Le devoir, 31 mai 1986, Cahier A
CIAMM 679-0671i L’INFORMATIQUE PAR LA PRATIQUE Court intomih sur lotus, D loss, Symphony «I Wordperfect, Multimate, etc.Vol.LXXVII — No 125 ?Possibilité d'averses.Max.: 22.(détail page 6) Montréal, samedi 31 mai 1986 4 CAHIERS — $1.00 CULTURE QUÉBEC, CAPITALE DU THÉÂTRE Depuis hier, dans la Vieille Capitale, le théâtre est roi.De Stockholm (Ingmar Bergman) à Varsovie (Jo-zef Szajna), de Séville (Salvador Tavora) à Toronto (Linda Griffiths), de Bruxelles (Y Epigonentheater) à Johannesburg (la Market Theatre Company), et de Saint John’s (le Codco) à Chicoutimi (le Laboratoire gestuel, notre photo), trente spectacles forment la seconde édition de la Quinzaine internationale de théâtre de Québec.Robert Lévesque présente l’événement.Page C-l DENYS ARCAND Il n’est pas, comme à l’habitude en juin, aux internationaux de Roland-Garros, mais il n’en joue pas moins au tennis pour se remettre des émotions du succès de son dernier film, Le déclin de l’empire américain.Denys Ar-cand confie à Nathalie Petrowski ses impressions de Cannes, où il a triomphé à la Quinzaine des réalisateurs, et ses projets.Page C-l LA MARIONNETTE À MONTRÉAL OOOOOx /V/\ Les Festivals sont si nombreux qu’ils doivent se chevaucher (le mime se termine, la marionnette arrive) ou se faire concurrence (la Quinzaine à Québec, la marionnette à Montréal, aux mêmes dates).À l'UQAM, demain, débute le Festival international de la marionnette de Montréal.On y verra des troupes venant de l’Inde (notre photo), de Hollande, de Yougoslavie, d’Allemagne, etc.Jusqu’au 7 juin, Montréal est le rendez-vous des manipulateurs.Paul Lefebvre présente l’événement.Page C-5 Un comité de l’OTAN étudiera des mesures pour le contrôle des armes conventionnelles ¦ LA POSITION AMÉRICAINE NE RECUEILLE L’APPROBATION D’AUCUN PAYS MEMBRE HALIFAX (PC) — Les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’OTAN ont conclu leur conférence de deux jours, vendredi à Halifax, en décidant de former un groupe de travail spécial chargé d'étudier des mesures « audacieuses et nouvelles » pour le contrôle des armes conventionnelles.La déclaration publiée à l’issue de la rencontre précise que ce groupe de haut niveau remettra son rapport au mois d’octobre, à temps pour la prochaine réunion du Conseil de l’OTAN en décembre.L’Alliance atlantique tenterait ainsi d’éprouver la volonté souvent énoncée du leader soviétique Mikhaïl Gorbatchev de négocier des réductions radicales des armes conventionnelles à travers toute l’Europe.Le secrétaire-général de l’OTAN, Lord Carrington, a fait savoir dans un communiqué distinct que les ministres sont convenus de coopérer dans la lutte contre le terrorisme.Mais il n’a pas fourni d’autre précision.Fait à signaler, nulle part, dans la déclaration finale publiée hier, ne fait-on directement mention de la récente menace des États-Unis de cesser de respecter le traité SALT-II sur la limitation des armes straté-ues (missiles à longue portée) à cause de traité par l’URSS.présumées violations du clos marquée par des échanges d’une « grande franchise.» « Dans le jargon diplomatique, la franchise est synonyme de critiques », a déclaré aux journalistes le Secrétaire d’Etat américain George Shultz.« À l’ouverture de cette session Lord Carrington a réclamé de la franchise, et il y en a eu.» Certains délégués ont laissé savoir que M.Shultz avait défendu la décision américaine d’abandonner le traité SALT-II d’ici la fin de l’année, et que le Canada, la Grande-Bretagne et l’Allemagne de l’Ouest s’y étaient opposés.SALT-II est « dépassé, il n’a pas été ratifié et il a été violé à maintes reprises par les Soviétiques », a fait valoir M.Shultz, qui a ajouté qu’il était temps maintenant de passer à autre chose.Le secrétaire d’État canadien aux Affaires extérieures, M.Joe Clark, a indiqué que Voir page A-10: OTAN L,a position américaine a pourtant alimenté une bonne partie des discussions entre les ministres de l’OTAN et des membres de certaines délégations des pays alliés ont indiqué qu’ils avaient pu exprimer leur inquiétude au cours d’une longue réunion à huis- JEWETT ACCUSE NIELSEN DE TROMPER LA POPULATION -pageA2 h i \ JOHN CIACCIA AU DEVOIR Électricité : les perspectives de vente à New York s’améliorent JEAN CHARTIER Le ministre John Ciaccia Photo Jacquot Granlar L’usine nucléaire de Shoreham à Long Island ne sera jamais utilisée, c’est plutôt l’énergie de la Baie James qui alimentera New York en électricité, prétend le ministre de l’Énergie et des Ressources, M.John Ciaccia.Celui-ci dégage cette conclusion, à la suite de sa comparution devant le comité conjoint sur l’Énergie du Sénat et de la Chambre des représentants de l’État de New York, mercredi et jeudi à Albany.Les présidents des compagnies d’électricité new yorkaises ont aussi comparu tout juste avant le ministre québécois.M.Ciaccia a déclaré, lors d’une entrevue exclusive au DEVOIR, que les responsables des compagnies d’énergie de l’État de New York