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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 19 septembre 1977
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1977-09-19, Collections de BAnQ.

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fais ce que dois TiJ lüTl .tniAlVf jf/Sïÿxl “mO fcüo le livre qu’oTrgnsse dans sa poche mais qu’on garde dans sa bibliothèque Vol.LXIX - No 215 Nuageux avec averses.Maximum 19.Montréal, lundi 19 septembre 1977 Saint Janvier 25 CENTS Les libéraux se donnent jusqu’à la fin de mars pour choisir leur nouveau leader par Pierre O’Neill SHERBROOKE — Le congrès pour le choix d’un chef permanent du Parti libéral du Québec aevra se tenir le plus tôt possible et le plus tard en mars 1978.Les membres du conseil général, réunis en fin de semaine à l'université de Sherbrooke, ont en outre ordonné au comité exécutif du parti de procéder dès maintenant à la formation au comité général d’organisation du congrès.Es n’ont pu s’entendre néanmoins sur le choix du heu du congrès, soit Québec ou Montréal.Tout au long du weekend, les noms des résumés aspirants au leadership ont anté les coulisses de la réunion du conseil général.Une dizaine de parlementaires ont participé aux délibérations, notamment ceux dont les velléités de leadership sont publiquement connues.Ils en ont profité pour tâter le pouls, voire même cabaler les cadres et militants du parti.Dans le but d’éclairer les membres du conseil général sur les problèmes d’orga- nisation d’un congrès au leadership, les dirigeants du parti ont montré des diapositives sur les moments les plus importants du congrès de 1970 au Colisée de Québec.Lorsque les figures de l’ex-premier ministre Jean Lesage et de feu Pierre Laporte sont apparues à l’écran, les membres du conseil général ont longuement et chaleuruesement manifesté.Dans les cas de l’ex-premier ministre Bourassa, l’accueil fut froid au point que l’on ressentait le malaise dans la salle.C’était la première fois, que les dirigeants du parti ouvraient aux représentants de la presse les délibérations du conseil général.Formé principalement des membres de l'exécuüf du parti, des députés, des présidents régionaux, des présidents d’associations de comtés et des présidents et secrétaires de commissions permanentes, le conseil général a par ailleurs adopté une série de mesures visant à démocratiser sensiblement le choix du leader du PLQ : • la délégation de l’association de comté est accrue de quatre représentants ce qui porte le nombre de délégués de 1663 qu’il était en 1970 à plus de 2,600 en vue du congrès de 1978.Parallèlement, le nombre des jeunes et des femmes au sein de la délégation se trouve également accru.Les groupes ethniques auront droit à trois représentants par comté; • le régime des délégués de droit, dits délégués d’office, est aboli.À l'élection de Robert Bourassa en 1970, ils comptaient pour 45% de la délégation.Cette proportion avait été ramenée à 22% Voir page 6: Les libéraux Gérard-D.Lévesque Lévesque promet contre le chômage des mesures “d’une certaine ampleur” au sommaire ¦ La Ville accuse les cols bleus d’abuser de leur force syndicale — page 3 ¦ La déclaration de Kingston: un éditorial de Claude Ryan — page 4 ¦ Brejnev et Pinochet ont besoin l’un de l’autre, pense Leonide Pliouchtch — page 7 ¦ L’embargo sur les vêtements: qui en profitera?— page 8 par Jean-Claude Picard SAINTE-MARGUERITE - Le premier ministre René Lévesque a formellement promis en fin de semaine que son gouvernement annoncera, à la mi-octobre, des mesures “d’une certaine ampleur” pour combattre le fort taux de chômage que connaît actuellement le Québec.“Nous ferons un effort très très accentué pour tenter de diminuer le chômage au cours des mois d’hiver”, d’affirmer le premier ministre, samedi, à l’issue d’une réunion de deux jours du cabinet des priorités et du caucus des députés péquistes.Réunion dont Tun des principaux objectifs était d’ailleurs d’arrêter les mesures à prendre au cours des prochaines semaines pour contrer au mieux la mauvaise conjoncture économique actuelle.A cet égard, M.Lévesque a confirmé, au cours d’un long entretien avec la dizaine de journalistes qui attendaient depuis la veille de connaître les résultats de ces entretiens, que ministres et députés s'étaient entendus pour proposer dans l’immédiat des mesures concrètes pour aider à “passer l’hiver”.Ces mesures, qui devront de nouveau être discutées au conseil des ministres d’ici une dizaine de jours, seront dévoilées dans le budget supplémentaire que déposera à l’Assemblée nationale le ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, dès la reprise des travaux parlementaires, vers le milieu du mois d’octobre.M.Lévesque a refusé d’indiquer quelle sera l’ampleur exacte de ces mesures, signalant toutefois qu’en plus des quelques dizaines de millions de dollars qui ont pu être récupérés du budget actuel du gouvernement, il fallait aussi compter sur certaines sommes en provenance de postes extra budgétaires, en particulier sur l’activité des sociétés d’Etat, telles la SDI, par exemple.“Ce que nous avons tenté depuis quel-ue temps, c’est de coordonner tout ça et e mettre tous les morceaux ensemble.On s’est rendu compte, en fin de semaine, dans les documents qui nous ont été sou- mis, que ça commençait à faire des sommes assez intéressantes”, a-t-il expliqué, refusant cependant d’indiquer plus précisément la part d’argent neuf que ce budget supplémentaire consacrera à la lutte contre le chômage.Il n’est pas inutile de signaler que toute cette opération avait démarré a la mi-août, alors que, rentrant de vacances; M.Lévesque n’avait guère mis de temps a ramener tout son monde à l’ordre et à rappeler que s’il est vrai que le gouverne-Voir page 6: René Lévesque '•••¦a¦ •••w.wSy.- •* ^ ’***» - Des centaines de Montréalais ont répondu à l’invitation de la communauté chinoise de participer avec elle à la fête annuelle de la Lune d’automne.Les visiteurs ont pu admirer des démonstrations typiques et colorées de folklore chinois.(Photo Jacques Grenier) Clark est convaincu que la notion de “statut spécial” répugne aux Canadiens La Bolivie mise au pas 1) Le banquet et les miettes par Michel Roy M.Joe Clark a déclaré samedi, au cours d'une entrevue accordée au DEVOIR, que l’état d’esprit qui règne actuellement au Canada et l’héritage des 10 dernières années l'amènent à écarter toute forme de statut particulier pour le Québec, aussi bien en matière de langue d’enseignement qu’au plan politique et constitutionnel.Fort de l’appui que venaient de lui témoigner à Kingston les quatre premiers ministres provinciaux conservateurs, le chef de l’Opposition aux Communes s empresse toutefois de reconnaître la né- cessité d’apporter au régime fédéral actuel de nombreux changements; il insiste de nouveau sur la décentralisation et les limites au pouvoir fédéral de dépenser; il souhaite que les provinces puissent exercer dans certains secteurs des pouvoirs qu’elles n’ont pas, ou qu’une priorité législative leur soit octroyée dans des domaines de juridiction concurrente; il évoque la possibilité de changer le mode des nominations à la Cour suprême, au Sénat et dans d’autres institutions fédérales; il espère que le gouvernement de M.Trudeau, mieux placé que l’Opposition à cet égard, prenne l’initiative de propositions hardies en ce sens et sans délai.Mais, quelles que soient les formules retenues éventuellement, il n’accepte pas l’idee du statut particulier, parce qu'il est convaincu que cette notion, dénoncée par M.Trudeau depuis 1968, répugne aux Canadiens.Il va falloir trouver des solutions, dit-il, sans recourir à ce concept, ni à celui des “deux nations”.Ainsi, au chapitre de la politique culturelle, M.Clark croit qu’il faut offrir au Québec des garanties, c’est-à-dire les moyens et les ressources de protéger et de favoriser l'épanouissement d'une culture qui lui est propre.“Je ne crois pas qu’il serait indiqué de confier cette responsabilité au gouvernement fédéral qui sera toujours dominé par une population non-francophone." Mais if n y voit pas un régime distinct.“Je veux donner ce même pouvoir aux autres provinces.” Un pouvoir qu’elles n’exerceront peut-être pas “car il est essentiel pour le reste du Canada d’avoir une presence culturelle fédérale active parce que nous n’avons pas hors du Québec la même stimulation qui existe ici.La communauté n’est pas aussi forte, aussi distinctive au niveau culturel”.Le chef de l'Opposition a énuméré les secteurs desquels le gouvernement fédé-Voir page 3: Joe Clark par Jean-Claude Buhrer envoyé spécial du Monde LA PAZ — Au premier abord, du moins, La Paz (Bolivie) change.Dès l’arrivée, du haut de l’immense falaise qui s’ouvre pour découvrir l’impressionnante vision de cette ville tapie dans une gigantesque faille, le voyageur voit soudain comme des pieux dressés au milieu des maisons basses et des mesures qui s’étagent jusqu’au centre.De là-haut, à 4,000 mètres d’altitude, ces formes élancées parmi des toits de tôle paraissent dérisoires en regard du Huayna Potosi ou de l’Illi-mani couronnes de leur calotte de neige éternelle.Pourtant, en s’en rapprochant, il faut se rendre à l’évidence: les premiers gratte-ciel font leur apparition dans l’une des plus hautes villes du monde.Livrés aux pioches des démolisseurs et aux échafaudages, le Prado, artère principale de la ville, et les rues avoisinantes sont irrémédiablement grignotés par une architecture fonctionnelle et stéréotypée.Sous l’effet de la spéculation immobilière, le centre colonial de La Paz, aux venelles étroites, doit céder mois après mois du terrain, tandis que ses habitants les plus pauvres se voient souvent contraints d’aller chercher refuge dans les quartiers hauts des bidonvilles.Les nouveaux immeubles, eux, seront réservés à des banques et à des bureaux en tous genres.Autres signes tangibles de l’essor économique relatif que connaît actuellement la Bolivie, on remarque davantage de voitures dernier modèle, et plusieurs chaînes internationales ont entrepris de construire des hôtels à La Paz.Attirés par le potentiel agricole et minier, banquiers et hommes d’affaires occidentaux et japonais se font aussi plus nombreux.Depuis six ans qu’il assume le pouvoir, le général Banzer a fini par imposer à la Bolivie un semblant de stabilité."Contrairement d ce qui se passait du temps oü les partis politiques avaient des activités —fait remarquer un industriel étranger, — aujourd'hui les conditions sont devenues favorables au commerce et aux affaires." La satisfaction n’est pas moins évi- dente dans les milieux officiels.Dans leurs discours, les responsables du régime se complaisent à mettre l'accent autant sur la stabilité retrouvée que sur l’amélioration de la situation économique."Grâce d la maturité atteinte par la nation, déclare le général Banzer, son image a changé et l’on entrevoit un panorama optimiste.La Bolivie a été l’un des rares pays d éviter les conséquences de la crise mondiale, si bien que ses répercussions y sont passées d peu prés inaperçues." Un redressement économique Si l'on se réfère aux graves difficultés que connaissent la plupart des pays voisins, le quotidien Ultima Hora de La Paz n'avait sans doute pas tort de titrer un article consacré au bilan de l’année écoulée: “La Bolivie a été un îlot de stabilité économique dans le Cône sud”.Le gouvernement peut se prévaloir de certains résultats; le taux de croissance du produit interne brut est passé de 3,87c en 1970 à 6,7%> en 1976, soit 2,5 points de plus que la moyenne latino-américaine; l'inflation, qui s’élevait à 64%> en 1974, a été ramenée à 127c; les balances commerciales et des paiement se sont soldées par des excédents, tandis que les réserves monétaires, qui étaient de 34 millions de dollars en 1971, ont atteint plus de 180 millions de dollars.Le régime actuel a bénéficié de la hausse des cours des matières premières sur les marchés mondiaux."La conjoncture, constate M.Luis Adolfo Siles Salinas, ancien président de la République, n’a jamais été aussi bonne de toute notre histoire.De 1,5 dollar la livre en 1969, l’étain est passé d plus de 4,5 dollars.Un tel changement était impensable d notre époque.S'il avait alors augmenté de 10 cents seulement, nous aurions fait des miracles." Outre l'étain, dont elle est le deuxième producteur du monde, la Bolivie a également vu s’accroître les ressources de ses exportations de pétrole et de gaz.Minerais et hydrocarbures représentent à eux seuls 897c de ses rentrées de devises.Venant s’ajouter aux garanties don-Voir page 6: La Bolivie J GROS LOT MINIMUM $100.000.00 VENDREDI NUMÉROS GAGNANTS PEU IMPORTE L’ORDRE & 8I 15 | 21 | 26 6 SUR 6 NOMBRE DE GAGNANTS 1 PRIX 109,461.80 5 SUR 6 64 1,539.30 4 SUR 6 3,494 78.30 5 SUR 6+ 3 21,892.30 27 I 33 NO COMPLÉMENTAIRE S'APPLIQUANT SEULEMENT AU 5 SUR 6 + CO JVENTE^OTAUES^IM^aZ tAfipi ~ Utp 0 SÉRIE 04 24 oe 35 NUMÉRO 38844 78983 82758 56999 1 TIRAGE; 725 VENDREDI 16-09-77 39 Séries émises- 90,000 chacune GAGNANTS POSSIBLES NUMEROS SANS SERIE PRIX 152 38844 M.000 78983 82758 56999 13.884 844 I 983 *25 758 1 999 î t* Le Devoir, lundi 19 septembre 1977 Le Liban 60,000 morts après 2) Un pays malade qui colmate ses brèches Une ébauche de vie culturelle réapparaît: beaucoup de galeries étant détruites, les peintres exposent dans les écoles, dans les banques ou chez les particuliers.Trois vedettes internationales sont déjà revenues chanter au Liban, tandis qu’on envisage une reprise du festival de Baal-beck dans un avenir proche.On inaugure de nouveaux centres culturels, parmi lesquels on peut citer “la Maison Libanaise” • ou “le Palais de la culture de Rabieh”.Sur le plan de l’urbanisme, la reconstruction du centre-ville est l’une des préoccupations du gouvernement en place: plusieurs missions étrangères se sont succédé jusqu’à présent pour proposer un plan de reconstruction de Bab-Edriss et des quartiers périphériques, de la Plaçe des Canons aux grands hôtels.C’est le plan français, prévoyant la mise en valeur des vestiges archéologiques du vieux Beyrouth récemment découverts, et proposant la création de voies piétonnières et de jardins, qui a soulevé le plus d’enthousiasme.Des prêts internationaux contribueraient à la mise en oeuvre d’éventuels travaux.La presse beyrouthine, il est vrai ligotée par une censure draconienne, est d'un optimisme à toute épreuve: on y parle beaucoup de relance économique, de reconstruction, de réconciliation nationale, de "rage de vivre”.Rien de cela n’est complètement faux ni totalement exact.A travers cette volonté acharnée de s’en sortir, on sent un malaise profond, à tous les niveaux de la société libanaise, quelle 3ue soit l’appartenance politique.A côté es fanatiques et des inconditionnels de quelque bord qu’ils soient, l'immense majorité des libanais est désabusée, ayant doublement perdu confiance en leurs propres concitoyens, et en leurs partis politiques.Il faut ajouter aussi que de nombreuses familles ont été séparées à la suite de la partition de fait de la capitale.Il est peu de Libanais à l’heure actuelle qui osent passer de ‘Tautre côté” à une heure tardive.Cette appréhension reste extrêmement forte même chez ceux qui n’ont pas directement combattu.Le malaise des Libanais s’explique aussi oar les problèmes qui se posent avec une acuité nouvelle au lendemain de la ‘“guerre”: un taux de chômage important et une hausse vertigineuse du coût de la vie.La hausse la plus vivement ressentie est celle des produits alimentaires, qui était de l’ordre de 81% en mars 1977 par rapport à mars 1975.Depuis lors, le prix de certaines denrées a encore doublé, spécialement les fruits et les légumes.À l’intérieur des villes, les transports ont connu une hausse de 114%, l’essence de 100% en deux ans.Dans le domaine de l’habillement et des produits importés, la hausse est de 60% en moyenne.Les causes de la hausse dans ce domaine sont multiples: éclatement des souks et dis-ersion du commerce, augmentation des soins et faiblesse de l’offre, dépréciation de 30% de la monnaie libanaise alliée à l’inflation internationale cumulée sur deux ans, tout cela ayant contribué à alourdir considérablement le prix de vente de la marchandise.Texte et photos de Dominique De Boisbaudry pei be: collaboration spéciale Parallèlement, le prix des loyers a quasiment triplé en deux ans et peut, dans certains quartiers, être aussi élevé qu’à Montréal.La crise du logement est aggravée par l’insuffisance des appartements, compte tenu du grand nombre d’immeubles détruits ou endommagés pendant la guerre.La plupart des locataires doivent acquitter subitement le montant de deux années de loyer auquel s’ajoutent les factures d’électricité, d'eau et de téléphone depuis le printemps 1975 alors que le fonctionnement de ces services publics laisse encore beaucoup à désirer.Le Libanais de classe moyenne a donc beaucoup de mal à maintenir son niveau de vie, d'autant plus que les salaires n’ont pas suivi la même ascension que le coût des produits courants.Une augmentation de 20% des salaires du secteur public en avril dernier reste insuffisante (un fonctionnaire gagne en moyenne entre $300 et $400 par mois).On parle d’une augmentation vraisemblable de 30% des salaires du secteur privé.Mais le gouvernement n’a encore pris aucune mesure pour résorber efficacement le chômage, souci numéro un des jeunes.Le gouvernement libanais s’emploie surtout à sauver les apparences, à colmater les brèches d’un regime malade.Si on parle de plus en plus de reprise économique, le problème politique et social qui est à l’origine de la “guerre” n’est pas résolu.La plupart des Libanais trouvent même que la situation politique et sociale est pire qu’avant.On parle aussi au Liban de réconciliation nationale, mais y a-t-il un dialogue et quels en sont les interlocuteurs?Chaque partie en présence veut reconstruire un Liban nouveau, et c’est bien là le seul point d’accord entre ces parties, mais sur quelles bases édifiera-t-on ce pays?Les partis chrétiens se disent prêts a coopérer avec les partis musulmans pour reconstruire l’Etat libanais mais se heurtent à une gauche musulmane divisée dont les dissensions sont apparues au grand jour après l’arrêt des combats.La gauche libanaise, décapitée depuis l’assassinat de son leader Kamal Joumblatt, est actuellement désorientée, désorganisée.En revanche le “Front Libanais” regroupant le parti Kataëb de Pierre Gemayel et le Parti national libéral de Camille Chamoun, est parfaitement hiérarchisé, güidé par des leaders puissants.Pendant la “guerre” les partis chrétiens s’étaient pratiquement substitués à l’Ftat dans leur région, créant des services publics (acheminement du courrier, ramassage des ordures, centres pour handicapés, ravitaillement) d’une efficacité remarquable.Un an après le dernier cessez-le-feu, le bloc chrétien est plus homogène, plus structuré que jamais.Fait étonnant dans un pays où l’individualisme forcené est de rigueur, il s’est établi une solidarité véritable entre les chrétiens à l’intérieur de leur région.Quant à un éventuel dialogue avec la Résistance palestinienne, la droite s’obstine à le refuser tant que les Palestiniens n’auront pas fait la preuve de leurs bonnes intentions en ce qui concerne l’application de l’accord du Caire.Les bonnes intentions, la Résistance palestinienne n’en est pas avare, mais cela suffit-il à restaurer une confiance perdue depuis si longtemps?Depuis la signature de l’accord tripartite de Ch-taura (Liban-Syrie-O.L.P.) survenue en juillet dernier et visant à définir les modalités d’application de l’accord du Caire, l’attitude de la Résistance palestinienne évolue vers un assouplissement.Selon l’agence d’information palestinienne Le roi Baudouin arrive à Ottawa OTTAWA (Reuter) — Le roi Baudouin entame aujourd'hui à Ottawa avec la reine Fa-biola, une visite de cinq jours destinée à renforcer les liens traditionnels d’amitié entre la Belgique et le Canada.Ce sera la première visite du roi des Belges au Canada, où il rencontrera de nombreux dirigeants, dont le gouverneur général, M.Jules Léger, et le premier ministre.M.Pierre Trudeau.La visite ne revêtira aucun caractère politique, fait-on remarquer au ministère canadien des Affaires extérieures en se référant à un passage de la biographie officielle du roi où il est signalé qu’en tant que souverain constitutionnel il doit être au-dessus des idéologies, des programmes, débats et intérêts économiques précis des partis politiques.Toutefois, le vice-premier ministre belge, M.Leon Hu-rez, qui est aussi ministre de la fonction publique, et M.Alfred Cahen, chef de cabinet du premier ministre, qui accompagneront le souverain, auront des entretiens avec leurs homologues canadiens.M.Hurez s’entretiendra également avec le ministre canadien de l’Emploi, M.Bud Cullen, des effets des programmes de création d’emplois.Au début du mois, M.Cul- len et le ministre belge de l'Emploi et de la Main-d’oeuvre, M.Guy Spitaels, ont eu un entretien au cours du-c|uel ce dernier a manifesté de 1 intérêt pour les méthodes employées par le Canada dans la lutte contre le chômage.M.Cahen s’entretiendra avec le conseiller spécial de M.Trudeau en matière de relations internationales.M.Ivan Read.Le roi Baudouin visitera Ottawa, Toronto, Québec et St.John’s, à Terre-Neuve.Il sera accueilli lundi par le gouverneur général.A Québec, le roi Baudouin rencontrera le lieutenant-gouverneur et le premier mi- Certificats d’épargne fixes dépôt minimum $500 C’est un avantage de plus que nous vous offrons.Profitez-en! LA BANQUE D’ÉPARGNE Charte fédérale Membre: Société d'assurance-dépôts du Canada.BRUNET DE CÔTE-DES-NEIGES EST LE NOM QUI DOMINE DANS LA CRÉATION DES MONUMENTS AUCUN AGENT ÉCONOMISEZT.A COMMISSION AVANT D'ACHETER CONSULTEZ LA PLUS VIEILLE MAISON DU QUÉBEC Inscriptions Réparations et nettoyages J.BRUNET Ltée 48 24 Chemin Côte de» Neiges Tel.: 738-8686 Fondée en 1877 WAFA, les Palestiniens en sont à la troisième phase de l’application de l’accord, c’est-à-dire le retrait des éléments armés palestiniens à une distance de 15 Km (environ 10 milles) de la frontière israélo-libanaise, ce qui est contredit par les plus récents incidents.Au cours du mois d’août, les armes lourdes se trouvant i dans les camps palestiniens ont été déposées dans des dépôts placés sous le contrôle de la Force arabe de dissuasion (FAD), des Forces de sécurité intérieures libanaises (FSI), et des Forces armées palestiniennes (CLAP).L’OLP sait que son éventuelle participation à la conférence de Genève est liée à l’application de l’accord du Caire, ce qui explique son attitude apparemment conciliante.La société libanaise est plus cloisonnée que jamais et le dialogue s’avérant difficile, ce blocage politique risque de s’éterniser: “Pour l’Instant, nous vivons ave nos volcans”, me disait un ancien combattant Kataëb.Alors, où va le Liban?Le gouvernement, composé de ministres )lus technocrates que politiciens, fait ace aux affaires les plus urgentes de l’après-guerre et fait preuve d’un certain opportunisme dans le traitement des problèmes de fond.“Il faut un certain temps pour dépassionner les esprits avant de pouvoir engager un dialogue constructif et réunir Tes antagonistes autour de la table commune”, déclarait le ministre des Affaires étrangères et de la défense, Fouad Boutros.L’issue du problème libanais est d’autant plus incertaine que les causes de la stagnation actuelle au Liban ne sont pas seulement intérieures, le sort de ce pays étant intimement lié au règlement global du conflit du Moyen-Orient et du problème palestinien.Les Libanais pansent leurs plaies mais les cicatrices restent gravées dans leur chair.