Le Constitutionnel, 18 juin 1880, vendredi 18 juin 1880
r i n j DIEU ET LA PATRIE HECTOR TREPANIER & Cie.) Editeur-Proprietaire.i EDITIOIST SEMI-QTJOTIDIEISn^E.• • • 1 Toutes Communications.devront être Adressées a HECTOR TREPANIER A Cie., | BUREAU : Mo ÎO Rue Craig.Volute XIII Trois-Rivières Vendredi 18 Juin 1880 No.60 f E U ILLE TO N LE m ( Suite j deuxieme partie.XV ___Marie fit-il avec un cri terrible, où est Marie ?.Alors Siniéonnc, à voix basse : —J'ai etc oblige d’aller jusque chez moi.Angélique était occupée à 3a cuisine.Marie dormait et était • très-calme.Rose ne la quittait pas.Je • croyais n'avoir rien à craindre.Quand) je suis revenue, Marie et Rose était 1 disparu.Angélique n: sait rien.J’ai couru dans la forêt, j’ai appelé.personne, personne Elle sc tut.sanglotant.Madclor, 3a gorge desséché par la peur, les lèvres entrouvertes, l'écoutait *.i l’air d’être frappée, par la tête.Elle marchait s’arrêtait, courait, tout cela sans raison, en criant ou chantant.La plus petite suivait avec peine, mais enfin réussissait é ne pas s’éloigner.—De quel côté se dirigeaient-elles demanda Madclor au paysan.— Du côté de la Belgique, a dit Ch a fie rt —Où les retrouver maintenant ?—Elles n’iront pas bien loin.Peut-être se sont-elles arrêtés au village de Yillerzie qui se trouve sur la frontière.—Je ne prendrai de repos que lorsque je serai rassuré sur leur sort fit le vieillard.Et il repartit, dans la nuit, seul a cheval, se dirigeant vers Villerzie.Il y arriva vers trois heures du matin.Il fallut attendre avant d’avoir des renseignements.Le village donnait.A l’auberge où il avait frappé, on n’avait pas vu les jeunes filles.Le jour venu, Madclor s’informa : partout la même réponse.C’était étrange.L1 résolut de pousser dans la Belgique.Au moment où il allait partir une voiture s’arrêtait conduite par Simconne ; auprès de la jeune fille se tenait un paysan que Madclor ne connaissait pas.Siméonnc sauta à bas de la voiture et sc précipita vers Madclor pendant que Paqueron, le tant ce désespoir qu’il comprenait, n’osant troubler leur silence.II avait bourré une grosse pipe, l’avait allumé après avoir un instant quitté la bride, puis s’était mis à tirer d’énormes bouffées grises qui se dispersaient au-dessus de sa tête dans la brume du matin.(A rent inner.) COMMERCE.,il.irelie itc l’roin-lt I vivre*.Trois-Rivières, Il Juin 1880.Corrigé tous les Lundis, Mercredis et Sauied.ii.) rAKJKK.1/E1HTI0X ROYALE DUS DOMINION ORGAN CO BOWMANVILLE.ONT.