sont présentement fort divisés quant à la possibilité de ne jamais utiliser l’électricité de la centrale nucléaire de $ 4 milliards construite sur l’île même de Long Island, territoire qui n’est pas dotée d’un plan d’évacuation en cas d’urgence.En outre, dit-il, le président de l’Association des compagnies d’énergie a indiqué clairement que le dernier choix des compagnies d’électricité est maintenant de construire de nouvelles centrales nucléaires ou au charbon pour pourvoir à l’alimentation future en électricité de la ville de New York.Or, celle-ci dispose déjà de quantités insuffisantes d’électricité pour éviter tout brown-out, ou affaiblissement de courant comme il en est déjà survenu l’an dernier.Les besoins actuels d’électricité de l’État sont de 32,000 mégawatts, dit le ministre et la ville se doit de disposer d’une marge de manoeuvre de 5,000 mégawatts.Or, elle ne dispose présentement que d’une marge de manoeuvre de 4,000 mégawatts.La centrale de Shoreham a une capacité de 1,100 mégawatts mais on ne l’utilise pas présentement.Qui plus est, l’État de New York s’en tient à prévoir une augmentation d’électricité de 1.4 % par année d’ici à Tan 2,000.Toutefois, en 1985, la demande en électricité a en réalité augmenté de 2.2% à Long Island.Officiellement, l’État de New York ne requiert pas de nouveaux contrats d’électricité dès maintenant mais dans les faits, il doit agir sous peu.C’est tout simplement une position de négociation que se garde l’État, dit le ministre, en ne faisant état d’aucune urgence.M.Ciaccia ajoute que c’est la question d’équivalence du coût de remplacement d’une nouvelle usine nucléaire ou au charbon qu’il s’agit maintenant de préciser, à la lumière d’une négociation entre Hydro-Québec et les compagnies d’électricité de New York.Voir page A-10: Ciaccia INTERNATIONAL «DES SIGNES DE LA MORT» Dans sa dernière encyclique, le pape Jean-Paul Il évoque des « signes de la mort » comme la course aux armements, la famine, le terrorisme et la guerre.L’encyclique Dominum et Vivificantem (Le Seigneur, donneur de vie) est la cinquième de Jean-Paul II.Page A-4 ECONOMIE QUEBECAIR À VENDRE Un consortium regroupant plus de 80 % des employés de Quebecair a déposé hier une offre d’achat au gouvernement du Québec concurremment à celle de Nordair Métro, filiale des Lignes aériennes Canadien Pacifique.Air Canada pourrait s'associer aux employés de Quebecair pour prendre une participation de Tordre de 30 % des actions de la compagnie.Page B-1 PASSEPORT POUR AMATEURS DE SPORTS SEULEMENT Les amateurs de sports seront choyés cette semaine.Notre cahier regorge, en effet, de destinations qui vous permettront de pratiquer vos sports favoris comme jamais vous ne l’avez fait auparavant.Nos collaborateurs vous présentent une pléiade d’idées et de moyens pour faire de ce premier voyage de sport un événement dont vous vous souviendrez longtemps.sflenclgU* CEUX QUI partent pointu sont crevants.Il y a des individus qui n'entendent qu 'après avoir été bien assourdis.m Ce n 'est pas d'aujourd’hui que demain est hier.m Nous ne sommes vraiment attentifs qu'à ce qui nous distrait.— ALBERT BRIE f’—"" iSMOND TUTU : L’ENNEMI JURÉ DE L’APARTHEID EN AFRIQUE DU SUD DE PASSAGE AU CAN « Renverser ce pouvoir injuste » PAULE DES RIVIÈRES Pendant que nous nous préoccupons de l’épaisseur du chrome sur les robinets de nos lavabos, en Afrique du Sud, « aller aux toilettes fait partie du débat sur l’évolution politique ».« Des choses tenues pour normales dans le monde entier sont en effet présentées comme une évolution politique.Quand un Noir entre dans des toilettes-pour-Blancs c'est qu’il y a évolution », écrivait récemment Mme Winnie Mandela.Mme Mandela et Mgr Desmond Tutu incarnent le refus de l'apartheid, que continue de défendre le gouvernement blanc de Pretoria.Mgr Tutu sera à Montréal lundi, ques jours, le prix Nobel de la pour sensibiliser cette partie de l’Amérique du Nord à la nécessité de « renverser ce pouvoir injuste » et prier les Canadiens d’adopter des sanctions économiques contre l’Afrique du Sud.L’évêque anglican de Johannesburg a énormément circulé au cours des dernières années, pour rallier le monde à sa cause.Depuis quel- paix songe à appuyer le recours à la violence, tellement il est pessimiste.Au Québec, l’intérêt pour (ou plutôt contre) l’apartheid est récent et il n’est pas général.« On avance mais on vient de loin », résume M.Pierre Beaudet, porte-parole du Centre d’information et Voir page A-10: Pouvoir « Je suis ici pour faire appel aux gens qui ont une conscience afin qu'ils nous aident, l'archevêque Tutu hier après-midi devant la législature ontarienne à Toronto.Photo CP a déclaré Tutu réclame des pressions accrues TORONTO (PC) — Le lauréat du prix Nobel de la paix Desmond Tutu a lancé un appel passionné à la communauté internationale, vendredi, pour qu’elle fasse pression sur l’Afrique du Sud afin de démanteler le système haineux et monstrueux de l’apartheid.Dans un discours chargé d’émotion prononcé au cours d’une séance spéciale de la Législature ontarienne, Tarchevêque-élu anglican a exhorté tous les pays à exercer une pression économique et politique sur le gouvernement sud-africain afin de pousser ce dernier à mettre fin de façon pacifique au système de ségrégation raciale déshumanisant tant pour les Blancs que pour les Noirs.