Le devoir, 20 février 1986, Page(s) complémentaire(s)
Montréal, jeudi 20 février 1986 Nuageux, risque de bruine verglaçante Max : 2 (détail page 7) Vol.LXXVII — No 42 ?/ y La petite botte où l'on mange bien extérieur de Montréal métropolitain 50 cents Côte-Nord Gaspesie Toronto Nouveau-Brunswick 60 cents 50 CENTS Mulroney prévient qu’il ne devra pas y avoir d’écart à l’entente Québec-Ottawa Québec accueillera le second sommet en 1987 BERNARD DESCÛTEAUX PARIS - La ville de Québec sera l’hôte du deuxième sommet des pays francophones à l’automne 1987, un événement qui sera organisé et présidé conjointement par le gouvernement fédéral et le gouvernement québécois.Les 41 participants au premier sommet de la francophonie qui a pris fin hier dans la capitale française ont en effet accepté l’invitation qui leur avait été faite par les gouvernements canadien et québécois.L’acceptation de cette invitation a été accueillie avec une satisfaction évidente par les premiers ministres Brian Mulroney et Robert Bourassa, déjà ravis par le déroulement général de la rencontre de Paris.Pour M.Mulroney, «le Canada sort grandi » de ces trois jours qui, de dire M.Bourassa, ont constitué « un triomphe diplomatique » pour le Québec.La satisfaction des deux premiers ministres tient au fait que chacun à leur manière ont pu incarner et exprimer internationalement la dimension francophone du Canada.Que cette expression puisse se revivre Photolaser AP Le président français François Mitterrand et le premier ministre Brian Mulroney à l’issue du premier Sommet de la francophonie qui s’est terminée hier à Paris.une deuxième fois, en territoire québécois, ne pouvait qu’ajouter à leur satisfaction et faire oublier les petits incidents de parcours qui ont pu marquer le déroulement du sommet.Des incidents, qui, ont-il promis chacun à leur manière, ne se reproduiront pas.Les délégations canadienne et québécoise, bien avant le début du sommet, avaient entrepris leur campagne pour faire valoir la candidature de Québec, candidature qui n’a jamais eu de véritable concurrente.Si certains pays ont manifesté leur désir à un moment donné d’obtenir la tenue du deuxième pays, le véritable obstacle à la candidature de Québec était la crainte de certains pays de voir reprendre les éternelles chicanes Canada-Québec au moment de l’organisation de ce deuxième sommet.Cela a amené les deux gouvernements à signer hier, avant la clôture du sommet, un protocole d'entente sur les principales modalités de l’organisation de ce sommet.Ainsi, il est déjà acquis que ce deuxième sommet aura la même forme que celui qui vient de se terminer, soit un sommet à deux volets: un volet économique et politique; un volet dit de coopération culturelle et technique, qui occupera environ les deux tiers du sommet.Les modalités de participation du gouvernement québécois au sommet de Québec seront les mêmes que lors du premier sommet.Son premier ministre pourra participer aux discussions du premier volet sur invitation Voir page 10: Québec '87 M.Robert Bourassa Les participants sont confiants de cimenter une nouvelle alliance BERNARD DESCÔTEAUX PARIS — Le sommet des pays francophones n’est pas encore le club politique auquel certains ont rêvé, mais tout au moins la francophonie est-elle « sortie d’un trop long sommeil » pour entrer dans une phase de renaissance.Telle est la conclusion qu’a tirée hier le président François Mitterrand à l’issue de la première conférence au sommet des pays et communautés ayant en commun l’usage du français.Au cours de la cérémonie de clô- ture de cet événement qui avait attiré la participation de 41 délégations, le président français a souligné qu’il y avait une volonté manifeste de tous les pays de donner une suite à cette rencontre, d’autant plus qu’il y a de quoi travailler.La coopération qui s’est établie entre les participants est nouvelle et pas encore tout à fait naturelle.On rencontrera des difficultés car il n’existe pas une identité de vue automatique, a-t-il cependant prédit.La confiance l’anime toutefois, ne serait-ce qu’en raison de la franchise des débats que les journalistes ont pu constater de visu.En raison d’une er- reur technique, on a en effet diffusé en direct un discours du président ivoirien Houphouet-Boigny qui a lancé un vibrant appel aux pays du Nord pour qu’ils assument leurs responsabilités.Dressant un ordre de priorités pour l’avenir, le président Mitterrant a d’ailleurs placé au haut de la liste la question des relations Nord-Sud.« C’est le problème numéro un, un problème plus explosif que la bombe atomique car il n’y a pas d’équilibre salvateur (de la dissuasion).C’est le déséquilibre qui peut perdre le monde », a soumis le chef de l’Etat Voir page 10: Sommet Les députés libéraux ajustent leur propre hausse au même niveau AU SOMMAIRE Le gouvernement offre des hausses salariales « maximales » de 3.5 % à ses 300,000 employés GILLES LESAGE QUÉBEC — Québec offre une hausse salariale de 3.5 %, pour l’année en cours, à l’ensemble des 300,000 M.Paul Gobeil 4 > ' employés du secteur public et para-public.Cette ponction de $ 333 millions est le maximum que le gouvernement peut faire, estime le président du Conseil du trésor, en raison des contraintes, financières et autres, que le bien commun lui impose.M.Paul Gobeil souhaite que les négociations, largement décentralisées et sectorielles, qui s’amorcent, dans le respect intégral du cadre nouveau prévu par la loi 37 de juin dernier, portent uniquement sur la signature d’un véritable contrat de