(paroles française* ct anglaise*.) ACCOM P A G N E M E N T D K PI A N 0 Relié très-bien en drap bleuet or—Prix $1.50 en brochure—Prix Si.CO.SOMMAIRE.Farine de Clé, de la camp 100 ••••«••« «•#••• •• S c 5 c O 00 è 3 20 F iriuc «l'avoine 2 40 ü 2 00 Farine «le Blé tl'lude o *- 00 o •d 25 ü TJTlîï 1 1 i 0090 0900 0 9 • •••••••• • • VIAKHKS 2 00 ù n 00 25 R«euf à la livre 04 « ai 0 05 Lard ito •••••• •#•••• 0 08 è 0 09 Mouton an quartu-r 0 5«> ù 0 00 Agneau «lo 0 40 û 0 50 Veau ;\ la livre 0 05 n 0 0 6 iriiul fnii« |ir»r 1 hO •••• •••••• 5 50 % il f, 00 HftiUfi'arlOO livriB 5 00 % a 5 50 Patate* par ruluot 0 25 ii û 35 Sucre d’érableû la livre 0 00 • a 0 10 Sirop «l’érable a«i gallon .O 80 % a 1 00 Miel à la livre 0 10 à 0 11 (Eufs trais à la douzaine,.0 10 i\ 0 12 Beurre frais ù la 'iv-ro 0 15 i\ 0 20 Beurre salé lo 0 15 % u 0 20 Saindoux.do 0 13 0 15 Fromage «lo 0 15 h 0 IP I*iu dwi 1 00 % u 1 10 Uù vouler.-vou* aller—L'ange gunlien—• Quand tu «hantes—La première feuille—L'étranger—Cantique de Noél—Sérénade—Chanson de Fortunio—O Uiclmrd ! O, mon roi !— La valse «les adieux—Le pont deft soupirs— Render, moi ma patiic—La Madone—Le lac — Adieu, belle France—Los hiiondellos— Une tleur pour rfcpntiac—Le Toréador—Le soleil dénia llrctagri'—Ta voix—La fauvette du canton—Non, monseigneur—Oui, îuonsei teneur—SI vous me regrettes—Les cheveux blonds—Si loin !—Le départ du marinier— Mou finie à Dieu, mon coeur A toi—Espère— David chaiitautdcvant Saul—IL mheur caché— La réponse du Ixm Dieu—Ave Maria—Le carillon du verre—L'Avril eut là—Brunette— Le petit mousse noir—La bénédiction d'un père—La bouquetière des fiancés—Huit ans— Les fleurs animées—Quand rie la nuit—Veux-tu mon nom—La jardinière du roi—Laisst r- LtORQUES DE LA PUISSANCE out obtenu Ica prix partout où elles ont uté exhibée».Au *• Centenaire " la plus haute récompense.—Médaille Internationale et l)i-plGme pour le meilleur ORGUE HARMONIUM du monde—Le seul orgue eu Canada qui ait reçu une rdconipuiiHC.».Philadelphie, 187G PREMIER PRIX fut tous les compétiteur».London, 1870 PREMIER PRIX Médaille et Diplôme.Sydney-Australie, PREMIER PRIX.Hamilton, ers s’offrirent à Madclor pour l’aider •pas.(Jcl homme nous a remis dans la nuit une lettre de l’enfant, la voici: GUJLIXS.lisez.dans ses recherches, quand il eut expliqué.tout en larmes et avec des san-, ¦glots, l’état de sa fille et le danger/ Madelor parcourut les lignes écri-qu’cllc courait Le médecin accepta I tcs d’une écriture grossière, énorme • : .es ouvriers se dispersèrent dans °11 fourmillaient les fautes : iisperscrcr la foret pendant que Madclor avec>a voiture descendait le chemin du Trn- Mlle Marie est partie.Je l’ai suivie.Elle est comme folle.Elle me racon-nct, traversait le creux de la Piîîettc! te des choses que je ne comprends et sc dirige ait vers la vallée {’e la Meu- pas.Elle e.st bien malade.Il ne sc, du côté de Monthermé.Simconne ne l’accompagait pas.Madelor lui avait dit : me Il faut que tu restes à la maison, mon enfant.Peut-être Marie va-t cl-ric rentrer ; peut-être Rose, elle-même rcviendra-t-elle.Tu seras là.Tu me feras prévenir pour que je puisse accourir aussitôt, la soigner, la sauver, s’il est possible.Prie Dieu pour qu’il la j protège ; moi, je deviens fou, je n'ai inc inc plus la force de prier.I-C vieillard