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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1991-06-05, Collections de BAnQ.

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1W w j iimuiiieauiirj BLANC 3525.chemin Queen Maiy Tél 739-4451/2141 L« magasin ds ptain air la pt Vol.LXXXII — No 129 ?Nébulosité partielle.Max.: 20.Détail page B-6.Montréal, mercredi 5 juin 1991 Toronto 85 cents 65* TPS TVQ SOCIÉTÉ La forêt québécoise au bout de son rouleau Les audiences d’une commission du BAPE sur l’avenir des forêts tenues dans 21 villes du Québec remettent tranquillement en question l’hégémonie des papetières dans l’exploitation de cette importante ressource.Page B-l Québec n’aura bientôt plus d’argent d’Ottawa pour l’assurance-santé Chantal Hébert rie noire bureau ri'Ottawa À MOINS d’un virage budgétaire du gouvernement fédéral, d’ici le tournant du siècle, le régime pancanadien d’assurance-maladie n'aura plus d’universel que le nom, avertit chiffres en main le Conseil national du bien-être social.S’il maintient sa politique actuelle, le gouvernement fédéral aura épargné d’ici l’an 2 000 près de 100 milliards de $ sur le dos des provinces dans les secteurs de la santé et de l’éducation post-secondaire, montre en effet un relevé inédit publié, hier, par le Conseil.A ce rythme, plusieurs provinces, dont le Québec, ne rece- vront plus d’argent comptant d’Ottawa pour renflouer deux de leurs plus importantes enveloppes budgétaires.Les provinces, prévient le conseil, risquent alors de crouler sous le poids du fardeau financier.L’admission au système d’éducation post-secondaire deviendra de plus en onéreuse, avance-t-il, tandis que la règle de l’universalité d’accès aux services médicaux ne tiendra pas le coup.« Les résidents des provinces moins bien nanties devraient se contenter de services de santé de moins grande qualité que les Canadiens ha bitant des provinces plus riches », souligne le rapport.De leur côte, prédit le Conseil, les provinces plus musclées économi- quement devront procéder à d’importantes augmentations d’impôt pour maintenir à son niveau actuel le système de santé.« Nous pourrions nous trouver aux prises avec douze régimes provinciaux et territoriaux d’assurance-maladie sensiblement différents.» Hier, le gouvernement a catégoriquement rejeté l’analyse du Conseil du bien-être social.« .le suis en désaccord total avec cette analyse », affirme le président du Conseil du Trésor, Gilles Loiselle, qui fait valoir qu’Ottawa ne finance pas exclusivement la santé et l'éducation par le biais d’argent comptant, mais le fait également en transférant des points d’impôt aux provinces.Le Québec, Voir page A-4: Québec Coupures de services possibles à la STCUM Sylvain Blanchard LA DIRECTION de la STCUM a admis hier que des coupures de ser vices pourraient être effectuées à la société de transport, à la suite de la diminution des subventions gouvernementales dans le financement du transport en commun.Rendant public le contenu de la lettre que les usagers de la STCUM seront invités à signer aujourd’hui pour exprimer leur mécontentent vis-à-vis de ce projet de loi, la ST-CU M écrit que « cette décision pourrait avoir pour effet de réduire de façon importante ce service essentiel à la population ».C’est la première fois qu'une telle hypothèse est exprimée publiquement et aussi clairement, car jusqu’ici les mesures annoncées par la Société pour combler le spectacu Voir page A-4: Coupures PHOTO AP La veuve de Mao, Jiang Qing, lors de son procès en 1980 à Pékin.La veuve de Mao s’est suicidée PÉKIN (AFP) — Jiang Qing, la veuve de Mao Tse-toung, s’est suicidée, à l’âge de 77 ans, le 14 mai dans sa résidence de Pékin, a confirmé tard, hier, l’agence Chine Nouvelle.L’agence officielle a annoncé dans une courte dépêche diffusée peu avant minuit que Jiang Qing, « principale criminelle de la clique contre révolutionnaire Lin Biao-Jiang, s’est suicidée et est décédée aux premiè-Voir page A-4: La veuve Affrontements violents à Alger ALGER (AFP) — L’intervention des forces de l’ordre contre les partisans du Front islamique du salut (FIS) a fait hier •< cinq ou six morts » dans les rangs des manifestants, à Alger, où l’approche des élections législatives du 27 juin se fait de plus en plus sentir, notamment du coté des forces islamiques.Selon des sources algéroises, les blessés sont « très nombreux » et les forces de l’ordre utiliseraient des balles, en caoutchouc ou même réel les, contre les manifestants, depuis le début de l’après-midi d’hier.Plus tard en soirée, le ministre algérien de l'Intérieur, Mohammed Sa-lah Mohammedi, reconnaissait qu'il y a eu des morts et des blessés dans les affrontements de la journée entre manifestants islamistes et forces de l’ordre, sans en indiquer le nombre.Le ministre, qui a démenti « catégoriquement » que les forces de l’ordre aient fait usage de balles réelles, a admis implicitement qu’elles avaient utilisé des balles en caoutchouc.Des responsables islamistes ont affirmé que plusieurs manifestants sont tombés en début d’après-midi sous les balles des policiers qui tentaient de les repousser.Ils ont indiqué que les corps ont été transportés soit à l’hôpital Mustapha, proche de la Place du 1er mai, soit dans un hôpital de la proche banlieue d’Alger.Les forces de l'ordre étaient intervenues pour empêcher la tenue hier après-midi d’un sit-in pour protester contre l’évacuation musclée, la veille, de deux places publiques occupées par les islamistes depuis 11 jours.Plusieurs face-à-face tendus ont été enregistrés tout au long de la journée entre manifestants et policiers, qui ont repoussé leurs assauts à coups de grenades lacrymogènes.Ce fut le cas notamment devant la Place du 1er mai, évacuée de force dans la nuit, à Bach Jarrah, à proximité de Kouba, l’un des fiefs islamistes, à el-Ilarrach, dans la banlieue Sud et à el-Biar, sur les hauts d’Alger.Policiers et gendarmes des bri- Voir page A-4: Affrontements PHOTO JACQUES NADEAU Ce drôle d’animal Expotec a ouvert ses portes, hier, dans le Vieux-Port de Montréal sur les voies de l'évolution.Des dinosaures à l’espèce humaine, cette exposition nous invite à aller voir comment s’est développée la vie sur notre planète sous le thème « L’Homme.ce drôle d’animal ».Elle fait revivre notre lointain passé de 650 millions d'années par le biais d'un spectacle « son et lumière » que la publicité promet « percutant » : un véritable voyage dans le temps, comme si vous y étiez.Depuis ses débuts en 1987, Expotec a successivement privilégié les thèmes de l'ingénierie, de la santé, des communications et des sports, attirant chanque fois plus de 250 000 visiteurs.Le PQ votera contre la loi du référendum sur la souveraineté