travail, et n’aboutissent pas à des décrets, comme ce fut le cas en 1982.Mais il ne veut pas que les centrales et les syndicats en cause en profitent pour remettre en question les grandes politiques et orientations gouvernementales.Pour mieux démontrer le sérieux de sa démarche, le ministre a fait savoir que les députés libéraux, qu’il avait informés en matinée, ont décidé à l’unanimité d’ajuster leur propre hausse salariale à celle que le gouvernement propose à ses serviteurs.Ainsi, l’augmentation de 4.35 % entrée en vigueur au début de l’année, en vertu de la loi de l’Assemblée nationale - qui prévoit un ajustement automatique annuel à l’indice des pix à la consommation - sera ramenée à 3.5 % pour toute l’année 1986.M.Gobeil souhaite que les péquistes en fassent autant.Accompagné de ses deux collègues qui sont partie aux négociations, M.Claude Ryan (Éducation) et Mme Thérèse Lavoie-Roux (Santé et Services sociaux), et de nombreux représentants patronaux, M.Gobeil a donné une conférence de presse, au cours de laquelle il a rendu publiques les grandes lignes des offres que le gouvernement çt ses partenaires ont Voir page 10: Offres 3rguindeguy parle déjà de brasse-camarades réception et frustration marquent ‘s premières réactions syndicales nfrptrr.r n.tt.nF.vniR.pni — Le Syndicat des fonctionnaires de main morte hier nour aualif QUÉBEC (LE DEVOIR-PC) Déception et frustration ont marqué hier les premières réactions des porte-parole syndicaux aux propositions du gouvernement québécois, certains allant même jusqu’à évoquer un nécessaire « brasse-camarades ».Le Syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec « n’es* pas à la veille » d’accepter les offres gouvernementales.Son président s’attend à de longues négociations « avec du brasse-camarades ».Le président du SFPQ, M.Jean-Louis Harguindeguy, n’y est pas allé de main morte hier pour qualifier les propositions salariales du gouvernement libéral.« Elles ne nous satisfont absolument pas.Il n’y aura pas d’accord rapide sans brasse-camarades », a-t-il promis en conférence de presse.Voir page 10: Réactions Le ratissage d’Israël au Sud-Liban prend des proportions Un des deux soldats BEYROUTH (AFP) - Un interlocuteur anonyme se réclamant de la Résistance Islamique, a annoncé hier soir, dans un appel téléphonique à une agence de presse étrangère à Beyrouth « l’exécution » de l’un des deux militaires israéliens fait prisonniers lundi au Sud-Liban.D’ailleurs, le porte-parole des Casques bleus au Liban a lancé un sérieux avertissement aux parties en disant que la situation s’était gravement dégradée hier au Sud-li-ban, au troisième jour du ratissage entrepris par l’armée israélienne pour retrouver ses deux soldats.« La situation est devenue très tendue au Sud-Liban, et nous mettons en garde toutes les parties contre les risques très sérieux d’un bain de sang dans la région »’, a dit le porte-parole de la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban).En ce qui a trait à l’exécution d’un prisonnier, l’interlocuteur anonyme a précisé hier que la Résistance Islamique a exécuté la sentence de mort contre l’un des deux otages israéliens conformément aux termes de l’ultimatum précédemment fixé à l’armée israélienne.L’interlocuteur a aussi dit hier que l’identité du prisonnier israélien exécuté sera divulguée ultérieurement.Il ajouté que son organisation « poursuivra ses opérations contre les envahisseurs sionistes jusqu’à ce que le dernier soldat israélien soit boutté hors de tous les territoires occupés».La Résistance Islamique, qui regroupe des miliciens musulmans intégristes proche du Hezbollah israéliens (parti de Dieu, pro-iranien) avait menacé hier soir d’exécuter l’un des deux militaires israéliens qu’elle affirme détenir si l’armée israélienne ne s’était pas retirée hier avant 19h des régions du Liban-sud où elle a récemment pénétré.Le général Ouri Orr, commandant en chef pour cette région du Liban avait rétorqué que cet ultimatum « n’existe pas ».Et, à la télévision, le ministre de la Défense israélien, M.Yitzhak Rabin, a déclaré deux heures avant l’annonce de l’exécution que l’opération se poursuivrait malgré la menace de mort.(Une autre organisation, les Opprimés de la terre avait annoncé, mardi soir, l’exécution d’un prisonnier israélien).À Tel-Aviv, un porte-parole militaire s’est refuse hier soit t corn- niBHMiajneMBHflHMIMMMMMHMHMMHHURMMNMMMMIMIlKMM alarmantes aurait été mentaire sur l’annonce de l’exécution.L’armée israélienne effectue présentement une opération de battue d’une ampleur sans précédent depuis son retrait du Sud-Liban en juin dernier, à la recherche de deux militaires israéliens disparus lors d’une embuscade tendue dans la zone de sécurité qu’elle contrôle au Sud-Libanle long de sa frontière nord.Cette opération menée dans une zone contrôlée par la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) et à laquelle participent des centaines de chars et de véhicules blindés, des hélicoptères de combat de type « Cobra », et des vedettes militaires, s’est soldé jusqu’à présent par la mort d’au moins quatre habitants du Sud-Liban, présentés par l’armée israélienne comme des exécuté membres du Hezbollah, et par des dizaines d’arrestations.Les autorités militaires israéliennes n’avaient pas encore réagi hier au moment de mettre sous presse à l’annonce de la mort d’un des leurs mais dans la journée ils s’étaient déclaré déterminées à poursuivre les opérations de recherche jusqu’à leur terme.Le ratissage sans précédent commencé lundi par Tsahal avec