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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier C
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1986-11-08, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR CULTUREL Montréal, samedi 8 novembre 1986 VttN HÔTES GUY ET DODO ,/V.ffT: Dîners , -IMil H NS Table d'hôte d'affaires V l?\lUN J midi et soir Cuisine Bourgeoise^^J^rService personnalisé 4024 STE-CATHKR1NK OUEST Métro Ahuter Reservations 935-3277 jC Le retour des humanistes Photo Jacques Grenier Jean Vautrin : dans La Vie ripolin, « j’ai droit au mensonge .et à la pirouette des mots ».JEAN ROYER SI LA LITTÉRATURE doit ressembler à la vie, le dernier roman de Jean Vautrin restera comme un des grands livres de notre époque.La Vie ripolin est une invective pleine d’humour et de tendresse, mais aussi pleine d’amour et de colère à l’endroit de l’incommunicabilité et de la barbarie de cette fin de millénaire.Jean Vautrin, alias Jean Herman, est né en Lorraine en 1933.D’abord metteur en scène de cinéma, il a réalisé une quarantaine de courts et longs métrages avant de devenir écrivain.Professeur de littérature en Inde, il rencontre Rossellini, qui en fait son assistant en 1956.Devenu réalisateur, il nous donne, entre autres, des films comme Le Dimanche de la vie, tiré du roman de Raymond Queneau, et Adieu, l’ami, dont il écrit le scénario avec son ami Sébastien Japrisot.En 1973, Jean Herman et sa femme, la comédienne Anne Doat, ont un enfant autistique.Cet événement change leur vie.Elle abandonne sa carrière de comédienne, lui devient écrivain.Vautrin signe des scénarios de films (L’Incorrigible, Le Grand Escogriffe, Flic ou voyou, Jean Sans-Terre, Garde à vue), il renouvelle l’écriture du polar (Billy-ze-Kick, Bloody Mary) « pour jeter un regard sur mes contemporains », dit-il ; puis, il se fait remarquer par deux recueils de nouvelles : Patchwork et Baby-Boom (prix Goncourt de la nouvelle, 1986).Enfin, Jean Vautrin écrit un roman, La Vie ripolin, qui, aussitôt publié chez Mazarine, s’inscrit en lice pour le prochain Goncourt.Ce roman autobiographiquè en dit long sur la vie de notre époque.Ripolin : comme dans cette annonce d’une marque de peinture où trois petits bonshommes peignent chacun sur le dos de l’autre.Un roman construit comme une suite de tableaux qui se répondent les uns les autres.La Vie ripolin, c’est d’abord l’histoire d’une maison, c’est-à-dire de ses habitants.Les derniers en date sont les héros de ce roman.Charlie, un écrivain; sa femme, Samothrace; et leur progéniture : Marie-Marié, petite fille sensible, pour ne pas dire géniale, et Benjamin, l’enfant autistique.Charlie souffre.À cause de Benjamin.À cause de son père mal aimé, maltraité.Et de la techycardie qui exténue son coeur.La nuit, il s’évade dans ses rêves qui lui en font voir de toutes les couleurs.Quand il ne supporte plus la douleur d’exister, Charlie part sur les routes, au volant de sa voiture, dans une fuite en avant dont le terme ne peut être que mortel.Le narrateur de ce récit, à la fois ami et double de Charlie, a entre- Sulte à la page C-6 HH Voyage au bout de la nuit PAUL CAUCHON IL Y A d’abord Berlin, comme une blessure, ville folle coupée en deux, ville frontière du partage du monde, ville limite de toutes les libertés et de tous les emprisonnements.Dans cette ville, une femme, errante, qui ne cesse de retourner à Berlin, passant par Paris, Londres, Beyrouth ou Montréal pour mieux revenir au centre d’elle-même.Cette femme possède une voix extraordinaire, « une voix de nuit », dit-elle.Une voix pour tous les voyages, et surtout les voyages au bout de la nuit, voyages tendres et violents, joyeux et dangereux, parce que la nuit aiguise les audaces et les défaites avant que l’aube ne lave les émotions.Une femme rebelle, bien sûr, « parce que la rébellion, c’est le contraire de s’endormir; il y a du mouvement dans cette rébellion et j’aime le mouvement.On subit toujours des chantages, on est toujours la pute de quelqu’un.Il faut garder la révolte.Le mot “rebelle” est à l’opposé de l’indifférence, et j’aime les gens qui dérangent.» « Berlin, nuit rebelle » est le titre du nouveau spectacle d’Eva, présenté au Club Soda du 10 au 16 novembre.Eva parle de son spectacle et sa voix semble épouser les moindres replis de son âme.Sensible et articulée, elle explore toutes les significations du titre du spectacle.