L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1 juin 1890, lundi 2 juin 1890
2 JUIN 1890 Numéro IL IIme Année u* JOURNAL D’EDUCATION ET D’INSTRUCTION PARAISSANT LE 1er ET LE 15 DE CHAQUE MOIS, LES VACANCES EXCEPTEES J.-Î5.CïiOUTIEK, liédacteur-propriétaire Prix de l’abonnement : UN DOLLAR par an, invaria^1 \t payable d’avance Toute correspondance, réclamation, etc., concernant la à l’école normale Laval ; celles concernant l’afL' ' no.30, rue de la Fabrique, Québec.\J& -Çy&VL 1 _ à J.-B.Cloutier, professeur &AlV' atERS & Frère, imprimeurs-éditeurs.SOMMAIRE.— Actes officiels : Délimitation et érection de municipalités scolaires.— Pédagogie : Conseils aux instituteurs.— Rapport de l’honorable Surintendant de I’Jnstruction publique pour l’année scolaire 1888-89.— Compte rendu de la dernière réunion du comité catholique du conseil de l’Instruction publique.—Les maladies contagieuses dans les écoles.— L’IIygiène.— Almanach utile.Petite revue.— U ne critique éiogieuse.Actes officiels Département de l’Instruction publique Demande d'érection d'une nouvelle municipalité scolaire.Détacher de la municipalité scolaire de “ Saint-Polycarpe, ” dans le comté de Soulanges, le “Village de la Station du Coteau, ” et l’ériger en municipalité scolaire distincte sous le nom de “Municipalité du Village de la Station du Coteau” avec les limites qui lui sont assignées par la Proclamation du dix février 1887.L’avis donné aux fins de l’érection ci-dessus, dans la Gazette Officielle des 5 et 12 avril dernier 1890, devant être considéré comme nul.Département de l’Instruction publique 11 a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un ordre en Conseil, en date du 10 de mai courant, (1890), d’annexer à la municipalité scolaire de Sainte-Blandine, érigée par arrêté en Conseil du 14 novembre 1873, les dix premiers lots des premier, deuxième, troisième et quatrième rangs du canton Neigeite, dans le comté de Rimouski, et alors toute la paroisse de Sainte-Blandine continuera à former la municipalité scolaire de Sainte-Blandine, et que l’arrête en Conseil du 14 novembre 1873 soit amendé en conséquence.Département de l’Instruction publique Demande d'érection d'une nouvelle municipalité scolaire.Détacherdela municipalité scolairejde “Withon” dans le comté de Compton, le territoire suivant savoir.lo Borné à l’ouest par la grande ligne de séparation entre les parties nord-est et sud-ouest du canton de Wbitton, laquelle ligne traverse les 1er et 2e, rangs “ Otter-Brook,’’ entre les lots 63 et 64: 2o Au nord, par le canton de “ Winslow ” ; 3o A l’est par les cantons l’Aylmer et de Gay burst ; 4o Au sud, par les limites de la municipalité scolaire du village de Mégantic, i.e.la ligne de division entre les rangs 10 et 11 nord-est de “Wbitton’ ’ depuis les lots 1 à 9 inclusivement, et la ligne entre les lots 9 et 10 des rangs 11 et 12 A nord-est de “ Wbitton,” et b ériger en municipalité scolaire distincte sous le nom de “ Sainte-Cécile de Wbitton.” 162 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Département de l’instruction publique Il a plu àjSon Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, de nommer MM.Joseph Roy, Joseph Hurtubise et Etienne Lafleur, syndics des écoles dissidentes de Leslie, dans le comté de Pontiac.GÉDÉON OUIMET, Surintendant.Eriger en municipalité scolaire sous le nom de 11 Côte St-Paul de Jacques-Cartier ” : 1° La concession connue sous le nom de ¦ celle-ci, mais encore pour prémunir les sujets sains contre la contamination directe ou in- Iplli I tète tout élément qui y serait déposé, et qui «IP pib- directe, au cas, très fréquent, de guérison imparfaite ou de récidive.Enfin, tous les objets ayant été en contact avec la tète des peladiques seront désinfectés, sinon détruits.Cette mesure est nécessaire, môme pour le peladique, qui peut être réinfeclê par ses propres coiffures.Tuberculose.Il me reste, Monsieur le Recteur, à vous entretenir de la tuberculose, dont l’Académie de médecine signale les progrès menaçants, et je ne saurais mieux faire que de vous communiquer les conclusions adoptées à ce sujet par la haute