le concours de centaines de chars, d’avions et d’unités navales s’est encore amplifié hier matin, indiquait-on de source militaire israélienne.La Résistance Islamique avait revendiqué la responsabilité de l’embuscade au cours de laquelle les deux militaires israéliens ont été capturés.GARNEAU INVITE CHRÉTIEN À FAIRE COMME LUI Intervenant à son tour dans le débat qui divise les libéraux fédéraux du Québec, le chef du caucus québécois, M.Raymond Garneau, a invité hier M.Jean Chrétien à imiter son attitude envers M.Claude Ryan en 1978 et à se rallier à John ( Turner.Page 2 ECONOMIE REJET DU DROIT DE GRÈVE DANS LE SECTEUR PUBLIC Un sondage CROP dont le Conseil du patronat du Québec a révélé les résultats hier démontre que les Québécois rejettent massivement le droit de grève dans le secteur des services publics.En outre, le I sondage conclut que les salaires offerts dans ce secteur devraient s'aligner sur la pratique dans le secteur privé.Page 11 MISE EN GARDE DE LA RÉSERVE US Le président de la Réserve fédérale américaine, M.Paul Volcker, a formulé une mise en garde contre l’éventualité de poussées inflationnistes qui pourraient suivre la récente baisse du dollar.Page 11 L’ATTITUDE DES USA FACE AU LIBRE-ÉCHANGE M.Thomas Niles, amabassadeur des États-Unis au Canada, est venu exprimer hier aux représentants des milieux d'affaires à Montréal l’attitude du gouvernement américain face au libre-échange.Selon l'ambassadeur, les PME américaines ne bénéficieront pas toutes d'échanges commerciaux plus libres Page 11 La bonne affaire c’est toujours chez CUIR N° 1 LE CANAPÉ TROIS PLACES PAMIR COÛTE NORMALEMENT 2120$, MAIS DU 6 AU 22 FÉVRIER, VOUS LE PAIEREZ SEULEMENT 1695* i k i 'J 10 B Le Devoir, jeudi 20 février 1986 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Offres entrepris de faire auprès de 90 tables sectorielles.On ne sait encore s’il y aura une table centrale pour les questions salariales et à incidences financières.Le ministre évalue à 9 323 millions (qui s’ajoutent à la masse salariale globale de 9 9.2 milliards) le coût total pour 1986 de l’augmentation de 3.5 % qui est proposée sur les échelles salariales, à l’ensemble des employés de l’Etat.Il faut ajouter à cela des avancements d’échelons, qui coûteront 1.2 % ou 9110 millions de plus, pour un total de 4.7 % ou 9 433 millions.Mais comme le gouvernement veut récupérer par ailleurs quelque 9100 millions en avantages sociaux - voir autre article à ce sujet en page 2 -, l’offre globale est ramenée à 3.5 % et 9 333 millions en 1986.Ceci est conforme à une directive très ferme du gouvernement, qui veut suivre l’évolution des salaires dans le secteur privé.Mais le secteur public garde encore un avantage comparatif de 3 %.Mais l’offre globale représente à peu près trois fois moins que ce que les centrales syndicales réclament, leurs demandes financières totalisant environ 10% pour la seule année en cours.Pour sa part, à l’issue de la séance d'information, le porte-parole de l’opposition a estimé que les libéraux voulaient gérer le Québec comme une «business» et ne tenaient pas compte de la contribution importante qui a été demandée aux employés publics en 1982, en raison de la crise qui sévissait alors.M.François Gendron, député d’Abitibi-ouest et ancien ministre de l’Éducation, a formulé les commentaires préliminaires suivants: • il s’étonne d’abord que les libéraux, qui dénonçaient le nouveau cadre de négociations proposé par la loi 37, n’aient rien de plus pressé que de s’en prévaloir, maintenant qu’ils sont aux commandes; • les libéraux tiennent promesse en tentant de gérer le Québec comme une «business», sur la foi d’un seul bilan comptable; • le gouvernement ne tient nul compte de l’importante contribution financière qui fut demandée aux employés en 1982 (réduction de salaire de quelque 20% pendant trois mois), à cause de la crise économique et financière ; il n’y a pas de telle crise, mais les libéaux font tout comme; • la diminution salariale de 1 % (ou de 9 450) que les députés ministériels s’imposent est purement symbolique, une simple pirouette qui n’a pas sa place dans un débat aussi important pour la société québécoise; • en raison de l’effort de 1982, il aurait fallu cette fois nuancer les offres, les raffiner selon les catégories et les niveaux d’emploi.Mais à l’inverse, pour le président du Trésor, le cadre normatif et les conditions générales de travail du secteur public - enviables et souvent exceptionnelles - font l’envie du secteur privé.Définir les conditions de travail des uns au détriment du ni-vau de vie des autres serait inacceptable.Il ne veut toutefois pas remettre ces acquis en cause, mais il veut que les efforts portent uniquement sur la définition et la signature d’un véritable contrat de travail, laissant ainsi intactes les responsabilités dévolues à l’Assemblée nationale et au gouvernement.Aussi, il n’est pas question de révoquer la loi 37, ainsi que le réclament les centrales syndicales.« C’est dans le respect de ce cadre et avec la ferme volonté d’en tirer tout le bénéfice possible que nous avons aménagé l’organisation des négociations.Le dépôt des offres à des tables décentralisées, insiste M.Gobeil, illustre bien notre volonté d’explorer les voies nouvelles qui nous sont offertes.» Si besoin en est, ajoute M.Ryan par la suite, ce cadre législatif ne sera revu qu’à l’issue de la présente ronde triennale de négociations.Outre le cadre de négociations, il y une autre contrainte: la situation économique et, donc, la capacité fort restreinte de l’Etat à répondre adéquatement aux nombreux besoins.