Focus : Saguenay Lac St-Jean, 1 janvier 1981, Avril
BIBLIOTHÈQUE DE LX VILLE DE MONTRÉAL 21 mm\ GAGNON Numéro 40 $1.00 '’«Eg Dossier spécial: protection de l'Ashouapmouchouan.ur un réseau complet et gratuit de garderie M%êEî t— W Des livres qu’on glisse T dans sa poche mais qu’on garde dans sa bibliothèque mA yWXX », •' ."y.- Mm .- N >gue de onze cents titres retrouvailles: ¦ Giono, Benoite et Flora Groult, e Leduc, Kerouac, Malcom Lowry, hn Hawkes, Pavese, Kundera; - - - et des trouvailles: Carpentier, Muriel Cerf, Chen Fou, s ‘eter Handke, Yachar Kemal, Custine, Mishima, etc.Une librairie?Romain ( ran' Les mangeurs detoües II II II II II II ¦¦r lit 11 ,11 ]|| ,-4 h=| « 11.(k: Si omiesse oe degur rail (lui grogne c i< et qui ni an 1 * * Jules Vriu' I i v tour du monde en qualie-vingts JouinI .io|x) jUUK* FOCUS » I i i 11 u l I If I ! LE COLLECTIF DE FOCUS: Sylvie Chenard, Jean Gauvreau, Jean-Guy Girard, Réjean Laforest, Claude Martel, Claude Ménard, Jules Ross et Andrée Sa-vard.Sommaire — 'Mill i ^ii ¦ ^r JUl I II 1 i in À propos COLLABORATEURS (TRICES) À LA RÉDACTION: Louis Briand, Jean-Marc Brisson, Pierre De-mers, Charlotte Desbiens, Maurice Dumas, Gladis Gaudreault, Martin Munger, Claude Poulain, Luc Simard et Benoît Viens.Le rapatriement de la constitution Un monde de sourds Pour Pan 2 000! _____________ C0LLAB0REURS (TRICES) À LA PHOTOGRAPHIE: 3 Rosanne Laforge, Serge Maltais et Paul i Cimon.!: I REMERCIEMENTS À: ' Lina Lessard, Louis-René Ménard, Odette Normandeau, Léopold Pageau, aux enfants de toutes les garderies, ceux et celles qui y i! i travaillent et à toutes les personnes-> ressources que nous avons consulté ce : mois-ci.J PUBLICITÉ: IMPRESSION: i Jean Gauvreau.L’Imprimerie d'Arthabaska f:l I PHOTO COMPOSITION: Potvin Bouchard _________ (entrevue commentée) Pour un jardinage à la portée de tous _ La militarisation dans le monde ___________ Nos garderies régionales Port-folio ______________ Qui fait quoi ___________ fl H Imprimerie Le Lac-Saint-Jean ÉDITEUR: Les productions Carouges Inc.234, rue Sainte-Dominique, Jonquière.Tél.: 547-3245 — 542-7807.ABONNEMENT: La revue Focus, C.P.10, Jonquière, G7X 6K8 Régulier: $10.00 Institution: $15.00 De soutien: $25.00 DÉPÔT LÉGAL: Bibliothèque nationale, 1700, rue Saint-Denis, Montréal.Bibliothèque nationale, Ottawa.COURRIER DE DEUXIÈME CLASSE: Enregistrement no 4204 Port de retour garanti: La revue Focus C.P.10, Jonquière G7X 6K8 La revue Focus est membre de l’Association des éditeurs de périodiques culturels j québécois.Les articles du magazine peuvent être reproduits sans autorisation écrite dans toute ! publication non vendue et à but non lucratif.Dans ce but précis, la rédaction du magazine apprécierait recevoir un exemplaire de la publication où est reproduit un ou des ar-i tides de la revue Focus.¦ Dans tous les autres cas, une autorisation I écrite est requise.L’autorisation expliquée plus haut exclue la reproduction des photos.Média ___________ Humour __________ Revues littéraires B.D.____________ Alimentation _ Cinéma __________ Écrit ___________ Environnement Esotérisme _ Livres et bouquins Focus sur Focus.Plein d'enfants dans ce numéro, en liberté, pardon, en garderies.