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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-06-17, Collections de BAnQ.

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—?FONDE EN 191 LE DEVO Vol.I- X X .\ VII - N I I I M 0 N T II K A I.L E L II N I) I i il i N mi îi : net.html) et plus de 50 % des utilisateurs du Web ont un diplôme universitaire (World ! * Wide Web Users Survey, http://www.farhori- • zons.com/www-surv.html).Au début de 1996, pas plus de 8 % de la population avait accès au Web (Schiller, «Les marchands du cyberespace», Le Monde Diplomatique, mai 1996).Au Québec, mê-sme tendance.Selon un sondage du RISQ (Réseau in-terordinateur scientifique québécois), l’internaute québécois appartient à une classe aisée et scolarisée: 35 96 disposent d’un revenu familial de plus de 60 000 $ ; :: et 56 96 ont effectué des études universi-1 taires, contre 15 96 pour l’ensemble de la po- : pulation.S’il veut vraiment faire d’Internet un ins- , trument de démocratisation de l’accès à l’in- ,, formation, le gouvernement du Québec, de concert avec ses partenaires, devra accélérer : l’implantation de points d’accès publics: bi- i bliothèques publiques, réseaux scolaires, centres culturels et communautaires, etc.Si- .non, se pérennisera, en s’approfondissant, le clivage entre inforiches et infopauvres.Ajoutons que le gouvernement a un autre ¦1 défi, beaucoup plus vaste et beaucoup plus complexe celui-là, tout à la fois défi culturel, éducatif et de société, soit celui de former des citoyens capables de lire, de trier, d’analyser et de comprendre de façon critique les informations et les données auxquelles ils auront accès en temps réel par le truche- ¦ ment des inforoutes.Déjà, au XIX1 siècle, J.W.V.Goethe, le célèbre écrivain allemand, observait que «c’est du volume de données dont elle dis- ! pose que notre époque tire un sentiment de supériorité alors que le véritable critère porte sur le degré auquel l’homme sait pétrir et njaîtriser les informations dont il dispose».A l’approche du troisième millénaire, ce constat est plus d’actualité que ja- > ' mais.if»; Il n’est pas souhaitable t que la production des contenus soit laissée à la seule | initiative du secteur privé.‘),ïr ol.x /9ri L’ÉQUIPE DU DEVOIR ; il :LjI ¦r It LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francœur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Brian Myles, Isabelle Paré, Louis Lapierre (adjoint au directeur de l'information) ; Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales, responsable de la section Tourisme); Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes)', à l’information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillar-geon, Pierre Cayouette, Mario Cloutier, Pau-le des Rivières, Louise Leduc, Benoît Mun-ger, Odile Tremblay; à l’information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l’information internationale: Sylviane Tramier (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Jocelyn Coulon, Clément Trudel; à l’information politique: Pierre O’Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec); à l’information sportive: Yves d’Avignon; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction); Marie-Claude Petit, Julie Tremblay (commis).La documentation: Gilles Paré (directeur); Brigitte Arsenault, Manon Derome, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice), Daniel Barbeau (directeur adjoint), Yves Williams (responsable, avis publics et annonces classées), Jacqueline Avril, Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Marlène Côté, Sylvie Hanna, Christiane Legault, Jacques A Nadeau.Guylaine Ouellet, Micheline Ruel-land, Monique Verreault (publicitaires); Sylvie Laporte, Nathalie Lemieux, Pierrette Rousseau, Micheline Turgeon; Michèle Bouchard (secrétaire).LA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production), Marie-France Turgeon (responsable de la