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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1991-11-21, Collections de BAnQ.

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(80 80 ans d'expérience A votre service Canon Technologies Numériques Télécopieurs Laser Imprimantes Laser Copieurs Laser \pour renseignements, appelez Vol.LXXXII — No 270 ?Ensoleillé en matinée Max.: 9 Détail page B-8 Montréal, jeudi 21 novembre 1991 Toronto 85 cents 65* t TPS + TVO SOCIÉTÉ PHOTO JACQUES NADEAU CSS®® L’Hôtel-Dieu : déménager ou rester là ?Le déménagement complet d’un hôpital, c’est quelque chose de rare.Et, quand il s’agit de l’Ilôtel-Dieu, institution symbolique et patrimoniale, le déménagement suscite de véritables passions.Lin reportage de Paul Cauchon.B 1 Le Québec se dirige vers un déficit de près de 4 milliards Frédéric Tremblay de lu Presse Canadienne QUÉBEC —.Le déficit du gouvernement du Québec frôlera les 4 milliards $ cette année, a dû admettre, hier, le ministre des Finances, Gérard D.Levesque, soit 400 millions $ de plus qu’il ne l’avait prévu dans son discours sur le budget en mai dernier.Plus exactement, le déficit devrait atteindre 3,88 milliards $ le 31 mars prochain, soit le plus élevé, en termes absolus, de l’histoire du Québec.Le plus important déficit précédent avait été enregistré en 1980-81, sous le gouvernement du Parti québécois.Il s’était chiffré à 3,45 milliards $.Toutefois, le déficit représentait alors 20,2 % des dépenses du gouvernement, contre 10% cette année.Toutes proportions gardées, le déficit devrait donc être deux fois plus petit en 1991-92 à ce qu’il était en 1980-81.« Je ne peux pas faire en sorte qu'il n’y ait pas de récession.La récession ne touche pas seulement le Québec, elle touche le Canada, les États-Unis, elle touche le monde », a déclaré le ministre des Finances, pour expliquer la révision à la hausse du défi- cit.« Cela veut dire que le contrôle des dépenses autres que les salaires continue de rater ses objectifs », estime, pour sa part, le critique péquiste en matière de finances publiques, Jacques Léonard.« Ce déficit approche 4 milliards $ et intervient après une augmentation de taxes de 2,4 milliards $ comme nous l’avons expliqué et démontré.Son déficit réel a lui (Gérard D.Levesque) avec les mêmes taxes devrait être de plus de 6 milliards $ », a prétendu le député péquiste de La-belle.Les prévisions corrigées du ministre indiquent que les dépenses de l’État seront de 375 millions $ supérieures à ce qui avait été annoncé en mai dernier, alors que les revenus subiront une baisse de 25 millions $.Au chapitre des dépenses, c’est aux ministères de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur qu’on assiste aux augmentations les plus importantes, avec un total de 197 millions $, attribuables à un retour massif aux études.La récession oblige également le ministère de la Sécurité du revenu (aide sociale) à revoir ses dépenses à la hausse de 111 millions $.La Santé coûtera aussi plus cher Voir page A-4: Le Québec Aristide se dit prêt à d’autres concessions pour retourner à Haïti Michel Venne notre envoyé h Paris LE PRÉSIDENT renversé d’Haïti, M.Jean-Bertrand Aristide, a déclaré hier à Paris, en marge du Sommet francophone, qu'il était disposé à des concessions auprès de l’opposition pour négocier son retour.Il est toutefois resté intransigeant envers les militaires meneurs du coup d’État qui l’a forcé à l’exil depuis le 30 septembre.Une fois partis ou emprisonnés le général Raouel Cédras et le petit groupe d’officiers qui l’entoure, M.Aristide s’est dit disposé, en collaboration avec les députés et les sénateurs, à constituer un nouveau gouvernement auquel pourront participer les partis d’opposition.Il pourra aussi nommer un nouveau premier ministre, en remplacement de M.René Préval, réfugié depuis le 30 septembre dans la clandestinité, critiqué par l’opposition.M.Aristide a quitté Paris hier soir, soit avant la fin du Sommet de la francophonie (qui lui a voté un appui sans équivoque mardi en condamnant énergiquement le coup d’État et en appuyant l’embargo commercial décrété par l’OEA).Il se rend à Caracas, au Venezuela, avant de bondir à Carthagènes en Colombie, où il doit rencontrer vendredi, en présence d’une délégation de l’Organisation des États américains, les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat haïtiens.M.Aristide a précisé qu’il rencontrait les parlementaires à titre de président-élu et toujours en exercice bien qu’en exil de la république haïtienne.Des agences de presse ont rapporté hier que les parlementaires étaient disposés à se rendre à Carthagènes seulement si l’embargo commercial était assoupli.Le président a simplement réagi en affirmant que si ces personnes veulent aller dans le sens du peuple, ils iraient dans le sens de l’embargo.M.Aristide soutient que les Haïtiens préfèrent subir cet embargo temporaire pour se libérer d’un embargo séculaire qui leur est imposé depuis Voir page A-4: Aristide Bourassa se défend d’avoir un rôle secondaire à Paris Michel Venne notre envoyé à Paris LE PREMIER MINISTRE Robert Bourassa et son entourage ont vivement réagi et ont mené campagne à Paris pour démentir les allégations véhiculées dans les journaux québécois sur le rôle effacé joué par le Québec en francophonie et dans ses relations avec la France.Pin conférence de presse, M.Bourassa a longuement disserté sur le rôle qu’il joue au présent Sommet où il a été nommé rapporteur officiel, comme en 1986.Il a souligné qu’il est intervenu devant les chefs d’Ètat et de gouvernement des 44 pays participants durant les travaux à huis clos sur les questions de l’environnement et des droits de la personne.Puis qu’il avait rencontré, jusqu’à hier, une demi-douzaine de dirigeants africains et discuté avec eux « sans tutelle ».« Je ne vois pas en quoi j’ai pu être restreint » par le gouvernement fédéral, a-t-il déclaré.Et il a accusé les journalistes qui ont dénigré le rôle du Québec d'avoir examiné « peut-être superficiellement» la réalité.M.Bourassa soutient que pour les dirigeants africains qu’il a rencontrés, le Québec « existe comme État et ils veulent faire affaire avec lui directement ».Dans un reportage publié mardi, LE DEVOIR rapportait que dans certains milieux, français notamment, le Québec était perçu comme un haut-parleur de la politique étrangère canadienne à la table des Sommets francophones.D’autres confrères ont écrit que la présence du Québec en France était de plus en plus effacée.Le premier ministre a plaidé que la relation du Québec avec la France demeure exceptionnelle et privilégiée.Il a mis sur le compte de l’absence de tensions entre le Québec et le Canada sur la scène internationale la perception répandue chez certains observateurs que le Québec reste dans l’ombre.« Autrefois, dit-il, les progrès du Québec se faisaient dans l’affrontement, ça attirait davantage l’attention ».M.Bourassa se félicite que l’en- tente intervenue entre Québec (le gouvernement péquiste) et Ottawa en 1985 permette au Québec de jouer un rôle distinct (gouvernement participant) aux Sommets francophones.L’accord précise que sur les questions politiques le Québec doit agir en « observateur intéressé », ce qui signifie qu’il doit demander l’autorisation à Ottawa pour intervenir durant ce volet des Sommets.Le Nouveau-Brunswick jouit d’une entente identique.Lorsqu’un journaliste lui a demandé s'il avait à son avis utilisé au maximum les possibilités qu’accorde cette entente au Québec, M.Rou-rassa a répondu : « Je crois pas que l’accord nous permettrait d’avoir une politique contraire au gouvernement canadien (sur les questions de politique internationale).Mais dans tous les autres secteurs, le Québec est maître de sa politique et agit sans contrainte».Pour ce qui est de la France, M.Bourassa a fait distribuer aux journalistes un document de deux pages qui décrit la « relation exceptionnelle » qui unit la France et le Qué- bec.Ce document met en lumière « la relation directe dont jouit le Québec et le statut spécial de la Délégation générale du Québec à Paris (statut équivalent à celui d’une ambassade) et du Consulat général de France à Québec.Il énonce les nombreux programmes d’échange et de coopération qui existent.Le document est plus précis sur les questions économiques.Les exportations du Québec vers la France totalisaient en 1990 quelque 490 millions $, en constante augmentation depuis 1985 alors qu’elles étaient de 222 millions $, une progession de 16,4%.Le Québec assure 35,6% des exportations canadiennes vers la France et reçoit 57,3 % des importa-tions canadiennes à partir de la France.68 % des sièges sociaux de filiales françaises au Canada sont établis au Québec.Le reste à l’avenant dans les domaines des investissements, du tourisme, etc.En conférence de presse, c’est la présence et le dynamisme du Québec partout dans le monde qui ont été mis en cause par des journalis Voir page A-4: Bourassa La collection Lavalin est aux mains des banques Frulla-Hébert revendique pour le Québec tous les pouvoirs d’Ottawa en matière culturelle PHOTO AP ¦gsm 'Tm % / m Horreur à Vukovar Des journalistes regardent les corps de plusieurs dizaines de civils qui étaient entassés hier dans les jardins d'une maison du centre de Vukovar.Par ailleurs, un photographe de Reuter a vu les cadavres de 41 enfants, âgés de cinq à sept ans, à Borovo Naselje.Page A-6 Jocelyne Richer de notre bureau de Québec S’IL Y AVAIT ambiguïté, la voilà dissipée : la ministre des Affaires culturelles, Mme Liza Frulla-Hébert, revendique pour le Québec, et ce, quelle que soit l’issue du débat constitutionnel, la compétence exclusive en matière culturelle et le rapatriement complet des sommes actuellement dépensées par Ottawa dans la culture québécoise.Les fonds ainsi récupérés du gouvernement fédéral devront être « exclusivement réservés à la culture».La ministre, à qui on reprochait quelques virages en épingle sur cette délicate question des rapports Québec-Ottawa, a apporté ces précisions au terme de la commission parlementaire de la culture, hier, puis plus tard en entrevue.« Il faut, comme société distincte, a acquiescé la ministre, avoir ces leviers-là pour pouvoir se développer ».Mais à court terme, a-t-elle fait va- loir, il reste cependant à la société québécoise à s’entendre sur le principe de la souveraineté culturelle.« Une fois qu’on se sera entendu sur le principe, on s’assiéra pour discuter des modalités ».« Est-ce qu’on s’entend sur le principe que le Québec, au nom de sa société distincte, peut être s’il-vous-plaît le maître d’oeuvre de sa propre culture au Québec, en 1992, est-ce qu’on s’entend là-dessus, ensemble ?C’est la question primordiale », a-t-elle déclaré.L’important, à ses yeux, est que « la culture ne soit pas prise en otage dans le débat constitutionnel, débat qui doit être global, dit Mme Frulla-Hébert.« La culture ne doit pas être non plus le cadeau des négociations constitutionnelles, ni un sujet pris à part », a-t-elle ajouté en entrevue, à l’issue des travaux de la commission.S’il y a un sujet, par contre, sur lequel tout le monde s’entend, y compris la ministre, c’est bien celui des piètres conditions de vie des créateurs et du sous-financement du ministère comme des organismes cul- turels, une question qui a été au coeur des débats de la commission au cours des deux derniers mois.Sur ce point, la ministre n’a pas été très prolixe, refusant de s’engager à augmenter l’implication financière du gouvernement dans la culture.Elle parle de « renforcer les organismes culturels» dans le respect d’une saine gestion des fonds publics.Le gouvernement a maintes fois répété depuis 1985 son engagement à consacrer, comme le lui rappelait hier la Coalition du monde des arts, 1 % de son budget à la culture.Mais la ministre a évité soigneusemnt, dans son discours de clôture et par la suite en entrevue, de faire miroiter quelque promesse que ce soit qui ressemblerait à une augmentation substantielle du soutien financier du gouvernement à la culture.Il est encore trop tôt, a-t-elle dit en substance, le processus d'élaboration de la politique culturelle ne fail que commencer.Il faut, a-t-elle expliqué, penser à de nouvelles formes de fi-Voir page A-4: Frulla-Hébert Claude Turcotte LA COLLECTION Lavalin, qui comprend 1300 tableaux et autres oeuvres d’art, est conservée précieu-; sement par un consortium bancaire, mais sa possession fait « l’objet d’un, litige » entre ces importants créanciers, qui avaient obtenu une garantie de prêt sur cette collection, et les propriétaires de l’immeuble où se trouvaient les tableaux et qui s’en sont emparés au moment où l’empire Lavalin a commencé de s’effondrer comme un château de cartes.Le consortium bancaire a pu obtenir ensuite la garde de cette collection, dont elle assure encore maintenant la protection.Dans ce consor tium, on retrouve la Banque Nationale, la Banque Royale, la Banque Toronto-Dominion, l’Union de la Banque Suisse, la Caisse Centrale Desjardins, la Banque