“Nous ne pourrons jamais oublier ce qui s’est passé, disent-ils, mais le vent se leve, il faut tenter de vivre”.FIN Cet édifice du quartier du port, a été l’enjeu de combats sans merci: constituait le verrou du secteur Kataëb.il des quatre coins du PA YS nistre de la province, et passera une nuit au manoir Richelieu, palais historique et somptueux acheté par le gouvernement québécois à Pointe-au-Pic.A Ottawa, le couple royal assistera à une représentation du Ballet royal de Winnipeg, à laquelle 270 délégués à un congrès de parlementaires du Commonwealth ont également été invités.Il quittera le Canada vendredi soir pour la Belgique.Décontrôle par phases La levée graduelle des contrôles des prix et des salaires devrait débuter d’ici six mois, a laissé entendre en fin de semaine le président de la Commission anti-inflationniste, M.Harold Renouf.Interviewé à la télévision, M.Renouf a souligné qu’il serait préférable d’en arriver à la levée graduelle de ces contrôles.Il faudra attendre quelque temps encore que la psychose de l’inflation disparaisse, mais il vaudrait mieux que ces contrôles soient levés avant la reprise de l’économie.Dans ce cas, il existerait un espèce de coussin anti-inflationniste qui pourrait entrer en jeu si les prix et les salaires devaient augmenter encore.Les contrôles, qui sont entrés en vigueur en octobre 1975, doivent être levés en décembre 1978.Si les contrôles étaient levés dès maintenant, de dire M.Renouf,.les prix pourraient grimper immédiatement, et c’est la raison pour laquelle il préfère une levée graduelle des contrôles.Un nouveau nom Une résolution demandant que le nom du Parti du crédit social soit modifié sera présentée lors de la réunion des membres du conseil national du parti à Winnipeg le 11 novembre.La résolution sera présentée par M.Reg Gervais, de la circonscription de Cambridge, en Ontario.M.Gervais est d’avis que le nom actuel du parti ne dépeint pas les politiques et la philosophie de ses membres.Pourquoi s’étonner Le chef national du Nouveau Parti démocratrique, M.Ed Broadbent, n’est pas du tout étonné de l’ampleur du mouvement indépendantiste au Québec étant donne les réalisations économiques du gouvernement fédéral.Prenant la parole devant les membres du conseil ontarien du NPD, M.Broadbent a déclaré qu’il n’était pas étonnant du tout que les Québécois manifestent leurs frustrations devant les politiques de M.Trudeau, surtout quand on tenait compte du fait que le Québec, qui compte un quart de la population du Canada, compte également un tiers de tous les chômeurs du pays.M.Broadbent a recommandé au nouveau ministre des Finances, M.Jean Chrétien, de se préoccuper moins de questions constitutionnelles et de consacrer plus de temps à relancer l’économie du pays.Il pourrait ar exemple étudier avec attention une recommandation du PD visant à créer de 250,000 à 300,000 emplois.La relance de l’économie Le gouvernement s’occupera moins de la relance de l econo-mie du Canada, qui se fera par une augmentation des investissements canadiens au Canada.Le nouveau ministre de l’Industrie et du Commerce, M.Jack Horner, est d’avis que les syndicats et l’industrie devraient faire preuve de plus de responsabilité et de ne pas attendre du gouvernement fédéral qu’il les protège par des contingentements et des tarifs.Il faisait allusion directement à l’industrie de l’automobile et à celle des textiles.Nous ne pouvons protéger des vaches sacrées pour lesquelles l’industrie et les syndicats n’ont aucun respect, a-t-il déclaré.L’équilibre économique du Canada doit être rétabli de façon que les Canadiens n’auront plus à craindre d’investir et de travailler dans leur propre pays.Un congrès de leadership Le congrès de leadership du Nouveau Parti démocratique de l’Ontario se déroulera à Toronto du 3 au 5 février 1978.Les délégués à ce congrès seront appelés à trouver un successeur à M.Stephen Lewis qui a annoncé au lendemain des élections ontariennes de juin qu’il abandonnait son poste de chef du parti.Deux candidats sont déjà en lice pour lui succéder.Il s’agit de MM.Ian Deans, leader du parti à l’Assemblée législative, et du critique en matière de finances, M.Michael Cassidy.pn£ Quelqu’un pour m’écouter., Centre d’information & de Référence pour Femmes 1977Appel L’an dernier plus de 15,000 femmes de Montréal et des environs se sont adressées à nous pour une raison quelconque.Parce qu’elles étaient en détresse Parce quelles étaient sans foyer Parce quelles étaient maltraitées Parce quelles avaient besoin de conseils juridiques ou autres Parce que immigrantes, elles se sentaient dépaysées OBJECTIF DE LA CAMEAGNE $100,000 Quel qu'ait été leur problème, nous avons fait de notre mieux pour les aider.Mais nous ne sommes que quatre et par conséquent nos ressources sont limitées, même avec i'aide de quelques bénévoles.C'est la raison pour laquelle nous faisons appel à vous.CENTRE d" INFORMATION & de REFERENCE pour FEMMES 3585 St.Urbain Montréal 842 4781 Cintres pour suspendre vos breloques ! Il fallait y penser ! Du dernier cri, ces pendentifs et les chaînes de 18 pouces sont en or jaune 10 carats.Un petit anneau fixé à la base du cintre-pendentif vous permet d’y syspendre votre breloque préférée.Notez que les prix n’incluent pas les breloques 10 et Finfin.$29.50 Gro.sfil.37.50 Façon bois, petit.35.00 Façon bois, gros.47.50 BIRKS O A I L L I E R j; t IE DEVOIR Page 3 Montréal, lundi 19 septembre 1977 La Ville accuse les cols bleus d’abuser de leur force Les cols bleus de Montréal ont recours au chantage dans leurs négociations avec la Ville, estime le président du comité exécutif de la ville de Montréal, M.Gé-rald Niding.Le syndicat des employés manuels de la ville, dit-il, à cause de sa très grande force de négociation, cherche à obtenir des conditions de salaire et de travail bien supérieures à celles qui existent dans la région économique de Montréal."Sa force devient un instrument de chantage, écrit-il.En somme, le syndicat demande aux contribuables de la ville de Montréal d’accorder aux cols bleus des salaires et des avantages sociaux plus gé- néreux que ces contribuables ne reçoivent eux-mêmes.” Si les négociations traînent en longueur, explique le cabinet du président du comité exécutif, la faute en est imputable au syndicat, qui a durci ses positions au cours de l’éte en refusant d'accepter une offre assurant à ses membres les mêmes salaires que ceux versés à leurs confrères de Montréal-Nord.Le syndicat a par la suite refusé, explique la Ville dans un long communiqué, que le litige soit confié à un conseil d’arbitrage.Ce refus n’a même pas été motivé par la partie patronale.Enfin, le 31 août, l’administration mu- suites de la première page JOE CLARK rai pourrait se retirer au profit des provinces.Ce sont notamment les Affaires urbaines et les communications, du moins en-ce qui touche la câblodiffusion; le développement culturel et, dans une cer-tame mesure, l’expansion économique régionale.À ce propos, M.Clark est d’avis oifil faut limiter le pouvoir du MEER d’annuler les priorités de développement industriel à l’intérieur des provinces.Mais, sur ces questions, le chef conservateur n’est pas encore en mesure d’énoncer des propositions précises.Il fait observer qu’il est beaucoup plus facile au gouvernement en place de faire ces propositions, et même de passer à l’action, qu’il ne l'est aux partis de l’Opposition dont les suggestions sont toujours critiquées.Au directeur du DEVOIR qui lui demandait comment, à plus long terme, il croit possible de faire cohabiter dans le même pays deux sociétés distinctes, et comment le faire à travers les institutions sans empêcher le pays de fonctionner, M.Clark apporte la réponse suivante: “Je crois qu’il nous faudra attendre avant de prendre une décision définitive au sujet de cette question.” Pour lui, la question fondamentale est d’établir la distinction entre culture et État.“Je souhaite que l’on trouve des arrangements constitutionnels qui nous permettraient de maintenir et de favoriser la culture du Québec.Mais, en toute franchise, je ne vois pas comment nous amènerions les autres provinces à reconnaître au Québec un statut d’Etat ou un statut différent de celui des autres provinces.“Je crois qu’il est possible de reconnaître des différences dans l’application des politioues, mais il est vraiment plus difficile de consacrer cette différence dans une loi, dans la Constitution, surtout maintenant à cause de l’inquiétude qui prévaut dans le reste du pays.“C’est pourquoi, dit encore M.Clark, je crois que nous devons trouver, identifier les pouvoirs, les sources de différences au Québec, et de voir ensuite comment il serait possible d’accorder une juridiction au sujet de ces différences, de ces pouvoirs aux autres provinces.Mais j’emploie ici le pluriel." M.Clark fait un rappel qui s’inscrit dans l’histoire récente ae son Parti.Si nous étions en 1968, dit-il, il serait peut-être possible d’interpréter plus largement la thèse des deux nations de M.Marcel Faribault.Mais 10 années ont passé depuis.Et ce n’est pas, dit-il, une décennie qui a contribué à accroître la bonne volonté dans le reste du Canada.“Je crois que nous devons maintenant essayer de trouver des réponses qui peu- vent éviter le statut particulier.” Dans ces voyages à travers le Canada, le leader conservateur a constaté que l’idée d’un statut distinct pour le Quebec, non seulement n’est pas bien acceptée, mais est devenue “une sorte de symbole, un drapeau rouge”.Les Canadiens, estime M.Clark, ne sont pas vraiment préoccupés par la substance des changements.“Mais ils ont appris à se méfier de certains mots.Et l’architecte de la peur que leur inspirent les mots de “statut particulier”, c’est le premier ministre lui-même.Il en a fait une question fondamentale.Il a gravé cela dans la mémoire des Canadiens en 1968.Et je pense que les heures les plus glorieuses de M.Trudeau ne sont pas celles qu’il a mises à interpréter comme vous savez le concept des !‘deux nations”.Mais nous devons accepter cet héritage aujourd’hui.Il y a maintenant dans Tensemble du pays, à l’extérieur du Québec, un ressentiment très profond à l’égard des mots “statut particulier”.Il ne nous servirait à rien d’ignorer cela.” Des changements sont toutefois souhaitables et possibles s’ils sont présentés dans une perspective plus pragmatique.Ici, M.Clark cite l’exemple du câble.Ce n’est pas la Constitution qui empêchera de réclamer des changements.Ils veulent un gouvernement efficace.Si le régime fonctionne mieux en attribuant à Regina ou à Québec des pouvoirs sur la câblodistribution, les citoyens ne s’en plaindront sûrement pas.“Mais si vous invoquez le statut particulier, vous vous exposez à de sérieux ennuis.” A divers échelons, à Ottawa et dans les provinces, des suggestions et des hypothèses de changements constitutionnels sont lancées.M.Clark lui-même, en termes généraux, en propose quelques-uns et exprime son intention d’approfondir la question.Des groupes de travail sont à l’oeuvre.Les premiers ministres des provinces en discutent, comme les collègues du leader conservateur l’ont fait à Kingston vendredi (voir à ce sujet le texte de leur déclaration à la nage 4).Mais, en définitive, qui seront les véritables initiateurs?D’où viendront les propositions de changements?A cette question, M.Clark répond que les seuls partisans véritables du statu quo à l’heure actuelle sont les hommes politiques du gouvernement fédéral.Aussi longtemps que le gouvernement fédéral "donnera l’impression de ne pas vouloir changer grand-chose”, il est peu probable que surgissent plusieurs propositions concrètes.Entre-temps, les réunions comme celle de Kingston sont évidemment valables.On y discute discrètement.Mais une négociation véritable ne s’amorcera que le jour où tous ceux qui sont autour de la table seront disposés à faire des changements.Dans les conditions actuelles, le chef du Parti conservateur retient “deux choses essentielles”.Il importe en premier lieu, dit-il, que le reste du Canaaa se montre plus flexible quant à l’idée de changements éventuels.En deuxième lieu, il faut que le Québec comprenne et mesure “les coûts d’une réaction extrême”.“Personne au Québec ne doit croire qu’il sera facile de réaliser des changements profonds.Dans cette optique, il me parait important du susciter une connaissance assez précise des avantages et des problèmes du système fédéral.” Lévesque souhaite que Lalonde mette de l’ordre SAINÏE-MARGUERITE (par Jean-Claude Picard) — Mi-blagueur, mi-sérieux, le premier ministre René Lévesque souhaite que la nomination de Marc Lalonde aux relations fédérales-provinciales vienne “remettre un peu d’ordre dans tout ce qui bouge à Ottawa autour de la question québécoise”.Commentant brièvement samedi, à Tissue du caucus de ses députés, le remaniement ministériel a annoncé la veille par | Pour un ; COURS DE LECTURE RAPIDE réussi CENTRE DE LECTURE RAPIDE Montrtal: 681-4545 M.Trudeau, M.Lévesque a fait remarquer “qu’il était peut-etre temps qu’un ministre vienne chapeauter et coordonner tout ce qui fourmille depuis quelque temps dans la capitale fédérale autour de Tumté nationale et du défi que pose maintenant le Québec à Tensemble du Canada”.“Il ne serait peut-être pas mauvais qu’il sorte quelque chose d’un peu ordonne de tout cela”, d’affirmer le premier ministre qui.reprenant ainsi quelques-uns des thèmes qu’il avait abordés plus tôt cette même semaine à Calgary, semble désireux que le gouvernement central fasse connaître le plus rapidement possible aux citoyens ce qu’il a à proposer a Tensemble du pays.On sait que, sous ce chapitre, le gouvernement québécois s’est déjà engagé à faire connaître dans les meilleurs delais le résultat des travaux qui s’effectuent présentement aux ministères des Affaires intergouvemementales et qui visent à préciser concrètement le contenu de la proposition de souveraineté-association.Pour ce qui est de Tensemble du remaniement annoncé à Ottawa M.Lévesque s’est contenté de signaler que l’équipe de M.Trudeau commençait a donner tous les signes d’un “vieillissement certain.” suco solidarité entre les peuples nicipale a invité la partie syndicale à communiquer par écrit ses revendications pour que celles-ci soient étudiées avec la plus grande attention.A ce jour, la Ville n’a rien reçu de la part du syndicat.En vertu de la loi des mesures inflationnistes, l’augmentation maximum que la ville aurait pu consentir cette année à ses employés manuels aurait été de 8%.Elle offre cependant 9.04% plus une formule d’indexation qui pourrait entraîner une augmentation encore plus considérable, indique le cabinet de M.Niding.Au chapitre des salaires, les demandes syndicales se chiffrent par $8.9 millions, tandis que leurs demandes au chapitre des avantages sociaux se chiffrent par $16 millions.Il est faux de prétendre, affirme la Ville, que la différence entre les offres de la ville et les demandes syndicales sont de Tordre de $4 millions.Cette différence s'établit plutôt à $16 millions, puisque la demande globale du syndicat, salaires et avantages sociaux, se chiffre par $24.9 millions tandis que l'offre globale de la ville, c’est-à-dire salaires et modifications au régime de vacances, se chiffre par $8.9 millions.L’offre de 8.5% de la ville pour les salaires est calculée sur le taux horaire moyen assorti d’une formule d’indexation si l'augmentation de l’indice des prix à la consommation dans la région de Montréal en 1977 par rapport à 1976 dépasse ce pourcentage en moyenne pour les 12 mois< L’augmentation proposée situe donc le taux horaire pour remploi de journalier à $5.765, dont une hausse de 8.77%.En ajoutant à ce chiffre les modifications proposées au régime des vacances, on arrive au taux de 9.04%.Le taux horaire de $5.765 proposé par la Ville à ses cols bleus se compare avantageusement à ceux versés dans d’autres municipalités, par exemple de $5.75 à Montreal-Nord, de $5.72 à Pointe-aux-Trembles, de $5.655 à Outremont, etc.Enfin, la ville se défend des accusations ui ont été portées contre elles à la suite e la mise à pied, le 8 septembre, de quelque 700 employés auxiliaires.Le sjmdicat avait prétendu que ces mises à pied avaient été décidées dans un but stratégique à la veille d’une assemblée syndicale La Ville explique que ces mises à pied ont été rendues nécessaires par le grand nombre de bris d’équipement, “résultant d’une action concertée” et qui ont causé des dommages de plus d’un demi-million de dollars.En somme, dit la Ville, le syndicat refuse de négocier, malgré les invitations qui lui ont été adressées à cet effet, et c'est pour cette raison que le conflit perdure.& À Une démonstration de Kong Fu dans le quartier chinois (Photo Jacques Grenier) La Lune d’automne La communauté chinoise de Montréal a célébré toute la fin de semaine une fête appelée poétiquement celle de la Lune d’automne.Le quartier chinois du Vieux Montréal avait été fermé à toute circulation et c’est par centaines que les Chinois et leurs amis se sont livrés à la liesse collective des manifestations typiques et folkloriques de ce pays.Le ministre de l’Immigration, M.Jacques Couture, a tenu à aller saluer les membres de la.communauté chinoise et à participer avec eux à ce festival populaire.Au programme: des danses, des chansons, des démonstrations de Kung Fu, des concerts de musique chinoise et même un défilé de mode à la lanterne.Les visiteurs étaient également invités à admirer des expositions de peinture, de calligraphie, d’acupuncture et de cuisine chinoise, à se mesurer aux jeux traditionnels chinois tels que les échecs, le Go, le ping-pong et le Tak-Ying.La fête de la Lune d’automne est célébrée par les Chinois depuis près de 2.000 ans.Originalement, elle était célébrée comme un jour d'action de grâce au temps de la moisson.Au 10e siècle avant Jésus-Christ, la fête a été fixée par l’empereur au quinzième jour du huitième mois selon le calendrier lunaire.Le jour de la fête, en plus des rencontres de famille, il était coutume d’envoyer des cadeaux aux amis et voisins, et de suspendre pour la nuit une lanterne toute colorée.Les vieillards racontaient aux plus jeunes plusieurs légendes au sujet de la lune durant cette nuit, tradition qui se perpétue encore aujourd’hui.Cette année, la fête de la Lune d’automne a été organisée par le Centre uni de la communauté chinoise de Montréal.Les gouvernements fédéral, provincial et municipal ont contribué a défrayer les coûts oe cette fête et ils ont délégué des représentants aux différentes cérémonies.Durant ces deux jours, le quadrilatère formé des rues Clark entre Dorchester et Vitré, Lagauchetière entre Saint-Laurent et Chéneville a appartenu entièrement à la communauté chinoise et nombreux ont été les Montréalais qui ont participé aux activités gratuites.Pour l’occasion, toutes les boutiques et restaurants du quartier sont restés ouverts, comme à cha-ue dimanche toutefois, avec en plus es kiosques d’exposition, d’artisanat et de friandises de circonstance.Un accord intervient à Robin Hood C’est aujourd'hui que les 115 meuniers de la compagnie Robin Hood prendront connaissance de l’entente de principe qui a été signée tôt samedi matin, mettant ainsi un terme à un long et dur conflit de sept mois.En apprenant cette nouvelle, le président de la CSN, M.Norbert Rodrigue, a qualifié de “victoire de la solidarité syndicale” cet accord qui lie les syndiqués et la compagnie Robin Hood, la dernière des quatre meuneries montréalaises, après Ogilvy, Phoenix et Maple Leaf à regler le différend avec ses employés.On se souviendra que ces travailleurs avaient débrayé après que la Commission antiinflation leur ait coupé une somme de 40 cents l'heure.Les termes du règlement stipulent que tous les employés seront réembauchés et que les poursuites judiciaires en cours seront, retirées, contrairement à l'intention exprimée par Robin Hood de congédier 50 des 115 travailleurs.L'entente de principe qui sera vraisemblablement acceptée par les meuniers cet après-midi au cours d'une réu- nion spéciale, met fin à un long conflit de travail qui a fait couler beaucoup d’encre et provoqué des remous considérables dans le milieu, notamment à la suite de la sanglante fusillade du 22 juillet dernier.Durant cet affrontement, huit ouvriers ont été blessés par des gardiens d'une agence privée de sécurité qui avaient ouvert le feu sur eux.Cet événement allait précipiter la présentation d'un projet de loi contre les briseurs de grève."Après plus de sept mois de conflit, les 115 travailleurs de Robin Hood viennent de faire la preuve que la solidarité agis- sante du mouvement syndical peut venir à bout de toutes les tactiques et de tous les moyens utilisés par les entreprises multinationales”, a déclaré M.Norbert Rodrigue devant le Conseil confédéral de la CSN qui s’est tenu au cours du weekend à Québec.Les délégués ont d’ailleurs réservé une ovation monstre au représentant des travailleurs de Robin Hood qui est venu annoncer la nouvelle.Pour appuyer les meuniers, la CSN avait lance un boycottage des produits Robin Hood à Técbelle internationale.Les avocats ne sont pas les brigands qu’on dit.AMDS (Le Devoir) - Le juge Jules Deschènes refuse de croire que la profession juridique s’est “subitement transformée en un repaire de brigands ou un antre de conspirateurs contre le bien public”.Prenant la parole vendredi à l'occasion de la rentrée des tribunaux et de Tinaugu- aujourd’hui À 14 h, au Centre marial Montfortain, s’ouvre le 16e congrès annuel de l'Association des aumôniers d nôpitaux du Québec.• À 20 h.au 1415 est, rue Jarry, réunion publique du Conseil scolaire de Tile de Montréal.À 20 h, à l’école secondaire John Rennie de Pointe-Claire, réunion du Comité préparatoire à la Onzième province.• Cliniques de la Croix-Rouge; Farnham, Centre culturel, de 14 h 30 à 21 h; Lachine, Allis Chalmers Canada Ltée, de 9h 15 à 16 h; Montréal, High Holy Day, 5500 avenue West-bury, de 13h 30 à 20 h.ration du nouveau Palais de Justice d’A-mos, le juge en chef de la Cour supérieure du Québec faisait allusion à des déclarations publiques, largement diffusées, censurant le comportement professionnel des avocats et dénonçant leur attitude sociale.Rappelant qu'il avait exercé la profession d’avocat durant 25 ans “avec une scrupuleuse honnêteté, en compagnie d’avocats avec lesquels je ne me serais jamais associé si je n’avais été convaincu qu'ils partageaient le même idéal”, M.Deschènes a dit qu’il refusait de croire, pour plusieurs raisons, que les choses avaient changé aussi radicalement qu'on voudrait le faire croire parmi les 6,359 avocats en exercice au Québec et les 1,952 membres de l’Ordre des notaires.“Je ne sache pas que les avocats soient moins dévoués aujourd'hui qu’hier aux intérêts que leurs clients leur confient.Je ne sache pas non plus qu’ils les défendent avec moins d’ardeur devant les tribunaux, ni qu’ils refusent à ceux-ci la collaboration dont la loi leur fait d’ailleurs un devoir”.Selon le juge Deschènes, jamais autant qu’à notre époque tous les citoyens jouissent-ils d une égale protection devant la loi, sont-ils aussi bien informés de leurs droits, bénéficient-ils d’un accès aussi facile et généreux aux services de conseillers juridiques.“Ce n’est pas là un miracle mais le résultat d’une volonté de service au sein de la profession juridique, jointe à un effort louable de la part du législateur québécois.“On monte parfois en épingle certaines luttes que le Barreau a menées ces dernières années contre telle ou telle mesure législative.Il ne m’appartient pas de porter jugement sur ces démarches: l’histoire, avec le recul du temps, s’en chargera plus sûrement.Mais il serait injuste de faire trop facilement bon marche des motifs d’intérêt public que le Barreau a pourtant exposes avec force détails Même s’il avait tort, au moins doit-on lui donner crédit d’avoir exposé ses motifs avec honnêteté et sans cachette.” LA SANTE N A PAS Judo et conditionnement physique À TOUS LES SÉDENTAIRES DÉSIREUX DE PRATIQUER UN SPORT ATTRAYANT ET RELAXANT.LE CLUB OFFRE UN COURS SPÉCIAL TOUS LES LUNDIS ET JEUDIS, DE 17 H.30 A 18 H.45 -CLUB HAKUDOKAN- 540 est, boul.Henri-Bourassa en face du métro 387-6978 17 4 • Le Devoir, lundi 19 septembre 1977 éditorial La déclaration de Kingston Une fois de plus, vendredi dernier, le leader progressiste-conservateur, M.Joe Clark, aura eu fa malchance de se voir ravir par M.Trudeau des manchettes qu’il avait pourtant bien méritées.Au sortir de la rencontre qu’il avait eue le n^me jour à Kingston avec quatre premiers ministresprovinciauxd’allégeance conservatrice, M.Clark tenait en effet à l’intention de la presse et de ses concitoyens une déclaration de politique dont l’importance ne saurait être minimisée.L’annonce imprévue du remaniement du cabinet Trudeau aura toutefois relégué le document conservateur dans l’ombre.Et M.Clark et ses collègues provinciaux auront dû se contenter de comptes rendus abrégés qui risquent injustement de réduire à peu de chose leur intervention inédite dans le débat sur l’avenir du pays.A priori, on s’étonne que la déclaration de Kingston ait vu le jour sous la signature de chefs politiques oeuvrant à des niveaux de res-ponsaoilité différents.On eût très bien vu semblable déclaration émanant soit du leader national ou de son caucus, soit des premiers ministres provinciaux d’allégeance conservatrice.En bonne logique, il paraît curieux que des chefs de gouvernement oeuvrant au niveau provincial s’associent à un chef fédéral de l’Opposition pour produire une déclaration sur l’avenir du pays.Mais sous notre régime, la dimension partisane conserve une latitude indéfiniment extensible, et au plan politique, cela est loin d’être nécessairement un mal.C’est sans doute à cette dimension qu’il faut attribuer la rencontre de Kingston et ses conclusions.A la suite des sondages dévastateurs des derniers mois, il fallait entre autres consolider la position du chef national avant la prochaine réunion du Conseil national du parti, prévue pour novembre: rien de plus utile à cette fin qu’un geste de solidarité émanant de quatre chefs provinciaux dont aucun ne nourrit dans l’immédiat d’ambitions nationales.Depuis plusieurs mois, on n’a cessé en outre de reprocher à M.Clark ses prises de position trop vagues sur les grandes questions reliées à l’unité du pays.La preuve ayant été faite qu’il ne suffit plus d’attendre que les Libéraux assurent eux-mêmes leur défaite éventuelle, il s’impose de plus en plus que M.Clark propose des orientations plus précises.La réunion de Kingston visait sans doute à franchir un pas important dans cette voie.