production), Claudine Bédard, Johanne Brunet.Danielle Cantara.Richard Des Cormiers, Marie-Josée Hudon.Sylvain Lesage, Christian Vien, Olivier Zuida.SERVICE À LA CLIENTÈLE Johanne Brien (responsable), Evelyne Labonté (responsable à la promotion des abonnements).Manon Blanchette-Tur-cotte, Monique L’Heureux.Lise Lachapelle, Rachelle Leclerc-Venne.L’ADMINISTRATION Yves Bouthiette (contrôleur), Dany Dépatie (adjointe à l'administration et coordonnatrice aux ressources humaines).Nicole Carmel (rcsponsoblc dis snvicts comptables) I Jeanne-d’Arc Houde (secrétaire à la I direction); Céline Furoy.Ghislaine Lafleur.I Nathalie Perrier.Danielle Ponton.Danielle g Ross.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.I Yves L Duhaime (president).LA FONDA-I TION DU DEVOIR Marcel Couture tpresi-I deni).Roger Boisvert (ncc-prrsulent exécutif >TU )Â MB ' ioi) i i.¦rit’ 4 514885 A 10 I.E I) K V 0 I It .I.K I.I! N I) I I .1 U I N I I) I) Il ?le:____, - SONDAGE 55,4 % des Québécois pensent qu'il faut maintenir l'aide aux écoles privées ACTUALITES SUITE DE LA PAGE 1 organisme créé en 1991 pour regrouper trois associations d’établissements privés des niveaux primaire et secondaire (ces associations représentent 139 établissements fréquentés par 78 000 élèves).La Fédération voulait tester certaines hypothèses concernant le financement du secteur privé, et explorer quelques mythes autour de ce réseau.Elle entend évidemment se servir de ce sondage pour convaincre le gouvernement québécois de l’importance du réseau privé, alors que Québec songe à diminuer l’aide à ce secteur.De façon très générale, les Québécois semblent apprécier l’existence d’un réseau d’éducation privé, puisque 86 96 d’entre eux estiment que le fait que les parents aient le choix entre un réseau privé et un réseau public est un avantage pour le Québec.Et 80,9 % d’entre eux estiment que la présence d’un réseau privé ne nuit aucunement au réseau public d’enseignement.Le sondage indique également que l’encadrement et la discipline sont des valeurs immédiatement associées au réseau privé: ainsi, 68,4 96 des répondants pensent qu’un meilleur encadrement des élèves est plus caractéristique du secteur privé, 5,9 96 pensent que c’est plus caractéristique du secteur public, et 24 96 pensent que cette valeur est également caractéristique des deux réseaux.De la même façon, 73,2 96 des répondants pensent qu’une meilleure discipline caractérise le privé, 5,3 % pensent qu’une meilleure discipline caractérise le secteur public, et 19,6 96 pensent que cela caractérise les deux secteurs.Mais le sondage met un bémol important à deux idées reçues.Ainsi, 35,6 % seulement des répondants pensent que le secteur privé offre une école plus humaine, et 15,5 % pensent que le secteur public offre une école plus humaine: ce sont 45 % des répondants qui pensent que les deux réseaux sont caractérisés par une école plus humaine.De la même façon, 42,2 % des répondants pensent que les deux réseaux sont également caractérisés par une plus grande implication des parents (41,2 96 pensent qu’une plus grande implication des parents caractérise surtout le privé, et 14,2 96 pensent que cette implication caractérise surtout le public).Les répondants étaient également invités à exprimer leur accord ou leur désaccord à partir de quatre affirmations, et là aussi le sondage recèle quelques surprises.On ne sera pas surpris d’apprendre que 75,8 % des répondants estiment que le secteur privé représente une longue tradition d’excellence au Québec.Mais seulement une courte majorité de répondants estiment que le secteur privé fait économiser de l’argent au gouvernement: 47,9 96 sont en accord avec cet énoncé, et 43,3 % en désaccord.Plus surprenant encore, 50 % des répondants ne croient pas que le secteur privé est «surtout fait pour l'élite» (48,5 % des répondants sont en accord avec cette affirmation).Par contre, une bonne majorité de Québécois semblent croire que le secteur privé est un facteur positif de concurrence: 58 96 des répondants estiment que «la concurrence entre le secteur privé et le secteur public stimule le système scolaire québécois» (35,4 96 sont en désaccord).Léger et Léger a également risqué dans son sondage une question «orientée», en fournissant une information à laquelle les répondants devaient réagir «à chaud».