allemande Deutsche et deux institutions bancaires japonaises.Pour le moment, la discussion se poursuit à l’amiable, semble-t-il, entre avocats pour établir les droits de ces principaux créanciers sur la collection dont la valeur se situerait entre 6 et 10 millions $, selon l’estima-! tion du syndic de Lavalin Inc., l’une des nombreuses filiales de l’empire de Bernard Lamarre et de ses trois partenaires.Lavalin Inc.devait 100 millions $ au consortium bancaire au moment de la faillite.Les probabilités que la collection revienne un jour à ce propriétaire sont pratiquement nulles, mais le syndic, Jean-Guy Daoust, du bureau Arthur Andersen, surveille tout de même l’évolution du dossier, au cas où., tout comme la masse des créanciers qui ont très peu de chances de récupérer un jour ce qui leur est dû.Avant de savoir ce qu’il adviendra de la collection, il importe d’abord d’établir qui en est le propriétaire.Les avocats et les comptables qui se penchent sur cette question sont unanimes à dire qu’il s’agit d’une question très complexe et d’un « très beau cas » pour les experts.L’un d’entre eux avançait, il y a quelques semaines, qu’il faudrait peut-être un mois avant d’entrevoir le bout du tunnel.Plusieurs manifestent plus de scepticisme et se demandent si ce « li-j tige » qui fait l’objet de discussions j privées entre avocats ne finira pas devant les tribunaux.On sait que la firme immobilière Marathon, propriétaire de l’édifice où se trouvaient les bureaux de Lavalin, fut la première à s’emparer de la collection.On a appris par ailleurs que La Corporation La Lauren-tienne, copropriétaire de ce même immeuble, a aussi saisi des tableaux, parce que Lavalin ne payait plus son Voir page A-4: La collection ¦s r etroi' Jacquc te contentieux de l'Acadie Dit N*’"» ‘ J"' «¦.,1» «V Vlb editeUT DEEÎA GRANDE LITTÉRATURE FERRON ET l’ACADIE LE CONTENTIEUX DE L’ACADIE par Jacques Ferron Une édition préparée par Pierre Cantin, Marie Ferron et Paul Lewis, avec la collaboration de Pierre L’Hérault, et préfacée magnifiquement par Pierre Perrault.Dans ce recueil de textes, Jacques Ferron se fait historien, sociologue, critique littéraire et le plus souvent pamphlétaire, pour tracer de la minorité acadienne — composée de Cayens, de Chiacs et de Brayons — un portrait sévère mais juste.275 pages — 19,95 $ A-2 U Le Devoir, jeudi 21 novembre 1991 TV5 étendue à l’Afrique Le Parlement européen refuse une seconde fois la motion d’un député vert contre Grande-Baleine Michel Venne notre envoyé à Paris DE SOMMET des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant en commun l’usage du français a décidé hier d’étendre à l’Afrique la diffusion de la télévision internationale de langue française (TV5).Le Sommet a décidé de défrayer à hauteur de six millions $ la transmission par satellite d’une partie des émissions vues à TV5-Europe (dont certaines émissions canadiennes) et de majorer les budgets présentement accordés à la formation d'arti-sans et au soutien à la production d’émissions dans les pays du continent noir., Pour la première année, une heure de programmation par semaine sera consacrée à des productions africaines, ce quota devrait progressivement passer à quatre heures au fil des ans.L’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT) accordera 5 millions $ au soutien à la production africaine.La France a pour sa part annoncé la création, au coût de 4 millions $, d’un organisme appelé Écrans du Sud qui aura une tache similaire.Le Sommet a aussi adopté une proposition de la Belgique appuyée par le Canada de créer une « Radio ij» sur le modèle de TV5., Le Sommet francophone a approuvé par ailleurs la création d’un fonds multilatéral, géré par l’ACCT, pour financer une programmation générale de 52 millions $ (261 M francs).Le Sommet a convenu que 40% de ce fonds sera constitué de contributions financières dites « déliées », c’est-à-dire qu’elles sont accordées à l’ACCT par les pays mem bfes sans que ces derniers ne déterminent à l’avance de manière pré- cise à quoi elles doivent servir.Au nombre des projets approuvés par le Sommet, notons le doublement du budget de l’Institut de l’énergie (dont le siège est à Québec), la multiplication par cinq des fonds disponibles pour la production de matériel didactique, un soutien accru à la formation à distance (à laquelle participe la composante Télé-Université de l’Université du Québec), et la création d’un fonds multilatéral de solidarité d’une valeur d’un million $.Le Québec a pour sa part annoncé la création d’un Observatoire économique francophone au coût de 100 000 $.Ilydro-Québec International y consacrera une somme équivalente.Relié au secrétariat permanent du Forum francophone des affaires dont le siège est à Montréal, cet observatoire sera chargé de recueillir et d’analyser les données statistiques permettant aux agents économiques francophones de disposer des informations essentielles pour accroître les échanges commerciaux entre eux.Le Canada de son côté a annoncé la création d’un réseau-pilote de cliniques juridiques au service des droits de la femme au coût de 600 000 $.Il a fait savoir qu'il consacrera 50 millions $ au cours des cinq prochaines années au financement de la deuxième phase du Programme canadien d'immunisation internationale, dont le tiers ira aux pays membres de la francophonie.Enfin, il s’est engagé à poursuivre le Programme canadien de bourses de la francophonie auquel il consacrera 50 millions au cours des cinq prochaines années.Géré par l’ACDI, ce programme s’adresse aux étudiants des pays en voie de développement de la francophonie qui poursuivent leurs études dans les universités canadiennes.d'après In Presse canadienne PARIS — Le premier ministre Robert Bourassa a accueilli avec satisfaction à Paris l’annonce que le Parlement européen avait refusé hier, pour la deuxième fois en deux jours, de mettre à son ordre du jour la résolution du député belge Paul Staes condamnant le projet hydro-électrique de Grande Baleine.À un journaliste qui lui demandait s'il ne devrait pas manifester davantage sa présence pour rétablir les faits sur Grande Baleine, par exemple, le premier ministre a répondu qu’il ne trouve pas utile de se lever chaque fois que quelqu'un présente une résolution ou fait un discours.M.Bourassa s’est réjoui par la même occasion d’avoir réagi avec modération lundi dernier à la nouvelle du dépôt prochain de cette ré solution.Le premier ministre Brian Mulroney avait été beaucoup plus agressif en invitant les députés européens à se mêler de leurs affaires.« Vous avez vu que lundi il y a eu un peu d’énervement et d'agitation sur cette résolution qui a finalement été rejetée.Il est important de voir d’abord si c’est sérieux ou si ça ne l’est pas.» Le député Staes.qui représente le Parti vert, a toutefois l’intention d’en saisir à nouveau le Parlement européen le 12 décembre.Le représentant du Parti vert ne lâche toutefois pas prise et présentera encore une fois sa résolution, le 12 décembre, aux quelque 520 députés du Parlement siégeant à Strasbourg, en France.Et, malgré ce report, malgré l’in- vitation « à se mêler de ses affaires » que lui a lancée le premier ministre canadien Brian Mulroney, et malgré les propos émis par le vice-premier ministre du Québec Lise Bacon, Paul Staes est toujours aussi convaincu du bien-fondé de sa demande.« uand j'entends, pour seule réaction, M.Mulroney qui dit que moi même et le Parlement européen n’ont pas à nous mêler des histoires du Canada, c’est une réaction à mes yeux si faible que ie n’en peux rien faire », a-t-il indiqué lors d’une entrevue téléphonique réalisée par le réseau NTR.« L'effet de serre, la détérioration de la nature et la survie des généra lions à suivre, c'est la responsabilité de tout le monde, a-t-il poursuivi.La protection de l’environnement est une chose internationale, qui ne se règle plus sur le niveau national seulement.» Quant aux reproches émis par Mme Bacon — qui s'en est pris a la motion qu'elle considère comme de la « désinformation » et de la « propagande injuste et malhonnête » contenant des faits « inexacts» —, M.Staes y répond en déclarant qu’ac-tuellement, ni Ottawa, ni Québec, ni Ilydro-Québec ne lui avaient encore apporté des preuves indiquant que les faits mentionnés dans sa motion sont inexacts.Ancien journaliste, le député a in cliqué avoir rédigé sa résolution à partir d’éléments recueillis auprès de « gens qui sont concernés par le sort des peuples indigènes à travers le monde », de même qu’à partir d’articles de presse et de documents fournis par un représentant d’Hydro-Québec à Bruxelles.En attendant le 12 décembre, le député belge va essayer de trouver d’autres groupes politiques qui pourraient « supporter la même idée » que lui.Bourassa rabroue Jean Campeau Parizeau note l’attitude différente du premier ministre quand des gens d’affaires appuient le fédéralisme PARIS (PC) — Le premier ministre Robert Bourassa a rabroué hier matin le président de Domtar, M.Jean Campeau, qui a réclamé mardi soir à Montréal la souveraineté au plus vite pour le Québec.M Bourassa trouve que M.Cam peau tient une argumentation incohérente alors que lui-même, comme coprésident de la Commission Bélan ger-Campeau, a accepté la recommandation d’examiner les coûts de la souveraineté.C’est ce que fait présentement le gouvernement avec l’une de ses deux commissions par- Ottawa a établi le calendrier de ses conférences d’orientation Chantal Hébert de notre bureau d’Ottawa LE GOUVERNEMENT fédéral a maintenant un calendrier et un coordonnateur pour la série de conférences d’orientation qu’il a promises sur ses propositions constitutionnelles.La ronde de consultations commencera finalement à la mi-janvier avec une première rencontre à Montréal les 10 et 11 consacrée au f Poumon qui respire i Cigarette qui expire & projet d’union économique.Le débat se déplacera ensuite successivement à Halifax, Calgary, Toronto et Vancouver où il sera question, dans l’ordre, de répartition des pouvoirs, de réforme du Sénat, de société distincte et finalement de droits autochtones.Une ultime conférence nationale destinée à faire le point sur l’ensemble du dossier se déroulerait vraisemblablement à la mi-février, dans la capitale fédérale.Selon des membres de l’entourage du ministre Joe Clark, Ottawa a confié l’organisation de ces colloques à Arthur Kroeger, sous-ministre au ministère de l’Emploi et de l’Immi- gration.Le haut fonctionnaire sera chargé de coordonner avec une série d’organismes indépendants, tels l’institut C.D.Howe, la mise en place de ces rencontres.En parrallèle, le comité Caston-guay-Dobbie, cloué au sol depuis deux semaines par de profondes divisions internes et de graves carences d’organisation, reprendra ses audiences mardi à Ottawa.En principe, le comité privilégiera d’ici la mi-décembre les témoignages d’experts.Malgré près de deux mois de temps perdu, l’échéance pour la publication du rapport du comité est toujours fixée au 29 février.1,0.1 HAÏTi OPÉRATION AMBULANCES La Société canadienne de la Croix-Rouge, Division du Québec, lance un appel urgent afin de lever des fonds nécessaires à l'acquisition de 6 ambulances pour la Croix-Rouge haïtienne.Selon la Croix-Rouge internationale, la misère endémique, les milliers de rapatriés sans ressources et le mauvais état du parc d'ambulances constituent un problème humanitaire criant.L’objectif est fixé à 200000$.La totalité des dons perçus sera versée à la Croix-Rouge internationale pour l'achat des ambulances qui desserviront la population d’Haïti, sous la gouverne de la Croix-Rouge haïtienne.Acheminez vos dons (carte de crédit) en composant sans frais 1 >800-363-7305 pour la région de Montréal, ou 1-800-463-2194 pour1 région de Québec, ou par la poste (chèque ou mandat-poste) à: La Soci té canadienne de la Croix-Rouge Division du Québec 2170, boui René-Lévesque O.Montréal (Québec) H3H 1R6 1205, boul.Charest O.Québec (Québec) G1N 2C9 Pour tous les dons, n reçu aux fins d’impôt sera émis par la Société canadienne in la Croix-Rouge.Le Bureau de la Communauté chrétienne des Haïtiens de Montréal 6970, rue Marquette Montréal (Québec) H2E 2C7 La Société canadienne de la Croix-Rouge Division du Québec Votre appui est indispensable M Québec agit contre les déchets biomédicaux Frédéric Tremblay de la Presse canadienne QUÉBEC — Deux ans après en avoir fait une promesse électorale, Québec met de l’avant son premier règlement sur les déchets biomédicaux considérés infectieux.Il en coûtera environ 11 millions $ pour implanter les nouveaux procédés de traitement et d’élimination des déchets biomédicaux.Les ministres Pierre Paradis ( Environnement) et Marc-Yvan Côté (Santé) ont annoncé hier les détails de ce nouveau règlement qui entrera en vigueur le 1er avril 1992.Cette nouvelle réglementation, « l’une des meilleures en Amérique du Nord » affirme le ministre de l’Environnement, s’attaque à un im mense morceau, soit les 4400 tonnes de déchets biomédicaux produits chaque année au Québec, dont 80% proviennent des 