Le devoir, 26 avril 1977, mardi 26 avril 1977
.Is ce L petite JttCaMM W 'r^yty ou ! on ntancje bien.au 2063 rue Victoria (arrière les Terrasses) 844-1624 Montréal, mardi 26 avril 1977 Férié 25 CENTS La charte du français mm® xÿ:;ï«i.x./ ffxMi Le projet sera déposé mercredi QUEBEC — Le ministre d’Etat au développement culturel, M.Camille Laurin, déposera demain après-midi à l’Assemblée nationale le projet de Charte du français au Québec qu’il aura à défendre au nom du gouvernement au cours des prochains mois.Et selon toute vraisemblance, le gouvernement profitera de ce dépôt pour, dans un geste symbolique, rompre avec la tradition qui veut que les versions anglaise et trançaise d’un projet de loi se côtoient dans un même document, le texte français occupant le côté gauche de la page, le texte anglais le côte droit.Le bureau de M.Laurin n’a pas voulu commenter dans un sens ou dans l’autre une information parue dans le quotidien La Presse faisant état de ces changements.Selon ce journal, le texte français occupera toute la page, bien qu’une version anglaise de ce document sera déposée en même temps que le texte français.Le projet de loi comptera 177 articles.Après un court préambule, l’article premier dira simplement que “le français est la langue officielle du Québec”.Les autres articles expliqueront les modalités d’application de cet énoncé de principe dans les secteurs du travail, de l’enseignement, des entreprises, des communications (affichage) et de l’administration publique, créera des organismes chargés de l’application de la loi.Le Livre blanc sur la langue qui a précédé le dépôt du projet de loi contenait plusieurs dispositions qui ne seront pas toutes reprises cependant dans le projet de loi.Certaines politiques viendront plus tard, dans le domaine de l’éditionjjar exemple, compléter le projet de loi.Toutefois les règlements qui accompagneront le projet de loi devraient reprendre les dispositions du Livre blanc qui n’auront pas été intégrées dans le projet de loi.Ces règlements devraient être rendus publics dans les jours qui suivront le dépôt du projet de loi.Le projet de charte a subi quelques modifications la semaine dernière alors que le Conseil des ministres y mettait la dernière main.Ces changements, même s’ils ne modifient pas les principes fondamentaux énoncés par le Livre blanc, ont été qualifiés de substantiels par le premier ministre, M.René Lévesque.Cependant M.Laurin a de son côté dit croire qu’il ne s'agissait pas de modifications de fond dans l’ensemble.Normalement, le projet de loi sera adopté en première lecture demain, puis déféré immédiatement à une commission parlementaire qui tiendra des audiences publiques.Celles-ci devraient débuter d'ici trois semaines environ.Une “conversion” tardive Andras se résoud à créer poste de “ contrôleur ” Ce n’est qu’à l’aide d une échelle solidement retenue dans le panier que les pompiers ont réussi à secourir, sur une h auteur de 100 pieds, une femme prise dans une gondole, au parc d’amusement de Kings Mills (Ohio).Une panne technique avait interrompu le téléphérique alors qu’il transportait plusieurs personnes.(Téléphoto AP) par Lise Bissonnette OTTAWA — Ce n’est que cinq mois après avoir subi les vertes semonces contenues dans le rapport du vérificateur général du Canada, M.James Macdonnell, que le gouvernement s’est enfin résolu à donner suite à la principale recommandation de celui-ci, la création d’un poste de “contrôleur général”.En novembre, tant le président du Conseil du Trésor, M.Robert Andras, que le premier ministre, M.Pierre Elliott Trudeau, s’étaient opposés avec la dernière vigueur à un tel geste qui, selon eux, tendait à remettre en question le principe parlementaire de la responsabilité ministérielle.Les ministres, avait alors expliqué M.Andras, pourraient devoir céder leur responsabilité administrative aux mains d’un “gestionnaire unique”, fonctionnaire au surplus.M.Andras a expliqué hier aux Communes qu’il avait changé d’idée après “une série d'entretiens personnels constructifs, longs et détaillés avec le vérificateur général” et qu’il s’était ainsi rassuré sur la portée de sa recommandation et sur ses effets sur une hiérarchie que tous savent fort réticente à voir arriver un nouveau cadre.Le ministre des Approvisionnements et services, M.Jean-Pierre Goyer, qui présentait cette décision à la presse fran- ¦ La marée noire: des vents violents retardent les efforts de colmatage (page 6) cophone, s’est bien défendu d’y voir une “conversion”.Il faut plutôt parler “d’évolution” selon lui.Il rappelle que le gouvernement, en novembre, avait préféré créer une commission royale d’enquête sur l’ensemble des problèmes d’administration et d’imputabilité soulevés dans le rapport du vérificateur général, plutôt que de nommer un contrôleur.Mais les travaux d'une telle commission “prennent du temps”, dit-il, et on croit désormais qu'il vaut mieux créer le poste de contrôleur, quitte à reviser la décision si la commission ne se rallie pas à cette solution à l’issue de ses travaux.Le vérificateur, M.James Macdonnell, assistait à la déclaration de M.Andras, des galeries des Communes, et s’est rendu par la suite féliciter chaudement le ministre, dont on dit qu’il est le principal artisan de la victoire contre la vive résistance des hauts fonctionnaires.“Je vis mon plus beau jour depuis ma Casques verts syriens et extrémistes palestiniens s’affrontent à Beyrouth BEYROUTH (AFP) — Soixante-quatre Personnes dont dix-huit soldats de la ôrce arabe de dissuasion (FAD), ont été tuées, au cours des affrontements qui se sont déroulés dimanche et hier à Beyrouth entre les “casques verts” et des "extrémistes palestiniens", a-t-on appris de bonne source, dans la capitale libanaise, hier.Il y aurait en outre de nombreux blessés.Les affrontements entre la FAD et les Palestiniens se sont poursuivis pendant une bonne partie de l’après-midi aux abords du camp palestinien de Sabra, dans le quartier ouest de Beyrouth.C’est le plus lourd bilan enregistré au cours de combats dans la capitale libanaise depuis la fin de la guerre en novembre dernier.Deux véhicules blindés appartenant à la Force arabe ont par ailleurs été détruits lors des combats.Selon la radio phalangiste (chrétiens), les dix-huit victimes de la Force arabe de dissuasion seraient six soldats saoudiens et douze soldats syriens.Du côté palestinien, il y aurait eu trente morts auxquels s'ajoutent onze membres du Parti nassérien libanais, dirigé par Is-sam Al Arab (anti-syrien), précise la même radio.Le nombre des morts et blessés civils n’est pas connu.Les affrontements avaient débuté dimanche matin sur la corniche Mazraa dans le quartier ouest de Beyrouth et ont opposé pendant deux jours des membres du Front du refus (hostile à toute solution négociée à la crise du Proche-Orient) et des unités de la Force arabe, renforcée par des membres de la Saïka, organisation palestinienne, d'obédience syrienne.Après une pause de dimanche soir au matin les combats avaient repris hier en fin de matinée aux abords du grand camp de Sabra.Les tirs à l’arme lourde succédant aux tirs à l'arme automatique.Les rues du secteur, notamment le boulevard Mazraa, habituellement embouteillé par les voitures, étaient désertes.Comme pendant la guerre civile, certains habitants du quartier s'étaient réfugiés momentanément dans d'autres endroits.La Force arabe de dissuasion avait disposé des chars et des autos-mitrailleuses sur deux côtés d’un rectangle d’environ 200 m.de long et 300 m.de large, matérialisant la zone de combats.Installés sur les deux autres côtés, les Palestiniens du Front de refus (hostile à toute solution négociée au Proche-Orient) harcelaient de temps à autre la FAD.Des échangés nourris d'armes automatiques ont été également entendus hier après-midi près de l’hôpital Makassaed (Association islamique).Les rues du périmètre étaient bouclées par la FAD, et des habitants du quartier incitaient les passants à une extrême prudence.Plus encore que les combattants, les ti- reurs isolés constituaient une menace.La tactique était toujours la même.Un tireur isolé, généralement en civil, pénétrait dans un immeuble muni d'un fusil à lunette.D’une des fenêtres du bâtiment, il tirait plusieurs coups de feu puis disparaissait avant d’être repéré.L’un d'eux a d'ailleurs quitté juste à temps la fenêtre de son immeuble.Les soldats de la FAD, qui l’avaient localisé, avaient aussitôt arrosé la façade, sans atteindre le tireur.L’homme est ressorti de l’immeuble, le fusil à la main et a gagné un autre pâté de maisons.Voir p«g« 6: Casquos verts nomination au poste de vérificateur général du Canada4, de s’exclamer peu après M.Macdonnell, rayonnant, devant des journalistes.Le mandat confié au contrôleur général est “en complémentarité complète” avec le sien, dit-il, et semblable à celui qu’il définissait déjà dans son rapport de novembre.M.Andras a indiqué hier que le gouvernement est à la recherche de l’oiseau rare qui voudra bien occuper ce poste-clé dont le vérificateur disait déjà il y a cinq mois qu’il aurait “dans le domaine financier, les responsabilités les plus lourdes, tant dans le secteur privé que dans le secteur public au Canada.” Comme le proposait M.Macdonell, le contrôleur général, qui sera le chef de l’administration financière du gouvernement, aura rang de sous-ministre et relèvera directement du président du Conseil du Trésor.Ce dernier demeurera cependant le premier responsable de la gestion générale du budget gouvernemental, dont il formule les politiques d’ensemble.Le contrôleur, d'expliquer en d’autres termes M.Goyer servira en quelque sorte de "garde-fou" et surveillera la mise en place et le déroulement du contrôle budgétaire.Il s'occupera, a précisé M.Andras aux Communes, “de la qualité et de l’harmonie des contrôles, des politiques et des pratiques d’administration financière en usage dans toute la fonction publique fédérale.” On a cependant fait remarquer que le nouveau contrôleur général n’aurait pas de fonction de direction à l'égard des contrôleurs ou administrateurs financiers en chef qui sont déjà en place dans chacun des ministères ou organismes de la Couronne, mais qu’il s’agira d’une relation “fonctionnelle".Il pourra leur suggérer des “orientations’, des modes de contrôle, mais le président du Conseil du Trésor continuera à émettre ses directives aux contrôleurs via les sous-ministres de chacun des ministères.“J’espère pour ma part que ce ne sera pas une superstructure de plus”, d’échapper M.Goyer avec un brin de scepticisme hier, en tentant de clarifier ce délicat échafaudage bureaucratique.Le ministre des Approvisionnements affirme qu’on ne sait encore rien du coût de cette addition au bureau du Conseil du Trésor.La nouvelle fonction de contrôleur général n'aura rien à voir avec celle qui a été abolie en 1969, hautement centralisée et exerçant une verification “a priori” sur toutes les dépenses gouvernementales.Le gouvernement, ont fait remarquer MM.Robert Andras Goyer et Andras, tient à respecter 1 esprit de la réforme effectuée à la suite des travaux de la commission Glassco, au début des années 60, qui a remis la pleine responsabilité de leur gestion à chacun des ministères, organismes et corporations de la Couronne.“Il s'agit maintenant de faire revenir un peu le balancier pour corriger certaines lacunes", de préciser M.Goyer qui prévoit toutefois que le “mariage sera difficile" entre la nouvelle fonction de contrôleur et le travail déjà assumé tant par le Secrétariat du Conseil du Trésor que d’autres ministères.Aux premières lignes de son rapport de novembre, le vérificateur général avait lancé un cri d’alarme avant de recommander prioritairement la création du poste de contrôleur général."Je m’inquiète sérieusement, y disait-il, du fait que le Parlement — et en réalité le gouvernement — ne contrôle plus de façon efficace l'utilisation des deniers publics, ou semble près de perdre ce contrôle.” Voir page 6 Contrôleur général Les Franco-Manitobains divisés contre eux-mêmes Payez moins d'impôt usez vivre avec l’impôt de Robert Pouliot 360 pag** -$8.95 Let éditiom .:**—-*_ 3465 chemin de laCôte-drvNeige», bur.-SO, Montréal, Qué.H3H1T7 (514) 933-6841 par Bernard Descôteaux “French-only school called separatism”.Le Winnipeg Free Press ce jour-là a ainsi stygmatisé les efforts des Franco-Manitobains qui, voulant obtenir la création d’un réseau d’écoles françaises, se butent à un peu tout le monde.Cette journée-là, c'était un groupe d’anglophones qui faisait obstacle à leur volonté.A d’autres moments, ce seront des Franco-Manitobains qui se dresseront en adversaires de ce projet collectif.Jean-Jacques Le François, le directeur de La Liberté, l’hebdomadaire “national” des Franco-Manitobains, souligne cette division au sein de la communauté francophone en se disant consterné car cette bataille pour les écoles françaises est en quelque sorte la bataille de la dernière cnance.“Je vois ça comme un tournant, car sans écoles françaises, ce sera l'anglicisation assurée, le français sera une langue seconde", affirme-t-il avant de préciser que si les Franco-Manitobains ne réagissent pas, il ne voit pas “comment ils pourront s'en sortir”.L'avenir de cette communauté n’est pas rose.Sans être Franco-Manitobain lui-même, M.Le François connaît bien ses problèmes.Originaire de la région de Québec, cet homme d'âge mûr a pris la direction de La Liberté en 1975.Presque seul, aidé d'un coopérant français et d'une jeune fille d'origine hindoue, il réalise chaque semaine ce journal qu'il qualifie lui-mème de journal de combat.Au cours d’une entrevue accordée au DEVOIR, il a fait le point sur ces problèmes comme les lui ont fait connaître ses tâches de directeur du journal qui l'ont situé à un point central de la communauté, qui l’ont forcé à être de toutes les batailles et tous les débats.Les Franco-Manitobains forment une petite communauté.Le recensement de 1971 établit à 86,515 le nombre de Manito-bains qui sont d'origine française, soit 8.8 pour cent de la population.Les groupes ethniques d'origine allemande et ukrainienne qui représentent respectivement 12.4 et 11.5 pour cent de la population ma- au sommaire ¦ Les fonctionnaires de Montréal optent pour le SCFP(FTQ) ¦ L’incendie du poste de pompage de Saint-Jérôme: la police croit au sabotage - page 3 ¦ Le choix du gouvernement: un éditorial de Claude Ryan -pag» 4 nitobaine sont numériquement plus importants.Si précaire que soit leur position dans la mosaïque manitobaine, la communauté francophone apparaît encore plus menacée quand on souligne qu’il n’y a plus que 39,600 personnes qui utilisent le français au foyer, dans la tamille Le drame, de dire M.Le François, c’est que plus le temps passe, de moins en moins de francophones utilisent le français.Dans les corridors d'école, dans les cours de récréation, les enfants communiquent entre eux en anglais.Même au Collège universitaire de Saint-Boniface le dégré d’anglicisation est très élevé et les ¦ Sur les m arches d e l’Elysée: une analyse de Michel Roy ¦ Il faudrait mettre les intéressés dans le coup:’ un commentaire de Jean-Claude Leclerc - page 4 ¦ La Sun Life et le Trust Royal s’interrogent sur leur avenir — pag» 19 étudiants ont peine à comprendre leurs professeurs qui donnent leurs cours en français.Au centre culturel franco-manitobain, il n'est pas rare non plus d'entendre parler anglais.Nombre de jeunes admettent avec candeur qu’il est "plus facile de parler anglais ”.Comment expliquer ce güssement lent et sûr vers l'anglais?Pour M.Lefrançois, c’est d'abord et avant tout le résultat de “60 ans d’interdiction du français", alors que la Loi Norris abolissait en 1916 le français dans les écoles.L'Association d'éducation des Canadiens français du Manitoba, avec comme ressource principale “le sou de l'écolier” s'est posée comme une sorte de ministère de l'Education parallèle pour les Franco-Manitobains.Pour assurer la survie de leur communauté, les Franco-Manitobains en ont arraché.Se rappelant leurs difficultés, ceux qui sont ainsi passé à travers ont le réflexe de vouloir rendre la vie plus facile à leurs enfants et les encouragent à apprendre, à parler anglais.Certes, cet ostracisme dont fut victime le français ne peut tout expliquer.L’urbanisation a amené l'éclatement des petites communautés francophones qui peu à t devenues angloi ' cains et canadiens, tous èn langue anglaise à l'exception de la radio et de la télévision d'Etat.Tous ces phénomènes sont cependant secondaires à côté de l’interdiction du français dans les écoles.Au bout du compte, une chose est évidente: la communauté franco-manitobaine est menacée.Le directeur de La Liberté ne voit pas de ralentissement dans le mouvement d’anglicisation démontré par le recensement de 1971, et à son avis, cette communauté est à un point tournant de son histoire.En dépit du pessimisme dont ses propos sont empreints il Voir pag* 6: Franco-Manitobains r No 1346 - du 25 avril au lar mai peu sont < llor ihones.L'urbani- lopn sation a aussi provoque une émigration vers les grands centres urbains majoritairement anglophones où pour travailler il fallait parler anglais Les mariages inter-culturels ont également leur part de responsabilité, de même que Venvahisse-ment de la radio et de la télévision qui offrent une multitude de postes améri- L'EXPRESS • Dakar: le retour de la confiance • Zaïre: la drôle de guerre • La revanche du Québec 2 • Le Devoir, mardi 26 avril 1977 Morin compte sur la “sympathie normale” de Paris M.Claude Morin, qui sera reçu dans quelques jours par le premier ministre et le president de la République française, a déclaré à la station parisienne Europe 1 que la coopération franco-québécoise ‘‘n'a pas besoin d’être relancée” puisqu’elle existe depuis 1965.‘‘Elle est constante.Elle est importante, a dit le ministre des Affaires intergouvemementales au cours d’un entretien avec Philippe Bretonnière.Pour moi, je me sens aucun besoin de relancer la coopération, sauf quelques dossiers sur lesquels, bien sûr, il faut travailler.Mais elle fait partie de nos institutions, par delà les f;ouvernements, par delà les hommes portiques.'-’ Robert Cliche aurait pu être candidat Le journaliste français lui ayant demande s’il pensait que la politique de la France à l’egard du Québec a changé depuis le général de Gaulle, M.Morin a répondu ainsi qu’il suit: “Je vais m’en rendre compte au cours de mon voyage officiel.Mais je crois que ce qui est important, ce n’est pas de voir si, par rapport à certaines formes, aujourd’hui par rapport au passé, il y a ou non des changements, mais de voir si la substance de nos relations avec la France, elle, demeure, et voir si elle a la même signification pour nous que pour la France.À cet egard, j’ai toutes les raisons de croire qu’il n’y a aucun changement.” Europe 1 devait ensuite demander à M.Morin si le Québec souhaite un appui quelconque de la France au cours de “son processus d’indépendance”, par exemple un soutien diplomatique auprès des organisations internationales ou auprès des grandes puissances.En réponse à cette question, le ministre des Affaires intergouvemementales a rappelé un principe “qui est que la souveraineté du Québec doit se faire par les Québécois, par leur décision démocratique, et qu’elle se fera au Québec”.“Je pense, a poursuivi M.Morin, qu’on a pu avoir dans le passé, à certains mo- ments, l’impression que les indépendantistes québécois comptaient, d’abord et avant tout, sur une sorte d’appui international de pays qui seraient favorables à la souveraineté du Québec.“Notre politique ne vise pas du tout à établir ce genre d’appui extérieur parce que nous pensons que c’est nous qui devons d’abord et avant tout faire ce travail ncrmal de n’importe quel peuple qui est en train de prendre en main sa destinée.” D’autre part, a expliqué le ministre québécois, “nous sommes tout à fait désireux d’obtenir la compréhension des autres pays quant à ce processus d’accession à la souveraineté, quant à nos objectifs.