001269 Jamaïque Dollar 1.2408 Japon Yen 004579 Mexique Peso 0504 Norvège Couronne 2067 Nouvelle- Zélande Dollar 1 1079 Pakistan Roupie 1135 Pérou Sol .0127 Philippines Peso 1528 Portugal Escudo 0273 Royaume-Uni ÉSterling 2.0182 Suède Couronne 2314 Suisse Franc 5188 Tchécoslovaquie Couronne 2105 Turquie Livre 0664 URSS Rouble 15122 Venezuela Bolivar 2592 Le dollar canadien Le dollar des États-Unis a clôturé hier en hausse de 1-25 et cotait $1.0978 par rapport à la devise canadienne.La livre sterling a monté de 1.11 et valait $2.0232 À New York, le dollar canadien a baissé de 3-100 à $0.9109 mais la livre a gagné 19-20 à $1.8430.Cours de l’or Prix de l’once d'or, en devises américaines, hier à la clôture des principaux marchés mondiaux : Londres $157.75; Paris $161.79; Prancfort $158.08; Zurich $157.375; Hong Kong $155.03.StGlCO THE STEEL COMPANY OF CANADA, LIMITED DIVIDENDE No 266 Avis est donné par les pré-5 sentes que le Conseil d'administration de la Compagnie al déclaré un dividende de qua-t rante cents (40 cents) par acr! tion, ainsiflu un dividende sup-t plementaire de dix cents (10‘ cents) par action pour les* actions de catégorie A convert tibles de la Compagnie, payable' le mercredi lerfévrier 1978auxJ actionnaires inscrits à la ferme-j ture des affaires le mardi 3 jan-t vier 1978 Avis est aussi donné que 1er Conseil d'administration a déA claré, pour les actions de caté-; gorie B convertibles de la Compagnie, un dividende de’ trente-quatre cents (34 centsjj par action, ainsi qu'un divw dende supplémentaire de huit| cents et demi (8'/j cents) par.action, et sept cents et demé (7)4 cents) par action, si la ré-‘ solution budgétaire no 27 de' l'Avis de motion de voies.et.moyens, proposée dans le but)»' get fédéral du 31 mars 1977ten' vue d'amender la Loi de l'impôt sur le revenu (Canada), était entérinée au plus tard le 30 novembre 1978, et si les administrateur étaient d avis que ledit amendement sapplique audit dividende.Le dividende sera payé! comme suit aux actionnaires inscrits à la fermeture des af-' (aires le mardi 3 janvier 1978 - ! (a) trente-quatre cents (34 1 cents) par action, ainsi qu un ; dividende supplémentaire de, huit cents et demi (8)4 cents): par action le mercredi 1er! février 1978 et (b) sept cents et demi (7!4‘ cents) par action au cours des ; trente (30) jours qui suivront' la date à laquelle les admi-nistrateurs auront acceptér.par résolution, l entérinement -dudit amendement à la Loi.sur l’impôt du revenu (Canada) validant la résolu-tion budgétaire no 27 et! s appliquant audit dividende .à condition que la date, déntrée en vigueur de la Loi.soit au plus tard le 30 novem-.bre 1978 Par ordre du Conseil Le secrétaire! J W younger; Toronto.Canada Le 12 décembre 1977 f l’actualité économique Landry promet un projet d’association-économique.Le Devoir, mercredi 14 décembre 1977 • 31 Québec aura une priorité “carrément” économique par Michel Vastel • Cinq mini-sommets sur l'agro-alimentaire, le tourisme, les mines, les pêches et la coopération et peut-être un sixième sur 1 électro-métallurgie.• Après celle de l'amiante, des stratégies industrielles sur les pâtes et papiers, l’acier, l'agro-alimentaire, l’utilisation optimale de l’électricité à des fins industrielles et, de façon plus générale, dans le secteur de la transformation des matières premières.• Une politique fiscale moins contraignante et des politiques budgétaires résolument expansionnistes.• Enfin un projet d’association — économique qui, connu dans quelques mois, contribuera à rationnaliser le débat constitutionnel, à le vider un peu de son émotivité.En somme, comme l'a promis hier le ministre d’Etat au développement économique, M.Bernard Landry, le gouvernement du Québec entend mettre les bouchées doubles, "consacrer l’établissement d’une priorité carrément economique dans 1 en- l'emploi, la fermeté des investisse-semble des politiques gouvernementales pour les deux prochaines années”.Le gouvernement semble ainsi avoir saisi Te message du dernier sondage démontrant un certain degré d’insatisfaction des Québécois face à la gestion de l’économie par le présent gouvernement.Les propos de M.Landry viennent contraster avec ceux tenus à la Presse canadienne par le Premier ministre pour qui la détérioration de la situation économique au Québec pourrait jouer en faveur de la thèse pé-quiste lors du référendum.S'adressant aux membres de la Chambre de commerce de Montréal, M.Bernard Landry a promis des “perspectives nettement plus encourageantes” pour 1978: un taux de croissance presque double du 2.1% obtenu en 1977.Parmi les facteurs positifs, M.Landry retient l’impact de la dépréciation du dollar canadien, le plein rendement de son programme de stimulation de l'économie et de soutien de iplo ments, notamment dans le secteur énergétique, et une plus grande acceptation de l’élection au PQ au pouvoir.Répétant à plusieurs reprises qu’il favorise "hautement” l’action à long terme, M.Landry reconnaît aussi devoir vivre, à court terme, avec un taux de chômage de 11.4% qu’il a la responsabilité de "combattre férocement”.Ceci implique pour lui la nécessité de favoriser la creation de 50,000 emplois par année pour éviter seulement que ce taux de chômage n’augmente, et d’en créer 28,000 de plus pour le réduire de un pour cent.Après une première année au pouvoir, M.Landry a cependant appris que “les politiques de développement economique ne s'improvisent pas” et qu’il “n'y a pas de solution aux problèmes économiques des provinces sans décentralisation véritable des pouvoirs touchant l'économie”.Néanmoins, le ministre a rappelé quelques uns des gestes déjà posés: mise en place d’une politique d'achats qui, quelques mois après, commence à produire ses effets.On parle de l’implantation d’une demi-douzaine d'entreprises, toutes reliées au secteur des affaires sociales d’ailleurs et de l'expansion d'une dizaine d'autres.La politique de l'amiante est également en place et le gouvernement se donne deux ans pour juger s’il a eu raison de parier sur l’esprit de collaboration des entreprises privées.Sur un plan strictement conjoncturel, le gouvernement a enfin élaboré son plan de stimulation de l’économie dont il attend surtout les effets en 1978."Très satisfait” des résultats des conférences socio-économiques tenues en 1977, le gouvernement se prépare à récidiver en 1978 sur les cinq secteurs déjà indiqués.Suite à la commission parlementaire sur les pâtes et papiers, le ministère des Terres et Forêts met la dernière main à la stratégie du gouvernement.M.Bernard Landry a levé hier un coin du voile sur ce que sera cette politique: il s’agira d’aider ce secteur à se tourner vers la technique thermomécanique, plus efficace et non polluante.M.Landry a laissé entendre que le gouvernement aidera les entreprises à se moderniser par des “subventions remboursables ", ce qui laisse entendre que la SD1, ou tout autre organisme du genre, participera au financement des nouveaux équipements.Ce faisant, le gouvernement veut à la fois permettre à l'industrie de redevenir concurrentielle sur les marchés extérieurs et réduire sa contribution à la pollution de l'environnement.Il s’agit aussi, pour le gouvernement péquiste, d’un pari: celui d’aider massivement un secteur industriel sans modifier pour autant la structure de propriété."Pas d'autres entreprises-témoin dans ce secteur", a clairement indiqué le ministre d'état.Pour ce qui est de l’acier, et de l'alu- minium, la stratégie qui se dessine à Québec devrait consister à "faire naître en aval de la production primaire, des industries de premiere transformation comme des fonderies." .C’est d’ailleurs pourquoi le ministre d'Etat au développement économique veut des abondantes disponibilités d’électricité pour en faire un facteur de localisation industrielle.Le Québec songerait toutefois à poser ses conditions, conditions qui seront fixées dans une politique sur ‘Tutilisation optimale de l'électricité à des fins industrielles”.Il y a déjà eu des discussions avec les deux producteurs d’aluminium et on songe à un mini-sommet sur la question.En somme, de conclure M.Bernard Landry, “l’avenir économique des Québécois peut être prodigieux à condition qu'on sache trouver une direction et un modèle original où ils pourront se sentir plus à 1 aise et plus productifs".La dévaluation du dollar fait grimper l’inflation à 9.1% OTTAWA (PC) — En raison des hausses persistantes dans le domaine de l’alimentation le taux d’inflation a grimpé à un niveau record en novembre, excédant les taux enregistrés au cours des deux dernières années.Statistique Canada annonce en effet que le taux d’inflation a grimpé de sept dixièmes de un pour cent le mois dernier, suite à une hausse de un pour cent en octobre.Le taux d’inflation a donc augmenté de 9.1 pour cent, de novembre 1976 à novembre 1977, contre 8.8 pour cent en février 1976.Le taux d’inflation était de 10.6 pour cent lors de l’imposition des contrôles fédéraux sur les prix et les salaires, en octobre 1975.L’inflation est en croissance constante, malgré qu’il reste moins de quatre mois avant que le gouvernement fédéral Nouvelle chute du dollar US biecti Les hausses de prix dans l’a- LONDRES (Reuter) - La chute du dollar s’est accentuée hier sur les marchés des changes où règne une grande incertitude à la suite de la réunion, lundi à Bâle, des gouverneurs de banques centrales.Tant à Francfort qu’à Zurich, le dollar s’est inscrit à des cours records à la baisse: respectivement 2,1480 marks et 2,0992 francs suisses.Au cours de leur réunion mensuelle, dans le cadre de la banque des règlements internationaux, les gouverneurs n’ont pu se mettre d’accord sur la tactique à adopter pour soutenir le dollar.De source informée, on indique que les représentants de la banque fédérale de réserve américaine ont résisté aux pressions