• Dans la mesure où les problèmes du Canada s’expliquent par l’excès de centralisation et la faillite des politiques économiques des dernières années, la déclaration de Kingston contient nombre d’affirmations à la fois pertinentes et percutantes.Trop souvent, le gouvernement fédéral a opté pour des politiques visant à produire des résultats immédiatement attribuables à leur impact.Ce fut le cas, par exemple, de maints programmes de création d’emplois qui venaient se superposer, pour ainsi dire, aux structures existantes ou contraindre celles-ci à se plier à des conditions artificielles.Là-dessus, les chefs conservateurs signalent avec raison qu’il est beaucoup plus important de créer un climat général propice à la croissance des entreprises, surtout des pefites et moyennes entreprises, que de faire surgir à tour de bras des emplois artificiels qui auront ensuite du mal à s’intégrer en permanence à l’économie de chaque région.De même, on dispose au plan national de données abondantes et précises pour mesurer l’état et les tendances de l’économie, et surtout pour en prévoir les tendances futures.Mais par un manque de communications incroyable, la majorité de ces données ne sont pas disponibles pour les gouvernements provinciaux au moment où ils doivent dresser la liste de leurs propres priorités et engagements en vue d’une nouvelle année.Tout en reconnaissant que le gouvernement fédéral doit conserver des pouvoirs qui lui permettent d’imprimer une direction à l'économie, les chefs conservateurs voudraient qu’en ce domaine, l’on pousse beaucoup plus loin la concertation et fa collaboration entre les deux ordres de gouvernement.Ce voeu est plein de bon sens.Les chefs conservateurs constatent également qu’il s’est produit dans bien des domaines une centralisation fédérale qui allait au-delà de la lettre et de l’esprit de la constitution.Les propositions qu’ils formulent afin d’enrayer cette tendance n’ont peut-être rien de vraiment neuf.Quand ils proposent formellement que le gouvernement fédéral se voie désormais interdire dans la constitution tout recours unilatéral au pouvoir de dépenser pour s’ingérer dans des domaines de compétence provinciale, ils ressuscitent néanmoins, en la rendant plus précise, une suggestion qui vint près d’être adoptée à une conférence fédérale-provinciale tenue en 1969 mais qui dort depuis ce temps dans les tiroirs des gouvernements.Les chefs conservateurs voudraient de même que les politiques fédérales en matière de tarifs, de transport et de fiscalité donnent lieu à des consultations plus élaborées avec les provinces avant et après leur adoption.Ils réclament aussi une participation étroite et officielle des provinces à la nomination des membres de la Cour suprême, du Sénat et d’organismes comme la Commission canadienne des Transports.Autant de moyens d’introduire dans les fonctionnement?concrets du fédéralisme des éléments de souplesse et de respect réciproque qui ont trop souvent fait défaut depuis au moins la fin du dernier conflit mondial.• Mais le malaise du Canada ne tient pas seulement à un problème d’équilibre entre le pouvoir central et les provinces.Il tient aussi a l'existence au sein dan même pays de deux communautés nationales dont l’une a son siège principal au Québec, et dont chacune conçoit différemment l’avenir des structures politiques.C’est même cette dimension qui confère une urgence spéciale au problème de l’unité du Canada.Sans elle, des problèmes existeraient certes, mais on n’éprouverait pas la même urgente nécessité de les identifier et d’y faire face.Or, vue dans cette perspective, la déclaration de Kingston reste trop en-deçà de la réalité d’aujourd’hui.On y trouve d’abord à l’endroit du bilinguisme un engagement qui paraîtra tiède par rapport à bien des choses que l’on a pu entendre depuis quelques années.Les chefs conservateurs affirment en effet leur adhésion au principe du droit des citoyens aux services fédéraux dans les deux langues officielles.Ils réitèrent de même l’engagement de Saint-Andrews au sujet des services d’enseignement dans les deux langues.Là s’arrête toutefois leur engagement.On eût souhaité qu’ils s’avancent davantage en ce qui touche les devoirs des provinces envers leurs minorités linguistiques dans d’autres secteurs que l’enseignement.En outre, la déclaration de Kingston demeure fort réservée au chapitre du partage des compétences législatives et des problèmes spéciaux qui se posent à cet égard au Québec.Un paragraphe réclame le transfert total aux provinces de la compétence sur les richesses naturelles sous-marines.Un autre paragraphe parle d'élargir les domaines dits de compétence conjointe.Mais outre que les auteurs omettent de préciser à quel ordre de gouvernement irait la prépondérance en cas de litige ou de dédoublement, on croit comprendre qu’ils envisagent surtout de permettre un élargissement de l’intervention fédérale dans certains secteurs où le Québec serait plutôt enclin à la restreindre (vg le développement culturel).A part cela, la déclaration ne dit à peu près rien qui puisse intéresser directement le Québec.Les explications supplémentaires que M.Joe Clark a bien voulu fournir samedi au Devoir indiquent même qu’il s’agit là d’une omission voulue qui équivaut au refus de toute forme de statut distinct pour le Québec.En parlant de manière aussi sybilline de la dimension québécoise du problème, les chefs conservateurs ignorent le problème au lieu de l’éclairer.Mais une chose est sûre: ils ne l’effacent pas.Sur la base des principes de Kingston, les chefs conservateurs devraient se demander explicitement quelle place peut être faite, au sein d’un Canada plus authentiquement fédéral, à la communauté québécoise et à ses aspirations qui dépassent légitimement, à plus d’un égara, celles d’une simple province comme les autres.On verrait ensuite plus nettement jusqu’où va en réalité une volonté de changement que l’on proclame bien haut mais dont on se garde une fois de plus de préciser les implications concrètes.Claude RYAN Les chefs conservateurs à Kingston Un besoin urgent: rénover le fédéralisme ¦ A l’issue de la réunion qu’ils ont tenue à Kingston le 16 septembre, le leader national du Parti progressiste-conservateur, Joe Clark, et les quatre premiers ministres conservateurs de Terre-Neuve, du Nouveau-Brunswick, de l'Ontario et de l’Alberta, ont émis une déclaration conjointe dans laquelle ils définissent leur position devant les problèmes majeurs auxquels fait face le pays.Tout en mettant résolument l’accent sur les problèmes économiques, les leaders conservateurs se prononcent aussi en faveur d'une refonte de la constitution comme moyen le plus efficace de doter le Canada d’un fédéralisme plus authentique.Voici le texte intégral de la déclaration émise par MM.Clark, Moores, Hatfield, Davis et Lougheed.Notre pays fait face à de nombreux problèmes, mais, nous avons résisté à la tentation de les discuter tous à la fois.Nous nous sommes concentrés plutôt sur les deux problèmes les plus urgents — la croissance économique et les relations >ntfr' gouvernementales — qui doivent être réglés avant de pouvoir résoudre sérieusement nos autres problèmes nationaux.Il est important pour nous, en tant que progressistes-conserva leurs, de développer notre compréhension collective de ces questions et de formuler une meilleure façon de construire le Canada.La menace qui plane sur l’avenir de notre pays est reelle et immédiate.Mais en aucune façon ne se limite-t-elle à une seule province ou à un seul problème.Le Canada souffre de l’absence de tout sentiment de progrès économique partagé et d’une faille dans cet esprit d’association si essentiel à l’évolution de notre croissance et de notre développement.Ces problèmes ont des racines profondes et ils sont urgents.Nous convenons que ces défis ne sauraient être relevés par une simple réaffirmation du statu quo pas plus que par une scission de l’unité canadienne.Nous sommes résolus à inventer une solution de rechange fraiche et inédite.Notre système fédéral doit etre modernisé de façon à reconnaître les réalités économiques et culturelles des années 1980.Nous sommes confiants ue la grande majorité des Canadiens e chaque province et de chaque territoire appuiera une réforme du système fédéral comme étant la meilleure garantie de l’unité et de la croissance du Canada C'est le but que nous nous sommes fixé.Notre confiance dans la force fondamentale de l’économie canadienne est limitée par notre profonde inquétude ue cette économie fonctionne bien en eça de son potentiel.Les politiques économiques du gouvernement fédé- ral ont créé un climat d’incertitude plutôt qu’un climat de confiance et de croissance envers l’économie nationale.La marge entre le rendement et le potentiel de notre économie nationale est une dure épreuve pour beaucoup de Canadiens et un obstacle à la réalisation de l égalité des chances au pays.Notre insistance pour de nouvelles politiques économiques est basée sur notre profonde conviction que le potentiel du Canada en est un particulièrement fort comparé aux nations du monde.Un pays aussi vaste que le Canada doit avoir un gouvernement national fort et efficace, capable, entre autres, de diriger l'économie nationale et de garantir à chacun une égalité de chances.Un pays aussi diversifié que le Canada doit aussi compter avec des gouvernements provinciaux forts, capables de garantir le développement complet du potentiel économique et culturel propre à chaque province et à chaque région.Un pays jeune, avec autant de possibilités que le nôtre, a besoin d'un secteur privé fort qui encourage les individus à aller de l’avant et à construire.Nous partageons cette même vision fondamentale de notre pays et nous sommes également d'accord sur plusieurs autres questions.1.Nos problèmes les plus pressants sont de nature économique.Les taux d’inflation et de chômage sont déjà trop élevés et ils ne cessent de grimper.Le déclin de la valeur du dollar canadien rend encore plus dramatique l’urgence de reconquérir la confiance des investisseurs.Nous croyons que le système actuel de contrôle perd son efficacité dans la lutte contre l’inflation et qu'il contribue gravement au sentiment d'incertituae qui fait perdre au Canada quantité d’investissements.Une politique d’après-contrôles claire et precise devrait prendre effet immédiatement, après consultation avec les provinces, le monde des affaires et du travail et elle devrait inclure une certaine structure de surveillance.Du- rant la phase suivante, il est particulièrement important que les ententes salariales dans le secteur public n’excè-dent pas les augmentations semblables dans l’industrie privée.2.Nous avons un besoin urgent de mesures visant à stimuler une nouvelle croissance économique et la création d'emplois à travers le pays.Nous pressons le gouvernement fédéral de présenter le plus tôt possible un nouveau budget qui contiendrait des stimulants fiscaux visant à encourager la demande chez le consommateur et, de ce fait, combler le relâchement qu’accuse notre capacité de production.Nous sommes convaincus que la seule façon de générer des emplois permanents et la croissance économique, c’est de créer un climat dans lequel les petites et les grandes entreprises peuvent planifier et investir en toute confiance.Même si la création directe d’emplois est peut-être nécessaire immédiatement dans les régions où le chômage est plus intense, ces programmes devraient être en accord avec les priorités des provinces en matière de développement et contribuer à la création d’emplois permanents.3.Les problèmes majeurs du Canada exigent de la part du gouvernement fédéral des attitudes complètement neuves, des attitudes qui vont bien au-delà d’une confiance dans des changements purement légaux à l’Acte de l’Amérique du Nord Britannique.Nous avons besoin d’un système constitutionnel réformé pour aider, au lieu d’entraver le développement de solutions politiques acceptées.Nous sommes voués à ramener la constitution au pays afin de pouvoir en changer n’importe quelle partie sans devoir passer par le Parlement du Royaume-Uni.Nous sommes assurés qu’un nouveau premier ministre progressiste conservateur à Ottawa nous apporterait à la fois les nouvelles attitudes requises et la collaboration politique nécessaire entre tous les gouvernements provinciaux.4.Le gouvernement fédéral doit être suffisamment fort financièrement pour influencer l’économie, réaliser l égalité des chances et stimuler les secteurs sous-développés de l'économie.Mais il y a moyen d’atteindre ces objectifs nationaux sans que le gouvernement fédéral ne se serve arbitrairement de son pouvoir de dépenser, comme il l’a fait si souvent au cours des dernières années, pour s’immiscer dans des domaines de responsabilités provinciales.Nous sommes d’avis que ce pouvoir du fédéral doit être limité par la constitution afin qu’il ne soit jamais plus utilisé par Ottawa pour forcer la main des provinces dans des domaines que la constitution ne lui a jamais octroyés.Il est possible de le faire en précisant dans la constitution qu’aucune dépense fédérale ne peut être faite dans des domaines de juridiction exclusivement provinciale sans le consentement de la province ou des provinces directement en cause.Il ne serait pas possible non plus, d’utiliser les subventions conditionnelles pour imposer la présence du fédéral dans des domaines provinciaux.5.Nous avons également besoin d’un engagement à une consultation annuelle entre les premiers Ministres sur les politiques et les objectifs économiques et fiscaux.Nous devons remplacer le procédé actuel d’imposition des décisions fédérales sur ses partenaires provinciaux dans un effort croissant pour atteindre consensus et coopération sur les directions et les buts économiques communs.6.Nous appuyons très fermement le principe de la péréquation et souhaitons te renforcer.Nul citoyen ne devrait être privé de chances équitables ou de services publics essentiels à cause de disparité régionale.Ce principe de base devrait être intégralement et formellement respecté dans tout changement à la constitution.7.Nous sommes prêts à étendre les secteurs de juridiction concurrente sur une base de coopération afin d’inclure le domaine du développement culturel.8.Nous appuyons le principe voulant que, là ou c'est faisable, les Canadiens puissent obtenir les services de leur gouvernement fédéral et de ses organismes dans les deux langues officielles.Nous reconnaissons l’importance primordiale de l’éducation dans la poursuite d’objectifs linguistiques et culturels.Puisque l’éducation est de juridiction exclusivement provinciale, nous considérons que les engagements constructifs auxquels sont arrivés neuf des premiers ministres provinciaux, lors de leur réunion au Nouveau-Brunswick, représentent clairement l’approche la plus pratique en cette matière pour le moment.10.Afin de s’assurer de la nature fédérale de certaines institutions canadiennes, les gouvernements provinciaux devraient être étroitement et formellement impliqués dans les nominations à la Cour suprême du Canada et dans une certaine proportion des nominations au Sénat et à certains organismes comme la Commission du Transport du Canada.11.Dans leur recherche de tout changement constitutionnel, les gouvernements fédéral et provinciaux devraient examiner conjointement l'effet de la politique actuelle des transports, de la présente politique tarifaire et de la politique fiscale sur la croissance régionale avec comme ob- Volr page 6: Un beeoln .Le mot du silencieux.ENAVOIROUPAS par Albert Brie La CECM a raison de soutenir que l’enseignement de l’anglais est souhaitable pour l'enfant dès sa première année de scolarité, parce que le petit, vers six ou sept ans, est à l’âge ou il acquiert facilement des automatismes et où sa mémoire enregistre tout sans effort.C’est en effet l’époque de sa vie où dans son esprit les sottises des adultes s’impriment le mieux.• On aime moins l’argent que le pouvoir qu'il confère.Rares sont ceux qui savent user de ce crédit autrement que par ce qu’on appelle “le pouvoir d’achat”, cet empire dérisoire que le vrai Pouvoir s’amuse à leurrer.• Si les démunis n’éprouvaient pas comme une souffrance de manquer d'argent, les riches les supplieraient d'accepter le leur.• Quel kidnappeur tentera cette expérience d’enlever un pauvre misérable, rien que pour voir combien notre Société si juste et si compatissante serait prête à verser pour sa libération?• Dans le commerce des biens et services, la notion de réciprocité équitable a finalement disparu.L'esprit des écnanges en est un de hargne et de rancoeur.Patrons et employés, vendeurs et clients, presque tous agressifs et revanchards, ont peine a contenir les mots qu’ils brûlent de se jeter mutuellement à la face: “Tu vas me le payer cher, salaud!” • Tout ce qui n'est pas idée d’argent nous dépasse absolument.• L’union fait la force, c’est connu.Mais - et c’est la question que jamais personne ne pose - la force de qui, en particulier?• Un front commun serait mieux nommé la panse commune.• Le voisin ne mérite pas plus que nous, mais c’est justice, pensons-nous, qu’il ait moins.La preuve que la publicité s’adresse souvent a notre intelligence, c’est-à-dire à une certaine idée qu’elle se fait de notre intelligence, c’est qu'elle nous prend pour des imbéciles.• Quand on entre en politique, il faut consentir à faire voeu de pauvreté d’esprit.• Les idées reçues ne sont pas nécessairement des idées acquittées.• Quand on a donné son opinion, on a rarement l’honnêteté de s’en départir pour de bon.• Notre révolution a été dite tranquille parce qu’il n’y a pas eu de sang versé.Nous serions bien mal venus et illogiques d’attendre que nos nouvelles institutions soient irriguées de sang nouveau.Parler de soi montre ce que nous aimerions être; parler des autres révèle ce que nous sommes.• L'honnêteté n’est plus vue comme un mérite mais comme une impuissance.• La vanité est le défaut le moins glorieux de l’homme, parce qu’il est le plus répandu et le moins intelligent.• On recommande à tous de réfléchir avant de parler; à quelques-uns, on devrait suggérer d’y penser sérieusement avant de rester muets.• Quand j’entends dire qu’à un disparu, les parents, les amis ou les officiels ont rendu un dernier hommage, neuf fois sur dix, j’ai tout üeu de croire que c’est aussi le premier.• Le plus fréquent usage que l’homme fait de sa raison, c’est de la perdre.lettres au DEVOIR Des inquiétudes mal fondées au sujet des scouts Père Pacifique E'mond, O.F.M.Sortir des phrases ou des paroles de leur contexts, il n’y a rien de plus facile, qu'on le veuille ou non, pour provoquer une polémique.Même si vous affirmez que cela n'est pas votre objectif, il me semble que c’est ce qui arrive dans votre cas.Il m’apparaît, après vérification, que les lettres "o.f .m.” qui suivent votre nom indiquent non un degré universitaire mais l’appartenance à un ordre religieux, de plus catholique romain.Laissez-moi vous rassurer au point de départ; j’en fais mienne de cette même foi catholique, j’accepte les directives des éveques canadiens et reconnais Paul VI, l’évêque de Rome, comme étant le successeur de Pierre et chef spirituel de l’Eglise.Une telle profession de foi de ma part est à l'antipode de l’accusation de marxisant ou d’athée qui semble se dégager de vos propos.De plus je ne connais aucun marxiste dans les cadres dirigeants de l'Association, des Scouts du Canada et j’y oeuvre depuis plus de vingt ans.Dans votre lettre publiée dans plusieurs grands quotidiens je trouve une foule d'erreurs que je préfère attribuer soit à la distraction, soit à de mauvaises informations.L'erreur est humaine mais il y en a tellement qu'il m'est impossible de toutes les rectifier.Je n’ai jamais dit que le scoutisme avait doublé ses effectifs mais que les effectifs francophones dans les provinces maritimes avaient doublé: distraction sans doute.La Pologne n’est pas membre du Bureau mondial du scoutisme; information incomplète sans doute.Permettez moi maintenant de rectifier l’image du scoutisme mondial et de l’Association des scouts du Canada qui se dégage de vos propos.Gardant en tète que Baden-Powell a voulu un mouvement pour les jeunes qui procure une formation intégrale pour en faire des citoyens complets, y inclus la dimension religieuse sans aucun doute, je vous référé aux textes du Bureau mondial et aux événements de la 26e conférence mon- diale tenue à Montréal en juillet dernier et non pas à des textes de particuliers.Jamais je n’ai vu de texte du Bureau mondial présentant des buts et des méthodes sans qu’il y soit fait mention de Dieu (vg Feuille d’information du Bureau mondial 1er juillet 1977).Le premier des principes fondamentaux c’est “Service de Dieu/Religion’’.11 y eut avant et pendant la Conférence mondiale un débat sur l’opportunité de garder le mot Dieu dans la constitution mondiale, non pour ouvrir la porte au marxisme mais pour rendre à l'aise d’autres religions pour qui le mot Dieu est difficile a accepter car pour elles II porte un autre nom.Cependant, par respect pour le fondateur, la Conférence (organisme suprême) a choisi de garder le mot “Dieu” afin qu’il n’y ait pas de confusion mais de respecter les autres dénominations religieuses qui localement préfèrent utiliser un autre mot.Pour être membre du scoutisme mondial, il faut que le scoutisme national en question soit apoliti-ue et ne serve pas d'instrument endoctrinement religieux, à condition qu’il ne soit pas athée.Selon la constitution, la conférence mondiale ne reconnaît qu’une seule Association ou Fédération, selon le cas, par pays.Les pays marxistes y sont entre autres exclus.Regardons brièvement l'aspect religieux et cathohque de l’Association des scouts du Canada.Au plan national, à la demande fré-uente de la base, nous produisons u matériel de pédagogie pastorale dans les cadres de Vatican II et les directives des évêques canadiens.(Animation pastorale I et II ainsi que III en préparation).Pour nous, l'éducation de la foi est inséparable de l'expérience de la vie, tout du moins pour ceux qui l'ont.Cela dit, nous respectons le cheminement des jeunes qui se posent sérieusement des questions à partir du milieu de vie et d’ailleurs.Nous acceptons aussi par esprit de service d'offrir le scoutisme aux francophones d'autres dénominations.Ces non catholiques sont peu nombreux mais à tous nous disons -< que le scoutisme, dans l’esprit du fondateur, doit inclure la préparation à la participation (pour certains éventuellement active) du ; jeune à la religion à laquelle il ap- ' partient.L'Association des scouts du Ca- ' nada est membre de la Conférence ) internationale catholique du scoutisme qui est reconnue par le Vatican et par le Bureau mondial mais nous ne sommes pas un organe d'endoctrinement au catholicisme.Quand vous citez Baden-Powel! affirmant sa préférence pour lé scoutisme catholique, je vous ' avoue avoir recherché le document relatif à cette citation et (document à l’appui) tout ce que j’ai trouvé c'est une lettre demandant -au cardinal Villeneuve de confir ’ mer si Baden-Powell lui avait dit cela dans une conversation privée * en 1936.La réponse du cardinal reste introuvable.Je suis avide de savoir quelles sont vos sources?Je crois mon cher Père que vos ) craintes ne sont pas fondées.Là où il y a de l'homme il y a de l'hom-merie.Tous nous faisons des erreurs et j'accepte cette réalité l mais je n’accepte pas que l’on ac- »' cuse l’Association des Scouts du ° Canada de ne pas donner des servi; ces de pastorale et encore moins qu elle soit marxisante ou athée.Si j'ai accepté à regret d’écrirê ces lignes c’est que j’ai trouvé votre attaque erronée et diffamatoire et que je crois en votre honnêteté intellectuelle.Si vous voulez plus d'informations, vous pouvez me contacter en écrivant à l’Association des scouts du Canada, 3055 rue Lacombe, ' Montréal, Québec, ou en téléphonant à 514-342-2522.À vos nombreuses lettres dans les journaux c'est ma première et ( dernière réponse.Cessons donc les dissensions inutiles et non fondées pour mieux servir intégralement 1 les jeunes comme Baden-Powell le voulait.i Nos portes vous sont ouvertes, soyez sans crainte.Scoutement vôtre, Jean-Claude PROULX Ërésident de : du Canada; Montréal, le 14 septembre 1977.’’ La bonne foi et le sérieux d’Agricotours Le 14 septembre dernier nous faisions lecture dans votre journal d’une lettre écrite par deux jeunes dames mécontentes de leur expérience avec Agricotours.Le style emprunté dans cette lettre et les allegations fournies par ses auteurs nous semblent cependant injustifiés.En effet, depuis le début d'avril 1977, la Fédération a enregistré plus de 15,000 nuitées pour l'ensemble de son réseau d’hébergement.De ce nombre, les questionnaires d évaluation que nous faisons parvenir aux vacanciers nous indiquent que 99.5% de ceux-ci sont très satisfaits des services offerts et de leur séjour à la ferme; malgré des statistiques aussi élo-ieuses nous n'épargnons cepen-ant pas nos efforts dans le but d'une constante amélioration de nos services.Nous devons également mentionner, au profit du lecteur, oue l'accréditation et l’inspection aes lieux d'hébergement, qui relèvent du ministère de l'Agriculture du Québec, se fait selon des critères et des normes d’une extrême sévérité.Dans le cas présent, le jour même où la plainte nous est parvenue, la communication fut immédiatement établie avec un bureau local du MAQ en Gaspésie pour commander une inspection des lieux.Trois heures plus tard, un agronome du ministère était sur place.D’autre part, la Fédération s’est empressée de faire toutes les démarches nécessaires pour que les vacanciers puissent récupérer le jour même la somme qui leur était due, ce qui fut d'ailleurs fait.Une somme de $60.00 fut cependant retenue dans l'attente du rapport d’inspection.À la lumière de ce rapport (positif), nous avons versé la dite somme à l’agriculteur en guise de dédommagement, suivant la politique habituelle d'annulation de séjour (politique très bien expliquée dans les documents fournis préalablement aux vacanciers).Une copie de ce rapport fut d'ailleurs envoyée aux vacanciers leur expliquant ainsi sur quelles bases était fondée la position de là Fédération.Nous considérons donc que tou- J tes ces démarches démontrent très clairement la bonne foi de notre organisme dans ce dossier.Jean-Claude BLANCHETTE secrétaire-trésorier Fédération des agricotours du Québec Montréal, le 16 septembre 1977 .¦ Nous rappelons d nos lecteurs que les lettres : 1 adressées d cette rubri- -que doivent être signées , • et comporter, de manière lisible, les noms, ., adresse et numéro de téléphone de l’auteur II nous est impossible de publier les lettres anonymes.L'adresse et le * numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication.LE DEVOIR Fondé par Henri Bourasta le lOjanvier 1910 Directeur: Claude Ryon Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteur en chef adjoint: Georges Vigny Directeurs de l'information : Jean Francoeur Pierre Loignon Trésorier: Bernard Larocque IE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle, l'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne $55 par année; six mois: $30 A l’étranger $60 par année; six mois: $33; trois mois: $21 Éditions du samedi: $15 par année Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1 50 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 DépAt légal Bibliothèque nationale du Québec TtliPHONIt 144-3361 (lignes groupées). Le Devoir, lundi 19 septembre 1977 • 5 des idées des événements des hommes La constitution canadienne et son avenir • La meilleure façon de faire face aux problèmes actuels est-elle vraiment de tout recommencer à zéro?par A.Jean de Grandpré ¦ Le président de Bell Canada, M.A.Jean de Grandpré, était invité le 15 septembre à prendre la parole devant le Bureau d’assurance du Canada à l’occasion de la réunion annuelle de cet organisme qui avait lieu à Toronto.M.de Grandpré avait choisi de traiter à cette occasion de la question constitutionnelle.Il l’a fait d’une manière qui jette une douche d’eau froide sur les projets de chambardement radical esquissés dans plusieurs milieux.Avant d’entrer au service de Bell, M.de Grandpré avait, on s’en souvient, pratiqué le droit à Montréal pendant de nombreuses années.Ôn a dit de l’idéal chrétien que ce n’est pa$ qu’il ait été éprouvé et trouvé imparfait, mais plutôt qu’on l’a jugé difficile à attleindre et qu’on ne l’a pas mis à l’essai.On peut en dire autant, jusqu’à un certain point, de la constitution canadienne.A mon sens, la constitution canadienne nous a raisonnablement bien servis dans le ! passé.Mais aujourd’hui, certains s'ejnploient à déformer l’esprit de cette Loi pour créer deux groupes ou deux catégories de gouvernements, l’un, suprême, et les autres, qui lui seraient subordonnés.L’Acte de l’Amérique du Nort britannique n’est pas un document immuable; il n’ést pas gravé dans la pierre.En fait, il a été maintes fois modifié, directement ou indirectement, que ce soit par des abrogations, des modifications, des ajouts et des subrogations.Le désir qu’a le gouvernement fédéral d etendre ses pouvoirs se manifeste à la fois dans le projet de loi sur la concurrence et dans le projet de loi sur les télécommunications nationales, qui en est à sa seconde phase et n’a pas encore été approuvé par la Chambre des communes.À titre de premier exemple, je me borne-rarà quelques remarques au sujet du projet de loi sur les télécommunications.Il convient de souligner que notre système de télécommunications fonctionne, et qu’il fonctionne bien.En fait, il fait l'envie du monde entier.Le Réseau Téléphonique TransCana-dien, qui assure le service téléphonique d’un océan à l’autre, est une association, volontaire regroupant neuf compagnies distinctes qui ont décidé de veiller elles-mêmes à l’acheminement rapide des appels entre Vancouver et Halifax.Le RTT ne possède pas les installations de l’interurbain.Il y a raccordement des réseaux provinciaux aux frontières de leur territoire respectif.Le RTT n'est pas une société en nom collectif ni une société par actions.Il n’a aucun statut juridique.Je le compare souvent au Commonwealth britannique, avec cette différence importante, dans le RTT, chaque membre a droit de veto sur les décisions concernant le Réseau.Cette façon de faire typiquement canadienne, avec toutes ses particularités, n'en est pas moins efficace.Par son projet de Loi sur les télécommunications, le gouvernement tente d’intervenir dans cette façon de faire et de la modifier.On cherche ainsi à investir un organisme de réglementation fédéral du droit de réglementer l’activité du Réseau Téléphonique Transcanadien aux dépens deisept provinces qui ont jusqu’ici exercé un contrôle sur la qualité du service et sur les tarifs des compagnies exploitantes à l’intérieur de leurs frontières respectives.Permettez-moi de dire que les autorités provinciales ne sont pas prêtes à accepter cette provocation et que la proposition fédérale contient tous les éléments d’un affrontement majeur et inutile entre les gouvernements fédéral et provinciaux.Le chois des Pères de la Confédération On pourrait citer une foule d’exemples de ce genre.Mais avant d’en analyser quelques-uns des plus frappants, revenons aux racines canadiennes.Il semble que les aspirations du peuple aujourd’hui soient sensiblement les mêmes que celles de nos ancêtres.Hier aussi, on se préoccupait des problèmes économiques des provinces et des régions.Hier aussi, on s’inquiétait de l’influence américaine; non seulement se souciait-on du point de vue culturel, mais on se demandait comment résister à l’engloutissement devant la croissance prodigieuse des Etats-Unis après la guerre de Sécession.Hier aussi, on a tenu de longs débats sur la forme que pourrait prendre une union des provinces et territoires britanniques au nord des Etats-Unis.Hier aussi, il y avait de l’incertitude, des craintes et des rivalités associées à la résence de deux langues différentes; ier aussi, il y avait amalgame de traditions et de cultures diverses.Nos ancêtres, eux, n’ont pas tout rejeté et cherché à bâtir une nation à partir de zéro.Ils ont préféré donner le plus d’indépendance possible aux provinces, mais unir les gouvernements de ces provinces en une fédération.Ils voulaient une alliance de forces égales sans une autorité suprême.De fait, ce qu’ils cherchaient, c’était la formule même du fédéralisme; un système dans lequel plusieurs états forment un tout, mais demeurent autonomes quant aux affaires internes.Ils ont choisi pour la constitution canadienne une formule qui n’avait jamais été tentée auparavant.Elle était unique en ce qu’elle combinait les principes du gouvernement responsable au sein d’une organisation fédérale.L’Acte de l’Amérique du Nord britannique a été rédigé au Canada et adopté presque sans modification (mais avec des bâillements d’ennui, rapportent les historiens) par le gouvernement de l’Empire britannique à Londres.Les Canadiens avisés de 1867 ont emprunté à la fois à la constitution britannique et à la constitution américaine pour former la leur.Ils ont tâché de retenir les avantages de chacune tout en évitant les pièges de l’une et de l’autre.La formule n’a pas été acceptée par tous et chacun dans les provinces à ce moment-là.Rappelons-nous le fougueux orateur et éditorialiste de la Nouvelle-Écosse, Joseph Howe, que je pourrais qualifier de premier “indépendantiste” canadien.Vous savez sans doute qu’il s’opposa violemment à l’entrée de la Nouvelle-Écosse dans la Confédération canadienne, et c’est sur la base d’un programme séparatiste qu’il fut élu premier ministre de sa province.Ce qui ne l’empêcha pas par la suite de céder aux instances de Sir John A.Macdonald et de se joindre à son cabinet à titre de président du conseil en 1869.L’histoire se répétera-t-elle?Les principes qui ont présidé à l’adoption de l’Acte dé l’Amérique du Nord britannique sont assex simples, une fois réduits a leurs éléments essentiels.En effet, toutes les questions d’ordre national, interprovincial ou international sont sous la responsabilité du gouverne- ment fédéral, étant entendu que ce dernier exerce sa juridiction dans toutes les sphères qui ne relèvent pas exclusivement des provinces.Le gouvernement fédéral peut également légiférer pour assurer la paix, Tordre et la bonne marche du gouvernement du Canada.Par ailleurs, toutes les questions d’ordre local ou inter-provincial relèvent de la juridiction des provinces.Les deux paliers de gouvernement sont souverains dans leur sphère de juridiction respective et les provinces ne sont pas des citoyens de deuxième classe dans leurs rapports avec Ottawa.Voilà l’essence de la Confédération canadienne! L’érosion des pouvoirs provinciaux par Ottawa — Mais quelle est, en fait, la situation actuelle?On a dit que les Pères de la Confédération se retourneraient dans leur tombe s’ils savaient ce qui se passe.C’est, qu’en effet, nous assistons à une érosion graduelle de l’autorité des provinces par le pouvoir central, qui empiète sur les responsabilités des provinces.Vous en voulez quelques exemples?Le Globe and Mail rapportait le 29 juillet dernier que les quatre premiers ministres des provinces de l’Ouest avaient déposé, au mois de mai, le rapport préparé par le groupe travail chargé d’étudier les tendances constitutionnelles.Ce rapport faisait état de “douzaines de cas d’intrusion du pouvoir central”.Il citait, entre autres, le domaine de l’habitation; Voici ce qu’en disait l’éditorialiste du Globe: “Toute les provinces sans exception maintiennent qu’Ottawa devrait uniquement servir de banquier en ce qui concerne la construction domiciliaire, que c’est à elles seules qu’il ap- artient de déterminer la façon de distri- uer les fonds parce qu’elles sont plus au fait des besoins locaux.Mais Ottawa, par l’entremise de la Société centrale d’ny-pothèque et de logement, du ministère des Affaires urbaines et d’autres agences, s’est adressé directement aux groupes locaux et aux municipalités.Les discussions entre les trois paliers de gouvernement qui ont fait suite à cette démarche ont occasionné tellement de retard qu’en Ontario, par exemple, le gouvernement provincial a été incapable d’employer les sommes prévues à son budget oe 1 habitation.Ainsi donc, en pleine pénurie de logements, les intrusions du fédéral ont La dernière session à Québec Un nouveau style d’opposition L’Union nationale de Maurice Duplessis a évolulé.Son évolution s’est faite au rythme des changements sociaux et économiques du Quebec.C’est parce qu’elle puise son inspiration au)( sources de la tradition vivante, que son action politique s’est toujours adaptée à la réalité contemporaine des Québécois.C'est ainsi que, sans renier ses origines, en 1977, il existe une Union nationale renouvelée qui propose aux Québécois une conception nouvelle de la politique; un style nouveau d’action politique, basé sur la franchise, le contact personnel et l’approche réaliste des vrais problèmes.A Montréal, le 6 mars dernier, j’annonçais cette nouvelle attitude.Au lendemain, dès l’ouverture de la session, nous avons commencé à l’appliquer, dès les premières heures, de la dernière session parlementaire, l’union nationale a étonné les observateurs par son style parlementaire.J’ai toujours promis une action positive et constructive.C’est l’attitude que nous avons adoptée en Chambre.Devant un gouvernement de style nouveau, nous avons imposé un nouveau style d’opposition.Nous avons rompu avec la tradition qui veut qu’un parti d’opposition s’acharpe à démolir le gouvernement et à être contre pour être contre.L’action parlementaire, la fonction législative est trop importante pour le bien-etre de la population pour que nous nous amusions a en paralyser les rouages inconsidérément.Nous avons laisse cette attitude au Parti libéral.Pour notre part, nous avons affiché, tout au long ae la dernière session, la même détermination a faire valoir au gouvernement, dans Tétude des différents projets de loi, le point de vue de par Rodrigue Biron ¦ Ce texte est extrait d’un discours prononcé à Québec par M.Rodrigue Biron, chef de l’Union nationale, dans le cadre des fêtes organisées en hommage à la mémoire de l’ancien premier ministre et chef de l’UN, Maurice Duplessis.tous les Québécois, sans distinction d’appartenance politique, culturelle, ethnique et linguistique.Nous avons étudié avec sérieux les positions gouvernementales et nous avons souscrit à ce qui nous apparaissait juste dans ces positions.Mais nous avons également dénoncé ce qui nous apparaissait injuste pour l’ensemble de la population — ce qui ne nous apparaissait pas de nature à satisfaire l'ensemble des Québécois.Non pas dans une vaine critique destructive, mais bien dans un souci de critique honnête et constructive.Nous avons mis le gouvernement en garde contre certaines démarches et nous lui avons proposé les modifications qui s’imposaient.Par notre vigilance et notre ardeur au travail, nous nous sommes révélés les véritables gardiens de la démocratie au Québec.Nous avons appuyé le message inaugural du premier ministre, parce qu’il con- tenait des promesses d’action propres à satisfaire aux besoins du Québec.Nous avons dénoncé le budget Parizeau qui ne mettait pas l’accent sur les véritables problèmes et taxait encore plus ceux-là même des Québécois qui ont le plus besoin d’être aidés.Nous avons surtout dénoncé par là le manque de volonté du gouvernement à tout mettre en oeuvre pour rétablir l’économie et permettre aux Québécois de vivre dans la dignité.Nous avons déployé, au cours des différentes étapes de Tétude de la Charte du français, une énergie sans pareille de la part d’un parti d’opposition pour faire de cette loi la meilleure législation linguistique pour tous les Québécois.Dans notre contre-proposition, ce fameux “Livre bleu” qui reprenait, article par article, le projet de loi 101, le gouvernement puisa quelques points afin d'améliorer son projet de cnarte linguistique dont nous n’avons finalement pas approuvé la version définitive, parce qu'elle ne retenait pas les éléments — telle la reconnaissance de l’existence d’une communauté anglophone articulée au Québec — qui nous apparaissaient essentiels à la défense et au respect de la réalité sociale et culturelle du Québec.Nous avons appuyé la loi sur le financement des partis politiques, parce que le gouvernement nous a écoutés et a fait son bout de chemin nous avons fait le nôtre jusqu’à un point qui nous apparaissait juste pour tous.Nous nous y sommes rejoints.Et ainsi de suite dans chacune de .nos actions.Alors que le Parlement piétinait et perdait un temps précieux en procédures futiles, c’est grâce à l’Union nationale si la loi sur les stimulants fiscaux au déve-loppement industriel a pu être étudiée et adoptée — enfin, une loi qui s'occupait de l’économie! L’équipe des députés de TUN s’est révélée présente, active, positive, vigilante et responsable.Ses membres ont su acquérir en un temps record une expérience qui fait d’eux d’authentiques législateurs et représentants du peuple.Ils ont été présents à toutes les aélibérations et contribuèrent à affirmer la volonté de l’Union nationale de participer activement au débat politique.Puisque l’option que préconise le Parti québécois dépasse largement les frontières du Québec et implique l’avenir même du Canada, j’ai cru ae mon devoir d’aller à la rencontre des autres Canadiens.J’ai invité les chefs des gouvernements des autres provinces et du fédéral à exprimer clairement leur volonté d’améliorer le climat politique au Canada.Je les ai exhortés à établir un véritable dialogue entre tous les partenaires de la fédération canadienne; à tout mettre en oeuvre afin de définir en profondeur avec nous ce fédéralisme renouvelé qui s’impose de toute urgence comme substitut au statu quo et comme alternative au rêve séparatiste.Tel fut le but de mes voyages à Toronto, London, Calgary, Edmonton, Winnipeg, Sudbury et récemment à Moncton.Dans les semaines et les mois à venir, nous poursuivrons avec le même acharnement, ces démarches, tant à l’Assemblée nationale qu'à l’extérieur du Québec, dans la conscience que nous avons de la nécessité de notre travail afin d’offrir aux Québécois une alternative valable et authentiquement québécoise au gouvernement actuel, un gouvernement qui se comporte — le bill 101 est éloquent à ce sujet — comme si le Québec était déjà séparé, un gouvernement qui ne respecte pas intégrament le mandat qu’il a sollicité et obtenu le 15 novembre dernier.privé la population de logements.” Voyons maintenant la décision prise par le gouvernement fédéral, en mai dernier, d accorder $13 millions aux fédérations ouvrières à des fins “éducatives”.L’éducation est un domaine qui relève exclusivement de la compétence des provinces.Elle a été jugée d'une telle importance par les Pères de la Confédération, qu’elle a fait l'objet d'une disposition expresse à l’article 93 de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, où il est déclaré: “Dans chaque province et pour chaque province, la législature pourra exclusivement légiférer sur l’éducation.”.Malgré cela, le ministre fédéral du Travail, M.John Munro, a signé un pacte avec M.Joe Morris, président du Congrès du travail du Canada, en vertu duquel il est octroyé au CTC deux millions de dollars par année, pendant cinq ans, ainsi qu'une somme de $600,000 à d’autres organismes de travail, individus et institutions d’enseignement.Tout cela pour l’éducation! M.Morris a déclaré que, des deux millions de dollars accorde annuellment au CTC, une somme de $200,000 serait remise à la Fédération des travailleurs du Québec, organisme affilié au CTC.La Confédération des syndicats nationaux — la CSN — a déclaré immédiatement qu elle accepterait probablement cette aide, à condition qu’il n'y ait aucun engagement de sa part.On devine aisément la rivalité et la polarisation auxquelles cette situation donne lieu lorsqu'une province, dotée de pouvoirs constitutionnels en matière d’éducation, veut rivaliser avec la’générosité fédérale, non justifiée sur le plan constitutionnel, et qu’elle est incapable de le faire parce qu’elle ne dispose pas des sommes nécessaires.Par ailleurs, le gouvernement fédéral a offert $1.4 milliard, réparti sur une période de six ou sept ans, pour l’isolation des maisons.Pour avoir droit à ces largesses, les provinces doivent se plier à certaines conditions imposées par Ottawa, comme l’établissement de nouvelles limites de vitesse sur les autoroutes et la modification des codes de la construction Loin de moi l’idée de contester cet objectif fort louable de l’économie de Té-nergie! J’entretiens toutefois de sérieux doutes quant au procédé utilisé.Les ministres provinciaux de l’énergie ont critiqué cette immixtion qu’Ottawa se permet, sous le prétexte d’une politique énergétique nationale, dans des domaines de compétence provinciale.L’Alberta et le Québec n’ont d’ailleurs pas encore accepté la proposition.Au bout du compte, les provinces sont en colère et l’objectif de l’économie de l’énergie doit être en partie sacrifié, du moins en Alberta et au Québec.Ce sont des tensions de ce genre qui font naître les jalousies et les craintes en matière de partage des juridictions.Dans le cas du Québec, le ressentiment, qui serait considéré comme normal dans les autres provinces, se cristallise au tour du problème de la langue et on l’identifie trop souvent à la ferveur séparatiste.Dans un discours qu’il prononçait en juin dernier à Edmonton, le ministre al-bertain des affaires intergouvemementales, M.Lou Hyndman.faisait observer que le séparatisme québécois n’est rien de plus qu’une riposte” à “l’incroyable empiètement” du pouvoir fédéral sur les compétences provinciales.Selon M.Hyndman, en s’arrogeant ainsi les pouvoirs des provinces, le gouvernement fédéral s’est rendu responsable de la poussée des indépendantistes au Québec et des revendications autonomistes de TAlberta dans plusieurs domaines actuellement sous l’emprise d’Ottawa.La situation au Québec, disait-il, n’est qu’un symptôme du problème auquel doit faire face la Confédération.Les provinces de l’Ouest et de l’Atlantique ont les mêmes griefs.Les diverses régions du pays font preuve à cet égard d’une étonnante unanimité.À la Conférence de Couchiching qui a eu lieu cet été, un homme d’affaires montréalais, M.Louis Desmarais, qui est président du Conseil pour l’unité canadienne, faisait remarquer que de nombreux Canadiens aux allégeances politiques diverses, y compris des séparatistes québécois, éprouvent un sentiment commun: la méfiance face au gouvernement fédéral et à de nombreux aspects de ses interventions.Selon M.Desmarais, s’il est une chose que les agriculteurs des Prairies, les pécheurs de Terre-Neuve, les travailleurs forestiers de la Colombie-Britannique; les hommes d’affaires de l’Ontario et meme les séparatistes du Québec ont en commun, c’est leur méfiance face au gouvernement fédéral et à son aptitude à comprendre leurs problèmes ou à avoir des échangés réalistes avec eux.40e anniversaire VIENT DE PARAITRE AUX ÉDITIONS RÉPERTOIRE DES DRAMATIQUES QUÉBÉCOISES À LA TÉLÉVISION 1952 - 1977 Par Pierre Pagé et Renée Legris Collection “Archives québécoises de la radio et de la télévision” 296 pages - $10.00 EN VENTE DANS TOUTES LES LIBRAIRIES ET A LA LIBRAIRIE GÉNÉRALE Les malaises économiques sont une source de frustration politique; voilà à mon avis une loi immuable de notre société.On peut se demander, justement, si le mouvement séparatiste québécois connaîtrait la même faveur sans la frustration engendrée par le chômage.On pourrait aussi se demander si le gouvernement de la Nouvelle-Ecosse ne durcirait pas ses positions si la découverte de pétrole sur son territoire venait tout à coup garnir les coffres du trésor provincial.Quoi qu’il en soit, les intrusions accompagnées d’importantes subventions sont acceptées avec de plus en plus de réticence.Dans une édition récente du Canadian Trend Report, qui est une analyse faite pour le compte d’un groupe d’entreprises dont Bell Canada, on constate que l’orientation des provinces vers une plus grande indépendance se traduit dans de nombreuses facettes de la vie canadienne.L'identité provinciale, poursuit en substance le rapport, est un aspect important de la crise que vivent de nombreux Canadiens en cette époque où les provinces se dirigent vers l’audodétermination et Tautosuffisance.L’affrontement fédéral-provincial ne peut se ramener à un affrontement entre Québec et Ottawa; toutes les provinces veulent exercer un plus grand contrôle sur leurs propres ressources.La nationalisation de la potasse en Saskatchewan, les démarches du Québec en vue de contrôler le secteur de l’amiante, les demandes de TAlberta visant à hausser le prix du pétrole (avec l’appui du Québec), la volonté de Terre-Neuve de prendre en main l’exploitation des réserves de gaz en mer, voila qui témoigne bien de la détermination des provinces à déborder leur rôle de simple producteur de matières premières, pour développer leur propre industrie secondaire.