Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le devoir, 1991-08-16, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
ÉDUCATION Montréal, vendredi 16 août 1991 FAMILLE-ÉCOLE dossier spécial À quand un véritable partenariat famille-école?Les parents doivent entreprendre l’éducation de l’école Jeanne Morazain DÉCEMBRE 1987.Le gouvernement québécois adopte un Énoncé de politique familiale.Il espère enrayer la chute de la natalité en clamant bien haut l'importance de la famille, lui apportant un soutien économique direct, en adaptant ses services, politiques et programmes aux nouvelles réalités familiales.Suivent la création du Conseil de la famille et du Secrétariat à la famille.Au cours de cette même année 1988, le secteur scolaire y va d'une pièce maîtresse, l'adoption de la nouvelle Loi sur l’instruction publique (loi 107) qui élargit le rôle des parents dans l’école et à la commission scolaire.Le Secrétariat à la famille prépare un premier plan d'action pour les années 1989-1991.Tous les secteurs d'activité où les familles sont présentes, du marché du travail aux services sociaux en passant par le droit, les finances, les médias, le logement.les loisirs, les services de garde, ont leur chapitre.Le monde de l’éducation se fixe des objectifs, définit des projets.Ce plan vit ses derniers mois.L'heure des bilans et des réalignements a sonné.La loi 107 donne aux parents des outils afin qu'ils participent davantage à la gestion et à la vie courante des écoles.Encore faut-il qu’ils sachent s'en servir ! Le programme de l’éducation des adultes destiné aux membres des conseils d'orientation et des comités d'école et de parents a été mis à jour pour tenir compte des changements législatifs.Le nouveau guide de formation sera prêt cet automne, soit trois aas après l'entrée en vigueur de la loi.Les parents veulent de la formation sur les rôles parentaux et les méthodes d'éducation en fonction de l'âge de leur enfant.Pour répondre à cette forte demande, le M KQ se proposait d évaluer l’offre de cours et de matériel de l'éducation aux adultes et de prévoir les révisions et additions nécessaires.( >n en est toujours, semble-t-il, à l'étape* des préliminaires.Le ministère de l'Éducation a par contre produit, en plusieurs versions linguistiques, des dépliants à l'intention des parents des communautés autochtones et culturelles dans le but de les aider à comprendre le cheminement de leurs enfants dans le système scolaire québécois.Redonner une place centrale à la famille et à ses multiples visages suppose qu'on y réfère au cours des activités d’apprentissage.Un recueil d'activités, en lien avec certaines épisodes de la série télévisuelle A plein temps, est maintenant à la disposition des enseignants pour la classe de français (2e cycle du primaire et secondaire).L'utilisent-iLs ?Seule votre école le sait.La vie de l'école se ressent des problèmes sociaux et des conflits familiaux.Les enseignants doivent composer avec ces situations.Ils sont bien placés pour faire de l'information et de la prévention.Le plan d’action 1989-1991 s'attaquait à la violence en milieu familial.Des sessions de perfectionnement portant sur le dépistage et la référence des enfants victimes d'abus sont maintenant disponibles pour les enseignants.La Télé-Université avait été invitée à élaborer un cours sur l’éducation à la vie familiale et aux nouvelles réalités familiales destiné aux intervenants sociaux et éducatifs.Faute de budget, ce projet n’a pas encore décollé.Ce bilan apparaîtrait bien mince s'il n'v avait eu les colloques régionaux dont il est question plus bas.Yvon Rodrigue, du MEQ, fait une évaluation plus positive du Plan d'action 1989-1991 dans le secteur de l'éducation.