de leurs homologues européens cherchant à enrayer la chute du dollar.FIDUCIE PRÊT ET REVENU Dividende no 54 Avis est donné que le Conseil d’Administration de FIDUCIE PRÊT ET REVENU a déclaré un dividende de 12'/2 cents par action classe "A" payable le 15 décembre 1977 aux actionnaires enregistrés dans les livres de la compagnie le 12 décembre 1977.PAUL TARDIF Secrétaire Québec, le 12 décembre 1977.La baisse du dollar inquiète les pays européens et spécialement l’Allemagne fédérale dont le mark est la monnaie, avec le franc suisse et le yen japonais, qui a gagné le plus par rapport à la devise américaine.Cette dévaluation de fait du dollar, considère-t-on en Europe, donne à l’économie américaine un avantage commercial artificiel en rendant ses exportations moins chères et en renchérissant le prix des produits importés.La baisse du dollar est due essentiellement à l’ampleur du déficit commercial des Etats-Unis.Mais à ceux qui critiquent la non-intervention des autorités en faveur du dollar, le “New York Times” répliquait mardi dans un éditorial que la baisse du dollar ne fait que refléter la politique d'expansion des États-Unis qui aide le monde à éviter la récession et que le cours du dollar remontera le jour où les pays à monnaie forte suivront la même voie.De là à penser que la chute du dollar — si elfe n’est pas ouvertement encouragée — est vue d’un bon oeil à Washington, il n’y a qu’un pas que les opérateurs ont apparemment franchi mardi en se débarrassant de leurs dollars.Les banques centrales elles-mêmes s'interrogent sur la politique à suivre.La Bundesbank est intervenue à concurrence de 4.2 milliards de dollars sur les LAMARRE, CATY, LÉVESQUE & MIREAULT LTÉE courtiers d’assurances agréés 3 Place Ville Marie Montréal H3B 2E5 Tél: 861-2661 commerce - industrie - avantages sociaux service de prévention de sinistres CARTES PROFESSIONNELLES ET D'AFFAIRES marchés des changes entre le 1er octobre et le week-end dernier et elle commence à s’inquiéter de cet afflux de capitaux qui risque d’alimenter l’inflation, rappqrte-t-on dans les milieux financiers de Francfort.On remarque à Francfort que la Bundesbank n’a acheté mardi que 17.4 millions de dollars au moment où celui-ci tombait à 2.1480 marks, une intervention relativement peu importante.De même source, on pense que la Bundesbank continuera à intervenir pour empêcher les fluctuations erratiques sur les marchés des changes mais qu’en l’absence d’operation de soutien concertée du dollar, elle ne cherchera pas à défendre un certain taux de change.Les cambistes rapporent que la place de Francfort se débat maintenant dans la plus grande incertitude au sujet du dollar.Dans son dernier rapport mensuel publié mardi, la Bundesbank déclare que la récente baisse de valeur du dollar a entraîné une nette détérioration de la compétitivité des produits allemands sur les marchés d’exportation.La veille, on disait s’attendre à Francfort à ce que le taux d’escompte ouest-allemand soit abaissé jeudi d’un demi-point, de 3.5 à 3 pour cent, pour tenter de décourager les capitaux flottants à venir se réfugier en Allemagne.Comme d’habitude quand le dollar est en baisse, ce sont les monnaies fortes qui se renforcent encore aux dépens des monnaies plus faibles.C’est ainsi qu’à Paris le franc français, tout en progressant par rapport au dollar 4,80 contre 4,82, est en recul vis-à-vis du mark et du franc suisse.Le mark vaut 2,23 F F.contre 2,22 la veille et le franc suisse 2,28 contre 2,27.La livre sterling était en recul par rapport au franc français: 8,82 F.F.contre 8,83.La fermeté du mark soumet à de fortes pressions le "serpent” européen”.A Copenhague le premier ministre danois Anker Joergensen a démenti les rumeurs selon lesquelles le Danemark avait l’intention de dévaluer la couronne.ne commence à lever les contrôles, le 14 avril prochain.Il y a un an, l’inflation avait été réduite à 5.6 pour cent.Depuis lors, toutefois, ce taux augmente constamment, surtout à cause des prix dans l’alimentation.Ottawa avait fixé le plafond de l’inflation à six pour cent pour 1977 et maintient aujourd'hui qu’il atteindra cet objectif en 1978.s depr limentation et le transport ont contribué pour le tiers de la hausse de l’indice des prix à la consommation en novembre.Le coût de location ou d’achat des maisons unifamiliales a aussi augmenté sensiblement.Le prix des légumes frais a augmenté de 12 pour cent durant le dernier mois et sont d’environ 30 pour cent plus chers qu’il y a un an.Les prix ont aussi augmenté en novembre pour les fruits frais, la dinde et les boissons gazeuses.Une baisse du prix du boeuf et du porc ainsi que du café n’a que partieliement compensé les hausses signalées dans le domaine des afiments frais.L’indice des prix dans le domaine de l’alimentation, qui représente 27 pour cent des produits et services figurant dans l’indice des prix à la consommation a augmenté de 13.9 pour cent en un