Le Constitutionnel, 17 juillet 1879, jeudi 17 juillet 1879
i i-r*'- #tr & Ifel !®i I I4f 1 % 11 B1 i 1 ïl I 'in**- • “ •’ VOLUME XI TROIS-RIVIERFS JrUOI 17 JUILLET 1879 Ko- 29 FEU ILLE TO N LE Drame &o Marcilly PAR LOUIS BAI LLEUL.( Suite ) X ArI V eOMMKNT ANNETTK COMPTAIT RÉ- parer le mal qu’elle avait fai I._____I^c fait est que ça été très difficile.D’abord, j’ai demandé à mon grand père de m’amener, mais il a refusé et m’a bousculée par-dessus le marché î puis j’ai guetté l’occasion, j'ai mis mon chapeau et suis venue droit ici, où le directeur a refusé de me laisser entrer du juge.Je suis ; qui m’a, à peu de promener.Alors je me son.Elle entend meme ma réponse.—Je la voudrais au diable, alors, et Je m’inquiète peu qu’elle entende cela.—Silence, elle est très bonne pour moi, et je ne voudrais pas l ottenser, parce qu elle ne fait que sou devoir.—S’il vous plaît, mademoiselle, je ne suis pas offensée, et je supporterais bien '.les choses tie la part de vos amis.Il est tout naturel qu’ils me voient là avec déplaisir, et ce qui m é j ne en moi, non, pas même pour sauver] faire ainsi appel à vos sentiments ni Elle répondit : sa précieuse vie.et quoique ça me tenter votre fidélité.Mais j’ai été —Venez.fende le cœur de la voir souffrir ainsi, emportée par mes émotions, je me Et ils se quittèrent dit madame Burnel, eu portant de nouveau son tablier à sa figure et en recommençant à pleurer.Pas me ne si je vous offrais dix mille francs, vingt mille francs.Pas même quand vous m’en oflririez cent mille, m idcnoi e le.suis oubliée, j’ai agi sous l’impulsion Le soir même,.le bruit se répandit du moment.La tentation était trop dans la ville que la demande de sursis forte ; la mort me semblait si amère ! ou de commutation de peine avait et la vie si douce, dit Emma avec un été rejetée et que l’exécution aurait profond soupir.j lieu un jour très-prochain.— Comment pouvez-vous être as-; XXV [ sez cruelle pour refiner de la laissez , selle de Marcilly ; dont les malheurs sont, sans doute, les seules titres à vo tre sympathie ; car vous lui êtes probablement étrangère, et vour ignorez tout ce qu’elle a de qualités et de nié rite, dit Georges.—Moi ! voilà où vous vous trompez.Loin d’être une étrangère pour moi, elle est la meilleure amie que j’aie au monde ! s’écria Annette, qui tonne, c’est que vous me supportiez;J dez-ia seulement, dit A miette habile- v.I I l> I I I i I » v.| U* * * • • ' • • • i I ^ 9 % % • _/ 1 r & Regardez Emma, alors ; si vous ! aller ?Même en supposant que vous | CE QUI ADVINT DU PLAN FORME FAR | quelques mots raconta l’histoire voulez pas la laisser sortir, regar- eussiez tort, ce serait bien peu de cho bienveillan- • ment.se en comparaison de la satisfaction que vous auriez de la sauver, dit An- ANNA MON FA IGNE.de sa connaissance avec Emma.Durant tout ce temps, la jeune fille Le lendemain matin, tandis que 1 était restée* debout devant de l'ave-Georges tie Faverollcs était assis chez roi les, assis sur une chaise.et, se levant, il conduisit à un vous meme avec m excuser, nia-cette affreuse cala- tatation extrême, apparut devant lui.j mité m’a profondément troublé ; vous —Comme cela, votre mission à l’a- le voyez, j’oublie même les plus sim-ris n’a pas réussi- ! pies politesses de la vie.lui qui peut vous sauver même à la relies furent les paroles qu’elle pro | —Je le sais, je le sais, répliqua An-onziè.ne heure, dit madame Burnel 1 nonça brusquement en relevant son , nette impatiemment; niais ne perdez voile en abordant de Faverollcs.* 4 * • .I dit Emma.