Le devoir, 8 mars 1980, samedi 8 mars 1980
( Vol.LXXI — No 57 Faible neige et vents modérés.Maximum - 2.Montréal, samedi 8 mars 1980 ¦ ; 1 Un sondage CROP/Radio-Canada 41 %: NON: 32% OUI: Si la consultation populaire sur l’avenir du Québec avait été tenue au début de février, le NON l’eût emporté par 52% contre 41%.En même temps, la moitié des Québécois estiment que si le gouvernement Lévesque perd son référendum, voilà qui ne laissera espérer pour l’avenir que des changements constitutionnels tout au plus mineurs.Voilà deux des faits saillants du sondage pratiqué entre le 29 janvier et le 15 février, au coeur de la campagne électorale fédérale, conjointement par les maisons CROP et Radio-Canada et suivant l’échantillonnage employé habituellement par ce groupe de sondeurs (voir page 4) Les enquêteurs ont eu recours, cette fois-ci, non seulement à des entrevues personnelles (plutôt que téléphoniques), mais encore à une simulation du vote référendaire.Au cours de l’interview, chaque personne interrogée était priée de voter (secrètement) sur la question même que posera le gouvernement péquiste au référendum de juin et de déposer son bulletin dans une boîte de scrutin.Le procédé a l’avantage de réduire à presque rien le nombre habituel des «indécis».Cette fois-ci, ils ne s’élèvent qu’à 7%.Le résultat de ce mini-scrutin donne 52% de NON et 41% de OUI au projet du gouvernement.Chez les seuls francophones, en revanche, 48% annoncent qu’ils voteront OUI, contre 46% affichant le NON (et 6% d’indécis); chez les non-francophones, le NON l’emporte par 81% à 10% (9% d'indécis).Chez les jeunes de 18 à 24 ans, 56% sont partisans du OUI et 43% du NON, alors que dans tous les autres groupes d’âge, le NON l’emporte, par cinq points chez les 25-34 ans, par 15 points chez les 35-44 ans, par 17 points chez les 45-54 et par 24 points chez les plus âgés.Le NON l’emporte dans tous les groupes de scolarité, mais le OUI est d’autant plus populaire u’on est scolarisé.Le NON remporte ans tous les types de revenu, sauf chez ceux dont le revenu varie entre $20,000 et $30,000.où le OUI et le NON sont exactement nez à nez.Dans la région métropolitaine de Montréal (y compris les rives, nord et sud, immédiates), le NON obtient 54% des réponses contre 38% pour le OUI.Mais chez les seuls francophones de Montréal, le OUI remporterait par 51% à 41%.Dans le reste du Québec, le NON est majoritaire, à 51% contre 44%.Le seul autre sondage qui avait porté sur la «vraie» question référendaire, déposée le 20 décembre dernier à l’Assemblée nationale, est celui que produisait l’IQOP, fin décembre.Un sondage effectué par téléphone et qui donnait des résultats tout à fait comparables.On y recensait en effet 47% de NON, 37% de OUI et 16%> d’indécis; une fois ceux-ci répartis proportionnellement, le NON eût enregistré 56% des réponses, contre 46% Voir page 16: Un sondage Lévesque attendra avant de commenter SHERBROOKE (PC) — Le premier ministre du Québec, M.Rene Lévesque a refusé hier de commenter les résultats du sondage de la Société Radio-Canada sur la souveraineté-association.M.Lévesque a sèchement indiqué aux journalistes qu’il ne commenterait pas à fond les résultats avant d’avoir pris connaissance des détails du sondage.De même, à Québec, le ministre des Affaires intergouvemementales, M.Claude Morin, s’est refusé à tout com- mentaire sur ce sondage qui accorde une avance de 11% aux tenants du NON dans la campagne référendaire.M.Morin a précisé qu’il ne ferait aucun commentaire sur cette enquête ni sur les autres qui pourraient être faites dans les prochaines semaines.Quant au chef par intérim de l’Union nationale, M.Michel Le Moi-gnan, il a déclaré que ces résultats constituent un excellent départ pour les tenants du NON au Québec.Selon lui, le sondage est un reflet fidèle de Voir page 16: René Lévesque Un nouveau sommet Le taux d’intérêt à 18% aux USA Alors que le taux d’inflation approche maintenant 20%.aux Etats-Unis, lés taux d’intérêt ont atteint hier un sommet sans précédent dans l’histoire de ce pays.Plusieurs grandes banques américaines ont fixé leur taux préférentiel à 17%% une augmentation de % à 1%.Une importante institution financière de Chicago, Harris Bank and Trust, a voulu devancer la prochaine escalade en établissant son taux de base à 18%.un niveau qu’on croyait impensable il y a à peine un an.Le taux préférentiel est le taux demandé par tes banques à leurs meilleurs clients.Un taux de 17%% signifie que plusieurs petites et moyennes entreprises devront emprunter au taux annuel de 20%) environ.Craignant un contrôle direct du crédit par le gouvernement, les milieux financiers demeurent extrêmement nerveux.L’indice Dow Jones a de nouveau baissé à la bourse de New York, perdant huit points cette fois pour fermer à 821.Le département du Commerce a indi-ué que les prix de gros ont fait un bond e 1.5%) en février après avoir avancé de 1,6%> le mois précédent.Ces données confirment la tendance actuelle où l’inflation progresse au rythme annuel de près de 20%) dans l’ensemble de l’économie américaine.Signes encourageants, le chômage et le prix des aliments sont en baisse.La proportion des sans-emplois a diminue de 6,2% à 6% au cours de février alors aue l'indice d’augmentation du prix des aliments reculait de 0.5%) après avoir grimpé de 0,8% en janvier.Les taux d’intérêts records en vigueur aux États-Unis augmentent ia demande de billets verts sur les marchés monétaires internationaux.Le dollar a touché hier son cours le plus élevé de l’année 80 En contrepartie, l’or a glissé sous la barre des $600 clôturant à $598.50.La devise américaine était à la hausse par rapport à toute les monnaies européennes.Poursa part, le dollar canadien a perdu 17/100 pour s'arrêter à 86,35 cents américains.Les résultats de la balance des paiements ne sont pas aussi mauvais qu’on avait prévu.Cependant, même si l’inflation demeu-reu autour de 10% au Canada, les milieux financiers de ce côté-ci de la frontière se montrent fort inquiets de la tournure des événements aux Etats-Unis.Il ne fait au-Voir page 16: Taux d’intérêt A l’approche des élections législatives, les affrontements entre extrémistes de gauche et de droite se font plus fréquents à Téhéran Hier, phalangistes et fedayines se sont lancé des projectiles, notamment à l’aide de frondes, pendant plus de deux heures.(Photolaser AP) Important pont aérien et routier L’armée soviétique consolide son emprise sur l’Afghanistan KABOUL (d’après AFP, AP et Reuter) — Faisant la sourde oreille aux pressions occidentales destinées à trouver une solution à la crise afghane, les Soviétiques accentuent chaque jour leur emprise sur l’Afghanistan.Depuis jeudi, les troupes de l armée rouge reçoivent de nouveaux renforts.A l’aéroport de Kaboul, des Antonov déchargent équipement, ravitaillement et hommes de troupes.La présence de l’armée soviétique est de plus en plus apparente sur les routes et dans les villa- f;es autour de la capitale ainsi que dans es provinces.On estime que les Soviétiques ont établi un important pont aérien et routier pour ravitailler leurs forces en prévision d’une offensive de printemps contre la rebellion musulmane.En outre, l’armée soviétique a mis sur pied un pont aérien massif entre Kaboul et l’URSS pour évacuer les familles de conseillers soviétiques en Afghanistan, déclarait-on hier soir à Washington de source militaire américaine.Selon ces indications, plusieurs milliers de personnes ont déjà quitté l’Afghanistan au cours des dernières heures à bord d’avions de la compagnie Aeroflot.Le brusque départ de ces civils soviétiques pourrait signifier que l’armée soviétique s'apprête a lancer une grande offensive contre les rebelles afghans, estime-ton dans les milieux proches du Pentagone.L'Union soviétique a en effet commencé à renforcer les effectifs de ses troupes d'occupation en Afghanistan.Selon le département d’Etat, le nombre des soldats soviétiques est passé de 75,000 à 80.000 en Afghanistan, alors que les troupes stationnées du Coté soviétique de la frontière ont également augmenté de 25.000 à 30,000 hommes.Les experts militaires américains n’excluent pas que les effectifs de l’armée soviétique en Afghanistan atteignent plus de 130,000 hommes d'ici au printemps.D’autre part, un attentat à l'explosif revendiqué par une organisation de résistance afghane a sérieusement endommagé hier la villa abritant le consulat général d’URSS à Berlin-Ouest.L'explosion qui a soufflé les cloisons de lusieurs bureaux du rez de chaussée et risé les vitres des pièces d’un étage supérieur, n’a toutefois pas fait de victime, a indiqué la police ouest-allemande.À Kaboul, des témoins ont vu ces deux derniers jours de gros quadriréacteurs de transport IIyouchine-26 de la compagnie Aeroflot atterrir à un rythme régulier sur l’aéroport international et attendre leur déchargement les uns derrière les autres sur une piste annexe.On en a vu jusqu'à quatre à la queue leu leu Des dizaines de soldats soviétiques ont été vus depuis le terminal de l’aéroport, à 400 mètres de là.en train de transporter des centaines de caisses de bois dont on ignore le contenu.Ces caisses ont été embarquées à bord de camions et d'hélicoptères.Des chasseurs Mig ont fréquemment survolé les opérations à basse altitude.Par ailleurs, selon des journalistes étrangers qui ont pu approcher à 40 kilo-Voir page 16: Afghanistan Le PQ a donné le ton au débat ¦ Immense effort de marketing, déplorent les libéraux QUÉBEC — Les députés péquistes, parce qu’ils sont animés par une sorte de feu sacré et parce qu’ils jouissent d’une supériorité numérique à l’Assemblée nationale, auront finalement réussi au terme d’une première semaine à garder l’initiative et a donner le ton au débat sur la question référendaire.Ce débat qui a été lancé mardi par le premier ministre René Lévesque et le chef libéral Claude Ryan, s’est ouvert en effet sur un ton serein qui a persisté la semaine durant, à une exception près.Ce débat, les péquistes l’espéraient depuis des années, et manifestement ils sont arrivés préparés dans le moindre détail; beaucoup mieux que du côté libéral où l’essentiel des efforts ces dernières semaines avait été consacré au congrès d’orientation des 1 et 2 mars; beaucoup mieux aussi que l’Union nationale qui, ces dernières semaines, a vécu une autre déchirement qui s’est soldé cette fois par le départ de son chef, Rodrigue Biron.Cet effort de préparation s’explique du fait que le référendum est une initiative péquiste et que les membres du Parti québécois y voient le point culminant de leur action depuis la fondation du parti il y a 11 ans.Une équipe de fonctionnaires politiques travaillent en effet déjà depuis un certain temps à développer la thématique qui sera utilisée au cours du débat référendaire tant pour le débat sur la question que pour la campagne qui suivra par la suite.Les trois premiers jours du débat sur la question nous ont en fait montré le résultat de ce travail.Les interventions des députés péquistes sont fouillées, remplies de données et de statistiques puisées à bonne source, le plus souvent possible fédérales.Elles sont cohérentes et logiques, s'insérant dans un vaste ensemble, les unes venant compléter les autres.La thématique est assez simple.Les interventions sont d’une part regroupées par secteurs.Cette semaine on parlait d'économie, la semaine prochaine de constitution ou de développement culturel.Et dans chacun des secteurs, on aborde un certain nombre de thèmes, que depuis déjà un certain temps on utilise dans les discours péquistes.Les interventions faite cette semaine dans le secteur de l’économie en sont un bon exemple: L’exaltation de la confiance des Québécois en eux-mêmes tout d'abord.C’est ainsi qu’on a vu les ministres Landry et Joron faire le bilan des «richesses économiques» des Québécois avec un réservoir d'épargne de près de $100 milliards, des richesses naturelles enviées par les autres particulièrement dans le secteur économique.un capital humain absolument extraordinaire.qualifié, scolarisé.Avec tout ça derrière eux, pourquoi les Québécois auraient-ils peur de prendre en main leur devenir à 100 pour cent alors que déjà ils l'assument à 50 pour cent dans le système fédéral, dit-on.¦ Vient ensuite la dénonciation des politiques fédérales.Celles-ci ont desservi les Québécois parce que pensées pour les Ontariens et les autres provinces.À cet égard presque chaque intervenant a pu citer un.deux ou trois exemples pertinents des effets du fédéralisme, qui souvent se résument à dire que les emolois sont pour Voir page 16: Le débat culture & société % y-V y- M J Jocelyn Bérubé Comédien, violoneux, auteur-interprète.Jocelyn Bérubé fait un retour remarqué au cinéma et à la musique II joue dans le film de Micheline Lanctôt.Un Homme à tout faire, et il prépare un nouveau microsillon.Dans une entrevue au DEVOIR, l’artiste médite sur ses activités diverses.— page 21 Marie Savard Depuis vingt ans.elle écrit et chante: Marie Savard fait partie de la contre-culture et des féministes qui militent pour un monde autre De ce temps-ci.elle chante l'histoire des Filles du Roy sur la scène du Conven-tum.Dans une entrevue au DEVOIR elle raconte la genèse de «La Jaserie» et parle de son combat féministe — page 22 fÀ ¦ Un jour de prison de $25,000 d’amende pour Campbell et Brown — page 2 ¦ Hydro-Québec mettra en chantier un gigantesque siège sociale de $330 millions — page 3 ¦ Gerald Ford reviendra dans la course le 20 mars — page 7 ¦ Le taux de chômage au Québec restera élevéJusqu’en 1985, selon le MEER — page 9 ¦ Le caucus québécois à Ottawa: un éditorial de Michel Nadeau ¦ Les CRSSS ou l'essoufflement d’une réforme: un commentaire de Marie Laurier — page 14 _________________________ MAURICE LAMONTAGNE LA REPONSE AU LIVRE BLANC DU PO les éditions Internationale* alaln ntanke 2100.rueguy montreal 939-7452 2 ¦ Le Devoir, samedi 8 mars 1980 La sentence de Campbell et Brown Un jour de prison et $25,000 Clarence Campbell, ancien président de la Ligue nationale de hockey, a été condamné, hier, à une «symbolique» journée de prison et une amande de $25,000 pour conspiration en vue de verser un pot-de-vin au sénateur libéral Louis de Gonzague Giguère dans l’affaire Sky Shops.Le juge Melvin Rothman, de la Cour supérieure du Québec, a imposé exactement la même sentence à l'homme d’affaires Gordon Brown, des Bahamas.Après leur comparution, les deux hommes ont été conduits aux cellules du Palais de justice et, selon l’usage, ils devaient avoir fini de purger leur sentence assez tôt pour diner à la maison.Ils ont trois mois pour payer l’amende ou devront passer trois mois derrière les barreaux.Campbell et Brown avaient été trouvés coupables le 8 février, par un jury de la Cour supérieure, d’avoir conspiré pour verser $95,000 au sénateur Giguère en retour de l’exercice de son influence pour obtenir d’Ottawa le renouvellement du bail de la boutique hors-taxe Sky Shops Export Ltd, à l’aéroport international de Dorval.un autre jury avait acquitté en 1978 M.Giguère d’accusations de même nature.Ces verdicts contradictoires sont le principal argument de la défense dans un appel de la condamnation de Campbell et Brown.Le pot-de-vin aurait consisté en la vente, en 1972, d’actions de Sky Shops au sénateur Giguère à un prix inférieur à celui du marché.Il a revendu les actions, réalisant un profit de $95,000, dans une transaction liée au renouvellement du bail.La principale raison de la faible peine de prison imposée à Campbell, c’est sa santé chancelante bien plus que ses antécédents de boursier Rhodes, soldat, procureur spécial au procès de nazis accusés de crimes de guerre, et ae dirigeant de la LNH.«Sans son âge (75 ans), sa santé et autres circonstances spéciales, la sentence aurait bien pu être beaucoup plus sévère».La défense avait demandé une sentence avec sursis, tandis que la couronne voulait une peine de prison comme “xemple Avant de prononcer jugement, le juge Rothman a sermonné Campbell au sujet de l’intégrité des fonctionnaires et de la gravité de son délit qui entraîne une peine maximum de cinq ans de prison.«Une entente pour graisser la patte d’un membre du Sénat canadien en retour de son aide pour obtenir un contrat du gouvernement constitue un affront aux valeurs fondamentales de la société canadienne.Il faut le dénoncer le plus vigoureusement possible».Mais le juge a signalé que M.Campbell avait «de graves / f %> T~ .44 ?-¦ ic \ ¦'¦spww! .» -N / Clarence Campbell devant le Palais de justice de Montréal, hier.problèmes urologiques» et avait souffert de six attaques d'asthme en un an.Elles sont survenues sans avertissement et pourraient tuer Campbell s’il en subissait d’autres et qu’il n’était pas traité immédiatement.La nécessité d'imposer une peine sévère de prison ne justifierait pas une sentence inhumaine qui menacerait sa vie.Le juge a mentionné d’autres motifs de clémence: ¦ le sénateur Giguère a été acquitté.Bien que cette différence n’ait pu affecter le verdict du jury, la simple justice exige que l’on en tienne compte; ¦ la can 1ère de Campbell et de Brown indique que la conspiration a été une «déviation isolée» dans leur vie de citoyens respectueux des lois; ¦ Campbell a déjà subi beaucoup d’humiliation et de stress par la publicité autour de la poursuite, qui a duré cinq ans.«La honte d’une condamnation, en elle-même, sera probablement une grande punition pour l’accusé pour le reste de sa vie.» La preuve de la poursuite au procès a laissé croire que l’homme d’affaires Louis Lapointe, mort avant de pouvoir subir un procès en 1978, avait organisé le transfert des actions à M.Giguère.Lapointe, Campbell, Brown et un autre conspirateur non identifié, tous actionnaires de Sky Shops, avaient remis 5,000 actions de la société au sénateur Giguère pour $1 chacune en 1972.Les municipalités hésitent devant le programme d’assainissement des eaux QUÉBEC — Sans mettre en doute le bien-fondé des objectifs du programme d’assainissement des eaux du gouvernement du Québec, les municipalités, de même que les producteurs agricoles et l’industrie, ont à l’unisson hier dénoncé ses modes d’application.Mme Marcelle Trépanier, maire de Valleyfield et administrateur de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), a été le chef de file d’une salve de remontrances sévères dirigée vers le ministère de l’Environnement, responsable du programme d’assainissement, lors d’un panel dans le cadre des assises annuelles de l’Association québécoise des techniques de l’eau (AQTE).L’UMQ ne donne pas encore son accord à la création d’une Société québécoise d’assainissement des eaux, annoncée la veille par le ministre de l’Environnement, M.Marcel Léger, et qui serait la tête de pont du programme sur tout le territoire.L’organisme réclame de plus une rencontre entre ses représentants et ceux des ministères des Affaires municipales et de l’Environnement, afin d’élaborer conjointement les rôles de chacun dans ce programme devant entraîner des investissements publics de $6 milliards au cours des 10 prochaines années.«Le projet de loi proposant la création d’une telle société d’Etat conserve encore trop d’inconnues pour que l’UMQ l’accepte d’Etat conserve en- core trop d’inconnues pour que l’UMQ l’accepte d'emblée, a-t-elle dit.Par ailleurs, la possibilité de répercussions négatives sur des réformes en cours ou des législations actuelles, notamment sur la fiscalité, l’aménagement du territoire ou les ententes intermunicipales, nous invite a la plus grande réserve».Alors que la Loi des cités et villes consacre la responsabilité municipale en matière d’assainissement, la création d’un pallier supérieur d’intervention risque de ne laisser aux autorités municipales qu’une charge fiscale additionnelle, sans qu’elles puissent assumer la responsabilité décisionnelle qui en est normalement le corollaire immédiat.«Nous réclamons que la participation des municipalités aux programmes de depollu-tion soit proportionnelle aux ressources financières et que les programmes soient véritablement adaptés aux problèmes locaux.Le gouvernement ferait preuve d’un singulier cynisme s’il venait contredire les principes de sa dernière réforme en matière de fiscalité municipale», a ajouté Mme Trépanier.Elle a aussi souhaité plus de considération pour les élus locaux et rappelé que rien n’est plus détestable que le simulacre de l'autonomie.M.Léger avait jeudi précisé que la nouvelle Société respecterait l’autonomie des municipalités et que celles-ci, ainsi que tout organisme concerné, auraient Pendant que la grève se poursuit chez Bell et Asbestos Nouveau contrat pour les mineurs du Lac d’amiante Les Métallos de la mine Lac d’amiante, à Thetford, ont accepté hier dans une proportion de 60% les dernières propositions de leur employeur, ce qui a évité une grève dans cette mine et créé un modèle de règlement qui pourrait ser- vir ailleurs dans cette région, actuellement touchée par deux autres conflits de travail.La nouvelle convention collective de trois ans fera passer le salaire moyen de $9.34 l'heure à $13.65, soit une augmentation de plus de 40%, si Entente de principe chez les enseignants de cégep de la CSN La Fédération nationale des enseignants québécois (FNEQ), affiliée à la CSN, vient de conclure une entente de principe avec le gouvernement et (es directions des cégeps.La FNEQ représente 9,000 enseignants regroupés dans 40 cégeps.Elle juge que le règlement est « relativement satisfaisant» et les instances de négociation dans les collèges en seront saisies au cours du week-end.Mercredi, une entente était intervenue entre les 1,819 autres enseignants de neuf cégeps affilies à la CEQ qui se prononcent ces jours-ci sur le règlement proposé.Les négociations entre la FNEQ, qui ont été plutôt ardues, avaient été interrompues vendredi dernier mais avaient repris dès le début de la semaine au moment même où une consultation sur de nouveaux moyens de pression s’amorçait dans les syndicats locaux.Comme ce fut le cas pour les enseignants affiliés a la CEQ, les points qui demeuraient en (itige touchaient la sécurité d’emploi, l’éducation des adultes, le comité de sélection et l’autonomie des départements.Université de Montréal Les perspectives delà démocratie en Amérique ire ¦ ¦ latine Conférences organisées par le Groupe de recherches sur l'Amérique latine le mardi 11 mars 8 16 30.à la salle 3295 du Pavillon Lionel-Groulx Démocratie et classe ouvrière en Argentine Francisco Delich Directeur du Conseil latino-américain des sciences sociales (CLACSO) Juan Carlos Torre Chercheur à l'Institut Torcuato di Telia (Buenos Aires) le lundi 17 mars à 16 30, à la salle 3295 du Pavillon Lionel-Groulx L'origine des classes sociales en Amérique latine Luis Bate Professeur à l'Ecole nationale d'anthropologie de Mexico le mardi 16 mars à 16 30.a la salle 3295 du Pavillon Lionel-Groulx Les causes du maintien de la démocratie à Costa Rica Daniel Camacho Directeur de la Faculté latino-américaine des sciences sociales (FLACSO) le mardi 25 mars à 16 30.à la salle 3295 du Pavillon Lionel-Groulx Modes de développement et politique d’ouverture en Amérique latine Jorge Graciarena Directeur de la division de développement social de la CEPAL le coût de la vie atteint les sommets prévus par les négociateurs.En réalité, les augmentations fixes sont de l’ordre de 3% par année mais la clause d’indexation des salaires couvrira les augmentations annuelles du coût de la vie, sans plafond.La nouvelle convention collective des mineurs du Lac d'amiante fera passer les prestations de retraite de $7 a $12 par mois pour chaque année de service.Un employé ayant cinq ans d’ancienneté verra ainsi son fonds de retraite augmenter de $720 par année en contributions de l’employeur.L’entente de principe, ratifiée hier matin, prévoit d’autre part l'instauration d’un régime de soins dentaires entièrement payé par l'employeur.Hier soir, les négociateurs des métallos de la FTQ tentaient d’élargir les termes de ce règlement à leurs membres syndiqués de la mine Bell, en grève depuis quelques jours.S’il est possible que ce règlement serve de modèle à la mine Bell à cause de la similitude des demandes syndicales des deux unités de métallos, il semble moins sûr que les 1,400 grévistes (CSN) de la Société Asbestos l’acceptent si on le leur offrait.Selon le président des mineurs de T Asbestos, M.Oliva Lemay, «ce règlement aurait de grandes chances d’être rejeté chez nous».M.Lemay a expliqué hier que «le règlement monétaire» pourrait toutefois servir de modèle car, a-t-il dit, «il faudra évaluer si l’obtention de 2% de plus en salaire vaut plusieurs mois de grève».Mais, a-t-il poursuivi, les demandes normatives des syndiqués CSN de la Société Asbestos sont trop différentes pour être réglées sur la base de l’entente intervenue au Lac d'amiante avec les Métallos de la FTQ.Les 1,400 mineurs de la CSN demandent une réduction de la sous-traitance pour limiter ce phénomène au secteur de la construction; ils proposent un ajustement mensuel des salaires et son intégration aux échelles; en sus de cette indexation sans plafond, les mineurs réclament une hausse nette de 5% par année, qui pourrait bien se limiter aux 3% obtenus au Lac d’amiante, comme l'a laissé entrevoir M.Lemay.Les syndiqués veulent en outre être payés pendant 15 jours lorsque l’employeur les met à piea à cause d'un sur- plus de stock, «question de jeter les bases d’un salaire annuel garanti», a dit M.Lemay.Dans le domaine de la sécurité-santé, le syndicat entend dépasser les dispositions de la loi 17: autrefois, en cas de danger, ses membres pou- vaient débrayer sans pénalité.La loi en impose désormais, ce qui constitue un «recul pour nous».l’occasion de faire entendre leur point de vue en commission parlementaire, après le dépôt du projet de loi.«Ma ville fut la première à signer un protocole d’entente avec les Services de protection de l’environnement dans le cadre du programme d'assainissement des eaux, a-t-elle dit.Et c’est le résultat de cette expérience que nous voulons transmettre à l’AQTE.Avant de donner leur assentiment, les maires et conseillers veulent savoir à quoi ils s’engagent, et ce, pour le plus grand Bien de leurs citoyens qui, en dernier ressort, devront payer l'addition».M.Jean-Marie Moreau, de Verchères, président de l’Union des conseils de comté (municipalités rurales), a essentiellement dit que le monde municipal était très inquiet de l’aspect technique du programme d’assainissement des eaux, et qu’il était essentiel qu’il sache ses pouvoirs décisionnels dans cette opération.L’Union suggère que le gouvernement étudie de nouvelles avenues fiscales avec les municipalités avant de créer une nouvelle société d’Etat qui menace leur autonomie.Aux yeux de M.François Côté, économiste à l’Union des producteurs agricoles (UPA), les entreprises agricoles, les petites surtout, sont aux prises depuis six ans avec des situations inacceptables dans le règlement et l’application des normes du ministère.Il a énuméré quatre situations bien concrètes avec lesquelles les producteurs agricoles doivent composer, allant de l'inéquité dans l’application du règlement jusqu’à l'absence de subventions gouvernementales, en passant par une réglementation qui devance la technique et qui, d’autre part, ouvre la voie à l’arbitraire.L’UPA réclame notamment des comités régionaux de l’Environnement comme soupape au sentiment de révolte des agriculteurs.Enfin, M.Jean Choquette, directeur de l’ingénierie à Gulf Canada, a expliqué le mutisme de la grande industrie en matière ae dépollution par le fait qu’elle sont toujours perdante lorsqu'elle dévoile ses projets d’assainissement.Il a de plus, sur un ton à la fois humoristique et sarcastique, dénoncé l’attitude des fonctionnaires de l’Environnement dans l’implantation de leurs programmes.Plut tôt, M.André Perrault, président sortant de l’AQTE, avait dévoilé les grandes conclusions d’une étude sur les impacts économiques du programme d'assainissement des eaux, basées sur des investissements publics de l’ordre de $1.2 milliard au cours des quatre ou cinq prochaines années.Selon l'organisme, il y a risque grave de pénurie au niveau des ingénieurs conseils, dont le nombre actuel est de 120 dans le domaine des techniques de l’eau, alors que la demande devrait se situer à 192 ingénieurs sanitaires.Ce groupe sera appelé à se partager $215 millions, soit quelque $50 millions par année.Les équipements d’interception, un marché annuel de $30 millions, posent également problème, non pas au niveau de la fourniture mais plutôt à celui de l’origine de ces équipements, essentiellement en provenance d’entreprises situées hors du Québec.Selon l’AQTE, la fabrication québécoise de tels équipements n’est que de 25% et est axée sur une technologie simple et conventionnelle.Il a également déploré l’absence de normes pour la formation académique de base des opérateurs d’équipement, 25%> seulement des opérateurs actuels d’usines de filtration ou d’épuration ayant suivi des cours spécialisés.Dans le futur, le Québec aura besoin de quelque 450 à 500 de ces techniciens.ÊTRE DEUX.Pour vraiment apprécier lea plaiaira de la vie, ii taut être deux Service de rencontres réputé établi à Montréal depuis 1966.pour personnes libres et sérieuses Dépliant gratuit ou consultation gratuite.282-0058 ouvert de 1 P M à 9 P M lundi au vendredi RENDEZ-VOUS 1117 ouhi, Ste-Catharlnv •uHa 10S, Montrait 92.5 FM Eadiothon Le 2ième Radiothon annuel de souscription pour appuyer FO.S.M aura lieu à partir de midi, le samedi 8 mars jusqu a 18 h le dimanche 9 mars.Encore une fois, syntonisez CFQR 92,5 FM.Ecoutez de toutes vos oreilles et téléphonez le coeur sur la main pour appuyer votre orchestre symphonique.Souscrivez à FO.S.M.en composant: 273-6311 SOUSCRIVEZ A LO.SJVL LES 8 ET 9 MARS.¦i Le Devoir, samedi 8 mars 1980 ¦ 3 «mm» wtmq mm mm- mm- \ I mm wm mm fj mm ami ï $ René Lévesque à Sherbrooke En prônant le NON, les libéraux sont «le type même du colonisé» La cabine d'un camion se tient en équilibre sur le parapet du pont du lac Washington, après avoir défoncé le garde fou hier, à Seattle Le conducteur du camion s'en est tiré avec des blessures mineures après être tombé d une hauteur de 20 pieds dans la baie Portage pour ensuite regagner la berge à la nage SHERBROOKE (PC) -Les libéraux qui prônent le NON au référendum sont le type même du colonisé, a soutenu, hier, le premier ministre du Québec, M.René Lévesque.Prenant la parole lors d’une conférence de presse au cours de laquelle une centaine de personnalités de l’Estrie ont annoncé leur adhésion au OUI, M.Lévesque a clairement identifié le député de Gatineau, M.Michel Gratton, comme un «exemple parfait du colonisé» à cause des propos qu’il a tenus en Chambre jeudi M.Gratton avait alors soutenu qu’il refuserait toujours la souveraineté pour le Québec.Après avoir dénoncé le «talent de comédien» du député de Gatineau, le premier ministre a ajouté: «Il n’a pas dit qu’il n’était pas prêt pour la souveraineté, mais qu’il ne la voudrait jamais».Au cours de sa tournée dans les Cantons de l’Est, après i t une semaine de débats à l’Assemblée nationale sur la question référendaire, M.Levesque n'a pas cache sa satisfaction de sortir de la Chambre pour reprendre contact avec «la véritable santé du Québec».Une centaine de personnalités de cette région ont profité de la présence du premier ministre et du ministre du Travail, M.Pierre-Marc Johnson, pour annoncer leur adhésion au OUI.Le groupe comprenait M.Yves Martin, recteur de l’université de Sherbrooke, M.Gérard Chapdelaine, député cré-ditiste de Sherbrooke à Ottawa de 1962 à 1965, et M.Adélard Larose.candidat cré-ditiste au provincial en 1976.Pendant ce temps, deux maires de la Communauté urbaine de Québec (CUQ) annonçaient leur adhésion au OUI.Les maires Y van Dubé de Bélair et Jean-Marie Beau-lieu, de Loretteville, présentaient eux aussi à la presse ré- gionale quelques uns de leurs collègues du conseil municipal et des hommes d’affaires de leur localité qui poursuivent la même démarche.Le maire de Bélair, M.Yvan Dubé, a fait valoir qu’il n’aimerait pas se retrouver dans la situation où sa municipalité ne pourrait adopter ses règlements qu’en français, comme c’est encore le cas présentement.Il craint qu'un «fanatic Canadian» ne conteste la validité des règlements de sa ville parce qu’ils ne sont rédigés qu’en français.M.Dubé faisait allusion au citoyen de Jo- liette, M.André Valois, qui a intenté des procédures contre la municipalité pour faire casser le règlement de zonage, parce que rédigé en français seulement.Pour sa part, le maire de Loretteville, M.Jean-Marie Beaulieu, qui avait déjà pris position en faveur de la cause souverainiste, partage l’opinion de son collègue, tout en ajoutant la «frustration» qu’il dit avoir vécue dans ses relations avec les canadiens anglophones du temps qu'il détenait la présidence nationale des Jeunes Chambres du Canada français.Hydro-Québec mettra en chantier dans un an un gigantesque siège social La Société Hydro-Québec, qui est déjà la plus grosse compagnie canadienne, mettra en chantier dans un an, à Montréal, le plus important siège social que la Métropole ait connu, ont annoncé conjointement hier le président du Conseil d’administration d'Hvdro-Québec, M.Lucien Saulnier, et le ministre québécois des Ressources et ae l’Énergie, M.Yves Bérubé.L édifice actuel d’Hydro-Québec, malgré ses 21 étages, est maintenant beaucoup trop petit pour loger tous les services du siège social de la société d’État et de ses deux fi- liales, la Société d’Energie de la Baie James et Hydro-Québec International.C'est pourquoi elle entend regrouper son personnel dispersé dans 17 édifices au sein d'un nouveau complexe à bureaux qui sera construit par étapes et qui devrait couvrir une superficie totale de 330,000 mètres carrés dans 25 ans.Cela représente, selon M.Saulnier, trois fois le volume de la Tour de la Bourse et c’est plus grand que l'ensemble de la Place Ville-Marie ou du complexe Desjardins.M.Saulnier n’a pas voulu donner de précision sur l'emplacement de ce nouvel édifice sinon pour dire qu'il sera situé dans le centre-ville de Montréal «en tenant compte des objectifs de développement définis par la ville».Il coûtera $330 millions en dollars de 1980 et M.Saulnier ne prévoit pas de difficultés pour en financer la construction.M.Bérubé a expliqué de son côté qu'Hydro-Québec avait retenu cinq sites pour l’évaluation finale et que le choix définitif devait etre fait le mois prochain.L’immeuble accueillera au départ quelque 6,000 employés et ce nojnbre devrait doubler, prévoit-on, d’ici 25 ans.C’est pourquoi l’édifice sera construit par étapes.Cette annonce aura volé la vedette à la deuxième session de la Table de concertation sur l'économie de Montréal, une structure de consultation qui réunit les représentants de Montréal, du gouvernement québécois et des principaux acteurs socio-économiques.L’assemblée s’est réjouie, paraît-il, de constater que les immeubles à bureau ae première catégorie sontprésente-ment occupés à 97% dans la métropole et que de nouvelles Le désir de la connaissance doit primer le contenu (Fernand Séguin) «Ce que l’on transmet de plus précieux, c’est le désir de la connaissance, non pas le contenu.Une fois ce désir acquis par l’élève, il risque moins de devenir un robot.» C’est ce qu'a affirmé hier le vulgarisateur scientifique Fernand Séguin, lors du congrès de l'Association québécoise pour les enfants ayant des troubles d’apprentissage (AQETA).Soulignant que la base consistait a apprendre à lire, à écrire et à compter, M.Séguin a affirmé que les priorités des programmes d’enseignement devraient porter sur «la connaissance de soi, de son corps, du monde qui nous entoure.et des rouages de la société.Dans mon temps, les gens n'apprenaient ce que c’était un syndicat qu’au moment où ils signaient leur carte d'adhésion.» v Le scientifique, qui a commencé à réaliser des émissions à la radio en 1947 et a reçu l'an dernier le prix Ka-linda pour l'ensemble de son oeuvre de vulgarisation, estime par ailleurs que «le bon éducateur est celui qui cultive les différences et l'indépendance d'esprit chez ses élèves».Ces bons éducateurs sont une minorité, ajoute-t-il, mais ce sont eux qui comptent le plus.En réponse à la remarque d'un auditeur, M Séguin a affirmé que l'éducateur incluait «évidemment» les parents.«Ils sont le grand catalyseur», a-t-il dit.Mais un système où chaque élève tend vers l’autonomie est «quelque chose de très difficile à administrer pour un technocrate du ministère de l’Éducation».Il dit regretter que le seul endroit où il semble possible d’inculquer un sens de l'autonomie à l'enfant soit l’école privée.Par contre, le MEQ a demandé il y a quelques mois à M.Pierre Dansereau, que M.Séguin a qualifié de «plus grand écologiste que le Québec ait produit», de collaborer à la création de manuels et de films.«Quand même, ça bouge», a admis M.Séguin.«Tout seul dans mon bureau, il m’arrive de penser que tout va mal, que la pollution est partout et que les gens sont indifférents.Mais quand j'en rencontre, je sens chez eux de la chaleur humaine et de cette qualité qu’on appelle la bonne volonté».Une dame a raconté qu’à l'âge de 14 ans elle pleurait après ses cours de physique et de chimie mais qu'en entendant M.Séguin à la télévision elle comprenait beaucoup mieux.Or le matin, dans un des ateliers du congrès de l’AQETA, il était question de Piaget et «je rageais».«J’entendais des mots mais je ne comprenais pas, et j’ai fini par me déchausser», a-t-elle dit pour expliquer que les conférenciers la faisaient suer.«Il aurait fallu absolument qu'on donne des exemples concrets.» En réponse, M.Séguin a souligné l’importance d’ «un maximum de clarté et d’une bonne dose d’humilité» dans l’enseignement.«Il est facile d’éblouir avec une terminologie savante.Le désir de ne pas impressionner son auditoire, c'est très important.C'est une question non de compétence mais d'amour pour les sujets qu’on enseigne.» Une autre intervenante a cependant affirmé qu’il était bon de vivre des situations où on ne comprend pas car, «si on comprend tout le temps, on ne comprendra pas ceux qui ne comprennent pas».M.Séguin a admis que c’était là une façon «tonique» de voir l'éducation mais que le défaut de compréhension ne pouvait ê-tre bon qu’un certain temps.Pour M.Séguin, qui est biologiste, il est regrettable que les jeunes gens sortant de l’école secondaire et allant pour une bonne part travailler en usine ne soient pas informés à l’embauche des dangers qu’ils courront en gagnant leur vie.Plusieurs maladies industrielles, a-t-il ajouté, ont une période d’attente de 20 ans avant de se déclarer.Donnant en exemple la poussière dans les moulins d’amiante, il a affirmé qu’il était très possible d'améliorer les milieux de travail, «d’autant plus que les compagnies sauront qu’elles sont surveillées»._ Les révolutions violentes ne peuvent pas changer l’ordre des choses car «on revient toujours au point de départ» et c’est pourquoi il fonde ses espoirs sur des évolutions individuelles, chez chaque individu dans sa conception du monde.mises en chantier deviennent nécessaires.Ses membres ont prié le gouvernement canadien de donner suite à ses promesses électorales et de mettre enfin en chantier le complexe Guy Favreau.On s’est aussi réjoui des travaux de $300 millions qui doivent être bientôt effectués pour le prolongement du metro et pour l’épuration des eaux.L’autre grand sujet d’attraction aura été le regain d'activité du port de Montréal qui a rejoint pour la première fois le niveau d’activité qu’il avait atteint avant son déclin, en 1956.Les participants se sont penchés surtout sur la nécessité de trouver de nouvelles aires de stockage pour les conteneurs dont le trafic atteint déjà le niveau prévu pour 1985, aux dires de M.Bernard Landry, ministre d’État au Développement économique du Quebec.C’est pourquoi l’assemblée a demandé que l’administration du port établisse d’ici trois mois un plan pour dégager tous les espaces qui peuvent être affectés au stockage des conteneurs en amont au pcnt-tunnel Lafontaine.Pour ce qui est des possibilités d'expansion en aval du pont-tunnel et jusqu'à Pointeaux-Trembles, un groupe de travail doit soumettre un projet de développement d’ici un an en portant une attention particulière aux conflits d’utilisation de l’île Sainte-Thérèse et à l’intégration au tissu urbain.Ce comité doit aussi présenter un rapport intérimaire dans trois mois.De façon générale, les participants se sont mis d’accord pour souhaiter que l’administration portuaire de Montréal aie plus d’autonomie par rapport au Conseil des ports nationaux du Canada.Lin comité de fonctionnaires doit préparer à cet égard un projet de structure décentralisée susceptible de redonner plus de dynamisme à l’administration locale.Enfin, l'assemblée a aussi étudié le problème des espaces industriels vétustes de la ville de Montréal en vue de trouver un moyen de les rénover et de les rendre plus concurrentiels par rapport aux parcs industriels de banlieue.On a notamment résolu d’entreprendre des négociations avec Ottawa pour inclure dans les ententes Canada-Québec un volet spécial sur la rénovation des espaces industriels intra-urbains.En vertu de cette entente, les deux paliers de gouvernement s’entendraient pour acheter des terrains, remembrer des ilôts industriels, réorganiser des rues, faciliter le transport lourd (etc.) de façon à créer des parcs industriels urbains à forte densité.Dans le domaine du transport, les participants à la table ont souhaité que le gouvernement fédéral endosse la fusion de Québécair et de Nordair et que cette nouvelle compagnie unifiée aie son siège social à Montréal.Pour fêter les femmes À travers les manifestations et festivités de tous genres qui auront lieu aujourd’hui partout à travers la province pour souligner la journée internationale des femmes, les Québécoises réfléchiront non seulement sur leur situation mais rendront hommage aux travailleuses qui ont lutté pour améliorer leurs conditions de vie et de travail.Le 8 mars 1910, lors du congrès de la deuxième Internationale socialiste, l’Allemande Clara Zetkin réussit à faire accepter que cette date soit proclamée journée internationales des femmes en souvenir de la grève déclenchée à New York le 8 mars 1857 par les travailleuses du textile de Lower East Side.La présidente du Conseil du statut de la femme, Mme Claire Bonenfant, propose à la réflexion des groupes de femmes du Québec le thème suivant: «Nos conditions de vie sont-elles meilleures que l’an dernier sur les plans individuel et collectif?» Elle souhaite que cette fête génère une plus grande solidarité des femmes du Québec autour de leurs justes revendications.Sous le thème «Toutes ensemble», les comités de la condition féminine de la CSN, de la CEQ et quelque 25 groupes de femmes organisent aujourd’hui à Montreal un midi-minuit qui a lieu au pavillon Judith-Jasmin de l’UQAM.Il y aura projections continues de films et de vidéos, expositions d’oeuvres féministes dans le foyer du théâtre Alfred-Laliberté, foire du livre et lancement de trois nouveaux titres des éditions du Remue-Ménage: un récit-vérité: Il n’y a pas lieu, madame.d’Isabelle Robert; A ma mère, d ma mère, d ma mère, d ma voisine, par Dominique Gagnon, Louise Laprade, Nicole Lecavalier et Pol Pelletier et Si Cendrillon pouvait mourir, par un groupe de femmes de Thetford Mines.En plus de kiosques d’information, de pièces de théâtre pour enfants et adultes et d’une soirée dansante, il y aura cet après-midi, à 14 h, deux débats publics: un premier, où les femmes sont particulièrement invitées et dont ie thème est «l’unification du mouvement des femmes» ; un second, qui intéressera surtout les hommes, portera sur le rôle de ces derniers dans la lutte contre l’oppression des femmes.Au Centre Saint-Pierre, au 1212 rue Panet, salle 100, le Groupe Solidarité-femmes organise une rencontre d’échanges et un souper-partage.Dans la soirée, Mme Hélène Pelletier-Baillargeon fera une communication sur le thème: «La vie politique façonnée par et pour nous».DON DE SANG, DON DE VIE + Heures d'ouverture: du lun; au Mm; da 5h30 à minuit.Farmé la dlmancha gastronomie italienne 2040, St-Denis, Montréal réservations' 844-5083 La collection Santé: une lecture pour tous Vient de paraître La collection «Santé» repose sur une idée simple: la santé représente un capital d’une valeur inestimable, que chacun doit savoir gérer à bon escient.Il faut donc que le grand public soit informé et les médecins doivent assumer cette information.La voici, à la portée de tous.LES MALADIES DES POUMONS Docteur Edouard Arnold I>es maladies du système respiratoire constituent un chapitre important de la médecine.Elles sont en effet fréquentes, tant celles qu'apporte la froide saison — pneumonie, broncho-pneumonie, bronchite — que celles qui se sont bien installées — asthme, bronchite chronique — et se rappellent toute l'année au souvenir du patient.Chaque cas est différent et le lecteur ne devra pas s'identifier à la lettre avec la description de la maladie qu'on lui aura révélée Pour chaque tvpe de maladie, tous les types d'évolution sont possibles, même pour le mal’ le plus grave, une guérison existe, conclut le docteur Edouard Arnold.ÇCf Collection Santé TITRES DÉJÀ PARUS: LES MALADIES VÉNÉRIENNES Professeur Paul Laugier Les maladies vénériennes ou maladies sexuellement transmises sont trop souvent méconnues et l’ignorance du public en ce domaine contribue à leur recrudescence actuelle.160 pages LES MALADIES ALLERGIQUES Docteur Jean-Pierre Girard Les maladies allergiques représentent un mode particulier de réaction de l’organisme humain à toutes les substances avec lesquelles il peut entrer en contact.176 pages i L’INFARCTUS DU MYOCARDE * ( XXII CT K )N SAN If TROUBLES CIRCULATOIRES ET ARTÉRIOSCLÉROSE Docteur Bernard Krahenbuhl Artériosclérose, troubles circulatoires, gangrène, infarctus, attaques, prévention, tels sont les mots clés évoqués par ce ouvrage.144 pages L’INFARCTUS DU MYOCARDE Docteur Antoine Bloch L’essentiel de ce livre vise à expliquer les moyens de prévenir l’apparition de cette maladie en analysant les «facteurs de risque»: hypertension, tabac, hypercholestérolémie, stress psycho-sociaux.144 pages les éditions la presse 7.rue Saint Ja< ques Montreal (Québec) H2Y IK9 ( / ) 141 2M.VHQ81 BON DE COMMANDE A retourner «un Editions I«a Presse.T, rue Saint-Jm ques, Montréal, l* Q H2Y IK9 Veuillez me faire parvenir le ou les livres: ( ) Les maladies des poumons $6 ( ) L'infarctus du myocarde $6 ( ) I-es maladies allergiques $6 ( ) Les maladies vénériennes $6 ( ) Troubles circulatoires et artériosclérose, $6 NOM.ADRESSE.VILLE.-.PROV.CODE POSTAL.TÉL.„ ., .Veuillez porter à mon compte.Ci-joint mon cheque ( ) r mandat postal ( ) Visa-chargex # .payable aux Édition* La Pr*«M Master-charge*.COURS DE MATHEMATIQUES Enseignement par correspondance Quelque soit le genre d'études dans lesquelles voiis êtes engagés, nous pou-• vons vous offrir une garantie absolue.de réussite Des institutions et des associations aussi prestigieuses que les suivantes font appel à nos services: • l’A.E.P.(École Polytechnique) • l’A.E.C.Ü.H.E.C.(Hautes Études Commerciales) • Collège Jean-de-Bréboeuf Les résultats obtenus par nos étudiants témoignent de la qualité nette ment supérieure de notre mode dénseignement.h "° ¦ .t Pour renseignements: Les Éditions Campus Inc.tél.: 271-2141 4 ¦ Le Devoir, samedi 8 mars 1980 le sondage CROP/Radio-Canada Les Québécois et la question référendaire Radio-Canada, avec le concours du Centre de recherche sur l'opinion publique, a réalisé un sondage sur la question référendaire et les intentions de vote des Québécois entre le 29 janvier et le 15 février.Un échantillon probabiliste fut tiré à partir de la liste électorale fédérale par CROP.Échantillon de départ comprenait 1,500 noms d'électeurs.L’échantillon réel, une fois retirés les noms hors-échantillon, comprenait 1,264 électeurs.De ce nombre, 906 personnes ont accepté de répondre au sondage, soit un taux de réponse de 72% pour le Québec (79% à l’extérieur de Montréal et 62% à Montréal).Fait notable et important: les entrevues ont été faites au domicile des répondants Pour Radio-Canada, Mme Hélène Robillard-Frayne, du Service des recherches, a assuré la responsabilité de l’enquête.Pour CROP, Claude Gauthier a dirigé le sondage.Nous reproduisons ici de larges extraits qui résument les faits saillants et les conclusions du sondage dont les résultats ont été diffusés hier soir à Ta radio et à la télévision de Radio-Canada.Opinions face au contexte politique général ¦ Presque Les deux-tiers des Québécois (63%) ont une évaluation negative de la situation actuelle au Québec.¦ Néanmoins, un peu plus de la moitié des Québécois (52%) sont satisfaits au gouvernement actuel du Québec.¦ M.Lévesque est le cnef de parti que le plus grand nombre de Québécois (44%) considèrent comme le plus apte à diriger le Québec.En fait, M.Lévesque à lui seul est plus populaire que M.Ryan (34%), M.Biron (3%) et M.Samson (1%) réunis.¦ Entre le 29 janvier et le 15 février, le Parti libéral était le parti le plus populaire, et par une assez bonne marge: un peu plus delà moitié des Québécois (52%) auraient voté pour le Parti libéral alors qu’un peu plus du tiers (36%) auraient voté pour le Parti québécois.Il n’y a plus que 2% des Québécois qui auiaient voté pour l’Union nationale et 2% pour le Parti créditiste.Il n’y a que 6% d’indécis, ceci sans doute en bonne partie grâce au fait que les entrevues étaient effectuées à domicile et qu’une boîte de scrutin éteit utilisée lors de la question sur l’intention de vote s’il y avait une élection.Le référendum et ses suites a) La question ¦ Plus des deux tiers des Québécois (70% ) disaient avoir entendu parler - entre le 29 janvier et le 15 février — de la question que le gouvernement du Québec veut poser lors du référendum.