Michel Venne de notre bureau de Québec LES DÉPUTÉS du Parti québécois à l’Assemblée nationale vont voter contre le projet de loi 150 qui prévoit pourtant la tenue d’un référendum sur la souveraineté en 1992.Ce projet de loi laisse trop de lati-tude au premier ministre Robert Bourassa, y compris la marge de manoeuvre pour ne pas tenir ce référendum, pour que le parti d’opposition lui donne son appui, a expliqué hier le chef, M.Jacques Parizeau.Le débat sur ce projet législatif, dont l’étude doit commencer aujourd’hui à l’Assemblée nationale, ne sera pas vain pour autant.Puisque les députés péquistes ont décidé de profiter de leur droit de parole à cette occasion pour relancer le débat sur la souveraineté en répondant, chacun dans son domaine de prédilection, aux questions qui se posent sur la réalité d'un Québec souverain.Ainsi, l’un d’eux expliquera ce au’il adviendrait des fonctionnaires fédéraux.Un autre dira s'il y aurait ou non des postes frontières entre le Québec et l'Ontario, si les pêcheurs québécois auraient accès à la zone protégée des 200 milles, ce qu’il adviendrait de Radio-Canada, de l’as-surance-chômage, des droits des anglophones et des pensions de vieillesse.Et le reste.« Nous abordons ce débat pour faire avancer la cause de la souveraineté du Québec », a précisé M.Parizeau, au cours d'une rencontre avec la presse.Il a qualifié ce débat de « crucial » pour l'avenir de notre société.M.Parizeau explique que son parti décide d’aller tout de suite de l'avant avec un débat sur le fond de la question parce qu'il ne sait, une fois le projet de loi 150 adopté, « comment ça va se dérouler et jusqu’où ça va aller ».« On est en face d’un projet de loi, dit-il, qui cherche ou bien â faire abstraction des questions de fond, ou bien à les dévier.Tel qu’il se présente, le texte de loi est « inacceptable » aux péquistes, non pas qu’ils soient contre la tenue d’un référendum en 1992, bien sûr.« Au contraire, on ne demande que ça, un référendum le plus rapidement possible ».Non, de façon générale « l’oiseau se présente très bien, mais il a deux ailes tellement tire-bouchonnées qu'il ne volera pas ».Les péquistes réclameront deux modifications.Le PQ veut le retrait d’un certain nombre de « considérants » inscrits en préambule et qui •< n’ont pour fonction que d’excuser le gouvernement s'il décide de faire autre chose qu'un référendum sur la souveraineté », dit M.Parizeau.Ces paragraphes précisent que le gouvernement conserve sa faculté d’initiative et que l'Assemblée nationale reste souveraine.« Il n’est pas ques- tion que nous cautionnions ces portes de sorties», dit-il.En second lieu, l’opposition estime que les deux commissions qui seront formées par la loi, l’une pour étudier toute question relative à la souveraineté, l’autre pour étudier les offres fédérales de renouvellement du fédéralisme, « sont des commissions bidons littéralement aux ordres du premier ministre ».Les libéraux y auront 11 votes contre quatre pour le Parti québécois.Et le premier ministre peut mettre fin à leurs travaux au moment qu’il juge opportun.Les députés péquistes n’ont toutefois pas l’intention de faire une obstruction systématique à l'adoption du projet de loi, assure M.Parizeau.Pas plus qu’ils ne boycotteront les deux commissions, une fois qu’elles seront créées.« Bouder, pour un élu, est une chose qui pour moi, est vraiment un dernier ressort», dit-il.Si des modifications satisfaisantes étaient faites au texte législatif, le PQ pourrait voter en faveur.Mais cette perspective est peu probable, les éléments contestés par le Parti québécois ayant été en partie ajoutés pour satisfaire à l’aile fédéraliste du caucus libéral.A cet égard, le député anglophone de Nelligan, le liberal Russel Williams, a réitéré hier son intention de se prononcer contre le projet de loi.Il jongle avec l’idée de proposer lui-même des amendements.L’un, pour qu’il soit écrit que le référendum peut porter également sur des offres fédérales, l’autre pour repousser l’échéance.À son avis, l’automne de 1992 c'est trop vite.Le délai devrait s’étendre jusqu’au prochaines élections en 1993.M.Williams affirme ne pas être victime de « tordages de bras » de la part de ses collègues.Certains lui ont toutefois suggéré de s’abstenir plutôt que de voter contre.Le chef libéral a déjà indiqué qu’il ne permettrait pas un vote libre des Voir page A-4: Le PQ LE SILENCIEUX Le Dictionnaire du marginal LA PENSÉE du jour : Plus on a de la chance, plus on croit qu’elle nous est due.Consommation.— L’Eldorado du déchet.Tourisme.— Technique de séduction exercée sur l’étranger, dans le but qu'il renouvelle ses préjugés sur le pays qu’il visite.Opinion.— Limite imposée à ce que l’on pense.Désintéressement.— Attitude de détachement d’un individu bien nanti, relativement aux biens matériels qui ne lui rapportent rien.Mort accidentelle.— Décéder avant la fin de sa vie.Reconnaissance.— Penchant naturel qui nous porte à remercier une personne pour un service rendu, en vue de la disposer à nous en rendre un autre.Convalescence.— État d’un malade qui attrape une guérison.ALBERT BRIE A-2 ¦ Le Devoir, mercredi 5 juin 1991 La lutte à la pauvreté exige une révision du système d’éducation Le Conseil des affaires sociales estime que la situation ne cesse de se dégrader depuis 25 ans Michel Venne île noire bureau de Québec PLUS ENCORE qu’il y a 25 ans, le développement du Québec exige une révision en profondeur du système d’éducation, affirme le Conseil des affaires sociales dans un avis sur la lutte à la pauvreté.Dans cet avis intitulé « Pour combattre la pauvreté: culture et développement local», l'organisme chargé de conseiller l’État, identifie deux voies de solutions pour contrer le sous-emploi et la pauvreté: entreprendre une large réflexion sur le système éducatif québécois, notamment pour trouver des solutions à l’abandon scolaire; et stimuler le développement local qui s’impose comme le complément obligé et nécessaire des politiques industrielles.Le Conseil identifie l’abandon scolaire ( 36% au niveau secondaire au Québec) comme « la principale conduite d'alimentation du chômage et de la dépendance sociale qui s’ensuit ».L'organisme s’indigne d’ail- leurs de la façon résignée avec laquelle notre société réagit à ce phénomène qui atteint un niveau épidémique.C’est une « catastrophe » qu’on peut assimiler à « une forme de génocide ».Le Conseil fait remarquer, de plus, que le taux d’abandon est une moyenne.