Le devoir, 9 mai 1992, Cahier A
- ^¦‘ir ¦«•sjîr Mjüip* ‘few*******' £5*9 •-WS-.jb* *¦-—*** •«N»*»*** / ¦ ¦- ¦ ¦ ' 312 pages • 29,95 $ MICHEL BR AU DE AU Michel - Oampigny - Venez rencohtrer CHRYSTINE BROUILLET NOUVELLE FRANCE samedi 9 mai de 14h à 16h 4380 St-Denis, Mil, Qc H2J 2L1 Tel.844-2581 Vol.LXXXIII — No 108 AUJOURD’HUI Marc Labrèche, l’enfant de la balle Marc Labrèche se prend, ces jours-ci à la salle Fred-Barry, pour le professeur Victor Frankenstein, né en 1960 comme lui, à mi-chemin entre deux drames, la bombe atomique et le Stade olympique .Robert Lévesque a rencontré cet acteur comique exceptionnel.Page C-1 Le journal de bord de Vigneault Dans Bois de marée, sorte, de journal de bord paru cette semaine, le poète de Natashquan a consigné des chansons, des contes, des poèmes, des maximes et les détails d'un quotidien où rien ne bouge sauf les vents, les marées et les saisons.Vigneault s'ouvre à Nathalie Petrowski.Page D-1 Averses.Max.: 17.Dimanche: Ciel variable.Détail page B-8.Montréal, samedi 9 mai 1992 5 CAHIERS —1.30 tps m Parizeau blâme Claude Morin Le président du PQ reproche à l’ex-ministre d’avoir accepté l’argent de la GRC Pierre O’Neill LES RÉVÉLATIONS relatives à la collaboration secrète de l’ancien ministre Claude Morin avec la GRC ont semé la consternation et soulevé l’indignation dans les rangs souverainistes.Jacques Parizeau blâme sévèrement son ancien collègue auquel il reproche surtout d’avoir accepté de l’argent en échange d’informations sur des sympathisans péquistes.Attristé, Lucien Bouchard est néanmoins d’avis que le PQ n’en sortira pas plus discrédité que les fédéraux.Après de longues heures d’hésitations, la direction du Parti québécois a finalement aquiescé à la requête des journalistes avides de commentaires.Mais plutôt que de convoquer une conférence de presse, c’est par voie de communiqué que le président du Parti québécois a fait connaître ses premières réactions.Les dirigeants du parti se sont tous retrouvés en soirée autour de la table de l’exécutif national, au secrétariat de la rue Saint-Hubert.Rien n|a transpiré de ces délibérations, qui ont repris ce matin et se poursuivront sans doute une bonne partie de la journée.Selon les informations publiées jeudi par la télévision de Radio-Canada, Claude Morin a servi d’informateur à la GRC entre 1974 et 1977.Cette collaboration, qu’il a amorcée alors qu’il était membre de l’exécutif, il l’a poursuivie après la prise du pouvoir en 1976 et après sa nomination à la tête du ministère des Affaires intergouvemementales.Le premier ministre Lévesque en aurait été informé seulement en novembre 1981 et aurait aussitôt exigé la démission de celui qui avait été jusque-là son homme de confiance dans les négociations constitutionnelles avec Voir page A-4 : Parizeau ¦ Qui joue avec le feu s’y brûle.L’éditorial de Gilles Lesage : page A-10 PHOTO PC L’ex-ministre et informateur de la GRC, M.Claude Morin, a été assailli par les journalistes, à sa résidence de Sainte-Foy, hier.Voir page A-2.Québec sabre dans la gratuité des soins Les 18-40 ans payeront leurs examens de la vue; les aînés verseront 2 $ par ordonnance Michel Venne de noire bureau de Québec LE GOUVERNEMENT du Québec refile une facture de 78 millions $ aux usagers des services de santé pour l’année 1992-93, a annoncé hier le ministre de la Santé et des Services sociaux, M.Marc-Yvan Côté, en rendant publiques plusieurs mesures qui permettront au gouvernement de réduire ses dépenses de quelque 210 millions $ par année.Les médecins et autres professionnels de la santé, de même que les directions d’hôpitaux, seront également tenus de participer à l’effort de « restructuration » annoncé dans le but, selon le ministre, de « tenir compte de la capacité de payer des citoyens ».Le gouvernement modifiera le panier des services assurés par la Régie d’assurance-maladie de la façon suivante : ¦ les examens optométriques, jusqu’à présent gratuits pour tout le monde, devront être payés par les usagers âgés de 18 à 40 ans; ¦ les services dentaires, jusqu’à présent gratuits pour les enfants jusqu’à 12 ans (pour les soins) et 15 ans (pour les examens), seront à la charge des usagers de 10 ans et plus; les services demeurent gratuits pour les enfants âgés de moins de 10 ans; ¦ les personnes de 65 ans et plus bénéficiaires du programme de médi- caments gratuits devront désormais verser la somme de 2 $ (« un petit deux », dit le ministre) pour l’exécution de chaque ordonnance ou son renouvellement, jusqu'à un plafond de 150 $ par année, afin de protéger les personnes dont l’état de santé est précaire.Certaines exceptions ont été prévues à la règle.Ainsi, les assistés sociaux n’auront toujours rien à payer pour les soins optométriques et den- Volr page A-4 : Gratuité CANNES Casanova et Delon, les stars de la séduction Francine Laurendeau envoyée spéciale CANNES — Ce n’est pas vrai que le beau temps vide les salles cannoises.En tout cas, depuis ce matin, où que j’aille, c’est la queue, la ruée ou la bousculade.Les sections parallèles démarraient aujourd’hui et la Semaine de la critique inaugurait ses projections avec un film canadien.The Grocer's Wife, premier long métrage de John Pozer.Mais ma journée commençait très classiquement par un film de la compétition.Ses fans attendaient impatiemment la dernière prestation d’Alain Delon dont l’étoile avait un peu pâli.Le Retour de Casanova, d’Edouard Niermans, raconte un épisode un peu nostalgique dans la vie du séducteur vieillissant et désargenté.C’est intelligemment dialogué par Jean-Claude Carrière et, plus qu’ Alain Delon peu avantagé par le côté flou de son personnage, c'est Fabrice Luchini qui capte l’attention dans le rôle du valet à la fois complice de son maître et impitoyablement lucide (on songe à Sganarelle et à Leporello).En 1990, le réalisateur russe Vitali Kanevski recevait, à 55 ans, la Caméra d’or pour son premier long métrage, Bouge pas, meurs, ressuscite, qui évoquait l'adolescence d’un garçon dans un monde abominable, à Soutchan, sorte de ville-prison.Un film autobiographique en noir et blanc qui nous avait cloués sur nos sièges : l’enfer dans l’Extrême-Orient soviétique de l’après-guerre.Mais le regard affectueux et sans complaisance de Kanevski sur ses personnages tempérait la cruauté de cet univers et faisait jaillir l’émotion.Il récidive avec Une vie indépendante qui est la suite de son premier film : le passage de l’adolescence à l’âge adulte, les illusions perdues mais aussi la découverte de l’existence d’un monde moins sordide.Le cinéaste disposait cette fois d’un budget plus confortable et son coproducteur l’a convaincu de tourner en couleurs.Il a donc eu le loisir de s’affirmer et de s’affiner, le regard s’est élargi, se doublant d’envolées esthétiques et d’échappées métaphoriques.Mais la surprise et l'émotion se sont envolées.L’univers que décrit, dans son deuxième long métrage, la jeune Mexicaine Dana Rotberg, soviétisme en moins, est tout autant cauchemardesque, mais le cauchemar est souriant.L’héroïne d’Angel de fuego, Ama, est une toute jeune trapéziste et cracheuse de feu dans un cirque.Elle décide de partir à l’aventure après la mort de son père dont elle est enceinte (il s’agit d’un amour partagé) pour s’attacher à un groupuscule religieux ambulant formé d’une austère rédemptrice, et surtout de son fils, jeune homme torturé par le démon de la chair qui Voir page A-4 : Casanova Le Vieux-Port de Montréal présente son nouveau visage Isabelle Paré À QUELQUES jours des fêtes d’ouverture du 350e anniversaire de Montréal, le nouveau visage du Vieux-Port a été inauguré hier avec pour fond de scène les tambours et trompettes d’une meute de manifestants et la rumeur des camions poursuivant leur course frénétique contre la montre.Après 18 ans de tergiversations, près de 133 millions $ en fonds publics dépensés, 15 rapports, deux consultations publiques et la succession de neuf ministres des Travaux pu- blics, le dernier en titre, M.Elmer MacKay, est symboliquement venu annoncer hier qu’il « remettait officiellement le Vieux-Port » aux Montréalais.‘ Après la saga politique qui a littéralement pris en otage le développement du Vieux-Port au cours de la dernière décade, l’expression avait de quoi faire sourire.Comme si une mauvaise étoile s’acharnait sur son sort, l’inauguration officielle du « nouveau » Vieux-Port a été marquée hier par le bruit strident des sirènes qui, hélas, n’étaient pas celles de bateaux, mais le fruit Voir page A-4 : Vieux-Port PHOTO JACQUES GRENIER L'un des attraits majeurs du Vieux-Port réaménagé, son bassin s’ouvrant devant le Marché Bonsecours, d’où émergent les vestiges d'anciens silos et deux lies articielles bordées d’arbres.Dominique Fernandez : portrait du paria Prix Goncourt 1982 pour Dans la main de l'ange, Dominique Fernandez accompagne au Québec son nouveau roman Porfirio et Constance.L'auteur, qui se décrit comme un « champion de l’homosexualité », affirme que « l'hétérosexualité triomphante est une invention de la bourgeoisie industrielle du XIXe siècle ».Page D-1 MICHEL BRAUDEAU Le Livre de John «Un roman particulièrement attachant.fabuleusement raconté.» Robert Lévesque, En Direct (Radio-Canada) A-2 B Le Devoir, samedi 9 mai 1992 L’affaire Morin fait ressurgir la crainte des investigations systématiques de la GRC Le premier ministre Mulroney demeure Huguette Young de la Presse canadienne OTTAWA — La ministre de la Justice Kim Campbell a tenu à rassurer le public canadien hier que des mécanismes avaient été prévus pour éviter des opérations clandestines de surveillance des partis politiques au Canada.Devant les attaques répétées de l’opposition hier aux Communes, Mme Campbell a déclaré que ces incidents ne pourraient plus se produire depuis la création du Service canadien du renseignement de sécurité.Cette agence de surveillance distincte de la GRC a été établie à la suite du rapport de la Commission McDonald sur les agissements de la GRC dans les années 70.La commission avait tenté de faire la lumière sur le vol des listes de membres du Parti québécois.« Ce service de renseignement est réglementé par une loi qui l’interdit de faire enquête sur des activités de lobbying, des manifestations et des actes de dissension», a répliqué Mme Campbell vigoureusement.Peu convaincu, le député néo-démocrate de Kamloops, Nelson Riis, est revenu à la charge en demandant à la ministre de confirmer que le ouvernement ne faisait pas usage ’informateurs pour enquêter sur les activités des gouvernements élus démocratiquement.Mme Campbell a répliqué que le gouvernement de l’époque avait pris les moyens qui s’imposaient, en ajoutant que les activités du Service de renseignement étaient scrupuleusement examinées par un organisme indépendant.