eut beau s'informer auorcs des gens qu’il rencontrait.Personne n'avait vu Marie.Mlle ne pou-vïU être loin cependant.Où s’était-«lie cnfmc ?Ou se cachait-elle î S, elle avait gagné la Meuse, n’é-tait-i! pas trop tard ?Un accident terrible n etait-il pas arrive ?Rose h suivait-elle ?Si l'enfant avait eu ce courage et cette présence d'esnrit nen n était perdu.Elle sauverait Ma ne.colmnec qUC" 1,eurcs' Madelor 1« ni d , n T»°ns: 11 vis!ta Ic m lîova l! t 'HUUa Lomrue.MriU ________ p armais connaïcc 'on?uc-Haie.Chacun le et de* Ma'* Ct a.renCOntrc Jérôme Buué Paysans du Haut- Person n un sccrct pour our quelques sous des pay- sans sc mirent à la rl,* „ * _| nr .a ia «imposition de campa- Madclor, sc jetèrent dans h S'cÛin IC$ îaill‘s' suivirent tous M^elor ' ÏS1 ï>«: ¦-=.villac COIS •«««dK?hc— fa» .i .s.U n seul avait r*n 'Centre du côté d avait ren- contrebandier A.1 , lic,Biclue u» 50113 le nom de Ch tff dfans lc ,,a>'s vaitdit: 6 qui lui a.Il y a deux heures t i bante deux jeunes fille - * nU,t tom' I'ar 'e chemin n,?» ; .s -u venaient j’avais ua ballot Comme » aime pas à ê?re " -C * W* je femmes, ic s.,;.par (jCs -sit°t.Mais auUntnore ^ bois aus' reste plus d’argent.J’avais quelques sous.Ça nous a servi.Elle ne veut pas manger.J’ai peur.Venez très-vite.Nous sommes à un village qu’on appelle Geclinne.Je ne sais pas si c'est en France ou en Belgique.Je retiens Mlle Marie par force.Mais elle veut s'en aller.Elle qui est si bonne, si douce, maintenant je ne la reconnais plus.Elle est méchante.Elle m'a battue.J’ai pleure.Ça ne lui a rien fait.Elle m’a battue encore.Madelor rnterrogea Paqueron.—Vous avez vu mon enfant ?—Oui, monsieur, une grande fi 111c qui cvt folle et une autre toute petite.Je leur ai donné à manger.Elles n'ont point d’argent.Je ne pouvais les laisser mourir de faim.La grande a refusé.Que disait-eîle ?—Je ne comprenais pas bien.Elle était très altérée, elle pleurait —A quelle heure l’enfant vous a-t-cîle confié sa lettre ?— Hier, vers dix heures du soir, quelques minutes après leur arrivée.Elle m’a dit il faut que vous portiez ce papier à son adresse.On vous donnera de l’argent, ct vous ferez line bonne action, parce que vous sauverez la vie à ma sœur "Je me suis mis en route.— Que sont-elles devenues pendant votre absence ?Ne craignez-vous pas.?—Oh ! j’ai recommandé à ma fem-de veiller sur la grande.—Je vous remercie, dit Madelor, la gorge serrée, en pressant avec avec force la main du I3dgc.Maintenant, voulez-vous nous conduire à Gedicnnc ?— Volontiers.— Est-ce loin ?—Il faut une heure avec un bon cheval.• Ils se mirent en route.Siniéonnc Blé *j.u ml not 1 20 h 1 30 Pois «lo n 80 À ft ro J r g i* do .0 50 è 0 60 \ voirie do 0 32 0 Sarrasin «lo 0 50 • n 0 70 1 Lin do 1 00 * a 1 05 j Mil «b 2 00 • a •; 50 Blé-d Iri.lt* par rnlnot 0 eo h 0 90 VQLAII.LKS.Dinde* nu « ou pie î 50 a o 00 Oies au couple 0 80 à I 00 Gamirils au roupie 0 45 « a 0 50 Poules uncouple 0 50 è 0 60 Poulets au couple 0 30 K 0 40 LF.UUMES.2 50 h n 9» 00 F« ’’es par minot 0 60 ii i 00 Oiiruoirc par minot .0 80 9 U 1 i oo Paille,,.