—C’est vrai, mademoiselle, et vous avez raison.Ayez confiance en Ce* ù.c :t j Cédant à une impression nouvelle.1 en s’essuyant les yeux.Et à présent, voile en abordant de faverollcs, j ni votre temps, ni vos paroles à des ' Emma s’avança vers elle, et lui pre-, écoutez moi.J’entends venir la fem- Celui-ci soupira et la regarda avec I excuses ; je n’en ai pas besoin.Ce que nant les mains s’écria : i me qui va me remplacer.N’allez pas surprise.I je veux, c’est votre coopération dans .« • » .?i.'.________tk____i _______: _ ! « • _ _______ » ., creature innocente, ne me au chapelain de la prison, je lui ai dit ; leva, la figure paie, les j imbes tre n- quclle excellente amie vous aviez été blantcs, et s’approchant d’elle, murmur moi et combien j’avais été cou- mura d’une voix rapide : ^ .1L î m, .k • \ 7 /*\ • • • **«»«»** * I * ?.iti#* ni 'wl » 1 f* pablc envers vous.—J'ai prié, j ai supplié, j’ai pleuré tant et si bien qu’il a été voir le juge et que me voici.Mais je ne suis pas venue ici pour rien Emma, j’ai dit que vous ne mourrez pas, et vous ne mourrez pas, aussi vrai que le ciel m entend, ajouta Annette à voix basse, et en regardant par-dessus son épaule madame Burnel qui se tenait le plus éloigné possible, à l’autre bout de la cellule.__Quelle est cette femme et qu’est ce qu’elle fait ici ?Pourquoi ne s’en va- t-éllc pas et ne nous laisse-t-elle pas seule en ce moment ; puisque je suis avec vous, elle peut bien s’en aller.Dites le lui.% __Mon amie, son devoir est de rester.On ne veut pas me laisser un instant seule.* __C’est sans doute dans une bonne intention ; mais vous n’etes pas seule en ce moment , puisque je suis avec vous, elle peut bien sen aller.Dites e lui —Mon amie, vous vous trompez.Ce n’est pas par bonté, mais par sécurité qu'on me garde ainsi, et madame Burnel ne pourrait nie quitter quand bien même je lui demanderais.— Mais j’ai à vous parler en particulier; je n’ai pas besoin quelle enten de ce que j'ai à vous dire, lui murmura Annette à l’oreille.On ne permet à personne de me parler ainsi, et elle est ici justement pour entendre ce que nous disons, répliqua Emma tristement.—C’est très désagréable.—C’est la règle invariblc, et une sage précaution qu’on emploie dans tous les cas pareils au mien.Je ne puis donc m'en plaindre.— Mais pourquoi ?— Parce que, Annette, si on permettait aux amis des condamnés de les voir et de leur parler en particulier, ils pourraient leur procurer les moyens d'échapper.A ces mots Annette devint très pâle, et soupira longuement —Ou, continua Emma, ce qui est pire, ils pourraient leur procurer ce qu’il faut pour se détruire, car bien des malheureux préféreraient mourir dans leur cellule plutôt que d’avoir à endurer la honte et l’angoisse.La voix lui manqua et elle frémit dans tout son corps.—Mais vous, Emma, vous ?demanda Annette, toujours à voix basse, — Je ne craindrais pas autant la mort si cllcvcnait me trouver dans mon lit, même en prison, et, seule,— mais je ne la chercherais pas.Je ne commettrai jamais un crime pour échapper à la souffrance.—Attention ! Cette femme peut-elle m’entendre, quand je parle aussi bas que cela ?murmura Annette à —Je vous demande pardon, la, muet et eloquent appel, sincèrement, je n’aurais pas dû parler ; —Je ne peux la regar ici , e li me comme j’ai fait, mais vous voyez, je coupe le cœur en deux, murmura ne suis pas bonne, je ne l'ai jamais madame Burnel en se cacha n.1 été, ni ne le serai jamais, et quand ; ligure, mon cœur saigne, la tète me br ma langue bat la campagne.—11 n’y a pas d'offense, iiikL.~.-.* .* .