¦ Les quatre aspects de la souveraineté-association mentionnés dans la question — les impôts (78%), les lois (69%), les relations extérieures (65%).la monnaie (59%) — sont connus de la majorité des Québécois.¦ Un peu plus de la moitié des Québécois (54%) croient que le gouvernement du Québec s’est engagé, s’il gagne son référendum, à tenir un deuxième référendum.¦ En général, un peu plus de la moitié des Québécois évaluent positivement la question par rapport aux divers aspects qui leur étaient mentionnés: honnête, claire.¦ D’autre part, un peu plus de la moitié des Québécois (54%) considèrent que la question devrait être modifiée.¦ Parmi les éléments de la souveraineté-association mentionnés dans la question référendaire, ceux qui sont reliés à l'association (l’association économique, la monnaie) reçoivent l’appui d’un plus grand nombre de Québécois que ceux qui sont reliés à la souveraineté (les lois, les impôts, les relations extérieures).¦ Les trois quarts des Québécois (74%) se disent d’accord avec l’idée d’un deuxième référendum.b) Le vote Entre le 29 janvier et le 15 février, un peu plus de la moitié des Québécois (52%) auraient voté «Non» à la question référendaire et environ les deux cinquièmes (41%) auraient voté «Oui».Encore ici, le nombre d’indécis est très bas: 7%; Ceci est sans doute dû en bonne partie au fait que les interviews étaient effectuées à domicile et qu’une boite de scrutin était utilisée à la question sur l’intention de vote référendaire.¦ Un peu plus de la moitié des Québécois (52%) croient que le gouvernement va perdre son référendum.¦ La moitié des Québécois (50%) souhaitent que le gouvernement perde son référendum.Hypothèse d’une victoire du gouvernement au référendum Environ deux tiers des Québécois (63%) considèrent que si, avec la question actuelle, le gouvernement du Québec gagne le référendum, cela lui donne le mandat de négocier autant la souveraineté que l’association économique.¦ Les Québécois sont très partagés quant à la question de savoir si le résultat du référendum doit lier ou non un futur gouvernement d’un autre parti.¦ Les Québécois sont très partagés quant à croire que, si le gouvernement du Québec gagne le référendum, le reste du Canada accepterait de négocier ou non: 42% croient que le reste du Canada accepterait de négocier, 40% croient qu’il refuserait.Hypothèse d’une défaite du gouvernement Si le gouvernement du Québec perd le référendum, un peu plus du tiers des Québécois (38%) pensent que le Québec pourrait encore obtenir des changements constitutionnels CARTES PROFESSIONNELLES ET D'AFFAIRES 721-9630 ENTREPRENEUR-tlfCTRICItN JEAN K.MALOUF INC.entretien Industrie! - commercial résidentiel Plus de 30ans d'expérience 6305, 25e Ave, Rosemont ________ Montréal /Vie Gilles Bonin avocat 2520 est Beaubien suite 1 Montreal H1Y 102 rée: 733-6052 bur 721-0669 Brevets d'invention MARQUES deCOMMERCE Robic, Robic ET ASSOCIÉS 1514, avenue McGregor Montréal H3G 1X5 934-0272 NETTOYEUR P.M.Service d'une heure au comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 importants, le tiers (34%) pensent qu’il ne pourrait obtenir que des changements constitutionnels mineurs et 16% pensent que le Québec ne pourrait plus obtenir de changements constitutionnels.Options, projets et positions constitutionnels Options constitutionnelles Le fédéralisme renouvelé est J’option constitutionnelle à laquelle le plus grand nombre de Québécois (53%) sont favorables.Suivent ex-aequo la souveraineté-association (42%) et le statut particulier (42%).t Les éléments de la souveraineté-association mentionnés dans la question référendaire (les lois, les impôts, les relations extérieures, la monnaie) sont connus d’un plus grand nombre de Québécois que la plupart des éléments de la souveraineté-association mentionnes dans le livre blanc mais non mentionnés dans la question (l’armée, le passeport, les douanes).Environ les deux cinquièmes des Québécois (42%) considèrent que le but du gouvernement du Québec, c’est de faire l’indépendance du Québec et un peu plus du tiers (36%) que c’est de faire du Québec un État souverain associé au reste du Canada.% Les autres projets constitutionnels Entre le 29 janvier et le 15 février, presque les deux-tiers des Québécois (63%) n’avaient pas entendu parler du projet de «Nouvelle fédération canadienne» du Parti libéral du Québec publié le 10 janvier.Les Québécois qui ont entendu parler de ce projet savent en général qu’il concerne l’ensemble du Canada et qu’il suggère que les pouvoirs des gouvernements provinciaux soient augmentés.Ils sont plus partagés quant au statut qu’aurait le Québec selon ce projet.Parmi les Québécois qui ont entendu parler de ce projet (37%), il y en a un peu plus qui lui sont favorables que défavorables.La grande majorité des Québécois (86%) n’ont pas entendu parler de projets constitutionnels autres que la souveraineté-association et le projet du Parti libéral du Québec.Évolution de l’opinion publique Pour assurer une continuité de résultats de sondages, nous avons repris certaines questions qui avaient déjà été posées dans d’autres sondages.Par rapport à certains points 1?opinion est restée relativement stable: Évaluation de la situation actuelle au Québec: Tout comme c’était le cas en avril 1976, avril 1977, novembre 1977, mars 1977 et juin 1978, c’est encore une majorité de Québécois (63%) qui a une évaluation négative de la situation actuelle au Québec.Connaissance de la souveraineté-association: Les aspects de la souveraineté-association mentionnés dans la question référendaire (soit les lois, les impôts, les relations extérieures et la monnaie) sont connus de la majorité des Québécois, ce qui était aussi le cas toutefois lors des sondages publiés depuis le sondage Radio-Canada de juin 1978.Les aspects de la souveraineté-association mentionnés dans la question référendaire sont plus connus que les autres aspects de la souveraineté-association non mentionnés dans la question mais mentionnés dans le livre blanc; depuis juin 1978, le nombre de Québécois connaissant ces derniers aspects n’a pas augmenté.Prévision d’une victoire ou d’une défaite du gouvernement au référendum: Comme c’est le cas lors des sondages publiés depuis le sondage Radio-Canada/CBC de février 1979, c’est encore un peu plus de la moitié des Québécois (52%) qui prévoient une défaite du gouvernement au référendum.Satisfaction à l’égard du gouvernement du Québec: Le taux de satisfaction dans Te présent sondage (52%) est exactement au niveau où il était lors du dernier sondage de Radio-Canada en novembre 1979.Notons d’ailleurs que d’après les sondages publiés depuis l’élection du Parti québécois, la satisfaction à l’égard du gouvernement du Québec s’est toujours située entre 45% et 53%.Options constitutionnelles: Si l’on compare les résultats du présent sondage avec ceux des sondages effectués depuis deux ans et demi, on voit que la souveraineté-association et l’indépendance tendent a être à leur plus haut niveau à ce moment-ci, alors que le statut particulier et le statu quo se maintiennent au même niveau et que le fédéralisme renouvelé, même si c’est encore l’option à laquelle le plus grand nombre de Québécois sont favorables, tend à être un peu moins populaire qu’il ne l’a déjà été.Toutefois, les positions des options les unes par rapport aux autres sont restées sensiblement les mêmes.Par contre, par rapport à d’autres points, il y a eu changement dans l’opinion publique: Souhait d’una victoire ou d’une défaite du gouvernement au référendum: Par rapport au sondage Radio-Canada de novembre 1979, il y a moins de Québécois indécis (13% en février 1980 et 33% en novembre 1979) par rapport à leur souhait d’une victoire ou d’une défaite au gouvernement au référendum et un peu plus de Québécois qui souhaitent que le gouvernement gagne.Perception du but du gouvernement du Québec: Par rapport aux sondages publiés depuis le sondage Radio-Canada/CBC de février 1979, il teéa à y avoir un peu plus de Québécois qui considèrent que lf but du gouvernement du Québec est de faire du Québec uri État souverain associé au reste du Canada et un peu moins tjui considèrent que ce but est d’obtenir une meilleure place pour le Québec à l’intérieur du Canada.Prévision quant aux négociations: La même proportion de Québécois en février 1980 qu’en novembre 1979, soit un peu plus des deux-cinquièmes, croient que si le gouvernement du Québec gagne le référendum, le reste du Canada accepterait de négocier, mais un peu moins sont indécis maintenant et un peu plus croient que le reste du Canada n’accepterait pas de négocier.Avare de mots Il écrivait tous ses poèmes en vers de 6 pouces.Au 6/36, on peut aussi gagner avec 5 et même 4 bons numéros! ((@9 Intantion de vota à l’élection: Si l’on compare les résultats du présent sondage avec ceux des résultats de sondages effectues depuis l’élection du Parti québécois, on remarque d’abord une très forte baisse du nombre d’indécis, et ceci sans doute en bonne partie à cause de l’utilisation de la boîte de scrutin.Sans répartition des indécis, le Parti libéral est maintenant plus populaire qu’il ne l’a été à aucun moment depuis sa défaite en novembre 1976.Pour sa part, le Parti québécois a tendu à se maintenir depuis son élection.La popularité de l’Union nationale est à son plus bas niveau, celle du Parti créditiste se maintient mais à un très bas niveau.Examen des résultats (Selon la langue, l’intention de vote au référendum, la satisfaction d l’égard du gouvernement du Québec et l’intention de vote d l’élection.) ilî?*n,,9n de w0,# au référendum fermement décidée: Entre le 29 janvier et le 15 février, 41% des Québécois auraient voté «oui» à la question référendaire dévoilée par le gouvernement et 52% auraient voté «non»; seulement 7% étaient indécis.Les positions des tenants du «oui» et celles des tenants du «non» semblent fermement établies, du moins si on se fie à leurs affirmations: la grande majorité de ceux qui auraient vote «oui» (90%) et de ceux qui auraient voté «non» (95%) affirmaient qu’il était tout à fait certain, très probable ou assez probable qu’ils votent lors du référendum comme ils venaient de le faire lors du sondage.L’intention de vote au référendum et l’évaluation de la queation: Il a été souvent dit que la formulation d’une question référendaire n’avait pas d’importance.Or, les résultats de sondages effectués au Québec révélaient que, selon qu’une question référendaire hypothétique portait sur l’indépendance, la souveraineté-association ou le mandat de négocier la souveraineté-association, les résultats obtenus variaient sensiblement.Les résultats du dernier sondage Radio-Canada de novembre indiquaient d’ailleurs que les inconditionnels du «oui» (18%), c’est-à-dire ceux qui voulaient voter «oui» aux trois questions référendaires qui leur étaient suggérées et les inconditionnels du «non» (20%), c’est-à-dire ceux qui voulaient voter «non» à ces trois mêmes questions, étaient relativement peu nombreux.L’affirmation concernant le peu d’importance de la question a d’ailleurs été nuancée: J’idée de base de la question serait importante mais peut-etre pas la formulation comme telle.Examinons l’évaluation que les Québécois font de la question.Sur huit aspects mentionnés, sept reçoivent une évaluation positive de la part d’au moins la moitié des Québécois: ¦ 64% des Québécois la considèrent plutôt conforme à l’option du gouvernement du Parti québécois; ¦ 60% des Québécois considèrent qu’il est bien que la question ne porte que sur une seule option: ¦ 57% des Québécois la considèrent plutôt honnête; ¦ 53% des Québécois considèrent qu’elle permet aux Québécois de dire clairement s’ils sont pour ou contre la souveraineté du Québec; ¦ 53% des Québécois considèrent qu’elle indique bien ce à quoi les Québécois s’engagent en votant; ¦ 52% des Québécois considèrent qu’elle est plutôt claire; ¦ 51% des Québécois considèrent qu’elle permet aux Québécois de dire clairement s’ils sont pour ou contre l’association économique avec le reste du Canada; ¦ 43% des Québécois considèrent qu’elle permet aux Québécois de dire clairement s’ils sont pour ou contre la manière d’y (la souveraineté-association économique) arriver Par contre, plus de la moitié des Québécois (54%) considèrent que cette question devrait être modifiée.Au total, par rapport aux aspects qui leur étaient mentionnes, 52% des Québécois ont une evaluation très positive (23%) ou assez positive (29%) de la question, alors que 48% en ont une évaluation plutôt négative (31%) ou très négative (17%).L’approbation de la souveraineté- association Plus des deux-cinquièmes des Québécois (42%) se disent favorables à la souveraineté-association lorsqu'on leur demande à quel point ils sont favorables à diverses options constitutionnelles.Si l’on isole certains éléments de ce con- cept, le taux d’approbation, selon les éléments, varie de 28% a 83%: Proportion de Québécois d’accord pour que.— le Québec, s’il était souverain, ait la même monnaie que! .le reste du Canada, 83% — Les anglophones du Québec gardent les droits qu’ils ont actuellement; 82% — le Québec, s’il était souverain, ait une association économique avec le reste du Canada 79% — il n'y ait pas de douanes entre le Québec et le reste du Canada, 75% — le gouvernement du Québec soit le seul gouvernement à percevoir les impôts des Québécois, 56% — le gouvernement du Québec soit le seul gouvernement à faire des lois pour les Québécois, 48% — le gouvernement du Québec soit le seul gouvernement responsable des relations extérieures du Québec, 45% — le Québec n’élise plus de députés à Ottawa, 36% — je Québec ait sa propre armee, 30% — il y ait un passeport québécois, 26%.Qui sont les partisans du oui et du non?L’examen des résultats par sexe, âge, scolarité, revenu, région, langue d’usage révèle que, si on ne répartit pas les indécis (7% au total), le «oui» n’est majoritaire que chez deux sous-groupes, soit les jeunes de 18 à 24 ans (56%) et les Montréalais francophones (51%).Par rapport à certaines caractéristiques sociodémographiques, le présent sondage confirme des tendances révélées dans les sondages précédents: le «oui» qui est rejeté par les anglophones, qui est de moins en moins populaire à mesure que 1 on avance dans la pyramide d’âge, qui est plus populaire à mesure que l’on avance d’un niveau de scolarité a 1 autre, qui est plus populaire chez les hommes que chez les femmes.L’apport précis du présent sondage à cet égard est de chiffrer l’appui reçu dans chaque groupe, non plus par des questions référendaires hypothétiques mais par la question référendaire telle que rendue publique par le gouvernement.De plus, nous remarquons certaines évolutions dans certains sous-groupes: les femmes, entre autres, sont moins indécises qu elles ne l’étaient et le groupe des 25 à 34 ans se distinguerait maintenant un peu des 18-24 ans en termes d’intention de vote au référendum.L’information référendaire Au moment du sondage, les Québécois se partagent à peu près également entre ceux qui se seraient sentis assez informés pour voter (48%) et ceux qui ne se seraient pas sentis assez informés pour voter (52%) si le référendum avait eu lieu a ce moment-là.C’est parmi les partisans du Parti québécois qu’on trouve la plus forte proportion de Québécois qui se considèrent assez informés.Et effectivement, si l’on examine les réponses aux questions concernant la connaissance de la question, 70% des partisans du Parti québécois (mais seulement 55% de l’ensemble de la population) connaissent très bien (18%) ou assez bien (52%) la question.Les partisans du Parti québécois connaissent aussi davantage la souveraineté-association: 76% d’entre eux, comparativement à 67% dans la population, connaissent très bien (21%) ou assez bien (55%) la souveraineté-association.Référendum et élection La grande majorité de ceux qui auraient voté pour le Parti québécois et de ceux qui auraient voté pour le Parti libéral auraient suivi la ligne ae leur parti si le référendum avait eu lieu entre les 29 janvier et 15 février: 86% parmi les premiers auraient voté «oui», 82% parmi les seconds auraient voté «non».Et, tel que mentionné précédemment, la grande majorité des partisans du Parti québécois (92%) et des partisans du Parti libéral (92%) disent qu’il est tout à fait certain, très probable ou assez probable qu’ils voteraient de la même façon lors du référendum que lors du sondage.Si l'on examine maintenant les caractéristiques des tenants du «oui» et des tenants du «non», on voit tout de même ue 20% de ceux qui veulent voter «oui» sont des partisans u Parti libéral, alors que seulement 8% de ceux qui veulent voter «non» sont des partisans du Parti québécois.BOURSES FRANÇAIS OU ANGLAIS LANGUE SECONDE cour» d’été 1980 Dans le cadre d’un plan établi par le ministère de l’Éducation du Québec, en liaison avec le Conseil des ministres de l'Éducation (Canada) et financé par le Secrétariat d’État, des bourses sont offertes aux élèves et aux étudiants québécois de niveau post-secondaire désireux de suivre des cours intensifs (6 semaines) de français ou d’anglais langue seconde durant l été 1980, au Canada.La bourse comprend les frais de scolarité, d’hébergement, de nourriture, de participation aux activités socio-culturelles obligatoires et de matériel d’enseignement.Les frais de voyage aller-retour sont à la charge du boursier.Un certain nombre de boursiers québécois devront suivre les cours au Québec, puisque le nombre de boursiers qui seront dirigés vers les établissements d’autres provinces est limité dans le cadre d'accords interprovinciaux.CONDITIONS D'ADMISSIBILITÉ • Être citoyen canadien ou «immigrant reçu».©Avoir terminé — élève à temps plein — ses études secondaires (Se secondaire) à la fin de l’année scolaire 1979-1980.OC ©Être étudiant à temps plein au niveau collégial ou universitaire durant l'année scolaire 1979-1980 (inscrit aux sessions d'automne 1979 et d’hiver 19801.Les bourses seront accordées, à l’intérieur de chaque région administrative, par tirage au sort à l'aide d’un ordinateur.Pour recevoir un formulaire de demande et une brochure de renseignements, chaque candidat doit écrire à l'adresse ci-dessous au plus tard le 21 mars 1980 (le cachet de la poste faisant foi): Monsieur Maurice Beaulieu Coordonnateur a/s: M.Guy Lamontagne Ministère de l’Éducation 1035, rue De La Chevrotière 13e étage Québec (Québec) GIB 5A5 Iæs formulaires dûment remplis devront parvenir au ministère au plus tard le 11 avril 1980 (le cachet de la poste faisant foi).N.B.: Les formulaires ne sont pas mis d la disposition des établissements d’enseignement.ES Gouvernement du Québec Ministère de l’Éducetion Conseil des ministres de l'Éducation (Canada) 1+ Secrétariat d'État v f" % 'V le sondage CROP/Radio-Canada Les libéraux ont une nette avance sur le PQ Le Devoir, samedi 8 mars 1980 ¦ 5 Si une élection générale avait eu lieu au début du mois de février au Québec, le Parti libéral l’eût emporté très facilement sur le Parti québécois, avec une avance de 16 points de pourcentage.Le sondage effectué conjointement par les maisons CROP et Radio-Canada entre le 29 janvier et le 15 février, soit au milieu de la campagne électorale fédérale, indique que le Parti libéral du Québec (PLQ) eût obtenu 52% des suffrages, le Parti québécois 36%, tandis que l’Union nationale, le Parti créditiste et «les autres» formations eurent recueilli chacune 2% des suffrages.Si l’on retient la variable linguistique pour redistribuer ces intentions de voter à un scrutin général, on reconnaît que les francophones eurent voté à 44% pour le Parti libéral et à 43% pour le Parti québécois.tandis que les non-francophones eurent accordé 86% de leurs votes aux libéraux contre 5% aux péquistes.Autre donnée majeure de ce sondage: la popularité du gouvernement péquiste reste pourtant très élevée, à 52% (contre 47% d’insatisfaits).En regard des autres questions posées par les sondeurs, il est manifeste que c’est l’option constitutionnelle du parti ministériel qui affecte sa popularité auprès de l’électorat.Quant aux chefs de parti, M.René Lévesque (44%) est de loin plus populaire que M.Clauae Ryan (34%) comme «le plus apte à diriger le Québec».Le premier est beaucoup plus populaire que son parti, tandis que le second traîne loin derrière sa formation.• • Quant à l’intention de voter des Québécois à une prochaine élection générale, la polarisation entre les deux grands partis s’intensifie manifestement, à 52% contre 36% pour les libéraux.Le sondage n’enregistre en l’occurence que 6% d’indécis, en raison ae la façon dont cette question a été soumise aux personnes interrogées.Celles-ci déposaient cette fois-ci leur «vote» dans une boite de scrutin, dans le cadre d’une entrevue personnelle.A la lumière des sondages pratiqués depuis l’accession au pouvoir du Parti québécois en novembre 1976, le Parti libéral a atteint son plus haut taux de popularité, tandis que son rival péquiste a réussi à maintenir sa moyenne.Si, cependant, l’on prend en compte la redistribution proportionnelle des indécis dans ce nouveau sondage comme dans les précédents, on remarque que la popularité du Parti québécois a oscillé entre 56% (en 1977) et 38% (au- jourd’hui).Il atteignait un creux au printemps 1978 (39%), remontant à 44% à l’automne 1978, pour perdre enfin quelques points en novembre dernier (42%) et quatre autres points en février.La popularité du Parti libéral, elle, grimpait à 47% au lendemain de l'élection de son nouveau chef, M.Claude Ryan (juin 1978).Elle déclinait ensuite à 44% en novembre dernier, pour remonter maintenant a 55%.Quant à l’Union nationale et au Parti créditiste, chacun à 2%, ils ont atteint aujourd'hui le fond du baril.La méthode de sondage à l’aide d’une boîte de scrutin (pour cette question de l’intention de vote à un scrutin La popularité des partis suit cel e des options constitutionnelles La popularité des deux grandes options constitutionnelles, le fédéralisme renouvelé et la souveraineté-association, suit la popularité actuelle des partis politiques principaux ai' Québec.Le fédéralisme rehouvelé obtient 53% des faveurs de l’électorat, contre 42% pour la souveraineté-association.C’est ce que révèle le dernier sondage CROP-Radio-Canada effectué entre le 29 janvier et le 15 février et dont les résultats ont été publiés hier soir.Si une élection provinciale avait eu lieu au moment du sondage, le Parti libéral eût obtenu 52% des suf- frages contre 36% pour le Parti québécois.La popularité des options constitutionnelles respectives des deux formations — le fédéralisme renouvelé chez les libéraux et la souveraineté-association chez les péquistes, explique pourquoi le Parti québécois, malgré la grande satisfaction (52%) qu’éprouve la population à l'endroit de son gouvernement, reste moins populaire que le Parti libéral.Le sondage révèle qu’au moment où il a été effectué, soit quelque trois semaines après la publication du «livre beige» du Parti libéral concernant son projet de «nouvelle Le gouvernement lié ou pas lié?Les trois cinquièmes des Québécois (60%) considèrent que pour gagner le référendum et obtenir un mandat de négocier, il faudrait que le gouvernement obtienne plus de 55% des votes lors du référendum, révèle le sondage de Radio-Canada divulgué hier soir.Par contre, les Québécois sont très partagés quand au fait que le résultat du référendum doive lier ou non un futur gouvernement formé par un ajutre parti: 46% pense que le gouvernement devrait être lié par le résultat du référendum et 43% pense que non.La moitié des francophones (50%) disent qu’il serait lié.Les tenants du OUI (73%), ceux satisfaits du gouvernement PQ (64%) et ceux qui veulent voter pour le PQ aux prochaines élections (77%) veulent aussi lier un futur gouvernement.Pour ce qui est des négociations avec le reste du Canada, La Société de recherche en orientation humaine inc.Conférence le dimanche 16 mars 1980 14:30 heures Conférencier L'honorable Renaude Lapointe sénateur Thème \ L’importance de l’implication de la femme dans la société Hotel Méridien (complexe Desjardins) Ëntrée $4.00 Renseignement 523-5677 environ les deux tiers des Québécois (42%) croient que, si le gouvernement gagne le référendum, le reste du Canada accepterait de négocier.C’est la même proportion qu’au sondage de novembre 1979.Mais dans le nouveau sondage, il y a plus de Québécois qui croient que le reste du Canada n’accepterait pas de négocier (40 p.c.) et il y a moins d'indécis (18%).Pour les négociations avec le Canada, une majorité de Québécois favorise une négociation avec le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux ensemble (52%) ou individuellement (20%).Si le gouvernement du Québec perd le référendum, selon l’opinion exprimée par 52% des Québécois, un peu plus du tiers des répondants (38%) pense que le Québec pourrait encore obtenir des changements constitutionnels importants.Par ailleurs, le tiers, soit 34% pense qu’il ne pourrait obtenir que des changements constitutionnels mi-heurs tandis que 16% estime que le Québec ne pourrait rien obtenir.Dans cette hypothèse d’une défaite du référendum, ce sont surtout les tenants du NON (46%) et ceux qui ont l’intention de voter pour le Parti libéral aux prochaines élections (43%), qui croient que le Québec pourrait obtenir des changements constitutionnels importants même dans l’éventualité d’une défaite référendaire.Dans l’autre camp se trouvent les tenants du OUI (44%) et ceux qui sont satisfaits du gouvernement (39%).Par contre, dans l’hypothèse d’une victoire du gouvernement au référendum, environ les deux tiers des Québécois considèrent que le gouvernement aura alors le mandat de négocier autant la souveraineté que l’association économique.fédération canadienne», 63% des Québécois n’en avaient pas entendu parler encore.Et parmi les 37% qui disent en avoir pris connaissance, 19% affirment en tomber plus ou moins d’accord, alors que 13% affichent leur désaccord (5% d’indécis).Interrogées par ailleurs sur les autres projets constitutionnelles que les deux cités, les personnes approchées par les sondeurs ne cachent point leur ignorance: 4% ont entendu parler de «la troisième voie» du député maintenant indépendant de Gouin, M.Rodrigue Tremblay; 3%, du projet de rénovation de la constitution canadienne par le Parti libéral du Canada et 1%, de celui de la Commission Pépin-Robarts.Depuis trois ans, les sondages officiels indiquent que la souveraineté-association a somme toute peu varié dans les faveurs populaires.À 40% pendant l’annee 1977, sa popularité déclinait à 35% à l’automne 1978, obtenait le même taux de faveur en février 1979, pour remonter à 41% en juin dernier.Lors du dernier sondage CROP, en novembre, on n' était favorable à la souveraineté-association qu’à 31%.Le bond à 42% maintenant de cette option enregistre un sommet.D’août 1977 à juin 1978, les personnes favorables à l’option du fédéralisme renouvelé variaient entre 67% et 70%.Chute à 56% en septembre 1978, puis à 53% en février 1979.En juin de l’an dernier, 61% des personnes interrogées préferaient le fédéralisme renouvelé.Cette proportion baissait de nouveau, à 41% en no'embre dernier, pour remonter à 53%.Les personnes interrogées par CROP il y a un mois favorisent autant ie «statut particulier» pour le Québec (à 42%) que la souveraineté-association.Quant à ceux qui souhaitent plutôt qu’on s’en tienne au statu quo, leur proportion reste stable, à 35%.Enfin, les tenants de l’indépendance, les moins nombreux, sont à 22%, un sommet qui n’avait été atteint qu’une fois auparavant, en juin 1979.Si l’on recense la popularité des options constitutionnelles suivant la manière dont les personnes interrogées annoncent qu’elles voteront au référendum de juin prochain, on constate que parmi les partisans du OUI, dont 83% affirment qu’ils sont favorables à la souveraineté-association, on est également favorable au statut particulier (à 48%) ou à l’indépendance intégrale (à 51%).Chez les partisans du NON, la plupart disent souscrire au fédéralisme renouvelé (70%); mais 40% favoriseraient aussi le statu quo et 37%, le statut particulier.Le dernier sondage CROP indique par ailleurs que la jji- 4 *, ¥ 9 a [g# souveraineté-association est mieux connu qu’elle ne l’était.Certes, une majorité (42%) de personnes interrogées estiment que le but du gouvernement du Québec consiste à «faire l’indépendance», alors que 36% d’entre elles jugent plutôt que son intention est de «faire du Québec un État souverain associé au reste du Canada», pourcentage qui représente un progrès .6 en regard de 30% en juin dernier et de 31% en novembre.Après avoir testé la connaissance qu’avaient les personnes interrogées de neuf aspects de la souveraineté-association,* les sondeurs ont construit un indice de savoir qui indique, selon eux qu’au total, 67% des Québécois connaissaient très bien (13%) ou assez bien (57%) l’option péquiste.général) ne fait pas que ré-uire à peu de chose les indécis traditionnels; elle indique encore que la grande majorité des indécis des sondages précédents, qui s’élevaient généralement autour de 25%, était formée surtout de libéraux.Il n’est pas sans intérêt de signaler que le sondage sur l’intention de voter ignore d’emblée le phénomène du vote pour l’homme (candidat député); on ne retient en effet que le nom des partis politiques.Le présent sondage confirme ce que commençaient à laisser entrevoir les consultations précédentes: chez les personnes âgées de 18 à 24 ans, le Parti libéral et le Parti québécois sont nez à nez (à 47%), comme chez les 25 à 34 ans (46% contre 44% pour le Parti libéral).Fait relativement nouveau, le Parti libéral est majoritaire dans tous les groupes de scolarité, oscillant entre 51% et 56%, alors que le Parti québécois est plus populaire (au mieux à 42%) chez les plus scolarisés.Par ailleurs, le Parti libéral dépasse le Parti québécois à Montréal par 56% a 34%, cet écart étant cependant réduit à 11 points de pourcentage en dehors de la région métropolitaine.Précisons enfin que le Parti québécois (47%) dépasse le Parti libéral (43%) chez les seuls francophones de la région montréalaise (rives nord sud immédiates étant comprises).INTENTION DE VOTE Question - Imaginons qu’une élection provinciale a lieu aujourd’hui.Je vais vous remettre un bulletin de vote sur lequel sont inscrits les quatre principaux partis provinciaux.Veuillez indiquer pour lequel de ces partis vous voteriez aujourd’hui?Parti québécois 36% Parti libéral 52% Union nationale 2% Parti démocrate créditiste 2% Autres 2% Aucun/Annulerais/Ne Voterais pas/ne sais pas/ Refus 6% pr touchant l’intention de vote contraste singulièrement avec la satisfaction exprimée à l’endroit du gouvernement Lévesque et des chefs politiques principaux.Comme en novembre dernier, 52% des Québécois se disent satisfaits du gouvernement péquiste.Depuis avril 1977, ce taux de satisfaction a varié légèrement, de 45% à 53% suivant les sondages.Le sous-groupe le plus satisfait du gouvernement est aujourd’hui celui des francophones (57%); 31% seulement des non-francophones s’en disent satisfaits.Notons que 33% des personnes qui annoncent qu’elles voteront libéral à la prochaine élection affirment également leur satisfaction à l’endroit du gouvernement.Quant à l’aptitude des chefs politiques à diriger le Québec, M.René Lévesque (44%) dépasse MM Claude Ryan (34%), Rodrigue Biron (3%) et Camil Samson (1%) réunis.Chez les seuls francophones, M.Lévesque obtient 50% contre 29% pour M.Ryan, tandis que les non-francophones favorisent M Ryan a 55% contre 19% (ici on compte 23% d’indécis).Signalons que parmi ceux qui annoncent qu ils voteront pour le Parti québécois à la prochaine élection, 92% jugent que M.Lévesque fait un meilleur premier ministre.Chez ceux qui disent qu’ils voteront au contraire pour les libéraux, 62% seulement affirment que M.Ryan ferait un meilleur premier ministre (15% d’entre eux penchent plutôt pour M.Lévesque et 18% restent indécis).Enfin, la variable sexe paraît jouer dans les faveurs accordées aux partis.Chez les hommes, 48% favorisent le Parti libéral, contre 42% en faveur du Parti québécois.En revanche, 55% des femmes affirment qu’elles voteront pour les libéraux, contre 31% pour le Parti québécois.Les indéci-ses#(7%) sont presque deux fois plus nombreuses que les indécis (4%) à cet égard.RAPPELEZ-VOUS! Il faut inscrire vos enfants Depuis quelques années déjà, la Loi de l’instruction publique oblige les parents à inscrire leurs enfants à l’école./" * , Dans les jours qui viennent, il faudra donc vous acquitter de cette obligation pour vos enfants qui entrent en maternelle, au primaire ou au secondaire.Pour fréquenter la maternelle, l’enfant doit avoir 5 ans avant le 1er octobre 1980.Pour le primaire, l’enfant doit avoir 6 ans avant le 1er octobre 1980.Votre commission scolaire vous renseignera sur les modalités d’inscription.Gouvernement du Québec Ministère de l’Éducation M S % I 6 M Le Devoir, samedi 8 mars 1980 ÉGALITÉ EN EMPLOI î UNE NOUVELLE POLITIQUE GOUVERNEMENTALE i C’est le 6 février 1980 que le Conseil des Ministres du Gouvernement du Québec adoptait une politique sur «l’égalité en emploi pour les femmes dans la fonction publique».Il approuvait ainsi un programme sur lequel travaillait depuis plusieurs mois, une équipe du ministère de la Fonction publique.Il s’agit en fait d’un premier pas qui vise à corriger la situation traditionnelle d’inégalité des chances entre femmes et hommes de la fonction publique québécoise.«tlN DROIT FONDAMENTAL» IMPLICATION DES MINISTÈRES ET ORGANISMES (François Gendron) Ce Québec bien particulier qui vient d’entreprendre une nouvelle décennie, doit son essor remarquable et ses institutions souventes fois originales, à des générations d'hommes et de femmes qui surent lutter d’arrache-pied.Pourtant, parmi ces pionniers à qui nous devons d’avoir survécu et prospéré, fort peu de femmes apparaissent sur le registre officiel de nos manuels d'histoire.La postérité, encadrée religieusement et civilement au masculin, comme l’usage le commandait, relégua presque toutes ces femmes aux oubliettes de notre patrimoine national, Elles eurent pourtant le rôle de première ligne que la plus élémentaire des justices force à reconnaître.Mais, graduellement, les héritières de toutes celles qui co-défrichèrent l'Abitibi et le Témiscouata, ou encore qui prodiguèrent abnégation, soins médicaux et notions de savoir, purent finalement faire comprendre au législateur, malgré toutes les forces d'inertie, qu elles étaient non seulement des citoyennes à part entière, mais devaient être traitées comme telles.Conscient de ce droit fondamental, le Gouvernement du Québec a pris les responsabilités qui lui incombaient à ce chapitre et a mis en branle un train de réformes.À son niveau bien sectoriel, le ministère de la Fonction publique du Québec a voulu, lui aussi, apporter sa contribution.C’est la synthèse de ce premier pas que le lecteur pourra donc retrouver dans ce qui suit.Le ministre, François Gendron.* POURQUOI CETTE POLITIQUE?Pourquoi une politique d'égalité en emploi pour les femmes dans la fonction publique?Bien qu elles représentent 38% de la main d'oeuvre active, elles n'ont pas réussi à prendre une plate à part entière dans I organisation du monde du travail.Quelques-unes seulement occupent un emploi de niveau élevé et, dans I ensemble, le salaire des femmes se situe en deçà de celui des hommes.LA NOUVELLE POLITIQUE Devant cette réalité, le Gouvernement du Québec, conscient de son rôle d'employeur, s'est fixé certains objectifs bien précis.• Il veut d'abord éliminer de ses différents niveaux d'intervention tous les éléments qui pourraient être de nature discriminatoire, notamment dans ces secteurs bien particuliers: Le monde du travail s'est organisé en fonction, d'une société ou l'homme travaillait à l extérieur.alors que la femme avait la responsabilité du foyer.La présence de cette dernière sur le marché du travail n'a pas modifié cette répartition des rôles.La femme en emploi rémunéré doit donc, dans bien des cas.occuper deux emplois: l'un à l'extérieur et l'autre à la maisôn.Même si cet état de fait est entre autres dû à l'apprentissage socio-culturel des femmes et des hommes de la société québécoise, il n'en demeure pas moins que cette situation se doit d'être modifiée.- L'embauche: - La formation professionnelle; - L évaluation de l'expérience, y compris celle acquise sans rémunération: - La promotion; - Les conditions de travail; - L établissement de catégories ou de classification des emplois; - Le traitement ou le salaire.• De plus, en concordance avec ce qui précède, le Gouvernement du Québec veut accroître la repré- II taut donc, pour y remédier, en partie du moins, remettre en cause l'organisation du travail, ce qui implique à notre niveau ministériel bien particulier, non seulement une évolution des mentalités, mais aussi la mise en branle de certaines réformes.C'est ce que se propose d amorcer le ministère de la Fonction publique par la «politique d'égalité en emploi pour les femmes dans la fonction publique du Québec».Fonction publique Québec sentation des femmes à tous les niveaux et dans tous les secteurs d'emploi.Par exemple: — Il demandera à l'Office du recrutement et de la sélection du personnel de modifier ses mécanismes d'attraction, afin d'inciter la clientèle féminine à postuler un emploi dans la fonction publique: — Il encouragera les employés qui le désirent, à profiter des programmes de formation et de perfectionnement mis à leur disposition; — Il incitera les femmes à se porter candidates aux concours de promotion.Afin que cette nouvelle politique puisse aboutir à des résultats concrets, les ministères et organismes collaboreront.Ils devront, et ce, pour le 1er octobre 1980, élaborer un plan d’action qui tienne compte de leurs mandats respectifs et de leurs besoins particuliers.Le plan d'action précisera les moyens retenus par chaque ministère et organisme pour atteindre les principaux objectifs de la politique.C’est ainsi que toutes ces structures gouvernementales devront en priorité: - Encourager leur personnel féminin à profiter des programmes de formation; - Inciter leurs gestionnaires à collaborer efficacement à toute politique mise en oeuvre par le Gouvernement-employeur visant à concilier les conditions de travail et les charges familiales du personnel; - Favoriser la location d'espaces gouvernementaux, disponibles ou excédentaires, pour la mise sur pied de garderies, là où la concentration d’employés permet la formation d'un groupe intéressé à gérer un tel projet.LES AGENTS MINISTÉRIELS Chacun des sous-ministres et des dirigeants d’organisme désignera, dans les plus brefs délais, une personne investie de l’autorité nécessaire, qui assurera l’élaboration et l’application des plans d’action.LE COMITÉ DE SURVEILLANCE Un comité de surveillance de l égalité en emploi sera établi pour la durée de l’implantation de la politique.Ce comité aura pour mandat de surveiller l’évolution des plans d’action et de conseiller le Ministre de la Fonction publique sur toute modification jugée nécessaire pour le succès de cette politique.Il sera composé d’un représentant |e chacun des or-ganismqp suivants: - Le ministère de la Fonction publique; - L’Office du recrutement et de la sélection du personnel de la fonction publique; - Le Conseil du trésor; - Le Secrétariat d’État à la condition féminine; - Le Conseil du statut de la femme; - La Commission des droits de la personne; - Le Comité consultatif de la gestion du personnel; - Le Syndicat de professionnels du gouvernement du Québec; - Le Syndicat des fonction-naires provinciaux du Québec; ¦ wmm$ BQUVEKMQfî RÔLE DU MINISTÈRE DE LA FONCTION PUBLIQUE Le ministère de la Fonction publique assistera les ministères et organismes, en même temps qu’il assurera la coordination et l’évaluation des plans d’action.Le ministère veillera également à corriger les anomalies détectées dans le secteur de la classification des emplois.Plus particulièrement, il mettra au point, d’ici le 30 octobre 1980, ses recommandations relativement au règlement de classification des employés des employés de certains corps d’emploi, notamment ceux à majorité féminine, afin de suggérer les corrections relatives aux éléments discriminatoires qui pourraient s’y retrouver.Enfin le ministère de la Fonction publique prendra les mesures nécessaires pour rendre les conditions de travail compatibles avec les charges familiales du personnel (travail à temps partiel, introduction des horaires variables, etc.).Il va de soi que toutes ces réformes se feront en con- «0 faut que les femmes crient aujourd'hui et que les autres femmes — et les hommés — aient envie d’entendre ce cri qui n’est pas un cri de haine, à peine un cri de colère .mais un cri de vie comme celui d’un nouveau-né dans lequel on ne peut s’empêcher d’enclore, a chaque fols un nouvel espoir».Benoîte Groulx C’EST À NOUS D’AGIR! Bien sûr, cette nouvelle politique ne réglera pas tous les problèmes.Elle n’en a surtout pas la prétention.Le problème auquel elle s'attaque, en est un de société, où le rapport de force masculin féminin apparaît pour le moins inégal en faveur des hommes.Tout au plus cette politique veut-elle amorcer les corrections de ce quelle a reconnu dans les faits, à savoir une situation traditionnelle d’inégalité des chances entre femmes et de secrétariat, pour en corriger le principe de base, soit le classement-moquette, c’est-à-dire le classement selon le statut du supérieur immédiat.Il procédera également, au cours de l’année 1980, à l’étude de la rémunération sultation constante avec les différents syndicats concernés.Le Gouvernement du Québec est le plus gros employeur du Québec et c'est aussi celui qui emploie Le plus grand nombre de femmes.hommes de la fonction publique québécoise.Cette politique n’est que l’indispensable premier pas que le législateur se devait de faire.Cest maintenant à nous, femmes de la fonction publique, de sensibiliser davantage notre entourage sur notre situation professionnelle.C’est maintenant à nous, hommes de la fonction publique, de comprendre sans préjugé, si ce n'est déjà fait, et d'épauler cette volonté de justice.C’est maintenant à nous, Gouvernement, d'appliquer ce début de réforme, d'inventorier ses avenues d'amélioration, et surtout, en collaboration avec les femmes et les hommes salariés de I État, de préparer un deuxième pas.On peut obtenir un exemplaire de la politique en s’adressant au Service des communications (téléphone 418-643-3502) ou au Sendee «Programmes égalité des chances» (téléphone 418-643-8142) du ministère de la Fonction publique du Québec, 1052 rue Conroy, Québec, GIR 42».' -• ÉMK: A NOUS D’AGIR! •tfit# *% t t?x*x r Le Devoir, samedi 8 mars 1980 ¦ 7 ffl : Vi -—- Gerald Ford dans la course le 20 mars WASHINGTON (AFP) — Le mouvement pour relancer l’ancien président Gerald Ford sur la route de la Maison-Blanche a commencé à prendre de l’ampleur en fin de semaine au grand dam des autres candidats républicains.Après la création, jeudi, d’un «comité national pour l'appel à Ford» par plusieurs dirigeants du Parti républicain, des organisations locales ont commencé à bourgeonner dans le même but, hier, à travers le §ays, en particulier dans les importants Itats de New York et du New Jersey.Il n’y a pas de doute que ces initiatives ont été provoquées par Gerald Ford lui-même qui parle de plus en plus comme un homme politique en campagne.Il répète pratiquement tous les jours depuis une semaine qu’il sera candidat si son parti le lui demande assez fort.«Jerry» Ford, 67 ans, est le seul homme politique américain à avoir occupé la Maison-Blanche sans v avoir jamais été élu.En décembre 1973, le président Nixon le choisissait comme vice-président après la démission infamante de l’obscur Spiro Agnew.En août 1974, il devenait président lorsque les suites du scandale du Watergate forcèrent Richard Nixon à démissionner à son tour.Candidat à la Maison-Blanche en 1976, Gerald Ford eût d’abord à lutter avec acharnement contre l’ancien acteur de cinéma et ancien gouverneur de Californie, Ronald Reagan, pour obtenir l’investiture du Parti républicain.Il fut finalement battu, mais honorablement, à 50 contre 48 pour cent des voix, par Jimmy Carter.Le mouvement en faveur de son retour en piste quatre ans plus tard est encore loin d’être un raz-de-ramée.En général, les Américains l’aiment bien.Ils lui sont reconnaissants d’avoir ramené le calme et l'honnêteté dans leur vie politique après le traumatisme de la chute ae Nixon.Mais ni ses capacités intellectuelles,, ni ses qualités de «leadership», n’ont jamais fait l’émerveillement des foules.Gerald Ford se défend de vouloir être candidat soit pour barrer la route à Ronald Reagan, son ancien rival, soit pour prendre une revanche personnelle sur Jimmy Carter.Ses amis affirment qu’il n’a jamais été animé par l’ambition et qu’il terminerait aussi bien sa vie en jouant tranquillement au golf comme tout le monde.Le raisonnement des animateurs du mouvement pour l’appel à Ford est le suivant: 1) Le déclin des États-Unis dans le monde, illustré par les crises d’Iran et d’Afghanistan, et la dégradation alarmante de l’économie américaine, devraient permettre au Parti républicain d’arracher cette année le pouvoir aux démocrates.2) Ronald Reagan, actuellement le mieux placé des candidats républicains, est trop conservateur pour être élu président.George Bush, qui vient derrière lui, n’aura pas le souffle pour tenir la distance jusqu’à la convention nationale républicaine en juillet.John Anderson, qui vient de faire une percée en troisième position, est trop libéral pour être choisi par le parti.Depuis plusieurs jours, Reagan, Bush et Anderson, s’élèvent naturellement contre ce raisonnement et rassurent leurs partisans en affirmant que la campagne est trop avancée pour que Gerald Ford réussisse son retour.Il est vrai que s’il annonce sa candidatures vers le 20 mars, comme il l’a laissé entendre, il ne pourra s’inscrire que pour les élections primaires de mai et de juin.D’ici là, une grande partie des délégués à la convention auront été attribués.Son calcul est d’en obtenir suffisamment pendant les deux derniers mois pour être le candidat de compromis idéal si aucun des autres n’est élu au premier tour.Celui qui a le plus à perdre au retour de Gerald Ford est sans cloute George Bush.Entre le conservateur Reagan et le libéral Anderson, il est, comme Ford, l’image de la modération centriste.Mais il est loin d’être aussi populaire dans le parti.lan Smith en faveur du «wait and see» SALISBURY (d’après Reuter et AFP) — M.Ian Smith a donné son accord hier à la participation de ministres blancs au gouvernement de coalition envisagée par M.Robert Mugabe, l’ancien chef nationaliste vainqueur des élections rhodésiennes.Au cours d'une conférence de presse, l’ancien premier ministre a prôné la réconciliation nationale en qualifiant de «souhaitable» la présence de Blancs dans l’équipe Mugabe.Mais il a démenti que le premier ministre désigné ait exigé son départ de la vie politique en échange de la participation de ministres Blancs.L’homme qui avait «exclu» il y a quatre ans l’avènement («pas même d’ici mille ans») du régime de la majorité noire en Rhodésie s’est prononcé pour une attitude d’attente.«Le seul conseil à donner, c’est d’attendre et voir.On ne règle jamais les problèmes en prenant la fuite».Le problème le plus important pour les 210,000 Blancs est de savoir s’ils peuvent accepter la politique d’orientation marxiste du gouverne; ment de M.Mugabe, a déclaré M.Smith.Il a toutefois souligné que lors de son entretien avec M.Mugabe il avait trouvé celui-ci «direct et responsable», avant d’estimer qu’ «il y avait certainement de respoir à condition que M.Mugabe et son parti tiennent leurs engagements.M.Smith a d’autre part déclaré qu’il avait clairement indiqué à M.Mugabe que les vingt députés blancs membres du Front rhodésien étaient décidés à travailler de façon «constructive» et en coopération avec , quelque gouvernement que ce soit.