Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 1993-01-22, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Vol.LXXXIV — No 17 Montréal, vendredi 22 janvier 1993 Toronto 85 cents 65e + TPS + TVQ Verglas.Max.: +2.Détail page A-4.' .La récession est finie .d’après les statistiques Les économistes la croyaient terminée depuis le début de 1991 ANALYSE Youpi, c ’est fini! Jean-Robert Sansfaçon Le Canada et le Québec continueront d’avoir mal à leur économie C’EST donc vrai, Statistique Canada l’annonce officiellement, la récession est terminée! Il fallait bien que quelqu’un prenne la décision de mettre fin au suspense.On se serait attendu à ce que l’annonce officielle vienne d’un ministre, mais il faut comprendre que Michael Wilson s’était brûlé les lèvres - avec une telle nouvelle il y a un an et demi, de même que son confrère Mazankowski quelques mois plus tard.On le comprend d’autant plus que rien - dans la vie quotidienne des Canadiens n’indique que la récession soit terminée.Avec 1,6 million de personnes au chômage et le nombre de faillites qui continue de grimper, qui va croire que la crise soit derrière nous?Puis, il y a l’inflation qui vient à nouveau de montrer le bout du nez au-dessus du 2%, signal que notre mangeur de prix national John Crow ne manquera certainement pas d’attraper au vol avant de nous le recracher sous forme de hausse probable des taux d’intérêt.Tous les économistes avaient prédit une croissance de 2 à 3% pour 1993.Tous s’entendaient aussi pour dire qu’il faudrait patienter plusieurs mois, voire plusieurs années avant de retrouver un taux de chômage plus raisonnable.Mais il y a plus.À cause de la demande encore faible dès consommateurs et de l’incertitude mondiale, les entreprises resteront longtemps hésitantes à embaucher des employés sur une base permanente.L’ère du travail précaire amorcée lors de la récession précédente se confirme avec force.L’économie canadienne est plus malade qu’elle ne l’a jamais été et cette fois, le mal n’est pas que temporaire.Il origine du passage d’une économie axée sur l’exploitation des ressources à une économie qui doit développer ses propres produits, ses propres services spécialisés, et parvenir à les vendre aux autres.Le Canada étant un des pays de queue quant aux efforts de recherche et de développement déployés par ses entreprises, nous ne sommes donc pas sortis du bois.Or, dans l’état actuel des finances publiques, une situation critique que viennent de nous confirmer à nouveau les ministres Johnson et Lévesque, il faudra de moins en moins compter sur les fonds publics pour la recherche.Si l’entreprise ne se décide pas, qui le fera?Il y a donc tout lieu de croire que la transition sera douloureuse et se poursuivra longtemps après que Statistique Canada aura annoncé la fin d’une première année de reprise officielle.Le Canada et le Québec ont mal à leur économie, comme ils ont douloureusement mal à la tête politique bicéphale qui les gouverne.Nous avons peut-être besoin de nous faire dire nos quatre vérités, mais nous avons surtout besoin de trouver les moyens de nous en sortir.Plus que jamais, l’urgence d’un leadership nouveau s’impose pour percer la nuit noire de quelques pistes d’avenir qui soient différentes des promesses et balivernes de nos chanteurs de charme sur le retour.Gérard Bérubé MALGRÉ un taux de chômage qui s’accroche au-dessus des 11,3% et plus de 1,6 million de sans-emploi au pays, Statistique Canada a officiellement proclamé, hier, la fin de la récession.à la grande surprise des économistes qui croyaient le mouvement de contraction économique renversé depuis le printemps 1991.«La récession est terminée, c’est du passé», a lancé Philip Cross, directeur des analyses à l’agence fédérale, qui prévient toutefois: «La mort de la récession ne signifie pas pour autant la fin de .tous les problèmes économiques.Chômage élevé, mises à pied et reculs tempo-ibles.» raires sont encore possit La récession qui viendrait de prendre fin aura apporté son lot de faillites records et de chômage.Malgré des statistiques moins monstrueuses qu’en 1981-1982, la contraction économique qui a débuté en avril 1990 n’en demeure pas moins considérée comme étant la pire qu’ait connue le Canada depuis la Grande Dépression des années 1930.La récession de 1981-1982, attisée par un taux d’inflation supérieur à 10%, a entraîné un taux de chômage de 12% et forcé le loyer de l’argent à se pointer le nez au-dessus des 20%.Plus de 600 000 personnes avaient perdu leur emploi au pays (227 000 au Québec) au cours de cette contraction qui aura duré six trimestres et provoqué un repli de 5,3% du produit intérieur brut (PIB).En comparaison, les chiffres de la dernière récession indiquent D’après ce tableau de la Banque Nationale, nous serions sortis de la récession depuis le printemps de 1991 PRODUIT INTERIEUR BRUT REEL CANADA - ÉTATS-UNIS Recession Reprise PIB États-Unis PIB Canada Le sommet du PIB avant le début de la récession correspond à 100.une perte de 350 000 emplois au Canada ( 100 000 au Québec) et un recul de 3,6% de la production en quatre trimestres.Or, «la récession qui compte, c’est celle que l’on vit, et non celle qu’on lit», a lancé Gilles Soucy.Pour l’économiste en chef du Mouvement Desjardins, la dernière récession semble vouloir s’inscrire en pâle dans les livres, mais ce n’est qu’une illusion d’optique, ne serait-ce qu’en termes de faillites et de pertes d’emploi.11 est indéniable qu’elle a frappé plus durement que la précédente.«Après tout, nous avons accumulé les pertes d’emploi pendant trois ans.Du jamais vu depuis la dépression! Et la douleur est d’autant plus grande que la reprise se veut plus lente et qu’une bonne partie des emplois perdus constitue des pertes Voir page A-4 : Récession / / / MARCEL DUBE CELEBRE AU TNM îT fi f \ PHOTO JACQUES NADEAU A l’occasion de la première de presse des Beaux Dimanches, les comédiens du Théâtre du Nouveau Monde ont rendu un hommage particulier à l’auteur hier soir.On reconnaît, dans l’ordre habituel, Roger Garceau, Lorraine Pintal, Janine Sutto, Marcel Dubé et François Cousineau.La pièce de Dubé a pris l’affiche mardi dernier et sera présentée jusqu’au 13 février.Lise Bacon dénonce l’égoïsme des baby-boomers «Qui veut d’une société qui n’a pas d’égards pour sa jeunesse?» demande la vice-premier ministre Michel Venne I ' devenu lç grand dérapage de toute une génér.—r— , JSPtifc tion?» L’État a tout mis en oeuvre pour rendre de notre bureau de Québec INVITÉE à la tribune de Cité libre, hier, la vice-premier ministre Lise Bacon s’en est prise durement à l’égoïsme des babyboomers et au laxisme des médias, deux causes évidentes, à son avis, du «dérapage» des générations montantes.Dans ce second discours majeur en autant de jours, Mme Bacon s’est demandé «où est la main tendue aux jeunes», dont elle cherche «la fougue, la naïveté, l’audace, la présence et l’implication», dit-elle.«Mais que vaut donc une société qui n’a pas d’égards pour sa jeunesse», a demandé celle qui, il y a Quelques mois, était pourtant la cible des critiques des jeunes militants de son parti, à qui elle enjoignait de rentrer dans le rang et de se soumettre à la discipline partisane.Sinon d’aller voir au Parti québécois si l’herbe y est plus verte.A l’endroit même où Pierre Eliott Trudeau avait attiré les feux médiatiques durant la campagne référendaire, Mme Bacon s’est demandé tout haut si les Québécois ne seraient pas «allés trop loin» avec la Révolution tranquille.«Le rattrapage si essentiel des années 60 serait-il » f Mme Bacon s’adressait hier aux membres de Cité Libre photo d archives devenu lç grand dérapage de toute une génération?» L’État a tout mis en oeuvre pour rendre le peuple heureux.Le gouvernement n a dit non à aucune revendication, à aucune exigence des citoyens et de ses employés.«Aujourd’hui, c’est peut-être ça le coeur du problème.30 années d’État-providence auraient-elles saccagé l’âme d’une société?» Avec un discours intitulé «Il est minuit moins cinq pour le Québec», Mme Bacon livrait pour un second jour de suite sa «vision globale» du Québec.A la Chambre de commerce Laval, mercredi, elle a longuement élaboré sur l’importance de secouer la léthargie dont est affligé le Québec, de laisser la morosité derrière soi, de reprendre confiance et, dans la concertation, relancer l’économie.Elle avait, dans ce discours largement publicisé par une nouvelle attachée de presse, une phrase pour chaque mission du gouvernement, de la culture au commerce extérieur, du tourisme à l’assainissement des eaux.Les mauvaises langues diront que Mme Bacon est en piste pour le leadership libéral.Ces deux rendez-vous étaient prévus cependant depuis plusieurs semaines.Voir page A-4 : Bacon ¦MW— Brassard atténue les propos de Parizeau Pierre April de la Presse canadienne QUÉBEC — Le porte-parole de l’opposition officielle en matière constitutionnelle a atténué, hier, les propos de son chef Jacques Parizeau en affirmant que le prochain gouvernement fédéral devra être «non seulement légitime, mais aussi représentatif du Canada anglais et en mesure d’être un interlocuteur valable à une table de négociation».«Tant et aussi longtemps que le régime tel qu’on le connaît fonctionne, a soutenu M.Brassard, et que le Québec continue d’être une province, tant que la souveraineté n’est pas acquise, les députés du Bloc québécois à Ottawa vont devoir prendre des positions face aux affaires courantes et voter dans les intérêts du Québec.«Le Parlement fédéral va continuer de légiférer, a-t-il poursuivi, et les députés du Bloc devront se faire une idée sur les projets de loi, les évaluer et voter dans le sens des intérêts québécois.» Dimanche dernier, lors d’une assemblée d’investiture dans la cir-Voir page A-4 : Brassard Lejour 1 du président Clinton d’après AFP et Reuter WASHINGTON - Alors que des missiles américains frappaient des cibles militaires de l’Irak comme sous l’administration précédente, le nouveau président Bill Clinton a connu hier sa première journée à la Maison-Blanche, recevant le public et préparant s,es premiers décrets présidentiels.