“Il va de soi, quant à nous, qu’en ce qui concerne la France, il nous paraîtrait normal que la France soit sympathique aux aspirations des Québécois.Mais ce n’est pas à la France, je pense, que nous demandons de faire pour nous ce qui nous i revient normalement.” M.Morin a ajouté au cours de l’entretien qu’un voyage officiel en France du premier ministre, M.Lévesque, “n’est pas exclu".Il n’a pas voulu confirmer non plus la nomination prochaine de M.Jean Deschamps au poste de Délégué général du Québec à Paris, en remplacement de M.François Cloutier, qui doit rentrer à l’été.Claude Morin duNPD Les dirigeants du Parti québécois ont vainement tenté de convaincre le juge Robert Cliche d’être candidat néodémocrate aux élections complémentaires du 24 mai.Pendant qu’un porte-parole du NPD confirmait hier que le juge en chef adjoint de la cour Provinciale avait rejeté l’offre; M.Cliche, rejoint à sa résidence, a refuse de commenter l’information en déclarant simplement: “Je ne suis pas candidat dans Louis-Hébert”.C’est dans ce comté de la région de Québec que le Parti québécois avait procédé à des sondages qui lui indiquaient que la candidature du juge Cliche, sous la bannière du NPD, pourrait enlever le comté aux libéraux fédéraux.Le juge Cliche aurait d’abord succombé à la tentation pour ensuite revenir sur sa décision.Et selon les porte-parole du NPD, c’est l’opinion de Mme Cliche qui a été en cela le facteur déterminant.Leader du NPD-Québec de 1964 à 1968, le juge Robert Cliche s’est mis en vedette à l’occasion de l’enquête sur l’industrie de la construction.Age de 57 ans, il avait été défait en 1968 par le libéral Eric Kierans, dans le comté de Duvernay.Les dirigeants du NPD fondaient beaucoup d’espoirs sur la candidature du juge Clicne dans Louis-Hébert.Les résultats des sondages commandés par le PQ indiquaient une telle cote de popularité qu’il eût pu l’emporter sans faire de campagne.On croyait en outre au sein du NPD que sa candidature aurait eu un effet très favorable sur la campagne électorale de M.Philipp Edmonston dans Verdun.La FCSCQ a décidé de conserver ses structures actuelles ¦MM En Allemagne, on met à l’épreuve une nouvelle technique de construction de route, qui aura le double avantage, si elle donne les résultats escomptés, de fournir un matériau peu coûteux pour la base de la route et d’aider à vider les dépotoirs de tous les vieux pneus qui y sont jetés.par Rodolphe Morissette La Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec conservera, moyennant quelques modifications mineures cependant, ses structures actuelles, qui représentent une sorte de juste milieu entre deux extrêmes: la centralisation et la décentralisation.Telle est la décision qui a été adoptée durant le week-end à Montréal par les quelque 725 délégués des commissions scolaires qui participaient à une séance spéciale de deux jours de l’assemblée générale de la Fédération.Celle-ci regroupe actuellement 20 associations (régionales) de commissions scolaires catholiques du Québec, ce qui représente un total d’environ 1,200,000 élèves.En multipliant ce dernier nombre par $1.40, on a une idée approximative du budget actuel de la Fédération.C’est à la suite d’un vaste sondage auprès des commissions scolaires et de leurs conseils d’administration et dirigé par M.Denis Massé, de l’Université de Sherbrooke, et de son collègue, M.Eric Deschênes, que trois modèles de structures et de fonctionnement ont été orésen- Épée de Damoclès au-dessus de Perreault par Bernard Morrier Passible d’une sentence de 10 ans de prison, un jeune homme de 22 ans a pu s’en tirer hier, non sans que certaines conditions très sévères lui soient imposées par le juge Reilly D.Watson.Daniel Perreault avait été reconnu coupable, la semaine dernière, d’avoir cons- {>iré avec deux jeunes filles pour frauder e public en général par le biais de petites annonces "douteuses” qu’il avait fait publier dans un quotidien du matin.Comme on sait, les annonces en question offraient à des mâles esseulés, moyennant $35, certains plaisirs avec les demoiselles Dany Bonsaint ou Francine Lévesque dans une certaine résidence de la rue Bel-lechasse.Mais une fois sur place, le client n’avait droit qu’à quelques pas de danse; à des photos de nues et à un présume massage se limitant à quelques petites tapes sur le ventre avec de la poudre à bébé.D’où l’accusation de fraude, puisque le client n’obtenait pas ce à quoi il s’attendait et pour lequel il s’était rendu.Le client esseulé aurait-il obtenu pleine et entière satisfaction que Perreault aurait pu être accusé d’avoir tenu une maison de carte-réponse simplifie votre déménagement débauche, ce qui lui aurait valu, advenant sa culpabilité, un maximum de deux ans d’incarcération au lieu de 10 découlant de l’accusation portée.Comme première condition pour échapper à l’emprisonnement, Perreault devra verser une amende de $5,000 d’ici deux mois, à défaut de quoi il se retournera en cellules pour un an et demi.Par ailleurs, le juge Watson lui a ordonné de se présenter deux fois par mois à un officier de probation, de ne pas quitter le district judiciaire de Montréal sans autorisation, oe ne pas posséder d’armes défendues par la loi, de ne pas changer de domicile ou d'emploi sans en avoir préalablement averti l’officier de probation, d’éviter d’entrer en contact avec des personnes dont il sait qu’elles possèdent des casiers judiciaires, ni avec des personnes qui auraient conspiré avec lui pour frauder le public, soit les demoiselles Bon-saint et Lévesque, et, enfin, de ne pas fréquenter, sauf pour les fins de son travail (il est serveur), les endroits où l’on vend des boissons alcooliques.Dans ce dernier cas, le juge a précisé qu’il ne devrait pas s’attarder dans l’établissement où il travaille après avoir terminé son quart, ni fraterniser avec des clients qui pourraient posséder des dossiers judiciaires."Après la vie, lui a dit le magistrat, la liberté est le plus précieux des biens.En conséquence, j’espère que vous respecterez toutes et chacune des conditions que je viens de vous imposer.Je vous fais confiance mais si je commets une erreur, il me faudra la corriger.Ce qui signifie que si on vous ramène devant moi pour bris de condition ou pour avoir récidivé dans le crime pour lequel vous avez été reconnu coupable, ou pour tout autre crime, vous ferez bien d’apporter une valise contenant des vêtements de rechange pour une très longue période puisque je vous imposerai alors la sentence maximale prevue par la loi, soit 10 ans.” Rappelons que ses “protégées" Dany et Francine sont également inculpées dans cette même affaire.La premiere subira son procès le mois prochain, tandis que la deuxième est recherchée, ayant fait défaut de se présenter à sa comparution.Gilles Caouette dans Témiscamingue Les mois de mai et juillet sont les deux périodes de l'année pendant lesquelles on déménage le plus.Il va sans dire que les préposés aux bureaux du Service de la clientèle mettent tout en œuvre pour donner suite aux innombrables avis de déménagement qu'ils reçoivent.Afin que nous puissions vous assurer entière satisfaction si vous déménagez, veuillez remplir la carte-réponse insérée avec votre facture d'électricité et nous la retourner le plus tôt possible.OTTAWA (PC) — M.Gilles Caouette, fils de feu Réal Caouette qui fut chef du Crédit social, sera candidat du parti le 24 mai aux élections partielles dans la circonscription de Témiscamingue, que son père avait représentée aux Communes depuis 1962 jusqu’à sa mort, le 16 décembre dernier.On a, en effet, annoncé lundi sa nomination au cours d’une réunion qui s’est tenue dimanche dans la circonscription du nord-ouest du Québec.Agé de 37 ans, Gilles Caouette est directeur du bureau de recherche du parti à Ot- tawa.Il a été député de la circonscription de Charlevoix, au Québec, de 1972 à 1974.Aux élections fédérales de 1974, il avait, sans succès, sollicité un renouvellement de son mandat dans cette même cir-concription.A Temiscaminque, Gilles Caouette sera en lice contre le libéral Gaston Pratt et le progressiste-conservateur Normand Gri-mard.Le premier est un agent d’assurance et le second un avocat.Les élections partielles du 24 mai auront lieu dans cinq circonscriptions du Québec.tés aux membres de la Fédération au début de cette année.Le sondage avait été entrepris à la demande de la Fédération en raison d’une insatisfaction grandissante qui se manifestait aussi bien parmi les associations dp commissions scolaires qu’au sein des commissions mêmes.Depuis 1975, en effet, il semble que la Fédération ait manqué de leadership, qu’elle a été frappée d’une “paralysie partielle”.Les mandats issus normalement de son conseil d’administration se sont fait extrêmement rares.Bon nombre de dossiers qui auraient exigé une intervention solide de la Fédération — le projet de Charte du français, par exemple, le dossier de l’école privée, etc., restaient des voeux pieux.En attendant des mandats, qui ne venaient toujours pas, de son conseil d’administration, le bureau de direction se vouait, faute de mieux, au service des commissions, ce qui ne représente pourtant qu’un aspect de ses fonctions normales.Des trois modèles de structures proposés dans l’étude Massé, les délégués ont commencé par en rejeter deux.D’abord le modèle, décentralisé, d’une fédération d’associations (rejeté à 58%), suivant lequel la Fédération aurait transigé directement avec les associations de commissions plutôt qu’avec ces dernières; dans cette nypothesa, les associations, éventuellement renforcées d’un conseil d’administration, auraient mieux représenté les intérêts de chaque région et favorisé une participation locale accrue.Les délégués ont également rejeté, à 65%, le modèle, plus centralisé, d’une fédération de commissions scolaires forte et composée de onze “sections" qui auraient perdu leur autonomie actuelle.Procédant ainsi par élimination, l’assemblée générale a finalement adopté, par une majorité de 64%, le statu quo, agrémenté cependant de quelques modifications mU neures.D’après les structures actuelles, une même commission scolaire peut êtré membre de deux organismes: son association régionale et la Fédération provinciale, l’un et l’autre oganisme étant autonome.(Historiquement, les ACS sont très anciennes, tandis que la FCSCQ n’existe que depuis 30 ans.) L’ambiguïté de la situation actuelle tient à la confusion qui règne dans les commissions locales: autonomes, les ACS peuvent aussi faire partie de la Fédération, y soumettre leur autonomie et en recevoir ses règlements et politiques.Le conseil d’administration de la Fédération, dans sa forme actuelle, est formé de 53 membres, ce qui explique pour uné bonne part la lourdeur de l’organisme.C’est du reste pourquoi les modifications que les délégués ont décidé d’apporter à la Fédération samedi dernier vont dans le sens d’un allègement des mécanismes de fonctionnement de celle-ci: on veut favoriser une reprise en main des décisions par les dirigeants de l’organisme et procéder à une redéfinition des responsabilités à tous les paliers décisionnels.Fait intéressant à noter, ni le conseil d’administration de la Fédération ni le5 auteurs de l’étude commandée sur les structures n’ont formulé à l’assemblée gé-• nérale de recommandations.Ce qui, du reste, n’a pas aidé celle-ci, largement divisée sur le sujet.v Les grévistes de Radio-Mutuel font état d’incidents violents Æ du V, C'est un moyen sûr et rapide de nous communiquer tous les renseignements relatifs à votre changement de domicile.par Louis-Gilles Francoeur Le syndicat des grévistes de Radio-Mutuel a demandé hier une enquête pour tirer au clair une série d’incidents violents, qui vont des assauts, aux menaces de mort et au coup de fusil dans la porte d’entrée d’un syndiqué.La semaine dernière, un gréviste affirme avoir été presque renversé par la voiture d’un “très haut” dirigeant de CJMS.Trois témoins ont confirmé le rapport du syndiqué Marcel Gingras aux policiers du poste numéro 5.Un échange verbal entre Gingras et le dirigeant a suivi l’incident.Le soir même, vers 22 heures, le syndiqué en question était visité par un fier-à-bras, qui l’a incité à se tenir tranquille.Le lendemain, soit le 21 avril, Marcel Gingras a trouvé un trou de 16 pouces de diamètre dans sa porte en rentrant chez lui en fin de soirée.Selon les policiers demandés sur les lieux, l’ouvenure inusitée a été pratiquée par une décharge de fusil, de calibre 12, dont on avait remplacé la charge de plombs par du gros sel.Des voisins ont confirme qu’un coup de fusil avait été tiré vers minuit.Sans relier directement les menaces du haut dirigeant de CJMS à cet incident non prévu par le code fédéral du travail, le syndicat s'inquiète toutefois sérieusement de la sécurité de ses membres.Il a demandé la protection de la police pour Gingras.d'autant plus que le lendemain du coup de fusil, ce dernier recevait un appel anonyme: "La prochaine fois, a dit la voix non identifiée, ce sera pas dans la porte que tu vas l’avoir mais dans la fa- ce $ Le syndicat, affilié à la CSN, a rappelé iue le 13 avril, un “bras" de l’agence .larda, à l'emploi de CJTR, à Trois-Rivières, a donné un coup de point au visage d'un gréviste qui avait qualifié un cadre de “scab”.L’agent de sécurité Pierre Bouchard, formellement identifié par les grévistes, aurait ensuite donné un coup de pied au gréviste Serge Lefebvre à un endroit particulièrement sensible.Des plaintes ont été déposées auprès de la police locale, qui poursuit son enquête.K u________ février, un permanent de la CSN a été assailli en pleine rue Berri par trois membres de la même Un soldat canadien se noie à Chypre NICOSIE (AFP) — Le corps du sergent canadien des Nations unies André Dupont, qui s’était noyé dimanche en effectuant une plongée sous-marine au large de Larnaca (sud de Chypre), a été retrouvé lundi, annonce un porte-parole de la Force de pacification des Nations unies à Chypre.Le sergent Dupont (24 ans), s'était noyé en même temps que le plongeur chypriote-grec Andreas Cariolou (50 ans), l’homme qui avait repéré en 1965 le plus ancien navire marchand découvert a ce jour, une barque grecque remontant à l'époque d'Alexandre le Grand au large de Kyrenia.agence, qui l'ont entraîné dans la station radiophonique en le rouant de coups, selon la version syndicale."Ces faits vérifiables auprès de la police de Laval, Trois-Rivières et de Montréal, indiquent que la partie patronale dans le conflit ae Radio-Mutuel, a décidé d'augmenter la pression pour briser la fierté et la résistance de ses employés.Une déclaration de grève illégale du CCRT et trois injonctions n'ont pas suffi à casser la combativité des grévistes: voilà maintenant qu'on en est à l'intimidation physique.Radio-Mutuel est en train de devenir le United Aircraft de la Radio", a commenté hier un dirigeant syndical de CJMS à propos de ces incidents.en librairie Mariage, séparation, divorce: l'état du droit au Québec J«an F In mu h droit do la tomlllo tla porté* do chacun UES PRESSES DE L UNIVERSITt de MONTRÉAL T Al M3 »JJ| 4 4 LE DEVOIR Page 3 Montréal, mardi 26 avrH 1977 i’incendie de Saint-Jérôme !La police croit au sabotage {>ar Louis-Gilles Francoeur La Sûreté du Québec et la Sûreté municipale de Saint-Jérôme ont institué une enquête afin de retrouver les auteurs d’un jeté de sabotage qui a endommagé hier matin le poste des pompes de la municipalité.; Dans la nuit de lundi, un incendie que les policiers attribuent à des sources criminelles a lourdement endommagé le poste des pompes municipales, privant d'eau potable les citoyens de Saint-Jérôme, Lafontaine, Bellefeuille, Saint-Antoine et l’aéroport de Mirabel.Il a fallu plusieurs heures pour remettre quatre pompes sur six en marche et alimenter de nouveau l'usine de traitement de l’eau et le réseau d’aqueduc.Les premières observations des policiers municipaux tendent à établir que vers minuit, dans la nuit de lundi, des personnes ont franchi la clôture entourant le poste des pompes municipales, ont pénétré à l’intérieur et ont répandu de l'huile ou de l’essence pour y mettre le feu.On estime que les dommages causés au poste des pompes pourraient atteindre' $100,000.Les policiers n’excluent pas l’hypothèse que cet acte de sabotage ait pu être relié au mécontentement des employés municipaux frustrés par un conflit de travail qui entre dans sa quatrième semaine.Un porte-parole du syndicat des employés municipaux, affilié au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ), M.Robert Blais, a nié que le syndicat ou l’un de ses membres ait pu participer à cet acte.Du reste, depuis le début du conflit, M.Blais souligne que les employés demeurent continuellement sous surveillance policière.Les 132 employés, cols bleus et cols blancs, de Saint-Jérôme, sont en lock-out Ascenseurs: retour au travail ce matin Les membres du local 89 de l’Union internationale des mécaniciens d’ascenseurs (FTQ) ont décidé hier à plus de 80% de mettre fin à leur grève, qui paralysait depuis février la construction et l’entretien des ascenseurs à Montréal.Les mécaniciens montréalais imitaient ainsi leurs collègues de Québec, qui ont accepté la semaine dernière de reprendre le travail sur la base des propositions du ministre du Travail, M.Jacques Couture, i Lors d’une rencontre avec les dirigeants syndicaux, le 18 avril, M.Jacques Couture q reconnu par écrit la nature particulière des problèmes de ce corps de métier de la construction.Il leur a en outre promis de mettre sur pied un comité voue à l’étude de leurs problèmes.Le rapport du comité / Ÿ Société Canadienne du Cancer PRÉVENEZ LES DÉGÂTS CAUSÉS PAR LA PLUIE faites installer des GOUTTIÈRES en ÉMAIL CUIT ALUMINIUM "sans joints * QUÉBEC MÉTAL ENREGISTRÉ Estimation gratuite 648-1569 REVÊTEMENTS - TOITURES RÉPARATIONS - FENÊTRES devra être soumis au ministre d’ici le 1er juillet.Enfin, M.Couture a promis d’entendre les revendications des mécaniciens d’ascenseurs dans le cadre de la commission parlementaire qui sera convoquée à la suite de la publication du décret de la construction cette semaine.Les mécaniciens d’ascenseurs sont entrés en grève même si l’entente de principe intervenue dans la construction à la fin de l’automne dernier prévoyait plu-.sieurs clauses à leur sujet, notamment dans le domaine des salaires.Les mécaniciens s’offusquaient d'obtenir un salaire inférieur à celui de leurs collègues ontariens.De plus, ils refusaient le transfert de leur fonds de pension syndical au fonds administré par l’Office de la construction.Les mécaniciens d’ascenseurs retournent au travail ce matin.S’ils avaient refusé le compromis avancé par le ministre du Travail, leur grève serait devenue illégale dès la promulgation du décret de la construction.Par le passé, les représentants syndicaux des mécaniciens ont souvent revendiqué le droit de n’ètre plus régis par le décret de la construction.Il semble cependant que cette revendication ait fait long feu et que le syndicat, actuellement sous tutelle gouvernementale depuis trois ans, s’accomoderait d’une annexe au décret.Cuisines dété et plein air METS EXOTIQUES BUFFETS • BAR B Q 6 COURS optionnels un par semaine se terminant le 6 juin • chaque cours comprend 1 repas et 1 livret de recettes professeur t Ijcnn bernard RENSEIGNEMENTS MENUS 843-6481 r '{Institut Luhnair^-, _ '^riernanl Permis de Culture Personnelle 2015 de la Montagne.