« Si on décroche à peu près pas à Brébeuf, c’est dans une proportion de quatre sur cinq que les garçons de la polyvalente Pierre-Dupuis, dans le quartier centre-sud à Montréal, abandonnent l’école».Le système d’éducation doit être révisé de manière à engager davantage non seulement l’école elle-meme mais aussi l’entreprise, les parents et les jeunes eux-mêmes, écrivent les auteurs, la présidente du Conseil, Mme Madeleine Blanchet, et son secrétaire général, M.Yvon Leclerc.Comme à l’époque de la Révolution tranquille, « il faudra susciter une vaste mobilisation de l’opinion publique, soit par une commission parlementaire élargie du type Bélan- ger-Campeau, soit par une commission d’étude largement publicisée », écrit le Conseil.Le décrochage gangrène également les cégeps, remarque le Conseil.Et le décrocheur du collégial ne peut guère prétendre à un meilleur sort que celui du secondaire: « il travaille à petit salaire et se condamne à la précarité », car il n’offre aucune compétence technique de plus que le jeune de 15 ans qui a décroché du cours secondaire.Par contre, aujourd’hui comme hier, « s’instruire c’est enrichir toute la société ».Le taux de chômage des diplômés universitaires était en 1989 de 4,7 % contre 13,1 % chez les travailleurs n’ayant pas dépassé la 8e année.Les nouveaux pauvres sont « avant tout victimes de dérèglements de la machine sociale et economique, non pas de la machine humaine », constate le conseil.« Et si les jeunes décrochaient parce que l’école ne répond pas à leurs attentes?Et si on découvrait qu’ils ont raison d’abandonner l’école.?» Le nouvel ob jectif de notre société devrait être de « permettre à tous les individus de participer à la création de la richesse ».Si on additionne chômeurs, assistés sociaux et travailleurs découragés « on obtient vite un tragique 825 000 adultes pour qui le marché du travail représente un miroir aux alouettes », auquel il faudra sans doute ajouter quelque 40 000 dé-crocheurs de 13 à 17 ans que l’on dénombre présentement: « des non-êtres, des exclus qui dépendront, tôt ou tard, de l’assLstance publique ».Cette situation « pousse à la limite du supportable le degré de tolérance de ceux qui travaillent envers ceux qui ne travaillent pas».On assiste peu à peu, déplorent les auteurs, à « l’érosion de la classe moyenne qui a bâti le Québec d’aujourd’hui ».L’appauvrissement hypothèque surtout les projets d’avenir des jeunes.En 1973,28 % des ménages de 34 ans et moins se situaient sous le seuil de pauvreté.En 1986, c’était 40%.Il faut changer la recette, dit le Conseil.« Taxer le revenu des uns pour combler la pauvreté des autres devient vite contre-productif, surtout AVIS AUX PATIENTS ET AUX USAGERS DES SERVICES PE SANTÉ DU QUÉBEC Le vendredi 7 juin 1991, les médecins du Québec tiendront à travers la province des réunions régionales d’information sur le projet de loi 120.Les médecins discuteront aussi de ce que devrait être une réforme de la santé élaborée en collaboration avec les professionnels de ce secteur et portant d’abord sur la qualité des soins aux patients.Contrairement au ministre de la Santé et des Services sociaux, vos médecins pensent qu’il n’y a aucune urgence à adopter un projet de loi centré sur l’appareil bureaucratique.Ce projet de réforme de la santé met, entre autres, en péril : • la qualité des soins, • le droit de choisir votre médecin et votre centre hospitalier, • la confidentialité de votre dossier médical.Les médecins s’opposent à ce projet de loi et sont prêts à collaborer à une véritable réforme si on leur accorde le temps pour le faire.C’est pour ces raisons que le vendredi 7 juin, les rendez-vous en clinique externe, les opérations non urgentes et les examens de radiologie devront être reportés.C’est pour vous que les médecins du Québec posent ce geste.Les soins essentiels seront assurés et les salles d'urgence seront ouvertes comme à l'habitude.Le Regroupement des Fédérations de médecins du Québec.IFIIT1L terras Federation des associations des etudiants en médecme du Quebec Federation des médecins omnipraticiens du Québec Federation des médecins résidents du Québec Fédération dos médecins spécialistes du Québec si les sommes ainsi prélevées ne servent finalement qu’a développer des interventions de dernier recours ».Les auteurs observent que « la parité de l’aide sociale accordée aux moins de 30 ans inciterait les jeunes ruraux à décrocher en plus grand nombre que les jeunes des milieux urbains ».Dans la MRC de Pabos, dans la Baie-des-Chaleurs, 400 jeunes, surtout des garçons de 13 a 17 ans, ont décroché du système scolaire et attendent d’avoir 18 ans pour toucher des prestations.À coup sûr, il faudra changer les attitudes, la culture, faire germer le désir d’excellence, favoriser le goût de l’initiative durable plutôt que celui du profit passager, préconiser l’agir collectif plutôt que solitaire, viser une productivité accrue du côté des employés, etc.L’une des façons d’y parvenir, c’est de stimuler le développement local.La résorption du sous-emploi chronique des centres-villes et de certaines régions appelle une forme d’action située plus près des individus.Il faut axer l’action sur la production plutôt que sur la redistribution de la richesse.Ce qui implique non seulement la régionalisation de certains services publics trop cen- tralisés mais aussi « l’adaptation aux besoins des jeunes de nos régions et de nos villes de l’exploitation des ressources naturelles et de leur transformation ».Par exemple, demande le Conseil, pourquoi une partie de la forêt publique ne serait-elle pas rendue accessible à des jeunes qui voudraient en faire l’exploitation?Une telle piste a été explorée par Mgr Blanchet, évêque de Gaspé, qui est aussi agronome et écologiste réputé.Une proportion de la forêt publique gaspé-sienne pourrait revenir à des jeunes qui voudraient vivre d’une ferme forestière en région, plutôt que d’être confiée à des scieries ou des papetiè-res qui paient des redevances au gouvernement.Il faudra de l’audace, prévient le Conseil, pour faire oeuvre utile.Mais le terreau est fertile, après des initiatives comme le Forum sur l’emploi, qui met autour d’une même table patrons et syndicats, et les États généraux du monde rural, qui fit ressortir la nécessité d’un nouveau contrat entre les banlieues, les villes et les campagnes.Pourvu que l’on sache v déposer la bonne semence et s’engager pleinement dans le développement.Les volcanologues s’attendent au pire au Japon SHIMABARA (.JAPON) (Reuter) -Une soixantaine de soldats en tenues ignifugées et véhicules blindés fouillaient hier les pentes du volcan Mont Unzen, dont l’éruption, la veille, a fait 33 morts, selon un dernier bilan officiel.Les volcanologues japonais s’attendent à une éruption de grande ampleur à tout moment.Des projections continues de gaz brûlants, de cendres et de blocs de lave incandescente ont rendu les opérations de secours extrêmement dangereuses sur les pentes du volcan qui surplombe la ville de Shimabara, dans le sud-ouest du .Japon.