À l’ordre du jour: feu sur les méchants lobbyistes et renforcement du droit à l’avortement.Durant une journée marquée par la traditionnelle visite du grand public invité à la Maison-Blanche devenue pour une journée «Open House», M.Clinton a affirmé hier qu’il maintiendrait une politique de fermeté contre Bagdad.Mais du même coup, son entourage a fait savoir qu’il avait signé ou était sur le point de signer ses premiers décrets présidentiels sur deux sujets qui lui tiennent à coeur: l’avortement et l’éthique des lobbyistes professionnels.Parmi les deux premiers décrets signés mercredi par M.Clinton quelques minutes après sa prestation de serment, l’un portait sur les règles éthiques — plus sévères que Voir page A-4 : Clinton LE DEVOIR, LA RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES (514) 985-3399 Date de tombée: le 22 janvier 1993 PARUTION Ie30 janvier DANS LE DEVOIR aborde 1993, sa 83e année, avec l’esprit et les moyens d'une nouvelle jeunesse.Tous le savent désormais, le journal a revu entièrement son contenu, refait sa structure financière et sa gestion, adopté une technologie de pointe, déménagé ses pénates au coeur du centre-ville montréalais.À la fin de janvier, il proposera même une nouvelle image graphique, élégante et contemporaine, incarnation de tous ces changements qui recréent littéralement le journal.Le 30 janvier, LE DEVOIR offrira à ses lecteurs, pour marquer ce tournant, un cahier spécial en forme d'autoportrait.Il présentera ses artisans, ses méthodes de production, ses lieux, ses projets et expliquera LE DEVOIR comment une pareille ébullition respecte, nourrit et rajeunit la tradition et la vocation du quotidien fondé par Henri Bourassa, qui reste le symbole d'une presse libre, vive, indépendante.Le cahier du 30 janvier est donc un rendez-vous, que prépare toute l’équipe du journal avec sa directrice, Lise Bissonnette.Une riche histoire se perpétue. A-2 M Le Devoir, vendredi 22 janvier 1993 PHOTO JACQUES NADEAU L’agent Pierre Dumas a reconnu, hier, un Mohawk qui affirme avoir tiré des coups de feu vers les agents de la SQ le matin du 11 juillet 1990.m ft 'O t Un agent de la SQ reconnaît un Mohawk qui affirme avoir tiré des coups de feu L’enquête sur la mort du caporal Lemay se déroule dans un climat d’improvisation Danny Vear UN AGENT de la Sûreté du Québec a reconnu, hier, un Mohawk qui affirme avoir tiré des coups de feu vers les agents de la SQ, le matin du 11 juillet 1990, à l’occasion de la fusillade qui a mené à la mort du caporal Marcel Lemay.Membre du groupe d’intervention tactique de la SQ, cet agent, Pierre Dumas, a identifié ce Mohawk qu’il avait rencontré tôt le matin de l’intervention policière de la SQ, à Oka, en visionnant des extraits des nouvelles télévisées de l’époque, hier, lors de la deuxième journée de l’enquête du coroner Guy Gilbert sur les circonstances entourant la mort du caporal Lemay.Lors de cette entrevue qui remonte au 11 juillet 1990, le Mohawk masqué d’un foulard rouge affirmait qu’il avait tiré des coups de feu, caché derrière le bunker de la pinède d’Oka, dans le but de défendre son territoire.L’agent Pierre Dumas a affirmé qu’il avait rencontré ce Mohawk à quelques reprises, entre 5h30 et 8h00, lors de la première phase de l’opération policière du 11 juillet.Immobile, l’agent Dumas était posté dans les bois, près de la route 344.Accompagné de quelques autres, le Mohawk transportait alors des bâtons.Il lui aurait dit qu’«ils n’avaient pas d’affaire là» et qu’«ils devraient s’en aller».«Ce n’était pas amical», a dit l’agent Dumas.Selon lui, il n’y a pas de doute que ce Mohawk et celui interviewé aux nouvelles télévisées sont une seule et même personne.Depuis sa reprise, il y a deux jours, l’enquête se déroule dans un climat d’improvisation qui ne manque pas d’irriter les procureurs des diverses parties présentes.L’enquête ne respecterait pas un ordre chronologique satisfaisant et négligerait une mise en contexte des événements de l’été 1990, croit Me Robert Castigglio, représentant l’Association des policiers provinciaux.Hier, l’agent Pierre Dumas a raconté de nouveau les événements qui ont précédé et suivi la mort du caporal Lemay.Il a rappelé qu’il ne pouvait identifier avec certitude la provenance des coups de feu qui ont causé la mort du caporal.Hier, il a ajouté que la fusillade et la mort du caporal Lemay avait désorganisé l’opération de la SQ.«C’était la panique», a-t-il dit.Après la première opération, les agents de la SQ se sont repliés, vers 8n00.Vers 8h30, un nouvel assaut a lieu.Des gaz irritants sont alors lancés vers la pinède d’Oka.Au même moment, un loader se dirige vers les barricades.Une quinzaine de secondes s’écoulent.Les membres du groupe d’intervention ne croyaient pas qu’ils couraient un danger lors de l’intervention, dit M.Dumas.«Rien ne pouvait nous faire penser qu’on venait de déclencher une fusillade en lançant les gaz», a-t-il dit.Au témoignage de M.Dumas est venu s’ajouter celui de Robert Ménard, un autre membre de la SQ.Tous deux ont révélé des détails de la préparation de l’opération policiè- mis sur pied une opération d’arrestation massive, à Oka, le 11 juillet 1990.La veille, vers 3h30 du matiri, lors de la rencontre qui se déroule au quartier général de la SQ, à Pari thenais, les agents de la SQ apprennent qu’ils doivent remplir deux missions distinctes.Une centaine de policiers étaient sur place.Ils sont là pour faire respecter une injonction de la Cour supérieure, demandée par la municipalité d’Oka, dans le but de démolir les barricades des Mohawks qui poursuivent le siège d’Oka depuis alors trois mois.Quelque 80 membres de l’unité d’urgence permanente seront chargés de la démolition des barricades et procéderont à une arrestation massive des Mohawks.Lëp membres du groupe d’intervention tactique de la SQ devaient précéder et «sécuriser» les autres membres de la SQ.L’enquête du coroner Guy Gilbert se poursuit aujourd’hui.re.En fait, ont-ils dit, la SQ avait Une conférence sur le trafic du ?ü tabac n’intéresse pas Jerry Peltier Le Devoir dévoile son nouveau visage en avant-première dans 3 jours 0 mat (lundi 25 janvier) Nous avons soumis notre nouvelle maquette à un expert.Voici sa réaction : •glizabetti P- Danny Vear LE CHEF de Kanesatake, Jerry Peltier, croit qu’une conférence fé-dérale-provinciale sur le problème du trafic du tabac n’améliorera en rien les relations entre la communauté mohawk et les gouvernements du Québec et d’Ottawa.Du même souffle, il affirme que son leadership n’est nullement contesté au sein de sa communauté malgré les informations contenues dans le rapport «à circulation restreinte» de la Sûreté du Québec.Le chef Peltier ne voit pas quels résultats pourraient apporter une conférence fédérale-provinciale.«Le problème, ce n’est pas la vente de cigarettes.Le problème, ce sont les gouvernements canadiens qui surtaxent leurs citoyens», a-t-il dit.Le ministre de la Sécurité publique, Claude Ryan, a demandé mercredi qu’une telle conférence soit tenue dans les meilleurs délais.Il réitérait ainsi une proposition qu’il a déjà faite au solliciteur général du Canada, Doug Lewis, et au premier ministre, Robert Bourassa.Le ministre Ryan a rappelé cette demande dans sa déclaration en réaction au dévoilement récent du rapport «à circulation restreinte» de la SQ.Selon le rapport, 160 des 800 résidants de Kanesatake sont impliqués à divers degrés dans la contrebande de cigarettes.Dans sa déclaration, le ministre Ryan a demandé que des preuves lui soient fournies des allégations que ce rapport contient.Le chef Peltier, qui assistait à la deuxième journée de l’enquête du coroner sur la mort du caporal Lemay, était satisfait de la mise au point de M.Ryan.Il a toutefois rappelé que «ce sont leurs lois qui sont brisées lorsqu’il y a vente de cigarettes, pas (es nôtres».Le chef Peltier souligne qu’un traité ancestral, re- connu par le gouvernement américain, accorde à sa communauté le droit d’importer sans problèmes des biens d’une frontière à l’autre.Le problème, c’est que le Canada ne reconnaît pas ce traité, ditje chef de Kanesatake.; ; Le chef Peltier a refusé de donner foi aux rumeurs autour de son leadership.Un groupe de leaders de Kanesatake s’apprêterait à demander la démission de M.Peltier lors d’une assemblée publique qui se tiendra lundi prochain, selon certaines indications.Ce groupe s’inquiéterait de l’ampleur du trafic de la contrebande de cigarettes à Kanesatake.L’entourage du chef Peltier est pointé du doigt dans le rapport de la SQ.Le chef Peltier croit que son leadership n’est nullement menacé au sein de sa communauté.Avec son rapport, la SQ a voulu nous faire peur.«Et ça rie marchera pas», dit-il.Les gouvernements perdraient jusqu’à 500 millions $ par année avec la contrebande de cigarettes.Le Sun Sentinel s’excuse sur la pointe des pieds auprès des touristes québécois Marie Tison de la Presse canadienne LE SUN SENTINEL de Fort Lauderdale s’est excusé hier pour l’article insultant envers les touristes québécois paru dans l’hebdomadaire XS.La manifestation que les Québécois et leurs alliés de la communauté des affaires de la région de Hollywood devaient effectuer ce matin devant les journaux du quotidien a donc été annulée.«Ils se sont excusés sur la pointe des pieds, mais ils se sont excusés uand même, a commenté hier le éputé conservateur de Laval-Est, M.Vincent Della Noce.Ils ne le feront plus.» C’est le directeur du développement du Sun Sentinel, M.Mitch Golub, qui a fait parvenir hier une lettre aux bureaux du mensuel Le Soleil de la Floride pour s’excuser auprès de tous ceux qui se sont sentis blessés par le reportage du journaliste Andrew Itkoff, d’XS, un hebdomadaire qui appartient au Sun Sentinel.Ce reportage qualifiait entre autre les Québécois en Floride de «gros, laids et quétaines».Intitulé «Ribbit, Ribbit.Ils ont repris leurs croassements; les grenouilles sont de retour», l’article s’en prenait à leurs bedaines, leurs costumes de bain trop révélateurs, leurs crèmes solaires à bon marché, leur façon de conduire, leur avarice et leurs mauvaises manières.L’année dernière, XS avait fait un premier reportage sur ce thème.Cette année, il a ajouté un calendrier comportant douze photos peu flatteuses des Québécois en vacances.M.Della Noce aurait préféré que M.Golub aille plus loin et blâme carrément le journaliste et l’éditeur de l’hebdomadaire.Au cours d’une discussion avec le député, M.Golub a expliqué qu’il ne pouvait faire cela en raison des garanties constitutionnelles concernant la liberté de presse.