* • i ~ i-.» ., .i- , ., - .selle comme je vou < l’ai dit je me- —Oh! écoutez la prière qu'elle ; essayer de lui causer, comme a moi, j —Et vous prétendez avoir sericu- i un plan qui a pour but de sauver tonne seulement ou 'elle, cette pauvre Vous adresse! Kcoutez la! Laissez parce quelle ne se ferait pas scrupule ! sentent le désire de la sauver ’s'écria , Km ma.; haïsse pas j moi sortir d'ici, si jepui;! Donnez i d’aller tout conter au directeur.; la jeune fille avec un accent d amère ] —Mademoiselle e vous remercie au nom de Mademoiselle de Marcilly; mais quelque soitle plan que vous for- avcc j niiez, je crains bien qu’il ne soit d’u- : ne exécution impossible.Et cependant vous n’êtcs pas j —Vous l’aimez, et vous pouvez avait une figure sévère, même arrivé à obtenir un sursis ! | parler de crainte et d’impossibilité lie prit son siège Goorgesde Faverollcs baissa la tête, j quand il s’agit de sa délivrance ?s’é- : lia- —Et vous pensez que le jour fatal I cria Annette avec véhémence.est proche ?j —Mademoiselle Montaigne, je — 1 rès proche, murmura de Fave- j vous donnerais ma vie pour la sauver miles d'une voix étranglée.j si c’était possible, mais tous les pro- d’Ltnma, parler librement devant ce , —Et you .prétendez l’aimçr ?Oh ! jets que vous pourriez former ne dragon femelle, n'avait cependant pas i je vousdis, moi, que vous ne l’aimez m’inspirent que peu de confiance, le courage de dire adieu à son amie, i pas ! Mais je l’aime, moi, et je vous dis —Pourquoi ?Elle s’assit à coté d’elle sur le lit, et ) quelle ne mourra pas! s’écria la jeu- j —Hélas ! mademoiselle, UirCvlCUl cl II.IU.iv* ^ v.v.1 l*il bul V.m i iwwv.ii » • v* •••w ••••• - j i • j k ¦r sans une permission et ne .ne méprise pas répliqua mada- moi cette f.tible chance de vivre.Pen-| A ce moment, et s.ins le moindre ironie.allée trouvai le juge me Burnel en s'eJuyant le, yeux.sez donc, je n'ai peut-être plu , une ; avertissement, la porte s ouvrit.une -je donnerais ma vie pour radie- de chose près envoyée Annette, qui avait regardé maria I semaine a être de ce moltde et il me voix ordonna a madame Burnel de ] ter la sienne, répliqué Georges avec s ie me suis adressée me .Burnel avec un grand intérêt, e faudra mourir d’une mort si horrible ; -sortir, et une autre femme prit sa j tristesse.Aa prison, je lui ai dit ! leva, la figure pâle, lès i imbes tre n- Oit ! ayez pitié de moi ! P-ice .-Et cependant vous n êtes pat 'e amie vous aviez été blantcs.et s'approchant d’elle, mur- -Ces, affreux ! c'est affreux ! Je Celle e, avait une figure severe., meme arrive a obtenir un sursis ! Vous avez il it que mademoi c.ie de Marcilly e.-*t innocente ; vous croyez qu’elle n’ :st pa coup ib e ?—Oui.je le crois , et tout l’univers ne nie ferait pas penser autrement, I bien sûr.— Et, conséquemment, vous devez être d’avis qu’il et horrible de la voir ainsi condamnée a sounrir ?dit Annette vivement.—C’est une martyre ; voilà ce qu’elle est —Chut, écoutez, continua Annette, aimeriez vous à la voir sortir d ici ?.répondez 1 —Si je le voudrais! Tous les soirs tous lc-i matins je prie à genoux pour sa délivrance.—Et vous l’aideriez à s’échapper, si l’on trouvait un plan qui oit rit toute garantie, et toute sécurité pour vous ?demanda Annette d’une voix presque intelligible.— Hein ?— Si vous pouviez faire cela sans vous exposer vous-même, vous le feriez.n’est ce pas < —Hein ?quoi ?je ne vous comprends pas.Mais je ferais pour elle tout ce qui me serait possible.Bien sûr, et elle le sait sans que j’aie besoin de le lui dire.—Et bien, alors, écoutez ! Mais attendez ;—quand êtes vous ici ?—De six heures à midi le matin, et puis de six heures à midi le soir.—Très-bien.A présent, si je revenais demain matin, tandis que vous seriez là, est ce (pie vous ne pourriez pas tourner le dos et fermer les yeux, en faisant œmbîant de dormir, tandis que > changerais de vc:i« nts avec elle, et pui.la laisser .sortir à ma place avec elle, avec son voile bien baissé sur la figure ?—Hein ?quoi ?Non, mademoiselle.—Mais pourquoi ?—Seigneur Dieu, mademoiselle, je n’ose pas.