À la tombée de la nuit, un porte-parole de l’armée a indiqué que quatre corps avaient été ramenés et 24 autres localisés.Cinq personnes grièvement brûlées ont succombé à l’hôpital.Quatorze personnes sont portées disparues, notamment un couple de volcanologues français, Maurice et Katia Krafft, et un chercheur américain, Harry Glicken, ont rapporté les secouristes à pied d’oeuvre a Shimabara, station thermale située à moins de 20 km du Mont Unzen.De même source, on parle de la plus grave catastrophe du genre au Japon depuis 1926.« Au cours des dernières 18 heures, nous avons recencé 14 secousses telluriques modérées et une centaine de secousses plus faibles.Ce n’est pas de bon augure », a déclaré un responsable au centre de secours de Shimabara.Pour Kikuo Moriya, sismologue de l’Université Nihon de Tokyo, le lourd bilan de lundi est probablement dû à l’absorption d’un mélange fatal de gaz asphyxiants, de cendres qui étouffent et de débris de lave.« Ce danger nous est bien connu, mais on n’a pas suffisamment mis en garde les gens qui se trouvaient encore au pied du Mont Unzen».« Les corps étaient brûlés au point d’être méconnaissables », a rapporté un soldat qui a participé aux recherches.« Nous ne pouvions même pas établir le sexe d’une des victimes ».Seuls des examens dentaires pourraient permettre d’identifier les quatre corps carbonisés qui ont été ramenés mardi à bord de véhicules blindés équipés de chenilles.« Nos soldats sont sortis des véhicules pour localiser les cadavres », a déclaré le commandant du régiment.« Mais ils n’avaient qu’une vingtaine de minutes pour embarquer les corps parce qu’ils leur fallait aussi penser à leur propre sécurité ».De nouvelles projections de gaz brûlants et de cendres ont contraint les secouristes à interrompre leurs recherches, mais les militaires ont dit espérer pouvoir se remettre au travail dans la nuit, ou aujourd'hui.Environ 6000 habitants de villages au pied du volcan, qui culmine à une altitude de 1359 m, ont été évacués.A uelques kilomètres de là, l’angoisse treint les 44 000 habitants de Shimabara où flotte une odeur âcre de bois et de papier en feu.« Je n'ai rien vu de pareil depuis la bombe A», explique llaruyoshi Baba, 65 ans, un habitant de Nagasaki, tout proche, où les Américains larguèrent une bombe atomique le 9 août 1945.Le maraudage aux Postes peut changer le cours des négociations OTTAWA (PC) — La campagne de maraudage entreprise auprès des 45000 membres du Syndicat canadien des Postiers pourrait modifier le cours des négociations pour le renouvellement de leur convention collective, cet été.« Le SPC aimerait probablement précipiter l’affrontement aux négociations », estime M.Alton Craig, un professeur de relations du travail à l’Université d’Ottawa.Pour le leader du SPC, M.Jean-Claude Parrot, la solution la plus expéditive pour enrayer la campagne de maraudage serait d’obtenir le droit de déclencher la grève aussitôt que possible.« Mais Postes Canada préférerait probablement voir le conflit durer le plus longtemps possible, pour voir ce qui se produirait », suppose le professeur Craig.L’ex-mediateur fédéral Bill Kelly a souligné pour sa part que des campagnes de maraudage peuvent obliger les syndicats à rechercher un règlement rapide, mais il y a un risque.Le syndicat pourrait se faire accuser d’avoir fait des concessions simplement pour mettre un terme à la période de maraudage.C’est la Fraternité internationale des ouvriers en électricité qui cherche à recruter les syndiques canadiens.Le syndicat, qui a son bureau principal à Washington, soutient que le SPC a mal fait son travail, et que le mariage forcé entre les postiers et l’ex-Union des facteurs du Canada, en 1989, est voué à l'échec par suite de constantes dissensions internes.Entre-temps, une équipe de conciliation dirigée par M.Marc Lapointe, l’ex- président du Conseil canadien des relations du travail, poursuit pour un deuxième mois d’affilée ses efforts de médiation et rédigera probablement des rapports de conciliation en juillet.La publication des rapports par le gouvernement déterminera la date a laquelle les syndiqués pourront débrayer et déclenchera du même coup une semaine de négociations intensives.Pétition pour une école des métiers du plastique à St-Henri I.K R EG ROU P E M E NT pour lare-lance économique du sud-ouest de Montréal (RESO) a présenté hier à la députée libérale de Saint-Henri, Mme Nicole Loiselle, une pétition signée de quatorze mille noms de résidants des quartiers du Sud-Ouest, pour l’implantation de l’école des métiers de plastique, à la polyvalente Saint-Henri.Cette pétition, a été déposée hier en présence de la présidente intérimaire de la CÉCM, Mme Rollande Pelletier, et sera présentée demain, au Conseil des commissaires.Le service des études de la CÉCM déposera d’ailleurs, au même moment, une résolution de la commission scolaire, réclamant cette école au ministère de l’Éducation du Québec.« Les fonctionnaires de la CÉCM, avec M.Portugais en tête, ont déjà recommandé au Conseil des commissaires l’emplacement de la polyvalente Saint-Henri pour l’implantation d’un école des métiers plasti ques à la CÉCM.Cette décision serait avantageuse parce que la polyvalente Saint-Henri possède déjà des équipements et le terrain nécessaire pour l'implantation de cette école », explique M.Robert Goyette, porte-parole du RESO.Les représentants du RESO, qui ont déjà rencontré le ministre de rE-ducation, M.Michel Pagé, dans ce dossier, affirment que l’implantation d’une telle école sur tout autre site de la CÉCM impliquerait des débour sés de 3,5 millions $, en plus de l’achat de terrain par le ministère. Le Devoir, mercredi 5 juin 1991 ¦ A-3 Côté déroutera des femmes qui doivent accoucher à Laval vers d’autres hôpitaux Michel Venne de notre bureau de Québec LE MINISTRE de la Santé, M.Marc-Y van Côté, songe à envoyer à Saint-Jérôme ou à Le Gardeur un certain nombre de femmes qui prévoient accoucher prochainement à la Cité de la santé, à Laval.Par cette proposition, et d’autres qui seront annoncées cette semaine, le ministre souhaite mettre fin, du moins à court terme, à la guérilla judiciaire qui perdure au sujet du droit de pratique de certains accoucheurs dans cet hôpital lavallois.Dans son jargon, le ministre veut « ouvrir des corridors » vers Saint-Jérôme et Le Gardeur pour permettre à des médecins attachés a la Cité de la santé d’effectuer des accouchements dans les hôpitaux de ces deux villes situées au nord et à l’est de Laval.Cette pratique est déjà en vigueur pour 400 femmes résidant dans l’ile de Montréal et qui mettront leur enfant au monde cette année à Notre- Dame, ou à Santa-Cabrini, même si leur