237 centres hospitaliers de la province.Le futur règlement s’articulera autour de trois centres précis d’élimination des déchets biomédicaux, dont notamment ceux déjà existants du Centre hospitalier Notre-Dame, à Montréal, et de la firme Laidlaw-De-com, à Gatineau.Le troisième, qui est à venir, sera situé dans la région de Québec.Il pourrait être aussi bien confié au secteur public qu’au secteur privé.Les différents établissements de santé du Québec, après avoir stérilisé leurs déchets biomédicaux, les achemineront par des moyens sûrs (camions réfrigérés) au plus près des trois centres d’élimination autorisés.Le nouveau règlement assujettira ces centres d’incinération aux procédures d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement.Aussi, de façon générale, la nouvelle réglementation déterminera « pour chaque catégorie de déchets biomédicaux les modes d’entreposage, de transport, de traitement et d’élimination sécuritaires ».La nouvelle réglementation aura aussi des dents pour les contrevenants.En ce qui touche la gestion, le transport, l’entreposage et le traitement d’incinération ou de désinfection, les amendes varieront pour les entreprises en faute entre 20 000 $ et 500 000$ pour une première infraction et jusqu’à un million $ pour une seconde offense.Pour les personnes physiques, les amendes pourront atteindre 25 000$ pour une première infraction et grimper à 50 000 $ en cas de récidive.D’autres amendes sont aussi prévues en ce qui a trait aux obligations de conserver des registres ou rapports relativement au transport des déchets biomédicaux.Pour les entreprises, ces amendes pourront aller jusqu’à 40 000 $, et jusqu’à 100000$ dans le cas d’une seconde faute.Elles pourront s’élever jusqu’à 20 000 $ et jusqu’à 50 000 $ en cas de récidive pour les personnes physiques.Quatre inspecteurs verront au respect des nouvelles normes de trai tement et d’élimination des déchets biomédicaux.En plus des centres hospitaliers, ces inspecteurs visiteront sporadiquement les cliniques privées, salons funéraires et autres lieux de production de déchets biomédicaux pour s’assurer de leur conformité au nouveau règlement.Vingt pour cent de tous les déchets biomédicaux produits au Québec (880 tonnes) proviennent d’endroits autres que les centres hospitaliers.lementaires.« Je dis à M.Campeau : vous vous contredisez par rapport à ce que vous avez appuyé il y a quelques mois avec la Commission Bélanger-Campeau.et vous oubliez que de plus en plus il est démontré que si nous avons une union économique — et vous êtes d’accord là-dessus avec M.Parizeau — la conjoncture internationale actuelle se trouve à mettre en relief la nécessité d’une union po litique avec une union économique.» M.Bourassa n’a pas voulu dire clairement que les propos incohérents de M.Campeau le rendent inapte à diriger Domtar, mais il a laissé tomber que « les problèmes de Domtar sont aigus, c’est le moins qu’on puisse dire quand on voit le bi lan, et j’espère qu’il trouve du temps pour s’en occuper.» Les déclarations souverainistes du président de Domtar Jean Campeau « embarrassent » le premier ministre du Québec Robert Bourassa, estimait, par ailleurs, à Québec le chef de l’opposition Jacques Parizeau.C’est pourquoi M.Bourassa s’en est pris à M.Campeau mardi, invitant ce dernier à se mêler d’administrer son entreprise plutôt que de se mêler du débat constitutionnel.« Ce n’est pas très correct de la part du premier ministre, mais c’est sans effet», a réagi M.Parizeau.Le leader péquiste a signalé hier que M.Bourassa n’adoptait pas la même attitude face aux hommes d’affaires lorsque ces derniers se prononcent pour le fédéralisme.M.Parizeau trouve « curieuse » cette attitude de deux poids deux mesures de la part du premier ministre.Coprésident en 1990 de la Commission Bélanger-Campeau sur l’avenir du Québec, M.Campeau s’est prononcé récemment en faveur de la souveraineté du Québec.M.Campeau a géré à titre de président de 1980 à 1990 les fonds de 40 milliards $ de la Caisse de dépôt et de placement du Québec.EN BREF.14 000 jeunes pour la liberté PARIS (AFP) — Plus de 14000 jeunes Québécois ont demandé, dans une pétition, que le Sommet des pays francophones réuni à Paris adopte des résolutions en faveur du respect des droits de la personne par ces pays Cette pétition, qui répond à une initiative d’Amnistie Internationale Canada francophone (section québécoise d’Amnesty International) et a été remise à la délégation canadienne au Sommet, s’inquiète de la situation des droits de la personne dans le monde francophone.Elle demande au Sommet d’adopter des résolutions pour « mettre fin aux violations des droits de la personne perpétrées dans de nombreux pays francophones » et de prendre « des mesures claires et effectives pour que ces violations ne puissent plus se répéter ».Les misères du PLC-Québec À DISTANCE du pouvoir, les libéraux de Jean Chrétien ne peuvent prétendre au redressement financier de l’administration gouvernementale.À cent lieues de la flambloyante prospérité de l’ère Trudeau, l’aile québécoise du Parti bbéral du Canada s’est imposé une cure d’amaigrissement pour se sortir de la dèche.Pauvre et désorganisé, le PLC-Québec avait d’abord profité de la période estivale pour congédier le tiers des employés permanents du secrétariat de Montréal.Au nombre des victimes de ce vigoureux coup de balai figurait notamment Mme Manon Pépin, jadis responsable des relations avec la presse.Puis, ce fut le déménagement en douce.Endetté de quelques centaines de milliers de dollars, le PLC-Québec a emménagé, début octobre, dans des locaux plus modestes.Sauf qu’il est parti avec les meubles, forçant le propriétaire à émettre un bref de saisie.Dans ce qu’il appel un plan de redressement et de restructuration, le PLC-Québec vient de franchir une nouvelle étape significative.LE DEVOIR a appris que Mme Reine Hébert, qui a longtemps assumé le poste de directrice générale, vient elle aussi d’être congédiée.Entre-temps, le parti a lancé une campagne de financement pour éponger une partie du déficit de 360 000 $.Et ce n’est pas seulement au Québec que les libéraux en arrachent.Même s’il était présidé par David Peterson et animé par la présence du chef Jean Chrétien, le dîner-bénéfice que l’aile ontarienne a tenu hier soir à Toronto n’a pas atteint l’objectif visé.McDougall montre les griffes CELUI qui jouit du privilège d’avoir une femme comme patron devra également savoir en mesurer toutes les implications politiques.Nouveau haut-commissaire du Canada en Grande-Bretagne, Fredrik Eaton vient de l’apprendre à ses dépens.Il était à ce jour membre d’un club de chasse qui en interdit l’accès aux membres féminins.Or, le mois dernier, le comité parlementaire des affaires extérieures appelé à évaluer sa candidature lui a suggéré de démissionner de ce club sexiste.Mais il a décliné l’invitation.C’était compter sans sa ministre, Barbara McDougall, qui vient d’annoncer que le nouveau haut-commissaire a changé d’idée et qu’il n’est plus membre du « Long Point Company », un club mâle de chasseurs de canards Libmân conspue Campeau L’ADHÉSION de Jean Campeau à la famille souverainiste n’a pas fini de susciter l’irritation du clan fédéral.Après Robert Bourassa, le chef Parti Égalité, Robert Libman, a dénoncé hier la conversion du président de la Commission Bélanger-Campeau.Avec toute la subtilité et les nuances dont il est capable, Robert Libman a émis l’opinion que Jean Campeau a discrédité le travail de la Commission, qu’il a tout simplement « déchiré » le rapport qui porte son nom.À l’ancien président de la Caisse de dépôt, le chef du Parti Égalité rappelle par ailleurs que le concept même du rapport final de la Commission impliquait qu’il ne fallait pas procéder sans étudier tous les risques.Il est permis de croire que la décision de M.Campeau de militer en faveur de la cause souverainiste n’a pas fini de lui créer des embêtements.À la rescousse de Chrétien CONSCIENT qu’il lui faudra effacer le déficit du parti et faire le plein de caisse s’il.veut moderniser son organisation électorale, Jean Chrétien a décidé de consolider et renforcer ses liens avec le monde des affaires.Pour ce faire, il a eu recours aux conseils du financier Paul Desmarais et de l’homme d’affaires Patrick Lavelle.Tous deux identifient pour lui les cibles les plus prometteuses et lui ouvrent les portes.Un lancement de 346 676 $ Le « spectacle » de lancement de la réforme de la santé par le ministre Marc-Y van Côté à la polyvalente de Charlesbourg, le 7 décembre 1990, a coûté jusqu’à maintenant aux contribuables québécois 346 676 $.Ce coût pourrait grimper encore plus, selon les réponses que le ministre Côté devra apporter aujourd’hui aux questions que lui posera le porte-parole de l’opposition, le député Rémy Trudel, péquiste de Rouyn-Noranda, lors de l’étude en commission parlementaire des engagements financiers du ministère de la Santé.Les documents de la commission parlementaire indiquent en effet que le gouvernement a versé 106 694 $ additionnels au cabinet de relations publiques National de Montréal pour le spectacle de lancement de la réforme de la santé.National avait déjà obtenu une première tranche de 189118 $ pour ce contrat.I Le Devoir, jeudi 21 novembre 1991 ¦ A-3,\ Un projet de loi définira la notion de «consentement» lors d’un acte sexuel d’après la Presse canadienne OTTAWA — La ministre fédérale de Justice Kim Campbell a annoncé qu’elle déposera d'ici Noël un amendement au Code criminel qui définira la notion de consentement pouvant être évoquée dans les causes d'agression sexuelle.Le projet de loi précisera la section du Code criminel qui établit qu'une personne commet une agression sexuelle lorsqu’elle emploie intentionnellement la force, directement ou indirectement, pour avoir un rapport sexuel avec une autre personne sans le consentement de cette dernière.Actuellement, il n’existe pas définition de consentement dans le Code, mais la jurisprudence veut qu’un ac- cusé peut invoquer, pour sa défense, qu’il avait la croyance sincère mais erronée que la victime avait consenti à avoir des rapports sexuels avec lui.Pour une dizaine de groupes de femmes qui ont rencontré Mme Campbell hier matin, la définition proposée devrait établir qu’il y a consentement à avoir des rapports sexuels lorsqu'une femme communique clairement son accord en paroles ou par gestes et ce, de son plein gré « Les hommes savent quand une femme est consentante et quand elle ne l’est pas, ne nous leurrons pas.Pourquoi ne pas le traduire dans les lois et mettre fin à cette foutaise ?», a déclaré la présidente du Comité d'action sur le statut de la femme Judy Rebick.Selon Mme Sheila McIntyre, du Fonds d'action et d’éducation juridiques pour les femmes, la loi pourrait aussi établir que des situations ou actions ne peuvent être considérées comme des preuves de consentement.À sa sortie des Communes, la ministre a manifesté son intérêt pour cette proposition et a promis d'établir des principes clairs et raisonnables afin d’assurer le respect du droit à l’égalité des femmes devant la justice.Elle a toutefois refusé de s’engager à adopter celle suggérée par les groupes.L’initiative de Mme Campbell vient répondre à un jugement de la Cour suprême du Canada rendu en août dernier.La décision de la Cour invalidait les clauses du Code criminel interdisant, sauf dans certai- nes circonstances, d’interroger une victime de viol sur son passé sexuel.Le jugement établissait des balises pour l’utilisation de ce genre de preuve, mais laissait aux juges le soin de prendre la décision d’y avoir recours ou non.Sans vouloir blâmer les juges de la Cour suprême, Mme Campbell a reconnu que le jugement minoritaire, qui favorisait le maintien des clauses du Code criminel interdisant les in terrogatoires sur le passé sexuel des victimes, réflétait mieux l'opinion des femmes canadiennes.Pour cela, elle a précisé qu'elle voulait encadrer l'exercice du pouvoir discrétionnaire accordé aux juges lorsque vient le temps de per mettre d’interroger une victime sur son passé sexuel.La RIO espère bien régler à l'amiable avec Taillibert Isabelle Paré LA RÉGI K des installations olympiques (RIO) a confirmé hier qu’elle souhaitait parvenir sous peu à un règlement à l’amiable avec l’architecte Roger Taillibert.Présentée mardi dernier au conseil d’administration de la RIO, la résolution énonçant l’intention de la RIO de régler hors cours les démêlés qui opposent M.Taillibert à la Régie depuis des années a toutefois été reportée à la prochaine réunion pour des raisons techniques.Selon Mme Brigitte Tremblay, pprte-parole de la RIO, il existe à la Régie « une volonté ferme de travailler les mains libres », et toute solution qui permettra d’en arriver à un règlement juste pour la Régie sera étudiée.L’architecte Roger Taillibert, qui réclame un montant de 4 millions $ à titre d’honoraires dus pour le parachèvement du Stade, fait lui aussi l’objet.d’une poursuite de 17 millions $ de la part de la Régie.Mais des deux causes, aucune n’a été réglée et la RIO entend refiler à ses avocats le mandat de trouver une solution non judiciaire à ce différend.