« Berlin est le point de départ de l’histoire, et c’est un prétexte, le prétexte aux émotions.C’est une ville extrêmement violente et créative, une ville insolente, où les gens sont sarcastiques et pleins d’humour.C’est aussi une ville terriblement actuelle, une ville qui nous a faits, où il s’est passé des choses horribles et belles qui ont modifié notre vision des choses et des gens.« On retrouve à Berlin une liberté qu’il n’y a pas ailleurs.C’est aussi le symbole de la rébellion.Et puis, à Berlin, il y eut des nuits étranges, Suite à la page C-4 Eva : « On est toujours la pute de quelqu’un .» Photo Radio-Canada Serge Garant, un interprète rigoureux et respectueux L’homme derrière la musique CAROL BERGERON SAMEDI DERNIER, le miüeu musical apprenait la mort (à 57 ans) de Serge Garant.Une autre victime du cancer, un autre coup du destin qui semble s’acharner sur les forces vives de la jeune musique québécoise : Pierre Mercure, disparu à 39 ans (1966), dans un accident de la route; Claude Vivier, assassiné à 35 ans (1983) ; Micheline Coulombe» Saint-Marcoux, emportée par le cancer à 38 ans (1985).Cette fois-ci, c’est une figure de proue qui disparaît.Compositeur, pianiste, chef d’orchestre, professeur, Serge Garant laisse derrière lui une succession d’autant plus lourde à assumer que, pendant les vingt dernières années, ses talents lui ont permis de jouer un rôle déterminant dans l’évolution et la diffusion de la musique contemporaine au Québec.Assez doué pour être autodidacte, sa formation musicale proprement dite n’a duré que peu de temps.Il ne s’intéressa activement à la musique qu’à partir de l’âge de 15 ans.Un an après, il jouait de la clarinette dans l’Orchestre symphonique de Sherbrooke et du saxophone dans les ensembles de jazz locaux.C’est Le Sacre du printemps de Stravinski, que des amis lui firent entendre (pour lui faire une blague), qui l’orienta vers la musique « savante ».Il prit alors quelques cours de piano avec Yvonne Hubert et de composition avec Claude Champagne, au Conservatoire de musique de Montréal.C’est, cependant, en dévorant toutes les partitions de musique nouvelle qu’il pouvait trouver qu’il apprit son futur métier de compositeur.À l’automne de 1951, Garant se rend à Paris où il suit les cours d’analyse d’Olivier Messiaen et étudie le contrepoint avec Andrée Vaura-bourg-Honneger, laquelle lui fait apprécier le génie de Pierre Boulez.L’oeuvre de ce compositeur français, ajoutée à celle de l’Autrichien Anton Webern dont elle s’inspirait, marqua profondément l’esprit créateur de ce musicien de 22 ans.Maintenant, avec le recul, on peut affirmer que l’oeuvre de Garant n’est pas sortie de la zone d’influence de ces deux grands génies de la musique du 20e siècle.Dès son retour au Québec, Serge Garant, avec l’énergie d’un jeune loup, s'engage à faire connaître les Schônberg, Berg, Webern, Messiaen, Boulez, que le public montréalais n’avait pas encore entendus.D’autres jeunes compositeurs comme lui, Gilles Tremblay et François Morel, viennent alors lui prêter main forte.Certains se souviennent sans doute des concerts du Conservatoire de 1954 et de l’année suivante, et du peu de sérieux que d’aucuns (et, parmi eux, des musiciens) accordaient à l’oeuvre d’un Webern.À cette époque, et pendant quelques années encore, Serge Garant gagna sa vie dans un tout autre domaine, celui de la musique populaire.C’est là qu’il apprend à travailler vite et bien, ce qui lui sera utile dans son travail de compositeur et de chef d’orchestre.Dans ces deux activités, et surtout dans la seconde, il ne s’affirmera vraiment qu’à partir de la fondation de la Société de musique contemporaine (SMCQ), en 1966.Même si Anerka (pour soprano, flûte, clarinette, basson, harpe, percussion, violon, alto et violoncelle) attire sur lui l’attention des mélomanes et des musiciens, cela ne lui enlève pas le sentiment d’être, à Suite à la page C-6 Femme savante ou précieuse ridicule ?Créatures et création IUnW** Photo Jacques Grenier Pierre Bourgault : « un légume indigeste .» PIERRE BOURGAULT Est-ce un réquisitoire contre les hommes, un pamphlet, un discours scientifique, un essai, un roman ou une fumisterie ?Non, c’est un navet.Pour fabriquer ce légume indigeste, Badinter a lu 212 livres ou documents (voir sa bibliographie) qui vont du Théâtre complet d’Eschyle au Théâtre complet d’Euripide, en passant par deux versions différentes de la Bible et par le Mahabharata, volume 1.