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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-06-21, Collections de BAnQ.

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?FONDÉ EN 1 9 I O ?i, x x XVII T V Q / T o r » ii I o I $ No 1 1 5 S S c I.E V E N I) R K DI 2 1 .1 H I N I » !» 6 M 0 N I' K E A I.PERSPECTIVES Jeux d’ombres au Kremlin Les événements des deux derniers jours au Kremlin — alors que trois membres de l’entourage de Boris Eltsine, représentants de la tendance dite «dure», ont été limogés après qu’on eut crié à une tentative de putsch — illustrent la nouvelle synthèse qui s’opère au sommet du pouvoir russe entre les tendances qui s’y affrontent.Autres informations en page A 5.LE MONDE Washington dit non à Boutros-Ghali PAGE A 5 POLITIQUE Les péquistes montréalais conspuent le projet Marois PAGE A 4 VISAS Les enfants du voyage PAGE B 4 Une conférence constitutionnelle déguisée, déplore Bouchard «Le Québec ne sera pas isolé», promet Frank McKenna Il y a d’abord, bien sûr, la rivalité fondamentale entre le pouvoir du président Eltsine et les communistes de Guennadi Ziouganov.Elle oppose les tenants de l’ordre ancien, alliance informelle de l’ex-nomenklatura et des victimes économiques du nouveau système, au nouvel establishment politique.Ce affrontement est dur, brutal et ne porte pas au compromis.Mais à l’intérieur même du pouvoir, derrière les portes closes du Kremlin, les rivalités ne sont pas moins féroces.On l’a constaté ces derniers jours, alors que s’est déroulé un épisode crucial de la lutte entre «durs» et soi-disant «démocrates», entre ceux qui tiennent au pouvoir pour le pouvoir, pour qui l’argument démocratique est pure rhétorique, et ceux qui croient sincèrement aux réformes économiques, au suffrage universel et aux libertés.Résumons les étapes de ce drame en quatre actes, qui a changé fondamentalement la situation en Russie: Acte I — Le général Alexandre Lebed obtient un résultat remarquable (15 %) au premier tour des élections présidentielles.Tractations, puis récompense immédiate: Lebed est nommé président du Conseil de sécurité, et numéro deux virtuel du pouvoir.C’est la consécration de l’ex-adver-saire et une tentative de le récupérer, à la veille du second tour qui s’annonce difficile pour Eltsine.Acte II — Le ministre de la Défense Pavel Gratchev est destitué.Ce faisant, Lebed affirme sa détermination de «faire le ménage» parmi les durs, de moraliser l’armée et d’y installer une tendance plus conciliante, notamment sur la Tchétchénie.Acte III — Contre-attaque du général Alexandre Kor-jakov, le chef de la garde présidentielle, qui accuse de vol (les boîtes «pleines de billets» qui sortaient prétendument du Kremlin) deux proches d’Eltsine, puis les fait appréhender.C’est la réaction désespérée des «durs» qui tentent de conserver leurs positions.Mais ils signent ainsi leur arrêt de mort politique.Acte IV — Limogeage de Korjakov ainsi que de Bar-soukov et de Soskovets (respectivement chef de l’ex-KGB et numéro deux du gouvernement).C’est la confirmation de l’alliance Eltsine-Lebed, du choix fait par le président d’un camp contre l’autre parmi sa cour, ainsi qu’un affaiblissement décisif des «durs».Qui est ce Korjakov, dont les Le «mystère frasques faisaient jaser le tout-Mos-cou?Fidèle des jours difficiles, com-Lebed» est pagnon de tennis et de beuverie de Boris, il s’est rapidement transformé, désormais en sa qualité de responsable de la garde présidentielle, en véritable «patron au cœur des mafieux» des couloirs du Kremlin., , ^ Outrepassant ses fonctions de boun- speculations cer en chef, il s’affirme partisan de la François Brousse a il sur le pouvoir en Russie ligne dure en Tchétchénie et du report des élections si celles-ci ne garantissent pas à 100 % la victoire.Ce genre d’approche a fait grincer des dents tout ce que le Kremlin comptait de libéraux authentiques: les Yavlinski, Gaidar, Tchoubaïs, pour la plupart évincés au fil des ans.La sanglante répression d’octobre 1993 contre les députés rebelles, le ralentissement de la réforme économique, le déclenchement de la guerre en Tchétchénie fin 1994, tout ces événements ont fini par faire oublier le «premier» Boris Eltsine, le libéral élu par le suffrage universel en juin 1991.L’élection en cours, qu’Eltsine paraît assez bien placé pour remporter lors du deuxième tour qui aura lieu — c’est officiel depuis hier — le 3 juillet, présentait à l’incertaine démocratie russe un défi redoutable.Allait-on accepter de passer le test jusqu’au bout, jusqu’à l’éventualité de la défaite électorale?L’irruption à l’avant-scè-ne d’Alexandre Lebed, le général à la retraite de 46 ans au visage de boxeur, dont la troisième place au premier tour et la promotion éclair ont fait, du jour au lendemain, l’un des hommes les plus puissants du pays et l’héritier implicite d’Eltsine, répond partiellement à cette question.Elle illustre la «nouvelle synthèse» qui se dessine au sommet du pouvoir.Qui est le vrai Lebed?Le général décoré pour ses exploits en Moldavie, l’homme modeste sincèrement révolté par la dégradation morale de la société?Celui qui veut certes rétablir «la loi et l’ordre» mais tout en respectant les libertés, en poursuivant les réformes et en laissant — comme il l’a déclaré publiquement — partir les Tchétchènes qui veulent l’indépendance?Le leader ferme et courageux, qui fait acte de salubrité en congédiant les «mafieux en chef» du Kremlin?Ou bien, au contraire, s’agit-il d’un assoiffé de pouvoir qui cache bien son jeu, dont l’intransigeance et le puritanisme évoqueraient davantage Pinochet saupoudré de Savonarole que Jaruzelski gagné par la grâce démocratique?D’un complice de Boris Eltsine, qui aurait orchestré ce dernier épisode à la seule fin de renforcer le pouvoir?D’un réaliste froid dont la brillante troisième place, dimanche dernier, constitue un magnifique tremplin pour la conquête future du poste suprême?En tout cas, le «mystère Lebed» est désormais au cœur des spéculations sur l’avenir de la Russie.INDEX Agenda.B7 Axis publics.-46 Classées.B6 Culture.B9 Économie.A6 Éditorial.-A8 Le monde.A5 Mots croisés.B6 Les sports.B6 METEO Montréal Nuageux.Risque d’averses et dorages.Max: 24 Québec Nuageux.Risque d’averses et d'orages.Venteux.Max: 19 Détails en A4 MICHEL VENNE JEAN DION LE DEVOIR Ottawa — I,a rencontre fédérale-pro-vinciale des premiers ministres que le Canada tout entier veut à saveur économique a suscité une première brouille avant même son ouverture, hier, lorsque Lucien Bouchard a exprimé publiquement son impression de participer à une conférence constitutionnelle déguisée.Lui qui est venu à Ottawa, a-t-il déclaré, pour «faire valoir [les] intérêts écono- miques et financiers» du Québec, a déploré quelques heures avant un premier dîner de travail que son homologue fédéral Jean Chrétien «s’enfonce dans des discussions constitutionnelles» à mesure qu’«on approche de la réunion elle-même».M.Bouchard a tenu ces propos au moment où les autres leaders provinciaux faisaient leur arrivée pour une rencontre initiale, informelle, à dix.Ceux-ci ont toutefois réitéré que la Constitution n’entrait pas dans leurs priorités et ont préféré mettre l’accent sur les questions économiques et sociales, autour desquelles se dessinent par ailleurs d’autres pommes de discorde.A l’appui de ses dires, le premier ministre québécois a souligné que le rapport d’étape sur «le renouvellement de la fédération canadienne» rendu public hier par Ottawa aborde la question de la reconnaissance de la société distincte.Il n’a pas manqué d’en déduire que c’est «la Constitution, surtout», qui forme le cadre principal de la conférence, cela bien que le fédéral ait répliqué que le sujet n’avait pas pour autant été mis à l’ordre du jour.«Ce qu’on voit, c’est d’abord qu’il y a une discussion formelle sur la formule d’amendement.On nous a annoncé de façon officielle par le document [fédéral] qu’on allait aborder également, formellement, la société distincte.Et en plus, il y a toute une série de tentatives du gouvernement [fédéral] d’empiéter davantage sur les [compétences] du Québec», a-t-il relaté, faisant allusion à la redistribution de certains pouvoirs proposée par M.Chrétien dans le discours du Trône de février dernier.VOIR PAGE A 10: BOUCHARD Enseignement secondaire Le marché Bonsecours renaît La moitié des profs d’histoire ont une formation insuffisante PAUL CAUCHON LE DEVOIR enseignement de l’histoire au Qué-t bec a besoin d’un très sérieux coup de barre: les programmes n’ont pas été révisés depuis 20 ans et il faudrait presque doubler le nombre d’heures d’enseignement pour réaliser l’objectif d’enseigner l’histoire à chaque année du primaire et du secondaire.Quant à la formation des maîtres, elle est à revoir: la moitié des professeurs qui enseignent l’histoire au secondaire n’ont même pas de formation universitaire dans le domaine.En rendant public son rapport hier, intitulé Se souvenir et devenir, le Groupe de travail sur l’enseignement de l’histoire propose un coup de barre radical.Ce groupe avait été mis sur pied par l’ex-ministre Jean Garon en octobre 1995 et regroupait douze professeurs et spécialistes de l’histoire, sous la présidence de l’historien Jacques Lacourcière.Les membres du groupe de travail ont identifié trois principaux problèmes qui caractérisent l’enseignement de l’histoire au Québec: la mise à jour des programmes, le temps alloué à l’histoire dans la scolarité et la qualification des enseignants.D’emblée, on constate que la société a changé depuis 20 ans mais que l’enseignement de l’histoire n’a pas suivi.C’est pourquoi on recommande notamment que les programmes fassent une «place équitable» aux communautés au- VOIR PAGE A 10: HISTOIRE PHOTO JACQUES GRENIER —-Wr- I m ijL s Il l:f mm MICHELINE BIGRAS, la fraise fendue d’un accueillant sourire, offrait fièrement sa délicieuse production hier, au marché Bonsecours.Ce qui fit le premier marché couvert de Montréal retourne à sa vocation originale après 33 ans.On profitera de l’été pour laisser plusieurs étals dehors, face au Vieux-Port.Nos informations en page A 3.Libérations conditionnelles Le Bloc fait trébucher Allan Rock L’adoption du projet de loi sur la révision judiciaire est reportée à l’automne JEAN PICHETTE LE DEVOIR Les opposants au projet de loi C-45, qui vise à restreindre le recours à la procédure de révision judiciaire permettant à un détenu condamné à perpétuité de faire une demande de libération conditionnelle après avoir purgé 15 ans de sa peine, auront tout l’été pour faire entendre leur point de vue.Contre toute attente, l’adoption du projet déposé la semaine dernière a en effet été bloquée par le Bloc québécois, dont la position officielle ne semble toutefois pas faire l’unanimité au sein du caucus.Au terme de deux jours d’audiences, le comité parlementaire chargé d’étudier le projet de loi a déposé son rapport, mercredi, mais la prise en considération de celui-ci par les députés de la Chambre des communes n’a pas été possible, hier, le Bloc québécois s’y étant opposé.Moins de 48 heures s’étant écoulées depuis le dépôt du rapport, l’unanimité était requise pour que le projet de loi puisse être voté en troisième lecture.La session parle- VOIR PAGE A 10: BLOC Allan Rock Louve d’or du dernier Festival Chamberlan, En avoir ou pas sort en salle aujourd’hui Elle a les yeux pour le dire La cinéaste Laetitia Masson est sensible comme son film: «Lautoprotection est un des plus grands pièges contemporains» PHOTO JACQUES GRENIER Laetitia Masson: «Mes personnages ont fait leur deuil des grands idéaux.Ils manquent de talent, mais non de sensibilité, et ne sont pas moins intéressants pour autant» ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Elle est toute délicate et frêle, manifestement aussi sensible que son film Et: avoir ou pas, porté par cette caméra d’intimité où il ne se passe rien ou presque: une ouvrière en rupture de famille abandonnant son port de mer natal pour atterrir à Lyon et rencontrer un garçon beau et effrayé.Simple boy meets girl en somme, mais avec un doigté, un regard.Elle est toute jeune (29 ans), et ce premier long métrage, après avoir valu à son interprète Sandrine Kiberlain le César du meilleur espoir féminin, récoltait la Louve d’or au dernier Festival du nouveau cinéma de Montréal.Son nom: Laetitia Masson.Un nom à retenir qui, de toute évidence, rebondira dans le paysage cinématographique français.En attendant, le film parle pour elle et sort en salle aujourd’hui.Rares sont les jeunes cinéastes pour qui tourner constitue un acte politique, avec lutte des classes en bandoulière et Internationale en sour- dine.Non militante, mais avec des yeux pour voir, elle s’affiche «pour la subversion et contre l’humiliation».En entrevue, plutôt que de vous parler du droit au «je» et de ses «bibittes» personnelles, elle vous lance: «Il faut essayer de décrire les injustices.» Laetitia Masson ne se reconnaît guère dans les discours politiques d’aujourd’hui.Elle les trouve diffus, constate que les gens ne savent plus contre quoi se révolter.Alors elle regarde autour d’elle, pointe le chômage.la solitude, trouve que le cinéma français a beaucoup parlé de la bourgeoisie et que le manque d’emplois est devenu un fait abstrait «La bourgeoisie a eu son lot de défenseurs.» Laetitia a fait un saut à Montréal à l’heure du rendez-vous Chamberlan, pas encore blasée des palabres autour de son film, contente d’en parier même.Elle me dit avoir voulu brosser le portrait de gens ordinaires, ni héroïques ni prédestinés, au contraire alourdis par une situation sodoéco- VOIR PAGE A 10: YEUX I- K I) K V OIK.I, K y K N 0 II RDI 21 JUIN I il !» « A 2 PHOTO AP y Hl L’astronaute canadien Bob Thirsk participera à une expérience scientifique sur la rotation du torse conçue par le professeur Douglas Watt, de l’Université McGill, qui vise à déterminer ce qui cause le mal de l’espace.La mission scientifique de Columbia Les expériences visent à mieux préparer l’homme à la vie dans l’espace JOCELYN COULON LE DEVOIR La navette spatiale Columbia s’est envolée dans l’espace hier pour une mission scientifique de 17 jours, la plus longue jamais entreprise par les navettes américaines.Sept astronautes sont à bord du vaisseau, dont le Canadien Bob Thirsk et le Français Jean-Jacques Favier.Essentiellement scientifique, cette mission comportera une quarantaine d’expériences sur la physiologie et sur l’intérêt de la microgravité en technologie.Elles seront menées par les astronautes dans le Spacelab européen, placé dans la soute de Columbia.Durant cette mission, Bob Thirsk participera à une expérience scientifique sur la rotation du torse conçue par le professeur Douglas Watt, de l’Université McGill, qui vise à déterminer ce qui cause le mal de l’espace.En 35 ans d’exploration spatiale, plus de la moitié des 600 personnes envoyées en mission se sont plaintes du mal de l’espace, qui s’apparente au mal de mer, le problème le plus difficile à surmonter pour les astronautes.Lors de la mission, les astronautes porteront un moniteur lorsqu’ils effectueront certaines tâches.Ce moniteur notera où se pointeront les yeux et la tête de ceux-ci à chacun de leurs mouvements.Les données des mouvements des yeux et de la tête seront comparées aux mouvements de leur corps.Cette expérience permettra de mieux comprendre le mal de l’espace et la désorientation en orbite.On espère pouvoir réduire les symptômes qui se manifestent souvent dès les premières heures d’une mission en faisant suivre aux astronautes un entraînement spécial avant le départ.Elle permettra aussi de mieux comprendre le «mal des transports» sur terre, ou cinétose, qui continue d’indisposer les adolescents et les femmes enceintes.Les scientifiques espèrent trouver un remède contre le «mal des transports».M.Thirsk travaille présentement à titre de codirecteur d’une équipe internationale de chercheurs étudiant l’effet de la microgravité sur le système circulatoire des astronautes.Il a mis au point une combinaison expérimentale antigravité qui peut aider les astronautes à se réadapter à l’environnement terrestre.Les expérimentations sur la physiologie humaine ont débuté mercredi pour Favier, Thirsk et deux autres astronautes, avec une biopsie dans les mollets.Ils devront subir le même prélèvement après leur retour sur Terre le 6 ou le 7 juillet pour mesurer comment l’apesanteur modifie les tissus des muscles.Ensuite, pendant les 16 ou 17 jours que doit durer la mission, ils seront bardés de capteurs qui permettront d’examiner l’influence de cette apesanteur sur leur physiologie: perte de matière osseuse, adaptation et performances musculaires, dépenses en énergie, fonction pulmonaire.Sommeil Les données recueillies permettront de mieux préparer l’homme à la vie dans l’espace, notamment dans la perspective des longs séjours de chercheurs sur la future station spatiale internationale.Dans cette optique, et pour étudier l’influence de l’apesanteur sur les cycles biologiques, le sommeil des sept astronautes de Columbia fait l’objet de soins tout particuliers.Les six hommes et une femme se coucheront d’abord au même moment, au lieu de se relayer 24 heures sur 24.Et Columbia sera placée à 278 kilomètres d’altitude sur une orbite inclinée de 39 degrés par rapport à l’Equateur, ce qui leur permettra de respecter exactement le rythme de sommeil et de veille qu’ils ont normalement sur Terre.La navette emmènera par ailleurs une douzaine de rats pour étudier les causes de perte de matière osseuse pendant les vols, et des embryons de poisson pour déterminer les effets de l’apesanteur sur les débuts du développement de la vie.Ijcs autres expérimentations porteront sur l’influence de la microgravité dans les sciences des matériaux, la mécanique des fluides et la biotechnologie, un domaine qui trouve son application notamment dans l’industrie pharmaceutique.Les astronautes seront ainsi amenés en apesanteur à former des cristaux de protéines plus importants que ceux pouvant être produits sur Terre.Examinés par des chercheurs européens après le retour de la navette, ils permettront d’étudier la structure moléculaire de ces substances et la façon dont elles se comportent, permettant à tenue la mise au point des médicaments de l’avenir.Le Français Jean-Jacques Favier, physicien et ingénieur métallurgiste, sera enfin tout particulièrement chargé des expériences portant sur les sciences des matériaux et la méca-' nique des fluides.Un fourneau lui permettra notamment de conduire’ des expériences en métallurgie, avec la production d’alliages ou la modification d’un état de la matière à un autre.Avec l’AFP avis de demandes relatives à un permis oy à une licence Régie des alcools, des courses et des jeux Toute personne, société ou groupement de personnes visé à l’article 60 du Code de procédure civile (L.R.Q., c.C-25) peut, dans les quinze jours de la publication du présent avis, s’opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné, en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s’il y a eu opposition, dans les trente jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou cette intervention doit être accompagnée d’une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, Bureau 9.200, Montréal (Québec) H2Y1B6 Nom et adresse du requérant Nature de Endroit la demande d’exploitation LITWIN 2 Bars dont 1 3435, boul.903Ç-6857 1 Bar avec 6004, Boul.BOYADJIAN, sur terrasse St-Laurent QUÉBEC INC.spectacles des SYNDIC 1 Restaurant Montréal Bar Grandes Restaurant La pour vendre 6004, Boul.des Prairies - Luna Grandes Prairies Saint- - 3435.boul.St- Saint-Léonard Léonard .Laurent Montréal Dossier: 901-108 ' 'Dossier: 191-395 9023-9831 Permis 318, rue QUÉBEC INC.additionnel Ontario Est 9029-8258 1 Restaurant 2077, Quartier Latin 1 Bar sur Montréal •QUÉBEC INC.pour vendre Victoria 318.rue Ontario terrasse Chez Zabby Saint- Est Restaurant Lambert Montréal • 2077, Victoria .Saint-Lambert Dossier: 960-716 Dossier: 198-820 3085-2070 1 Bar sur 12065, boul.QUÉBEC INC.terrasse Laurentien Permis additionnel 1 Bar 130927 CANADA INC.Restaurant Nouvelle Victoire Enr.5117, St-Denis ¦Montréal Dossier: 220-137 TES CANTINES Permis DU QUÉBEC INC.additionnel Bar Le Roulier 1 Bar 6843 & 6845 Jarry Est 'Saint-Léonard Dossier: 226-159 9023-1143 QUÉBEC INC.La Pineta €460, Jean-Talon Est *St-Léonard Dossier: 230-722 9021-9569 QUÉBEC INC.Restaurant La Porte de St-Laurent 817, Des Lauriers Saint-Laurent Dossier: 244-368 2968- 9031 QUÉBEC INC.Bar Morin 2656.Masson Montréal Dossier: 247-650 JESCO PHOTOS INC.Chez Pauzé 1657, Rue Ste-Catherine Ouest Montréal Dossier: 268-110 2969- 0336 QUÉBEC INC.Casse Croûte Aurora 1996 Enr.2519, Springland Montréal Dossier: 274-936 2645-0718 QUÉBEC INC.Restaurant Rio 719.boul.Décarie Saint-Laurent Dossier: 281-840 CIOBANU GRAUR Restaurant Rapsodia 5131.Boul.Décarie Montréal Dossier 357-764 RESTAURANT APRÈS LE JOUR INC Restaurant Après le Jour Inc.901.Rachel Est Montréal Dossier 374-918 Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse (suite à une cession) Permis additionnel 1 Bar 5117, St- Denis Montréal 6843 & 6845 Jarry Est Saint-Léonard 6460,Jean-Talon Est St-Léonard 9019-4458 QUEBEC INC.Restaurant Café Nostalgia 2497, rue Sauvé Est Montréal Dossier: 502-252 L’ÉQUIPE SPECTRA INC.Le Spectrum-en-Haut 316, rue Ste-Catherine Ouest Montréal Dossier: 799-494 2535*9554 QUEBEC INC.Au Café Flash Bistro 48, rue Dante Montréal Dossier: 892-414 JOURNEY’S END (QUÉBEC) INC.Graffiti 2055 Restaurant Pasta Bar 2055 Autoroute des Laurentides Laval Dossier: 899-153 Changement de catégorie de Restaurant pour vendre à Bar et 1 Bar sur terrasse 2497, rue Sauvé Est Montréal 1 Bar Permis additionnel 1 Bar 1 Restaurant pour vendre 1 Bar 316, rue Ste- Catherine Ouest Montréal 48, rue Dante Montréal 2055 Autoroute des Laurentides Laval Addition d’autorisation de danse dans 1 Bar avec spectacles 1 Bar sur terrasse 817, Des Lauriers Saint-Laurent 2656, Masson Montréal 1 Bar 1 Restaurant pour vendre Permis additionnel 1 Bar sur terrasse Addition d’autorisation de danse et spectacles dans 1 Restaurant pour vendre 1 Permi; additionnel de Est 1 Restaurant Montréal pour servir 1657, Rue Ste- Catherine Ouest Montréal 2519, Springland Montréal 719, boul.Décarie Saint-Laurent 5131.Boul.Décarie Montréal 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse 1 Restaurant pour vendre 2 Restaurants pour vendre 901.Rachel DE SENNEVILLE.Permis Gabneüe Placement Gab 3095.Autoroute 3095.Autoroute 1 Restaurant 440 pour vendre Laval sur terrasse Dossier 380-311 9036-6352 QUÉBEC INC.Aux Délices St-Dents 3801.rue St-Denà Montréal Dossier 422-956 3 Restaurants 3801.rue pour vendre St-Denis dont 2 sur Montréal Bar Snooker Billard 12065, boul.Laurentien Montréal Dossier: 1055-326 9025-8617 QUEBEC INC.Café Rococo 1650, Lincoln, Local 002 Montréal Dossier: 1214-105 RESTAURANT DELLICHRIS INC.Pataterie Pinocchio Cremacie 319, Cartier Ouest Laval Dossier: 1304-476 PROGEGRANC LTÉE A.L.Van Houtte 1337, Mont-Royal Est Montréal Dossier: 1304-500 AUBERGE DU VIEUX PORT INC.Auberge du Vieux Port Inc.97, De La Commune Est Montréal Dossier: 1305-382 L’ASSOCIATION DES FAMILLES CALABRESI INC.L’Association des Familles Calabresi Inc.6626, boul.Monk Montréal Dossier: 1305-689 CARTIER.Luc La Bonne Étoile 3581, Montée Gagnon Terrebonne Dossier: 1306-331 INITIASCENE INC.Salle de Spectacle du Collège Lionel-Groulx 100, rue Duquet Sainte-Thérèse Dossier: 1306-984 FORTIER.Laurette Terrasse Chez Laurette 5077, Bannantyne Verdun Dossier: 1307-107 9037-1709 QUÉBEC INC.Le Looks 6362, Beaubien Montréal Dossier: 1307-446 RESTO LA 1 Restaurant CAPSULE INC pour vendre Resto La Capsule fdemande 6005.Chemin de la Savane Saint-Hubert Dossier 409-292 Le président et directeur général Ghislain K.