«Actuellement, a demandé la maison de sondage, en incluant les taxps scolaires, cela coûte environ la moitié moins cher à l’État pour former un élève dans le secteur privé çn comparaison avec le secteur public.Diriez-vous que l’Etat devrait augmenter sa part dans le fonctionnement des écoles privées, la diminuer ou la maintenir telle qu’elle est?» 21 % des répondants ont préconisé une augmentation de l’aide au privé, 18,7 % ont préconisé une diminution, et 55,4 96 pensent qu’il faudrait la maintenir.Le fait de ne plus subventionner le privé n’aurait pas d’impact véritable sur le secteur public, selon les répondants: 19,7 96 d’entre eux pensent qu’un arrêt des subventions améliorerait la qualité de l’enseignement au public, 18,4 % pensent que cela diminuerait la qualité, et 56,8 % estiment que cela n'aurait aucune influence.Une des questions les plus intéressants du sondage s’adressait aux répondants qui étaient parents de un ou de plusieurs enfants fréquentant actuellement le secteur public, ce qui correspondait à un sous-groupe de 460 répondants.On a demandé à ce sous-groupe s’ils auraient préféré envoyer leur enfant au secteur privé, et la moitié, 50,4 96, ont répondu oui (48,6 % ont répondu non).Ici, l’argument financier apparaît majeur: 60 96 des parents qui ont un revenu de moins de 20 000 $ enverraient leur enfant au privé, alors que cette proportion tombe à 37 % en ce qui concerne les ménages gagnant plus de 80 000 $ par année.Sur l’ensemble des répondants, 27 96 d’entre eux ont déclaré être parents d’enfants qui fréquentent l’école primaire et secondaire.13 % de ces répondants envoient leurs enfants au privé, et 5 96 ont des enfants dans les deux réseaux.Il est à noter que le sondage a été mené dans quatre régions particulières du Québec où l’on trouve une plus grande concentration d’établissements privés: la grande région montréalaise, y compris Laval et la Montérégie (701 répondants), la région de Québec (401 répondants), l’Estrie (302 répondants) et la Mauricie (310 répondants).La marge d’erreur totale est établie à plus ou moins 2,37, et ce 19 fois sur 20.HILL ELTSINE A JÇ " I % C* ' -• mm PHOTO PC Le favori de la foule, Jacques Villeneuve (ci-dessus), a terminé à quatre secondes de son coéquipier Damon Hill.SUITE DE LA PAGE 1 en plein mystère à la fin de la journée.«Tous ces problèmes sont nouveaux et difficiles à expliquer», a-t-il dit.L’écurie Benetton a vécu de son côté une journée mi-figue, mi-raisin.Vendredi, lors des essais libres, Jean Alesi et Gerhard Berger avait fait la pluie et le beau temps, obtenant les deux meilleurs chronos.Mais hier, seul Alesi, vainqueur de l’épreuve montréalaise l’année dernière, a su tirer son épingle du jeu.Berger et lui se sont livré une chaude lutte pour la troisième place.du moins jusqu’au 27e tour.Berger a alors effectué une sortie de piste sans gravité qui a mis fin à tous ses espoirs.Alesi, qui en était à un quatrième podium en cinq ans, dira par la suite qu’il ne s’est jamais senti menacé par les attaques de son coéquipier.«Je ne m’en faisais pas trop avec Gerhard», a-t-il lancé après que les résultats de la course lui eurent donné raison.Seulement huit voitures sur 22 ont franchi le fil d’arrivée hier sur le circuit Gilles-Villeneuve.Derrière le trio de tête, l’Écossais David Coulthard a pris le quatrième rang (Mc Laren-Mercedes), sui-.vi de son coéquipier Mika Hakkinen.Martin “’"’Brundle (Jordan-Peugeot) a pris la sixième place.Départ réussi Pour l’une des rares fois de la saison, Damon Hill a réussi à contenir les élans de Villeneuve au départ.Hill a changé de ligne dès les premiers tours de roue, coupant ainsi le chemin à son coéquipier.Villeneuve a tenté d’attaquer à l’intérieur dans la première chicane, mais Hill lui a encore barré la voie, assoyant ainsi sa domination.