—Vous n’avez pas besoin d avoir peur des conséquences ; il n’y aurait aucun danger pour vous.Vous pouf- ferais tout au monde pour vous, pan- grimaçante:j et elle prit son s vre enfant ; mai - je n o e pa> î lire ce- 1 avec i indilierenced une personne la, je ii’o c pas trahir la confiance qu-j bituée depuis longtemps a ses ft on m’a donnée, répliqua madame Lions.Burnel eu pleurant.Supposer que je sois votre enfant, ne me lai seriez-vous pas sortir, ne risqueriez vou - pas jusq’ua votre âme pour me rendre à la liberté; ou.ciel et terre pour me sauver, mai ; je * m m m .A a nette.n’osant, fonc-dans l'intérêt n avez- .,, .lui prit silencieusement la main.Elle ( ne ‘i | aval » une mere, cfio icmuei.iit longtemps que cela lui fut Na , : i « , .'n.-.L-iinfi'r m i° 1 * permis, et, en partent, eile promit de " , .1 , •, • » I LI, til Alll' III, ei.I.IK'IIU u n ai nas de mere ! Oh ! ayez piue de ., , , .u .u \ikifut mut.- 1 i revenir le lendemain, st elle pouvai moi tout comme s.j c am votre en- | e|J avoir rautorisation.1 fant.laissez moi sortir ! jj sembla à Kmma qu'avec elle le —Je n’ose pas ; que Dieu me par- jcrnic donne, mais je n'ose pas.Vous seriez jj.reconnue et arrêtée avant d’avoir ‘ franchi la porte, oui, avant d’avoir même atteint la cour, votre situation serait pire encore qu’elle n’est maintenant.—Elle ne saurait être pire, et si la chance est petite, il y en a toujours une.Je vous en conjure, accordez moi une chance de vie ! Je ne mérite pas de mourir de cette horrible mort —J’aimerais mieux mourir moi-meme à l’instant que de v jus refuser.Mais vous ne voudriez pas me faire agir contre nia conscience ?Sans répliquer un seul mot.Emma se retourna et s’assit sur le lit; elle laissa tomber ses mains sur ses genoux ; sa tête s’affaissa sur son sein, et elle demeura dans cette attitude avec une expression mêlée de honte et de résignation.lait ainsi était folle.— Elle ne mourra pas! je le répète, dit la jeune fille en répondant à son dernier rayon de soleil avait quitte la ! air d’étonnement.— Qui êtes vous, vous qui semblcz prendre un si vif intérêt au sort de cette malheurcu.c enfant?demanda Georges.—Quelqu'un qui ne veut .pas abandonner mademoiselle de Marcilly à sa cruelle destinée.—quelqu'un qui la fille avec une vivacité qui fit lever vous donc pas songé à la force dé tète à Georges de Faverollcs.\ cette prison, à la vigilance et à l’in-Ii s’imagina que celle qui lui par- ; corruptibilité des gardiens.Durant cette visite, il lui avait paru, en effet, qu sa situation avait été suspendue, ou modi liée.C'est que la nature, la plus tendre des nieras, ne permet jamais que se.-» enfants endurent une souffrance con- ptibilité des gardi A Continuer.tiniic soit du corps, soit de l'esprit, sauvera en dépit des juges, des gcù-C’est ainsi que le malheureux perd fiers et de tout, répliqua la jeune fi.le.conscience au milieu de ses tortures et qu’elle envoie aux affligés des intervalles de stupeur on d’espoir pour contre-balancer l’effet de l’agonie malheureuse folle.—Hélas! pauvre enfant! dit Georges en soupirant et ne doutant pas qu’il ne fût en présence de quelque morale.— Faites attention, monsieur de Fa C’est une de ces grâces qui était verolies, je n’ai pas perdu la tête, com-venue avec Annette visiter Emma, (une je voisque vous le croyez.Pour-et qui l’avait quittée avec elle.Après | tant, je vous avouerai que, si le tour- /V TA ffimèJe Constitutionnel POUR LE CATARRH —Comment pouvez-vous être dure et si cruelle ?s’écria Annette.le départ de son amie, le sentiment de son affreuse position vint de nouveau l’assaillir et elle retomba dans un morne de «espoir.Il y avait peut de temps qu’elle si ment pouvait troubler la raison, je ne devrais plus avoir la mienne ! —Mais qui êtes vous, vous qui montrez tant d'anxiété ?