La presse, 29 juillet 1972, D. Arts et lettres
[" UILLE F 1972 - 88e AN NÉ L Nu 14^ ! t J l r I Qa presse; »p: mmmmi vV 1.É * 8«\\.s \\ ' liisi ¦iw>% MtMi ¦¦: '' §MP , S>*\u2019,V 1 mm ¦ ¦.gisi mSm u - r ' ~ ¦ m > 52?i *%f Is r t.- -, la femme.Pour sa pàrt, Marcel Carrière propose une tranche de la vie d\u2019un ouvrier montréalais.Luc Perreault présente ces deux films: \"La Vie rêvée\" (lancé cette semaine) et \"Paul Laliberté\" (en cours de tournage).Avec son premier long métrage de fiction, Mireille Danse- reau aborde un sujet qui lui .tient a coeur: la libération de \u2022 \"r*\t*7^ IUJ.Ü Plfpt *?yr- m Mjpl WimÊ; \u2019¦A .¦*' .\t: ¦«y t-J -Vv_ - WÊÊm mm Êêm : mm -j PPpI* ¦!Ùa2Ï\u2019\u201e 5-v/v v':y \u2022\t\u2022\u2022.3Ç£*>-.x ''-V P 2 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 29 JUILLET 1972 '\"û ¦'¦if ¦ ¦mt: ¦ ¦ .- ; ¦ - ;LES \"MECHANTS\u2019': LE LION JEAN SANS TERRE ET LE SERPENT SIR HISS -Laisser l'histoire se raconter toute seule DE HOLLYWOOD \"Robin Hood\u201d en préparation par Axel Madsen ! collaboration spéciale < \u2022SIX ANS APRES la mon de Walt Disney, l\u2019empire qu'il créa avec une souris continue à prospérer.Du côté créateur, c'est également la tranquille progression \u2014 clans la tradition de I 'U n e 1 e Walt.Mais eu même temps, il y a évolution.Parler avec le premier pouvoir artistique de la maison, TV o 1 f g a n g i\u201cWoolic\u201d) Reitherman.est illuminant.Même ses silences.si j\u2019ose dire, en disent long sur l'état des arts mercantiles.Et quel est le dernier mot?\"On se libéré \u2014 comme tout le momie\".dit Rèi-t Herman.Reitherman et son équipe de.90 personnes sont en plein milieu de \u2022 \u201cRobin Hood\u201d \u2014¦ \"milieu'\u2019 voulant dire qu\u2019ils ont déjà passé un an et demi sur ce long s sortie est annoncée pour Noël 1973.Le secret de Disney, la \u201cformule\u201d de la machine, a toujours été de ne pas lésiner, de ne pas resquiller, mais de dépenser ce qu'il faut pour le résultat recherché.Et, la encore, Disney est unique au monde: personne d'autre ne dépense $4 millions sur un film d\u2019enfants.I.c dernier mot, comme vous dites, est de laisser l'histoire se raconter toute seule et de nous concentrer sur personnages et situations''.dit Wooiie i comme tout le monde l\u2019appelle).\"Dans les trois derniers longs métrages, nous essayons de raconter i'his-toire a travers une bonne situation et non pas avec une sequence de récit.Et Reitherman de s'expliquer.Depuis quarante arts.on fait de la \u201cfull animation'\u2019 chez Disney.Les per-s o n n ages sont dessinés avec soin et leurs actions tracées par des milliers et des milliers de détails.Si M i e k e y Mouse, Bambi, Pluto ou le nouveau Robin des Bois doivent lancer une balle, leur geste est dessiné dans suffisamment de details pour qu\u2019il soit uniforme et.dans un sens, gracieux Le même geste chez Roquet - les-Belles-Oreilles, à la TV, ou dans un dessin animé de salles d\u2019art et d'essai.serait accompli e n quelques croquis qui donnent une impression haché - et bâclée \u2014 parfois voulu, bien sûr.Si ce genre d animation \"minimale\" peut avoir sa valeur, son narine et sa fraîcheur ans le court métrage, dit-:: chez Disney, il est inacceptable dans le long métrage animé.\"Rendez-vous bien compte que.pour garder l'attention des très jeunes p e n d a u t une heure et demie, il faut autre chose que des belles images et des gestes abstraits\u201d, dit Heithermam.\"Il faut, simplement, une histoire.\" La libération chez Disney est dans la conception de l'histoire.Quand Reitherman commença chez Disney comme dessinateur sur \"Blanche neige et les sept nains\", en 1937.l\u2019accent créateur était sur récit et intrigue.Le scenario était roi.disons.\" Robin des bois\" est le \\ ingl-cinquièmc long métrage d\u2019animation de Wall Disney Productions et.chemin faisant, on a appris Reitherman ne le dit pas.mais l'évolution s\u2019est accélérée surtout depuis qu'il devint producteur-réalisateur des longs métrages de la maison, à la mort de Disney, en 1900.La maison est aujourd\u2019hui dirigée par un troïka.Le triumvirat comprend Roy Disney, président du conseil, Dotai Tatum et E.Cardon Walker.Roy Disney, le frère aine de Walt, aujourd\u2019hui âgé de ni ans ( la famille était d\u2019origine bourguignonne, le nom était De Disney, et le père de Roy et Walt né en Ontario en 1859.l'aitté d'une famille canadienne-française de ! 1 enfants) est la figure de proue.En pratique Tatum, 00 ans.dirige l'immense entreprise.Au studio, Reitherman est la première force créatrice.Le premier long métrage d'animation réalisé par Reitherman et son équipe après la mort du fondateur était \"Le livre de la jungle\u201d.un projet déjà arrêté du vivant de Walt Disney \"Les Aristochats\u201d, qui a été le plus grand succès de Disney en France, était la p r e m i e r e production de Reitherman conçue totalement par lui.\"Robin des Bois'\u2019 est sa seconde production \"indépendante\" Né a Munich en 1909, Wolfgang Reitherman arriva aux Etats-Unis dans les bagages de ses parents quand i! avait un an.Après quelques années à Kansas City, il passa son enlanee à Sierra Madré, Californie.Ses ambitions étaient l\u2019aéronautique, mais il aimait aussi faire des croquis.De tout.Il dessinait des paysages mais aussi des petits trucs drôles.Après deux ans au Pasadena Junior College, il dénicha un job chez Douglas Aircraft, puis brusquement, au plus noir de la Dépression, en 1932, décida de plaquer la construction aéronautique pour la vie d\u2019artiste.Aux cours de dessin Citouinard à Los Angeles, il rencontra un professeur qui donna également des leçons aux studios Disney.Avec l'aide de ce professeur, il entra chez Disney comme apprenti animateur.11 progressa avec \u201cSnow While\".\"Pinocchio\u201d et \u201cFantasia\", dessinant des séquences entières.Pendant la Deuxième guerre mondiale, il était pilote d\u2019avions de cargo, volant entre les Philippines et la Chine, retournant chez Disney en 1948.Son nom paraissait sous \u2022mise en scène\u2019 la première lois avec \u201cPeter Pan\" Après \"Lady and the Tramp\".\u201cSleeping Beauty\u201d et \"lut Dalmatians\u201d, i! devint le premier employe .hez Disney à s'arroger l'indépendance artistique en 11)62 avec \u201cThe Sword .the Stone\u201d.Depuis, il a été le réalisateur de tous les longs métrages animés de in maison.Etre le premier nègre \u201cVous savez, dans l'ani-m a t i o n.être réalisateur veut seulement dire être le premier nègre\u201d, dit-il.\u201cIci, nous sommes sept \u201cpremiers animateurs\u201d et six autres qui sont en train de le devenir.Chacun d\u2019eux a deux assistants.Ensuite, il y a 21 \u201cfollowup artists\u201d, ou retraceurs, et tout ce monde forme l\u2019équipe créatrice.11 y a ensuite notre service encre et peinture, où la travail plutôt mécanique de l\u2019animation est fait par une quarantaine de dessinateurs.\" Cela fait 9U personnes.Le nombre est impressionnant quand on pense que tout ce monde n\u2019est pas engage-pour huit semaines comme pour le tournage d'un film de fiction.Ils sont là pendant trois ans! Reitherman a vu \"Fritz The Cat\u201d, le premier long métrage d'animation pseudo-porno, qui fit fureur à Cannes cette année.Même s'il ne partage pas l'idée du film, il admire certaines séquences pour leur degré d'innovation et la partition musicale.11 essaie toujours de voir le travail qui se lait à l'Office National du Film à Montréal, mais pense qu'il faut innover et aller au-delà de Gerald Fotlerlon.Et qu\u2019est-ec qu'il y a de nouveau dans \u201cRobin des bois\u201d?¦ L\u2019histoire d'abord.La ballade du héros légendaire anglais du temps de Richard Coeur de Lion et Jean sans Terre est racontée par les animaux du bois de Sherwood.Ainsi, Jean sans Terre, le \u201cméchant', est joué par un nouveau personnage chez n o u s.Jean-le-lion-maigri-ehon (Joint the scrawny lioni, et c'est Peter Ustinov qui lui prête sa voix.Robin Hood est un renard, le shérif de Nottingham est un loup, le conseiller du roi usurpateur (du trône de.Richard Coeur de Lion), un serpent qui s\u2019appelle Sir Hiss,\u201d \u201cOn a aussi deux chansons qui vont faire fureur, je crois \u2014 écrites par Roger Miller.Brian Bedford prête sa voix à Robin, Terry Thomas est Sir Hiss, et Phil Harris joue Petit Jean, le gros ouïs Le moment pathétique a r r i v e avec la ballade \"Not in Nottingham\", qui est la plainte des pauvres gens sous le règne du tyrannique Jean sans Terre.Un moment \"fou'\u2019 est la chanson de Johnny Mercer, \u2018The Blasted King of England\u2019 \".\"Dans le choix aussi des voix et des interprètes nous sommes devenus plus \u201ceon temporains\u201d.Il faut beaucoup de temps pour dévé-1 o p p e r des personnages avec qui tous peuvent s'identifier.'\u2019 VIENT DE PARAITRE.JOSEPH MASS0H 1791 à 1 847 DERNIER SEIGNEUR DE TERREBONNE Par: HENRI MASSON 3B0 [laijfis 6\" x 9\" 16 illustrations $5.00 IEXP.0 75) Pour information vous adresser â Fauteur 744 Rockland, Mtl.1 54\t274-8678 ' i :¦ S.\u2022.«0 DOUINIQUr BOUtfT * 1434.av.Mc£ill College B4J-9188 lioive meituMcO-Ui \u2022 Centre Levai 681 :55S Consulte: nos conseillers maintenant STUDIOS D'ORGUES HAMMOND LOUEZ Ci.c^ccC 1-Pout 4 SEMAINES incluant: \u2022\tLocation \u2022\tT MMsport \u2022\tTa \u2022\tCour' \u2022\tMontant total S54 2\u2014Plan de 10 MOIS \u2022\tPour moms de Si üar tour \u2022\tAve/ un orque Hammond dans votre maison torque a 2 claviers de 44 notes Mallier: un conflit intérieur par Claude Gingras I DCe-c f.«giSlrcn f- reeen»:, J Symphonic DO .*> en oo d esc mineur j (1^02;, de Mahler.Orchestre ou Conccrfqcocj^ g A- > tertKvv, ci r.Be nard Mdiu .\"Aüag\u2018 de ia Symonortic ru '-t Ph-itps.coffret de- deux disque; 6700 04*).Orcnesfro Symphonique oc i a R.icl.n rie Bavière, dit'.: Rafael Kubeh*.( -\"Llcder fines fahrenden Gesellen\" chantés par DiCtrich Hischcr-D'.esk.-j baryton) (Deutsche Grammophon, a bum de deux dlsaucs, 27C7 05i' i LA \"CINQUIEME\" de Ku-! bciik.incluse dans le lourd : coffret de l'intégrale Mah-; 1er d£__ Deutsche Gramnio-i phou, n'avait pas encore ! paru isolément: la voici.! Quant à la Cinquième de Haitink, c'est l'avant-dernière tranche de son inté-.grate Philips til n'y man-| que que la H r e m i è r eu : Comme la Cinquième ne nécessite généralement que trois faces, Haitink complète avec !'