Le devoir, 9 septembre 1991, lundi 9 septembre 1991
(q¥h|$K| $0 ên» d'êKpértêncê à roén» êtnrtoê SYSTÈMES D'ORDINATEUR PHILIPS Pour rentelgnemenla, appelez OE inc T 341-0E0E Volume LXXXII — No 208 ?Ensoleillé.Max.: 25.Détail page 8 Montréal, lundi 9 septembre 1991 Toronto 85 cents 65* t TPS » TVQ L'ENTREVUE DU LUNDI PHOTO JACQUES GRENIER XAVIER EMMANUELLI Les globe-trotters de la médecine de catastrophe Page 9 Ottawa serait prêt à réviser sa politique des langues officielles OtTAWA (PC) — Le gouvernement fédéral songe à mettre sur pied, dans le cadre d’une nouvelle entente constitutionnelle, un comité chargé de revoir la politique de bilinguisme officiel, a appris la Presse Canadienne.La création de ce comité, qui porterait provisoirement le nom de Groupe de travail sur le bilinguisme du premier ministre, ferait partie des propositions constitutionnelles du gouvernement, selon certaines sources.Ces propositions seront rendues publiques plus tard ce mois-ci.Aucune décision n’a encore été prise et l’idée rencontre encore beaucoup d’opposition chez certains conseillers constitutionnels du premier ministre Brian Mulroney.Ce n’est pas la première fois que l’on songe a revoir la politique sur le bilinguisme officiel.Au cours de sa tournée, le Forum des citoyens de Keith Spicer a recueilli de nombreuses critiques a l’endroit de cette politique.Dans son rapport rendu public au mois de juin, M.Spicer avait affirmé qu’un réexamen indépendant du bilinguisme était nécessaire pour aider les Canadiens à prendre conscience des bénéfices de cette politique.A défaut de quoi, l’insatisfaction et l’in-Volr page 4: Ottawa Serbes et Croates ne lâchent pas prise d'après Reuter et AFP BELGRADE — Les forces fédérales yougoslaves et les nationalistes serbes ont resserré leur étau hier sur les points de Croatie orientale qu’ils assiègent.On dénombre des victimes en plusieurs endroits.Par ailleurs, les Macédoniens ont participé massivement hier au référendum sur l’indépendance de leur république, la troisième de Yougoslavie, après la Slovénie et la Croatie, à s’engager sur la voie de l’indépendance.Les résultats devraient etre annoncés demain.Radio-Zagreb a rapporté que trois tireurs isolés serbes avaient été abattus à Petrinja, au sud-est de la capitale croate, et que trois personnes avaient été tuées dans des combats dans un village serbe proche de Stara Gradiska.Radio-Belgrade a fait pour sa part état d’un grand nombre de victimes à Kostajnica, où les nationalistes serbes affirment avoir pris le contrôle du poste de police défendu par des Croates.Des avions fédéraux ont attaqué l’aéroport d’Osijek, principale ville de la Slavonie (est de la Croatie) et détruit un appareil au sol.Des combattants serbes ont pilonné la ville de Pakrac par de violents tirs de barrages de mortiers.L’armée fédérale, dirigée par des Serbes, et les nationalistes serbes Tchetniks isolent la Slavonie du reste de la Croatie, qui a proclamé son indépendance le 25 juin dernier, au meme moment que la Slovénie.Hier matin, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti deux fois dans Osi-jek, poussant des dizaines d’habitants à gagner les abris.D’après des médecins de l’hôpital local, environ Voir page 4: Serbes j?i grève gèle les services fédéraux ____Dennis Bueekert de la Canadian Press OTTAWA — Une série de services fédéraux, oui vont de l’inspection du blé destine à l’exportation aux prévisions météorologiques seront gelés par la grève des 110 000 fonctionnaires qui a commencé à minuit et une ce matin.Les Canadiens seront étonnés de la variété des services fédéraux touchés par la grève, a déclaré hier au cours d’une entrevue le président de l’Alliance de la fonction publique du Canada, Daryl Bean.« Des milliers de petits services, qui sont finalement très importants, seront touchés», a-t-il affirmé.On prévoit que de nombreux services du gouvernement fédéral seront fermés et qu’on ne répondra pas non plus au téléphone.Le drapeau canadien ne flottera pas sur les édifices du gouvernement fédéral et certains services de la Gendarmerie royale du Canada assurés par des fonctionnaires civils — tel le service des plaintes — ne seront pas offerts.Les bénéficiaires de l’assurance-chômage continueront à recevoir leurs chèques, bien que les délais puissent être plus longs.Seuls les passeports demandés d’urgence seront émis, a prévenu Jacques Perron, directeur intérimaire des opérations pour l’Ontario au Bureau des passeports.« Si vous n’avez pas à quitter le pays très bientôt, nous vous conseillons d’attendre pour faire parvenir votre demande.» Certains douaniers ont averti qu’ils pourraient provoquer un ralentissement du trafic aux postes-frontières en faisant preuve d’un zèle extrême.Ces employés fédéraux font partie des 46 000 membres de l’Alliance de la fonction publique du Canada dont les services sont considérés essentiels.Les exportations de blé pourraient également être reportées en raison du manque d’inspecteurs, de préposés à la pesée et à l’échantillonnage.En fin de semaine, les plaisanciers qui se trouvaient sur le canal Rideau, entre Kingston et Ottawa, ont été parmi les premières personnes touchées par les moyens de pression employés par les syndiqués.Quelque 10 bateaux ont été immobilisés lorsque les employés responsables du fonctionnement des écluses ont débrayé ou fait la grève du zèle.Dave Ballinger, adjoint au surintendant du canal, a affirmé dimanche que les chefs-éclusiers, dont les services sont considérés essentiels, faisaient le nécessaire pour aider les bateaux échoués à reprendre leur route.« Aucun d’eux (des plaisanciers) auxquels j’ai parlé ne semblait en colère », a-t-il déclaré.« Ils étaient juste contents que nous puissions les tirer de là.» Voir page 4: La grève j»li» Des policiers ont escorté hier des dizaines de Zoulous après des affrontements sanglants dans la ville de Tokoza.Au moins 42 personnes ont été tuées dans les ghettos noirs autour de Johannesburg.A Tokoza, des Noirs armés de fusils AK-47 ont attaqué des militants du parti conservateur Zoulou Inkhata.Des affrontements entre Noirs font 42 morts en Afrique du Sud JOHANNESBURG (AFP) - Au moins quarante-deux personnes sont mortes hier au cours de la journée la plus sanglante qu'aient connue les ghettos noirs sud-africains depuis un an, selon un dernier bilan de la police.Cette nouvelle vague de violence met en danger la signature de l’accord de paix, prévue pour samedi prochain, entre le gouvernement, le parti conservateur zoulou Inkhata et le Congrès national africain (ANC).Un précédent bilan des affrontements d’hier faisait état de 29 morts.Selon la police, une embuscade a été tendue hier à Tokoza (est de Johannesburg), au cours de laquelle 18 partisans du chef zoulou Mangosuthu Buthelezi, oui se rendaient à un meeting, ont été tués et 18 autres blessés.Des commandos, qui seraient formés de partisans du mouvement zoulou Inkhata, ont lancé par la suite des opérations de représailles dans plusieurs ghettos ainsi que dans le centre de Johannesburg.À Tokoza même, cinq personnes ont trouvé la mort lors d’affrontements au cours de la journée, selon le porte-parole de la police, le major Reg Crewe.La violence s'est ensuite propagée aux ghettos voisins de Katlehong et Tembisa, où des partisans de l’Inka-tha, rendus furieux par le massacre, ont attaqué des habitants du ghetto dans la rue, tuant deux personnes.Des combats violents ont également eu lieu à Mofolo (un des quartiers du ghetto de Soweto, au sud-est de Johannesburg), où 13 personnes ont été tuées.Selon le Major Rewe, cinq personnes ont trouvé la mort dans une attaque à la grenade contre un groupe de partisans de l'Inkhata qui reve- Volr page 4: Des affrontements Festival OF FESTIVALS Ruée sur le ragoût de Sophia Nathalie Petrowski TORONTO - AVEC le soleil et la canicule comme partenaires, le 16e Festival des films de Toronto a connu un week-end calme et presque parfait, à peine gâché par l’annulation du concert filmé des Rolling Stones en IMAX et par le désistement de dernière minute de Jeanne Moreau qui devait accompagner Laurent Heynemann pour la présentation de La vieille qui marchait dans la mer.Pour se consoler, la presse s’est ruée sur Sophia Loren arrivée dans la nuit de samedi pour présenter Samedi, dimanche, lundi, le nouveau film de Lina Wertmuller, mettant en vedette une Sophia Loren plus resplendissante que jamais dans le rôle d’une mère, épouse et cuisinière exemplaire qui verra son grand repas du dimanche gâché par un mari jaloux et légèrement fêlé.Pendant la moitié du film, Sophia prépare un ragoût avec un naturel si déconcertant qu’on se dit qu’elle doit avoir inventé la recette.À Toronto toutefois, Sophia Loren avait troqué son tablier pour un tailleur bleu électrique qui mettait en relief une silhouette vertigineuse sur laquelle toutes les têtes, même les plus discrètes, se retournaient avec envie et admiration.La vedette italienne rencontra un nombre très limité de journalistes, assista à la première de son film avant de repartir vers de nouvelles recettes de ragoût et de spaghetti.Le jour précédent, l’actrice américaine Jodie Foster fit presque autant courir les journalistes et photographes venus a grand renfort publicitaire l’écouter vendre Little Man Tate, le premier film qu’elle signe à titre de réalisateur et dans lequel elle incarne une serveuse et mère célibataire qui a enfanté un petit génie nommé Fred.Ce dernier est tellement vif et intelligent qu’il fait le vide autour de lui jusqu’au jour où une riche psychologue (Diane Weist) s’intéresse a son cas et décide d’en faire une bête de cirque.Les deux mères, la vraie et l’intérimaire se disputeront sa petite personne avant de se réconcilier pour le plus grand bonheur d’un public amateur de fins heureuses.Jodie Foster, qui n’a que 27 ans, signe ici un honnête devoir gentiment moralisateur qui risque de faire de bonnes recettes sans toutefois la consacrer cinéaste du siècle ni même de l’année.En conférence de presse, Jodie Foster est une grande fille toute simple ou du moins, joue à l’être.Cela ne l’empêche pas d’être vive, articulée et souvent très drôle.Aux journalistes qui mangeaient littéralement dans sa main, elle a avoué qu’elle veut être réalisateur depuis l’age de 12 ans, moment dans sa vie où elle a compris que le réalisateur sur un plateau était le seul à détenir le pouvoir.« J’aime bien jouer la comédie, a-t-elle dit, mais je ne suis pas une fanatique comme certains ae mes collègues.J’aime pouvoir faire des choix et c’est précisément ce que m’apporte la réalisation.» Quand elle se prend à rêver, Jodie Foster se voit comme animatrice d'un talk-show dans le sud de la France où elle pourrait boire du bon vin et faire de nombreux enfants.Elle avoue pourtant dans le même souffle qu’elle ne sait pas si elle aura Voir page 4: Ruée + Le Québec part à la conquête du marché espagnol Michel Venne de notre bureau de Québec SÉVILLE, la capitale andalouse, dans le sud de l’Espagne, reçoit le monde entier en 1992 pour la dernière exposition universelle du siècle, la première depuis Osaka en 1970.Et le Québec va s’y installer pour un an.Non seulement le Québec participera-t-il à l’exposition, du 20 avril au 12 octobre (il occupera un « espace » dans le pavillon canadien).Mais il ouvre une représentation commerciale composée d’un personnel de huit employés, avec pour objectif d’y accueillir quelques-uns des deux millions de « décideurs » étrangers de passage et d’explorer en Espagne les occasions d’affaires pour nos entrepreneurs.Un plan de promotion de 650 000$ est en préparation.Le représentant du Québec, un homme de confiance du premier ministre Robert Bourassa, M.Claude Trudel, (il fut membre de son cabinet de 1970 à 1975 avant d’être sous-ministre aux Affaires culturelles et député de 1985 à 1989), s’installera là-bas dès le 1er novembre.L’opération devrait coûter au total quelque 5,3 millions $.L’un des mandats de M.Trudel sera d’examiner l’opportunité d’ouvrir une représentation permanente dans le pays de Carmen et de Don Juan.L’Espagne s’est engagée dans une course folle pour rattraper les économies de ses partenaires européens à la veille du grand marché unique.Son PIB progresse deux fois plus vite que celui de la France depuis 1980.Les investissements étrangers y ont fait un bond prodigieux ces dernières années, pour s’établir à 17 milliards $ en 1989.L’Espagne est vue par Québec comme « une autre porte d’entrée » pour les entreprises québécoises sur ce marché de 350 millions de consommateurs.Le Québec a déjà des bureaux dans six pays sur le Vieux Continent.En entrevue, M.Trudel raconte que l’Espagne est en train de vivre d’une certaine façon sa révolution tranquille.Dans un document du ministère des Affaires internationales, on affirme que de grands change- dans les murs de Séville ments s’opèrent dans ce pays pour se conformer aux standards du Marché commun, depuis son adhésion en 1986.Ces modifications sont faites surtout dans les secteurs de l’énergie, des finances, du transport, de l’éducation, de la santé et des communications et ouvr ent des opportunités d’affaires pour les sociétés de service québécoises.L’Espagne est parmi les 10 principaux pays d’investissements directs canadiens (211 millions $ en 1986).Air Canada, Molson, Seagram, Dominion Textile sont parmi les grands investisseurs canadiens dans ce pays.Sur le strict plan des échanges commerciaux avec l’Espagne, le Québec est historiquement largement déficitaire.En 1988, le Québec exportait en Espagne pour 69 millions $ et importait pour 288 millions $.L’ambassade canadienne à Madrid rapporte que l’intérêt du secteur prive espagnol à conclure des accords de coparticipation avec des sociétés canadiennes est élevé et va en augmentant.Le thème économique colorera la Voir page 4: Le Québec JACOB vimvo8sit>ilité couple, * vives l’enfer d_afbk,8, l«8 P* qu’on 256pO«e* .19,96 $ SEUIL \* i 2 B Le Devoir, lundi 9 septembre 1991 McKenna est en voie de s’affirmer .mais se garde bien d’aborder la aux élections du Nouveau-Brunswick pointilleuse question linguistique liuguette Young de lu Presse Cunudierme FREDERICTON — Les libéraux de Frank McKenna devraient remporter une victoire décisive le 23 septembre au cours de l’élection provinciale, au Nouveau-Brunswick.La question n'est pas de savoir si les libéraux resteront au pouvoir, mais de savoir s’il y aura une opposition, prédisent les observateurs.Fait sans précédent dans les annales politiques de la province, le premier ministre McKenna a remporté l’ensemble des 58 sièges au cours de l’élection de 1987, profitant des déboires du gouvernement conservateur de Richard Hatfield.« Il y a quatre ans, M.McKenna a un peu gagné par défaut, de souligner le politicologue Philippe Dou-cet, de l’Université de Moncton.C’était un vote contre Hatfield.Cette fois-ci, McKenna va gagner, c’est un vote pro-McKenna.Il a fait ses preuves.Il a gagné ses épaulettes.» Le dernier sondage effectué la semaine dernière par la maison Baseline Market Research Ltd.de Fredericton pour le compte du Telegraph Journal de Saint-Jean, donne M.McKenna gagnant avec 51 % des intentions de vote.Il s’agit d’un mince recul par rapport à 53 % en juillet.Les conservateurs sous la direction de leur nouveau chef Dennis Cochrane sont passés de 19 % à 22 %, tandis que le Nouveau Parti Démocratique a glissé de la troisième à la quatrième place en passant de 15 % à 12 %.Le Confederation of Regions Party (COR) a effectué une petite remontée, passant de 13 % à 15 %.On compte 18 % d’indécis.Selon la directrice de Baseline, Linda Dyer, la victoire de Frank McKenna est assurée.Il est même possible que les libéraux remportent l’ensemble des 58 sièges.Elle souligne que les Néo-Brunswickois ne semblent pas pressés de retourner à un gouvernement bipartite.De plus, reprend-elle, les électeurs du Nouveau-Brunswick ont toujours systématiquement donné deux mandats au parti politique au pouvoir.M.McKenna a promis la création de 25 000 emplois, il parle d’éducation et de santé, mais il boude la question constitutionnelle, et préfère ne pas aborder la question controversée de la langue.Malgré la décision impopulaire de geler les salaires des fonctionnaires pendant une année, les libéraux de Frank McKenna ont donc le vent dans les voiles.L’ex-ministre des pêches de Richard Hatfield, Jean Gau-vin, pourrait toutefois donner du fil à retordre à la vice-première ministre Aldéa Landry dans Shippagan-les-Iles, croit Mme Dyer.Ailleurs, la lutte sera tiède ou inexistante.C’est la présence de COR qui brouille les cartes dans cette campagne.Le vide politique créé par la déconfiture des conservateurs de l’ex-premier ministre Hatfield aux élections de 1987, a permis l’émergence de ce parti.En grugeant dans les appuis traditionnels des conservateurs « durs », il a affaibli le parti conservateur.De plus, bon nombre de conservateurs désenchantés des déboires de M.Hatfield ont donné leur appui aux libéraux en 1987, ce qui ne sera peut-être pas le cas cette fois, admet-on dans l’entourage de M.McKenna.M.Cochrane, ancien maire de Moncton et député fédéral de 1984-88 s'était abstenu de voter sur les modifications à Loi fédérale sur les langues officielles.Il s’est dit en faveur du bilinguisme officiel au Nouveau-Brunswick, mais il assouplirait les exigences linguistiques rattachées aux postes de la Fonction publique.M.Cochrane tente de se faire élire dans la circonscription de Petitco-diac, une circonscription traditionnellement conservatrice.Quant aux Néo-démocrates, ils misent sur l’élection de Mme Weir, une avocate et enseignante de formation bien articulée, dans la circonscription de Saint-Jean-sud où ses chances sont passablement bonnes.Deux ou trois autres sièges sont prometteurs.« Nous faisons face à une situation anormale, a-t-elle souligné la semaine dernière au cours d’un entretien à La Presse Canadienne.Aucun parti d’Opposition n’a de députés à l’Assemblée législative.Je ne détiens pas ce siège.De façon réaliste, il faut reconnaître qu’il est prioritaire de faire élire le chef du NPD, mais ce n’est pas notre seule priorité.» Le COR a ses assises dans la région de Fredericton et dans la région de Miramichi, et pourrait faire élire deux ou trois candidats.Le COR déplore les exigences linguistiques au sein de la Fonction publique, soulignant qu’elle prive de nombreux anglophones de postes et minent leurs chances d’avancement.FREDERICTON (PC) - Craignant d’apporter de l'eau au moulin du Confederation of Regions Party, un parti opposé au bilinguisme officiel au Nouveau-Brunswick, le gouvernement de Frank McKenna et ses opposants évitent d’aborder la question linguistique au cours d’une campagne électorale plutôt terne et bien structurée.En dépit d’une victoire assurée au cours de l’élection du 23 septembre, les libéraux de Frank McKenna ne veulent surtout pas faire de vagues.La question constitutionnelle est un sujet tabou.On préfère également taire la question linguistique de peur d’aviver des tensions qui, si elles ne sont pas toujours à l’avant-scène, sont latentes, souligne un politicologue de l’Université de Moncton, M.Philippe Doucet.« McKenna joue la carte la plus sûre, » constate-il.En fait, tous les partis politiques sauf le Confederation of Regions Party (COR), évitent les questions de langue, puisque de l’avis de M.Doucet, « ils ont plus à y perdre qu’à y gagner.» Le premier ministre McKenna, fort d’un raz-de-marée électoral de 58 sièges sur 58 en 1987, axe plutôt sa campagne sur le leadership du premier ministre, l’économie, les emplois, l’éducation et la fierté d’être Néo-Brunswickois La Loi 88 sur l’égalité des deux communautés linguistiques adoptée en juillet 1981 par le gouvernement de l'ex-premier ministre conservateur Richard Hatfield, consacre l’égalité des deux communautés linguistiques et reconnaît l’égalité du statut et des droits et privilèges des deux communautés.Le premier ministre McKenna appuie renchâssement de ces principes dans la constitution canadienne, mais s’oppose à l’enchâssement intégral du texte législatif.Ce qui inquiète M.McKenna et les conservateurs du nouveau chef Dennis Cochrane de la région de Moncton, c’est l’obligation du gouvernement de protéger le droit des communautés linguistiques à des « institutions distinctes.» Selon M.McKenna, ce passage pourrait être interprété comme engageant le gouvernement à promouvoir la dualité linguistique dans tous les ministères, comme c’est le cas dans le domaine de l’éducation.Pourquoi revenir sur cette question pendant cette campagne puisqu’elle a été débattue en long et en large depuis quatre ans?a soulevé M.McKenna au cours d’une courte entrevue la semaine dernière à Woodstock, au Nouveau-Brunswick.« J’aborde la question quand on m’en parle, lorsqu’on me pose des questions.Pourquoi j’en parlerais autrement?Je ne vois pas pourquoi je soulèverais cette question dans un discours ici à Carleton-sud, » a-t-il expliqué.M.McKenna expliquait à la Presse Canadienne que cette question ne touche pas les gens dans leur vie quotidienne.« Je ne crois pas que le public ait un appétit vorace pour de longs discours ou des sermons sur la langue.