À la suite d’un reportage diffusé aux ondes de Radio-Canada, M.Morin a confirmé qu’il avait été recruté par la GRC au cours de la période 1974-77 pour transmettre des informations sur les tentatives d’infiltration et d’ingérence étrangère au Québec et au sein du PQ.M.Morin a toutefois voulu rectifier le tir en soulignant qu’il avait soutiré plus d’informations de la GRC qu’il n’en avait fournies et qu’il avait toujours protégé les gens « suspects » de son entourage.Le premier ministre Brian Mulroney s'est refusé à tout commentaire.De son côté, le ministre des Affaires constitutionnelles, Joe Clark, a dit ne rien savoir de cet épisode.Il a rejeté catégoriquement les allégations du député du Bloc québécois, Gilles Rocheleau, qui accusait le gouvernement conservateur d’avoir orchestré des fuites pour discréditer les souverainistes au Québec.À l'issue de la période des questions, M.Riis et son collègue Dave Barrett, ex-premier ministre de la Colombie-Britannique, ont ramené l’affaire sur le tapis, en exigeant la tenue d’une enquête pour faire la lumière sur les agissements de la GRC.« Cette affaire n’est pas une affaire isolée propre au Québec et au PQ», a relevé M.Barrett.Il se demande si la GRC n’aurait pas tenter d’infiltrer également le Crédit social, le parti des agriculteurs, la Fédération coopérative du Commonwealth (CCF) et d’autres mouvements jugés suspects à l’époque.« On a la preuve qu’ils ont utilisé des agents provocateurs au Québec.COI Que s’est-il passé ailleurs ?» s’est-il interrogé.A Montréal, où elle avait des entretiens avec le premier ministre Bourassa, la chef néo-démocrate Audrey McLaughlin s’est dite aucunement surprise par la nature des révélations.« Je tiens pour acquis que ma ligne est branchée sur une table d’écoute », a-t-elle précisé sans détour.Elle croit que le chef libéral Jean Chrétien, qui était ministre de la Justice à l’époque, devrait répondre de ses actes relativement a ce dossier épineux.M.Chrétien étant absent de la période des questions hier, la chef adjointe libérale Sheila Copps s’est fait son porte-parole en soulignant que celui-ci n’avait aucune connaissance de cette affaire.Pour Mme Copps, ce qui est triste, c’est que ces révélations rejailliront sur toute la classe politique.« Quand une personne de la trempe de M.Morin fait une telle déclaration, ça nuit au système politique car c’était un homme de première classe», a-t-elle noté.// IJ 1 II- PHOTO PO Claude Morin a essuyé un véritable assaut des Journalistes, par téléphone et à sa résidence de Sainte-Foy, en banlieue de Québec.Dès les premières heures de la journée, M.Morin a été sollicité pour accorder des entrevues aux diverses émissions radiophoniques du matin et sa résidence a vite été « assiégée » par les stations de télévision qui y ont envoyé leurs cars de reportage.En attendant de pénétrer dans la résidence de M.Morin, un reporter s’est promené dans les environs en tendant le micro aux voisins qui mettaient le nez dehors.L’ex-ministre dans le cabinet de René Lévesque a été littéralement cloué à la maison, répondant & chacun des appels téléphoniques qui lui étaient acheminés.IM Le Sénat et le droit de veto divisent toujours le Québec et l’Ouest Norman Dellsle de la Presse canadienne WINNIPEG — À la sortie de la rencontre entre les premiers ministres Robert Bourassa, du Québec, et Gary Filmon, du Manitoba, jeudi, un adjoint du dernier a fait remarquer : « Au moins ils n’ont pas essayé de se tuer l’un l’autre ».Ce n’est qu’une boutade rapportée par un journal de Winnipeg, mais elle caricature la profondeur des divergences entre M.Bourassa et son ho- mologue manitobain.Le gouvernement du Québec des provinces de l’Ouest sont encore loin l’un de l’autre sur deux sujets dans le présent débat constitutionnel, en dépit des propos encourageants et des poignées de main qui se sont échangés cette semaine, alors que M.Bourassa a effectué une tournée-éclair pour rencontrer ses quatre collègues.Le Sénat et l’octroi d’un droit de veto au Québec sur toute modification aux institutions fédérales demeurent les deux principaux points d’accrochage entre le Québec et l’Ouest du pays.Les provinces de l’Ouest favorisent la mise en place d’un Sénat réformé qui soit à la fois égal, efficace et élu et qu’on surnomme pour cette raison un « Sénat Triple E ».Tout en appuyant une réforme qui ferait du Sénat le rempart des provinces contre les intrusions fédérales, le Québec ne veut pas qu’on recrée une nouvelle Chambre des communes, comptant plus de 200 membres, qui rendrait le fédéralisme canadien encore plus lourd et plus inef- ficace.C’est pourquoi M.Bourassa s’objecte au Sénat Triple E, ce qui heurte les convictions profondes des remiers ministres Don Getty (Alerta), Roy Romanow (Saskatchewan) et Gary Filmon (Manitoba).Le Québec est prêt à accepter une réforme du Sénat, mais on devra au préalable satisfaire la demi-douzaine d’exigences qu’il a mis de l’avant et dont deux sont majeures : la reconnaissance du Québec comme société distincte et l’octroi du droit de veto sur les institutions.M.Getty et Filmon ont été clairs : il n’y aura pas de droit de veto pour le Québec si l’Ouest n’obtient pas un Sénat à son goût.MM.Filmon et Romanow ont par ailleurs des réserves sur la façon dont serait rédigée une clause reconnaissant le Québec comme société distincte.Le passage du premier ministre Bourassa dans les bureaux de ses quatre collègues n’a pas permis, jusqu’à maintenant, de trouver une solution à ces divergences.Tant que le ciel ne sera pas plus clair, il n’est pas question que le Qué- bec retourne à la table des négociations constitutionnelles, a répliqué M.Bourassa.Le Québec boycotte déjà ces pourparlers depuis le 23 juin 1990.Malgré ces litiges, le chef du gouvernement québécois a rappelé que; « le Québec et les provinces de l'Ouest s’entendent déjà sur 90 du dossier constitutionnel».Pour lui, c’est « encourageant ».M.Bourassa a insisté, dans chaque ville qu’il a visitée, pour mentionner, que la plupart des cinq points contenus dans l’accord du lac Meech né font plus problème : des pouvoirs accordés au Québec en matière d’immigration, pour la nomination des juges à la Cour suprême et pour limiter le pouvoir fédéral de dépenser.Au cours de sa tournée, M.Bourassa a rencontré plusieurs groupes d’hommes d’affaires, des francophones de l’Ouest et des équipes éditoriales des principaux quotidiens.1 « C’est encourageant.Tous ces gens manifestent un appui aux posi-' tions du Québec et de la sympathie pour les représentations que nous avons faites », a dit le premier ministre à l’issue de la tournée.M.Bourassa a rencontré tous les premiers ministres des autres provinces depuis quelques semaines: sauf celui qui avait bloqué l’accord, du lac Meech en juin 1990, le Terre-! neuvien Clyde Wells.Aucun sommet* Bourassa-Wells n’a encore été planl-' fié.M.Bourassa a également rappelé que le calendrier constitutionnel de-! meure : il prévoit la tenue, au plus* tard en octobre prochain, d’un réfé-* rendum pour consulter les Québé-l cols.i « Tout le monde est bien conscient' de l'échéance de ce calendrier », sou-! tient le premier ministre.Par ailleurs le chef néo-démocrate-Audrey McLaughlin trace un bilan positif de la visite du premier ministre Robert Bourassa dans l'Ouest ca-, nadlen.Mme McLaughlin s’est entretenue! avec le premier ministre du Québec, * hier à Montréal, au retour de M.Bou-) rassa d'une tournée dans l'Ouest canadien.Elle a ensuite rencontré la Sresse montréalaise, en l'absence de I.Bourassa qui, lui, s’y est refusé.Le périple de M.Bourassa dans l’Ouest était important, selon elle,, autant pour expliquer le point de vue.du Québec que pour signifier sa vo-, lonté ferme de négocier un arrangement acceptable.«J'ai félicité le premier ministre.! La tournée était très importante, pour expliquer la position du Québec, aux citoyens de l’Ouest, pas seule-, ment aux gouvernements.» , Elle, qui parle fréquemment aux premiers ministres néo-démocrates, des provinces de l'Ouest et aux leaders autochtones, affirme sentir une ouverture ou, en tout cas, une volonté de voir le problème constitué tlonnel être réglé.« Il y a un certain, mouvement dans l’Ouest de conti-: nuer les négociations et de comprendre les inquiétudes du Québec.» Mme McLaughlin espère pouvoir jouer un rôle dans ce rapproche; ment.« C'est possible de se comprendre, même si ce n’est pas facile.» Elle s’est dite optimiste hier et aujourd'hui à la suite de cette rencontre et continuera de l'être demain.M.Bourassa s'entretenait par la suite avec le leader des Territoires du Nord-Ouest, Mme Nelly Cour-noyea.CARTES D’AFFAIRES ROBIC AGENTS DE BREVETS ET MARQUES PROTECTION DES DROITS OE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE 55 Sl-Jacques Momnsai Québec H2Y 3X2 Fax (514) 845-2874 Tél.: (514) «a R O B I C //ir/tVtvir r/r>i EPARGNER OSTUNE OBLIGATION LES OBLIGATIONS D'EPARGNE DU QUEBEC En vente du 19 mai au 1er juin 1992 L'épargne à votre portée! 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C’est ce qu’a déclaré au DEVOIR Mme Johannah Bernstein, coordon-èatrice nationale du Comité de participation canadien de la Conférence àes Nations unies sur l’environnement et le développement (CU-NED).Les quelques 50 organismes canadiens, (sociaux, environnementaux, religieux, syndicaux et autres) qui vont participer à la conférence de Rio en juin, soit à titre de membres de la délégation canadienne ou d’ONG autonomes, se sont réunis dette semaine à Ottawa pour faire le point sur les négociations préparatoires à cette conférence.