«610, Mil A VENDRE Une machine à adresser automatique de marque ELLIOT, modèle 6725, qui a été en opération pendant un an.Elle peut adresser sur des enveloppes, du papier 8Vî x 11, des cartes, elle est équipée pour fabriquer des listes de clients, de membres, etc.Est inclus dans la vente un classeur en métal comprenant 100 tiroirs à stencils dont chacun peut contenir plus de 200 stencils.Pour informations composez 773-8535 entre 9 heures et 12 heures, 14 heures et 17 heures Certificats de dépôts garantis de 5 ans Intérêts payables annuellement Dépôt minimum: SI.000 Autres depots disponibles a taux varies Pour de plus amples renseignements appeler voire courtier ou La Compagnie de Fiducie Morgan au service des Canadiens depuis 1916 Institution inscrite à la Régie de l’assurance-dépôts du Québec Montréal-1 Place Ville Marie Suite 1440 Cari Fecteau, Richard Martin- 878-3861 depuis le 4 avril.Les pourparlers pour le renouvellement d’une convention collective qui a pris fin le 31 décembre 1976 sont interrompus depuis samedi dernier alors que le conciliateur, M.Jean Des Trois Maisons, a vainement tenté de ramener les parties en cause à la table des négociations.Les parties ne s’entendent pas sur la durée de la convention collective et sur les augmentations de salaires.Jusqu'à l’abolition des mesures de luttes contre l’inflation l’administration municipale s’en tenait aux normes édictées par la loi provinciale.Après, l’administration municipale a hausse légèrement ses offres, mais demeurait en deçà des dernières propositions syndicales, c’est-à-dire une augmentation de 10.43% pour les cols bleus et 13.57% pour les cols blancs.En attendant de nouveaux développements dans le conflit de travail, les employés dressent des lignes dé piquetage devant les bureaux de l’administration municipale.Hier, cependant, ils n'ont pu poster leurs piquets devant le poste des pompes municipales, ce dernier étant gardé par des employés, vraisemblablement armés, d’une agence privée.Les fonctionnaires optent pour le SCFP Les cols blancs de la ville de Montréal et de la Communauté urbaine de Montréal ont décidé hier, dans une proportion de 71% de s'affilier au Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ).Le référendum, auquel près de 70% des fonctionnaires municipaux ont participé, met un point final au malaise engendré en 1975 par l’augmentation de la cotisation au fonds de défense professionnel de la CSN et par d’autres crises anterieures.Les fonctionnaires, qui avaient alors refusé d’entériner la hausse de cotisation, avaient été suspendus de la CSN.L’exécutif pro-CSN alors en place avait tenté de revivifier le lien avec la centrale mais, de crise en crise, le débat s’est terminé hier par un changement d’allégeance au profit du SCFP.Pour plusieurs, le conflit a débuté lorsqu’il y a plusieurs années, certains groupes au sein du syndicat ont voulu radicaliser les luttes dans le sens suggéré alors par le Conseil central de Montréal, un des regroupements des éléments les plus militants de la CSN.Au total, lè SCFP a recueilli 3,028 votes, comparativement à 1,065 pour la CSN.Quelque 186 bulletins ont été annulés.Le syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal et de la CUM compte 5,845 membres.Le nouveau président du syndicat, M.Gilles Racicot, qui militait depuis plusieurs mois en faveur d’une affiliation au SCFP, a vu dans la majorité obtenue par son option le signe que les fonctionnaires voulaient refaire leur unité au sein d’un groupe bien défini.M.Racicot ne se dit toutefois pas embarrassé de voir que l’essentiel de* sa majorité provient du 40% des voix de ceux qui récemment votaient en faveur d’un syndicat indépendant.Les cols blancs ont en effet été requis dans un premier temps de choisir entre un syndicat indépendant ou le maintien d’une affiliation avec le mouvement syndical.Selon M.Racicot, le 40% des voix qui s'était dégagé en faveur d’un syn- Voir page 6: Fonctionnaires La Cour accorde des honoraires spéciaux de.$500 à Me Sheppard Enlèvement et extorsion La police de la Communauté urbaine de Montréal détenait trois personnes en fin de journée hier à la suite d'un enlèvement et d’une extorsion perpétrés aux dépens d'un avocat de Montréal.Un porte-parole de la police a déclaré que l'enlèvement s’était produit vers 10 h 20, lundi, à la résidence de Me François Aquin, dans la banlieue montréalaise.Un ravisseur armé a obligé l’épouse de Me Aquin, Andrée, à le suivre jusque dans un stationnement de Verdun.Parvenu à cet endroit, le ravisseur l'a ligotée et abandonnée dans une voiture.A son bureau, Me Aquin recevait une communication l’enjoignant de déposer une rançon, d’un montant encore inconnu, dans une tabagie d’un hôtel de Montréal, en début d’après-midi.Me Aquin a remis l’argent à un homme déguisé en femme avec une robe de son épouse.En outre, le ravisseur portait la bague de fiançailles de Mme Aquin.Pendant ce temps, Mme Aquin parvenait à se libérer ae ses liens et alertait deux policiers de la CUM.L’arrestation de trois supects s’est produite vers 14 h 30, quelques minutes à peine après l’alerte, devant le 3440, rue Saint-André, à Montréal.Les avocats qui l’ignoreraient, car ils s'en trouve encore, apprendront avec joie qu’ils peuvent toujours s’adresser à des tribunaux pour réclamer des honoraires spéciaux, advenant qu’ils estiment ne pas avoir trouvé leur compte lors de la fixation de leurs frais judiciaires.Dans un jugement qu’il vient de rendre, le juge François Chevalier, de la Cour supérieure, a décidé d’accorder à Me Claude-Armand Sheppard et aux autres membres de son étude un honoraire spécial de $500, que devra leur payer la Commission de police du Québec, à qui le tribunal avait interdit, par injonction interlocutoire, de procéder à une perquisition dans leur bureau de la Place Victoria.C’est en décembre dernier que des poli-lieux a la recherche de documents pouvant être très utiles à la Commission d’enquête sur le crime organisé.Toutefois, pour empêcher le déroulement de la perquisition, Me Sheppard s était précipité au Palais de justice pour obtenir sur-le-champ, du juge André Nadeau, une ordonnance de sursis d’exécution.Dans Terrebonne C'est par la suite que le juge Chevalier avait émis une injonction interlocutoire contre les policiers devant perquisitionner.Dans ce même jugement, le magistrat accordait aux avocats les dépens de la cause contre la Commission de police et certains policiers.Normalement, il semblerait que le tarif des avocats, en matière d’injonction, plafonne à $250.Par contre, un article des règles relatives aux frais judiciaires mentionne que la Cour peut accorder un honoraire spécial dans une cause importante.Estimant cette cause importante, le juge Chevalier accorde donc $500 de plus aux avocats requérants.Et quant à la démarche à la hâte de Me Sheppard auprès du juge Nadeau pour surseoir à la perquisition, le juge Chevalier lui accorde en outre $50 au cas où aucun honoraire ne serait taxable à ce chapitre.Enfin, au lieu de recevoir le maximum de $250, comme le mentionne le tarif des avocats, Me Sheppard et ses confrères sont désormais assurés d’obtenir au moins $550, sans compter ce oue l’officier-taxateur pourra leur accorder, soit au maximum $250.Chaput renonce à être candidat M3 par Pierre O'Neill L’indépendantiste Marcel Chaput est revenu sur sa décision et ne sera pas candidat aux élections fédérales complémentaires du 24 mai.C’est dans le comté de Terrebonne que M.Chaput avait annoncé, il y a plus d un mois, son intention de briguer les suffrages pour aller représenter l’option indo- f endantiste à la Chambre des communes.1 comptait pour ce faire sur l'appui des militants du Parti québécois.Au cours d'une conférence de presse, à l’ancien club de Réforme de Montréal, sur la rue Sherbrooxe, M.Chaput a expli- 3ué hier que l’unité des troupes indépen-antistes compte davantage que d’affirmer la subtilité de sa dialectique ou encore de prouver la ténacité de ses décisions.Toujours convaincu que l’abstentionnisme n’a pas sa place dans le système électoral canadien, M.Chaput se rallie quand même à la stratégie du Parti québécois.Il continuera à croire que la lutte pour l'indépendance doit être portée au niveau fédéral et qu’il faudrait tenter de faire élire des candidats à la Chambre des communes.Après avoir passé les dernières semaines dans le comté de Terrebonne, M.Chaput en est venu à la conclusion que les militants péquistes sont partagés à moitié entre la stratégie de l'abstention et le désir de participer à la lutte électorale.Il présume que ce rapport entre les deux tendances réflète la position des dirigeants du parti et que si tel était le cas.il vaut mieux sacrifier “l'expérience’’ qu’il voulait tenter et éviter d'ebranler l'unité des troupes indépendantistes.La direction du Parti québécois, selon M.Chaput, n'a exercé aucune forme de pressions pour l'amener à cette volte-face.Il a simplement voulu se conformer à la volonté a'abstentionnisme qu'il avait détectée chez un fort pourcentage de militants du comté de Terrebonne.Son retrait de la campagne électorale, est-il susceptible de favoriser la candidature de M.Roger Delorme avec les conservateurs?M.Chaput l'ignore et il s'en soucie guère.Car.dans son esprit, un vote en faveur des liberaux, des conservateurs ou des néo-démocrates, c'est un vote en faveur de la fédération canadienne et un indépendantiste québécois doit plutôt s'abstenir.Le comté fédéral de Terrebonne est représenté à la Chambre des communes par le député libéral.Roland Comtois qui a été réélu depuis 1968, chaque fois avec des majorités de plus de 10,000 voix.Le siège est devenu vacant lorsque M.Comtois a voulu tenter sa chance sur la scène provinciale faite contre aux élections du 15 novembre dernier dans l’Assomption.Le retour ae M.Comtois à l’occasion des complémentaires annoncées par M.Trudeau a suscité des remous au sein du parti.Le ministre de la Santé nationale, M.Marc Lalonde ainsi que le député de m La Chambre de commerce de Montréal Déjeuner-causerie hebdomadaire LE MARDI, 26 AVRIL 1977 M.ROBERT De i/IERi Président de la Bourse de Montréal Titre: "La Bourse, instrument de développement économique’’ Hôtel Sheraton Mont-Royal 12h30 Le public est admis Billets àlentree $8 Renseignements: 866-2861 K* 6 ans payable tàml-annueiiement OBLIGATIONS municipal'”* scolaires hôpitP"* cégeps demandez n r LISTE Mcneil antha FonrW ».n in V) 210 Sj-Jacques 845-8201 Membre (1' -¦ it de /Association canaii e'-tiers en valeurs motnberes 1 Nom, i Adresse | Tél Matane, M.Pierre De Bané, s’y sont op- ' ; point de Goyer et posés mais c’est finalement le vue des ministres Jean-Pierre André Ouellet qui a eu gain de cause.Animateur bien connu de la radio et de la télévision, le candidat conservateur Roger Delorme est considéré, dans les circonstances, comme un adversaire redoutable pour les libéraux.Il est perçu comme très nationaliste et il pourrait s’assurer l’appui des troupes péquistes que M.Chaput n’a pu rallier à sa cause.Le Crédit social a désigné M.Jean Lé-veillé comme candidat tandis que le représentant du Nouveau parti démocratique reste à choisir.aujourd’hui À 11 h 30 au club de golf de Saint-Jean.M.Pierre Des Marais, président du Conseil du patronat, est conférencier au déjeuner de la Chambre de commerce de Saint-Jean-sur-le-Richelieu.Thème de sa causerie: “Au Québec, aujourd'hui, objectif premier: nettoyer et huiler les rouages de la machine économique".À 12 h 30 au salon Champlain de l’hôtel Mont-Royal, M Robert Demers, président de la Bourse de Montréal, est l'invité de la Chambre de commerce de Montréal.M.De-mers a intitulé sa conférence: “La Bourse, instrument de développement économique".Festival du y 1er au 30 avril {jHJE rt I tW i Avril au Portugal fSD/ IJ I N I il à Montréal au 5 < 60 spécialités de cuisine classique portugaise FADOS, GUITARES.FOLKLORE ET DANCE TOUS LES SOIRS Avec des artistes portugais reputes directement du Portugal via T.A.P I » jMHBflNHHHHHHH On ollre à tous les couples.chaque soir, une petite céramique portugaise ou te disque (Une nuit au Solmar) et en plus une chance de gagner 2 voyages au Portugal via T.A.P à tirer le SOavril.Stationnement gratuit Toutes caries de crédit acceptées I JMMMHMlk .tM* American Maria Rodrigues en vedette afenvênèe ISit! ^ ^ ^ ^ ^ æ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ 3699, boul Saint Laurent, Reservations 844 ^Itulnis iMMtMJET LTÉK et après qu'il eût subi la dé-le pequiste Jacques Parizeau, À 17 h au Centre municipal des congrès, à Québec, M.Louis O’Neill, ministre des Affaires culturelles et des Communications, preside la cérémonie d’ouverture du Salon internationale du livre de Québec • À 19 h 30 au salon Versailles de l’hôtel Windsor.conférence de M Moncef Guitouni devant la Société de recherche en orientation humaine Sujet: "L'amour existe-t-il dans le couple?".• Au Montmartre canadien, à Québec, M.Claude Ryan, directeur du DEVOIR, est conférencier devant les membres du Conseil canadien des Eglises réunis en assemblée jusqu à jeudi • À 20 h à la salle Léon-Provancher du Jardin botaniaue.quatrième d une série de conférences de M Louis Neault.portant sur les principes d'optique • Cliniques de sang de la Croix-Rouge, à Montréal, à l'hôpital Notre-Dame, de 10 n à 16 h 30.à Saint-Jérôme, à l'église Sainte-Paule, de 13 h à 21 h rotifez* à bot] compte (fatjstme voiture delocatiotj du Relais Chevrolet) DIVISION LOCATION CAMAROT7 *15$.MT-* MONTE CARLO 77 *162- paraeh CHEVROLET IMPALA ^ *155.mr- NOVA 77 *139.am mat, CHEVEU! MAUW.7 7 H46.p» CORVETTE n *275.aar CHEVY-VAN 77 *164.per aaie (Toux basé» sur 36 mois • Location notto) A 4 • Le Devoir mardi 26 avril 1977 éditorial Le choix du gouvernement A quarante-huit heures du dépôt du projet de loi qui définira de manière plus précise les intentions du gouvernement Levesque en matière linguistique, la nature du choix que seront invités a faire les membres de l’Assemblée nationale paraît plus claire qu’à aucun moment depuis le début de l’essoufflant débat qui se poursuit depuis un mois.Le gouvernement, avec le Livre blanc, a voulu de toute évidence, et de manière compréhensible, être fidèle aux grandes lignes du programme politique du Parti québécois.Mais il arrive heureusement que les lois ne sont pas faites pour les seuls militants du parti au pouvoir mais aussi et surtout pour l’ensemble des citoyens.Or, si l’on trace un rapide bilan des multiples interventions auxquelles a donné lieu le Livre blanc depuis sa publication le premier avril dernier, il est facile de se rendre compte qu’il n’a aucunement produit le genre de consensus sur lequel l’Assemblée nationale devrait logiquement se fonder pour adopter une nouvelle législation linguistique.Les milieux proches du PQ, c’est-à-dire les organismes affiliés à la Société nationale des Québécois, les centrales syndicales, le Mouvement Québec Français et divers organismes d’étudiants ou de professeurs, ont en général donné leur approbation à la teneur du Livre blanc et à ses propositions majeures.A l’autre pôle, on constate en contrepartie une opposition ferme et non moins généralisée à plusieurs dispositions du Livre blanc dans deux milieux fort importants pour leur application, à savoir la communauté anglophone et le milieu des affaires.Les objections en provenance de ces milieux viennent s’ajouter à d’autres, également importantes, qu’ont formulées, pour des raisons différentes, plusieurs voix indépendantes.Au stade actuel, rien ne pourra empêcher le dépôt mercredi du projet de loi no 1.Il ne sera pas inutile, cependant, de faire un dernier tour d’horizon des difficultés que soulève le Livre blanc sur la langue, ne serait-ce que pour mieux mesurer le chemin qu’il reste à parcourir pour que la politique du gouvernement devienne acceptable à tous les secteurs importants de la communauté et non à ceux-là seulement qui gravitent déjà dans l’univers mental des nommes au pouvoir.• De toutes les difficultés, la plus aiguë paraît être celle qui provient des dispositions relatives à la langue d’enseignement.Dans le texte remarquable qu’a publié samedi LE DEVOIR, une centaine de personnalités québécoises, anglophones pour la plupart, écrivaient qu’elles avaient acquis l’impression en lisant le Livre blanc qu’aux yeux des auteurs du document, “la minorité anglophone peut et doit être éliminée”.Or, l’étude de Réjean Lachapelle que nous avons publiée lundi vient confirmer le bien-fondé de cette impression.Démographe respecté, M.Lachapelle ne s’occupe pas de scruter les reins et les coeurs des rédacteurs du Livre blanc.Il ne cherche nulle part à leur prêter des desseins machiavéliques.A l’aide de données qu’il maîtrise très bien, puisqu’elles lui sont familières depuis longtemps, il se contente d’établir l’effet probable de deux solutions qui résument à ses yeux les deux prin- cipales positions actuelles sur la question de l’admissibilité aux écoles anglaises.Pour qui consulte les chiffres qu’a colligés M.Lachapelle, la conclusion est claire: tandis que la solution du Conseil supérieur de l’Éducation, judicieusement appliquée, eût tout juste réussi à rétablir une proportion harmonieuse entre la population de langue maternelle anglaise et les effectifs étudiants des écoles de langue anglaise, la solution du Livre blanc aboutirait vite au contraire à rabaisser les effectifs des écoles anglaises à un niveau inférieur à celui qu’occupe la population anglophone dans l’ensemble de la population.Si M.William Davis s’avisait demain de soumettre un semblable projet à la législature de l’Ontario en ce qui touche les inscriptions aux écoles françaises de la province voisine, nous serions les premiers à crier au génocide, et nous aurions raison.Ce n’est pas parce que nous agirions de la même façon que nous serions davantage dignes d’éloges.La communauté anglophone a très bien discerne la menace que fait peser sur sa propre survie la philosophie du Livre blanc en matière d'enseignement.A moins de considérer que les droits minoritaires n’ont plus la même signification selon qu’ils concernent les francophones ou les anglophones, on devra faire droit à ses inquiétudes.Ainsi que le signale en page voisine une étude très pertinente de M.Jacques Roy, une première amélioration devrait consister à effacer sans délai du Livre blanc, ne serait-ce que pour des motifs politiques, la disposition nettement discriminatoire voulant que l’accès à l’école anglaise au Québec ne soit même pas ouvert aux enfants de familles anglophones venues d’autres provinces canadiennes.Mais si l’on veut s’élever davantage et résoudre ce problème à la lumière de principes plus durables et plus objectifs, c’est à l’esprit de la solution du Conseil supérieur de l’Éducation qu’il faudra éventuellement se rallier.Car c’est la seule qui étende à tous les anglophones, sans distinction d’origine, de statut légal ou de date d’entrée au Québec, le droit à des écoles qui sont le reflet de la communauté à laquelle ils appartiennent par-delà la volonté de n’importe quel gouvernement ou législateur.Et c’est aussi, d’après l’étude éclairante de M.Lachapelle, celle qui peut le plus efficacement et le plus équitablement conduire au résultat raisonnable que l’on doit espérer d’une nouvelle intervention législative.• Parmi les divers secteurs qui forment la société québécoise, celui qui a le plus vivement réagi a certaines dispositions du Livre blanc est le monde des affaires.Et cela se comprend aisément.Car en plus d’être l’un des secteurs les plus directement visés par les auteurs du Livre blanc, il est aussi celui envers lequel ils manifestent le plus d’ignorance et d’incompréhension.Mais outre que la qualité du diagnostic porté par les rédacteurs du Livre blanc sur la situation linguistique dans ce secteur péchait par des généralisations faciles souvent fort éloignées de la réalité, on observe dans le document gouvernemental une dangereuse ignorance des exigences concrètes de l’activité économique.Les auteurs laissent percer une confiance très grande en la vertu des mesures coercitives.S’ils veulent entendre le message que vient de leur adresser la Chambre de Commerce de Montréal à la suite d’à peu près tout ce que notre milieu compte d’associations représentatives d’hommes d’affaires et d’entrepreneurs, le gouvernement voudra pourtant se rendre compte de la vertu somme toute limitée des mesures à saveur trop fortement coercitive dans le domaine mouvant de l’économie.On a vu ces derniers temps les avantages que pourrait faire perdre à la métropole, au cnapitre des sièges sociaux des entreprises pancanadiennes ou multinationales, une politique linguistique bornée.A ce premier exemple, la Chambre de Commerce de Montréal en ajoute un autre, tout aussi important à plusieurs égards: celui des services de recherche industrielle.De manière générale, il faut comprendre 3ue l’entreprise existe d’abord pour le service u public.Dans une région comme celle de Montréal, où la population compte un bon tiers d’anglophones, comment prétendre imposer à l’entreprise un carcan unilingue français?A lire le Livre blanc, on aurait facilement l’impression que la présence d’une communauté anglophone à Montréal a été un mal épouvantable.Nous préférons penser avec la Chambre de Commerce que, si cette présence a donné lieu et donne encore lieu à des abus qu’il faut continuer d’extirper par la persuasion, elle a néanmoins été dans l’ensemble bénéfique pour le développement de Montréal.Il est eloquent à cet egard d’observer l’attitude contradictoire de certains de nos pharisiens de la démocratie.Ils se scandalisaient il n’y a pas si longtemps de voir l’Assemblée nationale oser intervenir pour mettre fin au règne trop longtemps toléré de véritables bandits sur des secteurs très importants de l’activité syndicale.Ils jouaient de même les vierges offensées, au nom de la liberté d’association, devant une Assemblée nationale qui osait, quel crime!, rappeler au travail des syndiqués qui laissaient mourir les malades à la porte des hôpitaux et interdisaient l’accès des salles d’opération à des médecins.Or, aujourd’hui, ils seraient prêts, au nom de la même démocratie, à laisser le gouvernement et ses bureaucrates intervenir à tout moment dans la vie d’entreprises dont l’existence procède au fond du même principe de liberté qu’ils invoquaient il n’y a pas si longtemps pour se protéger eux-memes contre des interventions autrement plus urgentes.Si la liberté ne doit pas être la même pour tout le monde, l’expérience enseigne qu’il faut s’en méfier, car elle devient vite étouffante.Au nom même de cette liberté qui doit demeurer le fondement de nos lois, il faut enfin éliminer du projet gouvernemental certaines autres dispositions qui violent directement des libertés évidentes ou acquises depuis longtemps.On pense en particulier au domaine de l’affichage et à la langue des tribunaux.Dans ce dernier domaine en particulier, ce serait pur caprice arbitraire que de prétendre modifier des usages consacres par le droit et la coutume et qui n’empêchent aucunement la langue française de jouir de facto de la primauté a laquelle elle a droit.Claude RYAN L’examen de conscience d’un économiste.