-Laflamme.avocat Montréal 1650, Lincoln, Local 002 Montréal 319, Cartier Ouest Laval 1337, Mont-Royal Est Montréal 1 Bar (Mini Bars service aux chambres) Changement permanent d’endroit d’exploitation d’un Club du 6684 boul.Monk, au 6626 boul.Monk 1 Restaurant pour vendre 1 Bar dans théâtre Changement d’emplacement 1 Restaurant pour vendre 2 Bars 97, De La Commune Est Montréal 6626, boul.Monk Montréal 3581, Montée Gagnon Terrebonne 100, rue Duquet Sainte-Thérèse 5077.Bannantyne Verdun 6362, Beaubien Montréal 6005.Chemin de la Savane Saint-Hubert Qué Une pétition de 32 000 noms dénonce le sort des petites orphelines en Chine FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR La Ligue des droits et libertés a rendu publique, hier à Montréal, une pétition signée par plus de 32 000 Canadiens dénonçant le sort réservé aux petites orphelines d£ns certains orphelinats gérés par l’Etat chinois, et demande au Canada d’accorder la priorité au respect des droits de la personne dans ses relations commerciales avec la Chine.Cette pétition sera acheminée dans les prochains jours au ministre des Affaires étrangères du Canada, Lloyd Axworthy, a fait part au Devoir André Paradis, de la Ligue des droits et libertés.La Ligue a lancé cette pétition au début de décembre 1995, à la suite de la diffusion, à l’émission Enjeux de Radio-Canada, d’un reportage de la télévision britannique BBC sur les enfants maltraités dan§ certains orphelinats gérés par l’État chinois, qu’on laisse mourir de faim dans des mouroirs.Les informations diffusées dans ce reportage ont en grande partie été corroborées par un rapport de l’organisme Human Rights Watch, publié en janvier dernier et intitulé Death by Default — A Policy of Fatal Neglect in China’s State Orphanages.Ces informations ont aussi été largement confirmées par l’UNICEF.La Ligue soutient que le sort réservé aux petites orphelines doit être considéré dans le contexte de l’application de la politique chinoise de l’enfant unique.Selon Louise Lemonde, de la Ligue des droits et libertés, cette politique «favorise et occasionne des pratiques discriminatoires et violentes à l’égard des femmes telles que l’infanticide féminin et l’abandon de bébés de sexe féminin».La responsable des communications d’Amnistie internationale du Canada, Anne Sainte-Marie, émet quelques réserves avant de condamner la Chine.«Les faits rapportés par la BBC sont inquiétants, a-t-elle soulevé.Il faut faire toute la lumière pour vérifier s’il s’qgit d’une politique délibérée de l’État chinois où bien s’il s’agit de cas isolés.Toutefois, à la suite du reporta- ge de la BBC, nous avons fait par-, venir une lettre au premier ministre : chinois Li Peng, en janvier dernier,1 lui enjoignant d’instaurer une législation protégeant les droits de la personne».Au ministère des Affaires étrangères, la directrice des communications Catherine Lappée a déclaré au Devoir que le gouvernement canadien n’entendait pas modifier sa politique étrangère à l’égard de la Chine.«Si on arrête nos échanges économiques avec eux, ça ne sera pas efficace», a expliqué Mme Lappée, tout en précisant que le Canada soulevait souvent aux autorités chinoises l’importance qu’il accordait au respect des droits de la personne en Chine.Au secondaire Le nouveau programme de français sera instauré dès 1997-98 La ministre Marois promet toutefois une mise en œuvre progressive étalée sur cinq ans LE DEVOIR Le nouveau programme de français du secondaire sera instauré à compter de l’année scolaire 1997-98, et sa mise en œuvre se fera de façon progressive, s’étendant sur cinq ans.C’est quç qu’a confirmé hier la ministre de l’Éducation, Pauline Marois, pour faire suite à une rencontre tenue le 28 mai dernier avec différentes associations du milieu.Le nouveau programme de français demeurait très controversé depuis plusieurs mois alors que plusieurs groupes lui reprochaient, entre autres, son manque de clarté.Plusieurs groupes ont rencontré la ministre en mai dernier pour évaluer le programme, dont l’Association internationale des professeurs de français, l’Association nationale des éditeurs de livres, l’Association québécoi- MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) estime que la ministre de l’Éducation «coupe à l’aveuglette» dans les subventions universitaires et «décide seule des compressions sans consulter les parties intéressées».En mars dernier, à l’occasion du dépôt du livre des crédits du gouvernement, la ministre Marois avait annoncé une réduction de 6 % des subventions aux universités et l’obligation de geler les frais de scolarité.Pour atteindre son objectif financier.le gouvernement comptait sur une réorganisation du travail et une diminution des frais administratifs.Après avoir consulté les budgets se des professeurs de français, la CEQ, la Fédération des associations d’établissements privés, la Fédération des cégeps et la Fédération des commissions scolaires.Mme Marois a fait savoir que «chacun accepte que le programme s’articule autour de la notion de compétence, que la littérature soit remise en honneur dans l’enseignement du français, que l’enseignement de la grammaire soit systématique, que les notions soient présentées de façon graduée et que l’acquisition du lexique constitue une partie importante des apprentissages linguistiques.Tous souhaitent que la qualité du français soit une préoccupation constante dans toutes les disciplines».Les partenaires ont toutefois constaté qu’il était nécessaire d’apporter des ajustements à certains éléments du programme, et la ministre présentera en septembre un Universités — pour la prochaine année — de cinq institutions universitaires québécoises, la FEUQ constate des «coupures de 500 professeurs» dans l’ensemble du réseau universitaire, particulièrement à l’Université Laval (140 postes abolis) et à l’Université de Montréal (190).La Fédération craint que ces réductions de postes n’entachent la qualité de l’enseignement «Nous admettons que certains cours puissent se donner devant des classes de 90 étudiants, explique le président de la FEUQ, Patricio Salgado.Mais des groupes de plus de 200, comme on en voit à Î’UQAM, ou de 400 comme à l’Université de Montréal, nous n’en voulons plus.» Les étudiants estiment que cette pratique devient monnaie courante dans certaines universités et met en péril l’encadrement des «addenda au programme» qui clarifiera certains termes et qui apportera les précisions qui s’imposent.Ainsi, on y précisera quelle est la marge de manœuvre méthodologique des enseignants en matière de pédagogie; on y confirmera la nécessité de l’enseignement systématique de la grammaire et de la littérature dans les classes; on y affirmera l’importance qu’il faut accorder aux processus de la lecture, de l’écriture et de la communication orale pour l’atteinte des compétences souhaitées.Le programme sera mis en place de façon progressive.Ainsi, seuls les élèves de première secondaire seront touchés à la rentrée de l’automne 1997; les autres termineront le programme déjà entrepris.En 2001-02, les élèves de toutes les années du secondaire étudieront le français selon le nouveau programme.étudiants par les professeurs.«Pauline Marois ne joue pas son rôle de leader et n’a pas encore réussi à créer un consensus, a affirmé M.Salgado.Elle n’a pas compris que le monde universitaire ne se réduit pas à une poignée de recteurs.» La ministre de l’Éducation s’est engagée à rencontrer les représentants de la FEUQ au cours du mois d’août prochain.Accompagnée des professeurs, des enseignants et du personnel professionnel des universités, la FEUQ participera à un Sommet universitaire qui se tiendra les 4, 5 et 6 octobre prochains à Montréal.L’objectif premier d’une telle rencontre est de concerter les efforts dans le but de promouvoir l’accessibilité à l’université ainsi que la qualité de son enseignement EN BREF ?MÉDECIN ACCUSÉ DE SUICIDE ASSISTÉ (PC) — Un médecin a été accusé hier d’avoir assisté un suicide à la suite de la mort d’un homme qui avait contracté le virus du sida.Le Dr Maurice Généreux, âgé de 49 ans, a été arrêté puis relâché contre une caution de 1000 $.La victime, un patient de 31 ans, a mis fin à ses jours le 11 avril à Toronto.Un interdit de publication empêche de divulguer la cause précise du décès.L’Association médicale canadienne croit qu’il s’agit de la première accusation d’aide au suicide portée contre un médecin canadien.Elle a été déposée après une enquête du coroner.Le Dr Généreux doit revenir en cour le 19 juillet.-?- DÉCÈS DE THOMAS KH UN (Le Devoir) — Le théoricien et historien des sciences Thomas Kuhn est décédé lundi à Cambridge (Massachusetts) des suites d’un cancer, à l’âge de 73 ans.La Stmcture des révolutions scientifiques, son opus magnum publié en 1962, a exercé une grande influence dans une foule de disciplines des sciences «dures» ou «molles», de la physique à la sociologie, de la biologie à la philosophie.Un million d’exemplaires de cet ouvrage, traduit en 16 langues, circulent dans le monde, ce qui est vraiment exceptionnel pour ce genre de travail savant.-?- FIN DE LA GRÈVE DES AVOCATS DU BARREAU (Le Devoir) — Quelque 20 avocats à l’emploi du Barreau du Québec, en grève depuis deux mois, ont à se prononcer aujourd’hui par vote secret sur un projet de convention collective que leurs négociateurs suggèrent d’accepter.Il s’agira d’une première convention pour ce groupe d’avocats affilié à la FTQ par le biais du Syndicat des employé (e) s professionnels et de bureau.La durée de la convention est de trois ans; elle expirera le 31 mars 1999.Les principaux points en litige étaient la reconnaissance syndicale, l’encadrement de la sousrtraitance et l’ensemble des conditions de travail.Le SEPB-FTQ a récemment signé une première convention collective au nom des notaires à l’emploi de la Chambre des notaires du Québec.Québec coupe à l’aveuglette, déplorent les étudiants « I.K I) K V OIK.I K V K N I) H K l> I 21 .1 U I X | «) il u MONTRÉAL \»> *) l{0(,I K ROY Horloger bijoutier 935, Lu Gauchetlère Ouest Montréal H3B 2Ml) Siège social du CN tél.: (514) 861-4489 •Des ht mi les iloreilles i) faire rêver» Des parcs naturels à découvrir Une question de parfums, de couleurs, et surtout de silence Sur le territoire de la CUM PHOTO CUM Une randonnée en canot dans le parc du Bois-de-Liesse.25^ wmm ANDRÉE BOISSELLE LE DEVOIR Edna a souri en feuilletant le National Geographic de juillet.Le reportage à la une de l’illustre magazine célèbre les beautés des réserves fauniques d’Afrique du Sud, considérées «parmi les plus belles au monde».La semaine dernière, Edna a emmené ses cousins sud-africains visifer «son» parc naturel, le Bois-de-l’Ile-Bizard.Et ils l’ont trouvé paradisiaque.Il y a neuf parcs-nature sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal, judicieusement répartis entre l’est, le centre et l’ouest.On n’y rencontre pas d’éléphants ni de panthères, mais les bihoreaux à tête noire, les tortues peintes, les renards roux et autres centaines d’espèces qui les habitent ont l’avantage de conserver sa quiétude au promeneur.Jacques Grégoire, porte-parole de la Division des parcs-nature, tient ceux-ci pour des services essentiels.«Il faut que la ville respire, observe-t-il.Tous les autres [services] dépendent de ça.» Jacques Grégoire est de ceux qui sont persuadés que la préservation de la nature joue un rôle pacificateur sur le caractère des gens en améliorant leur qualité de vie.Il remarque que «souvent, les gens vont dire “bof, un parc.La police c’est bien plus important”».Sa théorie, c’est que dans une certaine mesure, l’existence même des parcs réduit le travail de la police.Et il cite en exemple le cas du cap Saint-Jacques, où des jeunes en difficulté effectuent leur réinsertion sociale.Comme les visiteurs du parc, ils s’y ressourcent, y puisent des forces nouvelles.Les 1300 hectares de terre achetés par la CUM au début des années 1980 sont aujourd’hui des sites de conservation exceptionnels, à l’aménagement minimal mais efficace.Ils concilient avec brio les missions souvent contradictoires de veiller à la protection des milieux naturels tout en favorisant les activités de plein air.Petit à petit, à mesure que l’infrastructure des parcs s’est déve- loppée, on a pu y pratiquer la randonnée pédestre, grimper sur son vélo pour filer dans les sentiers ou se rafraîchir en piquant une plonge dans le lac des Deux-Montagnes (qui borde trois des parcs).Cette année, le «réseau bleu» sera mis en place, permettant des promenades en canot et même la descente d’un parc à l’autre en rabaska, le long de la rivière des Prairies.Des centres d’interprétation de la nature, telle la Maison de la Découverte au Bois- de-Liesse, ont été ouverts et renseignent toute la famille sur des sujets comme le gîte des animaux; les petits mordus de la nature seront enchantés de s’inscrire aux camps thématiques prévus dès le 24 juin.L’implantation des parcs n’a pas été chose facile.Les gens s’étaient approprié les lieux, on y retrouvait parfois des cabanes en bois rond où des groupes se rejoignaient pour leurs fêtes nocturnes.C’était l’époque de la motoneige et du trap-page, certains faisaient même des coupes dans la forêt pour s’approvisionner en bois de chauffage ou se servaient du territoire boisé comme dépotoir.Il a fallu imposer des règles, surveiller leur application, ne pas se décourager devant les actes de vandalisme.Ce qui a renversé la vapeur?«On a demandé l’aide des gens», raconte M.Grégoire.La destruction était une manière de vivre, elle s’est muée en respect, puis en reconnaissante collaboration au travail des naturalistes.Le souci de conservation a dominé les aménagements dans leurs moindres détails.On a gardé les sentiers que les gens avaient fini par tracer eux-mêmes en passant toujours par le même chemin.On a été jusqu’à construire la passerelle de 406 mètres traversant le marécage de l’île Bizard en plein hiver pour éviter de détruire quoi que ce soit du marais.Tous ces efforts ont porté fruits.Désormais, le charme opère chaque fois qu’un parc-nature accueille un nouveau visiteur.C’est une question de parfums, de couleurs, et peut-être surtout de silence: celui-là bruit des frissons de la vie.Les fraises sont arrivées Le marché Bonsecours retrouve sa vocation initiale Les étals répandent à nouveau Vodeur délicieuse des fruits et légumes frais ANDRÉE BOISSELLE LE DEVOIR Depuis le 19 mai, les étals du marché Bonsecours répandent à nouveau l’odeur délicieuse des fruits et légumes frais.L’immeuble historique renoue en effet avec son passé de vrai garde-manger du sud de Montréal.Pour fêter, les fraises se sont faites belles.M.McNichols Tétrault, directeur du marché, a un mot gentil pour chacune de ses recrues.Il est sûr d’avoir choisi certains des meilleurs producteurs du Québec pour alimenter les quatorze étals extérieurs installés rue de la Commune.En place pour tout l’été, les kiosques composent un marché de produits saisonniers exclusivement québécois.«Contrairement à la plupart des autres marchés pu- blics, ici, chacun a sa spécialité, explique M.McNichols Tétrault.Plutôt que de présenter plusieurs fois les mêmes marchandises, on a voulu que l’ensemble soit complémentaire.» Les fraises font pourtant exception à cette règle.Quatre producteurs les vendent actuellement, dont Micheline Bigras.Elle montre en riant l’un des plants qu’elle a apportés pour décorer son petit point de vente: il trône comme un pacha dans un large pot qu’on peut suspendre à son balcon par un crochet.Ses fraises sont mûres à point, et chaque casseau est une promesse de tarte sucrée, de salade juteuse, de potage frais pour les vacanciers.Un réfrigérateur murmure doucement un peu plus loin, face au port.C’est que le jus de pommes à peine pressées doit demeurer froid jusqu’à sa consommation lorsqu’il est produit selon la méthode qui fait le Huck.Cette marque et le goût prononcé du jus sont connus des clients des marchés intérieurs, où il est déjà distribué.Un paysan du 17e siècle vend son pain à l’éventaire voisin.Les saveurs des grains entiers feront la joie de ceux qui aiment nourrir leurs amitiés de soupe minestrone et d’assiettes de fromages.Et pour que le plaisir des yeux se mêle aux soirées champêtres, Mme Dufresne, l’une des fleuristes du marché, a pensé aux jolies gloxinia comme aux bouquets de fleurs séchées.Vers le 15 juillet arriveront les premiers sacs de maïs des îles de Boucherville.Pierre Van Velzen a obtenu l’exclusivité de la vente des épis dorés, et on les espère tout de miel.Parlant de douceurs, Denise Petit a préparé des carrés aux fraises et à la rhubarbe, ainsi qu’une foule de confitures originales pour les tartines des matins d’été: pommes et poires, pommes et kiwis, pommes et citrouilles, cuites dans la maison du verger de Saint-Hilaire et «testées sur la famille!» Tout au bout des étalages se tient la dernière, la sublime gourmandise.On ne jurera plus que par le chèvre quand on aura goûté ceux de Raymonde Chartrand, nature, au poivre, ou à l’ail et concombre.Ses fêtas sont «bien plus onctueux que ceux des laits de vache», vous convaincra-t-elle, et puisqu’elle est généreuse de ses petits et grands secrets culinaires, une jasette pourrait susciter des délices.Centres scientifiques ?CARRIÈRES ET PROFESSIONS- Le Bloc accuse Ottawa de défavoriser Montréal PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le Bloc québécois soutient que le gouvernement fédéral désavantage systématiquement Montréal en retirant son appui à des centres scientifiques installés dans la région.Selon la députée bloquiste, Madeleine Dalphond-Guiral, la dernière des victimes connues serait le Centre d'innovation en technologies de l’information (CITI), situé à Laval.L’organisme a subi des compressions importantes au cours des dernières années, qui mettraient potentiellement son existence en jeu.Agissant au nom de son parti, la députée a laissé entendre hier qu’Ottawa aurait des visées inavouées à l’égard de Montréal.«Il n'y a certainement pas de volonté fédérale claire de miser sur les compétences de nos chercheurs et de nos créateurs», a-t-elle d’abord expliqué.Elle a enchaîné: «Si Montréal devient de plus en plus éclatante dans ces domaines-là (la haute technologie], ça fait pâlir la région de la capitale nationale, ça fait pâlir Toronto.» Le CITI, qui emploie 70 personnes.a vu son budget passer de 13 millions de dollars en 1994 à trois millions cette année.Le gou- vernement étudie actuellement la possibilité de le privatiser.loto-québec Tirage du 96-06-19 23 32 34 37 42 43 Numéro complémentaire: GAGNANTS LOTS 6/6 2 2 500 000,00 $ 5/6+ 67 11 660,70 S 5/6 299 2 090,30 S 4/6 16 288 73,50 S 3/6 300 060 10,00$ Ventes totales: 18 242 344 S Prochain gros loi (approx.): 2 300 000 S Tirage du 96-06-19 NUMÉROS LOTS 205631 100 000$ 05631 1 000 S 5631 250$ 631 50$ 31 10$ 1 2$ ?COMMUNICATIONS QUEBECOR INC.est à la recherche d’un(e) CONSEILLER E) EN SANTÉ SÉCURITÉ ET RELATIONS DE TRAVAIL Si vous possédez la maturité et l’assurance qui vous permettent d’oeuvrer au sein d’une équipe de relations de travail et que vous avez des qualités de communicateur(trice), un sens de l’analyse et des capacités à 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Seules les personnes dont le c.v.a été retenu recevront un accusé de réception.PHOTO JACQUES GRENIER ¦ ?ï: Le maire de Montréal, Pierre Bourque, est entouré de Marie Mendoza et Antoine Mutulsky, quelques-uns des jeunes qui ont été embauchés par la Ville pour l’été en vue de sensibiliser les passants à l’importance de la propreté, en plus de procéder à un nettoyage d’appoint.Les jeunes, qui seront payés 8 $ l’heure, ont été rassurés sur le fait qu’ils n’empiéteraient pas sur les tâches des cols bleus.Pour une ville propre Une brigade de jeunes sensibilisera les passants CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Tout l’été et tous les jours de la semaine, à compter de la semaine prochaine, dans les rues de Montréal, 24 jeunes de 17 à 24 ans auront pour tâche de faire comprendre aux passants l’importance de la propreté dans la ville en plus de procéder au nettoyage d’appoint.Ils font partie de la brigade d’été embauchée par la Ville de Montréal en collaboration avec d’autres organismes.Les 24 élus, qui fréquentent le secondaire, se montraient ravis hier de l’emploi d’été qu’ils ont déniché.«Ils nous ont sélectionnés pour notre entregent», dit Julien Boisvert, l’un d’entre eux.Les «brigadiers» auront pour mission de patrouiller le centre-ville, le Vieux-Montréal, le quartier chinois et le quartier latin.Ils animeront également les passants une fois par jour, aux heures d’affluence, à travers de la musique, du mime et du chant, et seront aussi en mesure de leur donner des renseignements touristiques.Ce projet a été inspiré d’un programme existant à Winnipeg.Initiative de Destination Centre- Ville, une association regroupant plus de 750 marchands et gens d’affaires du centre-ville de Montréal, le programme a été financé conjointement par la Ville de Montréal, le Conseil régional de développement de l’île de Montréal et l’entreprise privée.Les deux premiers ont fourni ensemble 90 000 $ tandis que les seconds ont investi 80 000 3 dans l’entreprise.Les jeunes, qui seront payés 8 $ l’heure, disent avoir été rassurés du fait qu’il n’empiétaient pas sur les tâches des cols bleus.La sélection s’est faite par l’entremise des centres çle placement pour étudiants, l’École nationale de cirque et l’École nationale de théâtre.Les étudiants sélectionnés n’estimaient pas hier que Montréal était une ville moins propre que les autres, au contraire.«Mais Montréal est propre parce qu’on paye des gens pour la nettoyer, ajoute Julien.Il faudrait apprendre aux gens à ne pas jeter leurs choses par terre.» Les jeunes commenceront à œuvrer dans les rues de Montréal le 25 juin et leur mission se terminera le 8 septembre.Des équipes se relaieront la semaine et la fin de semaine.Boucher ~ Charcutier Pâtissier ~ Traiteur /\(xyccc- ce ]\ Les grillades sont à l’honneur en cette fin de semaine de la Saint-Jean ~ Le lapin mariné aux fines herbes ~ ~ Les cailles en crapaudine ~ ~ Le tournedos de canard mariné ~ ~ Les brochettes variées ~ ~ Le carré d’agneau prêt à cuire ~ ~ La papillote de poissons ~ ~ Le gigot d’agneau frais du Québec ~ ~ La côte de boeuf «super choix» ~ Bonne fête à tous Notre qualité fait notre renommée 1025 Laurier Ouest Tél: 272-4065-4086 St A1C I- K I) K V OIK, i.E V K X I) H K I) I 21 JUIN I II » « MIME Commissions scolaires linguistiques Le PQ de Montréal-Centre demande le retrait du projet de loi Marois Les militants demandent au gouvernement d’adopter une motion confirmant la volonté de retirer de l’article 93 de la Loi constitutionnelle la garantie des droits confessionnels JEAN CHARTIER LE DEVOIR L* exécutif régional de Mont-i réal-Ville-Marie du Parti québécois estime que la réforme Marois sur les commissions scolaires confessionnelles ne permettra pas d’intégrer les immigrants à la majorité francophone et demande au gouvernement d’adopter «une motion confirmant la volonté de retirer de l’article 93 de la Loi constitutionnelle la garantie des droits confessionnels qui y est prévue».Les dirigeants des 17 comtés de l’ouest de Montréal insistent pour que Québec ne discute pas des modalités de ce retrait mais «affirme notre volonté à Ottawa» en établis- sant «cette demande au Parlement fédéral, sans plus»; la résolution dit au gouvernement du Québec qu’il «devra s’abstenir de participer à toute négociation ou conférence constitutionnelle sur ce sujet».Le président Sylvain Lépine a déclaré au Devoir.