« Le Canada, explique Mme Bernstein, s’aligne ouvertement ou indirectement sur ses principaux partenaires économiques dans ces négociations.Après avoir examiné ses positions dans les différents dossiers, nous croyons que le Canada n’a pas vraiment de position indépendante à faire valoir et qu’il manque, dans certains cas, de courage pour se différencier substantiellement.» En marge de Rio se tiendra une conférence internationale des ONG, qui se veut une expression beaucoup plus libre des préoccupations des peuples et de leurs forces progressistes.Cinq ONG feront partie de la délégation canadienne à la conférence de Rio.Mais les quelque 50 qui vont s’y rendre vont assister au Sommet de la Terre ou à la conférence parallèle.Ou aux deux.Selon Mme Bernstein, Ottawa est « loin d’avoir fait son travail » en ne poussant pas plus fort pour que les États-Unis adoptent le principe d’un échéancier de réduction des émissions de gaz carbonique en vue de freiner l’effet de serre.Incidemment, c’est hier que devait être publié à New York le texte du projet d’entente qui sera soumis à la plénière de Rio.Il semble, selon de nombreuses sources, que le refus des États-Unis de s’engager dans un échéancier de réduction des combustibles fossiles limiterait l’exercice diplomatique à une simple déclaration de principe.Ottawa a appuyé ouvertement, comme plusieurs autres pays européens, l’idée de stabiliser les émissions de C02 au niveau de la production de 1990.Les Américains s’y opposent, affirmant que personne n'a démontré la réalité du réchauffement de la planète.Toute réduction draconienne dans l’utilisation des combustibles fossiles frapperait plus durement les États-Unis que leurs concurrents comme l’Allemagne et le Japon.Ce dernier pays a réussi à réduire de 40% la consommation d’énergie de son secteur industriel en 10 ans pendant que les Américains, une fois de plus, misaient sur une consommation croissante.Malgré son appui aux pays européens, les ONG estiment qu’Ottawa « n’a pas fait assez pour faire bouger ' les États-Unis».Mais Mme Bernstein ne dit pas ce qu’Ottawa aurait dû faire pour mettre de la pression sur son voisin du Sud.Les ONG sont tout aussi désabusés de la position d’Ottawa dans le dossier des forêts.Le document de négociation mis de l’avant par les Américains propose un libre-échange total des produits forestiers.Une telle position, explique Mme Bernstein, est inacceptable.Ottawa doit rendre sa politique d’exportation compatible avec une politique de conservation des forêts et de protection de l’environnement.Sinon, le traité de Rio, sensé protéger les forêts, risque d’accélérer leur dégradation par la surexploitation et le recours à une gestion chimique débridée.Les ONG estiment par ailleurs qu’Ottawa doit mettre tout son poids dans la balance pour qu’on interdise totalement les rejets en mer de matériel faiblement radioactif.Le Canada dans ce domaine, explique Mme Bernstein, s’oppose à un tel moratoire par souci de ne pas déplaire à ses alliés économiques que sont les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne.Enfin, le Canada demeure étrangement passif, au gré des ONG, devant la détermination des Américains d’éviter toute référence dans les éventuels traités de Rio aux impacts environnementaux des guerres et à tout ce qui pourrait toucher l’accroissement des budgets militaires, directement ou indirectement.Plusieurs ONG et stratèges de Rio pensent que chaque pays devrait dériver un pourcentage fixe de ses dépenses militaires vers le programme international de restauration de la planète, connu sous le nom d’Agenda 21 (du nom du prochain siècle).Cet ambitieux programme devrait coûter l’équivalent de la guerre du Golfe, soit 125 milliards $.Les États-Unis ne veulent pas y participer.Même en matière de transferts technologiques, conclut Mme Bernstein, le Canada s’aligne derrière les États-Unis.Ceux-ci défendent l’idée que le tiers monde devra payer le prix commercial des nouvelles technologies alors que les pays en voie de développement veulent éviter la gé-nération des procédés énergivores et polluants en obtenant, par un rabais , fixe et substantiel, un accès aux techniques de pointe des Occiden- j taux.Marcellus François: il y aura enquête sur les manquements à l’éthique des policiers de la CUM Caroline Montpetit LE COMMISSAIRE à la déontologie en matière policière, M.Fernand Côté, procédera vraisemblablement à une enquête sur les manquements à l’éthique des policiers de la Communauté urbaine de Montréal dans l’affaire Marcellus François, jeune Noir abattu par erreur le 18 juillet dernier, au cours d’une filature sur le territoire de la CUM.C’est ce qu’a annoncé le ministre de la Sécurité publique du Québec, M.Claude Ryan, en réaction à la publication du rapport du coroner Harvey Yarosky sur la mort de Marcellus François.« Une association de Noirs a déjà porté plainte pour obtenir cette enquête, mais ce travail a été retardé par la tenue de l’enquête du coroner Yarosky », a-t-il dit.En vertu de la loi sur la déontologie policière, tout manquement à l’éthique des policiers relève en effet du commissaire à la déontologie, de préciser M.Ryan, tandis que les sanctions «disciplinaires» proprement dites sont sous l’autorité du directeur de police de la CUM, M.Alain Saint-Germain.Or, le coroner Yarosky a relevé certains agissements illégaux dans le comportement des policiers de la CUM le 18 juillet, soient l’arrestation et la perquisition illégales des sus- pects.« Après leur arrestation, les personnes ont été renvoyées chez elles pieds nus, et se sont vue refuser même la possibilité d’appeler un taxi », a précisé M.Ryan.Par ailleurs, le ministre a l’intention de considérer très attentivement les recommandations exprimées par le coroner Yarosky, pour éviter que le « fiasco institutionnel » du corps policier de la CUM ne se reproduise en territoire québécois.À ce chapitre, M.Ryan a dit considérer trois hypothèses, soient la possibilité d’inspecter cas pas cas chaque enquête policière survenue sur le territoire québécois, la possibilité de mener une enquête sur un corps policier en particulier, ou l’institution d’enquête par le ministère sur n’importe quel sujet touchant la sécurité publique.La décision finale du ministre en cette matière devrait être annoncée au cours de la semaine prochaine.Par ailleurs, M.Ryan a retenu la suggestion du coroner de nommer un groupe de travail visant la prévention d'attitudes racistes individuelles dans un corps policier, qui constituent, dit-il, « un virus très dangereux pour la civilisation».M.Ryan a dit par ailleurs qu’il faisait présentement « tout ce qui était en son pouvoir » pour éviter une situation explosive comme celles survenus au cours des derniers jours à Los Angeles et à Toronto.Plus tôt dans la journée, les leaders de la communauté noire avaient rencontré le ministre durant une période de trois heures, et avaient, selon le ministre, « fait preuve de calme, de dignité et de sens des responsabilités ».Selon M.Ryan, le rapport souligne à la fois des carences institutionnelles et individuelles dans la conduite du service policier de la Communauté urbaine de Montréal.Par ailleurs, le ministre a insisté sur le fait que certaines de ces carences ont déjà été identifiées et corrigées par le directeur du service de police de la CUM, M.Saint-Germain.Les policiers de Toronto s’attendent au pire Suzanne Dansereau de la Presse canadienne TORONTO — Des centaines de policiers de Toronto seront en alerte tout le week-end afin d’éviter d’autres émeutes, à la suite de la décision, annoncée hier par le procureur général de l’Ontario, de ne pas en appeler du verdict d’acquittement de deux policiers accusés d’avoir abattu un jeune Noir de 17 ans, Michael Wade Lawson, en 1988.Aucun rassemblement n’est prévu par les dirigeants noirs, mais une manifestation d’appui à la police, organisée par le groupe « Concerned Citizens for Order and Justice », aura lieu à 14 h 30 aujourd’hui.Hier après-midi, le procureur général de l’Ontario Howard Hampton a annoncé que la Couronne ne porterait pas en appel l’acquittement de Anthony Melaragni et de Daren Longpré, les deux policiers qui, en décembre 1988, ont fait feu sur le jeune Wade Lawson alors que ce dernier se trouvait au volant d’une voiture volée et refusait d’immobiliser la voiture.Les deux hommes ont été acquittés le 8 avril dernier par un jury composé uniquement de Blancs.L’air désolé et très nerveux, le ministre Hampton a déclaré qu’après étude approfondie, on n’avait trouvé aucun motif légal valable pour porter la cause en appel.Il a expliqué que, selon la loi actuelle, il est très difficile d’en appeler d’un verdict prononcé par un jury : « La Couronne est limitée aux erreurs de droit et n’a pas le droit d’interjeter appel sur des points objectifs.» La communauté noire a accueilli avec grande déception la décision du procureur général.Lors d’une conférence de presse organisée au domicile de la mere du défunt, Mme Evelyne Lennon-Lyon, le président du Black Action Defense Committee, Duddley Laws, a déclaré qu’il n’avait pas de contrôle sur la colère de sa communauté.Anticipant cette réaction — « Je suis très préoccupé par la réaction de la communauté noire » — le ministre Hampton a essayé de calmer les esprits en rappelant les dispositions que son gouvernement a annoncées jeudi.« Nous voulons faire des changements pour réduire l’utilisation d’armes à feu par la police; nous voulons modifier les règlements de la loi sur la police; nous voulons donner aux policiers d’autres alternatives quand ils appréhendent un suspect.» De plus, le processus de sélection du jury sera modifié afin d’augmenter la représentation des minorités visibles.Le ministre n’a pas dit hier si cela aurait pu être un motif valable pour en appeler de la cause, mais il a bien signalé que le jury qui a acquitté Wade Lawson ne représentait pas le « multiculturalisme » de la communauté torontoise.Le bilan de la semaine agitée à Toronto est le suivant : près de 75 arrestations — dont une vingtaine jeudi lors des confrontations qui ont suivi la paisible manifestation antiraciste à Queen’s Park —, et une quarantaine de policiers et moins de dix civils blessés.Le saccage aura affecté plus d’une centaine de commerces de la rue Yonge, causant des centaines de milliers de dollars de dommages.Une manifestation organisée par le Black Action Defence Committee, dont les autorités craignaient qu’elles ne ravivent la violence, s’est déroulée paisiblement devant Queen’s Park.On a noté un changement dans le ton et les propos des orateurs.Au lieu de dire : « Il faut agir », les leaders noirs ont dit à leurs commettants : « Restez à l’école, faites une contribution positive à votre communauté».« Soyez paisibles, vous tous.Ayez du respect pour vous-mêmes, car si vous vous respectez, vous respecterez les autres et votre pays.Je remercie le Canada (.) j’ai habité ici pendant 74 ans.Et je vous demande le calme et la paix.J’aime le Canada.Maintenant, retournez-vous en chez-vous en paix», a dit Harry Gairy, un vieux Noir de 97 ans qu’on surnomme le « patriarche » de la communauté noire de Toronto.Mais on ne peut parier que le calme et l’ordre dureront.Plusieurs craignent des affrontements entre Noirs et Blancs lors de la manifestation d’aujourd’hui.Plusieurs se demandent aussi combien de temps durera le risque d’une nouvelle émeute.C’est pourquoi le ministre Hampton se comportait hier comme un homme qui marche sur des oeufs.Invitation aux Anciens Professeurs Le président des Anciens du Collège de Montréal, Monsieur Donald Mooney ’40 et le directeur, Monsieur Maurice Lamoureux, p.s.s., vous convient à la réunion annuelle des Anciens qui aura lieu au Collège le jeudi 14 mai 1992 à 17 heures.Collège de Montréal UE PREMIER COLLÈGE U> E MONTRÉAL 1931, RUE SHERBROOKE OUEST «TELEPHONE: (514)933-7397 r Gouvernement du Québec Commission des normes du travail La fête de Dollard ou la fête de la Reine En vertu de la Loi sur les normes du travail, lundi le 18 mai, fête de Dollard ou de la Reine, est un jour férié pour l'ensemble des travailleurs et des travailleuses du Québec.En conséquence, ‘out salarié à temps complet ou à temps partiel peut bénéficier < ’un congé payé ou d'une indemnité à l'occasion de cette fête.Pour avoir droit à un jour férié, ce jour doit être un jour ouvrable* pour le salarié.De plus, le salarié doit avoir 60 jours de service continu dans l'entreprise et ne pas s'être absenté la veille et le lendemain de ce jour sans l'autorisation de l'employeur ou sans raison valable.