“Y es-tu beau un peu, c't enfant-là".La militarisation, c'est un peu moins beau, le premier d'une série de deux sur le sujet.Et le climat politique depuis le référendum, ce riest pas très beau non plus, ça sent la menterie à plein nez surtout avec les élections à venir ou passées.Plus terre-à-terre, avril parle des jardins, plein de trucs entre autres sur le compagnonnage.Et des travailleurs de Potvin-Bouchard, une grève qui dure et dure, bientôt sept mois.Et si ça vous tente, allez lire l'article sur le bruit, dans une discothèque, un bar, ou autre “boîte à musique", lisez-le tout haut et vous ne vous entendrez même pas (ce qui ne veut pas dire que nous avons toujours raison)! En plus, des chroniques, des chroniques et des chroniques.Si vous ne retrouvez pas toutes les chroniques du mois passé, ce n'est pas que nous faisons preuve de laisser-aller mais comme nous l'avons déjà mentionné, c'est quelles reviennent à tous les deux mois.Sauf Alimentation, une série de trois sur les additifs alimentaires, et Environnement, aussi une série de trois sur les pluies acides, qui ont débuté en mars, qui se poursuivent en avril et mai.Finalement, un inséré de 20 pages préparé par le Comité pour la défense de ÎAshuapmouchouan.5 11 15 18 21 26 37 39 8 30 32 34 49 50 52 53 54 54 58 3 iCçy cOjLs C&AS.S cCe*AA~4lsiu£s , "'-«oi*.Luent.ns ^ ^«grês fond ,fS ,°« nncorek ^ '»««« Wn, rf P«“e« *» ^s&s: «*£ £?!***» lentPlussethqUe neveul*J!flrecas aswjS3à?jSSsS^S^Sa zwm^-^^Sz^s ueraoges-tu?i-'HlS ,ranges-fu?Pierre Demers ,*:>;* vv A.V\ 'lie il ai i musu MC OU.DKSROSII RS PII RK» DI S KMSM U \ ROBERT C.1ROI \ urea un i.îc.arè BIRWKDll" AXEL MAK.KV FOZANNE LAFORGE ¦JtXkF FOCUS tion directe aux garderies (2) le Québec "social-démo-: crate" ne verse que 2,00 $ par place au permis et subventionne certains parents en regard de leur salaire.Cette subvention aux parents qui est versée ' directement à la garderie ne touche que 173 familles, dont 124 familles monoparentales et représente un déboursé total de 1 148,00 $ par jour pour le M.A.S.Si l'on additionne I cela au 2,00 $ dont nous parlions tantôt, cela revient à dire que le M.A.S.ne verse que 4,30 $ par enfant en garderie ce qui est toujours très en deçà du 15,34 $ de l'Ontario, montant qui est d'ailleurs en révision à la hausse.Une chef de famille monoparentale subventionnée qui gagne 200,00 $ par semaine devra tout de même débourser 27,50 $ à la garderie pour la semaine.Toute la classe des salariés moyens est sacrifiée, elle ne fréquente d'ailleurs pas ; beaucoup les garderies.Le : dernier budget Parizeau ne .laissait pas présager un changement radical et l'éven-: tualité d'une victoire de Ryan et dé ses idées conservatrices [sur le statut de la femme laisse songeur sur l'avenir d'un réseau de garderies intégré.Ce sont donc les parents : qui assument la majeure partie des coûts du service en garderie.Comme le disait Suzanne Gravel du conseil d'administration de la garderie d'Alma: "On est encore loin de la procréation reconnue comme un phénomène et une responsabilité sociale.C'est encore à la femme et au mieux, aux parents d'en assumer l'entière responsabilité".C'est aussi à eux que revient la charge de mettre sur pied les garderies.Comme la majeure partie de la clientèle des garderies est formée par des familles dont les deux conjoints travaillent ou par des familles monoparentales, c'est donc un trpisième emploi qu'il faut ajouter au double-emploi déjà bien connu de là femme au travail.La politique du gouvernement pour l'extension du service de garderie est, comme l'enfer pavée de bonnes intentions, elle oublie cependant quelques réalités.Qui pourrait contester le bien-fondé d'impliquer les parents dans une démarche qui les concerne au plus haut point?Lorsque tout le travail doit se faire sur une base bénévole, que les normes Sont souvent tatillonnes, les