(Sans doute son éditeur lui avait-il interdit de poursuivre plus avant ses lectures.) C’était trop.Elle en a fait une indigestion.D’où ce navet en forme de canular.Voilà le livre mondain par excellence : il choque sans scandaliser, il joue la science sans en avoir la moindre intelligence, il minaude sans séduire, il s’affuble de toutes les citations d’autorité sans en apercevoir les contradictions, il récite mal une leçon mal apprise.Commençons par le commencement, qui n’en finit plus de finir.Badinter nous promène de tribu asiatique en tribu africaine pendant plus de 200 pages, dans l’espoir de nous démon- Sulte à la page C-3 v , ELISABETH BADINTER L’UN EST L' AUTRE DES RELATIONS ENTRE HOMMES ET FEMMES DENISE BOUCHER PROMÉTHÉE façonne l’homme avec de l’argile qu’il anime d’une parcelle de feu divin.Mary Shelley, après un pari avec Byron et le poète Shelley, publie, en 1818, Frankenstein ou le Prométhée moderne.Le fantasme d’un dieu ou de la science qui fait que l’on peut se passer de l'un ou de l’autre sexe pour créer la vie n’est pas neuf.Ce long contentieux à régler a jeté les bases de toutes les religions.Dans son livre L’Un est T Autre, Élisabeth Badinter reprend ce jeu à son compte.Pour ce, elle refait la route du monde à partir du paléolithique et en arrive aux conclusions suivantes : 1) Les hommes et les femmes sont maintenant égaux.2) Cette égalité abolit la différence entre les sexes.3) Dorénavant, les hommes pourront porter les enfants.Fausses réponses à de vraies questions.Il en va de cette thèse comme de celle qui a longtemps voulu faire la promotion de l’espe-ranto.Tout le monde parlerait la même langue.(Il y a du Saint-Esprit là-dessous.) On dirait tous la même chose d’une mer à l’autre.On pourrait cent fois mieux communiquer Suite à la page C-6 Denise Boucher : « fausses réponses à de vraies questions ».LES HÉROS DE LA CITÉ DE LA JOIE DOMINIQUE LAPIERRE Après le récit épopée qui a soulevé l’enthousiasme, voici aujourd’hui la saga en images des héros de La Cité de la joie dans leur lutte quotidienne pour la survie.152 pages 160 photos couleurs commentées par Dominique Lapierre 29,95 $ „UN CHEF D’OEUVRE LE MONOt ¦ in mure INOUBLIABLE” UN “ n» *ORH IJ» m pouR LE MONDE” .,ÜNE LEÇON DE FOI El O ES »ean-PAUL « ÉDITIONS ROBERT LAFFONT C-2 ¦ Le Devoir, samedi 8 novembre 1986 LE DEVOIR CULTUREL Le concept de la francophonie à réinventer 2.Comment combattre « l’effet carte postale » JEAN ROYER LË QUATRIÈME colloque de l’Académie canadienne-fran-çaise, qui se tenait les 25 et 26 octobre, a réuni les associations d’écrivains québécois autour du thème des liens qui unissent le Québec à la francophonie.Dans un pre-miei article, la semaine dernière, nous avons vu comment les conférenciers invités au colloque ont retracé révolution du concept de francophonie dans l’histoire récente et démontré la nécessité d’échanges culturels réels.Mais d’où faut-il définir cette francophonie : de Paris ou de la périphérie ?D’autre part, pour nous, Québécois, est-ce que la francophonie réelle ne commence pas dans les Amériques ?Pour Madeleine Ouellette-Mi-chalska, la francophonie se définit trop souvent selon la vision de Paris, où l’on a tendance à considérer la francophonie périphérique comme un bien culturel folklorique ou pittoresque.C’est « l’effet carte postale », souvent vérifié dans nos rapports avec les Français qui, au lieu de considérer la vigueur de nos idées et de nos oeuvres, quaüfient notre réalité culturelle par « l’ampleur de nos espaces, la saveur de notre accent, la chaleur de notre hospitalité ».L’attitude du « centre », Paris, fait de l’identité une carte postale.On le voit dans le dictionnaire, ce « petit catalogue illustré des différences ».On le lit chez les critiques littéraires, qui traitent nos oeuvres comme des morceaux de nature ou des plats nationaux.Pour Paris, notre littérature, a démontré la conférencière, avec exemples à l’appui, sera un lieu géographique, un territoire, un climat, voire un plat.Elle sera le froid, la neige, les grands espaces, les forêts du Grand Nord pris comme simple décor.Notre culture sera simple nature.Les particularités de la périphérie ne rejoindront jamais l’universalité telle que décrétée par le centre.Or « l’impérialisme culturel, c’est précisément l’art d’indexer la différence et d’en tirer profit après avoir décrété qui ou quoi est universel », conclut la conférencière.Qu’attend donc la francophonie périphérique pour se rallier et faire cause commune ?C’est ce que rendent difficiles les disparités économiques, politiques et culturelles.Particulièrement quand le visa culturel est sanctionne par la loi économique et quand Paris demeure le lieu de référence — pour ne pas dire le lieu de « révérence » ! On est lointainement proche.Mais, pour lever les frontières, il faut effacer la ligne de partage entre le naturel et le culturel.Il faut dépasser « l’effet