À l’heure actuelle, ce qui les préoccupe, ce sont les emplois, le bien-être des gens, le système d’éducation, la qualité des routes et la santé.» À FORCE D’OBSERVER, NOUS VOYONS UN QUÉBEC QUE LES AUTRES NE VOIENT PAS.W////KmW9i vxmwmm Normal.Radio-Québec est la seule télé à avoir des équipes partout au Québec.Nous pouvons ainsi vous proposer une émission d’affaires publiques qui reflète les réalités socio-économiques de diverses régions du Québec, souvent ignorées par les autres.L’observateur.Lundi 21 h 30 ou samedi 14 h.Producteur délégué : André Poirier L’autre télé.L’autre vision.Radio Québec Les conservateurs, eux, ont des convictions partagées sur ce sujet épineux.Ce qui fait le bonheur de COR qui profite de ces querelles intestines pour attirer dans ses rangs les conservateurs durs opposés au bilinguisme.Le COR qui pourrait faire élire 2 ou 3 députés, prône l’abolition de la Loi 88.En préconisant l'enchâssement des principes de la Loi 88 mais non le texte intégral, le chef conservateur Dennis Cochrane s’est considérablement distancié des positions de l’un ses candidats les plus prometteurs Jean Gauvin.Cet ex-ministre des pêches de l’équipe Hatfield qui se présente dans la circonscription acadienne de Shippagan-les-îles, s’est prononcé catégoriquement en faveur de l’enchâssement intégral de la Loi 88.Seul, le Nouveau parti démocratique de Elizabeth Weir s’est pro noncé en faveur de l’enchâssement intégral de cette loi dans la constitu-lion.Or, souligne M.Doucet, il s’agit en quelque sorte d’un dialogue de sourds puisque le NPD n’a jamais fait de percée dans les régions acadiennes du Nouveau-Brunswick.r - n Prenez la vie à deux poumons, Cessez de Jumer! >•••••» « ••• *» t Pour un développement durable Symposium international du 23 au 26 septembre 1991 L’Importance des biotechnologies sur la gestion de l’environnement, l’économie, l’agriculture et la santé.L'interaction nécessaire entre la gestion de l'environnement et le développement économique.IRAIS D'INSCRIPTION Participant régulier Etudiant plein temps S 187.25* $ 53.50* Taxes incluses INFORMATION : 343-5073 TÉLÉCOPIEUR: 343-2275 Université de Montréal Collaboration l+l Industrie Sciences of Technologie Canada 4 * V i Le Devoir, lundi 9 septembre 1991 B 3 > X PHOTO PATRICK VILLENEUVE ,I)ans un parc du Centre-Sud de Montréal, hier après-midi, un policier du poste 33 donnait aux citoyens un petit cours 'sur les différentes sortes de drogues et sur les façons de reconnaître un toxicomane.i ¦ ¦¦ ' " Alliance Québec réclame encore plus d’anglophones au service de la Ville Catherine Leconte LA POLITIQUE actuelle de la Ville de Montréal en matière d’embauche des anglophones ne suffit pas, a affirmé hier le président d'Alliance Québec, Robert Keaton, et « il va falloir considérer sérieusement un programme d’accès à l’égalité » pour y remédier.Forts de leur succès face au gouvernement provincial, qui annonçait au début de l’été un programme de renforcement des effectifs anglophones dans la fonction publique québécoise, les dirigeants d’Alliance Québec entendent donc poursuivre cet effort auprès du maire Jean Doré, qu’ils disent avoir déjà contacté à ce sujet.Particulièrement inquiète du risque d'exode des jeunes anglophones du Québec, Alliance Québec mettra par ailleurs sur pied d’ici trois semaines un groupe de travail chargé d’étudier les obstacles à l’embauche des jeunes anglophones dans le secteur privé québécois et les moyens de les surmonter.Le groupe de travail, composé de gens d’affaires, d’universitaires et de représentants des jeunes anglophones, aura six mois pour faire ses recherches, organiser des audiences publiques et produire son rapport, a précisé M.Keaton à l’issue d’une réu- nion du conseil d’administration du mouvement.Selon Reed Scowen, l’ancien délégué général du Québec à Londres ui a adhéré à Alliance Québec avec clat lors son 10e congrès en juin dernier et s’est vu attribuer aussitôt la présidence du conseil d’administration, la création de ce groupe de travail s’inscrit dans le droit fil du discours qu’il avait prononcé à cette occasion.C’est la première concrétisation de la réorientation des objectifs d’Alliance Québec qu’il annonçait alors.Il ne s’agit plus seulement, a rappelé M.Keaton, de lutter pour la « préservation », mais bien pour « la promotion, l’expansion et l’épanouissement de la langue anglaise au Québec ».Réorientation, mais pas radicalisation outrancière.Interrogé par exemple sur ce qu’il faut bien appeler l'Affaire Lindros, le tandem Keaton-Scowen répond d’une seule voix que «c’est surtout une affaire de gros sous » et qu’il vaudrait mieux « dégonfler un peu ce ballon».Les deux hommes se sont refusés à tout commentaire sur l’état du débat constitutionnel, la perspective d’un référendum sur la souveraineté l’an prochain ou les rumeurs de prise de contrôle québécoise sur les services français de Radio-Canada.Alliance-Québec préfère se concentrer « sur les choses que nous sommes capables d’influencer », explique M.Keaton.Quant au nouveau groupe de travail sur l’emploi des jeunes anglophones, il n’est pas question qu’il aille jusqu’à faire du lobbying.Son mandat sera plutôt de dresser un état de la situation des emplois disponibles en anglais et de l’etat d’esprit des jeunes anglophones et de vérifier si la réalité justifie les craintes de chômage qu’on leur prête.« Il est évident que le manque d’emplois touche tout le monde », francophones et anglophones, a reconnu M.Scowen.« Mais il est beaucoup plus facile pour les anglophones de s’adapter ailleurs, à cause de la langue », a-t-il ajouté, et « cette mobilité joue contre notre communauté ici ».En fait, la communauté anglophone elle-même a vraisemblablement un travail d’information à faire auprès de ses propres jeunes, a conlu M.Scowen.« Ce n’est pas le paradis ici au Québec, mais ce n’est pas plus le paradis de l’autre côté de la frontière, a-t-il dit.Nous avons beaucoup d’éléments positifs ici et notre intention c’est d’essayer de les expliquer aux jeunes qui sont découragés, en partie pour des raisons réelles mais aussi à cause d’une attitude qui s’est développée au cours des dernières années ».Le Centre-Sud de Montréal devient de plus en plus un quartier de débauche Paul Cauchon « SI ON NE FAIT RIEN, le Centre-Sud va devenir comme Harlem ! » Excédée, une résidante du quartier en avait long sur le coeur hier après-midi alors qu’un groupe de citoyens organisaient un pique-nique dans un parc de ce quartier montréalais pour protester contre l’invasion de prostituées et de junkies.Autour de la rue Ontario, à l’est de St-Hubert, et jusqu’à la rue Champlain, on assiste régulièrement depuis plusieurs mois à des scéances de piquerie et de prostitution sur la voie publique.Selon les citoyens rencontrés hier, les activités sont menées dans les voitures, derrière les immeubles, dans les parcs.Les enfants se font proposer de la drogue, les femmes se font suivre.On trouve des seringues pleines de sang dans les fontaines où vont jouer les enfants, et les condoms tout comme les seringues peuvent être découverts à tous les matins dans les cours d'écoles et même dans la cour du presbytère.« Moi j’ai vu une prostituée toute nue en plein après-midi passer à dix mètres d’une garderie », lance une citoyenne.« Les gens venaient se piquer à tous les jours dans mon stationnement cet été, et devant la piquerie sur ma rue on faisait la queue », ajoute Michelle Filteau, une autre résidente.La dégradation du quartiert avait déjà suscité la tenue d’une grande assemblée au printemps à l’école Marguerite-Bourgeoys.Hier au Parc Berthier, rue Visitation, tout comme dans deux semaines au Parc Campbell, on tente de susciter la solidarité.« La criminalité a augmenté de 29 % en moyenne dans le quartier depuis le début de l’année.En ce qui concerne l’introduction dans les résidences le taux de criminalité a augmenté de 49%», ajoute Michelle FU-teau, qui lance un appel à la « mobilisation générale » des gens du quartier.Son action a d’ailleurs entrainé la fermeture, au début août, d’une piquerie rue St-Christophe.Les policiers du poste 33, qui desservent le quartier, ont mis en opération en juin une ligne téléphonique anonyme, « Info-Drogue », afin que les citoyens puissent signaler les activités louches.Le directeur du poste, M.Gascon, expliquait hier qu’on allait lancer cet automne l’« 0-pération balayage » dans le secteur, en augmentant les effectifs pour ce coin de quartier.Mais les policiers avaient fort à faire pour justifier leur travail, plusieurs citoyens se demandant ou ils sont.« De tels problèmes ne se règlent pas aussi facilement qu'une bagarre, expliaue Pierre Poisson, conseiller en prévention communautaire au poste 33.Il faut accumuler les preuves pour monter un dossier, ça prend beaucoup d’observations avant de mener à une arrestation ».M.Poisson livre des chiffres : plus de 250 personnes arrêtées dans le district depuis février en lien avec le programme « Tolérance zéro » (contre la drogue).En trois mois 130 appels ont été reçus à la ligne Info-Drogue, ce qui a entrainé la fermeture de dix piqueries et de cinq points de vente de drogue.Depuis avril on a mené 125 causes liées à la prostitution de rue.Mais les policiers doivent de plus en plus chercher la collaboration du public, admet-il, et le public est invité à noter la description des prostituées et des drogués, à noter les numéros de plaques d’immatriculation des clients, etc.Plusieurs citoyens estiment que les prostituées, pour la plupart toxicomanes, viennent en majorité de l’Ouest canadien, travaillant dans le secteur grâce à un réseau assez solide.Hier, le conseiller municipal Raymnd Blain s’était impliqué dans l'organisation du pique-nique, et le député fédéral Gilles Duceppe était present.Mais les citoyens auront besoin de nombreux appuis politiques pour faire valoir leur point de vue : plutôt que de déplacer le problème dans la cour du quartier voisin on prônerait, à l’instar de certaines grandes villes d’Europe, l’instaura-tion à Montréal d'un quartier réservé pour la prostitution, avec contrôle sanitaire et policier, ce qui pourrait faire l’objet d’un débat lors d’un forum organisé cet automne.c .tivd it kj S* festival de io Sont» élirai de PHOTO PATRICK VILLENEUVE On court encore à Montréal j Plus de 3500 coureurs ont pris part hier à la première édition du Festival de la santé, un événement qui voulait faire revivre certaines heures glorieuses du défunt Marathon de Montréal.Les coureurs sont partis du pont Jacques-Cartier et ont complété un parcours de 10 kilomètres jusqu’au Parc Jeanne-Mance, où se tenait I ensuite une Course au Trésor.Le marathon de 10 km a permis au Torontois d’origine somalienne Hussein Adani, chez les hommes, et à la québécoise Carole Rouillard, de Beauport, chez les femmes, de remporter la victoire avec des temps respectivement de 29 min.57.7 sec.et de 34 min.06 sec.30.Les jeunes utilisent une approche de plus en plus discrète dans leurs revendications légitimes Pierre April Je la Presse Canadienne QUÉBEC — Après avoir favorisé pendant longtemps les manifestations bruyantes et émotives dans la rpe, les jeunes ont modifié leur stratégie et adopté les méthodes plus discretes de leurs aînés pour faire connaître, comme le font les lobbyistes professionnels, leurs revendications légitimes.Le président du Conseil permanent de la jeunesse, Alain Perreault, a expliqué que les jeunes, plus habitués à crier fort leur désarroi devant l’inertie des gouvernements face à leurs problèmes, « sont fatigués de se faire traiter de naïfs ».« On s’est dit: on va présenter le discours à la façon des aînés, a soutenu M.Perreault dans une entrevue, on va revendiquer sur le même terrain, au même niveau qu’eux.On a voulu montrer qu’on est capable d’une réflexion approfondie.» Selon lui, cette attitude sera maintenue tant et aussi longtemps que les jeunes sentiront que c’est la meilleure façon de procéder et surtout de se faire entendre.« Les jeunes se sont fait dire que l'émotivité ne passe pas bien, n’est pas prise au sérieux, a-t-il ajouté.Il semble que c’est la politique des petits pas qui fonctionne le mieux pour l'instant afin d’atteindre graduellement une véritable transformation sociale.» CARTES D’AFFAIRES ROB1C f Ofldô tfn 189?55 Si Jficfjuos Montreal.Québec Canada, H2Y 3X?Télex 05 26H656 f ax (514)845 7874 Tel (5141 987 6242 Agents de brevets d'invention ot de marques de commerce Toutefois, M.Perreault n’a pas oublié de rappeler que « jadis les jeunes faisaient connaître leurs revendications dans la rue » et que si, aujourd’hui elles ne sont pas plus prises au sérieux « ils (les jeunes) vont bien être obligés de les signaler publiquement ».Pour le président du Conseil permanent de la jeunesse, créé en 1988 par le premier ministre Robert Bou-rassa (aussi responsable du dossier), les jeunes veulent avoir une place dans les plus hauts niveaux du gouvernement soit en ayant des représentants aux conseils d'administration, soit en participant concrètement aux différents processus de consultation dans tous les ministères utiles à leurs causes.« Et lorsque l’on se rendra compte qu’on néglige la jeunesse, a précisé M.Perreault, notre devoir sera de le dire.Ce qu’on réclame, c’est d’abord un engagement du gouvernement et du premier ministre.Ensuite, et dans les plus brefs délais, nous voulons une véritable politique.» Le Conseil permanent a analysé la : situation.Il connaît les priorités des j jeunes.Il a constaté l'état de pau- J vreté dans lequel certains d’entre j eux se débattent.La situation dans l’éducation, l’inquiétant phénomène du décrochage scolaire, la drogue, la santé, le problème des maladies transmises sexuellement, le chômage chronique, j la transformation du marché du Ira- | CHERCHONS Professeur de comptabilité OU traducteur spécialisé en compta- I bilité pour traduire un volume intitulé Accounting Standards in Evolution de R M.Skinner, publié par H.R.W.Contacter: Isabelle Nadeau Guérin éditeur Itée 842-3481 pour venir prendre pages modèles à traduire pour soumission.vail au détriment des jeunes sont autant de sujets qui ont été scrutés à la loupe.« Mais jusqu’à maintenant, a indiqué M.Perreault, on (le gouvernement) s'est contenté d’agir sur les effets de ces maux.Il faut finalement attaquer les causes.Il va falloir le faire parce que ça commence à coûter cher de ne pas avoir de vision globale et d’actions concertées.« La patience a des limites, a-t-il poursuivi; après le constat, le temps est maintenant propice à l'action.On veut voir l’émergence d'une véritable volonté politique.» À la fin de juin dernier, lors d’une conférence de presse, M.Perreault avait fait état de propos souvent répétés par M.Bourassa « sur l’importance d’édifier une société capable de répondre aux besoins de sa jeunesse qui demeure une de ses plus solides assises collectives».À ce moment-là, le président du Conseil avait demande au premier ministre de bouger, de dire ce qu’il a l’intention de faire avec les structu- ; res.« Maintenant, ce qu’il faut pour I chapeauter l’infrastructure, a indiqué M.Perreault, c’est un véritable consensus autour d’une mission commune en faveur de la jeunesse.Il va falloir mettre au diapason tous les ministères à l’égard des jeunes.» Le 5 octobre, à Montréal le Conseil jouera le jeu politique à la manière | des aînés en tenant un forum élargi rassemblant des jeunes provenant de tous les horizons.On y traitera entre autres de pauvreté, de féminisme, de culture, de communautés culturelles et de la question autoch- j tone.Les aînés issus de tous les milieux, « les leaders de la société et les décideurs » qui ont été invités à participer à ce forum devront écouter les ! jeunes.« Nous, ce qu'on veut, a conclu M.Perreault, ce sont des réponses, c’est fondamental.On ne passera plus à côté des jeunes.» Défense National nationale Defence AVIS AU PUBLIC CHAMP DE TIR DE FARNHAM (QUÉBEC) Des exercices de tir aux armes portatives se poursuivront de tour et de nuit au Champ de tir de Farnham (Québec) |usqu'à nouvel ordre.Ce champ de tir se trouve sur une propriété du MON, située à l'intérieur du Camp militaire de Farnham.sur la rive gauche de la rivière Yamaska, à environ 2,8 km au nord-ouest de Farnham II est possible d'obtenir un plan détaillé du champ de tir en s'adressant au chel du Génie construction de la 8FC Montréal Tous les chemins, routes et voies d'accès à la zone du camp sont indiqués par des attiches libellées en français et en anglais, interdisant l'entrée dans la zone MUNITIONS ET EXPLOSIFS ÉGARÉS Les bombes, grenades, obus et autres engins explosifs analogues constituent un danger Ne ramassez pas ces ob|ets et ne les gardez pas comme souvenirs Si vous avez trouvé ou si vous avez en votre posession un ob|et que vous croyez explosif, prévenez la police de votre localité, qui prendra les mesures nécessaires Il est Interdit à toute personne non autorisée de pénétrer dans la zone cl-deisus.PAR ORDRE Sous-ministre Ministère de la Défense nationale OTTAWA, CANADA 17630-77 Canada Les employés de la STCUM protestent contre les coupures de services LES EMPLOYÉS de la SCTUM protestent contre les coupures de services imposées au circuit du transport en commun à Montréal.Selon le président de la Fraternité des chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro, Maurice Vézina, 117 circuits seront réaménagés à la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal.Ces réaménagements entraineraient des coupures variant de 15 minutes à 40 heures, contrairement aux déclaration de la direction de la STCU M qui estime que les réductions seront portées à 24 circuits seulement.Le syndicat critique également une nouvelle politique de la direction, qui voulait instaurer des relations amicales avec le personnel.« Depuis la fin d’août, des sommes considérables sont dépensées en pure perte pour des réunions sociales organisées en dehors des heures de travail à l'intention des chauffeurs d’autobus par le directeur exécutif Michel Ste-Marie, déclare M.Vézina, qui ajoute qu’on y attire les chauffeurs en leur promettant un minimum de deux heures de salaires our des « rencontres de salon » (.) l’occasion desquelles on parle surtout de sports, de famille, des missions et objectifs de la S.T.C.U.M ».M.Vézina se dit d’avis que « malheureusement, ces rencontres sociales visant, apparemment, à créer des liens harmonieux avec les employés représentent annuellement l'équivalent de quelques 32 000 heures de travail et de salaire.Ces argents n’auraient-ils pas mieux été utilisés, si on les avaient consacrés plutôt au maintien des horaires habituels de service ?» POUR OBTENIR DES CANDIDATES DE QUALITÉ UTILISEZ LES CARRIÈRES ET PROFESSIONS DU DEVOIR 842-9645 Défense National nationale Defence AVIS AU PUBLIC CHAMP DE TIR DE SAINT-BRUNO Jusqu'à avis contraire, il y aura des exercices de tir de jour et de nuit au champ de tir de Saint-Bruno La zone de danger est circonscrite par les limites du camp de Saint-Bruno près de Saint-Basile-le-Grand (Québec), et sise dans la paroisse Sainte-Julie (cinquième concession) et la paroisse Saint-Bruno.Il esl possible d'obtenir une description du champ de tir de Saint-Bruno en s'adressant au chel des opérations de la BFC Montréal Tous les chemins, routes et voies d'accès à la zpne du camp sont indiqués par des affiches libellées en français et en anglais, interdisant l'entrée dans la zone MUNITIONS ET EXPLOSIFS ÉGARÉS Les bombes, grenades, obus et autres engins explosifs analogues constituent un danger Ne ramassez pas ces obiets et ne les gardez pas comme souvenirs Si vous avez trouvé ou si vous avez en votre possession un ob|et que vous croyez explosif, prévenez la police de votre localité, qui prendra les mesures nécessaires.Il est Interdit à toute personne non autorisée de pénétrer dans la zone ci-dessus.PAR ORDRE Sous-ministre Ministère de la Défense nationale OTTAWA, CANADA 17630-77 Canada ¦i 4 B Le Devoir, lundi 9 septembre 1991 SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Le Québec participation du Québec à l’expo universelle.L’objectif est de montrer aux visiteurs que le Québec est un partenaire de choix pour les Européens, ouvert sur le monde; une porte d’entrée sur l’Amérique, un milieu de vie unique, plaisant, moderne, à la jonction des deux mondes.