délais extrêmement longs, que l'agent de liaison de l'Office des garderies pour la région demeure à Montréal et quelle s'occupe en plus d'un quartier de Montréal, comment se surprendre que si peu de nouvelles garderies voie en le jour.L'absence de C.L.S.C.sur la majeure partie du territoire de la région a elle aussi, beaucoup nui à l'émergence de nouvelles garderies.Les organisateurs communautaires de ces centres servent souvent de bougies d'allumage aux nouveaux prôjets.On prévoit d'ailleurs l'ouverture d'une garderie en septembre à Chicoutimi-Nord dans les nouveaux locaux du C.L.S.C.L'utopie du possible ou du nécessaire Quel meilleur temps qu'une période électorale! Combien de personnes peuvent aller reconduire leurs enfants à pied ou même à bicyclette à la garderie et y rester à l'occasion deux, trois ou même quatre heures?Combien de personnes peuvent entrecouper la semaine en garderie d'un après-midi ou même d'une journée passée en famille?Le taux de chômage dans la région est pourtant intéressant! Pourquoi n'y aurait-t-il pas une garderie par quartier, même si elle est plus petite, ou les parents pourraient s'impliquer ailleurs que dans le “conseil d'administration"?Pourquoi ne pas penser aux garderies comme un service communautaire qui pourrait recimenter les bases mêmes d'une nouvelle communauté?Quand pourrons-nous parler des valeurs dispensées à nos enfants par les garderies; valeurs non-sexistes, de coopération, de saine alimentation, etc.?De garderies autogérées par les travailleurs et les parents?Demain?Jean-Guy Girard père célibataire à demi-temps.Claude Martel FOCUS Syndicalisation dans les garderies?"Plusieurs parents aiment tellement leurs enfants et sont tellement frustrés de ne pouvoir passer plus de temps avec eux, qu'ils ne peuvent concevoir que c'est aussi une job que de travailler en garderie".Entendu dans un café à Québec d'une cuisinière de garderie coopérative.Les travailleurs de 52 garderies à travers le Québec sont syndiqués, de ce nombre il n'y en a qu'une au Saguenay-Lac-Saint-Jean; les Petits-poussins à Arvida dont le responsable a d'ailleurs contesté l'accréditation syndicale des travailleurs.Pourquoi se syndiquer dans ce secteur?"Pour revendiquer de meilleures conditions de travail, des rapports enfants/travailleurs qui tiennent compte de la réalité, un meilleur aménagement des locaux, des normes minimales, etc.Toutes revendications qui se soldent par une amélioration de la qualité de vie des enfants".Nous répondra Johanne Shermann, employée depuis plus d'un an à la garderie des Petits-poussins.Les parents-usagers formant le conseil d'administration deviennent en quelque sorte des patrons qui tentent d'administrer leur maigre budget sans que ce ne soit obligatoirement à l'avantage des travailleurs.Entre eux et les employés, on retrouve le responsable de la garderie.Dans la majorité des garderies de la région, il ne semble pas y avoir de problèmes majeurs, le responsable et les employés étant solidaires.Dans quelques-unes cependant, le responsable, investi de certains pouvoirs se transforme en «petit boss»,' dirigeant la garderie comme s'il s'agissait de sa propre entreprise.Même dans les garderies où le climat de travail est sain, la syndicalisation si elle ne vire pas à l'affrontement, permettrait de créer un groupe de pression visant à améliorer, ou plutôt revendiquer, un réseau de garderie conforme aux besoins des enfants, des parents et des travailleurs.Jean-Guy Girard 48
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