an.Ce secteur de la consommation est de loin celui qui a subi les augmentations les plus radicales au cours des 12 derniers mois.Le coût des transports fut propulsé en hausse par une augmentation moyenne de 4.2 pour cent des nouvelles voitures, en septembre.Le coût des réparations d’automobiles et Venez choisir vos MEUBLES et MACHINES DE BUREAU sur les lieux Salle de montre unique à Montréal: dactylos, calculateurs, horloges de temps, heures flexibles, duplicateurs.machines à dicter, photocopieurs.systèmes de son, etc.CANADA DACTYLOGRAPHE INC 7035 av.du Parc 270-1141 Stationnement Ouvert samedi de 9 à 12 Breveta d'invention M A RQ U ES de C OMM ERC E Robic, Robic ET ASSOCIÉS 2100.rue DRUMMOND Montréal H3G 1X5 288-2152 Àsfentraider on se fait du bien.Canadien Pacifique Limitée AVIS DE DIVIDENDE be Conseil d'administration a déclaré à une assemblée tenue aujourd'hui les dividendes suivants: Actions ordinaires Un dernier dividende de quarante-huit virgule cinq cents (48.5C) faction ordinaire en circulation, d'une valeur au pair de S5.00, pour l'exercice 1977, dont vingt-cinq cents (25,OC) l'action est le produit d'un dividende d'investissements Canadien Pacifique Limitée, payable en devises canadiennes le 30 janvier 1978 aux actionnaires inscrits à la fermeture des registres le 28 décembre 1977 Actions privilégiées remboursables 7'U% cumulatif, série A Un dividende de trente-six virgule deux cinq cents (36.25C) par action privilégiée remboursable, 7'/.% cumulatif, série A.en circulation, payable en devises canadiennes le 28 janvier 1978 aux actionnaires inscrits à la fermeture des registres le 28 décembre 1977 Actions privilégiées de 4% Un dernier dividende de deux pour cent (2%) sur les actions privilégiées de 4% en circulation, pour l'exercice 1977, payable le 30 janvier 1978 aux actionnaires inscrits à la fermeture des registres le 28 décembre 1977.Par ordre du Conseil, JC.AMES, Secrétaire LESIMMEUBLES G.C.GAGNON INC.COURTIER EN IMMEUBLES cialistes en location Commerciale înte et gestion de jpriétés à revenus AGENCEMENT DE MAGASIN PLACE BONA VENTURE MART-A-35 ARVIDA MONTRÉAL TÉL.:861-2687 DIMINUEZ VOTRE IMPOT OBTENEZ UN REVENU Les personnes ayant un revenu élevé peuvent diminuer leur impôt en investissant dans des immeubles à appartements neufs, qualifiés, dont certains sont éligibles aux subventions gouvernementales, à Hull, au Québec.Ces investissements permettent d'attribuer un taux de dépréciation de 10% par année sur le revenu personnel.Achetez votre propre immeuble avec un paiement initial aussi bas que $35.000 et diminuez votre impôt.Veuillez consulter M.Brian Godding (613)238-4888 TRUST FÉDÉRAL 270, rue Albert Ottawa du transport aérien a aussi été marqué d'une hausse.En novembre, l’indice des prix à la consommation a atteint 166.1, comparativement à 165.0 en octobre.Cela signifie que les produits et services valant $100 en 1971, nécessitaient des déboursés' de $166.10 en novembre dernier.Ce taux élevé d’inflation laisse présager des difficultés pour le gouvernement qui avait établi le plafond des hausses de prix à six pour cent pour 1977 et qui prévoyait réduire encore lé taux d’inflation à quatre pour cent en 1978.Malgré tout, le ministre canadien des Finaflces, M.Jean Chrétien, a affirmé lundi à Vancouver que des progrès ont été réalisés dans le domaine de l’inflation.Prononçant une allocution devant les membres d’un club social de la ville, il a précisé que le présent taux d’inflation laisse percevoir “quelques mésaven- tures récentes dans le domaine de l’alimentation'’ partiellement dues à la dévaluation du dollar canadien qui ne vaut plus maintenant que 91 cents en regard de la devise américaine.Selon M.Chrétien, les incidences négatives que l’on doit à la dévaluation du dollar ont déjà influence .e taux d’inflation et celui-ci devrait subir une hausse modérée en 1978.Il a invité les Canadiens à considérer les effets positifs de l’inflation: grâce à la dévaluation du doflar, partiellement responsable d'une inflation élevée, le Canada est devenu plus compétitif sur les marchés mondiaux.La hausse du taux d’inflation s’accompagne d'une croissance constante du nombre des chômeurs.En novembre, le nombre des sans-travail était d’environ 840,000, soit 8.4 pour cent de la force ouvrière canadienne; un sommet depuis 1940.L’écoindicateur annonce une reprise L’“Ecoindicateur” de la Banque Royale, baromètre clé de l’évolution de l’activité éco-nomique au Canada, a progressé à un taux annualisé de 1.2 pour cent au troisième trimestre de 1977.Cette progression permet d’espérer que l’économie canadienne pourra enfin de secouer de sa torpeur."L’indice, en s’établissant à 102.48, a maintenant atteint son plus haut sommet en un an”, a déclaré M.R.W.Bagu-ley, économiste senior de la Banque Royale."Ce récent calcul de la valeur de l”‘Ecoin-dicateur” s’inspire des données récemment publiées sur les comptes nationaux; l’indice est