« Nous voulons d’abord attirer le décideur », dit Claude Trudel, qu’il soit à Séville en bermudas avec sa famille pour des vacances ou de passage par affaires.Le Québec visera aussi les touristes.40 % des visiteurs de l’Expo seront des Européens, ür, les touristes européens ont dépensé 318 millions $ au Québec en 1988.Ce sont ceux dont le séjour est le plus prolongé.L’espace Québec sera situé à l’intérieur du pavillon du Canada.M.Trudel explique que cette situation n’est pas le fruit d’un choix délibéré du Québec, mais bien attribuable aux règles de l’organisation de l’exposition.En 1970, à Osaka au Japon, le Québec avait son pavillon propre.Mais, dit M.Trudel, c’est parce que l’exposition précédente avait eu lieu à Montréal.Seuls les États, dit-il, peuvent avoir pignon à Séville.Le Québec paiera 340 000 $ de loyer au gouvernement fédéral pour loger chez lui.La construction du pavillon canadien coûtera plus de 13 millions $.Le public — on attend 500 visiteurs aux 20 minutes —, accédera au pavillon canadien par une cour intérieure.Le bâtiment, conçu par l’architecte Bing-Wing Thorn, de Vancouver, sera caché derrière deux grands murs plaqués de zinc.Les visiteurs seront invités à assister d’abord à un film IMAX sur la réalité canadienne.Le reste du pavillon sera divisé en trois zones de même dimension occupées par le Québec, l’Ontario et la Colombie-Britannique.En pénétrant dans « l’espace Québec », le touriste aura sous les yeux une fresque de 16 mètres de long, ondulée, rappelant au visiteur l’importance de la ressource hydraulique et de sa mise en valeur.Ce tableau présentera révolution historique du Québec et sa place dans le monde.Une immense vitrine illustre par la suite les principaux événements internationaux, culturels et sportifs qui s’y déroulent.Puis le visiteur est entraîné dans une section interactive où il pourra interroger, en trois langues, des porte-parole québécois (des comédiens sur vidéo) sur divers sujets se rapportant à la thématique de l’exposition — l’ère des découvertes — et celle du pavillon canadien — découvrir le Canada, découvrir un nouveau monde.L’un des objectifs sera de mettre en lumière le génie québécois notamment dans des domaines comme l’énergie électrique (bien entendu), la biotechnologie, etc.Les gens pourront se renseigner sur l’histoire et l’évolution du Québec.Mais ils ne pourront pas s'informer sur la question constitutionnelle ou la manière dont le Québec traite les autochtones.La publicité négative dont jouit le Québec au sujet des Amérindiens peut en effet soulever la curiosité de beaucoup d'Européens.Mais le format des capsules ne permettra pas d’aller au fond de ce genre de sujet, dit M.Trudel.Ne pas oublier que chaque visiteur passera au plus une demi-heure en tout dans le pavillon.Le représentant du Québec assure que l’on a « évité le folklore » dans la préparation de l’espace Québec pour laquelle on a confié un contrat à la firme Design Plus Communications, de Montréal.C’est la firme Bazin Dumas Dupré Sormany qui préparera le plan de promotion.18 personnes accueilleront les visiteurs dans le coin du Québec sur un total de 78 pour l’ensemble du pavillon.Séville accueillera plus de 100 pays.110 s’étaient inscrits, mais après la guerre du Golfe, des désistements ont été enregistrés.Il y avait 57 pays présents à Montréal en 1967.Comme a Montréal, l’exposition se déroulera sur une île, l’ile de la Chartreuse ( La Cartuja), face à la ville, de l’autre côté du fleuve Guadalquivir.Llle tire son nom des moines qui y vivaient, au XVe siècle, dans le monastère Notre-Dame-des-Grottes, où aurait été d’abord enterré le découvreur de l’Amérique, Christophe Colomb.L’exposition célébrera d'ailleurs les grandes découvertes depuis le Nouveau Monde jusqu’à la télévision à haute définition en passant par l’intelligence artificielle, la biologie génétique, l'aérospatiale.Quatre pavillons thématiques seront aménagés à cette fin.1992 sera l’année de l’Espagne.Car auront lieu, la même année, à Barcelone, les Jeux olympiques.Madrid sera désignée Capitale culturelle de l’Europe, tandis que le monde entier célébrera le 500e anniversaire du périple de Colomb.Le pays en profite pour se refaire une beauté.On parle d’investissements de plus de 7 milliards $ rien qu’à Séville, où l’on rattrapera 50 ans de retard dans les infrastructures.Un TGV et une autoroute seront construits pour relier la capitale andalouse au reste du pays.et du monde.4 La grève Daryl Bean affirme que les unités syndicales qui ont débrayé plus tôt avaient droit de grève à ce moment.L’Alliance de la fonction publique conteste la décision du gouvernement fédéral de geler les salaires de ses fonctionnaires cette année tout en limitant les augmentations annuelles à 3 pour cent en 1992 et 1993.Le président du syndicat se dit conscient de la possibilité d’assister à une levée de boucliers chez les citoyens qui subiront les conséquences de la greve.« Le problème avec ça, c’est que nous n’avons pas vraiment le choix», a-t-il ajouté.« Comme le gouvernement ne veut pas négocier, la seule façon d’attirer son attention est de faire la grève.» Il s’est dit fâché de l’initiative du fédéral, qui a envoyé une lettre aux employés dont les services ne sont pas considérés essentiels, leur signifiant qu’ils devaient se présenter au travail malgré la grève générale.Au cours du week-end, la Commission des relations de travail dans la fonction publique a ordonné aux di- 0 bto-quObec SELECT 4" Tirage du 91-09-07 Vous pouvez miser jusqu'à 20 h le samedi 1 8 9 23 37 42 No complémentaire GAGNANTS 6/6 5/6 + 5/6 4/6 3/6 1 1 52 2 485 37 725 LOTS 1 000 000,00 s 37 667,10 $ 482,90 S 47,10 S 5,00 5 MISE-TÔT 14 27 31 32 GAGNANTS LOT 88 568,205 VENTES TOTALES 1 369 060,00 S GROS LOT : 1 MILLION $ À CHAQUE TIRAGE ULTATS Tirage du 91-09-1 07 1 5 18 34 35 37 GAGNANTS LOTS 6/6 0 2 679 600,20 5/6 + 10 80 388,00 5/6 251 2 562,10 4/6 15 150 81,30 3/6 304 013 10 Vous pouvez miser jusqu'à 20 h le mercredi et le samedi No complémentaire 27 VENTES TOTALES 18 665 179,00 S PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF) 5 300 000,00 S PROCHAIN TIRAGE 91-09-11 Tirages du 91-09-02 au 91-09-07 LUNDI 232 5481 MARDI 987 0081 MERCREDI 850 4563 JEUDI 551 1139 VENDREDI 871 1053 SAMEDI 419 3144 NUMÉROS 081267 8 12 67 12 6 7 2 6 7 67 Tirage du 91-09-06 LOTS 250 000 $ 2 500$ 250$ 25$ 10$ NUMÉROS MOBILES 4 8 61 2 1 000 $ 7 3 5 6 100 $ 8 7 5 25 $ NUMÉROS 738417 3 84 1 7 8 4 17 TT*J1 Tirage du II Cl» 91-09-07 LOTS 100 000$ 1 000$ 250 $ 50$ 10$ 2 $ Tirage du 91-09-06 _3_ _7_ _14 15 27 39 40 41 45 46 47 48 y 52 54 55 57 59 60 67 Prochain tirage 91-09-09 [lq inil NUMÉROS 488284 8 8 2 84 8 2 8 4 2 8 4 8 4 48828| 4 8 0 2|| 4 8 8 ¦¦ Tirage du 91-09-06 LOTS 50 000 $ 5 000 $ 250 $ 25$ 5$ 1 000$ 100 $ 10$ NUMÉROS 424344 2 4 344 4 34 4 344 4 4 Tirage du 91-09-06 LOTS 100 000 5 1 000 S 100 5 25 5 55 * La valeur du lot est doublée lorsqu’un billet gagnant contient le symbole «2X» Tirage du 91-09-06 NUMÉROS DÉCOMPOSABLES PRïMwNjCTAL NUMÉROS LOTS NUMÉROS LOTS 2474459 500 000 $ 2059601 250 000 $ 474459 5 000$ 059601 5 000 $ 74459 500 $ 59601 500$ 4459 100 $ 9601 100 $ 459 25 $ 601 25 $ 59 5 $ 01 5 $ 1 lot de 1 OO OOO $ (numéro non decomposable) 560E054 100 OOO $ 50 OOO S Le billet donne droit à cinq tirages consécutifs.NUMÉROS NON-DÉCOMPOSABLES LOTS NUMÉROS 1768976 2254073 1444688 5 OOO $ 1227230 1312817 1449199 1842400 2190642 2231643 2541484 3293774 3658143 3927090 4193150 4282600 4283360 4306554 4400128 4807683 4978642 5 lots de 50 OOO $ Inuméros non décomposables) 005A761 928A047 231A576 470B756 423A544 30 lots de 5 OOO $ Inuméros non décomposables| 061A366 010B879 478B108 217A103 027B275 312A073 111B386 644A603 155B771 652A571 329B052 875A256 414B001 514B972 581B227 090C595 225C100 287C285 301C653 376C663 404C891 593C082 621C971 865C109 017E072 051E625 333E213 707E214 784E014 832E443 36 autres lots bonis le vendredi 13 septembre T V A, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Les fonctionnaires fédéraux ont [ dépensé 565 millions $ en voyages OTTAWA (PC) — Les fonctionnaires fédéraux ont dépensé plus de 565 millions $ en voyages réalisés pour le compte du gouvernement au cours de l’année financière qui s’est terminée le 31 mars dernier.Ces dépenses, en hausse de près de 30 millions $ par rapport aux 536 millions $ enregistrés au cours de l’année précédente, comprennent les frais de voyage à l’extérieur effectués en avion, en train, en bateau, en autobus et en taxi, plus la nourriture, l’hébergement ainsi que d’autres services.Les données préliminaires pour 79 ministères et agences, obtenues auprès du ministère des Approvisionnements et Services par le biais de la Loi d’accès à l’information, n’incluent pas les dépenses de voyage effectuées par les députés, les sénateurs et le gouverneur général.Les sociétés de la Couronne ne sont pas légalement tenues de divulguer de telles informations.Au nombre des motifs de ces dépenses, on retrouve les inspections recteurs de services de cesser l’envoi de telles lettres.En vertu de la loi, seule la commission peut déterminer quels travailleurs ont le droit de grève.Daryl Bean estime que l’envoi de cette lettre provoquera une certaine confusion sur les lignes de piquetage.Il a dit craindre que cette situation ne provoque des affrontements, ajoutant « que c’est peut-être ce que le gouvernement souhaite ».4 Des affrontements naient d’un meeting, et huit autres ont été tuées dans les opérations de représailles qui ont suivi.Selon des informations non confirmées, deux journalistes seraient au nombre des personnes blessées au cours de ces affrontements.Quatre personnes ont été tuées lors de combats dans le centre de Johannesburg, lors de l’attaque d’un foyer de migrants, portant à 42 le nombre de morts de cette journée sanglante, a ajouté la police.Un des dirigeants de l’Inkhata, le responsable de la Brigade de la Jeunesse de l’Inkatha, Themba Khoza, a mis en cause la responsabilité de l’ANC dans les violences, estimant qu’elles portaient « un coup aux espoirs de la convention de la paix ».« On dirait que tout ceci a été fait exprès pour faire dérailler la conférence de paix », a-t-il ajouté.De son côté, le vice-président de l’ANC, Walter Sisulu, avait auparavant condamné l’embuscade contre les militants de l’Inkhata, appelant les sympathisants de l’ANC a rester calmes, et « à ne pas permettre à cet acte de provocation injustifié de faire couler encore plus de sang », réaffirmant l’attachement de l’ANC au processus de paix.Fin ce qui concerne l’embuscade de Tokoza, le colonel Frans Malherbe, porte-parole de la police, a indiqué que les assaillants s’étaient cachés dans une maison d’où ils avaient ouvert le feu avec des fusils d’assaut A K -47 sur quelque 300 militants de l’Inkhata qui se rendaient à un meeting organisé dans le ghetto.Tokoza, à près de 30 km de Johannesburg, a été l’un des points chauds des affrontements opposant les militants de l’Inkhata à ceux du Congrès national africain (ANC).Quelque 2000 personnes sont mortes depuis un an au cours des affrontements dans les ghettos noirs.L’embuscade de Tokoza survient six jours avant un événement crucial pour le processus de paix en Afrique du Sud : une Convention de paix, au cours de laquelle doit être solennellement signé à Johannesburg un accord conclu en août, après deux mois de discussions acharnées, entre les trois principales parties impliquées dans les violences actuelles : le pouvoir, l’ANC et l’Inkatha.Ce document est le produit d'une initiative de paix lancée en juin par un groupe d’hommes d’affaires et d’hommes d’église.L’accord de paix, qui vise à mettre fin à la violence durant la période de négociations d’une nouvelle constitution, comporte notamment l’adoption d’un code de conduite pour les forces de sécurité, revendication principale de l’ANC, qui les accuse de prendre parti pour l’Inkatha.Le gouvernement sud-africain, ainsi que l’ANC, considèrent la signature de cet accord comme une étape indispensable avant la convocation d’une conférence multipartite, qui marquera le début des négociations constitutionelles.Dans une interview publiée hier ar le Sunday Times de Johannes- urg, le ministre du Développement constitutionnel, Gerrit Viljoen, estime que dans la foulée de cette convention de paix, la conférence multipartite pourrait se réunir dès le mois prochain.4 Serbes 150 personnes ont été tuées dans la ville depuis le 25 juin.Selon les autorités municipales, environ 15 % des 150 000 habitants d’Osijek sont déjà partis, la plupart appartenant à la minorité serbe.De nombreux journalistes étrangers ont déjà quitté les lieux, après que les combattants serbes eurent menacé d’atteindre leurs hôtels.Samedi matin, les combats avaient connu une brève accalmie en Croatie.Les belligérants avaient les yeux tournés vers La Haye, où se déroulait la première séance de la conférence de paix sur la Yougoslavie, sous l’égide de la Communauté européenne.Mais quelques heures après la fin de la session, la radio croate annonçait samedi soir la mort de cinq gardes nationaux croates dans des vil- dans les domaines deTagriculture et des pêcheries, les opérations policières et militaires — excluant le déploiement des forces armées lors de la guerre du Golfe —, la protection de l’environnement et des consommateurs ainsi que les services de santé.Les dépenses du ministère de la Défense ont été les plus importantes, avec près de 161 millions $ de frais de transport, en hausse de plus de 2 millions $ par rapport aux 158,7 millions $ de l’année précédente.Le ministère des Transports est arrivé bon second, avec des dépenses de 37,8 millions $, en baisse par rapport aux 42,7 millions $ compilés un an plus tôt.Suivent ensuite la GRC, avec 37,3 millions $ (contre 32 millions $ l’année précédente), le ministère du Revenu, avec 37 millions $ (contre 31 millions $), le ministère de l’Emploi et de l’Immigration, avec 29,1 millions $ (contre 23,8 millions $), le ministère de l’Environnement, avec 28,7 millions $ (contre 25,2 millions?) lages des environs d’Okucani, où l’armée et les Serbes bloquent le dernier lien routier reliant la Slavonie au reste de la Croatie.À Vicence dans le nord de l’Italie, le pape Jean Paul II a conduit hier une journée mondiale de prières pour la paix en Yougoslavie.«.Le recours à des armes lourdes cause des dommages aveugles aux maisons, églises, couvents et tue de nombreuses personnes», a-t-il déclaré.« Nous prions pour que la Vierge entende les cris de douleur de ces gens et pour qu’elle touche le coeur de ceux qui ont le pouvoir de faire taire les armes », a-t-il ajouté.Par ailleurs, les opérations de vote ont pris fin hier soir en Macédoine, où les habitants devaient se prononcer par référendum sur l’indépendance de la république la plus méridionale de Yougoslavie.Les premières estimations des résultats étaient attendues dans le courant de la soirée, mais en toute logique, le oui devrait largement l’emporter.Au milieu de l’après-midi, les deux-tiers des électeurs avaient déjà glissé leur bulletin dans l’urne, malgré l’appel au boycottage lancé par la minorité albanaise de la république, ont dit les responsables du scrutin.À la sortie des bureaux de vote, où les drapeaux rouges aux couleurs de la Macédoine côtoyaient ceux de la fédération yougoslave, la majorité des votants déclaraient avoir voté en faveur de l’indépendance.Comme la Croatie et la Slovénie, qui ont proclamé leur indépendance le 25 juin, la république de Macédoine veut quitter une fédération yougoslave qu’elle estime dominée par la Serbie.République la plus pauvre de Yougoslavie, à la frontière avec l’Albanie, la Grèce et la Bulgarie, la Macédoine n’a pas annoncé son intention de faire sécession, mais déclare vouloir la mise en place d’une fédération d’États souverains.« Je suis très heureux, parce que nous avons la chance pour cette génération de voter pour une Macédoine souveraine et indépendante, et le droit de négocier dans la crise yougoslave », a déclaré le président macédonien, Kiro Gligorov, à Skopje, la capitale de la république.« La Macédoine sera un État démocratique et légal respectant toutes les nationalités», a-t-il ajouté.La Macédoine, peuplée de 2,1 millions d’habitants, est une république multi ethnique composée de Macédoniens, de Turcs, de Serbes et d’Al-banais, ces derniers représentant à eux seuls 30% de la population.4 Ruée des enfants.« Je conçois facilement qu’on choisisse de ne pas en avoir et ça pourrait très bien être mon cas, je ne sais pas; en attendant, j’ai envie d’être juste actrice pour un petit bout de temps, ne serait-ce parce que de passer des deux côtés de la caméra est souvent épuisant.» L’acteur Sean Penn, le fils de Arthur Penn, et l’ex-mari de Madonna, vient lui aussi de passer derrière la caméra.Il était à Toronto pour présenter Indian Runner, son premier film et pour dissiper les rumeurs scabreuses à son sujet, la plus répandue étant qu’il est un soûlon notoire et un caractériel avancé.« Tellement de mensonges ont été écrits à mon sujet que je ne peux plus lire un journal et croire à ce que je lis », a-t-il lancé.L’enfant terrible de Hollywood a aussi déclaré qu’il ne voulait plus être un acteur, à moins que cela paie plusieurs millions.« Je me sens beaucoup plus à l’aise dans la peau du réalisateur.Pour moi, c’est un métier concret et tangible alors que celui d’acteur est trop introspectif et trop souffrant, sans compter que la plupart des réalisateurs pour qui j’ai travaillé m’ont toujours déçu parce qu’ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient et qu’ils n’avaient pas de point de vue.» Dans Indian Runner, Sean Penn ne semble pas en manque de points de vue.Campé dans une petite ville du Nebraska à la fin des années 60 et inspiré d’une chanson de Bruce Springsteen qui du reste ne figure pas dans le film, Indian Runner décrit la relation entre deux frères, l’un membre des forces de l’ordre du village, l’autre, hors-la-loi malgré lui.Le bon frère fera tout en son pouvoir pour ramener son mauvais frère dans le droit chemin avant de comprendre que certains hommes ne sont tout simplement pas faits pour le bonheur sur terre.F’ilm moral mais non moralisateur, Indian Runner est la vision désespérée d’une Amérique qui vit difficilement l’après-Vietnam et pousse les individus a se retrancher chacun et le ministère des Affaires extérieures, avec 27,5 millions $ (contre 24,5 millions ?).Le plus grand pourcentage d’augmentation des dépenses de voyage a été enregistré par le bureau du Conseil privé, qui chapeaute les opérations du cabinet.Ses dépenses ont presque triplé, passant de 1,3 millions $ l’année dernière à 3,6 millions?cette année.D’autres augmentations importantes, en termes de pourcentage, ont été enregistrées par Statistique Canada, par les ministères des Finances, de l’Emploi et de l’Immigration ainsi que du Revenu, et par le Solliciteur général.Des 34 ministères et agences pour lesquels des comparaisons pouvaient être faites, 24 ont connu une augmentation de coûts et 10 une diminution, entre 1989-90 et 1990-91.Une seule agence, le Musée canadien de la civilisation, n’a dépensé aucune somme pour les voyages au cours de la dernière année fiscale.chez soi afin de préserver une so-, ciété qui est en train de s’effriter.Si Sean Penn ne maîtrise pas toujours le rythme de son récit, il réussit en revanche à recréer un univers et une ambiance douloureusement réels.Il; réussit surtout à diriger avec sensi-; bilité ses comédiens — David Morse; et Viggo Mortensen dans les rôles! des frères et Charles Bronson, dans: le rôle du père — et à les rendre à cej point ordinaires qu’on les dirait! échappés d’un documentaire.Quatre jours après son début, le,' Festival des films de Toronto bat soa; plein avec son flot de vedettes qui dé-; boulent des limousines et son lot de; films qui remplissent les salles à; pleine capacité.Dans cette folle ruée; où le public et les vedettes se croi-; sent comme des trains dans la nuit; des accidents de parcours arrivent; parfois.Samedi, la presse apprenait; par voix d’un communiqué l’annula-; lion du concert filmé des Rolling Sto-; nés qui devait être présenté en; IMAX.