«La réforme ne veut rien dire.Il vaut mieux garder le statu quo que de rendre une structure complexe encore plus complexe.Il faut arrêter de prendre des semi-positions.» Le conseil régional de Montréal-Cçntre a rencontré la ministre de l’Education lundi soir et 37 dirigeants du Parti québécois ont exprimé leur désaccord avec la réforme envisagée.Le président Bruno Viens a dit hier au Devoir à ce sujet: «En maintenant la base sur la confessionnalité, on ne réussit pas l’objectif poursuivi.» Il rappelle qu’une proposition amenée devant le conseil national par le conseil régional de Montréal-Centre, dès mai 1994, juste avant l’élection, affirmait la nécessité de commissions scolaires linguistiques et non confessionnelles.Bruno Viens dit que la confessionnalité tient à l’article 93 «de la vieille Constitution», celle de 1867, pas celle de 1982.C’est ce qu’il faut retirer.Pour lui, on doit juger la réforme en fonction de «l’objectif qui est d’intégrer les immigrants à la majorité francophone».Il ajoute: «On a vu le bilan de la situation linguistique francophone.» Et il se re- biffe quand on invoque un sondage récent; on a tort de sortir un sondage discutable et d’associer à l’école la pratique religieuse et les valeurs religieuses.Le président de l’exécutif des 14 circonscriptions de Montréal-Centre tient plutôt à réaffirmer le principe suivant: «Un réseau d’écoles publiques doit être affranchi de tout intégrisme, de toute pratique religieuse.» Pour lui, on ne peut substituer l’école au manque de pratique religieuse des parents.«Il est clair que l’école doit être laïque», réaffirme-t-il.Dans son esprit, l’école ne peut suppléer au manque de pratique religieuse des enfants à la maison par des pratiques religieuses à l’école.Les deux présidents des exécutifs régionaux de Montréal rappellent que le ministre est en processus de consultation et qu’il a prévu une commission parlementaire à l’automne.Mais dès maintenant, il apparaît très clair que le conseil régional de Montréal-Centre est contre la réforme proposée.Pour Bruno Viens, il faut lancer la balle dans le camp d’Ottawa.«On ne peut pas tout remettre au lendemain du prochain référendum.» Il y a même un avantage à laisser Ottawa se débrouiller avec le problème.«Si la résolution du Parlement fédéral de décembre dernier sur la société distincte veut dire quelque chose, eh! bien, que le Parlement canadien agisse rapidement et trai- te en priorité la demande de Québec sur les commissions scolaires, linguistiques.» Il pense qu’il y a un net consensus des intervenants du milieu.Le conseil national du Parti québécois sera saisi de la question en septembre.Et des rencontres auront lieu dans diverses instances à ce sujet.Cela surviendra avant même les commissions parlementaires.Bruno Viens pense que le gouvernement du Québec devrait agir vite.«La Constitution canadienne est un frein aux écoles publiques.Cette constitution est archaïque», conclut Bruno Viens.«La coalition qui vient de se former a les mêmes craintes, les mêmes objectifs que nous.» La Tunisie retient le passeport du Dr Marzouki Enquête sur la Somalie Le général Boyle dans Peau bouillante Le chef d’état-major est soupçonné d’avoir fait un faux témoignage LE DEVOIR Les autorités tunisiennes retiennent toujours le passeport du Dr Moncef Marzouki; ce médecin rentrait, le 5 mai, de Washington où il avait reçu un prix pour son action en médecine communautaire lorsque le ministère de l’Intérieur lui appliqua cette mesure d’exception.M.Marzouki, fondateur de la Ligue tunisienne des droits de l’homme, est donc dans l’impossibilité de se rendre à Athènes où il devait être, du 21 au 23 juin, rapporteur à un congrès sur la torture dont l’organisation dépend notamment de Human Rights Watch/ Middle East et du Lawyers Committee for Human Rights, de New York.Cette confiscation de passeport a poussé le président l’ACAT-Canada (Association des chrétiens pour l’abolition de la torture), M.Gérard Laver-dure, à expédier le 19 juin un message au président tunisien, Zine El Abi-dine Ben Ali; message qui exprime son «indignation» devant une mesure qui empêche M.Marzouki (emprisonné 4 mois en 1994, après avoir annoncé son intention de briguer la présidence) de participer à un colloque international sur «les stratégies de prévention et de traitement de la torture au Moyen Orient et en Afrique du Nord».M.Marzouki a remercié ses amis de l’ACAT, se disant touché par ce geste de solidarité «dans notre lutte ici en Tunisie pour la défense et la promotion des droits démocratiques et des droits de la personne».La situation des droits en Tunisie inquiète Amnistie Internationale qui, dans son rapport paru cette semaine, rappelle que «plus de 1000 prisonniers politiques» ont été maintenus en détention en 1995 — la plupart pour appartenance présumée à une organisation islamiste interdite: Enn-hada (Renaissance).L’un des prisonniers politiques les plus connus est Me Najib Hosni, défenseur des droits; il est emprisonné sans procès depuis juin 1994 «en violation de la législation tunisienne qui limite à 14 mois la durée de la détention préventive», souligne Amnistie qui, comme l’a fait le Parlement européen, s’inquiète des nombreux cas de mauvais traitements et de torture durant la garde à vue des personnes interpellées.PRESSE CANADIENNE Ottawa (PC) — Un rapport de la police militaire déposé hier à la commission d’enquête sur l’affaire so-malienne met le chef d’état-major de l’armée canadienne, le général Jean Boyle, dans l’eau bouillante.Il révèle notamment que des officiers ont.travaillé sur la préparation du témoignage éventuel du général devant la commission, et ce, même si un autre général avait appris qu’il n’avait même pas le droit de se servir d’un télécopieur de l’armée pour préparer son témoignage.Ces révélations ont déplu à certains avocats impliqués dans l’enquête.Arthur Cogan, qui représente un colonel accusé d’avoir modifié des documents, a déclaré que le rapport de la police indiquait que les officiers impliqués dans le travail de préparation du témoignage du général Boyle étaient mal à l’aise de faire ce travail.«Les seules personnes qui jugeaient ce travail inapproprié étaient celles qui travaillaient pour le général Boyle», a-t-il déclaré.Stu Hendin, l’avocat du major général Brian Vemon, a indiqué pour sa part que son client avait été averti de ne pas utiliser les ressources militaires au moment de préparer son témoignage, pas même les téléphones.«Je crois qu’il s’agit clairement d’un cas de deux poids deux mesures», dit-il.Le rapport indique aussi que le major-général Jim King avait donné l’ordre à plusieurs officiers d’expérience de produire une chronologie des événements, au cas où le général Boyle serait appelé à témoigner devant la commission.Deux officiers ont alors exprimé leurs préoccupations quant à la perception du public devant le fait que des officiers veillaient à la préparation de ces documents.Un de ces officiers s’est même ren- PHOTO PC Le général Jean Boyle du voir un avocat des Forces armées, le lieutenant-colonel Kim Carter, en vue d’obtenir un avis juridique sur la question.«Le lieutenant-colonel Carter lui a : dit qu’ils étaient des officiers et qu’à ce titre ils devaient obéir aux instructions reçues», peut-on lire dans le rapport.Ce dernier constitue une épine de plus au pied du général Boyle.Au départ, il avait refusé de témoigner devant la commission.«Le général Boyle a été avisé qu’on le soupçonnait d’avoir fait un faux témoignage à la police militaire au sujet de sa connaissance du fait que certaines notes avaient été rendues publiques», lit-on encore dans le rapport.Le général Boyle a consulté son avocat puis a mis fin à l’interrogatoire.La police en est arrivée à la conclusion que de toute façon le général Boyle était au courant d’une fuite d’un document à un journaliste en novembre 1993.Or le général Boyle avait nié dans son témoignage être au courant de la fuite.Plus tard, il avait dit qu’il avait oublié.LA M IHI.'ENVIRONNEMENT CANADA Dimanche Lundi Aujourd'hui Ce Soir Samedi rcy/'i 15/25 16/27 max 25 min -|5 Aujourd'hui ¦ Ce Soir Samedi le T II Dimanche Lundi wyn wvn iV'lTI ma* 20 Aujourd'hui Ce Soir Samedi HH m n'y II Dimanche Lundi 'fVrn ii'vn iV'lTI n'y il HH HH HH HH Y~r~r Météo-Nautique \ 1 900 565-4000- M Crsacxrwrwx 06*/mÉnuto «La météo è fa aourea» Nouveau programme de soins pour les accidentés Les primes de Passurance-automobile n’augmenteront pas ANDRÉ BELLEMARE PRESSE CANADIENNE Québec — Au moment où le gouvernement du Québec impose des augmentations de tarifs et de primes dans plusieurs programmes et services, les primes de l’assurance-automobile ne subiront pas, elles, le même sort au cours des trois ou quatre prochaines années.Les primes devraient demeurer au même niveau, selon l’engagement pris hier par le président directeur général de la Société de l’assurance-automobile (SAAQ), Jean-Yves Gagnon.Ce dernier avait convoqué une conférence de presse pour annoncer un nouveau programme de soins et services intégrés de réadaptation spécialisée pour les personnes accidentées victimes d’une lésion à la moelle épinière par suite d’une fracture à la colonne vertébrale (blessés médullaires).Il ne devrait pas y avoir d’augmentation des primes, dont la dernière remonte à 1984, à moins d’une majoration importante du nombre d’accidents ou de l’inflation, a expliqué M.Gagnon.En même temps qu’il apportait cette bonne nouvelle aux consommateurs, le pdg de la SAAQ transmettait un message d’espoir aux paraplé- giques et tétraplégiques dans le traitement de leur handicap.Au cours de cette rencontre de presse tenue au centre François-Charron et à laquelle devait participer le ministre des Transports Jacques Brassard, retenu à Ottawa, M.Gagnon a précisé que ce nouveau programme axé sur des ententes avec des centres hospitaliers et de réadaj> tation vise principalement à prendre en charge rapidement le blessé à la suite d’un accident de la route.Un tel programme est implanté depuis quelque temps aux Etats-Unis et les résultats sont déjà encourageants avec leur plus célèbre patient, l’acteur Christopher Reeves, le Superman de la célèbre série cinématographique, qui a été victime d’une lésion à la moelle épinière à la suite d’une chuté de cheval.• > C’est un peu ce modèle de programme de réadaptation que la' SAAQ veut prendre pour venir en aide aux victimes d’accidents de la route (et d’autres également).Bien qu’il en coûtera deux millions, annuellement à la SAAQ pour gérer les ententes avec les centres hospitaliers, la Société entend réaliser cependant des économies minimales de' trois millions par la réduction des; frais de santé, des durées de séjour : en réadaptation et des diverses iro demnités versées par la SAAQ.• < Malgré l’opposition des milieux ruraux Le projet de loi sur «le droit de produire» LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Fort de sa majorité et sourd aux inquiétudes manifestées in extremis par le Barreau du Québec et les milieux ruraux, le gouvernement a adopté à toute vapeur et aux petites heures, hier matin, le projet de loi sur le «droit de produire».La dernière journée de débats sur ce projet de loi controversé a donné lieu à diverses manifestations de mécontentement en régions de la part de ce nouveau groupe de ruraux qui a ébréché le monopole de représentation que détenait jusqu’ici î’Union des producteurs agricoles dans ce milieu.Quant au Barreau, il a eu des mots très durs, pour ne pas dire inusités, à l’endroit de ce projet de loi dont certaines dispositions sont le résultat d’une «approche sectaire et pu- rement protectionniste», conclut son mémoire.Une pétition de 10 000 noms de citoyens, agriculteurs et autres résidants a été remise au gouvernement pour demander, en marge de l’adoption de ce projet de loi, un moratoire sur la délivrance des autorisations accordées aux mégaprojets de porcheries industrielles jusqu a ce qu’une audience publique dite «générique» ait été consacrée à la question.L'Union des citoyens du monde rural (UCMR), à l’origine de la pétition et du premier mouvement d’opposition orchestré en milieu rural contre le lobby des gros producteurs, a d’ailleurs lié le -droit de produire» au dossier des porcheries.En effet, toute la question des odeurs — un élément majeur du dossier-cochons» — est exclue de la Loi de l’environnement par le «droit de produire- pour tomber plutôt sous le coup de règles municipales et réglementaires, de mécanismes d’arbitrage qui empêchent les citoyens de se prévaloir de lois fondamentales comme le Code civil contre les agriculteurs.Le Barreau du Québec insiste beaucoup sur cette question dans un mémoire déposé à la dernière minute, soit mercredi, pour infléchir le gouvernement, d’autant plus que ce dernier n’a jamais démontré qu’il y avait eu exagération ou abus de droits aux dépens des agriculteurs de la part de citoyens ou des tribunaux.Le mémoire du Barreau estime que le «projet» de loi 23 — qui n’en est plus un — recrée le régime d’exceptions et de privilèges qui caractérisait certaines lois québécoises au début du siècle alors que des compagnies ou des groupes sociaux bénéficiaient nommément de régimes spéciaux dans les lois générales.Cette nouvelle loi crée, selon le Bar- est adopté reau du Québec, «deux catégories de citoyens sur un même territoire» en raison du «privilège» accordé aux agriculteurs d’être soustraits du chapitre de la Loi de l’environnement sur les nuisances et de ne plus être poursuivis directement devant les tribunaux pour des abus relatifs à certaines nuisances, un domaine que le Code civil venait d’ailleurs de moderniser.La loi 23, ajoute le Barreau, accorde au gouvernement un «pouvoir extrè- • mement étendu en matière d’aménagement sur les zones agricoles, rédui- • sant par là l'autonomie des municipalités et le principe de la décentralisation, de la déconcentration et de la responsabilité des municipalités*.Pire, ajoute le Barreau, «en souscrivant à ce projet de loi.les municipalités du Québec re- • noncent à une part importante de leur pouvoir d’aménagement conféré par la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme quant aux zones agricoles».A1C I.K l> K V 0 I It .I.E V E N l> Il E l> I 2 1 .1 I' I N I II I) Il LE DEVOIR LE MOP EN BREF ?Soubresauts politiques en Russie LE CANDIDAT KARADZIC Belgrade (AFP) — Le leader serbe de Bosnie Radovan Karadzic a été proposé hier comme candidat à la présidence de la Republika Srpska (RS, entité serbe en Bosnie) par le comité de son Parti démocratique (SDS) pour la commune de Pale, son fief près de Sarajevo, a annoncé l’agence SRNA.La candidature de M.Karadzic, qui en raison de son inculpation par la justice internationale ne peut briguer ce poste qu’il occupe depuis le début de la guerre en 1992, a été acceptée à l’unanimité par le comité local du SDS, indique l’agence.Des élections générales doivent avoir lieu en Bosnie avant la mi-septembre.-?- EUROPE: LA VACHE FOLLE AU MENU Florence (AFP) — Les dirigeants de l’Union européenne, réunis en sommet aujourd’hui et demain à Florence, ont deux jours pour parvenir à s’entendre sur les moyens de régler la crise de la vache folle et relancer la construction européenne.Les importantes concessions faites mercredi à Bruxelles par le gouvernement britannique permettent d’espérer un accord sur la levée progressive de l’embargo imposé depuis le 27 mars sur les exportations bovines du Royaume uni.Pour obtenir l’approbation de son programme d’éradication de l’épizootie, Londres a accepté d’étendre son programme d’abattage sélectif obligatoire des animaux à risque aux bovins nés en 1989 et 1990, soit 67 500 bovins en plus des 80 000 déjà promis à l’abattage.-»- PÉTROLE CONTRE NOURRITURE Bagdad (AFP) — Les discussions entre l’Irak et le Programme alimentaire mondial (PAM), chargé de superviser la distribution des denrées que Bagdad achètera en vertu de l’accord «pétrole contre nourriture», pourraient s’achever fin juin, a affirmé hier un responsable du PAM.En vertu de l’accord signé le 20 mai à New York, l’Irak est autorisé à exporter du brut à hauteur de deux milliards de dollars par semestre pour acheter, pour moins des deux tiers de cette somme, des aliments et des médicaments, sous strict contrôle de l’ONU.-?- EUROPE-AFRIQUE DU SUD Bruxelles (AFP) — L’Union européenne (UE) et l’Afrique du Sud ont entamé hier à Bruxelles une session de négociation en vue de la conclusion d’un accord de libre-échange, a indiqué un porte-parole de la Commission européenne.Les ministres des Affaires étrangères des Quinze ont confié en mars dernier un mandat à la Commission européenne pour négocier en leur nom un accord de libre-échange avec Pretoria.Ce mandat exclut toutefois un certain nombre de produits agricoles.Droit d'asile Un rapport blâme Paris CLÉMENT TRUDEL LE DEVOIR Un rapport de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), intitulé Le seuil de l’intolérable, blâme les autorités françaises qui persistent à s’en tenir à une «définition étroite de la persécution» contenue dans la Convention de Genève, attitude qui mène, selon la FIDH, à des situations «de non-respect des droits des étrangers et des demandeurs d’asile».La mission d’enquête de la FIDH était formée de Lucie Lemonde, professeur de droit à l’Université de Montréal et présidente de la Ligue des droits et libertés, de M1' Taoufik Bouderbala, président de la Ligue tunisienne de défense des droits de l’homme et de M1' René Degni-Se-gui, président de la Ligue ivoirienne des droits de l’homme.Elle a séjourné en France du 4 au 15 septembre 1995 et déplore ne pas avoir été autorisée à se rendre dans certains centres dont elle jugeait la visite utile, «faute de fonctionnaires» pour l'accompagner ou en en raison de la «vague d’attentats» qui se produisait sur le territoire français.Le rapport a été rendu public à Paris le 18 juin.Le Monde du 19 juin titrait à ce sujet: La France ne respecte pas les droits des étrangers, dénonce la FIDH et rendait compte des deux volets de ce rapport accablant, l’un sur le traitement réservé aux demandeurs d’asile, notamment dans les 78 zones d’attente existantes, et l’autre sur la question de l’éloignement des étrangers.L’Humanité du même jour faisait écho au fait que Un rapport accuse les pratiques françaises.14 recommandations •H n’est pas fréquent que la France soit ainsi morigénée par un organisme dont la permanence est à Paris et qui compte 57 ligues affiliées et 32 ligues correspondantes dans le monde.Les trois juristes ont fait 14 recommandations aux autorités françaises, dont celle de motiver le refus d’enbtreée sur le territoire, refus qui puisse «faire l’objet d’appel ou de révision judiciaire adéquate».11 faudrait de plus que soient données des directives pour que «l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) accorde enfin le statut de réfugiés aux Algériens et Algériennes craignant pour leur vie et leur intégrité physique et ce, quels que soient les auteurs réels ou potentiels des persécutions alléguées» (le rapport note qu’en 1995, sur 2028 dossiers ouverts, 15 Algériens seulement ont obtenu en France le statut de réfugié).Les auteurs, qui citent à quelques reprises l’ouvrage du professeur François Crépeau de l’UQAM sur Droit d’asile.De l’hospitalité aux contrôles migratoires disent douter que «l'asile territorial» que peuvent accorder les préfets de France soit une protection suffisante au sens des conventions et pactes internationaux auxquels a souscrit la France.Les trois enquêteurs se montrent sceptiques sur la façon qu’a la France, très souvent, d’expédier des demandes «manifestement infondées» de droit d’asile.Un exémple concret est expliqué en détails: un couple d’iraniens est recherché pour incendie d’un centre islamiste à Istanbul, il fuit par la Syrie et arrive en France: «Sans l’intervention d'une ONG (France terre d’asile) et sans la présence de la mission» ces deux personnes auraient vu leurs droits fondamentaux violés et auraient été «réacheminées en Syrie sans garantie de refoulement vers l’Iran, en violation du droit international des réfugiés».La FIDH demande que soit mis fin «à la pratique de reconduite collective des étrangers» (Paris a déjà affrété un avion pour refouler sur le Mali des étrangers refoulés), notant qu’en la matière •l'exécutif s'est octroyé les pleins pouvoirs» au détriment du juge judiciaire.et des étrangers dont les droits sont ainsi balayés.Boris Eltsine limoge trois éminences grises Une atmosphère de coup d’Étatpèse sur le Kremlin à deux semaines du 2e tour Moscou (Reuter) — La campagne pour le second tour des présidentielles russes a pris un tour dramatique hier avec l’arrestation, par les services de sécurité, de deux dirigeants de l’état-major de campagne de Boris Eltsine et le limogeage, quelques heures plus tard, de trois ministres soupçonnés d’avoir provoqué cet incident pour empêcher la tenue du scrutin.Le chef du Kremlin s’est séparé du responsable de sa garde personnelle, Alexandre Korjakov, du directeur des Services fédéraux de sécurité (FSB, ex-KGB), Mikhail Barsoukov, et du premier vice-premier ministre Oleg Soskovets.Ces limogeages ne sont pas liés à des considérations politiques et sont destinés à «renforcer l’équipe présidentielle», a précisé Boris Eltsine à l’issue d’une réunion du Conseil de sécurité à laquelle assistait Alexandre Lébed.Cette réunion était la première depuis la nomination de cet ancien candidat à la présidentielle au secrétariat du Conseil.Mais l’ancien premier vice-premier ministre réformateur Anatoli Tchoubais a nommément accusé les trois ministres en disgrâce d’avoir cherché à déstabiliser la situation politique à la veille du scrutin, dont la Commission électorale a fixé la date au mercredi 3 juillet.Selon Anatoli Tchoubais, aujourd’hui membre de l’état-major de campagne du président sortant, les trois hommes avaient pris la tête d’un complot ourdi «par cette partie des responsables russes qui mettent leurs espoirs dans une résolution par la force du processus électoral».L’ancien ministre est convaincu qu’avec leur limogeage, la victoire de Boris Eltsine est désormais «inévitable», celui-ci ayant «enfoncé le dernier clou dans le cercueil du communisme».Selon les résultats définitifs du premier tour, rendus publics jeudi, Boris Eltsine est crédité de 35,28 % des suffrages exprimés et devance de peu son adversaire communiste, Guennadi Ziouganov (32,04 %).Thèse du complot Ce dernier a rejeté la thèse du complot présentée par le Kremlin et accusé l’équipe du président de vouloir saboter le second tour des présidentielles.«Il semblerait que M.Eltsine et son équipe aient senti qu’il n’avait pas de réelles chances de remporter les élections et qu’ils aient décidé de procéder à une révolution de palais en criant au coup d’Etat», a-t-il dit.