carte postale » pour arriver à la connaissance de la culture de l’autre.Interrogeant à son tour la francophonie culturelle, Lise Gauvin a justement identifié les barrières qui séparent les institutions littéraires du Québec et de la Belgique, par exemple.En effet, une étude entreprise avec des universitaires belges démontre des écarts historiques importants entre les institutions littéraires québécoise et belge.La littérature québécoise est devenue autoréférentielle, autonome et bien identifiée comme québécoise, contrairement à celle de la Belgique qui a plus besoin de la caution de Paris et qui a de la difficulté à s’identifier et à s’autonomiser.Ces dissemblances n’empêchent pas ces deux üttératures d’habiter le lieu commun d’une certaine « inquiétude » et de la nécessité constante de se justifier.Mais on s’est aperçu que la barrière majeure d'une Ûttérature à l’autre était la non-circulation des oeuvres et la méconnaissance réciproque.« La francophonie, dit Mme Gauvin, est un concept vide s’il n’est pas nourri d’échanges réels et d’amitiés.La francophonie reste un concept à réinventer.» 251 Ste-Catherine E.Pauline Harvey anime un atelier d'écriture le lundi soir pendant huit semaines à compter du 17 novembre, au coût de 90$.Pour inscription appeler au 521-5067.Madeleine Ouellette-Michalska.La présidente de l’Union des écrivains québécois et ex-présidente de la Fidelf, Michèle Lalonde, est du même avis.Il faut même éviter de parler de francophonie, dit-elle, puis-qu’alors, on réfère à quelque chose dont on n’a jamais fait partie et qui n’existe plus formellement depuis la décolonisation et le déclin de l’empire français.Le terme de francophonie désigne une identité qui n’existe plus.Ce qui en reste n’est qu’un chapitre de l’histoire de France.D’autre part, il en subsiste des infrastructures et des différences culturelles.* Quant au Québec, ajoute Mme Lalonde, il n’est pas conscient des possibilités de sa présence et de son rôle dans l’ensemble des peuples francophones, par manque de réalisme et de volonté politique.« Nous n’avons pas pris conscience que, pour nous développer à long terme, nous devons nous inscrire dans une aire lin-guistiqwue francophone », a conclu Michèle Lalonde.Mais, si une certaine francophonie est morte, une autre est en train de se constituer, a répliqué Michel Têtu, de l’Université Laval, artisan du prochain sommet francophone.M.Têtu a, en effet, affirmé que ce prochain sommet sera celui des intellectuels.Il a rappelé la contribution des universitaires à divers organismes d’échanges des communautés francophones.Il a noté que ces échanges sont rendus parfois difficiles par les disparités economiques.« Quelle francophonie peut-on faire quand, par exemple, le budget de tout l’État d’Haïti est moins important que celui de la seule Université Laval ?C’est au niveau des écrivains, des créateurs, des intellectuels qu’on peut faire des échanges en francophonie », a répondu M.Têtu.Il s’agit pour eux de relever une certaine dignité de l’individu.Mais, dans tout cela, il s’agissait de savoir de quelle francophonie il était question.Jean Morisset, professeur à l’UQAM et auteur d’une étude intitulée L’Identité usurpée (Nouvelle Optique), a rappelé aux participants de ce colloque les racines de la francophonie.Il oppose l’idée de « l’Amérique française » à celle de la « Franco-Amérique ».Pourquoi les Antilles sont-elles toujours absentes de nos préoccupations ?« Il faut une relecture complète de la carte francophone (et créolophone) dans l’espace panamériquain », selon M.Morisset.La vision même de l’empire colonial français dans les Amériques aura été, de bien des façons, conçue a posteriori.La réalité d’une Amérique française n’a jamais été partagée par des cultures et des peuples éclates et métissés, dans un empire colonial disloqué avant la lettre.' Aussi, « derrière le projet de la francophonie tel qu’il a été esquissé jusqu’à maintenant, se cache l’une des grandes dénégations d’Amérique auxquelles nous nous sommes laissés convier par l’Histoire », a voulu démontrer l’historien et géographe, en analysant longuement les concepts qui ont prévalu en Europe sur les Amériques française et latine.Aujourd'hui, « pour la première fois de leur histoire, Antillais et Canadiens se retrouvent devant une conjoncture unique qui leur permet de conjuguer sous une même affirmation la richesse inouïe que représente l’apparition soudaine et combinée de Riel, Kérouac, Césaire, Fanon, Feiton, Glissant, Depestre, Mi- 4474, rue Saint-Denis 844-2587 René Lévesque Cliampiôiiy WÊm DIDIER