« Ce n’est un secret pour personne que la situation financière au Québec est fort difficile.Elle est même telle que si nous nous en tenions strictement aux contraintes qu'elle nous impose, nous serions forcés de déposer des offres patronales d’où serait absent le chapitre sur les augmentations salariales.Le degré « 0 » serait donc plus près de la réalité que toute autre proposition», dit M.Gobeil.Le gouvernement ne veut toutefois pas faire porter aux seuls employés de l’État le poids d’une situation qui ne saurait leur être entièrement imputée; mais il leur fait des offres justes et raisonnables, qui exigent d’eux une certaine contribution au règlement de la situation financière d’ensemble.Ces offres reposent sur les principes suivants: • respect de la conjoncture financière générale et contribution des employés de l’État à son redressement; • élaboration de mesures visant à améliorer la productivité des 300,000 employés; • alignement de la rémunération (salaires et avantages sociaux) du secteur public sur celle du secteur rivé: cette année, une certaine sta- ilité est de rigueur dans les structures de rémunération, qui augmenteront de 3 à 4.5 % au Québec, selon l’Institut de recherche et d’information sur la rémunération, créé par la loi 37.D’où l’offre de 3.5 % sur les échelles salariales, sauf pour certaines catégories d’employés, principalement des professionnels ayant atteint le grade 1 : ces derniers toucheront plutôt une hausse forfaitaire.M.Gobeil explique que ce grade a perdu son sens au cours des années, ayant été accordé de façon quasi automatique à la majorité des professionnels.Il propose donc une nouvelle classe dite de professionnels seniors, aux postes désignés et contingentés, avec rémunération au mérite.M.Gobeil réitère son voeu pour des négociaions menées rondement et qui ne traînent pas en longueur, de façon à économiser temps, énergie et ressources, qui doivent être investis plus utilement dans le bien commun.« Les offres patronales représentent le maximum de ce que le gouvernement peut offrir pour la poursuite de sa mission à l’intérieur des contraintes que le bien commun lui impose.Laissons maintenant jouer les règles de la négociation et faisons confiance à ceux qui en ont la resposabilité.Restons également vigilants pour que cette démarche démocratique ne s’égare pas dans des détours inutiles.» Rappelons qu’en vertu de la loi 37: • la négociation sur les salaires est désormais annuelle, d’où les offres d’hier qui ne portent que sur l’année 1986 et permettent des règlements locaux adaptés aux milieux de travail; • certaines conditions de travail seront négociées localement en éducation, et des arrangements locaux sont possibles dans le secteur de la santé et des services sociaux où, de plus, les négociations se feront par categories d’etablissements plutôt que dans un regroupement de l’ensemble des institutions; • des mécanismes précis et sévères sont prévus pour le mantien des services essentiels.De son côté, M.Ryan note que la même offre salariale est faite aux trois réseaux.Compte tenu que la rémunération moyenne est plus élevée en éducation, cette donnée n’est pas négligeable.Le ministre fait état de la stabilité recherchée, ce qui exige un règlement négocié et le rejet de changements brutaux et arbitraires.D’où le maintien de la tâche éducative à son niveau actuel, même si les conditions québécoises demeurent à cet égard sensiblement meilleures que dans le reste du Canada.Il croit pouvoir les maintenir, y apporter même certaines améliorations à la faveur des négociations.Mais l’augmentation du temps de présence à l’école ne sera pas faite cette année.Quant à Mme Thérèse Lavoie-Roux, elle fait état du maintien d’un atout inestimable, à savoir la sécurité d’emploi, avec certains aménagements raisonnables et justes pour tous.Insistant sur le maximum offert dans les circonstances, M.Gobeil estime que des aménagements et ajustements restent possibles, mais à l’intérieur de la masse salariale proposée, pas au-delà.Il reconnaît que les employés publics ont été dure- AUJOURD’HUI Les institutions suivantes sont fermées pendant la grève des cols bleus de la Ville de Montréal : l’Aquarium, le Planétarium, les quartiers d’hiver des animaux au parc Angrignon.Les maisons de la Culture et les bibliothèques demeurent cependant ouvertes, à l’exception de la bibliothèque de Pointe aux-Trembles et du Bibliobus.¦ La troisième causerie de la série « En-tre-trois », intitulée * Les fleurs printanières de nos sous-bois », se donnera au Centre culturel de Longueuil, à compter de 19 h.Rendez-vous au Centre (100, rue Saint-Laurent ouest).646-8612.¦ Le département d’histoire de l’art de l’Université de Montréal vous convie à une conférence de M.Jürgen E.Müller, intitulée « Renoir et Maupassant : une partie de campagne ».Rendez-vous au pavillon Jean-Brillant, salle 4240, à 20 h.Il y aura projection d’un film documentaire intitulé Cela récolte des dollars au Caf’tiers (Café de solidarité internationale, 4933, rue de Grand-Pré, une rue à l’ouest de Saint-Denis).Rendez-vous à 20 h.Le film sera suivi d’une discussion animée par des personnes-ressources.L’exposition « Enfants de l’holocauste : legs d’une génération disparue » sera retenue jusqu’à la fin de juin.Le sort des enfants juifs en Europe, de 1925 à 1945, y est exploré pour la première fois de façon visuelle.Cette exposition est accompagnée d’un diaporama.Rendez-vous à l’édifice Cummings (5151, chemin de la Côte-Sainte-Catherine).735-2386.