« Est-ce que ce sera un montant monétaire ou quelque chose d’autre ?Il est trop tôt pour vous dire comment ça se réglera », a indiqué hier Mme Tremblay.Par ailleurs, la RIO a confirmé qu’elle attendait sous peu un rapport de la firme SNC sur les moyens de rendre le Stade sécuritaire pour l’hiver.Face au refus du comité d’experts internationaux de trouver lui-même une solution à ce problème, la RIO a dû se tourner vers la firme québécoise SNC pour ce faire.Dans une lettre envoyée lundi à la direction de la RIO, le président du comité international, M.Robert Boyd, a fait valoir à la Régie que ce mandat spécifique excédait le mandat initial que lui avait confié la RIO.Interpellé pour poser un diagnostic sur les ratés du toit rétractable, pour trouver des moyens d’assurer sa fiabilité et suggérer éventuellement des alternatives permanentes, le groupe d’experts estime qu’il n’est pas de son ressort de trouver une solution à la hâte pour permettre la tenue d’activités dans le Stade cet hiver.Si le rapport de la firme SNC s’avère négatif et écarte toute possibilité de rendre la toile sécuritaire, cinq salons devront être annulés, entraînant de lourdes pertes financières pour la RIO.« Si le rapport est positif, a soutenu Mme tremblay, nous prendrons tous les moyens pour apporter les corrections nécessaires.si nos moyens nous le permettent ».A l’heure actuelle, la toile du Stade est déployée sur l’anneau technique et sa jupe d’étanchéité a été fixée.Au début du mois, le ministre responsable de la RIO, M.André Vallerand, a toutefois décidé de prolonger jusqu’en janvier l’arrêt de toute activité dans le Stade jusqu’à ce que la toile soit jugée sécuritaire.PHOTO JACQUES GRENIER Mgr Jean Zoa a témoigné hier de la vie du cardinal Paul-Émile Léger, missionnaire.Mgr Jean Zoa se souvient avec émotion du cardinal missionnaire Marie Laurier « DÈS SON arrivée parmi nous, le cardinal Léger a su jouer le jeu et ne plus considérer la lèpre comme « la » maladie d’Afrique mais une maladie comme les autres, selon la philosophie du spécialiste Raoul Follereau.Notre hôte se conformait ainsi à la politique de santé du Cameroun et il est faux de prétendre qu’il a été incompris ou déçu.» Mgr Jean Zoa, archevêque de Yaoundé au Cameroun, rappelait ainsi, hier, l’époque africaine du cardinal Léger en compagnie de quelques journalistes montréalais, avant de rentrer dans son pays.C’est lui qui accueillit et accompagna le cardinal tout au long de son séjour en Afrique de 1967 à 1979, agissant même comme son supérieur hiérarchique.« Cela m’était facile, sou-ligne-t-il en souriant, car en dépit de son titre, le cardinal était obéissant et compréhensif.Je l’ai aimé tout de suite, après l’avoir tant admiré à Rome lors de nos rencontres dans les conférences épiscopales à compter de 1963.Ses interventions m’impressionnaient et m’inspiraient.J’étais cependant loin de me douter au moment du Concile que nos vies allaient se croiser sur le continent africain, moi comme évêque, lui comme missionnaire.» Respectant le voeu de son pays-hôte, le nouveau missionnaire qui venait de renoncer en 1967 à sa fonction d’archevêque de Montréal pour se consacrer au service des lépreux, dut alors porter son action prioritaire vers les enfants handicapés.Aujourd’hui, un dispensaire de 60 lits assorti d’une clinique de jour pouvant traiter 200 enfants constitue l’oeuvre principale du cardinal Léger à Yaoundé, une institution qu’il a remise au gouvernement du Cameroun.Des cliniques satellites de dépistage et de traitement des enfants malades ou handicapés existent maintenant à travers tout le pays.Ce Centre national de réhabilitation des handicapés portera vraisemblablement bientôt le nom de son illustre fondateur.« Je m’en occupe aussitôt que je serai rentré chez moi », de préciser Mgr Zoa qui avait tenu à assister au service funèbre du cardinal samedi dernier.Mgr Zoa croit que la décision d’un Prince de l’Église de redevenir un simple missionnaire constitue un geste sans précédent dans les annales de l’Église catholique romaine.Et il n’était pas sans appréhender cette situation délicate.« Nous avons dû composer avec cette surprenante décision, mais le cardinal nous a grandement facilité les choses par son esprit compréhensif et obéissant.Des jeunes pourront participer à la prévention de la toxicomanie En dépit de son titre hiérarchique, il m’a admirablement secondé dans ma tâche en acceptant d’aller confirmer les enfants des 43 paroisses de mon diocèse.Je peux affirmer que cet homme de 63 ans à l’époque s’est admirablement bien adapté à la vie africaine, en dépit des conditions rudimentaires de son hébergement, du climat tropical et de son passé glorieux.» N’éprouvait-il pas parfois justement de la nostalgie pour ce passé glorieux ?« Il avait souvent l’occasion de manifester son attachement au Québec, surtout lorsqu’il rencontrait de ses compatriotes qui lui apportaient des nouvelles fraîches de son pays d’origine.Alors là, il devenait intarissable, car le cardinal parlait beaucoup avec les gens qu’il connaissait et ces échanges avaient le don de dissiper sa tristesse.» « Le cardinal Léger n’était pas un ecclésiastique comme les autres, mais un homme d’un naturel désarmant, poursuit Mgr Zoa.Aujourd’hui qu’il est mort, je continue de lui parler, à la verticale toutefois, puisque je sais où il se trouve, tout près de Dieu.» Ordonné évêque en 1961, Mgr Zoa est lui-même d’un naturel désarmant et d’un humour irrésistible et l’on imagine facilement les conversations animées que les deux hommes pouvaient avoir entre eux en terre africaine.Des échanges qui se poursuivent, semble-t-il pour celui qui à 67 ans se définit comme « le jeune évêque d’une église centenaire ».Il célébrera en effet les 100 ans du diocèse de Yaoundé le 8 décembre prochain, avec une pensée bien spéciale pour son ami le cardinal Léger.Québec a de sérieuses questions à poser sur la fermeture «cavalière» de Consumers Glass André Bellemare de la Presse canadienne QUÉBEC — Le ministre de l’Industrie et du Commerce C.érald Tremblay, visiblement irrité de s’être fait berner par les dirigeants de la corn pagnie Consumers Glass, a indiqué hier qu’il considérerait l’implanta tion au Québec d’une nouvelle usine dans le secteur du verre à la suite de l’annonce de la fermeture de Consumers Glass, de Candiac, et à la mise à pied de quelque 600 person nés.Il a dit qu’il était en total désaccord avec la décision « prise de façon aussi cavalière » par les dirigeants de l’usine.« J’ai de sérieuses questions à poser aux Emballages Con sumers », a-t-il ajouté en réponse à des questions du député péquisle Jacques Léonard, à l’Assemblée nationale.M.Tremblay a expliqué qu'avec les commandes que pourrait donner la Société des alcools, il serait pos sible de faire fonctionner une usine de fabrication de bouteilles.C’est le 26 septembre dernier que le ministre a été informé d'une rumeur de fermeture d’une des huit usines canadiennes de Consumers Glass.Immédiatement, il a appelé les dirigeants de la compagnie.« Les dirigeants de l'entreprise nous ont confirmé qu'il n’y avait aucune possibilité, je pèse bien mes mots, aucune possibilité de fermeture (.) À la lueur d’une lettre du 26 septembre, une rencontre a été fixée vendredi dernier avec le vice-président des opérations des Emballages Consumers qui est venu me rencontrer à 11 heures avec M.Anderson pour discuter des moyens de relance de l’entreprise, a dit M.Tremblay.« C’est alors que j’ai appris, à ma grande déception, l’annonce de là fermeture de l’usine.Dois-je vouà dire que la rencontre n’a pas été des plus amicales », a poursuivi le ministre.Ce dernier a alors rencontré lés travailleurs et travailleuses pour convenir de ceci : d’abord, à causé de la situation financière de l’entre prise, nous sommes convenus de lui demander si c’était une décisioà stratégique bien planifiée ou une décision résultant d’un problème financier global à l’échelle du Canada.Dans un deuxième temps, il a été décidé de mettre en place un comité spécial pour évaluer le potentiel dë développement d'une entreprisè dans le secteur de la verrerie, a dit encore le ministre en se référant à la SAQ et ses commandes de bouteilles' Le député Léonard a voulu savoir par ailleurs comment il se fait qu’aucun Québécois ne siégeait sur le co-: mité de fermeture de la compagnie qui était plutôt formé de gens dû Nouveau Brunswick et de l’Ontario « qui ont décidé de fermer une usiné ici au Québec».Le ministre a répondu qu’il ignorait même qu’un tel comité ait été mis sur pied.De son côté, le député péquiste de Laprairie, Denis Lazure, a demandé si le ministre savait que des huit usines de Consumers au Canada, cellë de Candiac est une des rares à n’a voir jamais connu de déficit.« Est-ce que le ministre sait aussi que le principal actionnaire de cette entreprise est la famille Bronfman, bien connue pour son grand amour envers le Québec ?», a encore demandé M.Lazure.Le député de Laprairie a aussi voulu savoir pourquoi une deuxième, usine était fermée au Québec en' deux ans alors qu’aucune n’a connu un tel sort ailleurs au Canada.Le langage « ordurier » d’une publication pour les jeunes choque Côté et les commissions scolaires Caroline Montpetit LE MINISTRE de la Santé et des Services sociaux du Québec, M.Marc-Yvan Côté, a fait savoir récemment au directeur du Département de santé communautaire de l’Hôpital général de Montréal, le Dr Richard Massé, qu’il déplorait vivement le contenu et le langage « vulgaire et excessif », utilisé par le DSC dans la revue Têteà-Queue, destinée à favoriser l’usage du condom dans les populations de jeunes décrocheurs.Par voie de lettre, M.Côté a spécifié au Dr Gagné que son ministère n’avait pas été informé du contenu de cette revue, en dépit du protocole de communications reliant les DSC au gouvernement du Québec.M.Côté précédait ainsi le Conseil scolaire de 111e de Montréal et la Fédération des commissions scolaires du Québec oui ont également écrit au Dr Masse pour s’opposer au contenu et au langage « vulgaire et ordurier », utilise dans cette publication.« M.Côté estime que l’utilisation de ce langage ne constitue pas la meilleure façon de rejoindre les jeunes, et qu’une telle publication devrait plutôt faire appel à l’intelligence et au jugement des clientèles visées», explique l’attachée de presse du ministre Côté, Mme Marie-Claire Ouellet.La revue Têle-à Queue, publiée en 10 000 exemplaires et distribuée dans divers organismes communautaires de Montréal, est diffusée à l’aide d’une subvention de 40 000 $ du ministère de la Santé et du Bien-être social du Canada.On y prône par exemple l’usage du condom « Rocker », « plus sécuritaire qu’une botte de travail pour se mettre comme un déchaîné.», ou du condom Skater, multicolore celui-là, « pour fourrer à belle planche ».La revue suggère également des échanges édifiants entre conjoints : « Si ton chum t’écoeure : ‘J’aime pas ça mettre une capote, dis-lui donc : ‘Non ?, aimes-tu mieux te mettre avec une boite de Kleenex ?», Le tout, en papier glacé et entrecoupé de bandes dessinées décrivant diverses actions sexuelles entre jeunes, est commandité par la compagnie Frutty, de Sainte-Julie, qui prfc, duit des condoms aux saveurs dè fraises, de pêches, fruits de la pas*-’ sion, etc.Joint au téléphone, le Dr Massé-expliquait hier qu’il s’agissait là d’une expérience-pilote du DSC, qui n’avait pas, en effet, le mérite de s’attarder « à une approche globale de la sexualité».Le Dr Gagné a admis d’autre part s’inquiéter du fait que cette revue commence déjà à circuler sous là manche, sous forme de photocopies en noir et blanc.Le Dr Gagné ajoute que le ton de la revue a en fait été defini par l’ot-ganisme communautaire « Travail de milieu jeunesse sud-ouest », et non par le DSC.