« Je suis ici pour faire appel aux gens qui ont une conscience afin qu’ils nous aident », a-t-il déclaré devant plus de 300 dignitaires et hommes politiques provinciaux venus spécialement pour l’entendre.« S’il vous plaît, aidez-nous.Notre pays est en train de brûler, nos enfants en train de mourir.» Mgr Tutu, qui deviendra archevêque d’Afri- Volr page A-10: Tutu r *> A-2 ¦ Le Devoir, samedi 31 mai 1986 Le comité Reisman Mulroney se traîne les pieds, accuse l’opposition BERNARD DESCÔTEAUX M.J.Guilbault OTTAWA — Le gouvernement Mulroney se traîne honteusement les pieds pour modifier en faveur des francophones et des femmes la composition de l’équipe de négociations sur le libre-échange.Telle est l’accusation qu’a portée hier l’opposition libérale aux Communes après avoir constaté que les seules modifications apportées ces derniers jours à cette équipe de négociations consiste à l’addition d’un fonctionnaire anglophone, d’une secrétaire anglophone et de deux étudiants pour l’été, l’un francophone, l’autre anglophone.Cette situation est inacceptable, a affirmé hier le député libéral de Saint-Jacques, Jacques Guilbault.Il a rappellé que dix jours ont passé déjà depuis que le secrétaire d’État aux Affaires extérieures, Joe Clark, a rabroué publi quement l’ambassadeur Simon Reisman, pour avoir composé une équipe de négociation qui est un très pâle reflet de la société canadienne.La lenteur à apporter des correctifs est d’autant plus inacceptable, estime M.Guilbault qu’il est impossible de savoir quelles sont les intentions précises du gouvernement.On a promis des modifications mais il est impossible d’avoir aucune assurance à ce sujet, a noté M.Guilbault.Celui-ci a interrogé hier le*vice-pre-mier ministre Erik Nielsen qui s’est contenté de «régurgiter la réponse laconique» déjà faite par M.Clark.L’équipe de négociations ac tuelle compte plus de 100 personnes, mais les femmes et les francophones sont majoritairement relégués à des fonctions de soutien.On ne dénombre que deux francophones occupant des postes de premier plan liés dans un cas aux négociations avec les États-Unis et dans l’autre aux négociations commerciales multilatérales dans le cadre du Gatt.On re trouve huit autres francophones dans des fonctions de niveau intermédiaire liées aux négociations.M.Guilbault reconnaît que l’argument de la compétence in voqué par M.Reisman pour justifier le choix de ses collaborateurs est valable.La situation actuelle laisse croire qu’il n’y a pas de francophones ou de femmes suffisamment compétents pour faire l’affaire de M.Reisman, note le député, ce qui est faux, croit-il.À son avis, le gouvernement doit donner publiquement des garanties précises sur les mo difications qui seront apportées, en précisant combien de francophones et de femmes seront ajoutés à l’équipe et à quels niveaux, POUR OBTENIR DES CANDIDATES DE QUALITÉ UTILISEZ LES CARRIÈRES ET PROFESSIONS DU DEVOIR 842-9645 guerm l’éditeur APPROU PARLE M.Ê.Q.qui ^ édite LE GUIDE DE LA SECRÉTAIRE MÉDICALE Auteure: M.-Jeanne Lévesque Pilon La répartition des effectifs: le réseau de santé applaudit les projets du gouvernement Mar» Jeanne Levesque Pilon LL GUIDE ŒL\ SECRÉTAIRE MÉDICALE Le milieu médical CAROLE BEAULIEU Vivement dénoncé par les médecins québécois, le projet gouvernemental forçant une meilleure répartition géographique des effectifs médicaux a reçu hier l’appui des principaux gestionnaires du réseau de santé.Au moment même où les médecins crient à la « conscription » et à la « soviétisation » de la médecine, les hôpitaux et les conseils régionaux de la province ont fait savoir hier qu’ils étaient « globalement en accord » avec le projet et « se réjouissaient » de la décision du gouvernement de « mieux planifier la main-d’oeuvre médicale ».Clôturant hier le Congrès annuel de l’Association des hôpitaux du Québec (AHQ), le président de l’AHQ, M.Charles Chamard, a déclaré que la décision du gouvernement constituait une « victoire importante qui va servir l’ensemble de la population ».S’il était adopté tel quel, le projet de loi 75 confierait au conseils régionaux le mandat d’élaborer des plans d’effectifs tenant compte aussi bien des médecins travaillant en cabinet privé qu’en milieu hospitalier.Les médecins qui ne s’inscriraient pas dans le cadre de ces plans pourraient être exclus du régime de l’assu-rance-maladie.Selon l’association, qui regroupe tous les établissements hospitaliers du Québec, « il était temps que des gestes fermes soient posés » pour palier au problème du manque d’effectifs médicaux dans certaines.régions du Québec.Les trois fédérations de médecins