^ Un certain penchant ^ pour le pénombre par RENÉ FORTIN ¦ Lors du congrès des économistes québécois qui a eu lieu la semaine dernière à Montréal, le président de l’Association, René Fortin, a présenté une intéressante communication d’ouverture sur le rôle des économistes dans notre évolution collective.De son allocution, nous extrayons les passages suivants.Que doit-on attendre de la dimension scientifique de l’économique?Évidemment, que l’économique soit aussi à date que possible et aussi bien adaptée que possible aux problèmes abordés.Mais nous devons aller plus loin et expliciter les avantages et les faiblesses de la méthodologie utilisée.La méthodologie a beau être impeccable, encore faut-il poser les bonnes questions.Être pertinent.(Test là, la deuxième dimension.Si l’on jette un coup d’oeil sur l’état de la recherche économique au Québec et son développement, on ne peut pas affirmer que cette préoccupation ait obnubilé les économistes.Pour comprendre cette situation, il importe de bien comprendre le contexte dans lequel les économistes évoluent et les principaux travers qui en ont résulté.L’un des travers les plus importants qui affectent notre discipline, est qu’elle évolue dans un climat de clandestinité qui en a retardé et en retarde encore l’éclosion.Un nombre important d’économistes évoluent dans le secteur public et para-public et y travaillent en catimini.Une notion exagéree du caractère de confidentialité a fait en sorte que la majeure partie de la recherche n’est pas diffusée.Elle n’est accessible qu’à quelques initiés.La contribution des économistes du secteur public est encore diminuée du fait qu’ils sont soumis à une forme de servage intellectuel.Ils ne peuvent pas divulguer le fruit de leur recherche, comme s’il mettait en danger le sécurité de l’État.Ils sont forcés, de plus, J dç parler de sujets qu’ils ne connaissent pas » ou de se taire.Si la théorie de la bureaucratie ; nous permet de comprendre un tel comportement, il n’y a pas moins là un scandale permanent, un gaspillage de ressources très coûteux pour la collectivité.Une plus grande ouverture constituerait en plus une incitation à produire des travaux de meilleure qualité.La critique constitue toujours un excellent stimulant.On n’y perd jamais à opérer en pleine lumière.Quant au milieu universitaire, son dyna- , misme n’a pas toujours été à la hauteur des attentes.Via des contrats de recherche, il .r jouit de liens incestueux avec les officines gouvernementales.Ces liens, joints à une Forte propension à l’introversion, l’ont incité ¦ également à évoluer dans la pénombre.Une -y ouverture s’impose.D’autant plus qu’il n'y -aura pas beaucoup de sang nouveau dans le corps professoral dans les années à venir.Le vieillissement des chercheurs en place actuellement devrait constituer une incitation supplémentaire à échanger davantage avec les économistes des autres milieux.Le secteur privé n’a fourni jusqu’à présent que peu de débouchés, du moins chez les francophones, ce qui a restreint d’autant les , possibilités de mobilité.L’appareil gouverne- -, mental contrôle donc directement ou indi-redement la plus grande partie de la recherche économique.Pour l’économiste individuel, faire preuve d’indépendance d’esprit est pour le moins téméraire sinon i, suicidaire.Le développement de l’économi- • que au Québec doit passer par une plus grande indépendance des économistes vis-à- > vis de l’appareil gouvernemental.Ce ne sera , pas une tache facile.Mais il y va de notre responsabilité de professionnels envers la collectivité à laquelle, en dernier ressort, nous sommes redevables., lettres au DEVOIR La politique linguistique etl’avenir de larecherche Monsieur le directeur, Nous désirons attirer l’attention du public sur le contenu d'une lettre que nous avons envoyée à M.Camille Laurin, ministre d’Etat au Développement culturel.Il s'agit d’un aspect particulier de la Charte du français au Québec et de la loi qui en découlera.Cette loi rendra particulièrement difficile le recrutement de spécialistes dont le Québec a besoin dans l’industrie et dans les instituts de recherche des hôpitaux et universités.En effet dans certains secteurs de l'activité technologique et scientifique du Québec, dans l’industrie dfe pointe par exemple, ou dans les laboratoires de recherche, il est parfois nécessaire de faire appel a des spécialistes qui ne sont pas disponibles au Québec ou dans les pays francophones, mais qui peuvent être recrutés aux États-Unis, en Angleterre ou dans les pays dont la langue professionnelle est l'anglais.Ainsi par exemple, nous savons qu’une industrie spécialisée dans la fabrication d’appareils électro- niques très complexes vient de recevoir un contrat de plusieurs mil-, lions de dollars de la PANAM; il n’y a pas au Québec présentement les experts voulus pour mettre en marche cette fabrication et ceux-ci devraient normalement être recrutés ailleurs, aux États-Unis notamment.Il en est de même dans un des Instituts de recherche sur le cancer qui a la possibilité d'engager un virologiste anglais de très grande réputation et qui a toute l'expérience nécessaire pour travailler en équipe avec les membres de ce laboratoire.Cependant cè chercheur hésite à accepter le poste sans connaître le type d’enseignement que recevront ses quatre enfants d'âge scolaire.Il est clair que les techniciens ou chercheurs dont le Québec a besoin pour son activité scientifique ou industrielle n’y viendront pas, si leurs enfants ne ¦ peuvent étudier dans la langue de leur choix.En vue de rendre possible la ve-nue au Québec d’experts anglophones nous recommandons que la loi distingue entre deux groupes d’immigrants.D'une part il y aurait ceux qui viennent au Quebec sans invitation précise de la part de laboratoires et d’industries et qui devraient envoyer leurs enfants à l’école française.D’autre part, il y aurait les “immigrants invités" qui viendraient au Québec à la demande des laboratoires de recherche, des universités ou de l’industrie.Ces immigrants invités auraient le droit, s’ils le désirent, d’envoyer leurs enfants à l’école anglaise.Nous espérons que la future loi inclura cette distinction entre immigrants ordinaires et immigrants invités, distinction qui, accompagnée du privilège men: tionné plus haut, permettra à ces derniers de venir travailler au Québec.Yves CLERMONT, Ph D., professeur, St-Lambert, Roger DAOUST, Ph.D., professeur, Ville d’Anjou, C.P LEBLOND, M.D.professeur, Montréal, et René SIMARD, M.D., professeur, Outremont.Montréal, le 18 avril 1977.• bloc-notes Sur les marches de l’Élysée L'annonce de la visite inattendue que fera M.Trudeau à l’Elysée, quelques jours après le passage de M.Claude Morin, n’est qu'un épisode anecdotique dans la guérilla psycholo- S entre Ottawa et Québec.Au plan matique, c’est aussi un bon coup: le" premier ministre du Canada, passant derrière le ministre des Affaires intergouvemementales, est reçu par le président de la République.Ce qui écarte, s’il en était besoin, l’hypothèse d’un sombre complot franco-québécois.Comment, en effet, M.Giscard d’Estaing pourrait-il accueillir chez lui le premier ministre fédéral — qu’il aura du reste côtoyé à Londres quelques jours plus tôt au cours du "sommet économique" — s’il comptait infléchir en faveur du Québec la politi-ue officielle de Paris envers le Cana-a?Et c’est précisément pour dissiper toute ambiguïté que Paris consent volontiers à recevoir M Trudeau après le départ de M Morin Ayant normalisé à l'automne de 1974 ses’ relations avec Ottawa, ces relations que la politique québécoise du général de Gaulle avait sérieusement altérées, la France n’a pas modifié sa ligne de conduite après le 15 novembre Celle-ci ne serait changée que si le Québec accédait démocratiquement à la souveraineté.Il n’en reste pas moins que des liens particuliers et privilégiés, créés en 1965, se sont raffermis entre les cousins tributaires de la même culture Ottawa le sait et n’y fait pas objection.Mais, pour l’opinion publique canadienne et pour sa clientèle québécoise, M Trudeau a saisi l’occasion qui s’offre à lui de faire ce crochet par Paris Car, en divers milieux canadiens, la vieille légende de la secrète complicité franco-québécoise, assortie de fables épisodiques sur l’espionnage français, risquerait de renaître encore à la suite des entretiens qu’aura M Morin avec plusieurs hommes politiques de France, d’autant plus que la presse sera attentive aux moindres signes et aux petits indices d’un rapprochement politique entre les cousins francophones Ce n’est pas M Morin, en tout cas, qui alimente de telles rumeurs.Il s’efforce au contraire, dans les déclara- tions qu’il a faites à la presse française et auxjournalistes d’ici, de situer sa visite à Paris dans le contexte de la continuité Il ne s'agit pas.a-t-il pris la peine de préciser à Europe no 1, de "relancer" la coopération franco-québécoise: celle-ci existe, elle est constante et importante, elle fait partie de nos institutions "par-delà les gouvernements et les hommes politiques".Certes, il importe de faire le point, de voir de plus près certains dossiers puisqu'un nouveau gouvernement est installé à Québec et que le docteur François Cloutier doit bientôt rentrer.Tout cela est donc parfaitement "normal", ce mot qui revient si souvent sur les lèvres des hommes du PQ au pouvoir.Est-ce à dire, demande un journaliste français, que le Québec souhaite un appui quelconque de la France au cours de son processus d'indépendance?Là encore, M.Morin situe la question dans sa véritable perspective: ce sont les Québécois qui feront démocratiquement leur choix, et c'est au Québec que la question sera résolue.Quant à l'avenir, il est évident que le gouvernement du PQ, si la souveraineté était acquise, souhaiterait compter sur "la compréhension" de la France.Et, peut-être, est-ce de cela justement que M Morin voudra entretenir ses hôtes.Il est un peu tôt, dira-t-on.Mais qui peut faire reproche à Québec d'explorer à l'avance les voies de l'avenir?Depuis le 15 novembre, le gouvernement de M.Lévesque n'a certaine^ ment pas abusé de l'hospitalité française, ni exploité à des fins politiques les liens naturels entre les deux peuples Si le compte est exact, en cinq mois, les ministres de la nouvelle S’ ont moins souvent remonté les is-Élysées que ne l'avaient fait leurs anciens collègues libéraux durant une période égale en 1975 ou en 1976.La visite officielle de M Morin n'est donc ni suspecte ni exceptionnelle.Et celle que M Lévesque doit en principe accomplir à la fin de l'année en cours ou au début de 1978 si la gestion du Québec lui en laisse le loisir, ne serait pas moins souhaitable.Michel ROY Il faudrait mettre les intéressés dans le coup A lire les extraits d'un rapport sur "l'urbanisation dans la conurbation montréalaise" préparé par le ministère des Affaires municipales et sur lesquels M.Guy Tardif s'est appuyé samedi dernier lors de son intervention au congrès de la Corporation professionnelle des urbanistes du Québec, il est évident que le gouvernement de Québec est en train de rattraper à vive allure les retards qu’il affichait dans les affaires urbaines.Ces travaux de la direction générale de l’Urbanisme et de l’aménagement du territoire du ministère ne sont pas nés évidemment après le 15 novembre et les études qu ils impliquent ont commencé sous l'ancien gouvernement libéral.À en juger toutefois par l’intérêt et la vigueur que met le nouveau ministre à s’en instruire et à en tirer une orientation pour le proche avenir, il faut souhaiter non seulement que ces études s'approfondissent, notamment en matière de développement économique, mais qu elles soient plus largement diffusées.Édiles et contribuables, en effet, applaudiront volontiers les rapports prônant la protection des sols arables, la réduction des déficits municipaux, et toute consolidation du développement urbain qui est de nature à relever la qualité de la vie tout en réduisant le fardeau fiscal.Il est fort douteux.cependant, que ceux d'entre eux qui n'ont pas le privilège d'habiter à Montréal, à Laval et à Longueuil seront d'accord pour accorder a ces territoires une priorité gouvernementale de développement.Non seulement le rapport complet, dont le ministre n'a donné que quelques extraits, n'est-il pas encore public, mais encore, d'après ce qui en est connu, les analyses et propositions qu'il renferme n'ont pas fait 1 objet de "consultation formelle" avec les organismes intéressés (à l'extérieur du gouvernement).Les intuitions et les analyses qu'on en peut déjà tirer apparaissent fort Intéressantes, mais les intéressés ne se laisseront pas séduire par leur seule logique ni par l'intérêt général que doit viser le gouvernement.A cet égard, il faut regretter non pas que le ministère en soit enfin venu à voir clair dans les affaires de la “conurbation" de Montréal, mais que ses partenaires locaux n’aient pas plus tôt et plus ouvertement été associés à cette recherche.Le gouvernement va partir avec une avance incontestable sur les municipalités et les organisations de citoyens dans l'établissement de ses esquisses et "interventions possibles".Cette avance sera perdue, toutefois, si ses "propositions” soulèvent tellement d'opposition que le gouver-nemeot doive en retarder l'application ou couper la poire en deux.Certes, les municipalités qui se sont engagées dans la course au développement ne sont pas les meilleurs juges de l’avenir qui est souhaitable pour la région et son équilibre; les villes ne se réveillent d’ordinaire qu’au bord de la faillite.Il n’en reste pas moins qu'il est contradictoire de prôner, comme le fait le rapport et comme sans doute le croit le ministre, qu'il faut favoriser "une organisation physique et politique des milieux urbains qui permette aux collectivités locales de promouvoir une meilleure qualité de vie" tout en les ignorant dans le processus intellectuel préalable qui aboutit aux "esquisses" sur lesquelles on veut les "consulter”.Ce divorce entre la population et le gouvernement n’est pas nouveau; il reste toutefois d'autant plus sérieux que, de l'aveu même des auteurs du rapport, le gros du développement des dernières années et des années qui viennent s'est trouvé à emprunter des modèles qui gardent sans doute encore la faveur populaire et qui, du reste, sont déjà solidement implantés dans le réseau de communication terrestre.Un effort exceptionnel d'information et de débats publics va s'imposer si le ministère ne veut pas finalement être réduit ou bien à agir d'autorité ou bien à démissionner devant l'anarchie du développement urbain Si ces informations étaient davantage connues et alimentaient la conscience qui s'est développée ces dernières années dans les affaires urbaines, l’opinion publique serait à même de jouer un rôle plus actif dans l'établissement des grands programmes publics (telle la construction d’une Place Guy-Favreau comme en décide un ministère fédéral, ou cet investissement "de rechange" que certains députés de la région aimeraient plutôt taire dans la liaison Mirabel-Montréal.deux projets fort discutables dans la perspective proposée par les fonctionnaires des Affaires municipales).Une fois finie la comédie des comptes nationaux, peut-être jugera-t-on utile d’accorder aux comptes municipaux l'importance des vrais milliards qui en sont l'un des enjeux’ Jean-Claude LECLERC La loi 78 et les droits des locataires Dans une libre opinion parue dans Le Devoir du 26 mars, cinq personnes expriment leur mécontentement au sujet de la Loi 78, en particulier, des articles qui interdisent la prise de possession de leurs logements par des nouveaux propriétaires.Ils se plaignent surtout du fait que des locataires se voient empêchés maintenant d'accéder à la propriété sous la forme de "copropriété indivise".On s'intéresse dans cet article surtout à la possibilité d’acheter des vieilles maisons locatives qui sont disponibles à des prix de dix ou douze mille dollars par unité.Qui sont ces locataires qui sont capables de faire face aux coûts d'acquisition sous cette forme?Les auteurs de l’article les définissent eux-mëmes: "la copropriété.est accessible aux ménages qui disposent d’un revenu moyen, c’est-a-dire entre douze et uinze mille dollars pour la région e Montréal.” C'est clair que les locataires qui ont des revenus inférieurs à douze mille dollars sont exclus de cette possibilité.Dans les vieux quartiers où ces gens s'intéressent à acheter des logements, presque tous les locataires, sauf ceux qui habitent des nouvelles tours, ont des bas revenus et doivent rester locataires, faute d'autre choix.Ainsi, ces "intellectuels petits-bourgeois" prennent la place des locataires à nas revenus - des petits salariés ou des assistés sociaux C’est clair, comme ils disent, que "les tenants de la copropriété collective" ne détiennent pas "la solution à la crise du logement à Montréal Us en font partie.Us constituent une menace de plus pour les locataires à faible revenu dans les vieux quartiers Comment, alors, leur expérience mène-t-elle à "une prise de conscience plus profonde des conditions de logement de la population d'une ville comme Montréal ” C’est clair que, dans l'éviction des locataires à faible revenu.Us font preuve d'un man- que complet de conscience, qu'ils agissent de la même façon que les gros promoteurs et les spéculateurs.Les auteurs prétendent également que le gel temporaire des évictions fait l'affaire des grands propriétaires d'immeubles.Ces propriétaires, supposément "insatisfaits du rendement de leurs investissements".essaient de se débarrasser de leurs immeubles en les vendant sous forme de parts, le plus souvent en duplexes.En fait, c'est le contraire qui est vrai.Ces propriétaires sont vraiment des spéculateurs qui ont acheté ces immeubles récemment dans le but de les vendre sous forme de parts à des individus.Ceci a été I expérience des locataires de Val Martin à Laval et des avenues McLynn et Connaught dans le quartier de N-D-G Ces spéculateurs achètent à bas prix des grands ensembles de logements qui ont toujours été locatifs depuis leur construction (environ $25,000 par duplex dans les deux cas à N-D-G) et ils les vendent séparément par la suite à un prix élevé (de $42,000 à $47,000 par duplex dans les mêmes cas).Alors, ils font des profits d’à peu prés 100'T dans un an! On peut reorder la transformation en con-ominium dans la même optique Le Front Commun des Associations des.Locataires de Montréal, dont je fa'is partie, aborde tous ces problèmes dans le mémoire qu’il vient de soumettre à M Guy Tardif.Ministre des Affaires Municipales Comme principe de base, le Front Commun insiste sur le droit au logement pour les locataires La proposition que le Front Commun fait est la suivante "Nous proposons que tout logement locatif reste tel, sauf quand le locataire quitte volontairement son logement pour permettre au proprietaire d y emménager lui-même Aucun locataire ne peut être mis à la porte par un proprié-taire qui voudrait y emménager (Nous insistons sur le droit au lo- gement pour les locataires qui, en général, ont un plus faible revenu que les nouveaux propriétaires qui ont d'ailleurs d’autres choig pour se loger des nouveaux con.dominiums, des maisons occupées par l'ancien propriétaire, etc.Le changement de vocation qui fait des habitations locatives des habitations occupées par des propriétaires profite actuellement su4 tout aux spéculateurs.) La seule exception à cette règle: que les locataires achètent collectivement, par exemple, en forme de coopérative, leurs logements." Les locataires, surtout les locataires à faible revenu, ont besoin d'une telle protection générale parce qu'ils n’ont pas les moyens de devenir proprietaires sous quelque forme que ce soit.Jus-u'à ce qu’il y ait une politique ’allocation au logement, qui est probablement encore assez lointaine, ces locataires vont rester locataires Le Front Commun veut être le défenseur avant tout de ces locataires parce qu’ils ont besoin de protection légale plus que les nouveaux propriétaires qui ont d’autres choix pour se loger.K la as BYLSMA, Association des Locataires de Notre-Dame-de-Grâce et Front Commun def Associations de Locataires Montréal, avril 1977.