supérieur à l’estimation que vous en avions faite au mois de novembre”, a-t-il poursuivi.Pour M.S.C.Chow, économiste de la Banque Royale, cette récente reprise de T’E-coindicateur" est “de bon augure”.Si cette évolution se poursuit au dernier trimestre de 1977, l’indice pourrait alors décoller du plateau où il s’est maintenu au cours des huit derniers trimestres.Un nouveau relèvement de T'Ecoin-dicateur” au quatrième trimestre viendrait étayer davantage notre prévision suivant laquelle l’économie canadienne en 1978 progressera à un rythme légèrement plus rapide qu’en 1977, où elle avait affiché une piètre tenue.” L’“Ecoindicateur” est un indice composé de onze principaux indicateurs, pour le Canada seulement, qui précèdent généralement de six à neuf mois l’évolution du rythme réel de l’activité économique.Les données completes parues jusqu’à maintenant confirment que neuf des onze composante se sont raffermis au troisième trimestre.Le rapport précise cependant que, malgré une reprise ferme, aucun des composante n’avait affiché une augmentation supérieure à la moyenne.ce qui constitue un fait sans précédent depuis le premier trimestre de 1976.Les bénéfices des entreprises avant impôts et le ratio prix-coût unitaire de la main-d’œuvre ont affiché une vigueur modérée au troisième trimestre de 1977, en raison de fortes augmentations des prix à l’exportation, conjuguées à un ralentissement de la hausse des coûts unitaires de la main-d’œuvre.Une baisse supérieure à la moyenne a été enregistrée pour la valeur en dollars constante du nombre de permis de construction délivrés, et une baisse inférieure à la moyenne a été enregistrée pour le nombre de permis de construction domiciliaire délivrés.En raison du temps qui sépare la délivrance des per- mis de construction et les mises en chantier de logements, la piètre tenue du nombre de permis de construction délivrés au troisième trimestre laisse entrevoir une persistance de la faiblesse du secteur du bâtimentrau cours des prochains mois.Le rapport publié sur r’Écoindicateur” prévoit qu’au mieux, les mises en chantier de l’année prochaine s'établiront au même niveau que celui de cette année, soit 240,000 unités.Des augmentations inférieures à la moyenne ont été enre- gistrées pour les autres neuf composante: la valeur en dollars constants de l’inverse du passif des entreprises en faillite.le ratio cours-bénéfices de la Bourse de Toronto, les bénéfices réels des entreprises avant impôts, les mises en chantier dans les zones urbaines.le ratio prix-coût unitaire de la main-d’oeuvre, le cours des actions ordinaires de 134 entreprises, la moyenne des heures de travail dans le secteur secondaire, la production d’acier primaire et la valeur en dollars constante de la masse monétaire.Reiîm5n>' (CANADA LIMITED) CLASSE A’ Dividende no 73 Avis est donné par la présente, que le dividende trimestriel régulier de 12 cents l’action a été déclaré sur les actions classe A’ de la Compagnie, lequel dividende est payable’le 1er février 1978, aux actionnaires inscrits lors de la fermeture des affaires, le 15 janvier 1978.ORDINAIRES Dividende no 114 Avis est donné par la présente, que le dividende trimestriel régulier de 12 cents l’action a été déclaré sur les actions ordinaires de la Compagnie, lequel dividende est payable le 1er février 1978, aux actionnaires inscrits lors de la fermeture des affaires, le 15 janvier 1978.Par ordre du Conseil, Jeremy H.Reitman Secrétaire Montréal, le 8 décembre 1978.DÉPÔT 5 ANS 9y4% Intérêts semestriels 4% Intérêts annuels TAUX SUJETS A CHANGEMENTS CEPENDANT LES DÉPÔTS ACCEPTÉS NE SONT PAS AFFECTÉS SYSTÈME D’ENREGISTREMENT AUTOMATIQUE D’APPELS TÉLÉPHONIQUES 3 MODELES • ECONOMIQUE • FACILE À INSTALLER • FACILE À OPÉRER • ENREGISTREMENT DE VOS MESSAGES SUR CASSETTES RÉGULIÈRES CANADA DACTYLOGRAPHE Inc.7035 av.du Parc, Montréal, Québec :s n f Société m ¦ ¦ ¦ ¦ de Fiducie 385 est, rue Sherbrooke Montréal, H2X1E5 Tel.: 844-2050, poste 150 INSTITUTION INSCRITE À LA RÉGIE DE L'ASSURANCE DÉPÔTS DU QUÉBEC N B20A ^ * *-e Devoir, mercredi 14 décembre 1977 La recherche sur la santé: problèmes et perspectives 2) Quelques mesures que l’on souhaite trouver dans le prochain Livre vert de Camille Laurin Dans le domaine de la santé comme dans l’industrie ou les sciences humaines, il n’existe actuellement au Québec aucune structure qui permette au gouvernement une action dynamique et efficace dans la promotion, l’assistance, l’harmonisation, l’exécution, le suivi et l'évaluation d’une politique scientifique au Québec.Le Premier ministre, dans le message inaugural du 8 mars dernier, identifie pourtant comme l'une des priorités de son gouvernement “la définition d’une politique scientifique” et il n’est donc pas surprenant de voir qu’en juillet, le ministre d É-tat au Développement culturel recevait du Conseil des ministres le mandat d’élaborer d’ici décembre prochain un livre vert sur la