«Je suis certain qu’il [Damon Hill] avait les yeux dans ses rétroviseurs, car il est allé à droite, puis à gauche, a expliqué Villeneuve.J’ai fait deux maœuvres pour passer, mais il a pris l’intérieur dans le premier virage.» Les choses se sont gâtées par la suite pour Villeneuve.Tour après tour, Hill distançait son rival immédiat, dominant l’épreuve sans conteste.Ainsi, Villeneuve accusait trois secondes de retard sur son coéquipier au 4e tour, cinq secondes au 10e passage et huit secondes au 20e tour.Pour Hill, il était impératif de distancer rapidement l’enfant-prodige de la Fl.«Pour une raison évidente, a-t-il expliqué.Je devais faire deux arrêts aux puits et il était essentiel pour moi de rester en avant, parce que Jacques n’allait faire qu’un seul arrêt» De son côté, Villeneuve a indiqué qu’il ne regrettait aucunement d’avoir effectué un seul arrêt.Il admet cependant qu’il a fait preuve d’une prudence excessive en début de course et qu’il aurait pu attaquer davantage.«Lors des premiers tours, je freinais assez tôt pour sauvegarder mes freins, parce que je suis parti avec beaucoup d’essence, a-t-il dit.Tout au long du week-end, nous avons connu certaines inquiétudes avec les freins, mais ils se sont très bien comportés en course, ne surchauffant pas.» Le pilote québécois a joué le tout pour le tout vers la fin de la course.Au 67e passage, il a enregistré le tour le plus rapide de la journée (194, 24 km/h; 1: 21: 916), se rapprochant à quatre secondes de Hill.Mais ce sera tout.Il aurait fallu que Damon Hill commette une erreur ou qu’il soit ralenti par les pilotes de fin de peloton pour que Villeneuve ait une réelle chance de goûter à la victoire.Mais le Britannique a réalisé un parcours sans faille, ce qui l’a conduit à un cinquième sacre cette saison.CHIRAC SUITE DE LA PAGE 1 louaient) habitaient des HLM.L’affaire a défrayé la manchette l’an dernier mais fut miraculeusement classée grâce à une de ces subtilités juridiques dont la justice française a le secret Elle rebondit depuis qu’un ancien fonctionnaire de l’Office des HLM de Paris, François Ciolina, soutient que des travaux de plus de 400 000 dollars ont été réalisés dans l’appartement de Dominique Tiberi.Les rénovations ont été supervisées, dit-il, par nul autre que Xavière Tiberi, mère de Dominique et épouse de Jean.L’appartement en question, situé au sommet d’un immeuble du 5e arrondissement, n’a rien d’un réduit sombre et humide.Baptisé «le penthouse», il était auparavant occupé par le directeur de l’Office des HLM de Paris à titre d’appartement de fonction.Jugé trop grand et trop cher pour Dominique, il fallait le partager en deux.François Ciplina a expliqué au juge Halphen qu’on lui avait demandé d’isoler l’ascenseur, de changer la baignoire, de refaire tous les planchers (en marbre!) etjla cuisine.L’appartement aurait été repeint au moins deux fois, l’épouse du maire n’étant pas satisfaite de la couleur.«Il fallait s’exécuter sans au-oiie limite de budget», a déclaré Ciolina au journo Le Monde.jf ju maire de Paris ne nie pas que son fils ait habité une HLM de la Ville.Ni que des travaux y ai|nt été réalisés.Mais il attribue ces révélations à «une campagne orchestrée de toutes pièces par l’opposition socialiste» et précise qu’il ne s’agissait pas de marbre, mais de comblanchien, un calcaire de Bourgogne.encore plus cher que le marbre.Les perquisitions réalisées à l’OPAC et chez des contracteurs ont permis de découvrir des factures partielles d’environ 100 000 dollars.Cette nouvelle affaire n’est pas la première à mettre en cause l’administration parisienne.L’an dernier, la presse a révélé