«On a fait un bon compromis», a déclaré M.Della Noce.Il a expliqué que verbalement, M.Golub Lavait assuré que l’hebdomaire ne récidiverait plus.Mardi, des représentants des Chambres de commerce de Hollywood et de Hallandale et de la mairie de Hollywood s’étaient joints à l’ancien hockeyeur québécois Rosaire Paiement et au directeur du marketing du Soleil de la Floride Barry Sacharow pour inviter la po-ulation à manifester devant les ureaux du Sun Sentinel ce matin.Au cours de la conférence de presse, organisée à Hollywood, ils avaient également incité les employés du Sun Sentinel à ne pas se présenter au bureau aujourd’hui, et avait suggéré un boycott de l’édition de samedi du quotidien.Cette conférence de presse a fait mal au Sun Sentinel, a déclaré M.Della Noce.M.Jean Laurac, éditeur du Soleil de la Floride, a indiqué que le EN BREF Un cadeau pour les 150 ans de la faculté de médecine À L’OCCASION du 150e anniversaire de sa faculté de médecine, l’Université de Montréal a reçu une contribution de 750 000$ de la firme Merck Frosst.La rondelette somme servira à la création d’une chaire en pharmacologie et d’un poste de prestige pour Pembauche d’un professeur-chercheur de renommée internationale.Cette collaboration étroite avec l’université favorisera, espère-t-on, le développement de l’industrie du médicament d’origine.Le PQ estime que la RIO va trop vite LA RÉGIE des installations olympiques fRIO) va un peu trop vite en prônant dès maintenant l’aménagement d’un toit fixe au Stade, soutient le Parti québécois.Selon la critique du PQ dans ce dossier, Luce Dupuis, les doutes de certains experts quant à la possibilité pour la structure de l’enceinte de supporter un toit et l’incertitude entourant l’utilisation des câbles actuels «confirment l’impression générale que les dépassements de coûts — estimés à au moins 100 millions $ — risquent d’être catastrophiques».Le PQ est d’avis que la RIO devrait envisager la possibilité de fermer le toit avec une nouvelle toile, et demande une étude comparée entre les coûts d’un stade couvert et les pertes de revenus inhérentes à un stade à ciel ouvert.Les gens d’affaires sollicités par les cégeps PLUS DE 500 gens d’affaires du Grand Montréal seront sollicités au cours des prochains mois par la Fondation Montmorency dans le cadre d’une campagne de levée de IIH mouvement avait commencé à s’étendre.Mercredi soir, la Chambre de commerce de Hollywood avait demandé à ses membre/3 d’aller se joindre aux Québécois vendredi.Le maire adjoint de H"oI-lywood, M.Guy Roper, avait lapcé la même invitation à la population après l’assemblée municipale'.^ Hollywood, télévisée sur un capûl communautaire.Il avait aussi suggéré aux marchands de retirer lèu,r publicité des pages du Sun Sentinel.I En conférence de presse à Hollywood hier, M.Roper s’est dit très heureux de voir qu’un accord ait été conclu sans qu’il ait été nécessaire de passer aux actes.M.Della Noce, qui est secrétaire parlementaire du secrétaire d’Etat du Canada et du ministre du Multiculturalisme et de la Citoyenneté-mais qui s’est déplacé en Floride eji son nom personnel et à ses propres frais, était également satisfait de çé règlement rapide.«Si on avait continué plus longtemps, on se serait fait du tort, a-t-il déclaré.On passait à la pression politique et économique, et personne ne gagne là-dedans».Il a soutenu qu’il avait été nécessaire d’agir et de ne pas laisser passer ce nouveau reportage sur lés Québécois.«L’année dernière, il y avait trois pages, cette année, 20 pages, a-t-il déclaré.Si nous n’avions rien fait, l’an prochain, il y en aurait eu 40.»1 M.Golub n’a pas retourné ses appels à la Presse canadienne hier.y.fonds pilotée par le président d’Ali-mentation Couche-Tard et présidée par 20 patrons issus du milieu des affaires.On espère recueillir 100 000$ pour remplir la mission de cette fondation destinée à améliorer la qualité de la formation ÇjL les retombées sur la clientèle du cégep Montmorency.Les somiri^ seront investies dans six champs d’activités: la bibliothèque, les bourses d’études, l’appui à la récherche en éducation, les activités étudiantes et les échanges internationaux.Nos excuses UN ARTICLE publié dans LE DEVOIR d’hier décrivait l’Assemblée nationale du Québec comme le plus ancien Parlement d’Amérique du Nord.Cette information, inexacte, a été insérée, au pupitre, dans un reportage signé par Gilles Lesage, de notre bureau de Québec.LE DEVOIR s’en excuse.t > i Le Devoir, vendredi 22 janvier 1993 M A-3 M.'Kn;»na«»*i î! PHOTO PRESSE CANADIENNE Pour la deuxième année, le tarif total des marchandises manutentionnées au port de Montréal s’est limité à 17,5 millions de tonnes.mmë mm Gll .M llllll , t mu /d > min I?rr rrriu.¦jtïMS&ei IZ rr-m’ î ¦ Après deux années difficiles, le port de Montréal veut se remettre à flot Une série de mesures de redressement est annoncée, dont le gel des tarifs portuaires Pierre Cayouette DUREMENT touché par la récession, le port de Montréal a annoncé hier le gel de tous les tarifs portuaires pour l’année 1993 et diverses autres mesures en vue de se remettre à flot.Pour la deuxième année, le trafic total des marchandises manutentionnées au port de Montréal s’est limité en 1992 à 17,5 millions de tonnes.Avant la récession, en 1990, le trafic s’était élevé à 21,7 millions de tonnes.L’année dernière, pour la première fois en 100 ans, le port de Montréal avait été supplanté par le port de Québec en matière de tonnage de marchandises manutentionnées.Pour rendre le port de Montréal plus concurrentiel, le président-directeur général de la Société portuaire de Montréal, M.Dominic J.Taddeo, a annoncé hier une série de mesures de redressement.Ainsi, le port de Montréal entend geler tous les tarifs portuaires pour l’année 1993 et améliorer son programme de stimulation du trafic des marchandises en conteneurs, programme basé sur le versement de primes incitatives aux transporteurs maritimes de conteneurs desservant Montréal.Ces deux mesures feront en sorte que les droits de quai du port de Montréal sur les marchandises en conteneurs seront en moyenne de 2,10$ la tonne.En 1984, ces droits s’établissaient à 2,25$ la tonne.M.Taddeo a insisté hier sur les importants efforts de compression des dépenses de la société portuaire depuis 1986.•• De 1986 à 1992 inclusivement, les frais d’exploitation et d’administration de la Société n’ont augmenté que de 2,9% alors que l’inflation a augmenté de 24% au cours de la même période», a dit M.Taddeo.Même si l’année fut difficile pour le port de Montréal, le trafic de marchandises s’est maintenu à son niveau record de 5,8 millions de tonnes atteint en 1991.La performance s’est avérée beaucoup moins reluisante au chapitre des marchandises non conteneurisées.A ce chapitre, le port de Montréal a essuyé une perte de 500 000 tonnes par rapport à 1991.Les 700 000 tonnes ae marchandises générales non conteneurisées reçues représentent une baisse de 42,7% par rapport à l’année dernière.La direction de la société portuaire attribue cet inquiétant résultat à la récession, responsable du recul des exportations des produits de PHOTO PRESSE CANADIENNE Dominic J.Taddeo Ht l’acier dans la mesure où elle affecte des industries comme celles de la construction et de l’automobile.Le trafic des produits pétroliers a connu une légère hausse de 600 000 tonnes, soit 12,6%, par suite d’ajustements d’inventaires.Récession oblige, cette augmentation demeure faible.Ce trafic avait l’habitude de s’élever à six ou sept millions de tonnes.Le trafic des céréales s’est limité à 1,9 million de tonnes.11 s’agit d’une baisse de 500 000 tonnes par rapport à l’an dernier, soit 20,4%.Le port de Montréal explique cette baisse par le recul des exportations à travers le Saint-Laurent, une moins bonne récolte et des entrées réduites de céréales pour le marché local.Il y a 10 ans à peine, le port de Montréal manutentionnait plus de six millions de tonnes de céréales par année.Depuis, ce trafic décline.«Non seulement à Montréal, mais partout dans le système Saint-Laurent/Grands Lacs.La demande mondiale favorise les ports de la côte Ouest.Par ailleurs, la direction du port de Québec n’a toujours pas fait connaître ses résultats.L’an dernier, le port de Québec avait supplanté le port de Montréal.Le porte-parole du port de Montréal, M.Michel Turgeon, a estimé hier que cette situation «ne devrait pas se répéter cette année».M.Turgeon a surtout mis en garde les esprits trop pressés d’attiser la rivalité Montréal-Québec.«Il ne s’agit pas de Canadiens et des Nordiques», a dit M.Turgeon.Le port de Québec a une vocation différente du port de Montréal.Québec se spécialise plus dans le vrac.Le déclin du trafic des céréales devrait l’affecter.Le port de Montréal demeure le plus important au Québec.Le défi de Steve Montour: rapprocher les policiers et les communautés noires «Tout mon travail repose sur la confiance qu’on me porte» ¦ ¦ h; ' PHOTO ROBERT SKINNER Steve Montour: «Il y a vraiment un blocage.Le policier est bloqué parce que l'autre est de couleur.Le Noir est bloqué parce que le policier porte l’uniforme.Il faut arriver à briser ces stéréotypes.» Paul Cauchon POUR plusieurs, la mission de Steve Montour semblerait impossible: convaincre les policiers montréalais que les jeunes Haïtiens ne se promènent pas tous un couteau entre les dents, et convaincre les jeunes Haïtiens que les policiers ne veulent pas tous les assommer.«On invente ma job au jour le jour, ma feuille de tâche est grosse comme le bras!» lance-t-il en riant.Steve Montour vit tous les jours les effets concrets du plan d’action de la Communauté urbaine de Montréal sur les communautés noires, ce plan adopté en 1991 à la suite de la mort de Marcellus François et qui voulait rapprocher le service de police des différentes communautés noires.C’est ce plan d’action qui a été louangé en début de semaine par le rapport Corbo sur les relations entre les Noirs et la police.Un des volets du plan prévoyait l’engagement d’«agents de prévention communautaire» qui s’attaqueront à ce difficile rapprochement.Steve est l’un de ces agents, engagé l’été dernier par un organisme qui loge à Rivières-des-Prairies, le CHRISOCQ (Centre haïtien de regroupement et d’intégration à la société canadienne et québécoise).Il partage sa semaine entre des journées dans des écoles secondaires de Pointe-aux-Trembles et de Rivières-des-Prairies, des visites aux postes de police du quartier, des rencontres sur la rue.Il écoute, discute, tente de convaincre chaque partie que l’autre ne veut pas nécessairement la voir disparaître du paysage.Un travail d’animateur, de psychologue, de médiateur.Et un travail délicat: Steve Montour admet qu’il aimerait bien que les policiers fassent plus souvent appel à ses services.Et de l’autre côté, il a dû se défendre auprès de jeunes de sa communauté de passer pour un «délateur».