soutiennent .que la pénurie n’est qu’un prétexte utilisé par le gouvernement pour « asservir » la profession médicale.La ministre de la Santé et des Services sociaux, Mme Thérèse Lavoie-Roux a pour sa part réaffirmé hier que la décision du conseil des ministres, de même que les projets de loi 74 et 75, sont « des hypothèses de travail ».Elle a invité les trois fédérations de médecins à la concertation.Elle a aussi précisé que le gouver-nement n’avait pas l’intention, comme l’indique une récente décision du conseil des ministres, d’exiger des étudiants en première année de médecine qu’ils signent un engagement reconnaissant le fait qu’ils n’auraient pas un droit automatique de participation au régime d’assurance-maladie.Ce passage a été in- Mme Thérèse Lavoie-Roux clu « par inadvertance » dans la décision, a déclaré Mme Lavoie-Roux.Il a été retiré lors d’une rencontre ultérieure du conseil des ministres.La directrice générale de la Conférence des conseils régionaux du réseau de santé et de services sociaux, Mme Hélène Morais, a confirmé hier au DEVOIR que le conseil appuie « globalement » l’initiative gouvernementale.Il tiendra une conférence de presse à ce sujet mercredi prochain à Québec.» La population des régions, celle qui paie des taxes et n’a pas de services, attend depuis longtemps des gestes fermes du gouvernement », a précisé Mme Morais.Dans son discours de clôture au 22e Congrès de l’AHQ, Mme Lavoie-Roux a indiqué que le réseau devait faire, non seulement un bilan financier, mais aussi un bilan humain de sa gestion.« Les travailleurs ont-ils suffisamment de moyens, a-t-elle interrogé, pour qu’ils puissent s’acquitter de leurs responsabilités?» La ministre a de même annoncé hier que le directeur du centre hospitalier Douglas, le docteur Gaston Hamois, présidera le comité de travail chargé de préparer la politique de santé mentale.Cette politique est annoncée depuis bientôt dix ans.Le précédent gouvernement avait déposé son projet, peu avant l’élection de décembre dernier.Le comité, formé par Mme Lavoie-Roux, devra faire rapport en avril 1987.Le document fera par la suite l’objet d’une vaste consultation, a précisé Mme Lavoie-Roux.Violations soviétiques du traité SALT2 Jewett accuse Nielsen de tromper la population JOCELYN COULON OTTAWA — Dans une déclaration pour le moins surprenante de la part d’un ministre de la Défense, M.Erik Nielsen, en réponse à une question de l’opposition sur les violations soviétiques du traité SALT 2, a cité des cas qui ne sont pas des violations des traites existants entre les États-Unis et l’Union soviétique.Mme Pauline Jewett, critique néodémocrate des affaires étrangères, demandait au ministre d’énumérer les violations soviétiques dont les Américains se servent pour menacer de ne plus respecter l’accord SALT 2 vers la fin de l’année.«En ce qui concerne les accords sur la limitation des armements qui existent présentement entre les deux superpuissances, ce n’est pas l’Amérique qui a le seul système de défense antimissile du monde; ce n’est pas l’Amérique qui possède le seul système antisatellite (ASAT) et une ligne de production d’armes chimiques, c’est l’Union soviétique.En voilà quelques-unes», a déclaré le ministre à Mme Jewett, visiblement choquée de la réponse.Aucun des exemples cités par le ministre de la Défense n’est une violation actuelle d’un traité.Le sys-, tème de défense antimissile, situé autour de Moscou, est prévu par le Erik Nielsen traité ABM signé entre les Etats Unis et l’Union soviétique en 1972 Washington a décidé, en 1975, de dé manteler le sein.Les armes antisa tellites ne font l’objet d’aucune limi tation entre les deux Grands qui pos sèdent chacun leur propre système Selon la plupart des spécialistes, le système américain, un missile tiré d’un F-15, est plus efficace et plus souple que le système soviétique, une fusée, basée à terre, qui doit placer sa charge explosive sur orbite.Enfin, les armes chimiques font l’objet de négociations depuis de nombreuses années et aucun accord ne limite leur développement et leur déploiement.Les Américains ont, unilatéralement, cessé de produire ces armes au début des années 70.La semaine dernière, les pays membres de l’OTAN ont adopté un plan visant la modernisation des stocks américains existants et les conditions de leur déploiement en Europe de l’Ouest en cas de conflit.Pour Mme Jewett, les exemples soulevés par M.Nielsen n’ont rien à voir avec la controverse entourant la violation du traité SALT 2.«Le ministre a trompé la Chambre et le public canadien.En fait, ce qu’il a dit, c’est qu’il n’y avait aucune violation soviétique du traité», a-t-elle déclaré à sa sortie du Parlement.Mardi, le président Reagan, a annoncé que son pays ne respecterait plus le traité SALT 2 d’ici quelques mois à cause des violations soviétiques de cet accord.Selon les autorités américaines, l’Union soviétique a déployé un deuxième type de missile, le SS-25, alors que le traité n’en prévoit qu’un seul; mis au point un système de codage qui limite la faculté des États-Unis de détecter les performances des essais d’armes stratégiques; et contrat un nouveau type de radar, à Krasnoyark, qui viole le traité ABM sur les armes antimissiles.Les experts du Centre canadien pour le contrôle des armements, questionnent les allégations américaines.