¦ .Vous rappelons d nos lecteurs que les lettres adressées d cette rubrique doirent être signées et comporter, de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l'auteur II nous est impossible de publier les lettres ano- ' npmes I.adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d In " publication * LE DEVOIR Fondé par Htnri Bourana le lOjonvier 1910 Directeur: Claude Ryan Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteur en chef adjoint Georget Vigny Directeur» de l'mlormation Jean Frçineoeur Pierre lotgnon Tréioner Bernard Larocque IE DEVOIR eit publié par l'Imprimerie Populaire, tociété A retponiabilité limitée, dont le tiége wcial eit titué au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal h2Y 1X1 II eit compoté et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont lei atelier» tant situé» à 9130, rue Boivin, Ville loSalle t’agence Preite Canadienne e»t autorisée à employer et à dit- •! fu»er le» information» publiée» dan» IE DEVOIR , ABONNEMENT Edition quotidienne $55 par année: si* mois $30 A 1 l'étranger $60 par année, six mois $33, trois mois $21 Editions du" samedi $15 par année Edition quotidienne, livrée è domicile par porteur $1 50 par semaine Tant de rabonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TtlÉPHONIt 144-3361 (ligne» groupée») Le Devoir, mardi 26 avril 1977 • 5 des idées des événements des hommes Une disposition douteuse du projet Laurin Des raisons peu solides pour refuser l’école anglaise aux enfants anglophones en provenance des autres provinces Le 1er avril dernier, le ministre d’État ;au développement culturel, le docteur Camille Laurin, déposait à l'Assemblée nationale le Livre blanc sur la langue (française.Il ne fait aucun doute que, pour le gouvernement de M.Lévesque, cette pièce législative a un caractère historique en ce sens qu’elle concerne l’ensemble de la vie ;de la société québécoise et qu’elle représente une réponse à des attentes collectives.Aussi, a titre symbolique, la charte du français sera-t-elle le projet de loi no 1 du nouveau gouvernement.Dans l'ensemble, le Livre blanc sur la langue offre un diagnostic et une prospective clairs du problème de la langue au Québec et il dégagé des orientations fer-imes qu’entend suivre le gouvernement ; Lévesque.En même temps que le Livre blanc sur ;ia langue française suscite des réactions nombreuses et parfois très vives (la na-'ture du débat y prête flanc) chez les citoyens et les groupes de l'extérieur, il suscite aussi, toutefois, un tiraillement profond au sein du gouvernement et du Parti ¦québécois.Ce tiraillement est polarisé au- tour du premier critère de la langue de l'enseignement, soit l’accès à l’école publique anglaise pour “les enfants dont un des parents a fréquenté l’école primaire anglaise au Québec”.C’est précisément cette question qui sera l’objet de nos interrogations et commentaires.A la défense de la thèse définie dans le Livre blanc, le Dr Laurin soutient que l'on doit préserver la communauté francophone contre toute forme de mouvements migratoires susceptibles d’alimenter la minorité anglophone au Québec.En second lieu, on veut réserver l’accès au secteur anglophone d’enseignement à ceux qui devaient initialement en être les seuls bénéficiaires, soit les citoyens québécois de langue anglaise.En dernier lieu, sans l’avouer explicitement, on présume, par cette disposition, de l’existence future d’une nouvelle société autonome, d’un pays indépendant qui considérera les anglophones de l’extérieur du Québec comme des “immigrants”.Ainsi, la concordance de cette disposition avec une réalité future n’aura pas à être effectuée au temps venu.L’autre thèse, dont nous sommes, voudrait plutôt accorder l’accès (à l’école anglaise) aux enfants dont un des parents a fréquenté l’école primaire anglaise au Canada.Les motifs à l’appui de cette thèse sont d'ordre social, démographique et stratégique; nous pourrons tantôt les exprimer d’une façon plus explicite.Les mouvements migratoires inter-provinciaux Le premier argument des défenseurs du projet Laurin repose sur l’importance que l'on tend à accorder aux mouvements migratoires provenant des autres provinces vers le Québec en faveur de la minorité anglophone.Avant d’aborder plus directement la question de la migration interprovinciale, jetons un regard sur le portrait d'ensemble de la croissance démographique du Québec.Sur une période de 9 ans, de 1967 à 1975, on constate deux dominantes suivantes: 1) Le taux de naissance a diminué (17.4 à 15.1) alors que le taux de mortalité a augmenté (6.6 à 6.9), ce qui au global a pour effet de diminuer pour la période considérée le taux de croissance naturelle TABLEAU 1 Evolution démographique du Québec: 1967-1975 A H ( l) K K (au 1er janvier) (en milliers) Émigration Années Populalion Naissances Déecs (A-B) Immigration (DT.) C roissance nette 1967 5826 101.5 38.7 62.8 45.7 32.5 13.2 76.0 1968 5902 98.0 39.6 58.4 35.5 34.9 0.6 59.0 1969 5961 96.8 39.2 57.6 28.2 44.8 -16.6 41.0 J 97(1 6002 92.1 40.7 51.4 13.3 59.7 -36.4 15.0 1971 6017 91.8 40.3 51.5 19.2 47.7 -28.5 23.0 1972 6040 79.8 43.4 36.4 18.6 27.0 -8.4 28.0 1973 6068 87.6 42.8 44.8 26.9 27.7 -0.8 44.0 1974 6112 84.6 42.0 42.6 33.5 23.1 10.4 53.0 1975 6165 93.3 42.3 ‘ 51.0 28.0 20.1 7.9 58.9 Total pour la période: 825.5 369.0 456.5 258.9 317.5 -58.6 397.9 Source: Statistique Canada -TABLEAU 2 Migration interprovinciale, Québec 1966-1971 Province M Kntrant au Québec i I M Sortant du Québe K e T M Migration nette F T T.-N.1.259 1.149 2.408 1.244 1.094 2.341 15 55 67 I.-P.-E.313 372 686 406 402 813 93 30 - 127 N.-E.2.357 2.347 4.692 3.582 3.050 6.628 1.225 703 1.936 Si.-B.4.064 4.467 8.537 5.178 4.878 10.063 1.114 411 1.526 Ont.26.646 25.600 52,239 54.190 52.502 106.694 - 27,544 - 26,902 54.455 Man.2.432 2.568 5.000 2.451 2.214 4.669 19 354 - 331 Sask.843 788 1.636 858 811 1.675 15 23 - 39 Alb.1,762 1.807 3,569 4.350 3.962 8.316 2.588 2,155 4.747 C.-B.2,567 2.552 5.119 9.419 8.693 18.111 6.852 6.141 12.992 T.-N.et Y 173 162 329 373 295 679 200 133 350 TOTAL: 42.416 41.812 84.215 82.051 77.901 159.989 - 39.635 - 36.089 - 75.774 Source: Statistique Canada de la population québécoise.(Signalons au passage que le taux de naissance du Quebec pendant cette période est l’un des plus faibles au Canada).2) Le taux de migration net a été négatif à cinq reprises pendant la période de 9 ans et il se traduit pour toute la période par un solde négatif considérable, soit une perte sèche de 58,600 résidents québécois ; cette perte vient amenuiser les gains obtenus par la croissance démographique naturelle.Donc, le solde migratoire net au Québec maintient à long terme une tendance négative; voyons maintenant le phénomène de la migration interprovinciale.Les plus récentes statistiques dont nous disposions à ce sujet sont celles d» la période de 1966 à 1971; quoique moins récent, le tableau 2 üvre un portrait assez révélateur des tendances de la migration interprovinciale.Sur l’ensemble de la période considérée, le Québec perd donc 75,774 résidents au profit des autres provinces; seules les provinces de Terre-Neuve et du Manitoba présentent un solde migratoire qui soit à l’avantage du Québec (quoique très peu significatif sous l’angle de l'importance numérique).On aura tôt fait d'observer le fort taux d’attraction qu’exerce l’Ontario à l’égard du Québec.En effet, pendant cette meme période, l’Ontario a attiré 106,694 résidents du Québec pour un solde migratoire net positif de 54,455 en sa faveur, soit 71.9% de l’ensemble du solde migratoire interprovincial négatif du Québec.De ces éléments, on retient que la croissance démographique naturelle du Québec est moins importante que celle des autres provinces (diminution de la position relative du Québec sur le plan démographique dans l’ensemble canadien) et que le solde migratoire du Québec est particulièrement négatif dans le cas de la migration interprovinciale.Bon an, mal an, il y a donc deux fois plus de personnes qui sortent du Québec que de personnes qui y entrent pour s'établir au niveau de la migration interprovinciale (premier problème auquel le Livre blanc ne peut répondre).Analysons maintenant les composantes du profil de ceux qui viennent de l'extérieur pour s’établir au Québec.En moyenne, annuellement, sur le nombre de personnes entrant au Québec, environ 63% sont des immigrants de l’extérieur, contre 37% en provenance des autres provinces canadiennes.En ce qui a trait aux immigrants reçus (67%), le Livre blanc prévoit l’école française obligatoire, donc l’intégration massive à la communauté française.Quant aux 37% qui sont composés de personnes provenant des autres provinces (moyenne de 16,843 par année pour la période 1966-71), on ne peut affirmer qu’ils viendront grossir exclusivement ta minorité anglophone.De fait ce pourcentage de 37% contient outre des anglophones, une part non négligeable de francophones provenant du Manitoba, de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick, de la Saskatchewan, etc.Il contient en outre un nombre certain d’immigrants reçus qui, s’ils s'orientent vers le Québec après s être établis temporairement dans une —par JACQUES ROY ¦ À titre de fonctionnaire, l’auteur de cette libre opinion a déjà eu l’occasion d’étudier de près le phénomène de la migration au Québec.C’est à titre de membre du Parti québécois, mais en son seul nom personnel, que Jacques Roy nous communique cet article sur un aspect important du programme linguistique défini dans le Livre blanc sur la langue.autre province, seront assujettis aux mêmes critères que les autres immigrants provenant de l’extérieur.Après le décompte, on peut estimer raisonnablement que la part du phénomène migratoire vers le Québec qui profitera directement à la minorité anglophone ne saurait en aucun cas être dramatique.Elle ne servira vraisemblablement qu’à maintenir un équilibre relatif entre les deux communautés linguistiques, soit l'actuel partage démographique de 80% de francophones et de 20% d’anglophones, sans plus.Far contre, si l’on n’accordait aucune source d’alimentation migratoire à la minorité anglophone (c'est ce que prescrit le Livre blanc sur la langue, sauf dans le cas très limitatif d'une partie de l'immigration parrainée), cette minorité serait condamnée à s'amenuiser progressivement par rapport à la majorité francophone, qui elle, bénéficierait en permanence de toute source de migration extérieure (à moins que la minorité anglophone, dans une euphorique revanche des berceaux, ne vienne dejouer tous les savants calculs).Sans compter que chaque migration d’anglophones a l’extérieur ou Québec ne pourrait être compensée par la venue d’anglophones des autres provinces disposant des mêmes droits linguistiques en matière d’enseignement que les premiers.Une restriction prématurée et inopportune Le second argument que l’on invoque en faveur de la thèse de M.Laurin veut que le secteur d’enseignement public anglophone soit offert exclusivement à ceux a qui il s'adressait initialement, soit aux anglo-québécois.Le principe est intéressant; son application suggère cependant quelques reserves.D’abord, si le réseau anglophone d’enseignement a effectivement été conçu pour des anglophones résidant au Québec, pourquoi l’anglophone de langue maternelle venant d'une autre province (la libre circulation des citoyens au pays est encore une réalité tant au plan juridique que dans les faits), manifestant le désir de s’établir au Québec et déboursant bien sûr à ce titre les impôts requis, n'aurait-il pas le droit de diriger ses enfants vers l'ecole publique anglaise comme n’importe quel autre anglophone résidant actuellement au Québec?D'autre part, on ne peut exclure les représailles auxquelles pourraient éventuellement être exposés les francophones des autres provinces.Bref, on fournit l’occasion aux éléments radicaux des autres provinces de se manifester et d’exercer des pressions envers les minorités francophones, ce qui, sans préjuger d’un scénario particulier n’aurait pas pour effet de contribuer particulièrement au succès d'éventuelles négociations en vue de la souveraineté-association avec le reste du Canada.En réponse au troisième argument invoqué en faveur de la thèse du Dr Laurin, il faut enfin souligner que le Québec n’est pas encore une nation souveraine et que tous ses citoyens font encore partie de la confédération avec tout ce que cette appartenance comporte nécessairement.On n’a doiic pas à présumer d’une situation ui est à venir pour l’élaboration de mo- alités qui doivent s'appliquer dans un présent immédiat.Ceci n’a par ailleurs rien à voir avec la nécessité de proposer dans un livre blanc sur la langue une réflexion d’ensemble visant un avenir collectif à souhaiter et à atteindre; il faut distinguer.En définitive, l’actuel gouvernement aurait intérêt à faire marche arrière sur cette disposition du Livre blanc de façon à accorder l'accès à l’enseignement public anglais à tous les enfants de parents anglophones du reste du Canada, et ce pour les motifs suivants: 1) La survie du français au Québec n’en serait pas menacée pour autant (les statistiques le démontrent bien); 2) Les principes fondamentaux sur lesquels reposent la charte ne seraient d’aucune façon affectés; 3) Bien que la position constitutionnelle du Québec sur cette question semble à première vue favorable, un éventuel conflit juridique serait évité entre les deux paliers de gouvernement à cet égard; 4) Le ressac appréhendé des autres provinces envers les minorités francophones serait atténué, sinon totalement évité.Le maintien du projet actuel serait en outre peu productif au plan stratégique.En plus d’inviter l’opposition à se cristalliser sur ce point précis, le Québec ne contribuerait pas en agissant ainsi à créer un climat propoce à de futures négociations avec le reste du Canada en vue d’une éventuelle souveraineté-association.De fait, les acteurs radicaux ou tout simplement défavorables à la cause du Québec pourraient alléguer une certaine forme d'intolérance du Québec vis-à-vis de leurs citoyens pour justifier des négociations rigides et tendues avec le gouvernement du Québec.La Chambre de Commerce de Montréal Dans le Livre blanc, un ethnocentrisme latent.Le projet de loi No 1 sur la Charte du français pourrait bien ne pas comporter les contraintes abusives et certaines mesures contre-indiquées que la publication du Livre blanc aura permis d'anticiper et d'écarter en dernière analyse comme étant peu conformes au grand et nécessaire oessein d’affirmation sereine du fait français au Québec.L'attitude ouverte du chef du gouvernement nous permet en effet de le penser; aussi attendrons-nous le dépôt du projet de loi pour faire valoir à son sujet la position constructive que la Chambre de Commerce de Montréal entend prendre en la matière.En tant qu’organisme voué depuis 1886 au développement socio-économique de Montréal, nous sommes vitalement concernés par cette grande question, dont on sait qu elle gravite essentiellement autour de la situation montréalaise; nous croyons avoir compétence certaine pour en traiter lucidement, tant dans la perspective de l'intérêt général que dans celle des légitimes attentes des particuliers.• La loi qui sera adoptée par l'Assemblée .nationale aura néanmoins été précédée d'un Livre blanc qui aura pour un temps fait foi des intentions gouvernementales et de sa vision de la société québécoise; aussi n’est-il pas indifférent d en signaler dès maintenant les aspects qui nous paraissent inacceptables et dont on aimerait qu'ils soient au moins remis en question et tempérés par le ministre responsable, tant il est vrai que plusieurs y verront toujours les véritables intentions profondes du gouvernement.' La Chambre continue d'approuver la consécration par Vf’lslation du Français comme langue off "'‘'Ile du Québec.Elle souscrit à 1 intention du Livre blanc “de protéger et de développer dans sa plénitude une culture originale; un mode d'étre.de penser, d écrire, de créer, de se réunir, d'établir des relations entre les groupes et les personnes, et même de conduire les affaires", pourvu que l'on ne veuille pas par là réduire à l'insignifiance ce que notre propre culture retient de bénéfique de son expérience nord-américaine et de son interaction avec celle, moins homogène que la nôtre, de nos concitoyens anglophones La Chambre de Commerce de Montréal s'inscrit cependant en faux contre deux aspects importants du Livre blanc: l'inexactitude du diagnostic porté sur la situa- tion de la langue française et de l’usage qui en est fait par les francophones dans le monde des affaires et du travail, d’une part, et le genre de société virtuellement ethnocentrique qui découle d’autre part de la vision proposée.Nous n'entendons pas revenir ici sur l'erreur étonnante qui s'est glissée dans le Livre blanc en ce qui regarde des données statistiques tirées des travaux de la Commission Gendron; il nous répugnerait de penser qu elle puisse avoir été intentionnelle, mais nous trouvons déjà troublant que ces données, incorrectement interprétées.soient apparues le moindrement vraisemblables aux auteurs du document.Il nous parait indispensable que les faits soient rétablis dans un énoncé d'une portée aussi officielle que celui du Livre blanc.Quant à la vision proposée de la société québécoise, il s'en dégage un ethnocentrisme latent qui.il faut l'admettre, s'appréhende davantage qu'U ne se démontre.d'autant plus qu'une affirmation collective du groupe francophone s’impose.dans la perspective d'une nécessaire sécurité culturelle.Bien que l'on y reconnaisse que l'anglais aura toujours une place importante au Québec, non seulement parce qu’il est le moyen de communication le plus répandu en Amérique du Nord, mais parce qu'il tient aussi à l'héritage culturel des Québécois, trop peu.dans le Livre blanc, sollicite efficacement les anglophones du Québec à s'associer collectivement à notre devenir commun et à y fournir un apport distinctif: la culture des anglophones y perd ses assises institutionnelles et se trouve largement reléguée au domaine privé, si l'on excepte le regime scolaire qui conserve un caractère institutionnel distinct non négligeable Cette perspective la plus fondamentale du Livre blanc s'écarte sensiblement de celle de la Chambre