« La revue s’adresse à des jeunes de 14 à 18 ans qui sont hors du milieu scolaire et difficiles à rejoindre.Mais le projet fera l’objet d’un réflexion interne au sein du FDSC, et sera évalué au cours de la prochaine année», poursuit-il Selon la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Mme Diane Drouin, la revue présente « une image très négative des décrocheurs, et les marginalise par son niveau de langage, ses illus trations de mauvais goût et ses expressions ».b pr typée des compor femmes que l’ecole et la société en général tentent par tous les moyens de changer».De son côté, le président du Conseil scolaire de 111e de Montréal M.Jacques Mongeau, a signifié au Dr Massé qu’« en tant que représentant d’organismes responsables de l’éducation des jeunes, le Conseil scolaire ne croyait pas qu’il soit nécessaire de s’abaisser a un niveau de communication qui frôle l’indécence pour capter et retenir leur attention» M.Mongeau dit souhaiter vivement aue les nombreuses réactions suscitées par la publication de ce premier numéro et l’évaluation que l’on fera du projet amèneront à rajuster le tir au profit des jeunes qui ne demandent qu’à être respectés.Elle présente « une image stéréo ortements hommes- Isabelle Paré CIBLES DE choix de toutes les campagnes anti-drogue, des adolescents pourront désormais cesser d’être la proie de tous les slogans et voir eux-mêmes à la prévention de l’usage et de l’abus des drogues auprès d’élèves plus jeunes.L’expérience a déjà cours dans le reste du Canada depuis 1983, où plus d’une cinquantaine d’équipes de jeunes et de parents sillonnent les écoles élémentaires pour sensibiliser leurs cadets contre les dangers des paradis artificiels.Lancé officiellement hier en territoire québécois dans le cadre de la Semaine de la prévention de la toxicomanie, «Jeunesse sans drogue» est en fait la version locale de « Pride international », un organisme mondial actif dans plus de 23 pays, qui milite pour la prévention de la toxicomanie.Au Québec, une équipe « volante » s’occupera de recruter des jeunes des 4e et 5e secondaires à qui sera donnée une formation de base de deux jours sur les drogues et la toxicomanie.Après quoi, les groupes d’adolescents se chargeront eux-mêmes, à l’aide de saynètes ou de jeux, de colporter d’école en école un message préventif aux élèves de l’élémentaire.« Le but est de commencer la prévention à un âge très précoce et d’impliquer les élèves plus âgés dans la prévention.Les jeunes doivent pouvoir s’identifier à un nouveau groupe qui les incite à faire le choix de vivre sainement », a expliqué Mme Diane Bidégaré, coordonnatrice à l’échelle québécoise de « Jeu- nesse sans drogue ».Plus encore, l’organisme estime que la prévention doit aussi passer par l’éducation des parents, prioritairement au travail, pour que des solutions concrètes soient apportées aux problèmes ressentis par leurs enfants.« On a entouré les adolescents de services, mais les parents demeurent les grands négligés en matière de prévention», affirme M.Bidégaré.Entièrement financé par le secteur privé, «Jeunesse sans drogue» collaborera avec l’opération «Jamais Seul » lancée cette semaine pour orchestrer une vaste campagne d’éducation populaire à l’échelle provinciale par le ministère de la Santé et des Services sociaux sur l’abus des drogues.^E^LjoutzzLE Gambard Vente et service technique 630-A Cathcart, Montréal, centre-ville 866-3876 -AGENT OFFICIEL ROLEX- TVA, le réseau des tirages Les modalités d’encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.* En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.POSITIONS POSITIONS POSITIONS fjf^ Tirage du: JEU DES CARTES GRANDE ROUE ROULETTE A-4 B Le Devoir, jeudi 21 novembre 1991 SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Frulla-Hébert nancement : associations entre le gouvernement et différents partenaires, créations de fonds régionaux, mesures fiscales, etc.« Tout est ouvert ».Chose certaine, de nouvelles modalités « créatives » de financement devront voir le jour, pour faire en sorte que « tout ira à l’amélioration des conditions de vie de nos créateurs, ce qui est pour moi une priorité, et à la sous-capitalisation des or ganismes».Au moins une chose est sûre : le gouvernement ne doit pas se désengager face à la culture, a soutenu Mme Frulla-llébert.On doit s’attendre, par ailleurs, à assister à une restructuration majeure du ministère des Affaires culturelles, qui devrait dans l’avenir être plus présent en région et « mieux répondre aux attentes du milieu ».Il faudra aussi s’attaquer à la crise de confiance des artistes envers le ministère, a déclaré la ministre.« Il y a nécessité, et c'est une orientation très claire, d’établir un climat favorable aux créateurs.Toute notre politique de développement des arts découlera de cette orientation.» Pour sa part, le député de l’opposition responsable du dossier culturel, M.André Boulerice, a déploré « le silence indécent et blessant » du premier ministre Bourassa, qui aurait dû, selon lui, afficher ses couleurs et dire quelle place il entend accorder à la culture au sein de l’appareil d’État québécois.« Au moment où le Québec est à la croisée des chemins, au moment où nous concluons une commission d’une ampleur sans précédent, a-t-il déclaré dans son allocution de clôture, et je m’en réjouis pleinement, force est de constater l’absence du premier ministre tout au long de ce débat d’une importance cruciale pour notre société.À aucun moment le premier ministre ne s’est prononcé sur une politique culturelle depuis le dépôt du rapport Arpin en juin dernier.» 4 Aristide 200 ans par l’armée et l’oligarchie haïtienne.L’objectif est de trouver une solution pacifique à la crise.L’embargo commercial est une solution de rechange à la violence, a-t-il soutenu.M.Aristide a répété que si les 7000 soldats de l’armée haïtienne profiteront d’une amnistie à son retour, le général Cédras et ses sbires auront le choix entre la prison ou l’exil.Le président a souri à l'idée de voir le meneur du coup d’Êtat derrière les bareaux, mais il croit qu'il choisira, comme Duvalier et d’autres après lui, de fuir à l’étranger.Le président renversé a refusé de se prononcer pour le moment sur le sort du premier ministre imposé par l'armée, M.Jean-Jacques Honorât.Selon lui, ce coup d'Etat est un suicide politique pour ses auteurs et ce n’est qu’une question de jours avant que l’état de droit soit rétabli.Il a affirmé que les négociations entreprises sous l’égide de l'OEA doivent réussir.Un échec mettrait en danger les démocraties fragiles d’autres pays.Un succès, au contraire, donnerait un bon exemple de ce que peut réaliser la communauté internationale dans les pays où les dirigeants refusent d’aller dans la direction appropriée.Le président renversé a rencontré hier après-midi le premier ministre Mulroney.Les deux hommes ont convenu que M.Aristide irait à Ottawa, à Montréal, peut-être même à Québec, les 9 et 10 décembre prochains, dans le cadre d’une visite de travail.M.Mulroney s'est dit très confiant des succès de l’embargo commercial lequel, déjà, donne des résultats, a-t-il soutenu.Il rejette pour le moment une intervention de type militaire, surtout que le père Aristide s’y oppose.4 Le Québec au gouvernement pour une somme de 132 millions!.Le report de l’impôt-service et des frais de santé plus importants aue prévu sont à l’origine de cette révision à la hausse.En ce qui a trait aux revenus, c’est la baisse des transferts fédéraux qui fait le plus mal au gouvernement du Québec, en accusant une chute de 125 millions ! sur les prévisions.Cette dimunition a été partiellement compensée par une hausse des revenus autonomes de 100 millions !, provenant en bonne partie des impôts sur les revenus des particuliers et des sociétés.« Malgré le fait que nous ayons reporté la phase II de la réforme de la taxe de vente du Québec au 1er juillet 1992, nous avons au total une augmentation des revenus autonomes, s’est réjoui Gérard D.Levesque.Quand on se regarde, on se désole, quand on se compare on se console.Je dois vous référer à ce qui se passe en Colombie-Britannique, en Saskatchewan, en Ontario et même au Nouveau-Brunswick », a souligné le ministre des Finances, afin de mettre en perspective la situation budgétaire difficile du Québec.Le déficit du gouvernement ontarien de Bob Rae doit atteindre 9,7 milliards! cette année.Gérard I).Levesque a l’espoir que le déficit respectera ses nouvelles prévisions, d’autant plus, dit-il, que « nous prévoyons, pour l’année 1992, une amélioration sensible dans l’économie ».Un optimisme que ne partage pas Jacques Léonard.« A cause de l’implantation de la taxe de vente en période de récession, la reprise va etre beaucoup plus lente.En quelque sorte le gouvernement s’est tiré dans le pied », juge le député péquiste.L'an prochain et en 1993-94, le ministre des Finances croit encore qu’il sera possible de ramener le déficit successivement à 2,5 milliards! et 1,5 milliard!.+ Bourassa tes.M.Bourassa a été interrogé sur le rôle de relations publiques que doivent jouer les délégations, notamment pour défendre les positions du Québec dans divers dossiers, tels Grande-Baleine et le traitement des autochtones.M.Bourassa a soutenu que « la présence du Québec est très active ».Mais il rappelle qu’il ne « faut pas dédoubler partout les services des ambassades canadiennes dont le Québec paie 25 % des coûts.Il ne faut pas oublier que derrière toute dépense publique, et ça vaut aussi pour celles des délégations à l’étranger, se retrouve un contribuable.» 4 La collection loyer et que le propriétaire peut dans ce" cas saisir les meubles de celui qui ne paie pas son loyer.Et les tableaux, qui garnissaient complètement les murs des locaux occupés par Lavalin, font, selon la loi, partie des meubles.En revanche, le consortium bancaire constitue le principal noyau des créanciers garantis.Par surcroît, la collection avait fait spécifiquement l'objet d’une garantie de prêt à Lavalin Inc.C’est pourquoi sans doute, les banques ont pu récupérer les tableaux que Marathon et La Laurentienne avaient d’abord saisis.A quels créanciers iront ultimement les tableaux ?La collection sera-t-elle partagée entre le consortium bancaire et les propriétaires de l’immeuble ?Demanderont-ils aux tribunaux de trancher le litige ?Ou Cette année, soyez de la fête! ET PARCOUREZ LE MONDE! i MOTS DATE DE 1 REMPLISSEZ ET RETOUNEZ A i PASSEPORT DIFFUSION CIEL, C P 98,5, LONGUEUIL J4H 3Z3 4 MOTS PASSEPORT I_________________________I « ^______________________ COUPON ORIGINAL OBllGAIOiRF PHOTOCOPIE RCFUSCC ÜUK, '< f> HABILITÉ A COMPLETER 90 ?8,5 LE DEVOIR alors, tous ces créanciers décideront-ils de vendre la collection et de se partager ensuite l’argent ?Voilà autant de questions pour lesquelles les réponses ne sont pas encore trouvées par ceux qui se penchent sur ce beau cas, au goût des experts.Les créanciers impliques ne sont évidemment pas en mesure de dire où iront éventuellement tous ces tableaux et autres pièces de cette collection, dont la protection est assurée pour le moment par le consortium bancaire.Au-delà des créanciers, il y a bien sûr le gouvernement qui a l’autorité légale et morale pour assurer la protection du patrimoine.Tracts à bord de Nationair Sylvain Blanchard LES AGENTS de bord du transporteur Nationair, mis en lock-out mardi, ont commencé hier à distribuer des tracts aux passagers pour dénoncer l’attitude de leur employeur à la table de négociation.Les voyageurs du vol Montréal-Bruxelles ont reçu, hier, un communiqué les informant que la compagnie avait décrété un lock-out au moment même « où nous espérions conclure une entente ».Ce que nie Nationair.« Avec un salaire annuel moyen d’environ 16 700 !, lit-on dans le texte, bon nombre d’entre nous doivent détenir deux emplois.Nous n’avons pas utilisé notre droit de grève dans l’espoir d’en arriver à une entente.» Au total, 440 agents de bord de Nationair sont sur le coup du lock-out, selon le syndicat.Ce nombre comprend aussi bien ceux qui étaient de service au moment où il a été décrété (140 à Montréal, 18 à Toronto), que ceux qui attendent à la maison d’être rappelés.La négociation pour le renouvellement de la convention collective a débuté il y a un an.Les agents de bord du transporteur sont remplacés depuis hier par du personnel extérieur, formé depuis deux mois.Ils demeureront à l’emploi de la compagnie aussi longtemps qu’une nouvelle convention n’aura pas été signée avec l’équipe régulière d’agents de bord.Mulroney invite Aristide PHOTO PC 21 novembre par la PC et l'AP 1988: les conservateurs de Brian Mulroney remportent les élections générales au Canada.1987: cinq personnes périssent dans le naufrage de leur bateau près des Iles-de-la-Madeleine.1983: grève générale en Bolivie à la suite de l'annonce de mesures d’austérité économique 1980: incendie dans un casino-hôtel de Las Vegas (Nevada): 75 morts.1977: un cyclone fait 3000 morts dans le Sud-Kst de l’Inde, où des villages entiers sont balayés par un raz-de-marée.1956: l’Assemblée générale de l’ONU condamne l’intervention soviétique en Hongrie.1916: le navire hospitalier “Brit-tanic", le paquebot jumeau du Titanic est coulé par une torpille en mer Egée.On fait état de 50 morts.1913: le village de Sainte-Marie de Beauce est rasé par le feu : plus de 150 maisons sont dét ruites.1899: le premier véhicule automobile circule à Montréal.1877: l’Américain Thomas Edison annonce l’invention du phonographe.Ils sont nés un 21 novembre: le poète italien Carlo Kragoni ( 1692-1768); l’écrivain et philosophe français Voltaire (1694-1778); l’actrice américaine Viviane Blaine (1921-); Howard Pawley, ex-premier ministre du Manitoba (1934 ); l’actrice américaine Goldie Hawn (1945 ); l’actrice Mariel Hemingway (1961-).Brian Mulroney a rencontré, hier, à Paris, le président haïtien en exil Jean-Bertrand Aristide qui viendra au Canada les 9 et 10 décembre.Patrons et syndicats invités à se liguer pour la protection de l’environnement Clément Trudel LALCOOL AU VOLANT QUONSEL EOISE t ’ —n ¦ Meqn* do i .issijf.ince .ujlomob'ioa» Idu Québec IL FAUT en venir à un partenariat moins conflictuel entre patrons et syndicats en ce qui a trait aux questions environnementales, estime un professeur de l’Université de Montréal, Peter Jacobs, qui voudrait voir les travailleurs évoluer « d’une situation de polarité à une synergie » bénéfique pour tous.Quant au directeur de la succursale canadienne du Bureau international du Travail (BIT), John Barker, il invite les syndicats à insérer dans les conventions collectives des clauses dites « écologiques », comme il s’en trouve aux Pays-Bas; ce qui aura des incidences sur la consultation, sur les programmes de formation, sur l’accès aux informations ainsi que sur la participation syndicale aux inspections et aux contrôles à effectuer dans les entreprises.