~\ * Un jour ouvrable est un Jour où le salarié travaille habituellement ou un Jour férié où II est appelé à travailler effectivement Dans le cas où II doit travailler ce Jour, Il a droit au salaire correspondant au travail effectué et é une Indemnité ou, au choix de l'employeur, é un congé compensatoire d'une Journée.RENSEIGNEMENTS On peut oblenir plus de renseignements- ou porter plainte en s'adressant aux bureaux suivants de la Commission des normes du travail: BAIE-COMEAU HULL JONQUIÊRE MATANE MONTRÉAL (418) 589-9931 (819) 772-3019 (418) 695-1940 (418) 562-2010 (514) 873-7061 QUÉBEC ROUYN-NORANDA SHERBROOKE TROIS-RIVIÈRES (418)643-4940 (819)797-0202 (819)820-3441 (819)371-6661 La Commission accepte les frais d’appel.Québec J PHOTO PC y.•¦'’St- - Une centaine de manifestants se sont massés devant le Centre Eaton de la rue Yonge, dans la nuit de jeudi à vendredi, après un ralliement à Queen’s Park.La police a su contenir la violence.OUI PIT CYCLE.MT CYCLE PEEL LA NOUVELLE POLITIQUE DE CYCLE PEEL UN CASQUE GRATUIT AVEC CHAQUE VÉLO Parce qu'il faut garder la tête sur les épaules Le plus grand magasin de vélos au Québec est aussi le plus complet.Cycle Peel ne se contente pas d'offrir un vaste choix de modèles de bicyclettes parmi les plus populaires.Nous avons également toutes les pièces et accessoires, de l'équipement pour enfants, des vêtements dernière mode, des portes-vélos et bien plus encore.Nous faisons les réparations, acceptons les échanges et offrons aussi des vélos usagés ou en location.Notre personnel est, bien sûr, à votre disposition quels que soient vos besoins.Et n'oubliez pas, chaque bicyclette est assemblée dans notre atelier, par des professionnels, pour qu'elle fonctionne à la perfection! 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se résumait à un" triste désert de bitume il y a à peine un an.Rappelons d’abord que cette mer d’asphalte, résultat du remblaiement de l’ancien bassin, a retrouvé son allure d’origine grâce à la mise en eau d’un bassin créé par l’excavation de 15 000 camions de terre.L’eau est ramenée jusqu’aux abords de la rue de la Commune, face au Marché Bon-secours, où s’élance maintenant d’Est en Ouest une vaste esplanade de granit bordée d’arbres.Émerge de ce nouveau lac intérieur un ilôt, relié par un pont à une presqu'île surmontée d’un pavillon destiné à accuellir du théâtre pour jeunes.Des vestiges des anciens silos à grains émergent de terre face à l’ancien marché et jusque dans le bassin Bonsecours, dont la perspective est ponctuée par une série de jets d’eau s’élançant face à l’île Sainte-Hélène.Des passerelles ceinturent l’extrémité du bassin qui recrache en cascades l’eau pompée dans le Saint-Laurent.Un peu plus loin, la jetée qui s’étend jusqu’à la Tour de l’Horloge a été semée d’arbres et requinquée pour recevoir une interminable esplanade.La seule construction d’importance se dresse en contrebas de la place Jacques-Cartier.Le pavillon Jacques-Cartier, un bâtiment d’accueil dont l’architecture, toute de métal et de structures brutes gardées à nu, veut rappeler la silhouette des anciens convoyeurs à blé.Dans le bassin contigu, bateau-mouche, navettes et plaisanciers pourront faire escale sur les débarcadères et 95 postes de mises à quai installés dans le bassin.L’extrémité Ouest du Port célèbre de son côté la réouverture du canal de Lachine, condamné depuis 1964.Rénové au coût de 30 millions $, le « Parc des Écluses » comprend la restauration du canal lui-même, la reconstruction de huit portes d’écluses en bois et de la remise en eau du canal jusqu’aux limites Est de l’autoroute Bonaventure.Bref, l’ensemble du chantier, qui continue de bourdonner d’activités, s’étend sur 2,5 km et sur une superficie de 54 hectares, égale à six fois celle du parc Lafontaine.Selon le concepteur d’origine du projet, l’architecte Aurèle Cardinal, quelques volets du plan initial ont dû être abandonnés ou modifiés en raison de contraintes budgétaires.À certains endroits, on a troqué la pierre pour le béton, les bâtiments ont été réduits et certains éléments laissés en plan.11 s’agit en fait d’un work in progress, a imagé son créateur.« Mais dans le contexte actuel, a-t-il ajouté, ça demeure vraiment d'une réussite dont je suis très satisfait ».Même l’urbaniste Jean-Claude Marsan s’est dit agréablement surpris par la réalisation du concept et la qualité des travaux réalisés.Seul bémol, le Pavillon Jacques-Cartier, dressé au pied de la place du même nom, fait écran à l’une des rares vues sur le neuve qui peut être captée depuis le Vieux-Montréal.Le président du conseil d’administration du Vieux-Port, Benoît Le-may, a tenu à souligner que malgré les chambardements et les imprévus, l’enveloppe budgétaire initiale de 65 millions $ n’avait pas été dépassée et l’échéancier respecté à la lettre.« La récession nous a donné un bon pouvoir de négociation.Tous les contrats ont été donnés par appel d’offres, ce qui nous a permis de respecter le budget », insistait-il hier.Toutefois, la frénésie qui règne encore dans le Vieux-Port soulève bien des questions à cet égard.Des ouvriers interrogés sur le chantier hier ont affirmé que des équipes se succédaient jour et nuit pour poursuivre la marche des travaux en s’éclairant avec des génératrices.L’un d’eux a même dit avoir travaillé près de cent heures la semaine dernière, comme plusieurs de ses collègues.Tout cela à temps double ou à temps triple.Mais, a-t-il concédé, le litige reste à régler avec la Société du Vieux-Port qui rechigne à verser ces salaires.Bref, on jure que tout sera prêt pour l’ouverture officielles des festivités du 350ème anniversaire de Montréal qui débutent la fin de semaine prochaine, et dont l’un des points d’orgue sera un feu d’artifice lancé depuis le Pont de la Concorde.Grâce à ce « nouveau look», qui glorifie le passé industriel et maritime du Vieux-Port, la Société gestionnaire du nouveau parc urbain espère attirer quelque 3 millions de visiteurs cet été, soit un million de plus que l’an dernier.Si la manne déferle comme prévue, on s’attend à des retombées économiques de 32 millions $ par année.Depuis 1990, les travaux d’aménagement des secteurs Est et Ouest ont créé 726 emplois directs et indirects, dont près de 90 % dans le secteur de la construction.Reste à savoir ce qu’il adviendra maintenant des 35 millions $ restants de l’enveloppe fédérale de 100 millions $ attribuée en 1988 par Ottawa pour réaménager l’ensemble du Vieux-Port.Le sort du secteur central reste en suspens, et espérons-le, ne mettra pas une autre décade à se régler.4 Gratuité taires; les personnes de 65 ans et plus qui reçoivent le montant maximum du supplément du revenu mensuel garanti en vertu de la Loi de la sécurité de la vieillesse n’auront aucune contribution à payer pour l’exécution de leurs ordonnances; les bénéficiaires qui sont en établissement, hébergés ou hospitalisés, ne seront pas assujetties à ces mesures, ainsi que les autochtones partie à la Convention de la Baie James.M.Côté doit déposer mercredi prochain un projet de loi pour que ces nouvelles normes soient mises en vigueur.Sans dire une date précise, il a indiqué qu’elles seraient appliquées malgré cette obligation « dans quelques jours ».Les services touchés par la révision sont identifiés comme « complémentaires » par le ministre.Les services « de base » demeurent assurés comme auparavant, en conformité avec les principes d’universalité, de f atuité et d'accessibilité consignés la Loi fédérale sur la santé.M.Côté annonce toutefois la mise en place au ministère d’un processus permanent d’évaluation des services assurés.Il précise que ce processus vise à « adapter les services assurés en fonction de l’évolution des besoins et du rapport entre les coûts et l’efficacité» des services.Le ministre estime la contribution nouvelle des usagers à 77,8 millions $ en 1992-93, répartis comme suit ; 24,5 millions pour les soins dentaires aux enfants (80% des 460 000 personnes concernées dépenseront moins de 75$ par an); 17,5 millions pour les services optométriques (en moyenne 35 $ par an par usager); 35,8 millions à coups de « petits deux » réclamés des personnes âgées pour les médi- caments (en moyenne 66 $ par an par personne; ce programme coûtera en 1992- 93 quelque 528 millions).Le ministre s’attend également à ce que cette révision des programmes ait un effet à la baisse sur la consommation de médicaments pour les personnes âgées qui lui permettra d’économiser une somme supplémentaire de 17,5 millions $.Au total, ces mesures lui permettront d’économiser 95 millions $ cette année, 106 millions $ pour une année complète.Le ministre a par ailleurs fait état d’une série d’autres mesures qui lui permettront d’économiser 40 millions $ cette année et 105 millions $ l’an prochain.Ces mesures s’ajoutent aux compressions de 36,9 millions (dont 16 millions pour l’augmentation des frais d’hébergement et 4,5 millions pour les frais d’hospitalisation hors du Canada) déjà prévues dans le budget de dépenses (crédits) rendu public à la fin du mois de mars.Les étalissements du réseau devront réduire leurs dépenses de gestion de 15 millions $ cette année et de 35 millions $ l’an prochain.Pour ce faire, elles devront réduire le nombre de cadres, le temps supplémentaire payé aux employés, mieux contrôler les absences, diminuer les participations aux colloques et congrès et accentuer les achats en groupe avec d’autres établissements.Un fonds de 5 millions $ sera créé pour soutenir les initiatives de nature à réduire les coûts pour desservir les usagers.Les médecins et professionnels de la santé seront appelés à exercer une pratique « plus efficiente », dit le ministre, qui procurera des économies de l’ordre de 50 millions $ par an à l’État.Le ministre suggère divers moyens de