¦ Jean-Louis Victor expliquera l’origine et les principes de base du tarot et ini- tiera les participants à l’utilisation de cette technique de compréhension personnelle.Cette soirée aura lieu à 19 h 30 au 10055, rue Papineau; elle s’adresse à tous ceux qui désirent en connaître davantage sur cette technique ancienne.389-5447.¦ « Comment motiver ses employés ?» : tel est le thème d’un séminaire qu'offira le collège Marie-Victorin, ce jeudi de 9 h à 16 h 30, au Ramada-Inn.325-0150, poste 381.¦ Un programme de formation interculturelle pour enseignants sera offert par le Centre interculturel Monchanin.Le premier cycle, un cours d’introduction sur l’éducation interculturelle, aura lieu chaque jeudi soir du 20 mars jusqu’au 17 avril.On peut s’inscrire au 288-7229.¦ Si vous êtes intéressé par un emploi de responsable, animateur, animatrice de groupe, moniteur, monitrice d’activités, ou infirmière au camp Jeune-Air, affilié au Centre Immaculée-Conception, vous pouvez assister à l’une de deux soirées d’information sur le sujet qui auront lieu ce jeudi à 19 h 30 et le jeudi 13 mars à la même heure.Rendez-vous au Centre Immaculée-Conception (4265, rue Papineau).527-1256.¦ L’école des affaires publiques et communautaires de l’universite Concordia (2149, rue Mackay) tiendra une journée d’accueil, ce jeudi entre midi et 20 h.Tout au long de cette journée, des étudiants et étudiantes et des professeurs de l’institution seront disponibles afin de répondre aux questions relatives à l’école.848-2576 entre 9 h et 17 h.ment touchés par les décrets de 1982, mais leur avantage comparatif sera encore de 3 % sur le secteur privé, les offres pour 1986 incluses.Pour l’instant, il n’y a pas de tables centrales.M.Gobeil reste vague à ce sujet, insistant plutôt sur les négociations sectorielles et décentralisées prévues par la nouvelle loi, mieux adaptées aux situations particulières.Mais il ajoute, et ses fonctionnaires confirment, que la loi n’interdit pas une certaine centralisation, contrairement à ce que certains opinent dans les milieux patronaux, partenaires du gouvernement.On signale de plus que, dans le passé, la table centrale sur les salaires s’est faite de façon informelle ou officieuse, hors du cadre législatif proprement dit, par délégation, selon la volonté des parties.De sorte qu’il pourrait en être encore ainsi cette année.4 Réactions M.Harguindeguy avait d’ailleurs choisi de tenir sa conférence de presse mercredi matin, deux heures avant celle du président du Conseil du trésor, se gardant ainsi la primeur de la nouvelle.C’est ironiquement le président du SFPQ et non M.Paul Gobeil qui a dévoilé aux journalistes le contenu des offres gouvernementales.La première séance de négociation avec le SFPQ aura lieu les 11 et 12 mars.Les pourparlers ne porteront alors que sur les clauses normatives.Mais déjà, les déclarations du président du SFPQ laissent présager un climat d’affrontement.« Si la seule façon de faire entendre raison au gouvernement c’est la manière forte, on ira », a-t-il lancé, sans préciser ce qu’il entendait par la « manière forte ».Le président du Syndicat des fonctionnaires prévoit « un été chaud » si le gouvernement s’en tient aux offres soumises hier.M.Harguindeguy invite le président du Conseil du trésor à « faire ses classes pour apprendre c’est quoi la politique », s’il veut parvenir à s’entendre avec les 300,000 syndiqués du secteur public et parapublic.Le SFPQ demande 10.6 % d’augmentation salariale pour 1986.Le gouvernement offre 3.5 %.Avec une telle offre, juge M.Harguindeguy, les fonctionnaires perdent encore une fois du pouvoir d’achat, n’obtenant même pas une hausse équivalant au coût de la vie.M.Harguindeguy s’en prend aussi à d’autres mesures annoncées par le gouvernement libéral, dont les restrictions concernant le temps supplémentaire et le gel des primes dféloi-gnement.Ces primes, selon le président du SFPQ, seront supprimées pour les nouveaux employés et gelées pour les travailleurs actuellement à l’emploi de l’État.Le président du SFPQ tient mordicus à certaines clauses normatives, qui sont à ses yeux « plus importantes que le salarial ».Il cite en exemple le recours aux employés occasionnels contre lequel les syndicats se battent depuis plusieurs années.Or, le gouvernement ne semble pas vouloir diminuer le recours à cette pratique, déplore-t-il.Contrairement au président du Conseil du trésor.M.Paul Gobeil, M.Harguindeguy s’est dit « vraiment pas pressé » d’en arriver à une entente.À un journaliste qui lui faisait remarquer que M.Gobeil avait mentionné sa volonté d’en arriver à un règlement en juin, M.Harguindeguy a ironiquement rétorqué: « juin 87?» et a souri.« Avec ces propositions, nous ne sommes pas pressés.On n’est pas à la veille de signer.» Le SFPQ représente 42,500 employés de la fonction publique québécoise.Les premières réactions de la Confédération des syndicats nationaux restent fidèles à la tradition.La première vice-présidente de la CSN, Mme Monique Simard, a en effet exprimé, sans animosité, une déception réelle et une frustration certaine à la lecture rapide des documents patronaux « qui ne répondent pas aux principales préoccupations du monde du travail ».Aux chapitres de l’emploi, des femmes et des salaires, Mme Simard constate que le gouvernement a ignoré les principales demandes de la centrale déposées le 19 décembre dernier.