que Jacques Chirac a conservé la jouissance d’un appartement, avec un jardin et un loyer avantageux, grâce à son rachat par une filiale de la Ville de Paris.Dans la même veine, on a découvert que le premier ministre Alain Juppé et son fils Laurent étaient logés dans des appartements de la Ville.On a d’ailleurs reproché à Alain Juppé d’avoir consenti une baisse de loyer à son fils alors qu’il était responsable des finances de Paris.Un procureur a classé l’affaire tout en constatant la «prise illégale d’intérêt», forçant le premier ministre à déménager.En fait, le cas Tiberi pourrait n’ètre que la pointe de l’iceberg puisque le juge Halphen, connu pour sa lutte contre la corruption, s’intéresse à Paris dans le cadre d’une enquête sur les caisses occultes du parti gaulliste, le RPR.Ciolina accuse l’ancien bras droit de Jacques Chirac d’être au centre d’un système d’attribution de contrats en échange de contributions à la caisse du parti.Le marché des assurances serait, dit-il, la «chasse gardée» du maire de Paris.Cette saga, digne de l’époque de Maurice Duplessis, est en France une affaire importante, bien sûr, mais pas extraordinaire.L’idée n’est pour l’instant venue à personne de démissionner afin de protéger sa réputation en attendant que la justice tranche.Toutes ces révélations baignent en réalité dans un climat de suspicion difficile à imaginer.Pendant que le Nouvel Observateur (de gauche) clame que «Chirac est dans la tourmente», Le Figaro (de droite) soutien que le maire reste «serein».L’atmosphère est d’autant plus lourde que le garde des Sceaux, grand patron des juges et de l’administration de la Justice, n’est autre que Jacques Toubon, ancien maire du 13e arrondissement de Paris et l’un des piliers de l’équipe que Chirac a mise au point dans son fief parisien.Il ne manque donc pas d’éditorialistes pour accuser Jacques Toubon de protéger ses anciens camarades.Que les enquêtes progressent et ses adversaires le soupçonnent cette fois de sacrifier Tiberi pour mieux couvrir Chirac.Quand on ne l’accuse pas tout simplement de faire valoir sa propre candidature à la mairie de Paris, une ambition qu’il caresse depuis longtemps.Un an après l’élection du nouveau président, l’un des bastions du chiraquisme est assiégé.Ne serait-ce que par les 60 000 Parisiens de condition modeste qui attendent depuis des années l'attribution d'une HLM.Une surprise: Alexandre Lebed SUITE DE LA PAGE 1 L’ancien président Mikhail Gorbatchev n’a pas obtenu 1 96 des suffrages.Aucun des deux candidats n’obtiendrait la majorité absolue, et ils devraient se retrouver opposés lors d’un second tour prévu au plus tard dans un mois.La date la plus fréquemment avancée est celle du 7 juillet.La surprise de ce premier tour est sans conteste la troisième place prise par l’ancien général nationaliste modéré Alexandre Lebed, crédité de 15 % des voix.L’élection présidentielle, la première depuis la chute de l’URSS, est également la première dans toute l’histoire de la Russie où le numéro un remet en jeu démocratiquement son pouvoir.Les premiers résultats, s’ils sont confirmés dans les heures à venir, laissent augurer d’un second tour serré, où le report des voix des candidats éliminés jouera un rôle clé.Les électeurs de Lebed et Jirinovski sont réputés davantage favorables à Guennadi Ziouganov qu’à Boris Eltsine, à l’inverse de ceux de Grigori Iavlinski.Mais ces indications sont aléatoires, et elles pourraient être modifiées par les éventuelles consignes de vote données par les candidats, ce qui laisse la porte ouverte à tous les marchandages d’entre deux tours.Le Kremlin, comme les communistes, a commencé à courtiser ces candidats et leurs électeur^.L’ancien ministre de l’Économie Alexandre Chokhine n’a pas exclu que Eltsine propose dès aujourd’hui l’ouverture de négociations à Lebed, selon l’agence ITAR-TASS.