«Ma marge de manoeuvre est très mince, explique-t-il.Mais je suis déjà intervenu dans des moments de tension entre policiers et Haïtiens pour me rendre compte qu’on pouvait faire baisser la tension, en expliquant à chacun la nature du comportement de l’autre.Mais tout mon travail repose sur la confiance qu’on me porte».Louis Turcotte, sergent responsable des relations communautaires à la police de la CUM, admet qu’«on part de loin: «avant, les policiers et les communautés cultu- relles n’avaient aucun contact.Nous tentons maintenant de se comprendre un peu mieux.Mais les relations ne peuvent pas se corriger du jour au lendemain.C’est un programme de dix ans.» «Il y a vraiment un blocage, ajoute Steve Montour.Le policier est bloqué parce que l’autre est de couleur.Le Noir est bloqué parce que le policier porte l’uniforme.Il faut arriver à briser ces stéréotypes.Dans la communauté haïtienne, on associe police à répression, à abus, parce que en Haïti c’est ça.» Steve Montour croit que si le policier comprend mieux les conditions qui mènent à la criminalité, «il peut être plus patient, il peut se mettre à l’écoute».Il essaie également d’expliquer aux policiers que si les Haïtiens se tiennent toujours en gang, «ce n’est pas nécessairement pour faire du trouble, mais c’est parce qu’ils cherchent à s’identifier à quelque chose».Il faut comprendre que la communauté haïtienne vit actuellement une «explosion sociale de la famille», qui créé un dur conflit de générations.«Les parents arrivés dans les années 70 voulaient élever leurs enfants en gardant en eux la possibilité de rétourner en Haïti, explique-t-il.Ce sont souvent des parents très peu scolarisés.Le jeune, lui, grandit, évolue, prend les valeurs de la société ambiante, finit par surpasser la connaissance des parents.Ces jeunes se disent maintenant Haïtiens plutôt que Québécois, mais ils ne veulent pas vivre en Haïti et ils ne savent décrire ni les valeurs québécoises ni les valeurs haïtiennes.Le parent, lui, perd le contrôle sur le jeune, qui est laissé à lui-même sans définition claire de soi.Lejeune cherche, il absorbe tout ce qu’il y a à l’extérieur, sur la rue, il veut se faire respecter, il pense qu’il n’est pas respecté, pas reconnu à sa valeur, alors il adopte des comportements violents».Alix Joseph, directeur du CHRISOCQ, remarque que si la direction du service de police se montre très ouverte à améliorer les relations, sur le terrain les relations demeurent méfiantes, et «il y a des précédents de nature à entretenir cette méfiance.Les membres des communautés noires ne sont pas tous des enfants de choeur, mais la police a aussi tendance à mettre tous les Noirs dans le même panier.Pour concilier les parties, ça va prendre un long dialogue, franc et honnête.» Marie-Victorin laisse tomber son secteur secondaire: parents et employés se sentent floués Isabelle Paré MOINS d’une semaine après l’achat du collège Marie-Victorin par Québec pour en faire un cégep, l’école privée vient d’annoncer la fermeture de son secteur secondaire, faute de places.Les parents, furieux, se sentent trompés.«Ils nous ont dit qu’ils n’étaient plus intéressés au secteur secondaire, qu’ils n’ auraient plus de places pour ces élèves à cause du cégep.On ne met pas des enfants dans la rue comme ça», fustigeait, hier, Mme Lin Campese, présidente du Comité de parents des élèves du secondaire de Marie-Victorin.Quelque 117 élèves fréquentaient, depuis son ouverture en septembre 1992, le cours de première secondaire offert par Marie-Victorin.La plupart s’étaient réinscrits en novembre en prévision de la prochaine rentrée et 100 nouveaux élèves devaient être admis en septembre 1993.En cinq ans, le secteur secondaire devait accueillir 840 élèves.Hier, à la direction de l’enseigne- ment secondaire de Marie-Victorin, où l’on a mis deux ans à mettre sur pied ce programme ouvert depuis à peine six mois, on avait peine à comprendre cette décision.«La plus grosse catastrophe, c’est de le savoir maintenant.Au moment où on ouvrait le programme, des négociations avaient cours sur la vente de l’école.Mais jamais, on ne nous a parlé de fermeture», déplorait hier Mme Carole Marquis, secrétaire à l’enseignement secondaire.«Les inscriptions ont déjà eu lieu en novembre dans toutes les autres écoles privés, il n’y a plus de places.Pourquoi avertir les parents si tard?» Parents et employés se sentent d’autant plus fioués que la direction du collège a tenu ce projet sous silence jusqu’à ce qu’elle finalise la vente du collège pour 25 millions$ avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Science.Les administrateurs du collège Marie-Victorin, propriété de six communautés religieuses, ont décidé de fermer le secteur secondaire lundi dernier pour des raisons financières, a indiqué hier le directeur de l’éta- blissement, M.André Beaucage.Deuxième raison: l’accord conclu avec Québec pour convertir le collège en cégep fera en sorte qu’on manquera d’espace sur le campus.«Et les frères ne sont pas prêts à mettre sur pied une autre institution.Ils sont déjà responsables de la gestion d’autres écoles privés où ils songent aussi à passer le flambeau», a-t-il expliqué.Par ailleurs, M.Beaucage soutient ue le collège n’avait aucune raison e croire, au moment où l’élaboration du programme secondaire a été amorcée, que le collège serait vendu au public.En 1990, les chiffres du ministère ne prédisaient pas de croissance dans le secteur collégial avant 1998, mais une forte demande au niveau secondaire dans ce secteur de l’île.On s’est donc investi dans ce champ.Voilà qu’en 1992, le ministère révise ces projections et prévoit ouvrir 10 000 nouvelles places au niveau collégial.Plutôt que detre acculés à fermer les portes de Marie-Victorin tôt ou tara quand Québec déciderait d’ou- vrir un collège public dans ce secteur de l’île, les administrateurs ont résolu de vendre le collège, quitte à abandonner son volet secondaire.«Nous ne disposions pas de ces données à l’ouverture du secteur se-condaire et ce n’est de gaieté de coeur que l’on y met fin», a dit M.Beaucage.Pour l’instant, le collège a offert aux parents de relocaliser les enfants dans sept écoles privées de l’île de Montréal sans ce que ces derniers aient à passer d’examens d’admission.Une rencontre doit avoir lieu avec les parents mercredi prochain.Au cabinet de la ministre Lucienne Robillard, qui est aux commandes des deux ministères impliqués (Education et Enseignement supérieur), on indiquait ne pas avoir été encore informé de cette fermeture.«Ni au moment de l’émission du permis, ni au moment des négociations pour l’achat du collège, il n’a été question de la fermeture du secteur secondaire», a dit hier l’attaché de la ministre.«On va analyser tout ça, et voir ce qui peut être fait pour les élèves.» Une galerie d’art de Hamilton intéressée au tableau de Otto Dix Paule des Rivières LA GALERIE d’art de l’Université McMaster, à Hamilton, a l’oeil sur le tableau du peintre allemand Otto Dix que le Musée des beaux-arts de Montréal tente désespérément de conserver à Montréal.Le directeur du musée de Montréal, M.Pierre Théberge, estime primordial que l’oeuvre demeure à Montréal, étant donné la grande valeur du tableau Portrait de l’avocat Dr Hugo Simons, mais également en raison de son histoire, étroitement associée à la ville de Montréal.Mais M.Théberge n’a pas obtenu du gouvernement fédéral l’appui financier nécessaire à l’achat du tableau.Le propriétaire, la famille Simons, demande 900 000$.M.Théberge a demandé à Ottawa de fournir 765 000$, mais le ministre fédéral des Communications, M.Perrin Beatty, a estimé que ce montant était trop élevé, en une période où les compressions frappent l’ensemble de$ secteurs artistiques.A Hamilton, la galerie de lTJniver-sité McMaster dispose d’un fonds substantiel, frisant les 14 millions$, le philanthrope Herman H.Levy ayant légué la moitié d’une somme de 28 millions$ à l’établissement artistique universitaire.(Le Royal Ontario Museum a reçu l’autre moitié).La collection McMaster comprend 4000 tableaux et est spécialement reconnue pour sa collection d’oeuvres allemandes.La directrice de la galerie, Mme Kim Ness, a déclaré au DEVOIR cette semaine qu’il n’y avait aucun contact entre le tableau d’Otto Dix et son établissement.Mais LE DEVOIR a appris que les membres de direction de la galerie doivent se réunir dans les prochains jours, possiblement aujourd’hui, afin de discuter du taleau, présentement au MBA de Montréal.A Montréal, le directeur du Musée des beaux-arts ne s’avoue pas vaincu.Il tente encore de trouver la somme nécessaire à l’achat du tableau.Son principal allié?La famille propriétaire qui souhaite vivement que le tableau demeure à Montréal et qui n’acceptera aucune vente tant que le Musée des beaux-arts de Montréal n’abandonnera pas.«Nous sommes intéressés à ce que le tableau demeure à Montréal», déclarait cette semaine Jan Simons, un des trois enfants du docteur Hugo Simons, qui est professeur de chant à l’Université McGill.La famille Simons, déchue de sa nationalité allemande et persécutée par les nazis, était venue se réfugier à Montréal en 1939, avec le fameux tableau comme seule richesse.Aujourd’hui, les trois enfants Simons vivent toujours à Montréal et ils jugent que le tableau doit y vivre également.Otto Dix est l’un des peintres allemands les plus importants de la première moitié du XXe siècle.Le directeur du MBA de Montréal n’est aucunement surpris qu’on s’intéresse au tableau.