“La plupart des changements constitutionnels proposés par les Canadiens, dit encore le rapport, accordent plus d’autonomie aux provinces.S’il était possible de donner une plus grande indépendance aux provinces, leur interdépendance pourrait bien être moins difficile.” “Peut-être que, paradoxalement, la diversité est la voie de l’unité nationale.” La voie la plus efficace Si j’insiste sur les ingérences fédérales, c’est parce qu’il me semble que c’est dans ces domaines que nous, Canadiens, sommes le plus en mesure de trouver des solutions.Ce n’est pas parce que Ottawa est à blâmer pour tous nos malheurs.Il y a place, je crois, pour de véritables mesures coopératives dans le but de débarrasser notre pays du malaise qui le tenaille.Mais, comme chacun sait, la coopération ne peut pas se faire dans un seul sens.Si le gouvernement fédéral, ses institutions et ses organismes de réglementation sont coupables de ce que je pourrais appeler un "vol constitutionnel’', il se pourrait bien que les provinces se soient rendu coupables d’une intransigeance unanime.Est-il normal que, dans le commerce des valeurs mobilières — qui comporte des transactions au moyen de communications électroniques instantanées et sans frontières, — il y ait onze pouvoirs juridictionnels?D’un autre côté, on ne voit pas trop pourquoi Ottawa, qui perçoit des impôts d’un bout à l’autre du pays, devrait ennuyer les gens de victoria avec le problème de la corrosion des automobiles a Montréal, comme il le fait par l’entremise de son ministère de la Consommation.Avons-nous besoin d’une autorité centrale en matière d’environnement pour assurer notre protection à tous contre la pollution de Tair?Si chaque province voit à ce que son air soit propre, pourrait-il vraiment y avoir un air “fédéral” malpropre?Pourquoi avons-nous besoin d'un ministère fédéral chargé du sport amateur et de la forme physique alors que, par sa nature, le sport amateur commence au niveau local, qu’il soit municipal ou paroissial?Est-ce vraiment une question de dimension nationale?Quand Ottawa présenta pour la première fois la perspective d’un régime d assurance-maladie en faisant miroiter les avantages, à savoir qu’il paierait la moitié de la note, n’aurait-il pas pu prévoir que les provinces n’auraient peut-être pas les moyens d’assumer l’autre moitié?Était-il forcé d’assortir sa proposition d’une condition, à savoir, notamment, que le régime devait être universel et non contributif?Pour résumer, puis-je me permettre de suggérer à nouveau que nous revenions aux sources, à ces origines canadiennes qui ont fait de nous un pays et qui, avec Voir pagt 6: Conatitutlon 235 est, boul.Dorchester Montréal 851-9621 • • Le Devoir, lundi 19 septembre 1977 la meteo Environnement Canada pluie, „ icaav''-i.3 Si PLUIE è AVERSES ££ÜSS O PLUIE PLUIE Soli ioke Fronciuo ChorU précipitations |-^ haute pression g basse pression masse d’air frais masse d’air chaud Nouvelle32.Orleans Chibobgâmau, Abitibi, Haute Mauricie et Saguenay-Lac-Saint-Jean: nuageux avec éclaircies.Maximum 15.Aperçu pour mardi: beau.• Pontiac-Témiscamingue, Laurentides, Outaouais, Montréal, Cantons de l’Est, Québec et Trois-Rivières: nuageux avec quelques averses.Maximum 17 à 19.Aperçu pour mardi : beau.À midi, aujourd'hui Sept-Iles: nuageux.Maximum 10.Ap erçu pour mardi: dégagement.Baie-Comeau: nuageux.Maximum 12.Aperçu pour mardi, dégagement.• Rimouski et Gaspésie: nuageux avec quelq ues averses.Maximum 14.Aperçu pour mardi: nuageux.suites de la première page RENÉ LÉVESQUE ment central est responsable en grande partie des malheurs économiques du Québec, il est tout aussi exact que le gouvernement québécois a le strict devoir de faire tout en son possible pour corriger la situation.Pour ce qui est maintenant du sens et de la portée des mesures oue contiendra ce budget supplémentaire, le premier ministre s’est également refuse à donner beaucoup de détails, confirmant cependant que l’habitation serait l’un des secteurs privilégiés.Assisté du président du caucus, M.Jérôme ProuLx, qui y est allé de quelques explications supplémentaires sous ce chapitre, M.Lévesque a expliqué que ministres et députés avaient convenu que le secteur de l’nabitation, tant celui du logement familial que du logement pour personnes âgées et pour malades chroniques, recevrait une attention soutenue du gouvernement au cours des prochaines semaines.M.Proulx devait ajouter à cet égard que les députés, qui viennent de passer quelques semaines consécutives dans leurs comtés respectifs, en étaient revenus avec la très nette impression que ce secteur du logement devait constituer l’une des toutes premières priorités du gouvernement.Il semblerait par ailleurs, selon certaines informations recueillies dans les couloirs de l’auberge Yvan Coutu, où se déroulaient depuis jeudi soir l'ensemble des entretiens et des consultations gouvernementales, que les secteurs de l'amiante et du meuble fassent également partie de ce plan d’urgence de lutte contre le chômage.Au sujet du premier, M.Lévesque a annoncé que la politique de l’amiante, qui doit normalement suggérer une interven- tion directe de l’Etat dans la transformation de la matière première, était à peu près prête et qu’elle sera dévoilée très bientôt.Pour ce qui est de l’industrie du meuble, qui constitue avec le textile, la chaussure et le vêtement, l’un des quatre secteurs dits mous de l’économie québécoise et qui vient de faire l’objet d’un mini-sommet économique, le premier ministre a confirmé l intervention très prochaine du gouvernement (peut-être par l’intermédiaire de la SOI) pour redresser l’ensemble du secteur.Quoi qu’il en soit, M.Lévesque devait conclure ce chapitre en confiant aux journalistes qu’en plus du secteur de l’habitation, les mesures annoncées cet automne touchaient quelques autres “gros morceaux”.Outre cette épineuse question de chômage, députés et ministres du Parti québécois, de même que les quelques technocrates du parti qui avaient été invités à cette rencontre fort importante, ont également arrêté les grandes priorités législatives et budgétaires de l’annee a venir.Rappelons que ce travail, qui donne lieu aux grands arbitrages et aux grandes conciliations entre les objectifs de tous les ministères du gouvernement et les reye nus prévisibles de l’Etat, s’est effectué à partir de documents préparés par le ministère des Finances, les ministères d’Etat, les caucus régionaux ainsi que les associations de comté.Samedi, le premier ministre confirmait qu’il ressortait des discussions très vives des deux derniers jours que la préoccupation numéro un de la prochaine année sera sûrement celle de la relance économique.“La première des priorités, celle qui saute aux yeux de tout le monde, c’est bien sûr l’economie", de dire M; Lévesque.Il devait cependant rappeler que le gouvernement devra sous ce chapitre décider s’il utilise sa marge de manoeuvre — qu’il connaît déjà, semble-t-il, avec passablement de précision — pour se lancer dans de grands programmes de dépenses ou pour réduire les impôts, ré-équilibrer les échelles d’imposition, et mettre en branle le réforme promise depuis si longtemps de la fiscalité municipale.Bien qu’à cette étape-ci, ces choix fondamentaux ne soient pas encore complètement arrêtés, il semble qu’il faille plutôt pencher davantage vers la seconde hypothèse, celle d’une réduction, sous une forme ou sous une autre, du fardeau fiscal des contribuables, fardeau qui, comme on le sait, est plus élevé au Québec que par- au fil des mots_ (le PLUS PRESSANT par Louis-Paul Béguin Si des progrès considérables ont été faits, si la loi 101 fait du français la langue officielle, il ne faut pas se faire d’illusion: un gros effort reste à faire, un effort collectif, pour épurer la langue des média: des journaux, de la radio, des revues, etc.Car nous pataugeons dans une boue d’anglicismes et Je vais vous en donner quelques exemples, glanés au hasard de mes lecteurs.Pourquoi parle-t-on d’un CORONER alors que ce n'est pas un mot français.C'est MfiDECIN LÉGISTE qu'il faut dire.Pourquoi continue-t-on d employer l’adjectif éligible et le substantif éligibilité, pour dire admissible, admission, admissibilité (les éligibles devront faire une demande.au lieu de: les ayants-droits devront adresser leur demande.).Pourquoi, dans l’autobus, y-a-t-il une affiche sur les bienfaits du conditionnement physique qui ose parler d’ac-twités passives?Horreur des horreurs.Ce qui est actif ne peut être passif.C’est élémentaire.Il faudrait dire: activités SÉDENTAIRES.Pourquoi donc la Ville de Montréal m’envoie-t-elle une facture appelée taxe d’eau (sic) où je lis au-dessus d’un endroit réservé au timbrage par (je suppose) le service des finances de la Ville: stamp — estampe.Sorte de “pour acquit” indiqué par timbrage (à l’aide d’un tampon, d’un timbre, aux armes de la Ville) qui n’a rien à avoir avec une estompe (estampiller est le fait d’indiquer par un cachet, un tampon, le paiement d’un droit.L'estampe est une image imprimée au moyen d’une planche gravée Pourquoi se servir (encore) du mot béné- V fie es pour parler de prestations (texte fédéral portant sur les pouvoirs en matière sociale: À l’exception des bénéfices et des services (relatifs à l’assurance-chômage).Pourquoi ces "désignations” dans la langue officielle bizarre: Canadien National, Canadien Pacifique, Décision Canada, Jour du Canada, Province, corporation, statuts refondus, etc?Pourquoi ce français farfelu dans les pages du sport: Les Expos ont balayé (recueilli) les honneurs, le pilote des Expos est davantage (plus) heureux, la Saskatchewan a passé outre les Argonauts (Là, je n’ai rien compris), Lancaster a lancé à 24 verges pour le majeur de Mazurak (aulieu de: gagnant ainsi.).Pourquoi ces superviseurs qui n’en sont pas (chefs de service), ces gérants (directeurs, responsables) qui n’en sont guère, ces aubaines qui sont des occasions, ces prérequis qui sont des conditions préalables, etc etc?Pourquoi, pourquoi, pourquoi?Because l'anglais, l’anglicisation, le funny bilinguisme, la bilinguisation (sic), la mauvaise traduction genre: Effectif et inclus dans votre prochaine facture votre tarif sera augmenté de $3 par contre l'augmentation sera bénéficiée par nos opératrices et nos fournisseurs.Vous es-pérons que vous COM P RENDEZ.ah, je m'arrête.Voilà le problème, voilà le drame, voilà le danger.Et avanf de parler d’anglais, de droits à l’anglais, de libre choix, etc., il faudrait bien s’occuper du plus pressant: le français, langue officielle, doit être épuré, partout, officiellement, sans répit, et les enfants doivent apprendre le meilleur français possible.Ou, alors, le français au Québec, c’est une farce monumentale.J tout ailleurs au Canada.Autre priorité du gouvernement, et qui, du moins à première vue, semble un peu moins coûteuse: la décentralisation administrative, thème savant qui n’en cache pas moins, de rappeler M.Lévesque, l’une des réformes les plus importantes des prochaines années.A ce point importante que le premier ministre a d’ailleurs cru bon de la piloter personnellement, en compagnie de ses collègues Jacques Léonard et Guy Tardif.Toute cette question de la décentralisation administrative et, au fond, de la nouvelle division des pouvoirs entre les diverses instances d’intervention (municipal, régional, scolaire, gouvernemental) de meme que des ressources disponibles à chaque niveau fera l’objet d’un livre blanc qui sera déposé à l’automne.Signalons de plus que la prochaine année sera également celle de la mise en place d’un certain nombre de réformes assez importantes du côté social, telles l’assurance-automobile, les conditions minimales de travail, la nouvelle loi de protection du consommateur, etc.Quoi qu’il en soit, toutes ces priorités, qui sont déjà passablement arretées, feront de nouveau l’objet de maintes rencontres entre ministres, députés et dirigeants du parti, comme, par exemple, la réunion de la fin de semaine prochaine du conseil national du PQ, à Sherbrooke, où les militants auront l’occasion de se prononcer sur les grands objectifs de la deuxième année de gouvernement de leur formation politique.Soulignons enfin que les députés se sont également penchés au cours de cette rencontre sur l’éternel problème de leur rôle à l’Assemblée nationale.M.Jérôme Proulx a confirmé à ce chapitre que le caucus a convenu de soumettre bientôt aux partis d’opposition une série de réformes à caractère technique du déroulement des travaux en Chambre (heures de travail, sessions à date fixe, nombre de jours de session, etc.) Plus important encore est cependant toute la question du véritable rôle du député et de sa réelle capacité d’être un vrai législateur dans le système parlementaire actuel.A cet égard, les députés ont reçu avec beaucoup d’intérêt, semble-t-il, un rapport fort novateur de leur collègue des Trois-Rivières, M.Denis Vaugeois.LES LIBÉRAUX en 1971, à la suite d’amendements à la constitution.À ce jour délégués de droit au congrès de leadership, les 300 membres du conseil général ont voulu donner l’exemple et se sont fait hara-kiri en fin de semaine.S’ils désirent participer au choix du prochain chef, donc, les députés et président régionaux et présidents de comté devront se faire élire spécifiquement à cette fin par leur association de comté.Le Parti libéral devient le seul au Canada dont la délégation au congrès de leadership ne comporte pas de délégués de droit; • à la suite du congrès à la direction du parti, les candidats seront tenus de divulguer publiquement les dépenses détaillées encourues au cours de la campagne; • le parti organisera, dans le cadre de la campagne au leadership, une série d’as-semblees régionales avec la participation simultanée de tous les candidats en lice.La majeure partie des délibérations du conseil général du PLQ a été consacrée aux moyens de démocartiser le choix du chef du parti par de nouvelles modalités d’élection.À cet égard, les participants ont rejeté, quoique de justesse, le projet mis de l’avant par le président de la région de Québec, M.Guy Morin, visant à introduire la notion de “primaires” dans les comtés.En vertu de la formule Morin, dans chacune des 23 régions, un tirage au sort déterminerait un comté dont tous les membres en règle de l’association libérale voteraient pour le choix du chef.Les candidats les plus faibles, les marginaux, seraient éliminés.Le deuxième tour de scrutin se déroulerait à l’occasion du congrès.Le comité présidé par Me Louis Rémil-lard de Québec en a conclu que cette façon de procéder serait trop coûteuse, complexe et difficile d’application.Il souligne en outre que cette formule risquait de diminuer l’intérêt du congrès, considérant que les votes recueillis dans les primaires seraient ajoutés avec pondération aux voix des délégués du congrès.Il aura quand même fallu l’intervention de tous les députés présents ainsi que bien des accrocs de procédure pour empêcher la formule Morin d’être adoptée.Le président de la commission politique, Me Michel Robert, avait prévu un congrès d’orientation d’une durée de quatres jours.Le conseil général a jugé que ces exigences de disponibilité et de coût dépassaient les capacités de nombreux militants libéraux.Il a donc été convenu que le congrès d’orientation débuterait le vendredi 18 novembre à l’hôtel Bonaventure de Montréal pour se terminer le dimanche 20 novembre.En tout, une quinzaine d’ateliers de travail porteront sur les thèmes suivants: le Québec des années 1980, société ouverte ou protégée; le rattachement du Québec à l’entité canadienne; la dimension économique et sociale du fédéralisme; la dimension constitutionnelle proprement dite du fédéralisme; l’organisation politique et la décentralisation; le rôle des gouvernements locaux; le contrôle de la legislation déléguée; l’accès à l’information; les élus et l’administration publique; le régime économique; la vérité des prix et la liberté du consommateur; les formes d’entreprises; le rôle de l’État dans l’économie; l'usage rationnel des ressources naturelles; l’agriculture; le monde du travail : la nouvelle organisation, la vie syndicale, la résolution des conflits et la situation des femmes sur le marché du travail; les politiques sociales: l’éducation, le milieu de vie.Au moment du congrès d’orientation à .la fin novembre, les aspirants au leadership se seront sans doute publiquement révélés.Le risque que le congrès d’orientation devienne un congrès de leadership déguisé n’inquiète pas outre mesure le chef intérimaire M.Gérard-D.Lévesque, qui reconnaît par ailleurs qu’il n'existe aucun règlement pour empêcher que cette situation se produise.A moins de contre-ordre, les candidats pourront ouvrir toute grande leur machine et se présenter à l’hôtel Bonaventure avec macarons, banderoles, majorettes et fanfares.Dans son discours de clôture des assises, M.Lévesque a promis aux militants libéraux de mener "une bataille à finir" sur la question du référendum et de l’indépendance du Québec.Les membres du La Bolivie Suite de la première page nées par le gouvernement, cette situation favorable a stimulé l’épargne et les investissements.Encourages par de meilleurs taux d’intérêt, les possédants ont rapatrié en partie leurs fortunes, et les capitaux sont peu à peu revenus.Alors que l’aide extérieure avait été chichement comptée au gouvernement réformiste du général Torres, les organismes internationaux de financement se sont montrés nettement plus larges avec le régime actuel.Depuis 1971, près de 1 milliard et demi de dollars de crédits ont été accordés à la Bolivie par la Banque mondiale, la Banque interaméricaine de développement, la Banque américaine d’import-export, des consortiums de banques privées et des gouvernements.Rassurer les étrangers Le général Banzer a donné des gages pour rassurer ses bailleurs de fonds étrangers.Des mines d’étain nationalisées par le général Torres ont été restituées à l’International Metals Processing Co, les anciens propriétaires de la célébré mine “Matilde” ont été largement indemnisés, tandis que la firme United Development Inc.etendait son contrôle à d’importantes réserves minières de l’État.Il est également question de transformer le Banco Minero en une société anonyme mixte qui serait chargée de la commercialisation des minerais.Selon la presse bolivienne, derrière cette tentative se trouverait la Phillips Brothers, qui gère déjà une partie substantielle des exportations minières boliviennes.La nouvelle loi sur les hydrocarbures a permis de trouver des accommodements avec les compagnies étrangères.Principale cible de la nationalisation de 1970, la Gulf Oil a été dédommagée pour près de 100 millions de dollars.Pas moins de quatorze contrats de prospection ont été passés avec des firmes étrangères, en majorité américaines, et la Compagnie nationale des pétroles Y.P.F.B.a été autorisée à former des entreprises mixtes pour lancer des projets industriels et de raffinage de produits destinés à l’exportation.En même temps, l’entreprise sidérurgique d’État SIDERSA a fait appel aux capitaux étrangers pour la mise en valeur des ressources d’El-Mutun.Avec des réserves estimées à 40 milliards de tonnes, ces gisements de fer sont parmi les plus importants du monde.À la veille de la chute du régime du général Torres, le Brésil avait vainement tenté de négocier un accord sur ¦ xploitation du fer d’El-Mutun.Depuis l’arrivée du général Banzer au pouvoir, Brasilia a trouvé un interlocuteur mieux disposé à son égard, ce qui lui a permis d étendre sensiblement son influence en Bolivie.Cette pénétration a pris les formes les plus variées.Par l’intermédiaire du Banco do Brasil, la Bolivie s’est vu octroyer une aide de 50 millions de dollars en moyenne par an, le Brésil devenant ainsi son principal bailleur de fonds après les États-Unis.Dès 1972, les deux pays signaient un accord sur les communications en vue de "promouvoir une véritable intégration physique, économique et touristique".En plus des crédits accordés pour la construction de routes, le Brésil est aussi intéressé à l'achèvement de la ligne de chemin de fer de Santa-Cruz à Cochabamba.Une fois terminé, ce dernier tronçon reliera le port brésilien de Santos, sur l’Atlantique, au port chilien d’Arica, sur le Pacifique.Il y a quelques semaines, le Brésil, le Chili et la Bolivie ont projeté de construire ensemble une route qui traverserait le continent de part en part.Le Brésil a aussi pris de sérieux gages sur l'avenir par l’ambitieux accord de coopération économique et technique, signé en 1974, à Cochabamba, par les présidents Geisel et Banzer.La Bolivie s’est notamment engagée à livrer au Brésil, pendant vingt ans, près de 7 millions de mètres cubes de gaz naturel par jour.En contrepartie, le Brésil financera la construction dans le département de Santa-Cruz d’une importante usine pétrochimique et d’un complexe sidé- rurgique pour exploiter les gisements de fer d’Èl-Mutun.Si l’Argentine, rivale traditionnelle du Brésil, a fait les frais de l’opération, la crise que tra-ïllei ’ •” -i L verse actuellement l’économie brésilienne a jusqu’à présent retardé la mise en marené de l’accord.Biens de consommation courante, postes de télévision et voitures made in Brasil ont envahi le marché bolivien.D’ailleurs, Santa-Cruz, capitale du pétrole et réputée pour cultiver un particularisme outrancier, regarde davantage vers son grand voisin tout proche que vers La Paz, lointaine et perdue dans les hauteurs andines.Près de cinquante mille colons brésiliens se seraient installés le long de la frontière, en particulier dans le nord-est de la Bolivie, imposant peu à peu leur langue et leurs coutumes.Dans certaines localités, le cruzeiro brésilien est même en passe de supplanter le peso bolivien.La pression brésilienne se traduit aussi par des rectifications officielles de frontière, qui auraient déjà coûté à la Bolivie quelque 27 000 kilomètres carrés.Fort de ses appuis financiers extérieurs et des cours élevés des principaux produits d’exportation, le gouvernement du général Banzer a lancé l’an dernier un vaste plan quinquennal de développement.Mettant l'accent sur les trois secteurs-clés que constituent les mines, les hydrocarbures et l’agriculture, ce plan prévoit des investissements de l’ordre de 3,5 milliards de dollars.D’ici à 1980, les autorités se sont fixées pour objectif de doubler les richesses du pays et d’atteindre un taux annuel de croissance de 8%.Parmi les grands projets, .les fonderies de Vinto, qui fonctionnent déjà, sont appelées à assurer la transformation de la totalité de la production bolivienne d’étain.Le gouvernement a également chargé une compagnie britannique de construire avant 1980 la première centrale nucléaire du pays, à quelque 80 kilomètres de La Paz.Dans le domaine agricole, les responsables boliviens souhaitent mettre en valeur les immenses étendues de terres en friche des départements du Béni et de Santa-Cruz, en accordant des facilités aux colons.L’opinion a cependant défavorablement réagi à l’intention prêtée au gouvernement d’autoriser l’installation dans l’est du pays d’immigrants blancs d’Afrique australe.D’après une étude de l’université d’Etat de l’Utah (Etats-Unis), la Bolivie serait bien placée pour développer ses exportations de produits alimentaires.Cinquième pays d’Amérique latine en superficie avec à peine quatre millions et demi d’habitants, dont les deux tiers se consacrent à l’agriculture, elle pourrait devenir "un pays prospère avec une population bien nourrie".En dépit de certains signes extérieurs, c’est encore loin d’être le cas.Si la Bolivie se porte apparemment mieux, peut-on en dire autant des Boliviens?Certes, le pays connaît un sensible essor économique, mais il s’est d’abord répercuté sur des travaux d’infrastructure, et seule une petite minorité en a bénéficié.De surcroît, les résultats obtenus l’ont été au prix d’un endettement croissant.Ainsi, depuis 1971, le gouvernement du général Banzer a quadruplé la dette extérieure, qui a atteint près de 2 milliards de dollars.Autre facteur qui ne saurait faire illusion, les autorités prétendent que le revenu par tête, qui ne dépassait guère 250 dollars, aurait double.Si l’on est en droit d’émettre des réserves sur cette performance, il faut aussi tenir compte d’une baisse de l’indice de la population constatée lors du dernier recensement.Estimée à 5,5 millions d’habitants, elle est passée à 4,6 millions.A diverses reprises, l’Eglise n’a pas ménagé ses critiques à la politique économique du gouvernement.Dans une lettre pastorale, la Conférence épiscopale a dénoncé publiquement ,rla mauvaise distribution de la croissance