À cause de difficultés techni-; ques, notamment d’une bande de sort défaillante, les producteurs du film, ont préféré remettre son lancement; à l’automne.Dans les couloirs et les coulisses du festival, la déception était d’autant plus grande que le bat-; tage puglicitaire entourant l’évé-i nement avait été énorme.Toronto adore les Rolling Stones et cette chance unique de voir Mick Jaggec plus grand que nature, et de pouvoir répertorier les rides sur son visage et sur celui encore plus ravagé dé Keith Richards, était la source d’une joyeuse anticipation.Malgré la dé> ception, personne n’a protesté comme si la grogne et la mauvaise humeur ne faisaient décidément pas partie des habitudes du Festival et des festivaliers.4 Ottawa compréhension grandissantes du public pourrait mener à son rejet, avait-il ajouté.La Loi sur le bilinguisme officiel est entrée en vigueur en 1968, à l’initiative du premier ministre Pierre Trudeau.Elle prévoit que toutes les institutions du gouvernement fédéral, d’un océan à l’autre, doivent offrir aux Canadiens des services en français et en anglais.L’idée de créer un groupe de travail sur le bilinguisme est morte et a ressuscité à maintes reprises ces dernières semaines, au cours des discussions sur les initiatives constitutionnelles du gouvernement.La mise sur pied de ce groupe de travail permettrait au gouvernement de sauver de précieux mois - sinon des années - de débats sur l’épineuse question du bilinguisme, qui serait ainsi retirée de la prochaine ronde de discussions constitutionnelles.Mais plusieurs proches collaborateurs du premier ministre Mulroney seraient plutôt d’avis que les Canadiens en ont assez des groupes de travail, des comités et des commissions royales, dont plusieurs ont été créés récemment, notamment pour discuter de questions constitutionnelles.Des conseillers du premier ministre croient que la création d’un groupe de travail sur le bilinguisme pourrait être particulièrement risquée.Ils craignent que les tensions linguistiques au Canada soient exacerbées par une tournée du groupe de travail.Les blessures infligées l’année dernière par la décision de Sault-Ste-Marie et d’une trentaine de municipalités de se déclarer officiellement unilingues ne sont pas encore guéries, ont-ils fait valoir.9 septembre par la PC et l’AP 1990: les présidents George Bush, des Etats-Unis, et Mikhaïl Gorbatchev, d'Urss, profitent d’un bref sommet à Helsinki pour réitérer leurs exigences, soit l’évacuation sans conditions du Koweït par les troupes irakiennes.Le président Bush profite de l’occasion pour prôner une aide accrue en faveur de l'Union soviétique.I98«; un avion vietnamien s'écrase en Thaïlande: 75 morts.1987: l'aviation irakienne lance une série de raids contre des centrales, des usines et des installations pétrolières iraniennes.1984: le pape Jean-Paul II arrive à Québec dans le cadre d'une visite de dix jours au Canada.1976: décès du leader chinois Mao Tse-Toung à rage de 82 ans.1967 Robert Stanfield est élu à la ; tête du Parti conservateur fédéral.1965: au baseball, Sandy Koufax ; lariee un match sans coup sûr pour Los Angeles qui l’emporte 1 0 sur ¦ Chicago.I ECONOMIE Montréal, lundi 9 septembre 1991 date heure lieu 09-09 10 h 00 Don Mills 09-09 10 h 00 Toronto 10-09 11 hOO Toronto 10-09 14 h 00 Winona 11-09 12 h 00 Londres 11-09 16 h 00 Montréal 10-09 19 h 00 Rouyn 12-09 9 h 30 Toronto 12-09 12 h 00 Montréal 12-09 14 h 30 Toronto 12-09 15 h 00 Calgary 12-09 16 h 30 Memphis Cette semaine à la Bourse ASSEMBLÉES GÉNÉRALES Nom de la Compagnie ILa Fosse Platinium Mackenzie Financial Loewen, Ondaatje, McCutcheo Andres Wines Maxwell Communication PLC LGS (Groupe) ' William(Ressources) ' Davidson Tisdale Mines Jean Coutu (Groupe) Peoples Jewellers Precision Drilling 'FCMI Financial DROITS DE SOUSCRIPTION ADMIS POUR LA NÉGOCIATION Lincoln Capital Symbole : LCC Base d'attribution : un droit pour chaque action ordinaire détenue.»Base de souscription : quatre droits et 55 cents permet d'acquérir une action ordinaire de Lincoln Capital.i Date d'enregistrement : le 6 septembre 1991.Date d'échéance : le 30 septembre 1991.RACHAT EN TOTALITÉ TBMNT Symbole : TBM I Valeurs : action privilégiée participante, rétractable, rachetable.,Prix de rachat : le moindre de 27,25 $ par action privilégiée et la ivaleur nette des actifs par action privilégiée, î Date de rachat : le 30 septembre 1991.,'FRACTIONNEMENT D’ACTIONS ! Chal-Na-Ta-GInseng Products , Symbole : CJG , Valeurs : action ordinaire.,Base du fractionnement: trois pour deux, soit une action supplémentaire pour chaque groupe de deux actions détenues.Date de clôture des registres : le six septembre 1991.Date d'émission des actions : le neuf septembre 1991.Quartex , Symbole : QTX.A .Valeurs : action ordinaire.Base du fractionnement : dix un soit neuf actions (U ,- — - — pour supplémentaires de catégorie A sans droit de vote pour chaque action de catégorie A sans de vote détenue.Date de clôture des registres : le six septembre 1991., Date d'émission des actions : le 13 septembre 1991.PROJET DE MODIFICATION DE LA RAISON SOCIALE i ET RÉORGANISATION DU CAPITAL .Consolidated General Western Industries .Symbole : CVW .Modalités de l'échange : la société a indiqué qu'elle était pour ' modifier sa raison sociale pour Danco Industries.La société va .consolider ses actions sur la base de une nouvelle action pour chaque dix anciennes.MODIFICATION DE LA RAISON SOCIALE ET RÉORGANISATION DU CAPITAL Goldcorp Investments Symbole : G Modalités de l'échange : Goldcorp Investments a indiqué qu'elle allait modifier sa raison sociale pour Goldcorp.Mlllrock Development ' Symbole : MRK.A Modalités de l’échange : une action catégorie A de Delta Gold Mining pour chaque groupe de trois actions catégorie A de Mlllrock Development détenues.DIVIDENDES-ACTIONS Deprenyl Research Symbole : DEP Taux : une action ordinaire de Deprenyl Research pour chaque action ordinaire détenue.Date d'enregistrement : le six septembre 1991.Date de paiement : le 20 septembre 1991.Wajax Symbole : WJX.B Taux : 0,009 action de catégorie B de Wajax pour chaque action de catégorie B détenue, soit 7 cents calculés selon un prix de 7,75$.Date d'enregistrement : le 13 septembre 1991.Date de paiement : le 20 septembre 1991.Federal Industries Symbole : FIL.B Taux : 0,00656 action de catégorie B de Federal Industries pour chaque action de catégorie B détenue, soit 5 cents calculés selon un prix de 7,62 $ par action.Date d'enregistrement : le neuf septembre 1991.Date de paiement : le 1 er octobre 1991.A TITRE D'INFORMATION Venmar Symbole : VEM La société Groupe Pentactlon a l'intention d’offrir d'acheter la totalité des actions ordinaires émises et en circulation de Venmar au prix de 55 cents par action.L’offre d'achat à être faite par Pentactlon sera sujette à certaines conditions dont le dépôt d'un minimum de 90 % des actions ordinaires de Venmar.Ivaco Symbole : IVA.PR.J La société a émis un avis de rachat au gré du détenteur aux porteurs de ses actions privilégiées à dividende cumulatif de 2,40 $ , rachetables au gré de la société et du porteur de Série E.En vertu du privilège de rachat au gré du détenteur rattaché aux actions privilégiées, les porteurs ont le droit d’exiger de la société qu’elle rachète la totalité ou une partie de leurs actions privilégiées, le 1er octobre 1991 au prix de 25$ l'action plus les dividendes accumulés et courus, jusqu'à concurrence de 371 300 actions sur un nombre total de 772 480 actions privilégiées émises et en circulation en date du 19 août 1991.Dans l’éventualité où le nombre d'actions privilégiées soumises pour rachat, excède le nombre que la société doit racheter, les actions déposées seront rachétées au prorata.Montery Capital Symbole : MTV.A La société Montery Capital a avisé la Bourse de son intention d’acheter occasionnellement par l'entremise de la Bourse de Montréal, jusqu'à 120 000 de ses actions ordinaires de catégories A soi» 10% des actions détenues par le public.Le programme d'achat a débuté le trois septembre 1991 et se terminera le deux septembre 1992.NOUVELLE INSCRIPTION Nom de la compagnie Symbole Stelco STE.UN Suite à une nouvelle émission d’unité de Stelco, 44 500 000 actions ordinaires declasse A et 22 500 000 bons de souscription seront inscrits à la Bourse.RETRAIT DE LA COTE Or Investment Symbole : Gl Valeurs : action ordinaire.Date du retrait : le 28 août 1991.Les renseignements contenus aux présentes proviennent de sources que nous croyons dignes de foi mais nous ne pouvons garantir leur exactitude.Ce document, est un bulletin d’information, et pourrait s'avérer incomplet.Ces renseignements sont fournis par Tassé SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER CANADIAN CANCER SOCIETY GÉNÉREUSEMENT L’anarchie gagne l’économie yougoslave La guerre civile a conduit la Yougoslavie au bord du chaos.mm !¦ sL.Lém.M Alain Navarro de l'Agence France-Presse BELGRADE — La Yougoslavie s’enfonce dans l’anarchie economique, avec une déréglementation générale des circuits d’échange de marchandises et de capitaux, au point qu’il devient une fiction de parler d’un marché national et d’un pou voir central.La guerre civile qui se traduit par de sanglants affrontements en Croatie, a conduit le pays au bord du chaos, incapable ae rembourser sa dette extérieure, avec des réserves en devises qui ont fondu à 4,6 milliards $, deux fois moins que l’an dernier.Sans budget, la Yougoslavie n’a plus désormais de politique économique commune et les républiques sécessionnistes de Slovénie et Croatie font déjà en partie bande à part.Quant aux grands axes de communication du pays, ils sont totalement désorganisés, comme l’autoroute Belgrade-Zagreb, devenue impraticable en raison des combats.« On peut tout envisager pour l’avenir.Mais, pour l’heure, le désastre a déjà atteint des proportions inimaginables », affirme Dagmar Shuster, président de la Chambre de Commerce de Yougoslavie.« Le gouvernement actuel est incompétent, et tout le monde perd à la situation actuelle », se désole-t-il.« L’État fédéral est un fantôme tandis que les républiques n’ont font qu’à leur tête, souvent dans l’incohérence », note aussi Milko Stimach, rédacteur en chef du quotidien économique Privedni Pregled, pour qui la crise politique est « un brouillard ui masque encore la catastrophe conomique ».Prenant acte de l’incapacité du pays à honorer ses échéances, les autorités n’ont pas eu d’autre choix que de demander en août au Club de Paris de renégocier le service de la dette yousgoslave.Le dossier est à l’étude dans l’attente d’un éclaircissement de la situation politique, selon un expert occidental.Une bouffée d’oxygène est attendue du déblocage de l’aide européenne de 832 millions $, promis par la CEE en cas d’une reprise du dia- logue entre les acteurs du drame yougoslave.Mais aucun expert ne s’attend à ce que cette aide hypothétique puisse sortir le pays de l’or-niere.De fait, la Yougoslavie n’est plus gouvernée en matière économique et financière.« Une vaste dérégulation est à l’oeuvre.Il n’y a plus que des situations de fait, avec des équilibres de marché qui se forment dans le pragmatisme », relève un banquier etranger, M.Patrick Wintrebert, PDG de la Société générale en Yougoslavie, moins pessimiste sur le fond que d’autres experts.Ainsi, le dinar yougoslave a été dévalué « de fait » de 70% depuis un mois sans qu’aucune décision officielle ne soit intervenue.Le taux reste fixé à un D-Mark (la devise de référence) contre 13 dinars, mais des banques nationales l'échangent contre 22 dinars.en donnant un double bordereau, un officiel et un qui l’est moins.Avec 8 % de hausse des prix en août, et quelque 75 % depuis le début de l'année, l’inflation menace aussi de s’envoler.Une liste de 1000 produits de première nécessité frappés d’une augmentation de 10 à 50 % a été publiée cette semaine à Belgrade.Les tarifs d’électricé augmenteront jeudi de 21,5%.Le rationnement n’est pas décrété, mais la pénurie commence à pointer son nez pour certains produits étrangers ou pour l’essence.À Belgrade, de longues files d’attente se sont à nouveau formées devant les pompes à essence.La Croa- tie, dit-on dans la capitale, resserre à sa convenance le robinet du pétrole acheminé par un pipeline qui traverse son territoire.Et Zagreb, pour échapper en retour au risque de coupures de l’électricité fournie par la Serbie, vient de passer un accord avec l’Albanie.D’innombrables entreprises sont paralysées, ou en voie de disparition, en raison de l’interdépendance entre les républiques.Ainsi en est-il de Cr-vena Zastva, le plus grand constructeur automobile qui dépend de 360 sociétés, dont un tiers en Slovénie et Croatie.Son fournisseur en accessoires plastiques, la firme croate You-goplastica de Split, a interrompu ses livraisons, bloquant le montage final des 11 000 pièces détachées nécessaires à la fabrication de la »Yugo», une des voitures les plus répandues.Les Républiques d’URSS négocieront le partage des réserves d’or et de devises LAUSANNE (AFP) — Le gouverneur de la banque centrale russe, M.Gueorgi Matioukhine, a annoncé son intention d'ouvrir des négociations à la mi-septembre entre les Républiques de l’Union sur le partage des réserves d’or et de devises de l’URSS, lors d’un séminaire à Lausanne, en Suisse.Le responsable soviétique qui s’exprimait devant un parterre d’hommes d’affaires internationaux à l’institut de formation IMD de Lausanne a, en outre, indiqué que la dette extérieure de l’URSS devrait être divisée entre les Républiques de l’Union au prorata de leur PNB.M.Matioukhine a indiqué que l’agriculture soviétique serait privatisée à 70 % et que l’ile de Sakhaline, au nord-est du Japon qui abrite d’importantes bases militaires soviétiques, serait transformée en zone franche où les compagnies japonaises pourraient installer des sociétés qu’elles contrôleraient complètement.Au cours d’une conférence de presse dans la matinée, M.Matioukhine avait évoqué un schéma de fonctionnement des futures institutions monétaires de l’Union, reposant sur la création d'un « Fonds de l’Union » ayant des structures proches du Fonds monétaire internatio- nal (FMI) et assumant des tâches comparables au sein de l’Union à celles exercées par le FMI à l’échelle de la planète.Le « Fonds de l’Union », a-t-il précisé lors du séminaire, selon un communiqué de l’IMD, serait composé des banques centrales des Républiques qui choisiraient de maintenir le rouble et la banque centrale de Russie assumerait un rôle similaire à la Fed américaine, et transformerait le rouble en monnaie de réserve.Devant la presse, M.Matioukhine avait précisé que la banque centrale soviétique, qui est en voie de désintégration depuis l’échec du coup d’Etat contre Mikhaïl Gorbatchev, disparaîtrait tandis que les banques centrales des Républiques seraient renforcées.C’est la première fois depuis l’effondrement de l’ancienne Union soviétique qu’un si haut responsable évoquait sa vision des futures institutions monétaires et bancaires de la nouvelle Union.M.Matioukhine n’a pas caché, selon le communiqué de l’IMD, que la convertibilité du rouble nécessiterait un plan étalé sur un certain nombre d’années et prévoyant des mécanismes de contrôle de flux monétaires calqués sur ceux adoptés par les pays européens immédiatement après la Seconde Guerre mondiale.Le président de la banque centrale de Russie a indiqué que chacune des Républiques de l’Union serait libre de fixer ses taux de changes pour les échanges à l’importation et l'exportation, les transactions devant cire assujetties à un contrôle au niveau de l’Union.RELAIS D'AFFAIRES LAURENTIDES -, Val-David .819-322-2020 { // TM 1/ .Montréal.514-866-8262 SÇ/ /OL7AExt de Mtl.800-567-6635 \ Toronto.416-889-7531 / Ud-DnMQuL fax.819-322-6510 ____ Sault Sta.Maria Ottawa 24/13 San Francisco 22/13 25/13 IV is\ iToronto Wlndeor' ,27/16 Chicago ' n Washington 31/19 \ ' v - 31 20 u mmmi Naw Yorli 28/18 Denver 29/12 32-25.iAToj O HonoVihj 1 Phodoli 31^25 39/25 Situation générale: une crête de haute pression, qui se trouvait alors sur le sud du Québec, a donné une belle journée ensoleillée, hier, sur la plupart des régions de la province; par contre, une dépression, alors près de Terre-Neuve, a résulté sur la Basse-Côte-Nord en une journée nuageuse et venteuse.Comme ce fut le cas la nuit dernière, des nuages associés à un Iront chaud en provenance de l'Ontario envahissent, aujourd'hui, graduellement l'ouest du Québec; le dépression influençant l'extrême est du Québec poursuivra cependant sa route vert la côte du Labrador; ailleurs.sur le Québec, le beau temps persistera.Demain, presque tout le Québec sera sous l'influence d'une dépression centrée sur le nord de la province; les averses seront alors de la partie sur toutes les régions.Les températures demeureront pendant ce temps près des normales saisonnières, saut sur l'est du Québec où un refroidissement combiné à des vents vifs se fera sentir.MONTRÉAL En matinée, généralement ensoleillé; par la suite, ennuagement.Max.: 25.Demain: nuageux avec quelques averses.LEVER DU SOLEIL 6 h 25 COUCHER: 19 h 17 QUÉBEC Abitibi et Témiscamingue nuageux en matinée, par la suite, quelques averses Vents devenant modérés en après-midi Max.: 22.Probabilité de précipitations: 50 %.Demain: nuageux avec quelques averses Réservoirs hydroélectriques Cabonga et Gouin, ainsi que la région des Laurentides: en matinée, ensoleillé; par la suite, ennuagement graduel Max : 22.Demain: nuageux avec averses.Pontiac, Gatineau et vallée de la Lièvre: généralement nuageux; en après-midi, possibilité d'averses.Vents devenant modérés en après-midi Max : 22.Probabilité de précipitations: 30 % Demain: nuageux avec quelques averses Hull-Ottawa et Cornwall: ennuagement Max.: 25 Demain: nuageux avec quelques averses Trois-Rivières, Drummondville et Estrie: généralement ensoleillé; nébulosité croissance en lin de journée Max.: 24 Demain: nuageux avec quelques averses La Tuque, Lac-Saint-Jean.Saguenay et réserve tau-nique des Laurentides.généralement ensoleillé.Max.18.Demain: nuageux avec averses.Québec et Beauce: généralement ensoleillé Max.: 24 Demain: nuageux avec quelques averses Charlevoix, Rivière-du-Loup.Rimouski et vallée de la Matapédia généralement ensoleillé et Irais.Max 15 Demain: nuageux avec quelques averses Sainte-Anne-des-Monts, parc de la Gaspésie.Gaspé et parc Forillon: ensoleillé avec passages nuageux et Irais.Vents modérés.Max 13.Demain: ennuagement suivi de quelques averses.Baie-Comeau et Sept-lles ensoleillé avec passages nuageux et Irais.Vents modérés.Max.: 13.Demain: ennuagement suivi de quelques averses.Basse-Côte-Nord et île d'Anbcosti, saut le secteur de Blanc-Sablon: ciel variable et possibilité d’averses: temps Irais.Vents d'ouest à nord-ouest de 40 à 60 km/h.Max.: 12.Probabilité de précipitations: 30 %.Demain: ennuagement.suivi de possibilité d'averses Secteur de Blanc-Sablon nuageux avec éclaircies et possibilité d’averses.Max : 10 Probabilité de précipitations: 30 %.Demain: ciel variable Source: Environnement Caneda £yü>&rvdêe' ON PEUT VAINCRE LE CANCER SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER CANADIAN CANCER SOCIETY DIVISION DU QUÉBEC DONNONS GÉNÉREUSEMENT Avis est par les présentes donné que le contrat en date du 20 août 1991 par lequel STARCO GARMENTS LTD transporté et cédé toutes ses dettes de livre présentes el futures à la Banque de Montréal à litre de garantie, a été enregistré au Bureau de la division d'enregistrement de Montréal, le 23 août 1991 sous le numéro «23635 Banque de Montréal.Avis est par les piésentes donné que le contrat en date du 21 avril 1987 par lequel 106965 CANADA INC.transporté el cédé toutes ses dettes de livre présentes et futures à la Banque de Montréal à litre de garantie, a été enregistré au Bureau de la division d'enregistrement de Montréal, le 1er mai 1987 sous le numéro 3862088 Banque dé Montréal.Avis est par les présentes donné que le conlrat en date du 6 mars 1985 par lequel 135262 CANADA INC transporté et cédé toutes ses dettes de livre présentes et futures à la Banque de Montréal à litre de garantie, a été enregistré au Bureau de la division d'enregistrement de Montréal, le 15 mars 1985 sous le numéro 3566249 Banque de Montréal Avis est par les présentes donné que le contrat en date du 21 avril 1987 par lequel 155859 CANADA INC a transporté et cédé toutes ses dettes de livre présentes et futures à la Banque de Montréal à litre de garantie, a été enregistré au Bureau de la division d'enregistrement de Montréal, le 1er mai 1987 sous le numéro 3862089 Banque de Montréal CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO: 505-04-000927-913 COUR SUPÉRIEURE YVESHURTEAU.Requérant c.DIANE RIOUX, Intimée est par la présente requise de comparaître dans un délai de 30 jours de cette publication Une copie de la requête en annulation des droits de visite el de sortie a été laissée au grefle de la Cour Supérieure, district de Lon-gueuil, situé au Palais de Justice de longueuil, situé au 1111 est boul.Jacques Cartier à Longueuil, à son intention.Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de déposer votre comparution dans les délais susdits, le requérant procédera à obtenir contre vous par défaut, un jugement dans cette cause.lieu: longueuil Date: 3 septembre 1991 ELIZABETHS GOBEILLE,P.A.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-198658-910 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT ROSA BARATTA, Partie demanderesse c.HENRY WHITE, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à HENRY WHITE de comparaître au greffe de cette cour situé au t Notre-Dame est, au Palais de Justice de Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR Une copie de la déclaration de divorce et de la requête pour mesures provisoires a été remise au grefle à l'intention de HENRY WHITE.Lieu: Montréal Date: 5 septembre 1991 JEAN-GUY RIOPEL.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 5004)2-013096-917 COUR DU QUÉBEC CHAMBRE CIVILE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT CENTRE HOSPITALIER DE ST MARY Partie demanderesse c.BARNA (WEISZ) ROSA, et KATHY LEBEL, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à Barna (Weisz) Rosa de comparaître au grefle de celte cour situé au 1 Notre-Dame est, au Palais de Justice de Montréal, salle 1100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans LE 0EV0IR Une copie de la déclaration et du bref d'assignation a élé remise au greffe à l'intention de Mme Barna (Weisz) Rosa Lieu: Montréal Date 29 août 1991 DIANE BERLINGUET, P.A CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 50002-029294-910 COUR DU QUÉBEC PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT BANQUE DE NOUVELLE ÉCOSSE, Partie demanderesse c.EDMOND TAL, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à Edmond Tal de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 Notre-Dame est, salle 1.100, dans les trente (30) [ours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR.Une copie d'un avis de déchéance du bénéfice du terme a été remise au grefle à l'intention de Edmond Tal Lieu Montréal Date: 21 août 1991 DOMINIQUE DIBERNARDO, PA CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL j NO 500-05-012785-919 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT BANQUE DE NOUVELLE ÉCOSSE, Partie demanderesse c.j EDMOND TAL, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à Edmond Tal de comparaître au grefle de cette cour situé au 1 Notre-Dame est, salle t 100, dans les trente (30) |Ours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR Une copie d'un avis de déchéance du bénéfice du terme a élé remise au grefle à l'intention de Edmond Tal Lieu: Montréal Date: 21 août 1991 DOMINIQUE DIBERNARDO, P A CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500054)06017-917 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT BANQUE DE NOUVELLE ÉCOSSE, Partie demanderesse c ROBERT ERICKSON, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à Robert Erickson de comparaître au grefle de cette cour situé au t Notre-Dame est, salle l 100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR Une copie du brel d'assignation et de la déclaration a été remise au grefle è l'intention de Robert Erickson.Lieu Montréal Date 21 août 1991 MICHEL MARTIN, P A Appel d’offres Ville de Montréal Servies des travaux publics Des soumissions seront reçues, avant 14 heures à la date ci-après énoncée, au Service du greffe de la Ville de Montréal, 275, rue Notre-Dame Est, bureau 15, Montréal H2Y 1C6, pour: m Sra Soumission Date d’ouverture » SP-7B34 Fourniture et Installation d'un système d'éclairage et de feux orange dans las rues du nouveau développement #3 18 septembre 1981 Les personnes intéressées peuvent se procurer les documents relatifs à cet appel d'offre en s'adressant à compter du 9 septembre 1991, aux endroits suivants: SOUMISSION: 7834 Module voirie et circulation, Section éclairage et signalisation au 700, rue Saint-Antoine Est, bureau R-500, contre un dépôt visé non-remboursable de 70,00 $, en argent comptant ou chèque visé à l'ordre du directeur du Service des finances de la Ville de Montréal.Informations: 872-5780 Un chèque visé ou un cautionnement de 25 000,00 $ devra accompagner cette soumission.Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette lin dans une enveloppe clairement identiliée fournie par la Ville à cet effet.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement, dans le hall d'honneur de l'Hôtel-de-Ville, immédiatement après l'expiration du délai pour leur présentation.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires Le greffier de la Ville LÉON LABERGE Hôtel de Ville, Montréal, le 5 septembre 1991 Avis public Ville de Montréal Service du greffe ORDONNANCES Avis est donné que le Comité exécutif, à sa séance du 4 septembre 1991, a édicté les ordonnances suivantes: Ordonnance no 1 Ordonnance édictée en vertu du Règlement sur l'atfichage obligatoire relatif à l’infection par le virus de l'immunodéficience humaine (V.I.H.) et au syndrome d'immuno-déficience acquise (SIDA) (8670) — article5, CE91 02236.Ordonnance no 5 Ordonnance édictée en vertu du Règlement sur l'enlèvement des déchets, des animaux domestiques morts et d'autres objets (5360, modifié) — article 21, paragraphes a) et b).CE91 02239.Ordonnance no 7.1 Ordonnance modifiant l'Ordonnance relative à l'étalage, l'étiquetage et à l'identification des oeuvres artisanales et des oeuvres picturales ou graphiques (Ordonnance no 7) édictée en vertu du Règlement sur l'exposition et la vente d'oeuvres artisanales et d'oeuvres picturales ou graphiques sur le domaine public (8796) — article 36, paragraphe 4°.CE91 02245.Ordonnance no 16-1 Ordonnance édictée en vertu du Règlement sur les véhicules hippomobiles servant au commerce du transport des personnes (5405, modifié) — article 21, paragraphes b, c et d.CE91 02232.Ordonnance no 40 Ordonnance relative au Festival international de nouvelle danse édictée en vertu du Règlement concernant les enseignes, panneaux-réclame et modules publicitaires (5128, modifié) — article 41.1.CE91 02241.Copies de ces ordonnances peuvent être obtenues au Service du greffe, bureau 16, Hôtel de Ville.Le greffier de la Ville LÉON LABERGE Hôtel de Ville, Montréal, le 5 septembre 1991 Avis public Ville de Montréal Service du greffe 1er AVIS Avis en vertu de l'article 36a de la Charte de la Ville de Montréal.Le chef de Division de la gestion du domaine public.Module voirie et circulation du Service des travaux publics, a approuvé, le 28 août 1991, en vertu de la résolution du Comité exécutif du 21 décembre 1988 — 88 05776 (modifiée) lui déléguant ce pouvoir, la description de la partie de rue suivante, afin que la Ville en devienne propriétaire en vertu de l'article 36a de la Charte: — moitié du côté "est" de l'avenue de Granby, sise entre les rues de Marseille et Sherbrooke, étant formée des lots 40-333 (rue) et 40-334 (rue) au plan officiel du cadastre de la paroisse de Longue-Pointe, division d'enregistrement de Montréal.Le droit à une indemnité eu égard à cette acquisition doit être exercé par requête devant le Tribunal d'expropriation dans l’année qui suit la troisième publication du présent avis Cet avis est le premier que la Ville est tenue de publier.Avis en vertu de l'article 36a de la Charte de la Ville de Montréal.La Ville désire se libérer d'une restriction contenue dans ses titres quant à l’usage futur d'une partie de la rue Lyall située au nord de la rue Sherbrooke est, soit la partie du lot 326-254 (rue) du cadastre de la paroisse de Longue-Pointe — Décision du chef de Division de la gestion du domaine public.Module voirie et circulation du Service des travaux publics, approuvée le 29 août 1991, en vertu de la résolution du Comité exécutif du 21 décembre 1988 — 88 05776 (modifiée).OUETÉRf *P£POS SAHT-nWMCOK CTtSSO?325 ptU 325-579 “375=5^4- 125-485 «y* 326-454 ptw 326 pll« 326-263 326-762 3 g SHERBROOKE 326-253 CROQUIS PARTIE DU LOT 326-254 PAROISSE DE LONGUE-POINTE Les cédants desdits terrains ou leurs ayants droit ou successeurs, prétendant avoir droit à quelque indemnité, devront exercer leurs recours devant le tribunal compétent dans les douze (12) mois du présent avis, à défaut de quoi, la Ville sera libérée.Le greffier de la Ville LÉON LABERGE Hôtel de Ville, Montréal, le 4 septembre 1991 LE DEVOIR Renseignements.(514) 844-3361 ce BUREAoU?0DnT Administration.(514) 844-3361 ““fnS LUI»' oüVERtS SpndRED1 Rédaction.(514) 842-9628 U Aü OÀ16H30 0E 9^00 a Annonces classées.(514) 286-1200 Publicité.(514) 842-9645 numéro sens Irais.1-800-363-V305 Abonnements Les numéros de téléphone suivants sont valables pour le service de livraison par camelot el pour les abonnements postaux.Montréal.(514)844-5738 Extérieur (sans frais).1-800-463-7539 Service à la clientèle LE DEVOIR 211, St-Sacrement.Montréal QC M2Y 1X1 AVIS PUBLICS HEURE DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication (2) deux jours plus tard.Publications du lundi: Réservation avant midi (12h) le vendredi., Publications du mardi: Réservation avant 16h00 le vendredi.Pierrette Rousseau, téi 286-1200 3 VILLE DE MONTRÉAL-NORD APPEL D’OFFRES SEL EN VRAC La ville de Montréal-Nord recevra jusqu'à 16 h 30 le mardi 24 septembre 1991 des soumissions sous enveloppes cachetées au bureau du greffier, 4243, rue de Charleroi, Montréal-Nord, H1H 1S5, pour la fourniture de sel en vrac pour le déglaçage des routes, saison 1991-92.Les soumissionnaires peuvent se procurer les formules de soumission au bureu du chef de la division d'approvisionnement, M.Yvon Ménard, à l'Hôtel de ville de Montréal-Nord, 4243, rue de Charleroi., Chaque soumission doit être accompagnée d’un chèque visé et tiré sur une banque à charte canadienne et payable à la ville de Montréal-Nord pour un montant de 2 000 $ ou d'un cautionner ment de soumission représentant 10% de la valeur totale de la soumission, si un cautionnement de soumission est fourni, celui-ci devra être ac: compagné de lettres garantissant l'émission d’un ‘ cautionnement de fourniture.La ville ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et ce, sans obligation d'aucune sorte envers le ou les sou- ’ missionnaires.' Lesdites soumissions seront ouvertes à une séance du conseil le 24 septembre 1991, à la1 salle du conseil, 11155, avenue Héberl, Montréal-' Nord, à 20 heures.> LE GREFFIER Ce 9 septembre 1991 Me Hélène Slmoneau a Hydro-Québec APPELS D'OFFRES pour 14 h, heure de Montréal CTC.12714.A It mirdi 24 stptvmbrv 1991 Post* Albantl Territoire de la Bale Jamas INSTALLATION ÉLECTRIQUE ET TRAVAUX CONNEXES DE GÉNIE CIVIL Admissibilité : Principals plact d'iflslrts au Québac Garantit dt soumission : 150 000* Prix du document : 25 * (taxas Industs) CTB.14912.A la mardi 1er octobre 1991 Posta daa Cantons Comté ds Johnson INSTALLATION ÉLECTRIQUE ET TRAVAUX CONNEXES DE GÉNIE CIVIL Admissibilité : Principals plaça d'affaires au Québsc Garantis dt soumission : 10 000) Prix du documsnt : 25 ) (taxas Incluses) Le document d'appel d'ottres peut être consulté ou obtenu cjq lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 hàl'endrpit suivant : HYDRO-QUÉBEC GROUPE ÉQUIPEMENT Direction Approvisionnement et Services Service Achats et Contrats , 855, rua Sainte-Catherine est, 3e étage Montréal (Québec) H2L 4P5 Pour renseignements : (514) 289-5903 Le mon tan! de 25 $ est NON REMBOURSALE etdoitètre payé sous forme dechèque ou de mandat à l'ordre d'Hydro-Québec.La garantie de soumission devra être sous lorme de chèque, visé, de cautionnement fourni par une compagnie d'assurance, de lettre de crédit irrévocable ou d'obligations au porteur.Seules les personnes physiques ou morales qui ont obtenu le, document d'appel d’offres directement du bureau mentionné plus haut sont admises à soumissionner.L’intéressé à soumissionner doit fournir son numéro de téléphone, de télex et/ou de télécopieur lors de sa demande de document d’appel d'offres.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter route soumission.Le chef de service Achats et Contrais Antonio Pinho, ing.LES MOTS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Horizontalement 1— Ponction pleurale 2— Champêtre.— Tonneau 3— Enlève.— Un nombre 4 — Fonction.— Ten- don 5 — Chevrote.— Sus- ceptible de subir l'ablation.6— Diviserai en lots.— Xénon.7— Étoffe.— Venue au monde 8— Sodium.— Mesure agraire.— Pied de vigne.9— Félin d'Asie.— Lui.— Pomme 10— Lien grammatical.— Prime de commissaire 11— Seul.— Attention.— Tamis 12— Par bonheur Verticalement 1— Qui incite à réfléchir 2— Cabane — On la mange en salade 3— Organe de l'ouïe.— Dévêtu 4— Radium.— Panthërè tachetée.5— Titre d'un alliage: Elle tait teu.6— Groupe de cenUî» Col.7— Mammifère d'Affij que — Fleur.8— Héros du Déluge.— Lanthane.— Ordinateur compatible.9— Nabote.10— Résultat.— Dispersée 11— Connu.— Bagafre.— Hymne en l'honneur d'Apollon.12— Tissu.— À demi.— Saint.Solution de samedi I 7 1 4 5 6 / 8 9 10 II 12 ' [ésjry»iElPIWEL ‘S.OVfifl.OI ,S.E, ««RT SOCIETE Montréal, lundi 9 septembre 1991 ¦'ENTREVUE DU LUNDI XAVIER EMMANUELLI Une armée de médecins contre la bêtise des États PHOTOS JACQUES GRENIER « Notre idée, c’était de combler le vacuum qui existe après la catastrophe.Comme des éléphants, les grosses organisations supra nationales prenaient du temps a se mettre en route.» des conventions, on sent qu’Emma-nuelli, dans son for intérieur, croit aux hommes, pas aux États.C’est que le vétéran de la brousse a vu défiler trop de ces catastrophes faites sur mesure, comme il les appelle.Des gouvernements qui affament les populations, comme au Soudan, ou qui empêchent l’arrivée des caravanes de vivres.« Pour en avoir vu, je continue à croire que 99 % des famines de la planète sont d’origine politique », déplore-t-il.Cette conviction profonde a d’ailleurs provoqué le divorce idéologique avec celui qui a présidé avec lui à la naissance de MSF et son compagnon de route des débuts, Bernard Koushner.Le second père spirituel de Médecins sans frontières, aujourd’hui hissé au rang de secrétaire d’État aux Affaires humanitai- res par le gouvernement français, fait désormais partie de ces gens dont Emmanuelli parle au passé.« La base, c’est l'échange, et je ne sais pas si les États savent faire ça », lance, nostalgique, le co-fondateur de l’organisme, en sortant du revers de sa veste une lettre lourde de sens, postée depuis Léninakan.Confidences et espoirs d’une amitié éphémère ébauchée sur les ruines du tremblement de terre arménien de 1989.Emmanuelli idéaliste ?Oui.Mais ramenez-le sur le terrain des cataclysmes et le pragmatisme du médecin tout-terrain reprend rapidement le dessus.Tel un général toisant les troupes ennemies, il entreprend ses mission comme on prépare la guerre.Mais son tank à lui, c’est un bistouri et 300 médicaments essentiels.Son credo, l’efficacité propre à la médecine de brousse où chaque seconde gagnée est une petite victoire contre la mort et la maladie.Comme il l’explique, une règle de trois, implacable, guide chacune des actions de Médecins .sans frontières.Une mission, un chef, des moyens.C’est l’armée, donc ?« Oui, en quelque sorte.Parce que l’action efficace passe par la hiérarchie, avec quelqu’un qui donne des ordres et quelqu’un qui exécute.L’action n’aime pas la démocratie.En fait, la finalité n’est peut-être pas la même, mais l’armée et nous, ça se ressemble », avoue le gauchiste, ramenant sur la table ses vieilles contradictions qui lui arrachent toujours un sourire.Des missions de vaccination et de nutrition à la chirurgie de guerre, en passant par l’intervention dans les camps de réfugiés, la même logistique, réglée comme une montre, doit faire son oeuvre, insiste-t-il.S’il faut un commandement unique, sorte d’État major, c’est qu’il faut quelqu'un d'identifiable.« 11 faut quelqu'un sur le terrain, une seule personne, qui dira : Moi, j'assume'».Et dans cette grille incontourna ble, Emmtnanuelli ne craint pas de jouer les simples soldats.Un jour of ficier, demain, lieutenant En Irak, sa mission lui avait été confiée par un jeune « chef de mission » de 20 ans son cadet.Peu importe le chef, pourvu qu'il soit.Ainsi va le credo de MSF.Mais qui sont-ils, ces disciples d’Esculape, prêts à courir, stéthoscope au coup, à travers jungles et zones sinistrées au secours de la veuve et de l’orphelin ?D’après Xavier Emmanuelli, il faut plus que de l'expérience et des candidats bardés de diplômes pour pouvoir affronter le lot quotidien ré servé aux effectifs de MSF.Il faut du coeur au ventre.À revendre.Lors d’une mission d'urgence, les appelés sont envoyés « au front > deux ou trois semaines.« Pas plus, après, il sont brûlés », soutient l'âme dirigeante des troupes.« Plus que de la bonne volonté, pour faire ce métier il faut avoir une idée de ce qu’est le métier, une idée de l’homme.11 faut être solide, il faut vivre la même vie que ceux qu’on vient aider.Nos gens ont aussi faim et soif, comme les gens qu’ils soignent», soutient Emmanuelli, comme une mère qui veille sur sa couvée.« Ce ne sont pas des mercenaires de la médecine.Ils viennent chacun pour leur raison et ça, c’est une affaire intime entre eux et la vie.Je ne leur demande jamais pourquoi ».Si jouer les médecins sans peur et sans reproche comporte sa part de gloire, l’aventure n’est pas sans risques.Un avion de MSF a été descendu en Afghanistan, et dernièrement, une ambulance de l’organisme, tous giratoires dehors, a été mitraillée par des soldats au Sri Lanka.Une jeune femme médecin s’en est tirée avec une balle dans le fémur.Mais cela fait aussi partie de la mission de MSF, croit Emmanuelh.« Dans certains pays, les humanitaires sont encore perçus comme des témoins dérangeants.Nous fermons la porte à une signification politique.On peut sauver des vies mais aussi empêcher que des gens soient assassinés.Être témoin, c’est encore très important», insiste-t-il.Malgré tous les risques courus, les déceptions, sa colère contre la bêtise qui fait des victimes partout sur le globe, le vieux routier n’a pas perdu la flamme.Même après avoir décrit la misère dans laquelle croupissaient les réfugiés kurdes en exode, après s’être égosillé sur l’intervention américaine, on perçoit une petite lueur qui jaillit du fond de ses prunelles.« Le camp de Choukourka, c’était la fin du monde.80 000 personnes réfugiées dans une vallée.Les gens vivaient dans la boue et les immondices.70 % des enfants avaient la colique, étaient couverts de vermine et de streptocoques.Nous avions apportés des abris en plastique bleu parce que les gens couchaient dans cette boue.La distribution s’est faite dans le chaos le plus total.Les soldats irakiens qui devaient faire régner l’ordre se servaient eux-mêmes.Nous étions désemparés », relate-t-il, en brandissant ses lunettes fêlées dans la cohue.« Mais le lendemain, reprend-il ra-idement, on a vu nos plastiques leus éparpillés dans la montagne.Comme des fleurs, des tâches bleues avaient fleuri sur la colline.J’ai su à ce moment que la mission avait réussi ».Isabelle Paré AVI ER Emmanuelli a la misère humaine en horreur.L’horreur des enfants déportés pour cause de tyran, des populations soufflées pour cause de typhon.Famines, guerre civiles, épidémies figurent sur sa liste d’ennemis à abattre.Mais sur ces terrains minés d’infortune, le pire fléau, avoue-t-il, demeure la bêtise des hommes.Il a la rigueur des militaires qui arpentent le terrain, qui ont l’obsession de l’efficacité sans les airs des durs-à-cuire qui avancent dans la vie comme des bulldozers.Emmanuelh, derrière ses yeux noirs qui clignent comme par tritesse et une voix qui a le son de la douceur, a la volonté de ceux qui voient la mort de trop près.Père spirituel et fondateur de Médecins sans frontières (MSF), après plus de vingt ans aux première loges de la misère, Xavier Emmanuelli persiste.La révolte bien vivante, il n’a rien perdu de l’indignation soi-xante-huitarde des premières heures de MSF où l’on portait son militantisme comme un flambeau.Le coeur à gauche, les jeunes médecins partaient au front de l’aide humanitaire avec pour seules armes leur foi et leurs stétoscopes.« Médecins sans frontières, c’est le résultat du couple obligé entre journalistes et médecins.En 1971, un journal médical, appelé Tonus, avait fait appel aux médecins français pour aider les victimes des terribles inondations qui sévissaient au Bangladesh.MSF est né de cette première collaboration », relate aujourd’hui ce militant de la première heure.Comme une « vieille dame », poursuit-il, la Croix-Rouge de l’époque refusait d’accepter dans ses rangs ces jeunes médecins fougueux, effrayée par leur militantisme claironnant.Encore sous l’empire des événements de mai 68 en France, cette génération dorée rêvait de refaire le pionde, d’une médecine pour tous, et idolâtrait les médecins aux pieds nus de Mao.« Comme trouble-fête pour je monde bien conservateur de la médecine française, on ne pouvait trouver mieux », sourit Emmanuelh.« Notre idée, c’était de combler le vacuum qui existe après la catastro-hè.Comme des éléphants, les gros-es organisations supra nationales prenaient du temps a se mettre en route ».Cette inertie des grosses boites, on a décidé de la combler, d’être un genre de commando qui serait là en même temps que les journalistes », dd il.Ironiquement, au moment précis où Médecins sans frontières s’apprête à souffler ses 20 bougies, les inondations s’acharnaient à nouveau sur le Bangladesh où débarquaient, en 1971, sa première équipe de médecins globe-trotters.Parti de l’idée folle d’une poignée (l'individus, MSF compte maintenant, seulement en France, une armée de 2000 médecins bénévoles, prêts à s’envoler à tout moment.Et 450 volontaires, médecins et infirmières, orbitent autour de la planète, dans 37 missions disséminées dans 27 pays.Plus encore, Médecins sans frontières a d’abord essaimé en Belgique tn 1980, puis en Hollande, en 1985, en Espagne en 1988 et vient de naître en Grèce.À l’heure des bilans, Xavier Emmanuelh croit que la fièvre qui animait Médecins sans frontières est toujours aussi bouillante.Mais le monde, lui, a changé.Depuis que la télévision transporte la catastrophe live dans les salons du monde entier, le Dr Emmanuelli croit que les règles du jeu sont bouleversées, l’échiquier complètement tranformé.L’aide humanitaire est devenue affaire de politique avant tout, un faire-valoir, une publicité en direct pour les États bien pensants, grommelle le médecin, encore abasourdi de sa dernière mission effectuée en Irak, dans la foulée de la guerre du Golfe.Plus que jamais, l’intervention « anarchique » des États rend difficile le travail des médecins sans drapeau, ronchonne le médecin, retombé tout à coup sur ses pieds d’organisateur farouchement efficace.« L’aide humanitaire est maintenant devenue un spectacle.Il y a autant de journaüstes que de médecins lors d’une catastrophe.On n’en parle que sur le mode de l’émotion, on ne s’arrête pas sur les solutions.On parle des victimes, on oublie les survivants.La première plaie d’une catastrophe, ce sont ses conséquences ; les épidémies et les blessures, encore plus meurtrières».Là où Emmanuelh s’enflamme, c’est quand il relate ce qu’il a vu au printemps sur les crêtes de la frontière turco-irakienne, où s’entais-saient, paumés, des milliers de Kurdes coincés entre l’exode et la guerre.« C’était plus pervers que juste le désordre.C’était l’Occident qui se montrait dans le spectacle de l’aide, du simulacre de l’aide », raconte celui qui était dépêché sur les lieux pour évaluer les besoins des Kurdes en exil forcé.« Toute cette mise en scène pour façonner l’opinion publique ! C’est très bien qu’une armée intervienne avec sa logistique et ses hélicoptères pour secourir les populations, mais il y a une manière.La-bas, c’était un cercle vicieux, une manipulation tous azimuts entre les États et les combattants kurdes, alors que des milliers de gens mouraient à côté d’eux.On ne peut pas montrer la mort en direct comme on passe à la télé Starsky and Hutch », fulmine-t-il.Les parachutages de vivres par les troupes américaines, ça parait bien aux nouvelles de fin de soirée.Mais sur le terrain, ça tue, tonne Emmanuelli, dont toute l’aversion pour l’anarchie revient soudain au galop.« Chaque fois qu’on voyait passer les Hercules, on disait aux gens de se planquer.De toutes façons, ceux qui en profitaient étaient les costauds et les gars de l’armée.Lancer des sacs de dizaines de kilos à des femmes et des enfants affaiblis, déjà comme idée, c’est pas génial.C’est très joli, très élégant comme ça, des parachutes qui descendent dans l’air, dit Emmanuelh, ironique.Mais pas quand la plaquette de ravitaillement vous arrive dans la gueule.» Un soldat et huit réfugiés sont morts écrasés de cette façon durant son court séjour à Choukourka, le camp de fortune aménagé pour les réfugiés.Las de voir les États jouer les Indiana Jones, Emmanuelh lance aux spécialistes de la catastrophe et de l’aide humanitaire un appel à la réflexion.