«Cela crée une pression additionnelle», dit-il.avis de demande d’un permis d’alcool Régie des permis d’alcool du Québec Toute personne, société ou groupement visé dans l’art.60 du Code de procédure civile, peut, par écrit motivé, assermenté et transmis à la Régie, s'opposer à une demande de permis ci-après énumérée, dans les 15 jours de la présente publication, ou s'il y a eu opposition, intervenir en laveur dans les 30 jours de cette publication.Cette opposition ou intervention doit être adressée à : La Régie des permis d’alcool du Québec, 1.rue Notre-Dame Est, suite 9.200, Montréal, Québec.H2Y1B6.Nom et adresse Nature de la Endroit du requérant demande d'exploitation 2325 6985 Changement QUÉBEC INC.de catégorie Taverne Pointe de Taverne à Aux Trembles Bar 11880 Sherbrooke Est Montréal Dossier: 252-817 BRASSERIE Changement D’AUTEUIL de catégorie 1979 INC.de 1 Taverne Taverne à 1 Bar D'Auteuil 1979 5353, bout, des Laurentides Laval Dossier : 246-553 142513 Changement CANADA INC.de catégorie Mario Sport Bar de Bar à 8974.Langelier Restaurant St-Léonard pour vendre Dossier : 959-205 2770237 Permis CANADA INC.additionnel Pizzaiolle 1 Restaurant St-Laurent pour vendre 121, rue Elmire (Suite à bureau 101, cession) Montréal Dossier : 794-230 MATHIEU, 1 Bar avec Fernand spectacles Restaurant L'Escorle 164, rue Gibeaultherst Montréal Dossier : 209-262 RÉSIDENCES 1 Restaurant AU FIL DE pour vendre L’EAU INC.Résidences Au 11880 Sherbrooke Est Montréal 5353, boul.des Laurentides Laval 8974, Langelier St-Léonard 3616, rue St-Laurent Montréal 1799-1809.rue Amherst Montréal 7015.boul.Gouln Est Montréal Québec Fil de L'Eau inc.7015, boul.Gouin Est Montréal Dossier : 764-811 LOISIRS Centre 3798.rue Ontario R.A.R.INC.Sportif dans Montréal Billard et Amusement Orléans 3798, rue Ontario Montréal Dossier : 556-753 1 Bar existant 2967-9719 2 Restaurants 735 Lakeshore 1 QUÉBEC INC, pour vendre Dr.Restaurant dont 1 sur Don/al Château Dorval terrasse Pizza Dell 735 Lakeshore Dr.Dorval Dossier : 274-506 BÉLANGER, Addition 2492, rue Réal d'autorisation St-Joseph St-Louis de spectacles Lachine Reco Bar Enr.dans 1 Bar 2492, rue St-Joseph Lachine Dossier : 229-591 avec danse 2956-6890 1 Restaurant 1336, Ste- QUÉBEC INC.pour vendre Catherine Est Piccolo Diavolo 1336, Ste-Catherine Est Montréal Dossier : 510-545 Montréal JAGDISH Changement 8900, boul.VADAVIA « de catégorie Taschereau RAJESH de Restaurant Brossard VADAVIA pour vendre Les Entreprises R & J Vadavia Enrg, 8900.boul.Taschereau Brossard Dossier : 362-665 à Bar JYGOS INC Changement 50 boul.Industriel Bar La Ripaille de catégorie Repentigny 50 boul.de Brasserie Industriel avec danse Repentigny et spectacles Dossier : et Brasserie 160-788 sur terrasse à Bar avec danse et spectacles et Bar sur terrasse Le président et directeur général Ghislain K.-Latlamme, avocat Cl Cl Cl Cl A-4 B Le Devoir, vendredi 22 janvier 1993 SUITES DE LA PREMIERE PAGE ?Récession permanentes.» En 1981-1982, la récupération des emplois a nécessité deux ans et demi.Il a fallu attendre une autre année et demie avant de voir le taux de chômage se résorber au niveau d’avant-récession.Aujourd’hui, compte tenu de la rationalisation qui persiste, il ne faut pas s’attendre à une création rapide d’emplois.Au Conference Board, on ne prévoit retrouver le nombre de travailleurs qui prévalait au printemps 1990 (12,6 millions) qu’au premier trimestre de 1994.Et compte tenu de l’évolution de la population active, un retour à un taux de chômage d’avant-récession (7,4%) n’apparaît pas encore dans les boules de crystal.«Aussi loin que je puisse regarder, soit jusqu’à la fin de 1997, je vois tout au plus un taux de chômage osciller autour de 9,8%», a déclaré Luc Bussières, économiste du Board.Statistique Canada s’appuie sur une série d’indicateurs et sur l’évolution du PIB pour établir son diagnostic.Production totale, évolution de l’emploi, confiance des consommateurs et des entreprises, activités de la construction et commerce extérieur sont autant de données qui, mises dans le colima-teur, permettent à l’agence fédérale d’affirmer que le pire est derrière nous, «Une telle déclaration est sur- PRODUIT INTÉRIEUR BRUT RÉEL CANADA - COMPARAISON DES DEUX DERNIERES RÉCESSIONS 104 ¦— CANADA: SOMMET EN 1990 T1 * 102 ~| CANADA: SOMMET EN 1981 T2 j?100 >fi»* 98 ^,00"» JT 96 ?* *».?**?/ 94 92 Nombre de trimestres écoulés depuis le sommet du cycle i i i i 1 r~—i 1 1 1 1 r 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 faibles sont autant d’indices qui permettent à l’économie canadienne d’espérer poursuivre, voire d’accélérer son élan.Au quatrième trimestre de 1992, le PIB devrait se démarquer de sa croissance anémique pour afficher un taux d’augmentation d’environ 0,5 ou 0,7%, comparativement à une moyenne de 0,2% au cours des six trimestres précédents.«Même le ministre des Finances, qui a fait preuve d’un pessimisme surprenant avec des prévisions de croissance de 2,5% en 1993, a réévalué à la hausse son scénario», s’est étonné Luc Bussières, pour qui il n’appartient pas au gouvernement mais bien aux économistes de modérer l’ardeur de l’autre.Au ministère des Finances, on parle désormais d’un taux de croissance de 0,5% au quatrième trimestre de 1992, comparativement à une croissance nulle dans le scénario «les idées soient confuses», dit-elle, et que l’on s’approche du «degré zéro de la pensée».Le gouvernement, pour sa part, «fait ses devoirs», affirme la ministre, et «pose les gestes» afin de «susciter le choc des idées» essentiel pour restaurer le sens civique, le sens de l’Etat, la rigueur, l’effort, l’imagination et le courage des décisions.Mme Bacon plaide pour que la raison l’emporte sur la passion car nous avons «assez fêté, assez rêvé, assez célébré et assez idéalisé.:.La récréation est terminée au Québec.Le TGV de l’avenir quitte la gare à minuit.Il est minuit moins cinq».Elle lance «un appel à tous».Car «la solution ne vient pas nécessairement du politique».?Brassard prenante car, selon les statistiques, la récession a pris fin au printemps 1991», a précisé George Saba.Pour l'économiste en chef du Montréal Trust, nous traversons depuis une période de stagnation, de relance anémique, qui aura tout de même permis au PIB de croître de 2,1% en six trimestres.«Parlons plutôt d’un rythme annuel de croissance de 1%, ce qui est très faible», a renchéri Gilles Soucy.Cette relance chétive a été accompagnée d’une perte additionnelle de 62 000 emplois au Canada et de 28 000 au Québec, dominée par le déferlement régulier de la vague de rationalisation et d’ajustements structurels majeurs.Cette phase de relance, prélude à une reprise économique, se démarque donc pas sa longueur.Elle sera complétée lorsque le niveau de production d’avant-récession sera touché, un point d’inflexion qui devrait être atteint au printemps 1993, alors qu’aux États-Unis la perte de la production est entièrement absorbée depuis le troisième trimestre de 1992.«Nous avons encore 1,6% de croissance à rattraper avant de parler véritablement de reprise», a fait remarquer Dominique Vachon, économiste à la Banque Nationale.Selon Mme Vachon, Statistique Canada a voulu faire preuve de prudence en proclamant la fin de la récession si tardivement.C’est une question d’écart-type.«La croissance trimestrielle affichée au sortir de la récession était à ce point faible qu’elle ne pouvait absorber toutes révisions à la baisse.» Mais la lente remontée de la production totale, une reprise de plus en plus évidente aux États-Unis, un dollar relativement stable autour de son point d’ancrage des 78 cents US et des taux d’intérêt plus original, et à un taux de 3% cette année.Les prévisions des économistes, quant à elles, oscillent entre 3 et 3,5%.Même s’il y a reprise dans les cartes, nous sommes bien loin des poussées fulgurantes d’antan, de l’ordre de 5 ou 6%, et du bond de 6,5% affiché au sortir de la récession de 1981-1982.L’élan cette année ne sera donc pas suffisant pour améliorer le sort des chômeurs.A peine 1% devrait être retranché cette année au taux moyen de 1992.?Bacon Hier soir, elle a reproché à la génération des, 40 à 50 ans «qui a profité d’un État qui les a soignés, instruits et enrichis», de ne pas donner assez en retour.L’engagement public «est devenu pour plusieurs l’instrument du bien-être personnel», dit-elle.La ministre cite à plusieurs reprises l’essayiste François Ricard et son best-seller La génération lyrique, un livre que traînait l’un de ses conseillers politiques dans les couloirs de l’Assemblée nationale en décembre.Le discours de Mme Bacon a été, dit son attachée de presse Nathalie Roberge, soigneusement préparé.Les Québécois sont devenus «prisonniers de leurs habitudes de consommation», déplore la ministre.Et «la politique et l’éducation sont consommées comme la bière ou le hockey».On se complaît dans «le confort et l’indifférence».Quant aux journalistes, «guidés par une course effrénée à la conquête de tous les marchés», avides de clips d’au plus 12 secondes pour la radio, ils «entretiennent l’ignorance» et «véhiculent des demi-vérités».Pas étonnant que LA METEO Accu-Weather* prévisions météorologiques^ jusqu'à midi, le 22 janvier^ * ' y compris les hautes et basses -rv températures pour les villes, Ê3 P%*t B**>coup* B3 T/ KM gg oc .y A, On>3»> Pu* VerÿasKata:*» Ne X / ( r WMtehort* ï*t*or, Hanta p-»iarr.Ytllowknift ^fc-18A23 Cl995 Accs VTuttbtr.lac./ / Edmonton 71-22 ChurchilL, .16/-23 •'«tf-y.iL Saskatoon -12/-2T tt-¦> Régina j •19 ! 1/Vta St.John’é« Vancouver S/-1 \ Calgary 2/-’7 X l Notons Québec-Fredericton u llt Montréal /Saint John « Ottawa \fv •sSnSsn.N New York Thunder Winnipeg Sudbury sauit ste.Maria San Francisco 13/6 , Y/indso Chicago X3/.3 VA Denver Washington P~\ 1W geaoN 27/19 27/13.Situation générale: Une dépression en provenance du Mid-Ouest américain apportera de la pluie et de la pluie verglacante vendredi sur la moitié ouest de la province.Les précipitations débuteront généralement sous forme de pluie verglacante mais se changeront en pluie au cours de la journée.Cette dépression se retrouvera sur les régions de l’est vendredi pour y donner de la pluie et de la neige.Une faible crête de haute pression se batira à l’arriéré de ce système et donnera des conditions de ciel variable.MONTRÉAL Pluie verglaçante se changeant en pluie ou bruine le matin.Max.: +2.Vents de 20 à 40 km/h le matin.Samedi: ciel variable.Min.: -5.Max.: -2.QUÉBEC Abitibi, Témiscamingue: Faible neige Risque de brume verglacante Température stable à -5.Max 1.Samedi, nuageux avec éclaircies.Min -8 Max.-3 Réservoirs Cabonga et Gouin: Faible neige possibilement melée de brume verglacante.Max 0 Vents de 15 a 30 km/h Samedi nuageux avec éclaircies.Mm -7.Max.: -3 Pontiac, Gatineau et Lièvre: Un peu de pluie verglacante le matin.Faible neige avec risque de bruine verglacante par la suite Max.près de zéro.Vents de 15 â 30 km/h Samedi: ciel variable Min -10 Max.: -3 Laurentides.Un peu de pluie verglacante le matin Faible neige avec risque de brume verglacante par la suite Max -1.Vents de 15 a 30 km/h.Samedi ciel variable Min -5.Max : -3 Ottawa, Hull, CornwalliUn peu de pluie ou brume verglacante le matin.Pluie ou brume par la suite.Max.: +2.Vents de 20 à 40 km/h le matin.Samedi: ciel variable Min : -5.Max.