« Notre première évaluation des offres est qu’elles sont insatisfaisantes, a-t-il dit hier en conférence de presse.Sur certains aspects, c’est même fâchant.» Au chapitre de l’emploi, Mme Simard a indiqué que le gouvernement ne faisait nullement mention de la formation et le recyclage de la main d’oeuvre, des nouvelles conditions de travail liées aux changements technologiques, de l’aménagement du temps travail qui mènerait à la création d’emplois, de la question des femmes lesquelles, rappelle la dirigeante syndicale, représentent les deux tiers des effectifs de la fonction publique.Au sujet des femmes justement, la CSN est vivement préoccupée par le silence du gouvernement sur la question de l’accès à l’égalité, le harcèlement sexuel et les droits parentaux.Sur les salaires enfin, Mme Simard constate l’écart important qui sépare le gouvernement (3.5 %) et la centrale (8.68%).Mais plus important encore, la CSN fait valoir que l’offre patronale est pour une année seulement d’un contrat de trois ans, conformément à la loi 37 qui limite la négociation des salaires à la première année de la convention collective.La CSN avait, dans ses demandes, proposé des hausses de 6.6 % pour la deuxième année, et prévu un mécanisme « complexe » pour la troisième année.Les avocats de la CEQ, de la CSN et de la FTQ doivent aujourd’hui même présenter l’étendue de la preuve qu’ils entendent présenter en Cour supérieure.Un juge devrait entendre ultérieurement la contestation de la constitutionnalité de la loi.Autré objet de déception : l’offre patronale est Inéquitable, prétend la CSN, parce qu’elle ne tient pas compte de la répartition ni de la distribution de la masse salariale.« C'est une augmentation « across the board, comme on dit dans le jargon de la négociation », de commenter Mme Simard.« Les propositions faites ne corrigent pas les déformations qui ont été causées par les décrets de la dernière négociation, » a-t-il ajouté.La CSN représente 120,000 syndiqués dans les négociations des secteurs public et parapublic.Ces syndiqués font partie de quatre fédérations et Mme Simard constate, ici comme ailleurs, d’autres reculs.Aux affaires sociales, les offres patronales ignorent la récupération relative aux congés de maladie et à l’assurance salaire.« La proposition patronale de l’Association des hôpitaux n’est pas de nature à améliorer les services aux bénéficiaires et les conditions de travail des syndiqués, » renchérit le président de la Fédération des affaires sociales, M.Yves Lessard, lorsqu’interrogé par la Presse canadienne.Les enseignants de cégep sont également privés d’une récupération au niveau de la sécurité d’emploi et de la tâche.Chez les professionnels, enfin, le gouvernement ne fait pas mention de la récupération relative à la mobilité du personnel.Malgré les nombreux « trous » observés à travers la lorgnette syndicale, Mme Simard a convenu que les offres gouvernementales n’indiquent pas un retour aux années 70, « même si l’on retrouve un interlocuteur familier de l’autre côté de la table ».« Les négociateurs sont à la page, au dernier cri des années 80, a-t-elle dit sur un ton amusé.Il faut donc regarder ces propositions comme un point de départ, même si le chemin à parcourir reste long pour rejoindre nos demandes.» De son côté, la Fédération des syndicats professionnels des infirmiers et infirmières du Québec (SPIIQ) a aussi dénoncé les offres du gouvernement libéral.Dans son commentaire préliminaire, expliqué dans un communiqué, la fédération a qualifié de « plus que décevantes » les offres salariales et normatives.Les 18,000 infirmières n’obtiennent même pas une hausse salariale équivalant a l’augmentation du coût de la vie, fait-on valoir.De plus, le gouvernement semble plus soucieux de « récupérer sur un ensemble de clauses » — congés de maladie, assurance-salaire, temps supplémentaire — que de soumettre « des offres sérieuses qui amélioreraient les conditions de travail et la qualité des soins », déplore-t-on.Les journalistes ont pu par ailleurs constater les difficultés que pose la négociation sectorielle, comme le prévoit la loi 37.Pour la seule CSN, il y a en effet 15 tables sectorielles.Ainsi tout au long de la journée, la partie patronale a déposé ses offres aux différentes tables à chaque heure et à des endroits différents, tant à Québec qu’à Montréal.Les centrales demandent une table centrale depuis le dépôt de leurs demandes.Le gouvernement a jusqu’ici fait la sourde oreille.A la Fédération des travailleurs du Québec, qui fera connaître sa réaction aujourd’hui, le coordonnateur des négociations, M.Henri Massé résume l’offre patronale à « un paquet de reculs à gauche et à droite » pour les 42,000 travailleurs de la FTQ.À la Centrale des syndicats démocratiques, qui représente 6,000 travailleurs, M.Robert Légaré, porte-parole de la CSD à la table de négociation, s’est dit également déçu « comme des milliers de Québécois ».Il a en outre souligné l’offre salariale de 3.5 %, la baisse des congés de maladie, qui passent de 9.6 jours à 6 jours, les prestations de l’assurance-salaire, qui diminuent de 80 à 70 %, et les modifications à la sécurité d’emploi, qui permettent à l’employeur de relocaliser, après neuf mois seulement, un employé en disponibilité avec sécurité d’emploi sans égard avec son travail antérieur.Enfin, la Fédération des infirmières et infirmiers prétend que le gouvernement a choisi de « déposer des demandes plutôt que des offres sérieuses qui amélioreraient les conditions de travail et la qualité des soins».4 Sommet français.Le Sud a besoin du Nord et inversement, croit le président car la richesse n’est pas qu’économique.Il