\"Adagio\" de la I Dixième seul mouvement .terminé de cette ultime symphonie de Mali le ri, ; alors que l'album Deutsche | offre une nouvelle interpré-j tation du cycle \"Lieder ; cinés fahrenden Gesellen\" i (\"Chants d'un compagnon | routier\u201d! par Fischer-Dies-j kau.lui 5e Symphonie, oeuvre ! de maturité, marque le debut d'une transformation citez Mailler sur le plan de Demotion et sur le pian de i l'écriture D une part.Mah ! 1er abandonne rêveries, lee-I ries et poesie rustique de dont trois sur quatre itt-rarporent des textes chantés' pour être confronté soudain avec la réalité terrestre.dont il s'éloignera dans ses dernières symphonies.D'autre part, la Cinquième est caractérisée par la \"t o n a 1 i t é évolutive\", Mahler y réclame \"le plus grand nombre possible de cordes\u201d et le plan de l'oeuvre I u i -m é m c est i n h a b i l u e 1 : un grand \"Scherzo\" central, en ré majeur, flanqué de deux parties comprenant chacune deux mouvements Trauennarsch\u201d (\u201cMarche funèbre\u2019\u2019) et \"Stünnisch, bewegt\" (orageux, agité i et, après le \"Scherzo\", le célèbre \"Adagietto\" contemplatif pour cordes et harpe (souvent joué isolement et d'ailleurs popularise par le film \"Morte a Venezia\") et \"Rondo-Finale\u201d lun \"allegro\" débordant de vie et même de joie '.Conceptions assez voisines Indépendamment de toute interpretation littérale ou littéraire tee que Mahler avait en horreur), il est indéniable que cotte suite de mouvements très contrastants représente un conflit intérieur chez le composi- et H.d'âges différents, ont cependant des conceptions assez voisines de l'oeuvre.On note principalement que l'un et l'autre évitent les excès auxquels l'oeuvre a pu donner lieu (exemple: les versions Bernstein et Solti i.l^es deux orchestres sont d'ailleurs de force égale, comme on s'en est rendu compte depuis Je début de leurs intégrales respectives.Haitink anime peut-être un peu plus cer tains passages des mouvements vifs t \"S c li e r z o\".Rondo-Finale\u201d) alors que Kubelik donne une \"Marche funèbre\u201d plus intérieure et un \u201cAdagietto\u2019 u:i peu plus expressif, mais au fond les différences sont minimes.Cette Cinquième de Kubelik constitue d\u2019ailleurs l'une des meilleures parties de son intégrale Mahler: par ailleurs.Haitink bénéficie d une prise de son extrême ment claire (comme dansa récente Huitième i.Four compléter.Haitink dirige r\"Aa.igio\" de la Dixième avec chaleur, alors eue l'album Deutsche contient les \u201cLieder eines fahrenden Gesclien\u201d, et ici il faut comparer Fischer-Dieskau avec lui-même, i.e avec son ancienne gravure de la même oeuvre, sous la direction de Furtwaengle: ere interprt peu plus de spontanéité 's que la seconde parai lectures Poésie, vide et truquage A\tW INTRUSION RALENTIE, par Claude Beausoleil, 133 pp., Editions du Jour.Montréal 1972.LANGAGE 1, 2.3, par Michel Garneau, fait a la Fabrique, Montréal 1972 (trois plaquettes) LE PHARE DES AMANTS, par Elizabeth Limet, 91 pp., E d i t i o n s Lyriques, Montréal 1972.SPHERE ARM1LLAIRË.par Reine Malouin, 82 pp.Editions Cosmos.Sherbrooke, 1971.L'EXPERIENCE d une heure ou deux à laquelle nous convie un recueil de poèmes nous apparaît plus souvent qu'autrement un risque que peu de lecteurs osent tenter sans connaître préalablement ce q u \u2019i 1 s vont lire.Un recueil de poèmes est en étroite relation avec celui qui l'a fait celui qui y a laissé sa marque \u2014\u2022 mais il est aussi en rapport intime avec celui qui le lit, avec celui qui le re-fait.Cette expérience s'avère trop souvent terne et le lecteur qui en sort a l'impression d'y avoir laissé quelques plumes.Et cette production poétique croît avec une incroyable vitalité.Cela dit.jetons un coup d'oeil sur \u201cIntrusion ralentie''.de Claude Beausoleil.LT.tueur annonce ainsi son recueil : \"La lecture pour le moment est un délire qui est postérieur au délire de l'écriture.\u201d Sa poésie, nous dit-il.s'élabore à partir du vide, or malheureusement elle suggère tout autant une démarche et une finalité vidées.Quoique la lecture soit facilitée par la disposition typographique aérée, il n'en reste pas moins que le délire escompté n'est qu\u2019tmiquement t o r m e 1 et difficilement transmissible.Le message poétique, écrit destinataire, repose sur un code qui nous renvoie a un système de signes sans véritable portée traduisible\u201d.L'au leur n\u2019est sans doute pas loin de la réalité dans ces vers .Vide de Vide Je me dessèche en MOTS.J\u2019inscris des mots VIDES Sous une présentation très soignée.Michel Garneau a Tait paraître \u201cLangage\u2019'.série de lu plaquettes de \u201cpoésie\u201d dont les trois premières portent les titres suivants: \"vous pouvez m\u2019acheter pour 69é.\" \"blues des élections\u201d et \"l\u2019animalhumain\u201d.S'apparentant plutôt à la prose, ces recueils versent souvent dans la redite (\"la poésie est faite par tous la poésie c\u2019est n\u2019importe qui\"), dans l\u2019énonciation à caractère de vérité éternelle (\u2019\u2019nous rêvons d\u2019abolir la mort / et nous n\u2019avons pas instauré la vie\u201d ( dans la sincérité de la recherche qui malheureusement ne se retrouve pas à toutes les pages (\u201carriver à écrire humblement\u201d).L'intérêt de ecs plaquettes Se situe précisément dans le ton et le langage utilisés, mais la facilité surpasse trop souvent cette tentative (\u201cc'est po-paul, chamberland qui avait écrit ça / pour passer le temps\u201d).Mais il faut bien avouer que ces déficiences sont à la mesure du propos de l\u2019auteur.Je passerai rapidement sur \"Le phare des amants \", d'K I i z a b e t li Limet Les Editions Lyriques, de par leur nom, semblent déjà enclines à ne publier qu\u2019une certaine sorte de poésie.Le contenu de ce recueil ne répond pas, -mon avis, à la note de l'auteur qui précédait les poèmes (on y parlait de réincarnation de l\u2019amour).De plus, les poèmes sont mal servis par les illustrations de l\u2019auteur qui ne font qu'accentuer la très grande naïveté dans les parallélismes, la simplicité de l'exécution, la superposition du texte et de l'image.Les images coulées foisonnent là où la perception des choses aurait pu être fort belle Finalement, \"Sphère ar-millaire\u201d, de Reine Malouin.est un recueil de poèmes en prose qui s'ajoute à la liste déjà longue des livres qu'elle a fait paraître depuis 1939.Le langage y est souple et élégant mais il semble à la lecture que la poétique de Fauteur se situe à un niveau surtout épidermique, sans véritable dimension \"sentie\u201d et assumée.Un étrange sentiment de \"truquage\u201d ressort; de ce recueil dont l\u2019auteur, imbu de son art, nous propose les étapes.Mais c'est bien écrit Gilles RaccHo (collaboration spéciale) LANcc nqaqe vous pouv« èpiipfi nï\\'d'Htr i .s , V - ; Ifl.C/ARNïAU a.biu« des Hwtiom HP/T 1 -v ' \u2019 - s « MKJIH OARNFAV mê ¦auâ \u2022-.¦\u2018T- r v ¦'JJt ¦ GUSTAV MAHLER Dcuk enrepistremenls de Io Cinquicme.traie même, par moments.La qualité sonore exceptionnelle de Philips, d'une part, et la présence de Fischer-Dieskau, d'autre part, détermineront le c li o i x entre ces deux versions assez semblables de la Cinquième de Mahler.Neanmoins, a u c u n e dices versions ne fait oublier celle de Bruno Walter, ami et disciple de Mahler (malgré une prise de son datant de 25 ansi.version d'ailleurs complétée par le plus bel enregistrement qui soit d t s \"Kindertotenlieder\".soit celui de Kathleen Ferrer (Odyssey i.Dus autres versions de la Cinquième, je retiens tet je note que l\u2019ordre de mes preferences correspond exactement à l'ordre alphabétique 1 : Barbirolli \\ngeli: Neumann, étonnant (Vanguard t; Scher-e h e n.version complétée, comme celle de Haitink, par L'Adagio\u201d de la Dixième (Westminster); et Schwarz (Everest), seule \\ wsion distribuée sur qua-tfp faces.le curieux premier trio, en Marche funèbre \".Scher- d'h y s t é r i e prescrit pat Mahler dans sa partition Ploetzlich schncllcr.Lei- En bref JENNIE TÜL'KEL.mezzo-soprano, avec James L.-vine au piano (et Gary Karr à la contrebasse dans 5 sélections): oeuvres de Stradella.Monsigny, Beethoven, Debussy, i.i>z.t.Tchaïkowsky, Massenet, Offenbach, etc.(\u201cJennie Tou-rel at Alice Tully Hall' Dcsto.coffret de 2 d.DC 7118 19'.Un attachant document l'enregistrement intégral ¦ incluant applaudissements et rappels) d'un récitai que donnait à New-York en 1970 cette grande artiste qui, malgré certains problèmes vocaux, reste l'une des plus émouvantes stylistes qui soient.Prise de son inégale, mais la musique passe néanmoins la rampe ! (Comme toujours cependant, silence autour des origines de Jennie Tourei.Canadienne française.née a Montreal le 2ti vontarskv.pianistes (De denschafüteh.\"Wild ' ii.c.Soudain plus vite.Passionné.Sauvage\u201d), denschaftlich.Wild i i.e.gue (65 minutes), tour a tour brutale, sensuelle et mystérieuse, issue d'une formule sonore de treize sons que l'auteur appelle Mantra\u201d (et qu\u2019il a d'ailleurs dessinée, en couleurs, sur la pochette).Le son des deux pianos est lui-meme modifié quantitative-m e n t et qualitativement par les deux exécutants au moyen de machines électroniques.MICHEL P1GUET (hautbois baroque et flûte à bec) avec Walthcr Stiftner i basson baroque ) et Martha Gmiinder (clavecin \u2022: sonates de Vivaldi, Bonon-cini, Bigaglia, Geminianiel V c r a c i n i ( Erato, STU-70663).Six charmantes sonates baroques italiennes, écrites pour diverses combinaisons instrumentales, et jouées sur des instruments du temps (ou des copies exactes i d\u2019une sonorité plus moelleuse que leurs correspondances modernes.Recherche acoustique, encore, dans l'emploi d'un diapason plus bas que le nôtre, se rapprochant donc des 401 périodes du début du e 'enicnt 4437 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI u9 JUILLET 1972 pnnnnmimfimnng mh HIHta M D 3 I\tA4» g\" sortes r par Reginald Martel L\u2019HISTOIRE est un genre parfois impudique et nos parents qui revenaient de guerre le devinaient sans doute confusément, qui avaient moins à nous raconter que ceux qui.vers la même époque, revenaient des bois où, par les bons soins d'un certain Monsieur King dont l'histoire n'a peut-être pas retenu le nom, ils avaient eu le loisir de réfléchir longuement sur la condition et la comédie humaines (thèmes hautement littéraires).Les récits de guerre ont pourtant leur public, qui ne parait voir la planète tourner que quand elle tourne mal.Ceux qui font leur délice de ces récits me semblent bizarres; je soupçonne en eux l'existence de quelque instinct de puissance hypertrophié qu\u2019une vie trop paisible, de célibataire par exemple.n'aura pas su sublimer.La guerre n\u2019en est pas moins, selon moi.un bon sujet de roman, si seulement l\u2019écrivain consent à faire autre chose que l\u2019austère et suspecte apologie des guerriers et de leur sale métier.Koch Carrier avait plutôt bien réussi son roman de guerre, \"la (luerre, yes Sir!