«Au deuxième tour, l’électorat de Lebed pourrait en grande partie passer du côté d’Eltsine», a affirmé de son côté le conseiller présidentiel Gueorgui Satarov.«L’électorat de Lebed était à 70 % communiste au début de la campagne, mais ce pourcentage a baissé à l’approche des élections», selon ce conseiller.Boris Eltsine a déjà rencontré à deux reprises, avant le premier tour, le général Lebed, mais ce dernier a jusqu’à présent renvoyé dos à dos le président sortant et son adversaire communiste.Guennadi Ziouganov a de son côté indiqué, en allant voter, qu’il était prêt à composer un large gouvernement de confiance populaire.Il a déjà proposé de faire entrer dans son gouvernement les candidats centristes, et a même envisagé une union avec Jirinovski.Mais ce dernier est aussi imprévisible que son électorat, même si ses députés votent systématiquement pour le pouvoir.Satarov a pronostiqué que Eltsine conserverait une avance de 5 à 6 points.«C’est la marge optimale qui ne démobilisera pas l’électorat de Eltsine mais qui est suffisamment importante pour assurer la victoire», selon lui.Le député communiste Viktor Hiou-khine a estimé, de son côté, que «Eltsine avait déjà subi une défaite écrasante», pour n’avoir pas réalisé sa promesse de gagner dès le premier tour.«Nous avons montré notre sérieux et nous avons déjà gagné sur Eltsine, en dépit de ses quelques pour cents d’avance», a ajouté le député.Nastase battu à Bucarest Bucarest (AFP) — L’ancien champion de tennis Ilie Nastase a été largement battu dimanche à l’élection pour la mairie de Bucarest par le candidat de l’opposition, le juriste syndicaliste Victor Ciorbea, selon un sondage sorti des urnes réalisé par l’Institut privé DATA-MEDIA et la chaîne privée de télévision Pro-TV.Selon ce sondage, Ciorbea, 42 ans, représentant de la Convention démocratique (alliance de l’opposition libérale) obtiendrait 63,5 % des voix, tandis que Nastase, candidat du Parti de la démocratie sociale (PDSR, au pouvoir), ne recueillerait que 36,5 96.La capitale resterait ainsi dans les mains de l’opposition, le maire sortant étant également un représentant de la CDR.Les Roumains ont voté dimanche pour le deuxième tour des élections municipales sans enthousiasme, la participation nationale ne dépassant pas les 40 % à la mi-journée.Au vu des résultats du premier tour du 2 juin, l’opposition est très bien placée pour remporter les grandes villes y compris les six arrondissements de la capitale, tandis que le PDSR apparaît en mesure de confirmer, voire améliorer son bon score dans les campagnes.Commission du développement urbain de Montréal Ville de Montréal wêêbsM Avis de changement de lieu pour les séances du 18 et du 20 juin 1996 La Commission du développement urbain de Montréal tiendra ses séances du mardi 18 et du jeudi 20 juin, à 19 h, au Marché Bonsecours, 350, rue Saint-Paul Est.La séance du mardi 25 juin se tiendra comme prévu, à 19 h, à la salle du conseil de l’hôtel de ville, 275, rue Notre-Dame Est.Soyez présent.Votre opinion est importante pour la commission.Renseignements sur les dossiers inscrits à l’ordre du jour et sur les prochaines assemblées: Service des relations avec les citoyens 1301, me Sherbrooke Est Édifice Lafontaine 872-8265 Le greffier.Lion Laberpe Le devoir 1 i- LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 À 17H00 2050, RUE DE BLEURY.9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514) 9S5-3333 ?PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514)985 3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985 3344 PUBLICITÉ (514) 915-33991 tétécocrecr (514) 915-3390 NUMÉRO SANS TRAIS 1-800-363-0305 SERVICE In MBéiti 4c liltptac «Hrccli 6 Met nlcMci ctcr le tcnrice 4c HrrciSM Ht ccaelct et Hcr Ici iliwceccti pct'Mi DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 Montréal (514) 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans Irais) 1 800 463-7559 .H3A3 s Qort LL A* A1C
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