médecin voulait d’abord les orienter vers la Cité de la santé.Cela permet aux femmes d’avoir accès à des services de qualité, allègue le ministre, sans que le gouvernement ne doive débourser de sommes additionnelles.M.Côté a donné ces précisions, hier, à l’Assemblée nationale, en réponse aux questions du député péquiste Guy Chevrette.Le ministre a indiqué que les décisions qu’il prendra d'ici la fin de la semaine seront appliquées à court terme.Il entend proposer des mécanismes permanents plus tard, dans la foulée d’un jugement très attendu de la Commission des affaires sociales dans cette épineuse affaire.La direction de la Cité de la santé doit faire le point aujourd’hui sur le sujet, en conférence de presse.L’affaire a éclaté au grand jour la semaine dernière lorsqu’un médecin, le Dr Robert Perron, a dû obtenir une injonction de la Cour supérieure pour faire accoucher quatre de ses patientes.La direction de l’hôpital lui avait interdit de procéder et l’avait sommé de céder sa place à un collègue, parce que le quota d’accouchements qui lui étant imparti pour l’année en cours était déjà atteint.Deux autres femmes ont été soustraites aux soins du Dr Perron lundi.Ce dernier n’ayant pas eu le temps de requérir une nouvelle injonction pour passer outre aux directives de l’administration.Depuis hier, la Commission des affaires sociales (un tribunal administratif de seconde instance) entend sur le fond la cause du médecin.Elle doit se prononcer sur le bien-fondé du règlement imposant aux accoucheurs des quotas annuels dans l’établissement lavallois.Le ministre a expliqué en Chambre que le problème remonte à 1989 et qu’il est dû au fait qu’un « trop grand nombre de médecins ont des privilèges de pratique à la Cité de la santé par rapport à la capacité d’accueil de l’hôpital ».Il rappelle que la décision d’imposer des quotas a été prise en concertation avec les chefs de départements (qui sont des mé- decins) et le Conseil des médecins et ! dentistes de l'établissement.Quelque 4200 accouchements peuvent être pratiqués chaque année dans cet hôpital.La question est de ! savoir, d’après le ministre, si « on | veut faire de la Cité de la santé un hôpital où on ne fera que des aceou- j chements ».M.Côté signale que « les J médecins ont aussi une responsabilité à cet égard.Ceux qui pratiquent sur 111e de Montréal sont déjà invités à orienter leurs patientes dans des : hôpitaux de Montréal».Les solutions que mettra de l’a- j vant le ministre dans les prochains j jours tiendront compte « davantage ! des besoins des usagères que de ceux ! qui pratiquent ».En outre, le ministre entend essayer de dégager un certains nombre de lits présentement occupés par des personnes âgées et qui pourraient etre transférés dans des centres d’accueil et d'hébergement.Le ministre rappelle qu’il vient d’annoncer l’ajout de 153 lits aux 311 de la Cité de la santé.Plus de 1000 personnes réclament la destitution Trois démissions au ministère de l’Éducation du maire de Louis-Gilles Francoeur Plus de 1000 citoyens de Boisbriand ont signé au cours des derniers jours une pétition pour faire destituer le maire de cette ville, M.Michel Gagné.La pétition a été organisée par SOS Boisbriand, un regroupement de citoyens créé en réaction notamment à la politique d’empiètement sur la plaine inondable de la rivière des Mille-Îles.SOS Boisbriand fait d’ailleurs de plus en plus figure d’opposition au conseil municipal actuel qui n’en compte aucune, du moins officielle.Plus de 400 personnes se sont présentées à la salle paroissiale Notre-Dame-de-Fatima la semaine dernière pour signer cette pétition.En fin de semaine, plus de 1000 autres signatures auraient été recueillies.Les pétitionnaires veulent adresser leur requête au ministre des Affaires municipales du Québec, M.Claude Ryan, pour qu'il remette le dossier au Procureur général du Québec.M.Ryan et son collègue de l’Environnement, M.Pierre Paradis, ont tous deux demandé des enquêtes administratives sur plusieurs ventes de terrain dans cette municipalité.Une de ces ventes a fait aboutir un terrain dans la compagnie du maire, un an après sa vente par le conseil municipal.Une deuxième a rapporté 129 000$ au fils du maire et à son oncle après que la construction de ce terrain eut été rendue possible par la municipalité, malgré les disposition du règlement protégeant la plaine inondable locale, révélait aussi LE DEVOIR au début de l’année.SOS Boisbriand a fait état dans ses communiqués que la personne qui avait vendu le terrain près de la rivière au fils du maire et à son oncle, Mme Domenica Ouimet, avait finalement cédé son bien à cet endroit parce qu'elle-même ne pouvait cons- Boisbriand traire dans la zone inondable.Rejointe hier au téléphone, Mme Ouimet, a déclaré qu’elle avait été estomaquée d’apprendre par LE DEVOIR que son terrain, vendu 13 500$ avait rapporté aux acheteurs 129 000$ en moins de deux ans.Mais, a-t-elle précisé, personne ne l’a leurrée en lui indiquant que ce terrain n’avait aucune valeur du fait de la protection juridique établie sur la plaine inondable.Au contraire, a-t-elle dit, les acheteurs lui ont manifesté leur intention de se construire eux-mêmes à cet endroit.Elle a déclaré qu’elle avait eu, à cette époque, la surprise, un jour, de constater que quelqu’un avait vidé de la terre pour remblayer son terrain! Sans sa permission! Elle s’était rendue au conseil de ville pour s’en plaindre et, a-t-elle dit, « le maire m’a répondu que la ville se réservait le droit de mettre de la terre en cas d’inondation.» Le règlement de zonage de Boisbriand interdit de remblayer en zone inondable.Un avis d’infraction fut même dressé contre un des propriétaires qui, par la suite, a entrepris de remplir illégalement ce terrain.La ville n’a jamais poursuivi cet entrepreneur qui devait construire trois habitations à cet endroit en dépit de la protection juridique accordée au secteur.L’enquête déclenchée par le ministère de l’Environnement vise à établir si ce cas tombe sous l’article de la Loi de l'aménagement et de l’urbanisme qui permet au ministre de l’Environnement de faire démolir, à la limite, les ouvrages installés illégalement en plaine inondable.Le gouvernement n’a jamais utilisé cette disposition de la loi.Caroline Montpetit LE SOUS-MINISTRE général du ministère de l’Éducation du Québec, M.Thomas Boudreau, quittera son poste à l’emploi du ministère, dès la fin du mois de juin.Sa démission sera suivie de celle du sous-ministre adjoint aux relations de travail du ministère, M.Jean-Guy Gagnon, qui prend également sa retraite de la fonction publique, à la fin du mois d’août.L’ancien sous-ministre adjoint à la planification et au développement pédagogique, M.Jean-Claude Ca-dieux, a pour sa part quitté le ministère ii y a quinze jours, pour accepter la présidence de l’Institut québécois de recherches sur la culture.M.Boudreau, M.Cadieux, et M.Gagnon, ont tous trois travaillé pour le ministère pour une période de six ans.M.Gagnon avait annoncé dès l’automne dernier sa volonté de prendre sa retraite, tandis que M .Boudreau et M.Cadieux ont annoncé leurs démissions respectives il y a à peine quelques semaines.