« Si on cache de l’information, avait précisé M.Jacobs, qui est aussi membre de la Table ronde québécoise sur l’économie et l’environnement, le développement durable n’est plus possible ».Depuis hier, quelque 200 syndicalistes prennent part à Montréal à un colloque sur « Les syndicats et l’environnement» organisé par la CSN.Les participants se répartissent cet après-midi en neuf ateliers pour traiter de déchets (résidentiels ou d’ori gine industrielle), d’emplois dans le développement durable, de normes environnementales, de législation, de santé publique, etc.Demain, le col loque tentera de conclure sur le rôle que doit assumer le mouvement syndical dans les questions environnementales.Le tout premier invité du colloque, le biologiste Claude Villeneuve — dont Frédériek Bach adapte à l’écran son livre : Des animaux malades de l’homme — a su dérider son auditoire tout en faisant ce qu’il appelle de « l’alphabétisation écologi- que ».Relié au Centre écologique du Lac Saint-Jean Inc., Villeneuve témoigne à partir d’une « région éloignée par en avant » qui s’est transformée en laboratoire de développement durable impliquant 300 000 personnes sur un territoire plus grand que le Nouveau-Brunswick.21 projets « verts » sont en cours dans cette région, dont la décontamina-tion sur place des BCP d’Ilydro-Qué-bec.M.Villeneuve cite sa région comme exemplaire du fait qu’avant même la parution (octobre 1991), en Suisse, de Sauver la planète, ouvrage qui énumère les neuf principes en vue d’un consensus sur le développement durable (l’insistance va sur les moyens donnés aux régions pour gérer ce développement) les gens du Lac en étaient venus sensiblement aux mêmes orientations en impliquant « industrie et environnemen-talistes ».Sauver la planète est édité par le WWF (Fonds mondial pour la nature), la UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) et par le PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement), ün peut considérer ce document comme une source qui sera souvent citée lors de la conférence mondiale sur l’environnement et le développement en juin prochain, à Rio.Dans les débats sur l’environne ment, la question des emplois est incontournable.M.Barker et l’économiste Vincent van Schendel, de l’UQAM, s’entendent pour dire que les études ne sont pas nombreuses sur le sujet, mais qu’il est à prévoir que, à court terme, des emplois seront perdus, surtout dans des industries vétustes, tandis que se créeront d’autres emplois reliés au nouveau virage pris.Le représentant du BIT parle du besoin d’un «système d’alerte avancée » pour bien voir venir les changements à apporter, tandis que Van Schendel croit que plus on attendra à aborder la période de transition, plus le coût sera élevé.Ovationné par son auditoire, le sage Algonquin Richard Kistabish a su exposer hier la nécessité de changement de valeurs dans la société québécoise qui, dit-il, « adore le veau d’or de l’économie » et porte ses citoyens à se comporter de plus en plus en gourmands et à oublier le vrai sens du partage.Surtout, a conseillé Kistabish qui déplore que les mises en garde exprimées par les siens n’aient pas toujours été comprises, qu'il faut « bannir à jamais la permission de polluer ».Pour donner davantage de poids à cette invitation, Kistabish confie que « nous (les autochtones) avons même envisagé à un moment de céder tous nos droits territoriaux en échange de la propreté ».CARTES D’AFFAIRES ROBIC f i>nrh‘ t r 1892 55 Sf Jacques Montréal, Québec Canaria.H2Y 3X2 Tel ex 05 268656 Ta/ < I I h i fîi nf % i* • il- » »»• * • * 4*1 ill « • m * 4 A-6 M Le Devoir, jeudi 21 novembre 1991 L?ACTUALITE INTERNATIONALE LE MONDE EN BREF Nouveau cabinet ANKARA (AFP) — Le premier ministre turc Suleyman Demirel, chef du Parti de la .Juste Voie (I’JV, droite traditionnelle), a présenté hier soir à Ankara le nouveau gouvernement de coalition, aux côtés de M.Erdal Irtonu, chef du Parti populiste social-démocrate (PPSD), qui occupe le poste de vice-premier ministre.Le social-démocrate turc Hikmet Cetin, 54 ans, est le nouveau ministre des Affaires étrangères.Ce gouvernement formé un mois après les élections du 20 octobre qui avaient relégué le Parti de la Mère Patrie (PMP, au pouvoir depuis 1983) à la deuxième place derrière le PJV de M.Demirel, présentera son programme le 25 novembre devant le Parlement unicaméral.Après le débat d’investiture prévu pour le 28 novembre, le vote de confiance devrait intervenir le 30 novembre, selon le calendrier constitutionnel, a indiqué M.Demirel au cours d'une conférence de presse.Ce cabinet qui compte 33 ministres, dont deux femmes, a été formé après treize jours de négociations entre le PJV qui a obtenu 178 sièges au Parlement et le PPSD qui a remporté 88 sièges.Avec 266 sièges, cette coalition droite-gauche a 40 députés de plus que la majorité absolue de 226 députés sur 450 sièges.Mise à la retraite ASUNCION (AFP) -12 généraux et 125 colonels ont été mis à la retraite d’office, selon une décision officielle prise grâce à une résolution du tribunal de qualifications, dirigé par le président de la république et commandant en chef des Forces armées, Andres Rodriguez, ont informé hier des sources militaires auprès de l’AFP.Le commandant des Forces aériennes, le général de brigade Dionisio Cabello fait partie de cette liste.Selon le président paraguayen, Dionisio Cabello qui a été remplacé par le général José Cespedes Zarza, a été arrêté pour indiscipline.Il le restera « tant qu’il n’expliquera pas le motif de sa désobéissance ».L’arrestation disciplinaire du général Cabello n’a pas été explicitée de source officielle.Critique LISBONNE (AFP) — Lisbonne a estimé hier que la commission nommée par Djakarta pour enquêter sur le massacre du 12 novembre à Dili, capitale de Timor-Est, « ne réunit aucune condition de crédibilité et d’impartialité ».La commission indonésienne « transformera en une farce tragique l’enquête indispensable pour déterminer les circonstances dans lesquelles a été commise une aussi brutale violation des droits de l’homme les plus élémentaires », affirme un communiqué du ministère portugais des Affaires étrangères.Le communiqué estime en outre, que l’initiative de l’Indonésie n’a aucune légitimité, étant donné que, selon la même source, ce pays « occupe illégalement et par la force, en violation des résolutions de l’ONU, le territoire non autonome de Timor-Est, sous administration portugaise ».Le commission nommée par Djakarta est composée de sept personnes et dirigée par un juge de la Cour suprême, M.Jaelani, un général à la retraite.Combats MOGADISCIO (AFP) - Les combats, qui opposent depuis dimanche des clans rivaux du Congrès de la Somalie unifiée (USC) faisaient rage hier dans les quartiers est de Mogadiscio, pilonnée par l’artillerie.Selon les témoignages de membres d’organisations humanitaires recueillis par l’AFP, la plupart des façades des immeubles ont été éventrées par les obus et les rues sont jonchées par les décombres.La capitale somalienne ressemblait hier à une ville morte.Aucun bilan des victimes n’était encore disponible en raison de l’intensité des combats.Selon un responsable de Médecins sans frontières (MSF), dix tués et 140 blessés ont été évacués mardi vers l’hôpital Médina de Mogadiscio.Ces organisations avaient déjà fait état d’au moins 30 tués pour les journées de dimanche et lundi.Plainte L’offensive de l’armée s’intensifie en Croatie Des hommes et des enfants ont été massacrés à Vukovar et dans ses environs BELGRADE - Après la chute de Vukovar, dont l’évacuation des blessés a débuté, l’armée yougoslave a intensifié hier ses attaques contre d’autres villes stratégiques de Croatie.Osijek, à quelques dizaines de km au nord de Vukovar, le port de Zadar, et les environs de Nova Gra-diska, près de l’autoroute Belgrade-Zagreb, ont essuyé de violents barrages d’artillerie.Sur l’Adriatique, le port de Zadar et les villages alentour ont été bombardés pendant la nuit, a déclaré la radio croate.Osijek, dans l’est, a été bombardée à son tour dans la matinée et deux personnes au moins ont été tuées par le pilonnage, a ajouté radio-Zagreb.Le ministre croate de la Défense, Gojko Susak, est allé mardi à Osijek.Il a promis que cette ville ne subirait pas le sort de Vukovar.« La Serbie peut attaquer Osijek mais pas la conquérir », a-t-il dit.L’émissaire de l’ONU Cyrus Vance a déclaré qu’il prendrait rapidement une décision sur l’opportunité d'envoyer une force d’interposition entre les belligérants serbes et croates, mission qui ne peut être engagée que si un cessez-le-feu tient.L’armée fédérale, qui a capturé Vukovar après trois mois de siège, a évacué plus de 300 patients, dont des enfants, de l’hôpital fortement endommagé.Mais ces derniers n’ont pas pu être envoyés en territoire tenu par les Croates, la route étant trop dangereuse.Les observateurs de la CEE sont tombés d’accord avec l’armée pour les envoyer à Sremska Mitrovica, en Serbie, pour la nuit.Une autre colonne de réfugiés tentant de joindre les lignes croates a été bloquée par des mines et a fait demi-tour.Mais elle a été alors prise pour cible par des tirs d’artillerie, a déclaré un photographe de Reuter.On ignore s’il a des victimes.Les Croates ont accusé les volontaires serbes de cette attaque.Les deux camps se sont mutuellement accusés d'avoir perpétré des massacres à Vukovar et dans un village voisin utilisé comme base arrière par la garde nationale croate pendant le siège.Un photographe de Reuter a vu les cadavres de 41 enfants, âgés de cinq à sept ans, à Borovo Naselje.Les enfants avaient été égorgés et leurs cadavres jetés dans la cave de leur école.L'armée, qui contrôle ce village, a affirmé qu’ils avaient été tués ce week-end par les combattants croates en déroute.Le gouvernement croate a démenti ces accusations et a demandé une enquête internationale, estimant que les enfants étaient sans doute des Croates massacrés par des Serbes.Le photographe a déclaré que les rues et les jardins de Borovo Naselje étaient jonchés des cadavres de fa- milles entières, selon lui serbes, tuées à l’arme blanche.À Vukovar, un volontaire serbe, qui veut rester anonyme, a déclaré que l’armée avait abattu de sang froid jusqu’à 80 gardes nationaux croates, dont certains tentaient de se rendre.« Les nôtres les ont abattus immédiatement, sur le champ, a-t-il dit à des journalistes.C'étaient des extrémistes.Ils s’étaient mis des habits civils pour se mêler aux civils».« Les habitants nous les ont montrés.Il y en avait environ 80.Je les ai vus tenter de se protéger derrière des otages civils», a-t-il ajouté.Les opérations humanitaires d’évacuation se poursuivaient à Dubrovnik, port croate assiégé depuis plus d’un mois, où le navire-hôpital français La Rance est arrivé hier.Sur le plan diplomatique, un projet de résolution présenté au Conseil de sécurité par la France, la Grande-Bretagne et la Belgique est désormais soutenu par l’URSS, les Etats- Unis et l’Autriche.Le texte prône le renforcement de l’embargo sur les livraisons d’armes, l’adoption de mesures humanitaires et l'envoi d'une force d’interposition dont le déploiement constituerait une première en Europe.La Grande-Bretagne a déclaré souhaiter que l'ONU adopte une résolution obligeant tous les pays à imposer un embargo sur les livraisons de pétrole à la Yougoslavie.Le secrétaire au Foreign Office Douglas Hurd a réaffirmé devant le Parlement que son gouvernement était opposé à une reconnaissance de l’indépendance de la Croatie et de la Slovénie, estimant que cela aggraverait encore la crise.Un porte-parole du premier ministre italien Giulio Andreotti a cependant déclaré que l’Italie, l’Allemagne et l’Autriche envisageaient de procéder à cette reconnaissance, sans l’accord de la Communauté européenne.%.mm PHOTO AP Baker choisira le lieu des négociations israélo-arabes WASHINGTON (AFP) - Israël et les Arabes ne parvenant pas à s’entendre sur le lieu de leurs prochaines négociations bilatérales, le secrétaire d’Etat américain James Baker doit annoncer prochainement sa décision, ont indiqué hier des responsables du département d’Etat.Les spéculations portent sur Washington et aucun responsable américain n’a jusqu’à présent écarté cette possibilité.Cependant le premier ministre israélien Yitzhak Shamir a déclaré à Boston qu’il préférerait Chypre à la capitale américaine.M.Baker et ses conseillers « sont en train de décider de la façon de faire reprendre ces négociations le plus tôt possible », a déclaré le porte-parole du département d’Etat, Mme Margaret Tutwiler.