nHJWELAERT LIVRES RÉCENT ET ANCIENS Achat et vente la plus grande librairie "(.) L'Invitation qu'il renferme à la détente, au plaisir certain d'une lecture facile, soutenue par une écriture tout à lait remarquable." Lisette Morin, — Lé Devoir “(.) ahurissant, drôle, pétillant et à lire de toute urgence si l'on veut passer quelques heures passionnantes.Ce roman est le cauchemar le plus drôle de l'année." Jacques Folch-Ribas, — La Presse "(.) on sort de la lecture de ce livre étourdi, séduit, ébloui, envoûté." Louise Blanchard, — Journal de Montréal MB DI DI KM VAN CAL wtLAF.RI Les vacances du fantôme 22,95$ SEUIL LES AFFAIRES SOCIALES / frôlée S°rtu de ' as''e-;' L‘1SV°' de santé mon rnal'dans avive» P Ectdeniav*.san((.24,95 ron, Schwartz-Bart, Madeleine Ouellette-Michalska et Alejo Carpentier.Alors que nous voilà conviés à nous adresser la parole, que faisons-nous ?C’est comme si nous nous retrouvions, sans le savoir, assis dos à dos à une même table panaméricaine dont nous n’avons que faire vis-à-vis d’une francophonie qui continue de nous émietter tout en nous subsumant plus que jamais ».Pour Jean Morisset, il faut débarrasser l’idée de francophonie de sa pensée exclusivement française.L’avenir de la francophonie commence dans nos relations avec les « républiques-soeurs » ou les « colonies-soeurs » des Amériques.C’est là « le seul fondement légitime d’une francophonie internationale dont nous ne pouvons être dépositaires que dans la mesure où nous formons la conscience résiduelle d’une totalité socio-politique vieille de quatre siècles sur cette terre d’Amérique ».LE DEVOIR CULTUREL est dirigé par Robert Lévesque LA VITRINE DU LIVRE GUY FERLAND BIOGRAPHIE Jean-Paul Clébert, Louise Colet ou la Muse, Les Presses de la Renaissance, 370 pages.Amante de Flaubert, Cousin, Béranger, Musset, etc., Louise Colet n’avait pas volé son surnom de « la Muse » Mais qui était-elle réellement ?Une romancière ?Une poétesse ?Une militante pour l'émancipation des femmes qui a lutté au côté de Garibaldi et qui a pris position pour la Commune ?Jean-Paul Clébert donne une juste dimension à ce personnage hors de l'ordinaire.ROMAN Emmanuel Robin, L’Accusé, éditions Phébus, 224 pages.Étrange personnage que cet auteur ! L 'Accusé, paru en 1929, avait été salué par Bernanos, Mauriac et plusieurs autres comme une grande oeuvre.Et puis, l'auteur s'est tu.Le désespoir noir et absurde de ce premier roman n'a pas eu de suite.Cette première réédition, revue par l’auteur, nous fait redécouvrir ce « Kafka français », précurseur de Camus et de Sartre.LITTÉRATURE Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des science?, des arts et des métiers, tomes I et II, Flammarion, coll.« GF », nos 426 et 427.Enfin ! VEncyclopédie à la portée de tous.Ce dictionnaire raisonné a eu des conséquences incalculables sur le cours de l'Histoire.Cet « ouvrage d'une société de gens de lettres », qui se voulait une somme de la connaissance humaine, était de la dynamite.Les embûches qui ont parsemé sa publication en sont la preuve Le choix de textes ici présentés s'attarde sur les articles des deux maîtres d'oeuvre de l'ouvrage, d'Alembert et Diderot, et sur les articles qui ont passé à la postérité, ceux de Voltaire et Rousseau, entre autres.Il est particulièrement intéressant de voir comment les encyclopédistes ont su déjouer la censure par la rubrique anodine et les nombreux renvois.Micheline Dupray, Roland Dorgelès.Un siècle de vie littéraire française, Les Presses de la Renaissance, 538 pages.L'auteur retrace le long itinéraire de Roland Dorgelès, de son vrai nom Leca-velé, qui, comme l’indique le titre de cet ouvrage, a marqué la littérature française.Après avoir connu la vie de bohème de Montmartre avec, entre autres, Dufy, Picasso, Max Jacob et Mac Orlan, il publia son chef-d'oeuvre, Les Croix de bois, bouleversant témoignage sur la Première Guerre.En 1929, il est appelé à siéger au jury Gon-court qu'il présidera après la Seconde Guerre jusqu'à sa mort en 1973.Il sera ainsi au centre de plusieurs scandales qui ont secoué le fragile monde des lettres.ENCYCLOPEDIE Salon du livre de Montréal Du 20 au 25 novembre 1986 Place Bonaventure De llhOO à 22h00 • Ouverture le jeudi 20 novembre à 17h00 • Fermeture le mardi 25 novembre à 20h00 avec la collaboration de Faites-vous plaisir.LISEZ! ¦ Les services de la garderie de l’organisme communautaire la Jou-jouthèque vous sont offerts à raison de 2$/l’heure par enfant.Les 'Y29 portrau statisme des jeunes Paf re9\ sCClf'V n a 7,95 Le?Ç'5u°QU'àee àgees au ^ Un ouva9.