de Commerce de Montréal Le Livre Blanc, en voulant légitimement rétablir une situation de déséquilibre défavorable aux francophones, choisit de mettre entre parenthèses en quelque sorte une centaine d'années d'expérience commune dont on mésestime les aspects positifs; la Chambre demeure quant à elle peftuadée non seulement de rapport bénéfique de la communauté anglophone au développement de Montreal dans le passé, mais également de sa nécessaire participation à la construction d'un avenir commun plus juste et plus conforme aux aspirations et valeurs en émergence, notamment dans les sociétés pluralistes qui pourraient s'avérer leur terrain le plus propice.Plutôt que de tendre à renier au passé, commun sous prétexte qu'il fut effectivement difficile a vivre, la Chambre estime toujours, comme elle l'évoquait en 1969 et en 1973, qu'une évolution positive et pacifique de la situation québécoise dépend aussi de l'attitude des anglophones.Or l'on sait que la coercition a peu de prise sur les attitudes, tant des groupes que des personnes.H est regrettable que l'on veuille y recourir au moment où les milieux d'affaires avaient commencé de manifester une compréhension nouvelle des redressements qui s'imposent et une volonté agissante de les effectuer sans délais indus.Devant la Commission Gendron en 1969.et suite à la publication de son rapport en 1973, la Chambre, sans prétendre épuiser toutes les dimensions du problème, a tenu substantiellement le même langage: "La Chambre croit que la cause fondamentale des problèmes auxquels doit faire face la majorité francophone du Québec, qu'ils soient sociaux, économiques ou linguistiques, est la domination par la minorité anglophone des plus importantes entreprises économiques.Pour normaliser la situation sociale et économique des francophones du Québec (et, par là.changer quelque chose au statut de la langue française), il faut d'abord assurer un meilleur équilibre des forces au sein de ces entreprises".En réitérant en 1973, en pensant à la communauté francophone, sa réclamation essentielle que voici, la Chambre n'envisageait pas que la communauté anglophone pourrait tout aussi légitimement s'en réclamer, non comme d'un droit acquis mais comme d'un principe d'équité fondé dans notre histoire commune: 'Timportant est d'assurer, dans la mesure du possible, qu'à partir de maintenant.au Québec, la langue française et la langue anglaise aient toutes deux la place qui leur revient dans le secteur économique.tout comme dans les autres secteurs d'activité, et surtout qu'aucun Québécois ne soit handicapé par son appartenance à un groupe linguistique plutôt qu'à l'autre et que tous aient des chances ega- ¦ La Chambre de Commerce de Montréal a fait parvenir jeudi dernier au premier ministre René Lévesque et au ministre du Développement culturel Camille Laurin, une note dans laquelle elle remet en question plusieurs dispositions ou intentions qui lui paraissent “inacceptables;; dans le Livre blanc sur la langue française.Voici le texte de la note de la Chambre.les de réussir." Dans la présente communication, prenant pour acquis que le gouvernement est bien au fait des critiques formulées par les associations d'affaires, et notamment celles de la Chambre de Commerce de la Province de Québec, nous avons délibérément limité nos propos à des perspectives générales dont l'importance nous parait néanmoins capitale.Il est toutefois un problème particulier que nous soulèverons ici.qui n'a à peu près pas été considéré jusqu'à maintenant; il s'agit du problème des centres de recherche industrielle des grandes entreprises Des travaux que nous menons présentement en vue de notre congrès de juin, avec le concours de ressources on ne peut plus compétentes, nous permettent de signaler dès maintenant les difficultés qu'il y a d'imposer à des équipes de chercheurs un environnement linguistique incompatible avec l'exercice de leur fonction.vitale pour le développement de Montréal et du Québec.De concert avec les organismes les plus compétents en la matière, nous pourrions vous saisir prochainement d'un ensemble de considérations pertinentes, qui se fondent sur des faits et réalités peu connus en dehors des milieux de la recherche industrielle; — les coûts élevés et les risques inhérents à la recherche industrielle en limitent la possibilité à la seule grande entreprise, nationale ou multinationale; — ces coûts interdisent le plus souvent que cette activité ne soit destinée qu'au marché local; — Il s'agit d'une activité largement soumise aux diverses règles du jeu du marché international, tant pour l'accès aux ressources humaines que pour les échanges d'information et de diffusion de la recherche (communications scientifiques, etc); — la langue anglaise est mondialement la langue de communication dans ce domaine.du simple fait qu elle est la langue seconde d'emblée la plus commune des scientifiques à travers le monde; — les centres de recherche industrielle sont passablement mobiles, sans attaches territoriales particulières, bien que très sensibles aux “avantages comparatifs" des divers environnements possibles; — Montréal peut voir ses propres avantages comparatifs" singulièrement affectés, positivement ou négativement, par la politique linguistique et culturelle, au sens large, du Québec Encore une fois, nous reconnaissons le sens profond de la démarche littéralement séculaire d'affirmation collective de la communauté francophone du Québec et notre organisme y a, à sa façon, participé avec quelque distinction.Osant espérer que le projet de loi établissant la Charte de la langue française au Québec s'inspirera des orientations les plus valables du Livre blanc et qu'en seront écartés les éléments les plus discutables, la Chambre s'attacherait alors sans réserve à lui donner, dans la sphère de sa compétence.un appui et un prolongement etfi-caces.Un comité spécial prêtera son concours aux administrateurs de la Chambre pour étudier le projet de loi dès que le texte en sera disponible; nous avons également invité nos quelque 5,000 memores à nous faire part de leurs vues à ce sujet à la lu-miète des indications du Livre blanc C'est dire toute l'importance que nous attachons à ce projet gouvernemental qui intéresse toute la collectivité; aussi croyons-nous que le gouvernement ne devrait pas se sentir lié par une échéance fatidique et que.le cas échéant, selon la date au dépôt du projet de loi.il devrait accorder à tous les intéressés, dont nous sommes, le temps de préparer une intervention sérieuse devant la Commission parlementaire On observe également une contradiction entre l'énoncé de principes du Livre blanc et cette disposition qui vise à nier aux anglophones en provenance des autres provinces l'accès a l’enseignement public anglais.En effet, le projet de charte invite la minorité anglophone à participer activement aux valeurs d’une nouvelle société dont la prédominance sera le français, mais il refuse à cette même minorité toute contribution démographique provenant de l’extérieur avec les mêmes droits.Posons-nous sérieusement la question: imaginons l'anglophone au Québec qui accepterait que le Québec devienne une province aussi française que l'Ontario est anglais, que la minorité anglophone au Québec cesse de se comporter comme si elle constituait la majorité.Ce même citoyen anglophone manifestant sincèrement le désir de partager les valeurs d'un nouveau projet de collectivité ne serait-il pas en droit de se poser la question suivante: “Si l'on veut véritablement de moi au Québec.pourquoi veut-on priver la minorité à laquelle j'appartiens de tout apport extérieur puisque de toute façon, la survie et l'épanouissement du fait français au Québec y seraient assurés?" L'écuell du chauvinisme Ce qui est également en cause ici, c'est la conception d'un certain nationalisme québécois.Le programme du Parti qué*-bécois repose essentiellement sur deux types de contenu: un contenu nationaliste et un contenu social (ce dernier, pour l'auteur de ces lignes, apparait peu articulé et limpide pour le moment).Le contenu nationaliste s'est précisé avec le temps.Aujourd'hui, on en retrouve une manifestation concrète: le Livre blanc sur la langue.Le Livre blanc est le résultat d'une sorte de symbiose de deux options ou attitudes qui ont toujours été à la source d'un tiraillement profond au sein du parti face au problème de la langues: attitude radicale et attitude modérée Il est fondamental que le nationalisme québécois ne se traduise pas par des expressions qui confirmeraient son repli sur lui-même dans une espèce d'attitude chauvine puisée à la source même d'une insécurité collective Le gouvernement a une occasion unique de dernontrer que ce 3u'il propose réellement, c'est l'indépen-ance d un peuple parvenu à maturité, qui a perdu son insécurité collective d'an-tan par la confiance qu'U témoigne à son nouveau gouvernement, et surtout un projet de société qui signifie la volonté d'un peuple de s'ouvrir vers l'extérieur dans un esprit de tolérance et de confiance en lui-mème M Laurin, lors de la présentation de Vok page •: Provinces 6 • Le Devoir, mardi 26 avril 1977 Les Franco-Manitobains divisés contre eux-mêmes Suite de la première page croit que les “Franco-manitobains ont tout pour s'en sortir même si le milieu est oppressant”.La solution est du côté de l’école française, croit-il avec beaucoup d'autres, notamment avec la Société franco-manitobaine et le Bureau d’éducation française du Manitoba.Certains pas ont été accomplis ces dernières années.En 1967, le gouvernement Roblin entrouvrait la porte à l’éducation française en adoptant le projet de loi 59 qui permettait l’enseignement du français jusqu'à 60 pour cent du temps d’une journée scolaire.En décembre 69, le gouvernement Schreyer annonçait l’élaboration d'une nouvelle politique connue maintenant sous le nom du Bill 113.Cette loi reconnaît le français et l’anglais comme les deux langues officielles d’enseignement dans les ecoles publiques manitobaines.En vertu de cette loi, si les parents de 28 élèves à l’élémentaire ou de 23 élèves au secondaire demandent à leur commission scolaire l’enseignement en français, la commission scolaire est obligée de donner suite à la demande.S’il y avait assez de classes pour justifier une école française, celle-ci pourrait être autorisée.Toutefois, il existe aussi le programme B.En vertu de ce programme, l’enseignement est donné la moitié du temps en français et la moitié du temps en anglais.Beaucoup de parents, convaincus que leurs enfants doivent bien posséder l’anglais, optent pour ce programme.Quoiqu’il en soit, M.Le François juge insatisfaisantes les deux solutions, celle des classes bilingues comme celle des classes françaises.A propos du programme B, on ne se rend pas compte selon lui que pour bien posséder une deuxième langue, il faut maîtriser sa langue maternelle.Cette solution mène tout droit à l’anglicisation car l’école bilingue est en réalité une école anglaise dit-il.La deuxième n est guère plus profitable puisque même si l’enseignement se fait en français, les étudiants se retrouvent dans un milieu anglophone dès qu’ils passent la porte de leur classe pour descendre à la récréation.Il faut aller plus loin.La solution que défend le directeur de La Liberté est celle de l’école entière- ment française, celle du réseau d’écoles françaises, comme Ta proposé le Bureau d’éducation française du ministère de TÉ-ducation, en novembre 1975, comme le propose la Fédération des comités de parents pour l’école française et la Société franco-manitobaine.Le problème consiste ni plus ni moins à “refranciser une population en voie d’assimilation et qui ne semble pas être très convaincue des ravages qu’a fait l’école mixte ou bilingue parmi les jeunes générations ”, écrivait-il dans une revue d éducation Tan dernier.La loi 113 pourrait toujours permettre aux Franco-Manitobains d’avoir leurs écoles françaises.Depuis plus d’un an des batailles ont lieu en ce sens, des revendications sontprésentées au ministère de l’Éducation ainsi qu’aux Divisions scolaires qui tiennent lieu au Manitoba de commissions scolaires.Le malheur, c’est que la communauté est divisée.Des “enragés” voulant le maintien du programme bilingue s’opposent violemment à l’école française, n n’y a pas que le Winnipeg Free Press qui parle de Té-cole française comme une manifestation de "séparatisme”.Non sans une certaine démagogie, on présente l’école française comme un refus du bilingifisme et de l’apprentissage d’une langue seconde.Les divisions scolaires, comme le gouvernement, profitant de cette division maintiennent le statu quo.Les quelques batailles qui ont lieu laissent cependant de Tespoir.Ainsi, il y a deux ans, un projet d’école française avait vu le jour à la Division scolaire de la rivière Saine, mais il fut abandonné sous les pressions des anglophones.À force de pression et d’une manifestation qui Tan dernier réunit à Sainte-Anne plus de 1,000 personnes sous la pluie un 24 juin, les francophones eurent gain de cause.L’école est en construction à Saint-Norbert.A l’école du Précieux-Sang, la Division scolaire de Norwood a refuse tout récemment de faire de cette école une école française bien que les étudiants francophones y soient majoritaires.On a penché en faveur de l’école mixte, en maintenant les classes bilingues et françaises.La liberté écrivait au lendemain de la décision des commissaires que “la ba- taille n’est pas finie.Bien plus qu’une simple question de programme scolaire, l’affaire du Précieux-Sang est maintenant celle du maintien du Français au Manitoba”.Plus récemment, à la mi-avril, le même problème se posait à l’école Lavallée, rencontrant en plus l’opposition de parents anglophones du quartier qui refusent que leurs enfants soient obligés de prendre Tautobus scolaire pour une autre école si l’école Lavallée devenait française.Reprenant les arguments de ces parents, le Winnipeg Free Press titrait alors à la une: “French-only school called separatism”.M.Le François voit dans ces manifestations le sursaut qui pourra assurer la survie de la communauté.“Si la bataille de l’école française est gagnée, elle le sera pied par pied”, dit-il.cependant.Reprenant les propos qu’avait tenu un peu plus tôt à Saint-Boniface le ministre québécois des Affaires intergouvemementales, M.Claude Morin, il ajoute que ce sont les Franco-Manitobains qui doivent réagir.Ils ont pour eux la concentration, dit-il, en soulignant le fait que la majorité des Franco-Manitobains sont regroupés près de Saint-Boniface où sont présentes toutes les intitulions francophones: le centre culturel, le collège universitaire, le musée, la cathédrale, le journal, les postes de radio et de télévision, le cercle Molière.Ce n’est pas le cas des communautés francophones de T Alberta ou de la Saskatchewan pour qui la situation est encore plus difficile.Pour autant, la lutte pour la survivance n’est pas gagnée.Au fil de ses propos, M.Le François ne peut s’empêcher de laisser poindre un certain pessimisme, en parlant par exemple de l’isolement des Franco-Manitobains: Winnipeg est à 1,500 milles de Montréal, Tatmosphère française est presque totalement absente.Il y a à peine une centaine de postes où les Franco-manitobains peuvent travailler en français.Il y a aussi tout le problème de "la culture du refus” propre aux groupes minoritaires qui les amène à se replier sur soi, à rejeter ce qui est de Texterieur, à pratiquer une certaine xénophobie.Comme on disait déjà “les maudits Français”, M.Le François note qu’on dit des Québécois qu’ils sont des “arrogants”.suites de la première page CASQUES VERTS Dans les milieux palestiniens proches de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), on indiquait hier soir que l’opération de ratissage de la FAD ne semble pas être une offensive généralisée et ne justifie pas pour l’instant de contre-attaque de la résistance palestinienne.On estimait en outre que le climat qui s'est à nouveau créé à Beyrouth est de nature à nuire au succès du rassemblement populaire organisé le premier mai à la mémoire de Kamal Joumblatt, chef du Parti socialiste-progressiste, tué en mars dernier dans une embuscade.Les affrontements se sont poursuivis l’occasion de son entrée en fonctions, dimanche, en tant que président du Conseil assurant l’intérim de M.Rabin, pendant le congé de ce dernier.CONTRÔLEUR GÉNÉRAL Selon, lui les systèmes de gestion et de contrôle financiers des ministères et autres organismes de l’administration fédérale sont “loin de répondre aux normes acceptables de qualité et d’efficacité en la matière.” M.Macdonnell avait sans doute une double raison de se réjouir hier puisque non seulement le gouvernement répondait à son voeu principal mais encore la loi C-20, qui élargit ses pouvoirs et consolide son autonomie, passait le cap de la seconde lecture aux Communes.C’est à l’occasion de son discours sur ce projet de loi que le président du Conseil du trésor.M.Robert Andras, a annoncé la volte-face du gouvernement quant à la recommandation de M.Macdonnell.Le projet de loi, présentement à Tétude garantira au vérificateur général plus d'autorité directe sur la gestion de son Œ bureau, et plus de souplesse dans îtion de ses crédits.La loi tend également à clarifier le mandat du vérificateur général en Téten-dant pour lui permettre nommément de faire des “remarques au sujet de l’économie et de l'efficience des dépenses de l’État”.En théorie, le vérificateur général du Canada ne peut actuellement se permettre de telles remarques et son mandat consiste strictement à faire des observations sur la tenue des comptes gouvernementaux et sur la fidélité des comptes rendus sur les dépenses de deniers publics.En pratique, nombre des bourdes administratives tjue soulève chaque année le rapport du vérificateur général créent par la suite des débats politiques sur les décisions de fonds qui président aux dépenses de l’État.Sans lui permettre de porter un jugement politique comme tel, dit-on maintenant, le projet de loi donnera loisir au vérificateur général “d’estimer la valeur reçue par les contribuables canadiens en contrepartie de l’argent dépensé,” autrement dit de lui révéler si on gaspille en son nom.Le bilinguisme n’est sans relâche tout Taprès-midi, avec une recrudescence des tirs d’armes légères et de mortiers vers seize heures (14 h 00 (IMT.juste avant que le commandement de la révolution palestinienne ne donne Tordre "à tous les éléments armés de se retirer des rues et d’évacuer les toits des immeubles" où s’étaient embusqués des tireurs.De source palestinienne, on précisait d'ailleurs qu'après dix-sept heures trente, "aucun coup de feu n’a été entendu dans la zone des combats".Un porte-parole officiel palestinien a accusé hier soir "des groupes non contrôles d'avoir provoque hier matin des accrochages autour des camps, en vue de troubler la sécurité qui s était renforcée dernièrement".“Le commandement palestinien a pu contrôler entièrement la situation et des patrouilles du CLAP (Commandement de la lutte armée palestinienne, police palestinienne).ont été envoyées dans les différentes zones où ont eu lieu les combats”, a ajouté le porte-parole.Enfin, dans les mêmes milieux, on reconnaissait que l aide apportée par la Saïka (organisation palestinienne prosyrienne t aux opérations menées par la FAD crée "un certain problème".Par ailleurs, des échanges de tirs se sont poursuivis pendant Ta journée au Sud-Liban, dans le secteur situé au nord de Metoulla.rapportaient les correspondants militaires postés à la pointe nord-est de la frontière israélo-libainaise.Ils rapportaient d'autre part qu'un pas le fait d’une “nation” (Laurin) ¦ II! I l v« ¦ » - — » - » | | groupe de Druzes du Sud-Liban s'est ioin nier au pèlerinage traditionnel à Neb Shuweib.sur la tombe de Jethro, beau père de Moïse et vénéré par les Druzes Contrairement à Cusage cependant, tou tes les manifestations sociales accom pagnant ce pèlerinage ont été suppri mecs, seul Celément religieux étant conservé Nebi Shuweib se trouve en Basse-(îalilée.près des cornes de Hittin.Il y a environ 38,000 Druzes en Israël, et quelque 8,000 sur le Golan, qui participent egalement au pèlerinage Les correspondants militaires rapportent enfin que les notables et les officiers des forces chrétiennes du Sud-Liban ont adressé un message de félicitations au ministre de la Défense M Shimon Peres, à “M Earle McLaughlin, le président de la Banque-Royale, a tu à dessein la contribution des Québécois aux affaires que fait sa compagnie; il s'est contenté de mentionner ce que celle-ci fait pour les Québécois." Telle est Tune des raisons qu'a données le Dr Camille Laurin à quelqu'un qui lui demandait pourquoi le discours du président de la Banque Royale la semaine dernière l'avait tant choqué.M.Laurin a insisté en outre sur le fait qu'il est pour le moins curieux qu'un homme (M.McLaughlin) qui a vécu 32 ans au Québec ne parle toujours pas le français.