«Je pense que nous avons un grand rôle à jouer en raison de notre experience», a souligné le leader du Front rhodésien.Selon M.Smith, la contribution blanche (capitaux, capacités techniques) dans le pays est vitale, «pour des raisons pratiques n'ayant rien à voir avec le racisme».D’autre part, la police a annoncé que le couvre-feu imposé de la tombée de la nuit à l’aube depuis près d’un an dans la banlieue industrielle de Salisbury serait levé à compter de demain.L’état-major rhodésien a annoncé hier que les forces de sécurité ont tué ces cinq derniers jours — soit dès le lendemain de la consultation — huit hommes en armes et fait prisonniers quatre autres.Dans un rapport, l’armée du salut dressé pour sa part le bilan de sept années de guerre civile.Elle note, dans ses conclusions, que d’importantes régions agricoles sont laissées à l’abandon que 850,000 personnes ont perdu leurs maisons, que la moitié des hôpitaux et infirmeries ont été détruites, que 100,000 personnes ont perdu leur emploi.j pair ceux qui mainte ecUaumnl romani que CUISINE EUROPÉENNE 71 .rue d'Auteuil.Vieux-Québec Ouvert le midi de 11 h45 à 14hl5 Le soir de 17h00 à minuit Reservations- (4ISIW4 0241 r*N* \f .Si# CONDOMINIUM NOUVEAU PROJET avec taux d'intérêt de ÏÏU», 12/pour lai (pour une durée de X IB “AH! U BELLE VIE! 99 LAVAL MONTREAL DOMAINE DE LUE RATON Domaîime de I/IIePaton Pour s'y rendre, prenez l’autoroute 13, puis le boul.Samson ou encore l'autoroute des Laurentides puis le boul.Lévesque jusqu’à la Promenade des Iles.4540 Promenade Peton, Ile Peton, Qué.Té!.: 688-8440 >• Il Ghotbzadeh prend aujourd’hui en charge les otages et l’ambassade américaine TÉHÉRAN (d’après Reuter et AFP) — M.Saaegh Ghotbzadeh, ministre iranien des Affaires étrangères, a affirmé hier soir dans un communiqué ue, en tant que représentant u conseil de la révolution, il se rendrait aujourd’hui à l’ambassade des États-Unis, occupée par des militants, pour prendre en charge le bâtiment et les 49 otages américains qui y sont détenus.Un porte-parole des militants, qui avaient offert jeudi de confier la responsabilité des otages au gouvernement, a déclaré qu’ils étudiaient la déclaration du ministre des Affaires étrangères, et donneraient leur réponse dans la nuit.Le communiqué du bureau de M.Ghotbzadeh déclare: «Le ministre par intérim des Affaires étrangères et membre du Conseil de la révolution, suivant en cela la proposition des étudiants musulmans, conformément à la directive de l’imam concernant le transfert des otages au Con- Traité entre CEE et ASEAN KUALA LUMPUR (AFP) — Les ministres des Affaires étrangères de la CEE et de l’Association des nations du Sud-Est asiatique (ASEAN) ont adopté hier à Kuala Lumpur un document commun critiquant sévèrement les intentions soviétiques en Afghanistan et vietnamienne au Cambodge.Le document, intitulé «Déclaration commune sur les problèmes politiques», «déplore avec force» les interventions armées contre ces deux pays et souligne qu’elles ont un dénominateur commun: l’imposition de la force contre deux pays non alignés du tiers monde.A propos de l’Afghanistan, les cinq de l’ASEAN (Indonésie, Malaisie, Philippines, Singapour et Thaïlande) ont pratiquement adopté la position récemment discutée à Rome par les Neuf en faveur d’un Afghanistan «neutre» à l’abri de l’influence des grandes puissances.Les 14 ministres n’ont pas discuté à Kuala Lumpur d’éventuelles sanctions économiques pour amener un retrait des troupes étrangères d’Afghanistan et du Cambodge.Selon eux, la meilleure façon d’obtenir ce retrait est d’accroître la pression internationale sur les pays concernés, pression s’ajoutant aux récentes résolutions votées aux Nations unies et par la conférence islamique, réunie le mois dernier à Islamabad.En ce qui concerne le Cambodge, la CEE et l’ASEAN préconisent une solution politique et la réunion d’une conférence internationale.Ils proposent d’autre part un renforcement de la présence internationale à la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande pour éviter un «débordement» des opérations militaires vietnamiennes dans ce dernier pays.Les «14» ont enfin lancé un appel a la communauté internationale demandant une assistance financière et humanitaire accrue aux centaines de milliers de réfugiés d’Asie.Les problèmes politiques ont largement dominé les deux jours de la conférence initialement réunie pour la signature solennelle d’un traité de coopération économique et commerciale entre les deux organisations régionales.Ce traité, le premier conclu par la CEE avec un autre groupement économique régional, prévoit l’octroi du régime de la nation la plus favorisée aux deux parties.Il jette également les bases d'une coopération économique, commerciale et culturelle accrue entre la CEE et l’ASEAN, notamment sur les plans de l’aide au développement industriel et du transfert de technologie.Nationalisation des banques au Salvador SAN SALVADOR (Reuter) — La junte civile et militaire du Salvador a annoncé hier, la nationalisation des banques.Des précisions seront données ultérieurement.Mais l’organisation nationale du café Incafe, a déjà annoncé que tous les transferts internationaux de fonds devront être désormais approuvés par la Banque centrale.La nationalisation a été proclamée au lendemain de l’annonce d’un plan de réforme agraire, prévoyant le morcellement de grandes propriétés au bénéfice des paysans sans terre.La junte espère que ces réformes apaiseront la vague de violence dans le pays, qui a fait des centaines de morts au cours des derniers mois.Commission des droits de la personne du Québec Travailleuses: êtes-vous N victimes de discrimination?En ce 8 mars, nous vous invitons à évaluer votre situation.1.Vous a-t-on déjà refusé un emploi parce que ?vous étiez une femme?2.Vous est-il arrivé de constater qu'un emploi ?qui vous intéressait était réservé aux hommes?3.Vous a-t-on refusé un emploi parce que vous étiez: • mariée ou conjointe de fait?• séparée ou divorcée?• Célibataire ?4.Recevez-vous un salaire intérieur à celui de ?vos compagnons de travail ayant la même expérience ou ancienneté que vous pour un travail équivalent au vôtre?5.Vous a-t-on refusé une promotion, une mu- ?tation ou une réaffectation comportant plus de responsabilités parce que vous avez de enfants?6.Votre convention collective ou votre contrat ?O de travail comporte-t-il une ou des clause(s) discriminatoires(s) à l’égard des femmes, par exemple: classifications d'emplois, liste d’ancienneté et période de probation différentes selon le sexe?7.À l’endroit où vous travaillez, est-ce que les ?hommes sont préférés aux femmes dans l'accès aux programmes de formation et de perfectionnement?8.Dans votre milieu de travail, les possibilités ?de promotion sont-elles plus grandes pour les hommes que pour les femmes?9.Lorsqu’il se produit une mise à pied à votre ?travail, est-ce que ce sont les femmes qui sont les premières touchées même si elles ont plus d'ancienneté?i 10.Vous a-t-on refusé une promotion, a-t-on ?modifié vos tâches ou avez-vous déjà été obligée de quitter votre emploi, etc., parce que vous aviez résisté au harcèlement sexuel de votre employeur ou de votre supérieur immédiat?Si vous avez répondu OUI à l'une ou plusieurs de ces questions, vous êtes ou avez été victime de discrimination.Vous pouvez faire quelque chose.Saviez-vous qu'au Québec une loi.la CHARTE DES DROITS ET LIBERTÉS DE LA PERSONNE, vous protège depuis le 28 juin 1976 dans toutes ces situations?N'hésitez pas à recourir à la COMMISSION DES DROITS DE LA PERSONNE qui peut aider toute femme aux prises avec ces difficultés.COMMISSION DES DROITS DE LA PERSONNE DU QUÉBEC 36 j, rue Saint-Jacques (Mezzanine) Montréal (Québec) H2V 1P5 Téléphone: 873-5146 (Montréal) De partout ailleurs au Québec (sans frais) 1-800-361-6477 LA CHARTE DES DROITS ET LIBERTÉS, C EST UN BON OUTIL V SERVEZ-VOUS EN! seil, a été nommé par le Conseil en tant qu’exécutant de l’ordre de l’imam, et avec l'approbation du conseil, a annoncé ce soir que, conformément à l’ordre de l’imam et au vote unanime du conseil de la révolution, il se rendrait demain à l’ambassade pour le transfert des otages et de l’ambassade.» Le communiqué ne fait pas mention de la demande des militants, qui auraient voulu rencontrer des membres du Conseil avant le transfert, et disposer aussi d’un temps d’antenne à la télévision pour exposer leur point de vue.La diffusion de leur interview a été interdite par le bureau du président de la république, M.Abolhassan Bani-sadr.Dans les milieux militants, on se disait hier inquiet de la possibilité que le Conseil de la révolution puisse profiter du transfert pour ménager un retour rapide des otages aux États-Unis.On ne sait pas si le déplacement du ministre à l’ambassade se fera pour un transfert concret, ou symbolique.Les otages américains seront probablement transférés ailleurs aujourd’hui, et dès ce transfert la commission d’enquête de l’ONU sera autorisée à les rencontrer tous, avait déclaré auparavant le ministre des Affaires étrangères.Ces déclarations font penser que les autorités iraniennes ont vraisemblablement trouvé un nouvel endroit «adéquat» pour accueillir les otages.Le transfert ne dépendait plus que de ce choix, avaient indiqué hier des sources informées à Téhéran.Bien qu’ayant décidé de remettre leurs otages, les étudiants islamiques ont cependant fait connaître hier qu’ils n’avaient pas l’intention pour le moment de quitter l’ambassade américaine.Dans la journée, plusieurs manifestations de soutien aux étudiants islamiques ont eu lieu devant l'ambassade américaine, sans jamais atteindre cependant une réelle ampleur.Hier matin, le parti de la république islamique, qui se réclame en droite ligne de l'ayatollah Khomeiny, a réaffirmé dans une résolution en onze points, son soutien aux étudiants Sans exprimer réellement leur soutien aux étudiants.un groupe de manifestants a égorgé hier un chameau devant l'ambassade américaine, afin de «remercier Allah d’avoir rendu la santé à l’ayatollah Khomeiny».L’ampleur réduite de ces manifestations démontre clairement le renforcement du pouvoir (Ju président Bani-sadr.Un renforcement sanctionné par le fait que le Conseil de la révolution, qu’il préside, va maintenant devenir responsable des otages.Mais aussi par la décision, jeudi, du secrétariat de l’imam Khomeiny de fermer ses bureaux pour que ne «persistent plus plusieurs centres de décision» dans le pays.L’Express révèle le passé de Marchais PARIS (AFP) — M.Georges Marchais, secrétaire général du Earti communiste français, est mis en cause par l’hebdomadaire Express pour son attitude pendant la seconde guerre mondiale.L’Express publie ainsi ce qu’il présente comme un document d’archives allemandes qui apporte, selon ce journal, «la preuve» que M.Marchais a été travailleurs volontaire en Allemagne ius-qu’en 1944, contrairement à ce qu’a toujours affirmé le dirigeant communiste.Le bureau politique du PCF a dénoncé hier soir ce «document» comme étant «un faux grossier», et accusé les responsables de l’hebdomadaire de «se faire l’instrument ignoble d’une opération politique».On estime généralement que M.Georges Marchais sera le candidat de son parti aux élections présidentielles françaises, dans quatorze mois.Cette controverse sur le passé de M.Marchais, qui n’a adhéré au PCF qu’en 1947, se poursuit depuis une dizaine d’années.M.Marchais a, pur sa part, toujours déclaré être revenu en France en 1943 apres s’être évadé à l’occasion d’une prmission.Il explique avoir été contraint de travailler en Allemagne — aux usines de construction d’avions Messerschmitt — dans le cadre du STO (Service du travail obligatoire) qui a touché des milliers de Français pendant la guerre.L’Express va jusqu’à reproduire son «document» découvert, dit-il, à Augsbourg en RFA, sur sa page de couverture.Le «document», présenté comme provenant des archives aile; mandes, tend notamment à établir que M.Marchais serait resté volontairement en Allemagne, au moins jusqu’au 10 mai 1944.«Je connais mon passé, c'est la vie d’un honnête homme, a répondu M.Marchais, interrogé par la chaîne de télévision TF1.«En 1944, j’étais en France.J’ai quitté l’Allemagne le 10 mai 1943 et je n’y suis jamais retourné».Pour sa part, M.Jean-François Revel, directeur de L’Express s’est défendu d’avoir procède à «une opération politique».«Ce n’est pas du tout une opération politique, c’est une opération vérité», a affirmé le journaliste.æ*1 ».c- & Anthony Wilden ‘Un canadien dangereux’ Léo Kaiinda/Radio-Canàda L'image .flatteuse que les Canadiens anglophones aiment à donner d'eux-mêmes et à laquelle ils ont fini par croire sans remettre en question leur état de colonisés .n'est selon Wilden que le fruit de l'imaginaire collectif d'un peuple qui n'a pas la volonté de prendre en main sa destinée.- Bertrand de La Grange/Le Monde Comme Québécois, je ne puis qu'espérer que ces études se multiplient .pénètrent l'opinion publique plus profondément et se traduisent en mouvements de libération nationale.Le présent livre de Wilden mérite l’audience d’un large public.Ma reel Rioux L’ouvrage de Wilden fera comprendre aux Québécpis toute la difficulté des anglophones à négocier des changements constitutionnels qui.sur le plan politique du moins, démolissent une bonne partie de ce Canada imaginaire.Michel Nadeau/Le Devoir Vient de paraître aux Presses Coméditex Diffusion: D M.R.— Socadis EN VENTE DANS TOUTES LES LIBRAIRIES 8 ¦ Le Devoir, samedi 8 mars 1980 Deuxième plongeon La Bourse de Toronto a continué de battre en retraite, hier.L’in-diee composé a encore fait une chute de 50.81 points et clôture à 2045.71, après avoir perdu 69.31 points le jour précédent.Les pertes ont annule les gains réalisés durant les trois dernières semaines, ramenant l’indice autour de sa position du 15 février.Tous les 14 secteurs du marché ont perdu des plumes, y compris les pétroles qui plongent de 169.58 points et se retrouvent en fin de seance a 4641.44.Finalement, les pertes sont cinq fois plus nombreu-d^itUe ^ ^a'ns e* ^ titres conservent leurs positions du jour précédés grandes banques américaines ont haussé leur taux d’intérêt preferentiel à 17.75%, alors que mardi il avait déjà été porté à 17 25%.Selon un observateur, le fléchissement constaté à la Bourse de Toronto hier et avant-hier est la première véritable correction des cours depuis le grand plongeon du 9 octobre dernier, où l'indice composé avait perdu 64 37 points.Le volume d’affaires comprend 11 81 millions d’actions, la valeur s établit à $154 4 millions et 8255 contrats d'option ont été négociés.Parmi les industrielles traitées vendredi, Falconbridge Nickel A abandonne 11 à $133, Gulf Canada 8 à $173, Hudson's Bay Oil and Gas 8 a $121, Aauitaine of Canada 3 3-4 à $55 1-4 et Cominco 3 1-2 à $71.Par contre, Bow Valley Industries gagne 1 1-4 à $52 1-4 et Majestic Wiley Contractors 1 à $6 5-8.Dans le secteur minier.Roman Corp.cède 4 1-2 à $55, Dome Mines 3 1-4 à $80 et Denison Mines 2 1-4 à $44 3-4.Western Mines prend 5-8 à $22 7-8 et Q M G.Holdings 3-8 à $6 7-8.Parmi les pétroles, Canadian Natural Resources perd 2 à $16 7-8, Canada Northwest Land 1 3-4 à $20 3-4 et Chieftain Development 1 1-2 a $32 1-2 Dynamar Energy monte de 1-4 à $5 3-4 et MSZ Resources de 15 cents à $3.15.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE 16 - '% 35 - 5 6%- % Vente, Haut Baa Farm.Ch.AbtiPrcc 20065 522 21V, Jl'/i- Ve Abitbl7Wp 100 541 '/b 41'/b 41 '/b — ’/b AbltbllO 100 550 50 50 Acklands 3200 lU'/e 16 ActiOflTrd 7500 36 35 AdanacM 8200 56V5 6 Advocate 5230 210 200 200 -15 AftonMin 500 533 32 32 -4'/b AgnicoE 14200 5143b 14'/, 144b- V» AgralndA 750 $5'/z SVe 5'/i Akaitcho 2100 210 195 195 -15 Albany 70100 310 280 300 - 5 AltEnergy53420 551'/.49 SO'/e AltaGasA .Alla G F Alfa Nat Alcan AStel p Algonpr AtlarcoD' A Lard Am Eag ALed 270740 129 111 125 - 2 AndresWA 1900 5114k 114b 114b- Ve AndresWB 800 slIVa 11 Va 11 Va AngCT4Va 100 iii'/e 22'/i 224b- Ve AngCT315 100 532 32 32 - Ve AngDGId 4300 400 365 400 +10 AngUDev 1400 360 355 360 -10 Aquitaine 20795 557 5 5 55%-344 ArborC 500 135 135 135 + 5 Argosy 12000 70 6 7 70 -5 Argus 100 516 16 16 +1 ArgusBpr 100 S27'/a 27'/a 27% ArgusCpr z50 5644 644 63/, Asamera 32035 527% 26% 27 - 4b Asbestos 2800 536% 364b 364b- Ve AsocPorc 6761 380 325 350 - 30 Astral 200 250 250 250 + 30 AtcoA 11750 523 % 22 23 — 1 Va AtlasYk 28500 107 90 98 -7 AtoHardA 600 51244 1244 123/e BC Sugar A 2050 541% 41% 41% BPCan 58214 546 44'% 45 -2V, BanisterC 2400 514 13% 14 - % BankBC 250 533 33 33 -1 BankMtl 29861 5234b 234b 23’/.- '/b BkMtlr 941661 14 10 14 +1 BankNS 14850 523'% 2244 23% Bankeno 28720 S74b 64b 7 — % Vantas Haut Baa Farm.40 Ch.- 4 -22 + Ve Barex 20560 4 3 33 BaryExpl 18400 255 233 233 Basic Res 24572 51744 17'/b 17% Baton B 2000 514 1344 14 BellCanad97676 5184b 184b 18%- V, BellApr zlO 5544b 544b 544b BellBpr z 1 555 55 55 BellCpr z50 527 27 27 Bell2.28 1040 527 % 27'/, 27'/.- % Bell).80 300 51944 1944 1944 Belli.96 1300 522 % 22% 22'/.- % BethCop 1600 $24% 23 2344-1% BighartOG!3550 5B 74b 8 95146 $28 26% 27'% _ Va BiltmoAp 200 $5% 5'% 5'%+ % 300 $25'% 25% 25% BIHawk 7700 81 71 81 -12 Z145 $24% 24% 24% Bombr 812 $11% 10'% 11%+ 1 500 $20'% 20% 20% — % Bonza O 94245 $12 11 Vs 11%- % 6700 $39 36'% 38% — 1% BonanzaW32420 $6% 5% 6% — % 685 $90 89 89 — % BorderC 500 410 410 410 +20 22727 $71% 68'% 69% — 2% BowVal 121315 $53 503/4 52%+1% 1500 $24 24 24 — % Bow Vlypr 300 $11'% 11'% 11'% 16518 $38'% 37 37 — 2 Bralor Res 6195 $25% 25 25 -1% 580 $24 23% 24 + % Bramalea 300 $18 17% 18 240 $8 8 8 — 1 Brascan A 77978 $31% 293/4 3 life 700 $74 74 74 BrendaM 900 $35 33 34-2 z 30 $25 25 25 BrightA 225 $14 14 14 - '% 100 $24% 24% 24% Brinco 14670 $10 9% 10 21500 105 96 103 — 5 Brincop 3519 $6 5% 6 - % 41050 $6% 6 6% — % Br AmBnk 300 $46'% 46 46 - 1 BCFP 17950 527 26 26%-2% BCRIC 392066 57 % 7'/, 7%- % BC Phone 6765 51544 154b 154b- 4b BCPh4.84 z20 511'/, 11% 11% BCPh5.!5 z35 558% 58% 58V, BCP7.04p 500 517% 17% 17%- Ve BCP10.16p 329 5264b 264b 264b + % BrouIReef 25100 130 124 130 Brunswk 25385 515% 144b 15V,- 4b BuddCan 1330 58% 8% 8%+ % CC Yachts 2584 425 400 425 +10 CAE 1400 516'% 16 16% - % CIL 225 5284b 284b 284b- 44 CME Res 28833 380 350 370 —10 CMSMines 6300 125 115 125 +10 CadFrv 5360 521V, 21'% 2144- % Cad Fry A 1562 5744 7'% 744 - 3/, Cal Pow A 2279 546 444b 45% Cal P7p 300 590 90 90 -2 CalPlOp 2205104 101 101 - 3 CalÇ9 80 Z30 598 9744 9744 CalP9.75 305101 10! 101 + 1 CalP2.36 450 5244b 24% 24%- V.Calvert 34850 330 300 320 - 20 Camfto 12125 521V.20 2! CChibA 2450 S1444 14'% 14'%- 4b CampRL 12600 540'% 39 40 -2V, CanCem 2600 5134b 134b 134b fàWtëlltMMI Chute des cours Une forte baisse des cours a été observée hier à la Bourse de Montréal.L'indice composé termine la séance avec une perte de 12.06 à 354.88 En tout 1.773,018 actions ont changé de mains et 2.197 contrats d'option ont été négociés Tous les secteurs du marché subissent une défaite.Les industrielles reculent de 16.49 à 392.53, les services publics de 4.07 à 258.35, les bancaires de 0 46 à 300.39.les papetières de 3 52 à 197.71 et les pétrolières de 39 55 à 795 31.Au total les pertes sont quatre fois supérieures aux gains et 43 titres terminent inchangés Into perd 3-4 à Î33 3-4.BP Canada 4 à $45.Alberta Gas Trunk Line A 1 à $27 1-2.Brascan A 1-4 à $31.Norcen Energy Resources 1 7-8 à $36.Imperia] Oil A 3 1-4 à $49, Noranda 1 3-8 à $28 5-8, Gulf Oil Canada 9 à $172 et Dome Petroleum 3 1-2 à $71 3-4.Banque Nationale du Canada gagne 3-8 $10 3-8 Dans la spéculation, Lynx-Canada Explorations cède deux cents à $1 08 et Consolidated Impérial Resources 21 cents à $2.44.Dumont Nickel Corp monte de trois cents à $1 18 et Muscocho Explorations de 10 cents à $2.60 Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Ventes Haut Bas Ferrr.Ch.Abitibi 6450 $21'% 21 Va 21'%- Vb AbitibiAsb 4100 167 150 165 -5 Alta Gas T 17740 $27Va 26'% 27»/a — 1 Aldona 1411 120 $15 120 -10 Alcan 4170 $71% 69 69%-1% Algoma 1060 $37 37 37 -2 Alum pr C 500 $24% 24% 24% + Va Americ 5500 35 35 35 -2 Aquitaine 3570 $58% 55 56'%-3 Asbestos 200 $36'% 36'/a 36'/a- Va Astral 2600 260 230 260 + 30 Bakertalc 5000 76 72 72 -4 BankMtl 12161 $23% 23'/a 23% 14 10 12 + 1 $23% 23 23% - % $10'% 10 10% + % $20 19'% 19'% - '% 35 30 35 + 1'/: $18% 18% 18'% 120 110 115 -10 $28 27 27 -3 $10% 103/4 10% $46% 45 45 -4 $31% 30 31 - % $9'% 9'% 9'% -1% $15'% 15% 15'% - % 55 55 55 80 75 78 -3 $16% 16% 16% - % $9 8 8'% - '% $13% 13% 13% + % CAEA CadilEx 50275 $9 CDevIpB 10 $ 150 150 150 +9'/a CPermM 300 $16% 16% 16%-life CCablA 1180 $13>% 13% 13% - '/a CCellulose 300 $10'% 10 10 ClmpBank 14101 $24 23% 23% - '% CMarconi 115 $20 20 20 - Va CPInv 3952 $46'/4 44% 46V4 CPLtd 5082 $46% 45% 46'/4- % CarlOk 500 $8% 8'/4 8'/4 - % Celanese 2850 $7 6% 7 - Va Cel 175 200 $17'% 17'/a 17%-1 Chieftain 800 $33'% 32% 32% - % Chrysler 450 $9% 9Va 9Va- % Cominco 5525 $72 71 71 -3 Cons I Res 99900 255 225 244 - 21 C Bath A 3050 $17 17 17 - % C Sum 6750 40 39 40 -1 CText 600 $8% 7% 7%- % ConGas 4850 $28'% 28% 28'/a- % DomePete26190 S73’% 71'/a 71%-3'/a DBrdge 250 $15% 15% 15% - % DofascoA 1200 $36% 36% 36%-lVa Domco 2900 $9 8% 9 Domtex 2450 $15% 15% 15%- Domtar 350 $27'/a 27% 27% Donohue 1400 $27 26% 26% - % Donohuepr A160 $18% 18% 18% DrumcallA 200 $11 Va 11% 11%- % Dumgmi 6800 $6% 6% 6%+ % La situation s'est détériorée cette semaine au marché canadien des obligations.Le court terme a perdu un point.Ler moyens et longs termes ainsi que les obligations des provinces et des sociétés, ont dégringolé de eina points.L argent au jour le jour commandait un intérêt de sept pour cent.Les bons du trésor à trois mois se traitaient à 13 68 pour cent en moyenne, contre 13.55 pc la semaine dernière; les bons à six mois se négociaient à 14.05 pour cent, au lieu de 13.86 pour cent.Selon les courtiers, la confiance des acheteurs d'obligations a été secouée par la montée de l'inflation dont on ne voit plus la limite.Les épargnants ont dû absorber des pertes et il ne sera pas facile de regagner leur confiance prochainement.Ventes Haut Bas Ferm.Ch Dumont 58300 118 110 118 +3 DuPontA 350 $32% 32% 32% - % DynMn 43100 109 100 105 -10 DynMWts 31000 32 26 26 -4 East P Air A 200 $8 8 8 FalconCop 500 $12% 12% 12%-2% FaINckA 155 $135'/a 135 135%-20 FaINckb 200S135 135 135 +107 FC A Inter 2646 275 275 275 GazMetr 4120 $7% 7% 7%- % 186 $30 30 30 - '/a 5759 199 175 175 -25 GmaLee 11800 270 260 270 600 $26% 25'/a 25%-1 % 2000 72 72 72 -3 172 172 -9 30 Va 31%-1% 123 -5% 90 92 -3 9% 10 + % 49'/a 49% —3% 100 $45'/a 45’/a 45% 500 $12% 12 Va 12% + Va 49193 $34 Va 33% 333/4 - % 15000 $14% 14% 14%-1% 400 $16Va 16% 16Va - 3/4 500 71 71 71 -9 9900 $20% 20 20% JamexExpl 900 125 125 125 KaiserRe 300 $39 39 39 +4 Kiena 5100 $13 12% 12%+ % LabattA 200 $23 23 23 - % Ladubor 39500 325 275 325 +10 Laur F pr E 100 $93/4 93/4 93/4+ Va Lynx Exp 15000 120 105 108 -2 MB Ltd 2125 $30% 29Va 29'/a - % Mass Fer 11751 $10% 93/4 10% Massval 14000 50 45 46 -4 MnrahM 11500 45 40 45 +2 200 $15Va 15% 15%-1 4000 32 32 32 -3 700 340 340 340 -35 3154 $35V4 343/4 343/„-1 Muscoch 49900 295 260 260 +10 NewfldA 700 $21% 21% 21%- % Noranda 33782 $29% 28% 28%-1% NA Rare 17800 3* 30 34 -4 15851 $36Va 35% 36 -1% 100 $64 64 64 -4 601 $41 Va 40 40 -2 3700 200 200 200 Old Can Inv 100 100 100 100 -5 OldCInvA 120 125 125 125 Genstar Goldex GmaLee GBCpr GrCoast Gulf Can 12460 $181 H Bay MS 2275 $32 HB Oil Gas 1225$ 128 123 HuskyOil 745 $92 I AC 2055 $10 ImpOA 14471 $51 Imasco Indal Inco lUInt I PL A IntRock Ivaco Mercantl Midepsa Min est M Moore Norcen NorcD Nor Tel Nuinsco Petrofina 1700 $51 50 50 -life % PowrCrp 4950 $16'% 16 16% — % PrefacA 500 165 165 165 -20 % PrnorGr 1250 $13'% 12 12 -1% Proto Ex 8600 250 225 250 '% ProvEx 1500 135 135 135 -5 Va Quebecor 200 $13% 13% 13%+ % QueExpl 15300 235 1 90 225 +5 QueCoblt 1000 100 100 100 QueTel 3402 $22% 22% 22%+ % Queenstn 33800 350 290 315 -55 R Trco A SheilCan SilStack Stafrd StelcoA A 1000 $9% 93/4 9% -3% k 2372 $42% 41% 42 - % 144 $13 13 13 + % 2525 $51 50 50'% - % 8865 $38 36% 37% - '% 5050 $10 9% 9% -1 11500 23 22’% 23 47000 470 415 465 +60 1435 $29% 29% 29% - % SteinbgA 2550 $24'/a 24% 24Va Sul Min 1500 380 380 380 -80 Talismn 64600 225 200 210 TeleC 300 $15 15 15 - % Tele Met B 300 $20Va 20% 20Va Tor Dm Bk 654 $24% 24% 24%+ % Tot Pet A 7900 $31% 30 Va 31 %- % Tot Pet pr 200 $50% 50% 50%-1% Tot Pet wt 1500 $20% 20 20 -1% Tr Can PL 1275 $25 24% 24%-1% Trsmount 530 $11% 11% 11%- >/4 TurboB 700 $22% 22 22 -2 UnigescoA 1600 255 255 255 UnigescoB 494 175 175 175 -5 UnionGA 31700 $11% 11% 11% UntdAsbes 2100 $8 7% 7% - V UAP InA 100 $22 22 22 WalkA 400 $37 36% 37 -1 Wargton 1000 140 140 140 -3 Webb Knap 200 255 255 255 -15 WcoastTran 600 $14 13% 13% - M Wrightbr 1000 85 85 85 -4 YorkLam 1000 175 175 175 +5 Ziebart 2000 150 150 150 Trust Units C Rlty un 200 $6'% 6'% 6'% - % 150 $26'% 26'% 26'% + ’% 10535 $27 26 26'% '% 5466 $203/4 20% 203/4 — % 400 $52 52 52 100 $25'% 25'% 25'% — '% 200 $24 24 24 100 $5 5 5 600 $82 80 80 — 2 12950 370 350 350 — 10 Ventes Haut Bas Ferm.Ch CDC 17862 $13% 13% 13%- % CDCprB 4110$ 152 147 148 - 6 CanMalt 1450 $31 30% 31 + % CNorWest 20035 $22 20% 20%-1% CPackrs 700 $33% 33 33 - % CanPerm 1075 $16% 16% 16% - % CPerm6% 500 $22 21 22 +1 CS Pete 31740 $24 22% 23 - % Can Trust 915 $19% 19% 19% - Va C Trust 7% 630 $17 17 17 CTung 1500 $29 29 29 CCabfesyA 2430 $13% 13% 13%- % CdnCel 3750 $10% 10 10%+ % CCManA 300 $23 23 23 CCurtls 20700 135 120 130 + 5 CFormost 500 $5% 5% 5%— % CGE 300 $31 31 31 CG Invest 1980 $22% 22% 22% CHidrogas 100 $14% 14% 14% CHomestd 9300 $28% 28 28% - Va CIBkCom 13525 $24% 23% 23% - % CLen 166200 215 150 210 +10 CManoir 300 $5% 5% 5% CMarconi 600 $20 19% 19% - Va CMerrill 2800 $30% 29% 29% - 1 CNatR 76313 $18% 16% 16% - 2 CNat8.50 2700 $38 36 36 -4 COcdenta 114700 $14% 13% 14 - Va COcdntlp 400 $24% 24% 243% - % CPInve 27178 $46% 44 45Va- Va CPInvepr 100 $16% 16% 16'/a- % CPLtd 67160 $46Va 453% 46%- % CPL4p z4 $7% 7 % 7 % CdnTire CdnTireA CUilties C Util 5pr CU 10 V4 C Util9.24 Canbra CandelOil Canray _ _ CanronA 27800 $16 15% 15% - % Cara 2200 $18 17% 17% - % CarlOK 13568 $8% 8% 8% - % CariAp 101 $22% 22% 22%- % Cari Bp z30 $26% 26% 26% CarmaA 1383 $13% 13 13% CarolinM 2250 $19% 19% 19%-2% Cassiar 3300 $13% 13% 13'/a- % Celanese 13670 $7% 6% 7% + Va Celan 175p 300 $17% 17 17 Cent Pat 14200 400 375 400 -20 Chnclr 12116 $6% 6 6Ve- % CharterOI 4800 375 355 375 +20 Cherokee 5075 $13% 13% 13%— Va Chib-K 131470 57 52 55 -5 Chief tan D 8700 $34 32 32Va-l'/a Chrysler 5480 $93/4 9'/e 9% - Va CHUM B 200 $10Va 10% 10'%- Va Clbor A 1500 90 90 90 - 5 Cockfield 300 $6 6 6 Coin Lake 16500 60 53 55 -8 Cmplx 15900 $73/4 7% 73/4 Cominco 8608 $74 69% .71 —3Va ComrclOG41000 460 415 445 —30 Comtech 1000 310 300 310 Coniagas 14700 300 240 300 ConBathA 5476 $17% 16% 17 - Vi ConBathp 140 $16% 16% 16% ConFardy 4477 400 375 375 -25 CDurham 85000 300 270 284 —16 CMarben 22160 330 290 325 -10 CMorisn 14700 $5Ve460 495 —17 Cons Prof 53058 345 310 320 - 45 C Rambler 4300 $6% 6% 6Va- Va C Rexspar 4500 83 80 80 ConTextle 2900 $8 7'% 7Va-l% ConDistrb 15900 $93/4 83/4 9 — Va ConsGas 20605 $28% 28 28Va— % ConGs7Va 16322 $28% 27 273/4- % Con Glass 500 $19 18% 18%+ Va Conventrs 30075 $17% 16% 17% - % Conwest 8800 $9Vs 8% 8%— Va Cop Fields 3400 $17% 15 16Va-1% Corbyvt 100 $18Va 18'/e 18'/a+ Va CorbyB 1000 $17 16% 16'/a- Va CorpFood 100 $24 24 24 -1 CosekaR 67032 $23% 223/4 23 - 1 Costa in Ltd 100 $73/4 73/4 73/4- % Costainw Craigmt CrainRL Crestbrk CZelrbaA Crush Intl CuvierM Cyprus 400 $53/4 53/4 5% _ % 28250 280 245 260 — 25 6500 $6% 6% 6% — % 600 $12% 12 12% — Vb 500 $25 24% 24% — Va 500 $25 25 25 — Va 480 $12'% 12% 12% — Va 12500 110 105 110 25325 $273/4 26 27% — Va 48855 $18'% 17% 17% — % 400 $6 6 6 3500 $7% 7 7 — '% 5900 $7% 7 7 — Va 60860 $5% 53/4 53/4 _ Va 900 $8 7'% 8 + '/r 800 $8% 8 8 — % 100 $63/4 6% 63/4 — % 40050 247 236 239 — 11 59800 147 131 141 31536 $47 44 44% — 2% 25860 $16 15'% 15% — % 6011 $10% 10 10 13450 280 255 275 6750 $10'% 9% 10 — '% e 9229 $82'% 79 80 — 3% 1063CO $74 71 72 — 3% 3289 $19% 19'% 19'% 550 $19'% 19'% 19'% 20490 $15’% 15% 15% — Vb 2000 $5'% 5 5'% + % 83600 118 96 112 + 2 4779 $37 36% 36% % 200 $55% 55'% 55'% — '% 599 $26% 26 26 — % 1650 $19% 19'% 193/4 — Vb 7652 $16 15% 15'% — '% 26809 $27% 27% 27% — Vb 608 $11'% 11 11 — Va 14000 145 130 135 — 19 35300 200 175 175 20 1720 $32% 32 32 — 3/4 Dalmys DalmyC Datline Denison Dicknsn Digtech Discovry Doman I DomeMim D Pete DPeteAp DPeteBp DBridge DCitrsA DExplor DofascoA Dofasco p DTextie Domtar Dr Mc C A DundePz Dunraie Dylex L A 2600 SlO'/a 9% 9% Dynamar 28166 $53/4 5% 53/4 + % E-LFin 100 $13% 13% 13% - % E-LFinp 924 $13% 13% 13%- 3/4 EstMIrtic 6200 365 330 335 -25 EastSul 14815 365 350 350 -25 EstnProv 1000 $7% 7 7 - Va EgoRes 46000 275 250 270 —15 Elhm A 1940 $6% 6 6%— % Electhomp zl5 $60la 60% 60% ElksStors 5300 $5% 5 5 — % Emco 3100 $12% 12 12 — % Emcow 2500 325 325 325 -25 EnrgyRes 13750 251 240 240 -12 EquiTrust 900 410 410 410 Extndcar 1100 $93/4 93/4 93/4 + % Extd A 200 $9Va 9Va 9Va - Ve Falcon C 32270 $13% 12% 123/4- '/a FlbrgNikA19086$l39% 130 133 -11 FedlndA 100 $7 7 7 — % Fed Pion 800 $37% 37 37 -1 Fidelity Tr 600 480 475 475 + 5 FideltyTrp 600 $163/4 16% 16%- % Finning T 600 $45 44% 44% — 1% FCalgary 26400 345 320 330 -10 FCityFin 800 $14% 14 14—1 F City F wt 400 $6% 6% 6Va — Va FCtyTrA 200 $10% 10% 10Va F Mar 124700 325 285 300 +5 Foodexp 1200 $63% 6 Va 63/4 FordCnda 400 $50 50 50 — Va Francana 4635 $16Va 15 153/4— % Fraser 1700 $19Va 18% 19 G8,HSteel 200 160 160 160 —15 GM Res 22700 $7% 7'/a 7%- '/a Galtaco 100 $6 6 6 — % Galveston 4900 365 350 350 — 20 GazMetr 5120 $7% 7% 7% Gen Baker 500 $83/4 8 Va 83/4 GDistrbA 1400 $11 Va 103/4 11 Va - % GDistrbw 14300 $5 435 5 - '/a GMC 489 $56 56 56 - 3/4 Genstar L 13795 $30% 293/4 293/4-l% GiantYk 740 $22 22 22 -< 1 Gibraltar 39225 $13% 12% 12% — % GlbeRItyp 550 $20% 20% 20Va- Va Goldale A 3900 $8% 7% 8% GoldundM23000 385 355 375 -15 Goodyear 200 $22% 22% 22% — Va GraftG 200 $15% 15% 15% GraftGA 500 $15% 15% 15%+ '/a Granduc 6000 360 330 335 -45 GLNickl 20000 210 170 200 GLForest 425 $67 66 66 -3 GNFin 5500 350 350 350 GtWestS 2500 275 270 273 - 2 GGoose 300 $6Va 6Va 6Va - % Greyhnd 868 $30 29% 29% - % GuardCap z50 $97/e 9% 9% GulfCan 99356$181 173 173 - 8 Gulfstrem 61079 $8% 8 8Va- % HCIHIdg 1700 $29% 29 29 Hardee 9150 94 90 94 HardCrpA 2400 275 265 265 —15 Harlequin 8320 $19% 18% 18% - Va HarrisA 250 480 480 480 H Wood 1300 190 190 1 90 + 5 HatleighA 2740 $5% 5% 5%— % HatleighB 1190 $5% 5% 5% + % Hawker 14325 $19 18Va 18'/a— % Hayes D 424 $10% 10 10%+ Ve HedwayA 3300 $6 5% 5%- % Le dollar canadien Le dollar américain a clôturé hier en hausse de 23-100 et cotait $1.1581 face à la devise canadienne.La livre sterling baisse de 53-100 à $2 5756 À New York, le dollar canadien baisse de 17-100 à $0 8635 et la livre de 9-10 à $2 2240 Vont** Abcourt Metals Alta Gas Trunk Amos Mns Augmitto Berncam Bras d'Or Brominco Cdn Gas Egy wts Cane Consol Carling Copper Chib Copper Dejour Mns East Amphi East Bay Fiducie Prêt Rev F st Cdn Gold Genstar Independent Mng Midrim Morono Copper New Bidlamaque Con Orofino Rochelom Ste.Lucie Expl Sheldon Larder Sogevex Inc South Dufault Tagami Mns Texsol Mns Union Mng West Allenbee West Quebec Yorbeau Haut 5000 330 13000 1000 2000 2800 17443 500 3000 22000 6000 10000 25000 4000 100 4000 1450 500 2000 1500 500 400 500 2500 1000 3000 1000 17000 10000 1000 2000 1C600 4000 V*nt*a Haut Ba* Farm.Ch.HBOIIGas 12672 $124 120 121 -8 Hu-Pam 2000 90 90 90 —10 HuskyOil 7603 $93 88'% 91 -2>% Husky Apr 500 $36 36 36 +1 HuskyBpr z50 $35 35 35 Hydra Ex 32500 120 82 114 - 6 • AC 7925 $10 9Va 9% + % IUInti 20701 $15 14% 15 - % Imasco 1800 $46 45Va 46 + % ImpOIIA 67179 $51 49% 49%-2% ImpOIIB z2 $49% 49% 49% Inco 189512 $34% 33% 33%- % lnco7.85 700 $21 21 21 Indal 900 $12% 12% 12% Inglis 100 $14% 14% 14% InlandGas 550 $14% 14% 14% Inland G p 100 $10 10 10 + % Inter-City 3049 $21% 21% 21%- % IBM 488 $70% 70Va 70% IntMogul 3150 $9 7% 8%— % IntprPipe 9318 $16% 16 16% — Va 4849 $29 28 28%- % 200 $18% 18Va 18% 650 310 300 300 -25 10400 $20% 20 20% 300 $47Va 47% 47% 34550 180 155 155 -10 1510 $12% 12% 12% - % 172 $11% 11% 11% Jannockw 1000 $6 6 6 — Va Jorex Ltd 84500 114 100 113 +6 Joutel 74000 193 175 190 - 1 Kaiser Re 21100 $36 33% 35%+ Va KamKotia 19400 $7% 6% 7%- % KapsTran 54160 140 133 135 — 5 Keeprite 1000 $14% 14% 14% KellyDA 700 $8 7Va 7Va- Va KerrAdd 24654 $19% 18% 18%+ % KAnacon 62900 107 95 107 + 2 LabattA 4596 $23% 22% 22% - % 125 $48 48 48 17600 $10% 10 Ipsco InvGrpA Irwin Toy Ivaco lvaco8.85 JQRes Jannock Jannock8 LabMin Lacana 10Vs- % Lacanaw 2300 $7% 7% 7%— Va La id law A 1700 $6 Vs LaidlawB 2700 $6 6 — % 6 8% 8'/a— '/s 12Va 12% - Vs 20 20 28 +2 Va 26 LaidlawB 100 $7% 7% 7% LOntCem 2250 $5% 5% 5%- Vs L Shore 825 $8 7% 8 LambdM 1000 110 105 105 —10 LasitrKm 5125 235 225 225 —25 Laurasia 24050 120 100 115 — 6 LauFinp 328 $9% 9% 9% + Va LavaCap 10895 $7 6% 6%— % Leigh Inst 2200 $8% 8 Va 8%— % LeonsFrn 150 $14% 14% 14% Liberian 200 $7% 7Va 7Va LLLac 1597 $8% 8 8 - % LobCoA 850 415 410 415 Lob Co B 2600 420 420 420 liobLtdAp 100 $14% 14% 14%+ % UobLtdBp 100 $15% 15% 15Va Uochiel 15420 $7% 6% 7 - % LyttonM 14500 85 68 75 -5 MDSHelth 4100 $9 MICC 5471 $13 MICC8% 300 $20 Micc8p 1000 $28 .__ __ MSZ Res 32200 320 275 315 +15 MTSInter 14200 105 100 100 —5 MclanHA 200 $25 25 25 MB Ltd 32177 $30% 29 29%— 1% Madeline 7000 280 255 275 - 5 Madsen 6400 195 185 190 —10 MagnaA 1372 $12% 12% 12%— % MagnaB 800 $12 12 12 Magnetcs 1500 175 165 165 —15 Maislinl 100 460 460 460 —15 MajstcWil 17200 $6% 6% 6% + 1 Man Bar 93900 290 240 290 + 30 Maritime 720 $23% 23 23% — Va Mar T860 z30 $8% 03% 83% MarTv40 600 $10 10 10 MarkelF 300 $5% 5% 5% MarkSpnc 200 $73/4 7% 7% MassFer 32806 S10'/a 93/4 10% Mas F A 1500 $23 22 223/4- % Mas F B 5700 $21% 21 21 — Va Matchan 75200 85 70 77 -6 McAdam 28000 94 91 94 —1 McIntyre 620 $90 88 89 — 5 McLaghln 4300 $11% 10% 11 — % McLghllOp z75 $12% 12% 12% Melcor 300 $15% 15% 15% — % Mentor 1500 $63/4 6% 6%— % Mercantii 6375 $15% 15% 15% — Vs MerlandE 33375 $27 25% 26%- Va MexLPpr 100 $5% 5% 5% Midcon 300 275 275 275 -25 MinrIR 114599 365 340 355 -15 Mitel Corp 23320 $20% 19% 20 — % MoffatA 400 $14 14 14 — Va MolsonA 3260 $28% 28% 283/4— % MolsonB 800 $27% 27% 27Va MonarcW 2500 58 58 58 MonencoA 240 $12% 12 12 Mtl Trust 300 $21 21 21 Moore 11820 $35% 34% 34% - % MtnStates 9500 $13 12% 13 MuncpISL 100 $5 Va 5Va 5Va + % Murphy 9106 $27% 26 27%—13/4 NBCook 3200 $7% 7 7 Va + % NBUMine 28000 360 340 350 -25 NatBkCan 9000 $10% 10 10%+ Vs NatDrug 435 $12% 12% 12%+ % NatDrugp z95 $12 12 12 NatPete 74500 375 350 375 - 5 NatSeaA z50 $143/4 143/4 143/4 NatTrust z 16 $203/4 203/4 203/4 Nemco 18560 320 300 310 -15 Neomar 4600 450 425 440 -25 NBTel 738 $19% 19 19 — 1 NBTell.85 z222 $20% 19% 19% N Kelore 89000 63 56 60 - 3 NProvidD 13030 67 65 67 N Que Ragl 19200 $6 Va 5% 6 — Va N Sen 132400 80 71 75 —5 NYorkOII 27000 320 296 310 —15 % 44 Va 21%-1% 1 76 - Va -15 Vantas Haut Bas Farm.Ch.NfldLPA 800 $21% 20% 20% - % NfldTel 4000 $11% 11 Vs 11% - % Newnor 50000 40 38 39%-3% NIckRIm 82000 58 S3 54 +2 NobleM 20200 230 208 210 NorAcme 69400 120 99 110 Noran 143742 $29% 28% 28% Norbaska 46800 80 70 75 Norcen 40707 $36% 35% 36 Norcn288 1000 $65Va 64 64 Norlex 59600 46 37 39 NCOUs z50 $23Va 23% 23% N Canada 1000 125 125 125 NorCt785p 700 $22% 22% 22% NorTel 13053 $41 3&3% 400 81% Northgat 10049 $13% 12% 12%-1 % Nthld 224700 134 121 126 - 8 NBeauc 500 78 78 78 +2 NSSavngs z33 $8% 8% 8% NSSavl0% 100 $20 20 20 NowscoW 2295 $55 52 52 -3 Nu-WstA 20638 $18% 17 17 - Va Nu-WstB z9 $163/4 163/4 16% Nu WstBp 200 $17% 17 17 NufortRes37100 125 108 114 Numac 5450 $45 44 OakwoodP65317 $22% 21 Obrien 29450 300 275 290 -15 Ocelot A 200 $303/4 30 303/4-3% Ocelot B 22000 $32% 303/4 32% OkanAp z50 $12 12 12 Onaplng 44900 $6% 5% 5Va-l% Oshawa A 2100 $8% 8 8 - % Osisko 32500 66 60 65 -5 PCLIndust 2200 $5 485 485 -15 PacCoper 69900 420 375 420 +25 PacNthG 1400 $9 8% 9 - Va PacNth6% 350 $17 17 17 Page Pet 3308 $283/4 27% 28 PagePet7 3100 $15 14% 15 - % PagurianA 7900 485 470 470 -10 PalomaP 22950 $7% 7 7 - % PamourA 14400 $13% 13% 13%- % PancanaA 1100 $53/4 5% 5%- % PancanaB 1300 $5% 5% 5% PanCentr 91208 300 266 300 PanCanP 2730 $763/4 76 PangoGld 3500 160 155 155 Parlake 20400 285 275 285 PatinoNV 183 $28 28 28 -2 PeBenO 5700 335 320 325 -25 Pembina 16430 $12 11 11 Va- % Penant 121467 305 292 300 -10 Penningtn 1500 $5% 5% 5% PJewIA 1100 $12% 12% 12% PetroSun 1275 455 425 440 -20 Petrofina 6385 $51 49% 50%- Va Petrofinar37426 120 105 110 - 5 Petrol 4500 $11% 10% 10% - % PeytoOlls 2800 $22% 22% 22% - % PhillipsCb 900 $12% 12% 12%- % Phonix Oil 1100 $7 Va 7% 7%+ Ve Pine Point 5500 $40% 39 39% - % Place G 44620 440 390 440 -10 Placer 15133 $70% 66 70% - Vs Plysr840 300 $24% 24% 24%+ % Pominex 19400 240 222 240 Ponder 1100 265 260 260 + 5 PopShops 3700 185 175 180 PowrCorp 10345 $16% 16 16% - % PradoExp 3500 175 157 157 -25 Precamb 18360 $5% 5% 5% Premiere 100 $18% 18% 18% QMG 136928 $7% 5% 6%+ % QasarPet 14900 $7% 6% 6%- % QueSturg 27102 $5% 5% 5%- % Ram 28697 $22 20% 21 %- % Ram wt 200 $15% 15% 15%+ Va Ranger 32810 $293% 28% 29Vs- % Rayrock 26200 390 365 390 +10 Readers Redlaw Redpath Redst ReedPapA 4300 $10 9% 93% - Ve R Sth A 100 $8% 8% 8%- Vs Reichhold 3600 $13% 13% 13% Reich 7% p 400 $17% 17% 17%- % Reitrnan 200 $15 15 15 ReitmanA 1194 $16% 16% 16%- % Resservie34150 $11% 11% 11%- % Revelstk 463 $93/4 9% 9'/a- % RevnuPrp47990 204 190 200 — 5 RileysD 200 180 180 180 RioAlgom 5245 $36% 36Vs 36%- Va Rio580pr z5 $68Va 68Va 68Va Rio8.5 805 460 460 46C R Little 7500 230 225 225 - 5 Rolland 850 $83/4 8 Va 83/4 Roman 1395 $58% 55 55 -4Va Ronald Fd z75 $25 24% 25 RonyxCor 1500 $5 Va 5% 5 Va Rothman 500 $21 20% 20%-IVa Rothm2p 10700 $13% 13 13 - % Royal Bnk 16698 $42% 41% 42% RyTrscoA 4197 $13% 123/4 13%+ Vs Ruprtlnd 13300 $5% 5 5%- Va RusselA 8618 $163/4 16% 163/4+ % Russel170 400 $15% 15 15 - Va StFabn 112640 65 56 63 —2 StLCemA 100 $28% 28% 28%+ Va Sceptre 43518 $13% 12% 13% - % Sceptre w 18666 $7% 6% 7%+ Va Scintrex 6600 $7% 7% 7% Scot York 11340 $6 53/4 53% — % Scotts 900 $7% 7Vs 7Vs- Va Scoffs C 2000 $7Va 7% 7%- % Seagram 15198 $51 49% 50%— 1 SeawayM 100 $7 7 7 Seaway pr 300 $5% 5'/e 5'/8 SelkirkA 900 $21 20 20%— 3/4 ShawPipe 500 $19 19 19 Shell C 105542 $38 363/4 37% - 3/4 SheperdP 600 $6% 6% 6% Sherritt 41070 $17% 16% 17%+ Ve Siama 130 $59 59 59 +2 SilvanaMn 8400 $10 9 10 — % -20 SSearsB 2026 $73/4 7% 7% -10 Sklar M 2900 272 265 265 -13 -1% SkyeRes 19440 $12 11% 11% - 8 SkylineH 2700 450 425 425 -10 — Vb SlaterStl 2417 $18 17'% 17'% - '% - 2 SlatSteelp 100 $14 14 14 + 1'% - 7 SobeyStor 100 $13% 13% 13% Sogepet 23100 215 200 205 - 5 -10 Sonor1 A p 200 375 375 375 -15 Southm 28475 $34% 33 34 - Va 300 $8'% 8'% 8'% 850 175 160 160 700 $17 17 17 2900 191 170 180 Moins sept points Wall Street a continué de baisser, hier, dans une atmosphère nerveuse.L'indice des industrielles clôture à 820 56 en baisse de 7.51 points.Quelque 51.39 millions d'actions ont été traitées.D'autres mauvaises nouvelles économiques ont été communiquées : la plupart des grosses banques ont augmenté leur prime rate à 17.75%, la Harris Bank de Chicago a, quant à elle, porté le sien à 18%.Le gouvernement a.d'autre part, indiqué que l’indice des prix de gros avait progressé à un rythme annuel de 18 pour cent en février.En clôture, 1,223 titres sont en baisse contre 360 en hausse et 339 sont inchangés Repli des pétroles avec Gulf Oil â 46 5-8 en baisse de 3 1-2 points.Standard Oil of Indiana à 97 3-4 en baisse de 7 1-8 points, et Mobil à 77 1-8 en baisse de 5 1-8 points.Kenneeott clôture à 33 1-4 en baisse de 2 7-8 points.Dome Mine perd 4 3-8 points à 69 1-4.Parmi les valeurs canadiennes, McIntyre Mines recule de 2 3-4 à 76.Alcan de 2 1-2 à 59 1-2, Campbell Red Lake Mines de I 3-4 à 34, Hudson Bay Mining de 1 1-4 à 26 5-8 et Seagram de 1 1-8 à 43 1-2 Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Ventes Haut Bas Ferm.Ch.ACF In 7 175 37% 37'% 37'%-% AM Intl .- — - ASA Ltd Alcan 193 17% 16% 17 952 48'/a 46% 46%-3 6 1346 61 59% 59'%-2'% AllegCp 5 55 24% 23'% 23'%-1 % AllgLud 4 190 28% 27'% 28'%- % AllisCh 4 153 27 26% 27 + % 5 882 67 .Alcoa Amax A Hess AmAIr ABrnd AmCan 5 150 31 65’/a 65Va—1% 8 1096 52% 50 50 -4 4 2438 533/4 51'% 51'%—2% 3 409 9'% 9% 9% 5 100 61% 61 61 - '/a 30% 30% AmEIPw 7 796 Î64S 16 16'/è+ '/e Am Exp 5 994 26’/2 d 26 26'/8— A4 A Home 9 2617 2344 2344 23'/z— Vs Am Mot 4 434 744 V/e 744 A Stand 6 272 53'/z 52V, 5244- Ve Am TT 6 12580 46'/sd45 45V4-1'/, Amp Inc 10 506 35'/, 34?4 35V4- 44 Ampex 1! 539 2344 23'/, 23'/z- Ve ArmcoSt 6 245 2944 29'/e 29'/»- V4 ArmstCk 5 3068 13V4dl244 13'/4+ '/e Asarco 6 2848 5044 4544 49V,—2V, AtIRich 10 2466 9544 d47’/» 92'/j-3V, AvtoCp 2 548 2044 20 2044- 44 AvcoPt 1 52'/z 52'/z 52'/z—1'/2 Avne! In 7 579 2844 2744 28 Avon Bâche 81361 33 4 375 12 32'/2 3244- V» 11V4 1144- Ve 5844- 44 36'/,+ Va 58 Bakrlnt 18 788 59 BaxtTr 11 1295 3644 36 Beckmn 14 1 337 25V, 74V 25V,— V, BelHow 8 525 2344 2244 23'/,-IV, Bell Can 5 l5’/4d!544 1544- Ve BentICp 4 221 1844 1744 18V4+ V4 BethStl 3 307 2144 21'/2 2144+ Va Black D 9 329 2044 20 Boeing 7 4504 59V, 57'/4 5744-1V2 Bols Cas 5 483 33 d30'/2 3044—2Ve Borden 5 778 2144 d20’/a 21 Vh— 44 BorgW 5 112 37'/, 36V, 36'/,—144 BosEd 5 89 1944 d!9 BristM 9 580 3144 31 Vé 31V4 BrltPet 7 391 3444 3344 3344-144 Brnswk 6 2620 !4'/z 1344 14 BucyEr 7 138 1944 1844 1844 - 44 Burllnd 6 98 17 1644 1644- '/e Burrgh 91086 6944 68'/z 6874— 44 CBS 6 492 4644 45'/z 45'/z- 44 C PC Int 8 186 60V4 59 59 -144 CampRL 354 3444 33Vi 34 -144 CamSp 7 50 28 27'/, 2744+ 44 CdnPac 891 40V» 3944 40 - 44 19 - V, Bat Farm.CapCit 10 397 45% 45% 45'%+ % Hwd Jn 16 819 130 110 Carling 12 312 7% 7 7 - % Hud Bay 109 $27% 27% CatrpT 9 3448 49% d49 49%— % HuntCh 8 43 25 23 Celanese 5 120 44% 43% 43%— % IC Ind 2 293 280 280 ChaseM 4 1098 34% 34 34%+ '% INACd2.204 260 30 15 Chessie 5 251 28% 27% 27%— % 1U Int 7 654 $16 15 ChrisCft 9 125 ]9% 19% 19%— % INCO 18 1556 312'% 295 Chrysler 1061 8% 8 8%— % Inger R 7 443 $42 42 Citlcrp 4 3540 19 18% 18%+ % Intrlk In 4 36 95 95 Cities Sv 8 432 100 % 98 98 - 4'% IBM 12 6250 68 63 Clark Eq 4 55 31% 31% 31% InFlaF 10 301 30 28 Clark Oil 4x545 49% 46 46%— '% Int Har 3 300 61 58 C lor ox 5 330 8% 8% 8%— % IntPap 5 1053 10 10 Coca Col 92303 30% 29% 30 + % Int TT 4 2935 27 25 Colgpal 5 3679 12'% 12% 12% IpcoCp 16 9 $5% 5% ColPic 8 471 31 29% 31 + % ItekC 15 183 20 20 Corn En 10 156 59% 58'% 56%- % JhnMan 5 234 $36'% 36% Comsat 7 176 35% d34% 35%— % JoyMfg 8 118 40 40 Con Ed 4 314 20% 19% 20%+ % K Mart 6 2062 35 35 Cont Cp 5 2240 24% d23% 24%+ % Kellogg 7 313 15 15 ConGp 5 505 27'% 27 27%— % Kenecot 8 2096 45 45 ConDat 7 575 51'% 50'% 50%— % KerrM 11 849 275 275 Coop In 9 252 69% 69% 69%— % Kraftco 6 270 75 75 Copw Cp 4 7 18 17% 17%+ % Kroehlr 11 70 60 Crane 8 466 42% 42 42 - % Lear S 5 224 90 90 Crn Ck 5 91 25% d24% 24%— % LeeEnt 7 4 54 54 CrZell 8 294 43% 42% 42%— % Litton 8 1706 15 15 CurtW 6 231 25% 24% 25’%— % Lockhd 15 813 30 28 Dart In 5 298 37% d36'% 36’%- '% Loews 4 140 42 42 DataGen 13 500 65 64 Va 64%— % Lubrizol 12 135 85 85 Data Ter 9 270 28% 27'% 27%— 1 % Lucky St 7 821 75 75 Deere 6 544 32% 31% 32% MCA Inc 9 207 '75 135 DenMf 7 34 17% 17'% 17%— % Mar Oil 12 1114 65 65 Dexter 9 54 24'% 24 24% Mrsh Mc 10 321 Ventes Haut Bas Ferm.Ch.Digital E 15 1956 71% 69'% Disney 11 1235 43'/e 42% DrPepprlO 249 12'% 11% Dome Dorsey Dow Ch duPont EGG 596 72Va 69 5 34 15% 15 8 2377 33'/s 32% 6 2177 36% d35'% 15 389 24 d22'% Eas Kod 7 3354 43% d42% Eaton EIPNG 4 75 23% 23% 8 996 23% 223/4 EiMeMg 16 238 AVa 4% Esmark 6 781 30 Ethyl ExCelO Exxon 28% 81 27% 26% 82 41'% 40% 6 5291 62% 60% 25% 47 FMCCp 6 538 26 Fairch 7 195 48 Fireston 15 371 7% d 7% Fisher Sc 6 172 19 18% Fluor Cp 13 933 57% 56'% Ford Foxbro Fruehf 3 1035 30'% 30 9 27 38 37% 4 135 26% 26% GnDyn 10 772 713/4 70 Gen Elec 8 1879 49 48% GnFood 5 673 25% 25% Gnlnst 8 597 44% 43% Gen Mills 6 595 20 dl9 GnMot 5 2400 49 48% 70%+ Va 43 11 %- % 69%-4% 15 - % 32’%- Va 35%— % 23 -1 43'/s— % 23%+ Vb 23%— % 43/4+ '/s 28%—1% 263/4-41 %+ % 61 —2% 25%— % 47'%- % 7Va.183/4- '% 56'%-1 % 30%+ % 38 + % 26% 70'%-1 % 48%+ % 25%— Vb 44%- % 19'%- '% Vantas Haut Bat Farm.Ch, Silvmq 32200 68 62 64 -4 SllverwdA 950 $13% 13'% 13% - % SlmcoErl 1100 315 315 315 S Sears A 24060 $8 7'% 7%- % SparAero 2008 $9% 83/4 8%- % SparAerop 200 $18 18 18 Spoon 158400 193 165 185 -15 StBrodcst 100 $11% 11% 11%+ % Stand IA 200 $7% 7% 7%- % StelcoA 22339 $29'% 29% 29% - Vb Steep R 2000 475 465 475 Steinbglnc 100 $24% 24% 24% SterTrust 1081 $16'% 15% 15%-3% StuartHse 400 315 315 315 -10 SudCont 74900 227 215 220 - 5 SulpetroB 7200 $20'% 19'% 19%-1% Sulivan 9900 390 375 390 Sunbrst E 38500 66 60 64 -8 Suncorpr 920 $27% 27 27 - % Teck Cor A 4225 $20% 19'% 20 - '% Teck Cor B 25729 $18% 17 18 TeleCapA 100 $15 15 15 - '% TelMetrB 400 $20'% 20'% 20'% Teledyne 300 $11 Vs 10%c91%+ % TexCan 4949 $93'% 92 92 -2'% Texaco pr 29 $179 179 179 Txsglf 1705 $523/4 511/4 51%-2% Thom L 9900 210 190 190 -35 TNesA 104300 $143/4 14 14% - % Tomblll 3000 155 155 155 Toromont 150 350 350 350 -10 Tor Dm Bk 21171 $25 24% 25 + '% TDRItyp 1320 $21 19% 21 + 13% Tor Sun 1778 $15'% 15% 15%+ Vb Tor star B 1000 $22% 22% 22% - % Total Pet 30590 $31% 30'% 303/4-l% TotalPAp 5325 $50'% 50 50'%- '% TotIPetw 4950 $20'% 19'% 20%- % Traders A 6090 $123/4 12'% 12% Trader Bp z50 $21 Va 21 % 21% TrCan Res 63264 $9% 8% 9 + '% TrnsMt 5796 $11% 11% 11%- % TrnsWst 11350 $6% 6% 6%- % TrCan PL 46840 $25% 24% 24%-1% TrCan Dp 1130 $49 49 49 — '% Trecolnc 200 445 445 445 -15 Trimac 4140 $21 20% 20'% Trimacwt.450 $17'% 17 17 —1'% Tri hib 39100 58 51 55 -7 TrinityRes35721 $11'% 10'% 11%— '% TrizecCrp z35 $28 27% 28 TurboCIA 2875 $223/4 213/4 223/4-1% TurboCIB 18625 $23% 21% 22 -1% Turbo8% 1600 $27% 26 26 —life Turbow 12215 $16'% 153/4 16'%- '% UlsterP 150777 $5% 5% 5%- % Ultramar Unico A Unico B UnCarbid UGasA UGas83/4 UCanso UKeno UnReefP I6J00 112 100 110 - 8 usiscoe 5440 $15% 15% 153%- Va UWOG 61150 485 455 485 -5 VGMTrsco 8063 $73/4 7'% 7'%- Va VSServ 1000 $8 7% 7'%- ’% VanDer 800 $9% 9% 9% + Vb Venpower 800 200 200 200 +5 VerstICor 8233 $25 23% 23%-1 % VerstICorp 475 $13'% 13'% 13'% VerstICw 3300 $8% 7% 7%- 1 Vestgron 7700 $21 19 19'%—2% Villcentre 1000 $9'% 9% 9%— '% Vulcan Ind 300 $15% 15 15% - % Wafrbord 500 470 470 470 +30 Wajax A 500 $18% 18% 18%+ Vb WalkGW 21530 $37% 36'% 36'%-1 % WalRedkp 1500 $5 5 5 Wardair 600 390 380 380 100 $13 13 13 - '% 500 400 400 400 -10 200 400 400 400 -25 950 $34'% 34 34'% 14585 $11% 11% 11% 300 $24 24 24 '% 10705 $47 45% 45% -23/4 8610 $8 7'% 7% - % 500 $18% 18% 18%- % 7950 $26% 24'% 25 '% 7625 $48 46 48 '% — — -15 Wrintn 47300 140 135 135 - 5 Weldwod 7185 $23% 23 23 —1 Wstburne 5400 $33% 33 33 -2% WcoastPt 6223 $293% 29 29'/a —1% WcoastT 3249 $14% 13'% 14 — % Wcost8'%p 100 $49 49 49 — 1 Wcoastw 9549 $5% 475 5% WestMine 30870 $22% 22'% 22%+ % .-30 -1% Westfield 11000 440 405 410 Weston 1475 $28 27 27 Wstnôpr 100 $66 66 66 WhitePA z70 $14 14 14 Whonok A 7322 $10'% 9% 10% - % Wilanour 4210 $53% 5% 53/4 Wilco 22300 115 110 111 - 4 Willroy 10900 $7% 6% 6%— % Win-Eld 31000 93 85 88 -7 Windfall 7800 118 105 118 - 2 Woodr 169333 80 74 77 +1 Woodwd A 1000 $253/4 25'% 25'%- '% Wrlwid 200 $21 21 21 -2% WrHarg 700 450 425 425 -50 YkBear 17401 $14'%* 13'% 133/4- 3/4 YorkCons 10500 65 62 62 -13 YLambton 2000 170 165 165 -10 Zellers A 1103 $9% 97/ Trust Units BBCRun 1550 $14% 14 BM-Rtun 2200 $9 83/4 C Perm un 600 $7'/s 7 a - % 14 9 + % 7% + Vb C Realty u 500 S6'% 6'% 6'% TDRealty 2101 $23% 23 23 '% Heublin 7 411 26% 25% HewPck 18 1222 63% 623/4 High Vit 13 126 11'% 10% Hobart 6 58 153/4d15% Hldyln 7 557 16% 16% Homestk 10 818 59% 56 Honywl 8 2516 89’% 88 4% 4% 26 25% 25% - '% 62%— % 11 - % 15'%- '% 16'%.56 -4% 89 -1% 14%— % 24'%+ '% 26%—1% 11'%- % 23 - % 28%+ % 12%— % 29%— '% 54%— % 25%+ % 61 - % 17’%- % 30% - % 36%- % 24%— % 4%.25'%- % 20%+ '% 30'%- % 18%+ Vb 15%— Va 33%—2% 67%+1 % 40%+ '% 7%— % 22%—1% 20 - % 52%—2 32%+ % 61%+ % 55% — % 14 53'%-1 60 -3% 59%+ % Ventes Haut Bas Ferm.Ch Masco Mass F MasCp Mclntyr NorTel Norgte 7 326 15% dl4'% 7 301 48% 47% 8 121 24% 23% 202 8% 8% 26 12% dl2% 7 48 23% 23'% 8 1499 40 d38'% 8 923 40'% 39'% 9 168 26% 26 Z6950 77 75 12 1262 603/4 583/4 6 1534 21% 20% 9 298 17'% 17 7 255 25% 24% 8 1805 48% d45% 8 10485 82 77 14 91 2% 2% 8 125 9% 9.5 1653 48% 48 11 874 543/4 54 8 479 75% 74'% 12 593 38% 373/4 7 259 27% 26'% 4 234 19'% 19 4 317 27'% 26% 698 35% d34 381 10% 10% 8 248 51'% 50 5 4329 12% dl2'% 7 543 45'% 44 4 2171 27'% 26% 10 128 12 11% 4 181 28% 27% 5 1230 4% 43/4 - % - % -23/4 48Va- Va 54’%+ % 34 -1% 103/4- '% 50 -1% PPG In PanAm Park Dr 15 351 39'% 39 Penney 6 1737 21% 203/4 203/4- Va Penzoil 9 1048 45% 43'% 43%—1'% PepsiCo 7 1953 203/4 20 Perk Elm 14 510 42'% 40 Pfizer 10 815 34 PhelpD 8 1536 41 39% 39%-l% Phil Mr 8 3178 31%d30% 31 - % Pitney B 8 174 32% 32% 32'%- % Pittstn 17 2326 243/4 24 24%+ '% Polaroid 18 1122 20% 19% 19%— % 39'%-1 20'%+ % 42'%+2% 33'% 34 + % ProctG 9 566 67 d65 65 Pullmn 6 135 28 d26% 26%-lVa RCA 6 1420 23% 223/4 22%- Va Rais Pur 9 1657 10% 10'% 10% Raymlnt 6 85 16'/a 153% 153/4- '% Rdg Bat 12 520 38'/a 36% 36%-1'% RelGp 3 177 61'% 61 61%- % RepStl 3 89 223/4 22% 22'% Revlon 8 565 36% 36'% 36%+ % Rich Mrl 6 145 193/4d19Va 19%-% RiegelT 5 25 18% 173% 18%+ % Robins A 5 66 8% 8% 8'%+ Va Rockwel 7 445 54 % 52% 53 - % Rosario 15 103 70% 67'/e 673/4-4% RoylD 3 626 84 82'% 82'%-2% SCMCp 4 182 22'% 22'/a 22'/a- Va Safeway 5 184 29% 29% 29%+ Va StRegP 6 231 293/4 29 29 - 3/4 Sanders 16 101 40 39 39%+ % SFelnt 68 936 41 40 40%— 3/4 ScherPI 8 606 32% 32% 323/4+ % Schlmb 20 1700 108 103'% 1053/4-2% GnPcrt 3 64 13% 13'% 13'%- % Scott P 5 1315 17% 17% 17%— % GP 4 783 6% 6 6%— % SearleG 12 1192 20% 20% 20%+ % GTel El 6 1104 27% d24% 24%— % Sears 6 3377 15% d15% 15%- % GnTire 5 713 16% 16 16%— % Sedco 37 127 663/4 653/4 65 %— Vb GaPac 8 1513 26% 26 26 - % Shell Oil 9 578 66'% 65 65 %—1 % Gillette 6 660 20%d20 20 %— % Singer 504 8'% 8'% 8%— Vb Goodrch 4 577 19'% 19 19 - % Skyline 12 378 10% 10% 103/4+ % Goodyr 5 2356 11%dl0% 11 - % SmithA 3 94 17% 17 17%— % Gould 6 271 22% 22 22 - Va SouPac 6 598 39 38% 383/4- % GtAP 186 7 6Va 6+4- Va Sparton 7 38 203/4 20% 20'%- % Gulf Oil 7 6418 49’% 46'% 46%— 3'% Sperry R 7 546 52'% 51% 51 %- % Halbrtn 15 965 1013/4 983/4 99'%— '% Squib 11 1116 32% 30% 31'%+ % Hart SM 4 33 10% 10'% 10'%— % St Brand 9 557 263/4 25% 25% — '% Hecla 13 436 45% 44 44%— Va StOilCI 7 2891 773/4 753/4 76%-2 Heinz HJ 6 307 36% 36% 36%+ % StOil In 10 4350 103% 963/4 97%-7'% Hercules 5 513 18% 18'% 18'%- '% StdOilO 10 1031 94'% 92'% 933/4-2% Steego 6 36 3'% 3'% 3'%.Ster Dr 10 2360 19% 18'% 19 StevenJ 4 360 14% 14 14 - % Stor Tech 11 1903 18% 17% UVa SunOil 7 381 81'% 78'% 78'%-3% SunsM 17 317 37 36 36 -1'% TaftBrd 8 257 28'% 27'% 28'%-f- Va Techcolr 6 220 263/4 25'% 25%-l'% Technicn 15 194 16% 16% 16%- Va Teldyn 5 941 1443/4 142 142’%—1’% Tenneco 7 1692 37% 36 363/4+ Va Texaco 6 5625 37% 36'% 37 - % Texlnst 12 265 94% 92% 92%-l% TexGIf 11 650 46 43% 44%-2% Textron 6 303 27% 27% 27%- Va Thiokol 7 86 513/4 51'% 51'%- % Time In 9 545 44% 43% 44%+ % Timkn 6 56 51'% 50'% 50'%-!'