estime que le progrès n’est possible que dans l’entente.Les investiise-ments que les pays du Nord pourront faire au sud seront vite remboursés, pense-t-il.Une amorce à ce progrès a été posée au cours des trois jours qu’aura duré le sommet parmi les quelques 28 projets concrets et résolutions adoptées qui, pour une bonne majorité, visent à aider les pays du Sud.Ils traitent autant de politique et d’économie que de coopération culturelle et technique.C’est sur le plan politique et économique que l’on a pu constater que le club politique auquel le premier ministre Brian Mulroney rêve pour la francophonie est encore loin.Sur des questions comme l’endettement par exemple, on ne s’engage finalement qu’à une plus grande concertation des pays francophones pour leurs interventions au sein des agences et institutions multilatérales.Sur la question de l’apartheid, cela a été encore plus évident puisque la dénonciation n’est que morale.Le président Mitterrant a expliqué pour Sue chaque pays garde son indepen-ance, il leur faudra déterminer les gestes à poser.Madagascar avait souhaité que le sommet s’engage dans un programme de sanctions.Le président ivoirien a longuement expliqué dans cet esprit que les pays africains ont besoin de gestes concrets venus du Nord, car ce ne sont pas les pays en voie de développement qui achètent l’or, l’uranium et les autres produits de l’Afrique du Sud.Les pays du Nord préfèrent s’en tenir aux gestes déjà posés, M.Mitterand rappelant quTil n’y a pas eu que « des paroles », mais aussi des gestes.Pour M.Mulroney, ces hésitations se comprennent car on en est encore à une étape embryonnaire d’une institution.La conférence était une première, préparée rapidement, sans expérience préalable.Au Commonwealth, ils savent d’expérience sur quels boutons peser lorsqu’on aborde les problèmes, a-t-il dit en soulignant que cela évoluera.Mais ce ne sera pas nécessairement sur le modèle du Commonwealth, précise-t-il lorsque le président Mitterrant note que s’il faut resserrer les liens de la communauté francophone internationale, il ne faut pas chercher à imiter le modèle du Commonwealth.Notons que les participants au sommet ont décidé de se doter d’une structure légère pour assurer le suivi des décisions prises.Il s’agit essentiellement d’un groupe de travail dont fait partie le Québec comme rapporteur général.On modifiera également le rôle de l’Agence de coopération culturelle et technique qui recevra de nouveaux mandats et nouveaux budgets éventuellement.La plupart de ces projets de coopération sont dans le secteur culturel.« La culture, ce n’est pas que la fleur de la civilisation, c’est egalement des industries, des techniques », a souligné le président Mitterrant.Aussi retrouve-t-on parmi les projets adoptés des programmes d’aide à la création, la publication de collections de livres en français de la communauté francophone, d’un prix international de la francophonie des industries de la langue.Il y a aussi des inventaires de banques de données, la création d’un espace audio-visuel francophone, l’interconnexion des systèmes télématiques, des échanges de banques de données, la mise sur pied d’une agence internationale francophone d’images.L’objectif des participants consiste à partager les connaissances et les techniques, comme les moyens, ui sont porteurs d’avenir dans des omaines nouveaux comme l’informatique.Aussi, a-t-on prévu des programmes de formation, des bourses, des échanges de matériel.Tous ces projets sont la preuve, a dit le premier ministre Bourassa en concluant les travaux du sommet à titre de rapporteur général, que les pays francophone pouvaient constituer le monde de l’action.Selon lui, ce sommet aura été l’indispensable préface d’une véritable francophonie.Le président zaïrois Mobutu a conclu, lui, que l’on avait évité la folklorisation de la francophonie en établissant une stratégie nouvelle de développement économique, social et culturel.« Nous parlons la même langue, mais surtout nous parlons le même langage », a-t-il affirmé.4 Québec ’87 du premier ministre fédéral mais aura entière liberté d’action pour le deuxième volet.Le sommet lui-même sera placé sous la présidence du premier ministre fédéral.Il présidera à ce titre aux cérémonies d’ouverture et de clôture, ainsi qu’au premier volet des discussions.La présidence du deuxième volet ira toutefois au premier ministre québécois.À la cérémonie d’ouverture, celui-ci prendra la parole immédiatement après le chef du ouvernement fédéral.Le comité ’organisation sera présidé par Ottawa, mais le vice-président sera québécois.• Le financement de cet événement se fera de la façon suivante : tout en assumant tous les frais liés à la sécurité, Ottawa prendra à sa charge 50 % des frais d’organisation, le Québec 45 % et le Nouveau-Brunswick 5%.Cette entente assure le respect du principe constitutionnel exigeant que le Canada s’exprime d’une seule voix sur la scène internationale.Notons que c’est d’ailleurs la voix fédérale qui a transmis hier, officiellement et par lettre, l’invitation au sommet de Québec.M.Mulroney croit que cette entente permettra de réaliser « dans des conditions encourageantes » ce deuxième sommet même si on ne peut avoir de garanties totales qu’aucun problème ne surviendra.Tout est une question de bonne foi.La bonne foi, tant qu’à M.Mulroney, existe.Le premier sommet s’est déroulé dans le respect intégral de l’entente Canada-Québec.Il n’y a eu aucune remise en question par le Québec ou le Nouveau-Brunswick de la primauté