« Il n’y a pas eu de ‘grand ménage’, comme pourrait le laisser supposer ces démissions de trois personnes en même temps, a indique hier M.Cadieux.J’ai toujours travaillé en étroite collaboration avec M.Boudreau, et quant il m’a indiqué sa volonté de prendre sa retraite, j’ai saisi l’occasion de présider cet institut.» À la planification et au développement pédagogique, c’est M.André Vézina, qui assumera les responsabilités de M.Cadieux.M.Vézina était notamment sous-ministre à l’Agriculture, aux Pêcheries et à l’Alimentation, alors que M.Pagé dirigeait ce ministère.« M.Pagé a bénéficié de son expérience avec M.Vézina dans le domaine agro-alimentaire.M.Vézina avait alors travaillé avec l’Institut de technologie agricole, et il est également fort d’une formation en éducation », de préciser l’attachée de presse du ministre Pagé, Mme Fortin.Quant aux remplacements de MM.Boudreau et Gagnon, ils doivent se faire par décision du Conseil des ministres du Québec.« Il y a, bien sûr, des noms qui circulent pour ce qui est du remplacement de M.Boudreau, mais rien qui ne peut être rendu public pour l’instant, a souligné Mme Dominique Fortin.Il se pourrait d’ailleurs que soit nommé un remplaçant intérimaire à ce poste, jusqu’à ce que la nomination soit complétée au Conseil des ministres du gouvernement ».M.Boudreau pourrait par ailleurs combler un poste à l’École Nationale d’administration publique, de Montréal, selon Mme Fortin.Tant au bureau du ministre qu’à celui des sous-ministres, on éliminait hier toute rumeur de purge pouvant provenir de la nomination de M.Pagé à la direction du ministère, le 5 octobre dernier.« Les mandats de ces personnes avaient tous dépassé largement la période moyenne des hauts-fonctionnaires d’Ottawa, soit deux ou trois, Dans les cas de M.Boudreau, il s’agit de retraites, et dans celui de M.Cadieux, un poste plus intéressant a été offert », a précisé M.Jacques Lamarche, secrétaire général au ministère de l’Éducation.« J’ai déjà été doyen de la faculté d’Éducation de l’Université Laval, renchérit M.Cadieux, et la possibilité de participer de nouveau aux activités de recherche m’a semblé tout à fait séduisante ».Columbia partira .partira pas ?Le Prix de la justice à Diane Lemieux QUÉBEC (PC) — La médaille du Prix de la justice a été décernée hier à la coordonnatrice du Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, Mme Diane Lemieux, lors d’une cérémonie au Palais de justice de Québec.Le prix a été institué l'année dernière par le ministre titulaire, Gil Rémillard, dans le cadre du 25ème anniversaire du ministère, afin de souligner la contribution exceptionnelle d’une personne oeuvrant à faire de la justice « une réalité sociale à la portée de tous».Diplômée en droit de l’Université de Sherbrooke, Mme Lemieux a été intervenante au Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel.Elle a siégé au sein du comité chargé d’évaluer les modifications au Code criminel concernant l’agression sexuelle mises de l’avant par le ministère fédéral de la Justice.Cette première titulaire du prix a aussi participé au comité aviseur de la deuxième phase d'implantation du guide d’intervention auprès des victimes d’agression à caractère sexuel.Mme Lemieux a de plus été l'instigatrice d’une recherche imposante sur le traitement judiciaire réservé aux femmes agressées sexuellement.En remettant cette distinction à Mme Lemieux, le ministre Rémil lard a souligné qu’elle était une personne qui n’hésite jamais à dénoncer toute situation qui lui paraît discriminatoire.Il a précisé que le Prix de la justice ne devait pas être l’apanage des juristes et des grandes personnalités du monde juridique, mais qu’il s’adressait surtout à ces individus dont les traiLs caractéristiques sont le dévouement, le respect des autres et la sensibilité à toute forme d’inégalité entre les être humains.CAP CANAVERAL (AFP) - Les techniciens de Cap Canaveral ont été obligés hier de recoller une petite portion du revêtement thermique du réservoir d’hydrogène géant de la navette Columbia dont le lancement restait néanmoins prévu pour aujourd’hui à 20h00 IIAE, a annoncé la NASA.À une quinzaine d'heures du tir de Columbia, qui a déjà été retardé à deux reprises à cause de nombreuses défaillances techniques, une inspection a révélé qu’une section de 10 centimètres carrés (et 3,5 cm d’épaisseur) de la protection thermique de l'énorme réservoir orange s’était décollée à proximité d’un point d’attache avec la navette.Non décelée à temps, cette nouvelle défaillance aurait pu empêcher le remplissage dans la nuit de mardi à mercredi des 1,5 million de litres d’hydrogène liquide à très basse température qui constitue une part du carburant de la navette.Après l'opération de recollage du morceau de revêtement thermique, une décision devait être prise tard hier soir par les responsables du lancement, pour entamer le remplissage, prévu pour mardi vers minuit IIAE.Mais les prévisions météo pour jeudi ne sont guère plus favorables, a indiqué la NASA.Et à cause de la présence à bord d’une trentaine de Une autre inconnue demeurait:les TRAITEUR 260, Notre-Dame Ouest 5 soupers à la maison pour 2750$ 'finie L CUltlMd I 987-6272 10000038 conditions météorologiques attendues pour ce matin à Cap Canaveral, où l’on considérait qu’un front de perturbations venu du Canada avait une chance sur deux d’empêcher le lancement à l’heure prévue.En cas de plafond nuageux et pluies, les sept astronautes peuvent attendre deux heures dans leur cabine, après quoi le tir serait repoussé de 24 heures, rats et de 2500 méduses à des fins scientifiques, tout retard du lancement dépassant 48 heures obligerait les techniciens à un délai supplémentaire de trois jours pour changer une troisième fois le loi d’animaux-cobayes.Mardi après-midi, l’équipage de sept astronautes, dont trois femmes, qui forment la plus forte proportion femmes-hommes jamais atteinte pour un vol spatial, a entamé normalement sa période de sommeil, en vue d’un réveil très matinal.Cette 41e mission de navette, équipée du laboratoire Spacelab pressurisé, permettra à l’équipage, qui comprend pour la première fois trois médecins, d’effectuer pendant neuf jours des recherches médicales sur les graves perturbations auxquelles est soumis le corps humain au cours