% TranUn 7 73 33% 33 33 TWCorp 7 312 13 d12'% 12%- % 90 43% 4% 4'%- % 5 14 13% 14 + % Transm 4 638 15 d14% 14%- % Tranwyl 4 23 21% 21% 21%+ % UVInd 5 654 24% 23'% 23'%- Va U Camp 7 948 42'% 41% 41'%- % Un Car b 5 742 40% 39% 40 + % US Gyps 4 248 28 % 27% 28%+ % 1355 18'% 18 TWCpwt TWCpf 2 18%- % 46 - % US Steel Un Tech 7 2308 46% 46 Upjohn 9 692 45% 44'% 45%+ % Walk HA 11 39 32% 31% 31%-î'% Walt J 5 228 26 d25% 25'%- '% WarnL 12 1037 18% 18% 18%- % Westg El 6 2429 21% 21% 21%- % Weyerhs 8 1295 32'% 32% 32%- % WhitCn 5 126 22% 22 22%- % Wometc 8 160 17% 17 17%- % Wolwth 4 335 22% 21% 22 - % Xerox Cp 9 2360 57% 56% 57%+ % Zenith R 9 348 9% 9 9%+ % Zurn Ind 7 106 18% 17’% 17%- '% MMSGKHHNMIHaMda -N Alcan Aluminium va investir *10 millions américains dans la construction d'une fabrique de poudre d'aluminium et dans l'agrandissement de l'usine de refonte de l’intercontinental Alloys de Joliet, en Illinois.Dans un communiqué, Alcan explique que la décision de construire cette fabrique de poudre découle de l'augmentation de la demande provenant des industries aérospatiales et chimiques américaines.De plus, la nouvelle installation produira des pigments utilisés dans les revêtements d'automobile, les laques industrielles et les encres.L'agrandissement de l'usine de refonte est destiné à alimenter en alliages de fonderie l'industrie de l'automobile et d’autres utilisateurs.¦ Resources Service Group a acquis 60% d'intérêt dans Petro Can Oil and Gas de Calgary, une entreprise privée qui n'a aucun lien avec Petro-Canada contre 127,059 de ses propres actions ordinaires, ainsi que des billets payables dont la somme n’a pas été divulguée.Petro Can est l'associé principal et le gestionnaire de Petro Can Oil and Gas Fund, qui est propriétaire de l’un des plus grands champs pétrolifères et gazéifères dans le sud-est de l'Alberta.Au début de cette année, Resources Service Group s'est associé dans une entreprise conjointe de $2 millions avec Westgrowth Petroleums de Cal-gary.pour explorer les hydrocarbures.¦ La Ville de New York a terminé l'année fiscale 1979 avec une dette de $11.3 milliards, soit $183 millions de plus que l’an dernier.La dette de la ville, répartie sur l'ensemble de la population, s'élève à $1,550 par habitant, dépassant ainsi de beaucoup la moyenne américaine dans les villes de plus d'un million d'habitants, laquelle est de $485 par personne La situation financière de la métropole américaine, qui se remet lentement de sa quasi faillite de 1975.est cependant en légère amélioration, précisent les responsables financiers de l'État.La dette, si elle est calculée en dollars constants est inférieure d'un tiers à celle enregistrée en 1973.En outre, pour la première fois depuis quatre ans, la ville n’a pas eu à rembourser les $800 millions de prêt qu’elle recevait de l'État de New York pour lui permettre de boucler son budget annuel, et qui devaient être remboursés dès le début de l’année fiscale suivante.¦ .La Banque de Nouvelle-Ecosse a mis sur pied a Singapour d'une filiale en propriété exclusive qui porte le nom de Bank of Nova Scotia Asia Limited.Cette nouvelle société participera à des opérations de crédits consortiaux pour la réalisation desquels elle sera en mesure d'agir en qualité de chef de file et ae banque participante.Elle interviendra également dans des opérations de financement à moyen et à long terme en faveur des entreprises, de l’État et d'organismes paragouverne-mentaux, et pourra fournir des cautions et des avals au profit de la clientèle.Son activité dans le domaine du crédit s'exercera par le biais d'une agence habilitée à agir à la fois comme emprunteur et comme préteur sur les marchés financiers internationaux et à exécuter des opérations de change.¦ Polaroid a admis que sa division polavision qui fabrique des cameras cinématographiques à développement instantané, est en sérieuses difficultés.La firme va faire une provision pour pertes de $68 millions, pour couvrir les coûts des stocks très importants de caméras invendues, à la suite de quoi les résultats du troisième trimestre seront peut-être déficitaires, pour la première fois depuis de très nombreuses années Les représentants de Polaroid ont noté, toutefois, que la firme n'abandonne pas pour autant polavision, qui représente, selon certains analystes, un investissement de $200 millions, et qu'elle va s’efforcer d'apporter des modifications techniques au système afin de promouvoir les ventes Polaroid avait introduit son système cinématographique à développement instantané en 1977.Il est composé d'une ca méra et d'un dispositif de projection similaire à un poste de télévision et il avait été salué comme un grand pas en avant dans la technique du cinéma pour amateurs.Mais, depuis quelque temps, les ventes stagnent en raison, selon les experts, de la qualité médiocre du film.¦ Le groupe Continental Canada dont le siege social se trouve à Toronto, a conclu une entente de principe avec MacMillan Bloe-del, de Vancouver, pour lui vendre ses quatre usines de conteneurs en carton ondulé Le contrat de vente portera sur la cession des quatre usines de conteneurs Continental en carton ondulé qui se trouvent à Montréal.Toronto, London et Guelph (Ontariol.Ces usines emploient au total 900 employés mensuels et horaires.Le groupe Continental Canada emploie quelque 5,000 personnes et compte 26 usines dans tout le Canada II fabrique du carton pour boites, des emballages pliables en carton, des conteneurs en carton ondulé, des boites en métai, des fermetures et des pièces détachées pour l'industrie automobile.Voici les taux des devises tel que fournis par la Banque Nationale du Canada.Les cotes sont en monnaie canadienne.Afrique du Sud Afrique Française Allemagne-Ouest Antilles Anglaises Australie Autriche Bahamas Belgique Danemark Rspagne Etats-Unis Finlande F'rance Grèce Hollande Hong Kong Inde Israël Italie Jamaïque Japon Liban Mexique Norvège Nouvelle-Zélande Portugal Royaume-Uni Suède Suisse Tunisie Venezuela Rand Franc CFA Mark Dollar Dollar Schilling Dollar Franc- Couronne Peseta Dollar Mark Franc Drachme Florin Dollar Roupie Livre Lire Dollar Yen Livre Peso Couronne Dollar Escudo & Sterling Couronne F’ranc Bolivar 1 4317 0054% 6435 4301 1 2686 08995 1 1659 03964 .2061 .01712 1.1572 .3047 .2748 02945 5867 2341 .1441 02951 .001387 6520 004662 3464 05065 2319 1.1167 02371 2.5707 .2708 6731 2 9277 Cours de l’or Cours de clôture de l'or, en devises américaines, sur les principaux marchés mondiaux avec, entre parenthèses.les cours de la journée précédente: Londres — $611.50 I$626.50) ; Paris - $613.27 ($634 291; Francfort - $604 53 ($635.00): Zurich - $602.50 ($629.50); Hong Kong - $61328 ($629.64).Cours de l’argent Handy and Harman of Canada cotait l'argent-métal, hier, à $38.669 l'once de troyes et $1,243 21 le kg, en regard de $40 025 l'once et $1.286 81 le kg le jour précédent.Ces cours sont en dollars canadiens.HCI Holdings: trimestre clos le 31 déc.1979.$583.456.7 cents par action: 1978.$282.437, 32 cents.Inco: exercice clos le 31 déc.: 1979.$121 7 millions.$1 58 par action; 1978.$77.8 millions.77 cents.Canadian Marconi: exercice dos le 31 déc.: 1979.$8.921,000.$1.50 par action; 1978, $4,914,000, 83 cents.Kedpath Industries: trimestre dos le 31 déc.: 1979, $401,000, 13 cents par action; 1978.$869.000, 27 cents Algoma Steel Corp: exercice dos le 31 déc.: 1979, $111.905,000, $8 65 par action; 1978.$69.616.000.$5.15.Banister Continental: neuf mois clos le 31 déc.: 1979.$2.745.000.perle.68 cents par action; 1978.$2,435,000, 60 cents.Canadian General Electric: exercice dos le 31 déc.: 1979, $38,330.000, $4.69 par action; 1978, $33,612,000, $4.11.Dominion Bridge: exercice clos le 31 déc.: 1979.$54.537,000.$2.34 par action; 1978, $34,111,000, $1.60.Genstar: exercice clos le 31 déc.: 1979.$123.600.000.$4.21 par action; 1978.$81.600,000, $3.02.Guaranty Trust: exercice clos le 7 fév.1979.$3.772,000.38 cents par action; 1978.$5.214,000, 64 cents.Investors Group: exercice dos le 31 déc.1979.$54,796.000, $3.83 par action: 1978, $35.665.000.$2.57.Traders Group: exercice clos le 31 déc.: 1979.$10,239,000.$1.54 par action; 1978, $14.011.000.$2.32 Van Der Hout Associates: exercice clos le 31 déc : 1979, $1,594,000, 95 cents par action; 1978, $1,108.000, 66 cents.Asamera Oil: neuf mois dos le 31 déc.: 1979.$8,500,000.$1.16 par action; 1978.$2.900,000.40 cents.CAE Industries: neuf mois dos le 31 déc.: 1979.$5.269.000, 92 cents par action: 1978, $3.421,000, 56 cents.Consumers Glass: exercice dos le 31 déc.: 1979, $10.401.000, $2.03 par action; 1978, $8,903,000, $1.74.AGF Group Amer Grwth 7.07 Cdn Gs Egy 9.13 CdnSecGth 10.16 Cdn Trusteed 3.94 Corp Invest 7.48 Corp Inv Stk 11.65 GwthEquity20.74 Japan 12.49 nMMF13.08pl0 0C OptionEquity4.60 Special 7.80 Bolton Tremblay Cda Cumul 10 81 Income Fund 9.54 Internatnl 9.28 PldResourcsll.25 Taurus 11.95 Calvin Bullock Gr Acrofund 2.18 yBanner Fnd 5.16 CIF 5.95 CIF Income 9.93 Central Group yCam Grwth 7.53 yCompound 7.32 yDividend 7.89 yFund 4000 5.30 ylntl Energy 3.08 ylntl Grwth 5.05 ylntl Income 3.78 yNat Res Gth 6.00 yNorthn Egy 5.89 yRevenueGth4.13 yUnlvest 6.59 CSA Mgmt Gr Goldfund 14.01 Goldtrust 5.65 Confod Group Dolphin Eqty6.46 yDolphinMtg4 83 Cundill Group ySecurlty 9.41 Value 6.98 Dynamic Group ynDyn Amer 5.09 ynDyn Fund 14.49 ynDyn lncom5.52 5.07 15.67 3.49 13.01 6.72 6.23 8 52 Eatcn*Bay Group Commwth 19.11 Dividend Growth I ncome Internatnl Leverage Venture Viking GuarantyTrustGr ynlnvEquityl2.29 ynlnvlncome3.88 ynMortgage 9.70 Guardian Group Enterprise 1.52 GIS Income 5.06 yGwth Fnd 18 95 North Amer 7.30 Mutual Acu 6.80 Sec Income 9.57 World Equity 5.71 Investors Group 4.14 7 86 17.28 8 90 8 67 4.59 7.52 yBond yDividend yGrowth ylnternatnl yJapan yMortgage yMutual yProvidt Stk 8.99 yRetiremnt 10.84 ynJonesHewrd4.51 Principal Gr yCollective 11.35 yGrowth 7 06 yVenture 6.31 yBond 2 69 Prudential Gr Growth 9.59 Income 4.52 ySask Dev Fd4 50 Scotiafund Gr Scotiafund 1.54 Scotiafd Mtg 9?TempletonGth7.60 United Bond Share RoyFund 1178 RoyFnd Inc 4 81 Universal Group Equity 15.51 Income 3.87 Internatnl 4.76 Resource 8.69 Non-Members nyAltamiraFd6.10 Assoc Inv 8.97 yBeaubran 6 50 Canagex Gr yBond 8 20 Fund 15.06 yMortgage 9 49 Capital Grth 5.75 xCnase 7.47 ynComCpMtg9.54 Co-op Trust Gr ynCo-op Fd 15.60 ynLandmk 17.47 Desjardins Gr yActions 13.33 yHypotheq 4 08 ylnternatnl 10.60 yObligatns 4.20 Quebec 6 61 nySpec 10.85 Dixon Krog Gr Dixon, Krog 16.23 Heritage 4 55 Vanguard 13.29 yDomequity 18.10 yDominCompl3.71 Dryfus Group xlnc 13.09 xlnternatnl 19.13 ynExecut Intl 1.36 xFid Trend 24.29 nFst Cdn Mtg 9.66 Fiscon Fund 5.57 Harvard 13.72 Industrial Gr Indust Amer 3.10 Indust Div 7.12 Indust Eq 10.86 Indust Gth 6.69 ylndustlncm7.95 ylndustPens30.38 Keystone Gr Cus K-2 5.65 Cus S-l 17 99 Cus S-4 6 80 ylnternatnl 3 88 xLex Rsrch 16.09 xManhatn 3.37 yMaritime Eq 3.95 nNatrusco 21.23 NW Group Canadian 8.37 Equity 12.06 xOne Wm St 15.66 xGppenhmr 8.40 Pemberton Gr ynPacificDiv7.32 ynPacificRet5.18 ynPacific US 6.29 PHN Group yBond 8.09 yCanadian 14.34 yDivlncomel0.77 Fund 18.02 yPooled 43.50 nyRRSP 22.12 PMF Managmnt nPensionMu13.01 nXanadu Fd 8.33 nPutnam 11.07 Prof et Revenu Gr American 12.37 Canadian 9.68 yFonds H 4.77 Retraite 9.61 Sterling Group Equity 8.15 yMortgage 4 68 ySynchrovest 6.74 xTech 10.65 yTradex 21.63 Trans Canada Gr A 6.40 B 67.20 C 11.99 United Group yAccumula 6.98 yAccumul R 7 46 yAmerican 2.19 yCont Mortg 4 88 yHorizon 4 86 ySecurity 3.91 yVenture 5.67 yVenture Ret9.21 Western Grth 7.36 Le Devoir, samedi 8 mars 19toô m 9 Le taux de chômage restera élevé au Québec jusqu’en 1985 (le MEER) OTTAWA (PC) - Le chômage, qui a grimpé de 7.3% en 1971 à 10.9% en 1978, constitue le principal problème du Québec, selon le sous-ministre de l’Expansion économique régionale, M.Robert Montreuil, qui ne prévoit pas d’amélioration de la situation avant le milieu de la décennie.M.Montreuil s’est livré à une analyse relativement pessimiste ae la situation économique du Québec au cours d'une allocution qu’il prononçait hier à l'Université d’Ottawa à l’occasion d’un colloque sur les stratégies nationales et régionales de développement économique.Avec 26.5% de la population totale du Canada et 33% du chômage national, une tendance qui n’a pas changé de- uis 1975, le sous-ministre du EER estime que cette situation traduit les «faiblesses structurelles de l’industrie manufacturière québécoise».Pour lui, un tel phénomène «devient source de préoccupation si l’on considéré la proportion sans cesse décroissante de la population de cette province par rapport à la population au Canada».La concentration d’un grand nombre d’emplois dans des secteurs mous vient illustrer «cette faiblesse de l’assise manufacturière du Québec», selon M.Montreuil, qui a fait remarquer qu’on v retrouve 50% des emplois du textile au Canada, 61% de la bonneterie, .65% du vêtement, 41% du meuble ainsi que 45% des articles de cuir.Les taux de croissance de ces secteurs, a-t-il également noté, «ont été pour la plupart négatifs et ont diminué plus rapidement au Québec que dans les autres provinces».Ceci devrait le porter à conclure «qu’au Québec, s’il ne se produit pas de changements dans le climat économique et politique, on prévoit que le niveau de performance économique continuera à baisser, en raison notamment des faiblesses de la structure industrielle de la province en général, et de la plaine de Montréal en particulier, et de sa vulnérabilité à la concurrence grandissante des fabricants étrangers».Du point de vue du développement économique, pour lui, la question de l’adaptation industrielle du Québec consti- tuera une «préoccupation majeure» au cours des années qui viennent.Parallèlement à cette situation inquiétante au Québec, M.Montreuil note un fléchissement inattendu de l’économie ontarienne au sujet de la- 3uelle surgissent maintenant es doutes quant à sa capacité à soutenir la concurrence, «particulièrement dans les secteurs les plus importants de l’industrie manufacturière».Malgré des perspectives plus souriantes pour le Manitoba, le sous-ministre du MEER admet « qu’on met en doute, pour la première fois, la force à long terme du secteur de la fabrication et, par conséquent, de l’ensemble de l'économie».Malgré un regard optimiste sur l’avenir dans les provinces Le secteur assurance générale freine la croissance de Prenor Une chute importante des Profits des filiales du Groupe Ténor dans le domaine de l’assurance générale a entraîné une réduction sensible des bénéfices de cette firme montréalaise pour l’exercice 1979.Les résultats publiés hier par la compagnie contrôlée par M.Lome Webster révèlent cependant que le chiffre d’affaires a fait un bond de 20% pour dépasser les $192 millions.avoir sa maisonnette àLaCité Nous vous offrons tout le luxe de nos superbes maisonnettes à deux paliers.Au premier: cuisine avec lave-vaisselle, salle à manger, salon et w.c.Au deuxième: chambres (2 ou 3 au choix), une ou deux salles de bain et balcons ou terrasses.À vous de choisir: rester en ville.ou vivre LaCité le complexe d’habitation le plus “in" de Montréal.Pour visiter, prière de prendre rendez-vous en composant 845-4173 350 ouest, rue Prince-Arthur, angle avenue du Parc c'est lu v ia rêvée! LaCité Le bénéfice net consolidé a atteint $2,615,000 ou $1.32 par action alors qu’en 1978, il avait atteint $3,554,000 ou $2.19 par action.La contribution nette de chaque secteur d’activités au bénéfice net de Groupe Prenor s'établit comme suit: l'assurance-eénérale, $955,000; l’assurance-vie, $1,041,000 et les autres services financiers, $937,000.Des résultats des trois secteurs d’activités, il faut déduire $354,000 de frais Généraux d administration.In 1978, les contributions respectives de chaque secteur avaient été.l’assurance générale $2,202,000, l’assurance-vie $1,317,000, et les autres services financiers $532,000 et les frais généraux d’administration s’étaient élevés à $497,000.L'industrie de l’assurance générale continue de connaître une période très difficile et la diminution substantielle des résultats de Prenor est due principalement aux filiales opérant dans ce secteur où la concurrence est très vive actuellement.La contribution du secteur assurance-vie a diminué de 20% : cette variation peut être considérée comme plus forte que normale et provient en partie du taux de croissance rapide que connaît présentement Les Prévoyants du Canada (vie).Quant à la contribution des autres services financiers, il est très encourageant de constater les résultats de Fiducie Nord-Amérique, Des Rosiers et Bol-ton Tremblay;: leur contribution est passée de $532,000 à $973,000, une augmentation de 83%.Au 31 décembre 1979, les actifs consolidés de Groupe Prenor ont atteint $454 millions, comparativement à $413 millions à la fin de l'exercice précédent, réalisant ainsi une progression de 10%.Les filiales de Groupe Prenor sont: Les Prévoyants du Canada — Assurance générale, La Personnelle Compagnie d’Assurance du Canada.Paragon Compagnie d’Assurance du Canada, Conseillers Professionnels en Réassurance, La Northern du Canada Compagnie d’Assurance-vie, Les Prévoyants du Canada (vie), Fiducie Nord-Amérique, Armand Des Rosiers, et Bol-ton, Tremblay.Maheu, Noiseux, Roy prend de l’expansion dans l’Outaouais Le cabinet de comptables agréés Maheu, Noiseux Roy & Associés vient de s’associer à plus de 130 personnes ayant bureaux à Ottawa, Hull et Hawkesbury en réalisant la fusion de sa pratique professionnelle avec celle de Normandin Séguin, un important cabinet de cette région.Cette fusion, la troisième en quelques mois dans le cas de Maheu, Noiseux, Roy & Associés, porte le nombre d’associés et le personnel à plus de 600 personnes.Elle permet à la société de s’établir dans la région de l'Outaouais et dans l’est de la province de l’Ontario et ainsi réaliser un objectif important de son programme d'expansion.Pour une période de transition limitée, le cabinet exercera ses activités professionnelles dans la région d’Ottawa, Hull et Hawkesbury sous la raison sociale Séguin, Maheu, Noiseux, Roy.Maheu, Noiseux, Roy & Associés compte maintenant des bureaux à Ottawa, Hull, Haw- Une compagnie du groupe Prenor ?FIDUCIE NORD AMERIQUES 85 ouest, rue Ste-Catherme.Montréal.Qué.H2X 3P4 (514) 281-1818 CERTIFICATS DE PLACEMENT GARANTI 'O INTÉRÊTS ANNUELS Intérêts semestriels: 12%% Intérêts trimestriels: 12%% Intérêts composés: 12%% Intérêts mensuels: 12%% Institution inscrite à la Régie de l assurance-dépôts du Québec et membre de la Société d assurance-dépôts du Canada Taux sujets à changements sans préavis kesbury, Montréal, Laval, Québec, Lévis et Moncton.La société est également associée, sur le plan national, à Collins Barrow, avec bureaux à Vancouver, Vernon, Calgary, Edmonton, Winnipeg, Toronto, Newmarket, New Glasgow, Sydney, Bridgewater et Halifax, regroupant plus de 900 personnes et produisant un volume annuel d’honoraires excédant $30 millions.Le secrétariat général de la firme nationale relève du bureau de Montréal.Domtar émet des actions Le conseil d’administration de Domtar a approuvé jeudi l’émission de 2.6 millions d’actions ordinaires supplémentaires au coût de $27.50 l’action.Les actions sont souscrites par un groupe de courtiers en investissements dirigé par Pit-field Mackay Ross, Wood Gundy et Dominion Securities.Le produit net de cette émission, qui devrait atteindre $68 millions, sera affecté au programme d’investissements en capital de la société Domtar pour 1980 et 1981.Assomption Compagnie Mutuelle d’Assurance-Vie * Gilbert Finn Simon Bujold Gilbert Doucet Lors d une réunion des administrateurs faisant suite à rassemblée générale annuelle de I As-somption Compagnie Mutuelle d'Assurance-Vie, M.Gilbert Finn.B.A.A.V A., de Dieppe.N -B., a été élu président du conseil d’administration et chef de la direction.Il succède à M Edmond Fre-nette.de Montebello.P.O., dont le mandat était échu.M.Simon Bujold.B.Sc.Comm., C.A., de Moncton.N B., a été élu président et chef des opérations M.Gilbert Doucet.B.A., de Dieppe.N.-B., a été nommé vice-président et directeur générai.M.Finn, originaire d’Inkerman, N.-B., vint à la Société I Assomption en 1950 comme organisateur.Il avait été auparavant à l’emploi du mouvement coopératif.À l'Assomption, il a été directeur des ventes de 1950 à 1962, gérant général de 1962 à 1969, alors qu’il fut élu président.Il a été membre et conseiller de plusieurs commissions gouvernementales et professionnelles et siège actuellement au conseil d’administration de plusieurs compagnies et organismes socio-économiques.Originaire de Carleton, P.Q., M.Bujold.est entré à l’emploi de l’Assomption en mai 1946, d abord comme comptable; il fut promu trésorier en 1951.poste qu'il occupa jusqu'en 1962 II devint alors gérant général adjoint et, en 1969.fut nommé vice-président exécutif et directeur général.Le nouveau président est actif dans les Chambres de Commerce au niveau national, régional et local.Il a participé à des comités diocésains et à divers mouvements de relance éducative, économique et sociale, notamment dans le secteur de caisses populaires.M.Doucet a occupé au sein de l'entreprise, depuis son arrivée en 1954, divers postes administratifs â responsabilité croissante.À titre de vice-président, il a été secrétaire de la Compagnie, directeur de l'administration et directeur du marketing.Il apporte â sa nouvelle fonction une grande expérience du monde de l’assurance-vie et de ses procédures.Maritimes, c'est l’Ouest que M.Montreuil voit un développement économique prometteur à cause des ressources énergétiques.«En effet, par rapport à certains indicateurs, elles ont surpassé le reste du pays à tel point qu’elles font paraître terne la performance modeste d'autres provinces», a-t-il indiqué.Non seulement ce déplacement vers l’Ouest traduit-il «un nouvel alignement spatial des forces économiques», selon M.Montreuil, mais «à moins d'événements imprévus, ces tendances devraient se poursuivre à moyen terme».L’analyse de M.Montreuil identifie deux causes fondamentales de l'évolution du climat économique.Dans un premier temps vient la fin de la période de croissance rapide des années '60 et du début des années ’70 au cours desquelles la croissance du produit national brut (PNB) a atteint un taux annuel mqyen de 11.1% caractérisée par une augmentation des depertses gouvernementales, dont le sommet a été de 24.2% en 1974.En deuxième lieu, mais sur une plus grande échelle, M.Montreuil voit le climat international comme étant responsable de cette nouvelle situation.Conséquemment, et avec une croissance presque nulle du PNB (entre zero et un pour cent en 1980) et un accroissement des dépenses gouvernementales suivant le même rythme, M.Montreuil juge «qu’il semble clair que l’approche classique au développement régional, axée principalement sur la mobilité des facteurs de production, est devenue beaucoup trop simpliste».Ainsi, au cours des années 80, le sous-ministre du MEER pense qu'il faudra que le gouvernement «prenne davantage conscience des besoins et des problèmes régionaux, que les ministères fédéraux à vocation économique concertent leurs efforts pour orienter les politiques sectorielles sur le développement régional».Ceci implique aussi une collaboration Fédérale avec les provinces et l’entreprise privée afin de faire profiter les régions moins favorisées des grands projets dans les provinces où 1 on s'adonne massivement à l’exploitation des ressources énergétiques.Déficit des paiements moins élevé qu’en 1978 OTTAWA (PC) — La balance internationale des paiements du Canada a été meilleure que prévu l'an dernier, mais elle reste déficitaire de $5.02 milliards.Statistique Canada a publié hier des chiffres démontrant que le déficit de 1979 est de $500 millions à $600 millions inférieur à ce que l’on appréhendait.On avait d’abord prévu pour 1979 un déficit de $7 milliards, avant de le ramener à $5 milliards.Ce déficit de 1978 fut de $5.3 milliards.L’agence fédérale a expliqué que le déficit reflétait une hausse de $600 millions de l’excédent du commerce-marchandises et aussi une baisse de $600 millions du déficit touristique.La cause principale du déficit encore considérable reste les paiements et intérêts et dividendes à l’étranger, dont l’augmentation a été de $800 millions.Il y a eu aussi une hausse de $550 millions dans les transactions d’autres services.Les marchandises, les paiements d’intérêts et de dividendes, les voyages, le fret, les expéditions et autres services constituent le compte courant de la balance des paiements.Parmi les composantes du compte-capital — mesure du flot des investissements au pays et au dehors — les investissements de capitaux étrangers à long terme en 1979 se sont établis à $3.2 milliards, à peu près le même chiffre qu’en 1978.Mais, a l'intérieur de cette composante, il y a eu une forte baisse des émissions d'obligations du gouvernement fédéral à l’étranger.Ottawa a emprunté beaucoup en rapport aux autres principales devises.Mais cette pression s’est allégée en 1979 et au lieu d’emprunter $3.1 milliards par émissions d'obligations et des banques, le gouvernement a remboursé $2.8 milliards d’obligations et d’emprunts bancaires.La baisse des emprunts à l’étranger a été en partie compensée par une hausse des investissements étrangers en valeurs canadiennes et l'achat de sociétés canadiennes.Au quatrième trimestre, le déficit compte courant était de $1 milliard, contre $1.1 milliard au troisième trimestre.Au second et au premier trimestres, il était de $1.5 milliard et de $1.4 milliard.Nordair: baisse des profits Nordair a rapporté hier des bénéfices après impôts de $2.053,000, soit 94 cents pas action ordinaire pour l’année fiscale 1979, comparativement à $5.215,000 soit $2.46 par action pour l’année fiscale 1978.Les résultats de l'année 1979 ont été réalisés malgré des dé-penses anticipées de $5,664,000 pour l’addition de cinq nouvelles escales, l'acquisition de nouveaux appareils réactés et d'autres équipements nécessaires à l’introduction de la nouvelle route Montréal - Winnipeg.Il faut noter aussi que les bénéfices de l’année fiscale 1978 incluaient un montant de $3,041,000 provenant de la vente d’actifs.Les revenus bruts pour l’année fiscale 1979 se chiffrent à $118,195,000 comparativement a $85,736,000 en 1978.A la fin de 1979, la dette à long terme s’élevait à $22,198,000 et la société a procédé a des achats au montant de $30, 723,000 pour l’acquisition de nouveaux appareils Boeing 737.Un mode «paigne supérieur Les certificats de dépôt garanti du Trust Général • Sécurité du capital et des intérêts • Taux d’intérêt garanti • Taux d’intérêt élevé • Souplesse dans le paiement des intérêts • Aucun coût 8 TRUST GÉNÉRAL DU CANADA 3/% kl Intérêts versés annuellement.Période de 5 ans.Autres certificats'a autres taux pour des périodes allant de 30 jours a 5 ans Demandez le poste 2000 Sept-îles:'968-1830 Riviere du-loup ’ ebioReq.» 10 • ôiSdi.-’Ouetw’^M» 1 Chicoutimi • 549-6490 Almo; 668-3391 862-7286 Quebec 688 0630 Levis- 833 4450 Montreal 866-9641 Outremont: 739 3265 Hull: 771-3227 Rimouski 724 4106 Trois-.Rivieres 379 7230 Ottawa 238 4900 coûta H coma ALGONQUIN LE CENTRE DE GESTION ALGONQUIN présente COMMENT RÉUSSIR L’APPRÉCIATION DU RENDEMENT Les 27 et 28 mars 1980 Hôtel Bonaventure — Montréal Cet atelier pratique, à l’intention des gestionnaires, vous permettra d’améliorer vos méthodes d’appréciation du rendement en vous apportant: — une compréhension approfondie du comportement humain au travail — un ensemble complet de formulaires pratiques — de nombreuses suggestions pour solutionner les griefs et malentendus — plusieurs moyens d’encourager l’enthousiasme, maintenir l’intérêt, encourager une attitude professionnelle — des méthodes de couper court aux hésitations et aux retard's.Le responsable de l’atelier: Lucien Leduc, Ph.D., possède une vaste expérience à titre de conseiller spécialisé en formation et perfectionnement et en croissance de l’entreprise.Il met à votre service 23 ans d’expérience en direction et orientation de groupe, 5 ans en thérapie du comportement et 5 ans à titre d’expert-conseil en gestion.M.Leduc a obtenu un doctorat en psychologie et en thérapie du comportement de l’Université de Montréal et détient une maîtrise en psychologie de l’Université de l’état de New York.Pour vous inscrire veuillez compléter le formulaire ci-bas.Renseignements: Francine Poulin-Richardson, (613) 238-6345.Le Centre de Gestion Algonquin 510-Tour des Bureaux de l’Auberge des Provinces 350, rue Sparks, Ottawa, Ontario K1R 7S8 Nom.Poste Nom.Poste.Organisation.Adresse.Code Postal.Téléphone (bureau).(maison).?chèque inclus (payable au “Collège ?facturer mon organisation (inclure Algonquin”) information nécessaire pour la facturation) 10 ¦ Le Devoir, samedi 8 mars 1980 ; Le Canada bat la Belgique 128-84 Claude Ferragne réussit sa rentrée internationale Claude Ferragne a fêté son rum pour épicer comme lui gné 128 points à 84 points de- pour la rencontre intemalio- retour à la compétition de seul pouvait le faire, la ren- vant environ 5,000 personnes, nale, en raison d’un faible 2.15 belle façon, réussissant un contre d’athlétisme Belgique- Ferragne, fnvité a titre spé- mètres lors des Championnats saut de 2.21 mètres hier au Fo- Canada, que le Canada a ga- cial, n’avait pu se qualifier canadiens à Toronto, il y a deux semaines.Hier, devant son public, il a prouvé sa valeur en tenant tête au Belge Williams Nach- Encouragé par la foule.Claude Ferragne a sauté 2.21 mètres, hier au Forum, réussissant ainsi sa rentrée internationale lors de la rencontre d athlétisme Belgique-Canada.(Photo Jacques Grenier) tegael, gagnant de la médaille d’or avec un saut identique de 2.21 mètres.Ferragne n’a pas récolté de médaille parce qu’il ne faisait pas partie officiellement de la délégation canadienne.La performance de Ferragne n’a pas compté, heureusement pour les Belges qui n’ont jamais été dans la course aux points, du début à la fin de la soirée.Néanmoins, ce sont deux Belges qui ont remporté les titres d’athlètes masculin et féminin par excellente: Patrick Desruelles, au saut à la perche, et Christine Soetewey, au saut en hauteur, qui a battu Debbie Brill.Les Canadiens ont nettement dominé la compétition, surtout dans les épreuves de courtes distances et les lancers du poids.Dans l’ensemble, les performances ont cependant été décevantes.À la marche, Marcel Jobin, de Saint-Boniface au Québec, visait la marque mondiale du trois kilomètres, que détient le Soviétique Yesukov en 11:31.1 minutes.Jobin l’a facilement emporté, mais il n’a pu faire mieux que 11:40.6 ce qui représente pour lui une performance bien ordinaire.Au saut en hauteur, chez les femmes, Debbie Brill, de Burnaby, détentrice du record canadien à 1:96 mètre, a déçu se contentant d’une deuxième place derrière la Belge Christine Soetewey, qui a réussi 1:87 contre 1:78 par Brill.La Canadienne a rate ses trois essais à 1:83, démontrant peu d’enthousiasme dans sa préparation.Au saut à la perche, Bruce Simpson, de Toronto, également recordman canadien, s’est contenté de 500 mètres pour finir ex-aequo avec son compatriote Glenn Colivas, derrière Desruelles, qui a réussi 5.40.Au lancer du poids, Bishop Dolegiewicz a cependant of- Ken Read obtient un 5e titre national LAKE LOUISE, Alberta (CP) — Ken Read de Calgary a racheté sa défaite en Coupe du monde mardi en rempor: tant une cinquième fois de suite la descente masculine des championnats canadiens, hier à Lake Louise.Read, âgé de 24 ans, a terminé en 1:47.50, améliorant de près de cinq secondes son temps de mardi où il avait perdu tout espoir de remporter le titre de la descente en finissant huitième.Steve Podborski de Toronto a terminé deuxième en 1:48.14 et Dave Murray d’Abbotsford troisième en 1:48.24.L’Américain Pete Petterson s’est classé quatrième en 1:49.14.«Je croyais avoir raté ma course, s’est exclamé Read.Mes deux premiers virages n’ont pas été aussi bons qu’à l’entrainement.Et un peu plus bas j’ai perdu ma position de recherche de vitesse après avoir heurté une bosse».Read a toutefois été parfait dans la seconde moitié au parcours, qui était presque le même que mardi.D’autre part, Steve Collins de Thunder Bay a réalisé le deuxième meilleur saut derrière le Finlandais Jouko Tor-manen, médaillé d’or aux Jeux de Lake Placid, au cours d’une séance d’entraînement en vue de l’épreuve de Coupe du monde qui sera disputée ce week-end a Lahti; en Finlande.Tormanen a réalisé des sauts de 117.5 et 121 mètres depuis le tremplin de 90 mètres, contre 116 et 110.5 mètres au jeune Collins, âgé de 15 ans seulement.Enfin, la quatrième et dernière épreuve de la coupe Sealtest de ski de fond aura lieu ce week-end au mont Ste-Anne.Les favoris sont encore Daniel Auclair et Céline Gi-guère.Ligue Nationale Jeudi Montréal 5, Edmontop 4 Islanders NY 5, Philadelphie 2 Buffalo 4, Hartford 3 Hier Chicago au Colorado Atlanta à Vancouver Aujourd'hui Hartford à Washlngtin Rangers NY à Montréal Québec à Toronto Boston à Islanders NY Edmonton é Pittsburgh Detroit à St-Louls Philadelphie au Minnesota Chicago à Los Angeles Dimanche Islanders NY à Washington Atlanta à Winnipeg Vancouver au Colorado Edmonton à Philadelphie Hartford à Boston Pittsburgh à Detroit St-Louls à Buffalo Toronto à Québec Minnesota à Rangers NY Les meneurs (PartiM d'hier non compris**) b p pts Dlonne, LA .46 74 120 Gretzky, Edm.38 72 110 Lafleur, Mtl .44 63 107 Trottier, Isl.34 52 86 Simmer, LA.47 37 84 Perreault, Buf.32 52 84 Taylor, LA .34 49 83 MacAdam, Min.38 43 81 Sutler, Tor.33 46 79 Federko, S-L.30 47 77 Ligue Majeure du Québec Jeudi Cornwall 8, Chicoutimi 6 Shawlnlgan 9, Cornwall 4 Hier Hull à Montréal Cornwall à Québec Laval à Shawlnlgan Dimanche T.-Rlvières à Chicoutimi Lavai à Hull Cornwall à Montréal Shawlnlgan à Sherbrooke Québec à Sorel LIGUE NATIONALE Pi S P n bp bc pts 1—PHILADELPHIE .64 42 7 15 268 192 99 2—BUFFALO .67 40 17 10 252 173 90 3—BOSTON .65 38 18 9 252 191 85 4—MONTRÉAL .66 38 20 8 258 201 84 5—CHICAGO .65 29 21 15 186 191 73 6—MINNESOTA .64 29 21 14 257 206 72 7—RANGERS NY .65 31 25 9 250 230 71 8—ISLANDERS NY .66 31 26 9 224 212 71 9—ATLANTA .63 28 24 11 214 204 67 10—ST-LOUIS .65 28 27 10 211 215 66 11—TORONTO .65 29 31 5 252 265 63 12—LOS ANGELES .67 26 32 9 252 274 61 13—HARTFORD .63 23 28 12 237 239 58 14—PITTSBURGH .65 23 30 12 204 242 58 15—DETROIT 64 23 32 9 218 228 55 16—VANCOUVER .65 21 32 12 20 F 229 54 17—QUÉBEC .64 22 33 9 192 230 53 18—EDMONTON .67 20 35 12 241 275 52 19—WASHINGTON .65 20 35 10 206 242 50 20—COLORADO .64 17 37 10 197 244 44 21—WINNIPEG .67 15 42 10 176 270 40 LIGUE MAJEURE DU QUÉBEC Section Lebel pi 9 P n bp bc Pis CORNWALL 68 40 23 5 369 304 85 MONTRÉAL 67 35 29 3 366 366 73 HULL 67 23 34 10 304 358 56 SOREL 67 20 42 5 309 385 45 LAVAL 68 13 48 Section Dillo 7 252 458 33 SHERBROOKE 68 42 20 6 414 302 90 CHICOUTIMI 68 40 25 3 423 329 83 TROIS-RIVIÈRES 68 34 25 9 401 304 77 QUÉBEC 67 34 28 5 319 315 73 SHAWINIGAN 68 26 33 9 301 321 61 Québec verse une subvention à la Ligue collégiale AAA par André Chartrand La Ligue collégiale de hockey AAA a reçu un appui important hier alors que le gouvernement du Québec lui a accorde une subvention de $25,000 pour la poursuite de ses objectifs.Créée en mai 1979 par la Fédération des associations sportives collégiales du Québec (FASC'Q) à la demande de la Fédération québécoise de hockey sur glace, cette ligue tire son originalité du fait qu’elle permet à ses joueurs d’étudier tout en pratiquant le hockey sur une base régulière et compétitive.Serge Savard, défenseur du Canadien de Montréal et président du bureau des gouverneurs de cette Ligue, a reçu des mains de M.Lucien Lessard, ministre du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, la subvention gouvernementale.Il a souligné l’importance de cet appui tangible compte tenu de la «démarche fondamentale» qui avait mené à la création du hockey collégial «AAA».«Nous avons trop tardé à mettre à contribution tous les avantages indéniables qu’offre le milieu de l’éducation au développement de notre jeunesse dans les secteurs rattaches à leur formation personnelle.«Quand je parle de «démarche fondamentale», a ajouté Savard, je fais évidemment allusion à la nécessité d’offrir à nos jeunes joueurs de hockey la possibilité de pratiquer notre sport national dans un cadre et un pro- gramme propre à l’épanouissement de leur personnalité».Citant en exemple les succès obtenus à Lake Placid par l’équipe de hockey des États-Unis, dont tous les membres provenaient d’institutions collégiales ou universitaires, Savard a exprimé le souhait que les Québécois adoptent et développent une attitude similaire, afin que ne se répète plus l’expérience malheureuse de milliers de jeunes hockeyeurs qui se retrouvent démunis face à la vie parce qu’ils n’ont pas eu le loisir d’étudier pendant leur stage junior.Robert Renaud est âgé de 21 ans.Il a délaissé ses études secondaires il y a quatre ans pour se consacrer au hockey, son ambition étant alors de devenir professionnel.Il jouait pour le National de Laval, de la Ligue de hockey junior majeur du Québec.Depuis l’an dernier, il porte les couleurs des Patriotes du Cégep Saint-Laurent et poursuit ses études en technique de fabrication mécanique.D a donc fait l’expérience des deux possibilités qui s’offraient à lui en tant que hockeyeur.«Dans la LHJMQ, qui est une entreprise commerciale, seul importait le rendement de l’équipe.Il fallait gagner à tout prix et l’on s’entraînait au moins deux fois par jour, le matin et le soir.Finalement, tu ne faisais que jouer au hockey, tu y étais limité, à un point tel que c’en était aliénant.«A ma sortie du junior, je n’ai pas été repêché par une organisation professionnelle et je ne savais plus que faire.Comme bien d’autres coéquipiers, j’ai alors pensé devenir policier ou pompier, mais c’est bien parce que j’avais pas le choix puisque je ne détenais meme pas mon certificat du secondaire.J’ai alors compris qu’il aurait été préférable que je puisse étudier tout en jouant au hockey, mais c’était impensable à cette époque.Heureusement, j’ai pu à ce moment-là compléter mon secondaire et continuer à jouer au hockey avec le cégep ensuite», a confié Renaud.Selon M.Pierre Lauzon, coordonnateur des sports au Cégep de St-Jérôme et président de la FASCQ, le cas de Renaud est semblable à celui d’un hockeyeur sur deux au Québec.«Il y aura toujours des joueurs de hockey qui ne voudront pas étudier ou qui n’auront pas les capacités intellectuelles pour le faire, mais la moitié des joueurs de la LHJMQ désireraient étudier.Ils auront maintenant le choix, quand le hockey collégial aura atteint un calibre supérieur», a-t-il noté.La Ligue collégiale «AAA» en est actuellement aux séries éliminatoires de sa première saison.Aux clubs de St-Jérôme, St-George de Beauce, Limoi-lou et Thetford les Mines se joindront l’année prochaine les équipes des collèges Dawson et Saint-Laurent.Le calibre de jeu s’apparente à celui du junior A mais seulement cinq punitions majeures y ont été décernées pendant la saison entière, c’est donc dire qu’on y joue du hockey intelligent, dénué de rudesse excessive.Robinson sera tenu à l’écart du jeu durant au moins 10 jours La direction du Canadien de Montréal a confirmé hier que le défenseur Larry Robinson sera absent durant au moins 10 jours, victime d’une légère séparation de l’épaule, et que Pierre Mondou manquera un match ou deux en raison de ligaments étirés à un genou.Robinson et Mondou ont été blessés au cours du match de jeudi contre les Oilers d’Edmonton.Aucun joueur ne sera rappelé des Voyageurs de la Nouvelle-Ecosse puisque le défenseur Brian Êngblom et le centre Doug Risebrough seront à leur poste ce soir face aux Rangers de New York.¦ LAUDERHILL, Floride * (AP) — Le vétéran Mike Rill, auteur de trois victoires en 12 saisons au circuit de la PGA, a ramené une carte de 67 et s’est hissé en tête à mi-chemin du tournoi Jackie Gleason-Inverrary doté d’une bourse de $300,000.Hill totalise 136 coups et devance Danny Edwards, le meneur après le premier parcours, par un coup.A 138 on retrouve Johny Miller, Jim Simons et Bob Murphy, et à 139 Dave Eichelberger, vainqueur la semaine dernière, Lee Trevino.Larry Ziegler, Doug Tewell et Morris Ha-talsky.Jack Nicklaus, qui tente de retrouver sa forme après la pire saison de sa carrière en 1979, a commis hier un irréparable 76 et se retrouve a 145.¦ BONN — Le président de la fédération des sports de la RFA, Willi Weyer, s’est prononcé contre l’organisation de Jeux olympiques de remplacement tel qu’ils ont été proposés par le président Jimmy Carter.Il a estimé qu’une telle manifestation menacerait de diviser le sport mondial.Il a par contre dit que l’organisation de grandes manifestations internationales ne représenteraient pas une «contre-olympiade», mais une sorte de compensation pour les athlètes qui, en raison du boycottage des Jeux de Moscou, seraient privés du prix de leurs efforts de préparation.Il s’est enfin prononcé pour l’installation definitive des Jeux olympiques en Grèce sur la base d’un statut d’exterritorialité car ceci pourrait permettre d’endiguer la tendance au gigantisme olympique, une réforme et un retour à la simplicité.FORT LAUDERDALE, Floride — Le lanceur gaucher des Yankees de New York Ron Guidry, a indiqué qu’il avait stoppé ses négociations en vue de l’extension de son contrat avec le club de la Ligue américaine de baseball.Guidry, qui avait terminé la saison 1978 avec 25 victoires et Remporté le trophée Cy Young, est parmi les joueurs les moins bien payés au club avec un salaire se situant entre $150,000 et $200,000 par an.Il est fort loin de Nolan Ryan, de Houston, qui gagne $1 million par an, ou de Bruce Sutter, des Cubs, auquel un arbitre vient d’accorder $750,000.Guidry, dont le contrat n’expire que dans deux ans, voudrait négocier un contrat de sept ans à $700,000 par an ou de cinq ans à $800,000 par an.Par ailleurs, une rumeur veut que George Steinbrenner, irrité par la participation de Guidry au programme télévisé Superstars, tente de l’échanger aux Padres de San Diego contre Dave Winfield.¦ THETFORD-MINES - À l’issue du second bloc des compétitions des Jeux d’hiver du Québec, à Thetford-Mines, la région de Québec occupe la première place du classement général avec 120.5 points.Les Québécois dominent également dans les médailles avec 50, sont 12 d’or, 22 d’argent et 13 de bronze.La région de Montréal-Concordia occupe le deuxième rang avec 108.5 points et celle du Saguenay-Lac Saint-Jean, championne 1979, a fait une brillante remontée jusqu’à la troisième place avec 104.5 points.Par ailleurs, la Mauri-cie a été couronnée cham- Rionne de ski alpin; la Côte-lord a enlevé le titre de badminton, Montréal-Concordia, celui du basketball et Québec, celui de la nage synchronisée.¦ MUNICH (AFP) - Le Suédois Biom Borg a été une nouvelle fois battu hier dans la Coupe Braun 1980 en perdant 5/7 et 4/6 contre l’Italien Adriano Panatta le match de tennis comptant pour la troisième place.Déjà jeudi, Borg avait été domine par l’Américain Vitas Gerulaitis.BUENOS AIRES - L’Argentin Guillermo Vilas a battu l'Américain Brian Gottfried dans le premier match de la rencontre de coupe Davis, opposant l’Argentine aux États-Unis, à Buenos Aires.Vilas s’est imposé par 7-5, 6-4 et j6-3, obtenant ainsi le premier point de la zone américaine.fert une bonne performance, avec un lancer de 19.90 mètres pour devancer son rival de toujours, Bruno Pauletto, de Montréal, qui a fait 19.50.Le Belge Van Schoor a réussi 16.46, et son compatriote Noël Legros 15.57, confirmant ainsi la faiblesse des Belges dans ce concours.Sur 1,500 mètres, Francine Gendron, de Montréal, s’est inclinée devant Brit McRo-berts, de Vancouver, 4:23.7 et 4:21.7.Et sur 3,000 mètres, Philippe Laheurte, de Montréal, s’est incliné devant Jef Gees, de Toronto, 8:19.9 et 8:14.1 minutes.Après cinq épreuves, le Canada menait déjà 39-16, fort notamment de quatre victoires en autant d’épreuves sur les courtes distances, les 50 verges et 50 verges haies.Sur 50 verges, Ben Johnson, du Canada, l’a emporté en 5.51 secondes, suivi ae son compatriote Marvin Nash, en 5.51.Chez les femmes, Angela Taylor, de Toronto, l’a emporté en 5.87, suivie d'une autre To-rontoise Angela Bailey, en 5.93.Sur 50 verges-naies, Harold .12 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Horizontalement 1— Qui se rapporte à un roi.— Chapelle souterraine dans une église.2— Pled-de-veau.— Composition musicale pour deux voix ou deux Instruments.— État physiologique des animaux qui les pousse à rechercher l'accouplement.3— Qui aime à dire ou à faire des facéties.4— Grosse verrue qui se produit sur le corps du cheval.— Qui forme un axe.— Métal précieux.5— Chamois des Pyrénées.— Diastase.6— Drame lyrique japonais.— Béton des bergers.7— Greffer.— Inflammation de l’iris.8— Appareil de détection par le son.— Ville de Colombie.9— Déterminer le poids.— Jaillit en éclaboussant.10— Unité de mesure de puissance.— Fluide subtil remplissant, selon les Anciens, les espaces situés au-delà de l'atmosphère terrestre.11— Long sac ouvert au milieu et fermé aux deux bouts.— Général américain.12— Fait arriver plus tard.— Jeta en l’air, avec force, les pieds de derrière.Verticalement 1 —Rendre plus fin.— Weber.2— Prière.— Compositeur Italien (1771-1839).3— Genre de llliacées américaines.— Mouche africaine.4— Conscience.— Résistance variable, qui placée dans un circuit, permet de modifier l'Intensité du courant.5— Canard.— Cela.6— Un nombre.— Munir d’armes.7— Détacher de leurs tiges des fruits ou des fleurs.8— Voiturier qui transportait des marchandises.— Transforme en glace.9— Caractère de ce qui est sceptique.10— Petite prairie.— Lier.11— Familièrement.— Plante potagère è feuilles comestibles.12— Allonge.— Chaîne de montagnes, dans les pays de langue espagnole.Solution d’hlor 10 I Le Devoir, samedi 8 mars 1980 ¦ 11 Sixième naufrage d’un pétrolier près de la Bretagne RENNES, France (AFP) — Un nouveau drame de la mer s'est déroule, hier matin, au large des côtes françaises de Breta- fine avec le naufrage d’un pétrolier malgache de 26,000 tonnes, e «Tanio», entraînant la disparition — selon un premier bilan de la marine française — de nuit marins et menaçant les fonds marins d’une nouvelle pollution.En fin de journée, seule une nappe de trois kilomètres de long sur 20 mètres de large avait été repérée près des lieux du naufrage, à 50 kilomètres au nord de rue de Batz en pleine Manche.Le pétrolier transportait 26,000 tonnes de fuel lourd «numéro deux».C’est après le «Torrey Canyon» en 1967, «l’Olympic Bravery» en janvier 1976, le «Bolhen» en octobre 1976, «1’Amoco Cadiz» voici deux ans et le «Gino» il y a un an, le sixième pétrolier qui fait ainsi naufrage non loin des côtes de Bretagne.Selon les premières informations recueillies par la marine, le pétrolier, pris dans une mer mauvaise avec des creux de plus de sept mètres et des vents de 90 km-h, s’est cassé en deux.La tempête a rendu les opérations de sauvetage très difficiles.Des hélicoptères de la marine française ont ramené d’abord 27 membres d’équipage, puis trois autres, alors qu'un bateau britannique recueillait un marin.Les recherches se poursuivaient, hier pour découvrir les huit disparus dont le commandant et le commandant en second, tous deux de nationalité française.La marine indiquait que la partie avant du bateau s'était retournée et que la partie arrière avait dérivé à plus de quatre kilomètres du lieu du naufrage.Il n’existait aucune menace de pollution pour les côtes, précisait-on à la marine.D’ailleurs, les forts vents d’ouest avaient tendance à pousser la nappe vers l’ouest et loin du rivage Un remorqueur et cinq bâtiments de la Marine nationale étaient sur la zone ou se dirigeaient vers elle en fin de matinée, transportant des produits pour s'attaquer à la nappe d’hydrocarbure.Le pétrolier malgache avait chargé sa cargaison de produits raffines dans leport allemand de Willhelmshaven et se dirigeait, en descendant MAISONS D'ENSEIGNEMENT a Manche, vers l'Italie.DÉCÈS Notez s.v.p.que les avis de décès doivent nous parvenir avant 4:00 p.m.pour publication du lendemain.Le dimanche: 2 à 4:30 p.m.BARIL, Florence — A Montréal, le 6 mars 1980, à l'âge de 89 ans.est décédée.Mme veuve Georges Baril née Florence Seers.Elle laisse dans le deuil ses enfants: Madeleine (Mme Paul Letendre), Suzanne (Mme Maurice Joubert), Lucille (Mme veuve Bruno Paradis!, Dr Claude Baril (époux de Céline Labissonniérei.1 belle-fille, Jeanne (Mme veuve Edmond Baril!, son frère Alfred Seers.1 beau-frère.Jean Dasylva Baril.2 belles-soeurs.Mme Madeleine Baril et Mlle Girardine Baril ainsi que de nombreux petits-enfant?.Les fu- nérailles auront lieu le lundi 10 mais.Le convoi funèbre partira des salons J R Deslauriers et Ur-gel Bourgie, No 650 rue Côte des Neiges, pour se rendre à l’église St-Germain d ’Outremont où le service sera célébré à 2 heures.Et de là au cimetière Côte des Neiges lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Au lieu de fleurs, des dons à la Fondation Georges H Baril de l'Université de Montréal seraient appréciées.Exposée dimanche à 7 heures P.M.HUBERDEAU, Gaétan — A Montréal, le 2 mars 1980.est décédé subitement M Gaétan Hu-berdeau.fils de feu J Alfred Hu-berdeau et de feu Alexandrine Troie, demeurant au 2645 rue Beaubien est.autrefois de Saint-Rémi de Napierville II laisse ses frères Yvan.époux de Yvette Giroux.Gérard G époux de Noëlla Brunet.Roger et ses neveux Michel et André Huberdeau.L'inhumation a eu lieu le jeudi 6 mars au cimetière de la Côte-des-Neiges.centre desantS visuels Journée d’accueil MERCREDI, 12 mars de13h à 21h • Démonstrations dans différentes techniques en arts appliques: céramique, batik, impression sur tissus, dentelle, courtepointe, tissage, vitrail, bijouterie, etc.• Exposition des travaux des étudiants à travers le centre.• Soldes dans la boutique.