« Les différences entre les parties sont trop grandes » pour qu’elles choisissent elles-mêmes où reprendre leurs négociations de paix, a expliqué un autre responsable du département.Le porte-parole a annoncé que M.Baker n’assisterait pas aux négociations bilatérales qui se tiendront au niveau des hauts fonctionnaires.En revanche, il devrait participer à la troisième phase de la conférence de paix sur le Proche-Orient qui s’est ouverte le 30 octobre à Madrid, a-t-elle indiqué.Dans cette troisième phase, des négociations multilatérales sur des questions comme le partage des eaux et le désarmement réuniront Israël, une majorité de pays arabes et un nombre indéterminé de pays industrialisés.M.Baker avait évoqué la participation du Japon la semaine dernière lors d’une visite à Tokyo.Le secrétaire d’Etat pourrait annoncer sa décision à l’occasion de la visite de M.Yitzhak Shamir à la Maison-Blanche demain, selon certains observateurs.Dans une interview mardi au Boston Herald, le premier ministre israélien a déclaré qu’il recommanderait au président George Bush que les discussions bilatérales aient lieu à Chypre.Des délégations israélienne, syrienne, libanaise et jordano-palesti-nienne avaient eu le 3 novembre une seule séance de négociations bilatérales à Madrid, dans la foulée de la session plénière de la conférence de paix.Elles s’étaient séparées sans accord sur le lieu de leurs prochaines rencontres.Israël insistait pour qu’elles aient lieu alternativement sur son territoire et celui de ses voisins.Les délégations arabes voulaient qu’elles se poursuivent à Madrid, ou à défaut dans un pays européen.M.Baker avait prévenu qu’à défaut de compromis entre les parties il prendrait la décision lui-même, en consultation avec l’Union soviétique qui co-par-raîne la conférence.Soutien embarrassant de Mme Thatcher L'ancien premier ministre Margaret Thatcher a apporté un soutien embarrassant, hier, à son successeur John Major en lui promettant de voter sa motion sur l'Europe mais en exprimant son désaccord sur plusieurs points fondamentaux.Au cours de la première journée du débat sur l'Europe au Parlement de Westminster, Mme Thatcher a mis en garde M.Major contre la signature du traité sur l'union économique et monétaire, même si le texte prévoit une clause de sauvegarde sur l'adhésion éventuelle de la Grande-Bretagne sur la monnaie unique.20 personnalités tuées dans un accident en URSS Sutherland a été enlevé par erreur WIESBADEN (Reuter) — L’ancien otage américain Thomas Sutherland a déclaré hier avoir appris de ses ravisseurs qu’il avait été enlevé par er-! reur.« Vous n’avez pas eu de chance.Ce ; n’est pas vous que nous voulions », a-t-il dit, rapportant les propos prononcés par un dirigeant fondamentaliste peu après son enlèvement à Beyrouth le 9 juin 1985.L’ancien doyen de la faculté d’agronomie de l’Université américaine de Beyrouth a précisé lors d’une con-i férence de presse à Wiesbaden que ses ravisseurs l’avaient pris pour Calvin Plimpton, qui était a l’époque président de l’université américaine.Ses ravisseurs lui ont donné diverses raisons pour sa détention.Mais le plus souvent, ils déclaraient qu’ils tentaient d’obtenir la libération de 17 fondamentalistes libanais emprison nés au Koweit.Thomas Sutherland, aujourd’hui âgé de 60 ans, a passé six ans et demi dans des geôles infestées de moustiques, le plus souvent enchaîné à un mur.Libéré lundi en meme temps le dernier otage britannique Terry Waite, il a été emmené par avion à l’hôpital militaire de Wiesbaden, en Allemagne, où il a retrouvé mardi sa famille.L’ex-otage a précisé qu'il avait connu 25 cellules différentes, situées en 16 lieux distincts.Il a ajouté qu’il n’avait été frappé qu’une seule fois, après avoir été surpris par un de ses geôliers en train de soulever son bandeau, parce qu’il voulait aller aux toilettes.« Il pensait que je voulais le voir.Je n'en avais strictement rien à faire.Je voulais aller à la salle de bains», a-t-il dit en ajoutant : « Ils m'ont frappé sur la plante des pieds jusqu’à ce que je n’en puisse plus et que je commence à hurler ».« C’est la seule fois qu’ils m’ont maltraité.Mais avant de le faire, ils avaient prié, afin d’être pardonnés », a-t-il noté.Thomas Sutherland a déclaré que ses geôliers lui avaient fourni des livres, mais a reconnu avoir eu de nombreux moments de dépression au cours de sa détention.Contrairement à son compagnon d’infortune Terry Waite, gardé au secret pendant plusieurs années, il a pu avoir connaissance de ce qui se passait dans le monde.Thomas Sutherland, qui n’a pas exclu de retourner à Beyrouth, a ajouté que les ravisseurs de Terry Anderson, doyen des otages du Liban, avaient cessé de l’enchaîner, et a lancé un appel en faveur de la libération de tous les otages.Selon les médecins qui l’ont examiné, Thomas Sutherland est en bonne santé, mais présente des troubles de l’équilibre, résultats de sa longue captivité.MOSCOU (Reuter) — Un hélicoptère soviétique transportant des personnalités en mission de paix dans le conflit azéro-arménien s’est écrasé hier, causant la mort des 20 personnes à son bord.Parmi les victimes figurent des ministres azerbaïdjanais et kazakh, deux généraux et des députés du Parlement de Russie, annonce l’agence Tass.Le président russe Boris Eltsine a envoyé un message de condoléances à l’Azerbaïdjan ainsi qu'au Kazakhstan qui, comme la Russie a offert sa médiation dans le conflit.Tass précise que l’hélicoptère MiS avait été dépêché au Haut Kara-bakh, où des troubles avaient éclaté.Au retour, il s’est apparemment perdu dans le brouillard, a heurté une montagne et a explosé.Depuis* trois ans, plus de 800 personnes ont été tuées au Haut Kara-bakh, enclave montagneuse peuplée en majorité d’Arméniens et que le Kremlin a placée en 1923 sous le contrôle de l’Azerbaïdjan.Boris Eltsine et son homologue kazakh Nursultan Nazarbaiev ont négocié un accord de paix en septem- bre, mais les heurts se poursuivent.Selon Tass, le nord du Haut Kara-bakh, des Azéris de la région et des responsables arméniens ont signé un accord de cessez-le-feu le long de la frontière entre les deux républiques et les positions de tir sont en voie de démantèlement.L’accord prévoit en outre la re-rise des livraisons de gaz soviétique l’Arménie via l’Azerbaïdjan.Elles avaient été interrompues il y a deux semaines après la mort de quatre Azéris tués par balles.L’agence Interfax a annoncé que des combattants arméniens avaient, ces derniers jours, repris aux Azéris une quinzaine de villages dont les Arméniens avaient été précédemment expulsés.Parmi les victimes figurent un vice-premier ministre azerbaïdjanais, Z.Gadjiev, un procureur général, deux généraux, un responsable du KGB, un vice-ministre de l’Intérieur du Kazakhstan, des représentants du Parlement russe et du ministère soviétique de la Défense ainsi que deux journalistes de la télévision azerbaïdjanaise et trois membres d’équipage.Chevardnadze veut préserver la paix dans le monde BEYROUTH (AFP) - Le gouvernement libanais a décidé, hier J à porter plainte auprès du Conseil de j sécurité de l’ONU à la suite des « agressions et des massacres commis par Israël au Liban sud », a indiqué le ministre libanais de l’Information, M.Albert Mansour.Une fillette de dix ans a été tuée hier cinq civils blessés et quatre autres enlevés par un commando dans un village contrôlé par les casques bleus, selon le porte-parole de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), M.Timur Goksel.Il a précisé que le commando venait de la zone de sécurité créée et occupée par Israël au Liban sud.À Jérusalem, l’armée israélienne a affirmé que l’opération j avait été menée exclusivement par l’ALS * qui n’a pas tiré sur les habitants ».MOSCOU (Reuter) — Edouard Chevardnadze, qui a retrouvé mardi les rênes de la diplomatie soviétique après onze mois d’absence, a déclaré hier qu’il « monterait au créneau » pour préserver la paix du monde.Dans une interview à l’agence indépendante Interfax, le nouveau ministre soviétique des Affaires étrangères a estimé que la situation en URSS était encore plus sérieuse qu’avant le coup de force des conservateurs en août dernier.« Dans ces conditions, je ne peux pas juste rester à l’écart, a-t-il dit.Nous devons monter au créneau pour sauver la paix, car une Union soviétique instable est le plus grande menace pour la paix de la planète entière ».Chevardnadze, âgé de 63 ans, a été l’artisan d’une nouvelle image internationale de l'URSS pendant ses cinq années passées au ministère des Affaires étrangères, de 1985 à 1990.Il avait démissionné en décembre 1990 pour protester contre « la dictature qui s’avance », discours prémonitoire prononcé huit mois avant le putsch manqué.Ni réjoui, ni mécontent de retrouver son poste, il a déclaré au quotidien Komsomolsknin l’ravda qu'il n’avait aucun « motif de congratulation ni de commisération.Le moment est venu où se décide non seulement le destin de notre pays mais celui de la paix de notre planète », a-t-il dit.La nomination du Géorgien a été saluée par les pays occidentaux, qui retrouvent leur interlocuteur brillant des négociations historiques sur le rapprochement Est-Ouest.Mais Edouard Chevardnadze a confié à la Komsomolsknin Prnvdn que la décision d’accepter de diriger à nouveau la diplomatie soviétique avait été encore plus dure à prendre que celle de démissionner.La tâche s’annonce en effet ardue pour le nouveau ministre, qui doit façonner une nouvelle diplomatie centrale dans une Union n’existant plus que par son nom.Dix des douze républiques d’URSS ont proclamé leur indépendance et entendent mener leur propre poli tique extérieure tandis que la Russie a déjà pris des décisions sur l’Afghanistan ou les relations avec le Japon sans en référer au pouvoir central.La première priorité que s’est donc fixée Edouard Chevardnadze, comme il l’a précisé à Interfax, sera de visiter chacune des républiques.«.Le processus de séparation des fonctions entre l’Union et les organes républicains n’est pas encore terminé.Il reste de nombreux points d’interrogation », note Alexandre Galkine, expert à l’Institut de prospective politique.« Il est naturel que l’apparition d’une personnalité aussi importante que Chevardnadze renforce la position du ministère soviétique des Affaires étrangères, ajoute-t-il.Chevardnadze n'est pas seulement un personnage puissant dans les affaires internationales mais il est aussi assez influent dans les affaires intérieures ».Vitali Tchourkine, nommé par Chevardnadze en novembre 1990 comme directeur du département d’information du ministère, a de son côté estimé que le retour d’Edouard Chevardnadze apporterait une nouvelle éthique au ministère, aujour- d’hui rebaptisé ministère des Relations étrangères.« Il est très bon pour motiver les gens, ce qui est quelque chose dont nous avons grandement besoin.C’est un homme charismatique qui inspire les gens», a-t-il déclaré.Le Conseil d’Etat, instance suprême de l’exécutif soviétique depuis le coup de force, a approuvé la semaine dernière un projet de refonte en profondeur du ministère.D’ici au 1er janvier 1992, le personnel aura été réduit d’un tiers (il comptera entre 2500 et 2700 employés), plusieurs ambassades et consulats seront fermés, des missions commerciales seront intégrées à des ambassades et de manière générale, le ministère se préoccupera davantage de relations economiques internationales. Le Devoir, jeudi 21 novembre 1991 B A-7 29-$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29"4 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29/L$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29/L$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29/L$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29/L$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ I 129“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ 29“$ I [ 29“$ Au risque de se répéter Pour aussi pou qui' 29,95$ par mois, vous ohlouoz un tôlépiiouo cellulaire lixi* ou portatif Motorola (dont vous devenez proprietaire au bout de 36 mois).1080 minutes gratuites, l’accès au réseau et 6 mois d'accès au Centre de messages Bell Cellulaire**0.Profitez-en dès maintenant! 