«Des menaces pèsent sur le second tour et tout ce bruit pourrait bien viser à en empêcher la tenue.Les communistes sont prêts à une telle éventualité et agiront en conséquence.» Membres de l'état-major de campagne du président, Sergueï Lissovski et Arkadi Evstafiev — l’ancien bras droit de Tchoubais — ont été arrêtés mercredi soir par la police responsable de la sécurité de la «Maison Blanche», le siège du gouvernement.Relâchés à l’aube après que la chaîne de télévision privée NTV — dont le président, Igor Malachenko, fait également partie de l’état-major de campagne de Boris Eltsine — eut interrompu ses programmes pour annoncer leur arrestation, les deux hommes avaient auparavant été interrogés par les hommes de Korjakov.Selon Igor Malachenko, ces derniers auraient tenté de leur arracher des renseignements compromettants sur Anatoli Tchoubais et le premier ministre Victor Tchemomyrdine.Peu avant l’annonce de son limogeage, le général Barsoukov a démenti que l’arrestation des deux hommes ait la moindre coloration politique.Selon lui, ils ont été arrêtés au moment où ils s’apprêtaient à quitter le siège du gouvernement en emportant sur eux une «forte somme d’argent en devises».Une nuit agitée lis n’ont été interrogés que dans le souci d’établir la provenance de cet argent, a ajouté Mikhaïl Barsoukov.Alerté au milieu de la nuit, Anatoli Tchoubais a aussi- ' tôt prévenu Boris Eltsine, Victor Tchemomyrdine et; Alexandre Lebed.Celui-ci a aussitôt fait savoir qu’il ne tolérerait «aucune violation de la constitution» et qu’il «couperait court à toute initiative des services de sécurité visant à déstabiliser la situation politique et à annuler le second tour de l’élection».Boris Eltsine n’en a pas moins présidé comme prévu la réunion du Conseil de sécurité avant d’annoncer le limogeage des trois «comploteurs».Alexandre Korjakov a démenti les accusations dont il fait l’objet et assuré qu’il restait aux côtés du président.«Tchoubais est un fléau pour la Russie», a-t-il dit à l’agence Interfax.Les honneurs de la France Un 2l mandat pour Boutros Boutros-Ghali U, /X-\ .•«gy.-ras* Stte .Colloque sur les Casques blancs Washington dit non Les Américains veulent du neuf à l’ONU PHOTO AP RIGOBERTA MENCHU, Prix Nobel de la paix (à droite) et Victor Hugo Cardenas, vice-président bolivien (deuxième à partir de la droite) ont reçu hier des mains du président français Jacques Chirac les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur à l’occasion de la Rencontre internationale des Amérindiens, organisée par l’Assemblée nationale française.À gauche sur la photo se trouve Mme Lidia Catari de Cardenas, épouse du vice-président bolivien qui un des premiers Amérindiens à accéder à une haute fonction politique en Amérique.Cuba critique FOACI Montréal (AFP) — Le président du Parlement cubain, Ricardo Alarcon, a vertement critiqué hier à Montréal le processus d’enquête menée par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACp à propos de la destruction de deux avions civils américains par la chasse cubaine, le 24 février dernier.La délégation cubaine dirigée par M.Alarcon a quitté mercredi matin, à Montréal, une réunion tripartite OACI-Cuba-Etats-Unis, en signe de protestation contre l’ensemble du processus d’enquête.«Nous étions invités à une réunion technique de deux jours à Montréal», a expliqué M.Alarcon, précisant que, dès le début de la réunion, il leur a été indiqué que le rapport final d’enquête de l’OACI serait distribué aux membres du Conseil de l’organisation dans l’après-midi.M.Alarcon a qualifié la réunion «d’exercice futile», n’ayant aucun sens, puisque le rapport était déjà prêt.Sur le fond du processus, M.Alarcon a déclaré que les Américains devraient être «assez heureux» du rapport, ajoutant qu’«i7 est clair que l’une des parties [les Etats-Unis] a eu des contacts très étroits [avec l’OACI] dans la préparation du rapport».Le sous-secrétaire d’Etat américain pour les Affaires politiques, Peter Tamoff, a reconnu de son côté que le rapport de l’OACI donnait raison à la thèse américaine.A propos des enregistrements de conversations entre pilotes cubains et militaires cubains au sol lors de l’incident du 24 février, M.Alarcon a indiqué que La Havane avait fourni début mai à la commission d’enquête la «cassette originale» prouvant que les avions abattus se trouvaient très près des côtes cubaines.TX T ashington (AFP) — Les Etats-VV Unis ont décidé de bloquer la candidature de Boutros Boutros-Ghali à un second mandat de secrétaire général de l’ONU et ne cachent pas que la pression des républicains au Congrès, en pleine campagne présidentielle, a été déterminante.Les responsables américains justifient leur opposition, qui ira jusqu’à un véto au Conseil de sécurité, par le fait qu’ils ne considèrent pas M.Boutros-Ghali capable de réformer avec assez d’énergie la bureaucratie onusienne.Dans des explications qui frappaient par leur franchise très peu diplomatique, le porte-parole de la Maison-Blanche, Michael McCurry, a indiqué que le président Bill Clinton voulait «un nouveau leadership» pour l’ONU et n’estimait pas M.Bou-tros-Ghali capable de «relever le défi du XXL siècle», ajoutant: «L’ONU a trop de bureaucrates, trop de gâchis et trop d’inefficacité.» Rappelant que les Etats-Unis doivent 1,1 milliard de dollars d’arriérés de cotisations à l’organisation, le porte-parole du département d’Etat Nicholas Burns a expliqué que pour convaincre le Congrès et l’opinion publique américaine de payer, «il fallait démontrer que l’ONU est une organisation efficace».La décision de bloquer la candidature de M.Boutros-Ghali «sera soutenue par les démocrates et les républicains» au Congrès, a-t-il admis.Coût de fonctionnement Le coût de fonctionnement de l’ONU est une des cibles préférées des républicains depuis qu’ils ont pris le contrôle du Congrès.Beaucoup de leurs collègues démocrates leur ont emboîté le pas dès qu’ils ont constaté que la gabegie onusienne était un thème de campagne efficace.M.Bums a cependant rejeté l’idée que M.Boutros-Ghali ait été sacrifié pour apaiser les républicains les plus conservateurs comme Jesse Helms, le président de la commission des affaires étrangères du Sénat.«H n’y a pas eu de marchandage», a-t-il assuré en précisant que la décision avait été prise «au début de 1996.» Le gouvernement américain met aussi en avant, de manière implicite,, le fiasco des Nations-Unies en Bosnie, un autre cheval de bataille des ' républicains.L’ONU «doit se montrer plus efficace dans le maintien de la paix», a souligné ainsi M.Bums.Misant sur les sentiments isola1 tionnistes d’une bonne partie dé l’opinion publique, les républicains s'efforcent de limiter la participation des États-Unis à des interventions à l’étranger pour ne pas mettre en dan: ger la vie de soldats américains, a fortiori sous un commandement non américain.Les responsables de l’administrà- ' tion font valoir qu’ils ont tout fait pour «arranger un départ dans la dignité» à M.Boutros-Ghali et qu’ils n’ont pas de candidat préféré pour l’instant.3elon M.Burns, le secrétaire d’Etat Warren Christopher avait proposé à M.Boutros-Ghali une extension d’un an de son mandat, jusqu’à.la fin de 1997.Mais celui-ci a refusé au cours d’une conversation téléphonique mardi avec M.Christopher.¦ - - Ce dossier a été préparé dç; longue date par M.Christopher et 1 Bill Clinton a pris sa décision le 25’ ’ mars dernier, selon un haut responsable américain parlant anonymement.Après cela, a-t-il précisé, M.Christopher en a discuté avec ses homologues britannique et russe et Bill Clinton a appelé le président français Jacques Chirac.La France soutient la candidature de M.Boutros-Ghali à un second mandat.La question devrait être aussi abordée lors du sommet du G-7 là semaine prochaine à Lyon.Le gouvernement américain affirme n’écarter a priori aucun des noms cités pour succéder à Boutroâ-Ghali, dont le Ghanéen Kofi Annan, Mme Gro Harlem Brundtland, premier ministre norvégien, ou la Japonaise Sadako Ogata.Selon M.Bums, le nouveau secrétaire général de l’ONU devra avoir un double profil: «Le plus important diplomate du monde et un bon gestionnaire.» Un nouveau concept qui intéresse le Canada Il reviendrait à des civils de s’acquitter de tâches humanitaires dans le cadre des Nations unies JOCELYN COULON LE DEVOIR Le Canada s’intéresse de très près au concept argentin de Casques blancs, des civils qui seraient appelés à intervenir au cours de crises humanitaires.Lors d’une allocution prononcée hier à Montréal dans le cadre d’un colloque international organisé par la chaire Raoul-Dandurand de l’UQAM, John Godfrey, secrétaire parlementaire du ministre de la Coopération internationale, a indiqué que le Canada appuyait «toute initiative visant à élargir le bassin des intervenants civils» dans le domaine de l'aide humanitaire d'urgence.Il a toutefois averti que la mise sur pied d’un corps de Casques blancs ne devait pas aboutir à la création d’une nouvelle infrastructure au sein de l’ONU et à de nouvelles dépenses.L'idée originale du concept des Casques blancs revient au président argentin.Carlos Saul Menem, lors d'un discours prononcé en 1993 dans le cadre de la journée internationale de lutte contre la famine.M.Menem avait alors proposé la création d’un corps international de volontaires pour lutter contre la famine.Un an plus tard.l'Assemblée générale de l’ONU adoptait une résolution sur ce concept en élargissant la mission de futurs Casques blancs pour inclure les tâches d'assistance hu- manitaire et de coopération technique en faveur du développement.Én décembre dernier, l’Assemblée générale de l’ONU a finalement adopté une résolution définitive qui consacre la naissance du concept de Casques blancs.Le représentant argentin au colloque, Gonzalo D’Hers, a souligné qu’il était impératif de mettre sur pied ce corps de Casques blancs pour la bonne raison que «le système internationale ne dispose pas des capacités pour répondre rapidement ata catastrophes et à l’aide d’urgence humanitaire».«Les ONG actuelles sont incapables de faire face aux situations d'urgence complexes, a-t-il dit Et les Casques bleus sont des militaires dont la tâche principale est d’assurer la sécurité et non de prodiguer des soins ou de réhabiliter des sociétés.» Remède miracle Si le monde semble dépourvu dintroment pour intervenir rapidement lors de crises humanitaires comme celles qui se sont déroulées en Somalie et au Rwanda, plusieurs des conférenciers et des participants se sont demandé si les Casques blancs étaient le remède miracle.Doivent-ils intervenir, avant pendant ou après un crise?Dans son discours d’ouverture du colloque mercredi matin, le titulaire de la chaire d’études stratégiques de l’UQAM, Charles-Philippe David, a souligné que les Casques blancs «ne devaient pas remplacer les Casques bleus dans l’accomplissement des tâches militaires» lors d’une mission de l’ONU mais bien de «renforcer la présence civile internationale afin de participer aux efforts collectifs de restauration et de consolidation de ta paix».Pour sa part, M.Godfrey a souligné que le Canada entretenait «quelques appréhensions» concernant la mise sur pied des Casques blancs, surtout en ce qui concerne' la formation et l’entrainement •Il s’agit là d’une source de préoccupation, a-t-il dit.' Nous savons à quel point les missions humanitaires sont exigeantes.Il s'agit d’opérations à haut risque, où les règles d’intervention ne sont pas toujours clairement établies et où les mandats attribués aux différents intervenants sont parfois nébuleux.» Le représentant de CARE Canada, Yvan Conoir, a abondé dans le même sens, soulignant que les Casques-blancs seraient vulnérables en cas de reprise des hostilités.Il a préconisé un déploiement de ces volontaires après une crise, une proposition qui a recueilli un large appui de la part des participants au colloque qui s’est terminé hier. IK l) K V 0 I |{ , l, K V K N l> H K l> I 2 1 .1 l! I N I !* !» *» A (I ?LE DEVOIR ?La Cour d’appel donne raison aux ex-employés ECONOMIE XXM TSE 300 DOW JONES SCAN OR -10,15 —14,76 +11,08 +0,09 -0,10 2485,42 5057,98 5659,43 73,17 384,20 L’OCDE plaide pour des baisses de taux L organisation y voit un antidote aux compressions budgétaires de Métro-Richelieu GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Après plus de trois ans de tiraillements judiciaires, la Cour d'appel a rendu une sentence exécutoire qui force Métro-Richelieu à redonner emploi et salaire perdu à quelque 150 camionneurs auparavant à son emploi, sacrifiés à la sous-traitance en février 1993.«Cette décision est très importante pour le syndicat car elle remet en force les sentences qui avaient été rendues par l'arbitre de grief Bernard Lefebvre et qui redonnaient aux travailleurs leur emploi ainsi que les salaires perdus, dont la facture pourrait tourner aux alentours de 20 millions de dollars», a déclaré Réjean Fleury, représentant du Syndicat des travailleurs des Epiciers unis Métro-Richelieu, affilié à la CSN.Chez Métro, on conteste ce montant.«L'effet du jugement de la Cour d'appel ne s'étend que sur deux ans, soit jusqu'au 1er janvier 1995.» On parle, ici, d'une masse salariale brute de six millions par année.Chez Métro, on a également répondu, par voie de communiqué, que leurs procureurs analysaient présentement les deux jugements de îa Cour d'appel.Quand cette analyse sera complétée, «la Société fera part de sa décision quant à l'opportunité de demander la permission d'être entendue par la Cour suprême du Canada sur cette question, qui est fondamentale quant au rôle des arbitres de griefs au Québec».Et Métro d'ajouter: «Sous réserve du résultat de leur étude, les procureurs de Métro-Richelieu demeurent, toutefois, convaincus que la Cour supérieure a eu raison, en 1995, de casser les deux décisions arbitrales rendues au mois d'août 1994.Le débat juridique se poursuivra donc là où il doit être tenu, à savoir les instances judiciaires.» Le litige remonte à 1992, au moment où Métro-Richelieu se portait acquéreur de points de vente de Steinberg.Métro n'avait alors repris que 57 des 120 ex-employés d'entrepôt de Steinberg.Elle n'avait également pas repris les camionneurs et le personnel de bureau, contrevenant ainsi, selon les prétentions syndicales, au fameux article 45 du Code du travail.Puis, en février 1993, Métro procédait à la vente de son secteur transport pour s'en remettre aux services de trois transporteurs indépendants, provoquant ainsi la perte d'emploi des 150 travailleurs du centre de distribution Méritel, de Montréal.Dans ce dernier cas, le Tribunal du travail avait, à deux reprises, donné raison aux travailleurs remerciés qui alléguaient alors que la tactique de Métro pouvait être assimilée à un recours à la sous-traitance, non à une vente, et que la démission de 80 des 150 camionneurs touchés avait été obtenue de façon illégale.Métro avait toutefois porté la cause en Cour supérieure et obtenu une décision favorable, décision qui vient d'être renversée à l'unanimité par les trois juges de la Cour d'appel.«Cela veut dire que les parties reviennent à la situation qui prévalait avant la “vente” et que les employés touchés ont droit à une récupération monétaire», a résumé Réjean Fleury, qui rappelle la situation personnelle difficile dans laquelle nombre de ces travailleurs se retrouvent depuis près de quatre ans.«Il y a eu deux cas de suicide parmi eux», a-t-il ajouté.«Si Métro va en Cour suprême, ce sera par mauvaise foi, pour gagner du temps.La décision de la Cour d'appel s'inspire de jugements récents rendus par l'instance supérieure, qui s'appuient sur d'autres dossiers similaires au nôtre.La Cour suprême n'a pas l'habitude de radoter», a enchaîné Réjean Fleury, qui promet de reprendre les moyens de pression, incluant les campagnes de boycottage, le cas échéant DEVISES ÉTRANGÈRES (EN DOLLARS CANADIENS) Afrique du Sud (rand) 0,3294 Allemagne (mark) 0,8967 Australie (dollar) 1,1179 Barbade (dollar) 0,7003 Belgique (franc) 0,04474 Bermudes (dollar) 1,3862 Brésil (real) 1,4079 Caraïbss (dollar) 0,5217 Chine (renminbi) 0,1703 Espagne (peseta) 0,01107 Etats-Unis (dollar) 1,3666 Europe (ECU) 1,7490 France (franc) 0,2645 Grèce (drachme) 0,005994 Hong-Kong (dollar) 0,1823 Indonésie (rupiah) 0,000613 Italie (lire) 0,000924 Jamaïque (dollar) 0,0401 Japon (yen) 0,01263 Mexique (peso) 0,1990 Pays-Bas (florin) 0,8263 Portugal (escudo) 0,009106 Royaume-Uni (livre) 2,1025 Russie (rouble) 0,000278 Singapour (dollar) 0,9957 Suisse (franc) 1,1228 Taïwan (dollar) 0,0510 Venezuela (bolivar) 0,00300 SOURCE BANQUE DE MONTRÉAL AVIS PUBLICS CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO: 505-05-002101-969 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT LE GREFFIER ADJOINT BANQUE NATIONALE DU CANADA Partie demanderesse -c- ROGER COUTURE Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à ROGER COUTURE, de comparaître au greffe de celle Cour situé au 1111 Jacques-Cartier est, salle R.C.31, à Longueuil, dans les trente (30) jours de la date de publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie du bref d’assignation et de la déclaration a été remise au greffe à l'intention de la partie défenderesse.Lieu: Longueuil Date: 14 juin 1996 MAURICE JR.TOURANGEAU.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-230663-969 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT STÉPHANE SAVARD DEMANDEUR C.CATHLEEN MARIE DOPLER DÉFENDERESSE ET MARTINE SAVARD ET PHILIPPE HÉBERT MISES-EN-CAUSE ASSIGNATION ORDRE est donné à CATHLEEN MARIE DOPLER de comparaître au greffe de cette cour situé au Palais de Justice de Montréal.10 est.rue StAntoine.Montréal.Salle 1.100.dans les trente jours de la date de la pubUcaton du présent avis dans Le Devo* Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à rrtenbon de CATHLEEN DOPLER Lieu: Montréal Date: 14 juin 1996 ROBERT COUTURE GREFFIER ADJOINT PRENEZ AVIS que la compagne SOIERIE EXCLUSIVE INC BCUJSNE SU(S MC.) ayant son sège jooa> au Z76 Sklaoques.Suie 506.MonréaL Ouébec.HZY1N3 Bernarde-aê (Inspector général des institutions financières, la permission de se dissoudre et à cet effet dépose au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, la déclaration requise par les dispositions de l'article 37 de la Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales.Le 11 juin 1996 HENDRIK KOOIMAN, Procureur de la compagnie.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-228101-961 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT DENISE LAFORGE Partie demanderesse c.REJEAN AITKEN Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à REJEAN AITKEN de comparaitre au greffe de cette cour situé au 10 est, St-Antoine, à Montréal, au Palais de Justice de Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration de divorce a été remise au greffe à l'intention de REJEAN AITKEN.Lieu: Montréal Date: 18 juin 1996 RÉAL PLOURDE, G.a.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LAVAL NO: 540-02-003566-966 COUR OU QUÉBEC PRÉSENT COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse -c- REVENU HABITATION QUEBEC INC _____ Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à REVENU HABITATION QUEBEC INC., de comparaitre au greffe de cette Cour situé au Palais de Justice de Laval.2800 St-Maitm ouest, dans les trente (30) f*n de la date de puMcaéon du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie du bref d'assignation, déclarât»! avis selon rarmeie f et art 963 Cpc.ans de dénoncuéon ! et liste de pièces a été remise au greffe à l'intention de REVENU HABITATION QUEBEC INC.Lieu: Laval Date: Ce 23 mai 1996 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-018274-967 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT SUZANNE LAMARCHE Partie requérante -c- JEAN LUC BELLEVANCE Partie intimée ASSIGNATION ORDRE est donné à JEAN LUC BELLEVANCE, de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1 est, rue Notre-Dame, Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la requête en délaissement forcé et prise en paiement a été remise au greffe à l'intention de JEAN LUC BELLEVANCE.Lieu: Montréal Date: 17 juin 1996 RÉAL PLOURDE, G A.AVIS est par les présentes donné que, à la suite du décès de ELENA NICULESCU NEDELCU, veuve de Dan Baleanu, en son vivant domiciliée au 1830, CROISSANT SIBÉRIE, BROSSARD, province de Québec, J4X 1R2, survenu le 26 décembre 1995.un inventaire des biens de la défunte a été fait par le liquidateur successoral, Roger Brossard.le 18 juin 1996.devant Me Michèle Forté.notaire.4416, bout.Pie IX.Montréal, province de Québec.H1X 2B3.conformément à la loi.Cet inventaire peut-être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Michéle Forté.notaire, sise au 4416.boul Pie IX, Montréal, province de Ouébec.H1X2B3 Donné ce 19 juin 1996 ROGER BROSARD.bquvlateur Paris (AFP) — L’OCDE a plaidé hier pour de nouvelles baisses de taux d’intérêts dans les pays industrialisés, particulièrement en Europe, afin de compenser les effets négatifs, sur le chômage et sur l’activité, de la généralisation des programmes de réduction des dépenses publiques.L’Organisation de coopération et de développement économiques confirme dans ses «perspectives» biannuelles ses récentes prévisions: après une année 1996 décevante, surtout en Europe (1,6 % de croissance contre 2,1 % pour le total des 27 pays membres), la croissance devrait repartir en 1997 (2,5 %).Contrairement à 1996, les taux de progression du PIB «convergeront» en 1997: ils devraient se situer à 2,4 % en Europe et au Japon et à 2 % aux Etats-Unis, qui subiront une petite décélération.Mais ces prévisions sont aléatoires pour l’Europe, souligne l’OCDE.Si la confiance des ménages et des entreprises ne revient pas, «l’expérience suggère que la reprise prévue pour la fin 1996 pourrait ne pas se concrétiser».Et surtout, la réduction des dépenses publiques envisagée par dè nombreux pays européens pour se conformer aux critères de la monnaie unique «pourraient conduire à une croissance inférieure aux prévisions», estime l’OCDE.D’autant que ces politiques vont probablement être durcies, aucun grand pays ne semblant à ce jour en mesure d’attei ndre l’objectif de déficits limités à 3 % du PIB sans de «nouvelles mesures».Adepte de longue date de l’assainissement des finances publiques, l’OCDE ne remet pas en cause sur le fond les politiques de réduction des dépenses.Elle appelle même les Etats-Unis à «procéder sans délai aux ajustements requis» et alerte le Japon contre l’accumulation des déficits.Mais l’Organisation met en garde les gouvernements et les banques centrales sur les potentiels effets négatifs à court tenue de la généralisation de cette politique: «ce sera la première fois dans l’histoire récente qu’un effort d’assainissement budgétaire interviendra simultanément dans la quasi-totalité des pays de l’OCDE.Il faudra veiller, et ce ne sera pas simple, à ce que cela n’ait pas d’importants effets négatifs sur l’activité», avertit l’organisation.Si jamais tous les pays de l’Union européenne voulaient «immédiatament corriger leur situation» pour être prêts en 1997, une «récession» ne peut être exclue, ajoute-t-elle.Pour l’OCDE, l’antidote existe et les autorités doivent l’utiliser: c’est la politique monétaire, c’est-à-dire la poursuite du mouvement de baisse des taux d’intérêts.«C’est essentiellement à la politique monétaire qu’il reviendra de soutenir la demande et l’emploi sans ranimer l’inflation au cours des années à venir», affirment les experts de l’organisation qui ta- blent sur une inflation stable en 1997.Certes, la «marge de manoeuvre risque d’être étroite» mais elle existe, ajoute l’OCDE.Notamment, parce qu’en termes réels (une fois l’inflation prise en compte), certains taux restent élevés.Et surtout parce que la baisse n’est pas toujours répercutée lorsque des crédits sont accordés aux entreprises.Seuls feraient exception à la règle d’assouplissement monétaire les Etats-Unis où les autorités doivent éviter tout risque inflationniste.Autre impératif pour les pays industrialisés: mener à bien les réformes structurelles pour améliorer le marché du travail, en particulier en Europe où le chômage augmentera encore cette a nnée pour atteindre en moyenne 10,5 % de la population active et ne baissera pas en 1997, selon les prévisions de l’OCDE, qui rappelle les remèdes préconisés de longue date: flexibilité du marché du travail et des salaires, mise en place de politiques «incitatives» à la recherche d’un emploi, amélioration de la formation.