• Exposition: Tapisserie et Céramique Andrée Beauregard, Yvette Mintzberg.Une occasion unique pour rencontrer professeurs et etudiants! 350 Ave.Victoria — 488-9558 Le monde des ordinateurs pourrait devenir le vôtre Les ordinateurs c’est l’avenir! 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Les cours sont de type professionnel du niveau secondaire ou collegial L enseignement est sanctionne par des examens sous I autorité du ministère de I Education Tél.: 284-8484 INSTITUT CONTROL DATA Service éducatif de Control Data Canada Ltee.permis 749747 SUITE 400, 300 LÉO-PARISEAU C.p.999 STATION «LA CITÉ» MONTRÉAL, QUÉBEC H2W 2N1 (Coin avenue du Parc) , U453 €3 CAMPS DE VACANCES Ai TR0IS-SAUM0NS (L’ISLET) et MINOGAMI (MAURICIE) Séjours pour garçons et filles de 7 à 16 ans.Membres accrédités de l’Association des camps du Québec.INSCRIVEZ-LES TÔT Demandez notre déplient d'information: 11, rue Crémazieest, Québec, G1R 1Y1 Tél.: (418) 529-5323 m UNIVERSITÉ SAINT-PAUL INSTITUT DE PASTORALE Pour les hommes et les femmes engagés dans un ministère d'Église et pour les laies, désireux d une formation au niveau supérieur: L'Institut de pastorale de l'Université Saint-Paul a mis sur pied un nouveau programme de pastorale de deux ans qui mène à un MA.(avec possibilité de ne taire que la première année).Les concentrations sont: le Ministère pastoral, le Counseling (individuel, et de couple), l'Animation famille/groupe, et la Pastorale des soins de la santé.Ces concentrations comportent plusieurs composantes, chacune avec son but propre: des connaissances théoriques, un entrainement pratique, un projet de recherche, et des ateliers de croissance personnelle et professionnelle.LE MINISTÈRE PASTORAL — Propose des cours et un stage d'entrainement en vue de former des généralistes compétents, familiers avec les aspects nouveaux des différents domaines du ministère pastoral.LE COUNSELING — Vise â former des agents de pastorale capables d'aider les personnes et les couples â résoudre leurs problèmes et à développer leurr croissance humaine et spirituelle.L'ANIMATION FAMILLE/GROUPE — Insiste sur les connaissances et les habiletés requises pour développer la croissance dans la famille par I éducation et l'animation de groupe.LA PASTORALE DES SOINS DE LA SANTÉ — Prépare des hommes et des femmes, engagés dans le ministère des hôpitaux et autres institutions de santé, à un ministère plus efficace.(En anglais seulement).Pour renseignements: L’Institut de pastorale Université Saint-Paul 223, rue Main OTTAWA, Ont.K1S 1C4 Tél.: (613) 235-1421 SESSION D'ÉTÉ ET D'AUTOMNE 1980 ÉTUDES DE 2e ET 3e CYCLES DATE LIMITE D'ADMISSION: 1er AVRIL 1980 MAITRISES biophysique** chimie•> MONT ORFORD, vue panoramique;.coucher de soleil, ruisseau, prés ' ski.$0.12 â $0.15 le p.c.Conditions faciles.Frais virés: 1-514-297.,: 3163 1-4-80 !•*> OUTREMONT, beau terrain â vendre'! 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Les victimes de ces chamailleries technocratiques ne sont malheureusement pas les hauts fonctionnaires rémunérés à $50,000 par année mais des familles québécoises qui sont privées d’un revenu durant six mois ou un an parce que des querelles puériles ont retardé fa mise en marche d’un projet.A propos de disputes de clochers, il faut souhaiter que le nouveau ministre des Transports accélère les pourparlers en vue de la fusion de Nordair et de Québécair.Quelques cadres supérieurs accrochés désespérément à leur poste empêchent l’aboutissement d’un nécessaire mariage de raison.M.Jean-Luc Pépin dispose de tous les atouts pour épargner aux deux transporteurs montréalais nies mêmes difficultés que vit présentement l'industrie aéronautique américaine.Il se pourrait également que M.Pepin ait à revoir une décision purement électoraliste prise par son prédécesseur, M.Don Mazankowski, quelques jours seulement avant le scrutin.Il n’est pas logique qu’un transporteur ontarien apporte aux villes de Timmins et Moosonee une bonne partie des retombées du développement du versant est de la baie James.Plus près du sol, demeure inachevée la future cathédrale fédérale à Montréal! A moins de vouloir intégrer le trou actuel aux réservoirs d’eau municipaux, une décision s’impose dans les meilleurs délais.L’ancien ministre des Travaux publics, M.Erik Nielson n’a réussi qu’une chose en six mois: faire inscrire son nom sur le panneau à l’angle de la rue Jeanne-Mance et du boulevard Dorchester.Avec un taux de croissance prévu de 1% seulement en 1980, l’économie québécoise a besoin de stimulants, notamment du côté ma- nufacturier.L’allocation des copieux contrats pour la construction d’une frégate de même que d’une escadrille d'avions de chasse aura des effets majeurs dans plusieurs régions du Canada.Le Québec devrait normalement avoir sa part comme les autres régions canadiennes.Mais il est difficile de ne pas songer, à ce moment-ci, aux quelque 800 travailleurs de Sorel qui perdront leur emploi ce printemps avec la fin des travaux de construction navale à cet endroit.Le recyclage des installations soreloises pourrait éclairer à moyen terme l’horizon de ces familles.Il en va de même de l’usine ITT à Port-Cartier.Il est maintenant acquis que la puissante firme américaine a raye pour de bon sa filiale québécoise de ses activités présentes ou futures.Ottawa doit appuyer concrètement les efforts du Québec pour remettre en marche cette usine essentielle à la santé de l’économie port-cartoise.Avec l’entrée en production d’une mine de sel, les Madelinots pourront enfin se dégager un peu de la dépendance d’activités saisonnières comme les bêches et le tourisme.Ce rêve d’une source de revenus, réguliers et stables pour un coin aussi excentrique du Québec ne doit pas être anéanti ou retardé par des vétilles fédérales provinciales.Le lobby néoécossais a raison de dire que le marche du sel est limité au Canada.Mais une mine de plus ne tuera pas pour autant la production saline dans cette province.Aussi le nouveau ministre de l'Expansion économique régionale, M.Pierre de Bané, ne devrait pas lesiner sur la contribution requise pour la construction d’installations portuaires dans ce projet.Il y a autant sinon plus de chômage aux Iles que dans la région de Matane! ¦ La science politique enseigne que les électeurs peuvent être tout aussi sensibles aux gestes concrets au niveau local d’un parti que ses grandes politiques nationales.Le caucus québécois doit montrer qu’il peut être un outil précieux pour relancer une économie régionale qui a besoin d’oxygène financier.La tentation est grande d’attendre pour agir une période plus près de l’échéance électorale.Pareille inertie ne ferait qu’accroître le nombre de ceux qui pensent qu’il vaut mieux confier le tout à l’autre gouvernement.Michel NADEAU Les CRSSS ou l’essouflement d’une réforme I,a question n'est plus de savoir si la tutelle imposée le 21 février dernier par le gouvernement du Québec au Conseil régional de la santé et des services sociaux (CRSSS) de la région sud de Montréal est justifiée ou non.Mais bien de savoir quel impact cette mesure aura dans l'avenir.La tutelle existe bel et bien, même si le ministre des Affaires sociales, M.Denis Lazure, persiste à dire qu’il s’agit d une «enquête administrative».À toutes fins utiles, le conseil d'administration formé de 21 personnes et du directeur générai du CRSSS a été dépossédé provisoirement de ses pouvoirs de décision et c’est l’enquêteur spécial, en l’occurrence M.Roger Lepage, qui est le seul répondant du CRSSS pendant toute la durée de son mandat de quatre mois.Devant le tollé qu’a soulevé cette mise en tutelle dans les divers milieux de la santé de la Rive sud et qui a été répercuté par les médias d’information, M.Roger Lepage a cru bon cette semaine de livrer quelques bribes d’explication concernant sa mission.Ces explications ne pouvaient qu’être vagues puisqu’il ne lui appartenait évidemment pas de préjuger des faits contenus dans son dossier et sur lesquels justement il doit enquêter.En résumé, il s'agirait d’une série de «malaises» identifiés même dans un rapport-maison et qui portent dans leur ensemble sur la regie interne du CRSSS: nombreux departs d'employés mécontents, plus qu’ail-leurs, manque de «suivi» des dossiers auprès du ministère des Affaires sociales de la part de la direction, de même que «d’autres événements» reliés au rôle imparti aux commissions administratives qui sont responsables des priorités régionales Cette série de malaises auraient perturbé le bon fonctionnement du CRSSS de Longueuil depuis «cinq ans» a précisé M.Denis Lazure â l’Assemblée nationale mercredi dernier.Mais il a tenu à répéter qu’il ne s'agissait aucunement de «fraude, de malversation ni de détournement de fonds» de la part du conseil d'administration, une précision qui est de nature à rassurer les membres du conseil et les contribuables.Au-delà des remous causés par le geste sans précédent du gouvernement à l’endroit du CRSSS de la région sud — c’est la première fois qu’un organisme de ce genre est mis en tutelle — peut-être convient-il de s’attarder à réfléchir sur l’avenir?Si l'enquête de M.Lepage devait dégager certaines normes de fonctionnement plus cohérentes et plus conformes a la mission originelle d’un CRSSS et à mettre en oeuvre le fameux concept de la «décentralisation» qu’il doit encourager, ses conclusions profiteraient sans aucun doute aux onze autres CRSSS qui existent au Québec, du moins faut-il l’espérer.Créés en 1972 dans la grande réforme de la santé inspirée par le rapport Castonguay-Nepveu et en vertu de la Loi 65 sur la santé et les services sociaux, les conseils régionaux devaient réaliser des objectifs nobles, mais précis, et leur implantation ne devait souffir aucune improvisation.Il s’agissait alors d’établissements entièrement nouveaux dont la mission entraînait de multiples responsabilités.Un CRSSS doit servir de lien entre la population et le ministère des Affaires sociales, entre les établissements de santé et les services sociaux d’une région donnée, veiller à ce que ces institutions dispensent les services répondant aux besoins de la population, surveiller l’application des programmes.Le CRSSS doit encore conseiller le ministre des Affaires sociales quant aux besoins régionaux et se soumettre à la politique des grandes priorités décrites par ce titulaire.On connaît bien celles de M.Denis Lazure depuis 1976: services aux personnes figées, aux handicapés physiques et mentaux, l'aide à domicile, toutes choses qu’un CRSSS doit piloter avec le concours des centres hospitaliers, des centres d’accueil, des Centres locaux de services communautaires (CLSC) et du Centre de services sociaux (CSS).Dans l’esprit de la loi 65, l’implantation des CRSSS devait se faire progressivement, «sans laisser de place a l’improvisation» parce qu’ils étaient le fondement même du réaménagement des ressources proposées, d'où le souci du législateur de les pourvoir d’administrateurs triés sur le volet, des hommes et des femmes dont la compétence est reconnue dans la communauté.Comme on peut le constater, ce mécanisme complexe, pour ne pas dire compliqué, a fait son chemin au fil des ans et de la réforme de la santé jumelée avec les services de bien-être, parfois péniblement, avec des erreurs et des accidents de parcours.On n’a qu'à évoquer la difficile pénétration des CLSC dans les milieux qu’ils desservent, les conflits qui surgissent encore dans l’interre-lation des professionnels de la santé, les «médicaux» et les «sociaux».Ces ersonnes doivent travailler ensem-le pour améliorer la santé de la population, l’état du milieu social, des familles et des groupes, tout en rendant accessibles à tous les services curatifs et de bien-être, et maintenant des programmes de prévention.Cette tache est gigantesque et nouvelle.C’est pourquoi, les établissements du réseau public de la santé reflètent, plus qu’ailleurs puisque leurs artisans travaillent sur «l'humain», les tiraillements normaux entre les générations.Celles-ci sont composées d'une part d’hommes et de femmes ayant connu l’ancien régime qui ne s’embarassait pas de tant de «structures», et d’autre part d’hommes et de femmes formés selon le nouveau système d’éducation et qui entrent de plein-peid dans leur vie professionnelle.Les événements récents du CRSSS de la région sud de Montréal témoignent de l’essouflement de la réforme dirigée d’abord par ses deux auteurs, MM.Claude Castonguay et Claude Forget sous l’administration libérale et, depuis 1976, par M.Denis Lazure.Les administrateurs des diverses structures de la pyramide des affaires sociales ont du faire preuve depuis huit ans d’une faculté d'adaptation peu commune à l’endroit des nombreuses directives qui émanent de la colline parlementaire, assumer aussi des responsabilités de plus en plus lourdes, faire face à des conflits dans les relations de travail, voir contraindre leurs budgets de fonctionnement, subir les critiques du public à qui on répète à satiété que les services sont accessibles et gratuits en tout temps! Il faut admettre que ces multiples tâches sont de nature à essouffler les coureurs les plus vigoureux sans toutefois suggérer de minimiser leurs erreurs d'aiguillage dont la gravité pourraient avoir nui aux bénéficiaires des services sociaux et de santé.Aussi faut-il souhaiter que l’en-uête qui se fait présentement au RSSS de Longueuil jette la lumière le plus rapidement possible sur un dossier qui appartient à tout le monde.M.Roger Lepage a une lon-ue expérience de l'administration ospitalière — il est directeur général de l’Hôtel-Dieu de Lévis depuis 1970 — et il a déjà accompli pour le gouvernement diverses missions a’enquête.Ses recommandations seront utiles et précieuses si elles contribuent à donner un second souffle au CRSSS, à ses administrateurs.Marie LAURIER iiKniiuiiia La condamnation d’Israël par Bertrand de la Grange Non, le vote des États-Unis en faveur de la motion du conseil de sécurité des Nations unies condamnant la politique d'implantation d’Israël dans les territoires occupés n'était certainement pas une «erreur» attribuable à un «manque de communication» entre la Maison-Blanche et le département d’État.S’il y a eu une erreur dans cette curieuse affaire, c’est plutôt lorsque M.Carter a cru bon ae faire marche arrière.En revenant sur son vote, pour des raisons de politique intérieure, le président américain a en effet enlevé une grande partie de sa portée à l’avertissement qu’il venait de donner à Israël et il a encore réussi à réduire sa crédibilité auprès du monde arabe.Cette semaine, trois jours exactement avant le vote des Nations unies, le gouvernement israélien devait prendre la décision d'installer des familles juives dans la ville d’Hébron, située en Cisjordanie occupée et entièrement peuplée de musulmans Cette démarche s'inscrit très logiquement dans le processus d' «annexion rampante» que pratique ouvertement le gouvernement de M.Begin et dont l’objectif ultime est la création d'un «Grand Israël».Il existe déjà 41 colonies de peuplement en Cisjordanie, en excluant les douze camps militaires, et le gouvernement israélien envisage de construire une vingtaine de village sup- plémentaire cette année.Si Washington n’avait pas voté en faveur de la résolution des Nations unies, nul ne doute que M.Begin eût obtenu l'appui de la majorité de son gouvernement pour son projet de «colonisation» a’Hébron.L’ «erreur» des États-Unis aura au moins permis de retarder et, espérons-le, d’annuler ce projet.En réalité, Washington a déjà condamné à plusieurs reprises la politique d'implantation du gouvernement israélien.En février, le secrétaire d’État américain, M.Cyrus Vance, faisait parvenir une lettre en ce sens à M.Begin et abordait plus particulièrement le problème'd Hébron.Mais surtout, les États-Unis ont voulu manifester leur mécontentement à l'égard de la politique du fait accompli menée par Tel-Aviv en intervenant sur un point très sensible: l'aide financière.Ne doutant de rien, Israël avait demandé pour 1981 le doublement de l’aide économique et militaire américaine, soit près de 3,5 milliards de dollars.En décembre dernier, Washington annonçait le maintien de son aide au même niveau qu’en 1980, soit 1,8 milliard.M.Begin venait de recevoir un magistral camouflet de la part de son plus fidèle allié Ce dernier incident révèle une certaine lassitude de la part des États-Unis qui refusent désormais de cautionner tous les faits et gestes d’Israël, y compris les plus condamna- bles.M.Begin croyait pouvoir profiter des difficultés de Washington en Iran et, maintenant, de la crise afghane pour apparaître comme un allié indispensable.Revenant d’un séjour en Israël, le sénateur McGovern se faisait le porte-parole de ceux qui voient dans le petit État juif «un facteur clé de la sécurité des États-Unis dans cette partie du globe».En fait, l’évolution de la situation internationale joue, pour l’instant, contre Israël, devenu simplement un des éléments — et pas le plus important — dans «l’arc de crise» qui s’étend de l'Égypte au Pakistan, en passant par l'Iran et l’Aghanistan.En un mot.les Israéliens surestiment leur importance au moment où la Maison-Blanche souhaiterait améliorer ses relations avec le monde arabe.Il est clair, par ailleurs, que Washington n’est encore parvenu à se débarrasser de ce sentiment de culpabilité à l’égard d’Israël que la communauté juive américaine se charge d’alimenter sans cesse.C’est ce qui explique cette «diplomatie de la girouette» que dénonce le New York Times.Il est très improbable que M.Carter, en pleine période électorale, puisse exercer de fortes pressions sur Israël.C’est pourquoi l’Europe pourrait être appelée à jouer un grand rôle au cours des prochains mois.En reconnaissant le droit du peuple palestinien à l’autodétermina- tion, la France et cinq autres pays européens viennent d’ouvrir la voie à de nouvelles négociations qui pourront commencer lorsqu’il faudra malheureusement se rendre à l’évidence que les pourparlers actuellement en cours entre Israël, l’Égypte et les États-Unis sur l’autonomie palestinienne sont voués à l’échec.Les pays européens ont évité de se prononcer en faveur de la création d’un État palestinien, ce qui devrait faciliter les contacts avec le gouvernement israélien.Parmi les solutions envisagées, la plus susceptible de retenir l’attention de l’Europe pourrait être celle de l’ancien ministre des affaires étrangères, M.Ygal Allon, qui est mort le mois dernier.Le «plan Allon», qu’un universitaire israélien décrivait hier dans LE DEVOIR, permettrait l’intégration des Palestiniens dans un Etat jordanien incluant la Cisjordanie.Tout serait simple si la Jordanie et les Palestiniens, qui se sont durement affrontés dans le passé, parvenaient à un accord.Ce ne sera pas facile, mais on ne peut pas l’exclure, bien au contraire.M.Begin est le plus farouche opposant de ce plan et ce n’est pas Washington qui réussira à le lui imposer.M.Carter a réussi à imposer les accords de Camp David, c’est maintenant au tour ae l’Europe de forcer Israël à assouplir sa position à l’égard des Palestiniens.Avec la bé-néfiction des États-Unis.mm ¦ II faut être à Moscou Depuis l’intervention militaire de l’Union soviétique en Afghanistan, toutes sortes de mesures de représaille ont été proposées ou mises en application, toujours au nom ae la «fermeté face à l’agresseur», sans toutefois que les populations ne puissent mesurer nécessairement la valeur et l’efficacité des mesures proposées.Je place le boycottage des Jeux de Moscou parmi des mesures inappropriées.Mon intention n’est pas de contester la nécessité de l’action concertée des pays occidentaux face à l’intervention soviétique en Afghanistan mais de montrer que le boycottage des Jeux n’est non seulement pas un moyen efficace pour faire reculer les Russes mais c’est un moyen qui nuit à l’objectif que tout le monde cherche à long terme: la paix.Pour mieux faire comprendre mon opinion, j’aimerais vous raconter une anecdote.En octobre 1934, une équipe américaine de baseball dont faisait partie l’éternel héro du baseball américain, Babe Ruth est venue au Japon en une tournée de rencontres avec les équipes japonaises.C’était à l’époque où le régime militaro-fasciste renforçait de plus en plus son emprise sur l’ensemble de la vie du peuple japonais.C’était aussi 1 époque où la relation nippo-américaine connaissait une détérioration constante en raison notamment de l'enga- gement croissant de l’armée japonaise en territoire chinois.Cette année-là, pourtant, l’équipe américaine de baseball a reçu un accueil enthousiaste du public japonais partout où il a passé.Cet accueil chaleureux et spontané qu’a réservé la population japonaise à l'équipe américaine a quelque peu surpris et profondément emu autant les athlètes que leur entourage.Cette émotion fut transmise, par les journalistes qui l’ont accompagnée, au public américain qui à son tour a été agréablement surpris de la réaction sympathique de la population japonaise à l’égard de son idole.En somme, cette visite de l’équipe américaine de baseball au Japon a permis au peuple japonais de manifester spontanément sa joie pour un événement aussi pacifique que les rencontres de baseball démontrant implicitement son penchant instinctif pour la paix.De même qu elle a permis au public américain de découvrir l’autre visage du peuple d’un pays considéré alors «non amical», contribuant ainsi à créer un moment de répit dans les relations déjà tendues entre les États-Unis et le Japon.Cet épisode est un exemple de plus qui montre avec eloquence que les contacts entre les peuples sont aussi importants que les rapports entre les États qui les représentent.¦ Pas de réponse chez le voisin! Certains recenseurs pour les élections, au niveau fédéral, Îirovincial, municipal ou sco-aire, ont la mauvaise habitude de tenter d’obtenir de l’information personnelle sur le compte d’un voisin absent au moment de la visite.J’ai personnellement été victime de cette coutume, ce de la part des rencenseurs pour la CECM et je m’objecte fortement à cette grossière indiscrétion.De plus, comme insulte supplémentaire, l'information fournie à mon sujet est complètement fausse.Imaginez l’état de leur liste électorale! Une copie de cette lettre accompagnée de mon certificat d’inscription a été envoyée à la CECM puisque je n’ai aucunement l'intention de faire partie de leur électorat.Pauline ALBERTO Montréal, 4 mars ¦ En attendant l’oeuvre complète En lisant le commentaire de Luc Bélanger sur «L’économie du Quebec et la science économique» d'Esdras Min-ville, il m’apparaît important de préciser certains points.D'abord il ne faudrait pas penser que l’oeuvre de Minville a été entreprise dans le but de pallier a une «carence», comme le dit l’auteur, mais bien parce qu’elle s’imposait comme une nécessité dans le sens pédagogique et scientifique du mot.Dans cette perspective où, à de nombreuses reprises, des étudiants ont manifesté le besoin de pouvoir retracer plus facilement les écrits de Minville, on ne cultive pas de «vieux souvenirs», personne ne veut ni n’a le temps de faire ce genre de chose, on essaie plutôt de produire un travail sérieux en entreprenant de ramasser l’oeuvre complète d’Esdras Minville pour l'offrir aux intéres- sés, tout en ne négligeant pas l’apport culturel qu’offre un tel ouvrage.L’impression que nous laisse le commentaire de Luc Bélanger porte à croire que ce qui a été publié comprend «l'essentiel» de l’oeuvre d’Esdras Minville.Il est évident que dans un premier volume, et il ne s'agit que d’un premier volume, ce sont les idées générales qui y sont exposées au départ et en ce sens, on peut croire y trouver, dans des textes partiels, des idées comme le «repli sur soi du Canadien français dans l’agriculture», «l’idée d’ennemi au nationalisme, c’est l’étatisme», etc.Mais n’était-il pas prématuré d’avoir porte un jugement sur une oeuvre incomplète puisqu'au bout du compte, celle-ci pourrait com- Êrendre 8 ou 10 volumes?•’ailleurs, le deuxième volume portant sur «Les systè- ¦ Des actes barbares Est-ce croyable dans une société civilisée qu’une poignée de contestataires amènent une majorité de bonne foi à commettre des actes de vandalisme aux dépens d’une population sans défense?Le bilan de ces jours de grèves est la mort d’un pauvre vieillard, plus de 50 blessés et des centaines de milliers de dollars de dégâts.Tout cela est dû aux syndicats qui refusent de maintenir les services essentiels au risque de notre vie.De plus, le vandalisme encouragé par les syndicats engendre une situation où le désordre fera bientôt place à l’anarchie.C’est planifié d’avance et il ne faut pas tomber dans le piège.Les embouteillages, les accidents pour tout Te monde, ça fait trop longtemps que ça dure et le PQ devrait le comprendre.Il faut enlever le droit de grève partout où les services sont essentiels, limiter le syndicalisme.Il y en a trop de grève et les Montréalais sont «tannés» de subir des conflits commandés par des demandes salariales extravagantes que la majorité qui vit pauvrement se voit obligée de payer en taxes.Il va falloir au plus vite une loi spéciale obligeant le retour au travail de ces créateurs de désordre.Dans ce pays de liberté, l’on ne peut accepter qu’une minorité brime les droits de la grande majorité.André GAGNON Montréal, 4 mars ¦ Grève de la faim en Haiti Dix-sept prisonniers politiques ont déclenché le 27 février une grève de la faim au Pénitencier national de Port-au-Prince.Les prisonniers veulent ainsi protester contre les mauvais traitements dont ils sont victimes dans les cachots des Duvalier.Ces prisonniers demandent ou bien de passer devant un tribunal ou bien d’être libérés immédiatement.Cette nouvelle a été rendue publique par un communiqué émis le 28 février par le Parti démocrate chrétien.Le texte de ce communiqué a été lu à la station Radio Haïti-Inter et publié ensuite par l’hebdomadaire le Petit Samedi Soir (No.327, 1er au 7 mars 1980).Parmi ces 17 prisonniers fi-ure M.Sylvio Claude, prési-ent du Parti démocrate chrétien.Le communiqué a été signé par Mlle Marie-France Claude, fille de M.Sylvio Claude et membre de la direction du parti M.Sylvio Claude, arrêté au mois d’août de l’année dernière, n’a jamais été traduit devant un tribunal malgré les prescriptions de la Constitu- tion haïtienne qui obligent les autorités policières à traduire les citoyens devant leur juge naturel 48 heures après leur arrestation.De nombreuses démarches ont été faites tant en Haïti que de l’étranger pour forcer le gouvernement Duvalier à respecter les droits des prisonniers politiques haïtiens.Récemment plus de60personna-lités étrangères de France, de Suisse d’Allemagne, d’Italie, de Suède ont écrit au gouvernement haïtien pour lui demander de respecter les droits des prisonniers politiques, de les iuger immédiatement ou de les libérer tout simplement.Le gouvernement haïtien continue de rester sourd à tous ces appels.Sa position ne varie pas: il n’existe pas de prisonniers politiques en Haïti.A la veille de la Journée Internationale de la Femme, il faudrait souligner la présence, parmi les prisonniers politiques en Haïti, de Marguerite Fenelon, une adolescente de 16 ans, arrêtée depuis octobre dernier, uniquement parce que son père fait partie d’une C’est justement cette dimension des Jeux en tant que rencontre des peuples, et leurs impacts sur les populations des pays participants qu’on semble négliger clans le débat en cours.On dit que plus de 300.000 touristes étrangers en plus de plusieurs milliers d’athlètes venant de quatre coins du monde sont attendus au rendez-vous de Moscou.Ce serait une occasion unique et tout à fait exceptionnelle pour le peuple soviétique, particulièrement pour les moscovites d’entrer en contact direct et réel avec des gens venant du monde entier.Par des échanges amicaux et fraternels que même le gouvernement du pays dit «totalitaire» pourra difficilement contrôler, le peuple soviétique comme les touristes étrangers sauront qu’au fond ils ne sont pas si différents les uns des autres et qu’ils désirent aussi un monde «pacifique».Cette expérience d’échanges amicales et fraternelles avec d’autres peuples créera dans la population russe un courant, ce qu’on appelle en Occident l’opinion publique, en faveur de la détente dont le gouvernement soviétique ne pourra pas ne pas tenir compte dans sa politique ultérieure et cela tant et aussi longtemps que cet événement restera gravé dans la mémoire de ceux qui l’auront vécu.En participant aux Jeux, le monde entier a tout à gagner.Je souhaite que le nouveau premier ministre canadien qui a souvent manifesté dans le passé des vues clairevoyantes sur les affaires internationales ne suive pas la politique du boycottage du gouvernement américain mais qu’il déploie plutôt ses efforts pour persuader d’autres gouvernements occidentaux de la justesse de la participation aux Jeux'de Moscou.Yu Kio ENDO, étudiant en science politique à l’Université Laval Lévis, 27 février mes» sortira en juin prochain.Quant aux autres, us traiteront de sujets aussi variés que l’aménagement et le développement des ressources naturelles, la politique sociale et ouvrière, la conjoncture économique, etc., sujets qui, somme toute, précisent et cernent bien toute la pensée politique, économique, sociale et culturelle d'Esdras Minville, le tout présenté en volumes bien identifiés.f J’ajouterais que dans le premier volume «L’économie du Québec et la science économique», dans le fameux texte «A-gir pour vivre», publié en 1927, Minville exprime de façon claire et sans équivoque non pas l'idée de «repli» mais l'importance qu’il met dans l’agriculture au Québec.Il la voyait nécessairement assise sur une base solide, puisqu’il a déjà constaté que le Québec était voué à un avenir industriel et urbain important, étant donné la nature même de ses ressources naturelles.Dans ces conditions, pour s’assurer un développement économique harmonieux, l'agriculture au Québec, comme dans n’importe quel pays du monde, devait être bien appuyée par une industrialisation rationnelle qui tienne compte du caractère de sa population pour s’épanouir dans un climat social qui soit à l’image d’une société qui est à bâtir.Ruth PARADIS Montréal, 6 mars NDLR: Si l’éditeur des oeuvres d’Esdras Minville préférait qu’on s’abstienne d’en faire la recension avant la parution des oeuvres complètes, il faut se demander pourquoi il a expédié le premier volume au DEVOIR.organisation anti-duvaliériste légale en République Dominicaine, L’Union Démocratique des Émigrés Haitiens.Comité contre la répression en Haïti Pour SOLIDARITÉ-HAÏTI, Max CHANCY Paul DEJEAN Marc ROMULUS Ernst VERDIEU 6 mars 1980 -N LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement.Montréal H2Y 1X1 il est composé et imprimé par l lmprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130 rue Boivin Ville LaSalle L agence Presse Canadienne est autorisée é employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT Édition Quotidienne: $70 00 par année, six mois: $38 00, trois mois: $27 00.À I étranger $75 00 par année; six mois $41 00: trois mois: $29.00 Éditions , Ou samedi $19 par année Édition quotidienne, livrée â domicile par porteur $1 50 par semaine Tarif de i abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de dquxi$me classe enregistrement numéro 0858 Dépôt legal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 144-3361 (lignes groupées) V._______________________________ f Le Devoir, samedi 8 mars 1980 ¦ 15 J acques DUFRESNE Yourcenar philosophe PARMI les grands philosophes contemporains il y en a au moins trois, de premier ordre, qui sont des femmes: Simone Weil, Hannah Arendt et Marguerite Yourcenar.Elles sont unies par une même passion lumineuse pour la Grèce antique.Marguerite Yourcenar est à Hadrien ce que Simone Weil est à Marc-Aurèle.Le 6 mars l’Académie française rompait avec ses traditions pour l’accueillir en son sein.Ce choix s’imposait.Combien d’académiciens ont atteint la stature de cette académicienne?Je viens de relire l’oeuvre-maîtresse, les Mémoires d’Hadrien.On ne sait plus si ces souvenirs sont ceux d’Hadrien lui-même ou de son alter ego du vingtième siècle.Ils pourraient aussi être ceux de Plotine, femme de Trajan et amie très chère de son successeur: «Nous étions d’accord sur presque tout.Nous avions tous deux la passion d’orner, puis de dépouiller notre âme, d’éprouver notre esprit à toutes les pierres de touche.Elle inclinait à la philosophie épicurienne, ce lit étroit, mais propre, sur lequel j’ai parfois étendu ma pensée».Les mémoires, cette longue confidence à Marc-Aurèle, d’un être qui a accompli son destin, sont un fruit oui mûrit à mesure qu’on s’élève vers lui.Lettre, roman, histoire, poème, traité de philoso- phie, ils appartiennent à tous ces genres et à aucun.La première fois que je les ai lus, j'y ai rencontré l’histoire; c’est un classique de la philosophie que je retrouve aujourd’hui.Il ne nous restait que quelques fragments d’Êpicure.Voici un traite complet de même inspiration, com- Rlément nécessaire des Pensées de larc-Aurèle, qu’il accompagnera sans doute à travers les âges.Marc-Aurèle, c'est le stoïcisme dans toute sa purete.Sa loge, au cirque, était une bibliothèque, compromis déjà héroïque pour lui.Chez Hadrien, la raison, egalement souveraine, était moins austère: «Je n’emportais pas comme toi mes livres dans la loge impériale; c’est insulter les autres que de paraître dédaigner leurs joies.Si le spectacle m’écœurait, l’effort de l’endurer m’était un exercice plus valable que la lecture d’Epictète».Marc-Aurèle est devenu humain à force de divinité; Hadrien est devenu divin à force d’humanité.Mais c’est au plus parfait des deux, à Hadrien, que revient l’honneur d’avoir découvert l’autre.Quelle clairvoyance chez cet homme d’É-tat qui a perçu le sage, le divin Marc dans un enfant, le fils de son ami Verus.Quelle générosité aussi! Comme si la richesse, qui prédispose aux excès, enfermait plus de bonté que la pureté, qui prédispose à la mesure! «Tu ne m’aimes guère, dira Hadrien à Marc-Aurèle; ton affection filiale va plutôt à Antonin; tu flaires en moi une sagesse contraire à celle que t’enseignent tes maîtres, et dans mon abandon aux sens une méthode de vie opposée à la sévérité de la tienne, et qui pourtant lui est parallèle.N’importe: il n’est pas indispensable que tu me comprennes.Il y a plus d’une sagesse, et toutes sont nécessaires au monde; il n’est pas mauvais qu’elles alternent.S’il s'abandonnait aux sens, Hadrien ne manquait pas de mesure.Ses plaisirs étaient voulus, ses bassesses elles-mêmes étaient reconnues comme telles et acceptées.Mais bien que toujours contenu par l’esprit, l’instinct en lui ne perdait rien de sa force primitive.C’est pour la retrouver qu’Hadnen s’est hellénisé.Il l’a effectivement retrouvée, et dans une mesure qui restera sans doute inégalée: «Il n’y a qu’un seul point sur lequel je me sens supérieur au commun des hommes.Je suis tout ensemble plus libre et plus soumis qu’ils n’osent l être.Presque tous méconnaissent également leur juste liberté et leur vraie servitude.Ils maudissent leurs fers; ils semblent parfois s’en vanter.D’autre part, leur temps s’écoule en vaines licences; ils ne savent pas se tresser à eux-mêmes le joug le plus léger.Pour moi j’ai cherché la liberté plus que la puissance, et la puissance seulement parce qu'en partie elle favorisait la liberté.Ce qui m’intéressait n’était pas une philosophie de l’homme libre, (tous ceux qui s’y essayent m’ennuyèrent) — mais une technique: je voulais trouver la charnière où notre volonté s'articule au destin, où la discipline seconde, au lieu de la freiner, la nature.Comprends bien qu’il ne s’agit pas ici de la dure volonté du stoïque, dont tu t’exagères le pouvoir, ni de je ne sais quel choix ou quel refus abstrait, qui insulte à notre monde plein, continu, formé d’objets et de corps.J’ai rêvé d’un plus secret acquiescement ou d’une plus souple bonne volonté.La vie m’était un cheval, dont on épouse les mouvements, mais après l’avoir, de son mieux dressé.Tout en somme étant une décision de l’esprit, mais lente, mais insensible, et qui entraîne aussi l’adhésion du corps, je m’efforçais d’atteindre par degré à cet état de liberté ou de soumission, presque pur».Cette liberté est la condition de l innocence, laquelle existe dans la mesure où l’esprit entoure et approuve les mouvements du corps.«Tout plaisir pris avec foût me paraissait chaste», dira Hadrien, .a suprême moralité touche ici à l’immoralité suprême.Le bien ne serait-ce pas, dans certains cas, le mal qui s’approuve lui-même?Ce paradoxe paraîtra vrai si l'on veut bien considérer que, pour s'approuver lui-même, le «mal» doit être conforme à la nature et aux vœux les plus profonds de l'âme.Un tel mal ne heurte pas la dimension transitoire de la morale.En général, la «libération» consiste à passer, de la raideur au laxisme c’est-à-dire d'une pesanteur à une autre.D’abord retenue de force dans la catapulte, la pierre tombe ensuite sans pouvoir être freinée: «La plupart des hommes ressemblent à cet esclave: ils ne sont que trop soumis; leurs longues périodes d'hébe-tude sont coupées de quelques révoltes aussi brutales qu'inutiles».L'esclave dont il est ici question, avait attaqué l'empereur.Au lieu de le châtier, Hadrien l'a pris à son service pour voir ce que la liberté et le bonheur feraient de lui.«Mon procédé se basait sur une série d’observations faites de longue date sur moi-même: toute explication lucide m’a toujours convaincu, toute politesse m’a conquis, tout bonheur m’a presque toujours rendu sage».Hadrien échappera lui-même à l'alternance de l’hébetude et de la distraction grossière, de la fidélité servile et de l’infidélité compensatoire.S’il a éloigné les importuns et les importunes, ce fut pour se rapprocher de ceux qui lui importaient.«Les êtres que j’ai aimés m’ont quitté plus que je ne les quittais; ie n'ai jamais compris qu'on se rassasiât d’un ê-tre.L'envie de dénombrer les richesses 3 ue chaque nouvel amour nous apporte, e le regarder changer, peut-être de le regarder vieillir, s'accorde mal avec la multiplicité des conquêtes».Un tel maître de soi ne pouvait que bien gouverner le monde.La gymnastique, la guerre, le culte de Mithra achèveront de former l’homme ébauché par les raffinements de la musique et de la poésie.Je contiens mal mon enthousiasme.Et pourquoi faudrait-il que je le contienne?Marguerite Yourcenar n’a pas embelli Hadrien.«J’étais, lui fait-elle dire, encanaillé quand il le fallait » Elle l'a seulement rendu plus humain et plus vivant, si possible, qu il ne le fut.Si c’est là un excès, cet excès est bienfaisant.Tant d’écrivains pratiquent le dénigrement pour se donner l’illusion d’être lucides, à défaut de pouvoir être grands.Marguerite Yourcenar a la faveur du public québécois.Mon propre enthousiasme est tiédeur par rapport à celui de plusieurs de ses admirateurs.Le premier d’entre eux est Yvon Bernier, professeur de littérature au collège Mérici de Québec.Il a pour elle un culte analogue à celui qu'elle a eu pour Hadrien.Il a lu tout ce qu’elle a écrit, tout ce qu’on a écrit sur elle, y compris les 1,500 articles suscités par la rumeur de son entrée à l’Académie.Il a préparé sur elle un numéro de la revue Études littéraires que tous ses lecteurs fidèles devraient se faire un plaisir d'acheter.Il nous promet pour bientôt le texte de l’interview inoubliable accordée à Françoise Faucher il y a quelques années,, dans le cadre de l’émission Femmes d'aujourd’hui.Yvon Bernier présente ainsi Margue-rité Yourcenar: «Entrée en littérature par la porte étroite de la poésie, Marguerite Yourcenar devait bientôt délaisser ce mode d’expression au profit d’une prose qui gardera toujours te souvenir ae ce chemin royal.», Il convenait donc que les Mémoires d'Hadrien commencent et se terminent par un poème écrit par l’empereur lui-même: «Petite âme, âme tendre et flottante, compagne de mon corps, qui fut ton hôte, tu vas descendre dans ces lieux pâles, durs et nus, où tu devras renoncer aux yeux d’autrefois.Un instant encore, regardons ensemble les rives familières, les objets que sans doute nous ne reverrons plus.Tâchons d’entrer dans la mort les yeux ouverts.» Note: Etudes littéraires, vol.12.no 1, avril 1979, Faculté des Lettres, Université Laval, Québec En attendant Keable Robert Dion, Les crimes de la police montée, Éditions coopératives Albert Saint-Martin, 1979.Avoir éclater au grand jour les bourdes de la GRC, on serait porté à se dire parfois que, pour la rigueur et i’efficacité, l’organisation policière devrait prendre modèle sur celle, si disciplinée, au crime organisé.Boutade à part, si nous devons vivre dans des sociétés encadrées étroitement par une police, si celle-ci sert exclusivement l’autorité politique en place et réprime les oppositions trop radicales, au moins cette police, politique, devrait-elle, dans sa conception des choses, faire preuve d’intelligence, d’imagination, d’organisation logique, de doigté, de discrétion, de connaissance des situations à «affronter», toutes qualités inhérentes au monde du crime.Certains diront hélas, d’autres s’en réjouiront, mais il est un fait: notre police, en particulier la fédérale, est bete comme ses Marie-France MOTTIN, Cuba quand même, Paris, Seuil, Coll.l’Histoire immédiate, 1980, 248 pages.AVEC ces «Vies quotidiennes dans la révolution» comme sous-titre.cette toute dernière parution dans la populaire collection l’Histoire immédiate, se présente à la fois comme un récit de voyage et comme une évaluation globale d’un monde curieusement exotique: la république populaire de Cuba.Avant Fidel et les barbudos (barbus) de la Sierra Maestra, Ernesto «Che» Gué-vara, le frère de Fidel, Raoul, Camillo et les autres, Cuba se voyait associée dans l’esprit populaire avec les plaisirs faciles, les plages et le rhum qui coule à flot.Galion échoué au large de la Floride, T île semblait dormir du sommeil du juste, sous le soleil pesant des tropiques.On se souvient encore du long séjour d’Ernest Hemingway, «entre son moquito à la Bo-dequita et son daiquiri à la Floredita» (1) ou de l’enthousiasme existentiel de Garcia Lorca abordant sur ces côtes: «Harpe de troncs vivants.Caïman.Fleurs de tabac, J’irai à Santiago, à Santiago de Cuba.» (2) Comme 1 écrit la biographe de Lorca, Marcelle Auclair, «ce voyage dans la Perle des Antilles, c’était un rêve d’enfant accompli».On pourrait en dire tout autant de Marie-France Mottin qui traîne son mal de vivre des grands boulevards parisiens aux centres commerciaux montréalais et qui ne trouve partout «qu’indifférence, matérialisme conformiste et médiocrité programmée».Tentée par le mouvement, elle se lance dans l’aventure du journalisme à Cuba.Accueillie dans le plus pur esprit prolétarien, sans luxe aucun, la reporter passe du statut de touriste éblouie à celui de professeur de français, «même si le besoin n’est pas trop grand de ce côté», comme le lui dit De Almeida, gouverneur de Santiago.Dans l’île, on s’étonne beaucoup de voir notre «capitaliste» exiger d’être traitée comme les autres, sans ménagement.Par curiosité, on lui accorde un visa d’un an.Mais la francesa (la par Robert Lévesque bottes.Voilà ce que nous apprend au jour le jour le défilé des témoins aux enquêtes MacDonald et Keable, les minutes du célèbre procès de l’agent Samson, les déclarations en Chambre, et que nous rappelle le journaliste Robert Dion dans «Les crimes de la police montée».Au Canada si démocratique pour les regards étrangers, la Gendarmerie royale (sic) est une police répressive dont l’action s’exerce singulièrement dans la seule province pas comme les autres, la province truffée de «séparatistes».On y installe des experts en espionnage, en infiltration, en «démembrement» et, on le sait maintenant, en commandos qui passent à l’action «illégale» lorsque ça manque d’action du côté des indigènes Et, semble-t-il, on laisse ces jeunes loups, dont le plus célèbre fut l’agent Samson, faire preuve d’initiative avec une marge de manoeuvre qui laissera à tout le monde, de bas en haut de la hiérarchie policière et politique, la possibilité de montrer patte blanche, de dire qu’on ne savait rien, qu’on a oublié d’anciennes conversations, qu’on ne nous a pas remis de rapports, bref qu’on y est pour rien.Avez-vous remarqué que les hommes politiques ne restent jamais longtemps au ministère responsable de la police?On y a vu défiler les Goyer, les Allmand, les Fox, Robert Dion nous le rappelle, comme autant de comètes qui me semblent avoir rien su de ce qui se passait dans les officines policières, et qui n’ont été là que pour temporiser, en Chambre, lorsque des révélations filtraient.On ouvre le courrier?Oui, il faut bien.On vole la nuit des listes de membres du PQ?Euh.il y avait danger pour la sécurité nationale.On pose une bombe chez Mel-vyn Dobrin?.On n’y est pour rien! On incendie une grange appelée «le P’tit Québec libre»?On saccage une agence de presse?Bof.on ne sait plus rien dire d’autre que «sécurité nationale».Le Canada a une police malade de sécurité, et aucun chef politique ne semble intéressé à la guérir.Toute cette réalité, qui se tisse au rythme des révélations, des erreurs comme la bombe de l’agent Samson, Cuba, si! par Michel Duquette NOTES: 1) Cette citation célébré, laissée par l'auteur du Vieil Homme sur les murs d'un estaminet local, rappelle son gotlt marqué pour deux breuvages cubotns.le moquito d saveur de menthe, consommé awr de la glace, et le daiquiri 2) Du poème J'irai d Santiago, dans Marcelle Auclair.Enfances et mort de Garcia Lorca.Française) a plus d'un tour dans son sac: elle visite sans plus tarder Trinidad, vieille ville de province, pleine de réminiscences, Santiago, où elle se fixe, et la Havane, où il y a plein d’amis qui l’attendent, mais dont elle ne parle jamais.On ne peut pas tout dire.Plongeons donc dans le système.Le mot n’est pas trop fort et notre Christophe Colomb du socialisme ne sait pas encore ce qui l’attend: la prof essora (enseignante) pleine de zèle se heurte continuellement aux insuffisances du milieu.L’insouciance et la négligence la plus totale régnent à tous les niveaux; les deux mots les plus entendus sont problema (problème) et manana (demain).Remets à demain ce que tu ne peux résoudre aujourd'hui.De matin tropical en matin tropical, la misère ambiante se supporte mieux, quand tout le monde a l’impression de porter un poids égal.Telle est la magie du socialisme, en ces temps de crise.Car crise il y a, et partout.Les files d'attente interminables à propos de tout, pour acheter de quoi manger, pour le moindre papier, la garderie, les wawa (autobus) qui vont dans toutes les directions sans horaire précis, poussés par un insatiable appétit ae découverte.Partout aussi, les panneaux qui appellent à la «vigilance», à la discipline et au travail.C’est avec patience que notre «volontaire» supporte les coupures d'eau, d’électricité, le rationnement, la confusion générale, parce qu’au milieu de tout cela, se lit un entrain et une insolente joie de vivre qui étonne et séduit.Le soleil y est sûrement pour quelque chose.Très émouvantes ces descriptions de scènes intimes et familières entre Cubains, qui contribuent à nous rapprocher de ces Zé-lotes des Caraïbes, ou ces tableaux sensibles des difficultés quotidiennes de vivre à Cuba: il se dégage de cette prose une vigueur et un réalisme remarquables, teintés d’humour.Mais là où l’ouvrage s’avère un peu plus mince, c’est au plan de l’analyse.C’est le défaut de la formule de l’Histoire immédiate.Si le style impressionniste se prête admirablement au fondu enchaîné, il est beaucoup moins approprié au langage politique.Or à Cuba, tout est politique! On cherche en vain quelques lignes directrices qui nous éclaireraient sur le fi-délisme, ses orientations les plus récentes, ses choix.D’image en métaphore, c’est le Cuba des coupons de rationnement et des bas de nylon à $5 la paire qu’on nous montre sans pudeur.Mais de la même manière que le sable blanc et fin de Varadero glisse entre les doigts sans laisser de trace, il ne_ reste de cette lecture qu’un arrière-goût fade et indéfinis- sable: cette sensation d’un monde figé, bloqué et sans avenir, coincé entre d'un côte le blocus américain, terriblement efficace et de l’autre, une bureaucratie pesante et paperassière.Marie-France Mottin ne nous a rien caché de ces misères et, en publiant ce livre, elle demande qu’on la pardonne pour sa franchise un peu brutale.Philosophes, les Cubains en ont vu bien d’autres.mais surtout grâce au travail de la commission québécoise d’enquête dirigé par Me Jean Keable, toute cette réalité qui accuse de plus en plus la «police montée» forme peu à peu le materiel d’un scandale politique cent fois plus grave que le Watergate de Nixon, proche des moeurs policières de certaines dictatures.Les hommes politiques, à la parution du rapport Keable, s’ils veulent corriger ces bavures, devront procéder à des accusations formelles.Ayant suivi au jour le jour le «dossier» de la GRC, Robert Dion publie un ouvrage accusateur.Son travail n’en est pas un d’analyste, de penseur, mais celui d’un journaliste qui collige toutes les révélations concernant ces actes illégaux posés par les policiers fédéraux, qui révèle le contenu de certains rapports internes qui éclairent sur les méthodes de la GRC, et qui résume les principaux témoignages entendus aux commissions MacDonald et Keable.De la commission fédérale, il dit qu’on y tient des «propos de salons empreint d’une courtoisie mijaurée» et qu’il n’en faut rien attendre.De la commission québécoise, après avoir rappelé les assauts juridiques tentés par le fédéral ou ses représentants pour l’empêcher de siéger, Dion dit espérer que son rapport réveillera enfin l’opinion publique, trop apathique lorsqu’il s’agit de la police, a ce scandale où, ultimement, les politiciens fédéraux, par ignorance, impuissance ou connivence (nulnesait!), ont permis à une police «politique» d’empêcher le libre exercice de la démocratie.Si le livre de Dion est par contre trop brouillon et d’une écriture qui se défile, qui ne sait pas résumer, sa lecture est valable en ce qu’elle nous rappelle tous les faits marquants du dossier ae la GRC au Québec, ce scandale au compte-gouttes que l’on serait porté à oublier dans la rapidité avec laquelle la presse quotidienne a rapporté ces révélations.De plus, il ne sera pas superflu de revoir tous ces «détails» et ces «crimes» avant de recevoir et le rapport de la commission MacDonald et le rapport de la commission Keable.IttamiCftlii: De la tolérance à l’intolérable par Marc-Fernand Archambault M.Archambault est professeur de philosophie au Cégep Maisonneuve.L’ESPRIT de tolérance permet aux Jacques Dufresne de tout acabit une circulation sans crainte pour leur intégrité physique, et même de se donner le beau rôle de minoritaire défendant une cause perdue et peu populaire (tel d’ailleurs Guy Brouillet, auteur de cette Passion de l'égalité), une cause qui consisterait en la préservation de l’intelligence, de la culture et de la finesse dans une société encore frustre et grossière, avec un régime politique dévoré, grugé par la betise de l’opinion publique.On peut mesurer notre degré de civilisation et de raffinement au fait que de tels individus puissent entendre le travail de la pensee comme une entreprise de mépris et de cynisme.Notre nouvelle bourgeoisie montante n’a pas encore besoin pour se maintenir d’un Jean Dutourd ou d’un Jean Cau.Car il faut tout de même le dire: les chroniques de Jacques Dufresne se caractérisent par leur inconsistance, leur incohérence, et une prétention à la virtuosité voltairienne.Jacques Dufresne m’a dit qu’il voulait prouver que l’intelligence pouvait être à droite.un ideal qui demeure inaccessible à ce que je vois.La confrontation avec un individu qui émet une thèse différente à chaque ligne est chose difficile.Il y a là un problème essentiel avec le langage.Il est tout de même clair que 1 égalité des hommes et des citoyens en dignité et en droit n’est pas et n’est plus un simple sujet de conversation badin à la fin d'un bon repas, ni un canevas pour l’esprit de finesse.Notre civilité profonde, qui prend son origine dans le petit peuple des artisans que furent nos ancêtres, ainsi que notre bon sens qui est d’ailleurs partagé par tous les peuples de la terre, nous font comprendre que tous les êtres humains ont droit à la vie.La politique concerne la vie et la mort des individus, à la limite.Et lorsque certains professeurs de philosophie au Québec, en mal de culture et de société de bon ton se donnent pour tâche de «légitimer une forme quelconque d’inégalité.et de définir les limites et les bornes de l’égalité», qu’ils sachent que leur entreprise s’inscrit dans une tradition.Notre société n’est pas nouvelle en vérité.Les gens de notre pays sont les héritiers de coutumes et de droits acquis par la force, et la remise en question de cette égalité de droit entre les êtres humains et les citoyens nous place dans une lutte à mort.L’apparition de cette lutte à mort indique pour Hegel l’entrée d’une société dans la sphere du politique et de ce fait dans PHistoire.Il est certain que c’en est fini de l'amitié, de la concorde, dans une société jadis composée de «bon monde».Entre les tenants d’une justice remettant «chacun à sa place» et ceux qui dans la ligne du libéralisme des Lumières prônent l’égalité et la liberté, il n'y a plus que la mort.La seconde guerre en dictionnaire par Eric Roussel Dictionnaire de la mondiale, tome I pages.seconde guerre Larousse.960 LES dictionnaires sont à la mode.Après le monumental Dictionnaire encyclopédique d’histoire de Michel Mourre, voici celui de la seconde guerre mondiale, œuvre non plus d’un seul, mais d’une pléiade de spécialistes et d’universitaires aussi éminents qu’Hélène Carrère d’Encausse, Jean-Baptiste Duroselle ou le général Guillermaz.Englobant la totalité du conflit perçu sous ses aspects militaires, diplomatiques, économiques mais ne négligeant pas pour autant l’évolution des mentalités, des mœurs, de l’art, de la littérature ou du cinéma, cet ouvrage, composé très intelligemment d’articles de fond et de courtes notices relatant l’acitvité des personnalités les plus marquantes de la période représentant une véritable «somme» qui deviendra vite le plus précieux des instruments de référence.Pour autant que l’on puisse en juger d’après ce premier tome (le second et dernier paraîtra en avril prochain) on ne voit guère de critiques majeures à adresser à cette entreprise considérable dont le principal mérite est d’engranger et de rendre accessible au plus grand nombre tout ce que l’on doit savoir sur un sujet aussi vaste et complexe.Faciles à lire, précis, solidement documentés, la plupart des longs chapitres évoquant des points importants sont tarifés dans un esprit scientifique rigoureux, à l'écart de toute polémique: il en va notamment ainsi de ceux — pourtant difficiles à établir sans passion — relatifs à l’armistice de 1940, au général de Gaulle, à Giraud, à l’attitude des différentes Eglises vis-à-vis du nazisme.En revanche, la minutieuse biographie de l'amiral Darlan souffre d’une lacune regrettable sur les circonstances et les mobiles de son assassinat.De la même manière les pages objectives consacrées à l’épuration, tant en France qu’à l’étranger, auraient gagné à aborder moins succintement (quatre lignes) une question capitale et fort controversée: celle des sanctions dont furent l’objet certains intellectuels du fait de leurs prises de posision pendant l'occupation.Il y avait là tout le problème passionnant de la responsabilité de l’intelligence à développer, et il est dommage que les lecteurs soient privés d’éléments de discussion à cet égard.Dans l’ensemble le choix des personnages-clés apparaît également assez équitable.Sans doute peut-on déplorer l’absence d’hommes qui jouèrent un rôle non négligeable tel le pittoresque Raphaël Alibert, garde des sceaux de Vichy, dont l’influence sur le maréchal Pétain fut déterminante, ou des chefs de réseaux de la Résistance comme Claude Bourdet et Guilain de Bénouville.mais, à la décharge des auteurs, il faut reconnaître que, dans optique mondiale, le «catalogue» des noms a retenir ne devait pas ê-tre facile à dresser.Moins excusables sont des erreurs de faits surprenantes: ainsi celle qui, dans le cadre d une étude sur la «révolution nationale», consiste à présenter Thierry Maulnier sous les traits d’un «personnaliste catholique de droi- .te».Sauf le dernier terme, a l’évidence, est juste.Néanmoins, face à la masse d’informa- .tions rassemblée, ces quelques approxi-.mations ne diminuent en rien la valeur de ;; cette encyclopédie: abondamment illustrée de documents souvent inédits, elle j rendra les plus grands services non seule-, ment aux chercheurs et aux étudiants, • mais aussjà tous ceux qui, par simple curiosité, veulent se remémorer une epoque • • tragiqué et déjà lointaine.