«Les Soviétiques maintiennent que le SS-25 est une modernisation légale du SS-13 et la plupart des experts occidentaux se demandent comment les Américains peuvent être si certains des nouvelles performances du SS-25 si les Soviétiques truquent le système de codage empêchant les Américains d’obtenir des données sur le missile», déclare M.Ron Purver, directeur de la recherche du centre.Pour M.Puryer, la seule violation • possible est le radar de Krasnoyark, mais il semble que les experts ne s’entendent pas sur ses réelles performances antimissiles.Jeudi, à la conférence des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN à Halifax, le premier ministre Mulroney à déclaré que le Canada n’appuiera pas une violation de SALT 2 par les États-Unis.Le secrétaire d’État, M.Joe Clark, a précisé, selon des diplomates canadiens, que le Canada ne croyait que si une partie au traité violait l’accord l’autre devait nécessairement suivre cet exemple.L’apprentissage de l’anglais langue seconde continue de hanter les parents québécois JEAN-PIERRE PROULX L’apprentissage de l’enseignement de l’anglais langue seconde continue de hanter le parents québécois.Episodiquement, on les invite à se prononcer sur le moment où ils souhaiteraient voir leurs enfants commencer cet apprentissage.Ceux de la commission scolaire Saint-Exupéry viennent de recommander que cet enseignement débute dès le premier cycle du primaire, donc avant la quatrième année.La semaine dernière, les Actualités de Radio-Canada rendaient compte d’expériences intensives de l’enseignement de l’anglais aux commissions scolaires des Milles-Iles et des Manoirs.Sur la Rive-Sud, le comité de parents de la Commission scolaire Saint-Exépury —il regroupe des représentants de 16 écoles— vient de demander au ministère de l’Éducation « d’élargir les possibilités de l’enseignement de l’anglais, langue seconde dès le premier cycle du cours primaire » avant la quatrième année donc.En 1981, le régime pédagogique ramenait cet enseignement de la cinquième à la quatrième année.Le vote serré témoigne de la controverse qui entoure cette question et qui reprend à chaque génération de parents d’élèves : 6 ont voté pour, 4 contre et 2 se sont asbtenus.guerm éditeur limitée 4501 Drolet Montréal H2T 2G2 Tél.: (514) 842-3481 Volume I: La terminologie médicale 23,35$ ISBN-2-7601-1083-4 (456 p.) Volume II: Le milieu médical 25,95$'' ISBN-2-7601 -1108-3 (564 p.) Exercices de compréhension 6,45$ ISBN-2-7601 -1166-0 (46 p.) Programme du M.Ê.Q.Au niveau secondaire: Secrétariat médical: Nos 462-522 Au niveau collégial: Archives médicales: Nos 411-00 Auxiliaires infirmières: Nos 141-400 A l’éducation permanente: Secrétariat médical: No TMS-458 Le comité de parents a d’abord consulté les parents membres de chacun des 16 comités d’école du territoire sur les diverses formules actuellement expérimentées au Québec : 149 membres de comité d’écoles ont répondu soit 9 en moyennne par école.Première question: « Désirez-vous de l’anglais au préscolaire » : 47% ont dit oui, 49% ont dit non.« Au premier cycle du primaire?» 67% ont répondu oui, et 30% non.« Un cours enrichi d’anglais au second cycle »?79% sont d’accord.« Un cours spécialisé (arts, éducation physique, mora- le, religion) donné par le spécialistes de l’anglais langue seconde?» 52% approuvent, 45% désapprouvent.« L’intégration durant un semestre dans une école anglaise?» 51% s’y sont dit favorables et 44% sont défavorables.« Le bain linguistique dans un cours condensé de 5 mois »?66% ont adhéré à la formule contre 30% qui l’on rejettée.« Le programme spécial pour enfants bilingues?» 39% ont dit ouL 43% ont dit non.Le dossier transmis au DEVOIR n’indique pas si les parents consultés ont été informés en même temps des Fonds du Souvenir 1909-1986 77 ième SERVICE COMMÉMORATIF LE DIMANCHE, 1 JUIN 1986 15.00 heures Invité d’honneur Honorable R.E.J.Layton, M.P.entrée par chemin St-Charles, Pointe-Claire débats et des résultats de recherche qui entourent chacune des formules soumises à la consultation.Cette question de l’enseignement de l’anglais fait maintenant l’objet symbolique des luttes de pouvoir entre le ministère de l’Éducation et certaines commissions scolaires et entre les commissions scolaires elles-mêmes.Ainsi, malgré le régime pédagogique, la Commission des écoles protestantes du Grand Montréal offre l’enseignement de l’anglais dans ses écoles françaises dès la première année s’attirant ainsi une portion substantielle des nouveaux immigrants.Désireux de ramener ces élèves chez-élle ou à tout le moins de contrer le mouvement vers la CÉPGM, la CÊCM voudrait pouvoir faire de même dans certaines écoles de quartiers pluri-ethniques et a adopté récemment un plan d’action en ce sens.La controverse a même débordé sur le terrain judiciaire.L’an dernier la CÉPGM a contesté la constitutionnalité même du régime pédagogique qui prescrit que l’enseignement de l’anglais commence en 4e anneé.Elle a perdu mais l’affaire est en appel.Une vaste enquête sur la santé des québécois en janvier CAROLE BEAULIEU La première vaste enquête provinciale sur la santé physique et mentale des Québécois démarrera finalement en janvier 1987, deux ans après l’annonce de sa tenue et quatre ans après son « projet-pilote ».