«La marge de manœuvre risque d’être étroite mais elle existe» Le Canada gardera le pied sur Faccélérateur Paris (PC) — La reprise va aller en s’accélérant au Canada au cours des 18 prochains mois et gagnera un plus grand nombre de secteurs d’activité, annonce l’OCDE dans ses dernières perspectives économiques publiées hier Pour l’ensemble de 1996, le taux de croissance demeurera «modéré», à 2,1 %, prédisent les experts de l’organisation.En 1997, l’augmentation du produit national brut se fera plus rapide et atteindra les 3,4 %.Cette hausse, la plus importante parmi les pays du G7, mettra un terme à une période de ralentissement marquée notamment par un recul du PIB au deuxième trimestre de 1995.Elle s’annonce légèrement moins importante toutefois que ce que l’OCDE avait annoncé dans sa précédente étude.L’OCDE estime que le contexte économique canadien est «globalement favorable».Notre économie profite de la forte croissance aux Etats-Unis et de la détente monétaire dont l’effet est «de plus en plus positif».L’étude fait remarquer que cette détente, contrairement aux précédentes, ne s’est pas traduite jusqu’à maintenant par des pressions à la baisse sur le dollar canadien.L’OCDE attribue cette situation à l’amélioration générale de l’économie (la réduction des déficits en particulier) et à «l’atténuation des incertitudes politiques».Cette diminution de l’inquiétude sur les marchés a aussi contribué à faire diminuer l’écart entre les taux d’intérêt à long terme américains et canadiens.Depuis la courte victoire du NON au référendum d’octobre, signale l’organisation, l’écart entre les rendements des obligations publiques au Canada et aux Etats-Unis s’est réduit de 50 points (et se situe maintenant à 140 points de base).Les économistes s’attendent à une augmentation de la consommation à cause de la «détente sensible» des taux d’intérêt et de «l’ampleur de la demande non satisfaite», notamment en ce qui concerne les achats de biens durables et de logements.La croissance de la consommation privée devrait se chiffrer à 2,2 % cette année et à 3 % l’année prochaine.La confiance des consommateurs reste quand même basse.Cela est dû en bonne partie à l’insécurité que la restructuration économique et la rigueur budgétaire font peser sur l’emploi.Le taux de chômage continuera de baisser, lentement.De 9,5 % en 1995, il devrait passer à 9,3 % cette année et à 9 % l’année prochaine.L’inflation restera basse.L’indice des prix à la consommation augmentera de 1,4 % d’ici 18 mois.Comme d’habitude, l’OCDE prévient que le contexte économique canadien pourrait «se dégrader si de nouvelles incertitudes politiques ou des doutes quant à la volonté du gouvernement de s’attaquer aux problèmes budgétaires faisaient naître un climat d’incertitude sur les marchés».Les exportations à la rescousse PC ET AFP La consommation a plafonné au Canada, en avril, mais les exportations ont heureusement connu un regain après avoir fléchi le mois précédent.Statistique Canada signale en effet que les ventes au détail sont demeurées les mêmes qu’en mars, soit au niveau de 17,8 milliards.Cette stagnation fait suite à des gains modestes réalisés au cours des trois premiers mois de l’année.Dans le domaine commercial, les exportations ont augmenté de 0,8 % sur le mois de mars et ont atteint 21,5 milliards, grâce surtout aux ventes à l’étranger du secteur de l’automobile.Les importations ont par ailleurs augmenté de 1 % à 18,9 milliards, permettant au pays de réaliser un surplus commercial de 2,6 milliards.Les exportations se sont révélées le secteur le plus fort de l’économie canadienne au cours des derniers mois, mais elles avaient été durement frappées en mars par la grève dans une usine américaine de la GM qui avait provoqué la fermeture temporaire de plusieurs usines au Canada.Les dernières données recueillies par Statistique Canada permettent de croire que le secteur des exportations connaît une reprise, mais les données propres au secteur de la vente au détail font mentir les économistes qui croyaient que les consommateurs participeraient plus activement, cette année, à la reprise.Une des principales raisons à la tiédeur des consommateurs est leur lourd endettement, problème qui s’est manifesté par une hausse importante du nombre des faillites en avril.Le ministère de l’Industrie a révélé que les faillites commerciales et personnelles ont alors augmenté de 28,5 % comparativement au mois correspondant de 1995.Au cours des quatre premiers mois de 1996, les banqueroutes ont augmenté de près de 35 % comparativement à l’an dernier.Statistique Canada précise par ailleurs que, dans le secteur des ventes au détail, c’est celui des meubles qui a subi la plus forte baisse en avril, soit 4,3 %.Le vêtement, qui avait connu des difficultés ces derniers mois, a bénéficié d’un gain de 1,6 %.Les ventes de voitures neuves et usagées ainsi que dans les stations service ont par ailleurs connu une hausse de 0,7 %.Dans le domaine des exportations, par contre, c’est une hausse de 7,7 % sur mars qu’on signale pour les voitures, camions et pièces de véhicules.Les produits forestiers ont par ailleurs fléchi de 10,4 % en raison d’un surplus mondial dans le domaine de la pulpe,et du papier.Aux Etats-Unis le déficit commercial s’est établi à 8,6 milliards $ US en avril contre un déficit de 8 milliards (chiffres révisés) en mars, a annoncé hier le département du Commerce.Les exportations de biens et services ont progressé de 0,9 % en avril tandis que les importations ont augmenté de 1,7 % pendant la même période.L’accroissement des exportations a surtout été le fait des biens d’équipements, des matériels industriels, des biens de consommation, des composants automobiles et des moteurs, a précisé le département.Le gonflement des importations reflète surtout une augmentation des achats de fournitures et de matériels industriels ainsi que de composants automobiles.Les camionneurs de Cast ont besoin d’un miracle EN BREF ?ÉTATS-UNIS: NAISSANCE D’UN GÉANT DE LA RADIO New York (Reuter) — Westinghouse Electric a annoncé hier qu’elle allait acquérir Infinity Broadcasting pour 3,9 milliards $ US.Le regroupement de Westinghouse — premier opérateur de radio aux Etats-Unis et propriétaire de la chaîne de télévision CBS — et du numéro deux du secteur donnera naissance à un géant de la radio, fort de 83 stations, dont les recettes publicitaires devraient avoisiner le milliard de dollars.Westinghouse, qui a obtenu sa première licence radiophonique en 1920 dans la ville de Pittsburg, avait racheté CBS — le réseau de télévision et de radios — l’année dernière pour 5,4 milliards $ US.Infinity, qui détient notamment trois stations de radio sur le très lucratif marché de New York, avait elle aussi procédé à de nombreuses acquisitions depuis l’automne dernier, en achetant notamment sept stations de radio à Alliance Broadcasting et le groupe publicitaire TDI Worldwide.Elle a aussi conclu un accord pour le rachat de 12 autres radios à Granum Holdings.Cette fusion témoigne du regain de concentrations dans le secteur de l’audiovisuel américain, lié à la nouvelle loi sur la libéralisation des télécommunications.GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR \ A moins d’un miracle, Cast Camionnage ne pourra éviter la fermeture.Les 70 camionneurs perdront leur emploi le 1" juillet, au profit de la sous-traitance.«On a eu une rencontre avec la compagnie à laquelle le Fonds de solidarité a participé.L’employeur n’a pas daigné tendre la perche», a résumé Richard Lamoureux, représentant des Teamsters (FTQ).«L’employeur a insisté pour dire que jamais il ne se lierait avec une compagnie indépendante par un contrat de longue durée.Or, sans une telle entente à long terme, il devient difficile de penser mettre sur pied une entreprise soutenue financièrement par le Fonds et reprenant à son service les camionneurs visés par la fermeture.» «Cast ne veut pas se lier, afin de demeurer compétitif et maintenir une pression constante sur les prix offerts par les entreprises de camionnage prenant la relève», a-t-il ajouté.C’est au début de mai que Cast Camionnage, filiale du CP, annonçait l’interruption de son service de camionnage pour s’en remettre à la sous-traitance et retirer ainsi l’emploi à 70 de ses 84 employés.Le directeur général de l’entreprise indiquait alors que «les marges bénéficiaires ne sont tout simplement pas là.De plus, l’équipement est trop vieux.Il aurait fallu investir cinq millions dans le renouvellement de la flotte de camions et de châssis.Lorsque quelqu’un vous offre de faire | le travail au même prix ou moins, sans que la compagnie ait à faire des investissements requis.» On a étudié les diverses avenues de solution depuis, dont une impliquant la création d’une nouvelle entreprise qui, avec l’aide financière du Fonds de solidarité, reprendrait les activités de transport des conteneurs de Cast.«On a examiné aussi la possibilité qu’une entreprise de camionnage déjà existante puisse reprendre la majorité des employés et s’offrir en sous-traitant.Mais sans engagement à long terme de la part de Cash cette avenue n’est également pas possible.» Cast s’en tient donc à son scénario initial, et à son offre d’une allocation de départ équivalant à cinq jours par année de service, une proposition supérieure aux modalités prescrites par îa loi fédérale mais inférieure aux attentes des employés touchés.On aurait souhaité que Cast améliore son offre et qu’elle permette aux employés près de leur retraite de racheter les années leur donnant accès au régime de pension, afin de tenir compte de l’âge des travailleurs, de la difficulté pour plusieurs de se replacer.Ces employés ont 45 ans, en moyenne, et entre 15 et 25 ans d’expérience.Déçu de l’inaction du gouvernement dans ce dossier —«je comprends, ce n’est pas Kenworth et ses 850 emplois à sauvegarder»,— Richard Lamoureux parle de la mise sur pied d’un comité de reclassement, tout en louangeant le professionnalisme de ses membres.«Ils ont continué leur travail comme si rien n’était, disant que leur situation netait pas la faute des clients mais plutôtde l’administration de Cash Si des moyens de pression seront exercés, ce sera après la fermeture de l’entreprise, ne serait-ce que pour sensibiliser l’opinion publique à la façon dont le CP se déba-rasse de ses entreprises québécoises^* SAQ: une performance grisante Q uébec — La Société des alcools _ du Québec a atteint un sommet historique en 1995 avec des ventes de 1,3 milliard de dollars et un dividende de 351 millions versé au gouvernement du Québec, indique le rapport annuel de la SAQ.Ces excellents résultats coïncident avec le virage commercial que vient d’effectuer la SAQ _____ en créant trois nouvelles bannières, soit SAQ Express, SAQ Classique et SAQ Sélection, indique le président-directeur général de la société, Jocelyn Tremblay, dans le document qui vient d’être déposé à l’Assemblée nationale.La SAQ annonce par ailleurs la création d’un quatrième type de succursale, SAQ Bières, qui se spécialisera dans le commerce des bières importées.Les ventes de la SAQ ont atteint 1,3 milliard au cours de l’année, une augmentation de 7,8 % par rapport à l’année précédente.Le dividende que la SAQ a retourné au gouvernement a augmenté en conséquence de la même proportion, passant de 326 millions à 351 millions.En comptant le dividende et les taxes sur l’alcool, c’est 6,6 milliards en recettes fiscales que la SAQ a générés depuis dix ans.Notons que les 339 succursales de la SAQ et les 155 agences vendent une gamme de 3851 produits différents.Bières et vins sont par ailleurs disponibles dans quelque 11 000 épiceries et dépanneurs.En matière de vins, les Québécois manifestent une forte préférence pour les chardonnays et les sauvignons dans le blanc: 88,2 % des choix.Dans le rouge, trois bouteilles vendues sur cinq sont du cabemet sauvignon.En dépit de ces ventes, les Québécois ne sont pas les plus gros buveurs au Canada Comparés aux consommateurs des neuf autres provinces et des deux territoires, ils sont au huitième rang par rapport à la moyenne d’argent dépensée annuellement en alcool et au neuvième rang quant à la quantité d’alcool consommé.Le Québécois moyen consomme 12 litres de vin par année (3e rang au Canada), 90,6 litres de bière (4r rang), mais il est bon dernier, au douzième rang, en ce qui a trait à la consommation de spiritueux avec seulement 2,5 litres par année.Le Yukon est au premier rang pour chacun des produits et au premier rang général tant pour la quantité d’alcool que pour le montant dépensé en moyenne, indiquent les données de la SAQ.Les tableaux indiquent cependant que la consommation d’alcool est en baisse constante depuis cinq ans, probablement à la suite de plusieurs campagnes éducatives pour inciter à la modération ou pour vanter la forme physique. ¦ I I, K I) K V 0 I It , I.K V K N I) U K I) I 2 1 .1 V I X I II I) (I A 7 COUP D'ŒIL BOURSIER Rechute imminente MICHEL CARIGNAN COLLABORATION SPÉCIALE \ A New York, l’indice industriel continue son mouvement de côté à court tenue, se déplaçant vers sa ligne de tendance, mais l’indice composé (NYA) continue de glisser.A Toronto, tout se passe comme prévu.La faiblesse d’hier qui suivait les deux jours de hausse semble bien vouloir confirmer que le mouvement haussier n’était qu’un repli à la hausse dans la récente tendance baissière.Une rechute sous le support à court terme (S) confirmerait la validité de la nouvelle ligne de tendance baissière CO que j’ai ajoutée au graphique du TSE 300.Les services publics, les services financiers et la gestion demeurent les trois secteurs les moins en péril pour le moment, du fait qu’ils sont tous au-dessus de leur tendance haussière.Les communications et les pétrolières végètent sur la base de leur couloir haussier.Attention à un décrochage.Les industrielles, les minières, la consommation et les transports qui n’ont pas vraiment participé au repli haussier trouvent encore plus de vendeurs que d’acheteurs et maintiennent leur tendance baissière.Les forestières dont nous surveillons étroitement la récente tentative de revirement haussier se sont stabilisées sans avoir inversé leur tendance baissière.Le mouvement haussier n’a donc été que de courte durée (trois jours).Nous obtiendrions une confirmation de revirement haussier si, après la pause actuelle, le secteur reprenait à la hausse avec de forts volumes sur plusieurs titres du secteur.Cependant, l’envoûtement des investisseurs pour ce secteur est atténué par le caractère baissier de l’ewnsemble du marché.La situation actuelle ne présage rien de bon pour les prochaines semaines et il faut en être conscient.Comme je l’ai mentionné dernièrement, il ne faut cependant pas vendre des titres comme Northern Telecom et Transat, qui conservent leur tendance haussière, mais les titres comme Gan-dalf et plusieurs autres vont de mal en pis, subissant de fortes pressions de vente dans des tendances déjà fortement baissières.Ne vous faites pas prendre par une dégringolade et n’écoutez pas ceux qui ne pensent qu’à vous Faire acheter d’autres titres.INI) COMPOSÉ NEW-YORK (X-NYA NYSE) 150 Jours BOURSE DE TORONTO TSE 300 (X-TT TSE) 150 Jours ' -5000.00 - 4750.00 SERVICES FINANCIERS TOR.(X-ES TSE) - 4000.00 - 3900.00 - 3800.00 - 3700.00 SERVICES PUBLICS TOR.(X-UT TSE 150 Jours -3750.00 - 3500.00 20 Jun 3871.03 GESTIONS TOR.(X-MG TSE) 150 Jours -6250.00 -6000.00 -5750.00 - 5500.00 COMMUNICATION TOR.(X-CM TSE 150 Jours - 9000.00 - 8500.00 PÉTROLIÈRES TOR.(X-OG TSE) 150 Jours 1250.00 - 5000.00 -4750.00 rV PRODUITS INDUSTRIELS TOR.(X-IP TSE) 150 Jours -3250.00 AURIFERES TOR.(X-GL TSE) 150 Jours .3000.00 12000.00 11000.00 20 Jun 11514.17 PRODUITS CONSOMMATIONS (X-CP TSE) 150 Jours 9000.00 8500.00 20 Jun 8308.92 IlliliiiiMlil PAPETIERES TOR.(X-PF TSE) - 4500.00 - 4250.00 20 Jun N Déc 4288.77 DECISION-PLUS Séminaire d'information Obtenez à domicile dans votre ordinateur 5 ans de cotes historiques et les communiqués de presse émis par les compagnies inscrites en Bourse.Venez découvrir comment à partir de 15 minutes de travail par jour vous pouvez savoir exactement la direction du marché et des secteurs et ainsi améliorer dramatiquement votre rendement à la Bourse.Mardi le 25 juin 740 Notre-Dame Ouest Bureau 1210 19:00h Réservez votre place : (514)392-1366 Volume «MX)) Ferme Var.($) Var.(%) BOURSE DE MONTRÉAL XXMJndice du marché 11249 2485.42 -10.15 -0.4 XCB:Bancaire 1553 3021.33 +0.85 0.0 XCO:Hydrocarbures 1519 1935.97 +0.65 0.0 XCM:Mines et métaux 3171 3148.84 •10.24 -0.3 XCF:Produits forestiers 543 2501.21 -10.42 -0.4 XCLBien d'Équipement 2105 2468.09 -7.25 -0.3 XCU:Services publics 1816 2146.14 -5.42 -0.3 BOURSE DE TORONTO TSE 35 10772 264.62 -0.97 -0.4 TSE 100 * 306.12 -1.06 -0.3 TSE 200 • 308.28 -0.19 -0.1 TSE 300 40628 5057.98 -14.76 -0.3 Institutions financières 2040 3928.83 -1.34 -0.0 Mines et métaux 3973 5163.61 -29.07 -0.6 Pétrolières 9224 5143.90 +5.31 0.1 Industrielles 4049 3493.16 -6.18 -0.2 Aurifères 4988 11514.17 -97.60 -0.8 Pâtes et papiers 1428 4288.77 -1.05 -0.0 Consommation 1145 8308.92 •39.87 -0.5 Immobilières 186 1597.37 +8.05 0.5 Transport 5472 5025.53 -16.84 -0.3 Pipelines 872 4128.14 -5.74 -0.1 Services publics 1076 3871.03 -12.60 -0,3 Communications 1776 9195.59 -45.41 -0.5 Ventes au détail 2292 3997.05 -9.17 -0.2 Sociétés de gestion 2101 6261.02 -39.27 -0.6 BOURSE DE VANCOUVER Indice général 31377 1284.85 +7.15 0.6 MARCHÉ AMÉRICAIN 30 Industrielles 39881 5659.43 +11.08 0.2 20 Transports 4290 2196.30 -6.15 -0.3 15 Services publics 13038 209.12 +1.95 0.9 65 Dow Jones Composé 57210 1836.77 +2.57 0.1 Composite NYSE * 354.96 -0.36 -0.1 Indice AMEX * 590.10 +1.26 0.2 S&P 500 * 669.04 - - NASDAQ * 1167.34 -11.93 -1.0 LES PLUS ACTIFS DE TORONTO Volume Haut Bus Ferm.Var.Var.Compagnies (000) ($) ($) ($) ($) (%) PHILIP 3948 10.85 10.60 10.70 -0.20 -1.8 BRE-X MINERALS 3100 26.70 24.40 24.50 -0.50 -2.0 GRANDMA LEES INC 2599 0.25 0.20 0.23 - - TRANSWEST ENERGY 2560 1.05 0.97 1.05 +0.02 1.9 OCELOT ENERGY B 2238 8.65 8.00 8.50 -0.20 -2.3 INMET MINING CP 2149 10.15 10.00 10.10 - - CDN PACIFIC LTD 1971 30.05 29.30 29.70 -0.25 -0.8 NOT AVAILABLE UN 1528 14.50 14.25 14.40 - - SEARS CANADA INC 1439 7.75 7.45 7.75 +0.35 4.7 LAIDLAW INC B 1305 13.75 13.40 13.60 -0.05 -0.4 LES PLUS ACTIFS DE MONTRÉAL Volume Haul Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) ($) ($) ($) ($) m BRESEA RES LTD 974 14.55 13.15 13.20 -0.65 -4.7 ALGENE B 678 3.40 2.95 3.25 +0.25 8.3 ECHO BAY MINES 675 15.50 15.30 15.50 +0.20 1.3 INMET MINING CP 450 10.05 10.00 10.00 -0.35 -3.4 ALCAN ALUM LTD 388 42.10 41.75 41.80 -0.40 -0.9 CDN PACIFIC LTD 356 30.05 29.40 29.65 -0.25 -0.8 NORA EXPLO INC 321 2.10 1.95 2.10 +0.15 7.7 BIOCHEM PHARMA 280 51.00 48.00 48.70 -1.30 -2.6 LOUBEL EXPLO INC 252 0.80 0.72 0.80 -0.03 -3.6 DENISON MINES LTD 228 0.34 0.34 0.34 - - TEL.: 985-3344 AVIS PUBLICS F A X : 9 8 5 - 3 3 4 0 CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE TERREBONNE, COUR DU QUÉBEC, NO: 700-02-002896-950 -AVIS DE VENTE - COMMISSION SCOLAIRE DES LAURENTIDES, Partie demanderesse -vs- MARCEL AUGER ET LYSE LEMAY, Partie défenderesse.Le 5ième jour de juillet 1996, à 13h00, au 513, CH.STE-MARGUERITE, STE-MARGUERITE.P.Q., district de Terrebonne, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de MARCEL AUGER, saisis en celle cause, consistant en: t automobile Pdntiac Sunbird noire, imm.ZFA 943, série 41G2JU11K5J7522411 ; 1 automobile Buick Century noire, série 41G4AH11N3KG407071 ; 1 ensemble de patio en résine (table, 4 chaises, parasol); 1 balançoire de jardin et 1 échelle en aluminium.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: LINDA BRANCHAUD, huissier du district de Terrebonne.GUINDON & ASSOCIÉS, HUISSIERS.(819) 326-7707, Fax: 326-6972.22, Rue Sle-Agalhe.Ste-Agathe-des-Monls, Qc.J8C 2J4.CANADA.PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE LONGUEUIL, COUR MUNICIPALE DE CHAMBLY.NO: C95-106892, Ville de Chambly.Partie demanderesse, -vs- CHANTAL MAYER, Partie défenderesse.Le 3ième jour de juillet 1996 à 10h00.au 4077, SHIRLEY, STrHUBERT, Qc, District de Longueuil, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: CHANTAL MAYER, saisis en celle cause, consistant en: 1 télévision Super lube et acc.1 système de son Samsung avec 2 enceintes acoustiques et acc., 1 vidéo HQ et acc., 2 tables de salon blanche et acc., 1 sofa gris et acc., 1 lot de disques laser 34 unités et acc.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: GUY GAUCHER, Huissier du district de Longueuil.(514)465-4650.GAUCHER, HUISSIERS, 558.Notre-Dame, bureau 102, Saint-Lambert, Québec, J4P 2K7.CANADA.PROVINCE OE QUÉBEC, DISTRICT DE JOLIETTE.COUR MUNICIPALE N0 95052241.Ville de Charlemagne, Partie demanderesse -vs-Martin E.Desbiens.Partie défenderesse Le 3ième jour de juillet 1996 à IthOO.au 674.Maurice Repentigny.Oc.district de Joliette.seront vendus par autorité de Justice les biens et elfets de: MARTIN E DESBIENS, saisis en cette cause, consistant en: t véhicule de marque Ford camion rouge plaque HNY 869 avec boite hbrobec 3.Conditions: ARGENT COMPTANT ettou CHEOUE VISÉ.Worms bon Isabete La'remète.tusscr du dstnet de JofeOe.(514)654-6511 GAUCHER.TESSIER 6 ASSOCIÉS.HUISSIERS.264 rue De Bosbriand Repertory.Oc.J6A8A1 CANADA PROVINCE DE OUÉBEC.DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE.NO 500-06-011729-934, LA BANQUE TORONTO DOMINION, Partie demanderesse -vs-CHRISTINE ROY, Partie défenderesse.Le 4ième jour de juillel 1996, au 7, RUE DE BOURPEUIL, MONT-ST-GRÉGOIRE, QC, district de ST-JEAN, seront vendus par autorité de Justice, les biens et eflets de: CHRISTIANE ROY, saisis en celle cause, consistant en: 1 véhicule automobile de marque Plymouth Sundance/4 portes, couleur brun/# de série 1P3BP48KOKN591440/kilométrage 120,895, 1 téléviseur de marque Colortrak avec cablôsélecteur coul.brun & acc., 1 stéréo cassette Deck TC-RX400 de marque Sony coul.& acc.et autres.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: MICHEL LANDRY, huissier du district de Montréal, 514-278-2414, Fax: 276-9667.ALBERTSON & ASSOCIÉS, HUISSIERS, 7012, boul.St-Laurent, suite 205, Montréal, P.Q., H2S 3E2.AVIS DE DEMANDE DE CHANGEMENT DE NOM Prenez avis que Nancy Gervais en ma qualité de mère, domiciliée au 1530, Croissant Roy, #305, Lachine présentera au directeur de l'état civil une demande pour changer le nom de Kevyn Gervais-Blais en celui de Kevyn Gervais.LACHINE, le 7 juin 1996 BARRIERE LESTAGE-DOYON NEUER PROCUREURS DE LA DEMANDERESSE CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-018056-968 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT THADDEUS (TED) J.KACZMAREK -et- PAMELA E.THOMSON Parties demanderesses -c- VIVAMARK LTD Partie défenderesse -et- LE REGISTRATEUR DE LA DIVISION D’ENREGISTREMENT DE MONTREAL Mis-en-cause AVIS PRENEZ AVIS que les procureurs des parties demanderesses ont AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES CRÉANCIERS Article 102(4) Dans l'affaire de la faillite de: AUTOMOBILE J.J.L.INC., ayant tait affaires sous le nom de Acura Rive-Sud au 820, boul.Taschereau à Brossard et ayant son siège social au 1160, rue Des Pinsons à Boucherville, dans la province de Québec, Débitrice Avis est par les présentes donné que Automobile J.J.L.Inc.a lait cession le 13 juin 1996 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 2 juillet 1996 à 10:00 heures au bureau du Syndic.Daté à Anjou, ce 14e jour de juin 1996.Yves E.Morin, CA.CIP, Syndic 6610.boul.Let Galeries (T Anjou, bureau 204, Anjou, Québec H1M2T4 TA: (514) 493-4704, Fax: (514) 4934)811 déposé au greffe de la Cour supérieure du District de Montréal, situé au 10 rue Saint-Antoine Est, Montréal, uen requête pour canceller et radier l'enregistrement d'un immeuble (article 804 C.p.c.).Cette requête sera présentée le 4 juillet 1996 à la Cour supérieure du District de Montréal, en salle 2.07, à 9h 15, suite à la publication du présent avis dans Le Devoir ou aussitôt que conseil pourra être entendu.Une copie de la requête pour canceller et radier l’enregistrement d'un immeuble (article 804 C.p.c.), la liste des pièces ainsi que les pièces P-1 à P-3 ont été laissées au greffe de la Cour supérieure à l'intention de VIVAMARK LTD.Lieu: Montréal Date: Ce 19 juin 1996 ROBERT COUTURE, G.A.Greffier adjoint.