‘„ p,OCessus poin' Cment de vicm»ss c dans acM,1°ufau'beC ov’' \educ ' En vente dans nos librairies, chez nos concessionnaires, par commande postale et chez votre libraire habituel.Les Publications du Québec C P 1005 Québec (Québec) G1K 7B5 LE DEVOIR CULTUREL Le Devoir, samedi 8 novembre 1986 ¦ C-3 LE FEUILLETON Modiano persiste et signe LISETTE MORIN ?Patrick Modiano, Dimanches d’août, Gallimard, 160 pages.PARCE QUE c’est avec lui que je la vis pour la dernière fois au petit écran, Simone Signoret est associée désormais, dans ce baluchon troué qu’est la mémoire, à Modiano.Elle était chez Pivot pour Adieu, Volodia\ lui, sans doute, pour De si braves garçons, ou peut-être pour Une jeunesse.Il était comme à son habitude, crispé, bre-.douillant, si mal à l’aise, si noué devant la caméra que tous les téléspectateurs et téléspectatrices d'Apos-trophes devaient souffrir avec lui.Et, soudain, c’est au souvenir charmant de deux enfants, un jour de distribution de prix dans un quartier parisien, la petite Catherine Allégret et le petit Patrick Modiano, que le miracle se produisit.Grâce a la merveilleuse Simone, bien sûr, l’écrivain, qui parle si peu et si mal à la télévision, se mit à sourire, à rappeler la terrasse de juin ensoleillee, à évoquer l’amitié de sa mère pour Signoret, et ce fut la détente heureuse et cinq minutes de grâce pour l’audi- Photo Marie-Laure de Decker Patrick Modiano, toire ravi ! En 1985, sous le titre de Quartier perdu, le romancier a évoqué Paris désert en été, et un appartement de la rue de Courcelles, en face de la pagode chinoise.Écrivain de la nuit et de l’ombre, Modiano délaisse, cette saison, ses circuits de flâneur nostalgique, de pèlerin de Paris qui, s’il y mettait un peu moins de mystère ou de nostalgie, le feraient successeur de Léon-Paul Fargue, vagabond toujours ébloui de sa grand-ville.Avec Dimanches d’août, c’est à Nice, boulevard Gambetta, sous les arcades de la place Masséna, au jardin Albert-ler que l’auteur installe le jeune couple d’amoureux, venu des bords de la Marne, avec pour toute fortune un « caillou » précieux, étiqueté, comme le sont les gros diamants, « la Croix du Sud », et qui soudain rencontrera le destin, en la personne d’un autre couple — Américain — dont on ignorera, au moins pendant une centaine de pages, pourquoi il circule dans une trop belle voiture, portant la plaque diplomatique, et pourquoi il prétend habiter la villa du consul américain à Nice.Mais qu’a-t-on à faire de l’anecdote, du résumé de l’intrigue romanesque, avec ce brouilleur de pistes, ce maître de l’équivoque, des situations ambiguës, des milieux louches mais étonnamment évocateurs sinon enchanteurs (comme les forêts de Merlin, en Armorique) ?Patrick Modiano recompose, à son usage et pour les fins de son roman, une ville si bien connue d'un grand nombre de ses lecteurs.Il avoue, d’ailleurs, son intention : « J’ignorais encore, écrit-il à la page 43, que cette ville était un marécage et que je m’y engluerais peu à peu .» En fait, à la terrasse du Negresco, en observant « les ombres qui défilaient devant eux », le narrateur et Sylvia, sa compagne, n’ont qu’une idée en tête : « trouver quelqu’un à qui vendre la Croix du Sud ».Invendable, ce bijou, mais, comme dans tous les récits de « l’enchanteur » Modiano, il devient, après avoir été une sorte de talisman, un joyau maléfique.Héros triste, veule, le narrateur de Dimanches d'août perdra Sylvia et nul ne saura, surtout pas le lecteur, ce qui lui est advenu.Ce qui ne l’empêchera pas de la retrouver, par le souvenir au lieu premier de leur rencontre, au « beach de La Varenne », sur les bords de la Marne alors, se rappelle-t-il, que « nous étions comme tout le monde, rien ne nous distinguait des autres, ces dimanches d’août.» Tout admirateur inconditionnel de l’art et de la prose de Patrick Modiano est impuissant à faire partager l’étrange plaisir, mêlé d’agacement, qu’il prend dans chacun de ses romans.Depuis le tout premier, si banalement intitulé La Place de l’Étoile.Pour un nouveau lecteur, il vaudrait mieux qu’il se réfère, au titre de bien définir l’art de l’écrivain, à un spécialiste comme Pierre de Boisdeffre qui le décrit « comme un Femme savante ou précieuse ridicule ?Suite de la page C-1 trer que, de tout temps (oui, oui, le paléolithique), l’homme a méprisé et exploité la femme parce qu’il lui enviait son pouvoir.Comme on ne sait à peu près rien de ces époques reculées, elle nous donne du « on pense que .» et du « on peut facilement imaginer.» et du « il est vraisemblable que.» pour conclure qu’en accumulant les hypothèses les plus