—Qu’importe qui je suis! s’écria L» jeune fille avec impatience.Je suis était ainsi quand la porte s’ouvrit en core une fois, et que Georges de Fa- Anna Montaigne, petite-fille de l’aire ne sui, rien de cela ” ma'ile- | verolies entra danr la cellule.! mirai Dcigrangos, pour ses péchés ! moisellc.Au contraire, cela me brise i Oubliant tout.Emma s'élança vers Mais celait de la moindre consc-le cœur de la refuser, mais ilgré I lui cn C1,:l,u : cpieucc.Ce qui est bien autrement tout, je dois faire mon devoir, repli- : —Georges, vous voilà enfin ?Que important, cest le motif qui m'amène qua madame Burnel, toujours avec , vous avez éte iongtemps abœnt '.Que j ici.Je viens m'entendre avec vou son,mouchoir sur.ses yeux.—Au di iblo votre devoir, s’écria 1 Georges, me laisseront-iU vi- Ar.nette avec véhémence.Ce mot me v,c ^ icpondcz-tnoi ! Ecoulez bien ,c?que dit nu 116-virent! gentilhomme du Itemède OoiiHiitutlounel T.J.11.lllKDISU, K BQ.tinoOK visas, Oxt.CnKit Monsieur.—Il y a -•'nintenunt doux Ann que votre “ Iloradde Constitutionnel pour le ('Atarrae, in’« été communiqué.Si j’nl tant retardé À vot>« endunnordoB nourellon, e Y tait pour m’aioiuror «i co romédo pouviiit mo Kiiérir radicalement.Il eit maintenant do mou devoirde toux raconter loa mer-voilloux efTotu qu’il a produit# en moi.Je *ouflraie d'un Krnnd mal do této dormis plu-eioura annéos avant quo jo fusse oonvamou quo c'était un Catarrhe.Kn lisant votro circulaire j'hî • nu.PXlnL .«HUI .1.É.ILI* I je suis donc contente de vous revoir sur les moyens de sauver mademoi- oScTvoa!»'so:!ib!ora!rrhP’ selle de Marcilly.Elle s’arrêta pour respirer, car, tout fait le même effet qu'une dose d’éaié-1 tique, car je finis par croire qu’il y a plus de crimes commis sous le nom du devoir qu’à l’instigation d’aucune-mauvaise passion.Je ne suis pas aussi vieille que 1 étoile polaire, mais j'ai toujours remarqué que, quand qucl- II ne put lui répondre ; il lui serra le temps, elfe avait parlé avec une vi- riez être soupçonnée, mais vous ne | qu’un va faire quelque chose de si seriez pas condamnât?, car personne ne pourrait prouver que, succombant sous la fatigue, vous ne vous êtes pas endormie.Le pire qui pourrait vous arriver, ce serait de perdre votre place, mais cn vous en dédommagerait cent fois pour une.—Ce n’est pas tout cela, mademoi selle ; la seule chose que je crains, c’est de faire mal.Je n’oserais pas la laisser échapper.— Mais ce sarait un acte méritoire que d’aider un innocent à se soustraire à une mort imméritée.abominablement honteux que Satan lui même ne voudrait pas s'en avouer l’auteur, il iiwoquc invariablement son prétendu devoir.fortement la main cn détournant la tête.Elle le regarda avec une soudaine terreur, et.dans l'expression d’agonie de son visage, elle lut la vérité.Son cœur devint calme comme la mort; ses joues pâlirent, et elle tomba sur la chaise en se couvrant la fi- roconnu quo j’étai# utilisé do co torriblo mal' .T'éprouvai* tant do maluiso quo Jo no pouvai* trouver do noaturo.J'avaiHdoi étouffements «ifré-quont# que j’en perdais Jo sommeil.l’étnis obligé de ino tenir ussia sur mon lit : enfin j'élaU dan# un» i»o*îtion impossible, quand votao Agent vint ù.Walkortown.on Aoftt H70 : Jo m'on procurai trois houtoillos.J’on avais i\ peino pris Jo quart que jo rossont'H du soulageiuent.e quand .l'on eu consommé doux bouteilles et un tiers, jo discontinuai d'on prondro, mo sentant parfaitement guéri do ootto maladie, otju n’on ai pas usé depuis, ni co n’est tout dernit'rftràânt pour lo rhume de cerveau.Lo devoir m’obligeait do vous communiquer co certificat dans l’interôt d ceux qui souffrent ou qui pourraient sduffrlt* do cetto terrible maladU A vous d’on faire co quo gure avec ses mams.Il s’assit à coté d’elle, lui ?acité et une véhémence extrêmes ; niais, comme