À son avis, seul un drapeau international devrait flotter au-dessus de ce genre de missions de se cours.Au lieu de se lancer pêle-mêle à la rescousse des victimes, les États devraient s’entendre pour qu’une « force blanche » coalisée des Nations unies soit déployée en cas de catastrophe, estime-t-il.« Je ne suis pas contre l’intervention en soi des États, mais le minimum, c’est encore d’habiller les soldats en civil.Au nom de la Convention de Genève, les pays doivent porter assistance, mais iis doivent dire comment», soupèse-t-il, soudain pragmatique.Mais au-delà des belles paroles, .J " m M -M mmn Un rescapé des mers du monde Isabelle Paré DÈS SA TENDRE ENFANCE, Xavier Emmanuelh, en voyant les malades défiler dans le cabinet de son médecin de père, s’était bien juré de faire des gestes « qui soignent tout de suite ».Exit la médecine générale.Le jeune Emmanuelh décide de faire de lui un spéciahste de l’anesthésie.Né d’un père Corse, pas étonnant qu’à peine sorti de la faculté, le jeune toubib décide de prendre la mer, à bord de cargos naviguant de par le monde.Médecin de marine marchande, un métier aujourd'hui relégué aux souvenirs de vieux loups de mer, il s’applique à soigner les marins qui gagnent leur croûte sur d’immenses bâteaux-usines.Entre la mer et la brousse, il y a un monde, direz-vous.Mais un monde dont les frontières ne sont pas si éloignées, croit Emmanuelh.« Un jour, en mer, une chaudière a explosé et brûlé un matelot alors que nous étions au large de Madère.Ça ressemblait déjà à la médecine de brousse.Vous êtes seul, et vous devez faire avec peu.Le temps court et tout le monde ne compte que sur vous », relate-t-il.Dès ce moment, surgit en lui l'idée d’une équipe internationale de médecins qui irait au devant des malades.Puis survient cette rencontre avec Bernard Koushner, d'où émergent les premiers sursauts de Médecins sans frontières en France.« On était à l’époque de l’explosion de la médecine sur le terrain.La France vovait naître le concept de SOS Médecins, des pompiers ambulanciers.Notre idée, c’était de partir sur le terrain en même temps que les journalistes ».Et voilà qu’en 1971, les inondations dévastatrices au Bangladesh propulsent toute cette bande d'idéalistes dans la réalité, confrontés à une première mission sans le sou, sans moyens, sans effectifs.« Au début, on était désorganisé, on n’avait même pas les sous pour payer nos billets d’avions vers les heux du désastre », se rappehe Emmmanuelh.Il aura fallu une mission au Honduras, une autre au Vietnam en 1975, puis 1976, avant que Médecins sans Frontières ne commence à se tailler une quelconque reconnaissance sur la scène internationale.Depuis, Emmanuelh n’a jamais démordu et continue à travailler pour élargir les bases de son organisme.Mais y a-t-il une vie à part Médecins sans frontières ?Pas sûr, avoue derechef Emmmanuelh.« Toute ma vie a été axée autour de cela ».Démission après démission, départs en catastrophe, le vieux routard avoue que les mordus dans son genre ont balancé plusieurs fois leur carrière pardessus bord pour partir en mission.« C’est comme ça que des gens comme moi ont fait deux, trois, quatre carrières dans leur vie », lance-t-il.Voilà qu’on parle d’amour, d’enfants, de famille, et Emmanuelh rougit, embêté.« Vous savez, dans ce métier, les couples se font et se défont.On ne peut pas tout réussir.Moi, je n’ai pas su », confie-t-il.Ce brin d’amertume vite ravalé, Xavier Emmanuelh avoue être demeuré, malgré ses déveines, un militant assidu, un inconditionnel de cette médecine mise au monde il y a 20 ans.Hissé malgré lui « grand-père » spirituel de MSF, il regarde aujourd’hui d'un drôle d'oeil ces jeunes recrues qui veulent, comme lui, s’expatrier pour soigner qux quatres vents.« C’est une autre race que nous.Eux, savent qu’ils ne bouleverseront pas le monde.Nous, nous rêvions », avoue-t-il, amusé.Jamais rassasié, le doyen de MSF donne encore dans la médecine de brousse.dans la banlieue parisienne.À la prison de Fleury-Merogis, sa catastrophe quotidienne c’est maintenant celle du SIDA et de la toxicomanie qui rampent derrière les barreaux du pénitencier, de ces détenus infectés dont personne ne sait quoi faire.« Ça ou Médecins sans frontières, observe-t-il, c’est la même chose ».Parce que la détresse humaine ne connaît pas de continent, Emmanuelh a choisi.La brousse ou la vie, pour toujours.wmÊtÊtÊÊÊÊÊÊm WÊÊÊÊÊÊÊÊÊKÊÊÊÊÊÊÊÊOËÊÊiÊÊÊiÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊm 10 B Le Devoir, lundi 9 septembre 1991 CULTURE ET SOCIETE CINEMA ASTRE I: (849-3456)— Terminator 2 U 7 h 9 h 30 II: Jeu d'enlent no 3 7 h 10.9 h 10 III: Double Impact U 7 h 30.9 h 45IV: Terminator no 2 9 h— Doc Hollywood 7 h BERRII: (849-3456) — Lea commitmenta 1 h 30 4 h.7 h, 9 h 15 II: Le lour dee rota 1 h 30 3 h 30 5 h 30.7 h 30.9 h 30 III: Hobln dea Dole, prince dea voleura \ h, 3 h 45.6 h 30,9 h 15IV: Jeu d éniant no 31 h 30.3 h 30.5 h 30.7 h 30.9 h 30 V: Doubla Impact 1 h 30,4 h, 7 h.9 h 15 BONAVENTURE I: (849 3456) - Chlld’a Play no 3 7 h 30.9 h 30 II: Doubla Impact 9 h 15— Pure Luck 7 h.BROSSARD I: (849-3456) - Double Impact h 7 h.9 h 25 II: Hot Shota 7 h IS.9 h 15 III: Jeunea matloal 7 h.9 h 30 CARREFOUR LAVAL 1 : (849-3456)- Doc Hollywood 7 h 20- Extréma limita 9 h 30 2: Robin dea Bola, prince dea voleura 6 h 40.9 h 20 3: Hot Shota 7 h, 9 h 4: Double Impact 7 h 15.9 h 20 S: Jeunaa matloal 7 h 25.9 h 30 6: Chlld’a Play no 31 h 15.9 h 15 CENTRE EATON 1: MH- Doc Hollywood 12 h 35, 2 h 50, 5 h 05.7 h 20.9 h 40 2: A propoa d’Henri 12 h 20, 2 h 35, 4 h 50.7 h 10, 9 h 30 3: True! 12 h 10,2 h 25.4 h 40.7 h, 9 h 15—4: Terminator 212 h 20, 3 h 20.6 h 20.9 h 20 5: Fleah Gordon 12 h 35.2 h 45.4 h 55, 7 h 10, 9 h 25 •: Terminator2U 12h 30.3h30.6h30,9h30 CINÉMA ÉGYPTIEN 1 : 1455 Peel, Mil (849-3456)— Delenaeleaa 12 h 45,2 h 55.5 h 05.7 h F •OUR TOUS I 99< IflEBFÆd MARDI POUR TOUS LUNDI VENDREDI MERCREDI SAMEDI JEUDI DIMANCHE 1248, Bernord 273 0437 15.9 h 30 2: Boyx’n In tha Hood 1 h, 3 h 05.5 h .10, 7 h 20.9 h 35 3: Ay Carmalla 12 h 50,3 h.5 h 10,7 h 20.9 h 30 CINÉMA JEAN-TALON: Mil- Robin Hood, Prince ol Thlevea 7 h, 9 h 30 CINÉMA OMÉGA 1:- Terminator 2U 7 h.9 h 35 2: 101 Datmadena 7 h— Il danae avec tea loupa 8 h 45 3: Dur comma atonal h 15.9 h 154: L'agent lait la larce 2Vtl h 10.9 h CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul St-Liurent, Mil (843-6001 ) — CINÉMA PARIS: Md (875-7295)- CINÉMA POINTE-CLAIRE 1:6361 Trans-Ca-nada (849-3456)— Myetery Date 7 h, 9 h 2: Double Impact 7 h 15, 9 h 15 3: Hot Shota 7 h 05.9 h 05 4: Chlld’a Play no 3 7 h, 9 h 5: De-lenaeleaalh, 9h 15 6: Pure Luck 1 h 10.9h 10 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)-mar Touch ol Evil 18 h 35- 77»* Word 20 h 35 CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke 0 (489-5559) - Dead Again 7 h 20.9 h 40 2: Tha Doctor 6 h 40, 9 h 20 CINÉPLEX I: (849 3456) - Le alienee dea agneaux 1 h 15.4 h 15.7 h.9 h 25 2: Jeunea matloal 4 h 15.9 h 15— Doc Hollywood 1 h 15.7 hill: Lola Zipper 1 h 30.4 h, 7 h 10, 9 h 101V: Il danae avec tea loupa 1 h 30, 5 h, 8 h 30 V: Une trêve pour l'amour 1 h 05,4 h.7 h 05.9 h 20 VI: Extrême limite 1 h 05.7 h— Pomplera en 4/0r(o4h,9h2OVII: Hot Shota 1 h 15,3 h 15.5 h 15.7 h 15, 9 h 15VIII: Chlld’a Play no 31 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h IX: Spaame de vivre 1 h 10.3 h 10.5 h 10.7 h 10.9 h 10 COMPLEXE DESJARDINS I: (849-3456)- Jacquot de Nantea 2 h.4 h 30.7 h.9 h 20 II: 37.2 le matin 1 h 30.5 h, 8 h 30 III: Le braalerî h 15.5 h 05.7 h 20.9 h 40IV: Le labuleux voyage de l'ange t h.3 h, 5 h 05,7 h 15.9 h 30 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul René-Lévesque.Mtl (283-6229)— mar Vie d’ange 19 h CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)— CRÉMAZIE: (849-3456) - La gloire de mon père 7 h— Le château de ma mère 9 h 10 DAUPHIN I: (849 3456) - Il danae avec tea 8EMPUSSE2 4 CIEL, c P g ¦MH 373 MOTS passeports ET RETOURNER '« 5.LONGUEUR WE DE CIEFUSION ITALIE IDENTIFIEZ 4 MOTS PASSEPORT TIRAGE LE 30 SEPTEMBRE 1991 LA IRlEOTBIÊlffi LES CLASSICS Rubriques: IMMOBILIER RÉSIDENTIEL (99 à 199) Pour seulement 99 $, vous pouvez annoncer un mois tous les jours, soit 24 parutions consécutives, dans toutes les rubriques d'immobilier résidentiel (99-199); 33 $ la ligne supplémentaire.Nous acceptons par téléphone - Les annonces peuvent être annulées en tout temps, la facturation s’établira alors sur le tarif régulier jusqu'à concurrence de l'offre promotionnelle.Offre valide jusqu'au 20 septembre 1991 LES ANNONCES CLASSÉES LE DEVOIR 286-1200 Celle année, »eye# de Ha hête / ET PARCOUREZ LE MONDE ! LE DEVOIR «UWT90 loupec 8 h 11 : La pagaille 7 h, 9 h 10 CINÉMA DÉCARIE 1 : (849-3456) - Double Impact 7 h 30,9 h 30 2: Pure Luck 7 h 15.9 h 15 DORVAL I: (631-8586) - The Doctor6 h 30.9 h 1511: Terminator26h30.tt\20— III: Naked Gun 7 h 45.9 h 30IV: Robin Hood, Prince ol Thlevea 6 h 30.9 h 20 DU PARC 1: (844-9470)- Dead Again 7 h, 9 h 10 2: Doc Hollywood 7 h, 9 h 05 3: Robin Hood 6 h 20, 9 h.DU PLATEAU 1: (521-7870)- Urm!nator2ti 1 h 45.4 h 15.7 h, 9 h 35— 2: Dur comme Slone 1 h 30.3 h 30,5 h 30.7 h 30.9 h 30 FAIRVIEW I: (697 8095) - Doc Hollywood 7 h.9 h 20 II: Dead Again 7 h 10.9 h 30 FAUBOURG STE-CATHERINE 1: (849-3456)— The Commllmenta 1 h 15, 4 h, 7 h, 9 h 20 2: The Commllmenta 1 h 30.4 h 15.7 h 15,9 h 35 3: Hot Shota 1 h 20.3 h 20,5 h 20.7 h 15.9 h 15 4: City Sllckera 1 h 45.4 h 30.7 h, 9 h 15 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— GREENFIELD I: (671-6129) - Dead Again! h 15, 9 h 30 2: A propoa d'Henrll h.9 h 15 3: Terminator 2 6 h 15.9 h.IMAX: Vieux-Porl de Montréal (496-4629)— L'eau et tea hommea également Expotec L'homme ce drôle d'animal tous les |0urs de 9 h 45 à 21 h 30.version anglaise à 11 h 45.17 h 45,20 h 45 IMPÉRIAL: (288-7102) - L'agent lait la larce 1 h15.3h15.5h15.7h15.9h15 LAVAL : (688-7776) - 1 : Dead Again 7 h 05,9 20 2: Terminator 2 It 6 h 30, 9 h 30 3: Harley Da-vldaon and the Malboro Man 7 h 10,9 h 25 4: Terminator 2 6 h 35.9 h 35 5: A propoa d'Henri 7 h 15.9 h 30 6: L'agent lait la larce 7 h 20, 9 h 05 7: Dur comme Stone 7 h 10.9 h 35 8: Robin Hood, Prince ol Thlevea 6 h 30,9 h 25 9: The Doctor 6 h 50.9 h 1510: Une époque lormldable 7 h 10.9 h 2011 : Regarding Henry 7 h 15.9 h 3012: Doc Hollywood!h 20.9 h 40 LAVAL 2000 1 : (849-3456)- Jeu d'enlantno 3 7 h 10.9 h 2: Double ImpactU 7h 25,9 h 30 LOEWS l:(861-7437) - Dead Again 12 h 15.2 h 30.4 h 45.7 h 10, 9 h 35 II: Robin Hood Prince ol Thlevea 12 h 30,3 h 15.6 h 10,9 h 05 III: The Doctor 1 h.3 h 40.6 h 20.9 h 10IV: Regarding CINÉMA QUÉBEC CANARDIÉRE: (661-8575)—Doc Hollywood 19 h— Extrême limite 21 h 05 CINÉMA LIDO:-Jeu d éniant 3 19 h.21 h.sam aulun 13 h, 19 h.21 h.— Doc Hollywood 19 h.sam au lun 13 h, 19 h — Double Impact2\ h 10— Robin des Bols 19 h 30.sam au lun, 13 h, 19 h 30— Jeunes matloal 19 h.sam au lun 13 h, 19 h — Terminator 221 h — A propoa d'Henri 19 h, 21 h.sam au lun 13 h, 19 h, 21 h.LE CLAP: (650-CLAP)- 37.2 le matin 11 h 30.14 h 45.18 h.21 h 20 GALERIES CAPITALE 1 : (628-2455)- Thelma et Louise6 h 30.9 h 05 2: Terminator 2 fr.6 h 15, 9 h 05 3: A propos d'HenrISU 45,9 h 15 4: Merci la vie 6 h 45.9 h 15 5: Dur comme atone 7 h 20.9 h 20 6: L'agent lait la larce 7 h 30,9 h 30 Henry 12 h 25,2 h 40,5 h, 7 h 15,9 h 30 V: Julie Has Two Loverai h 15,3 h 15,5 h 15, 7h30,9h 35 0UIMET08C0PE:(525 8600) - Salle 1 Décalogue 5-B19 h— Ralalng Arlxona 21 h 15— Salle 2 Le rayon vert 19 h 30— L'évadé d'AI-catrax 21 h OUTREMONT: (273-0437)- La liberté d'une atatue 7 h 30— Leningrad Cowboya Go America 9 h 30 PALACE 1: — Harley Davidson and the Marlboro Man 12h 30,2 h 40,4 h 50, 7 h 05,9h 25 II: Terminator 2 12 h 20, 3 h 15, 6 h 10, 9 h III: Thelma A Louise 12 h 15,3 h.6 h.9 h — IV: Naked Gun 12 h 15, 2 h.3 h 45, 5 h 30.7 h 15,9 h - V: Delirious 12 h 20,2 h 30, 4 h 45,7 h 10,9 h 30 VI: Fleah Gordon 12 h 30, 2 h 45.5 h, 7 h 15.9 h 30 PARADIS I: (649-3456)- Double ImpactU 7 h, 9 h 10 II: Jeud'anlant no 31 h 15,9 h 15 III: Robin dea bola, prince dea voleura 7 h 15,9 h 45 PARISIEN I: (866-3856)- Thelma et Louise 12 h25.3h15.6h20.9h05 II: Merci la vle1 h20, 4 h, 6 h 45,9h 15 III: Cyrano de Bergerac 12 h 30,3 h 20.6 h 15.9 h IV: Le porteur de service 12 h 46,3 h, 5 h 10,7 h 15,9 h 30 V: Pablo qui court 1 h 15.3 h 15,5 h 15, 7 h 20,9 h 35 VI: Une époque lormldable 12 h 40, 3 h 05, 5 h 05.7 h 10.9 h 25 7: Pourquoi Havel ?12 h 30.2 h 45.5 h, 7 h 15,9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON l:(849-3456) - Child's Play 1 h, 3 h, 5 h.7 h.9 h 11: Double Impact 1 h.4 h, 7 h.9 h 30 III: Dances With Wolves 1 h.5 h, 8 h 30 PLACE LONGUEUIL 1: (849-3456) - Jeu d én- iants no 31 h 30,9 h 30 2: Robin dea bola, prince dea voleura 9 h — Doc Hollywood1 h PLAZA COTE DES NEIGES: (849-3456)- 1: Hot Shota 7 h 05, 9 h 05- 2: Boyx'n In tha Hoodlh 05.9 h 20- 3: Child's Play 31 h, 3 h, 5 h, 7 h.9 h - 4: Double Impact! U 10.9 h 30— 5: Delenaeleas 7 h 25,9 h 40— 6: Europe Europe 7 h, 9 h 25— 7: Pure Luck 7 h 10,9 h 10 QUARTIER LATIN: MULE RIALTO: 5723 ave du Parc.MH (274-3550)- VERSAILLES l:(353-7880) - Terminator 2 U 6 h 20.9 h IS II: Dead Again! h, 9 h 15 III: L'agent lait la larce 2H L'odeur de la peur 1 h 30,9 h 30IV: Dur comme Stone 7 h, 9 h V: A propoa d'Henri 7 h 15.9 h 35 VI: The Doctor 6 h 15.9 h.SUR SCENE (842-2112)- • Ils étalent tous mes Iris > de Arthur Miller, m en s Serge Denoncourl.du 11 sept au 19 oc! L'AIR DU TEMPS: 194 ouest St-Paul, Montréal (842-2003)— Jazz du mer au dim de 22h 15 à 02h 30— J P Zanella, Alain Caron.Michel Cyr, les frères Labrosse et Paul Brochu, du 12 au 15 sept LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis.Montréal (844-0882)— Guy Cardinal, claviers, les 11-12 sept BIDDLE’S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer.Montréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, lun mar 19h à 24h.mer au ven 17h 30 à 22h —Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer au ven à compter de 22h .sam à compter de 21h 30 — Billy Georgette, pianiste/chanteur, lun mar de I7h a I9h — Trio Billy Georgette, sam de 18h à 21 h 30— Le trio de Bernard Pnmeau.les dim de 18h 30 à 24h BOZO BISTRO-BAR: 6121 rue Morin, Val-Morin (819-322-2454)— Odette Coulombe et Rock Gmgras, du mer.au sam.CAFÉ CAMPUS: 3315 ch Queen-Mary.Montréal (735-1259)— Shawn Phillips, lun 9 sept à 21h 30 — Sylvie Paquetle, lun 21 sept à 21h.CAFÉ DE LA PLACE: PDA.Montréal (842-2112)-• Les trompettes de la mort • de Tilly, adaptation de Michel Tremblay, m en s.Marie Laberge.du 4 sept au 19 oct — Les métiers de la scène • Les trompettes de la mort > les comédiens et les artisans de cetle pièce parleront de l'envers du décor, le 10 sept à 12h.20h — Piano Nobile Les métiers de l'Opéra, le 11 sept à 12h SALLE REDPATH: Univ McGill, Montréal (487-5190)— Igor Kipms, soliste aux Concerts Brande-bourgeois.lun.16 sept é 19h THÉÂTRE D’AUJOURD'HUI: 3888 St-Denis.Montréal (282-3900)— < La trilogie des Brassard • de Michel Tremblay, m en s André Brassard, du 27 sept au 31 oct.THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-Frangois-Xavier, Montréal (288-3161)— « A View from the Bridge • d'Arthur Miller, m en s Terry Donald, du 10 au 29 sept à 20h 30, dim.à 14h 30 et 19h 30 THÉÂTRE LA CHAPELLE: 3700 St-Domimque, Montréal— Pigeons International présente > Perdus dans les coquelicots • m en s de Paula de Vascon-celos.du 12 sept au 5 oct à 20h 30 THÉÂTRE ESPACE GO: 5066 rue Clark.Montréal (271-5381)— • Inventaires • de Philippe Minyana, m en s Louise Laprade, du 17 sept au 19 oct à 20h THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE: PDA.Montréal THÉÂTRE DE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins.Montréal (845-7277)— .Lions dans les rues .de Judith Thompson, m en s Claude Poissant, du 16 sept au 12 oct THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis.Montréal (844-1793)— .Lettres d'amour.de A R Gurney, traduction et adaptation de Jean Leclerc, m en s Michéle Magny, du 1er au 26 oct THÉÂTRE DE MARIONNETTES LE BISCUIT: 221 ouest St-Paul, Vieux-Montréal (845-7306)— « Éléphantissimo • texte et m en s Benoit Dubois, é compter du 13 juillet, les sam et dim A 15h , réservations sur semaine pour groupes GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Salle Octave-Crémazie, Québec— Le Théâtre du Trident présente < Bousille et les tustes • de Gratien Gélinas, m en s.Lou Portier, du 17 sept, au 12 oct THÉÂTRE PÉRISCOPE: 2 est rue Crémazie.Québec (418-529-2183)— Le Théâtre Repère présente • La trilogie des dragons • de Marie Brassard.Jean Casault, Lorraine Côté, Marie Gignac, Robert Lepage et Marie Michaud, m en s Robert Lepage, du 6 sept au 6 oct., les ven.â 18h, les sam et dim â 151). SURVEILLER CLUB SODA: 5240 ave du Parc.Montréal (270-7848)— Richard Des|ardms-Praxis el Pier Noli, dim 15 sept à 21 h.— Orchestral Manoeuvres in the Dark, lun 16 sept â 20h 30 — Plume Latraverse, du 25 au 28 sept à 20h 30 ESPACE LIBRE: 1945 Fullum, Montréal— Omnibus et associés présente quatre jeux de musique-théâtre— 1ère série: • Oh combien et pour loueurs ¦ texte de René-Daniel Dubois, musique de Alain La-londe, m en s Suzanne Lantagne et Louis Spritzer, et • Eurydice ¦ opéra de Bernard Bonnier, m en s Jan Ruts, du 3 au 15 sept, mar au sam à20h , dim â 15h — Lancement du disque compact < Anecdotes » de Yves Daoust, lun 9 sept, dès 17h et miniconcert à 18h 15 IMAGES DU FUTUR 91: Vieux-Port de Montréal— Exposition internationale sur les applications des nouvelles technologies dans le domaine des arts visuels et des communications, tous les jours de I0h à 23h, jusqu'au 22 sept MAISON DE LA CULTURE MARIE-UGUAY: 6052 Monk, Montréal (872-2044)— Récital de Jean-Alexandre Sarrazm.le 11 sept à 20h Les Disciples de Massenet sont à la recherche de choristes ayant des connaissances musicales en vue de leur concert annuel de la Semaine Sainte.Les répétitions ont heu tous les lundis soirs à 19 h 45.Rens.: Denise Beaudry au 321-0855.¦ Multi-Écoute, 3600 rue Van Horne à Montréal, est à la recherche de bénévoles.U n cours de formation de 30 heures est offert.Date limite d’inscription, le lundi 16 sept.Rens.: 737-1733.¦ Eaux Vives, groupes de soutien moral, vous invite à une conférence, ce soir de 19 h 30 à 22 h, sur le thème « Nos valeurs », et le 23 sept, sur le thème « Grandir dans l'estime de soi » à la Paroisse Notre-Dame-de-Lourdes, 655, 5e avenue, Verdun.Rens.: Francine au 769-6838.une série d’ateliers portant sur l’autonomie affective, tous les mardis de 19 h à 22 h du 17 sept, au 22 oct.Inscription avant le 12 sept, au 277-7445.¦ Pour nous parler des relations entre lés Mohawks et les Québécois, le Cercle d’études des Ultramontais reçoit Allen Gâ-briel, ce soir à 19 h 30, au Centre des arts et loisirs d’Outremont, 215 ave de l’Épée.669-9150.¦ À l'initiative du Réseau d’entraide bénévole d’Outremont, M.Roland Smith vient d’élargir l’horaire des « 126 jours de cinéma » pour accueillir, en après-midi, les cinéphiles de 9 à 99 ans.Les projections auront lieu chaque vendredi à 14 h.du 13 septembre au 25 octobre prochain au Théâtre Outremont, 1248 rue Bernard ouest.495-4544.PLACE CHAREST: (529-9745)- Dougle lm-pact 13 h 10.15 h 40,19 h, 21 h 30- Jeunes matloal 12 h 40.15 h, 17 h 15.19 h 35.21 h 50— Jeu d éniant 312 h 45.14 h 50.16 h 50.19 h, 21 h 15- Robin des Bols 12 h 30.15 h 30.18 h 40.21 h 30 LE PARIS: (694-0891)- Une trêve pour l'a-mour 19 h, 21 h 15— Hot Shots 19 h 45.21 h 45— Il danse avec les loupa 20 h PLACE QUÉBEC 1: (525-4524)- Doc Holly-wood 6 h 30.9 h 11 : Terminator 2 6 h 20,9 h STE-FOY 1 : (656-0592)- Dead Again 6 h 50.9 h 10 2: The Doctors h 30.9 h 3: Robin Hood6 h 20,9 h.LE P’TIT BAR: 3451 Sl-Dems, Montréal (281-9124)— Didier Dumoutier, chansons, accordéon-musette.les lundis à 21h — Jazz acoustique tous les mardis à 21 h .avec J Vanier et S Legault — Richard Ménard, les 12-14 sept — Michel Beauchet, le 13 sept — Marie De Laval, le 19 sept — Marie-Suzanne Brossoit.le 20 sept — François Paradis, le 21 sept — Jean Viau, les 25-27-28 sept dès 22h RESTAURANT-THEATRE LA LICORNE: 4559 Papineau.Montréal (523-2246)— Sylvie Bernard en spectacle, jusqu'au 14 sept, mer.au sam.â 20h 30 SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA.Montréal (842-2112)— L'Opéra de Montréal présente ¦ La Tosca .de Puccini, les 12-13-14-18-21 sept â Aujourd'hui, collectes de sang de la Croix- Rouge à Montréal au Centre permanent, 3131 rue Sherbrooke est, de 9 h à 18 h; à l'École Polytechnique de Montréal, 2500 chemin Polytechnique, de 9 h 30 à 16 h 30; à Télé-Métropole, Studio F, 1600, boul.de Maisonneuve est, de 11 h à 20 h, et à Farnham, Centre culturel, 135 rue St-André, de 14 h à 20 h 30.937-1941.¦ Le groupe des « Lundis littéraires » vous invite à la première soirée mensuelle de lecture de textes, ce soir de 19 h à 22 h, au Restaurant-Théâtre La Licorne, 4559 rue Papineau, 2e étage à Montréal.277-6231.¦ L’Écho des femmes de la Petite Patrie, 6539 de Lanaudière, offre aux femmes Le Club des lecteurs de la Bibliothèque municipale de Longueuil vous inviteee soir à 19 h 30 à venir discuter du livre d’Alexandra David-Neel, « Sa vie, son oeuvre », au Centre culturel Jacques-Ferron, 100 rue St-Laurent ouest à Longueuil.646-3633.