\u201d t!¦ : Pierre Boullc.dont \"les Oreilles de jungle\" .consacré comme il se doit au centenaire ten 1369) de la naissance du grand écrivain français.On peut y lire des HiSTORE DE MONTREAL ROBERT RUMILLY Tome 3 textes d'écrivains aussi considérables que M a r g u e r i t e Yourcenar, Jean Delay (dont les travaux sur Gide font, autorité, tant sur le plan littéraire que psychologique t.Albert Memrni, Pierre de Boisdeffre ou Etiemble.Le lecteur québécois appréciera l'étude bien documentée de Jacques Cotnam.qui est une revue de la critique québécoise sur André Gide Le refus et l\u2019accep-: at ion d'André» Gide au Québec\u201d.\u2019 11 Jour 12> Flammarion '.'it Jullinrd f t Hides.(.T) Gallimard ¦ U Hides .* 71 Gallimard LES COMPAGNIES DE FINANCE, par le Groupe de recherches économiques, 96 pages, aux Editions québécoises (Montréal) - 1972.LE PREMIER numéro de la série \"les Buss du Québec\u201d s'intitule \"les Compagnies de finance\u201d.Vendu au prit: populaire de SI, cet ouvrage est en quelque sorte un travail de recherche par une équipe de spécialiste qui ont fouillé avec ardeur le sujet.\u2019\u2022 .i J f i'i Le lecteur, après avoir pris connaissance de la petite histoire du crédit à la consommation, s\u2019aventurera dans les dédales plus ou moins légaux qui font que les compagnies de finance se tiennent solidement les unes les autres.L'a chapitre est consacré aux compagnies de petits prêts et aux préteurs d'argent, avec: explication sur \"leur place dans le système\u201d.Pourquoi les Québécois sont-ils tant endettés ?Comment les Québécois peuvent-ils se sortir de leurs dettes ?Quelle est la solu-i tion pour mettre un terme à \u201cl'exploitation de ces compagnies\u201d'.\u2019 Lucien Goldmann interprèle Racine Le Québec à tracers ia limette d un sorcier i.1 SORCELLERIE .4 L QUEBEC DU XVI lé au XiXc SIECLE, pur R.-L .Sequin.Montréal, Leméac.Collection \"Connaissance\", 197; 21.5 pp.DT N BOUQUIN dunt le titre propose de dessiner ie paysage du Québec ancien a travers la lunette d'un sorcier (ou d\u2019une sorcière!), il est a présumer que l'auteur devra relever un défi de longue haleine.De lait, le défi se mesure la peui chez les culuiis.Rien de plus naturel! Par contre, notre bonne Marie Ha Marie des livres d'histoire du Canada de notre enfance! ) verra un spectacle tout à fait différent.Marie de l\u2019Incarnation alitait aperçu quatre Demons furieux & enragez aux quatre coins de Québec qui ébranloient la terre avec tant de violette e, qu'ils témoignoient vouloir tout renverser\u201d.Le 25 septembre 16Ü3, ce SITUATION DF.IA CRITIQUE RACINIENNE\", par Lucien Goldman, L'Arche éditeur, Paris, 1972, 125 pages.GE PETIT LIVRE posthume de Goldmann est en réalité une refonte de son \"Racine\" publié chez le même éditeur en 1950.saupoudré de quelques passages extraits du \u201cDieu e a e h é\u201d (Gallimard, 1956 egalement), le tout, sem-ble-t'-il.recomposé et réécrit quelque temps avant la mort de Hauteur.Disons-le d'emblée., le gros intérêt de ce court volume consiste principalement en une mise au point des dernières positions de Goldmann en ce qui concerne l\u2019interprétation des pièces de Racine, positions confrontées à celles de Raymond Picard, Roland Barthes et Charles Mouron on particulier.On sait qu'en gros, Barthes a procédé à une espèce de psychanalyse structurale du texte raeinien.sans référence aucune a l'histoire ou à la biographie de Racine.Charles Mauron G un des pères de la psy-chôcritique), lui, au contraire.part de la démarche opposée: une oeuvre littéraire \u2014 celle de Racine, en l'occurence \u2014 n\u2019a de sens et n'est, signifiante qu'a partir du moment où l'on est cil mesure de la relier à la psychologie profonde de Hauteur.Goldmann ne mange pas de ce pain-là \"La différence entre nos deux interprétations tient au tait que Charles Mauron voit dans l'attachement idc Racine) à P o r t -R o y a I comme un lien inconscient, oedipien et libidinal, un ai lâchement à la \u201cMère\u201d, ou au \u201cPère\u201d, alors qu'il s'agit pour nous d\u2018un attachement mi-conscient, mi- nou conscient, a un groupe d'individus et surtout à une morale et même à une idéologie\u201d (p, 10».Beaucoup plus proche des fines analyses de Barthes i d a n s \"L\u2019homme raci-then\u201d).G o 1 d m a n u part donc du principe que le eu raclère spécifiquement es thétique d'une oeuvre reside dans la synthèse entre une extrême richesse de l'imaginaire et une structura-tion significative étroite ment liée par sa genèse aux structures sociales extérieures au texte.Tandis que pour Mauron par exemple, tout le mou ventent janséniste, dans le quel Racine fut insère, ne représentait qu'une névrose collective \u2014 ils ne pouvaient être que des gens cherchant J\u2018échec et la per sedition et que Racine individu était lui-même at teint de névrosé d'abandon.Goldman n, lui, propose l'explication suivante : t ii individu t Racine) ne sait rait inventer à partir de ses propres expériences, un univers suffisamment riche pour créer une oeuvre va- lable et de dimension historique.alors que le Surnioi, qui est ie résultat de l'expérience.des réussites et des échec-; relatifs de milliers d'hommes, peut structurer une telle création\u201d ' P- 13), En somme, le sociologue ¦ : l\u2019historien devraient se substituer au psychiatre et a i psychanalyste pour ex-pliqucr.sur les plans littéraire et social a la fois, la naissance et la genèse dit héros tragique raeinien.de if,n à K relier au centre de la pensée, de l\u2019idéologie et de la morale jansénistes, l.'n livre a lire par ceux qui ignorent tout de la démarche goldmanienne.dé-larelie qui a laissé sa marque sur toute une école de pensée et par ceux qui aimeraient cire au (ait des diverses perspectives et de situation actuelle de la critique racimeitne.Gilbert TARRAB i ollOboratioii spécialeJ- Les questions sont posées; les réponses abondent.L'une d'elles frappe (p.87): \"I! ne peut y avoir qu'une solution pour les travailleurs: s\u2019organiser pour prendre ie contrôle de la production, c'est-à-dire enfin récupérer ce qui.de droit, leur appartient, soit les moyens de production (usines, machines.bâtiments), les moyens qui.en fournissant des capitaux à leurs propriétaires actuels, les mettent en oeuvre (banques, compagnies d'assurances, compagnies de fiducie, de finance.j, et les moyens qui les perpétuent dans leur forme de propriété capitaliste (commerces, compagnies de pe-ties prêts.gouvernement).Pour ce.il s'agit pour les travailleurs d'exproprier les faux propriétaires actuels, de la classe capitaliste bourgeoise.\u2018 ' CE N EST PLUS UN DEBUT, LE COMBAT EST COMMENCE, par les journalistes do l'Agence de Presse libre du Quebec, 44 pages, imprimé par les Presses Solidaires Inc., 1972.\t- LE VOLUME est mince, mais les idées sont nombreuses, opportunes, de lecture facile.engagées, il va sans dire.En 44 pages, en eliet.! équipe de l'Agence de Presse libre du Québec analyse rapidement.mais efficacement, la crise syndicale que le Québec traverse cette année.Les auteurs rappellent les demandes et les objectifs du Front commun des 210.000 tun minimum de S100 par semaine, à travail égal-salaire égal, sécurité d emploi, etc.), ils rendent compte de \u201cla détermination et de la combativité des travailleurs\u201d lors de cette crise syndicale.De façon concrète.l'APLQ explique les événements et \"affirme des choses qui ne sont pas évidentes au premier coup d'oeil A ce sujet, la \"Révolte de mai 72 au Quebec\" est décortiquée jusque dans les plus petits détails.Enfin, une partie de cette brochure est réservée à l'avenir du mouvement ouvrier québécois et aux obstacles que le système et les autorités en place créeront pour obstruer sa route.En conclusion, l\u2019APLQ déclare: \"Le gouvernement est peu nombreux, nous, nous sommes des millions.\" Dans l'avant-propos, l'équipe declare que le but poursuivi, en éditant celte bru chure, est '\u2018simplement tic contribuer .\u2022 la progression du mouvement ouvrier que bien à la taille de l'homme, historien de renom: Robert-Lionel Seguin.SSrContsrtT En.cofTWsrcr Disons tout d\u2019abord que l'ouvrage parait vouloir par moment se donner l'allure dégagée de l'essai littéraire mais sa lecture nous rappelle trop souvent les traits assez scolaires de la thèse universitaire.Des citations à profusion, ornementées d'annotations, i! faut le dire, pertinentes.C c p e ridant, le lecteur aurait sûrement préféré un texte plus léger où l\u2019émission des positions personnelle' de l'auteur aurait pu colorer le thème si attirant de la sorcellerie et constituer une psychologie de la sorcellerie québécoise.On peut dire que cela constitue les seuls points véritablement faibles de l'expose.Des recherches dirigées adroitement tel des trouvailles!) dans le fouillis que constituent les archives notariales et bailliagères du Canada français offrent au itvtcur une oeuvre intéressante.dans laquelle les modalité; québécoises de la pratique de la sorcellerie -ont bien esquissées.On y apprend par exemple l'origine de la chasse-galerie, on prend conaissance avec surprise que la bonne et respectable Marie (il s'agit évidemment de notre vénérable Mère Marie de l'Incarnation, première supérieure des Ursulines de la Nouvelle-France!) voit, du-rant l'année 1663.des apparitions e- phénomènes cé- scra le tour de Catherine de Saint Augustin d'avoir des vision s fantastiques.Elle les raconte dans une lettre: \"Les démons continuent de me tenir compagnie; mais ils sont moins souvent visibles, que lorsque vous étiez ici, & beaucoup plus sensibles; leur nombre est augmenté, i leur pouvoir plus grand\".Le Jour de l\u2019an Hi(i7, notre Catherine subira lors de sa prière de nouvelles tentations: \"Les dénions, observe-t-elle.me tourmentent extrêmement pour me faire consentir à l\u2019impureté.