(Le Monde) Maintenant ou jamais j-A vous de jouer -j j i i.1.11 i i i .i m i i i ! M 1 1 1 1 1 1 1 1 PRENOM 1 1 1 1 1 1 1 1 II 1 1 1 ! 1 ORCANSME («don le en) 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 II 1 1 II II 1 1 1 II NO RUE Mill APP 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 i II MLLE CODE POSTAL MONTANT INCLUS $_ REÇU POUR IMPOT ?(minimum $2500) Xcr \ La F INDICATIF TELEPHONE Société Pour Vaincre la Pollution (S V P ) est un mouvement écologique non gouvernemental et indépendant fondé en 1970 Depuis 10 ans, la S V P promouvoit et défend le droit fondamental de toute per sonne à un environnement sa.n Que vous soyez membre ou non.la S V P protège vos ^ intérêts Le champ de préoccupation de la SVP s est sans cesse agrandi; de la pollution -, nous sommes passés A la notion d environne- i i ment, d environnement nous débouchons » maintenant sur une proposition de société écologique Toute intervention de la S.V P >'< commence par I observation, puis la recher che et I analyse Ensuite vient la sensibilisation de I opinion publique par I information des , citoyens, ce qui demeure notre premier but Parallèlement des pressions sont faites sur ' tu les pollueurs (gouvernements, industries, etc ) et sur les gouvernements pour (adoption et/ou la modification de législations Nous proposons pour tous les problèmes étudiés des solutions écologiques A long i'J terme Nous devons compter sur nos propres ¦ m moyens pour assurer notre survie et notre indépendance d action Nous n acceptons ' pas de négocier la santé et la vie des citoyens, de diluer nos convictions ou de composer , ¦ > avec I irréconciliable 81 voua croyes que la 8.V.P.doit survivre, aidez-nous pendant qu’il est encore temps.L4 Retourner à: Société pour Vaincre la Pollution, C.P.65.Succursale Place d- Armes, Montréal, H2Y 3E9 16 M Le Devoir, samedi 8 mars 1980 Drury prône le maintien de l’unité politique des TNO par Claude Papineau OTTAWA (PC) — Le représentant spécial du gouvernement fédéral, M.Charles Drury, estime qu'U faut maintenir, du moins pour l’instant, l’unité politique des Territoires du Nord-Ouest.Dans un rapport traitant de l’évolution constitutionnelle dans les Territoires du Nord-Ouest, qu’il a présenté jeudi au premier ministre Trudeau, M.Druiy soutient que pour satisfaire aux intérêts des résidents et pour donner suite aux revendications des différents groupes autochtones, le Conseil des Territoires du Nord-Ouest devrait étudier la question de la division des territoires, par le truchement d’une convention constitutionnelle ou d’une assemblée constituante, dont les conclusions ou recommandations devraient faire l’objet d’un référendum.Entre-temps, il faut accroître la repré- sentativité, la responsabilité et l’adaptabilité du gouvernement des Territoires par des modifications aux structures administratives que le rapport propose comme solution de rechange à la division des T.N.-O.en entités politiques distinctes.• La principale conclusion du rapport de l’ancien ministre du gouvernement Trudeau vient en contradiction avec les revendications des principaux groupes autochtones des Territoires du Nord-Ouest — les Dènès, les Métis, et les Inuit —, qui réclament une redivision territoriale, sans toutefois s’accorder sur les frontières.L’association Inuit Tapirisat, qui représente la majorité des Esquimaux de l’Arctique, a été la première à réagir au rapport Drury, qu’elle rejette complètement, le qualifiant «d’insulte à l’intelligence des habitants du Nord».«Les Inuit veulent leur propre territoire, Nunavut, et être gouvernés de façon à satisfaire leurs intérêts» a dit l’association dans un communiqué remis i la presse pour corriger la situation «confuse et complexe» du gouvernement des Territoires et mettre fin au sentiment de «frustration et d’impuissance» qui s’ensuit, le rapport Drury propose d’accroître les pouvoirs et responsabilités politiques sur le plan local, plus particulièrement en matières de gestion des terres et des ressources, d’éducation, d’habitation et de programmes sociaux.Les conseils communautaires, constitués en corporations, devraient être propriétaires des terres publiques comprises dans un territoire à déllminer, avec droits exclusifs d’utilisation et de zonage, dit le rapport.En outre, au-delà des limites municipales, il faudrait délimiter des «sphères Pierre Bourgault fustige les fonctionnaires Le référendum ne doit pas être utilisé comme moyen de chantage M.Pierre Bourgault a vivement dénoncé hier soir tous les groupes qui menacent de dire non au référendum, si le gouvernement du Québec ne leur accorde pas ce qu’ils réclament.«C'est du chantage, et on n’a pas le droit de faire chanter le peuple québécois», a-t-il affirmé devant plus de 600 nationalistes venus de tous les coins du Québec pour participer à un souper-causerie organisé par la Ligue de l’Action nationale.M.Bourgault qui s’est décrit comme «le séparatiste de service» a expliqué qu’il en a plein le dos de voir les fonctionnaires de l’État menacer le gouvernement Lévesque de voter non plutôt que oui, sous prétexte qu'ils n'obtiennent pas ce qu'ils veulent.Le débat référendaire doit être au-dessus de ces considérations partisanes, a-t-il rappelé, puisque c’est l’avenir du peuple québécois tout entier qui est en cause.Tout au long de son discours qui a duré plus d’une heure, M.Bourgault s’est employé à démontrer que le référendum du Québec du printemps prochain s’inscrit dans la continuité de l'histoire en traçant l’évolution du mouvement nationaliste de la conquête, à la confédération, en passant par la rébellion de 1837-38 et même par les événements entourant la conscription.Il n'a épargné personne, que ce soit le chef du Parti libéral du Québec, M.Claude Ryan, le premier ministre Pierre Trudeau, ni même Mme Jeanne Sauvé, nouveau président de la Chambre des communes que M.Bourgault a eu l’occasion de rencontrer récemment lors d’un débat devant les étudiants de l’Université de Montréal.Il n’a pas non plus oublié de discuter des minorités de langue française surtout celles de l’Ontario, du Manitoba et, de l’Acadie, qui selon lui ont été «massacrées» par le Canada.Selon M Bourgault, le chef du Parti libéral du Québec trouve deux grandes qualités au régime fédéral, son système de péréquation d’une part, et son régime d’assurance-sociale d’autre part.Si l’on voudrait suivre la logique de M.Ryan, cela voudrait dire que plus les choses vont mal, plus le Québec est bien au Canada, a-t-il expliqué.«Si on reçoit de la péréquation quand ça va mal, souhaitons que ça aille encore plus mal.M.Ryan dit qu’il ne faut pas se séparer, nous recevons 34% des prestations de l'assurance-chômage.si nous avions 80% des chômeurs, ce serait extraordinaire!» a raillé M.Bourgault.S’en prenant ensuite à ceux qui affirment que le Québec ne peut pas dire oui au référendum, parce que le Canada ne le veut pas, il a souligné que c’est là le meilleur exemple «que nous sommes colonisés et la preuve 3ue nous devons faire l’indépendance u Québec».Au sujet de Mme Jeanne Sauvé, député de Laval-des-Rapides, M.Bourgault a soutenu que celle-ci a un profond mépris pour les Québécois, parce qu’elle aurait déclaré qu’il faut dire non au référendum afin de se protéger contre nous-mêmes.M.Pierre Trudeau qui a pour sa part consacré sa vie politique afin de faire un Canada biculturel et bilingue a «complètement raté» son objectif tout simplement, selon M.Bourgault, parce qu’il est impossible de concilier les intérêts de la minorité québécoise et de la majorité anglophone du Canada, «il doit représenter la majorité», a-t-il indique.Par ailleurs, le conférencier a offert une solution inédite aux problèmes financiers des francophones qui réclament leur propre école secondaire de Penetang dans le Sud-ouest ontarien.Ces Franco-Ontariens réclament $400,000.Plutôt que de demander la «charité» au gouvernement du Québec cuex-ci devraient «exiger la solidarité», c’est-à-dire, que le gouvernement déduirait les $400,000 du budget des écoles de langue anglaise du Québec pour les verser aux francophones lésé de l’Ontario.Cette suggestion lui a valu des applaudissements nourris.La Ligue d’Action nationale, qui regroupe une trentaine d’intellectuels du Québec avait organisé cette manifestation mais s’est bien défendue de le faire dans le contexte référendaire.Le directeur de la revue, l’Action nationale, M.Jean Genest a expliqué qu’il s'agissait d’une rencontre de nationalistes qui ont bien voulu payer $25 le couvert, pour entendre un Pierre Bourgault en grande forme, et quelques chansons de M.George Dor, le tout présidé par le ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, qui a été chaleureusement accueilli en raison de son discours remarqué cette semaine dans le cadre du débat sur la question à l’Assemblée nationale.Même le consul du Mexique, M.Arturo Puente était de la partie, puisqu’on offrait, en guise de prix, un voyage dans son pays.?Un sondage pour le OUI.Les personnes interrogées par CROP-Radio-Canada se sont également prononcées sur la, fermeté de leur choix et 75% d’entre elles ont indiqué qu’il était tout à fait certain (50%) ou très probable (25%) qu'elles voteraient de la même manière au référendum de juin.Comme dans les sondages précédents, une majorité de gens estiment que le gouvernement péquiste va perdre son référendum (52% cette fois-ci contre 54% en juin et 61% en novembre).Si, par ailleurs, seulement 26% des répondants prévoient que le gouvernement perdra son référendum, 37% souhaitent qu’il le gagne (contre 50% qui désirent le contraire).En novembre dernier, ils n’étaient que 24% à souhaiter une victoire du our.Les personnes interrogées se sont prononcées également sur les suites du référendum.Si le gouvernement le perd, la majorité continue de penser, comme l’in- Aujourd’hul Des manifestations diverses marqueront à Montréal et dans tous les coins de la province la Journée internationale de la femme.A Montréal, de midi à minuit, au pavillon Judith-Jasmin de l'UQAM, sous le thème «Femmes toutes ensembles», plusieurs activités ont été inscrites au programme: films, théâtre, danses.¦ A 9 h débute à l’hôtel Bonaventure le colloque du CSSSRMM sous le thème: «Pour le membre d'un conseil d'administration: des solutions à trouver» Le ministre des Affaires sociales.M.Lazure.y prendra la parole.¦ A l'école Pierre-Laporte de Ville Mont-Royal au 1101 chemin Rockland, se déroule à partir de 9 q un colloque sur l'identité culturelle et le bilinguisme à l'école, organisé par le Comité d'école et le Comité d’action de l'école Pierre-Laporte.M.Camille Laurin a été invité à parler aux participants à ce colloque, auquel le public est invité.Un droit d'entree de $3 sera perçu.¦ A l'Université de Montréal se poursuit le 13e congrès annuel du Club des relations internationales.qui regroupe quelque 200 participants.Demain La chorale mixte de l'église Notre-Dame exécute la messe à cinq voix de William Byrd et le Miserere de Josquin Des Prés.A 11 h, à l’Oratoire Saint-Joseph, les Petits chanteurs du Mont-Royal, sous la direction de Gilbert Pate-naude.interpréteront la messe Douce mémoire de Roland de Lassus et, à l'offertoire, le motet Bonum est confiteri Domino, m A 15 h, au métro Henri-Bourassa, le Comité-femme de Tanguay organise une manifestation pour la défense des droits des femmes détenues dans cette institution.diquaient tous les sondages précédents, que le gouvernement devrait dès lors déclencher une élection générale.Un fait nouveau apparaît dans Te sondage publié hier: la moitié des Québécois (et 53% des seuls francophones) jugent qu’un NON majoritaire au référendum interdira d’espérer dans l’avenir des changements constitutionnels importants.En effet, 34% des répondants disent ne présager dès lors que des changements constitutionnels mineurs et 16%, aucun changement.Les Québécois seraient presque également partagés sur l’information référendaire qu’ils possèdent: 52% se disent trop peu informes; 55% jugent que les thèses de ceux qui défendent le OUI ne leur ont pas été assez clairement expliquées et une proportion identique ont les mêmes récriminations touchant les positions favorisant le NON.Pour parfaire leur information d’ici la consultation, les personnes interrogées auront recours à la télévision (49%), puis aux journaux (38%).Les esprits se montrent fort partagés au sujet de la majorité que devrait avoir le gouvernement pour vraiment gagner le référendum et obtenir un véritable mandat de négocier: une majorité de 23% indique que la moitié des voix plus une suffiraient: en revanche, 60% des répondants estiment qu’il faudrait au gouvernement plus de 55% des voix.Qu’arriverait-il si le Parti québécois l'emportait au référendum, mais perdait l’élection générale qui suivra?46% répondent que le nouveau gouvernement devrait être lié par le résultat de la consultation, tandis que 43% partagent l’avis contraire, qui est celui du chef du Parti libéral, M.Claude Ryan.Dans l’hypothèse d’une victoire du OUI, une bonne majorité des personnes interrogées à ce sujet en novembre (41%) croyaient que le reste du Canada accepterait de négocier.Ces personnes sont maintenant 42%, mais la proportion des Québécois qui estiment le contraire est passée de 29% en novembre à 40% en février.Les enquêteurs ont longuement scruté la perception qu’avaient les personnes interrogées de la question qui sera posée au référendum et qui est débattue actuellement à l’Assemblée nationale.Pour la majorjté des Québécois, la question posée paraît plutôt conforme à i option du gouvernement péquiste (64%), plutôt honnête (57%) et plutôt claire (52%).Seulement 27% disent qu’elle leur paraît malhonnête, alors que 46% affirment qu elle manque de clarté.Elle indique bien, pour 53% des gens, ce à quoi les Québécois s'engagent en votant.Pourtant, 54% des Québécois sont d’avis que la question devrait être modifiée d’ici le référendum (35% pensent le contraire).Les changements devraient aller dans le sens d’une (dus grande clarté et d'une plus grande précision pour la majorité de ces personnes critiques.La question devrait-elle contenir plus d’une option (constitutionnelle)?Oui, disent 34% des personnes, contre 60% d’entre elles, qui jugent qu’une seule option devrait ê-tre reproduite sur le bulletin.Au sujet des éléments du contenu de la question référendaire, les facteurs d’association économique sont nettement plus populaires que les facteurs souverainistes.Ainsi, 83% des Québécois sont d’accord avec l’hypothèse que si le Québec devait devenir souverain, il devrait avoir la même monnaie que le reste du Canada.De même, 79% d’entre eux souscrivent à l'idée d’une association économique avec le Canada, si le Québec accède à la souveraineté.En revanche, 56% d’entre eux endossent l’idée que le Québec soit le seul gouvernement à percevoir les impôts des Québécois et 48% pensent que Québec devrait être le seul gouvernement à faire-des lois pour les Québécois.Enfin, 45% jugent que le gouvernement du Québec devrait etre le seul responsable des relations extérieures du Québec.Par ailleurs, seulement 54% des Québécois savent que le gouvernement péquiste s’est engagé à tenir un deuxième référendum (portant alors sur tout changement de statut politique susceptible de survenir dans l’avenir); or, les trois-quarts de ces personnes sont d’accord sur cette manière de procéder.Au total, 59% des Québécois annoncent qu’ils sont tout à fait d’accord (29%) ou plutôt d’accord (30%) avec les éléments notés de la souveraineté-association contenus dans la question.Les autorités de la maison Radio-Canada ont donné à entendre qu’avec la société CROP, comme c’est leur habitude depuis quelques années, un deuxième sondage devrait être pratiqué vers la fin du mois d'avril, qui ne couvrira pas seulement la perception du moment qu’ont les Québécois du débat référendaire et de ses implications, mais également celle de l'ensemble des Canadiens, ainsi que Radio-Canada l'avait fait au printemps 1979.Enfin, un troisième sondage devrait suivre, à quelques semaines de la consultation.?Le débat les autres provinces et l’assurance-chômage pour le Québec.Il faut noter que ce sont les effets du fédéralisme que 1 on dénonce et non par le fédéralisme comme système politique.Ce système n’est condamnable en soi, affirme-t-on en pensant aux indécis, la crise actuelle venant du fait que ce système ne répond pas aux besoins du Québec et qu’il n’est pas adapté à la réalité moderne comme peut l’être l’association librement consentie de deux nations souveraines.¦ La valorisation de la souveraineté-association suit généralement la dénonciation des effets du fédéralisme.Rapidement on explique la thèse de la souveraineté-association puis on insiste sur les possiblité qu'ouvriraient pour l’avenir cette formule.On donne en exemple les millions qui seraient récupérés d'Ottawa, qu’on pourrait mettre au service de la recherche en agriculture, au dé veloppement du réseau routier, de l’industrie: tous des domaines où le Québec n’en a pas pour son argent actuellement.¦ Enfin la péroraison de tout ce discours porte quelque fois sur la dénonciation du livre beige du Parti libéral et ses propositions de fédéralisme renouvelé.Lorsque ce thème est abordé, c’est pour montrer que fédéralisme renouvelé équivaut à statu quo.Le grand maître d’oeuvre de ce débat, celui qui le coordonne, c’est le leader parlementaire du gouvernement, Claude Charron.Faisant le point hier au cours d'une conférence de presse, il indiquait sa satisfaction du déroulement de ce dé bat, particulièrement d’avoir réussi à élever le niveau du débat du côté ministé riel.«Les scènes de bassecour qu’on voit malheureusement trop souvent à l’Assemblée nationale ont été écartées», a-t-il souligné avec raison puisque en trois jours de débats une seule scène a faillit d’influence», dont la planification serait confiée aux communautés et au gouvernement territorial.Le rapport ajoute que les conseils communautaires devraient avoir des pouvoirs prépondérants dans tous les aspects de renseignement élémentaire, tandis que le conseil territorial conserverait la responsabilité de l’enseignement secondaire.Si elles le désirent, poursuit le rapport, les communautés devraient assumer toutes les responsabilités touchant les services aux vieillards et aux handicapés, les garderies, les programmes de désintoxication, les projets des services sociaux communautaires, les projets de création d’emplois et les programmes d’éducation des adultes.Toutefois, dit M.Drury, il faudra d’abord tenter «d’ajuster les espoirs aux réalités» dans cette région, où, qu’il s’agisse d’une province, d’un territoire unique ou tourner à l’incident.Cette scène mit en présence l’ex-ministre Rodrigue Tremblay et le ministre Claude Monn.Celui-ci après avoir entendu le premier dénoncer violemment le gouvernement auquel il participait voulut lui rappeler qu’il avait pourtant partagé activement les convictions souverainistes de ce gouvernement.Pour ce faire le mi-njstre brandit un document confidentiel réussissant ainsi à faire monter la moutarde au nez de l’ex-ministre.Cet incident ressemblait plus à un règlement de compte qu’à autre chose car les péquistes détestent M.Tremblay qui le leur rend bien.La seule déception que semble avoir M.Charron c’est de ne pas avoir réussi, comme il l’espérait, à amener l’opposition libérale sur son terrain, à discuter du fond.Les libéraux s’en sont tenus eux au-si à leur stratégie durant ces premiers jours, cela même s’ils sont moins bien préparés.Ils reconnaissent ce fait d’ailleurs en invoquant le manque de personnel de recherche comparativement aux ministériels.Malgré cela ils ont pu eux aussi marquer des points et imposer leur stratégie.Le débat a donné en effet l’impression d’un dialogue de sourd à certains moments puisque du côté libéral on veut se limiter à la pertinence du débat qui selon eux consiste à discuter du bien-fondé du libellé de la question.Cette conception les a amené à dénoncer violemment le caractère hypocrite, vicieux, malhonnête de cette question, alors que du côté péquiste on parlait certes de la question mais davantage de la réponse a donner à cette question.Dans un grand nombre d’interventions libérales, l’essentiel du discours a d’ailleurs porté sur cette dénonciation de la forme et du fond de la question.C’est une stratégie que l’on n’abandonnera pas, affirmerait-on hier du côté libéral où l’on veut «taper sur ce clou» à chaque fois que l’occasionne se présentera.En même temps on reconnaît que dans une certaine mesure libéraux et unionistes sont peu à la remorque du gouvernement qui par le nombre d’intervenants qu’il a, soit deux pour un au total, impose par la force des choses les thèmes de discussions.C’est ce qui a amené les libéraux cette semaine a quitter quelques fois leur stratégie pour venir répondre aux arguments péquistes invoques sur le plan economique.L’on a fait valoir, régie générale dans ces circonstances, que si le Québec a progressé à ce point c’est grâce au fédéralisme.Tout comme le fait le Parti québécois on cherche toujours à utiliser des arguments de nature positive.De la même manière qu’ils ont dû se plier en partie à la stratégie péquiste cette semaine, les libéraux devront faire de même la semaine prochaine alors que le gouvernement entend discuter notamment du livre beige du chef libéral Claude Ryan.M.Rodrigue Tremblay ayant introduit la discussion de ce document devient pertinent, a souligné hier M.Charron.Malgré eux, les libéraux devront répondre lorsque viendra ce débat auquel il ne tienne pas du tout.M.Ryan a déjà indiqué en effet qu’il veut réserver la discussion de son document constitutionnel pour la prochaine élection.En dépit de ce «forcing» auquel doivent se soumettre les liberaux, ceux-ci semblent satisfaits néanmoins de cette première semaine de débat quant à leurs intentions.Là où ils le sont moins, c’est que selon eux ce débat est «un immense effort de marketing de la part des péquistes qui est un abus du-Parlement».' • • ?René Lévesque ce que devraient être les résultats au soir du référendum.Pour sa part le député péquiste de Vanier, M.Jean-François Bertrand, a commenté le sondage en soulignant qu’un renversement d’environ six pour cent du vote permettrait aux tenants du OUI de remporter.Le député a de plus précisé que le sondage commande par Radio-Canada avait été effectué en pleine période électorale fédérale, dans un climat non propice au OUI, et ne tenait donc pas compte d’événements importants survenus depuis.M.Bertrand a mentionné le congrès libéral qui a entériné le livre beige, les déclarations du politicologue Léon Dion et l’adhésion de M.Rodrigue Biron à la thèse souverainiste.?Taux d’intérêt cun doute que le Canada devra affronter les vagues des remous financiers américains.Le marché des obligations illustrent bien l'anxiété des investisseurs canadiens.Le prix des obligations a fléchi tout au long de la semaine.Les bons du Trésor pour une période de trois mois ont atteint 13,68% alors que ces valeurs pour une durée de six mois s'échangent à 14,05%.À la Bourse, tous les secteurs étaient à la baisse.L’indice TSE 300 perdait 55 points hier après-midi.Les pétroles affichaient un recul de 159 points par rapport au niveau de la veille.Plusieurs institutions financières enregistraient des diminutions importantes du cours de leurs actions.Par exemple, la Banque de Montréal a glissé à $23.50 alors que les titres de la Banque Nationale tournent toujours autour de $10.Les compagnies de fiducie sont lourdement frappées.La réduction de la fourchette des taux d’intérêt amène une compression marquée des profits des banques et des «trusts».Jusqu’à maintenant, la Banque du Canada a résisté aux pressions externes pour majorer son taux d’escompte.Pareille initiative aurait pour effet d’entraîner une hausse générale du loyer de l’argent.glusieurs territoires, l’autonomie sera lurs gênée par certains de ses aspects culierement vulnérables: la taille de ipulatlon par rapport à la superficie du territoire, la dépendance fiscale, l’emplacement stratégique et la conjoncture économique et écologique.«Les véritables limites posées à l’autonomie politique sont mal comprises dans les Territoires du Nord-Ouest; on a fait naître des espoirs, et les gouvernements fédéraux et territoriaux successifs ont eu de la difficulté à faire prendre conscience de ces contraintes, particulièrement dans le domaine fiscal, aux résidents du Nord», affirme M.Drury.Le représentant spécial du gouvernement fédéral estime, par ailleurs, qu’il faut négocier un règlement des revendications des autochtones pour indemniser les communautés pour la perte de leur mode de vie traditionnel, ainsi que pour leur fournir les possibilités économiques et culturelles dont elles ont besoin pour être en mesure de choisir entre la participation à la vie publique territoriale et canadienne, le maintien de leur mode de vie traditionnel, ou un agencement des deux possibilités.Il rappelle à cet égard que la nation des Dénés propose la création d’un territoire entourant la vallée et le delta du Mackenzie; l’Association des Métis des T.N.O., une division des territoires dans le prolongement vers le nord des limites entre la Saskatchewan et le Manitoba, et les Inuit, une province située dans la partie occidentale de l’Arctique à partir de la limite d’arborescence.Le premier ministre Trudeau, qui avait confie en 1977 à M.Drury la tâche d’étudier le développement constitutionnel des Territoires du Nord-Ouest, a laissé savoir, hier que «les vues bien réfléchies» du rapport allaient être étudiées le plus tôt possible.iKVAtaio: lehorso *** :^S; Prévisions Environnement Canada m.jkfmmrt _ A>oo»« Bay, Jean T Churchil ! 4* Edmonton m yjf (Saskatoô ^Halifax oint-Jean i /:•: ancouvot^ •—»-TinjA • - R#0-n°! ^P~-'^S5C?LWinmp©\)___ Thunder Ottawo Greot Falls oront Minneapolis Chicag^ SaÏÏLotV^City an Francisco /7 NEIGE Kansas Cil crleslon' précipitations j-| haute pression g basse pression masse d'air frais masse d'air chaud Nouvelle (rléons Abitibi, Témiscamingue.réservoirs Cabonga, Gouin; ennuagement.Maximum -4.Aperçu pour dimanche: ciel variable.¦ Pontiac, Gatineau, Rivière du lièvre, Laurentides: ennuagement en matinée, suivi de faible neige et vent modéré en après-midi.Maximum -2.Aperçu pour dimanche: ciel variable.¦ Outaouais, Montréal, Trois-Rivières, Drummondville: neige faible et vent modéré.Maximum -2.Aperçu pour dimanche: dégagement et venteux.A midi, aujourd'hui Maximum -4.Aperçu pour dimanche: nuageux, neigeux et venteux.¦ Lac-St-Jean, Saguenay: ensoleillé en matinée, ennuagement en après-midi.Maximum -4.Aperçu pour dimanche: nuageux, neigeux et venteux.* ¦ Rimouski, Matapédia, Ste-Anne-des-Monts, Parc de Gaspésie: ensoleillé en matinée, ennuagement en après-midi suivi de neige faible et vent modéré.Maximum -4.Aperçu pour dimanche: neige ou pluie et vent modéré.¦ Québec, Estrie-Beauce: ennuagement en matinée et neige faible en après-midi.Maximum -2.Aperçu pour dimanche: nuageux, neigeux et venteux.¦ - Mauricie, Parc des Laurentides, Rivière-du-Loup, La Malbaie: ennuagement suivi de neige faible en soirée.Baie-Comeau, Sept-Iles : ensoleillé __________ avec passages nuageux et ennuage- 2.Aperçu ment en soirée.Maximum -6.Aperçu - - pour dimanche : neige et vent modéré.Basse-Côte-Nord, Anticosti: ensoleillé avec passages nuageux.Maximum -6.Aperçu pour dimanche: neigeux et venteux.?Afghanistan mètres de la frontière soviétique jusqu’à Mazari Charif, à 320 kilomètres au nord de Kaboul, la grande route qui rejoint l’URSS a vu passer ces trois derniers des convois de centaines de camions de vivres, de carburant et de munitions, escortés par des chars et des véhicules blindés soviétiques, qui se dirigeaient vers le Sud.Des centaines de chars et de blindés de transports de troupes étaient stationnés en des endroits stratégiques le long de la route, gardant les ponts, les tunnels et les défilés en montagne.Sur certains chars, les tankistes, enfermés, faisaient pivoter continuellement les tourelles.Sur d’autres, malgré le froid, ils en émergeaient à moitié pour mieux surveiller les collines enneigées.Au total, une demi-douzaine de camions et un char incendiés ainsi qu’un hélicoptère qui s’était écrasé ont été dénombres ici et là, témoignages de récentes attaques des rebelles.Des témoins ont ajouté que certains des camions faisant route vers le Sud portaient des marques d’affrontements, des impacts de projectiles trouant cabines et remorques.Des soldats soviétiques ont également été vus, dans de grands camps installés le long de la route, déchargeant des convois de camions.Deux des plus grands de ces camps, servant apparemment de dépôts, se trouvent a Pul-E-Khumri, à 240 kilomètres au nord de Kaboul.à mi-chemin de l’URSS.Ce pont aérien et routier a commencé immédiatement après la fin d’une tempête de neige qui a duré cinq jours et qui était peut-etre la dernière de la saison.Pendant cette tempête, l’aéroport de Kaboul a été fermé et il est possible que le flot constant des appareils de l’Aeroflot, un toutes les demi-heures, ait pour objectif de rattraper le temps perdu.Jeudi matin, des hélicoptères de combat MI-24 ont patrouillé dans le ciel de Kaboul.En dépit d’un appel des rebelles, une deuxième vague d’émeutes ainti-soviétiques a tourné court.La radio a demandé à la population de ne pas prêter l’oreille à une telle incitation et averti que quiconque ne coopérerait pas avec les autorités serait sanctionné.La loi martiale proclamée le 22 février dernier, à la suite de la grève des commerçants de la capitale et des émeutes ayant fait plusieurs centaines de morts, est toujours en vigueur.Les réunions groupant plus de quatre personnes sont interdites, mais le couvre-feu, qui commençait auparavant à vingt heures, a été porté mercredi à vingt-et-une heures et se termine à quatre heures et demi du matin.Des coups de feu éclatent périodiquement pendant la nuit.En annonçant les nouveaux horaires du couvre-feu, le ministère afghan de l’intérieur a indiqué que les autorités s’efforçaient de mettre fin aux activités des «espions» américains, pakistanais, britanniques et chinois qui «répandent avec la plus grande audace une propagande visant à troubler la vie tranquille des nobles citoyens de Kaboul».L’homme de la rue cependant a d’autant moins abandonné son attitude antisoviétique que le pays connaît de graves problèmes economiques.Selon les experts, une amélioration de la situation n’est guère probable dans les prochains mois.Empêtré dans les problèmes d’ordre militaire et politique, le gou- vernement de M.Babrak Karmel n’a guère eu de temps jusqu’ici à consacrer aux questions économiques.Pourtant la crise est grave, due à la chute de la production agricole et à la hausse des prix.Des centaines de riches fermiers ont quitté le pays l’année dernière, tandis que des milliers de paysans ont rejoint les rebelles.Par ailleurs, les rescapés de l’attaque contre les villages du Khunar continuaient hier à arriver par petits groupes au Pakistan et confirment le «nettoyage» au napalm et au gaz des villages rebelles par l’armée soviétique.Le correspondant de l’ALP a vu la colonne harassée des fugitifs descendus des cols enneigés de la Duran Line, la ligne frontière, qui arrivaient à pied dans la plaine de la zone tribale de Bajaur où se trouvent déjà trente-cinq mille Afghans réfugiés.Dans cette zone, dont les tribus pasht-ques sont les véritables maîtres et où les etrangers ne sont pas autorisés à pénétrer sans autorisation, les premiers témoignages directs recueillis hier de la bouche des fuyards recoupent les communiqués dramatiques diffusés par les organisations de combattants musulmans.Près de quatre-vingt mille personnes 3ui marchent la nuit et se cachent le jour ans des grottes ou des ravins sont en train de fuir leur pays, estiment les responsables pakistanais de l’accueil des réfugiés à Bajaur.Des dizaines de milliers d’entre eux tenteraient de remonter au nord vers la vallée pakistanaise de Chitral qui prolonge, après le passage d'un col, la vallée du Khunar.Hier, les réfugiés étaient dirigés à Bajaur vers un village de toile qui regroupe déjà quatre mille personnes.L’arrivée de 136 familles avait été enregistrée la veille.«L’armée rouge a utilise plusieurs sortes de gaz pour la conquête des villages de la vallee de Shigall.Le village de Sninko-lak et ses environs ont été entièrement ravagés par un très violent incendie provoqué par un produit largué par avion et enflammé ensuite par les tirs des avions», ont affirmé à l’AFP de nombreux réfugiés.8 mars par la PC et l’AP 1979: Le président Carter commence un voyage au Proche-Orient qui conduira au traité de paix égypto-israélien.1973: La violence en Irlande du Nord gagne Londres où des voitures piégées explosent près du tribunal d’Old Bafley, faisant un mort et de nombreux blessés.1970: Le président cypriote Makarios échappe à un attentat.1969: L’ Armée soviétique d'Extrême-Orient est mise en état d’alerte après des incidents de la frontière chinoise le long du fleuve Oussouri.1965: Les États-Unis envoient 3,500 marines au Sud-Vietnam.1961: L’Afrique du Sud annonce qu elle quittera le Commonwealth le 31 mai.1957: Admission du Ghana aux Nations-Unies.1950: Le maréchal Vorochilov annonce que l'Union Soviétique dispose de l'arme atomique.1949: La France reconnaît le Vietnam nationaliste de Bao Dai comme État indépendant au sein de l’Union française. LE DEVOIR CULTURE ET SOCIETE Montréal, samedi 8 mars 1980 François Charron « Toucher à la Mère» François charron, né en 1952 méritait en décembre dernier le premier prix de poésie Émile-Nelligan: pour «le risque» de son oeuvre, me disait alors Gilles Hénault, membre du jury.Depuis 1972, Charron a publié, aux éditions des Herbes Rouges, de l’Aurore et de l’Hexagone, une quinzaine de livres et plaquettes.Depuis 1975, le poète a rencontré la peinture.Aujourd’hui, il expose à la galerie Motivation 5.Il rappelle la phrase de Matisse: «La peinture, c’est lapen-sée rendue visible».Et il publie aux Herbes Rouges ses notes et réflexions sur la peinture: Le Temps échappé des yeux et Peinture au-tomatiste.Il a toujours été tenté d’écrire des textes à la fois poétiques et critiques sur son expérience en peinture, m’a-t-il dit ces jours-ci.Ajoutant qu’il lui est impossible de diviser la théorie d’un côté et la poésie de l’autre.Pour rejoindre l’admirable phrase de Holderlin: «La sensibilité est la pensée du poète.» Dans sa peinture, François Charron fait intervenir le geste d’écriture: «J’ai voulu montrer que la trace de l’écrit n’est pas sans rapport avec la couleur » En poésie, il s’intéresse aujourd'hui à des oeuvres qu’il avait brûlées en 1973 et 1976, dans Littérature/Obscénités et Projet d’écriture pour l’été 76: “Plusieurs poètes que j’ai plus ou moins parodiés et attaqués m’apparaissent de plus en plus importants aujourd’hui: Anne Hébert et Rina Lasnier, entre autres.Parce que leur oeuvre met en scène les tensions entre les absolus et leur remise en question, les conflits que tout individu peut vivre en rapport avec les valeurs traditionnelles.» Sa venue à la poésie, ce fut d’abord une passion d’adolescent.Où l’a beaucoup aidé Roger Des Roches.Puis, l’ont publié les frères Hébert de la revue Les Herbes rouges, ces autres passionnés de la poésie qu'il admire comme ce passionné de la peinture qu’est Antoine Blanchette de la galerie Treize où Charron exposera en juin.Sa poésie, elle est tour à tour comique et carnavalesque, épique et politique, lyrique et romantique.R entrait en poésie avec 18 Assauts contre la poésie traditionnelle.Dans des textes parodiques, il a cherché à court-circuiter les formules poétiques connues.Mais en meme temps Charron tentait de renouveler le lyrisme à sa manière avec La Traversée/Le Regard qu’il publiait sous le pseudonyme d’André Lamarre: «pour dérouter la critique mais aussi parce que des choses m’échappaient: dans ce livre, je ne maîtrisais plus le monde à travers un code, politique ou théorique.» Et vendredi dernier, au colloque de «La nouvelle écriture,» François Charron communiquait par une fiction poétique l’idée que «L’écriture commence par un rêve».Il citait Freud qui affirme que l’écriture est à l’origine «le substitut du corps maternel».Aujourd’hui, dans cette entrevue exclusive au DEVOIR, François Charron, poète et peintre, poursuit sa réflexion — et la nôtre — sur l’acte créateur, ¦ «Je pense que la poésie pose, tout comme la religion d’ailleurs, la question: «D’où on vient?Où on s’en va?» Mais la poésie, contrairement à la religion, ne bouche pas cette question par une Réponse définitive.La poésie, dans son activité même — non pas uniquement dans ce qu’elle ait mais dans ce qu’elle est — nous montre que sans doute il n’y a pas de commencement ni de tin, qu’il y a une perpétuelle transformation des choses et des êtres.C’est pourquoi on doit se porter à la défense de ce que j ap- Belle la subjectivité, la fragi-té, la différence, les particularités, les singularités des individus, qui sont toujours malgré eux plus ou moins des produits d’époque.Voilà pour moi le sens de la poésie.«Mais dans tous les régimes totalitaires ou fermés il y a une censure de la parole poétique sinon un endiguement de cette parole dans des schémas pré-établis, dans des lois dictées par l’État ou des individus qui représentent la conscience de l’État.«Et la poésie est là pour nous montrer que s’il y a des absolus ils doivent en même temps être toujours rompus, brises, éclatés.C’est dans ce sens que la poésie pose et rejoint des questions très archaïques: D’où on vient?Où on s’en va?Ce sont des questions très angoissantes.Qui nous ramènent à celle de l’Origine, de la Mère.Et ce sont des questions qui finalement peuvent faire religion si on les bouche.Car la religion donne une ré- * ’ :.: : -y-, •• : "1 François Charron ponse où le sens de la vie est déjà défini: il y a eu un commencement, il y a eu la création.Tandis que les poètes affirment que la création est plurielle, qu elle n’existe pas avant le geste de créer.Et la religion affirme aussi la fin, celle qui finit bien comme dans un bon film: avec le paradis à la fin de nos jours! La poésie, elle, refuse de donner une réponse définitive et fermée à cette question du sens de la vie.«Le travail du poète, c’est toujours de déloger les pré requis.C’est aussi de participer à une parole commune, sociale, générale mais en affirmant sa singularité.Car il n’y a pas de parole commune aussi forte, aussi pressante que celle qui passe par la singularité des individus.C’est là une contradiction, mais elle est vivante.On ne retrouvera jamais autant le pouls, le souffle, l’atmosphère d'une époque qu’à travers justement les singularités des individus qui ont laissé l'époque les tra- Photo Sarge Laurin verser et qui en même temps ont voulu la traverser consciemment.Bien sûr, des choses nous échappent.Mais c’est très heureux.Le seul discours où rien n’échappe est celui qui se présente comme éternel et dogmatique.Et ce discours-là n’est pas vivant, il est mort.C’est quand le discours affirme ses manques et affirme qu’il y a des choses qui échappent a la conscience qu’il devient vivant, qu’il devient critique.«La poésie est politique en elle-meme.Dans la mesure où elle affirme le droit à la parole de chacun.Elle est un geste politique.Dans la mesure où c’est une politique d’ouverture, de tolerance qui non seulement admet mais exige une sensibilité et une écoute attentive à tout ce qui se passe.C’est dans ce sens que la poésie pour moi est politique.Il y a quelques années, je pensais que la poésie ne pouvait être politique qu'en empruntant les chemins mêmes du discours, des organisations et des situations politiques.Mais ce n’est là qu’une facette du langage poétique.D’ailleurs, il y aura toujours «des» langages poétiques.Il y aura toujours des différences, des tensions dans le langage poétique.Et le langage plus près d’un langage commun, social ou politique joue d’une certaine façon sur la langage plus singulier, plus «délirant», plus affirmatif d’une subjectivité.D’autre part, le langage de la subjectivité influe aussi sur le langage poétique «engagé», plus politique.Les deux doivent s’alimenter, bien qu’ils soient en contradiction, sans jamais s’exclure totalement.» ¦ «La modernité, c’est une parole qui affirme l’inachèvement des individus, l’inachèvement de leur langage, de leurs concepts, qui affirme la transformation perpétuelle.«Pour moi, l'histoire de la connaissance se déroule en spirale.Et ie crois beaucoup à cette spirale qui fait que les choses, la réalité, à la fois ne sont jamais les mêmes et se répètent.Il faut donc affirmer la spirale.La modernité affirme sans doute le mouve-Suite à la page suivante Qu’est-ce que «la nouvelle écriture»?Yolande Viliemaire, France Théorêt Normand de Bellefeuille, Roger DesRoches UN colloque littéraire est ordinairement le lieu où la théorie dépasse la fiction.Le colloque de la Nouvelle Barre du Jour du vendredi 29 février dernier a donc été une réussite.Même sans définir «la nouvelle écriture», les écrivains, professeurs et théoriciens se sont expliqués.Et plus de 200 personnes s’étaient déplacées, en ce 29 février d’une année bissextile, pour voir et entendre ces «nouveaux écrivains» qu’on dit aussi «illisibles».Convoqué au pavillon Hubert-Aquin par la revue nbj et le Module d’études littéraires de l’UQAM, le colloque a réuni plus d’une douzaine d’écrivains dont la majorité sont aussi professeurs de Cégep et dont a peine la moitié ont moins dê 30 ans.Nommons-les.Les avez-vous lus, dans la Nouvelle Barre du Jour, dans les Herbes Rouges, Hobo-Québec, Estuaire ou Dérives?François Charron, Victor-Lévy Beaulieu, Nicole Brossard, Philippe Haeck, André Beaudet, Claude Beausoleil, Hugues Corriveau, Francine Saillant, Marie-Claire Vaillan-court, Normand de Belle-feuille, Roger DesRoches, France Théorêt, Yolande Viliemaire et Michel Beaulieu, l’animateur du colloque.En fait, le colloque s’est surtout résumé aux soliloques des écrivains, les conditions de la rencontre ne favorisant pas les débats et dialogues.