“Mais ce qui m'a déplu encore davantage, a poursuivi le ministre responsable du Livre blanc sur la politique linguistique, c'est que le président de la Banque savait très bien, avant de prendre la parole devant la Chambre de Commerce que le Livre blanc faisait des cas d'exception en ce qui touche les sièges sociaux.' M.Laurin prenait la parole hier soir au cours d'une assemblée du Jewish Immigrant Aid Services of Canada, un organisme de la communauté juive qui s'occupe d'accueillir les immigrants d'origine juive qui entrent au Canada et de les aider de mille manières à s'adapter au pays.La conférence annoncées devait porter sur "Les minorités au Québec”; le ministre en a profité pour exposer le sens général de la future Charte du français.M Laurin a fait à peu près le même exposé qu'il a reproduit à plusieurs reprises depuis 10 jours, c’est-à-dire depuis qu’il multiplie les rencontres avec les milieux anglophones et les groupes ethniques.Le ton est d'un calme supreme et les explications.aussi fermes que patientes La communauté juive qui Ta accu Jli hier à TAuditorium de la bibliothèque juive, rue de la Côte-Ste-Catherine.a réagi d'une manière généralement polie.Une petite portion seulement de cette au fil des mots.Lettre à un ami salle pleine à craquer faisait sentir son agressivité.La plus grande énigme, a-t-il semblé, pour et auditoire rempli de centaines de personnes qui ont, à un moment de leur vie.erré de pays en pays à la recherche d une patrie, c’est le refus du gouvernement Lévesque de vouloir créer un Québec bilingue.M.Laurin a expliqué que le bilinguisme peut être une qualité individuelle que quelqu'un veut bien se donner, pour son plus grand bien, d’ailleurs, s’est-il empressé de noter.Et rien ni personne n'empèchera quiconque de devenir bilingue au Québec.Le bilinguisme, a dit encore le ministre, peut être “institutionnalisé ", être le fait d’un gouvernement — fédéral, par exemple.Mais, a conclu M.Laurin, le bilinguisme n'est pas le fait d'une nation comme telle: une nation a une langue commune, de communication, comme une culture.“Et voilà qui doit être fort normal, puisque tous les pays du monde agissent ainsi ' À la question d une dame qui contestait la disparition du libre choix de la langue d'enseignement, le ministre a commencé par souligner que par les temps qui courent.les anglophones, qui revendiquent le droit de conserver leur culture propre devraient justement comprendre d autant mieux les Franco-Québécois qui ne veulent pas laisser disparaître la leur.“Et l'obligation de rédiger des procès-verbaux en français pour les assemblées du conseil d'une municipalité anglophone?" — M Laurin a rappelé que de telles municipalités pouvaient fort bien rédiger leurs procès-verbaux en anglais, dans la mesure où ils en ont une version française, officielle."Dans une province à majorité française, une version officielle française des actes publics est aussi nécessaire qu elle est normale", a noté le ministre.Comparant enfin le Québec aux autres provinces canadiennes en matière de politique linguistique et culturelle, le Dr Laurin a déclaré que le Québec est 100 ans en retard."Mais c'est fa même logique, et non l'esprit d'imitation, qui nous pousse à vouloir faire du Québec une province française comme l'Ontario est une province anglaise ", a-t-il dit.par Louis-Paul Béguin J'ai été heureux de te revoir, mon cher Herb, après si longtemps, et je crois que toi aussi, cela t'a fait plaisir Mais j'ai senti, dans ta poignée de main, dans ton sourire un peu force, une certaine hesitation Je sais Tu es anglophone, né à Toronto, et moi francophone, et Québécois Mais après tout, cela devrait-il empêcher notre amitié de rester comme avant le 15 novembre, franche et solide Rappelle-toi Je t'ai connu à Québec Comme nous avons parlé longtemps, toi et moi.à la terrasse d'un petit café, sous le soleil de juin, un certain jour' En français, bien sûr.puisque tu parles parfaitement ma langue Plus tard quand nous nous sommes revus à Montréal, nous avons, au bout de quelques instants, changé parfois de langue tu étais fatigué, et les mots ne te venaient pas facifement m'as-tu dit.Alors, nous avons continué en anglais Dans les lieux publics, comme tu sais que.par principe, je ne parle pas anglais à Montréal ni dans les magasins, ni dans les restaurants, nous avons reparlé français.C’était normal, non?Et puis, je t'ai perdu de vue: Serait-ce que tu es, désormais, de l’autre côté de la barricade'’ Psychologiquement, je veux dire, car Montréal est une ville bien ouverte Serait-ce que tu as peur0 Tu connais mes idées, mes opinions Nous en avons discuté franchement.Pas tout à fait les tiennes, bien sûr.Mais, pourtant, pensons-y bien.Tu vis à Montréal, tu travailles à Montréal dans un milieu francophone, tu parles français sans trop de difficultés; ton accent est bon.ton vocabulaire étendu Alors pourquoi te ranger du côté des irréductibles'’ Montréal est ta ville Le français, ta seconde langue Faisant partie de la minorité, tu es bilingue Rien de plus logique Tu ne vas pas partir, au moins'’ Pourquoi le ferais-tu’ Tu es Québécois, comme moi.comme nous tous Reste ici, au Québec Tu es des nôtres 1 k viens donc dîner à la maison, samedi Le pâté chinois, tu aimes?Enquête du coroner sur la mort d’un chauffeur Murray Johnston.20 ans.devrait comparaître ce matin à l'enquête du coroner instituée après la mort de M.Rolland Bergeron.62 ans.chauffeur de taxi, le 14 avril dernier dans la municipalité de Saint-Bruno.En effet, les policiers de la CUM et de la SQ ont pu arrêter cet individu dans une résidence de la rue Fort, à Montréal, dimanche.en vertu d'un mandat du coroner.M Bergeron, un chauffeur à l'emploi de la compagnie Diamond, avait été retrouvé sans vie dans sa voiture, dans la municipalité de Saint-Bruno, après y avoir conduit un passager Ce oemier, que Ton croit être l'auteur du meurtre, avait pris la fuite à pied FONCTIONNAIRES Suite de la page 3 dicat indépendant, exprimait d'abord et avant tout une profonde désaffection envers la CSN."Mais, dira-t-il, une fois que les gens ont vu que le lien avec le mouvement syndical recueillait l'assentiment de la majorité, ils ont préféré refaire leur unité au sein du SCFP, qui avait l’avantage de ne pas rouvrir par sa seule mention les anciennes blessures”.La question d’argent a aussi son importance.Les cotisations au SCFP coûtent en effet un peu moins de la moitié de celles de la CSN.Enfin, souligne M.Racicot, il n’est pas impossible d’imaginer un travail syndical beaucoup plus concerté des cols blancs et des cols bleus, qui sont aussi affiliés au SCFP.PROVINCES Suite de la page S son Livre blanc au public, s’est fait rassurant.Il a, nous croyons, l’étoffe d’un homme politique parvenu à maturité.De plus, il a affirmé publiquement ces jours derniers qu’il était ouvert à tout commentaire et qu'il n’écartait pas la possibilité de modifier le texte de la charte si certains éléments nouveaux le justifiaient.Aujourd'hui, nous lui demandons de reconsidérer sérieusement le premier critère d'accessibilité à l’école anglaise avant de déposer le projet de loi à l’Assemblée nationale; ce geste témoignerait d'un gouvernement qui n’est pas étranger à l'esprit de tolérance d’un peuple parvenu a maturité.la météo.vit niu .pv_u'£- C lun (lui t It f ( A JJ PoACfO C A V.J Sn-é* C A CW BiftMMQf* ( A M Can-ono ( A l J Ltuvt* C A JP C A B Gottna-n C A G Gmgra» ( A P t l avow C A DG B LindM* C A B J Mot*** C A B a Pa*nr* C A B Poati C A Bwtaawt a Si Jéa« il -N i Ht»'a* Sê'tM Jran tN fi i Outtwc MoMtéai Oltao Totoolo Han •! ion Bittwnof London W-ndXOt tOundor fia* *tnon onoPoi»' K Boawrt t 1, Place Ville-Marie Suite 2220 (514)866-9911 Montreal H3B 3M4 DELOITTE.HASKINS & SELLS Comptables Agréés 1.Place Ville-Marie 861-8512 Montreal.Quebec H3B 2W3 Bureau» au C anada et cabinets associes ê travers le monde DUNWOODY A COMPAGNIE Comptables Agréés 1440.rue Ste-Catherme ouetl Suite 810- 861-9081 Monlreal.Quebec H3G 1R8 Burrati* da>'* k'» prmi .nmwdv.atravri ERNST A ERNST 1200.ave McGill College Suite 1100 Montréal, Que.M3B 4G7 871-8901 Montréal SétA-tiéii • Toronto -OttAAA Han rlton n iK ?'«•ré ¦ London Wmnfjég C aiqa*> -Ednnton - vancotivér - Vrctorta AttiotMord langiéy Et bureau* assooes dans les principales villes des Etats-UMs du Royaume-Uni et autres pays GAGNE.VAILLANCOURT A ASSOCIES Comptables Agréés âggriit k *mm>* ANOt*»tN t c» 100 boul.Dorcbeiter ouetl Montréal H1B 1X9 861-1641 GAUVIN.PRENOVOST.DUMAIS A ASSOCIES Comptables Agréés Bogér Gaunn C A ®érhardDu**a» 211» '< Bellwl 13985 330 305 310 9 5 BM RT U 150 $14*» 14*» 14H Bomb Mlw 538 $5*» 5*t 5*» BPCan 750 $ll>.111» 111» 1 Brcana 1260 $11') 1l>* lli» ' Brcan Pr d 200 $25 25 25 BCFP 100 $24'.24'.24'.-I' BC Phone 15600 »12i.12i.12'.Cal P a 250 $32 32 32 CCemLa 589 $81» 8 » 8*» 9 i CCemLC 200 $14 ) 14'I 14'i CanOevip 140 $103 .103 .103'.Can Perm a 200 $24'» 24H 24*» i Vanta» Haut Ba» Farm Ch 325 $341.33', 341, + 1.500 $7'i 7') 7'J 9 '» 300 $21» 2l't 21» 1100 $18 '.18 '.18 '.- '» 100 $36'.34'.36'.-1’.100 $36't 36'} 36'i 9- 1» 190 $29'.29'.29'.9 '.3590 $17') 17'.17'.- ’» 360 280 275 280 9 5 100 $27*.27'.27'.9 '.5100 350 345 345 5 2100 $171.17*» 17*» '» 615 $36 » 36 36 ** 400 $26'.26’.26'.- '.900 $6'.6*» 6H - '» 606 $26.*» Dom Store 900 $14*» 14*» 14*» '» DTe«» 300 $7'i 7’i 7) '.Domtar 1000 $14’» 14’» 14’» - '» Donohue Pr 250 $15'.15'.15'.'» DuPont 235 $12’» 12'.12'.'.E Pr Air 2600 295 290 295 9$ Fin COU 4500 175 165 165 - 20 Foodea 100 $6 .8'.6 .9 .CSouth CCel C Int Pw CPln» CPI pr Cdn Tire A CUtile CPLid Cari Ok Cari Ok b Celanese Chrysler Cominco Cominco a Comodor Con Bain C T»«l Ry Tri a St L Ce Seagram c ¦Il 300 $15>.1000 $14'.300 $22 1300 $131.3083 $5'} 100 $71.Shell Can Simpsons Simpsons S Sielco a Steinbg A Thorn A 200 $12'1 Tor Dm Bk 100 $18 Trda 2500 $15'» TrCanPL 2178 $14 Trans Mt a 515 $10'.Union G a 500 $9'» 26'} • 7 5» 7'} 8 6-1» 231.- 1» 151.14'.14'.211.21».- H I3*t 131.5'} 5'} 71.7»* - ’» Moins douze points LouTde chute des coûts hier à Wall Street dans une ambiance assez active L'indice des industrielles a perdu plus de 12 points, retombant à son plus bas niveau depuis janvier 1976 l9M,bO La côte, en forte baisse dès l’ouverture, s'est par la suite stabibsée avant de rei-uler à nouveau en fin d’apres-midi Les investisseurs américains semblent toujours inquiets pour un certain nombre de raisons incertitude entourant le programme energetique présente par M Carter, retour des pressions inflationnistes aux Etats-Unis et perspectives d'un redressement des taux d'interét dans le pays Le nombre des baisses l'emportait très largement en clôture sur celui des hausses 1,204 contre 298 La plupart des compartiments ont clôture sur une baisse plus ou moins prononcée, notamment les chimiques, grands magasins et pétroles À noter le net recul d'un certain nombre de valeurs de portefeuille ou de croissance, comme Kodak, titre le plus activement traité, qui a perdu 4 dollars à 60*4 apres avoir publie des résultats trimestriels décevants Forte baisse egalement de General Electric et Dow Chemical Phillips Petroleum, dont la plate-forme "Ekofisk Bravo" a subi un accident en mer du nord, a chuté de 4't à 5" dollars Le Dow Jones a dégringolé de 12 47 exactement et le virement a atteint 20 44 millions de titres, au regard de 20 70 millions vendredi Parmi les valeurs canadiennes cotee en bourse newyorkaise.Mas-sev Ferguson a nerdu 5-8 à $20 1-8, Seagram.'i à $20 7-8.Bell Canada.3-8 à 46 3-H et Alcan Aluminium.M a 27 Par contre, McIntyre a gagne 1-2 • 32 1-4 et Campbell Red Lake.1-8 à 26 5-8 Int Pap Int TT IpcoHsp Itek C John Man 12 8B9 JoyMfg 12 319 Kellogg 1$ 79 Kenecot 101 238 KerrMg 12 157 Krafteo 9 64 Krsge $$ 13 4481 Kroehir 13 2 Litton 12 540 Lockhd 3 101 Loews 6 68 MSGCp 10 1 Mallory Marath M 13 88 14 922 7 130 10 126 62120 7 28 15 744 330 65 4300 $25% 25% 25% too $14 14 14 Ünt Bank Walk a WstOurne Woodward Zellers Oeit Pan Mid Ind val Mr A Agnico aïs fonds mutuels AGF OrbuB Amer Orwih 4 57 Cdn G) Eay 13 90 Cdn Sec Gth 9 58 CdnTruiteed4*6 Corp Inveil 5 38 Corp tnv St» 4 74 Gw'h Equity 6 38 jopon 9 58 nMoneyMklIOOO SpodOi 3 II Ail Conodion Or Compound 5 78 Dividend 815 Nortnrn Egy 3 81 Revenue Om 3 7i venture 3 48 4000 3 74 CtmBridte Or intl Energy 146 Intl Orwtn 4 39 mil into'he 3 4C Not 8f$ Gin 3 89 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leur avenir au Québec.Hier, le président de la Sun Life, compagnie d'assurance-vie, M.Thomas M.Galt rendait publique une lettre adres- sée le 20 avril dernier au premier ministre, M.René Lévesque.L’homme d’affaires montréalais soulignait alors l’importance de maintenir l’anglais comme langue de travail pour cette multinationale de l’assurance et de permettre aux anglophones de l’extérieur du Quebec l’accès au système scolaire de langue anglaise.M.Galt dévoile que sur les 1,700 employés du siège social, 1,485 ne parlent qu’anglais, 215 sont bilingues et aucun ne parle que le français.Environ 21% de l’assurance-vie en vi- gueur est au Québec où la Sun Life a été fondée en 1865.Pour sa part, le président du conseil du Trust Royal, M.Conrad F.Harrington et le président et chef ck la ± action, M.Ken White soulignaient récemment lors de l’assemblée annuelle leur “inquiétude” devant les règlements linguiatiques adoptés au cours des dernières années au Québec.Selon un membre de la direction de la compagnie, au plus 10% des quelque 400 Les profits nets de Genstar font un bond de près de 30% Les profits nets de la compagnie Genstar ont fait un bond de près de 30% au premier trimestre de l’exercice par rapport aux résultats des trois premiers mois de l’an dernier.La compagnie a annoncé hier lors de son assemblée annuelle un bénéfice net de $8.9 millions (70 cents par action) par rapport à $7.5 millions (61 cents) pour le trimestre correspondant en 1976.Le nombre d’actions en circulation est de 12,385,000 alors qu'il était de 11,658,000 le 31 mars 1976.Genstar est une entreprise diversifiée dont le siège social est à Montréal.La majorité des détenteurs d’actions sont européens mais on ne compte que deux seuls actionnaires d’importance: Associated International Cernent de Londres (10.8%) et la Société générale de Belgique (6.4%).Toutefois, la direction de la compagnie est entièrement canadienne.L'augmentation du bénéfice par rapport à l’exercice précédent est due aux résultats très satisfaisants de la division construction domiciliaire en Californie, aux progrès enregistrés par les divisions matériaux de construction et activités maritimes en Colombie-Britannique et aux bénéfices réalisés sur la vente d’immeubles de rapport d’Abbey Glen.En outre, les ventes de lotissements aménagés se sont poursuivies à un rythme satisfaisant dans l’Ouest canadien au cours de ces trois premiers mois.Ce premier trimestre est généralement la période la moins active traversée par Genstar; toutefois, le chiffre d’affaires des matériaux de construction, du ciment et de la construction domiciliaire au Canada s’est redressé vers la fin du trimestre.La diversité des activités de Genstar protège efficacement la société contre les ralentisse- ments cycliques dont souffrent normalement divers secteurs industriels, ont souligné hier.Le vice-président du conseil, M.Angus MacNaughton, et leprésident, M.Ross Turner.“Bien que.Genstar ne puisse pas échapper à tous les effets du ralentissement de l’activité économique au canada cette année, la société a amélioré ses résultats, dans les domaines de l’habitation.de la promotion immobilière, du ciment, des matières de construction, et des grands travaux en dépit de la largeur de l’économie dans son ensemble”.MM.MacNaughton et Turner ont manifesté leur désapprobation des politiques économiques du gouvernement fédéral, insistant sur le fait que le contrôle des salaires et des prix a faussé les mécanismes économiques; la productivité et les bénéfices des entreprises en ont souffert, ainsi que les investissements en immobilisation.Ils ont aussi fait remarquer 3ue l’augmentation impru-emment rapide des salaires a fait perdre au Canada sa compétitivité sur les marchés étrangers, et que cet état de choses ne pouvait que se traduire par un accroissement du chômage.Passant en revue les perspectives de 1977, MM.MacNaughton et Turner ont déclaré: “Le rythme de l’activité économique promet d’être très différent selon les régions en 1977; dans les Prairies, il devrait être très vigoureux.Les professeurs d’économie déplorent l’absence de cours sur les coopératives L’absence de cours sur les coopératives constitue une carence grave de l’enseignement de la science économique au Québec, selon M.Sadat Kazi, coordonnateur du Comité provincial des cours d’économique au niveau collégial.Présentement les étudiants ne peuvent apprendre que les rudiments des entreprises de type capitaliste.Ce sujet sera au centre de la prochaine réunion annuelle des professeurs de science économique qui doit avoir lieu vendredi prochain au CEGEP Vanier à ville St-Laurent.L’idée d’un projet de préparation de cours sur les coopératives sera alors soumise à fa discussion parmi les participants.À cette occasion, M.Kazi soulignera le manque de for- mation au niveau de l’économie agricole dans le cadre de l'enseignement préuniversitaire.L’assemblée générale étudiera les changements importants des contenus de cours.De l’avis de M.Kazi, “cette révision annuelle doit refléter la réalité politique et sociale au Québec, l’évolution des connaissances et la complexité de l’économie contemporaine." Selon le règlement du ministère de l’Education, chaque collège peut envoyer un économiste à cette reunion.Northern Telecom Limitée Rendement Certificats de placement garanti de 5 ans Intérêt verse deux fois tan (placement minimal: $500} Communiquez avec nous pour avoir des details sur les modalites et les taux relatifs au paiement de i mterêt composé et de l’intérêt mensuel Pour avoir plus de renseignements passez nous voir ou appelez Place Ville Marie M.A Nucci 861-1681 Fairview M.A.Zenga 695-5230 Montréal Trust On ren fait autant que vous pour votre argent.Membre de la Société d assurance dépôts du Canada JW M.CharlM G.Millar Northern Telecom Limitée annonce la nomination de M Charles G Millar aux postes de president du conseil, president et chef de la direction de Northern Telecom Canada Limitée.Ancien vice-president exécutif, Exploitation, de Northern Telecom Limitée.M.Millar est âge de 50 ans et compte 29 ans dexpénence dans l’industrie canadienne des télécommunications Northern Telecom Canada dont le siège est â Islington (Ontario) dans la banlieue de Toronto, dirige l exploitation des 26 usines canadiennes réparties dans 9 provinces et dont I effectif total s élève â 16 000 personnes Northern Telecom Limitée a son siège â Montréal, c est le principal fabricant de matériel de télécommunications au Canada et le deuxième en Amérique du Nord Son chiffre d’affaires en 1976 a dépassé 1,1 milliard de dollars La compagnie emploie plus de 25 000 personnes dans le monde et possède 42 usines situées au Canada aux Etats-Unis, au Brésil, en Eire, en Malaysia et en Turquie employés du siège social sont des francophones du Québec.Sur les 24 membres de la direction, deux seulement sont des francophones.La plupart des autres sont unilingues anglais.Trust Royal réalise 27% de son chiffre d’Affaires au Québec.Une certaine inquiétude se manifesterait aussi au niveau des employés de la compagnie de fiducie du boulevard Dorchester.Des nominations récentes indiquent qu’on veut mettre l’accent sur le développement des marchés ontariens et de l’Ouest.