-2.Trois-Rivieres, Drummondville: Pluie verglacante se changeant en pluie ou bruine en après-midi Max.*2 Vents de 20 à 40 km/h Samedi quelques flocons le matin suivis d'un ciol variable, f/ r Max -1 Beauce, QuébeciFaible neige débutant le matin se changeant en un peu de pluie verglacante en après-midi.Max -2 Vents de 15 a 30 km/h Samedi: faible neige le matin suivie d'ôclaircies Mm 3.Max -1 Estrio: Pluie débutant le matin Max prés de 4 Vents de 20 a 40 km/h Samedi: faible neige le matin suivi d'éclaircies Mm -3 Max *1 Lac-Saint-Jean, Saguenay, La Tuque, réserve faunique des Laurentides: Ennuagement suivi de faible neige ou grésil et risque de brume verglacante Max de moins 2 â moins 4.Vents de 20 â 40 km/h.Samedi: quelques flocons le matin suivis d’éclaircies.Mm : -7.Max -5 Charlevoix, Rivière-du-Loup: Ennuagement suivi de faible neige et risque de pluie verglacante.Max.2 Vents de 20 à 40 km/h Samedi: faible neige le matin suivie d'ôclaircies Max -4 Max.-2 Rimouski, Matapédia, Sainte-Anne des monts, parc de la Gaspésie: Ennuagement graduel suivi de quelques flocons.Max de moins 2 a moins 4.Vents do 20 à 40 km/h Samedi: faible neige.Mit 3 Max 1.Gaspé, parc Forillon: Ensoloillé avec passages nuageux.Ennuagement tard en après-midi.Max 4 Vents de 15 à 30 km/h Samedi Pluie ou neige Min -2.Max +1 Baio-Comeau, Sopt-îles: Ensoleillé avec passages nuageux Ennuagement en après-midi Max do moins 4 à moins 6 Vents de 15 â 30 km/h Samedi neige diminuant en intensité Mm -4 Max ' Basse Côte-Nord, Anticosti, secteur a l'ouest de Natashquan:Dôgagèment Max -8 Vents de 15 à 30 km/h.Samedi pluie ou neige Min -3 Max.: 0 Venteux Secteur a l'est de Natashquan: Dégagement Max Vents de 15 â 30 km/h.Samedi faible neige Mm -7 Max -3.Ventoux Source: Environnement Canada conscription de Charlevoix, M.Parizeau a parlé devant plus de 800 militants du Parti québécois de la prochaine élection fédérale prévue à l’automne et des avantages pour l’option souverainiste de se retrouver avec «un véritable parlement fédéral à l’italienne».«Nous aurons à Ottawa le gouvernement le plus faible de notre histoire, a prédit M.Parizeau, et ce à quelques mois d’une élection québécoise.Voilà une situation extraordinaire et nous ne devons pas laisser échapper cette occasion.» Pour M.Brassard, qui souhaite comme son chef l’élection d’au moins une cinquantaine de députés du BQ lors du prochain scrutin fédéral, il est cependant possible que ces souverainistes, en attendant l’échéance électorale qui confirmerait la souveraineté du Québec, puissent endosser des politiques proposées au Parlement canadien.«Ce qui est fort possible, a-t-il dit, c’est qu’on se retrouve avec un gouvernement fédéral minoritaire qui pourra quand même gouverner, on en a vu dans le passé.Ad-venant que les Québécois choisissent la souveraineté, il sera important que des négociations aboutissent rapidement avec le fédéral et le reste du Canada.» Par ailleurs, M.Brassard a déploré l’échec, mercredi à Toronto, de la conférence interministérielle fédérale-provinciale sur le partage des pouvoirs en jnatière de main-d’oeuvre.«C’est le dernier acte d’une longue saga qui s’est terminée par un échec cuisant pour le ministre André Bourbeau, le seul encore au combat, pour rapatrier les responsabilités et les budgets fédéraux en matière de main-d’oeuvre.«C’est un échec aussi pour le ministre québécois des Affaires intergouvemementales canadiennes Gil Rémillard», a poursuivi M.Brassard.Ce dernier a rappelé que M.Rémillard parlait quelques jours après le référendum d’octobre «d’une seconde révolution tranquille sans amendement constitutionnel et par le biais d’ententes administratives.» Le porte-parole péquiste a soutenu que le ministre fédéral de l’Ém-ploi et de l’Immigration Bernard Valcourt a maintenant fait la preuve que ces ententes administratives doivent maintenant être considérées «comme une voie sans issue».Il a qualifié de «méprisante et injurieuse» la proposition du ministre Valcourt de faire cohabiter sous un même toit les services fédéraux et québécois.«Cela ne règle aucunement le chaos, le fouillis et le gaspillage de 250 millions$ qui découle des chevauchements et des dédoublements des services et des programmes des deux gouvernements», a soutenu M.Brassard.«M.Bourbeau voulait un guichet unique, ce que M.Valcourt lui propose c’est deux guichets sous le même toit», a-t-il ajouté.?Clinton du temps des républicains — auxquelles les membres de haut rang de son administration seront tenus de se conformer.Il s’agit d’un thème important pour M.Clinton, qui a promis de réduire l’influence des avocats travaillant pour les groupes de pression défendant les intérêts les plus divers, qui pullulent à Washington.Durant la mise sur pied difficile de son cabinet, M.Clinton avait été critiqué pour avoir nommé plusieurs membres célèbres de ces groupes de pression, à commencer par Ron Brown comme secrétaire au Commerce ou Mickey Kantor comme représentant pour le Commerce, postes dans lesquels ils risquent de traiter, au nom de l’État, de dossiers qu’ils traitaient auparavant pour le compte de sociétés privées, souvent étrangères.Ces nominations cadraient mal avec les professions de foi du candidat Clin- wiTOipm Ai,!!* •arr-SaT jüMKBi A- '"•v PHOTO AP .n&w mm?•Wic; srsmrii La fête est finie La colline du Capitole présentait cet air peu invitant hier après la fête qui a accompagné l’investiture du nouveau président des États-Unis.Des Français saluent la mémoire de Louis XVI tandis que d’autres rejouent la Révolution Cette royaliste tient un portrait de Louis XVI après avoir déposé, comme beaucoup d’autres Français, une couronne de fleurs à l’endroit précis de la plac e de la Concorde où le roi fut guillotiné le 21 janvier 1793.5000 personnes se sont réunies hier à Paris pour commémorer l’événement.Une soixantaine de royalistes français ont été interpellés pour vérification d’identité par la police, après qu’ils eurent occupé le Panthéon, l’un des temples de la République dédié aux grands hommes.Les royalistes avaient déployé sur la corniche de l’édifice une banderole proclamant «Vive le roi et à bas la République», indique-t-on de source policière.Peu de temps après l’entrée des royalistes au Panthéon, plusieurs dizaines de contre-manifestants, proclamant leur foi en la République, s’étaient regroupés sur le parvis en scandant des slogans favorables à la Révolution.ton et l’image qu’il veut donner.Les règles édictées par M.Clinton interdisent aux membres de haut rang de l’administration de négocier avec le gouvernement dans leur secteur pendant les cinq années qui suivront leur départ du pouvoir, et comporte l’interdiction à vie de représenter des intérêts étrangers.Avant le week-end, indiquait-on dans son entourage, M.Clinton devrait, comme il s’y est engagé, signer un décret symboliquement important, afin de lever l’interdiction — qualifiée de «loi du bâillon»— faite au personnel des cliniques financées par des fonds publics d’offrir à leurs patientes des conseils en matière d’avortement.Cela pourrait se produire aujourd’hui, date du 20e anniversaire de l’arrêt «Roe versus Wade» de la Cour suprême qui avait légalisé l’avortement.Il s’agit pour lui de montrer sa détermination à prendre le contre-pied en matière sociale et de moeurs des 12 années de règne républicain qui viennent de s’achever.D’autre part, M.Clinton veut rappeler au public, et notamment aux femmes, qui ont voté majoritairement pour lui le 3 novembre, qu’il n’est pas le politicien sans respect pour sa parole dépeint récemment par la presse après qu’il eut renoncé à toute une série de promesses.Selon les mêmes sources, M.Clinton pourrait signer cette semaine deux autres décrets, l’un annulant l’interdiction pour le gouvernement de fournir une aide financière à des organisations étrangères effectuant des avortements ou fournissant des conseils à ce propos, l’autre revenant sur l’interdiction de pratiquer des interruptions de grossesse dans les hôpitaux militaires américains à l’étranger.On ignorait s’il lèverait par décret l’interdiction, décidée par George Bush, d’une aide fédérale à la recherche médicale effectuée sur des tissus provenant de foétus avortés.La Maison-Blanche espère que ces actions, ajoutées à la série de nominations annoncée mardi au département d’État au niveau des sous-secrétaires, prouvera que l’équipe Clinton a bien «démarré au quart-de-tour», malgré les prédictions les plus sombres.«Nous sommes prêts à foncer», assurait mardi le porte-parole de M.Clinton, George Stephanopoulos, même si les nominations annoncées ce jour-là portaient seulement à une centaine le nombre des nominations dans les sphères supérieures des ministères, alors que M.Clinton en avait promis quelque 300 pour son investiture.M.Stephanopoulos avait indiqué que ce chiffre serait atteint «dans les prochains jours».