Georges de Faverollcs continuait à la regarder d’un air inquiet et plein de doute, elle reprit avec impatience : — Vous croyez encore que je suis folio ! mais je ne le suis pas.Je suis seulement inquiète, excitée, ] j’ai les nerfs exaspérés.Comment cn prit la i serait il autrement ?Je n’ai que peu Bien à vous, IV* TINDALL.Minlftro Méthodiste.Port lilsin.Ont.Août 3L 1A78.Domanloz “Littlefield’# Con-ditutionul Catarrh Komody ot n’on prenoz ha# d’autroi.T- J B.ITARDI.Vu Dominion Agent, Brockvillo Ontario.Kn vbnto par lotis le* Droguiste*, seulement une piastre lu Bouteille.Achetez-le - lAsaurz-ln main, et essaya de parler ; mais la | ou point dormi depuis sa condamna tions, et point du tout depuis que j’ai appris qu’il ne reste plus d’espoir.Les nuits se succèdent, et je les passe, les yeux tout grands ouverts, à former des plans pour la délivrer.Une multitude de projets passent par mog cerveau, c’est au poinc que je suis devenue presque ahurie par suite d’agi- — C’est possible, mademoiselle ; ! derrière son devoir ?demanda mada-, échangé entre eux.Ils s assirent, les niais quand j’ai pris cette place, j’ai j nie Burnel en pleurant toujours., mains entrelacées, côte a côte, jus- l’oreille d’Emma.juré d’obéir aux loi i et de veiller à la i —Non, je suis sûre que vous obéis T1 aU moment où 1 heure de la ferme—Je crois que oui.Les murailles garde des prisonniers qu’on me cou-1 sez à votre conscience en refusant de tu|° Pr\son sépara.Alor», en de cette cellule semblent avoir été fierait.Je n’ose donc manquer à ma vous prêter à mon évasion.C’est lui disant adieu, Georges murmura: disposées pour donner de l’écho au parole ou trahir la confiance qu’on a moi qui ai eu tort.Je n’aurais pas'dû Je vous reverrai demain.— Le devoir ne doit pas nous être j vo*x manqua, moins sacre pour cela.Bien des niau-i Alors avec cette force surprenante vaises actions ont été commises au ‘que trouve la femme la plus faible au nom du Tout Puissant, mais nous ne , milieu des circonstances les plus enti-devons pas moins, pour cela, adorer qljc>, elle maîtrisa son agitation, et son nom divin, dit Emma avec un i désirant lui éviter la peine d annon-àccent sduniis et respectueux i cor ^ fata.c nouvelle, elle dit : —Oh ! mademoiselle, j’espère que Je va‘3 mourir.vous ne croyez pas que je sois une II pressa sa main dans un rhuet tatton et de manque de sommeil.Je hypocrite qui se retranche lâche muit désespoir, et pas un autre mot ne fut ne m’étonne donc guère que vous J J "rv “ .r * - i- » - ayez cru que je sois folle ; niais vous devez voir à présent que je ne le suis pas, —Mademoiselle, je vous remercie du plus profond de mon cœur, pour [ l’intérê que vous portez à mademoi- AUX T A MES —u - - BE3 TROIS-RIVIKRES J “ i / < A Los Demoiselles TORTIfT.Ko.21 JlUK D U PLATO .V ., *•.i i h 'il'.// i -O 77/.it; .*.! 1.-.ü.:** 4 « » Offrent learn nervir^ anx «lamoe (Il t rolg , Rivi^rert coniMu nioilrttJK «iü promièf i cl/ serai ,'j^l 7 'M* »#'• >1» • ê G EIIch a'cn^ftgont h confoctlonnor, clua lu,, demi 3- ffoût et uvoo la plus grande ponctualité; toutes espèces de vôtéfuenti potu' 4 dames ot rn fan ta.etc.• .l'ar Fattontion qu'elles porteront aux com- , mandes «]nl jrâujront leur*)tro faites, elle*es* pôron xnôiiter uuo part du pntroaago u'o dame Jo ville.IroJi-HiTiéruQ H Nov 1H77 A :i> JEUDI, i) JUILLET 1379 LE CONSÏITUriÛNNE.HGDINÛN HEBOOMADAIHE VOLUME XI 11 LE CONSI'ITÜTIQKNEL * • * dans la file de journaux reçus au Bureau d'annonces de MAI.Geo, P.ROWTBLL & Oie.10 Spruce Street ou lrûn peut, contracter .rm .yft n » deB annoncés pour ce |)J t Vf—Y U il l\ 66 trouve t L’Orateur maintînt que 11 hio- du droit après avoir subi un examen I toujours tion était dans l’ordre et après d'au- des plus rigoureux et des plus