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-206990-925 CUUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT JYOTIKA BEN PATEL Requérante-intimée -c- THAKORBHAI PATEL Défendeur-intimé ASSIGNATION ORDRE est donné à JYOTIKA BEN PATEL, de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1 est, rue Notre-Dame, Montréal, salle 2.17, le 29 juillel 1996 à 9h30 de l'avant-midi, suite à la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie MOTION TO AUTHORIZE THE DEFENDANT PETITION TO TENDER ALONE INTO A DEED OF SALE, AFFIDAVIT NOTICE, OF PRESENTATION, LIST OF EXHIBITS & EXHIBITS a été remise au greffe à l’intention de JYOTIKA BEN PATEL.Lieu: Montréal Date: 19 juin 1996 DOMINIQUE DIBERNARDO, G.A.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LAVAL NO: 540-04-001236-964 CUUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT JEANNE D'ARC JABBOUR Partie demanderesse -c- RAMZI NOHRA Partie défenderesse -et- LE DIRECTEUR DE L'ÉTAT CIVIL DU QUÉBEC Mis-en-cause ASSIGNATIUN ORDRE est donné à Monsieur RAMZI NOHRA, de comparaître au greffe de cette Cour situé au Palais de Justice de Laval, 2800 St-Martin ouest, dans les quarante (40) jours de la date de publication du présent PROVINCE DE QUÉBEC VILLE DE LAVAL APPEL D’OFFRES AVIS est par la présente donné qu'on recevra à l'hôtel de ville de Laval, des soumissions pour l'exécution des travaux suivants: No.7508 Travaux de fondation, de pavage, de trottoir et de correction de profil sur une partie de l'avenue des Gouverneurs ainsi que des travaux de fondation et de pavage sur une partie des avenues des Généraux et des Ambassadeurs, ex-ville de Duvemay.(L-8525-D) No.7509 Travaux de réparations locales d'égout sanitaire sur l'avenue Laval et la rue Émerson.(L-9202-Q (L-9348-Q)) No.7510 Travaux de réparations locales d'égout sanitaire sur place d'Argenteuil, avenues Bizet, du Parc, Bazin, de l'Étoile et François-Foucault, rues Crémazie, des Forges et Léonard.(L-9202-Q (L-9348-Q)) Seules les soumissions identifiées clairement sur l'enveloppe extérieure quant au numéro de la soumission et au nom de l’entrepreneur, présentées sur les formules préparées à cet effet et remises sous pli cachetées au Greffier de Ville de Laval à 1 Place du Souvenir, Chomedey, Ville de Laval, avant la 11e heure, mardi le 9 juillet 1996 seront ouvertes à 12 h 00 (midi) en la salle du Conseil de l'hôtel de ville.Seront considérées toutes soumissions préparées sur les formules fournies par la Ville de Laval et qui seront trouvées conformes aux conditions énumérées audit cahier des charges.Les plans, cahiers des charges et formules de soumissions, de môme que tout autre renseignement d'ordre technique pourront être obtenus au Service de l'environnement et de l'ingénierie.3 Place Laval, bureau 300.Chomedey, Ville de Laval, du lundi au jeudi inclusivement, et ce.de 8 h 15 à 12 h 00 (mkü), moyennant un dépôt de 60,00 S non remboursable.La Ville de Laval se réserve toutefois le privilège de n'accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions et de n'encourir aucune poursuite ou réclamation pour frais ou pertes subis par les soumissionnaires.DONNÉ À LAVAL ce 21 juin 1996 Me Guy Collard.(La£Z& avis dans le journal Le Devoir.Une copie de l'action en déchéance d'autorité parentale a été remise au greffe à l’intention de Monsieur RAMZI NOHRA.Lieu: Laval Date: Ce 17 juin 1996 GREFFIER ADJOINT.MES SAINT-AUBIN PHILIBERT CASTONGUAY & LALONDE 3509, boul.de la Concorde Suite 207 Laval, Qc.H7E 2C6 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-04-006571-963 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT NATHALIE PICHE Partie demanderesse -c- ERICCHARLISH Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à ERIC CHARLISH, de comparaître au greffe de celte Cour situé au 1 est, rue Notre-Dame, Montréal, salle 1.110, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration a été remise au greffe à l'intention de ERIC CHARLISH.Lieu: Montréal Dale: 18 juin 1996 RÉALPLOURDE, G.A.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 525-43-000682-969 NO: 525-43-000683-967 COUR DU QUÉBEC (Chambre de la jeunesse) A: M.REYNALDO ANTONIO GARCIA (adresse inconnue) ORDONNANCE Le tribunal vous ordonne de comparaître à la COUR DU QUÉBEC, Chambre de la Jeunesse, au 410 est, rue Bellechasse, Montréal, à la salle 100A ;a 9h30 a.m.le 16 juillet 1996, et vous informe qu'un avis de la demande de placement concernant l'enfant AVIS D’ENTRÉE EN VIGÜEÜR COMMUNAUTE URBAINE DE MONTRÉAL Le Conseil de la Communauté urbaine de Montréal, à son assemblée régulière tenue le 19 juin 1996, a adopté les règlements suivants : Règlement 90-2 : «Règlement modifiant le règlement 90, tel que dqjà modifié, relatif à l'assainissement de l’air et remplaçant les règlements 44 et 44-1 de la Communauté”.Règlement 30-1 “Règlement créant l’Office de développement économique de la Communauté urbaine de Montréal et abrogeant le règlement 30".Ces règlements entrent en vigueur aujourd’hui et peuvent être consultés au Secrétariat de la Communauté, 1550, rue Metcalfe, bureau 1407, Montréal.IMELDA DEL CARMEN GARCIA OBANDO el MYUREL DE GUADALUPE GARCIA OBANDO, née le 23 avril 1984 et le 4 juillet 1985 été déposée à votre intention au greffe de l'adoption.Vous êtes avisé qu'à défaut de vous présenter à cette date el de déposer les demandes que vous entendez faire valoir, les requérants pourront obtenir un jugement par défaut.Montréal, le 17 juin 1996.JOHANNE SABOURIN Greffier adjoint.AVIS DE DEMANDE DE CHANGEMENT DE NOM PRENEZ AVIS que Johanne Beaudin, domiciliée 2627, Emile Pelletier, Lachine, Québec, H8S 4HB, présentera au directeur de l'état civil une demande pour changer son nom en celui de Jo-Ann Clark.LACHINE, le 7 juin 1996 BARRIERE LESTAGE-DOYQN NEUER PROCUREURS DU DEMANDEUR Ville de Longueuil APPELS D’OFFRES La ville de Longueuil requiert des soumissions pour la fourniture des biens et services suivants : Construction Égout, aqueduc.Boul.Roberval entre 96-914 Roland-Therrien et Boismenu.Pavage de finition sur les rues Asselin, 96-204 Archambault, Aubry, Aubin, Béliveau, Migneault et Moquin.Égout, aqueduc, pavage, trottoir et bordure 96-909 boul.F.-Lafontaine Fermeture chemin du Lac, réfection des rues 96-913 Nicolet et Châteauguay Éclairage Rue Bétournay et rue Campeau 96-912 Les soumissions (dépôt de 100 $ non remboursable) seront reçues jusqu'au lundi 8 Juillet 1996 111 h au 300, rue St-Charles Ouest, Longueuil (Québec) et seront ouvertes immédiatement après l'heure limite.La ville mentionnée ne s'engage pas à accepter la plus basse ni aucune des soumissions.Pour toute information concernant ces appels d'offres, incluant documents et conditions de soumission, appelez sans (rais du lundi au vendredi, de 9 h à 21 h,en spécifiant les numéros de dossier.Union du municipalité» J du Québec f 1-800-256-7774 Avis public Ville de Montréal Service du greffe Usage conditionnel Avis public est donné que le comité exécutif de la Ville de Montréal, à sa séance prévue pour le 10 juillet 1996 à 10 h, sera saisi des demandes d'autorisation suivantes pour exercer un usage conditionnel, selon les dispositions du Règlement d'urbanisme (R.R.V.M., c.U-1): Propriété sise aux 5878-5880, rue Sherbrooke Est.L’autorisation permettrait l'implantation de l'usage «stationnement intérieur (souterrain) de vingt unités» sur les lots 26-114, 26-115-3, 26-115-4 et 26-116 du cadastre officiel de la Paroisse de Vongue-Pointe, situé à l'arrière de l'immeuble précité (96 0007383).Propriété qui sera située au 9185, boulevard Perras.L'autorisation permettrait l'occupation da l'usage «garderie» dans l'immeuble précité (96 0040146).Propriété sise aux 6511-6513, rue Saint-Dominique.L'autorisation permettrait l'implantation de l'usage «vêtement (vente et retouche à un vêtement)» au rez-de-chaussée de l’immeuble précité (96 0051551).Tout intéressé qui désire formuler des commentaires au comité exécutif relativement à ces demandes doit le faire par écrit au plus tard la 2 juillet 1996, à l'attention du greffier, bureeu R-005, hôtel de ville, 275, rue Notre-Dame Est.Montréal.H2Y 1C6.Montréal, le 21 juin 1996 Le greffier.Léon Laberge PROVINCE DE QUÉBEC VILLE DE LAVAL APPEL D’OFFRES AVIS est par la présente donné qu’on recevra à l'hôtel de ville de Laval, des soumissions pour l'exécution des travaux suivants: No.7506 Travaux d’agrandissement, de réaménagement et de remplacement de revêtement de toiture à l'aréna Dagenais.(L-9320-Q) Seules les soumissions identifiées clairement sur l'enveloppe extérieure quant au numéro de la soumission et au nom de l’entrepreneur, présentées sur les formules préparées à cet effet et remises sous pli cachetées au Greffier de Ville de Laval à 1 Place du Souvenir, Chomedey.Ville de Laval, avant la 11e heure, mardi le 9 juillet 1996 seront ouvertes à 12 h 00 (midi) en la salle du Conseil de l'hôtel de ville.Seront considérées toutes soumissions préparées sur les formules fournies par la Ville de Laval et qui seront trouvées conformes aux conditions énumérées audit cahier des charges.Les plans, cahiers des charges et formules de soumissions, de même que tout autre renseignement d’ordre technique pourront être obtenus au Se-vice de l'environnement et de l'ingénierie.3 Place Laval, bureau 300, Chomedey, Ville de Laval, du lundi au jeudi inclusivement, et ce.de 8 h 15 à 12 h 00 (midi), moyennant un dépôt de 120.00 $ non remboursable.La Ville de Laval se réserve toutefois le privilège de n’accepter ni la phis basse ni aucune des soumissions et de n'encourir aucune poursuite ou réclamation pour frais ou pertes subis par les soumissionnaires.DONNÉ À LAVAL ce 21 juin 1996 Me Guy Collard, greffier 03468062 999 9859 A 8 I- E I) E V 0 I H I, K V K N I) Il E I) I 2 1 .1 II I N II» » « ÉDITORIAL Volte-face demandée Lise Bissonnette Pauline Marois ferait bien de conserver le mode d’emploi de la volte-face qu’elle vient de s’imposer dans l’aide financière aux défavorisés pour les services de garde.Car la ministre de l’Éducation devra l’utiliser à nouveau pour les commissions scolaires linguistiques.La défense que le premier ministre, I^icien Bouchard, a présentée mercredi dans ce dossier est d’une fragilité qui annonce déjà l’échec.onsieur Bouchard jure ses grands dieux que son refus de demander à Ottawa un amendement constitutionnel n’a rien d’idéologique, que le souverainisme est un corps étranger à sa décision.Dont acte, voilà franchi d’avance un obstacle à la meilleure solution.Mais il s’arrête en si bon chemin pour céder aussitôt, pieds et poings liés, à certains des idéologues les plus têtus du Québec.Car s’il ne fait pas le pèlerinage constitutionnel à Ottawa, dit-il, c’est par crainte du «danger de la montée de très forts lobbys religieux, pour le moment qui sont très silencieux parce que nous sommes dans la voie que vous connaissez».On ne saurait mieux illustrer par l’absurde le caractère contre-productif du projet Marois qui prétend avoir comme objectif majeur la création de commissions scolaires linguistiques, donc le démantèlement du système confessionnel suranné, mais qui reconstitue ce système confessionnel et le consolide mieux que jamais.Si les «très forts lobbys religieux» sont silencieux, ce n’est pas par miracle, c’est en effet que le projet est pour eux une aubaine inespérée.Les «conseils confessionnels» que la ministre entend instituer au sein des commissions linguistiques sont des structures idéales qui leur permettront de conserver et de renforcer, à l’intérieur du système, des écoles catholiques de stricte obédience où l’établissement sera religieux de haut en bas et où les «autres» seront naturellement repoussés, comme ces zélés en ont toujours rêvé.Même les protestants, dont les écoles ont servi de refuge aux enfants d’autres religions depuis des années, voient avec enthousiasme s’ouvrir la voie d’une nouvelle «confessionnalisa-tion».Ainsi, les porte-parole des pentecôtistes, qui gagnent chaque jour des adeptes dans le Québec rural, déclaraient la semaine dernière au quotidien The Gazette qu’ils étaient ravis du plan Marois qui leur permettrait d’accroître le contenu religieux de la formation.Est-ce vraiment ce dont le Québec a besoin, ce retour à la mainmise des églises sur l’enseignement public?Là encore, M.Bouchard s’appuie sur des sophismes en invoquant les consultations et les sondages que son gouvernement a menés.L’important sondage Léger et Léger dévoilé la semaine dernière témoigne en effet d’un fort attachement à l’offre d’enseignement religieux à l’école.Il est clair que la majorité des citoyens, quoi qu’en pense le Mouvement lai'c, n’accepterait pas que l’on évacue complètement cet enseignement et croit qu’il agit comme une sorte de gardien de la moralité.Mais de là à affirmer qu’ils tiennent absolument à ce que le statut même de l’école soit «confessionnel», il y a un pas trop vite franchi.Un peu plus de 60 % des répondants affirment qu’ils préféreraient une école confessionnelle à une école non confessionnelle mais il se peut qu’ils expriment cette préférence jus- La réforme scolaire s’enfonce dans les sophismes et les expédients.tement parce qu’ils croient qu’une école dite «non confessionnelle» serait absolument neutre et n’offrirait aucun enseignement religieux, ce qui n’est pas le cas.Le premier ministre tire donc de cette petite question posée hors contexte des conclusions nettement exagérées.Et depuis quand les sondages tiennent-ils lieu de principe de réforme?Si tel était le cas, si on s’enqué-rait par exemple de la popularité du «virage ambulatoire» et des fermetures d’hôpitaux qu’il impose, le ministre de la Santé, M.Rochon, n’aurait certes jamais bougé.Le souci de «faire les choses avec l’appui de la population», comme le dit le premier ministre, est ici un prétexte transparent pour maquiller une absence de courage d’autant plus décevante qu’on sait que les membres du gouvernement, pour la plupart, ne tiennent pas à la confessionnalité du système.Seul le député André Boulerice a osé l’affirmer, c’est dire les contorsions honteuses auxquelles le calcul gouvernemental oblige aujourd’hui en haut lieu.Dernier argument aussi faiblard que les autres, M.Bouchard affirme que sa solution offre l’avantage d’une «certaine sécurité juridique».L’amendement constitutionnel, explique-t-il, exigerait probablement l’assentiment de provinces signataires de la Constitution de 1867, donc des tractations interminables.Cela est vrai, comme l’ont démontré les experts Jean-Pierre Proulx et José Woehrling, si l’on exigeait l’abrogation pure et simple de l’article 93 de la Constitution qui contient les garanties confessionnelles consenties aux systèmes scolaires lors de la Confédération.Mais si on se contente d’amender cet article pour supprimer uniquement les garanties consenties aux systèmes confessionnels des villes de Montréal et de Québec, garanties qui n’ont pas de contrepartie dans les autres provinces, il est plus que probable que seuls le Parlement fédéral et l’Assemblée nationale devraient conclure un accord.Quoi qu’il en soit, le gouvernement du Québec n’a même pas tenté de voir de quoi il retourne, ni demandé l’avis d’Ottawa, ni rendu publics des avis juridiques contraires.Il agite des épouvantails sans réalité jusqu’à nouvel ordre et, ayant eu peur, s’apprête à enliser le Québec dans une organisation scolaire qui n’a ni queue ni tête et qui sera inextricable pour des années à venir.Un désastre.Tous ceux qui se sont battus depuis 30 ans pour moderniser le système scolaire du Québec et qui voyaient poindre enfin une école «commune», ouverte à tous, capable d’intégrer naturellement les nouveaux venus et de pratiquer un véritable partage des valeurs, n’accepteront pas un recul aussi désolant.La coalition qui se forme pour le combattre tiendra, elle s’appuie sur les principes qui ont guidé la Révolution tranquille, elle est solide.Il y a 30 ans, l’esprit de réforme guidait ce pays, on se demande où il est passé au sommet, hélas.Mais il faut surtout, pour l’instant, éviter qu’il s’étouffe dans les expédients d’un gouvernement qui, comme les autres, n’est pas immortel.Soirées de prière Stéphane Baillargeon a un discours théologique et critique se voulant un reflet de l’Église d’aujourd’hui mais j’aimerais y voir à l’occasion des reflets de son témoignage personnel, de sa relation avec Le Ressuscité.J’ai lu son article intitulé «La cour des miracles» dans Le Devoir du 7 juin dernier.Je n’ai guère apprécié sa façon de critiquer, cette nouvelle expérience de l’Église qui tente justement de répondre à une invitation de Jean-Paul II pour la ré-évangélisation de notre monde moderne matérialiste et individualiste.J’avoue que je ne suis pas emballé par cette façon d’apporter les miracles, mais j’ai assisté à l’une de ces soirées de prière à Trois-Rivières et j’en ai retiré beaucoup de lumière et de joie.J’ai beaucoup apprécié les témoignages et les prédications axés sur une foi vivante et confiante.Considérant l’atmosphère de la salle remplie, beaucoup de gens ont été touchés et sont repartis avec plus d’espérance.Le père Ravary affirmait que ces soirées rejoignent de nombreux chrétiens qui ont pris une distance face à l’Église.Je crois que la Parole de Dieu doit sortir des Églises et être_pro-clamée sur la place publique comme tente de le faire «Évangélisation 2000».Michel Prescott Trois-Rivières, 7juin 1996 Débat ethnique ou national?Dans un article paru dans Le Devoir du 13 juin, Marc Angenot en appelle au courage des intellectuels (et des intellectuelles aussi, j’imagine).Voilà qui est bien.LETTRES -?- Sans vouloir intervenir sur le fond même de son propos (d’aspect un peu manichéen, quant à moi), je me suis demandé si les intellectuels et intellectuelles du Québec étaient aussi absents de la scène publique qu’on le prétend généralement.Davantage, j’ai été frappé par le fait qu’Angenot considère la question nationale québécoise comme une question ethnique.Ça change l’aspect fondamental de tout notre débat collectif.Nationalistes en rupture, nous serions sécessionnistes, mais de «conscience nationale», nous sommes en quête d’émancipation naturelle.Puisque Marc Angenot en appelle à la rigueur, je lui suggère, à partir de cette perspective, de réfléchir aux exigences de la majorité nécessaire pour exercer notre droit de peuple à l’autodétermination (de «bon peuple», comme il dit d’un peu haut, me semble-t-il).Pourquoi devrions-nous, comme il le suggère, avoir l’obligation de recueillir une majorité de 60 % ou davantage pour nous affranchir d’un régime qui nous a toujours occultés et niés et pour nous soustraire à une Constitution dont nous n’avons jamais été signataires?André Gaulin Député de Taschereau à l'Assemblée nationale Québec, 14 juin 1996 50% des voix + une Passons sur les titres, sur le constat quant aux intellectuels et les accusations, et arrêtons-nous à un problème que soulève M.Angenot («Démocratie à la québécoise».Le Devoir, 13 juin 1996).Il y a certes diversité d'opinions sur ce que signifie «primauté du droit».Il n’y a pas de dogmatique là-des-sus, à ma connaissance.Les appels aux Montesquieu, aux Tocqueville ne changent rien à la nécessité de s’interroger sur la nature du droit, sur la souveraineté des personnes qui peuvent chercher à forger une volonté commupe et une appartenance sociale.A quelle condition, qui les détermine et comment?Quelle antériorité du droit peut constituer ce droit en contrainte nécessaire à l’égard d’un groupe qui cherche une autre raison d’être pour exister légitimement comme entité souveraine?Quel type de groupe fie terme est vague et plus neutre que peuple, communauté ou société) peut construire son propre pouvoir de s’autodéterminer comme peuple, pays et État?Par ailleurs, ne pourrions-nous pas élaborer une interprétation des interventions des intellectuels et des politiciens comme Marc Angenot, Stephen Scott, Robert Lecker (ceux-ci mentionnés dans un autre article du Devoir, le même jour), Denis Monière, Éernand Dumont, Jean-Marc Léger, Stéphane Dion, Bernard Landry, etc.?Avec quelles règles d’interprétation?Qu’est-ce que cette enquête livrerait?Que les uns doivent être invectivés et les autres placés sur le podium?Il me semble que la recherche d’une certaine rationalité dans le débat autour du statut du Québec appelle moins l’usage de qualificatifs d’une rhétorique «agonistique» que l’examen minutieux des arguments et de leurs «appuis».Georges Tissot Professeur de science des religions Faculté des arts Université d'Ottawa Aylmer, 14 juin 1996 LA i PfTiTf PA*.(fuiTf) UN CHAUKon AV£C ÇA* CoNFfKfNCf ft / & (fAp.'S/fiTri Les identités multiples L e vrai défi pour une fédération comme la nôtre est de trouver une façon de réconcilier les identités nationales multiples qui s’y trouvent.Si les Pères de la Confédération avaient vraiment réussi à fonder une nouvelle nationalité en 1867, a mari usque ad mare, nous serions aujourd’hui tous des Canadiens sans ambiguïté.Il n’y aurait qu’une vision de la nationalité canadienne partagée par tous.L’histoire canadienne, à travers ses différentes péripéties, indique que la fusion des identités dont beaucoup, surtout du côté anglophone, ont rêvé, n’a jamais eu lieu.Au mieux, une certaine notion du Canada comme maison commune à tous ses habitants a pris racine.Mais les désaccords, entre autochtones et Européens d’abord, et entre francophones et anglophones par la suite, n’ont pas manqué.Ainsi, la Conquête, le rapport Durham, l’exécution de Louis Riel, la violation des droits des minorités dans les écoles du Manitoba et de l’Ontario et les crises de la Conscription durant les deux guerres mondiales ont alimenté les visions contradictoires de l’histoire que s’attribuent les francophones et les anglophones.Malgré le fait que nous partagions tous depuis 1947 la même citoyenneté canadienne, malgré le fait que les symboles qui par le passé liaient le Canada au Royaume-Uni aient en grande partie disparu, nous restons confrontés à la réalité de vécus nationaux divergents où langue et culture ont beaucoup de poids.Ainsi, croire que les Québécois, en grande majorité francophones, allaient accepter de noyer leur sentiment d’appartenance dans un grand Canada fédéral, même officiellement bilingue, relève de l’invraisemblable.Pas plus que les Catalans n’allaient noyer leur sentiment d’appartenance dans l’Espagne, ou les Flamands dans une Belgique unitaire.I C’est dans la nature des fédérations qu’on peut classer comme multinationales de permettre une distinction entre appartenance nationale et citoyenneté.Car s’il n’y avait qu’une seule façon d’être Espagnol, Belge ou Canadien — une seule nationalité, comme le général Franco, par exemple, a bien voulu l’imposer lors de son long passage au pouvoir en Espagne —, une telle conception ne pourrait subsister longtemps en régime démocratique.Ainsi s’explique l’énorme effort que des fédérations comme la nôtre doivent consacrer à la question de la coexistence entre les différents groupes linguistiques qui les composent; et l’énorme difficulté que les groupes majoritaires e,t minoritaires à l’intérieur du même État éprouvent à partager la même allégeance envers leur pays commun.Il n’y a jamais de solution définitive à cette question des identités multiples et contradictoires.Il peut y avoir des périodes prolongées de calme relatif; et il peut y avoir des périodes de crise, comme celle que le Canada connaît depuis 35 ans.