¦ Le Centre culturel italien du Québçç, 505 Jean-Talon est à Montréal, offre des cours du soir de langue italienne débutant lundi 16 septembre.Rens.: Mme Eycken au 495-4120.m La Chorale du Gesù accueille de nouveaux membres (sopranos et altos) pdur la saison 1991-1992.Répétitions les lundis soirs au centre-ville (métro Place-des-Arts).387-3254.MUSIQUE CLASSIQUE I CE SOIR.LUNDI 9 SEPTEMBRE LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE À 22:00 concerto pour violon no 2 (Haydn) concerti pour pianoforte op.13 nos 1-2 (J.C.Bach) DEMAIN SOIR, 22:00 • concerti pour piano nos 4 et 7 (J.S.Bach) • danses slaves op.46 nos 5 à 8 et op.72 nos 1-2-3 (Dvorak) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 La télévision «lu lumli soir on un clin «Tooil 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO " CBFT (R.C.) : 17h30 / Ce soir Montreal L’avocat du dhW" La cour g en direct Secrets g de Marilyn Greenpeace : 20 ans Le Téléjoumal g Le Polnl/météo/sport L'heure G WCAX(CBS) Burlington News news Lyt The Golden Girls Evening g Shade Major g Dad Murphy Browng Designing Women g Northern Exposure g News Sweating Bullets n=-| WPTZ(NBC) Plattsburgh News News g Jeopardy ! Wheel of Fortune The Fresh Prince.Adventures ol Mark.Blind Faith Ç News The Tonight Show CBMT(CBC) lü Montréal «0 ssr1 Newswatch CBC News-Magazine Mom P.l.g The Fresh Prince.g Northwood Designing Women g The National g The Journal News Newhart g Welcome Back Kotter Le TVA ?éd.18 tires Jeopardy Festival de la santé Minisérie / Les secrets de ma vie (dernière) AdLib Le TVA g éd.réseau Sports g Miami CXK CFCF(CTV) «JJ Montreal Puise g Entertainment Tonight g The Simpsons Hockey / Canada vs URSS g News g News The Arsenio Hall Show m TV5 (Télé HJ Francophones Des chiffres et des lettres L’Euromag (18h45) Le journal deTO Téléobjectif Le jeu de l'an tour et du hasard Histoire des trains Expédition pêche Journal de TF1 r™ CIVM (R.-Q.) ?xJ Montréal m ?,ïïque Passe- Partout Téléservice A plein g temps Mers et merveilles Nord-Sud L'observateur Médecine apprivoisée Téléservice Musique vidéo Fax ; LJnfoplus Rock Velours VJ : Sonia Benezra Musique vidéo Rock en bulle 21 hi 5 / Musique vidéo .rxx, WVNY (ABC) '&=' Burlington News g Star Trek MacGyverg Football / Redskins vs Cowboys News g @ sa 19 h 00 / Muchwest Fax Big Ticket / Gowan Vldéoclips Spotlight / Living.Vldéoclips «s, VERMONT '4m' ETV(PBS) The MacNell-Lehrer Newshour g The Nightly Business.Vermont Report Survival Special g Masterpiece Theatre g Cinéma : Above US The Waves G.-B.55 -Avec John Mills («B) 4-SAISONS Montréal La roue chanceuse Zizanie Le hockey notre passion Hockey / Canada vs URSSQ Le Grand Journal Cinéma : Angoisse Avec Deboran Ratlin rôf) WCFE 15LLI (PBS) 3-2-1 g Contact The Nightly Business.The MacNell-Lehrer Newshour g Mystery ! g Great Performances / The Mikado g Masterpiece Theatre / Tra/lik g (1ère/3) CULTURE ET SOCIETE Montréal, lundi 9 septembre 1991 MUSIQUE /chronique l.e Nouvel Knsemble Moderne est à nouveau sique actuelle de Victoriaville.au Festival de mu- Le Nouvel Ensemble Moderne conserve la place d’honneur au Festival de Victoriaville Marie Laurier yipTORIAVILLE sera de nouveau pt pour la 9e annéé consécutive le rendez-vous du Festival international de musique actuelle (FIMAV).du 10 au 14 octobre, qui sera inauguré par le Nouvel Knsemble Moderne dirigé par [.orraine Vaillancourt.Cet événement réunira une centaine d’artistes qui se produiront sur trois scènes différentes, chacun d’entre eux rivalisant d’audaces créatives.La musique contemporaine sera à l'honneur et l’on double de trois à six le nombre de concerts dans cette catégorie, le Nouvel Ensemble Moderne donnant le coup d’envoi du festival le jeudi 10 octobre à 20 h à l'église Sainte-Victoire.Le cégep de Victoriaville accueillera, du Canada, l’Ensemble Denis Schingh, des États-Unis, Joan La Barbara, de Pologne, le groupe Harmonia Viva en première nord-américaine et de nouveau à l'église Sainte-Victoire, de l’Angleterre, le Quatuor Balanescu, en première canadienne le dimanche 13 octobre à 20 h, et enfin le lendemain, lundi, à la même heure, l’Ensemble de musique nouvelle de Vilnius ( Lituanie) en première nord-américaine, en collaboration avec la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ).À l’affiche également, mentionnons deux inédits, le premier étant la version concertante du Trésor de la langue de René Lussier, Prix Gilson 1990, une fresque sonore qui dépeint le terroir québécois dans ses coutumes et son langage particulier; le deuxième, la venue du trio formé du conrebassiste Dave Holland, le guitariste Kevin Eubancs et le percussionniste Mino Cinelu.De souche essentiellement européenne, le volet de la musique improvisée regroupe quelques-uns denses grands noms, notamment le contrebassiste britannique Barry Gqy et le tromboniste allemand Konrad Bauer.On note également la venue de Michel Doneda, Daunik Lazro, Ninh le Quan, de France, ainsi que Hans Koch, Martin Schütz, Kredy Studer, de Suisse, tous se produisant pour la première fois en teçre nord-américaine.Bob Ostertag, des États-Unis, donnera un concert en musique élçctro-acoustique et ce pour la première fois au Canada, le vendredi 11 octobre à 13 h au Cégep.Au carrefour des genres, le jazz mjs en vedette au FIMAV s’étend du style afro-américain à une musique folklorique en provenance de l’Europe de l’Est, celle de la Lituanie, de la Pologne et de la Moldavie soviétique.On fait aussi unp place à la musique rock d’avant-garde du Québec, de la France et du Japon.Le réseau FM Stéréo de Radio-Canada sera le diffuseur officiel de ce festival et enregistrera quinze des 25 concerts à l'affiche du FIMAV.Pour en connaître plus: Marie Marais, au 842-7479, ou Luc Belhumeur au (819) 752-7815.Anecdotes de Yves Daoust LE PROFESSEUR et compositeur (le musique électro-acoustique Yves Daoust lance aujourd’hui un disque compact sous étiquette Digital et intitulé Anecdotes et qui rassemble des oeuvre reflétant le travail de ses 12 dernières années.Cet événement a lieu à 17 h à l’Espace libre de la rue Fullum et sera suivi d'un mini-concert où l’on pourra entendre des extraits du disque et rencontrer l’auteur et les interprètes, soit le pianiste Jacques Drouin et la flûtiste Lise Daoust.Le nouveau départ de l’OSM L’ORCHESTRE symphonique de Montréal inaugure sa saison et aussi la nouvelle conque d'orchestre de la salle Wilfrid-Pelletier en rendant hommage aux Années folles ainsi qu’au compositeur Arthur Ilonneger dont on célèbre cette année le 100e anniversaire de naissance.Les deux premiers concerts ont lieu mardi et mercredi à la salle Wilfrid-Pelletier à 20 h avec au pupitre le maestro Mario Bernard!, et comme invités le percussionniste André Gosselin et le pianiste Marc-André Hamelin.Outre Honegger, des oeuvres de Ibert, Gershwin, Milhaud sont au programme.Les vendredis de l'OdM L’OPÉRA de Montréal offre une occasion en or de nous faire découvrir de nouveaux talents lyriques à la faveur d’une nouvelle série de concerts du vendredi.Le premier a lieu le vendredi 13 septembre et mettra en vedette la soprano Maureen Browne et le baryton Grégoire Legendre, accompagnés au piano par Michael McMahon.Ces prestations ont lieu de 20 h 21 h 30 à la salle Wilfrid Marc-André llamelin Pelletier de la PdA.Seul le parterre est ouvert et il n’y a pas de sièges réservés.Les enfants de moins de 12 ans accompagnés d’un adulte sont admis graduitement.Les autres récitals ont heu les 8 novembre, 21 février et 3 avril 1992.Les billets sont en vente uniquement à l’OdM : 985-2258.Mozart aux enchères LA CITÉ de Dorval présente un concert-spectacle gratuit intitulé Mozart aux enchères le jeudi 12 septembre à 19h30 au Centre communautaire Sarto Desnoyers, 1393 chemin Bord-du-Lac.Le duo Lauzon-Deschênes formé de la clarinettiste Anne Lauzon et du flûtiste Jean Deschênes interprétera La Petite musique de nuit et des extraits de La Flûte enchantée, le tout accompagné d’animation et de danses.Renseignements: 633-4170.Concours tchèque LES INSCRIPTIONS au premier Concours d’interprétation de musique tchèque et slovaque organisé par Alain Nonat pour souügner le 150e anniversaire de la naissance de Dvorak ont lieu jusqu’au 30 septembre.Ce concours est réservé aux instrumentistes, chanteurs et chorales du Québec et se déroulement à Montréal du 1er au 11 décembre.À cause de la grève des postes, les candidats doivent déposer leur inscription à la Maison de la culture La Petite Patrie, 6067 rue de Lorimier.Renseignements: 684-7287.Bouffe-causerie PRO MUSICA a imaginé une façon agréable et instructive de participer à ses soirées musicales, soit une causerie-bouffe précédent chacun de cinq de ses concerts de la série Émeraude au Théâtre Maisonneuve.Ces rencontres intimes animées par le musicologue Michel Duchesnau ont lieu dès 18 h30 au Café de la Place et la première aura lieu le lundi 16 septembre immédiatement avant le récital du jeune violoniste canadien Corey Cerovsek, accompagné aù piano par sa soeur Katja.Ce premier artiste invité de la 43e saison de Pro Musica est originaire de Vancouver et il est âgé de 19 ans.En 1991-1992, en plus de faire ses débuts comme recitaliste à Montréal, Corey Cervsek se produira à Washington, à La Haye, à Mexico et à Ottawa.Brunch I Musici EN PREMIÈRE pour sa 2e saison de musique en branchant, le Quatre Saisons s’associe avec I Musici de Montréal pour sa série de brunch en musique le dimanche midi à compter du 15 septembre.Ce premier miniconcert intime sera dirigé par Yuli Turovsky qui sera également le violon soliste.Les autres Brunch Musici auront lieu les 3,24 novembre ainsi que le 22 décembre, ensuite le 26 janvier et 16 février 1992, les 1er et 12 avril et le 10 mai 1992, Fête des mères.Renseignements: 284 1110, poste 6452.La Tosca n’avait pas besoin d’être revisitée Tosca Opéra en trois actes de Giacomo Puccini, scénographie et mise en scène de Bernard Uzan, costumes de Robert Prévost, Choeur de l'Opéra de Montréal et l'Orchestre symphonique de Montréal, dir.Joseph Rescigno, une production de l'OdM.Distribution: Diana Soviero (soprano, Floria Tosca), Tomo di Paolo (ténor, Mario Cavaradossi), Harry Dworchak (baryton-basse, Baron Scarpia), Alexander Savtchenko (basse), Claude Grenier (basse), Gordon Gietz (ténor), Gaétan Labbé (baryton) et Adrienne Savoie (soprano).Samedi 7 septembre —¦ prochaines représentations, 9,12, 14,18 et 21 — , salle Wilfrid-Pelletier.Carol Bergeron L’OPÉRA de Montréal nous promettait une Tosca revisitée par Bernard Uzan qui devait signer à la fois la mise en scène et la scénographie, une Tosca à la hauteur des ambitions de Diana Soviero qui voulait y marquer le rôle-titre de sa personnalité, de son talent et de sa voix.Cette nouvelle production laissera surtout le souvenir d’une bonne distribution vocale coiffée d’un excellent duo masculin, Mario et Scarpia, lui-même dominé par une formidable Floria Tosca.Dans un esprit de sobriété au parfum minimaliste, Bernard Uzan utilise quelques éléments de décor, essentiellement un affreux pan de mur rectangulaire et quelques accessoires, tout aussi laids.Dans l’ensemble statique, la mise en scène se focalise sur le seul personnage de Tosca, rétrécissant ainsi fâcheusement la portée du drame « puccinien ».Or, à moins de le monter au seul profit de l’ore.lle, l’opéra demeure un spectacle dont l’élément visuel tient une place capitale.Aujourd’hui que les metteurs en scène sont devenus les héros du lyrique, pour ne pas dire des créateurs de rechange, les attentes se sont amplifiées.A défaut de nouvelles oeuvres, nous voulons voir des oeuvres « renouvelées».Aussi leur intervention ne peut pas être un simple dépoussiérage.Et même au-delà d'un certain décapage, nous attendons d’eux des relectures en profondeur.Dans Tosca, les champs d’investigation ne sont pas minces : la politique et la religion se mêlent au drame passionnel.De plus, les lieux scéniques (l'église Saint-André-de-la-Vallée, le palais Farnèse, la plateforme du Château Saint-Ange) ne dé- limitent pas l'action.Four reprendre la pensée de la musicographe Michele Courtin, le discours musical (notamment dans celui de l’orchestre avec son brillant contrepoint de thèmes conducteurs) et le texte renvoient constamment à un lieu extrascénique qui devient à son tour le théâtre d'une action parallèle.Si la réaüté représente l'oppression exer cée par Scarpia, le reve figure l’univers poétique construit idéalement par les amants pour échapper à une réalité coercitive.Il ne suffit donc point d’ériger une croix au-dessus d’un mur pour créer l'atmosphère d’une église, d'autant que ce qui s’y passe au premier acte (de l’entrée du fugitif Angelotti au Te Deum de la fin) n’est pas tout à fait simple.C’est à mon sens la partie la plus faible de l’interprétation de Uzan.Au second acte les lettres SFQR (Senatus Populus Que Romanus, inscription qui ornait l’emblème des légions romaines) surmontent le même élément de maçonnerie.Ici toutefois l’effet me semble mieux réussi dans la mesure où il permet d’évaluer l’importance politique du personnage de Scarpia auquel se mesure Tosca avec toute la force que lui inspire sa passion pour Mario.Transformée en chemin de garde, la sombre palissade s’orne au troisième acte d’un étendard, symbole guerrier qui, à la toute fin, disparaîtra pour laisser place à une Tosca transfigurée, s’envolant vers un monde meilleur où l’attend pour l’éternité celui qu’elle aime et qui vient d’être fusille.L’image ne manque pas de force, surtout que ce qui précède (notamment au lever du jour) ne s'accorde pas tellement bien avec-la musique.Si l’on sort de cette représentation de Tosca ravi d’avoir échappé à une lecture traditionnelle poussiéreuse, on regrette cependant que Bernard Uzan n'ait pas poussé encore plus loin son analyse.D’autant qu’il avait dans sa distribution une Floria Tosca exceptionnelle (très émouvante au second acte); un rôle qui sied comme un gant au soprano américain Diana Soviero.Même si le jeu de Tonio Di Paolo et Harry Dworchak n’a jamais été aussi convaincant, la qualité de leur performance vocale les a tout de même maintenus à la hauteur des personnages de Cavaradossi et de Scarpia.Correcte, sans plus, la direction musicale de Joseph Rescigno n’ap- PHOTO JACQUES GRENIER Harry Dworchak et Diana Soviero dans La Tosca.porte pas à l'orchestre cette inspiration qui l’amènerait à amplifier le discours que Puccini lui a confié.U n chef ne peut pas se satisfaire de sur vre les chanteurs, U lui faut encore accorder les éléments musicaux de manière à définir le décor psychologique et à participer au déroulement de l’action.Dommage, par exemple, que Monsieur Rescigno n’ait pas su reconstruire dans toute sa somptuosité l’image sonore du Te Deum.Los Lobos, aussi débranché que décontracté Sylvain Cormier DE TEMPS EN TEMPS, lorsqu’il veut me faire saliver, mon copain Pat me fait réentendre sa plus précieuse cassette, celle qui contient l’enregistrement du spectacle de Los Lobos au Club Soda en septembre 1987.Un exemplaire unique que lui avait refilé un technicien de son immédiatement après le concert.Jusqu'à ce jour, il a refusé de me la copier, à une chanson près.J’en parle ici pour le faire suer à son tour, et surtout parce que cette cassette proposait, jusqu’à la soirée acoustique passée en compagnie de Los Lobos jeudi dernier, la meilleure prestation jamais livrée à Montréal par le quintette d’« East L.A.En effet, c’était la veille du grand show de U2 au Stade olympique, dont Los Lobos assurait la première partie, et le groupe, qui se croyait rouillé par quelques mois d’inaction, avait répété en public au Soda.Les petits vernis qui y étaient se rappelleront une performance totalement impromptue et de Loups détendus, ravis de se retrouver et de constater que leurs doigts se souvenaient de la moindre note de leurs irrésistibles refrains.César Rosas (guitare), passablement éméché, s’était meme fendu d’une version réjouissante du « Don’t Be Cruel » d’Elvis.C’est dans la même ambiance de fiesta bon enfant et de laisser-aller que Los Lobos renouait avec son fidèle public montréalais, jeudi, au Spectrum.Comme au Soda quatre ans plus tôt, César rigolait, dialoguait en espagnol avec le contingent hispano (ou hispanophile), et ne manquait pas une occasion d’haran-guer David Hidalgo (guitare, accordéon, mandoline, violon), d’un bout à l’autre de la scène, vociférant des « Hey, what are we doing next ?», auquels David répliquait des « I don’t know ! » sonores.Devant eux, des spectateurs virevoltaient au son des valses du Pérou et des two-steps lex-mex.Pour tout dire, on s’amusait ferme.Et l’enthousiasme tenait essentiellement à ce que chacun, sur scène comme dans la salle, savait que l’occasion était rare et qu’il fallait en profiter pleinement.Jugez plutôt : un concert acoustique de Los Lobos, nourri majoritairement de folklore mexicain, assaisonné ici et là d’extraits « débranchés » de leur corpus rock’n’rollien, il y avait de quoi chatouiller la fibre ethno-musieale des Rudy Caya et Claude Samson de Vilain Pingouin, Alain Karon et des Taches, Jim Corcoran et Michel Rivard, tous présents et impressionnés.À l’instar des Neville Brothers et de Bonnie Raitt, les musiciens se déplacent pour Los Lobos, et leurs oeu- Un bon conseil Ne fumez pas LA FONDATION DU QUÉBEC DES MALADIES DU COEUR ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL Charles dutoit 10,11 SEPTEMBRE 20H LES CONCERTS AIR CANADA MARIO BERNARDI CHEF MARC-ANDRÉ HAMELIN PIANO ANDRÉ GOSSELIN PERCUSSION «LES ANNÉES 20» IBERT: Divertissement GERSHWIN: Concerto pour piano en fa majeur MILHAUD: Concerto pour percussion HONEGGER: Pacific 231 LE GROUPE DES SIX: O-s mariés de la tour Eiffel CO-COMMANDITAIRE; Succession J.A.DeSève çft) SALLE WILFRID-PELLETIER EN VENTE AUX GUICHETS DE LA PLACE DES ARTS RÉSERVATIONS TÉLÉPHONIQUES: 842-2112 FRAIS DE SERVICES: REDEVANCE DE IS SUR TOUT BILLET DE PLUS DE MIS BILLETS: 10,10$ 23,41$ 31,38$ 42,55$ vres en témoignent.Par ailleurs, on me faisait remarquer à juste titre que le contexte acoustique et le materiel traditionnel déplaçaient le focus d’ilidalgo à l’ensemble du groupe.Alors que sa voix magnifique est indissociable du répertoire rock de Los Lobos, ce sont plutôt les cordes vocales de Rosas, Louie Pérez (guitare, batterie) et Conrad Lozano (basse, guitaron) qui vibraient l’autre soir.Entre les nombreuses sélections de l’album « La Pistola y El Corazon » de 1988, presque toutes chantées par Rosas, et la lecture enjouée du classique « Guan-tanamera » par Lozano, David Hidalgo, ni effacé ni détaché, semblait reprendre sa juste place dans l’équation originale du groupe, bien que j’aie fortement goûté sa version de la délicieuse « Bertha » du Grateful Dead (disponible sur « Deadicated», formidable album-hommage aux chansons du Dead).C’est peut-être dans eet équilibre renouvelé que s'explique leur bonheur toujours intact de jouer ensemble après 18 ans de vie commune, si visible sur scène jeudi.Dans le fait d’avoir survécu à l’enflure de « La Bamba » (qu'ils ont distillée dans sa mouture traditionnelle) et de pouvoir gagner leur public avec une musique qui a provoqué leur union et qui continue de les rassembler.A COMPTER DU SAMEDI 14 SEPTEMBRE ON RETROUVERA • le plaisir des ivres ET SES PLUMES Un nouveau chroniqueur à la poésie, Jean-Pierre Issenhuth.À la relève d’Yves Navarre après le Carnet 52, le Carnet 1 d’Andrée Maillet.Robert Lévesque, Jean Hasile, Lisette Morin, Robert Saletti, Christian Mistral, Jean-François Chassa)', Heinz Weinmann, Lise Gauvin, Diane-Monique Daviau, Christian Allègre, Francine Bordeleau, Dominique Demers, Hervé Guay, Marcel Fournier et plusieurs autres. 12 M Le Devoir, lundi 9 septembre 1991 ÉDITORIAL Le baiser de Judas LE SILENCIEUX Bien dans sa peau Le GOUVERNEMENT Mulroney va lancer au cours des prochaines semaines son vaste projet de consultations publiques sur Pétât de l’économie canadienne.Annoncées dans le document de travail « La compétitivité mène à la prospérité », ces consultations devraient déboucher d’ici douze à dix-huit mois sur l’adoption d’une stratégie de développement économique à long terme.Statégie qui, selon Michael Wilson, le parrain de cette initiative, devrait améliorer la compétitivité du pays au sein de l’économie mondiale et remettre le Canada sur la voie de la croissance et de la prospérité.Deux consultations seront menées en arallèle, l’une sectorielle, pour l’ensem-le des intervenants économiques, l’autre populaire, pour tous les citoyens et les groupes socio-culturels.« Car, expli-ue le document Wilson, tous les Cana-iens doivent se mettre d’accord sur le but à choisir et la manière de l’atteindre ».Ce dialogue à l’échelle nationale « va déterminer les forces du pays et trouver le meilleur moyen de les mettre à profit dans ce milieu en pleine évolution qu’est le marché mondial ».On croit rêver ! Un nouveau Forum des citoyens sur l’avenir du Canada, version économique.Encore une fois, on tombe dans le travers de la consultation et on fixe des objectifs grandioses qui relèvent de l'angélisme, fi y aurait pourtant maintes leçons à tirer de l’échec de la Commission Spicer et du grand livre des lamentations qui en a résulté.Une consultation sur une trop grande échelle, aussi louable soit-elle quant aux intentions, fige trop souvent les positions et rend très difficile l’atteinte d’un consensus.Mais ce qui est plus grave, c’est que, durant tout ce temps consacré à la consultation populaire, l’on met ni plus ni moins l’économie canadienne sur la glace.On repousse aux calendes grecques des décisions importantes qui sont pourtant devenues urgentes.Les problèmes de compétitivité qui assaillent l’industrie manufacturière sont archi-con-nus et plusieurs solutions sont déjà à portée de main.Il s’agit, à l’échelon gouvernemental, de donner le coup de barre qui s’impose et de s’appuyer sur les nouveaux partenariats socio-économiques qui émergent.Peut-on se permettre d’attendre un an et demi avant d’agir ?Nous avons déjà perdu un temps précieux avec nos vieux réflexes protectionnistes des vingt dernières années.L’indice de productivité mis au point par l’Association des manufacturiers canadiens (AMC) sonne l’alarme.Depuis 1980, année où la compétitivité du Canada se situait au niveau moyen des sept principaux pays industrialisés, l’écart n'a cessé de se creuser.Aujourd’hui, la productivité manufacturière du Canada est de 15 % inférieure à celle de ces pays.