réduire les montants d’honoraires versés aux professionnels par l’élimination de la radiographie pulmonaire préopératoire de routine, l’abandon du financement, par le régime public, des coûts relatifs aux examens de préemploi, l’élimination de la pratique médicale axée sur les besoins esthétiques, dont les cliniques d’amaigrissement, la rhinoplastie, etc., la désassurance d’examens médicaux exigés par les centres de conditionnement physique et la restriction de l’usage de médicaments du groupe de benzodiazépines (valiums), dont la consommation est élevée au Québec sans qu’il n’y ait d’effets thérapeutiques reconnus (à elle seule cette dernière mesure pourrait entraîner des économies de 20 millions $ dès l’année 1993- 94).Le ministre a confirmé l’ajout d’une photographie sur la carte d’assurance-maladie à compter de l’automne 1993.Les établissements seront également habilités à exiger la carte d’assurance-maladie comme preuve d’admissibilité aux soins.On étudie également la possibilité de remplacer les cartes d’hôpital par la seule carte soleil.M.Côté a expliqué qu’il avait voulu appuyer ses décisions sur « une base philosophique défendable ».Ainsi, les usagers de 18 à 40 ans devront défrayer le coût des examens de la vue parce qu’il s’agit du « groupe d’age dont la vision s’est stabilisée ».Le développement du glaucome (qui peut conduire à la cécité) et de la presbytie commence après 40 ans et c’est pourquoi les services optométriques demeurent assurés après cet âge.Pour éviter un glissement de la clientèle des optométristes vers les ophtalmologistes, les examens offerts par les ophtalmologistes ne seront plus couverts non plus par l’as-surance-maladie.Le programme de soins dentaires a pour sa part été réorienté de sorte que les familles à faible revenu (qui sont celles curieusement qui profitent le moins des services gratuits bien que l’indice de carie y soit supérieur) soient mieux servies.Ainsi, 4 millions $ seront injectés chaque année dans des programmes de prévention en milieu défavorisé.M.Côté veut également favoriser « une responsabilisation individuelle pour les groupes de bénéficiaires qui sont en mesure de prendre en charge leur hygiène dentaire ».Il croit que si, grâce à la gratuité des soins, les enfants voient leur dentiste régulièrement jusqu’à l’âge de 10 ans, cela suffit à inculquer de bonnes habitudes.Sans lui en donner le nom, le « petit deux » réclamé aux personnes âgées pour chaque ordonnance est dans les faits un ticket modérateur.Le ministre justifie cette mesure en effet par « de multiples indices laissant entrevoir une mauvaise consommation de médicaments ».Cette contribution est en-deça de ce qui est réclamé ailleurs au Canada, a-t-il fait remarquer (le Québec et l’Ontario étant les deux seules provinces à maintenir la gratuité totale), tandis que le Nouveau-Brunswick vient de désassurer complètement les médicaments pour les personnes âgées sauf les plus pauvres.M.Côté a affirmé que ces orientations « constituent des décisions difficiles, mais le Québec n’a plus le choix s’il ne veut pas faire payer aux générations futures le prix de décisions qu’il n’aurait pas eu la responsabilité de prendre aujourd’hui », dit-il.Ces choix « tiennent compte aussi de l’attitude du gouvernement fédéral qui, tout en diminuant considérablement sa contribution aux provinces dans le domaine de la santé, menace du même coup de sévir si le Québec touche aux services de base », a-t-il admis.Les réductions imposées par le fédéral depuis 1982 représentaient en 1991-92 1,7 milliard $ pour la santé.La part d’Ottawa dans le financement des services de santé a chuté de 46 % en 1978 à moins de 30% en 1994 (si la tendance se maintient).Afin de rendre plus transparents les équilibres financiers , M.Côté a fait savoir que le gouvernement pourrait, dès l’année prochaine (1993-94) créé un fonds général de la santé et des services sociaux, distinct du fonds consolidé du gouvernement.Cela permettrait aux gens de se rendre compte de qui paie et de combien coûtent la santé et les services sociaux au Québec.Une telle initiative paverait la voie à un impôt santé distinct.Grâce à l’ensemble des mesures annoncées, la croissance du budget de la santé pour l’année 1992-93 sera de 3,6 % plutôt que de 4,7 % comme prévu, alors que l’ensemble des dépenses gouvernementales croît de 5,8 %.Le ministre s’était fixé comme objectif un taux de croissance de 1 % de plus que l’inflation (IPCT).Il sera cette année de IPCT,3.4 Casanova lutte contre les tentations en s’appliquant des feuilles de cactus.D’un style sobre au service d’une imagination déconcertante, le film de Dana Rotberg confirme la renaissance du cinéma mexicain annoncée l’an dernier par Danzon (qui prenait récemment l’affiche à Montréal).« Entre Pasolini et Los Olvidados», m’avait annoncé Pierre-Henri Deleau qui a sélectionné Angel de fuego pour l’ouverture de la Quinzaine des réalisateurs, la plus importante des manifestations parallèles du festival mais aussi (me disait Deleau dans une entrevue dont je vous livre les grandes lignes) « son aiguillon, le contrepoids nécessaire à sa santé, à son équilibre ».Dans ses bureaux de la Malmaison, le directeur de la Quinzaine exulte parce qu’il triomphe enfin.Avec la réorganisation entraînée par la destruction de l’historique ancien Palais du Festival, la Quinzaine a vécu ces dernières années dans des conditions extrêmement pénibles, ballotée d’une salle à l’autre, avec des horaires impossibles, casée dans des bureaux inaccessibles.Aujourd’hui, dans l’hôtel Noga-Hilton qui s’élève sur l’emplacement de l’ancien Palais, une nouvelle salle de près de 900 places accueille les spectateurs de la Quinzaine.Un lieu bien conçu, en bois clair, sans places aveugles et où les fauteuils ne claquent pas.La salle a été baptisée Jacques Doniol-Valcroze, en hommage au critique, fondateur des Cahiers du cinéma, réalisateur et cofondateur de la Société des réalisateurs.Directeur de la Quinzaine des réalisateurs, Pierre- Henri Deleau assume également cette année la relève de Perspectives du cinéma français, une autre section parallèle qui, après avoir révélé des auteurs comme Téchiné, était devenue complètement inintéressante, ne présentant plus guère que des films d’amateurs, des films médiocres.« J’ai relevé le défi parce qu’on a accepté mes conditions, précise Deleau.Je voulais être libre de choisir seul un nombre non déterminé de films de réalisateurs nouveaux et de réalisateurs confirmés.J’ai retenu six longs métrages, un moyen et sept courts.Vous m’en direz des nouvelles.» Cette section s’appelle désormais Cinémas en France.Mais nous revenons à la Quinzaine où je m’étonne que Pierre-Henri Deleau, fidèle défenseur de notre cinéma, n’ait retenu cette année aucun film québécois.Mon interlocuteur explose alors d’enthousiasme.« Mais c’est que, paradoxalement, « mon » film québécois de l’année est en compétition ! C’est Léolo, de Jean-Claude Lauzon, qui a fait, ne l’oubliez pas, ses débuts à Cannes chez moi.Je suis un peu le parrain de Léolo, j’ai suivi le scénario, j’ai trouvé le coproducteur français et après, quand j’ai vu le film, j’ai été séduit, ému, bouleversé.C’est une oeuvre lyrique, un chant d’amour avec un immense respect pour la personne humaine malgré tout ce que les mauvaises langues pourront en dire.Ce que je regrette cependant, c’est sa place dans la programmation du festival.Dimanche, le 17 mai, la veille de la clôture, ce n’est pas bon.Les journaux auront peu d’espace pour en parler et beaucoup de gens seront repartis.Moi j’y serai, en tout cas, ce sera la seule fois où je mettrai les pieds dans la compétition.Je dis que la date est mal choisie.Mais en même temps, c’est seulement une intuition et elle vaut ce qu’elle vaut, il me semble que mieux que tout autre, un Gérard Depardieu saura comprendre et (je l’espère) défendre ce film qui par certains, ne nous le cachons pas, sera jugé scandaleux.» 4 Parizeau Ottawa.Et qui était à ses cotés, dans la nuit des grandes couteaux, d’où le Québec est ressorti trahi par les provinces anglophones et les libéraux de Pierre Trudeau.Claude Morin a confirmé avoir été payé entre 500 $ et 800 $ pour chacune des rencontres secrètes d’informations auxquelles il a participé dans un hôtel de Québec avec des agents de la GRC, qui avaient pour objectif d’être informés sur l’infiltration d’activistes étrangers au Québec et au sein du Parti québécois.Révélations que le président du PQ a jugées à plusieurs égards « troublantes, choquantes et susceptibles de soulever une légitime indignation ».Et en particulier, le fait que Claude Morin ait accepté de l’argent de la G RC lui est apparu « totalement inacceptable ».En soulignant que le dossier rendu public par le journaliste de Radio-Canada repose en partie sur des sources anonymes dont il est difficile d’évaluer la crédibilité, M.Parizeau croit néanmoins qu’il n’est pas opportun, à ce moment-ci, de porter un jugement définitif.Il en appelle donc au sens du devoir de ceux qui possèdent des éléments d’informations susceptibles « d’établir la vérité ».À cet égard, il presse les autorités fédérales de mettre le public au courant de tout ce qu’elles savent sur cette affaire.C’est seulement il y a trois ans que M.Parizeau en a entendu parler pour la première fois.Le président du Parti québécois a conclu en ces termes : « Je ne peux que terminer cette déclaration sans exprimer mon étonnement et ma stupéfaction devant la portée des révélations.Je sais que tous ceux qui ont oeuvré et qui oeuvrent à la promotion de la souveraineté, qui y onl investi tant d’années de leur vie et une part importante de leurs énergies depuis vingt ans, sont aujourd’hui sous le choc.Eux, comme tous les Québécois, ont droit à la vérité, quelle qu’elle puisse être».Quant au premier ministre Robert: Bourassa, il a refusé de commenter! L les révélations concernant Claude Morin, qui a été son sous-ministre des Affaires intergouvemementales;: au début des années 1970.Il accueil- ’ lait hier à ses bureaux de Montréal le chef du Nouveau Parti démocratique, Mme Audrey McClauglin.À la vingtaine de journalistes qui s’étaient rendus sur place pour souhaiter demander au premier ministre; s’il savait quelque chose sur cette af-1 faire, l’attaché de presse, Sylvie Godin, a fait savoir que M.Bourassa ne serait pas disponible pour répondre à 1 leurs questions.Dans le texte d’explications que Claude Morin a fait parvenir aux journaux, il a précisé qu’il en avait informé le ministre de la Justice de,: l’époque.Visé par l’appel au sens du’ devoir lancé par le chef du PQ, Marc-André Bédard a refusé de dire ce qu’il en savait, préférant indiquer qu’il parlera seulement « en temps opportun ».Le vice-président du PQ s’est d’abord limité à un bref commentaire : « On voit très bien par les retombées qu’il ne s’agissait pas d’un geste d’une extrême sagesse ».Puis, participant en soirée au Point, de Radio-Canada, il a élaboré sa pensée.Un autre ancien collègue de Claude Morin dans le gouvernement Lévesque, l’ex-ministre Denis De Belleval, s’est montré plus bavard.Il a d’abord admis en avoir entendu parler à l’époque.