« Il faut situer les résultats par rapport aux objectifs à savoir informer les parents, leur donner accès à de la formation, sensibiliser et former le milieu scolaire, traduire les réalités de la famille d’aujourd’hui dans les activités de l’école.Cette étape de sensibilisation et d'information était nécessaire.Depuis sa création, le ministère de l'Éducation a peut-être oublié trop souvent que la famille est le premier agent d'éducation.Les parents, à tort ou à raison, se sont sentis exclus, incompétents.L'école s’est posée ou a été perçue comme la seule compétence en matière d'éducation.Cela a contribué à la démission des parents qui a été, par ailleurs, encouragée par la complexité grandissante de la tâche éducative.L’école doit maintenant se rapprocher de la famille et les parents du vécu de l’école.Les deux ont besoin l’un de l’autre.Les enseignants ont besoin de se sentir appuyés par les parents, les parents ont besoin du soutien du milieu scolaire.Il faut qu’ils deviennent partenaires.Ce n'est pas acquis.Pour certains, il n'est pas dans le mandat dej’école de s'occuper de la question de la fa mille en tant que famille.De plus, il y a le problème du temps et des ressources, lesquels, comme on le sait, ne sont pas illimités.» Trois-Rivières, Rimouski, Hull.Québec, le Saguenav-Lac-St-Jean, l’Estrie, la Côte-Nord ont tous tenu, depuis deux ans, des journées de discussion sur le thème famille-école.L'Abitibi aura la sienne cet automne.La grande région métropolitaine de Montréal cherche la formule la plus appropriée d'échanger sur le meme theme.L’organisation de tels colloques figurait au Plan d’action 1989-1991 du MEQ.Les parents en ont profité pour exprimer leurs frustrations, leurs attentes et leurs désirs.A quelque 600 kilomètres de distance, les Actes des colloques de l'Estrie et du Bas-Sl-Laurent-Cas-pésie se font écho.« Les exigences de l'école doivent être claires ( .) et assorties des moyens qui peuvent aider les parents dans leur fonction de soutien » notamment par rapport aux travaux scolaires.(Bas-St-Lau-rent-Gaspésie).« Que l'on mette en place l'aide aux parents pour leur enseigner à soutenir leurs enfants et à les conseiller sur les habitudes favorisant l’apprentissage.» ( Est ne) Les parents de l'Estrie proposent encore la valorisation du modèle « parent pédagogique » et insistent sur la nécessité de rejoindre les deux parents, ce qui implique des efforts particuliers pour susciter la « participation du père ».Les commissions scolaires sont invitées à « changer l'organisation des écoles.L'horaire, le dîner, le temps d’étude et le transport scolaire, notamment.doivent se modeler sur le mode de vie familial: » « à diminuer les ratios professeurs-élèves; » « à Voir page C-2 : Partenariat L’école doit se rapprocher de la famille et les parents du vécu de l’école.Les deux ont besoin l’un de l’autre.Les ensei gnants ont besoin de se sentir appuyés par les parents et les parents ont besoin du soutien du milieu scolaire.ËË-ê?, Le nouveau portrait de famille Des impacts considérables sur la vie scolaire Jeanne Morazain LE PORTRAIT de la famille québécoise actuelle ne ressemble guère à celui de naguère.En 1970, 90 % des personnes se mariaient .Elles ne sonl plus que 50 % à le faire.Il y a 110 ans, le Quebec avait un taux de fécondité de 3,8, soit l’un 'des plus élevés de tout l’Occident.Ce taux a depuis chuté et est aujourd'hui l'un des plus bas.On l’estimait à 1,6 en 1990.Les familles se défont et se refont à un rythme jamais vu.En 20 ans, le nombre de divorces a qua druplé.Un enfant sur quatre, âgé de 6 à 14 ans, naît d'une union libre ou appartient à une famille monoparentale.Cette dernière est la plupart du temps dirigée par une femme.Le père est souvent absent.Parmi les mères qui ont des enfants de moins de 16 ans, sept sur dix travaillent.Malgré ces profondes mutations, la famille demeure une valeur essentielle pour les Québécois et les Que bécoises comme le révèle le sondage Multi Réso réalisé en février 1991 pour le compte du Secrétariat à la famille.Pour 98 % des personnes in terrogées, la famille est aussi importante (58 %) sinon plus (30%) que par le passé.La