« Et cette détérioration, souligne l’AMC, risque de se poursuivre durant la décennie 1990, à moins que le Canada n’aligne ses ressources en fonction d’une économie plus concurrentielle et plus agressive.Si les tendances actuelles se maintiennent, le niveau de vie des Canadiens s’effritera, le chômage augmentera dans le secteur manufacturier de l’économie et, en raison d’un tel ralentissement de la croissance économique, le problème du déficit s’intensifiera ».Le diagnostic est sans appel.Voilà les Le temps de la consultation est révolu, l’action presse perspectives qui nous menacent si nous ne nous efforçons pas de toute urgence d’améliorer notre compétitivité.Il faut donc rapidement permettre à nos entreprises de se mettre à l’heure de la concurrence mondiale, si nous voulons éviter le pire.Ce n’est certes pas en perdant un temps excessif en palabres que nous y arriverons.Surtout que le premier document de travail préparé par Michael Wilson n’inspire rien de très original et ne nous apprend rien que nous ne connaissions déjà.Il ne fait qu’analyser en long et en large l’importance de cinq facteurs clés pour progresser : miser sur la formation, se tenir à la fine pointe de la technologie par la recherche et l’innovation, trouver de nouvelles sources de financement des investissements, créer un marché intérieur plus compétitif en abolissant les barrières commerciales, bénéficier d’un meilleur accès aux marchés internationaux.Du déjà entendu ! Pendant ce temps, face à une conjon-ture économique fragile, le gouvernement continue d’appliquer sa politique dogmatique de lutte contre l’inflation.Politique qui maintient un dollar surévalué, des taux d’intérêt trop élevés et qui nuisent non seulement à la reprise, mais aussi à l’adaptation des entreprises au libre-échange.Résultats : les profits demeurent anémiques, les faillites nombreuses et le chômage en crois- sance.Dans un tel climat, la récupération des termes à la mode que sont la productivité, la compétitivité, la prospérité a quelque chose d’indécent quana cela repose sur du vide.Le baiser de Judas en quelque sorte.D’un côté, on pressurise l’économie et on nuit à la compétitivité, de l’autre on tend une perche sans hameçon et on fait miroiter des solutions à la mode.Rien de très crédible au plan économique.Ni au plan politique.La démarche du fédéral, qui se veut globale pour tous les intervenants sociaux et économiques, empiète dès le départ sur les champs de compétence provinciale.Elle ne s’inscrit même pas dans un effort de concertation politique fédérale-provinciale.Pourquoi n’aurait-elle pas été annoncée à l’issue d’une conférence des premiers ministres, par exemple, si on avait vraiment voulu lui donner un peu de sérieux à l’échelle canadienne ?Un an et demi pour trouver un consensus dans le climat politique actuel, c’est bien court.Mais crest juste à temps g>ur les prochaines élections fédérales.n 1984, l’équipe Mulroney se donnait une image de gestion dynamique de l’Etat, avec le programme « Pour un renouveau économique ».Elle est loin de cette image aujourd’hui.Les bienfaits et les avantages du libre-échange qui ont valu aux conservateurs une deuxième victoire électorale en 1988 se sont évaporés grâce aux bons soins monétaires de John Crow et de Michael Wilson.En 1992 ou en 1993, quoi de mieux pour sortir l’économie du marasme dans lequel on l’a enfoncée que de gloser sur la compétitivité des entreprises pour assurer la prospérité de tous les Canadiens ?D’ailleurs, le premier document jeté dans la mare ressemble étrangement à un dossier de relations publiques.C’est un essai de justification plutôt qu’une façon de tirer les leçons des erreurs du passé et de proposer une approche dynamique.« Jusqu’à la fin des années 80, prétend le document, le gouvernement a donné suite aux idées et aux moyens d’action avancés dans son programme de 1984, tout en cherchant à les améliorer ».Le gouvernement, en tombant une fois de plus dans la « consultationite » aiguë, donne plutôt l’impression de vouloir masquer son incapacité d’agir et de trouver des solutions valables.En somme, une belle excuse pour ne pas exercer de leadership.Et en 1993, le taux de chômage continuera de se situer au-dessus des 10%.MICHEL LEFÈVRE LETTRES AU DEVOIR Et l ’Inde alors ?DANS SA livraison du 13 août 91, Jocelyn Coulon, nous rassure, l’information-specta-cle nous aurait encore jeté de la poudre aux yeux, seuls les riches arabes s’armeraient jusqu’aux dents, les autres se contentant de se battre à coups de massues.Or, dans sa démonstration, M.Coulon met étrangement de côté, hors de ce Tiers-Monde fourre-tout, l’Inde, car dit-il, celle-ci possède la troisième communauté scientifique en importance.Et son PNB/h alors ?Alors que ce PNB/h lui sert à qualifier ou disqualifier tel ou tel autre pays de ce vaste Tiers-Monde, ce critère est ici allègrement oublié et pour cause : 330 $ en Inde contre 17 376 $ au Canada en 1988 (L’Êlal du monde 1980-1990, Boréal).103 % contre 9 % ici.Sa population ?L’Inde, deuxième pays le plus peuplé actuellement avec 853,1 millions (1990) dépassera selon les plus récentes prévisions démographiques la Chine, son voisin et grand exportateur d’armes, en l’an 2040 avec un tout petit 1,6 milliard d’habitants contre 1,5.Son armement ?L’Inde fut le deuxième acheteur d’armes en importance du Tiers-Monde en 1990 selon leSIPRI (Stockholm International Peace Research Institute).Pille fait partie du club nucléaire.Pille fut la première à acquérir de l’URSS des Mig-29 et des sous-marins nucléaires et ses relations avec ses voisins immédiats, Chine et surtout Pakistan, demeurent toujours fort tendues.Si on fait le calcul de ces trois populations, de l’importance de leur production et achats d’armes, de leur capacité nucléaire reconnue (Inde, Chine) ou appréhendée (Pakistan) on se retrouve avec près de la moitié de la population mondiale indubitablement faisant partie du Tiers-Monde et vivant sur un baril de poudre où l’incroyable densité de population nous promet une belle hécatombe en cas de conflit majeur.Oui, monsieur Coulon, il y a beaucoup de scientifiques en Inde mais il y a aussi 300 millions d’adultes illettrés, soit le taux le plus élevé au monde, et, le taux d’alphabétisation est moitié moindre pour les femmes (29 %) que pour les hommes (58 %) selon la Banque mondiale.Son industrie ?« L’Inde se situait en 1988, en queue de peloton des pays asiatiques pour les exportations de produits manufacturés» et « le rythme d’industrialisation demeure plus faible que dans le reste de l’Asie, où la productivité a été plus élevée pendant trente ans » ( Le Monde Diplomati que, juillet 1991).Ses finances ?« L’Inde connaît la plus grave crise financière de son histoire » (Le Monde Diplomatique, juillet 1991 ).Sa classe moyenne ?En expansion certes, mais à quel prix ?410 millions d’habitants vivent en dessous de la ligne de pauvreté et 250 millions sont considérés « extrêmement pauvres » par la Banque mondiale, organisation peu suspecte de tiers-mondisme.Ajoutez à cela son 123e rang selon le PNUD (Programme des Nations unies pour le développement) au classement des pays à développement humain faible en 1991 avec des dépenses sociales de 9 $/habitant/année, ; la traite des blanches, le travail généralisé , des enfants et la malnutrition et, selon cer tains organismes humanitaires, les 2 à 3 millions d’indiens qui vivent de par leur igno- Hommage à Madeleine Ryan LE MATIN de ses funérailles, j’avais écrit dans ce journal « Nous n’aurons jamais fini de la pleurer ».Ce matin, la Fondation Madeleine-Guay-Ryan la fait revivre, à travers l’hôpital d’Argenteuil à Lachute.Le ministre Ryan vient, à même le fonds qui demeurait en banque depuis son ascension à la tête du Parti libéral du Québec, de donner à son épouse le plus bel hommage qui soit, hommage qui émeut profondément ceux et celles de nous qui avons travaillé à ses côtés.Nous savons combien elle l’a mérité par son courage à vivre, à travailler, à s’impliquer, à assumer ses responsabilités, et par son admirable courage à mourir.Si nos larmes se sont séchées, car le temps joue souvent contre nos émotions, nos souvenirs de sa grâce, de son charme, nous collent l’âme.Il est certains êtres impossibles à oublier parce que leur personnalité nous aura profondément marqués et influencés.Madeleine Guay-Ryan fut de celles-là.La Fondation qui portera désormais son nom, nous rappellera celle qui fut non seulement une grande et prestigieuse femme de tête, mais aussi de coeur, de culture et de dévouement.Il me semble que déjà nous la sentons rayonner dans le comté d’Argenteuil et par toute notre province.En somme, nous n’aurons jamais fini de l’aimer.Claude Ryan, merci.Solange Chaput-Rolland rance de leurs droits les plus fondamentaux et, la soif de profits de d’autres, en état d’esclavage.Dans ces conditions est-il scandaleux qu’ils dépensent tant d’argent et de ressources pour leur armement ?Poser la question c’est y répondre.André Francoeur Montréal, 5 septembre 1991 LE DEVOIR F ondé par Henri Elourassa le 10 janvier 1910 Directrice USE BISSOMNETTE Rédacteur en chef H directeur de l'information Bernard Dévot eaux Directeur délégué à I administration André Leclerc Rédacteurs en chef adjoints Jean Francoeur, Mic hel Lefèvre Directeurs adjoints de l'information Pierre Cayouette, Jacques Chabot.Guy Deshaies FAI8 CE QUE DOI8 De l'in formation s.v.p.! LES QUOTIDIENS ont voulu nous faire pleurer avec les personnes âgées qui deun soleil de plomb.Pourquoi les journalistes n’ont-ils pas rappelé qu’il est toujours possible de les recevoir directement dans son compte de banque ?Pourquoi ne pas avoir suggéré aux personnes âgées de contourner les caprices des postiers en optant pour le dépôt direct ?Si certaines personnes préfèrent palper leur chèque, c’est leur problème, lorque survient une grève de postes ! Puisqu’il existe une façon de contourner la situation, pourquoi ne pas s’en prévaloir ?Pourquoi les journalistes n’y ont-ils pas même fait allusion ?Ils sont pourtant les mieux placés pour informer le public ! Je pense qu’ils ne se rendent pas toujours compte de leurs pouvoirs.À moins que ce soit la loi du moindre effort : c’est toujours plus facile de faire pleurer que de chercher d’autres avenues de solutions ! Roberte Gonthier Montréal-Nord, 1er septembre 1991 Cloisonnement de la foi L’ENTREVUE AVEC Mgr Lebel (l’entrevue du lundi, 26 août, p.9) soulève en moi des interrogations que j’aimerais soumettre à la fois à l’interviewé lui-même et aux lecteurs du DEVOIR.La question qui se pose quant à l’accession des femmes au sacerdoce devrait aussi se poser pour tous les baptisés.En choisissant 12 disciples, le Christ a-t-il limité le salut à ces douze, dont Mgr Lebel se veut successeur selon la doctrine même de l’Église, ou voulait-il signifier par là que les « douze » symbolisaient tous les baptisés à venir ?Mgr Lebel sait-il que Saint-Paul lui-même précise que son titre (l’apôtre ne provient d’aucun intermédiaire humain (Galates, 1, 11.Où donc les « successeurs des douze » (evêques actuels) ont-ils pu trouver une justification à une telle succession, alors que St-Paul lui-même ne prétend pas à la succession des « douze », tout en se considérant pleinement comme apôtre.Si le salut est universel, il importe alors que tous les baptisés possèdent, a l’instar de St-Paul, les pouvoirs que le Christ a légués à l’origine aux « douze », y compris celui de.sinon le baptême n’a aucune valeur et le Christ ne serait venu que pour un groupe de privilégiés.Mais, dans les circonstances actuelles, où sont donc les signes promis par le Christ lui-même (Marc, 16,17-18) ?Il semble que la monopolisation des sacrements par le clergé ait beaucoup contribué à rendre incompréhensible le message même de l’Évangile.Les évêques actuels, y compris Mgr Lebel, sont-ils conscients de cette monopolisation qui a créé à travers les siècles un très malheureux cloisonnement entre la vie civile et la vie spirituelle ?Le Christ souhai-tait-il un tel cloisonnement ?Michel Gaudette Trois-Rivières, 27 août 1991 ON DÉCOUVRE les soviétologues, après les sinologues.Qu’attendent, pour se manifester, les québéco-logues et les tartempiologues ?La meilleure façon d’étre bien dans sa peau, c’est d’en sortir.?On vieillit, ça ne fait pas de bruit, mais ça se fait voir.?Le coeur que l’on dit avoir mis à faire un ouvrage cherche souvent à absoudre l’intelligence qu’on a négligé d’y apporter.n Quand une personne a un secret, la meilleure façon de l’en punir, c’est de le lui laisser.?Le savant cherche, le philosophe se cherche, le moraliste nous cherche.?Les personnes exemplaires n’ont pas un gros tirage.?L’illusion est une espérance qui n’a pas été baptisée.?Une maxime qui s’étend au-delà d’une phrase est une thèse.?Si le talent est la clé du succès, l’influence en est le passe-partout.?La plupart de nos amis capitalisent sur l’intérêt que nous leur portons.?Il y a des individus qui n’ont qu’un talent, et qui croit avec l’usage : critiquer celui des autres.?L’égalité entre les hommes, de la foutaise ! N’a-t-on pas déjà suffisamment de mal à être égal à soi-même ?La chimère du réaliste est de croire qu’il n’en entretient aucune.?Nos ministres des finances ne savent bien faire qu’une chose : nous en imposer.O Le général autoritaire se venge probablement du soldat humilié qu’il fut.?Le militaire canadien est un curieux patriote; jusqu’à ce jour, il a toujours défendu la patrie des autres.?La plus respectée des lois est celle qui protège le citoyen en l’intimidant.?Certains couples ne courent plus le risque de fonder une famille; ils préfèrent en prendre une en voie de développement.?Le riche se sent toujours pauvre de l’argent qu’il n’a pas encore fait.O Rapprochement entre le premier et le dernier de la classe : une amphore aux côtés d’une cruche.Albert Brie Jeffrey Simpson La modération a meilleur goût AU DÉBOTTÉ, les Ontariens apprenaient il y a un an l’étonnante nouvelle : ils venaient d’élire leur premier gouvernement néodémocrate! Les électeurs eurent l’air d’être contents de ce qu’ils venaient de faire, durant quatre ou cinq mois.Le premier ministre Bob Rae et son gouvernement bénéficièrent d’une lune de miel, le temps pour l’électorat d’observer ce qui se passerait à Queen’s Park.Le départ fut encourageant.Le parti au pouvoir décréta une hausse des frais de scolarité pour les étudiants universitaires, autorisa British Gas à se rendre maître de Consumers Gas, et fit en sorte de rassurer tout le monde quant à son attitude prudente et responsable en matière fiscale.Même à ce stade, des signes d’inquiétude apparaissaient — certains étaient inévitables.Le N PD n’avait jamais tenu le gouvernail du pouvoir, plusieurs de ses élus n’avaient jamais vraiment cru à leur victoire.Le premier ministre, bien que rompu à la politique, n’avait jamais participé à un gouvernement.De toute évidence, les ministres ne savaient pas comment se comporter face à la fonction publique, certains néodémocrates soupçonnant les fonctionnaires d’entretenir des sympathies envers le précédent gouvernement libéral du premier ministre David Peterson.Le milieu des affaires prétendait que les ministres n’avaient d’oreille que pour le mouvement syndical.Certains ministres eurent tôt fait de s’attirer des ennuis, par incompétence ou en raison de minuscules et ridicules scandales.Tout à coup, cette inexpérience du N PD, aue bien des électeurs étaient prêts à absoudre, prenait l’allure de l’incompétence.Vint alors le premier budget, qui prévoyait un déficit de 9,7 milliards { Pour le gouvernement, il s’agissait d’un « bon budget pour des temps durs » — référence aux conséquences fâcheuses de la récession en Ontario.Comme le rapportait la semaine dernière Statistique Canada, l’Ontario a subi une perte effarante de 226 000 emplois entre mars 1990 et mars 1991, soit 75 % des pertes d’emploi encourues dans l’ensemble du pays pour la même période.Le gouvernement fit valoir, non sans raison, que la récession entraînait inévitablement le déficit à la hausse.La récession a mis en chômage des milliers d’Ontariens; certains sont devenus prestataires du bien-être social.Le revenu de l’État ontarien a subi une diminution.LES ONTARI ENS auraient pu s’accommoder d’un déficit accru en période de récession.Ce qu’ils n’acceptaient pas, c’était la prévision de déficits encore plus importants au cours des trois prochaines années.Cette prévision est conforme à la doctrine traditionnelle du N PD qui accorde beaucoup moins d’importance aux déficits qu’à la création d’emplois par le biais de dépenses publiques.Le corps électoral devinait bien que si les déficits se maintenaient à un haut niveau, les taxes allaient s’accroître.Les gens avaient été frappés par le courant constant de hausses de taxes sous le gouvernement libéral sortant et, bien sûr, sous les conservateurs de Brian Mulroney qui régnent à Ottawa.Les électeurs avaient été à même de voir ce qui se déroulait sous le régime libéral de Trudeau qui laissait se gonfler les déficits.Les taxes augmentaient, en toute logique.À compter de ce premier budget, l’appui au N PD, que des sondages postélectoraux avaient situé aussi haut que 63 %, se mit à décliner.Dans l’opinion publique, le parti néo-démocrate est maintenant en deuxième place, derrière les libéraux qui sont toujours sans leader.CETTE PREMIÈRE année de pouvoir du NPI) fournit un exemple classique de ce qui peut survenir à un parti catapulté au pouvoir après des décennies passées dams l’opposition.Le NPD avait fini par se convaincre qu’en bout de ligne les électeurs avaient embrassé ses jjolitiques et son idéologie.Le parti a rate l’occasion de prendre note d’un simple rejet des libéraux, non pas d’un acquiescement au NPD.Les Ontariens n’avaient certainement pas avalisé le programme électoral néodémocrate ( Programs for People).Cette plate-forme politique, comme l’explique un livre paru récemment, fut façonnée dans les quelques jours qui ont précédé le vote.Elle regorgeait de promesses dispendieuses et de politiques inspirées de l’idéologie du NPD.On n’avait pas, à vrai dire, jaugé sérieusement la plupart de ces promesses, personne ne s’attendant à l’élection des néo-démocrates, pas même le parti lui-même.Après tant d’années écoulées dans l’opposition, le NPD trouvait son réconfort à penser que le public avait finalement accepté la nécessité de la social-démocratie en Ontario.Il n’est rien de tel qu’une baisse fulgurante de popularité dans les sondages pour faire se concentrer le cerveau d'un politicien.Ainsi, après des mois de rapports sur la baisse d’estime du public envers le NPD, le gouvernement commence à se livrer à une révision de taille de son approche des questions gouvernementales.L’on voit arriver à Queen’s Park des gens ayant des sympathies pour le NPD tout en ayant une expérience au gouvernement ou dans le secteur privé; ils viennent aider Bob Rae et ses ministres.M.Rae a remanié son cabinet, laissant tomber quelques ministres poids-léger et confiant a un pragmatique le ministère de l’Industrie.La semaine dernière, lors d’une réunion de quatre jours du NPD dans la régjon de la Baie Géorgienne, M.Rae a fait savoir que les restrictions de dépenses deviendraient soudainement une priorité de son gouvernement.Le premier ministre vient évidemment de commencer à comprendre que les électeurs ne veulent tout simplement pas de quatre années consécutives de hauts déficits, indépendamment de ce que dit le credo néo-démocrate.M.Rae a aussi laissé entendre que le parti allait abandonner sa promesse électorale d’un régime public d’assurance-automobile, promesse qui figurait en bonne place dans la plate-J forme du NPD, autrefois adversaire acharné des amendements que le gouvernement Peterson avait apporté à la loi sur les régimes privés d’assurance-automobile.À présent, après s’être fait une idée du coût d’un régime public et de la perte d’emplois dans le secteur privé des assurances, le premier ministre retraite.LES GOUVERNEM ENTS néodémocrates au Canada, à l’instar des gouvernements socialistes ou socio-démocrates sous d’autres latitudes, doivent faire un choix crucial en assumant un mandat gouvernemental.Ils peuvent se guider sur leur idéologie, comme le fit le gouvernement de Dave Barrett en Colombie-Britannique au début des années 70, et remplir un mandat au terme duquel ils essuient une correction de taille de la part des électeurs.Ou encore ils doivent jouer en bémol leur idéologie, se défaire de certains de leurs projets politiques et gouverner selon un style sensé, prudent mais progressiste, ce qui leur assurera la compétitivité dans des élections ultérieures, comme c’est le cas en Saskatchewan et au Manitoba.Marqué par son inexpérience, le gouvernement Rae s’est comporté au début comme un gouvernement idéologique qui se limiterait à un seul mandat.Petit à petit, il a maintenant tendance à agir comme un parti plus modéré.Le pouvoir, et les sondages indiquant une cote à la baisse, ont fait leur oeuvre.
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