À la question posée de «la nouvelle écriture», peu d’écrivains ont répondu.C’est «celle qui n’est jamais encore tout à fait advenue», a bien dit Normand de Bellefeuille.C’est «un laboratoire où s’agitent la fiction et la théorie», résume Claude Beausoleil.La «nouvelle écriture» est encore «un acte de conscience qui s’écrit (H.Corriveau), «le texte qui parle le texte» (France Theo-rêt), qui contient sa propre critique.Pour d’autres, l’étiquette de la «nouvelle écriture» est artificielle.Pour Philippe Haeck, c’est «un pléonasme» et pour Victor-Lévy Beaulieu, «il n’y a pas plus d’écriture nouvelle que de lecteurs nouveaux».D’ailleurs, quelqu'un a fait remarquer au cours de la journée que l’étiquette «nouvelle écriture a été posée «de l’intérieur» pour empêcher d’en poser «de l'ex- Francine Saillant, Claude Beausoleil Hugues Corriveau, Marie-Claire Vaillancourt PHOTOS KERO térieur» ! En fait, ce colloque sur la «nouvelle écriture» a surtout été celui d’une façon différente de poser la question de l'écriture.Ce fut un colloque du «refus» de l’écriture et de la critique traditionnelles.Après les Rencontres d’écrivains de Liberté qui accueillent une diversité internationale mais qui se passent à huis-clos, le colloque de la nbj a rallié un milieu littéraire presque homogène dans une rencontre publique dont on craint déjà qu’elle ne devienne «institutionnelle».Il est vrai que la nbj, comme Liberté, est subventionnée par l’Etat.Il est vrai que le colloque avait lieu à ('université.Mais, a dit quelqu’un, «je refuse que mon silence, lui, de- meure institutionnel».Ce colloque ouvert au public, venu nombreux, explore un nouveau terrain de questionnement.Ce premier colloque en était l'amorce et la fête déjà.Mis à part Yolande Ville-maire et Victor-Lévy Beau-lieu, les deux seuls écrivains 3ui ont affirmé leur nécessité ’écrire, les participants au colloque ont surtout revendiqué un des aspects de l’écriture depuis Rimbaud et Barthes: la modernité et le refus de l’écriture patriarcale (N.Brossard, M.-Claire Vaillancourt, Philippe Haeck); 1’ «illisibilité» et la marginalité (A.Beaudet, H.Corriveau, N.de Bellefeuille); le travail de texte (Fr.Théorêt, Cl.Beausoleil); et le plaisir du texte (R.DesRoches, Fr.Saillant, Fr.Charron).Il est remarquable que le colloque s’est ouvert et fermé par des «fictions» pour répondre à la «théorie».François Charron a d’abord cité Freud et affirmé, dans un long texte lyriquç, que l’écriture est à 1 origine «le substitut du corps maternel».Et Yolande Ville-maire a dit sa «nécessité» d’écrire avec un texte de fiction où l'humour combat la tragique question «To be or not to be».fl est aussi important que dire que ce colloque a accueilli la proclamation improvisée du poète et professeur Gatien Lapointe, qui a affirmé la trace contre la théorie, qui a défendu «le murmure du sang».Au début de la journée.Victor-Lévy Beaulieu, lui.avait défendu «l’émergence du refus», affirmant «qu il n’y a plus d’écriture nulle part».«Le seul mot qui tienne est celui de l’infinie douleur, celui d’une civilisation occidentale incapable de donner suite à la grande musique qu’elle a créée», a dit Lévy Beaulieu, accusant le Québec de n’avoir pas «d’espace intérieur».De son côté, le collectif étudiant de l’UQAM, par la voix de Murielle Laperrière, a déclaré chercher «le lieu où la théorie rejoint la pratique» celle qui arrive et non celle qui passe».Les étudiants refusent «un discours universitaire sans saveur» et réclament de vrais cours de création.D’autre part, ils répètent que la nouvelle culture les attire par sa «différence».Pour Nicole Brossard, la nouvelle écriture est celle de la dérive, celle du désir de dérive du sens et celle de la femme, écriture qui «dérive ce qui est rivé par le symbolisme patriarcal».«Nouvelle écriture» est un «pléonasme» pour Philippe Haeck: «Il n’y a d’écriture que lorsqu’il y a brèche dans les murs anciens, voix venue à côté des discours établis qui font l’ordre».Il a rendu compte des effets de la psychanalyse et des luttes féministes sur son écriture en réfléchissant sur «l'échec» d’un livre de Julien Bigras L’Enfant dans le grenier.Echec, dit Haeck, parce que le psychanalyste s'est pris pour le Père de son écriture.Il faut plutôt être «l’enfant curieux qui sait qu’au commencement n’est pas le verbe-qui-demande-respect mais le corps-qui-jouit-qui-crée.Devenir cet enfant «méchant» qui refuse de s'adapter aux lois du Père», a conclu Philippe Haeck.André Beaudet est venu affirmer l’exil de l’écrivain et sa solitude dans le mouvement même de son écriture.Il n’y a d’écrivain que souterrain, a-t-il dit, en rappelant l’idée de Joyce: «il faut déterrer la lettre d’un tas d’ordure».Pour Hugues Corriveau, la nouvelle écriture cherche d'abord à se situer «là où ne se trouve pas la tradition».Elle est aussi l’é-phémère de ia recherche, le plaisir du passager, de l’incertain, de l’indécidable.Elle est alerte, consciente de sa fragi- Suite t la page suivante l\ f 18 U Le Devoir, samedi 8 mars 1980 CULTURE ET SOCIETE François Charron Suite de la page couverture ment en spirale du monde «D’autre part, il y a dans la poésie un aspect non-rationnel, où l'on fait confiance à l'intuition, au «déli- son, la parole du Père qui «comprend le monde» et nous dicte les valeurs à perpétuer pour «bien vivre» selon les normes).La poésie est beaucoup plus près de la Mère que du Père.C’est une tension entre la passion et la raison.Toujours.«Je le dis, dans ma communication au premier colloque sur La Nouvelle écriture, qui avait lieu à l’UQAM vendredi dernier: l’écriture se rapproche beaucoup de la Mere.Mais l’écriture moderne «touche» à la Mère.Au lieu de la respecter d'un respect qui est toujours plus ou moins hypocrite.L’ecriture moderne se permet de voir ?|ue la Mère est aussi une emme et non pas seulement une mère, qu’elle a une réalité, qu’elle a un corps, un sexe, des désirs, des jouissances qu’on ne peut pas encadrer dans l’image traditionnelle de la famille.L’écriture moderne «touche» à la Mère.Elle lui rend un hommage, d’une certaine façon.Mais la Mère, c’est à la fois le désir de retourner à l’unité originelle et c’est la possibilité de la différence.«Je pense que cette question traverse toute la poésie.Par exemples, celles de Grandbois, d’Anne Hébert et Saint-John-Perse.Cette question traverse les âges, elle traverse l’histoire.Dans cette histoire-ci, il y a l’histoire ancienne, celle qui nous précède.Il y a rhistoire et le trans-historique.C’est ça, la spirale.Dans l’histoire contemporaine, il y a ce qui traverse toute l’humanité, ce qui nous ramène aux angoisses les plus archaïques, les plus primitives de rhumanite.Le discours social tente de refouler ces questions, ces angoisses, ces peurs.Mais la poesie les fait resurgir et les envisage d’une autre façon.Et je pense qu’on doit se poser ces questions, qu’on doit vivre ses an- §oisses, ses peurs, ses solitu-es en même temps qu’on doit tenter de les analyser.«C’est très difficile de remettre en question des valeurs qui étaient absolues dans une epoque et qui ne le sont plus dans une autre.Cela rejoint un peu l’idée de briser avec la Mère, la Mère de Tout, la Grande Réponse.C’est comme si on se rendait compte que la Mère c’est quelqu’un qui peut être dans l erreur, qui peut être criti-cable, qu’on peut remettre en question, qui n’est pas abso- 3.00 liT] ls chercher et 1 i allons chercher et J, livrons le même jour Toutes commandes faites avant 12h00 ^minimum $17.00 typographie 3 AA la page Basé sur 1800 signes par page 1600 rue BERRI, suite 3022 « » oi © Berri-De Montigny OttJ ~UZol PRESSES UNIVERSITAIRES DE FRANCE puf MYTHES ET RITUELS DE L’ÉCRITURE par Claude ABASTADO Un “Regard d’ethnologue” sur l’activité littéraire.Choisir la littérature comme mode d’être, c’est entrer dans un ordre symbolique; écrivain, critique ou simple lecteur, on adhère à des mythes, on se plie à des rituels.Retracer l’histoire de ces représentations, en décrire, l’émergence, les métaphores et la dérive dans l'idéologie, c'est aussi en déployer les* significations et en indiquer la pragmatique.Perception affective du monde, le mythe offre aux écrivains une image spé-culaire, atteste et légitime leur identité collective.Il suggère ou intime des conduites qu’en même temps il rend problématiques.Il motive l’écriture et en fonde la théorie.Il informe les modèles des oeuvres, oriente les thématiques.Symétriquement, il conditionne la lecture et fraie les sentiers de l’interprétation critique.EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRIE lue, qui n’est pas la Vierge montée au ciel avec son corps, qui est une femme avec un sexe et des limites .Tout cela se recoupe.Et ce sont des choses qui me surprennent toujours.Je suis perpétuellement étonné de voir les choses bouger et se transformer en leur contraire.Je n’arrive pas à m’y habituer.Cela n’arrête pas de me questionner.Peut-etre parce que, quand je m’implique dans un langage, dans une amitié, dans toute adhésion, je le fais de façon totale.Et c’est toujours facile de constater après qu’il y avait du leurre, de la méprise, de la méconnaissance dans tout cela.C’est toujours douloureux de vivre et d’assumer les transformations, quand on s’y implique totalement.C’est très dur.C’est presque de briser avec soi-même.C’est assumer la division même du sujet, de son individualité, de sa conscience.C’est très dur parce qu’on a besoin d’unité.Et quand on parle c’est qu’une unité nous permet de prendre conscience et de communiquer.Mais en même temps il y a toujours quelque chose qui se divise, en rapport avec notre conscience et notre facilité à communiquer.«Moi, j’ai eu beaucoup de difficulté à communiquer à une certaine époque — j’en ai encore — quand y ai pris cons- cience que le discours dans lequel je communiquais était plein de manques, plein de trous, plein de brèches.Ce fut important d’en prendre conscience, quitte à éprouver des difficultés à communiquer et à parler.Blessures en est l’exemple le plus frappant.C’est un texte où ça ne communique pas, où il y a beaucoup d’angoisse et d’hésitation, où le sujet non seulement le dit mais «est» divisé dans son langage à l’intérieur du texte.Il n’est plus certain des lieux où il peut coïncider avec lui-même».«Ma coïncidence, je la situerais dans l’indécidabilité, dans l’instabilité.C’est-à-dire que j’arrive toujours difficilement a m’installer une fois pour toutes dans un style.On va me reprocher longtemps cette inconstance.Je n’arrive pas à m’installer dans un style.Pour quelles raisons?C’est certainement relié à ma vie personnelle, à mon enfance, à mon rapport à ma mère et à mon père.C’est certainement relié à cette espèce d’inquiétude perpétuelle chez moi.» «D’autre part, il y a notamment dans mon écriture un phénomène important pour moi: celui de la rapidité.Qu’on lise par exemple Pirouette par hasard poésie (L’Aurore, 1975).Ça n’arrête pas, ça coule, ça crie, ça gueule, c’est très vite.Il y a une vitesse là-dedans».«La rapidité, pour moi, c’est important parce que j’ai toujours l'impression que si je ne pose pas ce geste, cela va m’échapper, je vais perdre quelque chose.C’est un fantasme puisqu’on ne perd pas ce qui n’a pas existé.Mais J’ai toujours cette idée qu’il y a quelque chose qui m’échappe, qui va m’échapper et que je dois le saisir au plus vite.J’ai donc tendance à produire beaucoup parce que je ne veux pas que ça m'échappe».«On retourne donc à ce désir archaïque de refuser la brèche, de refuser la non-N maîtrise, de refuser le hasard.Et j’ai beau prôner et défendre l’idée du hasard comme partie constituante des sens qui surgissent, je vis en même temps la contradiction où je ne fais pas confiance au hasard, où i’ai peur que ça m’échappe.Alors que rien ne m’échappe et que tout se produit au moment où j’écris, au moment où je peins».¦ «Quand je fais l’expérience de la peinture, je découvre qu’il y a une coïncidence entre 1 individu (le sujet, sa conscience ses valeurs, son histoire personnelle) et le tableau (le matériau, la couleur, la surface).Et c’est le moment où les deux se rencontrent qui crée la peinture.Il faut qu'il y ait une coïncidence entre le sujet et son activité pour que surgisse un objet qui s’appelle le tableau et qui doit être satisfaisant.Mais c’est toujours fragile.C’est toujours en mouvement.On n’est jamais certain de ce qui va se produire.Je me rends compte qu’il suffirait d'un rien pour que telle peinture n’existe pas et qu’il suffit d'un rien pour quelle existe.«Beaucoup de gens pensent que les poètes, les peintres ont tout ça dans la tête avant même d’écrire, avant même de peindre, et qu’ils ne font que le retranscrire, le retra- duire.Moi, je ne vis pas la création de cette façon.Le sens ou le non-sens d’un tableau et d'un texte se fait à mesure qu’on écrit le texte, à mesure qu’on fait le tableau.On est surpris, devancé par le texte.On est surpris, devancé par la couleur sur une surface.Le sens n’existe pas complètement avant l'individu.Le sens existe dans l’activité de l’individu: son écriture, sa peinture.Il n’y a pas de création aui existe avant même le geste e créer.«C’est pourquoi il faut affirmer la création.Elle est positive, elle est libératrice.La création affirme le droit à la singularité ou à l’art.Le contraire de la création c’est la formule, la recette, les valeurs pré-établies auxquelles il faut se référer pour produire un objet peint, écrit, filmé, etc.Bien sur, il y a dans l’acte de créer un concept de «production», relié à des conditions matérielles.Il y a en effet une «production» dans l’acte de creer.Il y a des matériaux, il y a des conditions historiques et subjectives.Mais il y a aussi le geste de créer.Sans ce geste, il pourrait y avoir toutes les conditions objectives du monde, il n’y aura pas de tableau, pas d’écriture, pas d’oeuvre.Sans ce geste de créer il n’y aura rien.» J.R.1 ¦H CHOIX DE LECTURES 10% Livres scientifiques techniques et scolaires Lemieux, Pierre-Hervé — Entre songe et parole: structure du «Tombeau des rois» d’Anne Hébert — Ottawa: Éditions de l'Université d’Ottawa, 1978.249 p.; 24 cm.— (Cahiers du centre de recherche en civilisation canadienne-française; 15) Cette étude de niveau universitaire suit de très près le texte de 27 poèmes qui composent le Tombeau des rois (1953).L’auteur se propose d’y vérifier une hypothèse; à savoir que le recueil d’Anne Hébert peut se lire comme une histoire poétique fractionnée, exposant un drame d’amour impossible, «comme un lent et difficile passage entre deux états poétiques extrêmes: songe, parole».Nombreuses références aux autres oeuvres d’Anne Hébert.Il existe déjà au moins 3 tpèses de maîtrise sur le Tombeau des rois.L’auteur juge qu’elles n’étaient pas «e-tablies sur des bases suffisantes» mais avoue avoir tiré beaucoup de leur lecture.¦ Rhys, Jean, 1894-1979, Voyage dans les ténèbres; trad, da l'anglais par René Dalllle.— Paris: Denoél, 1978, C1973.217 p.; 18 cm.— (Folio; 1071).Édition originale en langue anglaise, 1934.La vie difficile et même misérable d’une actrice de revues théâtrales (genre La valse bleue) qui a quitté ses Antilles natales pour tenter sa chance en Angleterre.De désillusions en La «nouvelle écriture» Suite de la page couverture lité dans le mouvemnt qui l’entraîne.Elle est un acte de refus et de conscience qui s’écrit.C’est une écriture en déportation.Normand de Bellefeuille, après avoir dit que la nouvelle écriture est toujours «en devenir, à venir», s’est posé la question de «la gageure du lisible» et a défendu 1’ «illisibilité» du texte.«L’intention lisible, qui se dessine après l’écriture «formelle» des années 70, risquerait d'évincer du texte l’imaginaire.Le texte doit demeurer l’indésirable, l’intrus, celui qui dérange et force la vigilance».De plus, a ajouté Bellefeuille, «ce n’est pas en faisant la toilette du poétique que l'on rendra un texte accessible».Roger DesRoches, lui, a rappelé les grands thèmes de la «nouvelle écriture» depuis 10 ans: le texte comme lieu de questionnement et de jeu, le sexe comme le vouloir illustrer du plaisir et du désir.Avouant pour sa part une préoccupation de «lisibilité», 11 a rappelé que «Tout ce qui touche de près ou de loin récriture est de l’ordre de la fête: une fête heureuse ou une fête malheureuse, ça dépend.» Il a aussi réaffirmé le travail de l’angoisse et du doute contre la vérité «inspirée», puisque l’écriture doit être sans totems ni tabous.Enfin, si Francine Saillant a affirmé la nécessité du radical désir et France Théoret celle d’une critique nouvelle, Yolande Villemaire, pour sa part, a dit sa nécessité a’écrire: «La vraie question reste: To be or not to be.Et de pouvoir se la poser relève de l’enchantement, de la magie et de l’art consommé de l’illusicniste.» J.R.Octave Crémazie par Odette Condemine Collection ALBUMS dirigée par Paul Wydzynski 466 photos dont 9 quadrichromies 276 pages, $24.95 les éditions fides 235 est.boul Dorchester Montreal H2X 1N9 (514 ) 861 -9621 déboires, le dernier spectacle qu’elle aura à offrir sera celui de son corps à des inconnus.¦ (Tolstoï, Les Nlkolaé-vitch, graf, 1828-1910), Un cas de conscience: roman trad, du russe par Z.Lvovsky.— Paris: Stock, 1979.187 p.; 18 cm.- (Bibliothèque cosmopolite).Première ébauche de ce qui deviendra Résurrection.À l’origine de ce roman une idylle ancillaire aux conséquences tragiques qui hantèrent la conscience de Tolstoï.¦ Laury, Agnès, Chiendent — Paris: J.-J.Pauvert, 1978.204 p.; 22 cm.— (L’Accès).Vie d’une enfant, puis d’une adolescente, dont les parents sont séparés.À quatorze ans elle se retrouve au Bon Pasteur, une sorte de maison de redressement dirigée par des religieuses.Un récit-témoignage sur l’enfance privée de tendresse et d’amour, trimballée d’un lieu à l’autre, sacrifiée aux «raisons» des adultes.Stule à la Zazie (cf.R.Queneau), en un peu moins cru.Lecture facile.de POCHE 40 10% Sciences humaines: psychologie, philôsophie histoire, géographie n/ SUR LES '° LIVRES D’ART Rég.Spéc.Simple 2 95 1.75 Double -3 75' 2.25 Triple 4 50 2.70- Quadrqple 5.50 ' 3.30 Quintuple 5.95 3.60 Art 6 50 s 3.90 20% Littérature générale française et québécoise 20% Littérature de jeunesse 20% Sur les collections de poche: J’ai Lu - Folio Idées-P.B.P.Microcosme - Points 10-18-G-F, Club des masques Marabout.Q.S.J.Médiations.Champs LIBRAIRIE LÉMEAC 371 Laurier Ouest Montréal H2V 2K6.Tél.: 273-2841-2842 Angle Laurier et Parc Autobus: 50.51.80.128.129 Les prix de LA PLÉIADE sont calculés au taux du 24-1-80 à .2920.Les prix peuvent changer sans préavis.Ouvert • de 9h a 18h les lundi mardi et mercredi • de 9h à 21b les jeudi et vendredi ' «de9hà 17h le samedi nouveautés éditions hurtubise hmh René Lapierre Les masques du récit Timothy Findley Guerres René Lapierre HurtutMM HMH ; «nk- mns'mxti Dorval Bruneile La raison du capital Dorval Bruneile La raison du capital essais sur lu iltofet'litfW 133 pages $8.50 Un essai qui propose d'interroger les masques et les incertitudes de "Prochain épisode" de Hubert Aquin.Marc Angenct Glossaire pratique de la critique contemporaine 272 pages \ $11 95 Prix du Gouverneur general 1977 Ce roman est une interrogation sur le sens même de notre humanité, face à la folie de la guerre.Jacques Rivet Grammaire du journal politique W Brèches hurtubise hmh 216 pages $12.50 Cinq courts "essais sur la dialectique" qui se proposent tous d'explorer quelques-unes des facettes du rapport entre le travail et la pensée dans la société capitaliste.Fernande Saint-Martin Les fondements topologiques de la peinture G&Angen°' pratique de la critique contemporaine 244 pages $9 95 Trois cents termes pour permettre de s'orienter dans la lecture des critiques littéraires contemporaines de toutes tendances Jacxnies Rtwrt ( «Me»» du qvdwIluVrtw Hwt femande samt-nwtin les fondements topologigues de la peinture 40 344 pages $18 95 Un ouvrage pour comprendre comment le journal politique construit l'actualité à l'intention de ses lecteurs 184 pages $9.50 Suite aux recherches de Jean Piaget sur les stades évolutifs de Tentant, l'auteur élabore un essai sur les modes de représentation de l'espace, à l'origine de l'art enfantin et de l'art abstrait.Itl éditions hurtubise hmh Itée 7380, boul.newman ville lasalle, québec, H8N 1X2 tél.:364-0323 - < A Le Devoir, samedi 8 mars 1980 ¦ 19 CULTURE ET SOCIÉTÉ François Charron Un écrivain-peintre impatient par Robert Mélançon François Charron, Peinture automatiste précédé de Qui parle dans la théorie?, Montréal, Les Herbes Rouges, Collection «Lecture en vélocipède», 1979, 136 p.; Le Temps échappé des yeux, Les Herbes rouges nos 75-76, novembre 1979,60 p.; «Le monde sensible encore une fols», dans Estuaire, no 14, décembre 1979, p.109-122.La Couleur du noir, exposition à la galerie Motivation V (1447, rue Bleury, Montréal) Jusqu’au 16 mars.IL y a chez François Charron une exubérance, un enthousiasme, une vitalité surabondante qui ne laisse pas d’étonner.La page «du meme auteur» dans Le Temps échappé des yeux énumere quinze plaquettes et livres ainsi que trois titres «à paraître», à quoi s’ajoute désormais une activité de peintre qui semble devoir se développer au même rythme (trois expositions en 1979).Or Charron, qui n'a pas trente ans, n’en est évidemment qu’à ses débuts.Avant toute autre considération il convient de saluer cette énergie peu commune et, je ne vois pas d’autre mot, cette ambition sans limites : on ne se lance pas dans un tel travail sans avoir formé le dessein d’une grande oeuvre.Cela dit, il y a du pire et du meilleur dans la production de cet écrivain impatient, et la succession de ses livres ne va pas toujours sans contradictions ni sans incohérences.Il se peut que tel soit le prix à payer pour que cette oeuvre progresse vers sa propre Forme et il se peut que le pire y soit en quelque sorte inseparable du meilleur.Une attention plus marquée à la cohérence absolue de sa démarche, un esprit critique plus attentif à la qualité constante de sa production auraient peut-être pour conséquence de stériliser ce poète inspiré en brisant son élan.Quoiqu’il en soit son tra- François Charron vail est à prendre tel qu’il se donne, et même si on ne le reçoit pas toujours sans réserve il faudrait être bien fou pour refuser de voir tout ce qu’il apporte (et promet) en se laissant aveugler par d’indéniables bavures, par les accidents de parcours et les erreurs qu’engendre une précipitation peut-être nécessaire.Cette démarche inspirée, cet élan enthousiaste qui emporte Charron, exclut, me semble-t-il, qu’on le considère comme un moderne autrement que dans ce sens très banal qui confond moderne et contemporain.Au sens strict, on peut définir la modernité par l’association de la réflexion critique au processus de la création, qui fait de tout l’art moderne une critique en même temps qu’une pratique de l'art.En ce sens, la modernité est toujours ironique.Je m’en rapporte à Baudelaire, à Eliot, à Borgès, à Saint-Denys Garneau, à d’autres.Malgré des effets de modernité parfois ostensibles, la production de Charron dans son Photo Kèro PIERRE VADEBONCOEUR la dernière heure et la première ensemble ne me paraît pas à strictement parler moderne: elle est trop tout d’une pièce, trop soulevée par une inspiration débordante qui ne laisse pas vraiment place au doute ou à la distance critique.La démarche de Charron me paraît, tout au contraire de la modernité, un élan romantique, impétueux et emporté par son propre mouvement.(Il ne devrait pas être nécessaire d’ajouter cette précision, mais les mots portent tant de connotations mélioratives ou péjoratives que je tiens à souligner qu’il ne faut voir là ni éloge ni condamnation implicite du travail de Charron: en qualifiant ce travail de romantique plutôt que de moderne — malgré des effets de modernité auxquels je suis aussi sensible que quiconque, — je ne cherche qu’à en proposer une définition peut-etre partielle mais que je crois susceptible d’éclairer son mouvement et sa portée.Cette remarque ne s’appliquerait d’ailleurs pas qufà Charron; j’en dirais tout autant, mutatis mutandis, de Philippe Haeck, de Victor-Lévy Beaulieu, de quelques autres.L’une des tâches les plus urgentes pour comprendre la littérature québécoise des quinze ou vingt dernières années serait d’ailleurs de nettoyer l’horizon d’un concept un peu fruste et naïf de modernité qui empêche souvent de voir ce qui se passe réellement et de voir une authentique modernité là où elle se trouve en fait).DE NOUVEAU DISPONIBLE EN LIBRAIRIE Un classique de la question nationale Une reflexion enracmee.genereuse et lucide sur la problématique du peuple québécois et les raisons qui fondent le choix de l'indépendance .* 78 pages - $4.50 I HEXAGONE la dernière heure ut la prcmtÈrc En vante chai las bons libraires, ou directement de I éditeur en faisant accompagner votre commande d un chèque ou d un mandat-poste RETOURNER A L HEXAGONE C.P.337.BUREAU N.MONTRÉAL H2X 3M4 Le cahier du journal LE DEVOIR est dirigé par Jean Royer ¦ Nous rappelons à nos correspondants que les lettres adressées à "Culture et Société” doivent être signées et comporter, de manière lisible, les nom.adresse et numéro de téléphone de l’auteur.Il nous est impossible de publier les lettres anonymes.Peinture automatiste et Le Temps échappé des yeux s’inscrivent quelque peu en marge des autres livres publiés par Charron.Il ne s’agit pas cette fois de poèmes mais de «notes sur l’expérience de la peinture», comme le précise justement le sous-titre du Temps échappé des yeux : textes de réflexion qui accompagnent une autre activité de creation plutôt que textes de création eux-mêmes, encore que cette opposition ne doive pas être durcie à l’excès.On peut à cet égard lire dans le dernier numéro d’Estuaire une suite de vingt-huit poèmes en prose, «Le monde sensible encore une fois», que pratiquement rien ne distingue au ton ni du mouvement des fragments rassemblés dans Peinture automatiste.Il s’agit en effet dans ce dernier livre de fragments lyriques plutôt que d’essais proprement dits, et le style n’en est pas moins vif que celui des poèmes.Assez paradoxalement ce lyrisme est beaucoup plus marqué dans Peinture automatiste et Qui parle dans la théorie?, dont le propos est plus général, que dans Le Temps échappé des yeux, qui tente de rendre compte ae l’expérience de peintre de Charron lui-même.Ce que ces textes proposent, c’est, explicitement, une réflexion sur la peinture, qui prend son point de départ — c’est essentiel — dans l’acte même de peindre: «Je peux appliquer une première fois cette gouache allongée, diluée par l’eau, et cela suffit.Je peux aussi, dans l’anxiété cette fois, réappliquer une seconde, puis une troisième, puis une quatrième couche.Le seul souhait alors : que le support tienne le coup, que la couleur trouve sa voie.Ça craque, ça fendille, mais ça devra tenir le coup! Et à chaque fois, c’est comme si j’inaugurais à nouveau un programme exagéré, défendu.Pâte prise à la cuillère et dé- Îiosée dans un bassin, je dé-aye plus ou moins, l’eau qui étire le tout, plongée du rouleau, le feu s’allume sur le plancher».Les meilleures pages, celles qui vont le plus loin, sont précisément celles qui restent les plus proches de cette expérience première, irréductible à toute autre, qui consiste à aoser, mêler, doser des couleurs sur une surface de telle dimension, qui a telle porosité, telle texture.Il y a une vérité de cet acte (un tableau ne ment pas, il prend ou ne prend pas, ne serait-ce qu’à cause de ce que permet ou exclut la technique qu’on emploie), et elle impose au texte de ces «notes sur l'expe-rience de la peinture» une rigueur qui va bien au-delà de tout échafaudage théorique.Dans Peinture automatiste et surtout Qui parle dans la théorie?, par contre, les propos paraissent beaucoup moins convaincants, moins chargés de substance parce qu’ils ne s’alimentent pas à cette expérience directe de la peinture.Le refus du discours théorique, «négateur de vie» dit Charron, est ici assez peu justifié et beaucoup moins coherent que dans Le Temps échappé des peux.Les fragments de Peinture automatiste trouvent en effet leur matière beaucoup plus dans le discours sur l’Automatisme (on voudrait dire dans l’hagiographie automatiste) que dans 1 expérience (la contemplation et la fréquentation) des tableaux de Borduas, Leduc, Riopelle, Barbeau etc.On y trouve une suite de déclarations et de professions de foi qui redisent les discours déjà connus sur l’Automatisme et sa portée idéologique.Il faut quand même noter dans ce livre un refus du théorique qui est nouveau cl Charron, du moins sous ui forme aussi nette.Ce refus, qui s’est assez répandu ces temps derniers (on le trouve ar exemple chez Philippe aeck), marque un virage radical par rapport aux aix ou quinze dernières années dans ce que j’appellerai pour faire court l’avant-garde.À cet égard, Peinture automatiste a sans doute surtout va- P le constitue un prérequis à la lecture de ces textes.De toutes façons cette exposition vaut le détour, en particulier pour ces grandes pages — le mot s’impose — où a la façon de Mark Rothko se mêle un graphisme énergique qui n’appartient sans doute qu'à Charron et où on retrouve l’emportement de ses poèmes.Cahiers S —y-,.PriH — i *00 I H,00 «i* "HSr*5®-¦ 1 T'*" ** **~n ~r ssÊrzt'i Cahiers revue trimestrielle sur les arts visuels maintenant 32 pages Numéro spécimen et bulletin d’abonnement sont fournis sur demande.C.P.1261 Place Bonaventure Montréal H5A 1G9 SÉLECT i leur de symptôme.Les éditeurs des Herbes Rouges ont heureusement compris qu’il ne servirait à rien de publier sans illustrations des «notes sur l’expérience de la peinture».Peinture automatiste et Le Temps échappé des yeux sont donc l’un et l’autre assez abondamment illustrés.Mais comme ces illustrations ne sont qu’en noir et blanc (pour d’évidentes raisons de coût de fabrication), elles ne constituent qu’un pis-aller et ne peuvent servir, au mieux, que d’aide-mémoire à qui a déjà vu des tableaux de Charron.Autant dire que la visite de l’exposition «La couleur du noir» qui a lieu ces jours-ci au de l’a de *0 VMM LA VIE AU-DELÀ DE L’AMOUR Rosalie Ruman Rita a un bel avenir devant elle.A titre de chercheur scientifique, tout lui réussi.Avec ses intuitions, ses forces et ses échecs, elle lutte contre la croissance des tumeurs cancéreuses.Mais en dehors de toute considération, elle est aussi une femme, un être sensible qui vit à travers le souvenir de son défunt mari.Ce roman vous fera vivre des moments aussi bouleversants qu'heureux.prix: $6.95 — 200 pages — format: 5V2" x 8'/ï” 1 UNE BICHE POUR LE TIGRE Micheline Perron Avec son premier roman, Micheline Perron offre aux lecteurs la romance et l'aventure.Vous serez entraîné au coeur de l'Amozonie où se rend en expédition une équipe de chercheurs, sous la direction de Christopher Van Dork.Par quelles circonstances peut naître l'amour dans un milieu aussi inhospitalier?Vous l'apprendrez en lisant ce grand roman populaire.prix: $6.95 — 170 pages — format 5V2" x 8'/z" Mk'ixaav- f¦ 1 Ifor n'/artÿt.coéiu de ! ifiaüüfi ÉDITIONS SÉLECT 1555 ouest, de Louvain Montréal, Qué.H4N 1G6 Tél.: 387-6258.Veuillez m’envoyer eene fraie ni taxe: ?“LA VIE AU-DELÀ DE L’AMOUR” .?UNE BICHE POUR LE TIGRE .C i-joint: $.?chèque ?mandat.$6.95 $6.95 NOM .ADRESSE.VILLE .CODE.Tél.: (n’oubltoz pat d'inclure votre paiement) L c# vous CHERCHEZ PLUS QU’UN TRAVAIL LE GUIDE m MICHEL DESfiOSIEPS ELAMMARDN LTEE e Un aperçu des besoins actuels et futurs du marché du travail.e Des informations pratiques sur les salaires et les structures des entreprises.e Une orientation à la mesure de chacun.Les éditions Flammarion liée 163 est, rue St-Paul Montréal, Qué.H2Y 1G8 Veuillez me faire parvenir un exemplaire du GUIDE IMPACT au prix de $14.95, plus $0 75 pour frais de poste et d’emballage, que je vous envoie sous forme de mandat postal ?ou de chèque ?.LA PAIX SACCAGlili V LOUIS PAUWELS Docteur Martine Mahnxkv Martin un enfant battait sa mère lApmm >*” L SÉRÉNITÉ LA PAIX SACCAGÉE MARTIN UN ENFANT BATTAIT SA MÈRE LES MAITRES ET LES MYSTÈRES DU MAGNÉTISME L ALTERNATIVE DU DIABLE Après Chacal, Odessa et Chiens de Guerre, le dernier roman de Frederick Forsyth est déjà un best-seller.Tous les problèmes de notre monde dans une effrayante machine infernale.France-Amérique Un dossier d actualité sur l'affrontement américano soviétique: à travers des documents inédits, cette mésentente fondamentale qui devint la guerre froide FAIRE L’AMOUR Un des rares ouvrages qui traite de l'une des armes les plus puissantes de la médecine naturelle Séance après séance, racontées par sa mère, les rencontres d’un enfant difficile avec une psychothérapeute, et sa transformation.Enfin en français, dans une édition illustrée, le très beau livre de Patricia E.Ralay, nous fait découvrir la dimension cachée de nos désirs Frence-Amérlque Balland/France-Adel France-Amérique France-Amérique L’APPRENTISSAGE DE LA SÉRÉNITÉ Le livre le plus important de Louis Pauwela traite du grand art d'être heureux.Il a reçu le prix Chateaubriand.France-Amérique BON DE COMMANDE ?L ALTERNATIVE OU DIABLE .$12.95 ?MARTIN UN ENFANT BATTAIT SA MERE .$7.95 ?FAIRE L AMOUR 119.95 ?U PAIX SACCAGEE $23.95 ?LES MAITRES ET LES MYSTERES DU MAGNETISME 19 95 ?L APPRENTISSAGE DE LA SERENITE .SS 95 FRANCE-AMÉRIQUE FRANCE-AMERIQU NOM ADRESSE CI-JOINT*.?chèqiM ?mandat 170, Benjamin Hudon, Montréal H4N1H8 Tél 331-8507 ( 20 ¦ Le Devoir, samedi 8 mars 1980 CULTURE ET SOCIÉTÉ les carnets < de Jean Ethier-Blais MGR Olivier Maurault fut un grand voyageur devant l'Éternel.Il était de la génération de Bar-nabooth et de Paul Morand.Les transatlantiques, l’Orient-Express, les trains bleus et silencieux le faisaient rêver.Je l’ai vu, un nour, déjà vieux, à la retraite, accompagné d’un amanuensis, debout devant la vitrine d’un agent de voyajges, contemplant des affiches.Recteur de l’Université de Montréal, il revenait de l’un de ces séjours à l’étranger où, en representation, il frayait avec le gratin.Quelque groupuscule para-litteraires l’avait invité à lui raconter par le menu ses rencontres avec les puissants.Mgr Olivier Maurault se laissa entraîner par le souvenir de tant de gloire.Il farla un peu longuement.Guy régault le remercia.Homme de moins de paroles, il se contenta d’incliner la tête vers son éminent collègue et de lui dire, avec ce sourire narquois VIENT DE PARAÎTRE derives Littérature /érotisme /prostitution Des analyses de E.Voldeng sur la poésie féministe (celle des Bersianik, Boucher, Cixous ou Gagnon), de L.Armantier sur l’oeuvre de la poétesse vietnamienne HXH (une écriture subtile, érotique et "féministe” avant le mot), de M.-A.Savané sur la prostitution en Afrique (un document dépassant largement le cadre de ce continent); et de magnifiques poèmes et nouvelles de HXH, Francine Saillant et Jocelyne Boisvert.Aussi, c’est avant tout la place des femmes dans diverses sociétés qui est ici analysée.72 pages de textes $3.00 Voir Un numéro thématique de la revue Dérives pour questionner le regard, nos façons de voir le corps (Patrick Fougeyrollas), un certain cinéma (Paul Warren), ces arts visuels (Jean Tourangeau).Explorer nos regards par les poésies plastique (Gonzalo Millan) et expérientielle (Joëlle de la Casinière), la photographie (Camille Maheux, Carlos Ferrand).Et enfin des réflexions d'artistes sur leurs pratiques en art contemporain (Pierre Gosselin, Serge Murphy, François Charron).96 pages de textes, de photos et d'illustrations $5.00 BON DE COMMANDE Veuillez m’expédier: ?exemplaire(s) Littérature/érotisme/prostitution (Dérives 22) ?exemplaire(s) Voir (Dérives 20-21) ?Un abonnement d’un an à la revue Dérives: 5 numéros à partir de.?Canada, $12.00 ?Etranger, $15.00 ?Institution tous les pays, $20.00 Ci-joint un chèque ou mandat de $ Nom et adresse:.Faite» parvenir ce bon et votre peiement à: dérives CP.398, Suce.M., Montréal H1V 3M5 AUX PRESSES DE L’UNIVERSITÉ LAVAL r Un aspect de la missiologie inabordé jusqu’ici LES JÉSUITES DU QUÉBEC EN CHINE (1918-1955) par Jacques L ANGLAIS Comment les 93 jésuites du Québec missionnaires en Chine, des premiers arrivants en 1918 aux derniers expulsés en 1955, ont-ils perçu la civilisation'chinoise.une des plus grandes et des plus anciennes de l'Asie?Jacques Langlais tente ici de dégager le sens et la portée de cette rencontre religio-culturelle.Une page captivante et fort importante de l'histoire des premiers ambassadeurs de notre culture en Extême-Orient.400 pages, $18.50.Si vous voulez en savoir davantage sur cet ouvrage, ne manquez pas l'émission SECOND REGARD demain à 17h, à la télévision de Radio-Canada EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE OU CHEZ L ÉDITEUR Date.BON DF COMMANDE Veilliez ni 'envoyer.exemplaire^) de l'ouvrage LES JÉSUITES DU QUÉBEC EN CHINE ( 1918-1955).L'exemplaire.SIK.50.O Paiement u-join) (cheque ou mandat) S.?VISA NO MASrtRCHARUt NO Date d'expiration de ma carte de crédit.SIGNATURE.NOM U N MAJUSCULES).XDKtSSt CODt POSTAI LES PRESSES DE L’UNIVERSITÉ LAVAL C.P.2447.QUÉBEC CïlK 7R4 D qu’il affectionnait: «Monseigneur, nous avons fait un beau voyage».Eh bien! moi aussi, je viens de faire un beau voyage, en compagnie d’un homme savant, amusant, original, disert, je veux dire M.Maurice Lebel.Au contraire de Mgr Olivier Maurault, il ne s’étend jamais, ni ne donne dans les évidences.Un voyage par le livre.Un voyage en Grèce, dans cette Grèce que je ne connais pas, où je ne suis jamais aile, par crainte révéren-tielle et aussi afin de rester libre.Le voyage en Grèce de M.Maurice Lebel m’ancre dans cette certitude que si la Grèce s’empare de vous, de votre esprit, de votre sensibilité, de votre image idéale de la beauté, vous êtes fichu.Rien n’existera plus à côté d’elle.C’est cet emprisonnement esthétique que je veux éviter.Aussi me contenterai-je encore, pendant quelques années, de me plonger dans des ouvrages comme celui que je viens de terminer, ou dans ceux de Chamoux, d’André Bonnard et de Maurice Bowra.Les Français et les Anglais sont de grands hellénistes.Ils ont une tradition de la Grèce qui est devenue partie intégrante de leur civilisation.Je crois que M.Maurice Lebel est, lui aussi, comme Bowra et les maîtres de la collection Budé, un helléniste des profondeurs, c’est-à-dire un homme qui sachant parfaitement le grec est allé au coeur de la chose littéraire.Quel est-il, ce coeur?On le trouve dans les merveilleuses traductions dont M.Maurice Lebel fait accompagner son texte.Le voyageur en chambre a donc plusieurs guides.D’abord, tous les connaisseurs de la Grèce, français et anglais, qui l’ont précédé dans ces montagnes enchantées; ensuite, l’auteur; enfin, les tragiques, les poètes et les historiens grecs, qui ajoutent au texte la dimension éternelle sans laquelle, semble-t-il, tout voyage en Grèce est un échec.Un chauffeur de taxi, qui me ramenait chez-moi, me disait que son rêve de touriste, c’était de visiter la Grèce.J’avais dans la poche de mon duffel-coat le livre de M.Maurice Lebel; la tentation m’est venue de lui donner, mais l’instinct de posséder, et surtout le besoin de relire les textes choisis par notre helléniste national, ont retenu mon bras.Je suis donc allé en compagnie de M.Maurice Lbel, à Epidaure entendre Katina Praxinou; au Mont Athos voir les jérontes; je me suis promené, en souvenir de la reine Amélie, dans le Zappeion.J’ai admiré les chefs-d’œuvre de l’architecture et de la sculpture grecques (la peinture a disparu) et leurs reconstitutions modernes pour lesquelles M.Maurice Lebel semble avoir un faible.Il déplore le fait que les visiteurs, et parmi les plus chevronnés, refusent de s’intéresser à l’art de l’Église orthodoxe.Lui, au contraire, ne sépare pas la Grèce moderne de l’ancienne.Il ne voit aucune solution de continuité entre le Grec d’aujourd’hui et le contemporain cfe Léonidas.Le tempérament est-il resté le même?La philosophie de la vie a-t-elle perduré?Un Grec d'Athènes (je garde le substantif Athénien pour Socrate et ses amis) est-il plus près, par la connaissance du passe et le frémissement devant de ciel si pur, d’un Platon ou d’un Euripide que M.Maurice Lebel ou sir Maurice Bowra?Il se dégage des Regards que M.Maurice Lebel porte sur la Grèce d'hier et d’aujourd’hui (Éditions Paulines) que la Grèce n’est rien si elle n est universelle.J’en vois la preuve dans la réaction suivante de M.Maurice Lebel.Il sait par cœur la Prière sur l’Acropole.Je viens de la relire, moi aussi, afin d’entendre une autre voix que la sienne me parler du mys- tère de la Grèce.On la trouve dans les Souvenirs d’enfance et de jeunesse de Renan.Que veut dire Renan lorsqu’il écrit qu’il a compris la «parfaite beauté» de l’Acropole?Renan la célèbre en s’apitoyant sur sa disparition; cette beauté a nom.vérité.Désenchantement de grand civilisé devant le passage de tout.«O abîme, tu es le Dieu unique» — écrit-il.Nous sommes voués au néant.Le ton est à la fois sublime et comme mesquin.C’est le contraire de la Grèce de M.Maurice Lebel.Et pourtant, ce texte, il le sait par cœur.Mais, revenant à l’Acropole, soudain, il sent le besoin de rejeter ce qu’à la suite d’Henri Bremond il appelle «les bagages»; il veut dire la culture apprise, les réminiscences historiques, Renan et les vieilles barbes qui encombrent notre mémoire d’images fallacieuses.Ne serait-ce pas là que se trouve l’esprit de la Grèce?Dans cette purification?Dans ce retour a soi-même?M.Maurice Lebel revient souvent, au cours de son livre, sur le «Connais-toi toi-même» qui, tout en étant une scie de professeur reste un mot si profond, si dangereux, qu’on ne l’écoute jamais que d’une oreille fatiguée.Notre voyageur monte vers l’Acropole ou arrive au Mont Athos après avoir jeté tout son lest inutile.Il ne lui reste que la parole grecque, qui est sagesse.Dans sa Prière, Ernest Renan voit venir le jour où les humains trouveront Sophocle et Thucydide ennuyeux.Ce jour ne viendra que lorsqu’auront cessé d’œuvrer des traducteurs comme M.Maurice Lebel.Le songe d’une ombre de Pindare, la mort de Pyrrhus de Plutarque sont des textes qui peuvent servir d’amis lorsque les amis vous lâchent.Avec M.Maurice Lebel, on commence par un voyage dans les îles et au milieu des oeuvres belles; on termine dans les détours de son propre La généalogie: livraison à domicile par Yvan Lamonde Hubert Charbonneau et Jacques Légaré, Le répertoire des actes de baptême, mariage, aépulture et des recensements du Québec ancien, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 1980, 7 volumes.LE Programme de rechercne en démographie historique (PRDH) de l’Université de Montréal et les Presses de la même université offrent dorénavant aux bibliothèques, aux dépôts d’archives, aux historiens et aux généalogistes un Répertoire des actes d’état civil qui évitera bien des déplacements et des rougeurs aux yeux.Les généalogistes savent l’éparpillement des ancêtres dans des paroisses différentes, les voyages multiples à faire et la réception parfois imprévisible djin curé ou d’un fonctionnaire Ils connaissent aussi la lisibilité souvent très faible des documents.Ces inconvénients sont dorénavant aussi du passé, à tout le moins pour les registres des paroisses des débuts de la colonie jusqu’à 1765.Le très professionnel PRDH a en effet colligé et dactylographié dans ces Répertoires toute l’information de base contenue dans les registres paroissaux nom (s), prénom (s) et surnom (s) de tous les individus mentionnés dans chaque acte, y compris les témoins et leurs conjoints, et pour chaque mention nominative, s’il y a lieu sexe, âge, état matrimonial, présence, profession, relation de parenté, lieu de résidence, lieu d’origine et autres renseignements.Cette masse documentaire recueillie systématiquement va donc plus loin que le classique Tanguay et ces nombreux répertoires de mariages seulement, colligés par différents auteurs.Cette collection comprend 70 volumes, 7 pour le dix-septième siècle, 63 pour le dix-huitième (1700-1765).Une première tranche de sept volumes couvrant le dix-septième siècle et contenant quelque 32,000 actes de cinquante paroisses ou missions est maintenant disponible.Ce Répertoire de baptême, mariage et sépulture est présenté par «gouvernement» et par paroisse: Québec (vol.I), Ile d'Orléans et Côte de Beaupré (2), environs de Québec (3), Trois-Rivières et envi- NOUVEAUTÉ LE TEXTE ET LASCÈNE Études de pièces québécoises et autres dans le cadre de la saison théâtrale 1977-78 à Montréal par André Fortier Les vingt-six analyses de ce recueil portent strictement sur des pièces francophones de la saison 1977-78 à Montréal.Les pièces ont d’abord été appréciées à la représentation, puis, pour le plus grand nombre, une analyse conjointe a été faite du texte et de la représentation; parfois, l’auteur remonte au roman dont elles ont été tirées.15 x 25 cm., 256 pages, 60 illustrations.Prix: $8.25 coeur, parmi ses plus secrets désirs, devant la crainte et le tremblement du destin.Si tous les chemins mènent à Rome, c’est qu’ils partent tous d’Athènes.Faute d’avoir l’honneur de faire avec M.Maurice Lebel le voyage de Grèce, lorsque le jour de cette Lumière sera venu, j’y apporterai son livre.Il sera mon mentor, me gardant obstinément sur la bonne route, avec les sages, les vieillards et les philosophes.Mais, ô Aristophane! «À LIRE EN VACANCES» LES 12 COUPS DE MES NUITS m i LES AVENTURES D’ARLENE SUPiN le deuxième litre de le nouvelle collection: A IIRC IN VACANCES", vient de paraître aux éditions Héritage.Née sous le signe de l'humour, celte collection veut publier des livres amusants et spirituels, dans le seul but de distraire le lecteur avide de passer un bon moment dans sa chaise de plage, son fauteuil d'avion au tout simplement en pantoufles, au coin du leu.le premier de la série, [N JOUANT SUR US MOTS, est signé Robert Via».Depuis plus de dix ans animateur d'Inlermatian Voyages, Robert Ko» est connu des téléspectateurs non seulement comme expert en tourisme, mais aussi comme un habile fabricant de jeux de mots.Si vous aimer les calembours, les réflexions plus ou moins absurdes, les textes farfelus, ce livre est pour vous, léger, tout indiqué pour les voyages en avion.Il n'alourdira pas votre bagage, surtout intellectuel.le dernier né de la collection, ICS 11 COUPS Dl MIS NUITS, est signé Jean Daunais.Chroniqueur de tourisme, il s'y cannait en vacances et nous raconte en 12 histoires les aventures mirebolantes d'une superbe héroïne: Arlene Supin, le cerveau d'iinstein dans un corps de déesse, cette détective-femme du monde le parcovrf en tous sens au service des causes désespérées.Rref, un roman policier désopilant et un voyage en 12 chapitres à travers lu géographie de l'humour.rons (4), Montréal et environs (5); le volume 6 comprend les recensements connus (1666, 1667, 1681, 1699) et divers documents; enfin le volume 7 est un index général des sut volumes donc du dix-septième siècle.Une seconde tranche de volumes, déjà prête, sera publiée dans six mois et portera sur le dix-huitième siecle.Le mode de présentation de l’information n’est pas encore arrêté: sera-t-il pour toutes les paroisses pour un temps donné (par exemple 1700-1720) ou pour une paroisse pour toute la période (1700-1765)?La première tranche de sept volumes se vend $330 et l’achat de volume à l’unité (par exemple le volume 5 sur les paroisses de Montréal et des environs) est possible, au coût ici de $60.Les auteurs et les éditeurs furent les premiers surpris de la popularité de cette publication par souscription; au lieu de la trentaine de souscriptions institutionnelles attendues 400 sont déjà prises dont 350 par des individus (historiens du Régime Français, généalogistes, professeurs d’histoire locale ou régionale).Tant mieux.Il est rare que des chercheurs subventionnés avec les taxes des citoyens mettent ainsi à la disposition du public autant de données brutes et dont on connaît la qualité scientifique de la cueil-suile page 21 Réédition dans la nouvelle collection chansons pour tes yeux par Félix Leclerc 148 pages, $3.50 En rappel dans la même collection A l’ombre de l’Orford par Alfred Desrochers 132 pages, $3.50 les éditions tides 235 est.bout Dorchester Montréal H2X 1N9 (514) 861-9621 Vient de paraître À DEUX CONTRE LA NUIT En vente chez votre libraire et aux Éditions de l’Université d’Ottawa.BON DE COMMANDE ÉDITIONS DE L’UNIVERSITÉ D’OTTAWA 65.ivmim Hastey.Ottawa.Ontario.Canada.KIN 6N5 Veuillez me faire parvenir.exemplaires de Le texte et la scène Nom.Adresse .Ci-inclus mon chèque ou mandat da posta.Les chèques ou mandats de poste doivent être laits à I l'ordre des ÉDITIONS DE L’UNIVERSITÉ D’OTTAWA par Charles-Auguste Lavoie collection «Romans d'aujourd'hui» Un professeur est partagé entre sa tâche d'enseignement et ses travaux d’histoire.Il est surtout déchiré par la tendresse qu’il porte à un jeune homme désinvolte et imprévisible.Dans ce premier roman.Charles-Auguste Lavoie explore avec délicatesse un sujet semé d'embûches.A deuxcontreia nuit,c’estsurtout le drame d’une lutte obstinée contre la solitude.166 pages/$7.50 en vente partout les éditions la presse *!• 7, rue Saint-Jacques Montréal (Québec) H2Y IKil (514) 285-6981 i I Le Devoir, samedi 8 mars 1980 ¦ 21 CULTURE ET SOCIÉTÉ J ocelyn Bérubé Le retour du sauvage perdu JOCELYN Bérubé n’est pas du genre sorteux.On ne le voit pas souvent fraterniser dans les bars avec ses confrères de la culture, on ne le voit pas aux premières ni aux lancements (a l’exception des siens).La meilleure façon d’entrer en contact avec lui c’est encore de rôder autour de son appartement décapé de la rue Saint-André.Et la encore, on ne sait jamais s’il va répondre à la porte ou au téléphone ou si au contraire il ne va pas faire comme si toutes ces petites sonneries du rappel à l’ordre et du retour à la réalité ne sonnaient pas vraiment pour lui.Jocelyn Bérubé est un très mauvais agent de relations publiques.Heureusement ce n'est pas son •métier.Pour ceux qui ne le connaissent pas, Jocelyn Bérubé est un sauvage égaré de la Gaspé-sie, un poète-musicien-comédien exilé en ville, un déraciné du monde moderne, un loup solitaire qui ne peut s’empêcher de se porter à la défense des matières premières comme le bois, la terre et la tradition, bref un gars pas très social et farouchement renfermé.Ceux qui le connaissent, notamment toute la belle confrérie de comédiens qui ont participé avec lui dans Le Grand Cirque Ordinaire, savent autrement.Lorsqu’on devrait sortir dans les prochains jours.Dans La Bonne Aventure, une chanson intitulée Le Sauvage perdu, écrite par Jocelyn, résume bien la situation.Le comédien, musicien, violonneux, conteur, homme à tout faire de la tradition n’est plus tout à fait le même ni tout à fait un autre.Installé à Montréal depuis 1962 après avoir quitté Nil, son village natal en Gaspésie pour s’inscrire à l’École nationale, Jocelyn continue à se balancer entre deux chaises, celles de la musique et celle du théâtre avec à 1 occasion quelques escapades au cinéma (no-tamment dans Gina.Tendresse ordinaire et J.A.Martin photographe).Le sauvage perdu c'est lui mais ne lui posez pas la question, il risque de prendre son air débonnaire pour vous dire, ben voyons donc! «Le sauvage perdu, dit-il, c’est avant tout un personnage, il faut quand1 même Erendre ses distances un peu».es réflexes du comédien prennent toujours le dessus chez lui dans une drôle de dualité qui lui offre finalement deux portes de sortie pour le prix d’une.