du gouvernement central.Les deux premiers ministres provinciaux se sont comportés dignement et loyalement.US ENFANTS MAL AÎNÉS ON EN RETROUVE DANS VOTRE QUARTER! ET CHEZ VOUS.Québec ss M.Mulroney a à ce point confiance au Québec qu’il a minimisé l’importance d’un incident survenu lundi alors que M.Bourassa tentait de démontrer qu’il avait eu une participation majeure dans le volet économique en lançant l’idée d’un plan Marshall alimentaire pour les pays d’Afrique.Selon M.Mulroney, l’intervention de M.Bourassa a été tout à fait conforme à l’esprit et à la lettre de l’entente.Il précise ne pas avoir été agacé par cet incident.L’interprétation que la presse en a donné l’a cependant agace car elle risquait de porter ombrage à un effort loyal pour assurer la participation du Québec à la vie internationale.Ce genre d’interprétations de la presse, « C’est du tabac que je connais », a-t-il dit.Ce petit incident, ce n'est rien à côté des querelles qui pendant 20 ans, on empêché la tenue du premier sommet.« Ça n’a terni ni la valeur, ni la notion de sommet », croit-iL Malgré tout, M.Mulroney a senti le besoin de faire une sévère mise en garde pour l’avenir.L’entente signée hier pour la tenue du deuxième sommet ne souffrira pas qu’on s’en écarte.« Si on la viole, on ne le fera qu’une fois», a-t-il prévenu.La participation du Québec et du Nouveau-Brunswick à cet évènement est une chose exceptionnelle qui, a-t-il aussi dit, ne se reproduira pas à d’autres niveaux.Les provinces ne doivent pas s’attendre, du moins pas dans un avenir prévisible, à avoir voix au chapitre sur la scène internationale.Le sommet francophone est un cas à part.C’est l’extension de la réalité canadienne qui s’exprime dans la loi sur les langues officielles.Le français est une source de richesse pour le Canada.Le sommet permet d’ouvrir le pays à cette réalité et de la réfléter sur la scène internationale.C’est une réalité qu’on ne peut étouffer.Si le premier ministre fédéral repart de cette première expérience aussi satisfait, c’est que ses objectifs ont été atteints, tant pour l’expression de la dimension francophone du Cnada que pour l’établissement d’une basse nouvelle de coopération internationale.Il cite à cet égard la mise en place de nouveaux programmes canadiens de coopération (bourses et campagnes djmmunisation), mais surtout l’adoption d’une série de projets multilatéraux tels la création d’un Institut de l’énergie proposé par le Québec.Il est aussi très satisfait de l’adoption d’une résolution préparé par le Canada sur la situation financière et économique des pays africains.Cette résolution prévoit une concertation entre pays francophones pour leurs interventions au sein des organismes multilatéraux où on discute de l’endettement des pays en voie de développement ou de commerce international ou encore de prix des matières premières.Le premier ministre québécois était particulièrement heureux d’avoir pu faire adopter un certain nombre de propositions, surtout dans le domaine de l’énergie, un secteur prioritaire de coopération Nord-Sud a noté au passage en conférence de presse le président Mitterand.Le sommet de Québec lui permettra, croit M.Bourassa, de reprendre ce dossier comme celui de l’aide alimentaire aux pays du sud.La participation du Québec au sommet de Paris est un événement historique, a assuré en conférence de presse le premier ministre.Le Québec cherchait une participation réelle sur le fond.Cet objectif a été réalisé, mais en plus, sur la forme, le Québec en obtenant le mot de la fin à ce sommet, aura démontré que le Québec « peut et pourra jouer un rôle important dans cette nouvelle institution ».Dans le prochain sommet, il aura un rôle « conforme à l’importance politique du Québec au Canada et dans la francophonie®, a-t-il dit.De pouvoir participer ainsi à des événements internationaux, de concert avec Ottawa, est une situation nouvelle et stimulante.« Le Canada est un pays souverain mais aussi un pays fédéral.M.Mulroney a démontré que le fédéralisme est un système flexible ».Il assure cependant que le Québec ne cherchera pas à déborder le champ de ses compétences en tentant d’intervenir dans des questions comme le désarmement.Les lois internationales ne le permettraient pas, dit-il à ceux qui craignent que le Canada parle désormais avec deux voix sur la scène internationale.20 février par la PC et l'AP 1980: les Etats-Unis annoncent qu’ils boycotteront les Jeux olympiques de Moscou à la suite de l’intervention soviétique en Afghanistan.1974: les Soviétiques procèdent aux essais d’une arme que l’on dit être le plus gros missile balistique existant.1972: l’est de l’Ontario et le sud du Québec sont recouvertes par une importante tempête de neige; Montréal est enfouie sous 37 centimètres de neige et les routes et les rues sont impraticables.1964: vol d’armes dans un arsenal de Shawinigan.1962: un astronaute américain, John Glenn, est placé pour la première fois en orbite autour de la Terre.1945: le système d'allocations familiales entre en vigueur au Canada.1935: Klarius Mikkelson est la première femme à se rendre dans l’Antarctique.1926: décès de monseigneur Paul-Eugène Roy, archevêque de Québec.1920: mort du contre-amiral Robert Perry, premier explorateur à atteindre le Pôle Nord.1865: le Conseil législatif du Canada vote 45-15 en faveur de la Confédération.1843: le gros bourdon de l'église Notre-Dame de Montréal est coulé en Angleterre. SPORTS Le Devoir, jeudi 20 février 1986 B 19
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.