Assemblée dans sa séance du 28 janvier 1890 : lo La tuberculose est une maladie ^parasitaire et contagieuse ; 2o Le microbe, agent de la contagion, existe surtout dans les poussières qu’engendrent les crachats desséchés des phtisiques et le pus des plaies tuberculeuses ; 3o Le plus sûr moyen d’empêcher la contagion consiste donc à détruire les crachats et le pus, avant leur dessiccation, par l’eau bouillante et par le feu ; Le parasite se trouve aussi quelquefois dans le lait des vaches tuberculeuses; il est do ic prudent de n’employer Le laitqu’après l’avoir fait bouillir ; 5o L’Académie appelle l'attention des autorités compétentes sur les dangers que les tuberculeux font courir aux diverses collec-tivi tés dont elles ont la direction, telles que lycées, collèges, etc.En me transmettant ces conclusions, M.le Secrétaire perpétuel de 1’ Académie de médecine fait remarquer que les quatre premiers paragraphes sont d’ordre exclusivement scientifique et s’adressent surtout au corps Itisioiiaii: L® au! fcfer.œ tara p leur ferai iits et L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 173 iced edical raire, dernier ¦e purement pour ainsi dministratif, et l’Académie ne se dissimule pas les difficultés que présentera l’applica tion de toute mesure de prophylaxie vraiment efficace dans les établissements d’instruction.s$i){ Isoler de ses camarades, ou rendre à sa ; famille un jeune homme sous prétexte d’un état de santé dont ni lui, ni les siens ne isoupçonnent et ne doivent soupçonner la gravité, est en effet chose bien délicate.Une décision aussi grave, entraînant des conséquences aussi sérieuses, 11e devra jamais être prise que sur l’avis fortement motivé du médecin de l’établissement, et meme après consultation de plusieurs médecins.Mais avec quelle prudence les chefs d’établissement ne devront-ils pas s’efforcer de justifier, meme un simple isolement, à plus forte raison, l’exclusion, aux yeux de l’élève et de sa famille qui ne se doutent pas du danger dont ils sont menacés ; quelles ingénieuses raisons ne devront-ils pas invoquer pour leur persuader que ces mesures sont prises uniquement dans l’intérêt du sujet lui-même.p- lia- ;et >an ois est 'Ci es es !£¦ ic le l Ce ne sera pas trop du tact le plus délicat pour mener à bien une pareille mission.Mais je connais le dévouement de nos fonctionnaires et l’intérêt qu’ils portent aux enfants confiés à leurs soins, et je sais d’avance qu’ils ; sauront, le cas échéant, apporter toute la prudenceet tousles ménagements nécessaires ! à l’accomplissement du pénible devoir qui I pourrait leur incomber.En terminant, Monsieur le R.ecteur, je n’ai j- pas besoin n’insister auprès de vous sur l’importance de la présente circulaire.Je vous prie de vouloir bien en faire parvenir un exemplaire a MM.les inspecteurs d’Aca-1 démie, à MM.les proviseurs et principaux | des lycées et collèges de garçons, à MM.les : directeurs d’écoles normales et à MM.les inspecteurs primaires, à Mmes les directrices : des lycées, collèges, cours secondaires, et écoles normales de jeunes filles de votre ressort, ainsi qu’aux médecins de ces établisse- ments, et je vous serai obligé de veiller personnellement à l’exécution des dépositions qu’elle contient.A.Fallières.-—o -0— o- HYGIENE NATATION ET BAINS FROIDS La natation, comme tous les exercices du corps était en grand honneur dans l’antiquité, chez les Egyptiens, chez les Grecs, chez les Romains.D’après Hérodote, le Macédonien Scyllia, qui vivait sous Arta-xerxès Mnémon, faisait huit stades au sein de la mer pour annoncer aux Grecs le naufrage de leurs vaisseaux.Depuis longtemps on vante les habiles nageurs des îles de l’archipel, et Tournefort assure qu’un usage des Lemniens défend à leurs jeunes gens de se ma l ier s’ils ne savent pas plonger à huit brasses de profondeur.Chez les Romains, on disait d’un homme ignorant : u II ne sait ni lire ni nager.” Les anciens Francs avaient une réputation spéciale comme nageurs, ainsi que le témoigne Sidoine Apollinaire.Les peuples qui habitent les bords de la mer excellent, en général, dans l’art de nager; on ci:e les