famille vient avant la vie de couple et les amis et arrive nez à nez avec le travail dans l'échelle des priorités.Les Québécois et Québécoises sou haitenl avoir plus d'enfants qu’ils n'en ont.Le nombre d’enfants désirés est de 2.4 en moyenne.Plus du quart des répondants ne sont pas sa-tisfaits du nombre d’enfants qu'ils ont.La très grande majorité en au rail voulu davantage.Qu'est-ce qui les en empêche ?Les trois quarts des répondants considèrent que la société n’accorde pas assez d'importance à la famille.De plus, celle-ci est en butte à de sérieuses difficultés dues principalement au rythme de vie moderne, à des besoins économiques grandissants et aux exigences du travail.Par contre, la présence des femmes sur le marché de l'emploi est de moins en moins perçue comme une source de problèmes.Seulement 18 % des personnes interrogées le pensent contre 30 % il y a six ans.C'est sans doute parce que le partage des responsabilités entre les parents est vécu de façon plus harmonieuse.La manière d’éduquer les enfants n'est plus non plus une source de conflit aussi majeure.Elle est pointée* du doigt par 27 % seulement des parents, une diminution de 12 points depuis 1985 alors qu’elle venait au deuxième rang des préoccupations.Les parents âgés, à faibles revenus ou peu scolarisés ressentent plus fortement ces difficultés.Les enfants qui vivent avec une* mère seule connaissent les conditions éco- nomiques les plus pénibles : très faible revenu familial et déménagements plus fréquents.Les enfants qui vivent avec le père seul vivent une situation qui se compare à celle d’une famille biparentale à revenu unique.Ce nouveau portrait de famille a des impacts sur la vie scolaire des enfants.Une revue de la littérature effectuée pour le ministère de l’Éducation (MEQ) par l'Institut québécois de recherche sur la culture (IQRC) permet d’en relever plusieurs.Lorsqu'on compare les résultats académiques, les enfants des familles monoparentales obtiennent des notes légèrement plus faibles que ceux des autres familles de même statut socio-économique.Pourtant, ils réussissent aussi bien les tests d'aptitudes.Les différences observées au niveau des comportements scolaires sont plus marquées.Elles touchent notamment l’assiduité, l’absentéisme, la concentration, la motivation, l'autonomie, la persévérance, la conduite en classe.Plus l’éclatement de la famille est récent, plus ses effets sont présents.Les enfants qui assistent à un conflit manifeste et persistant entre leurs parents ou qui vivent avec un parent fortement déprimé ou perturbé risquent d’être plus ébranlés.La discorde parentale ajoutée à la pauvreté se révèle un cocktail explosif.Les garçons paraissent plus affectés par le divorce de leurs parents.Les garçons qui vivent avec leur mère souffrent de l’absence du père alors que les filles qui vivent avec leur père ne sont pas autant privées de leur mère.Si les garçons réagissent plus négativement à la monoparentalité, les filles seraient plus réfractaires à la reconstitution familiale.Il ne faut pas conclure trop vite cependant que les filles s’adaptent mieux aux changements familiaux : leurs réactions sont souvent plus silencieuses.Notons enfin, que le travail des mères à l'extérieur a généralement des effets bénéfiques en particulier auprès des filles.Une deuxième étude commandée à l’Institut de recherche sur la culture par le MEQ a donné lieu à une enquete exploratoire dans cinq écoles primaires.Elle confirme les principales observations et conclusions antérieures des chercheurs d’ici et d’ailleurs.Elle met en lumière des modes d'intervention qui varient selon le contexte, la situation familiale et les caractéristiques individuelles des enfants.Elle fait ressortir la connaissance.nuancée et précise qu'ont plusieurs intervenants des répercussions des transitions familiales.Jusqu'à quel (joint l’école doit-elle « aider » les nouvelles familles à s’adapter aux changements familiaux ?Selon l'étude de 1TQRC, les opinions divergent selon les milieux et les per- sonnes interrogées.