politique scientifique qui couvrira les secteurs de la recherche gouvernementale, universitaire et industrielle.On peut donc s’attendre à du nouveau dans ce domaine en espérant que les consultations seront larges et le temps suffisant pour une évaluation critique de ce livre vert.Il est en tout cas normal d’espérer que la recherche scientifi- 3ue soit définie comme une activité essentielle e notre société au même titre que l’éducation, l’agriculture ou le développement de nos richesses naturelles.La définition d’un statut du chercheur Il n’existe aucune reconnaissance, dans quelque secteur que ce soit, pour celui qui se définirait comme un professionnel de la recherche.Ce n'est donc qu’en tant qu’enseignant dans les universités et que fonctionnaires dans les ministères que les chercheurs peuvent trouver un emploi.On distingue dans les universités plusieurs niveaux où recherche et enseignement sont reliés à des paliers divers et plusieurs catégories de professeurs: 1- Le professeur avec poste régulier, non impliqué dans des activités de recherche et protégé par les conventions collectives; 2- Le professeur avec poste régulier qui partage de façon variable, selon les individus, son temps entre l’enseignement et la recherche.Lui aussi est bien protégé par les conventions collectives.3- Dans les facultés des sciences de la santé, il existe une catégorie de professeurs dits “plein temps géographiques" qui partagent leurs activités entre la distribution de soins, la formation des professionnels de la santé (donc l’enseignement), et occasionnellement la recherhce.Ces professeurs sont regroupés en association professionnelle et protégés également par des conventions collectives.4- Enfin, ceux qui portent le titre d’adjoint, agrégé ou titulaire de recherche, n’ont ni poste universitaire, ni rémunération universitaire, ni convention collective qui les protège, ni statut professionnel.Ils n’ont au surplus aucun “droit politique” dans les départements universitaires.Cette situation, ajoutée au fait que le recrutement dans les départements se fait en fonction de l’enseignement, non de la recherche, et que de toutes façons le nombre de postes a plutôt tendance à plafonner, n’est pas sans amener des répercussions sérieuses sur nos effectifs de recherche, la qualité des scientifiques que l’on voudrait recruter, le renouvellement ou l’addition de nouveaux chercheurs dans les secteurs prioritaires, n ne faut donc pas s’étonner que peu d'étudiants s’inscrivent dans des programmes de deuxième et troisième cycle visant a former des chercheurs et que nous devions faire appel à des scientifiques d’autres pays pour remplir des postes temporaires.Au surolus, l’absence d’un statut de professionnel de la recherche rendra difficile la mise en oeuvre d’une politique scientifique, puisque le “savoir-faire” risque de faire defaut! Définir un statut du chercheur ne change en rien le rôle des universités dans la conduite de la recherche.Il ne s’agit pas non plus de construire un système parallèle de laboratoires ou d’instituts coûteux qui videraient à toute fin pratique les universités.Il devient plutôt urgent de mettre sur pied un profil de carrière pour le chercheur, avec critères de nomination, normes de promotion et reconnaissance professionnelle.Et il existe de nombreux modèles dont on peut s’inspirer: l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM, France), le Medical Research Council (MRC, Angleterre), le Fonds National Belge pour la Recherche Scientifique (Belgique), etc.La structuration des voles de formation de chercheurs Dans le rapport Opération Sciences de la Santé (1) élaboré par le ministère de l'Education en collaboration avec les Affaires Sociales, on souligne qu'il est difficile d’identifier les voies de formation qu’ont suivies les divers chercheurs oeuvrant dans les sciences de la santé.Sans doute à cause de l’évolution trop rapide de la science par rapport à la rigidité des structures départementales universitaires, les programmes de deuxième et troisième cycles ont ______par___________________________________________________________ RENÉE SIMARD ¦ La recherche scientivique dans le secteur de la santé canalyse chaque année des sommes considérables, ainsi que l’a illustré hier un premier article du Dr René Simard.Mais elle est néanmoins menacée de stagnation, voire de recul par l'orientation récente des politiques budgétaires, administratives, patronales-syndicales et autres.Dans un deuxième article, M.Simard énumère quelques mesures qui pourraient améliorer la situation et les perspectives au Québec.M.Simard est président du Conseil de la Recherche en Santé du Québec.Il est aussi directeur de l’Institut du Cancer de Montréal, rattaché au Centre hospitalier Notre-Dame.m.'W' Kamouraska a une qualité de plus, elle est bien de chez nous.SOCIETE DES ALCOOLS DU QUEBEC T les connaisseurs ^ été axés sur la spécialisation et la technique