« Le processus a été ralenti par les multiples consultations qui ont entouré la définition du questionnaire d’enquête », a expliqué au DEVOIR la nouvelle directrice du projet, Mme Aline Émond.L’enquête était sous moratoire depuis octobre 1985.Elle a été relancée en avril 1986.Unique au Canada, l’enquête Santé-Québec a un budget d’un peu plus de $1,6 million.Elle est sous la responsabilité du ministère québécois de la santé et des départements de santé communautaire de la province.Selon Mme Émond, aucune enquête de cette ampleur n’a jusqu’ici été menée dans une autre province canadienne.« En Ontario, la ville de Toronto et la région d’Ottawa-Carleton ont fait des enquêtes, mais pas une province », explique-t-elle.Les données les plus récentes sur l’état général de la santé des Québécois remontent à l’enquête Santé-Canada menée en 1977-78.« Les indicateurs de vie en bonne santé développés par le Conseil des affaires sociales et de la famille (CASF) sont basés sur ces données », a expliqué Mme Émond, épidémiologiste et démographe.« Il est temps d’aller voir si la situation a changé, si les efforts des dernières années ont porté fruits.» Santé-Québec prévoit'publier ses résultats en juin 1988.Contrairement à l'enquête Santé-Canada, celle du Québec devrait être répétée à tous les cinq ans de façon à établir des bases de comparaison.Les données recueillies devraient permettre au ministère de mieux identifier les problèmes, besoins et secteurs prioritaires d’intervention.Elles devraient aussi orienter les politiques en fonction des besoins et tendances identifiées, en plus de fournir aux évaluateurs des programmes de santé une source de données permettant d’établir le lien entre habitudes de vie, problèmes de santé et consommation de service de santé.La cueillette des données s’étalera sur douze mois.Elle sera réalisée par une firme de sondage encore indéterminée et se fera dans le cadre de huit périodes de collecte tenant compte des saisons.Les Québécois sont-ils angoissés?Ont-ils vu le médecin au cours des deux dernières semaines?Ressentent-ils des malaises?Ont-ils des problèmes articulaires?À compter de janvier 1987, 36,000 Québécois passeront plus d’une heure et demiè à répondre aux questions d’un interviewer travaillant pour l’enquête Santé-Québec.La longueur de l’entrevue n’ef fraie pas les enquêteurs.Un pré test mené auprès de près de 1800 ménages de la région de Ri-mouski et de la municipalité de Verdun, a suscité des taux de réponses de 93 % et 83 %.Les personnes interviewées doivent aussi répondre par écrit à un questionnaire sur leurs habitudes de vie.Fument-elles?Font-elles usage d’aspirines?Mangent-elles sainement?Sont-elles actives physiquement?La ministre de la Santé et des Services sociaux, Mme Thérèse Lavoie-Roux, doit officiellement lancer l’enquête au mois de septembre.POUR OBTENIR DES CANDIDATES DE QUALITÉ UTILISEZ LES CARRIÈRES ET PROFESSIONS DU DEVOIR 842-9645 En vente dans les librairies: 4560 rue Station Saint-Denis Métro-Longueuil Montréal, Québec Longueuil, Québec Tél: (514) 849-1112 Tél: (514) 677-6525 168 est, rue Sainte-Catherine Montréal, Québec Tél: (514) 861-5647 4440 rue Saint-Denis Montréal, Québec Tél: (514) 843-6241 LE DEVOIR RENSEIGNEMENTS.(514)844-3361 Administration .(514)844-3361 Rédaction .:.(514) 542-9628 Publicité Générale.(514) 842-9645 Annonces classées.(514) 286-1200 Abonnements Mon,réal.(514) 844-3361 ou (514) 332-3890 Ouéboc.;.(418) 687-2034 Extérieur — Indicatif 514.1-800-361-6059 Indicatif 418.1-800-463-4645 Indicatif 819.1-800-361-5699 Indicatif 613.1-800-361-5699 LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 A 16H30 LE DEVOIR ESSENTIEL! « 4 Le Devoir, samedi 31 mai 1986 ¦ A-3 Les profs retraités : bonheur et misères JEAN-PIERRE PROULX Si quelque 75% des retraités de l’enseignement ont une vie marquée par le « bonheur de vivre », celle du dernier quart a « couleur de difficulté de vivre ».Les femmmes sont proportionnellement plus nombreuses dans la seconde catégorie.Autant la vie des premiers est marquée par « le bien-être physique et psychologique, d’aisance matérielle convenable, de dynamisme, d’action, d’engagement social », autant la journée des seconds est faite « de maladie et d’infirmités, de pauvreté, de solitude et d’isolement, de sentiment de rejet et d'inutilité, d’inquiétude, d’angoisse, de désespérance ».C’est le portrait général que vient de tracer de ses membres l’Association des retraités et des retraitées de l’enseignement du Québec ( AREQ).Près de 4000 retraités sur les 7443 que compte l’AREEQ ont répondu en juin 1985 à un « questionnaire exhaustif » sur leurs conditions de vie.L’analyse des réponse's a été menée par M.Fernand Toussaint et publiée hier par l’AREQ et la CEQ au-quelle elle est affiliée.C’est enquête est une première pour TA-REQ.Les retraités de l’enseignement, révèle celle-ci, reçoivent, de leur fonds de retraite, $15,664 en moyenne annuellement, dans le cas des hommes, et $11,083, dans le cas des femmes, pour une moyenne générale de $12,134.Les hommes, 3.5 fois nombreux que les femmes, reçoivent en fait près de 30% de plus.Le revenu total des hommes est de $27,467 et celui des femmes de $20,279.Cependant 18,7% des retraités ont un revenu annuel de moins de $15,000 et 8,6% de moins de $10,000 ce qui les place tout près ou en deçà du seuil de la pauvreté établi par le Conseil canadien de développement social.Fait à noter, 40% ont des personnes à leur charge.Les retraités de l’enseignement ont en moyenne 67 ans.Ils ont enseigné pendant 29 ans et ont quitté leur emploi depuis près de 9 ans.Près du quart ont pris leur retraite pour des raisons de santé.Le tiers, du reste, éprouvent toujours des sérieux problèmes à cet égard ; 50% estiment que les services leur sont facilement accessibles et 30% vivent dans l’inquiétude quant à leur sécurité physique.AGENCE DU LIVRE e Suzanne 2 1246, Té rue Saint-Denis.Montréal I.: 844-6896.844-4967 LaSalle Coke : la Ville n’hésitera pas à exproprier pour procéder à l’enfouissement des déchets toxiques LOUIS-GILLES FRANCOEUR La municipalité de LaSalle n’hésitera pas à exproprier, au besoin, les terrains que possède la compagnie sur le site de l’ancienne usine de La-Salle Coke en utilisant les pouvoirs que l’Assemblée nationale vient de lui octroyer pour assurer l’enfouissement sécuritaire des déchets toxiques des rues Bélec et Sylvestre.C’est ce qu’a déclaré hier le maire de LaSalle, M.Michel Leduc, au cours d’une conférence de presse convoquée pour réfuter les allégations de certains médias voulant que cette ville force présentement la main aux quatre propriétaires irréductibles des rues Bélec et Sylvestre.Ces quatre résidences font.partie d’un groupe de 14 maisons qui devront être démolies cet été pour permettre le nettoyage de l’ancien dépotoir municipal bourré de toxiques sur lequel elles sont construites.L’Assemblée nationale a adopté, il y a deux jours, un bill privé permettant à Lasalle d’exproprier au besoin M.Michel Leduc les récalcitrants.La ville n’aura pas non plus à se soumettre à un référendum pour procéder à l’emprunt des $1.8 millions nécessaires à l’achat des résidences.La même loi permet aussi à Lasalle d’exproprier au be- soin les terrains de l’ancienne usine de Lasalle-Coke, propriété de 89205 Canada Inc, dont elle aura besoin pour entreposer sécuritairement les 100,000 tonnes de toxiques qui seront excavées de l’ancien dépotoir municipal et qui dorment à quelques centaines de pieds seulement de la prise d’eau de la ville de Montréal.Les tests effectués depuis un an démontrent que les toxiques de l’ancien dépotoir ne menacent pas la santé et la sécurité des personnes installées au dessus.Mais pour ramener à zéro le risque d’un accident environnemental, le ministre de l’Environnement, M.Clifford Lincoln, a passé par dessus ses réticences personnelles et accordé finalement les $6.5 millions nécessaires au nettoyage du site.Les négociations qui se sont déroulées jusqu’ici avec 89205 Canada Inc, dans laquelle Westcliff a des intérêts importants, n’ont pas abouties.« Nous n’hésiterons pas, s’il le faut, à exproprier les terrains nécessaires à l’enfouissement de ce qu’on va extraire de l’ancien dépotoir, expli- Le malaise à la justice : démission du juge en chef adjoint de la Cour provinciale BERNARD MORRIER Parce qu’il ne se considère plus un interlocuteur valable tant vis-a-vis le ministre de la Justice, M.Herbert Marx, qu’aux yeux du juge en chef de la Cour provinciale, le juge en chef adjoint de ce même tribunal pour le district de Montréal, M.Louis Vail-lancourt, a remis hier sa démission de son poste.Les motifs de la démission, qui prenait effet hier, ont été transmis par lettre au juge en chef Gaston Rondeau mais cette lettre n’a pas été publiée.Toutefois, le malaise qui règne quant au sort de 99 secrétaires judiciaires et de 76 huissiers-audienciers, tous employés occasionnels dont seraient éventuellement privés les juges de la Cour supérieure et des différents tribunaux provinciaux, selon une décision de M.Marx, n’est pas étranger à la décision soudaine du juge Vaülancourt.Dans un premier temps, les juges de la Cour provinciale auraient demandé à leur juge en chef Rondeau d’avoir dans ce débat avec le ministre de la Justice le même comportement que le juge en chef de la Cour supérieure, M.Alan B.Gold, qui, lui, a