« Je l’ai su parce que j’étais très proche du premier ; ministre Lévesque.Nous étions très peu de gens à le savoir et quand nous l’avons su, ce n’était pas la joie ».À un reporter de la télévision anglaise,' ’’ il a confié qu’il se pourrait que d’autres personnages en vue du régime aient pu jouer le même rôle que Claude Morin.Enfin, le chef du Bloc québécois :.s’est dit surpris et attristé par les révélations relatives à l’affaire Morin.À ce jour, il n’en savait rien.Lucien J Bouchard a admis que ce n’est rien pour remonter le moral des souverainistes, soulignant cependant que ce n’est pas bon non plus pour le fédéralisme.À son avis, bien des ques-.tions restent à être éclaircies autour de ces révélations.Et avant de commenter plus à fond, il a exprimé le voeu d’analyser toutes les données disponibles.« C’est une affaire qui n’est pas terminée », a conclu le chef du Bloc.Les 27 ans des Petits violons LFI CONCERT du 27e anniversaire des Petits violons a lieu ce soir (et non dimanche comme il a été écrit erronément dans les choix de musique d’hier).Sous la direction du fondateur Jean Cousineau, le concert ' a lieu ce samedi à 19h 30 à la Citadelle de Montréal, au 2085 rue Drummond.On entendra des oeuvres de Bach, Bartok, Paganini, Wienlawski et de Jean Cousineau.9 mai par la PC et l’AP 1989: le hockeyeur soviétique Alexander Mogilny présente une de- ¦ mande d’asile politique aux États-Unis.1987: un avion polonais s'écrase prés de Varsovie : 183 morts.1982: le président Reagan propose que les Etats-Unis et l’Union sovié- (.tique réduisent d'un tiers le nom- ' > bre de leurs ogives nucléaires, ba- i { sées à terre et en mer.1979: les États-Unis et l’Union so- :! viétique signent un accord de prin- ! cipe sur le traité SALT-2, qui ne sera jamais ratifié par le Congrès américain., t 1978: le corps criblé de balles .| d’Aldo Moro, ancien président du Conseil italien enlevé 54 jours plus tôt, est découvert dans le coffre d’une voiture en stationnement dans le centre de Rome.¦ wj ^ 'téffi&YÀ Le Devoir, samedi 9 mai 1992 M A-5 Les policiers de la CUM se disent débordés de travail Sylvain Blanchard « SI on offrait à nos membres la possibilité de travailler à la Sûreté du Québec, ou ailleurs en province sans que les pertes financières soient trop importantes, la majorité des 4500 policiers de la Communauté urbaine de Montréal remettraient leur démission demain matin».C’est ce que prétend le président de la Fraternité des policiers de la CUM, M.Yves Prud’Homme.Incapables de convaincre le chef de la police, Alain Saint Germain, de l'urgence d’augmenter leurs effectifs pour faire face à la hausse de la criminalité sur le territoire, les policiers disent être surchargés de travail et d’être obligés de tourner les coins ronds pour répondre à toutes les urgences.« On ne se rend pas compte des conditions dans lesquelles s’effectue présentement le travail d’un policier à Montréal, explique M.Pru-d’Homme.Si les gens comprenaient pourquoi on met parfois 35 minutes à répondre à un appel, ils comprendraient que le métier est de plus en plus difficile à exercer et exigeraient des élus qu’ils corrigent la situation ».Les crimes contre la personne sont passés de 19199 en 86 a 23 493 en 90.Le nombre de voies de fait de 10 818 à 14 329.de vols qualifiés de 6905 à 7627.Les introductions par effraction ont, elles, augmenté de 39 238 à 41732, alors que le nombre de véhicules volés est passé de 13 029 à 20 014.Sans compter le trafic de stupéfiants, qui atteint des sommets, les fraudes de toutes sortes, bref la liste est longue et, surtout, toujours plus importante.La Fraternité a beau crier que les policiers sont débordés et incapables d’éteindre tous les feux, le message ne passe pas.Une frustration qui s’ajoute au fait qu’à peu près toutes les décisions du service de police sont prises sans consultation préalable avec la Fraternité.« un ne veut pas gérer le service de police, précise M.Prud’llomme, seulement apporter notre collaboration, nos idées et nos suggestions pour accroître la sécurité publique ».Mais cet appel reçoit peu d’échos.Et les policiers ragent.Ils ont beau gagner 47 000 $ par année et bénéficier d’un généreux fonds de pension, de plus en plus de policiers estiment que travailler à Montréal est devenu beaucoup trop « rock and roll », pour s’accrocher à ce boulot.Très peu cependant remettent leur démissio-n : en 91, seulement 11 l’ont fait, un de plus qu’en 90.Si la plupart s’accrochent malgré leur désir d’aller exercer le métier en province « où c’est moins dangereux et stressant», nombreux en ayent le prix.Les problèmes reliés l’alcool sont de plus en plus fréquents, les divorces s’accumulent et le nombre de burn out est en constante progression, phénomène qui a forcé, en 89, la création d’un programme d’aide aux employés en difficultés.Démotivés, régulièrement pris à partie par tous et chacun, les policiers ont beau avoir la ‘couenne’ dure, la carapace commence à craquer.« Il y a des matins, dit l’un d’eux, où on se demande vraiment si on passera au travers la journée.C’est vrai pour tout le monde, d’accord, mais quand on fait le boulot que l’on fait, les conséquences peuvent être plus sérieuses».Et il y a ce projet de casino qui s’en vient et qui pourrait s'installer au Palais des Congrès.« Qui va s’occuper des problèmes de drogue et de prostitution qui vont inévitablement surgir ?demande M.Prud’Ilomme.Le poste 33, bien sûr.Mais va-t-on lui donner le budget nécessaire pour embaucher plus de policiers ?Non, probablement.Alors qu’est-ce qu’on va faire ?Transférer des policiers d’un poste à un autre, donc diminuer la qualité des services dans certains quartier de l’île ».C’est cette dynamique « de faire plus avec moins » qui inquiète de plus en plus de policiers, spécialement Yves Prud’Homme.Le président de la Fraternité des policiers de Montréal, Yves Prud’homme.Les religions attirent de moins en moins de monde Lucien Bouchard juge primordiale une participation massive des Québécois au référendum fédéral OTTAWA (PC) — Les principales religions organisées au pays se dirigent tout droit vers une baisse spectaculaire du nombre de leurs adhérents.À la fin de 1990, l’Église catholique, par exemple, comptait près de 12 millions de membres, selon les propres données statistiques de l'Église.Mais ce nombre dégringolera au cours du prochain quart de siècle comme jamais auparavant, prévient un sociologue qui étudie depuis deux décennies la fréquentation des institutions du culte au pays.Parce qu’elles n’ont pas réussi à attirer en grand nombre les jeunes adultes, les principales confessions religieuses au pays se préparent une sérieuse crise, affirme M.Reginald Ribby, qui enseigne la sociologie à l’Université de Letbridge, en Alberta.«Jusqu’à présent, déclarait M.Bibby, hier, le nombre des adeptes était en régression, mais ils n’ont encore rien vu.Dans une couple de décennies, ce sera encore bien pire.» Dans les faits, l’Église catholique a vu le nombre de ses membres grimper légèrement depuis le début des années 80, selon des données contenues dans un rapport de la Conférence des évêques catholiques du Canada.Mais ces chiffres ne sont pas représentatifs du nombre de person- NEW YORK (AP) — Les autorités judiciaires américaines ont reçu une demande de rançon de la part d’un groupe affirmant avoir enlevé le président d’Exxon International, Sidney Reso, disparu le 29 avril dernier dans le New Jersey, a rapporté le « New York Post.Mais des responsables du bureau du procureur de Morris County, dans le New Jersey, ont immédiatement fait savoir qu’ils n’avaient eu aucune connaissance de celte demande.De son côté, le porte-parole d’Exxon, Lois Ferguson, a déclaré hier matin qu’il ne savait pas «si l’article du nés qui fréquentent régulièrement l’église, et c’est là le noeud du problème, pour les Églises, de dire M.Bibby.En 1990, environ 4 millions de catholiques fréquentaient l’Église chaque semaine.Mais il s’agissait principalement de personnes de 35 ans et plus.Seulement 18% des jeunes adultes s’identifiant comme catholiques disaient appartenir à une paroisse, et seulement 16 % disaient aller à l’église chaque semaine.Certains jeunes adultes reprendront la pratique religieuse, mais ce sera en faible proportion, prévoit M.Bibby.D’ici l’an 2015, quand la population du pays atteindra approximativement 32 millions de personnes, il n’y aura plus qu’environ 2,4 millions de catholiques qui fréquenteront l’église sur une base hebdomadaire, prédit-il.Les Églises ne semblent pas se préparer à affronter cette nouvelle situation, souligne M.Bibby, qui base ses projections sur des études pan-canadiennes effectuées tous les cinq ans depuis 1975.Ces études, basées sur des interviews avec 1500 personnes, visaient à évaluer les attitudes et la fréquentation religieuses.Un tel échantillon comporte une marge d’erreur n’excédant pas quatre points, 19 fois sur 20.journal disait la vérité».Le New York Post, citant une source judiciaire non identifiée, déclare qu’un groupe, les « Rainbow Warriors», a téléphoné aux dirigeants d’Exxon dès le lendemain de la disparition de M.Reso pour leur indiquer qu’ils trouveraient une demande de rançon dans un centre commercial.Le groupe, qui demande à Exxon de « tenir prêt beaucoup d’argent » et d’attendre « de nouvelles instructions », aurait contacté l’entreprise une nouvelle fois le 1er mai.Lia Lévesque de la Presse canadienne BIP1N qu’un éventuel référendum pancanadien avant celui du Québec lui paraisse « illégitime », Lucien Bouchard estime qu’il ne faudrait pas le boycotter.Un référendum fédéral, qui vise à « court-circuiter » celui du Québec, serait « totalement illégitime », opine le chef du Bloc québécois.« On.n’en considérera aucun résultat.Aucun de ces résultats ne nous liera.Pour nous, ça va être un coup d’épée dans l’eau, un coup d’épée sur la démocratie québécoise», a-t-il lancé hier, au cours d’une rencontre avec la presse à Montréal.Malgré tout, M.Bouchard croit qu’il faudrait « éviter de tomber dans le piège très simpliste qui serait de prétendre boycotter le référendum fédéral ».