de longs séjours en apesanteur.ViViV.V.POUR 6 JOURS SEULEMENT ACHETEZ UNE HONDA CIVIC WW' CE N’EST PAS UN BAIL! PAS DE RACHAT! compter PAS D’ATTRAPE! CIVIC HATCHBACK 1991 NOUS OFFRONS DES RABAIS SUR LES MODÈLES EN STOCK PREMIERS AU PAYS Premiers concessionnaires Honda établis à Montréal et à Laval, nous sommes encore au premier rang de l'épargne! A MONTREAL A LAVAL 5-m7 Kac-*»imilé (514) 954-1596 MONTRÉAL 017 M\ TORONTO WM.DIU.R loto québet U LTAT S o - q u é b e c l-l'j Tirage du 91-06-03 Vous pouvez miser jusqu à 3 4 6 9 13 de tirages 18 21 24 27 29 Prochain tirage: 91-06-05 30 33 41 45 46 48 50 54 57 60 TVA, le réseau des tirages de Loto-Qüébec Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité peux assurer les gens qu’il n’y aura pas de coupures de services à la ST-CUM».Interrogé sur ce revirement hier, Robert Perreault explique que si jamais les villes de la Communauté urbaine de Montréal refusent de s’occuper de la facture, il faudra bien envisager cette alternative.En principe, les municipalités de la CUM peuvent refuser de payer la note.Mais en pratique, c’est autre chose.Quoi qu’il en soit, lors de cette conférence de presse, Robert Perreault n’a nullement fait allusion à cette possibilité, laissant plutôt entendre que la question était de savoir comment les villes s’y prendraient pour assumer cette nouvelle facture.Le maire de Verdun, Raymond Sa-vard, devait même déclarer au DEVOIR cette journée-là que les municipalités « n’auront pas le choix de payer la note ».Dans ce contexte, l’hypothèse de coupures de services à la STCUM vient contredire les propos du président de son conseil d’administration.Ce qu’il nie.« Lors de leur assemblée extraordinaire tenue récemment, les maires de la CUM ont clairement indiqué qu’ils étaient en faveur du maintien et du développement du transport en commun à Montréal.Mais ils ont aussi dit, précise Perreault, que pour atteindre cet objectif, le maintien des subventions gouvernementales était absolument nécessaire ».Pour Normand Lamoureux, président du syndicat des employés d’entretien de la STCUM, les coupures de services sont « inévitables ».Car avec un manque à gagner de 200 millions $, ce n’est pas en grattant les fonds de tiroir et en haussant de quelques dollars le prix de la CAM qu’on arrivera à boucler le budget.« Mais j’utilise le mot inévitable dans le mesure où les opposants à la réforme Ryan ne s’organisent pas plus efficacement pour faire comprendre au gouvernement le non-sens de son projet de loi ».Selon lui, avant de commencer à parler de coupures de service, il faut mettre dans le coup les citoyens et créer un véritable mouvement populaire de protestation.Convaincu que lesdiscours ont fait leur temps, il pense à une grande marche dans les rues de Montréal.« À la STCUM, demain (aujourd’hui ), on posera quelques gestes qui vont dans celte direction.Les employés arboreront des rubans noirs autour de leur bras et distribueront aux usagers des lettres de protestation qui seront par la suite acheminées à Québec».« Ce n’est pas une grosse affaire, j’en conviens, c’est très symbolique et ça ne fera pas reculer le gouvernement, on le sait aussi, mais c’est très rare qu’on voit syndicats et patrons dans cette boite s’unir dans une même cause.Ne serait-ce que pour cette raison, c’est très important.D’aucune manière faut-il minimiser la portée de cette initiative car, d’une part, elle risque de sensibiliser la population et, d’autre part, qui sait ?peut-être nous amener vers d’autres actions communes».Rappelons qu’à compter de midi Vous UJb déménagez?Évitez de vous priver temporairement de votre DEVOIR.Faites transférer votre abonnement dès maintenant.Votre DEVOIR déménagera en même temps que les vôtres.aujourd’hui, autobus et métro cesseront de rouler pendant une minute pour rappeler aux Montréalais le caractère essentiel du transport en commun.Un 60 secondes de silence qui ne risque toutefois pas d’ébranler le ministre des Affaires municipales, M.Claude Ryan, qui une fois encore hier, a fait savoir que le gouvernement n’avait pas l’intention de modifier son projet de loi sur le transfert des responsabilités aux municipalités, dont le principe a d’ailleurs été adopté à l’Assemblée nationale lundi soir.En commission parlementaire, M.Ryan a de nouveau rejeté les prétentions de l’Union des municipalités du Québec, reprochant même à son représentant, le maire de Chicoutimi, Ulrich Blackburn, d’être mal préparé à discuter du contenu du projet législatif.M.Ryan a aussi rejeté « pour le moment » une suggestion du président de la Communauté urbaine de Montréal, M.Michel Hamelin, qui proposait que la surtaxe que pourront imposer aux entreprises les villes desservies par un organisme de transport en commun, soit également imposée aux entreprises établies en périphérie des grands centres.4 Affrontements gades anti-émeutes sont parvenus à immobiliser les colonnes de marcheurs qui s’apprêtaient à se rendre de la banlieue et des quartiers périphériques jusqu’à la Place des Martyrs, à travers le centre d’Alger.En milieu d’après-midi, la guerre de position imposée par les policiers aux manifestants semblait avoir tourné à l’avantage des premiers.Quelques centaines d’islamistes, formés en groupes mobiles, tentaient en vain de rejoindre leur camarades bloqués derrière les barrages de police.De guerre lasse, certains marcheurs venus d’el llarrach et d’Hussein Dey ont rebroussé chemin.De leur côté, les islamistes avaient imposé la fermeture de la quasi-totalité des commerces du centre d’Alger et quartiers périphériques de Hussein Dey, Kouba, el-Biar, Bach Jarrah et Bab el-Oued.Les commerçants récalcitrants auraient été menacés par des militants du FIS, selon certains témoignages.Ces derniers ont aussi réussi à paralyser plusieurs lignes de transport et ont fait pression toute la matinée sur les entreprises pour qu’elles se mettent en grève.Des orateurs islamistes ont « maudit » les ouvriers et les commerçants qui poursuivraient leurs activités malgré l’appel du FIS.Entre deux lectures du Coran, ils ont aussi appelé la malédiction de Dieu sur les dirigeants algériens.De source officielle, on a seulement indiqué que cinq gendarmes ont été blessés par une voiture qui tentait de forcer un barrage dans la nuit de lundi à hier, Place du 1er mai.On indique également que des attaques à l’arme blanche, couteaux et barres de fer, ont été enregistrées contre des policiers en faction devant le siège de l’Assemblée nationale.Quelque 700 personnes ont été d’autre part traitées dans les deux plus grands hôpitaux d'Alger pour des complications respiratoires dues à l’inhalation de gaz lacrymogènes.L’intervention énergique des forces de l’ordre survient 12 heures après