réussi à faire l’unanimité de ses juges derrière lui, tout en préférant que les problèmes de personnel dans les circonstances soient réglés par les tribunaux.On croit savoir que le juge en chef Rondeau aurait refusé de s’engager au nom de ses collègues et que, même deux jours après que la Cour supérieure ait ordonné au ministre de la Justice de surseoir dans le renvoi des employés occasionnels en cause au moins jusqu’au 2 juin, ce même juge aurait rencontré M.Marx pour lui dire qu’il était d’accord avec le principe d’avoir une secrétaire pour deux juges et ce, sans avoir consulté ses collègues.Ce qui va à l’encontre du désir des 43 juges provinciaux qui ont intenté des procédures au début du mois.Bien que le juge Vaillancourt ne soit pas au nombre des 43 requérants, il sem- ! que son appui à ses collègues de la Cour provinciale.En outre, l’ensemble des juges n’est pas favorable au fait que le juge en chef Rondeau ait accepté de négocier avec M Marx après avoir refusé de le faire au départ.Enfin, le ministre de la Justice convoquait lundi dernier les différents juges en chef des tribunaux provinciaux pour tâcher de régler les problèmes de personnel judiciaire, mais le juge Vaillancourt n’y aurait pas été invité.Ce dernier aurait estimé par ce geste que l’autorité des juges en chef adjoints était mise en cause et que s’il ne constituait plus un interlocuteur valable pour le ministre, il valait mieux qu’il cède sa place à un autre.Quant à l’éventuel successeur du juge Vaillancourt, personne pour le moment ne peut l’identifier, sauf que les possibilités à cet effet sont d’aller voir parmi ses 43 collègues qui contestent les coupures budgétaires du ministère de la Justice.Non sans peine, Pointe-Saint-Charles réussit à avoir son jardin communautaire HÉLÈNE TAINTURIER Grâce à des pressions d’un groupe de citoyens et peut-être aussi à cause de l’intérêt des médias pour cette affaire, la Ville de Montreal vient finalement d’approuver, après quelques tiraillements, le premier projet de Audiences du CCCI Le Conseil des communautés culturelles et de l’immigration (CCCI), présidé par Me Juanita Westmore-land-Traoré, tiendra le 12 juin des audiences publiques.Il s’agit d’une première et le thème choisi touche le secteur des communications.Le CCCI cherche à’ vérifier quel traitement est accordé à la dimension multiethnique, multiraciale et multiculturelle du Québec dans les médias.Le Conseil attend les inscriptions des personnes ou groupes désireux d’intervenir.Les notes écrites et les mémoires devront être déposés le 10 juin au plus tard.Dans un avis récent transmis au ministre Louise Robic, le CCCI, à l’unanimité, déplorait le sort fait par Radio-Québec a « Arrimage », seule télémission de la télévision francophone à s’ouvrir systématiquement aux communautés culturelles.création d’un jardin communautaire à Pointe-Saint-Charles.Dans des circonstances nébuleuses, un groupe de citoyens de ce quartier avait en effet été subitement privé, la semaine dernière, de la subvention municipale qui lui avait été promise et devait lui permettre de créer,cet été, le jardin communautaire.Suite à ce refus, les organisateurs du projet ont tenu, mardi dernier, une conférence de presse.Le lendemain matin, ils recevaient un coup de téléphone du conseiller municipal de Pointe-Saint-Charles, M.Yves Magnan, qui leur annonçait que le comité exécutif de la Ville de Montréal révisait leur demande.Le soir même, le comité exécutif débloquait des fonds pour ce projet.Le conseiller municipal de Pointe-Saint-Charles avait dès l’automne dernier donné son appui au projet.Il avait d’ailleurs annoncé aux citoyens, en février dernier, que le projet avait été officiellement accépté.Depuis, les délégués du jardin de Pointe- Saint-Charles avaient bel et bien reçu du comité exécutif de la ville de Montréal leurs cartes de membres ainsi que la liste officielle des jardins communautaires pour 1986, liste où figurait le Jardin de Pointe-Saint-Charles.Mais, au début du mois, les travaux de construction du jardin n’avaient toujours pas commencé.Les délégués ont appris officieusement que l’administration municipale avait abandonné le projet, faute d’argent.C’est alors que les citoyens du quartier ont décidé d’intensifier leurs moyens de pressions, avec l’heureux résultat que l’on connaît.Les travaux de construction du jardin communautaire ont commencé hier matin.VENTE AUX ENCHÈRES DE LUMINAIRES LAMPES, APPLIQUES MURALES, LUSTRES, PROJECTEURS ET PLAFONNIERS Mardi le 3 juin 1986 à 19H00 par le ministère de Iégor de Saint Hippolyte Commissaire Priseur , 1 I.• j m pi» ii % H en plusieurs exemplaires Exposition Vendredi: 30 mai de 18h 4 21h Dimanche: 1er juin de 12h à 17h Samedi: 31 mai de 12h 4 17h Lundi: 2 juin de 12h 4 21h Provenant d'une partie de l’inventaire de la Boutique «Ail COURANT» (angle Green et Ste-Catherine, Westmount) et d'un projet de décoration non réalisé.Plus de
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