\" Sans multiplier davantage les exemples, disons que la sorcellerie, de tout temps et en tout lieu, ne fut toujours que prétexte.Prétexté a dénonciation de voi-s i n s embarrassants, prétexte a sublimation sexuelle.prétexte ù explication de phénomènes curieux - telles les crises d'épilepsie, l'impuissance, ou les maladies nerveuses au cours desquelles le patient peut avoir toutes sortes d halu-cinationsi.Prétexte même à la confection d'un bouquin! Tels sont les prinei paux fruits de la sorcellerie.Concluons en taisant une remarque a l'honneur de la Nouvelle-France: malgré une certaine répression civile et religieuse, il n'y eut point d'abus stupide comme les mises à mort de Salem.DOfe* D'abord 5t\u2018J if?ti\u2019.T O'* \"La «\u2022urcellrnc ou Canada iranca»t du XVII au X»V sieelev i»tci a A l'ÂPUC et au MAC Les éditeurs universitaires francophones et anglophones annoncent la fondation de l'Association des Près.-es universitaires canadiennes lAPUC).11 s'agit de la première association d'éditeur bilingue au Canada.Elle encouragera ses membres à coopérer eu vue d\u2019accroître la publication des résultats des tra-\\ aux do r cchercho des chercheurs canadiens dans toutes les disciplines.La fondation de 1APUC met eu relief le rôle fondamental de l'édition universitaire dans le développement de la connaissance de l\u2019homme et de son univers.Chaque livre universitaire constitue en effet une étape vers des recherches plus poussées et de nouvelles découvertes et ouvre souvent.la voie a d'autres publications de type scolaire ou général.Les r e g 1 c m e ni s de l'AI-TC ne comportent aucune clause restrictive en ce qui a trait à l'apparence de ses membres à d\u2019autres associations d'éditeurs.Deux titres au MAC Deux n o u v e a u x.titres viennent de paraître dans la collection \u201cCivilisation du Québec\" du ministère des Affaires culturelles.\"Les Eglises de Charles-bourg et l'architecture rcli-gieuse du Québec\u201d est l'oeuvre de Luc Noppen et de John Porter.Cette étude tait connaître l'histoire de l'église de Charlesbburg et les artistes québécois qui ont travaillé aux trois édita ces qui se sont succédés au service du culte.Selon les auteurs, l\u2019histoire de Cltarlcsbourg ressemble beaucoup à celle de nombreuses autres paroisses et la brochure nous donne ainsi une butine idée de l'évolution de l\u2019architecture religieuse au Quebec.A.ux spécialistes, 1 a brochure offre une bibliographie, le catalogue raisonné des oeuvres conservées à Charles-bourg e: la transcription J'.ares documents perti- I.a deuxième brochure, le Siège de Quebec en 1459\", reproduit les récits de trois- personnes qui ont pris une part active à la lutte qui s'est terminée par la chute de la Nouvelle France.Le premier récit est d'une religieuse de l\u2019IIôpi-i;d Général de Québec; il i.Brousseau dans scs fonctions, je crois de mon devoir de redresser certaines lacunes apparaissant dans son article de jeudi le ?0, à propos du concert d'orgue donné par M.Stephen Rumpf la veille à l'Oratoire.L/auteur s e m b 1 e ignorer un certain nombre de détails d'importance 1 quant à la registration et à ;Ij littérature de l\u2019orgue.Pour ce qui est de la Fantaisie en Sol majeur, il cul été effectivement préférable d'indiquer que celle-ci ti\u2019avait rien à voir avec la fugue qui suivait, bien que les deux s'enchaînent très bien, et qu'aucune règle d'esthétique ne l'interdise.Mais la satisfaction des oreilles est malgré tuui plus importante que les détails de rédaction du programme.Ce qui me surprend le plus est la réflexion de M Brousseau au sujet du Prélude et Fugue en Mi mineur, et je cite: \".M.ltumpf a pris hier une décision incroyablement cavalière et, à ma connaissance sans précédent.en présentant comme deux compositions distinctes I c soi-disant \"Prélude en mi mineur\" suivi plus tard de la \"Fugue\u201d dans le même ion.entre lesquels M.ltumpf a inséré sans autre forme d'explication (cela est d'ailleurs à jamais inexplicable) trois Chorals \u201d \u2022le tiens a faire remarquer qu'il existe une longue tradition, d'ailleurs tacite, ci que les précédents à cette \"décision incroyable- Orchestre symohonique de Montréal i rcac Concerts d'ete de la Banque de Montreal a.c.iovw vsCC'O\u2019.CM* CKA-.GILLES VIGNEAULT nu pupitre: LÉON BERNIER Premiere partie du programme: VICTOR ANGELILLO: Tangentes, pour Quintette de jon et orchestre symphonique MARDI et MERCREDI.1 et 2 août \u2014 20:30 hrcs .red Etauxsu .«k.\".lesde .-_ : :\tEd \u2019 C\tC'A- .Por.î-V.âJ j Les concerts débuteront a Hh'JO précisés cft> SALLE WILFRID-PELLETIER PLACE GÜS ARTS.Montro.il 129 (QuPbci) TPI: 842-2112' FESTIVAL EXPO-THEATRE 5 juillet - 12 août k Les GRANDS a hfMTS S.\u2022' m -'\"'l * < - r H, a tLonrtfo 11 -Oh I -\u2014 1 ^\u2014¦\"'\"j Mardi a Vendredi 20h30 P'\"- -* Samedi 19h00 et 22hC0 »¦- 1 U LL M (ff?pj rtfeiiVi fl \\V.i KWfê! SÊ \" g B LwJ U U U vW\\3U.Bfo PRIX SPECIAUX POUR GROUPES APPELE/HUÜUETTk 407 1232 BILLETS So.00 EN VENTE ' EXPO-THEATRL\tS\"3-5183 378-381\u2022 3415 CH.REINE MARiE 433-3641 ;l\u2018:6 ^0: VOS-*\u2018O JS\tc!*i92 «*aie S2.50 .ivaleur Oc $5.00) .c;c .rcsc-* *uc Ste-Ca:nc?>ic RocKIand Dorva: et F c * .\\nlt'bn ¦ 1 b3 du nmim Pcgl ment cavalière\" sont nombreux.Tout d'abord une tradition liturgique, datant probablement de Bach lui-méme, veut que l'on joue souvent le prélude au début de l'office et lu fugue en guise de conclusion, après avoir intercalé nombre de chorals.Cet usage sc retrouve dans les concerts, meme si c'est plus rare, et parfois jusque dans les con-cours de conservatoire i cette année même à Montréal).De plus (mais ceci est une opinion personnelle) je pense que pour un auditoire qui n'est pas aussi habitué qu'un organiste aux sonorités puissantes et parfois écrasantes de l'instrument, il n'est pas mauvais d'intercaler un léger repos, ne serait-ce que pour ménager les oreilles.après tant de décibels: tout ceci bien sûr à condition de choisir judicieusement les pièces, ce qui était le cas.Citons enfin un certain Prélude et Fugue en Mi bémol majeur, dans lequel Bach a lui-mcme inséré pas moins de 21 chorals.Que penser alors des interprètes qui osent abréger arbitrairement un tel monument en ne jouant que le prélude et lu fugue?Je liens à faire remarquer bien humblement à M.Brousseau que sa critique n'est pas constructrice tee qui devrait être le but premier de cet art difficile), et qu'il se borne à une pseudo-discussion sur des détails du programme, qui ont malgré tout relati- vement peu d importance, comparés à la musique el-le-méme.Je respecte son opinion q u a n t à l'interprétation, mais je tiens encore à sou-ligner en particulier le manque Je connaissances apparent sur le délicat sujet de la registration t N oublions pas qu'il existe des volumes entiers sur ce sujet).Ccd est encore plus évident dans le De-Grigny: si le mérite en revient à M.Rumpf d'v avoir fait montre d'un phrasé et d'une articulation, ainsi que d\u2019une musicalité, excellents (ainsi que dans le Bach, même si le tempo était trop rapide), la régistration \"à la française\u201d obéit à des principes généraux assez précis, et c'est Voit Beckerath qu\u2019il faut féliciter d\u2019avoir doté son instrument d\u2019une aussi belle batterie d'anches.Tous les bons organistes qui jouent la musique française à l'Oratoire le font en utilisant à peu près les mêmes jeux, à des détails près, impossibles à déceler ii l'audition.Quant à la registration du Prélude de la symphonie, M.ltumpf a utilisé une palette de jeux de fonds S\u2019 et 16'.romantique à souhait.(On sentait d\u2019ailleurs du Marchai derrière tout ça.ce qui est à mou avis une référence pour le moins respectable ! ) Je terminerai par la mise en garde suivante: Il ne faut pas critiquer un concert comme on juge d'une intégrale sur disque.C'est le gros defaut de notre époque.Dans le dernier cas.1 interprète est cense avoir donné le meilleur de lui-mème.aidé par les aluuts de la technique moderne i et aussi parfois, avouons-lc, de scs trucages).Un concert, pur contre, devrait être vu dans une optique tout à fait différente, c'est-à-dire comme une srurée musicale, à l'instar des \"Abendmusiken\" de Lubek.et l'essentiel est que l'on y entende de la bonne musique, sans viser à la perfection parfois artificielle d'un bon disque.Jugeons donc un récital sur le plan humain, le principal étant de passer deux heures agréables.et d\u2019en avoir pour son a r g c n t Quant aux fastidieux détails de la registration et d u programme, laissons cela aux organistes et aux véritables connaisseurs.A bon entendeur, salui D.Hervé NDLR: L'aimable lettre de M Hervé semble vouloir nous dire que les erreurs de programmation de concert et.ici.les \"détails de registration\u201d, sont d\u2019une importance secondaire par rapport à la \"satisfaction des oreilles\u201d \u2014 tout en souhaitant plus loinsqu'\"a-près tant de décibels\u201d, le public ait droit à \"un cer-tuin repos\".La rédaction d\u2019une lettre à ce sujet par lui et sa publication par nous indiqueront que, d une part et d'autre, les points de vue convergent.Le paragraphe de mon compte rendu que cite M.Hervé let ou nous avons rétabli certaines majuscules.parenthèses et ponctuation conformément à ce qui a paru ce 2U juillet), commençait par ces mots: \"Ce public, dont lu critique vise, toujours iriodéstemcnt, à former le goût, doit aussi savoir que M.Rumpf a pris hier.