Évidemment, la gérance des fédérations dites territoriales, comme l’américaine, l’australienne ou l’allemande, est plus facile que celle des fédérations multinationales.Car dans le deuxième cas, le danger d’éclatement est toujours présent et les heurts d’identités aussi.Faut-il en conclure que les fédérations multinationales, par nature, sont destinées à s’effondrer comme cela est arrivé en Europe de l’Est à la suite de la chute du communisme?Ou faut-il reconnaître que des fédérations comme la canadienne, la belge ou l’espagnole ont leur propre raison d’être, surtout au moment qù nous vivons la fin du modèle de l’État-nation qui nous vient du passé européen?On ne se sent nullement obligé de choisir aujourd’hui entre nationalité française ou allemande d’une part, et appartenance européenne d’autre part.Les identités multiples semblent être à la base de l’Union européenne qui se construit peu à peu, non sans résistances il est vrai, mais non sans succès aussi.De la même façon, nos identités en cette fin de siècle marquée par la mondialisation ne restent plus uniquement nationales.Les échanges commerciaux et les communications de masse deviennent de plus en plus internationalisés.Et certains des grands problèmes du jour — l’urbanisation poussée, les déboires écologiques, la misère du Sud, les violations des droits de la personne, les problèmes d’emploi — appellent une conscience qu’on peut nommer, faute d’un autre mot, planétaire.La présence d’États où les identités nationales coexistent n’est donc pas une violation de toute logique et de bon sens.Ce sont peut-être les laboratoires,d’une XXL' siècle où les rapports État-nation et citoyenneté-identité nationale risquent d’être beaucoup plus complexes que par le passé.Cela ne garantit aucunement la solidarité entre, les différentes composantes des États multinationaux.Pour réussir, il faut que chaque élément s’y sente chez soi tout en éprouvant un minimum d’identification avec l’ensemble.Est-ce encore possible entre Québécois, Canadiens et autochtones?Une chose est certaine: ce n’est que par la franche acceptation de nos identités multiples que nous aurons la possibilité d’y arriver.A PROPOS -?- .de sites protégés Il y a déjà longtemps que le Canada a entrepris de protéger ses sites pittoresques ou caractéristiques.C’est en 1885 qu’on a réservé un premier secteur des Rocheuses pour la création du parc national Banff.En Ontario, le parc provincial Algonquin a été établi en 1883; au Québec, celui des Laurentides a été créé en 1895.Au cours du siècle qui a suivi, on a créé des parcs un peu partout au pays, pour des raisons diverses, à la pièce.Cependant, vers la fin des années 80, divers événements ont amené un virage fondamental dans la manière d’établir les parcs: on privilégierait désormais une démarche plus globale.En 1987, dans son rapport historique, la Commission mondiale de l’environnement et du développement (la Commission Brundtland) exhortait tous les pays à faire leur part en vue de tripler la superficie des terres réservées exclusivement à la protection des écosystèmes et des espèces.En 1989, la filiale canadienne du Fonds mondial pour la nature et la Société pour la protection des parcs et des sites naturels du Canada ont donné suite à ce rapport en lançant la campagne «Espaces en danger», qui engageait les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux à parachever d’ici l’an 2000 un réseau de zones protégées représentatif des 400 régions naturelles du Canada.En 1991, les parlementaires canadiens ont appuyé l’objectif de cette campagne en adoptant à l’unanimité une motion présentée à la Chambre des communes.Le gouvernement fédéral s’est engagé à protéger des zones représentatives de chacune des régions naturelles du pays afin de préserver 12 % du territoire du Canada.Protéger des milieux de vie, Rapport du Comité sénatorial permanent de l’énergie et de l’environnement, Ottawa, février 1996.LE DEVOIR P 0 S D É PAR E N R I BODRASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Vice-président, finances et administration FRANÇOIS TH01IIN Direclenr de l'information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, GUT TAILLEFER.NORMAND THERIAULT Rédacteur en chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇON Directeur artistique ROLAND-YVES CARIGNAN 2050.me de Blenry, 9*étage, Montréal (Québec) H3A 3M9.Tel.: (514) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS TTV La retraite à 65 ans et la place des jeunes Jouer la carte de la compétence Il est inquiétant que des aspirants profs de philo suivent le discours démagogique actuel en se portant à la rescousse des compressions budgétaires Ici, le problème n’est pas que des «vieux» enseignent mais qu’une seule génération bénéficie de la sécurité d’emploi et des avantages sociaux qui y sont reliés.Le problème est complexe, dois-je rappeler à mes confrères.Il faut ici jouer une autre carte que celle du discours dominant, il faut inventer un discours — c’est la tâche de la philosophie.Il est inquiétant de voir des aspirants au titre de prof de philo jouer le jeu du discours démagogique actuel en se portant à la rescousse des compressions budgétaires; le partage du temps de travail pour faire des économies, ça va forcément marcher.quand les babby boomers auront acquis leur retraite.Nous en ferons alors les frais; j’enseigne depuis 1991, je suis allé loin des grands centres, j’ai eu ma permanence dans le réseau de l’enseignement collégial.pour un salaire gelé depuis, dimi- nué d’une liste de compressions à laquelle personne ne fait plus attention, et j’ai vu en cinq ans mon travail augmenter du double.La réforme de l’enseignement collégial a montré du doigt les profs de philo à qui elle a reproché de n’avoir rien fait en 25 ans.Par la suite, nous avons vu arriver les réformes, les coupes, les plans cadres, les «harmonisations».Pendant ce temps, un discours parallèle chez ceux à qui on avait dit qu’ils «n’avaient rien fait»: la retraite.Je crois que la retraite est le rêve d’une grande partie du personnel enseignant actuel qui n’en peut plus mais qui, avant de quitter — profs de philo en tête — fait du zèle pour rattraper le temps perdu, sauver l’image, si vous me comprenez.Ouvrir la porte au temps partagé, c’est ouvrir la porte à une diminution de salaire, à une humiliation définitive dont la génération X fera seule les frais.Les ges- tionnaires de l’éducation aux prises avec les compressions que l’on connaît cherchent actuellement le moyen d’augmenter encore la tâche des profs tout en ayant atteint le plafond des différentes conventions collectives; offrez-leur de travailler à tarif réduit et ils vous accommoderont d’un horaire de disponibilité qui contribuera à diminuer la dette nationale, je vous l'assure.Solidarité envers les générations! Qui y croit?N’esl-ce pas là le discours naïf par excellence de celui qui n’a plus rien d’autre à inventer?Les syndicats font passer les intérêts particuliers de leurs membres avant l'intérêt collectif.lit alors! Les syndicats ne sont-ils pas payés par leurs membres?Le syndicalisme fait son travail, il protège ses membres.Le syndicalisme n’a pas a priori une mission «socialisante», Marx nous l’explique d’ailleurs.Le syndicalisme, c’est un mau- vais choix mais il n'y en a pas d’autre.En revanche, faire appel à une solidarité romantique entre les individus m'inquiète beaucoup et, à écouter le discours de la génération X, rien ne me permet d'anticiper un comportement différent de ces derniers vis-à-vis des générations suivantes.Je propose donc de jouer la carte de la compétence.D’abord, en s’exprimant avec un peu de recul; en sortant du discours dominant; en faisant preuve de respect pour la culture de ceux qui.à 55 ans, ont encore quelque chose à dire; en construisant — en imaginant s’il le faut — de nouveaux «réseaux» de solidarité; en intervenant pour enrichir l’activité culturelle de la société.Depuis quand les créateurs sont-ils appuyés par les systèmes politiques?Par les «vieux conformistes»?Générations X de tout acabit, gare à vous de devenir.des fonctionnaires! Enseignant en philosophie Cégep de Rivière-du-lioup ^présentant de la génération X mais un peu moins dans la dèche que mes pairs, il m’apparaît utile de nuancer le discours tenu par des étudiants au doctorat en philosophie dans cette page, les 8 et 9 juin derniers.Ainsi donc, «la retraite obligatoire à 65 ans et le partage du temps de travail» sont les deux solutions qui s’imposent dans le réseau de l’éducation pour que les jeunes y aient leur place.Loin de jouer la carte de la compétence — la plupart des jeunes de ma génération sont beaucoup plus diplômés que les baby boomers en place dans le réseau —, les jeunes utilisent le discours du fric, discours auquel ils n’entendent rien.Le représentant type de la génération X occupera un poste dans le réseau de l’éducation peu avant la quarantaine, quand les retraites massives débuteront.Suivons son scénario: temps de travail partagé et retraite à 65 ans (ce sera valable pour eux aussi), 25-30 ans à cotiser à un régime de pension à temps partiel! Mauvaise solution dirait, catastrophé, n’importe quel délégué syndical du réseau actuel.Jouer avec les chiffres, ça demande un peu de prudence.Si les injustices sociales actuelles sont flagrantes, si elles prennent place dans un conflit de générations de plus en plus criant, il n’en demeure pas moins que le problème est aussi vieux que l’histoire de la philosophie.et que le désir bien légitime des «jeunes» de prendre la place des «vieux» n’apporte pas forcément d’eau au moulin.Ainsi, la retraite obligatoire à 65 ans est une insulte à la compétence des «vieux» profs qui, parfois, font profiter à tous d’une culture, d’une passion et d’une sagesse qui sied mal aux fougues de la jeunesse.En fait, la retraite, ce n’est pas tout, ce n’est pas la solution à tout; j’imagine mal le «philosophe retraité».À écouter le discours de la génération X, rien ne permet d’anticiper un comportement différent de ces derniers vis-à-vis des générations suivantes.ILLUSTRATION THE NEW YORK TIMES ‘ Dette publique et intérêt composé La pensée magique Affaiblir l’économie québécoise par la surtaxation et la confiscation pour aller placer des fonds étatisés à l’étranger et créer des emplois ailleurs est un bien piètre «projet collectif» RODRIGUE TREMBLAY, PH.D.Professeur de finances publiques Université de Montréal Confiture hier, confiture demain, mais jamais de confiture aujourd’hui.Alice aux Pays des Merveilles r" ’article publié dans Le Devoir du 17 juin et intitulé «Créons un Fonds du patrimoine», sous la signature de M.N.Rodrigue, soulève plusieurs in-| J terrogations qu’il conviendrait de L méditer avant de croire trop rapidement que l’on vient de découvrir une solution magique pour faire disparaître la dette publique québécoise.Cette dernière dépasse aujourd’hui 78 milliards de dollars, dont environ 45 % a été contracté pour couvrir des dépenses courantes.La dette publique provinciale du Québec atteindra 85 milliards en l’an 2000, selon les projections budgétaires actuelles.11 y a plus de 30 ans, des politiciens crédi-tisfes québécois, Réal Caouette en tête, avaient cru aussi avoir trouvé la recette miraculeuse pour rendre tout le monde riche.Leur syllogisme était le suivant: «L’argent, c’est du papier; or, pour faire du papier, il faut du bois; par conséquent, comme on a beaucoup de bois, faisons de l’argent!», oubliant que la valeur d’une monnaie dépend ultimement de son pouvoir d’achat et non pas de la vitesse d’impression de la planche à billets.Ses adeptes n’en firent pas moins élire 26 députés à Ottawa lors des élections générales de 1962.Pas nécessaire de faire des sacrifices Ce que l’article dit aux politiciens québécois, c’est ceci: pour empêcher la dette publique de croître, ou même pour l’abaisser ou la faire disparaître, il n’est pas nécessaire de faire des sacrifices en dégageant des excédents annuels de recettes fiscales sur les dépenses publiques; il n’est pas nécessaire non plus de ralentir le taux de croissance des dépenses publiques, de comprimer les coûts et de responsabiliser la demande; tout cela équivaudrait à faire appel à un modèle qui ne serait pas typiquement «québécois».Non, plutôt, il s’agirait d’imposer aux contribuables québécois, déjà les plus taxés au Cana-daj une nouvelle taxe progressive au montant de 209 millions de dollars par année.Le produit de cette taxe annuelle spéciale, dissimulée sous l’euphémisme du mot «corvée», serait versé dans un quelconque «Fonds du patrimoi-I ne» (vocabulaire emprunté au Heritage Fund I du gouvernement de l’Alberta pour placer les ¦revenus découlant du pétrole dans les années ¦70).Cet argent serait expédié en grande partie “à l’étranger, c’est-à-dire là où on peut obtenir un taux de rendement de 11 % par année; et, voilà la recette: si on le laissait mijoter de 26 à Î3 ans à l’abri de l’impôt et sans y toucher, la tnagie de l’intérêt composé à 11 % générerait 28,8 milliards de dollars dans 26 ans.Cela permettrait au fonds ainsi créé de racheter ou de socialiser environ le tiers de la dette publique québécoise, ou même de la racheter au complet après 33 ans.Tout cela en supposant que la dette publique totale ne s’accroisse pas au cours des 26 ou 33 prochaines années, ce qui est fort improbable, puisque l’engagement d’équilibrer le budget a été reporté à l’exercice 1999-2000.Tout déficit budgétaire annuel futur s’additionnera donc à la dette publique actuelle.Au cours des trois prochaines années, le gouvernement du Québec a déjà même budgété un déficit additionnel d’environ sept njilliards de dollars.Notons en passant que l’Etat ne fait aucune provision pour les dépenses d’amortissement sur les investissements, ce qui sous-estime substantiellement tout déficit dans les opérations courantes.Mais une fois si bien parti, se demandera-t-on, pourquoi s’arrêter après 26 ou 33 ans?Le produit de cette taxe annuelle spéciale placée dans les mêmes conditions avantageuses rapporterait 314 milliards après 50 ans, permettant ainsi de racheter non seulement la dette publique québécoise, mais aussi de racheter plus du tiers de la dette publique fédérale.Et tant qu’à y être, pourquoi ne pas être fiscalement généreux et patient et observer la magie de, l’intérêt composé pendant 75 ans?À ce moment-là, le fonds du «modèle québécois» aurait accumulé la somme mirobolante de 4292 milliards de dollars, et le fonds pourrait racheter non seulement la dette publique du gouvernement du Québec, mais aussi celle du gouvernement fédéral çt la moitié de la dette du gouvernement des Etats-Unis! Et en patientant un autre quart de siècle, c’est presque 60 000 milliards que le fonds aurait, et alors il pourrait racheter toutes les dettes de tous les pays du monde! Pourquoi ce raisonnement en faveur d’un pot d’or au bout d’un arc-en-ciel temporel est-il fallacieux, et pourquoi constitue-t-il une illusion trompeuse?Pour cinq raisons.Premièrement, avec une taxe nouvelle prélevée sur les contribuables d’aujourd’hui, pour permettre à l’Etat de générer une épargne forcée et de faire des placements risqués à travers le monde, les contribuables d’aujourd'hui seraient taxés deux fois pour supporter la dette, soit les impôts actuels qu’ils doivent débourser pour les dépenses courantes d intérêts et la taxe spéciale versée au fameux fonds.Deuxièmement, taxer davantage les Québécois pour recycler de l’argent à l'extérieur du Québec réduirait ou leur consommation, ou leur épargne, ce qui aurait à coup sur un effet macroéconomique négatif sur l'économie québécoise et causerait un chômage accru.En effet aucun pays au monde n'a encore eu l’idée de taxer ses citoyens pour aller placer cet ar- gent à l’étranger, plutôt que de favoriser l’investissement de l’épargne nationale à l’intérieur de ses frontières.Les gouvernements qui prévoient équilibrer leurs budgets courants ne parlent habituellement pas de rembourser la dette accumulée, de crainte de provoquer une stagnation économique, sinon une dépression économique, qui découlerait d’une chute dans les dépenses intérieures.En réalité, il n’est pas nécessaire qu’un gouvernement provincial, dont le budget est équilibré, rembourse sa dette publique, puisque la croissance économique naturelle et la baisse des taux d’intérêt permettent d’abaisser son poids par rapport au produit intérieur brut (PIB).C’est l’accroissement de cette dette, et donc les déficits budgétaires annuels qui sont dangereux, par la pression à la hausse qu’ils exercent sur les taux d’intérêt et le fardeau fiscal requis pour payer les intérêts.Passé un seuil critique, l’économie ne peut plus supporter de tels déficits budgétaires et l’accroissement de la dette publique qui en découle, et la stagnation économique s’implante petit à petit.Le Québec, avec une dette consolidée provinciale-fédérale égale à 120 % du PIB a déjà atteint ce seuil critique.A titre d’exemple, si la seule dette publique québécoise était égale à 30 % du PIB, objectif conforme aux critères de l’Union européenne si on tient compte de la dette fédérale, la dette publique du gouvernement du Québec devrait être réduite de quelque 27 milliards de dollars.Des mesures concrètes doivent donc être prises pour réduire la croissance des dépenses publiques, tant à Ottawa qu’à Québec, sans alourdir le fardeau fiscal qui tue l’économie.Troisièmement, un ralentissement de l’économie provoqué par des hausses perpétuelles de taxes, dont le produit n’est pas recyclé dans l’économie québécoise, non seulement nuirait à l’économie et à l’emploi, mais pourrait facilement empirer le déficit budgétaire du gouvernement.parce que la baisse des dépenses et des revenus privés ferait chuter les recettes fiscales courantes.Il en résulterait un accroissement de la dette publique pendant toutes ces années où on attendrait patiemment le rapatriement de la manne miraculeuse placée en majeure partie à l'étranger.Quatrièmement, l’échafaudage financier proposé repose sur des postulats implicites irréalistes.Présentement, le taux d'intérêt moyen payé sur la dette publique québécoise est d'environ 8 %.Pour que les 209 millions annuels du fonds étatique proposé puissent être placés au taux de rendement net annuel de 11 %, en dollars canadiens, sur une période de 26 à 33 ans.il est nécessaire d'extrapoler d’une façon abusive le passé dans l'avenir.Un tel rendement sur une à longue période implique, en effet des placements risqués, donc un rendement aléatoire.On postule implicitement aussi un taux de change futur du dollar canadien qui devrait être compatible avec un tel taux de rendement élevé.Mais la contradiction apparaît vite: une monnaie faible ne ferait qu’alourdir en monnaie nationale le poids de la partie de la dette publique qui est détenue en monnaies étrangères.Confiscation de l’épargne privée par la fiscalité Mais, cinquièmement, il y a pire.Plus de 50 % de la dette publique québécoise est possédé, sous forme d’obligations gouvernementales, par des résidants québécois.Taxer ces personnes pour les fins explicites de racheter leurs obligations ou celles comprises dans leurs régimes de pension équivaudrait à une confiscation de l’épargne privée par la fiscalité.Une telle confiscation pourrait avoir un effet dévastateur sur l’exode des personnes et des capitaux, ce qui créerait un cercle vicieux qui empirerait, et le déficit budgétaire annuel et la dette publique.Affaiblir l’économie québécoise par la surtaxation et la confiscation pour aller placer des fonds étatisés à l’étranger et créer des emplois ailleurs, est un bien piètre «projet collectif».Ce n’est donc pas la trouvaille du siècle.Un tel schème aussi simpliste et illusoire exercerait plutôt des pressions pour faire augmenter la dette publique, et non pas la réduire ou la faire | disparaître.En fait, ce genre de pensée magique projetée mécaniquement dans l’avenir pour éviter de s’occuper du présent, est au mieux une diversion amusante et au pire une supercherie.Elle équivaut à «jouer à la chaise vide» et à refiler la facture des excès actuels de dépenses publiques régressives à d’autres, c’est-à-dire à | d’autres contribuables, et surtout aux contri-i buables futurs.On devrait plutôt s’interroger sur les causes des déficits structurels des gouvernements et sur les causes du peu de projets d’investissements au Québec et de leur faible rentabilité.On découvrirait que le gaspillage des fonds publics, la socialisation et la bureaucratisation excessives, la surtaxation et la suréglementation gouvernementales sont pour beaucoup à la source de la démoralisation et de la démotivation des investisseurs locaux et étrangers.Il serait souhaitable que l’on cesse, au Québec, de tout voir à travers le prisme déformant d’un mythique «modèle québécois», à l’intérieur duquel les lois économiques auraient été suspendues comme par magie.Proposer une faite en avant dans 26, 33 ou 50 ans, même si on n’est pas d» mauvaise foi, ne réglerait aucun des problèmes d'aujourd'hui; tout au plus permettrait-elle à de puissants groupes, d'intérêts de consolider leur emprise sur l’Etat du Québec, tout en refilant la facture à d’autres.Il faut donc se méfier des illusions trompeuses.La création d’un Fonds du patrimoine est illusoire.Le courrier de nos lecteurs Le Devoir est heureux d’accueillir' ' dans cette page les analyses et les' • commentaires de ses lecteurs.Etant • donné la réponse enthousiaste de ces , derniers, nous nous réservons la possibilité de réduire la longueur des textes retenus.Nos correspondants sont invi- ¦ tés à joindre à leur envoi une disquette pour faciliter et accélérer la saisie de ¦ leurs propos.Sauf lors de situations ; d’urgence, la transmission par télécopie , n’accélère pas la publication, au contrai- ' re.La longueur des textes ne devrait ' pas dépasser 1000 mots, ou 7000 caractères.Vous pouvez aussi utiliser le cour-, ; rier électronique (devoir@cam.org) à , l'attention de Jean-Robert Sansfaçon.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francœur (environnement), ; - Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Brian Myles, Isabelle Paré, Louis Lapierre (adjoint au directeur de l'information) ; jean-Pierre Le-gau\t (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales, responsable de là section Tourisme); Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs): Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes): à l’information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Pierre Cayouette, Mario Cloutier, Paule des Rivières, I .nuise Leduc, Benoit Munger, Odile Tremblay: à l’information économique: Gérard Bémbé (responsable).Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Tureotte; à l'information internationale: Sylviane Tramier (responsable).François Brousseau (éditorialiste), Jo-celyn Coulon, Clément Trudcl; à l’information politique: Pierre O'Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec).Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec): à l'information sportive: Yves d’Avignon; Marie-Hélène Marie (secrétaire à la rédaction): Marie-Claude Petit, Julie Tremblay (commis).La documentation: Gilles Paré (directeur): Brigitte Arsenault.Manon Derome.Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBIJ-errÉ ET LH MARKETING Martine Dubé I, , (directrice).Daniel Barbeau (directeur adjoint).Jacqueline Avril, Jean de Billy, Brigitte Cloutier.Gyslaine Côté.Marlène Côté, Sylvie Hanna, Christiane Legault, Jacques A.Nadeau.Guylaine Ouellet.Micheline Ruelland, Monique Verreault (publicitaires): Sylvie Laporte.Nathalie Lemieux, Pierrette Rousseau, Micheline Turgeon: Francine ouellet (secrétaire).LA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production).Marie-France Turgeon (responsable de la production).Claudine Bédard, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers.Marie-Josée Hudon, Sylvain "Lesage.Christian Vjen.Olivier Zuida.SERVICE A LA CLIENTÈLE Johanne Brien (responsable).Evelyne Labonté (responsable à la pro- l motion des abonnements).Manon Blanchette Turcotte.Monique L'Heureux.Lise Lachapel- H -le.RacheDe Leclerc-Venne.L’ADMINISTRA- fl TION Yves Bouthiette (contrôleur), I)any Dé- fl I>at>e (adjointe à l'administration et responsable I des ressources humaines).Nicole Carmel (no- fl pensable des services comptables).JeannetTArc Houde (secrétaire à la direction): Céline Fu-ruy.Ghislaine Lafleur.Nathalie Perrier.Danielle Ponton, Danielle Ross.LE CONSEIL fl DU DEVOIR INC.Y ves L Duhaime (president) LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (vice-président ecécutifet directeur général).• - A K) *• |,; ** K V 0 I U , I, K V K N D II E D I 2 1 JUIN I I» l» » - LE DEVOIR \nrvTT % ; Robert Bourassa de nouveau confronté au cancer Les médecins de l’hôpital Notre-Dame confirment la récidive ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Robert Bourassa devra de nouveau lutter contre le cancer, les médecins de l’hôpital Notre-Dame ayant confirmé qu’une récidive du mélanome malin est à l’origine des malaises qui ont forcé l’hospitalisation de l’ex-premier ministre québécois depuis une semaine.Après avoir soupçonné une affection de l’oreille interne, le médecin traitant de M.Bourassa, le Dr Michel Emond, de l’hôpital Notre-Dame, a finalement établi hors de tout doute hier que le cancer de la peau pour lequel l'ex-premier ministre a déjà subi une série de traitements très poussés aux États-Unis en 1993 a refait surface.M.Bourassa aurait même déjà commencé à recevoir des traitements de radiothérapie pour traiter ce cancer dont il était maintenant remis depuis trois ans.L’ex-premier ministre aurait aussi été soumis à un examen de résonance magnétique.Ces médecins traitants, le Dr Emond et l’éminent spécialiste du cancer Joseph Ayoub, n’ont toutefois voulu faire aucun commentaire hier sur l’état de leur patient ou l’avancement de sa maladie.Le porte-parole de l’hôpital Notre-Dame, Jacques Wilkins, a tout simplement confirmé que les forts étourdissements dont souffre M.Bourassa sont bel et bien dus à une récidive du mélanome malin et non à une affection de l’oreille interne, connue sous le nom de labyrinthite, comme l’avaient d’abord soupçonné les médecins.«Les médecins ont déjà offert différentes options thérapeutiques à M.Bourassa et ce sera à lui de choisir vers quels traitements il veut se diriger», a dit M.Wilkins.Selon le porte-parole de l’hôpital, le moral de l’ex-pre-mier ministre serait très bon et ce dernier se montrerait très combatif face à ce nouvel assaut de la maladie.«Il se dit prêt à affronter la maladie.Il a même dit que durant sa vie, il avait eu bien d’autres défis à relever», a dit M.Wilkins, qui lui rend visite chaque jour pour lui transmettre les nombreux témoignages d’encouragement reçus à l’hôpital.Constamment entouré de membres de sa famille, M.Bourassa se porterait maintenant mieux qu’au début de la semaine, alors que des vertiges et de fortes nausées l’empêchaient de se lever ou de se déplacer.Tous les spécialistes du cancer rejoints hier ont refusé de faire des commentaires sur le cas de M.Bourassa ou d’expliquer comment se manifeste une récidive de ce type de cancer et quelles en sont les possibilités de traitement.On se souviendra qu’en 1993, de nombreux médecins avaient été rabroués pour avoir émis des pronostics, jugés hasardeux ou intempestifs, sur les chances de survie du premier ministre, sans en savoir plus long sur son dossier.Le Dr Pierre Jolivet, oncologue à l’Hôtel-Dieu de Montréal, qui a déjà traité l’ex-premier ministre au tout début de sa maladie, a lui aussi refusé d’expliquer cette nouvelle récidive de la maladie, visiblement affecté par cette nouvelle.C’est en août 1990, en pleine crise amérindienne, que Robert Bourassa s’était fait diagnostiquer un mélanome malin au bas du dos, le plus dévastateur des cancers de la peau.Après avoir subi une intervention chirurgicale en septembre au National Institute of Health (NIH) de Bethesda, au Maryland, l’homme politique avait repris les commandes de l’État, après une longue convalescence de deux mois.En janvier 1993, M.Bourassa devait toutefois faire face à une résurgence de la maladie et subir à nouveau une intervention pour une autre tumeur au thorax.Des examens avaient alors révélé que le mélanome s’était propagé dans d’autres parties de son corps.C’est à ce moment que M.Bourassa, traité par le Dr Steven Rosenberg du NIH, a reçu un traitement expérimental à l’Inter-leukine-2, destiné à stimuler la réponse immunitaire de son organisme.Très éprouvant, ce traitement, qui consistait à retirer une partie des globules blancs, les lymphocytes T, et à les faire pousser en culture avec de l’Interleukine-2, puis à les réinjecter dans le corps, avait obligé M.Bourassa à quitter ses fonctions brièvement à plusieurs reprises au cours de l’hiver 1993.En juillet de la même année, les derniers examens subis au NIH avaient toutefois confirmé que ce dernier avait très bien réagi au traitement et que son cancer s’était résorbé.Selon le porte-parole de l’hôpital Notre-Dame, l’hospitalisation de M.Bourassa devra en conséquence être prolongée et il restera sous observation pour les prochains jours.BOUCHARD Johnson se pointe à Ottawa SUITE DE LA PAGE 1 «Nous allons combattre de pied ferme toute nouvelle intrusion du gouvernement fédéral et nous allons tout faire pour ramener la discussion sur les sujets économiques, et je compte sur les autres premiers ministres pour m’aider», a ajouté M.Bouchard.A cet égard, en fait d’aide, les autres premiers ministres provinciaux ont effectué bien des détours pour assurer que les questions d’ordre constitutionnel n’auraient pas la partie belle au cours de la conférence.«L’ordre du jour concerne l’économie et les questions sociales.Il y aura un instant consacré aux questions constitutionnelles et au processus [de réexamen de la formule d’amendement], Mais c’est une conférence essentiellement économique», a affirmé le leader du Nouveau-Brunswick, Frank McKenna.«Le Québec ne sera pas isolé», a-t-il promis.Son collègue Glen Clark, de la Colombie-Britannique, a pour sa part rappelé qu’il se retirerait de la table si des pourparlers constitutionnels «substantiels» avaient lieu.De toute manière, «nous ne sauverons pas le pays avec des séances à huis clos où les élites se regardent le nombril.Nous devons parler des choses qui touchent le citoyen moyen», a ajouté M.Clark.Des sons de cloche identiques sont yenus des John Savage (Nouvelle-Écosse) et Brian Tobin (Terre-Neuve), ce dernier affirmant que d’éventuelles négociations constitutionnelles devraient se dérouler dans un cadre «ouvert et transparent».Mais derrière ce front en apparence uni s’en profile un autre, où les opinions sont beaucoup plus partagées.Pour l’essentiel, celui-ci porte sur la redéfinition de «l’union sociale et économique» canadienne et oppose les provinces riches (Ontario, Alberta et Colombie-Britannique) aux moins nanties.Le système de santé et l’application de normes nationales par Ottawa qui se retire graduellement de son financement, les compensations financières à verser aux provinces dans l’application des programmes sociaux et la controverse entourant l’harmonisation de la TPS avec les taxes de vente provinciales promettent des débats musclés en dépit de l’optimisme et de la bonne volonté affichée par les premiers ministres.«S’il y a un vrai débat ici, il portera sur la nature du Canada elle-même.Il se fera entre ceux qui croient que le rôle du gouvernement fédéral doit être réduit au minimum et ceux qui croient que son rôle est vital», a déclaré Brian Tobin.Le premier ministre manitobain Gary Filmon a de son côté averti que, dans le cas de la TPS, Ottawa s’aventurait «sur une pente glissante» en soumettant les provinces à des traitements fiscaux différents avec son refus de compenser les autres au même rythme qu’il l’a fait pour les provinces de l’Atlantique.Les représentants des provinces dites riches ont quant à eux affirmé qu’il n’était pas question de remettre en cause le principe de la redistribution de la richesse à travers le pays, mais Ottawa doit savoir que «la Colombie-Britannique considère qu’elle est traitée injustement», a dit M.Clark.Idem pour Mike Harris, de l’Ontario.Au programme d’aujourd’hui se retrouvent donc un retrait fédéral de champs de compétence provinciaux tels les mines, les forêts, le tourisme, les loisirs et le logement social, de même que la création de «partenariats» visant la création d’organismes nationaux en matière d’administration des valeurs mobilières, de perception des revenus fiscaux et d’inspection des aliments.La récente proposition fédérale dans le secteur de la formation professionnelle sera aussi discutée.Hier, M.McKenna s’est dit confiant qu’une entente de principe pourrait être atteinte dès aujourd’hui.Un enthousiasme que ne partage pas M.Bouchard.Québec a aussi vu ses craintes confirmées en ce qui a trait aux intentions fédérales dans le document d’information publié par Ottawa sur les autres sujets à l’ordre du jour, a déclaré M.Bouchard.Selon Québec, les propositions fédérales ont pour but soit de se départir de responsabilités coûteuses et d’en transférer le coût aux provinces, soit d’empiéter sur des compétences que Québec veut continuer d’exercer seul, soit de dicter sa loi dans des secteurs de compétence partagée.Au dîner d’hier soir devaient être discuté?une éventuelle nouvelle mission d'Equipe Canada et un deuxième programme national de travaux d’infrastructure.Par ailleurs, le chef libéral Daniel Johnson était présent à Ottawa hier, où il a rencontré quelques premiers ministres dont Brian Tobin.M.Johnson a justifié sa présence en déclarant qu’il s’était «toujours assuré d’être disponible pour exprimer ce que la majorité des Québécois veulent», à savoir un renouvellement du fédéralisme, et a enjoint à Lucien Bouchard d’en parler avec ses collègues.YEUX Un itinéraire banal BLOC Deux députés libéraux se sont joints aux bloquistes SUITE DE LA PAGE 1 mentaire ayant été ajournée hier, le projet de loi ne pourra donc faire l’objet d’un vote avant le mois de septembre.Mardi, la porte-parole du Bloc en matières judiciaires, Pierrette Venne, avait pourtant déclaré que son parti appuyait le projet présenté par le ministre de la Justice, Allan Rock.Le seul représentant du Bloc au sein du comité parlementaire, le député François Langlois, du comté de Bellechasse, nie toutefois que son parti ait changé son fusil d’épaule sur cette question.«Lorsque nous avons appuyé l’adoption du projet de loi en deuxième lecture, vendredi dernier, j’ai dé- claré, au nom de l’opposition officielle, que l’article 745 du Code criminel avait maintenant 20 ans et qu’il était peut-être bon d’en revoir certaines dispositions.Mais j’avais bien mentionné que nous voterions contre si la règle de l’unanimité du jury était maintenue.» L’article 745, balisant la demande de révision judiciaire, prévoit actuellement qu’un appui des deux tiers des jurés suffit pour accorder au détenu l’autorisation de déposer une demande de libération conditionnelle auprès de la Commission nationale.C’est toutefois l’impossibilité d’avoir recours à la procédure de révision judiciaire dans le cas d’un détenu condamné pour plus d’un meurtre qui constitue le plus grave désaccord du Bloc avec la majorité libérale.«On peut très bien soutenir qu’un gars de 20 ans qui a tué deux personnes lors d’un vol de dépanneur mérite davantage de voir son cas réévalué après 15 ans qu’une autre personne qui n’a commis qu’un meurtre, explique M.Langlois.C’est au jury de décider.» Deux députés libéraux — dont Warren Allmand, du comté de Notre-Dame-de-Grâce, qui avait parrainé la procédure de révision judiciaire lors de son adoption, en 1976 — se sont joints au Bloc pour empêcher l’adoption hâtive du projet de loi.Les membres du Parti réformiste ont également fait front commun contre le gouvernement, mais pour des raisons inverses, puisqu’ils trouvent le projet de loi trop timoré.Pierrette Venne, du Bloc, continue de son côté à appuyer le projet de loi.«On a voté pour le projet de loi en deuxième lecture mais on est apparemment en train de changer d’idée pour la troisième lecture, à la suite de la réunion du caucus d’hier, auquel je n’ai malheureusement pas pu assister.Mais il reste un été à passer avant le vote.Et comme on a changé d’avis une fois, on pourrait peut-être encore changer d’avis.Mais il est évident que si le Bloc persistait à s’opposer au projet de loi, je me rallierais probablement en m’abstenant lors du vote.» HISTOIRE Une perspective plus universelle SUITE DE LA PAGE 1 tochtones, aux communautés culturelles et à la communauté anglophone «au regard du rôle qu’elles ont joué dans l’histoire du Québec et du Canada».De plus, les programmes devraient introduire une perspective plus universelle, plus ouverte sur le monde.Le groupe de travail propose d’ailleurs une formule originale pour le secondaire: les enseignants pourraient disposer, dans le tronc commun obligatoire, d’un bloc de 20 % du temps d’enseignemént laissé à leur discrétion pour adapter les contenus aux réalités historiques propres à une région, à un milieu culturel.Le groupe a également mené une étude comparative sur l’enseignement de l’histoire dans d’autres pays pour constater que les pays qui ont servi à la comparaison offrent presque deux fois plus d’heures d’enseignement en histoire, sinon trois fois plus.Plusieurs pays d’Europe offrent des cours d’histoire à chaque année du primaire jusqu’à l’équivalent du collégial.Aux États-Unis, on tente actuellement de le faire.Én Italie, un élève reçoit 900 heures d’histoire pendant sa scolarité obligatoire.En Californie, un nouveau programme offre presque 700 heures.En Allemagne et en France, 500 heures.Au Québec, on termine le secondaire (et souvent le collégial) avec moins de 300 heures d’histoire.Au Québec actuellement, on offre au primaire un cours de sciences humaines dans lequel l’histoire est incluse.Mais selon les enquêtes du ministère, la majorité des professeurs ne respectent même pas le temps obligatoire alloué à ce programme, soit deux heures par semaine! Au secondaire, on offre un cours obligatoire en deuxième secondaire (un véritable marathon qui prétend donner en une année une vision globale du monde occidental de la préhistoire à aujourd’hui) et un autre en quatrième secondaire sur l’histoire du Québec et du Canada.En cinquième secondaire, on offre aussi un cours sur l’histoire du XX' siècle, non obligatoire cependant.Résultat 80 % des élèves qui quittent le secondaire n’ont jamais étudié le XX' siècle.Au collégial, on n’a pas à suivre de cours obligatoire, à moins d’être inscrit en sciences humaines.Le groupe de travail propose une refonte complète des programmes: trois heures obligatoires par semaine au premier cycle du primaire et cinq heures par semaine au deuxième cycle, dans un nouveau programme qui remplacerait le programme de sciences humaines et s’intitulerait «Histoire, géographie et étude de la société».Au secondaire, le groupe propose un programme obligatoire à chaque année à raison de 100 heures par année: l’histoire générale en première et deuxième secondaires, l’histoire du Canada et du Québec en troisième et quatrième secondaire, et «Problèmes du monde contemporain» en cinquième secondaire.Au collégial, on propose la mise en place d’un cours d’histoire d’une durée de 60 heures sur les «Fondements historiques du monde contemporain» à la formation générale commune, en plus d’un cours en sciences humaines.I.es membres du groupe de travail n’ont pas voulu indiquer de quelle façon le réseau scolaire devrait comprimer les autres matières pour accorder une telle place à l’histoire.Mais «on s’interroge comme tout le monde sur l’importance de certains cours, en économie familiale.en formation personnelle et sociale, avance Christian Laville, de l’Université Laval.Et je constate que dans les autres pays, on n’offre pas tant de cours de philosophie au collégial.» Jacques Lacourcière ajoute que le gouvernement doit faire «un choix de société, un choix politique» pour accorder à l’histoire la place qu’elle devrait avoir.M.Lacourcière remarque avec une certaine ironie que Renseignement de l’histoire suscite «un engouement remarquable.en dehors du milieu scolaire».Le groupe propose enfin une refonte du programme de formation initiale des enseignants afin d’accorder une plus grande place à l’histoire.Le rapport propose quelques recommandations supplémentaires sur des sujets comme les manuels d’enseignement ou le rôle des bibliothèques, invitant particulièrement Télé-Québec (Radio-Québec) à produire du matériel audiovisuel approprié à l’enseignement de lliistoirç.Au cabinet de la ministre de l’Education, Pauline Marois, on faisait savoir hier que ce rapport est référé à la Commission des états généraux sur l'Éducation, qui doit terminer ses débats en septembre prochain.SUITE DE LA PAGE 1 nomique difficile, cherchant l’extraordinaire dans l’ordinaire.«Qui a dit que les vrais événements étaient nécessairement tragiques?» Elle désirait montrer aussi ce no man’s land émotif de ceux qui ont sombré dans l’individualisme et y ont désappris le risque de la rencontre.«Il vaut mieux souffrir par quelqu’un d’autre que par soi-même.L’autoprotection est un des plus grands pièges contemporains.» Laetitia Masson.On regarde son itinéraire banal: une enfance à Nancy, l’École de cinéma de Paris, quelques courts et moyens métrages, dont un documentaire sur le sida.Des rêves oubliés de devenir journaliste politique.On se dit que tant d’autres en ont fait autant.Différenciée par quoi?Par le talent, cet impondérable.Voici que Sandrine Kiberlain, jeune actrice qui n’avait pas donné toute sa valeur auparavant (un peu falote dans Les Patriotes de Rochant), crève ici littéralement l’écran.Et Laetitia Masson de saluer son jeu émouvant et drôle, sa capacité de se métamorphoser de belle et sophistiquée en petite ouvrière quelconque.«Au départ, je la trouvais trop élégante, trop glamour, doutant qu’elle puisse entrer dans le personnage.On a beaucoup travaillé à la rendre ordinaire, humaine, avec des costumes, des attitudes empruntant à la gestuelle, au comportement de mon interprète.Sandrine s’autocritique tout le temps, se trouve trop grande, se voûte pour le cacher, pointe ses défauts.C’est ce qui la rend formidable.Elle est très drôle dans la vie et a tiré le personnage vers la fantaisie.» Mais dans la genèse d'En avoir ou pas, il y a eu l’inévitable course folle au financement, avec un sujet pas très jojo: une ouvrière en chômage.Les bailleurs de fonds craignaient que le film ne soit trop glauque.«J’ai eu d’autant plus de mal à les séduire, soupire-t-elle, que plusieurs premiers films n’ont pas marché ces derniers temps.» Il lui a fallu s’organiser avec un petit budget d’environ un million, et moult scènes extérieures tournées en province.«Mais on croyait tous en cette aventure, et la légèreté de l’équipe répondait à la légèreté du film.» Des éclairages naturels à Bou-logne-sur-Mer, venus répondre à la pureté du regard.Puis cette lumière artificielle qui arrive à travers ce Lyon plus factice.Son film, elle le voit comme un moment à la fois noir et joyeux.Laetitia tissa des liens entre le travail, l’argent, le sens de la vie, la solitude.«Les personnages sont trop monolithiques au cinéma.Je voulais faire nager les miens dans la contradiction.» Des thèmes l’ont entraînée: «Désespoir économique de mon héroïne, désespoir existentiel de son compagnon, dépression de la jeunesse qui n’a pas de rêves.On est porté par la vocation qu’on a, mais qui s’intéresse à ceux qui n’en ont pas?Mes personnages ont fait leur deuil des grands idéaux.Ils manquent de talent, mais non de sensibilité, et ne sont pas moins intéressants pour autant, elle avec son côté masculin qui fonce, lui avec la passivité d’une certaine féminité.» Diriger des acteurs, certains en ont le talent naturel.Didier Flamand, par exemple, qui a joué dans tant de téléfilms français, elle lui donne ici un contre-emploi de cadre un peu engoncé dans la vie, qui se laisse troubler par une jeune fille et envahir par l’émoi.«Je sais comment parler aux comédiens pour faire jaillir l’émotion, dit-elle.Sans doute parce que je ne peux travailler qu’avec des gens que j’aime et dont la sensibilité me touche.Didier était inquiet de son rôle.J’ai mis beaucoup de cette inquiétude dans son personnage.» Elle affirme ne pas aimer beaucoup les acteurs, préférer l’être humain qui se cache derrière.En avoir ou pas débute sur une percutante scène de casting.Des comédiennes non professionnelles recrutées à Boulogne-sur-Mer se voyaient demander en audition de pointer leurs qualités.«Je les ai mises en situation, et leur naturel s’est imposé, explique la cinéaste.Des qualités, elle ne s’en trouvaient pas.Les femmes doutent tellement d’elles.» Et Laetitia Masson, doute-t-elle d’elle-même?Oui et non.Sa sensibilité lui parle et lui souffle des sujets qui un jour s’emparent d’elle.Le prochain film fermente mais ne dit pas encore son nom.Il attend d’être mûr, de s’imposer.Elle ne tourne pas pour tourner, cette jeune Française si talentueuse.Mais tout bêtement, seulement lorsqu’elle a quelque chose à dire.AveZ'Vous déjà planifié vos vacances ?Prévoyez'vous déménager cet été ?Avisez-nous de vos projets dès maintenant au (514) 985-3355 ou au 1-800-463-7559 Faites-nous savoir les dates immédiatement afin que nous puissions cesser la livraison de votre journal et la reprendre aux dates de votre choix.LE DEVOIR Le quotidien des gens actifs le devoir LES BUREAUX DU DEVOIR SON! OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A I7H00 2050.RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514) 985-3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514)985 3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985 3344 PUBLICITÉ (514)915-3399 / télécopie» (514) 9X5 3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800 363 0305 Md riMIti pew tt icrricc 4c Imiiuc pii uad») d peer l»î itwcwwti point SERVICE DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 Montréal (514) 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (tans frais) 1 800 463-7559 LE DEVOIR est pubSé par LE DEVOIR b kftmtfM pobtéesdan* LE DEVOIR L .K3A3M9 nmiraphn» SamtJactjurv yfootn «f laudmar
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