bril- Le Constitutionnel à.TROIS-RIVIERES 17 JUILLET 1879 Débats Parlementaires.très remarques de MM.Chapleau et j knits.On nous informe que M, _ „ Irvine, Thon.M.Langclief expliqua ' grc doit entrer sous peu en société longuement tous les faits sc ratta- j avec un de nos meilleurs praticiens.Assemblée Législative.Séance du 11 juillet.L’orateur prend son siège à 3 heures p.ni.Après quelques affaires de routine et une discussion sur les retards qu’apportait l’imprimeur des votes et délibérations, l’huissier de la verge noire fit son entrée et informa l’assemblée que Son Excellence le Gou-vcrneur-Général et la princesse Louise l’attendaient à la salle du conseil législatif pour recevoir l’adresse des deux chambres de la législature.Les membres de l’assemblée législative sc rendirent aussitôt à la salle du conseil législatif, et, après la présentation de l’adresse que nous publions ailleurs, ils revinrent à leur salle de délibérations.L’honorable M.Irvine, avec la permission de la chambre, propose en- chant à cette censure du 14 Février 1878.Il cita le cas du député de Tcniis-couata qui fut censuré en 1875 après avoir été reconnu comme un menteur public de la pire espèce.M.Langclier compare cette censure, qui figure dans le journal de la chambre du temps, avec celle prononcée contre M.Joly, et il trouve cette différence : que pour la première; le journal de la chambre contient tous les faits et nous inet en état tic juger si le député de Témiscouata, M.Deschcsnes, avait mérité d'etre censuré ou non, tandis que, pour la seconde, on ne voit que la condamnation sans la faute qu’elle atteint.Et la conséquence est celle-ci : celui qui ne connaît pas les faits, ou ceux qui viendront après nous, dans 25, 50, ou cent années, s’ils consultent ces deux précédents, mettront un citoyen, dont l’honneur est intact, sur le même pied qu’un menteur public.C’est cette criante monstruosité qu’il faut faire disparaître du journal de la Chambre.A la séance du soir, les débats furent continués jusqu'à 10 heures sur le même sujet.V ont pris part MM.Deschèncs, Irvine, Taillon, Gagnon, Marchand, Préfontaine, Robertson, Wurtele, et Chapleau.Finalement, un compromis est survenu en fondant la motion principale avec un amendement de M.Wurtele.Par cette entente, la motion, qui a été ensuite adoptée unanimement, ne désavoue pas le procès-verbal de la séance du 14 février 1878 ; mais clic le rectifie en y ajoutant les paroles de.M.Jolv concernant la “ force brutale.” ' L’hon.M.Joly a lui-mème suggéré Ce compromis et nous félicitons les deux cotés de la chambre d’y avoir acquiescé.Les mesures suivantes subissent leur seconde lecture : Projet de loi pour amender l’acte concernant les garanties des officiers publics de la Province.Projet de loi concernant la Cour Su- Nous offrons à ccs messieurs nos meilleurs souhaits de prospérité.Le Comte (Earl) de Caithness et Lord licrridale et sa suite, sont descendus Lundi soir à l’Hotel St.James, pour assister aux courses d’hier.GRANDES COURSES samedi dernier, les fortifications cl vent occasion d’éprouver envers la vendeur ne peut pas retenir la pro-' les quartiers militaires à la Citadelle, noble province que vous représentez, priété de la chose vendue, et qu'il ne - Depuis la capitale de cette* vaste et peut pas même le vouloir.Votre sa- D’après une dépêche de Montréal, grandissante confédération jusqu’à vant correspondant, avec une habilc-la compagnie de navigation de Ri- cette frontière où les provinces de té d’interprétation, dont on ne sau-rnelicu et Ontario parlerait d’une Québec et du Nouveau-Brunswick se mit trop s’étonner, soutient que cela manière avantageuse de scs recettes rejoignent par vos rivières, sur des ri* veut dire que le vendeur, eût-il livré depuis