\" lie reste tel que cité): et cela donnera leur ton aux remarques qui suivent.Tout comme l'artiste n'a qu'un public auquel il doit le meilleur de lui-même (que ce public, comme c'est toujours le cas, soit c o m p osé de \u201cvéritables connaisseurs\u201d ou de mélomanes moins initiés), le chroniqueur de journal n\u2019a qu'un public, indifférencié lui aussi, auquel il doit, sans prétendre à l'ini'aillibi-1 i t é pontificale, quelques éléments d'éducation, ne faisant appel à l'érudition que pour justifier, comme c'était le cas le 20 juillet, une opinion sur un écart artistique ,ugé \"cavalier\u201d.La tradition liturgique a laquelle' sé référé M.Herv é est une chose, les normes du concert en sont une autre.Quant aux coutumes qui prévalent dans les con cours de conservatoire, elles n'ont d'intérêt que si les élèves les transportent sans discrimination au concert: à ce moment-là.nous aviserons.Les normes auxquelles se réfère M.Hervé sont, en somme, les mêmes que les miennes : passer au concert \"deux heures agréables.et (d') en avoir pour son argent\u201d.Là oil notre correspondant s\u2019abuse c'esi quand il invite le critique à être bon enfant, tout en laissant \u201caux organistes et aux véritables e o n n a i s-seurs\u201d d\u2019en faire à leur guise avec la t r a d i t i o n r d'ailleurs tacite\u201d, dit M Hervé) et les \u201cfastidieux détails de la registration ci du programme\u201d, seulement pour sc livrer lui-mème là-dessus à une dissertation complète sans indiquer ses Il GU llJiHllJUail' soit dit ici sans le chicaner là-dessus.C'est une philosophie douteuse pour un artiste que d'en-faire comme le souhaiterait M.Hervé: avoir la condescendance de ménager \"un auditioire qui n'est pas aussi habitue qu'un organiste aux sonorités puissantes et parfois écrasantes de l'instrument\u201d t et ici, ia registration retrouve tout d\u2019un coup sou importance!! en donnant à ce public ic répit d'\u201cun léger repos, ne serait-ce que pour ménager les oreilles.\u201d lit quand les artistes de I orgue emploieront des moyens plus subtils (M.Rumpf, je n'ai pas manqué de le noter, l'a fait d'ailleurs dans son récital i, alors le chroniqueur de musique pourra a son tour \"ménager\" le \"véritable connaisseur\" que semble être M.Hervé.J.P.B.ACADÉMIE\u2014\" QUÉBÉCOISE SECTION BALLET Donne ses cours d'ete de 7 h.a 9 h, P M DU LUNDI AU JEUDI DU 31 JUILLET AU 31 AOUT ^^R35H Rens.: 1 h.a 5 h.Mme Réjeanne Cayer 4495, rue Papineau \u2014 527-5455 un! UN ETE EN MUSIQUE DANS UN CAORE EXCEPTIONNEL MERCREDI 2 AOUT 8:30 P.M.\u2022 cner entendre les plus Belles pages du lepcnour \"uees sur le magnifique oiguc von Bcckerarh par DONALD WILLIAMS Etats-Unis Oeuvres de Oandrieu.Le Bègue.Bach Franch cl Wrrinr Organise par Les Concerts Spirituels Billets en vente les soirs de récitals à 7:30, à la porte Attention 40 billets au jubé de l\u2019orgue a $4.00 chacun S2.00 - Etudiants $1.00 RENSEIGNEMENTS: 845-6747 ORATOIRE SAINT-JOSEPH SAISON' \u2022 V « ., \u2022'\t\u2022* r* CELIBATAIRES VENEZ DANSER (non accomptonasl les MER.et SAM.9 p.m.ClNTPl CULTUREL OUTRLMONT US7V«nHoin* \u2014 212 70*0 AIR CLIMATISE i Jusqu\u2019au 30 juillet PAULINE JULIEN Premiere partie: Jean Richaid Tous les sous a /.30 lues OH GERRY OH avec GUY GODIN \u2022in piece de JACauUINL BABÉTTI.521-0666 523-1131 r\u201e orntAtU* AU CLUB BAR tN *\tAcompterdu31 juillet LE TRIO CAVALLO Trois jeunes musiciens aux talents exceptionnels, vous divertiront par leurs interprétations originales Chansons françaises, vaste parquet pour la danse, atmosphere unique Tous les soirs de 8 h p.m a 1 h « m l« 'v'\tsamedi de 8 h p.m a 2 h a m ~\tSvwvL jyJBTaBlw.vat DU CENTRE-VILLE ¦*\u202220 ouest, rue Sherbrooke (842-6111) Administre par Atlrfrc Inns Inc HOW THE OTHER HALF LOVES de Aizn Ayckbourn \u2014 diner, par lick Crisp avec Ruth Kifun Kenneth Oi*: Sbcena lirhtn IcnYfjtl Jerome Mwgftien liH f tanner fly mardi au rendred* ê 30 ?* le samedi a S 30 e! 9 30 dp Représentation Spéciale Dimanche a S e 30 p m OfUX MINI OPCRIS Thf Telephone or lai Carlo Ménotti »*k.foofft Savoie ci i»tiese lipoib Il Sfftvi horom Cf Pcnoles» \u2022 \u2022 Sncc et âw» Crr i«e»tS Snfeiïp'JM Kii't Kirtrc Billets en vente au Sheraton M PM sorte C ?0 et Montreal Trust.Place Ville Mane Reservation:, 5?6-fl871 L'EVECHE Au COI UH du VIEUX Montreal SPECTACLE D'ETE LES 5ts INNOCENTS PRISCILLA CHANSONS et MONOLOGUES Spectacle vendredi 10 h .Samedi 9 h 110 et 12 h.Pn\\ populate S1.50 Spéciaux pour étudiants HÔTEL NELSON H*ee JacquesOtbcr (le vieux Mil.Tel 861-5731 théâtre de marjolaine EASTMAN 72\tW' doux temps des amours comédie musicale Des le ici août THÉÂTRE DES PRAIRIES présenté 'Une comédie folle\u201d !}f N t 11 SIMON RENDEZ-VOUS AU PLAZA Adaptation franc*»\u2019\u2019-* de Raymond Casta.- avec GUV HOFFMAN, FRANÇOISE FAUCHER et ROSELIHE HOFFMAN - JEAH-PIERRE BELANGER .V/jf »n setnr GUY H 0 F f M AN\tOecor GUY R A J 0 T T l Fitters «n y,nie ch«! fi Aichim\tMl>' M,r -\tl«\u201c- «'\t* biutt.S00 en.Sli-Catkenw R«\t2\u201d'00 \u2014\tt* specucUsl > nivni.nn) m rtieeiie l-ÏS6 0bS9 V9h30 ei 77h30 teel«ch« tfetnanch* «t lundi i I R25tl\\Æ>l L'ORCHESTRE DE PHILADELPHIE Eugene Ormandy,c v - : - 3\tcnei a c'cn*;::r£ Met et ed*.i «oui a 8 h JO p quere Donuni \u2022 à\tOjtt r HMCS Oonnecona Métropole 1 \u2022 .Vetettf \u2019 rtr Armer 0* .« M«iih« *»t d* 1 A via trop l c i Veteran» de I Armée de 4 Marine et de l Aviation Lak aiho\u2019O Concert Band et » Mont Ro»«* a du HMCS De l «font, in Do1 PLANETARIUM DOW w.- Venez en voilure avec toute votre famille! Vous verrez vivre en foute liberté, 40 lions, plus de 100 singes, des éléphants et autres spécimens de la faune africaine! Toute une aventure ! Prenez la roule 15 rin Plattsburgh, puis ia roule 52 jusqu a Henimincford.Adultes: $2 50 Knfants de 1 à Ifi ans: $1.25 REPRISE EXCEPTIONNELLE DE £a.^^S» ! Il\tj.r- de Claude Gnuvrenu O en -D 5 ¦P\" du 12 juillet ou 10 septembre renseignements tf72-4210 i\u2019 LO\u2018SI^S MOWT*lA.L 2 SEMAINES SEULEMENT APARTIR DU 8 SEPTEMBRE RESERVEZ VOS PLACES MAINTENANT! Theatre du Nouveau Mond«-8A ouest, rue Ste-Cathern'* Tel.861-0563 i WSls MARDI, LE 15 AOUT.8 H FORUM DE MONTRÉAL nyqç' - rf*sprvr»: \"Le Téléphone\" 5 F(l|raaai it U {\u2022Illat\u2014' 3 an! laclnifiaitl ST.MATHIEU ROUTE 9 19 SUD.SORTIE 24 ^\"je veux mon enfant tous \u2022; PAYE DUNAWAY FRANK LANGELLA ;t lapmticipationdfl MAURICE RONET on film de PENS CLÉMENT .a maisonL sous les arbres!.! h'fai\téÊ.\u2022 CHARLES BRONSON JAMES MASON tIV UUMANN le la péri des copains' 1E PROGKAMME DÉBUTE AU CREPUSÇ1 ENFANTS MOINS DE 14 ANS: ENTREE GRATUITE Le ciné-parc: une très bonne idee pour se distraire les soirs d'été.Où que vous demeuriez, il y en a sûrement un pas trop loin.Vous y verrez, assis bien a l'aise dans votre voiture, des films populaires.En outre, sur place, on a tout prévu pour vous permettre de vous procurer de quoi manger et vous désaltérer.Amenez-y toute votre famille, ce sera en même temps l'occasion de lui offrir une belle promenade en voiture. Paul Laliberté, par Luc Perreault FILME K a hauteur d\u2019homme: tel est le mot d'ordre qui circulait pendant le tournage de \u201cPaul Laliberté\u2019\u2019.un long métrage dramatique réalisé par Marcel Carrière et dont le tournage s'est déroulé en grande partie dans un appartement de la rue Laval, lace au carré Saint-Louis.\u201cC'est un film sans gadgets\", expliquait jeudi dernier le réalisateur, entre deux plans, assis avec les journalistes dans les marches de l\u2019escalier, alors que l\u2019intérieur de la maison était bondé à craquer de techniciens, de comédiens et de tout l'attirail habituel des cinéastes de l\u2019ONF.\u201cUn film sans gadgets, de poursuivre Carrière, tourné seulement avec deux lentilles, une 3G et une 40 et sans téléphoto.C'était un parti pris décidé à l\u2019avance de rester au niveau des gens.\u201d Effectivement, pendant qu\u2019il disait ces mots, nous étions en plein au niveau des gens qui circulaient sur le trottoir sans même s\u2019apercevoir qu\u2019on tournait un film.Seule la pellicule achevait d etre impressionnée.Entrepris le 5 juin, le tournage s\u2019achèverait le mardi suivant.A deux pas de nous, le carré Saint-Louis presque désert à cette heure tardive de l\u2019après-midi, celle où les bureaux s\u2019apprêtent à fermer et ou les hippies viennent à peine de s'éveiller.Une brise inespérée par cette chaleur écrasante venait se buter contre la première marche.\u201cC\u2019est une chronique, donc une tranche de vie.expliquait Carrière.11 y a une violence constante dans le film, mais c'est une violence très quotidienne, présente.Pas une violence physique.\" Ça me rassurait.Je croyais qu'on s\u2019apprêtait à terminer un \"remake\u201d de \u201cLa maudite galette\".En voyant la cuisine typiquement est-montréalaise de l\u2019appartement, les meubles sans apprêts et les cadres anciens accrochés aux murs du salon, mon sang n'avait fait qu'un tour.Luce Guilbeault qui a participé aux deux tournages et qui venait elle aussi de temps à autre ajouter son grain de.sel à cette conversation impromptue (pendant ce temps-là son garçon attendait sagement qu\u2019elle finisse sa besogne) confirme que les deux films seront très différents.Détail intéressant, sur les cadres du salon, on pouvait voir une photo de Luce Guilbeault en première communiante.La ressemblance est frappante.Toutes les photos encadrées ont été tirées des albums personnels des protagonistes.exterminateur Une distribution imposante réunira Jacques Godin (dans le rôle-titre), Luce Guilbeault (Yvonne, sa nouvelle femme), Jean Lapointe (l\u2019ami), Lu-cielle Papineau (Madeleine, la première femme) ainsi que Denise Proulx, René Caron, Yvon Leroux.Madeleine Pageau, Angèle Coutu, Claudette Delorintier, Don Arrès, Rita Laioinuiiic et Nettie Ilarns (dans le rôle d\u2019une vieille Anglaise).\u201cLe film comprend trois personnages principaux: Paul, Yvonne et Ti-Louis (Jean Lapointe), enchaîne le réalisateur.Tout ça se déroule dans un milieu très montréalais, en marge de la bourgeoisie.Mais ce n\u2019est pas non plus le milieu ouvrier.