«En fait, nous avons plutôt fait un bon boulot», Peter Boisseau de lu Presse canadienne TORONTO — La machine à rumeurs est repartie de plus belle à Ottawa, hier, à la suite d’une réunion inhabituelle de ministres qui a vu plusieurs des successeurs potentiels du premier ministre Brian Mulroney jurer allégeance à leur leader.Les présumés aspirants à la succession, Michael Wilson, Perrin Beatty, Bernard Valcourt et Jean Charest étaient au nombre des dix ministres qui se sont réunis à Toronto hier avec la Chambre de commerce de Toronto.La secrétaire d’État aux Affaires extérieures Barbara McDougall et le solliciteur général Doug Lewis se sont joints à leurs collègues au cours d’une conférence de presse ultérieure qui a pris l’allure d’une plate-forme de candidats.En fait, de tous les principaux candidats présumés au leadership conservateur, seule la ministre de la Défense Kim Campbell manquait à l’appel.Mais MM.Wilson et Beatty ont vigoureusement démenti être au courant des campagnes que mèneraient— discrètement — des partisans soucieux de leur trouver des appuis en prévision d’une campagne au leadership, en dépit des nombreuses indications du contraire.M.Beatty a déclaré qu’il partait du fait que M.Mulroney a clairement indiqué son intention de rester, et que les hypothèses circulant au sujet de sa candidature possible n’étaient qu’inventions des médias.M.Wilson a affirmé avoir avisé l’exécutif du parti de son comté, la avait-il ajouté.Au soir de son investiture, M.Clinton n’avait toutefois pas encore nommé une seule personne pour les 44 postes les plus importants du Pentagone, à l’exception du secrétaire à la Défense.semaine dernière, qu’il briguerait les suffrages aux prochaines élections.Prié de dire s’il serait intéressé à se porter candidat au leadership, advenant le départ de M.Mulroney, il a répondu: «C’est un grand mot».Le nom de M.Wilson a commencé à circuler davantage depuis qu’on a su que Mme McDougall n’était pas intéressée par le leadership Celle-ci s’est éclipsée hier quand les journalistes lui ont demandé si elle avait de telles ambitions.Depuis des semaines, les dépêches des médias alimentent les rumeurs voulant que le départ de M.Mulroney ne soit plus qu’une question de temps.La réunion d’hier avec la Chambre de commerce de Toronto a été présentée comme la suite normale d’une séance similaire tenue il y a un an.Mais la présence des ministres de l’Environnement (Cha-rest), des Communications (Beatty) et de l’Immigration (Valcourt) en a fait sourciller quelques-uns.Seuls les ministres McDougall, Wilson (Commerce) et Pauline Bowes, ministre d’État à l’Emploi et à l’Immigration, représentaient des circonscriptions du Toronto métropolitain.Un communiqué de presse précisait que les autres avaient été invités pour leur permettre de prendre directement connaissance des défis auxquels fait face le Toronto métropolitain.De tendance majoritairement conservatrice, la Chambre de commerce pourrait s’avérer un terrain fertile pour tout candidat conserva-, teur au leadership en quête d’appuis.La machine à rumeurs est repartie de plus belle à Ottawa Le Devoir, vendredi 22 janvier 1993 B A-5 Assemblées législatives: l’accès des médias peut être contrôlé La Cour suprême donne raison aux parlementaires de Nouvelle-Écosse Manon Cornellier Je la Presse canadienne OTTAWA — Les parlementaires ont le droit de contrôler l’accès des médias à l’intérieur des assemblées législatives, a décidé hier la Cour suprême du Canada.Sept des huit magistrats qui ont participé à la décision estiment que les assemblées législatives provinciales, la Chambre des communes et le Sénat peuvent décider d’interdire ou de limiter l’accès des caméras de télévision.Les juges soutiennent que les parlementaires ont le droit d’adopter les règles nécessaires au déroq-lement ordonné de leurs débats.A leur avis, il s’agit d’un privilège de nature constitutionnelle dont l’exercice ne peut être soumis à la Charte canadienne des droits et libertés.«Il semble évident que, du point de vue historique, les organismes législatifs canadiens possèdent les privilèges inhérents qui peuvent être nécessaires à leur bon fonctionnement.Ces privilèges font partie de notre droit fondamental et sont donc constitutionnels», écrit la juge Beverley McLachlin pour la majorité.Elle ajoute qu’il s’agit d’un privilège nécessaire pour la démocratie.«Des étrangers peuvent, de di- verses façons, entraver la bonne marche des travaux de cette assemblée.L’assemblée doit donc avoir le droit d’exclure des étrangers si elle veut être en mesure de fonctionner efficacement», poursuit-elle.«Les tribunaux peuvent déterminer si le privilège revendiqué est nécessaire pour que la législature soit capable de fonctionner, mais ne sont pas habilités à examiner si une décision particulière prise conformément au privilège est bonne ou mauvaise», poursuit-elle.Le droit à la liberté de presse prévu dans la Charte des droits et libertés ne peut être invoqué pour restreindre ce droit, conclut-elle, car une partie de la Constitution ne peut pas servir à nier l’existence d’une autre.Les assemblées législatives ont donc le droit d’exclure qui elles veulent afin d’assurer leur bon fonctionnement, y compris les médias.«Si le privilège d’expulser des étrangers de l’assemblée législative est constitutionnel, il ne saurait être abrogé par la Charte», lit-on dans le jugement.Le juge en chef Antonio Lamer a appuyé les conclusiops de Mme McLachlin mais, est allé plus loin dans ses motifs.A son avis, tous les privilèges des parlementaires sont de nature constitutionnelle et ne peuvent être soumis à la Charte.Le juge John Sopinka estime pour sa part que la Charte a préséance sur les droits des parlementaires mais qu’interdire l’entrée des caméras dans une assemblée législative est une limite raisonnable imposée aux médias.Le juge Peter Cory est le seul g s’être dissocié de ses collègues.A son avis, les parlementaires ont le droit de contrôler l’accès des caméras de télévision à l’intérieur des assemblées législatives, mais ils n’ont pas le pouvoir de les interdire.La décision majoritaire d’hier renverse les jugements de deux cours inférieures de Nouvelle-Ecosse qui considéraient que les droits à la liberté d’expression et à la liberté de pressé prévus dans la Charte avaient préséance sur les droits et privilèges des parlementaires.La Cour suprême vient donner r.aison à l’assemblée de la Nouvelle-Ecosse qui refusait à Radio-Canada d’enregistrer les débats à partir des tribunes réservées à la presse.Radio-Canada demandait d’utiliser ses propres caméras.Au début de cette dispute, les travaux des parlementaires néoécossais n’étaient retransmis d’aucune façon.Depuis, des caméras ont été installées, mais leur utilisation est soumise à des règles strictes, similaires à celles qui prévalent à la Chambre des communes et dans la plupart des législatures.Un employé dédommagé parce que son employeur l’avait mal informé de Manon Cornellier Je la Presse canadienne OTTAWA — À l’avenir, les entreprises devront traiter avec le même soin l’embauche de leur personnel et la négociation de leurs contrats d’affaires.Dans une décision rendue hier, la Cour suprême du Canada a en effet obligé une entreprise d’Ottawa à dédommager un des ses anciens employés pour l’avoir mal informé de , la nature de l’emploi qu’elle lui offrait.La compagnie Cognos devra verser 67 224$ à M.Douglas Queen, en plus de payer tous ses frais légaux.Cette cause établit un précédent.Elle confirme que les entreprises doivent faire preuve de diligence et offrir des «informations exactes et non trompeuses» lorsqu’elles embauchent leur personnel.En fait, la Cour assimile les discussions qui précèdent l’embauche d’une personne aux «négociations préalables à la passation d’un Contrat d’affaires».L’histoire commence en décembre 1982 alors que Cognos, une entreprise de conception de programmes informatiques, envisage développer une nouvelle ligne de logiciels de comptabilité appelée Multiview.Plusieurs hauts dirigeants de la compagnie en discutent alors avec le directeur du développement des prQduits, M.Sean Johnston.A la mi-janvier, après en avoir avisé ses supérieurs, M.Johnston la nature de publie une annonce dans le but de recruter un comptable pour le projet.M.Queen, un comptable agréé, pose sa candidature.Il habite à Cal-gary avec sa femme et ses enfants et occupe un poste de direction bien rémunéré et sûr.Lors de son entrevue avec M.Johnston, en février, M.Queen se fait dire que Multiview est un projet majeur qui sera développé sur deux ans et que le poste envisagé sera comblé pour toute cette période de «développement initial».Deux semaines plus tard, on offre à M.Queen le poste de directeur des normes financières qu’il accepte tout de suite.Il reçoit alors un contrat de travail par la poste.Ce dernier stipule que l’employeur peut, sans motif, mettre fin à l’emploi ou muter l’employé en donnant un préavis d’un mois.Tout au long de ces échanges, personne n’informe M.Queen qu’il n’existe aucun financement garanti [)our le projet Multiview comme on e lui a décrit, ni que le poste offert est assujetti à une approbation budgétaire.M.Queen, en se fiant aux informations obtenues lors de l’entrevue, décide de déménager à Ottawa avec sa famille.Il commence à travailler le 11 avril 1983.Deux semaines plus tard, la proposition de financement du projet Multiview est rejetée et le budget limité à 200 000$.Le 9 septembre, cinq mois après son arrivée à Ottawa, M.Queen apprend qu’il sera affecté à d’autres son emploi tâches.Il est finalement mis à pied un an plus tard, soit le 25 octobre 1984, sans que son employeur ait à se plaindre de son rendement professionnel.Toutes les parties en cause reconnaissent que le contrat a été respecté.Mais M.Queen l’aurait-il signé s’il avait eu en main toutes les informations pertinentes?Depuis le début de cette affaire, il'répond non.Jamais il n’aurait pris le risque de déménager sa famille et de quitter un emploi rémunérateur s’il avait su que le projet Multiview n’était pas une réalité.«Il était prévisible que l’appelant se fierait aux renseignements donnés pendant l’entrevue d’embauchage pour prendre une décision au sujet de sa carrière.Il était raisonnable qu’il se fie à ces déclarations», note les juges.Mais vu qu’il existe un contrat, une poursuite en dommages-intérêts est-elle possible?La Cour suprême répond oui, puisque rien dans le contrat ne restreint le droit à un recours.Cognos a licencié M.Queen selon les termes de son contrat mais, en faisant une déclaration inexacte au sujet de la nature et de l’existence de l’emploi offert, elle lui a fait subir un préjudice.Selon les juges, Cognos et M.Johnston auraient dû faire preuve de prudence et de soins dans leurs déclarations.En agissant comme il l’a fait et compte tenu des circonstances, M.Johnston a fait, au contraire, preuve de négligence, constatent les juges.Un sondage Gallup mis en doute OTTAWA (PC) — Le vice-président de CROP, Claude Gauthier, a mis en doute, hier, les résultats du dernier sondage Gallup, qui fait voir un appui de 41% des Québécois aux libéraux de Jean Chrétien, contre 30% au Bloc québécois de Lucien Bouchard.Les conservateurs ne récoltent que 21% et le NPD, 8%.Ce ne sont pas les constatations qu’ont faites CROP et d’autres firmes de sondage, a souligné M.Gauthier.La différence provient peut-être, selon lui, du faible échantillon choisi par Gallup.Comme le sondage s’est fait dans les 10 provinces, seulement 256 personnes ont été interrogées au Québec.Cela donne une marge d’erreur d’environ 6%, a-t-il noté.Les autres firmes, comme CROP, prennent un échantillon beaucoup plus vaste parce qu’elles n’effectuent le sondage qu’au Québec', et non dans l’ensemble du pays.La marge d’erreur se rétrécit d’autant.Depuis deux ans, a rappelé M.Gauthier, l’appui des Québécois aux libéraux fédéraux se