« Le boycotter, ce serait à toutes fins pratiques assurer la victoire écrasante de la réponse qu’escompte le gouvernement fédéral ».Le chef du Bloc québécois appréhende l’interprétation qui serait donnée à une non-participation des Québécois ou des souverainistes à un éventuel référendum pan-canadien.« Pour moi, il est essentiel de faire le combat, d'y participer à fond.Loin de le boycotter, il faut participer dans toute la mesure du possible.Il faut que tout le monde aille voter.Si on est contre la légitimité du référendum, on votera ‘non’.» La confirmation par le premier ministre Brian Mulroney, cette semaine, qu’Ottawa veut tenir son référendum avant celui du Québec, le choque.Le gouvernement fédéral veut ainsi « court-circuiter la décision souverainiste des Québécois», selon M.Bouchard, d’où son qualificatif d’« illégitime ».Il concède toutefois que légalement, Ottawa en a le droit.M.Bouchard trouve aussi « ini- maginable » que deux référendums soient tenus en septembre à travers le Canada et en octobre au Québec.« Qui va croire qu’on va diluer, qu’on va ridiculiser la consultation éminemment démocratique qu’est le référendum en en bousculant deux en l'espace de quelques semaines ?», demande-t-il à voix haute.Ironique, il lance même : « Il y aurait deux référendums; le même jour peut-être ?» Par ailleurs, M.Bouchard a tracé un bilan plutôt maigre du voyage du premier ministre Robert Bourassa dans l’Ouest canadien.À ses yeux, le premier ministre Bourassa revient carrément « bre- CAP CANAVERAL, Floride (Reuter) — La nouvelle navette spatiale Endeavour a entamé hier l’approche du satellite de communications que son équipage s’apprête à réparer.Endeavour u décollé jeudi de Cap Canaveral.Ce succès a comblé de joie les ingénieurs, qui considèrent cette navette de deux milliards $ comme le symbole du renouveau de la NASA, durement affectée par la catastrophe de Challenger en 1986.La navette rencontrera le satellite Intelsat à 370 km de la Terre.« Endeavour et Intelsat, dont tous les mécanismes fonctionnent normalement, ont commencé à se rapprocher l’un de l’autre », a fait savoir la NASA.Durant leur première journée dans l’espace, les six membres de l’équipage, six hommes et une femme, devaient préparer la réparation du satellite et leurs trois sorties prévues au fil de cette mission de sept jours.douille » de son périple.« Le bilan, c’est que M.Bourassa vient de se faire dire ‘non’.» Le chef du Bloc québécois juge également qu’il est « complètement faux » de voir une ouverture des premiers ministres de l’Ouest canadien face au Québec ou un rapprochement de la défunte entente du lac Meech.«Jamais il n’aura Meech», lance-t-il, en faisant référence au premier ministre Bourassa.De toute façon, il est trop tard pour Meech, estime M.Bouchard.« Au Québec, ce n’est plus le débat.Le débat, ce n’est pas ‘est-ce qu’on va prendre Meech ou pas’; c’est ‘est-ce qu’on va être souverain ou pas’.» Ils testeront leurs combinaisons spatiales et le bras mécanisé avec lequel l’un des leurs, Pierre Thout, tentera d’immobiliser le satellite.Ce satellite, dont les 122 pays membres A'Intelsat sont propriétaires, en orbite basse depuis deux ans, est inutilisable à la suite d’un lan: cernent raté.L’équipage d'Endeavour dotera Intelsat d'un nouveau moteur de po-pulsion et replacera le satellite sur une orbite correcte, à près de 36 km au-dessus du Brésil.Un porte-parole de la NASA a déclaré hier malin que la mission inaugurale de la navette avait bénéficié d’« un départ sans encombre », malgré la présence dans la cabine de corps flottants qui gênaient l’équipage et obstruaient le système de refroidissement d’un ordinateur.Mais les astronautes ont réglé le problème grâce à un aspirateur.Demande de rançon suite au rapt du président d’Exxon Endeavour répond à toutes les attentes Mgr Casey payait pour subvenir aux besoins de son enfant DUBLIN (Reuter) — La femme à l’origine de la tempête qui a provoqué la démission cette semaine de l’évêque de Galway, un des prélats les plus controverses d’Irlande, a révéle hier qu’il était le père de son fils.Annie Murphy, 44 ans, originaire de Ridgefield dans le Connecticut, a raconte à la radio irlandaise le coup de foudre qu’elle avait éprouvé pour Mgr Eamonn Casey lors de leur rencontre, il y a près de 20 ans.« Je ne veux pas avoir l’air vieux jeu, mais je l’idolâtrais vraiment », a-t-elle expliqué.Mais elle a ajouté que cet amour avait tourné court quand l’évêque avait refusé de payer la pension alimentaire de l’enfant.Mgr Eamonn Casey a démissionné jeudi en invoquant « des raisons personnelles » après que les médias eurent affirmé qu’il avait versé plus de 100 000$ à Annie Murphy en 15 ans.Sa démission a été acceptée par le pape Jean-Paul II.Les observateurs pensent que cette affaire, intervenant en pleine polémique à propos de la légalisation de l’avortement, pourrait altérer l’autorité morale de la toute puissante Église catholique d’Irlande, L’enfant, Peter, aujourd’hui âgé de 17 ans, a déclaré au journal The Irish Independent qu'il avait appris à l’âge de neuf ans que le prélat était son père.Il a fait la connaissance d’Ea-monn Casey il y a deux ans, mais la rencontre n'a duré qu’« environ quatre minutes».« Il a été assez froid et distant.Il m’a dit qu’il priait pour moi deux fois par jour », a ajouté Peter.Mgr Eamonn Casey se serait rendu à New York hier.L’avocat new-yorkais d’Annie Murphy, Peter McKay, a déclaré à la chaîne britannique Sky Television qu’Eamonn Casey avait versé d’importantes sommes à sa cliente en 1990.Annie Murphy parle dans 1 'Irish Times de 115 000 $, dont 25 000 pour l’avocat.Mgr Eamonn Casey, considéré comme un libéral, avait créé une polémique en 1981 en demandant la rupture des liens entre l’Irlande et les États-Unis pour protester contre la politique américaine au Salvador.Il avait ensuite refusé de rencontrer le président Ronald Reagan en visite en Irlande.Annie Murphy a déclaré l’avoir rencontré en Irlande en 1973, peu de temps après son divorce aux États-Unis.Eamonn Casey était alors évêque de Kerry.« Nos relations ont commencé trois semaines après mon arrivée.J’étais en quelque sorte sa maîtresse, a-t- elle précisé.Je suis arrivée en avril, je suis tombée enceinte au début du mois de novembre et j’ai eu un enfant de l’évêque Casey », a-t-elle ajouté.Elle a indiqué que l'enfant était né à Dublin, où elle avait vécu quelque temps dans un foyer pour mères célibataires.Mgr Eamonn Casey a d’abord proposé de verser une pension de 100 $ par mois mais a porté la somme à 175$ lorsqu’Annie Murphy l’a menacé d’emmener l’enfant à Rome et de le placer sous la tutelle de l’Église.« Le traitement que j’ai reçu à la fin de ma grossesse et après la naissance du bébé a été machiavélique.» RESTEZ BRANCHÉ Vous déménagez?Dès que vous connaîtrez votre nouvelle adresse, hâtez-vous d’en aviser les entreprises de services publics qui vous fournissent le téléphone, l’électricité, le gaz naturel et le câble.C’est très simple.Il suffit de remplir les avis de changement d’adresse qui accompagnent vos comptes pour vous assurer du bon suivi de vos factures et pour recevoir à temps les services sur lesquels vous comptez.Pensez-y.Plus vite vous y verrez, plus vite vous aurez l’esprit tranquille.Bell G .Avisez-nous vite.F F Vidéotron CF Cs*iJ Caltlp /¦/ A-6 B Le Devoir, samedi 9 mai 1992 Le dossier du Centre des congrès de Québec n’en T* r t finit plus de rebondir Jocelyne Richer de notre bureau de Québec LE DOSSIER du Centre des congrès de Québec, qui devait être une affaire classée, une fois la décision gouvernementale prise et annoncée, le mois dernier, n’en finit plus, au contraire, de rebondir.Et ce n’est pas fini: il faut choisir le site, ce qui est déjà beaucoup, puis déterminer qui va payer la note.Il y a encore de belles batailles politiques en perspective.Jusqu’à tout récemment, deux scénarios s’affrontaient quant au site où l’implanter : le basilaire du complexe « G », sur la colline parlementaire, et l’édifice où loge présentement le Centre des congrès.Mais voilà que s’est ajoutée une troisième hypothèse, puis une quatrième tout dernièrement.Le malaise semble croître à l’hôtel de ville de Québec, où cette accumulation de propositions oblige l’administration municipale à justifier le choix déjà annoncé depuis longtemps, qui est celui du basilaire du «G ».À partir de là, toute nouvelle proposition sur la table doit faire la preuve qu’elle présente un net avantage sur le choix du maire L’Allier.Une guerre de chiffres et de millions fait en sorte qu’aujourd’hui plus personne ne sait lequel des scénarios offre le meilleur rapport qualité-prix.Dernière en lice, la proposition de l’architecte Pierre Thibault vient enchevêtrer un peu plus un dossier déjà passablement complexe.Présenté officiellement la semaine dernière, le projet a été aussitôt rejeté par les hauts fonctionnaires de l’hôtel de ville, dont le directeur général, M.Denis De Belleval.Jeudi matin, l’architecte présentait son projet à la presse, faisant valoir que le Centre des congrès qu’il envisage aurait le double avantage de coûter beaucoup moins cher que le basilaire du « G » et de remodeler le paysage urbain de la colline parlementaire, ramenant le boulevard St-Cyrille (qu’il surnomme le « mur de la honte ») à des proportions plus humaines.Présentement, à cet endroit, on ne peut même pas traverser le boulevard, construit sur deux niveaux.Le Centre des congrès, tel que proposé par M.Thibault, occuperait en fait, devant le « G », la partie surélevée du boulevard, la partie basse conservant tout de même six voies.En superficie, il totaliserait 275 000 pieds carrés, dont 80 000 pour les salles d’exposition.Coût : 60 millions $.Séduisante à première vue, la proposition a été rejetée du revers de la main, à l’hôtel de ville de Québec, où les hauts fonctionnaires ont estimé que l’édifice en question empiéterait beaucoup trop sur le boulevard St-Cyrille.Ce projet « n'est pas valable », tranche un haut fonctionnaire municipal, interrogé hier et qui préfère garder l’anonymat.Point à la ligne.Selon lui, ce projet serait pour la ville un peu « comme une verrue sur le visage de la Joconde ».Au cabinet du maire, on ne tient pas le même discours, cependant.On soutient, au contraire, que le projet Thibault sera analysé au même titre que les autres, quoi qu’en disent les hauts fonctionnaires.Y a-t-il un problème de communication ou de convergence de vues entre la classe politique et la fonction publique à l’hôtel de ville ?Hier, en tout cas, en catastrophe, le maire L’Allier convoquait M.Thibault pour échanger avec lui sur son projet.Le maire s’est alors engagé à juger la proposition au mérite.Mais la proposition du jeune architecte risque peu de passer la rampe, de toute