Ça sc passe en marge.Paul est un petit, commis à la bourse et plus tard, il deviendra exterminateur dans une compagnie spécialisée dans la chasse aux vermines.Par-dessus ça, c'est un film sur l'amour à 40 ans.Chacun possède son sacre.Paul, c\u2019est câline; Yvonne, elle, c'est viande.Louis, c\u2019est sacrament.Ce n'est pas un bandit mais il vit d\u2019expédients.C'est un débrouillard.Un film sans éclats, feutré.Un film de chambre, en somme.Incidemment, Paul Laliberté, en quittant sa femme, vient vivre en chambre.Après quoi, il ira visiter un terrain de camping à Hemmingford.Pour la séquence qui se déroule dans une compagnie d'extermination, on a eu recours aux bureaux d\u2019une vraie compagnie d\u2019extermination dont on s'est contenté de changer le nom.Parmi les employés de cette compagnie, il y en avait même un (ou deux) qui s'appelait Laliberté.Un autre, qui s'appelait Paul, avait un casier à son nom pour déposer ses affaires.ün n\u2019a pas eu à changer quoi que ce soit.La devise de cette maison : \u201cWe kill to live\".\u201cC\u2019est une idée que j\u2019avais, reprend Carrière, et que j\u2019ai travaillé avec Jean-P.Morin.C\u2019est un long métrage que nous mûrissions depuis longtemps.Pour une fois, si c\u2019est un flop, c\u2019est de ma faute.J\u2019ai eu tout le temps qu'il fallait pour le préparer.J\u2019ai choisi l'équipe que je voulais.\u201d Je ne sais pas si c'est Jacqueline Saint-Pierre de l'ONF ou moi qui ai dit: \u201cMarcel Carrière est un cinéaste heureux\u201d.De toute façon, l\u2019un des deux a enchaîné (mais pas le même): \"J\u2019ai même rencontré un cinéaste québécois heureux\u201d.Après, il ne restait plus qu\u2019à s'informer des techniciens du film.A la photo, Thomas Vamos.Musique, François Dompierre.Son, Claude Hazana-vicius.Monteur, Werner Nold.Lucette l.upien agissait comme directrice de plateau et Marc Beaudet représentait les intérêts de la maison mère d\u2019une manière fort peu paternaliste.Tout en acceptant la Molson qu'on me tend gentiment (la chaleur, la soif, vous comprenez_____), celui qu'on vient de baptiser le cinéaste heureux m'apprend qu'il vient de terminer \"Chez nous c'est chez nous\", un documentaire en Hi et couleur tourné à Saint-Oetave-de-1\u2019Avenir dans la Gas-pésic, ce village qui a été rayé de la carte pour faire place au reboisement.Carrière a découvert à New York un film de l\u2019abbé Proulx tourné en 1935 qui racontait comment ce village avait été créé à la même époque.L'abbé Proulx, un autre pionnier de notre cinéma dont il faudra perler.En attendant, Carrière a donné trois mois à Werner Nold pour monter \u201cPaul Laliberté\u201d qui n'est qu\u2019un titre provisoire.C\u2019est dire qu'on a des chances de le voir à la fin de l\u2019automne au Saint-Denis.-yfisméanasm «I photo Antoine Desilets, LA PRESSE Pendant le tournage de \u201cPaul Laliberté' ¦ umumn.n.u CE SOIR, DERNIER SPECTACLE A 9.45 P.M.BERTHA AIMAIT L'AMOUR MAIS DtVAllSER LES TRAINS LUI RAPPORTAIT PLUS ! bAIMÀHMÏ en couleurs DAVID CARRADINE \u2022 BARRY PRIMUS \u2022 BERNIE CASEY-JOHN CARRADINE 3M en couleurs 12 30 3 30.6 30.8 10 À L'AFFICHE! jumme 9 45 p 26me GRAND SUCCÈS! CAPITOL 890 STE-CATHERINE O.866-6858 D\u2019N'O DE LAURENT113 PRESENTE.CINEMA ezcet LES GALERIES D'ANJOU 353 5960 A L'AFFICHE ! KUU b i ÜülK' Lriru j 1 UrriLK rLUmivluK \u2018¦WATERLOO\u201d\tvmsiorf ORSON WELLES as Lotis XVIII mNtMSt JACK HAWKINS-VIRGINIA McKENhA-DA: i OHERUrTf AU MEME PROGRAMME PEAU D\u2019ANE OthKilH DENEUVe »t Jt«(l MARAIS HORAIRE; WATERLOO - Mm.«t dim.S 1:00, S:00, »:10, Sur Mm.i »:10.PEAU D'ANE ¦ Mm.et dim.6 5:30, 7:«.Sur «m,,4 7:40 18 AN Si Adultes LAISSEZ-PASSER ET CARTES DE L\u2019ÀOE D'OR NE SONT PAS ACCEPTÉS 1.00.3.05,5.10 715.9.20 m guis ?smHH verdi UN EVENEMENT UNIQUE HSISUI DANS L\u2019HISTOIRE DU CINÉMA! MAINTENANT.UN FILM NEWSWEEK MAGAZINE: .Un événement théâtral révolutionnaire Brillant.\u201d' en COULEUR AIR CLIMATISE KHI DERNIER SOIR CE SOIR » MINUIT 99' L'horreur à son meilleur1 18 ANS TTïïïïT LivitiG dead COMÉDIE-CANADIENNE M ouest.STE-CATHERINE 277-3233 apresINGMAR BERGMAN') Bo 3deWiderberg jeune réalisateur suédois j CE SOIR SEULEMENT! \\ FIwf CJ1 730 en ,rarCaiS EJtira 9.30 v.o.s-t a.fyladigAn (mLsi en couleurs 30-31 juillet T2-3 août it*Ansl PREMIÈRE FOIS à Montréal Bouleversant- d une beauté Tournelle qui emporte I adhésion Un très beau et t e» grand film- ü \u2022st impossible de rester insensible ADAI.GN ?l TECHNICOLOR * TECHNISCOPC A V.0.S.-1.a.AVEC 7'30.930 PETER SCHILDT \u2022 KERST1N Tl DELIUS [ 4 - 5 août (2 JOURS seuO^vJ nolm'auJoC Hill: r _\tavec Thommy B^cgçjren ! en angl&s à 7»15.9^30 ¦ 4e SEMAINE LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 29 rUILLET 1972 D 7 ~e SEMAINE ~] 2 FILMS REMARQUABLES Un nouvel aperçu\t118 ANS du réalisme total! Cultes HISTOIRE D\u2019UNE FEMME ^Robert STA Bibi Annie : GIRARDO Bruno PPADAI fvPlaisir:-\u2019*-'vrlnubléX-i N EN COULEURS 'TACK MOURIR: 2h.2S \u2014 66.\u2014 9K.45\t.KlrM-nr«-^*.rareizL'.iiM Ak\u2014 *h ANDERSSON CINEMA \u2022 LA SCALA AIR CLIMATISE riIWClArCKTt* IMNCTHOM*! CBUICW\u2019 OUW U*»KA\u2022 SUSANN, RCvUU 35 MILTON / 842-0053 F0URS0ME:10:OD, 1:15,4:35.7:50 LOVE: 11:20,2:40,5:55.9:15 S 'OMIRE:\tLUM.à VfH.7.10: 9.31 V-'COI 1.30; 3.30, 5 .- /.M; 10.00 1.10, 3.30: 5.;.'.7.3.1; S.J SALLE RESNAIS POUR TOUS LE PREMIER FILM DE FICTION DE FREDERIC ROSSIF EVOCATION PUDIQUE ET DISCRET! DES AMOURS D'ISABELLE ET DE MICHEL QUI VONT.AUSSI LOIN OIE COULEURS avec FRANCINE RACETTE MICHEL DUCHAUSSOY SALLE EISENSTEIN EASTMANCOLOR POUR MOIS ANNIE GIRARDOT \u2022 cm «t -««IM i JEAN-PIERRE BLANC cinéma ont TERRE DES HOMME 871-1836 Horaires des projections .lu eu-Courtsmétfaner.cn franco.-ci an g do 13h00 à 16h00 du lundi au vendredi, do lOhOO à 12h00ot do 13h00.1 1EhOO les samedis, dimanches et jours lém-s Un vaste panorama des meilleurs films de l'Office national du film.Un Media Centre pour se tamiüariseravec la production de documents audio-visuels.Une équipe de jeunes qui reçoit et renseigne.res des proicjfionsdu soir l o n n s m _\u2022 r r n ç c s t- n I r a n ç a r., c t * i n g 1 n -o pjrtirdo î9n30 Lee mercredis soirs: proi'.Trrmospou Cl^s groupes ethniques à 13h30.! | 18ans Adultes la poupée ïauto-stop JULIEN jurgons .DREWS V.Française de RUSS MEYER\u2019S VIXEN\u2019 AIR .VIXEN 12.30,3.05,5.45,8.25,11.05 AIR\tVIXEN 10.00,12.40,3.15,6.05!8.50,11.40 CLIMATISE DANY 1.40,4.20,7,00,9.40 CLIMATISÉ DANY 11,10,1.45.4.35,7.25,D/R/C.10,101 Deux grands films , qui vous feront\tÀ pleurer et rire aux larmes! f/dern (l sem COULEUR mmmé St LOUIS DE FUNES BOURVIL TERRY-THOMAS Couleur Maison 2,40.6.05,8.20 Bidasses 1 05,4.25,7.45 Maison 12.15,3.25.6 40.9.50 Bâtasses 1.55.5.10.8.20 Der.Rep.CompÇ.RUSS MEYER présente mm (¦rS'.llitV Midi-MinuitB PIGALXiE \u2022 4462ST-DENIS 842-8264 ~ 912e.SJE-CATk 8^6 2774 a* a ma son soua.es arbres m Les rINFANT3 o» PARIS! 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PRODUC i ION ALBERTO GRIMALDI wO'm&L ve PwjpOcTIon füJÊJt &>s6»»oVjott ~ .VarrerB»OS.A Aâf.-wr C- *u-; -\u2022\t« -r « ^ TECHNlCULOM up Pbsés ça cl là sur le bureau ou les tables cl dont les titres ne laissent aucune place à l'imagination: \"La femme eunuque\" de Germaine Grcer.\"Le féminisme\u201d oe Françoise d\u2019Eau bonne et.crovez-Ie ou non.la Bible Elle a une réponse toute préparée a l'avance : \"C'est pour la recherche de mon pro chain film.Je n'avais jamais lu la.Bible vt je trouve des choses incroyables sur la femme.Dans le livre de Françoise d'Eaubonno.j'ai trouvé des choses qui m'ont renversée.L'histoire des femmes est d'une telle tristesse! On a toujours été dans une situation inconfortable Depuis un siècle, on a pensé qu'on était en train de se libérer.On a d'abord acquis le droit de vole.En Angleterre, il y avait lui tas de femmes qui étaient devenues ministres.Puis on passe à une autre époque où la femme est reléguée a sa cuisine et aux enfants.Actuellement.on a l'impression qtt'on est en pleine période de 1 i b é r a t i o n de la tomme.Les media s'en emparent.Moi.ça me fait peur parce que je me demande à quel point les femmes sont \\ raiment en train de changer.Si c'est récupéré comme ça par les hommes, à quel point est-ce qu'elles vont changer fondamentalement et à quel point ça ne retournera pas à un conservatisme à la prochaine génération?\u201d \u2014 Le thème de \"La Vie rêvée\u201d, e'est celui de la libération de la femme mais n'est-ce pas aussi le problème de l'insertion de la femme dans une société comme le Québec?\u2014 Ce qui m\u2019a convaincu à me dire que c\u2019était assez important pour en faire un film, c\u2019était le fait qu\u2019il n'y avait pas de femmes dans le cinéma québécois.Il n\u2019y avait pas de rôles vivants.C'était avant tout une qualité de vie que je voulais faire ressortir.C'est un regard que je voulais poser sur deux personnages féminins en me disant que si les femmes voyaient ça, simplement au niveau émotif et sensitif, ça leur donnerait ie goût de vivre.Commet en es-tu venu au cinéma?.Je viens d'un milieu qui était privilégié et où il n'y avait pas d\u2019hommes: nous n'étions que deux filles.On ne m'a pas imposé des rôles de femme.C'est ce qui m'a permis de me dire: pourquoi ne pourrais-je pas faire du cinéma?Ce n\u2019éUul pas fermé en partant.\u2014 Comment vois-tu ton film?\u2014 J'ai essayé avant tout de montrer a quel point les femmes sont influencées par les images, comment la psyché féminine est incrustée de celte imagerie: les images qui sont évidentes, celles qu'on voit dans toutes les revues et les magazines, l image de la femme qui sc voit elle-même ou qui est vue par l'homme, l\u2019image qu\u2019elle veut donner aux autres \u2014 et il y a aussi, plus profondément.l'imagerie qui retourne aux fantasmes : ie désir de retour à l'en lance, le désir du père, le problème de ''imposition de la domination du monde p at r i a r c a I.le père, le patron et l\u2019homme rêvé.Isabelle rêve de l'homme idéal, du prince charmant.L\u2019amour est au centre de sa vie.Son travail importe peu.Ce qu'il y a de particulier chez elle, c'est que son amour ne veut pas cire vécu parce qu\u2019ii a peur de l'être.C'est beaucoup plus facile de rever et d'imaginer.C\u2019est ce qui explique pourquoi elle choisit un homme inaccessible telle ne le voit jamais, il n'est pas disponible) et interdit (il est marié i.As-tu l'impression que c'est la démarche que suivent la plupart des jeunes filles a eet âge-là?le pense que oui.Mais souvent i lies se marient avec ce gars et divorcent un an ou deux plus tard.Elles sont déçues et s'aperçoivent que l'image ai:'elles sc faisaient de eet homme ne l'orrcspondait pas à la réalité.Le film lui-mème voulait montrer le genre d'ob-i ssions dans lequel les femmes peu-nt vivre.Je n'ai pas beaucoup insisté .ur le moment oit la réalité éclate et sur , i façon de sortir de l'illusion.Je le ferai peut-être dans un autre film.Ce Vst donc pas un film de femme libc-:i c, d'équilibre.