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Après trois ans de dénonciations et d’incidents rocambolesques, on croyait bien, début octobre, que le débat s’engagerait enfin sur la voie du bon sens.Après s’être boudés avec méfiance, les gouvernements semblaient enclins à entreprendre la seule démarche qui s’impose : un examen public conjoint, global et complet de l’ensemble du mégaprojet, aussi bien les routes et aéroports que les centrales, barrages et autres ouvrages de quelque 13 milliards $.C’était sans compter sur la capacité effroyable de Québec et d’Ottawa de poursuivre leurs querelles de fiefs aux abois, de se montrer incapables, au-delà des paroles rassurantes des ministres responsables, d’harmoniser leurs décisions à leurs paroles ronflantes.Tant et si bien que, au lieu d’inspirer confiance à tous que le projet hydro-électrique si cher à M.Bourassa sera étudié avec impartialité et rigueur, la guérilla continue de plus belle.Dans le plus grand quotidien de la métropole américaine, une page publicitaire prétend que la poursuite du développement de la Baie James constituera une « catastrophe écologique d’une ampleur comparable à celle de la dévastation de l’Amazonie » et « détruira une région sauvage vaste comme la France ».Inspiré et payé notamment par Green-peace USA et les Cris, le pavé est tellement grossier, dans les deux sens du terme, qu’Hydro-Québec n’a pas de peine à y répliquer.Avec l’appui de l’opinion publique québécoise, y compris d'écologistes gênés.Il y a même des porte-parole cris qui admettent que le style de leurs amis américains prête à controverse.Comme il arrive souvent, la catastro- phe appréhendée a, pour un moment, un effet boomerang.Mais l’affaire est si mal engagée, les Cris si déterminés à la bloquer coûte que coûte, les autres opposants si obstinés également, que la publicité la plus sobre et factuelle qui soit n’émousse pas l’incrédulité des uns, le scepticisme des autres.M.Bourassa a beau assurer que la vérité finira par prévaloir, il ne réussit pas à renverser la vapeur.Sa crédibilité est si amochée à cet égard que le doeudrame d’un envoyé de Penthouse a plus de retentissement que ses propos rassurants, lénifiants même.Le lobby du Québec se met en branle, si tardivement et dans le désordre, qu’il n’égratigne même pas celui que les Cris ont patiemment édifié, à coups de millions, ici et et l’étranger, au fil des ans.Avec un succès de roman- De part et d ’autre de rAtlantique, le dénigrement ne mène nulle part tisme intercontinental.La vérité éclatera, prétend le premier ministre.Il s’obstine toutefois à refuser le vaste débat public sur l’ensemble de la politique énergétique du Québec.Seule cette démarche permettrait pourtant de faire toute la lumière et d’informer adéquatement sur un enjeu crucial pour le Québec.Comme le répétait récemment la Coalition pour un débat public sur l’énergie (dans un message publié par Greenpeace), il ne faut pas s’étonner que le débat se fasse ailleurs puisque le gouvernement Bourassa et Hydro-Québec refusent de le tenir ici.Déjà, poussé par ses écologistes, l’État de New York remet en question ses futurs achats d’électricité du Québec.Ce qui peut compromettre les grandioses projets que M.Bourassa caresse pour l’énergie du Nord.Et voilà que les Européens — probablement enhardis par la campagne, fort réussie, de Brigitte Bardot contre la chasse aux blan-chons — se mettent de la partie.Des projets comme celui de Grande-Baleine, même s’ils paraissent très techniques, sont animés du même esprit que celui des Conquistadores d’il y a 500 ans, prétend même un digne représentant du Parti vert de Belgique au Parlement européen de Strasbourg.À la guerre comme à la guerre, a beau mentir qui parle de loin, n’est-ce pas ?Dans sa logorrhée, le député Paul Staes a quand même raison sur deux points : le Québec et sa société étatique n’informent pas adéquatement les Européens, chez qui cette pénible affaire ternit l’image du Canada et du Québec.Pour une fois, M.Bourassa a bien réagi.Aux yeux de certains, il s’est comporté mollement en ne se portant pas à l’assaut du projet soumis aux députés européens.Mais il a raison d’indiquer qu’il ne manque pas d’arguments pour répondre aux erreurs de la résolution à l’étude.Il aurait pu promettre de mieux disséminer l’information pertinente.Il ne faut pas, toutefois, en demander trop à celui qui est sûr de détenir toute la vérité, de quelque côté de la clôture qu’il se trouve.Il n’en reste pas moins que cette réaction, prudente et timorée, à l’image du personnage, était appropriée.Infiniment plus, en tout cas, que celle de M.Mulroney.Il prétend qu’il ne faut pas dramatiser l’initiative du député, en mal de publicité pour les Verts, mais c’est précisément ce à quoi il s’affaire, séance tenante.Le premier mnistre avoue qu’il a assez de difficultés et de problèmes chez lui — ce en quoi aucun Canadien ne le contestera — qu’il ne saurait donner des conseils aux autres.Contredisant aussitôt ce beau principe, il suggère aux députés européens d’adopter la même attitude, d’autant que le projet de résolution est « bourré d’erreurs, d’impressions et de faussetés ».« Ce serait peut-être un bon conseil pour eux.Qu’ils se mêlent de leurs affaires, et nous, on va se mêler des nôtres.» Le plus drôle, c’est que M.Mulroney, fort fâché, a dit cela sans rire alors qu’il était précisément, à Paris, en train de s’occuper en grande partie des affaires des autres.Qu’est, en effet, le Sommet de la francophonie, sinon une vaste entreprise au sein de laquelle chacun se préoccupe du sort des autres francophones.Le Canada ne se mêle-t-il pas des affaires des autres quand il lie — à bon droit, d’ailleurs — son aide au respect des droits de la personne ?Et les initiatives si louables de M.Mulroney contre l’apartheid n’étaient-elles pas, par ailleurs, une ingérence dans les affaires de l’Afrique du Sud ?À vrai dire, à notre ère d’interdépendance mutuelle et de mondialisation des échanges de toutes sortes, chacun se saisit des préoccupations de son voisin.Il en sera ainsi de plus en plus, qu’il s’agisse de pollution, de discrimination, de développement, de partage de la richesse, et des autres grands enjeux de la planète.En ce sens, le sort des Cris de la Baie James est autant du ressort des Européens que celui des Africains l’est des Canadiens.Ce qui importe, c’est que l’information circule librement et que le débat se fasse en pleine lumière.L’un et l’autre faisant encore défaut à propos de Grande-Baleine, il n’est guère surprenant que les pires bobards circulent allègrement, de part et d’autre de l’Atlantique.Mais ce n’est pas en tentant de noyer le poisson que l’on démontrera aux Européens que l’obstination des Cris et de leurs alliés est sans fondement.GILLES LESAGE LETTRES AU DEVOIR Courage et vertu A LA SUITE d’un texte de Paul Warren mettant de l’avant la notion de courage politique (Cet homme au pouvoir qui boit du lait, LE D EVOIR 10 oct.), j’ai écrit une réponse visant à mettre cette notion en rapport avec celle de la vertu politique, d’où mon titre : «Courage et vertu politiques» (8 nov.).L’éditeur a titré : « Robert Bourassa, courage et vertu politique », ce qui modifie radicalement le sens original.Ceci a pour conséquence de donner un ton franchement partisan à un texte qui se situe plutôt dans le contexte d’une éthique du discours et qui se voulait précisément une critique de la parti-sanerie.À l’avenir, serait-il possible aux éditeurs de consulter l’auteur avant de modifier un titre de façon substantielle ?Denis Bilodeau Montréal, 10 novembre 1991 Projet commémoratif PÈRE MA RIOT, curé Paroisse St-Étienne-du-Mont de Paris, de passage dans la capitale française, il y a un mois, j’eus l’occasion de « revivre » par la mémoire reconnaissante, certaines pages émouvantes de notre jeune histoire.C’est alors que, passant à St-Étienne-du-Mont, en compagnie d’un ami, l’idée m’est venue de perpétuer visuellement la mémoire du premier Gouverneur de Montréal, Paul Chomedey, Sieur de Maisonneuve.Aussi, me suis-je dit qu’il fallait vous en informer, dans le cadre des proches Célébrations du 350e anniversaire de la fondation de Montréal.Tout comme, par le présent courrier, que nous comptons lui faire tenir, nous sensibiliserons à nouveau l’attention de M.le Maire Jean Tibéri, à qui nous devons déjà un semblable service, à la mémoire de Louis Hémon, auteur de Maria Chapdelaine.Seront également instruits de ma démarche : et notre Ambassadeur du Canada, à Paris et notre Délégué Général du Québec.Croyez-bien, cher Père, que cette initiative n’a pour but réel que d’aviver les liens historiques France-Québec, dont les « véritables motifs » ne nous font guère défaut; puisque les origines de Montréal prirent naissance à proximité de la Côte Ste-Gene-viève, c’est-a dire à Notre-Dame de Paris.Reconnaissant de l’attention que vous porterez à cette suggestion, et dans l’espérance d’un « suivi sympathique », nous vous prions cher Père Mariot, de recevoir l’expression de nos salutations respectueuses.Paul Chomedey, Sieur de Maisonneuve, Gouverneur de Montréal, de 1642 à 1665.Il mourut à Paris le !) septembre 1676.Ses funérailles eurent lieu à Sl-Étiennedu-Mont.Gilbert Lévesque Montréal, 5 novembre 1991 ün exemple encourageant LE QUÉBEC étant à un moment de son histoire où il cherche un nouveau souffle, la façon dont les idées du Cardinal Léger en matière d’éducation ont évolué peut nous don-j ner un exemple encourageant.Lors de la Conférence provinciale sur l’éducation, en 1958, le Cardinal Léger admet-| tait que la question de l’éducation posait des | problèmes, mais il craignait que l’État « totalitaire » n’absorbe toutes les responsabilités en ce domaine.À son avis, un État laïc et non-confessionnel pouvait empêcher l’Église d’accomplir « la mission d’enseignement qu’elle a reçue du Christ lui-même ».Cette position est aussi celle de Relations et de l’Action Nationale.L’assemblée des évêques du Québec sera saisie des projets de réformes en éducation.Elle cherche une belle unanimité mais ses j procès-verbaux nous montrent que le Cardinal prit la tête du peloton.Ses prises de position révèlent qu’il était plus ouvert que d’autres à des possibilités de changements.Il va même jusqu’à admettre que : « l’Église j doit intégrer toutes les valeurs nouvelles » (Relations, avril 1962, p.104).Même si les premières réactions des évê-| ques ne furent pas particulièrement favorables aux recommandations du Rapport Parent, le Cardinal Léger a joué un role pacificateur et a empêché certains de ses collègues de commencer une guerre sainte.Jean Genest reconnaît que le Cardinal ne céda | pas à la peur et fit confiance aux laics (Ac-i tion Nationale, vol 52, fév.63, p.536-564).Il sera chargé par l’Assemblée des Évêques de la réponse au Bill 60.Les demandes d’amendements seront fondées sur le droit à LE DEVOIR If ==- Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directrice : USE BISSONNETTE Rédacteur en chef et directeur de I information Bernard Descoteaux Directeur délégué à I administration André Leclerc Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur.Michel Lefèvre Directeurs adjoints de I information Pierre Cayouette, Jacques Chabot Guy Deshaies FAIS CE QUE DOIS la liberté de conscience.Le Cardinal avait compris que l’heure des changements inéluctables était venue et il a admis que l’Église du Québec devait acquiescer à des transferts de responsabilités.« Je suis convaincu que ce n’est pas la place des prêtres mais celle des laïcs, qui sont aussi l’Église, de faire partie des commissions scolaires et d’assurer des tâches administratives».(La Presse, 7 juillet 1963).L’esprit de Vatican II n’est certes pas étranger au nouvel état d’esprit du Cardinal.Jean XXIII n’avait-il pas mis en garde, en inaugurant le Concile, contre la tentation de l’intégrisme et n’avait-il pas vanté « les dynamismes de l’adaptation »?Le Cardinal Léger, conscient de l’évolution politique et économique résolument entamée par le Québec, avait donc pu s’adapter sans crispation inutile sur le passé.Flore Dupriez Montréal, 13 novembre 1991 Frères et soeurs d’Haiti NOUS, 700 frères et soeurs du Québec, réunis en sincère communion avec vous, à l’auditorium des Soeurs de l’Assomption de Nico-let, le 10 novembre 1991, voulons vous exprimer notre profonde solidarité à l’occasion des événements tragiques que vous vivez actuellement, événements que nous suivons de très près.Nous sommes très touchés par votre souffrance et nous vous promettons de faire tout ce qui nous est possible pour la soulager.À cet effet, un temps de jeûne sera observé par plusieurs personnes ici présentes, qui feront aussi monter vers le ciel leurs ferventes prières afin que le Seigneur répande abondamment sur vous ses grâces de force et de sagesse dans votre courageuse résistance.Nous vous promettons également de faire pression auprès de notre gouvernement canadien lui demandant d’intensifier ses démarches en vue du retour prochain de votre Président et de la démocratie dans votre pays.La présente lettre de solidarité sera communiquée aux différents journaux de notre province afin de raviver la mémoire de nos concitoyens à votre endroit; elle sera envoyée partout en Haïti.Frères et soeurs d’Haïti, nous sommes avec vous et nous ne vous abandonnons pas.Nous avons la ferme espérance que la démocratie retrouvera sa place chez vous et que vous vivrez des jours meilleurs parce que votre foi est grande et votre courage invincible.Tenez bon ! Nous vous admirons et nous vous aimons.Mariette MUot Nicolet, 10 novembre 1991 •Sfioe.
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