économique" :."Nous affirmons que la stabilité économique relative atteinte par la politique actuelle ne peut pas être maintenue au seul prix de la réduction du pouvoir d'achat des salaires, qui affecte principalement les groupes aux revenus les plus faibles." Pour l’épiscopat, la situation actuelle se caractérisé en ces termes: "Une minorité qui gagne beaucoup plus qu'avant et une majorité qui reçoit d peine les miettes du banquet; une société urbaine qui s'enrichit de la croissance et une masse paysanne qui s’éloigne de plus en plus du groupe bénéficiaire.” Ce groupe se recrute surtout parmi les militaires, les hauts fonctionnaires et dans le secteur privé.La politique du gouvernement a contribué à consolider les positions des propriétaires de mines moyennes, des cultivateurs de coton de Santa-Cruz et des banquiers de La Paz.Au contraire, ouvriers et paysans ont subi une détérioration constante de leur pouvoir d’achat, pourtant déjà précaire.Des mesures comme la dévaluation du peso de 66% en octobre 1972 et l'augmentation de plus de 100% de certains produits de première nécessité en janvier 1974 les ont particulièrement touchés.Pour contenir le mécontentement populaire, les autorités n’ont jamais hésité à employer la manière forte.A cet égard, il suffit de rappeler le massacre des paysans à Cocnabamba en 1974, qui s’etait soldé par une centaine de morts, ou encore la sauvage répression de la grève des mineurs l’an dernier.Réduits au silence, ceux-ci ne bénéficient pas de la hausse des cours de l’étain, tandis que dans les campagnes se perpétue la misère ancestrale.Agricole par excellence, le département de Sucre donne bien l’image de la condition des paysans."Comme ailleurs en Bolivie, dit le Père Jorge Trias, l’un des promoteurs des coopératives paysannes, la réforme agraire promulguée en 1952 par Paz Estenssoro est ici en recul.Faute de financement pour (es infrastructures indispensables d son application réelle, les grandes propriétés foncières sont en train de se reconstituer, et le petit paysan redevient péon." "En milieu rural, ajoute-t-il, la mortalité infantile fait toujours des ravages et s’élève d près de 60%.La malnutrition engendre de graves conséquences pour la santé de la population, et le mirage de la ville exerce une attraction de plub en plus forte sur les campagnards, qui s’expatrient jusqu’en Argentine.” Dans les environs de Tarabuco, à une soixantaine de kilomètres de Sucre, un paysan sarcle son champ de pommes de terre.Pour une famille de cinq personnes, il dispose d’un revenu de 2,000 pesos par an, soit l’équivalent d’environ 500 francs.Chez lui, la viande ne fait son apparition dans la marmite familiale que deux ou trois fois l'an, et les oeufs sont un luxe presque aussi rare.Du banquet, il n’a encore recueilli que les miettes.Prochain article: Six ans de “stabilisation" conseil général se sont levés debout pour applaudir de longues minutes à la promesse que le parti libéral ne laissera jamais le Parti québécois “manipuler l’avenir des Québécois”.Il a accusé encore le PQ de jouer avec les mots souveraineté-association et de tromper la population sur les véritables intentions du gouvernement.Il a enfin indiqué que son parti exigera, en vue du référendum, une question claire, précise et sans équivoque.Enfin, M.Lévesque s’est dit déterminé à conserver la direction du parti aussi longtemps que les militants voudront de lui.Il n’a pas encore pris de décision quant à sa candidature au leadership et il ne voit pas de problème d’équité envers les autres candidats du fait qu’il reste en poste jusqu’au congrès de leadership.Les liberaux ont également dévoilé à leur conseil général les résultats de la campagne de financement et de recrute ment.Dans un premier temps, samedi, M.Payeur a indiqué que la campagne était terminée et avait permis de recueillir seulement $412,000 sur l’objectif d’un million de dollars.Le président de la campagne, le député Victor Goldbloom, s’est pré- ^19 septembre ! par la PreM* Canadienne \ Juan Domingo Peron était chassé de la présidence il y a 22 ans aujourd'hui, le 19 septembre 1955, à la suite d’un coup d’Etat.Parvenu au pouvoir en 1943, à la tête d'une coalition militaire, il avait engagé l'Argentine dans un vaste programme de réformes économiques et sociales.Les difficultés économiques devaient cependant entraîner le déclin de sa popularité.Après un exil en Espagne, il fera un bref retour au pouvoir.1975 — Un nouveau gouvernement portugais prête serment, 1957 — Les Etats-Unis procèdent au premier essai nubléaire souterrain dans le Nevada.1955 — L’ouragan Hilda ravage le Mexique: 200 morts.1945 — William Joyce, surnommé "lord Ha Ha”, citoyen américain qui fit de la propagande pour les nazis pendant la guerre, est condamné à mort.1944 — Un armistice est conclu entre l’Union soviétique et la Finlande.1928 — Mickey Mouse, la célèbre souris de Walt Disney, fait ses débuts dans le film d'animation Stemboat Willie.senté à son tour au micro, en fin de réunion hier, pour réfuter ce que M.Payeur avait déclaré concernant l’échéancier de l’opération.Ce n’est pas exact, a-t-il dit, la campagne se poursuit et nous avons recueilli à ce jour plus de $430,000.Dès l’ouverture des assises, samedi matin, le président du parti, M.Payeur, a confirmé qu'il ne solliciterait pas de renouvellement de mandat.D présidait les délibérations lorsque le vice-président du West Island, M.Roméo Brault, l’a invité à s’assurer que tous les participants comprenaient le français, sans quoi il faudrait songer à traduire pour le bénéfice des anglophones.Avec tout le doigté qu’on lui connaît, M.Payeur a répliqué que depuis l’adoption de la loi 101, seule la version française est officielle.Il a ainsi déclenché une horde de manifestants qui ont vite crié à la discrimination.C’était tout un spectacle de voir le député de Notre-Dame-de-Grâce, M.Bryce Macka-sey, s’accrocher au micro.CONSTITUTION Suit* d* la page 5 de la coopération et de la compréhension peuvent nous garder unis.Je propose une approche en trois volets, qui suppose que nous respecterons l'esprit de notre constitution.Le gouvernement fédéral devrait reconsidérer sérieusement et sans trop attendre la voie qu’il a prise récemment dans certains domaines que l'on avait voulu réserver aux provinces.Les gouvernements provinciaux, pour leur part, devraient examiner à nouveau les secteurs pour lesquels il n’y a plus place pour une juridiction locale ou régionale en raison des progrès technologiques réalisés.Répartissons donc nos pouvoirs législatifs et administratifs suivant les trois catégories qui ont satisfait les aspirations de nos pères et peuvent satisfaire les nôtres, soit les pouvoirs fédéraux, les pouvoirs provinciaux et ceux considérés comme négociables.Je suis sûr que si l'effort est entrepris, tout le Canada suivra.Nous avons le aésir et le moyens de le faire.C’est notre devoir vis-à-vis des générations funîtes d'essayer.UN BESOIN Suit* de la page 4 ’ jectif la maximisation du potentiel industriel naturel de chaque région.Nous nous sommes engages à trouver un système de transport qui n’avantage pas une région au détriment J d’une autre.Nous avons besoin d’un f système de transport qui stimule le > développement et l’expansion de la croissance économique et des possibilités d’emplois là où le Canada en a le „ plus besoin, et qui soit exempt des in- • cohérences et des injustices qui carac- ! térisent notre actuelle structure de ta- î rif de fret.12.En résumé, nous voyons la cons- • titution comme un moyen de faciliter * la vie des Canadiens et non pas de la * leur compliquer.Elle devrait être la l structure qui garantisse la croissance nationale, la coordination, le développement régional et la diversité.A l’intérieur de cette structure, les gouvernements et les législatures respon- » sables devraient travailler non pas î comme des adversaires, mais comme • les partenaires de l’édification d’un l pays.• Même si les problèmes du Canada * sont constitutionnels dans leur forme, leur racine est économique et cultu- r relie.Leur solution exigera un esprit de coopération politique dont la mani- J festation est loin d’avoir été évidente à • Ottawa au cours de la dernière décen- 1 nie Nous sommes convaincus qu'un • authentique système fédéral est le -meilleur moyen de développer l'in- * comparable potentiel économique et « culturel par tout le Canada.Nous tra- l vaillerons ensemble, avec les Cana- { diens de tous les coins du pays pour at- * teindre cet objectif.I Nous avons besoin de l’appui réel de * tous les Canadiens pour arriver à cette l fin.Par dessus tout, il faudra un lea- i dership constructif et positif de la part • du gouvernement fédéral à Ottawa; ^ un leadership qui ne peut venir que j d’un nouveau gouvernement débar- | rassé des vieux préjugés et libre de ré- » pondre aux nouvelles réalités du Ca- * nada.A titre de progressistes- -conservateurs, nous nous sommes en- 2 gagés à travailler ensemble pour doter ¦ notre pays de ce nouveau gouverne- î ment fédéral. Le Devoir, lundi 19 septembre 1977 ® 7 Leonide Pliouchtch 2) Brejnev et Pinochet ont besoin l’un de l’autre.J L’évolution future de la société soviétique dépendra en grande partie des résultats de la conférence de Belgrade et des cpnditions que l’Occident mettra à son assistance économique et technologique, estime le mathématicien dissident Leonide Pliouchtch.Dans l’interview qu’il a accordée au REVOIR vendredi et dont la première tranche a paru samedi Leonide Pliouchtch a décrit en termes saisissants le dilemme devant lequel se trouvent placés les dirigeants soviétiques: I "En fait, il n’y a que deux façons de sortir le régime de l’impasse actuelle: ou bien on opte pour la démocratisation de la planification et des structures de l’économie.Mais cela est impossible sans une démocratisation politique, qui conduira au renversement de Brejnev et de sa cli- Se.Cette voie ne peut donc convenir à ejnev." "Ou bien, on opte pour l’assistance économique de l’Occident.Mais, en fait, cela ne fera que retarder la crise, en en diminuant un peu l’acuité.L’échéance demeure inéluctable.Brejnev peut tenter de s’en sortir en accroissant la répression — ce qu’il a déjà commencé à faire — et en retournant a des méthodes staliniennes.Cependant, il ne peut le faire comme Staline parce qu’une économie renfermée sur elle-même n’est plus possible maintenant.” Pliouchtch souligne alors le rôle important que l’Ouest peut jouer: "Si la technologie occidentale est envoyée de manière intensive en URSS, une démocratisation de l’économie y deviendra nécessaire.Par contre, si l’Occident n’accorde que des crédits, cela n’aidera que peu à améliorer la condition du peuple soviétique.Mais, tous ces problèmes sont étroite- par Gilbert Grand ment liés à celui des droits de l’homme.S’il n’y a pas un petit peu de démocratie et de respect des droits de l’homme, tout le processus sera inversé.‘’La tâche principale d’Helsinki est de maintenir la paix, la compréhension entre les peuples.Quand on ne peut plus dénoncer ce qui arrive en Union soviétique, quand on ne peut plus protester contre la propagande militaire cnauvine, contre la destruction de la nature et contre l’armement, contre une possible préparation d’une invasion de la Roumanie, alors tout ce que certains hommes politiques attendent, n’a plus de sens.“Les capitalistes espèrent faire des profits sur le marché soviétique.Mais l’URSS a des dettes énormes, on se demande bien comment elle va les payer.Elle peut être tentée de choisir la guerre pour éviter de les payer, ou alors une exploitation accrue de la population et de l’intelligentsia, qui seront encore plus démunies que maintenant, pour éponger ces dettes.“En 1933, Staline vendit à l’étranger du blé soviétique à deux fois le prix normal.Cela aussi était la détente.Mais pendant ce temps, entre cinq et dix millions de paysans mouraient de famine un Ukraine.” Comme on le voit, pour Pliouchtch, la condition future du peuple soviétique dépend en grande partie du sort que la conférence de Belgrade fera aux accords d’Helsinki, spécialement à la fameuse “troisième corbeille” qui traite des droits de l’homme et de la libre circulation des idées entre les pays.Il reconnaît que la première réaction des dissidents fut très critique envers Helsinki; ils sentaient que Moscou allait utiliser ces accords pour surmonter sa crise économique avec l’aide de l’Ouest, tout en écrasant la résistance à l’intérieur.Mais très vite, les dissidents se servirent d’Helsinki comme d’une arme, ainsi u’ils l’avaient déjà fait pour “ce déchet e papier appelé constitution soviétique”.“Brejnev réalisa alors qu’il était tombé dans le piège de ses propres promesses.Différents courants démocratiques établissaient des liens indirects dans plusieurs pays du bloc soviétique: URSS, Pologne, Tchécoslovaquie et Roumanie.Brejnev alors émascula les accords en jetant à la poubelle la troisième corbeille et entreprit l'élimination de tous ces mouvements.” Pliouchtch adopte une position encore prudente envers l’eurocommunisme.Constatant que le terme ne veut rien dire, parce que les différents partis regroupés sous cette étiquette ont leur spécificité propre, il préféré analyser le phénomène sous un angle différent.Pour lui, il y a deux communismes: “un communisme national et un communisme démocratique”.Ainsi, en France, le PC penche pour le communisme “à la française” cher à Thorez.Le PC italien oscille entre les deux voies: on y relève une tendance antistalienne et des structures plutôt démocratiques.La structure et l’organisation du parti y paraissent plus importantes que le programme.C’est au PC espagnol que vont les sympathies de Pliouchtch, car il pousse encore plus loin ce processus de démocratisation.Cependant, Pliouchtch voit de l’opportunisme dans l’eurocommunisme.La surenchère sur les droits de l’homme est souvent due aux accords conclus avec d’autres partis, comme l’union de la gauche en France, à proximité d’une prise de pouvoir.Pourtant, Brenjev fait tout son possible pour que ces partis op^ tent pour le “national-communisme” qui le menace moins qu’une démocratisation.Bien que n’en attendant pas des résultats immédiats, Pliouchtch note l’importance de la campagne de l'administration Carter pour les droits de l’homme.Mais, il faut qu’elle soit méthodique et qu’elle vise aussi bien l’Amérique latine, l'Asie, etc, que l’Union soviétique.Car, “Brejnev et Pinochet ont besoin l’un de l’autre”.Dans “Le carnaval de l’histoire”, Pliouchtch tient des propos encore plus explicites: “Les tortures et le mensonge ne deviennent jamais meilleurs ni plus humains, qu’ils soient pratiqués au nom de la noble idée chrétienne du salut ou bien de l’idéal humanisto-communiste.Tortures et mensonge ont la faculté d’irradier à travers le pays qui y recourt, de ne faire qu’un avec leurs utilisateurs, de les transformer en bêtes féroces, et de contaminer l’adversaire, de l’infecter de la psycho-idéologie du sévice; oeil pour oeil, dent pour dent.Les hôpitaux psychiatriques d'URSS portent en eux les germes des futurs hôpitaux psychiatri- ues d’Occident, et les tortures d’Iran, ’Uruguay et du Chili portent en elles les germes des tortures de Géorgie.” Dans ce contexte, les recentes decisions du congrès mondial de psychiatrie d’Ho-nolulu prennent tout leur sens; “Si la délégation soviétique avait réussi à Hawaii ce qu’elle avait obtenu au congrès de Me- xico en 1973, (c’est-à-dire éviter tout débat politique), alors la répression psychiatrique dont nous sommes déjà témoins, aurait été encore plus dure et plus étendue;” “En effet, il y a maintenant dix prisons psychiatriques en Bulgarie, deux ou trois en RDA, plusieurs en Roumanie; On a dénoncé des abus psychiatriques en Tchécoslovaquie et en Yougoslavie.Selon des informations non encore confirmées, de tels établissements auraient fait leur apparition en Afrique du Sud et la CIA s’est livrée à de telles expériences.” D’où l’importance de la résolution adoptée à Honolulu, condamnant les abus psychiatriques de l’école soviétique du Dr Snejnevski, ainsi que la formation d’une commission d’enquête sur les abus sychiatriques dans le monde; liouchtch y voit une “victoire morale et politique”; Des documents, des faits, des témoignages irréfutables furent présentés à Honolulu par Pliouchtch et Voskanskaia et d’autres médecins britanniques.“Et surtout chacun put voir comment ont réagi les psychiatres soviétiques.Leur façon de mentir suscita l’hilarité et les sarcasmes de la presse, du public et des délégués.” L'échec fut si patent que le chef de la délagation, le Dr Snejnevski “sera promu à son retour puis il devra prendre une retraite”, affirme Pliouchtch qui connaît d’ailleurs'bien ce “médecin”.Puisque sur son diagnostic, il a été condamné à la prison psychiatrique pour “schyzophrénie torpide et manie du réformisme”.Ces concepts sont si imprécis qu’ils peuvent s’appliquer "aux révolutionnaires bolvéchistes, à tout réformateur social, libéral, ou à n’importe qui d’autre”.Photo Jacques Grenier NiT SL £ “La diplomatie tranquille menée par la délégation soviétique à la conférence d’Honolulu fut très intéressante.Quand elle réalisa qu’elle allait être battue, elle commença à approcher les autorités des psychiatres occidentaux en leur disant: Vous savez, nous luttons depuis longtemps contre les abus de notre psychiatrie.Et nous sommes sur le point d’y parvenir.Mais si vous passez une résolution dure ici, cela ne fera que contrarier nos efforts’.Mais les psychiatres se montrèrent plus intelligents que les politiciens occidentaux.Seuls, quelques naïfs se laissent prendre par cette argumentation." Hanns-Martin Schleyer ^ serait toujours en vie BONN (Reuter) — Le gouvernement ouest-allemand a reçu hier de nouveaux indices permettant de penser que M.Hanns-Martin Schleyer est toujours en vie, déclare-t-on de source informée dans la capitale fédérale.Mais cela n’a pas été confirmé par les autorités qui continuent d’entourer les pourparlers avec les ravisseurs de l’industriel, enlevé il y a 14 jours à Cologne, du plus grand secret.Une “seance de routine” a réuni hier matin les ministres et hauts fonctionnaires directement concernés par l’enquête pour faire le point de la situation.Le chancelier Helmut Sch- midt n’assistait pas à la réunion.Il a passé la journée a Duesseldorf afin d’y assister a un rassemblement syndical.Il devait réunir son “état-major de crise" hier soir.Soucieux de laisser les pourparlers se poursuivre en secret, le gouvernement a reproché à certains organes de presse leurs indiscrétions.Dans une interview publiée hier, M.Hans Boelling, porte-parole du gouvernement, demande aux média de se taire “dans l’intérêt de Hanns-Martin Schleyer, à la libération duquel nous travaillons”.lan Smith reste dans l’expectative SALISBURY (AFP) — Le premier mi: nistre rhodésien, M.Ian Smith, a annoncé qu’il avait retardé ses propres plans de règlement interne pour laisser une chance au plan anglo-américain de règlement constitutionnel.“Nous avons décidé de patienter un moment", a notamment déclaré le chef du gouvernement rhodésien.“Dans mes discussions sur la question d’un gouvernement élargi, a-t-il ajouté, un consensus général s’est dégagé pour que nous attendions de voir si les nouvelles propositions anglo-américaines progressent ou non." Commentant l’information suivant laquelle un embargo pétrolier serait envisagé pour faire pression sur l’Afrique du Sud dans sa politique envers la Rhodésie, M.Smith a estimé qu’elle n’était pas nouvelle.D’autre part le premier ministre rhodé- sien a remanié samedi son gouvernement, mais il a annoncé qu’il attendait pour élargir sa base multiraciale que des progrès soient faits dans la discussion des propositions anglo-américaines de transfert du pouvoir à la majorité.Trois ministres qui ne s’étaient pas présentés aux élections du 31 août n’ont pas été remplacés.Les ministères de la défense et des opérations combinées ont été réunis en un seul portefeuille confié à M.Roger Hawkins, jusque-là ministre ses opérations combinées.L’ancien ministre de la Défense, M.Mark Partridge, remplace au ministère de l’Agriculture M.Rolo Hrvjan, qui remplace lui-même M.Jack Mussett aux Affaires intérieures.A son portefeuille des Affaires étrangères, MPK Vander Syl ajoute l’Information, l’Immigration et le Tourisme.La commission sénatoriale est divisée à la suite de la déposition de Lance WASHINGTON (d’après AFP et Reuter) — Les auditions du directeur du Bureau de la gestion et du budget, M.Bert Lance, devant une commission du congrès américain, se sont terminées samedi soir sans que la question de la légalité de ses activités financières passées ait été tranchée, apprend-on à Washington.Deux membres de la Commission sénatoriale des Affaires gouvernementales ayant interrogé pendant trois jours M.Lance sur ses operations bancaires et financières passées ont en effet exprimé hier des opinions divergentes à ce sujet.Le sénateur Thomas Eagleton (démocrate-Missouri) a estimé au cours de l’émission télévisée de la chaîne CBS “Face the Nation” qu’il ne voyait “aucune raison pour Lance de démissionner ou d’être renvoyé ”.