un communiqué du ministère de l’Intérieur annonçant que les regroupements sur la voie publique non-autorisés seraient dispersés par la force et que leurs organisateurs seraient poursuivis.Le président du FIS, Abassi Ma-dani, a de nouveau fait le tour des quartiers d’Alger pour galvaniser ses partisans.Mais on était toujours dans l’incertitude la plus totale au sujet de la participation du mouvement islamiste aux prochaines législatives anticipées du 27 juin.5 juin par la PC et CAP 1987 : quatre permanents de CSN sont arrêtés relativement à l'attentat à la bombe perpétré contre le Motel Universel de Chicoutimi, propriété de Raymond Malenfant 1981 : première grève des enseignants au Nouveau-Brunswick.1980 : dépôt à Québec du rapport du Juge Malouf sur le coût des Jeux olympiques de Montréal, qui ont coûté 11 fois plus cher que prévu.Le juge Malouf met surtout en cause le maire Jean Drapeau et l’architecte Roger Taillibert.1968 : le sénateur Robert Kennedy, 42 ans, est assassiné à Los Angeles.1907 : la guerre des Six Jours éclate entre Israël et les pays arabes; échec d'initiatives à l'ÔNU en vue d’un cessez-le-feu.1966 : le gouvernement libéral de Jean Lesage est défait aux élections générales du Québec; l'Union nationale et Daniel Johnson prennent le pouvoir.1965 : Washington admet officiellement pour la première fois que des troupes américaines sont engagées dans les combats au Sud-Vietnam, pour la défense d'installations importantes.1940 : seize organisations, incluant des fascistes, des nazis et des coin mumstes, sont déclarées illégales au Canada.1882 : un typhon et un raz de marée fait 1000(H) morts à Bombav, en Inde 1854 : un traité de libre-échange est signé entre le Canada et les États-Unis.1752 : Benjamin Franklin fait voler un cerf-volant pendant un orage et découvre que la foudre a des effets qui ressemblent à l'électricité statique.Ils sont nés un 5 juin: Le philosophe Socrates (469-399 av.J.-C.) ; l'actrice française Réjane (1856-1920) ; le compositeur russe Igor Stravinski (1882-1971) (selon le calendrier grégorien, le compositeur est né le 18 juin) ; l'économiste anglais Johp Maynard Keynes (1883-1946) ; le philosophe Jean-Paul Sartre (1905-1980) ; le ministre canadien des Affaires extérieures, Joe Clark.Nom.Adresse actuelle.Code postal.l i l Nouvelle adresse, l Code postal_____ Date de déménagement_ LE DEVOIR No.tél.No.tél Remplisse/ h retourne/ le coupon réponse à I I 1)1 VOIR survie»?.i l,i clionléle 211 SI Sacrurnonl.Montré,'il H2Y 1X1 Mil (514)844 57.78 I xl 1 800-463-7559 LA VIE ECONOMIQUE Montréal, mercredi 5 juin 1991 La SDI aidera autant d’entreprises contre la récession qu’en 1981-82 Robert Dutrisac LA RÉCESSION actuelle fait peut-être moins de victimes qu’en 81-82, mais la Société de développement industriel (SDI) devra aider autant d’entreprises comateuses qu’en cette période sombre du début de la décennie 80.C’est l’évaluation qu’a faite la « brigade économique » — un comité créé par le ministre Gérald Tremblay il y a cinq mois —, a indiqué sa co-présidente Guylaine Saucier.Les deux co-présidents — l’autre étant Claude Beauchamp, l’ex-président des Publications Transcontinentales — faisaient hier un premier « bilan d’étape» devant la presse.Le programme de relance PME de la SDI a secouru 158 entreprises pour une aide gouvernementale globale de 67,2 millions $.Ces prêts participatifs, en définitive non garantis, sont venus renflouer le fonds de roulement de 125 entreprises (47,9 millions $), financer les crédits d’impôts de 29 compagnies (6,7 millions $) et contribuer à 4 regroupements (12,6 millions $).Rappelons qu’en 81-82, la SDI avait aidé 688 entreprises et consenti 130 millions $, essentiellement des subventions.Si l’on tient compte des investissements consentis, depuis le lancement de ce programme de relance l’an dernier, tant par le gouverne- ment que par le secteur privé à la faveur de restructurations financières, c’est un total de 172,6 millions $ qui ont été injectés dans des PME mal en point.Les apports aux fonds de roulement ont compté pour 108,7 millions $, les regroupements pour 54,2 millions $ et les financements des crédits d’impôts pour 9,7 millions $.En tout, ces investissements ont contribué à préserver 10,447 emplois directs et quelque 16 000 indirects, selon les calculs de la brigade économique.« Une donnée qui n’est pas statistique, c’est que notre but était que les intervenants (des secteurs public et privé) qui aident les entreprises en temps de récession puissent se concerter; c’est le grand succès de la brigade », a souligné Mme Saucier.En ce sens, « les consultants ont apporté une aide très précieuse et ils l’ont fait gratuitement », estime la co-présidente.Comptables, adinistrateurs agréés et conseillers financiers sont appelés a faire une évaluation sommaire de la situation de leurs clients avant que leurs problèmes, s’il y a, ne s’aggravent.Ce bénévolat n’est toutefois pas tout à fait désintéressé.Dans la plupart des cas, la SDI exige, avant d’accorder son aide, qu’un plan de redressement soit dressé dont elle subventionne la moitié des coûts jusqu’à concurrence de 2500$.Selon un porte-parole de la SDI, M.Claude Meunier, 80 % des demandes acceptées ont fait l’objet de plans d’affaires au coût moyen de 4000 $ pièce.Effet d’entrainement de leurs services « gratuits », les divers consultants ont donc empoché quelque 500 000 $ dont la moitié est subventionnée.De 30 millions $ qu’elle était l’an dernier, l’enveloppe globale du programme est passée à 105 millions $.En outre, le gouvernement a suivi plusieurs recommandations de la brigade économique, de souligner M.Beauchamp.Le montant du prêt minimum a été ramené de 100 000 $ à 50 000 $, l’exigence de profitabilité durant les trois années précédant la demande a été supprimée et 50 % du prêt peut désormais être déboursé avant même que les formalités ne soient remplies.De plus, « la SDI a réduit de moitié ses délais pour l’analyse d’un dossier, de 83 à 41 jours », a-t-il ajouté.La brigade recommande au gou vernement de maintenir le pro gramme actuel même si la récession commence à s’estomper, a indiqué M.Beauchamp.Par ailleurs, selon M.Meunier, la SDI dévoilera dans dix jours ses résultats et affichera une perte.Conséquence de la récession actuelle, cette perte, la première à survenir depuis plusieurs années, ne résulte pas du programme de relance, ijui est encore trop jeune, mais de prêts consentis dans le cadre de ses programmes réguliers.Le libre-échange à trois inquiète Rollande Parent PHOTO JACQUES GRENIER Dans le Vieux-Montréal, on est encore loin des aménagements des vieux ports de Toronto, de Boston ou de Baltimore.* ¦«»
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