- C'est plutôt une étape vers la libe ration\" \u2014 Mais il y a une des filles qui est lias mal libérée tout de même.Pour moi.ee qu\u2019il y a de plus important pour les femmes, e'est d\u2019arrêter de mettre ''amour au centre de leur vie et d'avoir une vie créatrice, «le faire de leur vie une oeuvre d'art comme disait Henry Miller.\u2014 Faire un quand on est même genre de homme?premier long métrage une femme, est-ce le : que pour un C'est dur de faire un long métrage pour n'importe qui.Apres ce que j urais fait à Londres, j'aurais dû assez facilement pouvoir faire un film à l'ONF mais mon sujet n'entrait pas dans les \u2019 I MIREILLE DANSEREAU ' La réalité te pète en pleine face.\" cadres de l'ONF.11 n'était pas assez intellectuel, il y avait des choses peut-être un peu trop subtiles.Souvent je m'exprime par subtilités et c'est dur à faire passer au cinéma.Dans le prochain, je sais qu'il y aura moins de subtilités et que ça passera beaucoup plus facilement.En tant que femme, là où j'ai eu des difficultés, même parmi les gens de mon âge, ç'a été de faire accepter le scénario et faire accepter le fait que le premier film vraiment produit par la Coop serait fait par une femme.Tout le temps que j'ai fait ee film, j\u2019ai eu l\u2019impression que personne n\u2019v croyait, sauf peut-être à la SDICC où j\u2019ai eu moins de difficultés.\u2014 La formule coopérative ne t'appa-i ait-elle pas en contradiction avec le cinéma d'auteur?\u2014 Je ne le voyais pas comme ça a l'époque.En fait, ça dépend comment on applique ee système.\"La Vie rêvée\", c'est presque une commande de la Coopérative.C\u2019est la SDICC qui met «le l'argent pour un projet.En un sens, je considère que j'ai presque moi-même produit au sein de la Coop.Une vraie coop, au sens où clic pourrait fonction- photo Antoine Débile»!,.LA PRESS!! ner, ça ne pourrait pas produire un long métrage personnel, dramatique.Il faudrait qu'elle produise un film collectif.Mais je pense qu'on n'est pas encore prêt à faire ça.Quand j'ai faille film, le système coopératif pour moi, c\u2019était la grande famiile, e'éiait à la fois la seule façon de s'en sortir dans l'industrie du film au Québec et dans l\u2019industrie du film partout.Le système cooperatif était bien plus emballant pour moi.C'était une façon de rejoindre d'autres gens qui croyaient à la même chose que moi.\u2014 Le film u-t-i! été difficile â faire ?\u2014 Il a été produit de façon \"tough\", de façon pauvre \u2014 la moitié des salaires reste à payer \u2014 mais il sort malgré tout sur la rue Sainte-Catherine: c'est ben correct ! \u2014 Un deuxième film, comment le ferais-tu?\u2014 Je vais savoir m'imposer beaucoup plus.Je savais cc que je voulais faire mais non la façon de le faire.J'aurais voulu m'imposer tout en permettant aux autres de suggérer des idées.Créer collectivement, c'est une belle idée mais une idée difficile à appliquer ' Féminin singulier LA VIE REVEE de Mireille DANSEREAU DE LA MEME façon que dans \"Viva la tnuerie Orrabal exploitait jusqu'à la limite ses fantasmes intimes, Mireille Dansereau dans \"La Vie rêvée\u201d fait une pince de choix à toutes ces bibines qui hantent.comme elle dit.la psyché feminine.Dès lors, son film se développe sur deux pians à la fois, celui de l'histoire, qu'on peut suivre à la surface du film dans le comportement de ses deux héroïnes, Isabelle et Virginie, et celui que, faute d'une meilleure expression, j'appellerai la psychologie en profondeur de son personnage principal.Isabelle.Eliminons bien vite le premier niveau.Comme tomes les jeunes filles en fleur.Isabelle rêve à son prince charmant.11 habite un château en Espagne ou.si l'on préfère, une maison de production.Son univers en est un de rêve.D'où ee jeu subtil de miroirs qui s'échafaude dès le début sur l'écran, premier miroir sur lequel vient se refléter Isabelle que l'on entrevoit tantôt à travers le miroir d'une salle de repos (occupée comme toutes les femmes â se \"refaire\u201d une beauté, son masque) tantôt à travers le reflet plus ou moins déformant de ses propres rêves.Isabelle rêve au prince charmant qu'elle a choisi aussi inaccessible que le siècle le permet: quinze ans de plus qu'elle, marié, des enfants, très absordé par son travail.Plus forte sera l'illusion, plus dure sera la chute et par conséquent, plus to-qu'aucun spectateur se fait d'illusion quant aux charmes évidents d\u2019Isabelle.celle-ci par un besoin tout naturel de se faire souffir (masochisme n Person.Avec Peter Schildt.Ker-stin Tidelius, Roland Hedlund.Cinémascope.Couleur.Verdi.AUSSI LOIN QUE L'AMOUR Film français 11971 ) réalisé par Frederic Rossif.Scénario de Rossif et Claire Gallois.Images: Georges Bar-sky.Musique: Sébastien Maroto.Avec !\u2022 raneine Kricetle.Michel Duchaussoy, .Stéphane Audran, Madeleine Robinson, V O Couleur.Elysée, salle Resnais.THE CANDIDATE Film américain (1972) réalisé par Michael Ritchie.Scenario de Jeremy Lanier.Images: Victor J.Kemper.Musique: John Rubinstein.Avec Red-lord.Peter Boyle, Don Porter.V.O.Couleur.Westmount.BUTTERFLIES ARE FREE Film américain (1972) réalisé par Milton Katsclas.Scénario de Leonard Gershe.d\u2019après sa propre pièce.Images: Charles B.Lang.Musique: Boh Alcivar.Avec Goldie Hawn, Edward Albert, Eileen ilcckart.V.O.Couleur Cûte-des-Nciges I UN VIOLON SUR LE TOIT (Fiddler on the Roof) Film américain (1971 > produit et réalisé par Norman Jewison.Scénario de Joseph Stein, d\u2019après la comédie musicale de liai Prince et Jerome Robbins.Images: Oswald Morris.Musique: Jerry Bock.Avec Chaim Topol, Norman Crane, Leonard Frey'.Doublé en français.Panavision.Couleur, Cré-mn/.ic e,: \" ;or: \u2022: ° -\u2022 ¦> première sortie un les f 'tvs dor/ la version française isïérisque Du réalisateur de \"Elvira Madigaii\".un nouveau film d'amour romantique situé ii l'occasion d'une grève générale authentique qui a paralysé le nord de la Suède en 1931.Mais l\u2019auteur s'attache surtout à l'idylle de deux adolescents émerveillés, dont le bonheur est brutalement troublé par les événements.Que voila un film au générique intéressant.Un y retrouve d'abord Frédéric Rossif.un spécialiste du film montage (\"Mourir à Madrid\", etc.) u son premier essai dans la jiclion.Un y retrouve également, dans le principal rôle féminin, la jeune Québécoise Francine llaccttc, qui s'etail tant fuit remarquer dans son interprétation de Rumen cl Juliette\" au TNP.C'est une \u2022 isluirc d'amour cl d adultère tris sim pie que nous raconte Russit Fit film an ne peut plus d'actualité alors que les elections américaines approchent à grands pas.\"The Candidate\" fait en effet le tableau d'une campagne électorale un peu à la façon d'un reportage.I.'esprit est critique et les manoeuvres en coulissa ne sont pas cachées.Un film d'un genre qu\u2019à peu près seuls les Américains peuvent liiirc.Et leurs critiques doivent avoir le courage de l'admettre Cc film traite d un sujet assez moderne, soit celui du.jeune homme qui quille une mère trop protectrice pour aller vivre seul dans un quartier de bohèmes, où il a pour voisine une jeune actrice qui admire son altitude devant la vie ci finit par sc donner a lui Mats maman-poule survient Comédie musicale e.grand spectacle dans une veine typiquement américaine.l.e film veut décrira avec humour les moeurs et coutumes juives, par le biais d\u2019un personnage principal.Le grand acteur Topol incarne le père de cinq filles, en Ukraine.CONQUEST OF THE PLANET OF THE APES Film américain (1972) réalisé par .1 Lee Thompson.Scénario de Paul Dclm, d'après des personnages de Pierre Boullc.images: Bruce Surtees.Musique: Tom Scott.Avec Roddy McDowall, Don Murray.Ricardo Mon-talban, Hart Rhodes.V.O.Todd-AO.Couleur.Palace, Dorval.Red Room.LA CANE AUX OEUFS D'OR (The Million Dollar Duck Film américain il97lj réalisé par Vincent McEveely.Scénario de Roswell Rogers, d'après une idée originale de Ted Key.Images: William Snyder.Musique: Buddy Baker.Avec Dean Jones, Sandy Duncan.Joe Flynn.Tony Roberts.Doublé français.Couleur.Merrier.Yillcniy.THE BISCUIT EATER Film américain ( 1972) realise par Vincent McEveely.Scénario de Laurence Edward Watkin, d'après une nouvelle de James Slreet.Images: Richard A.Kelley.Musique: Robert F.Brunner.Avec Earl Holliman.Patricia Crowley.Lew Ayres.V.O.Couleur.Kent.LA MORT SONNE TOUJOURS DEUX FOIS (La morte bussa due volte) Film italien (lüîii écrit et réalisé par Harald Philipp.Images: Claudiu Iîacca.Musique: Piero U in u i i a n i.Avec Dean Reed, Fabio Test i.Ini Ass manu.Doublé français.Couleur.Canadien.Plaza.Quanti ils mit un bon flloll.les Américains ne le lâchent pas.Vinci donc un quatrième épisode u la série ouverte avec \"La Planète des singes\", base celte fois sur un court passage du roman de Pierre- Boullc.On y traite d'une révolte des- singes qui.en PJ91, sont utilisés comme des esclaves.Ce produit type des usines Walt Disney traite d'une cane nui pond des oeufs dont le juune sc transforme en or pur.Un pent imaginer les conséquences d'une découverte aussi farfelue l i.autre film de »\u2022, ne de McEveely pour les usines Wall Disney.La recette est encore celle de l'enfant et du chien, u laquelle s'ajoute cette fois une amitié eut re un jeune Blanc et un jeune Xmr, qui veulent faire, un champion national de leur chien.Un nouveau film italien, du genre policier celui-là.qu'oit essaie de présenter le plus possible comme américain en donnant des noms anglophones au réalisateur et à Facteur principal, l.c detective dans le film est même américain.Le \"suspense\" commence quand deux hommes assistent a une tentative de meurtre sans se voir l'un l'autre f.n journée suivante, la victime meurt cl-icctivement et les deux témoins devieu-'¦ont concernes dans l'histoire Guy ROBILLARD La Coop, 20 mois après ï AVEC \"La Vie rovee .l'Association \u2022\tcooperative des productions audio-visu elles (la \"Coup\", comme on lappeile vient d'être lancée sur la carte.Telle