$1.60 «- rnil «lo pauvre femme 1—l.e départ «les hirondelles— .Si sen l’Albai aise—Sous l'ormeau—I^i Muv-soillaive—L*i Zlnguru—Fartant your D Syiie —Pierre Thermite.A vendre fcoulemenl par R.MORGAN.28, rue la Fabrique, Québec Agent de Gros pour l'Éditeur.Trois-Rivières, 2 mars 1 SM U.1877 .1877 PREMIER PRIX.Mnrkhain, 1877 PREMIER PRIX.AVioglinui, 1877 PREMIER PRIX.Brnmpton, 1877 PREMIER PRIX.Brantford, 1B78 l'REM 1ER PRIX.’.Newmarket, 1878 •8 8 9 TliTÜM Vlri.i l K T K H N A '.i ' 10 N A L10 e( J)iplOnie ü’iiom.nir l’AKlS Kniuco, 1U7! alounr pour la patrie—La 1 a-lsicimu—',c MVIlAII I P .¦.1 'Pi iQ'-j chaut «lu départ -Toujours seul ! ou “Le mas- { tlf*.loronio, Jo/I fjiic fur1 — 1 j • 4 *• tlu c i i'I I *m i v rtî fleur! ; 1 i f !••••••» •• #••••••••••*• •• I oroiitO| 1 b i ! Chaque Instrument Garant! pour 5 Ans.instruments pour Eglises ct Chapelles faits sur commande.Les personnes qui ont l'intention d'acheter ainsi que les auintourfl «ont epécii lenient invité ù examiner ccs instrument?.informez-vous de cc que les personnes qui s’y CONNATSSKNT ou disent.I/.E.N.PRATTI5.il MEILLIM PAPIlîlt ESSATEZ-LE i ! M A G NIFIQ U E M E X T l L L11S T R É Agent C*ènéral pov»i% lut Province de Québec.JLntrepvt General pour la Province No.2So, Rue Notre-Dame, Chez A.J.Boucher.LE 35 _A.TV SCIENTIFIC 310> Troîs-Riviôrcs, 30 Décembre 1879.SUCCURSALE : No 3( RUE D U PL A TON * TKOiæ-RIVlEHEæ.I PRIX DU MARC’IJF I)K DETAIL DE MONTRÉAL.Corrigé tous les Mardis ot Vendredis par les Clercs du Marché Ronsceours.d’instincts, leurs regards cherchaient sc rencontraient, se disaient leurs an- J Beurre frais ji la livre 25 à 0 30 Beurro salé .0 16 û 0318 Fromage 5 la livre .0 13 è û 15 L^ocxr.s Pommes au Baril .3 50 k 4 00 Pummel- fameuse* .0 00 il 0 00 il 0 50 Fèv«.*s par min t .1 10 :\ 1 12 Nav«*t.s jaunes par brl .0 60 • a 0 00 Oignon* rong«i par brl .2 00 il 3 00 Do blanc par minot .o 60 :\ 0 75 Carrot te «i«> .0 30 II 0 40 Betteraves do .0 30 A f.40 Choux pur douzaine .0 20 i 0 25 Vl&XDK* It/euf h la livre (steak) .0 10 il 0 12 I)o a soupe .0 0-1 « u 0 08 sale ••• 0 90* 9000 0 9 0 0 9 9 .0 08 il 0 10 Jainbou si In li vie .0 10 h 0 K Lard «lo .0 06 il 0 02 Mouton par livre 0 08 08 A 0 n 15 i •* Agneau par do .0 un 10 U A u 0 1 «f 16 Lard frais pur 100 Iba .6 50 A G 70 Bo ni* par loi» Ibs .4 00 A 4 50 i es •••• .0 20 A 0 25 Voi.All.LK8 Dindes à la livre .0 07 % a 0 10 Dinde* ( vieux ) au couple.1 20 è o 25 Dindes(jeun-s) do .0 00 A 0 00 Oies do .1 00 A 1 50 Oies à la livre .0 07 A 0 08 Canards nu couple 60 • SI 0 80 Poules «lo .0 •10 A 0 50 08 A 0 09 CIBIRRJI Canards (sauvage*) au couple.0 00 % u 1 25 do noir do .
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