— Le vice-président, exploitation des services, M.K.C.Pilley s’est installé à Toronto.— Il en est de mêmejjour le responsable du contrôle des operations, M.Cannon.Ces dirigeants occupent des fonctions-clés.— On procède présentement au regroupement des activités de l’informatique à Ottawa où la compagnie possède une filiale spécialisée, Computel Systems.— La compagnie a mis sur pied l'an dernier une autre compagnie dont le siège social est à Calgary: Royal Trust Corp of Canada.— La rumeur court que le président de la compagnie, M.ken White songe lui-même à s’installer dans Ta Ville-Reine.On sait cependant que le président du conseil, M.Harrington, chancelier de l’université McGill est plutôt partisan du statu quo.Le siège des opérations doit demeurer dans la métropole.Mais les pressions sont grandes de la part des cadres supérieurs dont plusieurs sont originaires de la province voisine.Le répertoire de la compagnie révèle que sur les 62 postes de direction seulement six (6) ont été confiés à des francophones.La compagnie peut se flatter cependant tfavoir vu sortir de ses rangs le premier président de la Régie de langue française, M.Maurice Forget.Le Trust Royal a été fondé en 1899 à la Place d’Armes sous l’initiative des dirigeants de la Banque de Montreal.La part au Québec n’a cessé de diminuer dans l’ensemble des revenus de l’entreprise passant de 47% à 27% au cours des dix dernières années.Cette baisse s'explique par le développement des activités internationales et le dynamisme des marchés de l’Ouest et des acquisitions en Ontario.L an dernier, la compagnie accroissait sa part du marché ontarien avec Tâchât de toutes les actions du Trust Uni, soli-I dement implanté dans le sud de l’Ontario.Cette fusion a ce- (tendant été coûteuse puisque es bénéfices trimestriels sont tombés de $4.2 millions à $1,4 j million.Les variations des i taux d’intérêt de même que la chute des commissions immobilières ont également été des facteurs négatifs.Aussi, la situation financière de l’entreprise ne permet pas présentement de “jeux" de personnels trop dispendieux.L’objectif de la airection a été clairement exprimé dans son rapport annuel: “Du fait de la torte prédominance de l’anglais comme langue des affaires utilisée par la très grande majorité de nos clients et de notre personnel, de par le monde, il importe que les communications au jour le jour avec notre siège social se fassent dans cette langue II est intéressant de’ souligner, néanmoins que nous avons jugé nécessaire d’offrir des services dans d’autres langues, en certaines occasions.” Tout comme le Trust Royal, la Sun Life est Tune des treize compagnies qui feront connaître conjointement leurs poinLs de vue aux autorités québécoises.Ce groupe d’entreprises soulignera entre autres que le départ de ces sièges sociaux priverait le Québec d’un milliard par an.Dans sa lettre au premier ministre.M.Galt rappelle que “depuis la présentation d un mémoire à la Commission Gendron.le français est devenu la langue de travail prédominante utilisée dans les opérations de la compagnie au Québec, sauf au siège sociaT’.Un tableau indique que sur les 960 postes attribues aux opérations “Québec" (ce morcellement a été fait spécialement pour cette étude car il n’existe pas de division distincte pour le Québec, selon un porte-parole de la corn-pagniei.un peu plus de 700 sont occupés par des personnes bilingues On évalue à 70 le nombre de travailleurs ne parlant qu’anglais et les unilingues francophones seraient au nombre de 185.La compagnie a souscrit au Québec environ le tiers de ses contrats d’assurance-vie en vigueur au Canada et la firme de Square Dominion se situe au deuxième rang au Québec derrière TAssurance-vie Desjardins au chapitre du portefeuille.Les revenus-primes du marché québécois sont de plus de $100 millions par an.M.Galt mentionne le passage du Livre blanc qui pré- cise que les entreprises doivent refléter dans leur personnel à tous les niveaux la composition ethnique de la population québécoise.“La “communauté” pour la Sun Life, écrit M.Galt est de caractère national et international et sa langue est l’anglais en prédominance”.M.Galt ajoute que plusieurs cadres d origine américaine ou britannique viennent travailler dans la métropole.“Par le passé ils ont pu envisager de participer à la riche vie cultu- relle et sociale de Montréal, dont l’héritage découle des communautés à la fois francophone et anglophone.Et surtout ils ont pu bénéficier d’un système scolaire en langue anglaise de grande qualité pour ce qui est de l’éducation de leurs enfants".Aussi, le président de la Sun Life souhaite que ces possibilités demeurent et termine en souhaitant avoir l’occasion de rendre visite au premier ministre.M.Galt est président de la Sun Life et membre de son conseil d’administration.Deux francophones (sur un total de 21 membres) siègent au conseil de cette compagnie: il s’agit de M.Claude Bertrand de l’hôpital Notre-Dame et de M.Louis Hébert président du conseil de la BCN.Au Trust Royal, on trouve également les noms de deux francophones sur un total de 23 membres; ce sont M.Camille Dagenais président du conseil du groupe SNC et le sénateur Maurice Riel.Forte hausse des gains du Montréal Trust Au cours du premier trimestre, les bénéfices nets du Montréal Trust ont connu une forte hausse atteignant $1,349,000, ou 52c par action, en regard de $914,000, ou 35c par action, pour la même période Tan dernier.Comme il n’y a aucun poste extraordinaire, aucune perte ni gain enregistrés sur les placements, les bénéfices nets d’exploitation sont égaux aux bénéfices nets pour le premier trimestre de 1977.Quant au premier trimestre de 1976, les bénéfices nets d’exploitation se sont élevés à $970,000, ou 38c par action, alors que les bénéfices nets ont atteint $914,000, ou 35c par action, à la suite d’une perte de $56,000 sur la vente de valeurs en portefeuille au cours de ce meme trimestre.Le président du Conseil et président, M.Paul Britton Paine, a déclaré que “les bénéfices nets d’exploitation ont enregistré, par rapport à la période correspondante de 1976, une hausse sensible, en grande partie attribuable à l’amélioration du rendement des comptes en fiducie garantis.Cette augmentation provient d’un fléchissement aes taux d’intérêt, joint à une expansion continue de nos comptes en fiducie garantis.” Les revenus provenant des comptes en fiducie garantis (moins l’intérêt débiteur) a augmenté pour le trimestre de $612,000, pour atteindre $2,046,000.Ceux des honoraires et des commissions (à l’exclusion des commissions sur les opérations immobilières) a augmenté de $226,000, pour atteindre $7,117,000.Les commissions sur les opérations immobilières se sont accrues de $664,000 et s’élèvent maintenant à $2,744,000, alors que les commissions versées aux agents se chiffrent à $1,758,000, soit une hausse de $393,000.Les salaires ainsi que les autres dépenses d’exploitation ont grimpé de $588,000 à $9,502,000.L’actif au bilan atteint un montant global de $895,184,000 comparativement a $775,303,000, Tannée précédente.A leur réunion d’hier, les administrateurs ont déclaré, pour le 31 mai 1977, un dividende trimestriel de 15c par action en faveur des actionnaires inscrits le 17 mai 1977.Les sociétés de fiducie ont fourni aux Canadiens Tan dernier plus de la moitié des fonds nécessaires pour acheter des maisons.Elles leur ont consenti $6.2 milliards de prêts hypothécaires en 1976, contre $5.7 milliards en 1975.C’est ce qu’a annoncé le président de l’Association des compagnies canadiennes de fiducie, Arthur Mingay, qui parlait à la réunion annuelle de ce groupement.Un sens poussé des affaires! RAMONA (Californie) (AFP) - Un homme d’affaires de douze ans, président directeur général d’une société dont les ventes se chiffrent à près de 3,000 dollars par mois, devra comparaître devant les autorités de Ramona (Californie).Il est accusé de n’aoi pas inscrit sa compagnie au ré-gistre de commerce local, de n’avoir pas facturé de taxes à ses clients et de n’avoir pas payé d’impôts.L’écolier, qui se nomme Richard Cessna, devra égale- ment se faire accompagner de ses associés, en Toccurence sa petite soeur, “Ne-Ne”, 9 ans, (vice-présidente), une autre soeur.Bette, 11 ans (secrétaire), et une demi-soeur, June, 14 ans, (trésorière).L’entreprenant Richard avait conclu un contrat avec son père, superviseur d’une écurie de 110 stalles, pour le ramassage du crottin et des litières.Avec ses "associées", Richard revendait sa récolte comme fumier à des jardi- niers et à des terrains de golf à des prix défiant toute concurrence.De plus, Richard et ses soeurs offraient de tuer des tâupes à un dollar pièce si on leur achetait leur fumier.Richard Cessna, qui a un sens très poussé de la libre entreprise, avait payé 1,500 dollars pour faire établir le siège de sa compagnie dans les Antilles britanniques le 1er avril.Raison: il pouvait ainsi éviter de payer les taxes locales en Californie.Celte annonce ne doit pas s'interpréter comme étant une ottre publique des valeurs ci-dessous mentionnées dans les provinces du Canada.Émission additionnelle $20,000,000 la banque prouinciale du canada Débentures 9'/i% Date d'émission: le 16 mai 1977 Date d'échéance: le 16 mai 1983 Option d’échéance reportée et ajustement de taux d’intérêt Le détenteur de toute Débenture a le droit de choisir que celte Débenture vienne à échéance le 16 mai 1992.Ce droit ne peut être exercé que du 16 mai 1982 jusqu'au 16 novembre 1982 inclusivement.La Banque pourra augmenter le taux d'intérêt qui sera payable sur les Débentures à compter du 16 mai 1983.pourvu qu'avis de cette augmentation soit donné le 16 octobre 1982 ou avant.Greenshields Incorporée PRIX: 100 plus l'intérêt couru Une copie de la circulaire sera tournie sur demande Lévesque.Beaubien Inc Wood.Gundy Limita René T.Leclerc Incorporée Casgrain & Compagnie Limitée A.E.Ames & Cie Lrmiiée Nesbitt Thomson Valeurs Limitée Burns, Fry Limitée McLeod.Young, Weir Molson, Rousseau Dominion Securities A O© Limité© A Cte Limité© üfftiléo Richardson Securities Tassé & Associés.Limité© Crang & Ostiguy tnc Lté© Florido Matteau Inc Grenier, Ruel A Ci© Inc Midland, Doherty Limité© Pitfield, MacKay, Ross Geoflrion.Robert McNeil, Mantha A Comp.iani© Limité© & Gelinas lté© Brault, Guy, O Brien F.H.Deacon Hodgson Bell.Gouinlock Inc McDougall, MacDougall & MacTier L«mitéi inc Desjardins, Couture Inc A Comp,iqni© Limité© Mead & Cie Limité© Pemberton Securities John Graham Limited 4 Comrany Limited Dépôt initial minimum ^HDEPOTf GARAATU $5.000 DéPOTf GARAATU Ian: 2ans: J Sans: 8i% INTÉRÊT SEMI-ANNUEL INTÉRÊT SEMI-ANNUEL _L 'O INTÉRÊT 4 ANNUEL Fiducie du Québec k’Truit "des Caittei populaires Initltution « la Régie de i Assurance dépOl» du Québec Renseigner vous t votre Ceisse populeire ou f OuCil Ou OutlIC directement à le Fiducie du Québec, c P °iiPe‘$c» Oa'iardmt eu soin de: Madame Oarmelne Lapone Montréal Que MSB 1E4 Medemoltelle Linda Slondln Tel 281 ttré I 20 • Le Devoir, mardi 26 avril 1977 IHig! ' il j- , W0m®à ¦ WM'& '&mm m&MM ïWimftx- Les symboles se côtoient et ne se ressemblent pas ! Les grandes cheminées de la compagnie Miron identifient un des haut-lieux de la pollution par les poussières dans la métropole tandis que les ouvriers municipaux s’affairaient ces jours derniers à emporter ces jolis petits arbres qui viendront redonner un semblant de verdure et une illusion d’air pur dans les rues de Montréal.’ (Photo Alain Renaud) Pas de CECO Trois corps policiers ontariens, la police de Toronto, la Sûreté ontarienne et la GRC, ont entrepris il y a quelques mois une enquête sur le crime organisé, mais il n'est pas question pour le moment du moins d’une commission d enquète publique sur le modèle de la CECO du Québec.Des représentants des trois corps policiers impliqués dans cette enquête, qu’ils auraient préféré tenir secrète, mais dont le procureur général de la province, M.Roy McMurtry.a parlé publiquement en février, ont apporté quelques précisions sur le travail en cours.Il ne s’agit pas à proprement parler d'une enquete tripartite, même si des éléments de trois corps policiers y participent L’enquête vient de débuter il y a quelques mois, mais pendant deux ans, aes cléments de preuve avaient été assemblés par les trois corps policiers.Elle vise des secteurs bien précis du crime organisé à Toronto, qui n’ont pas été identifiés.pour ne pas nuire au travail des en- Avocats et notaires QUÉBEC (PC) — Seulement deux des 253 notaires et 32 des 890 avocats qui ont fait une demande d'emploi au nouveau gouvernement péquiste ont été engagés, epuis novembre dernier C'est ce qu'indique une réponse déposée à l'Assemblee nationale par le ministre de la Justice, M.Marc-André Bédard.à la suite de questions du député libéral de Marguerite-Bourgeois, M.Fernand Lalonde La réponse indique le nom et le traitement annuel des notaires et avocats engagés, mais ne donne pas le nom de ceux qui ont logé une demande d’emploi auprès du gouvernement, à cause du caractère confidentiel de ces informations "La divulgation de ces renseignements pourrait causer un tort considérable aux candidats qui n'ont pas été acceptés ", mentionne la réponse de M Bédard en Ontario quêteurs.Il ne s'agit pas non plus d’une enquête permanente.Interviewés sur la portée et les ramifications de cette enquête, les chefs des trois corps policiers impliqués, le commissaire Harold Graham de la Sûreté ontarienne, le commissaire-adjoint Henry Tadeson de la GRC et le chef de la police de Toronto, M.Harold Adamson, n'ont pas écarté toutefois la possibilité d’une enquête publique, une fois l’enquête en cours menée à bien.Ils s’accordent tous trois à dire que pour une enquête publique, les effectifs affectés aux diverses facettes du travail devront être plus nombreux et qu’il est pour le moment beaucoup plus utile et moins coûteux de mener une enquête policière dans tous les sens du mot dans le but de traduire des criminels devant la justice.D'ailleurs, souligne M.Graham, une commission royale d’enquête sur la violence dans l’industrie de la construction, qui a tenu ses audiences en 1973-74, n’a pas donné les résultats escomptés, et la situation.selon lui.est toujours la même, sinon pire, dans cette industrie.Les trois chefs de police reconnaissent d’autre part qu’il faudra à un moment donné informer la population de la province des paramètres généraux de l'enquête en cours, pour que les Ontariens puissent apporter une certaine collaboration à la police.Mais les autorités sont craintives: comment informer la population des diverses facettes du crime organisé sans blesser et vexer les mouvements de liberté civiles?En effet, les pistes que suivent les policiers à l'heure actuelle conduisent à quatre ou cinq groupes ethniques dont les activités illégales inquiètent les autorités.Le gouvernement, de son côté, est très hésitant à viser un groupe ou l'autre, ou même à parler de "crime ethnique ”, puisque ces minorités sont extrêmement sensibles et promptes à se défendre contre des attaques qu elles qualifient d'injustes et de racistes Le cardinal Conway est mort par Alain Woodrow BELFAST (Le Monde) — Le cardinal William Conway, archevêque catholique d’Armagh et primat de toute l’Irlande, est décédé le 17 avril, à l’âge de soixante-quatre ans.Souffrant depuis deux ans, il avait subi une opération de la vésicule biliaire il y a trois mois.Avec la disparition de ce prélat haut en couleur, chef spirituel de trois millions et demi de catholiques, se termine un chapitre de l’histoire d’une Église qui constitue un bastion de conservatisme dans le catholicisme universel."Big Bill’’, comme on l’appelait familièrement, avec une pointe de respect ou d’ironie selon qu’on l’admirait ou pas, était llrlandais-type.Ce colosse, né dans le ghetto catholique de Belfast, aîné d’une famille ouvrière de neuf enfants, aurait pu tout aussi bien devenir policier ou boxeur que.prince de l’Église catholique et romaine.Lors des premiers événements sanglants entre catholiques et protestants qui éclatèrent en août 1969, le taudis où est né un jour de janvier 1913 le petit William Conway a brûlé, avec beaucoup d’autres maisons de Fall’s Road.Ce petit fait a rappelé à l’opinion internationale que le cardinal primat de l’Église catholique de toute l'Irlande était d’abord un homme du Nord.Les Irlandais, ne Tont jamais oublié eux qui le surnommaient "the big man from the FAlls” (qu’on pourrait traduire librement par "le grand jojo de Belfast”).Cette origine pourrait bien expliquer la prudence dont ne s’était jamais départi Mgr Conway depuis son accession, en 1963.au siège primatial d’Armagh.Ce spécialiste du droit canon, qui, comme tout Irlandais qui se respecte, n’était pas dénué d'humour, détestait les mouvements contestataires, qu’ils soient de droite ou de gauche, et avait la hantise d’obtenir l’accord de tous en toutes circonstances.Sur le plan politique, c’était évidemment impossible dans une Irlande déchirée par la haine, et le cardinal Conway a toujours courageusement dénoncé la violence “d’où qu elle vienne” — de TIRA, dont il connaissait personnellement les chefs, ou de la police et de l’armée britannique en Ulster, qu’il avait violemment critiquées en 1973 pour avoir "étouffé des assassinats de catholiques”.Sur le plan strictement religieux — car il refusait obstinément de qualifier de "religieux” le conflit en Irlande du Nord, et nous déclara en 1976: “Il faudrait absolument trouver d'autres étiquettes que "catholique" et "protestant" pour décrire un conflit plus politique et "tribal" que religieux." Le cardinal Conway était le produit, très conservateur, de ses origines.S'il se montrait réaliste sur la “réalité protestante" de TUlster, il se méfiait beaucoup de l’oecuménisme et était un partisan inconditionnel du système d’éducation fondé sur la ségrégation, allant jusqu’à nous dire: "Des parents non chrétiens.mais se réclamant de l'humanisme, ne voudraient pas envoyer leurs enfants dans une école où Ton enseignerait le racisme.Alors, n'est-ce pas naturel pour des parents catholiques de souhaiter que leurs enfants soient élevés dans une école confessionnelle?" Sur le plan interne de l'Église universelle, enfin, ses positions résolument "centristes" lui avaient valu, beaucoup plus que les autres cardinaux non italiens, l’oreille de Paul VI.Il n'est que de rappeler d'ailleurs le rôle décisif qu'il joua, lors du troisième synode romain, dans le débat sur Tordinâtion éventuelle d’hommes mariés.Le 12 octobre 1971, le cardinal fit une intervention qui a fait basculer l'opinion de la majorité des pères vers le refus d’ordonner des hommes mariés.Si nous admettons un relâchement de la discipline actuelle, fit remarquer le primat irlandais, "en un temps record, le Saint-Siège sera bombardé de demandes spéciales pour ordonner "à titre expérimental" des nommes mariés plus jeunes.Les journaux et revues se demanderont: pourquoi peut-on ordonner un homme de cinquante ans et pas un homme de trente ans?Dans peu de temps, des hommes de vingt-quatre ans contracteront mariage le lundi et recevront l'ordination sacerdotale le dimanche suivant!" "UN D.E.C.OU UN BAC ET TE VOILA OFFICIER !” Officier en commençant.Tu as un D E C.ou un BAC?Ou tu termines tes études universitaires cette année?Les Forces armées canadiennes ont une tenue d'otficier pour toi et tous les avantages qui s en suivent: salaire tort avantageux selon tes capacités, un minimum de 4 semaines de conge payées dès la première année, possibilité de voyages et d études post-universitaires, responsabilités stimulantes .Conditions avantageuses.Une armée de volontaires comme la nôtre offre bien des avantages car elle est en concurrence avec ( industrie lorsqu il s agit de i engagement de diplômes et de spécialistes comme toi et moi Nous jouissons donc d une grande liberté d action .en plus d avantages materiels certains «LES FORCES ARMÉES SI LA VIE CANADIENNES T’INTÉRESSE fVyfr-W vou* otv qatiof'1 ir t'a part mtp Wi* pafvfptv 0iu su?*r*§ crtffTMPS oWprtes t)a?‘ps » a?'ii(1'f*'',,rs A(jr> »
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