« En milieu urbain, chez les parents de classe moyenne et populaire, on est en fa veur d'un rôle plus extensif de l'école: l'opinion inverse est exprimée en milieu rural et en région.Chez les intervenantes, soit chez les enseignantes, et plus encore, chez les professionnelles, on insiste sur l'importance du soutien de l’école pour les enfants qui en sont démunis en milieu familial; de leur côté tout en rappelant la limite des ressources scolaires, les directions rappellent que l’école ne peut « tout prendre en charge » et qu'il importe de ne pas « déresponsabiliser » les parents.» Des points de convergence émergent cependant : la collaboration des pa rents est essentielle; s’ils sont en difficulté.un soutien doit leur être apporté: si l'école doit parer au manque de services adaptés aux nouvelles réalités familiales, elle doit aussi pouvoir compter sur la communauté et sur l'ensemble de la société car ses ressources propres sont insuffi santés.Le manque de ressources engendre d'ailleurs des tensions, surtout en milieu défavorisé.Les énergies étant mobilisées par les cas-problèmes lourds, les élèves, plus récupérables, qui connaissent des difficultés moyennes ou légères, se trouvent né gligés.Des parents de comités d'école, le plus souvent parents de « bons élèves ».ont manifesté inquié- tudeet impatience devant le détournement des énergies vers les problèmes sociaux ou familiaux.Cette enquête exploratoire soulève.conclut ses auteurs, une « question aussi vieille que l'école, celle des responsabilités respectives de l'école et de la famille face à l'enfant, à son développement et à son devenir.» Elle invite à regarder de près les interactions entre les parents et le per sonnel scolaire.La responsabilité d’aider les enfants à s’adapter aux changements familiaux est forcément partagée car l'impact des stress familiaux se répercute sur le rendement et le comportement des élèves.C’est à une réflexion sur cet essentiel partage que vous convie le présent cahier Éducation.La réflexion s’articule autour de grands thèmes : la place des parents dans l'école, le développement de la compétence parentale.le soutien aux parents, les efforts d’adaptat ion de l'école, les influences avec lesquelles les parents et l’école doivent composer.Elle se nourrit d’expériences concrètes sur le terrain, de réalisations récentes, d’échanges de vues entre parents, enseignants, directions d’école et de commissions scolaires.Contribuera-t-elle à aplanir certaines des difficultés qui empêchent Québécois et Québécoises d'avoir tous les enfants qu'ds désirent ?L'avenir le dira ! QUESTION A VE N IN Dans la même collection: • L’école, les écoles, mon école • L’université.Questions et défis Des petits livres qui en disent long.Demandez-les à votre libraire 12,95 $ DIAGNOSTIC A" INSTITUT QUÉBÉCOIS DE RECHERCHE ,W9./ SUR LA CULTURE 14, rue Haldimand Québec (Québec) G1R 4N4 Téléphone: (418) 643-4695 Télécopieur: (418) 646-3317 LE QUÉBEC S’EST-IL TROMPÉ EN CRÉANT LES CÉGEPS?DAIRE • SECONDAIRE • CEGEP • CEGEP • CEGEP • CEGEP • CEGEP • CEGEP • CEGEP • CEGEP • CEGEP • UNIVERSITE • i liiit B-2 ¦ Le Devoir, vendredi 16 août 1991 EDUCATION Dossier spécial Famille-école Les conseils d’orientation Un moyen efficace d’associer les parents au projet éducatif Jean-Marc Salvet LORSQU’EN septembre 1989, les conseils d’orientation prirent enfin leur envol, Jean Caron n'hésita pas longtemps avant de rallier celui de la Polyvalente Saint-Jérôme.11 faut dire que l’implication parentale à l’école, il connaissait.Il était membre de comités d’école depuis une bonne dizaine d’années déjà.Pour lui, passer d’une instance composée exclusivement de parents à une nouvelle structure multipartite bénéficiant de pouvoirs décisionnels était un peu comme passer de la théorie à la pratique.De cette expérience, Jean Caron, qui fut tour