douteuses, on finit par créer une vérité.Elle cherche, chez tous les auteurs qu’elle cite, les affirmations qui concordent avec ses thèses en oubliant tout le reste.Prise de court, elle n’hésite pas à proférer ce délicat morceau : « Tous les auteurs féministes et marxistes s’entendent pour dire que.» La maternité l’embête un peu.Elle trouve que c’est là l’ultime pouvoir des femmes (ce en quoi elle n’a pas tort) mais c’est pour mieux affirmer qu’on doit s’en servir pour refuser de faire des enfants.Elle croit que les hommes en ont contre ce pouvoir : « Le fantasme de la grossesse hante depuis si longtemps l’inconscient masculin, qu’il n’est pas exclu que certains hommes tentent de mettre fin à une nostalgie, une impuissance qu’ils évoquent de plus en plus ouvertement» (p.345).Les Belles Rencontres de la librairie HERMÈS aujourd’hui 8 novembre de 14h à 16h FRÉDÉRIC BACK et GHYLAINE PAQUIN-BACK auteurs de CRAC ! publié par les Entreprises Radio-Canada Centurion jeunesse vendredi 14 novembre de 17h à 19h CLÉMENCE DESROCHERS samedi 15 novembre de 14h à 16h SÉBASTIEN JAPRISOT samedi 22 novembre de 14h à 16h CÉCILE CLOUTIER vendredi 5 décembre de 19h à 21h REVUE DIXIT .01 samedi 6 décembre de 14h à 16h FÉDÉRATION INTERNATIONALE DES DROITS DE L’HOMME 1120.av.laurier ouest outremont, montréal tél.: 274-3669 Marcel Godin Après l’Éden Nouvelles Elle se prononce donc contre « l’homme enceint » mais comme à regret, tant elle souhaiterait qu’ils connaissent, eux aussi, les « travaux forcés» de la maternité.Les enfants, elle n’en a cure.Quand elle parle des couples qui doivent éclater à la moindre querelle, pas un mot des enfants qui pourraient en éprouver quelque regret.Elle préfère, d’ailleurs, les couples qui n’en ont pas.S’ils en ont, c’est pour les exploiter, les forcer à devenir l’image améliorée des pan nts, des super-kids, comme on dit maintenant.Elle veut faire sauter le dernier tabou : l’inceste.Elle ne comprend vraiment pas pourquoi on s’acharne encore à l’interdire.Pas folle en monde, la Badinter ! Elle affirme péremptoirement qu,e Dieu étant mort dans nos sociétés occidentales (où c’est qu’elle prend ça ?), on peut aussi se passer du père comme du roi, tous deux représentants de Dieu sur terre, donc du patriarcat.Elle prône la bisexualité (l’un est l’autre) sans faire la moindre allusion à l’homosexualité qu’elle sous-tend dans presque tous les cas.Pour bien prouver que les hommes « ont peur du sexe féminin », elle reproduit le texte d’une chanson de garde qui parle en termes peu élo-gieux des organes sexuels de la femme.Elle, si prompte à citer tout le monde, c’est le seul texte qu’elle trouve pour étayer sa thèse.Elle préfère oublier les milliers de textes, dans toutes les langues, qui font l’éloge de la femme et de toutes les parties de son corps.Elle affirme que « .le monde animal ignore toute spécialisation sexuelle dans la quête alimentaire ».Elle confirme, avec Simone de Beauvoir, le « privilège biologique des hommes » pour mieux démontrer que ce n’est que la culture qui différencie les hommes des femmes.La nature n’est rien mais elle se réjouit de voir que « la nature est manipulée, modifiée et défiée au gré de nos désirs».J’ai rarement vu autant de sottises et de contradictions dans un seul livre.Mais une chose reste claire : elle hait les hommes, elle hait les enfants et encore plus les femmes.Elle se tue à tenter de nous dé- , par (académie hanw ÆL“— MARIE CARDINAL La Médée d’Euripide ftarie Cardinal La Médée A ’ Euripide 128 pages — 10,95$ Une histoire peu banale, celle de deux femmes qui ont connu l’exil et la différence.Un livre nécessaire pour comprendre l’histoire des femmes et son rapport à l’histoire de l’Humanité.Un texte qui fera date! Marie Cardinal est l’invitée du cinéma OUTREMONT à “Rencontre avec.” dimanche 9 novembre à midi 464 pages IMiM - i8 95$ en vente chez votre libraire vlb éditeur, la petite maison de la grande littérature ELISABETH BADINTER Les relations entre hommes et femmes.ELISABETH BADINTER LUN EST L’ AUTRE La fin de la guerre des sexes est-elle pour bientôt?Le patriarcat est-il bel et bien mort?.LISEZ, JUGEZ.DES RELATIONS ENTRE HOMMES ET FEMMES / EDITIONS \ odile jacob\ ‘ 368 p 22 955 En vente chez votre libraire somnambule qui mettrait le plus grand soin à reconnaître son itinéraire, à éclairer les décors entrevus dans son rêve ».Dimanches d’août n’échappe pas à cette « qualité somnambulique » de l’écriture de Patrick Modiano.Pour nourrir, encore une fois, notre admiration et notre étonnement.Ayant obtenu tous les prix — le Roger-Nimier, le Fénéon, le