«Mon gros problème poursuit-il, c’est de parler de la ville dans mes chansons.J’ai toujours ten- dance à partir dans une symbolique traditionnelle, pas très urbaine.Faut dire que j’ai été beaucoup marqué par le traditionnel.J’ai fait des recherches, fouillé dans les archives, je me suis promené dans les petits villages avec une enregistreuse, pendait trois ans, i’ai été complètement obsédé par cela.C'est à la suite de tout ça, après la dernière création du Grand Cirque Ordinaire que j’ai fait Nil en ville, mon premier disque.C’était en 76, il y avait dans l’air un engouement populaire pour le folklore québécois, le PQ venait de rentrer au pouvoir.Le Tamanoir est* devenu riche et moi je me suis petit à petit essoufflé».Aux prises avec des problèmes de renouvellement créatif, un peu las de voir les rapaces autour de lui se jeter sur le folklore et en faire de la bouillie pour les chats, Jocelyn commença tranquillement à se montrer infidèle.«Je n’aime pas les formules mais je me suis rendu compte que j’avais néanmoins besoin de me renouveler dans un art difficile à renouveler.J’avais aussi l’impression qu’il y avait eu quelque part une rupture dans le temps.En 55, tout le monde a rangé ses violons pour faire de l’électrique.Ils ont recommencé à l’Expo, & * \ I qu’au théâtre ou au cinéma; «Pour faire le film de Micheline, j’ai d’abord étudié le battement, le rythme du personnage.C’est impossible de jouer un personnage sans se prendre un peu pour lui.Le jeu du comédien se situe précisément dans ses nuances, dans l’économie de ses moyens.» Au cinéma, il faut apprendre à contrôler sa nervosité, sans cela, tu perds contact avec le personnage, c’est ta nervosité que tu subis et non la sienne.La corde du personnage doit te tirer tout le temps, ça ne sert à rien de courir après le personnage, il faut le laisser approcher, le laisser entrer en toi.Tout ça c’est des forces invisibles que tu tentes seulement d’apprivoiser.Au théâtre, tu plonges, si la salle est chaude, elle te porte, elle te donne la note juste, autrement t’es perdu».Jocelyn connaît bien les salles chaudes, il en a vu et vécu des centaines pendant les heures de gloire du Grand Cirque ! SIC Ordinaire.«Le gros tournant dans ma vie a eu lieu en 70 avec le Grand Cirque, le monde était bouillonnant dans ce temps-là, c’était comme la résurrection du théâtre qui pendant longtemps avait semblé mort ou agonisant.C’est pas que les pièces étaient pas bonnes c’est que les créateurs étaient pas assez grands pour transcender autre chose que leur petite quotidienneté.Avec le Grand Cirque, je suis devenu un passionne du théâtre mais ça n’a pas duré parce qu’il se passait des choses tellement fortes que c’était impossible de les retenir, c’était inutile d’ailleurs, les affinités changent, les gens s’en vont ailleurs.» Il n’y a aucune nostalgie dans la voix de Jocelyn, juste le constat lucide et presque fataliste que toutes les choses ont une fin et que ce n’est pas plus grave que cela.«J’ai 33 ans, mais la vie continue et je cherche encore comme Camus à devenir un homme».ips rien finalement ne s’était passé.C’est pour ça que j’ai l’impression de faire la musique qui aurait dû être faite il y a dix ans.Mais l’évolution ça se fait tranquillement et péniblement parce que ça te demande une remise en question continuelle.11 faut être sincère avec soi-même et c’est ça le plus difficile.» La question de la sincérité, de l’honnêteté face à soi-même revient sans cesse dans la conversation.Jocelyn affirme qu’il vit le problème aussi bien dans sa musique leur parle de Jocelvn, ils pren-up le ton de la An Jocelyn!, nent tout à coup complicité.Ali disent-ils les yeux perdus dans le vague comme si la seule mention de son nom suffisait à ouvrir le catalogue des vieilles amitiés.Tendre, doux, timide Jocelyn.Il ne ferait pas de mal a une mouche.Il serait plutôt du genre à rougir devant la mouche et à poliment s’en excuser.Un gars en or disent les uns, une perle rare disent les autres.Et Jocelyn que la modestie étouffe, rougit de plus belle.Non.non, vous vous trompez.Un peu plus et il irait se cacher.Mais le moment n’est pas tout à fait indiqué.Surtout pas ces jours-ci alors qu’après des mois de silence, Jocelyn s’apprête à faire son humble rentrée d’abord dans L'Homme d tout faire, un film réalisé par Micheline Lanctôt et dans lequel il tient le rôle principal, celui d’un homme a tout faire du nom d’Armand Dorion et dans La bonne aventure un deuxième disque sur lequel il travaille de peine et de misère depuis bientôt un an et qui From Toronto with Jazz par Gilles Archambault Je vous parlais la semaine dernière d une maison d’importation de disques de Montréal, la société Almada.Son concurrent immédiat, Trend Record de Toronto n’a pas encore deux années d’existence.Mise sur pied par un ancien montréalais, Jack Inhaber, cette raison sociale s’occupe de la distribution canadienne de plusieurs labels, dont Contemporary, MPS, Muse, India Navigation.Nessa, Delmark, Progressive, Bee Hive, etc.La politique de cette maison ressemble a s’y méprendre à celle d’Almada.Il s’agit d’importer en petites quantités tous les numéros d’un catalogue donné et de suivre attentivement ce catalogue.Tant qu'un album donné est disponible, on le commande en quantités minimales de 25 exemplaires.Contrairement à ce qui se passe pour les grandes marques, les disques ont donc une vie plus longue, aussi longue en réalité que dure la disponibilité américaine ou européenne (selon le cas).Jack Inhaber ne croit pas encore à la possibilité prochaine pour Trend — à ne pas confondre avec la compagnie américaine du même nom, dont les microsillons sont du reste distribués au Canada par qui vous savez! — d’usiner au Eays les albums qu’il importe.e marché est encore trop réduit selon lui pour justifier l’entreprise.Un jour, cependant.Pour l’heure, il déclare 3ue son grand succès est un isque canadien du guitariste Ed Bickert sur étiquette Sack-ville: 2,000 exemplaires vendus.C’est un peu frustrant pour un importateur de cons- tater qu’il vend en plus grand nombre d’exemplaires un 33 tours qu’il n’a même pas dû importer, non?Arthur Blythe nous donne avec Metamorphosis (India Navigation 1038 — importation Trend) le plus beau peut-être de ses disques.La présence du violoncelliste Abdul Wadud donne un prolongement, une gravité très rare aux incursions musicales de l’altiste dont on nous propose, ces mois-ci, plusieurs enregistrements.Spirit Sensitive de Chico Freeman (India Navigation 1045 — importation Trend) est plus accessible.Le saxo ténor s'attaque à des standards éprouvés ou à des thèmes plus actuels qui tous ont pour constante la douceur.Tout cela est abordé de façon impeccable, avec une ferveur renouvelée.Paradise Space Shuttle de George Adams (Timeless-Muse 322 — importation Trend) nous présente le côté le plus facile au jeu du saxo ténor du groupe de McCoy Tyner.Si on a connu Adams grâce à Mingus, il ne faut pas oublier qu’il a eu une formation de musicien de rythm and blues.D’où une crudité, une rugosité qui pourra peut-être choquer les délicats.Pour es- Une série d’émissions sur l’information littéraire le centre socio-culturel de l’UQ/IM en collaboration avec LE REGROUPEMENT MUSIQUE DE L'UQAM présenté LISE DAOUST, flûtiste ANATOLE GAGNON , claveciniste (concert de musique classique) Dimanche le 9 mars 1980 à 20h30 STUDIO THÉÂTRE ALFRED-LALIBERTÉ PAVILLON JUDITH-JASMIN (1455 St-Denis ou métro Berri deMontigny) Billets: Adultes: $3, Âge d'or et étudiants (carte): $1 Billets en vente au guichet du Centre Socio-Culturel deux heures avant chaque représentation.Renseignements: 282-3575 ou 282-3145 L’information littéraire dans la presse écrite fera l’objet de la série d’émissions «Actuelles», du lundi 10 mars au vendredi 14 mars, à 18 h 33, au réseau FM de Radio-Canada.L’animateur Albert Martin a interviewé diverses personnalités du monde littéraire sur les sujets comme l’information littéraire en Belgique et au Québec, la situation du livre au Québec, l’importance accordée à l’information littéraire dans les quotidiens, les hebdomadaires et les revues québécoises.La série d’émissions se terminera vendredi avec une réflexion sur la critique littéraire journalistique par M.Jean Royer, responsable des pages littéraires du DEVOIR.Cette série de cinq émissions donne libre cours aux opinions de chacun des invités.Il ne s'agit pas de faire le procès de la presse écrite et de ses journalistes culturels et littéraires mais de connaître et de faire connaître ce «parent pauvre» de l’information journalistique.la page littéraire.À travers les opinions des «spécialistes» se glissent les humeurs, les regrets et les espoirs de certains lecteurs de U- Généalogie Suit* de la page 20 lette.Car la réputation du PRDH a depuis un bon moment dépassé le Québec, le Canada, l’Amérique et l’Europe occidentale; ces démographes d’un pays jeune, à population relativement petite Le Musée des beaux-arts de Montréal et Columbia Artists présentent CHARLES ROSEN piano BEETHOVEN Sonate No.29 en si bémol majeur, op.106 "Hammerklavier" 33 Variations sur une valse .de Diabelli.op.120 SALLE POLLACK 555o .rue SHERBROOKE 13 MARS 1980, 20h30 Billets: ($8.: $5.étudiants et Amis du Musée) en vente à la Boutique du Musée 1379 ouest, rue SHERBROOKE et au guichet le soir du concert RENSEIGNEMENTS: 285-1600 Charles Rosen a publié SIX SOIRÉES à L’OPERA Tour lyrique dans les théâtres les plus réputés d’Italie Le style classique Haydu Mauri V f« en yente dans toutes les librairies SIMON BOCANEGRA au Teatro dell’Opera à Rome LA CLEMENCE DE TITO à SanCarlo de Naples ADRIENNE LE COUVREUR au Teatro Reggio de Turin ANDREA CHENIER à la Scala de MILAN IL MATRIMONIO SECRETO à la Scala de Milan plus un autre spectacle à PARME ou à FLORENCE de plus, visite des Musées consacrés aux grands compositeurs tels que: VERDI, PUCCINI, DONIZETTI, etc .etc Départ le 8 mai — Retour le 24 mai 1980 PRIX: $1.665.INCLUANT AVION ALLER-RETOUR Logement en hôtels de classe de caractère, visites et excursions, taxes et pourboires, transport en autocar climatisé, services d’un accompagnateur.UN VOYAGEA NE PAS MANQUER!! SELECT LTÉE VOYAGES 620, rue Cathcart, suite 555 Station métro McGill Montréal H3B1M1 Tél : (514) 866-3345 ou 866-4974 Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 18h Jeudi de 9h à 20h LA BELLE ET LA BÊTE pour entant* petits et grands tomacs solides.et coeurs délicats! Mais le disque qu’il faut posséder entre tous, c’est Suite For Trio de Martial Solal (MPS 0068 201).Rarement j’oeuvre de ce pianiste magistral a été aussi bien illustrée.En trio avec Daniel Hu-mair à la batterie et NHOP à la contrebasse, Solal nous donne une exhibition concluante.Tout y est: profondeur, brio, ingénuité, improvisation et analyse.Il faut écouter ce disque, s’en imprégner.et se dire que beaucoup de réputations sont usurpées en jazz comme en d’autres domaines.du 14 février su 9 mers à MM samedi et dlmeaehe à ithio vendredi et eemedt ESKABEL, métro Charlevoix, *334 Centre Renseignements! 931-84*1, Ï16-IW LE THEATRE POPULAIRE 1)1 Ql'EBEC présente LE TARTUFFE MOLIÈRE Jean-Marie l.emieux Nicole l-ilion Pascal Rollin Elizabeth Le Sieur Thomas Donohue Mireille Daoust et d'autres comédiens Mise en scène PASC AL ROLLIN LE Cégop du Vioux Montréal 255 est, rue Ontario, Montréal TQITORIVM aSÆSZ"".Billets: $7.00 et $4.50 en vente du 5015 Boyer (près de Laurier) de 10h à 17h.et au guichet les soirs de spectacle.Rés.: 849-2285.On reconnaît ici Gandalf et Bilbo, les deux personnages principaux du conte fantastique de J.R.R.Tolkien “Le Hobbit”, que présente le THEATRE SANS FIL, théâtre de marionnettes géantes pour adultes, à l'Université du Québec à Montréal, 1455 St-Denis, jusqu'au dimanche 9 mars inclusivement.(Publicité) l'Opéra de chambre du Québec et l'Orchestre des Jeunes du Québec chef d'orchestre: Pierre Hétu présentent vres, étudiants et amateurs de la chose littéraire.Eh oui, ça existe! L’Information littéraire dans la presse écrite, une série qu’on écoutera a ACTUELLES, du lundi 10 mars au vendredi 14 mars à 18 h 33, au FM de Radio-Canada.Recherche et animateur: Albert Martin.Réalisation: Raymond Fafard.et dont les documents d’état civil connaissent un état de conservation exceptionnel au plan mondial ont eu le génie et les moyens de mettre cette masse de renseignements sur ordinateur.À cause de cela, leur propre exploitation des données est fort attendue.A cause de cela, la généalogie jusqu’à 1765 peut être livrée et faite à domicile.une soirée lyrique Michèle Boucher, soprano Yves Cantin, ténor Patricia Fournier, soprano Gilles Latour, baryton programme: airs d'opéra — la Bohème (3ème acte) — suite du Chevalier à la Rose.lundi, 24 mars, 20h30 billets: $4.00; étudiants et âge d'or: $3.00 une initiative du ministère des Affaires culturelles Gouvernement du Québec Gfb THEATRE MAISONNEUVE PLACE DES ARTS Montréal (Québec) H2X i/q Gun hpls fin lundi ,u> _>4itn.pdi inclusivement rie midi à 21 hrurc-.I’.in ri»-réservations téléphonique- Renseignements.84 7 2112 goethe institut montréal présente /• bürcmlrc direction: Hans Zender PROGRAMME Wagner, .Ouverture “Vaisseau fantôme" Mozart, Symphonie no 36 (“Linz") K.425 Concerto pour basson en si bémol majeur,, K.191 .Schumann, Symphonie no 4 en'ré mineur, op.120 SEUL CONCERT AU CANADA billets: $6.00 - étudiants et âge d’or: $3.50 en vente à la Place des Arts’et - au Goethe Institut Montréal, Place Bonavénture.Samedi le 29 mars 1980 à 20h30 salle Claude Champagne.220 avenue Vincent-d’Indy, Oulremont Détenteur du Permis du Québec 22 ¦ Le Devoir samedi 8 mats 1980 CULTURE ET SOCIETE Le Théâtre de la Grande Réplique Une vocation de conscientiseur par Jacques Larue-Langlois AVEC Passé dû, j'ai l'impression d’avoir fait un « texte-montage», en partie composé de citations et en partie ae mon propre cru, qui réponde à mon goût profond ae dire quelque chose.J’ai longuement pensé à ce que j’avais à dire puis j’ai fait confiance à l’équipe de production.Il faut dire que le Théâtre de la Grande Réplique m'a, jusqu’ici, démontré qu’il était possible d’avoir un impact à partir d’un travail de ce genre.» Madeleine Greffard, professeur au département de théâtre de r Université du Québec à Montréal et auteur de la nouvelle production de la Grande Réplique, une compagnie de théâtre dont elle est le président, n’a rien perdu de l’enthousiasme qui fa faisait entrer chez les Apprentis-Sorciers en 1958, apres qu’elle eut assisté à une exaltante représentation des Chaises de Ionesco, et où elle travailla pendant huit ans comme comédienne et metteur en scène.Elle rencontrait, à quelques jours de la première de Passé dû, les lecteurs du DEVOIR par personne interposée, en compagnie de son camarade Jean-Guy Sabourin, directeur artistique de la Grande Réplique et metteur en scène de la pièce en cause.En fonction depuis 1976, suite à une rupture de groupe du Théâtre Populaire du Québec, le Théâtre de la Grande Réplique est une compagnie indépendante sans but lucratif, qui a conclu une entente d’échange de services avec l’UQAMj lourde de la tradition théâtrale du Collège Ste-Marie, en vue de l’utilisation d'une salle de spectacle en contrepartie de la prise en stage ae certains étudiants en théâtre de cette université.L’UQAM, il faut le dire, compte quelque 150 étudiants en théâtre dont une bonne partie en fonction de l’enseignement; onze professeurs à plein temps et une vingtaine de chargés de cours tentent d’y diffuser une tradition théâtrale québécoise dans une perspective universelle.«Notre répertoire, dira Jean-Guy Sabourin, lui-même ex-Aqprenti-Sorcier ayant oeuvre dans le domaine du théâtre au Québec depuis 25 ans, s’accentue sur un renouvellement à deux niveaux contenu et recherche en profondeur tant littéraire que dramatique; développement d’une nouvelle scénographie, d'un nouveau lieu théâtral.» «Nous avons opté pour le montage, précise Madeleine Greffard, surtout pour dire des choses qui ne se disent pas habituellement car la technique du montage permet en effet une concentration beaucoup plus grande et partant de dire beaucoup plus de choses.Ici, comme dans les cas de L’Amour en peine et de Georges-Êtienne Cartier ou la Prise par surpriset ce spectacle est construit à partir d’oeuvres québécoises surtout mais en posant les problèmes dans une dimension plus large: le théâtre doit enfin sortir de l'histoire racontée linéairement.» «On doit sortir de la cuisine et du living-room, enchaîne Sabourin, et, comme au cinéma, superposer une situation réaliste a une dimension imaginaire, comme nous le faisons, par exemple, dans Dans l’ordre habituel.Jean-Guy Sabourin.Madeleine Greffard et Michel Laporte, respectivement metteur en scène, auteur et conseiller dramatique pour la pièce Passé dû.à l’affiche du Théâtre de la Grande Réplique jusqu'au 22 mars prochain.Passé dû en présentant une scène avec Florentine, un personnage de Bonheur d’occasion, de Gabrielle Rov, avec, en arrière-plan, une évocation des civilisations chinoise ou juive.» Habituée à jouer et à monte^, chez les Apprentis-Sorciers, le théâtre européen d’avant-garde des années quarante et cinquante — Adamov.Beckett, Dürrenmatt, Friseh, Ionesco.— Madeleine Greffard a développé une espèce d’exigence par rapport aux textes qui l'a mise en position de chercher un type de théâtre 3uébécois «qu’on avait de la ifficulté à trouver.Le théâtre se définit par les gens qui le font, or nous sommes tous, de près ou de loin, rattachés à une dimension universelle qui nous force, si nous voulons étaler toutes nos préoccupa- Marie Savard Ne plus être une Fille du Roy ELLE dit y retrouver ses racines.Le goût et le plaisir de chanter.Elle dit vouloir y réhabiliter une par-lure de femme.Elle dit aussi qu’elle y raconte une histoire en rapport avec notre matriarcat.Et qui lui vient de l’état d’urgence dans lequel la femme se trouve actuellement au Québec.Marie Savard, poète et chanteuse, fait La Jaserie au Conventum depuis mardi dernier.Avec Marie Trudeau, Claire Saint- par Julie Stanton Aubin et Judy Gruber-Stitzer.Leurs violons, mandolines et guitares.Ce qu’elle voulait dire, Marie Savard cette fois n’avait pas le temps d’en faire un livre.Comme Bien d moi ou Le Journal d'une folle ou encore le recueil de ses vingt ans, Les Coins Love.Non, elle n’avait pas le temps «parce que si ta maison brûle et que tu prends le temps d’écrire «Au feu!» puis de le mettre sous presse, c’est sûr S ue tu vas y passer!» Alors, "arie Savard a décidé de chanter son message.Ses interrogations, ses revendications : «Ce que j’ai à publier, aujourd'hui, doit passer par ma voix.C’est de l'écriture sonore», qu’elle dit en parlant de cette histoire.Celle des Filles du Roy qu’on a fait venir en Neuve France.Comme une cargaison de marchandise: «Ou des instruments aratoires! Nous ne les connaissons MACJRIZIO POLLINI et l’Orchestre symphonique de Montréal sous la direction de Charles Dütoit le 9 mars, 20:30 Salle Wilfrid-Pelletier SOIRÉE BEETHOVEN —Ouverture Leonore III —Concerto pour piano no 2 en si bémol majeur - —Concerto pour piano no 3 en do mineur billets en vente aux guichets de la PdA, $5, $10, $15, $20 Concert au bénéfice du fonds de pension des musiciens de l'OSM mardi et mercredi à l’OSM 11.12 mars BRAHMS Concerts Gala Ce concert est commandité par Shell Canada Limitée Charles Dutoit.chef d orchestre Mauriz o Pollini.pianiste Concert pour piano no 1 Symphonie no 1 s.25a SG 18.19 mars GAGNANT.CONCOURS DE VIOLON Grands Concerts John Nelson, chef d orchestre Peter Zazofsky.violoniste Barber.Essay for Orchestra No 3 Concerto pour violon (a annoncer) Dvorak.Symphonie no 6 en ré majeur 3 2b J S10 7 SI2.50 Maunzio Pollini John Nelson Tous les concerts de l'OSM sont présentés les mardi et mercredi à 20h30.Salle Wilfrid Pelletier.Renseignements Place des Arts: 842 2141 Si disponibles à 19:00hres 100 billets de dernière heùre à $2.50 Le mercredi h 10h30.les Matinées destinées aux niveaux -primaires et secondaires.Commanditées par le journal The Gazette".: * Orchestre CJiaHes Duhit symphonique de tions, à établir un lien entre la culture européenne, dite culture étrangère, et la culture québécoise.Au fond, c’est cependant une différenciation qui ne m’apparaît pas recevable: il y a des parties de moi qui se situent ailleurs qu'ici, même si je connais et n'hésite pas à revendiquer mes racines d’ici: d’une part, j'ai lu et, d'autre part, je souffre d’une certaine réalité immédiate.Si la parlure québécoise exagérée aide la désaliénation vis-à-vis du colonialisme culturel français, on ne peut pas tous en rester là et succomber a identifier la québécitude à une certaine facilité.«Dans cette optique, nous voulions, au départ, trouver sept ou huit auteurs québécois universalistes pour créer notre répertoire avant de mettre au point notre instrument, le mitreti pas ces femmes-là.Nos mères.Il y en a qui ont écrit qu’elles étaient des putains.D’autres, des veuves de guerre ou des femmes sans dot.Inmariables en .France.Les livres d’histoire disent qu’il en est venu mille sur une période de quinze ans et que la population a triplé durant ce temps.Nous savons pourquoi elles étaient ici en tout cas! Et qu’elles ont fonctionné vite! «Ce sont les hommes qui ont planté la croix et installé leur mode de vie au Québec.Les femmes sont arrivées plus tard.Mais, à mon avis, Marguerite Bourgeoys.Jeanne-Mance et Marie de l’Incarnation étaient des fonctionnai-res.Des femmes avec des promotions qui travaillaient de concert avec le gouvernement.Venues comme instruments de reproduction, les Filles du roi ont maintenu le Québec vivant.Leurs berceaux se sont revanchés! «Dans La Jaserie, la Fille du Roy évolue.Au fil de son histoire, elle devient de plus en plus conscientisée.À un moment donné, Rose l’Espérance dit à Jos Montferrant, son mari.«Le soir de ton enterrement, je me passerai enfin du plus beau soir de ma vie».Ça ne veut pas dire qu elle le rejette.Rose T Espérance rejette la mystification de l’amour qui existe entre les hommes et les femmes quand ils s'aiment à travers des images.«Si nous voulons changer les mentalités, nous devrons briser ces images.Selon moi, le féminisme implique la fin de la guerre des sexes.Non, ce n’est pas une réconciliation mais une confrontation.Parce qu’il est impossible de s’aimer si on ne se parle pas.Ni un homme et une femme.Ni deux hommes, ni deux femmes.Le féminisme, ce n’est pas les deux bras en l'air mais une, recherche amoureuse.De toutes les sortes d’amours.Leichansons de La Jaserie ne sont pas des chansons d'attente comme celles que les hommes écrivent pour les femmes.Ni des chansons de lutte.Ce sont des chansons de communication.«Je ne leur fais pas dire 5rand-cho.se à ces femmes-là.'essaie seulement de voir s’il y a quelque chose de changé pour nous depuis les Filles au roi.Après avoir rempli notre rôle de reproductrices, sommes-nous plus intégrées à la collectivité que nos mères?Rose l’Espérance se rend à l'Assemblée nationale avec un stérilet pendu à chaque oreille et elle chante «Vos pères ont fait bâtir maison en roulant ma boule?» Je me demande si c’est encore ça qu’ils attendent de nous autres?S’ils ne veulent pas nous sortir de nos rôles traditionnels, nous ne pourrons pas être leurs partenaires.Nous marcherons en parallèle!.Je ne suis pas une politique.ologue et n’ai pas de pretention idéologique.Je ne parle qu’en mon nom et ne m’appelle pas Mandat! Je suis une poète qui nomme les choses.C’est tout.«Pour moi, l’écriture c’est la parole.Mais si à partir d’un poème on fait une philosophie et à partir de cette philosophie, un système politique, Théâtre de la Grande Réplique mais, dans les faits, nous avons dû créer le répertoire au fur et à mesure que nous avancions.C’est dans cette perspective qu’il faut aborder le texte de Passé dû.Les thèmes sont connus et peuvent constituer une redite mais notre approche est nouvelle.Ce sont des textes sur les femmes qui ne touchent pas nécessairement la relation homme-femme.Il s’agit d’étudier, à travers une période qui se situe entre 1945 et 1955, comment s’est formée chez les adolescentes et les jeunes femmes d’alors, qui ont aujourd’hui 40 ans, la conscience d’être femmes, à travers les différents discours de l’Église, des poètes et de la relation mère-fille qui est primordiale dans le cqnditionnement de la femme en devenir.» Madeleine Greffard n’a pas fondé sa recherche exclusivement sur ses expériences personnelles.Des psychologues ont interviewé des femmes de milieux divers dont les réponses ont permis d’élaborer son cheminement axé essentiellement sur les problèmes qui naissent du corps de la femme.La première séquence, intitulée Comme il vous plait, traite de la femme comme on la veut, c’est-à-dire comme les hommes la veulent; la deuxième, Fait divers, exploite la mésaventure de l’enfant hors-mariage toujours possible; la troisième a pour titre Le Cantique des mères et souligne l’opposition entre le discours officiel de «la bonne mère» (celle qui a de nombreux enfants) et le choix qu’on commence à peine à donner à la femme en ce domaine; enfin, la dernière séquence, Aujourd'hui comme hier, est consacrée aux lettres de prison de Gabrielle Russier, une institutrice française enfermée pour avoir eu une relation amoureuse avec un de ses étudiants, âgé de 17 ans.À travers ce personnage, l’auteur veut démontrer ce qui arrive à la femme qui sort des schèmes qu’on lui a tracés.«Il y a dans tout ça, précise Madeleine Greffard, une diversité de tons entre deux niveaux de témoignages (celui des femmes et celui des hommes) qu’il a fallu scinder.Bien entendu, cela amène une deuxième partie qui viendra éventuellement et qui traitera des luttes des premières féministes, à la fin du siècle dernier et au début du 20ième siècle.» «Pour ma part, j’ai l’impression de travailler dans du neuf, lance Jean-Guy Sabourin qui a pourtant déjà réalisé une trentaine de mises en scène des plus progressistes.Le montage offre des aspects intéressants à tout le moins; ainsi, la seule première sé- 3uence demande treize scènes ifférentes, ce qui me semble fort sympathique.Il faut dire que nous avons travaillé étroitement pendant plusieurs mois en équipé, abordant de front la scénographie, les costumes et la musique, ces deux éléments pouvant, dans certains cas, servir à situer de façon précise l’espace comme le temps.«Avant tout, il nous fallait, dans la distribution, créer des images de femmes hors du superficiel, ce que nous avons fait solidairement, en équipe, dans un travail acharné dont la démarche me fait penser à celle d’Oedipe-roi aveugle qui veut comprendre le problème mais dont les yeux ne fonctionnent pas pour nous tous comme pour lui, il ne s'agissait pas uniquement de sensation mais ae compréhension profonde.«Passé dû n’est surtout pas une pièce d'atmosphère et ies artisans de la scène doivent trouver les moyens d’atteindre les clichés et les archétypes que suggère l’auteur.C’est en fait tout le défi de la création mais rendu facile grâce à une équipe de production qui a réussi dans le passé à traverser victorieusement plusieurs épreuves de cette nature.» \«Tous les gens de la production et les comédiennes en particulier, répondent énormément au texte, lance, enthousiaste, Madeleine Greffard, ce qui a beaucoup aidé à la mise en oeuvre du spectacle.» «L’équipe prend en charge ce qui est proposé dans le texte, précisera Sabourin, ils ont le goût de dire ce qu’ils disent.Ça reste une oeuvre de théâtre essentiellement, une oeuvre dramatique écrite par un auteur qui a un monde personnel bien à elle: ce n'est pas du tout de la sociologie, car le théâtre n'est pas de la sociologie même si la sociologie c’est souvent du théâtre.Et tout ça se fait dans ia joie la plus folle car la Grande Réplique est un théâtre heureux.» Passé dû est à l’affiche au 200 ouest de la rue Sherbrooke, à 20 heures 30, du mercredi au samedi inclusivement, jusqu’au 22 mars.on subordonne la parole à une idéologie.On tue le poète.L’écriture, c’est nommer les choses.Sans faire de thèse, de théorème.Ne pourrions-nous pas écrire juste pour le plaisir de se laisser couler dans les mots?Sans avoir à prouver quelque chose?Écrire sans penser à rien?Comme lorsqu’on peint ou chante, cette espèce d'abandon! L’écriture c’est comme des pierres.Il y a des écrivains qui les empilent et font des murs.Le formalisme pour le formalisme! Des vases creux, non-communicants! D’autres marchent sur les pierres pour traverser la rivière et aborder sur la rive d’en face.L’écriture devient alors un véhicule.Mouvant.«La Jaserie, c’est l'histoire comme je la vois.Subjectivement.À travers des poèmes et des chansons.J’ai déjà fait le spectacle à Rimouski et Québec.Je compte entreprendre une tournée et le presenter tant qu'il ne sera pas fini.Parce que j’ajoute du texte à chaque fois.C’est comme si je jouais avec un manuscrit, tout n’est pas placé comme dans une pièce de théâtre.Je me suis ménagé des espaces au cas où il se passerait des choses.Et quand j’aurai tout dit sur le sujet, peut-être dans un an, j’en ferai un disque.Parce que j'aime ça chanter! «À vingt ans, ma voix partait de la gorge, à trente ans, elle partait de la poitrine, à quarante, elle vient du ventre.A vingt ans, je voyais la chanson comme un tableau et les arrangements musicaux comme des couleurs.C’était descriptif.Maintenant, j'ai l'impression de rentrer dans un son, une goutte d’eau.Les filles et moi, nous essayons de trouver un son.À quatre.Un son dans lequel nous sommes bien.C’est passionnant cette recherche! Nous marchons sur des pierres pour traverser une riviere.Avec des mouvements.«Oui, La Jaserie, c'est l’histoire des femmes comme je la vois.Subjectivement.tulle page 26 CONSERVATOIRE DE MUSIQUE DU QUÉBEC À MONTRÉAL CONCOURS D’ADMISSION pour l'année scolaire 1980-1981.Date limite d'inscription: 21 mars 1980.DISCIPLINES PRINCIPALES: Piano, orgue, clavecin, violon, alto, violoncelle, contre basse, flûte, hautbois, clarinette, basson, saxophone, cor, trompette, trombone, tuba, harpe, percussion, guitare, ondes martenot, art vocal, écriture, coinposi tion, analyse, histoire de la musique.Aucuns frais de scolarité.Pour plus amples renseignements: Composer 873-4031 ou se rendre au 100, rue Notre Dame est a Montréal.Ministère des Affaires culturelles Conservatoire de musique et d'art dramatique du Québec àlVSM contribuez généreusement à notre campagne de souscription Orchestre symphonique de Montréal 200 ouest, bout, de Maisonneuve Montreal H2YIY9 X44-2H67 CULTURE ET SOCIETE Le Devoir, samedi 8 mars 1980 B 23 La prochaine saison de l’OSM par Gilles Potvin ALORS que la saison musicale bat son plein avec des concerts et manifestations diverses qui se succèdent sans interruption, voilà 3ue l’Orchestre symphonique e Montréal, devançant toutes les sociétés concurrentes, annonce déjà dans les détails sa prochaine saison 1980-81, la 47ième de son histoire.Il est bien qu’il en soit ainsi car l’OSM est la plus importante des associations musicales de la métropole et celle qui bénéficie le plus largement des subventions provenant des trois niveaux de gouvernement, c’est-à-dire finalement de la poche des contribuables.Les derniers dix ans de l’OSM n’auront pas été les plus reluisantes de son histoire.Il y a eu de nombreux conflits, tout autant d’ordre syndical que d’ordre financier et l’on s’est demandé, à certains moments, si l’existence même de l’OSM n’était pas menacée.À la suite du mandat de Zubin Mehta comme directeur artistique, Franz-Paul Decker avait réussi à donner une certaine stabilité à l’orchestre jusqu’au moment où son contrat ne fut point renouvelé.Rafael Frühbeck de Burgos entra alors en scène et son court mandat vit de ¦ V.Vx:-,: Charles Dutoit nombreuses crises financières et artistiques jusqu’à son départ précipité à la suite d’une confrontation face à face avec ses musiciens.L’OSM se trouva subitement sans direc- teur artistique et une saison fut consacrée à la recherche d’un nouveau responsable.Un jeune chef suisse totalement inconnu, Charles Dutoit, parut à la tête de l’OSM au mois de février 1977 et créa une vive impression par sa direction de La Mer de Debussy et de la Symphonie no 2 de Robert Schumann.Son premier contact avec les musiciens fut des plus heureux et l’administration réalisa bien vite qu’il pouvait être le futur directeur artistique de l’OSM, compte tenu de sa personnalité, ses antécédents musicaux et surtout l’étendue de son répertoire.L’unanimité fut bientôt faite autour de son nom et c’est avec une fierté bien compréhensible que l’administration annonça la nomination de Charles Dutoit au poste de directeur artistique de l’OSM, à la suite de Wilfrid Pelletier, Désiré Defauw, Otto Klemperer, Igor Markevitch, Zubin Mehta, Franz-Paul Decker et Rafael Frühbeck de Burgos.Charles Dutoit est depuis devenu une personnalité fort en vue de la vie montréalaise.Il a multiplié les contacts avec tous les secteurs de l’activité locale et il n’est pas rare de le retrouver à des manifestations plutôt marginales mais qui ont TOUT NOUVEAU ET SENSATIONNEL! 13 au 16 MARS (Dimanche Inclus) Jeudi et vendredi, 2:30 et 8 00 p m Samedi.10:00 a m.2:30 et 8:00 p m.Dimanche.1:30 et 5:30 p.m.TOUS LES SIÈGES SONT RÉSERVÉS $3.00 $5.50 $7.50 Au Forum et à tous les comptoirs TRS FORUM * FORUM * FORUM théâtre r™* du rideau vert direction: yvetie brind'amour mercedes palomino Réservations de 12h à 19h Métro Laurier, sortie Gillord Tel.844 1793 Mardi à samedi 20 h Dimanche: 19 h BÜTLEY^ adaptation française de Matthieu Galey G mise en scène Yvette Brind’Amour, Raymond Cloutier Gilbert Sicotte Lise Thouin Donald Pilon Jacqueline Laurent Sophie Faucher François Trottier décor costumes éclairages Marcel Dauphinais François Barbeau Claude-André Roy Soliste : YEHUDI MENUHIN, violon | " LE S QUATRE SAISONS77! Choeur Sl-Laurent Dir.IWAN EDWARDS Dimanche soir, 30 mars 1980, 20h30 SALLE WILFRID PELLETIER Sous le patronage de CONSOLIDATED BATHURST BILLETS : Si6— SI 2 — S10 — S8 en vente : Place des Arts ORCHESTRE DE CHAMBRE McGILL Chef d'orchestre : ALEXANDER BROTT CONCERT VIVALDI Cours autodidactique de français écrit Écrire sans faute Lettres, rapports, procès-verbaux, mémos, notes Sans aller à l’Université L’Université vient à vous par courrier Sans perdre de temps Le café est un cours individualisé et informatisé (aucun diplôme n’est requis pour l’inscription) Date limite d’inscription * 20 avril 1980 Téléphoner à: (514) 343-7393 ou envoyer le coupon-réponse à: Université de Montréal Café C.P.6211, succursale A Montréal, (Québec) H3C 3Y9 Je désire recevoir les renseignements et le formulaire d'inscription.Nom/prénom Adresse D-8-3-80 f : CONCERT GALA 40e ANNIVERSAIRE ORCHESTRE DE CHAMBRE McGILL Chef d'orchestre : ALEXANDER BROTT Soliste : JEAN-PIERRE RAMPAL, flûte » LES COnCERTS GUSTAV LEONHARDT CLAVECINISTE C.B.BALBASTRE D.SCARLATTI J.S.BACH SALLE CLAUDE CHAMPAGNE 220, AVENUE VINCENT D’INDY, OUTREMONT Autobus 51 HANDEL - BACH - BARTOK - BENDA Lundi soir, 17 mars 1980, 20 h 30 SALLE WILFRID PELLETIER CONCERT COMMUNAUTAIRE TRAVELERS BILLETS: $16 - $12 — $10 - $8 en vente : Place des Arts BILLETS $10.00 (non numérotés) en vente é le LE 24 AVRIL 1980 Librairie Hugo é 20h30 Cenlrv eomnwrclal WIMsnon 2735, Van Homa, Montréal, Qué.Réservations: 739-9251, 739-0512 réussi à susciter sa curiosité.Il faut admettre que bien peu de directeurs artistiques de l’OSM ont ainsi agi avant lui.Il a ainsi amorcé des collaborations fructueuses entre des maisons d’éducation supérieure comme le Conservatoire ainsi que des institutions comme la Société de musique contemporaine du Québec et l’Orchestre des jeunes du Québec.C’est avec une fierté bien légitime que Dutoit a présenté lundi des détails de la saison 1980-81 de l’OSM, une saison bien dans la tradition de l’OSM avec de nombreux solistes invités, une programmation riche et substantielle, comportant des oeuvres de compositeurs canadiens en plus du répertoire international.Les concerts du soir comprendront comme à l’habitude trois séries principales, les Grands Concerts, les Concerts Gala et les Concerts du Maurier.Habituellement au nombre de 14, les Grands Concerts seront réduits à 12 afin de permettre la participation de l’OSM aux productions de l’Opéra de Montréal qui doivent débuter en octobre.Dutoit dirigera six des 12 concerts et des invités se partageront l’autre moitié, a savoir Walter Weller, James Conlon, Jesus Lopez-Cobos, Sylvain Cambreling, Stanislaw Sltfo-waczewski et Zubin Mehta/’ Les programmes comprennent 13 symphonies du grand répertoire, notamment de Schubert, Brahms, Tchaikovsky, Mahler, Dvorak, Honegger, Schumann, Bruckner et Stravinsky dont on entendra our la première fois ici la ymphonie de Psaumes.La série se terminera par la Symphonie no 9 de Beethoven.Les solistes seront nombreux à cette série, notamment les violonistes Gidon Kremier, ex-lauréat du Concours international de Montréal, et Itzhak Perlman, les pianistes Peter Serkin, Stephen Bishop-Kovacevivh, Claudio Arrau, Jean-Philippe Collard et Ken Noda ainsi que les violoncellistes Lynn Harrell et Yo-Yo Ma.Lé soprano wagnérien Ute Winzing, révélation des dernières années, fera ses débuts à Montréal au cours de cette série.Les Concerts Gala sont de nouveau consacrés à des compositeurs distinctifs selon la formule adoptée cette saison.Berlioz ouvre la série avec la symphonie dramatique Roméo et Juliette que Dutoit dirigera pour la première fois à Montreal.Viendront ensuite Tchaikovsky avec le chef d’ orchestre Kyril Kondrachine, Bartok avec Dutoit, Strauss avec Franz-Paul Decker, Mozart avec Carlo Zecchi, Prokofieff avec Dutoit, Schumann avec Kurt San-derling et Mahler avec Dutoit, qui fera alors entendre pour la première fois la Symphonie no.9.Les solistes sont egalement nombreux à cette sérié, notamment le soprano Delia Wallis, le ténor Mark Dubois et le baryton Allan Monk, le mezzo-soprano Florence Qui-var, le baryton Aage Haugland, les pianistes Armas Maiste et Louis-Philippe Pelletier, le percussionniste Louis Charbonneau, le corniste Barry Tuckwell, le pianiste Radu Lupu, le violoniste Peter Zazofsky et la pianiste Bella Davidovich.Les Concerts du Maurier, selon la fromule mise à l’essai cette saison et dont le succès s’est avéré concluant reprendront la formule des programmes thématiques.C’est ainsi que l’on entendra successivement une Soirée française (Uri Mayer et Ida Haendel), une Soirée russe (Myung-Wung Chung et Ruggiero Ricci), une Soirée espagnole (Dutoit et Joaquin Achucarro), une Soirée viennoise (Decker, Elizabeth Hynes et John van Kesteren), un Hommage à Arthur Fiedler (Morton Gould et Nelson Frei-re) et une Série Galway (Dutoit et James Galway).Dutoit a voulu souligner le 100e anniversaire de la mort de Bêla Bartok, le grand compositeur hongrois, en incluant au programme les trois concertos pour piano, le Concert no 2 pour violon, le concerto pour deux pianos et percussion ainsi que l’opéra en un acte, Le Château de Barbe-Bleue.Un compositeur de renommée mondiale sera de nouveau l’invité de l’OSM conjointement avec la Société de musique contemporaine du Québec.Il s’agit de Gyorgy Ligeti, qui sera l’invité extraordinaire aux concerts des 27 et 28 janvier alors que Dutoit dirigera deux de ses oeuvres, Lontano et Melodien.Des oeuvres de six compositeurs canadiens seront jouées au cours de la saison 1980-81.Dès le premier des Grands concerts en octobre, Dutoit dirigera en création Orion de Claude Vivier, une commande l’OSM.Suivront des oeuvres d’Oskar Morawetz, Pierre Mercure, Norma Beecroft, Lothar Klein, Harry Somers et Alexander Brott, dont Charles Dutoit a voulu souligner le 65ième anniversaire de naissance en dirigeant son Circle, Triangle, Four Squares.Une nouvelle importante annoncée par Dutoit est la conclusion imminente d’un important contrat d’enre- §istrement phonographique e l’OSM sous sa direction avec la firme Decca de Londres.Dutoit considère cette étape comme primordiale dans la reconnaissance internationale de l’OSM.Le contrat envisagé serait de trois ans et comprendrait 10 microsillons dont la distribution mondiale serait assurée.Le répertoire n’a pas été décidé de façon définitive mais Dutoit prévoit notamment le ballet Daphnis et Chloé de Ra- Au cinéma Parallèle M.Le Grice et Robert Breer ROBERT Breer représente la première vague de cinéastes expérimentaux en Amérique, puisqu’il commence à filmer en 1952 et qu’en 1953 sortent les premiers films de Jonas Mekas et de Stan Brakhage.Breer possède un style graphique dérivé de sa pratique picturale et de son attachement avoué au néo-plasticisme, ce qui amènera le critique P.A.Sitney à la qualifier de «formaliste à l’extrême».Ses films, dont le cinéma Parallèle nous offre du 10 au 16 mars une sélection échelonnée sur vingt années de production, sont en effet un défilé de formes géométriques, de figures dessinées, de jets de couleurs ainsi que de fragments de papier imprimé, à un point tel que l’on a comparé son film Gulls and Buoys (1973, 8min) à Ryth-mus 21 de Hans Richter (1921).Cependant, chez Breer (Recreation, 1956, 2min) s’instaure une recherche sur la perception visuelle refusant, en tant que peintre, tout mouvement à son sujet, il a choisi de composer sa pellicule de vingt-quatre images différentes par seconde.Il avait découvert (Blazes, 1961, 3min) que deux images différentes juxtaposées se fondent en une seule et plus encore: que la vitesse et finalement 1 hétérogénéité des images qui se chevauchent dans notre vision sapent les bases psychologiques sur lesquelles notre perception s’appuie pour définir les objets qui lui sont ainsi présentes dans un certain espace.Le style des formes de Rubber Cernent (1976,10min) accentue la technique rotoscopique (inventée par Emile Cohi) de Gulls and Buoys où les dessins semblent s’interpénétrer comme de véritables de Kooning animés, en alternance avec des formes géométriques pures.Le son reste dépendant de l’image Breer évite toute structure temporelle fixe, et les nombreux changements, imprévisibles, déroutent.A l’inverse de Breer, le britannique Malcolm le Grice dont les oeuvres nous seront alors également présentées, pourrait se classer dans la seconde génération, dite structuraliste le Grice a toujours régi systématiquement la durée de ses séquences, allant jusqu’à des intervalles calculés selon les changements de couleur.Berlin Horse (1970, 9min) est le produit du refilmage d’un film sur un écran, afin d’utiliser lors du tirage une superposition permutable et des changements de couleur d’après lesquels Brian Eno composera une musique électronique.Avec After Lumière, l'Arroseur Arrosé (1974, 17min) le Grice aboutit à un questionnement sur les modes du récit.H filme quatre fois la même histoire jouée différemment, et ce n’est pas par hasard que l’une des protagonistes joue la première des Gnossiennes d'Erik Satie.«Je recherche le sens de la séquence dans la construction signifiante d’un concept tel quel, le film empiète sur le cinéma narratif mais d’une certaine façon, il en traite la problématique, et non la transparence» nous dira le Grice.Time and Motion Study (1976, 16min) et la série des Durations amorceront une oeuvre plus aride dans son interrogation sur le temps.vel au complet avec les choeurs, ainsi que des oeuvres de Manuel de Falla et la Symphonie espagnole de Lalo avec Kyung-Wang Chung comme violoniste soliste Ces enregistrements seraient réalisés à Montréal même à compter du mois d’août prochain.Dans sa présentation de la saison 1980-81, Charles Dutoit, avec un style d’une admirable clarté, comparable à ses exé- cutions orchestrales, a réitéré le grand intérêt qu’il porte à l’OSM.Il souhaite le voir accéder bientôt au rang des grandes formations internationales.Ses efforts dans ce sens ont déjà donné des résultats concrets et son appel à la population et aux pouvoirs publics d’accorder à l’OSM un appui soutenu et accru était vibrant de conviction et de sincérité.Il est à espérer qu'il sera entendu.Ce soir 17h00 et 21h00 4e Roger Vltrac Mtee en seine de Jean-Luc Bnstlen Décors de Guy Neveu Costume* de François Barbeau Éclairages de Claude-André Roy Avec Marc Bétand Josée LaBossiére Anne Caron Sophie Clément Michel Dumont Loulsette Dusaault tnm Réservations:861-0563 1^1 I I I I Prix réduits groupes Âge d Or Etudiants Place des Arts fol 84ouest, Ste-Catherine St-Laurent A.™ La Régie de la Place des Arts présente Les concerts (Srenillüarnirr Pittsburgh Symphony Orchestra André Chel d’orchestre: Previn Horacio Gutiérrer Soliste pianiste Symphonie no 101 en ré majeur 'L’Horloge" J Haydn Programme Concerto no 3 en do majeur S.Prokofiev Symphonie no 1 en fa majeur, opus 10 O Chostakovitch Le samedi 8 mars 1980 20h30 acceptée Billets: $15, $12.50, $10.$6 SALLE Gui< huts du lundi, .tu WILFRID-PELLETIER PLACE DES ARTS - réservations téléphoniques Montréal (Québec) H2X IZ9 Renseignements: 842-2112 UNIVERSITE CONCORDIA SOLISTES CONCORDIA (Le dernier d une série de trois concerts) Hélène Gagné, violoncelliste Sherman Friedland, clarinettiste Dale Bartlett, pianiste Au programme: C.P.E.BACH Six Sonates J.N.HUMMEL Trio, opus 22 J.BRAHMS Trio.Opus 114 LE JEUDI 13 MARS.1980 à 20h30 Chapelle Loyola 7141 ouest, rue Sherbrooke ENTREE LIBRE I t 24 B Le Devoir, samedi 8 mars 1980 CULTURE ET SOCIÉTÉ «Maria Braun» et «Nosferatu» «Nosferatu le Vampire» _ x Deux films allemands exceptionnels et en version originale par Francine Laurendeau LES problèmes du cinéma ouest-allemand ne sont pas sans ressembler aux nôtres et il est à prévoir que seulement un petit nombre des excellents films germaniques présentés cette année dans le cadre du Festival de Berlin réussiront à franchir le mur de la distribution internationale Et si nous en voyons quelques-uns, ce sera, au mieux, à la faveur d’une semaine de cinéma allemand à la Cinémathèque ou ailleurs, à toute vitesse et trop à la fois.Il est donc particulièrement important de souligner que deux films allemands d’une qualité exceptionnelle sont projetés ces jours-ci à Montréal, en version originale, dans le circuit «normal» des salles.Je veux parler de Die Ehe der Maria Braun (Le Mariage de Maria Braun), de Rainer Werner Fassbinder, et du Nosferatu de Werner Herzog.Paradoxa- lement, c’est grâce aux «majors américains que nous pouvons voir ces deux produits de ce nouveau cinéma allemand dont le moins qu’on puisse dire est qu’il ne verse pas dans la facilité.Comme le relate Florian Hopf, rédacteur en chef de la revue allemande Filmreport, les grandes compagnies américaines s’intéressent au nouveau cinéma allemand depuis que le film L’Honneur perdu de Katharina Blum, de Volker Schlôndorff, a rapporté près de trois millions de marks et remporté un succès jusqu’alors tenu pour impossible pour ce type de cinéma.Elles se sont donc assurées du Nosferatu, du Mariage de Maria Braun et du Tambour, les trois films les plus intéressants sur le plan commercial de la dernière saison.Si nous attendons toujours la sortie montréalaise du Tambour, de Volker Schlôndorff, projeté en septembre dernier au Festival des Films du Monde, ceux qui ont souffert ou boycotté la version doublée du Mariage de Maria Braun, au cinéma Champlain, seront soulagés d’apprendre que la version originale allemande est à l’affiche Place Ville-Marie.Ce film superbe se méritait deux Ours d argent au Festival de Berlin, il y a un an.L’un était décerné à l’équipe technique, l’autre à l’inteiprète du personnage principal.Le jeu d’Hanna Schygulla est effectivement remarquable dans ce rôle qui relève autant du théâtre que du cinéma.Maria épouse Hermann Braun dont elle est immédiatement séparée par ja guerre.Elle passera dix ans à l’attendre et â préparer son retour.Maria Braun est belle, courageuse, intelligente, et son ingéniosité sans borne peut se résumer dans la façon dont elle va se procurer 66 Une REMARQUABLE PRODUCTION QUÉBÉCOISE qu’on se doit de voir.JJ — Franco Nuovo, Journal de Montréal 66 Une pièce de cinéma comme il ne nous est pas donné souvent de voir.Le cinéma québécois livre enfin la marchandise qu’il nous promet depuis 20 ans.JJ — Luc Perreault, La Presse 66 UN GRAND FILM QUÉBÉCOIS, SINON LE PLUS GRAND.99 — Nathalie Petrowski, Le Devoir 66 Des dialogues comme on n’en a jamais entendu au cinéma québécois.Mankie-wicz figure parmi les cinéastes les plus doués du Québec.99 — Richard Gay, Le Devoir 66 AH, QUEL BEAU FILM! Émouvant, attachant, captivant, envoûtant du début à la fin! JJ — Manon Péclet, Dimanche Matin W*.U LES FILMS MUTUELS PRÉSENTENT tw un film de ' ’ scenario et diabques de FRANCIS MANKIEWICZ REJEAN DUCHARME images de: .MICHEL BRAULT ['MARIE TIFÔ] CHARLOTTE LAURIER [ GERMAIN HOUDE [ ROGf R LLBEL ¦ LOUISE MARLEAU • GILBERT SICOTTE • ; "'itlurtiorT
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