est du moins l'opinion de Mare Daigle, directeur executif de cet 1 organisme qui regroupe environ 35 ; membres actifs dont l'àge moyen \u2022\test de 30 ans.Créée en 1970 et lancée à l'occasion du tournage de \"Bulldozer\" de Pierre Hard qui en avait été l'une des âmes dirigeantes a ses débuts, la Coop a eui-laboré jusqu'ici â divers titres à 2-t pro jets de tous genres et de tous for mats, depuis Je cour! métrage de jeu nés cinéastes à leurs premières armes jusqu'au long métrage de Mireille Dansereau.Certains de ces projels eut été menés à terme, d'autres son: encore à l'étape de la pré-production uu.comme c'est le cas de Bulldo z c r\", momentanément interrompus pour des raisons budgétaires A premiere vue, le nombre de 4 productions t>eu! sembler eft.ir.i t pour une jeune maison de production ; ne disposant en tout et pour tout qin d'une subvention de snoifl de « dernier' et opérant depuis plus d'un an et demi.Comment peut-on mener de front 24 projets avec deux permanents (le directeur et sa .secrétaire) n mi en consacrant une partie impor-(unte du budget à l'achat de matériel \"hint une Eclair 16, une Nagra et une table de montage Kem i?La réponse tient dans la différence entre une coopérative et une maison de production de type classique.Contrairement à certaine s maisons bien établies la Coop ne vise pas ie profit mais uniquement le seuil de la rentabilité c' \u2014 à long terme \u2014 autofinancement.De plus, si l'on fait i xccptiun du Conseil d'administration qui comprend Guy Bergeron, Alain ( liartrand.Mare Daigle.Roger Frap-pier et Jean Rival, il n'existe pas de hiérarchie a l'intérieur de la Coop.Chacun peut soumettre ses projets qui sent acceptes selon leur mérité et mis -, \u2022 chantie r en fonction des disponibili-uu moment.A la Coop.Caouettc sc sentirait chez lui car \"tout ce qui est matériellement possible est finnn-i u rement réalisable\u201d.On se demande comment ca se fait mais c\u2019est ainsi f\u2019lus prosaïquement.Marc Daigli ( explique que la Coop est toujours dans le vert au point .die vue financier mais il lui faut so trouver des métlio- aurait tenté de nous imposer d'en haut un projet qui ne nous convenait pas.Le but de la Coop, à l\u2019origine, consiste à mettre en commun des subventions de quelques milliers de dollars qui auraient été distribués à gauche et à droite.De toute façon, e'est de l'argent qui est disponible car la SDICC dispose annuellement de si50.000 dont ie tiers est réservé au Québec.Avec $50,000, on peut réussir a tripler notre potentiel, uniquement en travaillant à plusieurs sur des projets.C'est cc qui nous permet d'aller chercher de l'argent ailleurs.\" Mais l'actif le plus fort de la Coop icste avant tout son potentiel humain.Créant à mesure qu'elle progresse ses propres cadres à partir des éléments qui la compose, elle caresse le rêve de se suffire à elle-même.Dans le cas de \"La Vie rêvée\", 60 pour cent de l'équipe de tournage était composée par des membres de la Coop, choisis en fonction des compétences et des disponibilités.L'apport de collaborateurs extérieurs a amené la Coop, dans les projets suivants, à équilibrer davantage ses équipes de tournage I! n\u2019en reste pas moins qu'a mesure que l'expérience ira en augmentant ia Coop se suffira rie plus en plus a eilc-méme.a coûte près de $115.000.une partie des salaires étant investie dans le film.\"On peut s\u2019attaquer, estime Mare Daigle, â des projets de moins ut $1\u2018j0,UÜ0 mais, dt'psssc eu montant, ci» ik* peut pas s'engager actuelle- L'exemple classique, e e.-t \"La .Salamandre\".Sur les 24 projets mentionnés plus haut, une bonne dizaine a consisté dans la fourniture de matériel, d'équipement.de services techniques ou administratifs et ce, souvent à une étape seulement de la production, soit au moment de ia pré-production, soit au cours du tournage, soit à l'étape de ia post-production.La Coop fournit souvent le coup de pouce h un projet ou avance les derniers dollars h un film presque complété.Deux projets préparés par ia Coop d soumis à la SDICC n'ont pas été acceptés et seront soumis à nouveau eventuellement.Il s'agit de \"Beau voyage\" de Claude Beaugrand et \"Sweet Cancer\" d'André Fortier i dont le premier long métrage encore inédit Le retour de l'immaculée Conception\" avait obtenu une aide de la Coup nu niveau du travail prépara tuire à la diffusion'.\"Beau voyage devait être tourné en 16, noir et blanc, et \"Sweet Cancer\" en super-!(\u2022 et couleur Roger Frappier achève présentement en A 11 e m a g n e le tournage d'\"A!!ô tou monde\".Cette production en 16.couleur et noir et blanc, son stéréo, est centrée sur Raoul Duguay.1.'équipe s'est rendue en Allemagne peur trois semaines afin de filmer la rencontre de Walter Boudreau et de Karlheinz Stockhausen \\ court métrage, \u201cElle était une lois.une autre fois\", vient de soumettre un projet de long métrage, \"Tu brûles.tu brûles\" qu'il espère tourner à la fin de l'été avec Gabriel Artaud, Louise Francoeur.Guy L\u2019Ecuyer.Raymond Lévesque.Clémence Des Rochers et Marie Eykl.C'est l'histoire d'un feu qui tourne autour d'un pompier .Il s'agirai\u2019, d'un des scénarios qui ont obtenu le meilleur rapport de lecture de la SDICC Jean Chabot de son côté a soumis à la SDICC, sous le patronage «le la Coop, un projet de film d'action et d atmosphère qu'il aimerait tourner en super-lG et couleur et.si possible avec ia participation de lu comedienne Barbara Steele, vedette de nombreux filins d'horreur.Le tournage est prévu pour l'automne.Ciné-p.x a été approché pour la distribution Je ce film, dont le titre sera \"Une nuit en Amérique\".Bluff\" de Hubert-Yves Rose, encore a l'étape de la scénarisation, pourrait être tourné à l'hiver Notons e\"fm un projet de Robert Tremblai L'hiver s'en vient, lâchons pas ia job\".Un projet de film collectif.\"Le travailleur québécois\u201d, semble avoir été abandonné.Jusqu'ici la Coop n'a pas obtenu beaucoup de résultat aver ce type de projet.I! ne faudrait pas ou-l'oer non plus \"Isis au C \u2019 d'Alain Chartrand, terminé depuis plusieurs mois mais qui n'a pu jusqu'ici obtenir \u201e.dépit des qualités évi-renner long métrage Co produit par ia Coop, ee filin qui p u coûté que Stü.OUl) a été financé en grande partie par ie réalisateur et son caméraman, Michel Caron.l.a Coop tente d'élargir son action à ''extérieur de Montréal.Elle a participé à des projets réalisés à Hull, Ar-v'da et Trois-Rivières.A ee dernier endroit, des étudiants de l\u2019Université du Québec ont terminé un documentaire d'une heure en 16.noir et blanc, sur les travailleurs de la Guif (CSNi de Shnwinigan dont le titre est \"Va toujours un maudit bout\".La Coop s'occupera de diffuser ee film à Mont-ica i.Organisme polyvalent, comme on peut le constater, la Coop n oeuvre |.us uniquement dans le domaine du long métrage dramatique.De par sa formule même, elle cherche à étendre son rayonnement à travers la pro-mice e: intéresser les groupes qui partagent certains de ses objectifs, notamment les coopératives, les syndicats et les mouvements populaires.Malgré quelques incidents do par-cniTs.la Coop semble aujourd'hui beaucoup plus viable que l'an dernier assurée par sa vocation d'un secteur du cinéma québécois pratiquement pas exploite et profilant des largesses d une société de la Couronne qui sc demande encore comment elle réussit a survivre, alors qu elle ne possédait pratiquement pas d\u2019infrastructure et d( cadres expérimentes.Dans la carte eu cuieina québécois.U existe mainte i en u3pt!?\u2018 2140 D10 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 29 JUILLET 1972 rfCet VOILÀ.ÇAY ESTI NOTA BENE: Le Bureau ue surveillance du cinéma, organisme créé par le gouvernement du O iiûknr a annrnmiâ chacune des annonces de cinéma paraissant dans nos pages, et ce conformément à la loi sur le cinéma.DERNIERS JOURS! Adultes 527-9131 ¦¥iyii=i;^Ki L'OEUVRE MAITRESSE DU MARQUIS DE SADE 11e SEMAINE 1ÜANS Adultes AUJOURD'HUI ETOIMANCHE \"SOLDAT EN BLEU\u201d De Ralph Neilson avec Candice Bergen Ouvert à 3:10 I ^ h ALAIN TANNER /ç=sfs g T' * 10esem.a Salamandre POUR TOUS XJ«Ü Miutuaen ancle Duluth 845-5215 SEMAINE: 7:30 - 9:40; SAM.et OIM.: 3:10- 5:20- 7:30 - 9:40 DERNIERES SEMAINES CE SOIR à LUNDI seulement) f *9Cl mtStHTI Et 3 ELECTRISANT! [mans The Rolling Stones «5 GIMME SHELTER Réalisé par The Maysles Brothers et Charlotte Zwerin TECHNICOLOR® EASTMANCOLOR Un film de CLAUDE PIERSON LEILA LA BETE EROTIQUE Version française de \"Mantis in Lace\u201d Également a l'affiche En couleurs .Adultes ! OtGA 6E0BGES-FIC0T JW REBBOT JULIETTE \u2022 MILLS à propos de rjg leur vie intime.]^ MAUD di BEllEROCHE EWA THUIIN 5e SEMAINE! ven.sam.6=00.8=00,10=00/ lun.8=00,10=00 dimanche à 3=00,5=00,7:00,9=00 1er2et3 août VMONTEREY POP Représentation complète a 1 :10.4:30 et 7:50 p.m.DEUX GRANDS SUCCES £ OE WALT DISNEY UN SPECTACLE EXTRAORDINAIRE! Qui viendra rêvera et qui rêvera verra Deux petits associés au grand courage.\tf qui ont misé it- tout pour lo tout\t^ sur un cabot - Va y*** bien ordinaire.La vie Revee WALT DISNEY PRODUCTIONS\u2019 //^7 TECHNICOLOR 'Hr earl H OUI MAN Patricia CROWLEY le«'AYRES n» des P,ÜS 2èfilm: La mort sonne toujours deux fois A L\u2019AFFICHE! Oyrjfyn EN COULEURS Un film do MIREILLE DANSEREAU Avec Lilliane Lemaitre-Auger Véronique Le Flaguais et Jean-François Guité Produit par l\u2019Association Coopérative de Productions AutSo-VisueBes.TRANS CANADIENNE 0.SORTIE 35.direction nord sur Monté* dfls-Souicea jusqu'au boulevard P>um- SEM.7 30, 930 POUR TOUS KEN T.»epre coin pl a 12253 306 40-8:10 p.m.F Al R VIEW, (Cinéma-2) \u2022* 1.00-4.1 5 et 7 30 p m.GREENFIELD, soir dés 6 20 Sam.nt dim.à 1:30-4:40 et 7:55 p.m.LAVAL, soir des 6.40.sam.et dim.â 12 45 3 40 6 40 et 8:10 p.m.CINEPARC DOLLARD (1) représ, commence au crépuscule, ven.sam et dim.guichets ouverts a 7 OO.sem.a 7.30 p.m.DIM 130, 3 30 5 30.7 30.9 30 DROGUE: une aventure insolite dans un monde étrange une nuit hallucinante Enfer ou Paradis FESTIVAL JEAN-CLAUDE BOUILLOI 1206 est.Ste-Catherine 525-8600 ALIDA VALU PASSEZ UNE SOIREE dont UN SUSPENSE OE MARC SIMENON AVEC JAMES BOND! DOMINIQUE MICHEL YVON DESCHAMPS pour! 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