plutôt que sur la formation et l'apprentissage de la pensée et de la recherche scientifique.Seulement les étudiants les plus doués et les plus aptes à réussir devraient y trouver accès, compte tenu de l’environnement scientifique nécessaire pour le développement scientifique et compte tenu aussi des postes disponibles, des plans de carrière qu’on y trouve et des priorités actuelles et futures.Les disparités sectorielles Il est certain qu'il s’agit là d'un problème sérieux qu’il faudra corriger si on aspire à un développement harmonieux du secteur santé.Certains secteurs, tels la recherche socio-sanitaire, la médecine dentaire, la recherche technologique, font figure de parents pauvres au Québec.Dans de nombreux cas, il n’existe même pas de programme de formation, comme par exemple, en épidémiologie et en recherche opérationnelle.Mais tant que les ressources resteront aussi maigres et les domaines à couvrir aussi vastes, il faudra envisager la possibilité de former des chercheurs seniors à l’extérieur, compte tenu de l'absence de certains types de spécialistes dans quelques secteurs.L’Indexation des budgets de recherche Comme on peut bien se l’imaginer, l'inflation de ces dernières années n’a pas fait qu’ébranler des empires économiques dont la structure ap; paraissait pourtant fort solide.Elle a amené dans nos laboratoires de recherches des bouleversements profonds que rien n’est venu corriger depuis.Ainsi, en 1974-75, l’augmentation des prix a été d’environ 40% pour les salaires versés aux techniciens(nes) à même les octrois de recherche (moyenne de 10 employés dans 3 institutions différentes) et de 75% sur les matéraux et fournitures nécessaires à la conduite de projets (moyenne de 25 items différents et non sélectionnes).Pendant cette même période, la croissance des budgets des organismes de recherche variait de 5 à 10%.Les coupures ont donc été sévères, fermant certains laboratoires avec congédiement de personnel et réduisant sérieusement la compétitivité des autres.Pourtant, au moment où les organismes gouvernementaux fédéraux voyaient leur budget réel diminuer d’année en année, les organismes philanthropiques augmentaient considérable ment leurs programmes.Il s’agit donc là d’un démenti formel à ceux qui prétendent que le public en générai n’est pas favorable au support de la recherche scientifique.Les gouvernements provinciaux ont d’ailleurs bien ressenti cet appui massif et y ont répondu en général en fonction de leurs ressources.Ainsi, au Québec en 1974, le ministère des Affaires Sociales permettait au Conseil de la Recherche en Santé de mettre sur pied un nouveau programme de support impliquant de 50 à 60 postes de chercheurs.En Ontario et en Alberta, les bénéfices de la Loterie Provinciale (environ 25 millions en Ontario) seront attribués au support de la recherche en santé en plus des autres programmes existants (2).La seule approche qui réglerait définitivement le problème de l’instabilité des laboratoires et l’insécurité du personnel impliqué dans la recherche en santé serait une indexation des budgets de recherche.Ainsi, le budget de la recherche en santé au fédéral comme au provincial, pourrait être indexé au budget total du ministère impliqué.En Ontario, les recommandations de l’Ontario Council of Health visent à indexer le support à la recherche en Santé à 2.67 pour cent du coût total des services de santé (3).C’est là un point de référence qui sans constituer une valeur absolue, réglerait bien des fluctuations dues à des courants anti-scientifiques passagers.Ce sont là les principaux problèmes mais il y en a d’autres, telles les disparités régionales (comment les corriger?), l’identification de priorités pertinentes (qui doit la faire et comment?), etc.Dans une certaine mesure, tout est lié: la structure même des organismes de support à la recherche détermine les caractéristiques de notre système de financement, lequel entraîne forcément les difficultés actuelles (III).Sans vouloir tout remettre en question, on peut penser à certaines interventions qui ont été brièvement évoquées dans cet article.D faut espérer que les responsables de l’élaboration du livre vert sur la politique scientifique réussiront à faire une analyse en profondeur de notre système et à proposer des corrections adéquates, RÉFÉRENCES: (1) Opération Sciences de la Santé, Ministère de l'Éducation, Québec, 1975.(2) Health Research in Ontario, Proceedings, 1977.(3) Health Research Priorities in Ontario, Ministery of Health, Toronto, 1977.FIN Paul VI invite l’Eglise de France à approfondir et à équilibrer le rapport action-contemplation par Robert Solé Le Monde CITÉ DU VATICAN — C’est un véritable message à l’Église de France oue Paul VI a lu lundi 5 décembre devant les évêques de la région Est.Ils constituaient le neuvième et dernier groupe de prélats français reçus cette annee à Rome en visite ad limina.Concluant ses huit discours précédents - dont nous avons rendu compte dans le Monde des 19 mars, 29 mars, 20 avril, 7 mai, 8 juin, 22 juin et 23 septembre, — le pape a voulu “résumer ses impressions générales sur le catholicisme français”, méditer avec ses hôtes sur la mission épiscopale et adresser à travers eux, “un appel personnel” aux diverses catégories de chrétiens.