nègres parmi les meilleurs nageurs.La natation exige un déploiement de force assez considérable.Le corps de l’homme, plus pesant que l’eau, tend à aller au fonds : de là la nécessité d’un effort énergique pour lutter contre cette propension naturelle.Le corps a d’ailleurs, d’autant plus de tendance à enfoncer que l’on est plus maigre.Les gens gras surnagent plus facilement.Tliéve-not dit môme avoir vu à Naples un homme si chargé de graisse, qu’il se promenait dans la mer sans se mouiller plus haut que la ceinture, malgré ses efforts pour enfoncer.On peut, d’ailleurs, se rendre plus léger en remplissant, par la respiration, ses poumons de beaucoup d’air.C’est encore un des moyens qu’emploient les plongeurslpour pouvoir rester plus longtemps sous l’eau, 174 RENSEIGNEMENT PEI MAIRE et pour rem inter pins facilement à la surface.Le besoin de respirer ne permet pas aux plongeurs de rester longtemps sous l’eau.Halley prétend qu’un nageur ne peut rester plus de deux minutes dans l'eau sans être suffoqué, et qu’il a même besoin, pour y rester aussi longtemps,d’être très exercé dans son art.Des voyageurs assurent avoir vu des plongeurs rester un quart d’heure et même une demi-heure au fond de l’eau; mais cette assertion est bien difficile à croire, quelque artifice qu’aient employé les plongeurs.Pline dit que les plongeurs plaçaient dans leur bouche, comme réserve d’air, une éponge imbibé d’huile, et c’est ce que font encore les nègres et les plongeurs de la Méditerranée.Mais l’éponge contient une quantité d’air bien minime.Une vessie pleine d’air n’offre de guère plus grands avantages.Aussi pour la pêche des éponges, des coraux, des huitres perlières, on emploie aujourd’hui des plongeurs, à qui l’on envoie, à l’aide d’un tuyau adapté à un costume spécial [scaphandre], la quantité d’air nécessaire à leur respiration.—U Evangéline.ALMANACH UTILE 6111e Mois mO, 1890 30 Jours 1 Jour de Tannée.Jour du mois.Jour de la semaine.FÊTES ET PATRONS Pour Montréal, Québec et la région des fleuves St.- Laurent et Ottawa.Pour Toronto et la province d’Ontario, entre les grands lacs.Lv.du soleil.Cou.du soleil.Cou.de la lune Lv.du soleil.Cou.du soleil.Cou.de la lune.h.m.11.m.h.m.h.m.h.m.h.m.152 1 I> S te Trinité .4 14 7 41 3 26 4 21 7 35 3 30 153 2 L SS.Marcel et Pierre, mrs 4 14 7 42 3 57 4 21 7 35 4 03 154 3 M Ste Clothildies, reine de France 4 13 7 43 lever.4 20 7 36 lever.155 4 M S.François Carracciolo, conf.4 13 7 43 9 31 4 20 7 37 9 23 156 5 J Fête Dieu 4 12 7 44 10 32 4 19 7 38 10 25 157 6 y S.Norbert, év.de Magdeburg.4 12 7 45 11 21 4 19 7 38 IL 15 158 7 s Q.T.S.Robert, abbé 4 12 7 46 11 59 4 19 7 39 11 54 159 8 1> Q.T.S.Médard.év.et confr.4 11 7 46 matin.4 18 7 39 matin.160 9 L SS.Prime et Félicien, mrs 4 11 7 47 0 30 4 18 7 40 0 27 161 10 M Ste Marguerite, reine d’Ecosse.4 11 7 48 0 56 4 18 7 41 0 54 162 IL M S.Barnabé, apôtre 4 11 7 48 1 19 4 18 7 41 0 19 163 12 J S.Jean de S.Facond 4 11 7 49 1 42 4 18 7 42 1 44 164 13 y S.Antoine de Padoue 4 10 7 49 2 05 4 18 7 42 2 08 165 14 8 S.Bazile le Grand, év.et dir.4 10 7 50 2 29 4 18 7 43 2 33 166 15 I> SS.Vite et comps 4 10 7 50 2 56 4 18 7 43 3 01 167 16 L Sainte Trinité 4 10 7 51 3 29 4 18 7 43 3 36 168 17 M S.Avite, prêtre et conf 4 10 7 51 coucher 4 10 7 44 coucher.169 18 M SS.Marc et Marsolais.mrs.4 10 7 51 9 20 4 18 7 44 9 12 170 19 J Ste’Julienne de Falconieri, vges.4 10 7 52 10 05 4 18 7 44 9 58 171 20 V S.Silvère, pape et mr 4 11 7 52 10 40 4 18 7 45 10 34 172 21 S St.Louis de Gonzague 4 11 7 52 11 10 4 18 7 45 11 05 173 22 I> S.Patelin 4 11 7 52 11 37 4 18 7 45 11 33 174 23 L Ste.Agrippa, vge et mr 4 11 7 53 matin.4 19 7 45 11 59 175 24 M S.Jean-Baptiste.4 12 7 5a 0 01 4 19 7 45 matin.176 25 M S.Guillaume 4 12 7 53 0 20 4 19 7 45 0 19 177 26 J SS.Jean et Paul, mrs 4 12 7 53 0 40 4 20 7 45 0 41 178 27 V Octave 4 13 7 53 1 01 4 30 7 45 1 03 179 28 8 Sacré-Cœur de Jésus.Jeûne.4 13 7 53 1 25 4 21 7 45 1 28 180 29 I> SS.Pierre et Paul, apôtres.4 14 7 53 1 53 4 21 7 45 1 57 181 3C L Comm.de S.Paul.4 14 7 52 2 27 4 21 7 45 2 32 f ’ CD *“* t—¦
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