“Je ne vois rien dans son témoignage appelant au renvoi où à la révocation de cet homme”, a-t-il affirmé.Le sénateur William Roth (républicain-Delaware) a déclaré en revanche, au cours de la même émission, que le témoignage de M.Lance soulève “de sérieuses réserves” et permet de se demander s’il est “qualifié et digne de confiance” pour occuper son poste de directeur du Bureau de la gestion et du budget (DMB).Pour M.Lance lui-même, à la fin de ses auditions samedi soir, la question ne faisait aucun doute: il se déclarait décidé à "revenir à mes charges de directeur de l’OMB avec un sens de mes responsabilités et de mon devoir encore plus résolu”.Le président Jimmy Carter estimait de son côté vendredi nue M.Lance avait “renforcé sa position7’ par la manière dont il avait répondu aux questions des sénateurs pendant les deux premiers jours des auditions.Les détracteurs de M.Lance ne vont toutefois pas déposer les armes et dès aujourd’hui la Commission sénatoriale des affaires gouvernementales reprendra ses auditions sur l’affaire.Les témoins seront cette fois des conseillers de la commission elle-même, qui avaient reçu le témoignage de M.Lance le 13 janvier der- nier, avant sa confirmation par le sénat.Le directeur de l’OMB a déclaré les avoir mis alors au courant des pratiques pouvant friser l’illégalité de ses opérations financières au moment où il était directeur d’une banque de Géorgie, mais ces conseillers affirment qu’il ne leur en a rien dit.Au cours de la dernière session, samedi, M.Lance a reconnu qu’il avait réalisé un bénéfice personnel de 40,000 dollars en vendant un avion à la National LONDRES (Reuter) — Les Etats-Unis ne chercheront nullement à prévenir l’entrée des partis communistes dans les gouvernements d’Europe occidentale, mais s’inquiètent des conséquences d’une telle éventualité sur la cohésion de l’Otan, déclare le président Carter dans une interview publiée aujourd’hui par le “Reader’s Digest”.La participation des communistes à ces gouvernements n’entraînerait pas nécessairement le retrait de l’Otan des pays intéressés.Toutefois, ajoute le président Carter, des doutes pourraient se poser quant à la loyauté des dirigeants communistes, qui pourraient se montrer favorables à Moscou.Dans un tel cas, des questions se poseraient sur la sécurité de la planification militaire et des armements modernes de l’Alliance atlantique.Interrogé sur l’Afrique, le président Carter, tout en exprimant l’espoir que les forces cubaines seraient rapidement retirées d’Angola, souscrit avec force aux propos de M.Andrew Young, représentant des Etats-Unis à l’ONU, selon lequel ces forces constituent un facteur de stabilisation.Le président Carter se déclare certain Bank of Georgia qu’il dirigeait avant d’entrer au gouvernement.Il avait acheté pour lui-même en janvier 1974 un avion vieux de sept ou nuit ans, le payant 80,000 dollars.Il l’a revendu à la banque 120,000 dollars un an et demi plus tard.Il a également reconnu qu’il avait utilisé l’avion de la banque pour se rendre à des matchs de football et au carnaval de la Nouvelle-Orléans, sans rembourser la banque.Pour sa défense, il a indiqué qu’à la longue, les Etats-Unis seront en mesure de faire face à toute menace cubaine ou soviétique en Angola s’ils comprennent ce pays, coopèrent avec lui et font clairement comprendre leurs positions.Le président Carter laisse entendre que cette proposition peut se vérifier également pour le reste de l’Afrique.Interrogé sur la politique américaine en Corée du Sud, le président Carter déclare que sa décision de retirer les forces terrestres américaines de ce pays est “définitive”.Il soutient qu’avec une population et une capacité industrielles nettement supérieures à celles de la Corée du Nord, la Corée du Sud est en mesure de faire face à une menace de la part de Pyong Yang.Mais les États-Unis continueront à appuyer la défense aérienne de la Corée du Sud, et veilleront à ce que les forces sud-coréennes, même sur terre, soient au niveau de celles du nord.S’agissant du Proche-Orient, le président américain affirme qu’il s’est gardé de proposer des solutions particulières."Même si je pouvais en prescrire une, nous n’aurions pas les moyens de la mettre en vigueur et d’obtenir un accord qu i! s’agissait en quelque sorte de voyages d’affaires car il était constamment au travail, tentant de développer les affaires de la banque.Il a nié avoir violé les standards d’éthique professionnelle que le président Carter veut voir appliquer dans son administration."On me considère comme un homme d’éthique et de bonne réputation.Je maintiens cela.Quelquefois je n’y arrive pas.Tous, nous trébuchons et tombons”, a-t-il dit.entre les parties au conflit.Il finit que le problème palestinien trouve une solution, mais les frontières que pourrait prendre une entité palestinienne sont toujours ouvertes à une discussion", dit-il."J’ai contribué à avancer la notion d’une différence possible entre frontières légales et reconnues, et territoires occupes défendables mais j’ai l’espoir qu’à mesure que les bonnes volontés se manifestent des deux côtés, ces deux frontières pourraient devenir une ”, ajoute-t-il.Parlant de l’Amérique latine, le président Carter affirme notamment que les États-Unis ont “jusqu’ici entrepris un effort extraordinaire pour instaurer parmi les peuples d’Amérique latine la conviction que nous désirons les traiter comme des égaux ; que leurs intérêts sont conformes aux nôtres, que nous souhaitons voir respecter les droits de l’homme; que nous ne voulons nous ingérer dans les affaires d’aucun pays; que nous savons que l’avenir de leur prospérité est liée à la nôtre; que nous honorons nos engagements; et que nous voulons voir le continent servir d’exemple au reste du monde en restant libre de la présence d’armes atomiques”.Les USA ne cherchent pas à freiner la montée des communistes en Europe CHANCE SUR !i.125 J 7 OCTOBRE TIRAGE 8 • Le Devoir, lundi 19 septembre 1977 des quatre coins du MONDE Festivités tumultueuses MEXICO (Reuter) — La célébration du 167e anniversaire de l'indépendance du Mexique s’est soldée à Mexico par la mort de 24 personnes, victimes d'actes de violence.Quelque 422 autres ont été blessées et selon la police 511 citoyens ont été arrêtés.De plus, on a enregistré 53 cambriolages et attaques, de même que 44 accidents de voiture.Les festivités ont commencé officiellement jeudi soir dernier lorsque le président Jose Lopez Portillo a lancé le slogan traditionnel de la lutte pour l’indépendance, “Viva Mexico*’ du haut du balcon du Palais national.Mais des milliers de personnes ne l’avaient pas attendu pour entamer les célébrations qui se sont poursuivies ensuite avec les résultats tumultueux que l’on connaît maintenant.La lutte contre le tabac PARIS (Reuter) — Le gouvernement français a accentué samedi la campagne qu’il a engagée contre l’usage du tabac en publiant un aécret, tendant à protéger les non-fumeurs des ef- fets nocifs de la fumée du tabac dans des endroits à usage collec- Publié au journal officiel, ce décret interdit de fumer dans des locaux à usage collectif n’assurant pas un débit minimal de ventilation de 7 litres par seconde et un volume de 7 mètres cubes par occupant.D est interdit de fumer dans les écoles pendant que les élèves s'y trouvent, ainsi que dans des locaux accueillant ou hébergeant des jeunes de moins de 16 ans dans le cadre de leurs activités de loisirs.Le décret précise et renforce la réglementation dans les transports en commun, et interdit de fumer dans les locaux “où les denrées alimentaires sont entreposées, manipulées, préparées pour la consommation ou trop osées à la vente”.Cette interdiction ne s’applique pas aux restaurants.L’énergie avec laquelle le gouvernement entend lutter contre le tabagisme s’appuie sur des sondages qui montrent qu’au-iourd’hui 58% des adultes français sont des non-fumeurs.Au début de l’année, le gouvernement à introduit une loi interdisant la publicité pour le tabac à la radio et à la télévision, et la limitant dans la presse écrite.Des sextuplés hollandais * LEYDE (Pays-Bas) (AFP) — Les sextuplés néérlandais sont nés dimanche en une minute et dix secondes, par intervention chirurgicale après une grossesse d’un peu plus de sept mois, a l’hôpital universitaire de Leyde.La mère, âgée de 28 ans, et les six enfants, quatre garçons et deux filles dont le poids varie entre 1000 et 1500 grammes, se portent tous bien.Les spécialistes de l’hôpital estiment à 75 pour cent les chances de survie.Le nom de la mère, onginaire de Heemskerk, à 40 km au nord d’Amsterdam, n’a pas été révélé.Quinze spécialistes ont assisté à l’infervention chirurgicale.Ce sont les premiers enfants de la jeune qui avait suivi un traitement de fécondité aux hormones.Report d’une exécution TALLAHASSEE, Floride (AFP) — L’exécution de James Spenkelink, un Américain condamné à mort pour un meurtre commis en février 1973, a été reportée.Elle devait avoir lieu ce matin en Floride.Vendredi, un juge fédéral a reconnu la validité d’une motion déposée par l’avocat de Spenkelink, selon laquelle la peine de mort est appliquée de manière discriminatoire en Floride, étant plus fréquemment prononcée à l’encontre des mèurtriers de Blancs que contre les assassins de Noirs.Le juge a estimé que l'avocat avait le droit d’être entendu sur cette question et a ajourné l’exécution sine die.SpenkeUnk, un Blanc de 28 ans, avait été condamné à la chaise électrique pour le meurtre d’un autre Blanc.S’il était exécuté, il serait le deuxième condamné à mort à être exécuté aux Etats-Unis depuis dix ans, après que Gary Gilmore eut été fusillé dans l’Utah en janvier dernier.• « Mao, un lecteur vorace HONG KONG (AFP) — Lecteur vorace, le président Mao Tsé-Toung a une fois refusé de descendre d’un avion à Pékin parce qu’U n’avait pas fini son livre, révèle l’Agence Chine nouvelle rapportant les propos du pilote personnel de Mao.Le président Mao avait été invité après Tatterrisage à descendre de l’avion pour se reposer.“Je termine ce livre, je me reposerai plus tard'*, a répondu en souriant le président.Mao a commencé à apprendre l’anglais à l’âge de 60 ans, indique par ailleurs l’agence Chine nouvelle.Au cours de Thiver 1947, Mao emporta avec lui dans l’avion un livre d’anglais.“Le président, aussitôt monté à bord, commença à réciter très sérieusement phrase après phrase, demandant de temps en temps à ses collaborateurs si son anglais était correct”, écrit l’article.Comme une hôtesse, rongee par la curiosité, lui demandait pourquoi, à son âge, il devait apprendre une langue étrangère, le président lui répondit que c’était “pour combattre l'impérialisme”.ANNONCES CLASSÉES RÉGULIÈRES 844-3361 • Chaque parution coûta $2.00.maximum 25 meta • Tout mot addHionnot coûta 0.05 chacun • l'heure de tombOo: 11:00 A.M.pour le lendaiMin APPARTEMENTS A LOUER APPARTEMENT-STUDIO, Vieux-Montréal, $250 (chauffage, eau chaude et taxes) Libre.844-9571 poste 14, ou 282-1696 après 18 heures 22-9-77 PRES GALERIES D'ANJOU 7351 Joseph Renaud, réfrigérateur, cuisinière, tout payé, tapis mur à mur, grand balcon, piscine; nouveaux, modernes 4V?-$220.3'?-$200.Tél: 353-1074 ou 256-6690 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ovipare.5— Met en ordre.— Bismuth.6— Adresse.— Obtenu.— Berceau.7— Neuvième lettre grecque.— Leçon d'instruction militaire.8— Couleur.9— Pluie, — Germanium.— Petite rivière de Bretagne.10— Invitation polie.— Fondateur de la compagnie des prêtres de St-Sulpice.11— Variété de chou-rave.12— Parcouru des yeux.— Qui ne brûle plus (fém.) Solution de samedi 12 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 » ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR Avis: Les annonceurs sont priés de vérifier la première parution de leurs annonces.Le Devoir se rend responsable d’une seule insertion erronée.Toute erreur doit être soulignée immédiatement S.VJ>.téléphoner à 844-3361.Y- Sf.f-'y* /HUI, au IIHHUdlH indique.Lorsqu'il est indiqué ci-haut qu’une soumission partielle est acceptable, la garantie chois être d'un montant égal au multiple de $ 1,000 le plus près de DIX POUR CENT (10% ) de la s totale de la soumission ou de la proposition la plus élevée, jusqu'à concurrence du m I sports Le Devoir, lundi 19 septembre 1977 • 13 Toronto inflige une seconde défaite aux Alouettes TORONTO (d’après CP) -Grâce à une excellente performance défensive, les Argo-¦ nauts de Toronto ont triomphé • une deuxième fois cette saison des Alouettes de Montréal, au compte de 19-13, dans un match de la Ligue canadienne de football hier.La défensive torontoise, qui a marqué neuf points en première demie, a complètement paralysé l’attaque montréalaise tout au long du match, devant 47,138 pamsans réunis au Stade de exposition nationale.Cette victoire donne aux Argonauts une fiche de quatre gains contre six revers, et les place au deuxième rang de la section est, derrière les Alouettes, titulaires d’une feuille de route de huit victoires contre deux défaites, toutes deux contre Toronto.Les Alouettes, il est vrai, n’ont pas aidé leur cause.Ils étaient dirigés à l’attaque par un Sonny Wade chancelant.Ce dernier a creusé sa tombe dès le premier quart, quand une de ses tentatives de passe a été interceptée par Ike Thomas, à la ligne de 26 verges des Alouettes.Thomas a bien couru pour njarquer l’unique touché des Argos.La défensive torontoise a ajouté deux points au deuxième quart, quand Rick So-wieta est venu plaquer le porteur de ballon Randy Rhino dans sa propre zone des buts.Rhino n'avait pas tellement le choix, sur ce jeu, et a tenté, pour retourner le botté de Zenon Andrusyshyn, de se créer un tremplin dans ses buts.Erreur fatale.Andrusyshyn, très précis, a pour sa part marqué 11 points, avec des placements de 41, 50 et 36 verges, un simple, et la transformation du touché de Thomas.Les Alouettes ont inscrit leurs points grâce à deux placements de Don Sweet et un touché sans signification réelle de Peter DallaRiva, alors qu’il ne restait que 14 secondes au match.La défensive torontoise n’a pas vraiment eu de difficultés a stopper l’attaque montréalaise, qui consiste presque exclusivement au jeu au sol.Les Torontois ont néanmoins limité les Alouettes à des gains de 34 verges sur ces jeux, que le manque de bons demis les oblige à pratiquer.Le match d’hier révèle plus évidemment que jamais que les Alouettes, s’ils veulent présenter une attaque réellement valable, doivent dénicher un >coureur capable de déjouer la défensive ennemie aux ailles.Les défenseurs adverses savent pertinemment que l’attaque montréalaise se déplace oe front, surtout en de petites courses au travers de la ligue.On n’a qu’à attendre le jeu.C’est ce qui s’est produit nier après-miai.Sauf lors de la montée qui a produit le touché de Dalla Riva, résultat d’une passe de 12 verges de Wade, les Alouettes n’ ont pu passer le 30 verges des Argos que deux fois.Et, à deux reprises, on a dû se contenter de placements.Les Argos ont ouvert le match avec un botté assez inusité: Andrusyshyn a envoyé le ballon très haut, presque à la ligne de botté, provoquant la surprise du receveur qui l’a échappé à Dce Thomas.Les Argos se sont rendus au quatre des Alouettes, mais le quart arrière Chuck Ealey a Saskatchewan vainc Hamilton REGINA (CP) - Les Roughriders de la Saskatchewan, habilement dirigés par le vétéran quart Ron Lancaster n’ont éprouvé aucune difficulté à vaincre les Tiger-Cats de Hamilton 36-17, hier.Les Riders ont créé un écart insurmontable dès le deuxième quart en marquant trois touchés.Le demi Tommy Lea-man a réussi ses deux premiers majeurs dans la LCF sur des courses de 10 et 61 verges.Paul Williams a également réussi un majeur, retournant une interception sur une distance de 61 verges.En- fin Josy Walters et Molly McGee ont capté des passes de 20 et 52 verges respectivement pour des touchés.Jimmy Edwards a cependant joué un très fort match pour les Tiger-Cats avec deux touchés.Mike Strickland a marqué les deux touchés des Lions, qui consolident leur position au premier rang de la section ouest.Dave Cutler a pour sa part obtenu 11 points à la suite de trois placements, d’un simple et d’une transformation.Jim Germany a réussi Les Chinois exigent l’exclusion de Taïwan PEKIN, (AFP) - Lord Kil-lanin s’est prononcé clairement en faveur de la réintégration de la Chine dans le mouvement olympique international, à l’issue d’un séjour de quatre jours à Pékin au cours duquel les dirigeants chinois ont réaffirmé leur position intangible sur l’exclusion de Taiwan du Comité in-.ternational olympique.Le président du CIO a déclare notamment, samedi, à cet égard: “Ma plus grande préoccupation est que la Chine doit revenir dans la famille olympique, mais je ne voudrais par avoir à deviner quand et comment cela se fera”.Lord Killanina indiqué qu’il avait eu une série de discussions techniques avec des dirigeants de la fédération chinoise des ports, MM.Lu Chin-Tung, Sung Chung et Ho Chien-Lien notamment, ainsi qu’avec le ministre des Sports, M.Wang Meng, et un vice-président de l’Assemblée nationale populaire chinoise, M.Tan Chen-lin, qui lui ont réaffirmé la position chinoise suivante: “Il n’y a qu’une seule Chine, pas deux Chines ou une Chine et une Taiwan”.Cette position constante de Pékin signifie que la Chine populaire n’acceptera de rejoindre le CIO que le jour ou Taiwan en sera exclue.l’unique majeur des Eskimos Samedi, un placement de 31 verges de Lui Passaglia sur le dernier jeu du match a permis aux Lions de la Colombie-Britannique de vaincre les Eskimos d’Edmonton 20-18.Le placement de Passaglia a été rendu possible lorsque les Eskimos ont été punis pour rudesse et obstruction dans la dernière minute de jeu.en captant une passe de neuf verges du quart Torn Wilkinson.Enfin, les Stampeders de Calgary ont causé une certaine surprise en prenant la mesure des Blue Bombers de Winnipeg 16-10.Les Stampeders n’en étaient qu’à leur deuxième victoire en 10 parties.Ray Odums a marqué l’unique touché du match en retournant une interception sur une distance de 49 verges.Cyril McFall a complété Te pointage des Stampeders avec trois placements et un simple.L’offensive des Bombers a été limitée en revanche au travail de Bernie Ruoff, auteur de deux placements et de deux simples.Les Bombers ont également réussi un touché de sûreté.perdu le ballon, mettant fin au suspense.Wade a ensuite fait cadeau du ballon à Thomas, qui n’a pas raté sa chance et couru jusqu’aux buts.Les Alouettes ont cependant fait front, et Wade a réussi une passe de 62 verges à Brock Ainsley, menant les siens au 34 des Argos.Les Montréalais n’ont cependant pu mener l’attaque plus loin, et Sweet a botté un placement.Un autre placement de Sweet et le touché de sûreté des Argos ont complété la première demie.En deuxième, les Argonauts ont permis à Andrusyshyn (“Mr.Alphabet”, comme l’ont baptisé les Torontois) de se mettre en valeur.Les amateurs de la ville reine ont chaudement applaudi le retour du demi Leon McQuay, qui les a remerciés en gagnant 68 verges en 19 portés, le meilleur total du match.Pour sa part, Chuck Ealey a complété 10 de ses 18 tentatives de passes, pour un total de 74 verges.Wade a complété 20 de ses 27 tentatives, la plupart de ses gains se faisant cependant dans sa propre zone.Il a accordé sa préférence à Dalla Riva, qui a capté sept passes pour 66 verges.Ainsley, lui, a gagné 136 verges en cinq attrapés.L’instructeur Marv Levy a remplacé Wade par Mark Jackson, au troisième quart.Le quart recrue n’a cependant complété aucune passe en quatre tentatives, et Wade est revenu terminer la partie, à mi-chemin en dermère période.Dickie Harris (18) n’a pu échapper au mur formé par (’Argonaut Ward Smith (6) et un camarade.L’intervention de Barry Ardern (15) a été tardive, un peu comme toutes les tentatives des Alouettes, hier.Les Argonauts leur ont infligé un revers de 19-13 devant 47,000 personnes.Seuls les Torontois ont jusqu'à maintenant réussi à vaincre les Alouettes cette saison.(Téléphoto CP) Argonauts 19, Alouettes 13 Premier quart TORONTO — Touché de Thomas, sur retour d'interception, 26 vgs, transformé par Andrusyshyn .5:16 MONTREAL — Placement de Sweet, 34 vgs.8:42 Deuxième quart MONTREAL — Placement de Sweet, 27 vgs.3:58 TORONTO - Touché de sûreté.Rhino plaqué.9:43 Troisième quart TORONTO — Placement d'Andrusyshyn.41 vgs.4:25 TORONTO — Placement d'Andrusyshyn.50 vgs.11:13 TORONTO — Simple d'Andrusyshyn, 37 vgs.¦ 14:32 Quatrième quart TORONTO — Placement d'Andrusyshyn, 36 vgs.14:08 MONTREAL - Touché de Dalla Riva, passe de Wade, 12 vgs, transformé par Sweet .MONTRÉAL.3 3 0 TORONTO 727 Malgré deux circuits de Gary Carter Les Expos perdent en 11 manches 14:46 7-13 3-19 Un triple de Phil Garner au champ centre-gauche a permis à Frank Taveras de rompre l’égalité à la llème mancne, et les Pirates de Pittsburgh ont finalement eu raison des Expos de Montréal 7-5, hier.Après un retrait, Taveras a obtenu un simple au centre aux dépens du lanceur partant des Expos, Steve Rogers, 16-14, puis a marqué grâce au triple de Garner.Celui-ci a ajouté un autre point lorsque Rogers a commis son second mauvais lancer du match.Bill Robinson a complété la marque des Pirates avec son 26ème circuit de la saison.Les Expos n’ont pas aban- donné la partie pour autant et ils ont enregistré eux-mêmes un point contre le lanceur gagnant Kent Tekulve, 10-1, en cette fin de llème manche grâce à un simple de Andre Dawson et à un double de Tony Perez; Ellis Valentine et Gary Carter n’ont cependant pu poursuivre l’attaque.Cette défaite des Expos, leur 80ème cette saison, a terni la performance de plusieurs.Gary Carter a pour sa part cogné deux circuits, ses 28ème et 29ème.Le receveur des Expos n’est plus qu’à un circuit du record de 30 établi par Rusty Staub en 1970.Carter a de plus porté son total de points produits à 74 et il s'affirme de plus en plus comme l’un des puissants cogneurs de la LN.Le vétéran Tony Perez a également bien fait avec un double, un ballon sacrifice et deux points produits, portant son total à 89, un de moins que son objectif de 90.Andre Dawson a également participé à l’attaque de 11 coups sûrs des Expos en frappant trois fois en lieu sûr.Une foule de 25,097 spectateurs a assisté au match.Samedi, un double de Ken Macha a couronné une poussée de trois points à la cinquième, et les Pirates l’ont emporté 6-3.Le lanceur Courageous gagne la coupe America Susan Nattrass glane un troisième titre mondial baseball Ligue Nationale Vendredi Montréal 5, Pittsburgh 0 Chicago 5, New York 2 Philadelphie 12, St-Louis 6 San Diego 4, Houston 3 Los Angeles 3, Atlanta 2 ’ Cincinnati 5, San Francisco 3 Samedi Pittsburgh 6, Montréal 3 Philadelphie 8, St-Louis 4 Cincinnati 8, San Francisco 6 Los Angeles 7, Atlanta 3 Houston 11, San Diego 0 New York 5-3, Chicago 4-4 Hier Pittsburgh 7, Montréal 5 ¦ Chicago 6-0, New York 3-6 St.Louis 12, Philadelphie 5 San Francisco 3, Cincinnati 2 Atlanta 9, Los Angeles 8 Aujourd’hui Aucun match à l'affiche Ligue Américaine Vendredi Baltimore 6, Boston 1 New York 5, Detroit 4 Californie 4, Chicago 1 Oakland 8, Milwaukee 1 Seattle 4, Kansas City 1 Minnesota 9, Texas 7 Toronto à Cleveland, pluie Samedi Cleveland 6-5, Toronto 3-6 Baltimore 11, Boston 2 New York 9, Detroit 4 Californie 4, Chicago 3 Kansas City 7, Seattle 5 Milwaukee 8, Oakland 1 Texas 5, Minnesota 4 Hier New York 6, Détroit 5 Boston 10, Baltimore 4 Toronto 7, Cleveland 4 Chicago 6-7, Californie 3-3 Texax 5-10, Minnesota 4-8 Kansas City 8, Seattle 3 Oakland 3, Milwaukee 1 Aujourd'hui Cleveland, Bibby (12-12) à Detroit, Wilcox (6-1), 20 h Oakland, Blue (14-17) à Chicago, Kravec (8-8), 20 h 30 New York, Figueroa (15-9) à Boston, Cleveland (9-8), 20 h 40 Toronto, Garvin (9-16) à Baltimore, May (17-12), 20 h 40 Texas, Alexander (15-0) à Californie, Brett (12-12), 22 h 30 NEWPORT, Rhode Island (Reuter) — Pour trois nouvelles années, la coupe de l’Ame-rica va demeurer la propriété du Yacht Club de New York.Courageous, le représentant américain, a en effet battu son challenger australien, Australia, 4-0 en finale d’une épreuve que les États-Unis n’ont jamais perdue depuis sa creation, en 1851.Dans la baie de Newport, le 12 mètres américain, qui avait déjà remporté le trophée en 1974, a, pour la quatrième fois consécutive, devancé son adversaire, cette fois de 2 minutes 25 secondes.Australia, barré par Noel Robins, avait, pour parvenir en finale, pris le meilleur sur Gretel 11 (Aus) et France du baron Bich, puis, en demi-finale des challengers, sur le Suédois Sverige.Toutefois, au cours des quatre régates de la finale, le 12 mètres australien n’a, a aucun moment, semblé en mesure de contester la suprématie du représentant américain.Alan Bond, l’homme qui a financé l’engagement d'Australia dans la compéti- tion, estime que son bateau a été handicape à la fois par la médiocre qualité de ses voiles et le règlement de la “Cup”.Celui-ci interdit en effet aux représentants étrangers de s’équiper en matériel de fabrication américaine, et notamment en voiles.La victoire de Courageous a été saluée comme il se doit par le public américain.Sirènes, klaxons, cloches, canons, bref tout ce qui était susceptible de faire du bruit, a résonné dans la baie de Newport au moment où le 12 mètres a franchi la ligne d’arrivée.Un hélicoptère, transportant des cameramen, est venu tourner juste au dessus du mat du vainqueur, haut de 27 mètres.Puis, comme le champagne commençait de couler à flots, chacun des participants a hissé son drapeau national.Une fois de plus, le challenger étranger a échoué au port et maigre ses efforts, Australia n’est pas parvenu à venger la défaite subie par son compatriote Soutern Cross, en 1974, devant le même Courageous.LIGUE NATIONALE football Section Est 0 P moy.dm.PHILADELPHIE 93 56 .624 — PITTSBURGH 86 65 .570 8 CHICAGO 78 72 .520 15V2 ST.LOUIS 78 72 .520 T5'/2 MONTRÉAL 69 80 .463 24 NEW YORK 60 Section Ouest 91 .397 14 LOS ANGELES 91 59 .607 — CINCINNATI 80 71 .530 11 Vt HOUSTON 75 74 .503 ISVs SAN FRANCISCO .69 82 .457 22Vt SAN DIEGO 65 86 .430 26Vt ATLANTA 57 93 , .380 34 LIGUE AMÉRICAINE - Section Est 9 P NEW YORK.93 57 BALTIMORE.89 60 BJDSTON.88 61 DETROIT.69 81 CLEVELAND.67 83 MILWAUKEE .63 89 TORONTO.51 97 Section Ouest KANSAS CITY .93 55 TEXAS.83 66 CHICAGO .83 67 MINNESOTA.80 71 CALIFORNIE.71 77 OAKLAND.58 89 SEATTLE.58 93 Ligue Canadienne Samedi Calgary 16, Winnipeg 10 C;-Britannique 20.Edmonton 18 Hier Toronto 19, Montréal 13 Saskatchewan 38.Hamilton 17 Samedi Ottawa à Winnipeg Edmonton à Vancouver Dimanche Montréal à Hamilton Saskatchewan à Calgary moy.620 .597 .591 .460 .447 .414 .345 .628 .557 .553 .530 .480 .395 .384 dift.3Vi 4V4 24 26 31 41 10W 11 Ligue Nationale Hier Green Bay 24, Nouvelle-Orléans 20 Chicago 30, Detroit 20 N.-Angleterre 21, Kansas City 17 Miami 13, Buffalo 0 Giants NY 20, Washington 17 Cleveland 13, Cincinnati 3 Philadelphie 13, Tampa Bay 3 Atlanta 17, Los Angeles 6 Houston 20, Jets NY 0 Baltimore 29, Seattle 14 Denver 7, St.Louis 0 Oakland 24, San Diego 0 Dallas 16, Minnesota 10 Ce soir San Francisco à Pittsburgh LIGUE CANADIENNE Section Est MONTRÉAL .10 TORONTO.10 OTTAWA.9 HAMILTON.10 C.-BRITANNIQUE .10 UVi SASKATCHEWAN.10 22 EDMONTON.9 34% WINNIPEG .10 36'/, CALGARY.10 pl g P n PP pc pis 10 8 2 0 203 144 16 10 4 6 0 157 189 8 .9 3 6 0 195 187 6 10 3 7 Section Ouest 0 167 232 6 10 8 2 0 236 177 16 10 6 4 0 223 244 12 .9 5 4 0 241 168 10 10 5 5 0 224 222 10 10 2 8 0 149 234 4 ANTIBES (AFP) - Susan Nattrass d’Edmonton a glané à Antibes son troisième titre mondial à la fosse olympique après ses deux précédents succès en 1974 et 1975.Jolie brune de 26 ans, Susan Nattrass pratique le tir depuis huit ans en alternance avec le ski nordique qui la passionne: ‘‘Je suis d’autant plus comblée aujourd’hui, avoua-t-elle, que j’ai réussi à Antibes mon meilleur score avec 192 plateaux”.L’Espagnol Esteban Azkue a remporté le titre masculin avec 197 plateaux sur 200.• BUENOS-AIRES (AFP) -L’Australie s’est qualifiée hier à Buenos-Aires pour la finale de la coupe Davis à la suite du succès en simple de Phil Dent sur l’Argentin Ricardo Cano par 6/4, 6/4, 6/3.Bien qu’handicapé par une blessure au pied à la suite d’une chute qu’il fit dans le premier set contre Cano, l’Australien faisant preuve de courage et de résistance, ne laissa aucune chance à l’Argentin, imposant tout au long du match sa sûreté technique.Malgré deux autres chutes et une longue discussion provoquant une interruption de la partie au sujet d’une balle douteuse, Phil Dent a apporté le point décisif à l’Australie.Et c’est finalement sur le score de trois victoires à deux que l'Australie a battu l’Argentine.Le dernier simple a été Remporté par Guillermo Vilas qui a battu l’Australien John Alexander par 6-4,5-7,6-4, 6-2.ROME (AFP) - L’Italie a battu la France par quatre victoires à une en demi finale interzones de la coupe Davis.Dans le dernier simple Patrice Dominguez a sauve, en Effet, l’honneur pour son pays en battant Corrado Barazzutti, récent demi finaliste au tournoi de Forest Hills, en trois sets: 6/2, 0/6, 8/6.