“Nous venons d’entendre un discours historique et prophétique” ont dit les onze évêques en sortant du Vatican.I^s foU precedentes, Paul VI s’était inspire des rapports des régions, puis il avait abordé des thèmes plus généraux comme le célibat sacerdotal, la liturgie, la paroisse, la catéchèse ou la formation religieuse.Lundi, il a procédé de manière plus globale^ en indiquant ses craintes et ses espoirs a l’Église de France.“Fille aînée”, elle le reste aux yeux d'un pape qui a été formé “à la française”.Personnellement Paul VI doit beaucoup à la France et il continue de lui attribuer un rôle d’exemple sinon de modèle.Ses exigences — et parfois ses déceptions — sont à la mesure de cet attachement.On doit en tenir compte en parcourant cette suite de neuf discours dans lesquels le pape dit en substance: “Vous avez choisi la bonne voie, mais restez-y”.Une phrase prononcée le 5 décembre devant les évêques de l'Est résume sa pensée: “L’Église, en France, a besoin d’approfondir et d’équilibrer le rapport action-contemplation En d’autres termes, on a trop mis l’accent sur l’action, négligeant de ce fait même la doctrine (“La recherche continuelle ne tient pas lieu de doctrine!”) et la sainteté (“L’Église a surtout besoin de pasteurs qui brillent par leur sainteté”).Le pape semble dire que la période conciliaire est terminée.Une autre époque s’ouvre: celle, en quelque sorte, au rééquilibrage entre tradition et renouveau.Aucun des neuf groupes d’évéques qui se sont succédé à Rome n’a voulu voir des reproches dans les discours du pape.Au contraire, chaque fois qu’ils sont sortis de chez lui ces prélats ont fait preuve d’une joie et d’un optimisme qui ne pouvaient etre feints.Il faut dire que Paul VI leur a toujours parlé sur un ton très chaleureux, qu'il n’a cessé de les féliciter tout en exprimant leurs propres inquiétudes.Des évéques dont il comprend les difficultés, mais à qui il recommande d’être “des guides”, de ne pas se laisser envahir par Tes bureaux spécialisés” et d’incarner l’unité.Car, actuellement, “les familles catholiques ont tendance à constituer des clans dans l’Église”.Les prêtres doivent “briller par leur sainteté”.Ils peuvent susciter des vocations, “car bien des jeunes sont capables de vivre le sacerdoce tel que l'Église latine l’a conçu”.C’est une claire allusion au célibat obligatoire.Aux rebgieux le pape rappelle que si ces mêmes jeunes ont été rebutés par un style de vie ancien Un ex-membre du Front de libération du Québec, évadé depuis le 22 octobre et dont le nom a refait surface récemment dans le cadre des travaux de la commission d’enquête Keable sur certaines opérations policières au Québec, a été repris lundi dans la métropole par des enquêteurs de la Sûreté du Quebec.Il s'agit de Robert Hudon, âgé de 33 ans, arreté en 1969 et condamné à 10 ans d’emprisonnement pour sa participation à des actes terroristes du FLQ.Il était logé “les adaptations successives ne les attirent pas davantage”.Enfin, les laïcs sont appelés à “aimer l’Église”, à avoir une action “catholique, ecclésiale”.Une fois de plus, Paul VI renvoie dos à dos les contestataires des deux bords en les condamnant sévèrement.Il dénonce "une mentalité comparable à celle de depuis quelque temps au centre de transition Saint-Hubert, sur la rue du même nom, mais on n’avait plus eu de ses nouvelles depuis sept semaines.Hudon a été arrêté à 4 h 30 hier dans le hall d’entrée de l’hôtel Bonaventure, à la suite d’une enquête et de recherches par la SQ.Son nom avait été mentionné a la suite de révélations à Radio-Canada, le 30 novembre, par un ex-caporal de la SQ, M.?aude Lavallée, relative à un projet de surveillance et d’écoute électronique d’un l’Action française”, s’étonne de “liturgies inadmissibles”, de l’évolution “surprenante”, de tel ou tel mouvement d’action catholique.Plus nouvelles sont ses remarques sur la “lassitude” et même la “fatigue spirituelle” qui semble atteindre 1 Eglise de France.Ressaisissez-vous, dit le pape, “n’ayez pas peur, relever la tête!”.local du Parti québécois à Shawinigan.La direction de la SQ expliquait peu après que son projet n’avait pas pour Dut d espionner le PQ mais plutôt a’exercer une surveillance sur des membres du FLQ soupçonnés de terrorisme.On avait par la suite procédé à l’arrestation de quatre individus, dont Robert Hudon, La SQ précisait que le local, quoique loué par le PQ, servait clandestinement de lieu de réunion aux felquistes qui avaient réussi à en obtenir la clé.La SQ capture l’ex-felquiste Robert Hudon
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