façon, apprend-on au cabinet du maire.Considérée de « génération tardive », par l’attaché de presse de ce dernier, M.Richard Laçasse, elle a le tort d’arriver à la fin d’un long processus.Selon lui, on ne peut pas, en toute logique, mettre sur le meme pied que les précédentes cette proposition, quand on sait que le dossier est en cours depuis des années et que 400 000 $ d’études de toute sorte ont mené la ville, l’an dernier, à privilégier un site, celui du basilaire.Sous-entendu : se pointer avec une proposition à ce moment-ci, ça ne fait pas très sérieux.Normalement, si elle respecte les délais imposés par le gouvernement du Québec, l’administration L’Allier dispose d’un mois à peine pour annoncer son choix définitif quant au site, espérant avoir réglé par la même occasion la question du partage des coûts.Le 7 avril dernier, le ministre responsable de la région de Québec, Marc-Yvan Côté, annonçait, après plusieurs mois d’attente, sa décision d’investir dans la construction ou l’aménagement d'un nouveau Centre des congrès à Québec, au coût de 81 millions $, financé aux deux tiers par le gouvernement du Québec.Le reste devrait venir du gouvernement fédéral, qui s’est toujours montré disposé à faire sa part dans ce dossier.La ville de Québec, par contre, ne veut pas mettre un sou dans le projet, le maire L’Allier faisant valoir que le gouvernement du Québec avait assumé la totalité des coûts quand est venu le temps de construire le Palais des Congrès de Montréal.Et aussi quand est venu le temps d’assumer le déficit de l’institution.Il exige pour Québec, « en toute équité», la même attitude du gouvernement du Québec.Selon les calculs rendus publics Ü1 JUîHj® JIUMü Huuu» itmtitî ini' WSEL «•Hvr «spsaa Voici le site où l’on projette de construire le Centre des congrès de Québec, entre l’hôtel Hilton et les édifices gouvernementaux, sur le boulevard Saint-Cyrille.Pour les promoteurs, il s’agit d’un site stratégique.L’enveloppe budgétaire prévue pour sa réalisation est évaluée à 60 millions $.par le ministre Côté, il en coûterait 36 millions $ de plus si la ville de Québec préférait le basilaire du « G » à l’autre scénario, soit l’agrandissement du Centre actuel, propriété de la firme Trizec, projet évalué à 81 millions $.La différence, a dit M.Côté, devra être assumée par la ville, de même que la moitié du déficit d’opération.Le maire L’Allier ne l’a pas trouvé drôle.Pour couronner le tout, graphiques à l’appui, M.Côté présentait en conférence de presse la troisième voie : un Centre des congrès aérien surplombant le boulevard St-Cyrille.À l’hôtel de ville, on en frémit encore, mais on promet d’étudier le projet.Politiquement, le maire L’Allier mise beaucoup sur cet investissement, qui s’annonce certainement comme le plus important de son premier mandat à l’hôtel de ville.Et même si la ville ne débourse pas un sou pour sa construction, le Centre des congrès est devenu un enjeu municipal majeur, considéré comme la future vache à lait du développe- ment économique et touristique de la pale peut difficilement se permettre capitale.L’administration munici- de perdre la face avec ce dossier.Prenez la vie à deux poumons, Cessez de fumer! 77//'W.— PERMIS DE CONDUIRE Classed) 3 F \ A ¦ LARUE) 333i ûuese çgïSSuSP #*&#*¦* note1 f (>&****¦ «asss*" qui profite à des milliers de Québécois ce mois-d ! Et aussi, adieu les vignettes à coller, les duplicata d’immatriculation et autres paperasses! De plus, vous pourrez régler vos paiements dims plus de 2 200 nouveaux endroits.Mais attention! Si vous ne réglez pas votre paiement avant la date d’échéance, votre permis de conduire ou votre certificat d’immatriculation ne vous permettront plus de conduire ou de circuler avec votre véhicule.Consultez la documentation qui accompagne votre avis de paiement, vous y trouverez réponse à toutes vos questions.Vous verrez, c’est vraiment une bonne idée! Si vous avez des questions sur le nouveau mode de paiement du permis de conduire et de l'immatriculation, composez : à Québec : 528-8200 à Montréal : 847-8200 ailleurs au Québec, sans frais : 1 800 361-7620 SOCIÉTÉ DE L'ASSURANCE AUTOMOBILE DU QUÉBEC À ceux et celles dont le nom de Camille commence par D, E ou F, le mois de mai, c’est votre mois.C’est le temps de renouveler l’immatriculation de votre véhicule automobile.Et vous, qui avez votre anniversaire en mai, c’est peut-être l’année où vous renouvelez votre permis de conduire.La bonne idée La Société de l’assurance automobile du Québec simplifie son système de délivrance du permis de conduire et du certificat d’immatriculation.Comme par le passé, vous recevrez votre permis de conduire à tous les deux ans, à votre date d’anniversaire.Dans le cas de l’immatriculation, votre prochain certificat sera permanent; par la suite, chaque année, au mois correspondant à la première lettre de votre nom de famille, vous recevrez seulement un avis de paiement.Et la bonne idée?Votre permis de conduire et votre immatriculation seront envoyés avec leurs avis de paiement respectifs.Fini les attentes de courrier! Le Devoir, samedi 9 mai 1 992 ¦ A-7 TRACKER sÉwss V ; ; : ¦ I M/n SiflB (ÿîSSW*®*1 moins A PARmR œ De RÊwnse :x-ÿy- 11111 ^\sx\X\sSNS\SN\^^ ^s$5>< GARANTIE GIV1 TOTALMC DE 3 AIMS/60 OOO KILOMÈTRES, S AIMS FRANCHISE L’ACTUALITE INTERNATIONALE Les forces arméniennes pénètrent dans Choucha U EREVAN (APT) — Les forces arméniennes ont pénétré hier pour la première fois dans Choucha, le quartier général azerbaïdjanais au Nagorny-Karabakh, où des combats de rues avaient encore lieu en fin d’après après-midi, selon diverses informations recueillies à Erevan.Cette information a toutefois été contestée à Bakou hier après midi par le président du Front populaire de l’Azerbaïdjan, M.Arif Gadjiev, selon l’agence ITAR-TASS reçue à Moscou.Les combats faisaient rage dans la région alors que les présidents arménien Levon Ter-Petrossian et azerbadjanais Iakoub Mamedov ont signé hier à Téhéran un accord visant à mettre fin au conflit du Nagorny-Karabakh.Selon le ministère de l’Intérieur arménien, au moins vingt combattants arméniens sont morts au cours de l’offensive contre Choucha, la place forte azerbaïdjanaise située à quelques kilomètres au sud de Sté-panakert.De même source, on indique que les Arméniens ont pénétré jusque dans Choucha où iLs se sont emparés de la prison.Les Azerbaïdjanais commenceraient à utiliser quatre hélicoptères MI-24 pour bombarder les forces arméniennes, selon le centre de presse du Parlement du Nagorny-Karabakh à Stépanakert, cité par l’agence ITAR-TASS.L’agence azerbaïdjanaise Assa Irada a pour sa part indioué que trois tanks arméniens ont pénétré dans Choucha, et que de nombreux Azéris, parmi lesquels des civils, ont été tués.Les forces arméniennes sont soutenues par deux hélicoptères militaires, selon Assa Irada.L’évacuation des blessés est rendue impossible par les Arméniens qui bloquent l’unique route menant en Azerbad-jan, a ajouté Assa Irada.Dans la matinée, les forces arméniennes se sont emparés de Djank-hasan, un point stratégique « particulièrement important» proche de Choucha à partir duquel les Azerbaïdjanais bombardaient sans discontinuer depuis un mois Stépanakert, la capitale du Nagorny-Karabakh, selon Radio Erevan.De grandes quantités d’armes et de munitions ont été saisies à cette occasion par les combattants arméniens, a précisé la radio.L’objectif des « forces d’auto-défense » arméniennes est de se rendre maîtres de toutes les positions tenues par les Azerbaïdjanais autour de Stépanakert, a précisé la radio.Des tirs d’artillerie et de roquettes partent toujours de Choucha en direction de Stépanakert, où plusieurs personnes ont été tuées ou blessés au cours des dernières heures, selon Radio Erevan.Par ailleurs, selon l’agence azerbaïdjanaise Touran, les forces azerbaïdjanaises ont mené une offensive contre des positions arméniennes dans la région frontière proche de Fizouli, au sud du Nagorny-Karabakh.Vingt Arméniens ont été tués dans l’opération, selon Touran.Siège poursuivi au Pérou LIMA (AFP) — Les forces de police péruviennes ont poursuivi hier le siège du pavillon carcéral pour femmes de la prison « Miguel Castro », à 5 km de Lima, où une mutinerie a fait treize morts, onze détenues et deux policiers, selon un nouveau bilan publié hier.Quelque 600 policiers avaient investi mercredi le pavillon des détenues politiques du Sentier lumineux, qui refusaient d’être transférées dans un autre établissement.Les détenues s’étaient en partie retranchées dans leurs locaux, et en partie dans ceux des hommes, qu’elles avaient pu rejoindre par des tunnels.Selon la police, quelque 600 femmes prennent part à cette mutinerie.'Pin de deiail suggéiè pai le lalmcanl pour le modèle de base à ?mues munîtes le cnucessiuuuaue peut veudie à prix muiudie laies et trauspurt en sus "Remise de 500 S ulletie gai Geueial Motors du Canada, applicable sur les nnuveaux muddles Iracker 1992 Celle utile ne duie qu'un temps limite Consulte; voire concessmnnane GM participant puui plus de détails Rien n'arrête le Tracker de GEO, même pas votre journal préféré.Et avec son moteur à 4 cylindres -] q |jtre, il roule sans que ça vous coûte une fortune.À ce prix-là, vous avez toutes les raisons du monde de vous offrir, vous aussi, un peu de liberté.En passant, toutes nos excuses au journal pour le dérangement.• Moteur 1 cylindres de 1,6 litre, à injection électronique de carburant • Boîte manuelle 5 vitesses • Deux rétroviseurs sport noirs • Pare-brise teinté •Roue de secours classique verrouillable • Housse de roue de secours • Essuie glace à balayage intermittent • Crochets de remorquage (avant/arriére) • Pneus radiaux P1 95/75R15 ceinturés d’acier toutes saisons • Roues de 15 po en acier argent • Sièges-baquets avant à dossier haut inclinable • Console centrale • Désembueurs de glaces latérales • lapis intégral •Compteur journalier • Système de freinage antiblocage aux roues arrière RI€N UE CHEVROLET • Ge© • Oldsmobile Malgré la trêve, la peur règne à Kaboul Le Tadjikistan pleure ses morts Le soulèvement a entraîné la chute des conservateurs DOUCHANBÉ (Reuter) — Le Tadjikistan pleurait hier les morts du soulèvement qui a provoqué cette semaine la chute des dirigeants conservateurs de l’ancienne République soviétique d’Asie centrale.Des dizaines de milliers de musulmans et de militants du mouvement démocratique se sont rassemblés sur la place principale de la capitale Douchanbé, où se réunissaient depuis cinq semaines les opposants au régime du président Rakhmon Na-tjiyev.i Personne ne sait qui contrôle réellement le pays après la fuite, jeudi,
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