Grand Prix de l’Académie française, le prix des Libraires et, bien sûr, le Concourt, en 1978, pour Rue des boutiques obscures — Modiano n’a sans doute que faire d’une nouvelle reconnaissance.Sinon celle d’un nouveau public lecteur qui découvrirait, dans le même sentiment d'incrédulité et de ravissement qui fut celui de son premier lecteur, en l’année 68, ce polar sophistiqué et inclassable qu’est Dimanches d’août.La collection (PeiD 4iat/u>A cfe /’ Des romans qui vous plongent dans l’action Des romans d'aventure écrits par les meilleurs auteurs pour la jeunesse.Plus de 30 titres disponibles.128 à 160 pages.6,95 $ chacun.EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE V *>t*f**H*d ti* -ktiu iffxtl UNEETRANGE DISPARITION ANNIVERSAIRE mmn montrer que les hommes sont jaloux et envieux du pouvoir des femmes et elle ne réussit qu’à nous faire comprendre qu’elle hait par-dessus tout la nature et la culture des femmes.Si j’étais femme, je la maudirais.Étant homme, je répugne à l’idée que « l’un est l’autre » : j’aurais trop peur de lui ressembler.Coluche posthume PARIS (AFP) — L’amuseur numéro un du public français, Coluche, mort en juin dernier dans un accident de la route, va de nouveau faire rire : un album posthume vient d’être publié qui montre un Coluche plus virulent que jamais, mélangeant maximes, aphorismes et slogans dont il avait le secret.Tous les travers qui le faisaient réagir offrent un matériau rêvé à ses sarcasmes : — Religion : « On met des croix au-dessus du lit parce que Jésus a été crucifié.Vous nous voyez avec un bocal au-dessus du lit s’il avait été noyé ?» Jacques Godbout \jne histoire américaine ¦III iMfiTl UN MUST! Jacques Godbout \'ne histoire américaine r< iiJHi’1 Roman 192 p., 14,95$ «Voici un des plus beaux romans de Jacques Godbout, et donc de la littérature québécoise de ces dernières années.» Gilles Marcotte — L 'Actualité «Un Godbout plus complexe, plus complot, plus captivant que |amais.» Régis Tremblay — Le Soleil «te septième roman do Jacques Godbout sa lit comme un suspense.» Carmen Montessuit — le Journal de Montréal «Les historiens des temps futurs devront certainement lire les romans de Godbout s’ils veulent trouver un sons à notre histoire.» Jean-Paul Soulié — La Presse «Le meilleur roman do Godbout et peut-être le meilleur de la saison.» Jean-Roch Boivin «Roman d’action mais aussi do réflexion, Une histoire américaine ne manque ni d’humour, ni de style.» Jean Royer — Le Devoir «Une magistrale leçon d’exil intérieur, sans exotisme, ni concession.» Serge Rigolet — Magazine Littéraire «Un livre important d’un autour important.» Christiane Charette — Bon Dimanche «Récit à la fois sobre et savant, d’une facture très moderne, pour nous prévenir que sous cet avenir radieux “mode in California” survit et survivra longtemps une société féroce aux paumés.» Jean Clémentin — Le Canard enchaîné «Quelle aventure!.Jacques Godbout n’a pas oublié l’ironie tendre de Salut Galameaul.» -SJ/ - Montréal ce mois-ci Sylvaine Pasquier — L'Express Ml SEUIL MARCEL GODIN APRES L’EDEN NOUVELLES • 2 livres remarquables qu’il faut lire MAUDE ET LES FANTÔMES GRAND PRIX DU ROMAN DU JOURNAL DE MONTRÉAL 1986 l’Hexagone l'HEXAGONE COLLECTION FICTIONS DIFFUSION: QUÉBEC LIVRES Marcel Godin Maude et les fantômes Roman l’Hexagone C-4 ¦ Le Devoir, samedi 8 novembre 1986 i LE DEVOIR CULTUREL EVA : voyage au bout Suite de la page C-1 comme la nuit de Cristal.» Berlin ramène Eva à elle-même, mais ce n’est pas un spectacle sur Berlin.La ville sert de prétexte à autre chose.« La nuit est remplie de surprises, continue Eva, et puis, la nuit, c’est le mauvais sort, les mauvais coups, le pique dans un jeu de carte.La nuit est une métaphore.Une femme part d’une ville qui est la mienne et tra- verse, dans cette nuit, toutes ses émotions.C’est une nuit rebelle, bien sûr, parce que c’est une nuit où l’on pose des questions.» Une nuit de solitude ?« On est toujours seul, répond Eva, même si on est accompagné.Et il y a des gens qui naissent avec une plus grande solitude que d’autres.Comme il y a des gens plus lucides, qui souffrent plus que d’autres.» Eva se défend de présenter un spectacle sombre.« Au contraire, ce Chei invité £ Orchestre SERIE CLASSIQUE Métropolitain Agnes Grossmann Directrice musicale JACQUES BEAUDRY PIERRE JASMIN Pianiste Dimanche, 16 novembre, 1986-20h00 FRANCOIS MOREL Esquisse, op.1 LUDWIG VAN BEETHOVEN Concerto no.5 pour piano: «Empereur» LUDWIG VAN BEETHOVEN Symphonie no.3: «Eroica» Abonnements et renseignements: 282-9565
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