• TOKYO (Reuter) - La Britannique Virginia Wade a remporté la finale du tournoi Toray Sillook doté de 100,000 dollars de prix en battant l’Américaine d'origine tchécoslovaque Martina Navratilova 5-7, 7-5, 6-4 hier à Tokyo.• LILLE (AFP) - La Soviétique Nadejda Tkatchenko a établi un nouveau record du Susan Nattrass d'Edmonton a remporté son troisième titre mondial de tir au pigeon d’argile, à la fosse olympique, à Antibes.(Téléphoto CP) monde du pentathlon, hier, à Lille dans la finale de la coupe d’Europe des épreuves combinées.Elle a totalisé 4.839 points, réalisant 13"49 au 100 mètres haies, 15m93 au poids, lm80 en hauteur, 6m49 en longueur et 2’10”62 au 800 mètres.L'ancien record était la propriété de l’Allemande de l’Ouest Eva Wilms avec 4.823 points établi en juin dernier.Tkatchenko, âgée de 29 ans, lm66, 75 kg, qui fut championne d’Europe à Rome et Sème à Montréal, a conduit l’équipe d’URSS à une facile victoire dans la finale de la coupe d’Europe^le pentathlon.PHILADELPHIE, (AFP) — Le Panaméen Roberto Duran, en battant le Porto-ricain Edwin Viruet aux points en 15 rounds, a défendu victorieusement pour la onzième fois son titre ae champion du monde des légers (W.B.A.), samedi, à Philadelphie.La décision a été accordée à l’unanimité des deux juges, américain et pana- méen, et de l’arbitre vénézuélien Chico Rodriguez.C’est la première fois depuis qu’il est devenu champion du monde, en 1972, que Duran a été obligé d’aller jusqu’à la limite des 15 reprises dans un combat pour le titre.ROME (AFP) — L’Argentin Victor Galindez a conservé pour la huitième fois de sa carrière le titre de champion du monde de boxe des poids mi-lourds (version WBA) en battant samedi soir au palais des sports de Rome devant 7,000 spectateurs l’Américain d'origine mexicaine Alvaro “Yaqui" Lopez aux points en 15 reprises.Durant les 15 rounas le combat a été acharné et très équilibré.L’arbitre, le Sud africain Stanley Christoudoulou a donné une marge d’un seul point en faveur de Galindez (147 contre 146) comme l’un des juges Ba-rovecchio (146 contre 145).L’autre juge de la rencontre Abitini a été plus favorable à Galindez: (148 contre 146).recrue Larry Landreth a subi la défaite, tandis que Ed Whitson, 1-0, également une recrue, a été crédité de la victoire.D’autre part, dans la Ligue nationale, hier, Keith Hernandez a cogné son second grand chelem en 12 parties, égalant un record des majeures avec deux circuits les buts remplis en un mois, menant les Cards de St-Louis à une victoire de 12-5 sur les Phillies de Philadelphie.Lou Brock a frappé cinq fois en lieu sûr et Garry Templeton a produit quatre points avec autant de coups sûrs.Bob Forsch, 18-6, a mérité la victoire, et Jim Kaat, 6-10, a subi la défaite.Atlanta a marqué quatre points à la septième manche et les Braves ont résisté à une poussée des Dodgers de Los Angeles pour finalement l’emporter 9-8.Les Dodgers se sont cependant assurés d’une égalité en tête de la section est.Ron Cey (30), Steve Garvey (31), Dusty Baker (28) et Reggie Smith (30) ont obtenu des circuits pour les Dodgers.Jeff Burroughs a claqué son 40ème pour les Braves.Willie McCovey, qui avait été l’objet d’une fête avant le match, a réussi un simple après deux retraits à la neuvième manche pour donner aux Giants de San Francisco une victoire de 3-2 sur les Reds de Cincinnati.Dans la Ligue américaine, Dave Kingman et Reggie Jackson ont frappé un circuit chacun et les Yankees de New York ont défait les Tigers de Detroit 6-5.Il s’agit de la lOème victoire des Yankees à leurs 13 derniers matchs, et leur 29ème à leurs 36 dernières parties.Ron Guidry, 15-6, aidé en relève par Sparky Lyle à la neuvième, a mérité la victoire.Kingman a réussi son second circuit en autant de matchs dans l’uniforme des Yankees, cependant que Jackson a claque son 30ème de la saison.Roy Howell a frappé un circuit en solo à la première manche et les Blue Jays de Toronto ont ajouté cinq points à la cinquième reprise marquée de quatre erreurs des Indiens de Cleveland pour finalement l’emporter 7-4.Jesse Jefferson, 9-16, a été crédité de la victoire, et Wayne Ga-land, 11-19, a subi la défaite.Le joueur recrue Clint Hurdle et John Mavberry ont claqué un circuit chacun, menant ics Royals de Kansas City à une victoire de 8-3 sur les Mariners de San Diego.Il s’agit de la 29ème victoire des Royals à leurs 33 derniers matchs.Dennis Leonard, 18-11, a remporté la victoire, et Glenn Abbott, 11- 12, a subi la défaite.Une foule de 33,397 spectateurs a assisté à la rencontre, haussant l’affluence de la saison à 1,711,621.Un simple de Manny San-guillen à la huitième manche a permis à Mitchell Page d’enregistrer le point gagnant alors que les A’s d’Oakland ont vaincu les Brewers de Milwaukee 3-1.Rich Burleson et le joueur recrue Ted Cox, auteur de quatre coups sûrs à son premier match dans les majeures, ont brisé une égalité de 4-4 à la sixième manche, et ont conduit les Red Sox de Boston à une victoire de 10-4 sur les Orioles de Baltimore.Une foule de 51,798 spectateurs, un record, a assiste au match.k » 14 • Le Devoir, lundi 19 septembre 1977 informations internationales Ébranlée, l’Éthiopie mobilise tous les adultes aptes au combat NAIROBI (Reuter) -Ebranlée par la perte de Ji-iiga.sa principale base de blindés dans l’Ogaden, l’Ethiopie a décidé oe jeter dans la balance son écrasante supériorité démographique sur la Somalie: 30 millions d’habitants contre trois millions et demi.Des milliers de militaires à ja retraite se sont déjà inscrits, conformément aux instructions gouvernementales, dans les centres de recrutement pour être déployés sur les lignes de front, a annoncé l’agence de presse éthiopienne ENA.Parmi les volontaires montrés samedi soir à la télévision figurait un vieil aveugle disposant, pour toute arme, de sa canne blanche.La mobilisation de “tous les Ethiopiens adultes aptes au combat”, décrétée samedi et qui se traduira par l’apport de 100,000 à 200,000 nouveaux combattants, a été précipitée par la chute dans le courant de la semaine de la base de Jijiga aux mains des Somaliens.Devant, un groupe de journalistes* à Addis-Abeba, le lieutenant-colonel Menguistou Haile Mariam s’est dérobé aux uestions portant sur le sort e cette importante base de blindés et de radars dans l’O-gaden.“Les forces somalien-nes ont été repoussées à Dire-daoua, Harrar et Jijiga et leurs plans ont été déioués.Elles y affrontent les forces défensives éthiopiennes et la bataille continue”, a toutefois dit le chef de l’État éthiopien.Dans les milieux diplomatiques d'Addis, la question de savoir si Jijiga est bel et bien tombé aux mains des Soma- liens est pratiquement dépassée.On s’interroge seulement sur la date exacte -mardi ou mercredi dernier- de la prise de la ville.Maintenant, les combats font rage au bas du col de Marda, à environ 10 kilomètres à l’ouest de Jijiga.On ignore toutefois si les Ethiopiens ont pu se replier avec leurs blindes.Les dizaines de milliers de militaires à la retraite rappelés sous les drapeaux et rassemblés dans la capitale seront très vraisemblablement dirigés par camions sur Dire-Daoua, troisième ville de l’ancien empire d’Abyssinie, où ils monteront la garde, ce qui permettra de faire monter sur les lignes de front situées à l’Est de Harrar le restant des milices populaires, estime-t- on de même source.Quand aux dizaines de milliers de paysans et de membres d’associations de quartiers mobilisés, ils subiront certainement un entraînement militaire dans le vaste camp organisé à cet effet à la périphérie d’Addis-Abeba.On s’attend à ce que le premier convoi d’anciens militaires à la retraite s’ébranle en direction de l’est aujourd’hui ou demain.Les taxis participeront vraisemblablement à cette vaste opération.Des centaines d’entre eux ont déjà été réquisitionnés hier.- Dans les milieux informés d’Addis, on estime que l’Ethiopie dispose actuellement d’un armement suffisant mais que des problèmes de munitions risquent de se poser.On ajoute que de nou- veaux chars “1-55” de fabrication soviétique sont arrivés par bateau au port d’Assab, en Erythree.Quand aux récents contacts noués tant à Washington qu’a Addis-Abeba avec les Etats-Unis, on affirme qu’ils visent à persuader les Américains de livrer des chasseurs “F-5” et des chars de fabrication américaine commandés et payés par l’ Ethiopie avant le net refroidissement des relations entre les deux pays au début de l’année.L’insuffisance et les délais mis aux livraisons de matériels militaires américains destinés à l’Ethiopie ont d’ailleurs été invoqués hier par le président Menguistou pour expliquer le revirement a’Addis en direction des soviétiques.Tandis que le Front de libération de la Somalie occidentale continue de refouler les troupes éthiopiennes dans le désert de l’Ogaden, le Front de libération du peuple de l’Érythrée marque de nouveaux points dans le nord de l’Éthiopie, comme en témoigne cette photo de militaires éthiopiens capturés récemment près d’Asmara.(Téléphoto AP) Entre-temps, le président Somalien Mohammed Siad Barre a affirmé hier oue des soldats israéliens se nattent dans l’Ogaden aux côtés de l’armée éthiopienne.Dans une interview au journal Koweïtien “Al-Rai Al-Bam”, le chef de l’État somalien a ajouté que des conseillers mi- litaires israéliens assurent actuellement l’entraînement des unités éthiopiennes stationnées à Asmar, capitale de l’Eythree.Au Sud-Liban, la situation empire BEYROUTH (D’après Reuter et AFP) — Les violents combats de samedi ont été suivis hier par une intensification des pilonnages d’artillerie dans le sud du Liban.Depuis trois jours, la région connaît une recrudescence de combats qui pourraient modifier des positions inchangées depuis près de huit mois.Dé source diplomatique; on précise que les chrétiens-conservateurs ont accentué leur pression sur le village de Khiam en bénéficiant d’un appui massif de l'artillerie israélienne.Afin de soulager Khiam, les palestino-progressistes ont intensifié leurs attaques contre le village chrétien de Mar-jeyoune.Ces combats, qui ont provooué samedi le report d’une séance du conseil central palestinien, auraient fait au moins 24 morts en l’espace de trois jours.Ils ont suscité un flot de réfugiés sur les routes de la région.M.Yasser Arafat, président du comité exécutif de l’OLP, a adressé hier soir, des messages “urgents” aux rois et chefs d’État arabes sur Ta situation grave créée par l’ampleur que prennent les opérations militaires israélo-conservatrices au Sud-Liban”, annonce l’agence palestinienne d’information “WAFA”.M.Arafat, qui supervise sur place les opérations militaires palestino-progressistes au Sud-Liban, a mis les rois et chefs d’État arabes en garde contre les conséquences qui peuvent découler de l’escalade militaire au Sud-Liban” et les a exhortés à “assumer leurs responsabilités^/ Les déplacements mystérieux de Dayan: prélude à un déblocage des pourparlers?PARIS (d’après AP et Reuter) — Le chef de la diplomatie israélienne, le général Moshe Dayan, est arrivé hier soir aux Etats-Unis après s'être livré au cours du weekend à de mystérieuses navettes diplomatiques: alors qu’il devait partir vendredi de Bruxelles a destination de New York, il s’est rendu discrètement à Paris, puis il a repris samedi l’avion pour Israël, où il a été aussitôt reçu par le président du Conseil, M.Me-nahem Begin.Dimanche matin, alors que son départ pour New York avait été une nouvelle fois annoncé, il partait pour Zurich, et après une escale de deux heures il s’envolait enfin pour les Etats-Unis.Les autorités israéliennes ont refusé de révqler les raisons de ces voyages éclair.La déclaration que M.Begin a faite hier à ce sujet est loin d’éclaircir le mystère: “J’es- père, a-t-il dit, que les développements au cours de la visite de Dayan en Europe n’auront pas de répercussions défavorables sur ses entretiens à Washington.” Cette semaine vont s’ouvrir à Washington des discussions cruciales pour l’avenir des négociations sur la paix au Proche-Orient entre les ministres des Affaires étrangères d’Israël, d’Egypte, de Syrie, et de Jordanie, le secrétaire d’Etat américain, M.Cyrus Vance, devant servir d’intermédiaire entre eux.A cette occasion, le général Dayan doit présenter le plan de paix israélien, qui prévoit notamment l’octroi d’une certaine autonomie à la Cisjordanie.L’identité des persom.c' que le général Dayan a pu rencontrer à Paris, et éventuellement à Zurich n’ayant pas été révélée, diverses rumeurs ont couru.Selon certains, il se serait entretenu avec le ministre soviétique des Affaires étrangères, M.Andrei Gromyko, qui a quitté Moscou samedi à l’ouverture de la session de l’Assemblée générale de l’ONU.D’après le quotidien israélien Yediot Aharonot, le général Dayan aurait rencontré à Paris deux conseillers du roi Khaled d’Arabie séoudite.D’après une autre rumeur, il aurait eu une entrevue dans la capitale française avec le chef de la diplomatie égyptienne, M.Ismail Fahmi.Mais celui-ci l’a démentie lui-même hier au Caire.Donnant une conférence de presse avant de partir pour Paris, où il s’entretient aujourd'hui avec le ministre français des Affaires étrangères, M.Louis de Guiringaud, M.Fahmi a déclaré: “Je ne suis pas allé à Paris jusqu’à maintenant mais chacun sait que je n’ai pas rencontré et que je ne rencontrerai pas Dayan avant qu’Israël ne restitue les territoires occupés depuis 1967 et qu’un Etat palestinien ne soit créé en Cisjordanie.” Interrogé sur sa version des allées et venues du général Dayan, il s’en est tiré par une plaisanterie en disant: “Peut-etre avait-il oublié quelque chose.” De Paris, M.Fahmi partira à son tour demain pour les Etats-Unis.Il a annoncé qu’au cours de ses entretiens avec les dirigeants américains,, il les “exhortera” à reconnaître l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), en ajoutant: “Je ne vois pas comment les Etats-Unis s’abstiendront de reconnaître l’OLP ou de discuter avec elle.Sinon il n’y aura aucune chance de règlement pacifique ou de reprise de la conférence de Genève” .Il a d’autre part réaffirmé que l’Egypte souhaite que l’OLP participe aux négociations “sur un pied d’égalité avec les autres parties”.M.Fahmi a par ailleurs indiqué que l’Egypte insiste essentiellement sur le fait qu’il ne peut y avoir de paix au Proche-Orient sans une solution politique du problème palestinien et sans la création d’un Etat palestinien sur la rive occidentale du Jourdain.“Mais en cas d’échec de toutes les tentatives, il n’y aura pas d’autre solution que de récupérer par la force ce qui nous a été pris par la force” , a-t-il prévenu.La radio israélienne a cité hier des propos de M.Bégin, selon lesquels le retour de M.Dayan en Israël n’avait rien eu à voir avec la situation au Sud-Liban, où “rien d’extraordinaire n’est arrivé” ."Il n’y a pas de mystère, a ajouté M.Bégin.Le ministre des Affaires étrangères se trouvait en Europe pour une visite importante et était sur le point de se rendre aux Etats-Unis pour un séjour encore plus important.Il a décidé.de revenir en Israël et de me consulter.Ces entretiens ont été importants.” Le président du Conseil a estime d’autre part qu’il était “naturel” que son ministre revienne dans son pays pour consultations.Il a indiqué que les “développements” survenus au cours du week-end n’étaient pas négatifs.Emprisonné pour une troisième fois Bhutto est écarté des élections ISLAMABAD (d’après Reuter et AP) — A la veille de l’ouverture de la campagne en vue des élections législatives du 18 octobre au Pakistan, de violents incidents ont opposé hier à la Lahore partisans et adversaires de l’ancien premier ministre Ali Bhutto, qui a été de nouveau arrête samedi, en même temps qu’une dizaine de ses proches collaborateurs, en vertu de la loi martiale De source informée, on déclare que les bagarres ont fait un mort et trois blessés.M.Bhutto devait prendre la parole aujourd’hui, premier Jour de la campagne électorale, à l’occasion d’un rassemblement à Rawalpindi.Son incarcération lui enlève pratiquement toute chance d’être réélu Les militaires, qui ont renversé l’ancien premier ministre à l’occasion d’un putsch en juillet dernier, gouvernent depuis lors aux termes de la loi martiale.La disposition en vertu de laquelle l'arrestation de M Bhutto et de ses amis est intervenue vise les actes préjudiciables au régimes de loi martiale, à la sécurité du Pakistan et au maintien de la paix.Les autorités militaires sont habilitées à maintenir M.Bhutto en prison où à restreindre sa liberté de mouvement sans avoir à préciser leurs raisons.M.Bhutto peut interjeter appel dans les 20 jours auprès de l’administrateur en chef de la loi martiale, le général Mohammad Zia-Ul Haq, mais il n’est pas autorisé à contester le bien-fondé de cette mesure devant les tribunaux.L’ancien, président du conseil a été transféré hier à Karachi.Selon certaines sources, il pourrait être incarcéré à Lahore, dans la province du Pendjab, afin de pouvoir être Zufilkar Ali Bhutto (Téléphoto AP) Le ministre italien de la Défense abandonne son poste ROME (Reuter) - M.Vito Lattanzio, ministre italien de la Défense, a démissionné hier de ses fonctions.Il avait fait l’objet de vives critiques à la suite de l’évasion, le 15 août dernier, d’un hôpital militaire romain, de l’ancien criminel de guerre nazi Herbert Kappler.La présidence a annonce que le président Giovanni l.eone avait accepté la démission du ministre et le léger remaniement ministériel que celle-ci a occasionné.À l’issue d’un entretien entre le président Leone et M.Giulio Andreotti, il a été précisé que les fonctions de M.Lattanzio seront assumées par le ministre des Transports, M.At-lllo Ruffino.M Lattanzio reste néanmoins au gouvernement: il prendra la direction du ministère des Transports ainsi que celle, à titre intérimaire, du ministère de la Marine marchande.M.Lattanzio était considéré par les partis communiste, socialiste et républicain comme le responsable politique de l’évasion de Herbert Kappler.Ces trois partis avaient exigé sa démission au cours d’un débat à la Chambre des députés en précisant bien qurils ne mettaient pas en cause le gouvernement lui-même, et encore moins l’accord signé en juillet avec le Parti démocrate-chrétien pour lutter contre la crise économique et le terrorisme politique.Ils avaient été appuyés dans leur demande de demission par la majorité des députés mais le débat n’ayant pas fait l’objet d'un vote, la décision sur le sort de M.Lattanzio avait été remise au président du conseil, M.Giulio Andreotti.interrogé par la Haute cour qui doit se prononcer sur plusieurs actions intentées contre lui.D’après des informations parvenues à Karachi, la police a arrêté 26 personnes qui manifestaient contre l’arrestation de M.Bhutto à Larkana, sa ville natale, et dans les villages voisins.Les partisans de M.Bhutto auraient bloqué toutes les routes reliant Larkana aux villages des alentours.Il s’agit de la troisième arrestation dont M.Bhutto fait l’objet depuis juillet.Il avait été détenu pendant trois semaines immédiatement après le putsch et avait été ensuite de nouveau arrêté le 3 septembre à son domicile de Karachi pour être interrogé à propos d’un meurtre de caractère politique remontant à trois ans.L'ancien premier ministre n’a pas été officiellement inculpé dans cette affaire et la Haute cour de Lahore l’avait fait libérer sous caution mardi dernier.Il avait par ailleurs plaidé non coupable de quatre chefs d’inculpation pour enlèvement d’adversaires politiques.Les autres arrestations, intervenues avant l’aube en divers endroits du pays, quelques heures après la célébration de la fête musulmane de l’Aid-Ul-Fitr, concernent notamment M.Ghulam Hussain, secrétaire général du Parti populaire pakistanais (PPP), la formation de M.Bhutto, deux anciens ministres, MM.Aboul Hafeez Pirzada, ex-ministre des Finances, et Mumtaz Bhutto, cousin de l’ancien chef du gouvernement, et deux anciens ministres provin-¦ ciaux.Selon ces sources bien placées au PPP, toutes les personnalités arrêtées sont impliquées dans des affaires criminelles en cour.Le secrétaire à l'information du parti, M.Maulana Kausar Niazi, ancien ministre des Affaires religieuses, a déclaré que le PPP entendait ’ toujours se présenter aux élections.Il faitilpartie d’un comité d’action de cinq membres créé le week-end dernier pour faire campagne en l’absence de M.Bhutto.M.Bhutto n’a plus de chance, sauf miracle, de participer aux élections d’octobre.En l’arrêtant une seconde fois à cinq semaines des élections ;énérales et en le traduisant levant un tribunal militaire spécial, la junte militaire pakistanaise vient de lui interdire pratiquement tout esport d’être réélu et de faire appel devant l’électorat des malheurs qui l’accablent.Dans le communiqué qu'il a publié samedi soir pour expliquer la seconde arrestation en 15 jours de l’ancien premier ministre, le général Zia-Ul-Haq a indiqué que des “preuves abondantes'’ avaient été rassemblées contre lui tant sur le plan politique que criminel ou civil.De plus, le général a clairement indiqué, pour la première fois, que les candidats condamnés ne seraient pas autorisés à se présenter aux élections.Auparavant, chaque homme politique avait la possibilité de disputer les élections même s’il était en prison.L’affaire Biko: des renvois à Pretoria ?joHannesbourg (REUTER) — L’affaire de la mort en détention du dirigeant nationaliste noir Steve Biko "pourrait faire tomber des tètes”, déclare M.James Kruger, ministre sud-africain de la Justice et de la Police, dans une interview pubhée par deux journaux de Johan-nesbourg; Déclarant avoir ignoré que Steve Bilo faisait la grève de la faim au moment de sa mort, M.Kruger se dit décidé à s’occuper personnellement de l’affaire; Celle-ci, ajoute-t-il, em-barasse le gouvernement et particulièrement son ministère; Il estime que la succession de décès dans les prisons — celui de Steve Bilo est le 19e depuis mars dernier — n’est pas bonne pour l’image de marque de l'Afrique du Sud; “Je ne pense pas que, dans ce cas, il s’agisse d’un suicide, indique le ministre, mais je ne sais pas de quoi il souffrait.Il faut attendre le rapport d’autopsie"; Hier, des milliers d'Africains ont participé dans le calme à des rassemblements organisés dans l’ensemble de l’Afrique du Sud à la mémoire du nationaliste noir, décédé en détention lundi dernier après une grève de la faim; Selon le général David Kriel, responsable de la police anti-émeute, aucun rassemblement n’a donné heu à des incidents; Le plus important a réuni plus d’un millier de Noirs dans l'église catholique Regina Mundi de Soweto, près de Johannesbourg; M.Bhutto est accusé sur quatre fronts: pénalement, il risque la peine de mort si sa complicité dans les tentatives d’assassinat d’adversaires politiques est reconnue devant la Haute cour de Lahore.Il est en outre accusé de haute trahison et un tribunal spécial a été constitué, également à Lahore, pour juger de son attitude lors des événements de 1971 qui aboutirent à la sécession du Pakistan oriental (aujourd’hui le Bangladesh).L ex-premier ministre doit également comparaître devant un tribunal militaire pour violation de la loi martiale.L’article 12 de cette loi est très vague et pratiquement toute accusation peut être retenue contre lui.COURS D'INITIATION A LA DECORATION INTERIEURE" SOUS LA DIRECTION DES ARTISANS DU ' MEUBLE QUEBECOIS INC © 88 EST RUE ST PAUL VIEUX MONTRÉAL RENSEIGNEMENTS 866-1830 Places encore disponibles \ Permis 749514 Enseignement de culture personnelle (jour et soir) LA 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Le salaire maximum sera indexé automatiquement chaque année.Il est établi sur les gains hebdomadaires moyens des travailleurs revalorisés de 140% en 1977, 145% en 1978, et de 150% les années subséquentes.Il y a d’autres modifications de la Loi des accidents du travail.Renseignez-vous à l’un des nouveaux bureaux régionaux de la C.A.T.y y Les bureaux de la C.A.T.sont plus proches de vous; 2, Complexe Desjardins Tour de l’Est, C.P.3 Succursale Desjardins MONTRÉAL H5B 1H1 1000, rue de Sérigny Bureau 300 LONGUEUIL J4K 5B7 1200, bout Saint-Martin ouest LAVAL H7S 2G6 \© LA COMMISSION DES ACCIDENTS DU TRAVAIL k v .SE RAPPROCHE DE VOUS.*
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