à tour président et secrétaire du conseil d’orientation de la polyvalente, retient tout particulièrement le fait qu’autour d’une même table, parents et professionnels de l’établissement aient pu ensemble prendre de nombreuses décisions.La moitié des membres d’un conseil d'orientation — ainsi que son président — sont toujours des parents.Les autres sont des représentants des enseignants, du personnel de soutien, du personnel professionnel non enseignant ainsi que des élèves s’il s’agit d’une école dispensant l’enseignement secondaire du second cycle.Le conseil d’orientation de la Polyvalente Saint-Jérôme comptait "l’an dernier 17 personnes dont neuf parents.Pour la directrice générale de la Fédération des comités de parents, Lucile Bérubé.ces conseils où les parents comptent pour plus de la moitié des effectifs sont plus que les Autour d’une même table, parents et professionnels de l’établissement scolaire prennent de nombreuses décisions.La moitié des membres d'un conseil d’orientation sont toujours des parents.Les autres sont des représentants des enseignants, du personnel de soutien, du personnel professionnel non enseignant ainsi que des élèves.bienvenus dans le paysage scolaire québécois.Ce n’est pas d’hier, dit-elle, que les parents souhaitent prendre une place plus active à i'école.Une place qu’ils considèrent d’ailleurs devoir leur revenir de fait.« Les parents sont les premiers res- Où l’inspiration prend forme Cours d'art pour adultes, jeunes et adolescents photographie paysagisme histoire de l'art illustration de mode graphisme céramique (tournage, sculpture, raku) peinture dessin aquarelle bijouterie vitrail calligraphie arrangement floral Le programme Jeunesse est après l'école & le samedi matin.Les cours débutent la semaine du 15 septembre 1991.centre -es ar.ti visuels * INSCRIVEZ-VOUS aes duo maintenant par Journée portes ouvertes Dimanche TELEPHONE488-9558/ isum-hÏoo 350 ave Victoria, à Westmount,-H3Z 2N4 (Deux pas du métro Vendôme) POURRA ponsables de l’éducation de leurs enfants.Lorsqu’ils les confient à l’école.iis confient à celle-ci une tâche.D’aucune manière, ils n’abandonnent leurs droits.» En les associant « très intimement aux décisions relatives au projet éducatif de l’école », les conseils d’orientation viennent répondre aux désirs d’implication de nombreux parents, lesquels « veulent conserver un droit de regard sur ce qui se passe à l'école et surtout le droit de dire ce qu’ils souhaitent pour leurs enfants ».Le conseil d’orientation détermine « les orientations propres » de l’école.Il définit ls objectifs éducatifs de vant y être poursuivis et les valeurs qui doivent les sous-tendre — entendu que celles-ci doivent être en accord avec le projet éducatif québécois.Le Conseil donne également son avis sur les mesures propres à assurer l’application et l’évaluation des orientations définies dans une foule de domaines.Enfin, il a des pouvoirs sur différents sujets parmi lesquels les mesures de securité devant être appliquées à l’école, les règles de conduite à respecter, les changements à l’horaire, les déplacements à l’extérieur, etc.A l'instar de la plupart des établissements scolaires, la Polyvalente Saint-Jérôme ne s'était jamais réel- lement définie d’objectifs propres avant que le conseil d'orientation ne lui en établisse.Après avoir évalué différentes options et élaboré leurs positions durant la première année, les membres du conseil déterminèrent les deux grandes onentatons qui allaient être celles de la polyvalente pour les cinq années à venir : la réussite scolaire et la lutte au décrochage.Différents moyens ont d'ores et déjà été mis de l’avant pour les atteindre.Afin de favoriser la persévérance scolaire par exemple, la polyvalente permet maintenant aux jeunes, ayant résolu de quitter l’école pour tenter leur chance sur le marché du travail, de faire l’un sans nécessairement abandonner l’autre.C’est ainsi qu’on leur offrira des