l’ouverture de la navigation.Elle ne s’attendait pas à une saison aussi productive.vages qui rivalisent en beauté, nous la choyé, en demeure le propriétaire, avons rencontré partout la même et qu’il n’y a pas vente, s’il s’én est bienvenue toute pleine de chaleur et réservé la propriété jusqu’à paiement, de spontanéité.Belle logique en vérité! S’il n’y avait La plus grande cité commerciale pas vente, les parties devaient de la puissance, la cité de Montréal, demeurer dans le même état qu’a-a été la première à nous faire connaî- vant, et le vendeur ne devait pas 1ER JOUR, MARDI LE 15 Coupe de la Reine.Dans cette course il y avait sept entrées.Après plusiers départs défectueux M.Dawes retira sa jument Azalia.La course eut lieu entre les Toutes Personnes désirant conserver le corps (cadavre) de leurs Parents, la figure Naturelle et sans odeurs ».n.- m a nous lauc lumidi* vum, cl ic: venueur ne devait pas pour 6 à 10 jours pourront immédia- ti c votre affection envers la couron- se dessaisir de sa chose.Car pourquoi TEMENT A PRÈS-J " .« -l- *- -*- .E.L.DF.SAUI ncur de Pompes Rue Notre-Dame Trois-Rivières.On pourra aussi sc procurer tous effets Funéraires de /ère classe et à prix réel u its.APRÈS LA MORT AVERTIR C ; ne, et cette antique cité de Québec a le vendeur aurait livré la chose, s’il ESAULNIERS, Entreprc- ' aussi,, il y a à peine quelques semai-’ n’y avait pas de vente, et lorsqu’il Pompes Funèbres, No 208 j nés, montré combien son cœur ré- sait quV;/ fait de meubles, possession pond aux traditions dont elle s’ho- vaut titre.D’ailleurs, votre savant norc* ^ ! correspondant 11c s’aperçoit-il pas ici Ce sera notre tache agréable pen- que Pothier ne parle pas de la déli-dant que nous serons avec vous de vrance?—Pour lui faire voir toute son mériter votre amitié et votre Licnvcil- ignorance, nous allons lui citer un lance.Au nom de notic reine, et passage du même auteur: ° Enfin la suivant Zêta, de M.le Dr.W.Robertson.Rose, de M.James P.Dawes.Maple Leaf, de M.L.Chaumcttc.Othello, du Baron Van Pollens.Juidette de M.Alfred J Gouin.B.Eillcy, de M.\V.G.Gouin.Cette coupe est, parait-il, sous protêt.Les orangistes à Montréal, n'ont s eu de demo part quelques escarmouches, la jour- six autres, qui arrivèrent dans l’ordre Pas cu de démonstration le 12.A en notre propre nom, nous vous pri- - livraison par laquelle le vendeur -.I !>art quelciucs escarmouches, la iour- ons d’accepter nos plus sincères rc- s’engage par le contrat de vente" Bourse de Trois-Rivières.Dans cette course il y avait Quatre Entrées.Les chevaux arrivèrent dans l’oide suivant : Diamond de M.Henry Ford.Carleton de G.A.Gouin.Passion de \V.Owen.Little Jennie de M.J.P.Dawes, IǧF Le Magasin du bon Marché est au No.177, porte voisine de la Banque Ville-Marie, Rue Notre-Dame.née s’est passée sans bruit.Il a plu à Son Honneur le Lieutenant Gouverneur en Conseil de nommer Joseph Roy Ecr., de la Paroisse de St.Hyacinthe et Thcodosc Simeon Richer, Ecr, do la ville de St.1 lyacinthc, protonotaires conjoints de la Cour Supérieure, Greffier de la Couronne, Greffiers de la cour de Circuit et Greffiers de la Paix et des Sessions de la Paix dans et pour le district de St.Hyacinthe.inerciemcnts* “ est une livraison par laquelle il doit I.ORNE.“ transférer à l'acheteur tout le droit Après ccttc réponse, les membres ‘‘ ?u 11 a dans Ia,fch°se ct Par rapport du Conseil Législatif ont été présen- ?ccttc chose.N est-ce pas là entés à Leurs Excellences par l’hon.sc,Snci clairement qu’a près la déli-M.Starnes et les membres de l’As- x rance, le \cndeur ne peut pas sc di-scmblce Législative par l’hon M.VQé m d:?r-.n=rg»«-n LÉ CÙlSrilTIOIIÉL 8Q trouve ,i toujours dans la filo do journaiix rp
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