maintient constamment à environ 30%.Le Bloc québécois est stabilisé à environ 40% depuis mai 1991.Il y a aussi le fait, a signalé M.Gauthier, que Gallup a demandé aux gens de quelle façon ils voteraient à des élections fédérales, sans indiquer dans la question le nom des partis en lice.Dans les sondages CROP, les partis sont indiqués, y compris le BQ.Simonne Monet-Chartrand conduite à son dernier repos Le Devoir QUELQUE 2300 personnes ont investi hier l’église Saint-Antoine de Longueuil pour accompagner Simonne Monet-Chartrand à son dernier repos.La cérémonie religieuse empreinte de respect et de distinction a été présidée par Mgr Robert Lebel, évêque de Valleyfield, entouré de plusieurs prêtres co-célébrants, tous amis ou parents de la disparue.Dans son homélie de circonstance, Mgr Lebel a fait ressortir les qualités de «cette excellente et exigeant» chrétienne pour conclure en reprenant les paroles que lui adressaient des jeunes à Taizé en 1972: «Simonne, te connaître, c’est être plus en rie.» Mme Hélène Pelletier-Baillar-geon devait pour sa part décrire la vie de Simonne Monet-Chartrand comme «une longue marche vers l’amour», non sans relever son sens de l’engagement social, en lui-même une valeur d’exemplarité.Dans l’assistance, on remarquait la vice-première ministre du Québec, Lise Bacon, le chef de l’opposition Jacques Parizeau, les députés au provincial Gérald Godin, Louise Harel, le député au fédéral Marcel Prud’Homme, le président de la CNS Gérald Lalrose, l’ancien président de cette centrale Marcel Pepin, ainsi nue de nombreuses autres personnalités de la vie politique, sociale, culturelle et religieuse du Québec.La flûtiste Lise Daoust et le musicien Jean Laurendeau, aux ondes Martenot, l’organiste Henri Talbot ont assuré la partie musicale de la cérémonie qui s’est terminée par le dépôt de dix roses sur le cercueil par les dix petits-enfants de la disparue.Pour se rendre à l’église, la famille, Michel Chartrand en tête entouré de ses enfants, de ses petits-enfants et de nombreux autres parents, avait choisi de marcher derrière le cortège, comme le voulait autrefois la tradition, et c’est le fils Alain Chartrand, le petit-fils Philippe et les neveux Bruno et Maurice qui ont porté le cercueil jusque dans la nef de l’église.Michel Chartrand, que l’ont voit sur la photo en compagnie d’une de ses filles, a tenu à livrer le message suivant à toute l’assistance: «Les femmes ont aussi construit le Québec par leur courage et leur générosité et Simonne, qui fut de tous les combats, a aussi élevé ses sept enfants et elle était une femme d’amour.» PHOTO JACQUES NADEAU Michel Chartrand, accompagné de sa fille Suzanne.!S •*>¦*- *3 Middlemiss: les constructeurs de routes doivent viser la qualité Pierre April Je la Presse canadienne QUÉBEC — Le ministre délégué aux Transports Robert Middlemiss a incité, hier, les membres de l’Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec (ACRGTQ) à revoir leur engagement en faveur de la qualité dans l’exécution de leurs coptrats s’ils veulent travailler pour l’État québécois.Reprenant le discours de la qualité totale, le ministre a annoncé, devant environ 300 entrepreneurs, Sue son ministère a l’intention ’instaurer dans les plus brefs délais un programme quinquennal en vue «d’améliorer la qualité globale des revêtements que l’on retrouve sur nos routes et de réduire ainsi les coûts d’entretien» du système routier québécois.«Ce que nous voulons mettre en oeuvre, a-t-il dit, c’est une approche garantissant un contrôle préventif adéquat.Nous espérons responsabiliser les entrepreneurs pour qu’ils assurent la qualité dès la chaîne de production, de façon à livrer du premier coup des produits et des services sans défaut.» M.Middlemiss a expliqué que l’incitatif retenu par son ministère pour s’assurer que les constructeurs remplissent les nouvelles exigences sera «la reconnaissance.que nous donnerons à l’entreprise».«Ce sera incitatif, a-t-il précisé, parce que les entreprises ayant le meilleur niveau de compétence auront un accès privilégié aux contrats du ministère.» Même si son ministère entend dépenser plus de 490 millions$ dans le réseau routier québécois en 1992-1993 incluant les engagements pris en 1990 d’injecter une somme additionnelle de 1,7 milliard$ dans un plan quinquennal d’amélioration et d’entretien, M.Middlemiss a demandé aux entrepreneurs de s’attendre à en faire plus avec moins.«Plus aue jamais, a-t-il dit, il nous faut bien choisir les projets qui répondront le mieux aux besoins du Québec en matière de transport et, en même temps, accorder priorité à des initiatives que nous aurons les moyens de nous payer.» Au cours des trois prochaines années, les projets devront répondre à des choix stratégiques précis: le maintien et la remise en état du patrimoine routier et des équipements de transport; le développement et l’intégration des modes et des systèmes de transport et le soutien socio-économique du Québec.«Il ne s’agit plus seulement de se demander si le nombre d’automobilistes augmentera ou non, a souligné M.Middlemiss, tous les modes de transport présents dans une région donnée sont pris en considération et le plan de transport s’intéresse autant à la mobilité des marchandises qu’à celles des personnes.«Dans notre nouvelle façon de voir les transports, a-t-il poursuivi, la route est mise en perspective.Elle est placée en contexte et devient l’une des pièces du grand ensemble transports» Les constructeurs de routes présents, qui auraient souhaité entendre le ministre leur annoncer d’autres grands projets, se sont quand même engagés à répondre favorablement aux nouvelles exigences du ministre et ont offert leur collaboration.«Nous sommes d’accord avec cela, on se doit de s’engager envers la qualité totale, a expliqué le directeur général de l’ACRGTQ Gabriel Richard, les entrepreneurs qui ne le feront pas ne pourront pas durer.» de vigilance Manicouagan déçu BPC: le Comité BAIE-COMEAU (PC) - Le Comité de vigilance Manicouagan a accueilli avec déception la décision du gouvernement du Québec d’accorder à la firme Cintec Environnement le contrat de destruction des BPC de Manie 2, Shawinigan et Saint-Basile-le-Grand.Réagissant à la décision annon- cée mercredi par le ministre québécois de l’Environnement, Pierre Paradis, le comité a dit qu’il s’interrogeait sur l’efficacité du procédé de la firme Ogden Environnemental Services, une des entreprises associées à Cintec dans le cadre de ce projet.Selon le Comité de vigilance, ce procédé n’a été utilisé jusqu’à maintenant que pour traiter des ma- tières qui n’étaient que faiblement contaminées par des BPC.Il trouve donc inquétant que Québec autorise l’emploi d’une technologie qui n’a pas encore fait ses preuves, contrairement au procédé Vesta 200, qui s’est révélé conforme à l’ensemble des normes du ministère de l’Environnement.Ce dernier système a été mis à l’essai l’été dernier à Manie 2.Les commissions scolaires ne veulent pas assujettir leurs travailleurs au décret de la construction Caroline Montpetit l-A FEDERATION des commissions scolaires du Québec (FCSQ) s’oppose à la recommandation du rapport Sexton-Picard suggérant d’inclure dans le décret de la construction les 1400 employés permanents des commissions scolaires travaillant notamment à la rénovation des écoles.C’est ce que fait valoir Mme Diane Drouin, présidente de la Fédération, dans un mémoire soumis hier au groupe de travail sur le champ d’application de la Loi sur les relations de travail dans l’industrie de la construction.Selon la FCSQ, l’inclusion des travailleurs des commissions scolaires dans le décret de la construction impliquerait des coûts supplémentaires de 18 millions$ annuellement pour ces organismes.Présentement, les commissions scolaires qui emploient des travailleurs de la construction ne se soumettent au décret que lorsqu’elles procèdent par appel d’offres, dans le cas, par exemple, de constructions d’école.«Les 1400 travailleurs que nous employons sont disponibles pratiquement 24 heures sur 24, explique Denis Pouliot, responsable des relations publiques pour la FSCQ.Ils répondent à des appels d’urgence, lorsqu’une rampe d’escalier est brisée, par exemple, et ils répondent aux besoins des commissions scolaires».L’ensemble du parc immobilier des commissions scolaires du Québec compte 4000 bâtisses, ou plus de 100 000 employés travaillent quotidiennement.Les 1400 travailleurs mis en cause dans le décret se retrouvent dans les 13 classes d’emploi couvertes par le décret de la construction, plus particulièrement comme électriciens, peintres, menuisiers et tuyauteurs.Pour sa part, le rapport Sexton-Picard suggère de modifier le champ d’application de la Loi sur les relations de travail dans le but, principalement, de réduire l’instabilité de l’emploi et du revenu chez les travailleurs de la construction, et de garantir une main-d’oeuvre compéten- te dans toute l’industrie.Or, la FCSQ estime que l’assuje-tissement de ses propres travailleurs au décret de la construction aurait notamment pour effet de créer des classes différentes d’employés au sein de la même administration.La Fédération des commissions scolaires du Québec rappelle également que tous les salariés des commissions scolaires sont syndiqués, et que leurs syndicats sont affiliés à l’une des centrales suivantes, soit la CEQ, la CSN, la FTQ, le Syndicat canadien de la fonction publique et le FISA.Dans son mémoire, la FCSQ souligne que ces travailleurs jouissent, par le niais de leur convention collective, de plusieurs avantages, notamment la permanence après deux années de service actif dans un poste à temps complet.Elle estime également que l’assujettissement de ces travailleurs au décret de la construction se ferait au détriment des syndiqués travaillant déjà dans le monde scolaire.Par ailleurs, la FSCQ souligne que le plan de classification en vigueur dans le secteur scolaire prévoit comme exigence minimale que les employés de soutien manuels possèdent ies certificats de qualification appropriés.La FSCQ répond ainsi à l’argument selon lequel le rapport Sexton-Picard assurerait un certain niveau de compétence à tous les travailleurs oeuvrant dans l’entretien, la réparation, la rénovation, la modification et la construction.ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55.SWacques, Montréal, OC H2Y 3X2 Fax: (514)845-7874 Tél.:
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.