stages en milieu de travail ou, s’ils ont 16 ans ou plus, on leur permettra de bénéficier des horaires plus souples offerts aux adultes.Toujours à l’instigation du conseil d’orientation, la Polyvalente Saint-Jérôme offre aux élèves en difficulté d’apprentissage davantage d’heures dans des matières de base.La Fédération des comités de parents est d’autant plus heureuse de voir les conseils d'orientation essaimer partout à travers le Québec qu’elle les attendait depuis belle lu- rette.Déjà, la loi de 1971 sur l’instruction publique en faisait état.Or, ils ne sont apparus qu’il y a deux ans ! Avant la loi 107.rappelle Lucile Bérubé, il fallait impérativement le consentement de tous les agents scolaires pour constituer un conseil d'orientation.Or, les enseignants n’étaient pas tellement entichés par l’idée.Le projet resta donc moribond jusqu’à ce que le gouvernement, après que la Fédération des comités de parents eut fait représentation sur représentation, abroge l’obligation d’unanimité.« Maintenant, il suffit que les parents en veuillent un pour qu’il soit institué.Si les enseignants par exemple ne désirent pas y participer, et bien le conseil d’orientation fonctionne sans eux.Dans ces conditions, ajoute Lucile Bérubé d’une voix d’où ne perce aucune ironie, vous comprendrez qu'ils sont tous venus quand même.> Les conseils d’orientation ont pris un envol que plusieurs qualifient de fulgurant.Sur une possibilité totale de 2633 conseils d'orientation, 2303 ont déjà vu le jour.Pourtant, beaucoup reste encore à faire, dit Lucile Bérubé avant d'ajouter, comme pour relativiser les déceptions qu’elle sait également devoir exprimer à son interlocuteur, « qu’il ne faut pas oublier qu’ils sont en place depuis deux ans seulement».• Rien de tellement surprenant donc, selon elle, à ce que le rôle du conseil d’orientation ne soit pas partout encore très bien compris.Ni par les parents, ni par les autres acteurs du système.Beaucoup de parents, ignorant quels sont les rôles respectifs des différents agents, tardent en effet à comprendre le leur et ainsi assumer les nouvelles responsabilités qui leur reviennent.Il y a également chez plusieurs d’entre eux confusion entre comité d’école et conseil d’orientation.Autre difficulté : la crainte que suscite encore chez certains partenaires de l’école les nouvelles responsabilités accordées aux parents.Tous ne semblent pas animés d’une même volonté de faciliter la tâche des conseils d’orientation.« Mais, ça viendra avec le temps », affirme Lucile Bérubé.Ces comités multipar-tites finiront par prendre la place qui est la leur « parce que le bien de l’enfant en dépend.» À partir du moment où tous les agents du système éducatif se réunissent pour discuter de ce qu'il faut mettre en place ou non pour le bien de l’enfant, estime ainsi Jean Caron.« cela ne peut qu’améliorer la situation de l’enseignement ».; Voulant favoriser une véritable implantation des conseils d'orienta lion dans les écoles, la Fédération vient de concevoir un document, « Le projet éducatif de l’école : guide de participation à l’intention des parents du conseil d’orientation et du comité d’école », dans lequel les in téressés puiseront des suggestions de démarches de projets éducatifs.En dépit de son langage technocra tique, les parents devraient y trouver un support et des réponses à leurs questions.Cet ensemble-ressource doit être expédié ces jours-ci à tous les comités d’école et tous les con seils d’orientation.j uenn CLE POUR LA GRAMMAIRE COLLECTION CLE ANNE-MARIE CONNOLLY avec la participation de: Marie-France Dussault, Claude Saint-Laurent, Monique Francæur, Françoise Noël, Michel David, Réjean Blais, Yvonne Beaumont, Jean-Paul Simard APPROUVE PAR LE MEQ • ISBN-2-7601-2190-9 (286 p.) GUÉRIN, éditeur Itée 4501, nie Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514)842-3481 Télécopieur: (514) 842-492:) '7î
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.