Gazette de Sorel, 3 février 1876, jeudi 3 février 1876
lDéme.ANNEE.SOREL, (PROVINCE DE QUEBEC) JEUDI, 3 FEVRIER 1876.No.70.et iottiual ^cmi-CiJiiotidieu ffllitintte.REDIGB PAR UN COMITE DE COLLABORATEURS PUBLIE DANS LES INTERETS DU DISTICT DE RICIIELIEO.Jos.CIIENEVERT, Imprimeur.Bruneau & Sylvestre, Médecins Sc Pharmaciens, No.14, RUE MJ ROI,—SOREL.TJARFUMERIE DE LUBIN, PROT & LEGRAND, JgPONGES DE VENISE POUR LES BAINS, QBJETS DE TOILETTE, BROSSES, PEIGNES, SAVONS, Etc.TJEJIEDE SANS PAREIL DE MO H R POUR LE MAL DE DENTS.Résidence privée: Dr.BRUN K AU, No.6, Rue Georges.Dr.SYLVESTRE, à la Pharmacie.CONSULTATION a TOUTE HEURE du JOUR et deflaNUIT.Le soussigné offre eu vente, à prix réduits, Jouets en bois &c., pour enfants, Bagues, Epinglettes, Boucles d’oreilles, &c., Chandeliers en bronze à 2, 3 et 4 lumières.Services en porcelaine, décorés et autres, Divers objets convenables pour Etrennes ou cadeaux, Kérosène, Huile de Charbon Supérieure importée des Etats-Unis, AB.BRUNEAU.ETXTo.16, JFLulo S -T- AT) A CO N A lk COMPAGNIE 3 ASSURANCE SURLA VIE ET CONTRE L’INCENDIE.DIRECTION DE MONTREAL : Thom** Workman* Ecr.Thomas TlfUn; Ecra Mauriac Cuvillier, Eor.Amable Jodoln, Ecra Geo* D.Ferrler, Eor.UNIS COMPAGNIE NATIONALE BUREAU' PRINCIPAL, QUEBEC.Ï>LACE' 11)1 A.FVMK .S' 0.0.ISBSADXX.Sec.& Gérant, Dictrtot d$ Montréal, MONTREAL .Agent à Sorel -fti* Uê Cbmtéè de Richelieu Jierthier et Ycunaska.U J >10, Rue Augusta, Place du Marché, ** 80 Man* f * i .- • Mon habit à deux boutons, Marchons légère, légère, Mon habit à trois boutons, Marchons légèrement.Ou repi it un peu de vigueur en approchant de Plommecy.Là bas, au boid de l’eau, sur le ciel d’un gris terne, les toits couverts de neige, taisaient de grandes taches blanches.— Allons 1 allons ! dit le «uipenr, du cœur aux semelles, les enfants ! Bt il chantait : Y aura la goutte a boire là haut, Y aura la goutte à boire.On redoubla le pas pour arriver.Les Prussiens, on n’y pensait guère.Depuis le matin qu’on trimait pour les signaler, on ne les avait pas rencontrés une seule lois.— Des farceurs 1 disait un loustic, ils ne se laissent pas voir, et il faut les reconnaître.Un y songea cependant aux abords du village.Aucun mouvement ! Pas de lumière I Un silence de mort.Lsl ce que les paratonnerres seraient embusqués la-dedans ?Chacun lit passer son chasse pot du cran de sûreté au cran de départ, et mit le doigt sur la gâchette.Les jarrets lrtigués redevinrent élastiques ; les reins raidis s’assouplirent [jour prendre la position de marche aux aguets et ou entra entre les premières mai* sons, prêts à se reposer d’un jour de marche par une nuit de combat.—Ah ça, c’est un cimetière, ici, dit quelqu’un.Si on frappait à cet* te porte ! Les gens nous diront ce qu'il y a, nous trouverons au moins à qui parier, quand ce ne serait qu’à coups de fusil.On frappa.Personne ne répondit.Un frappa à une autre porte.Per.sonne encore.A la troisième, le lieutenant donna un grand coup de pied dans le panneau de bois, et, la porte s’étant ouverte sous le choc, il pénétra dans la ma;sou, le revolver au poing.Dix hommes le suivaient.Nous restions cinq dans la rue pour veiller au grain.Trois minutes après, nos hommes revenaient, la mine inquiète.La maison était vide.Une autre, une autre encore, lurent ouvertes.Toujours la même chose : le village étaii abandonné.—Diabie ! diable ! fît le lieutenant.Les Prussiens sont venus par ici, pendant que nous regardions l’eau couler dans le Doubs.Les paysans auront fi.é sur Baume.Il trtudraii faire bonne garde cettsait la plus importante, afin qu’on y fit la soupe et qu'un s’arrangeât pour y dormir Mais à peine eut-il poussé la grau* de porte de Ja cour, que ions nos soupçons furent confirmés : c'est là que les Prussiens s’étaient logés ; on le voyait au bac renversé, au foin jeié prodigieusement du grenier et laissé dans le couiin, à la porte de la cave défoncée et aux bouteilles vidés éparses dans la paillé dn canton- b .nement.Un poste de uhlans avait dû passer la nuit dans la cour, les officiers ooenp»ni la maison.Lu trois bonds nous tûmes dans Intérieur.Plus de doute.* une table couverte d’assiettes sales, de Vfire a demi vidés, de flacons cas * sés ou col, les restes d’une orgie de goinfres.Dans la cheminée, des huches empiliées de champ et en tas, brûlant encore.Le lit était dé* fait, comme éventré.Des bottes boueuses avait maculé les draps de belle toile blanche.Comme le lieutenant délibérait s’il n’y avait pas rnoy ni de pour -sui vre ces gueux, le sapeur, qui était allé fureter dans les étables avec 1 espoir de dénicher quelques œufs, nou* appela du loud do la cour.On courut à sa voix.La sapeur était en train de cou* soler uu petit giupon de douze à treize ans, qui pleurait à fendre l’à* me 11 l’embrassait, étouffant de sa grosse barbe les sanglots (le l’enfant, et lui disait : •Te te promets que nous les attraperons.Ne pleure pas.Je t’en donnerai un à tuer.Nous n’y comprenions rien, Mais le lreutenant ayant allumé une lan-terne qui éclaira l’étable, nous comprimes tout.Dans un coin, près d»* la crèche, deux corps gisaient, un homme et une femme.Derrière eux, sur le mur, s’étalaient doux larges étoiles de cervelle et do sang.Les deux cadavres se tenaient par la main.— Papa ! maman ! criait le petit sans écouter les consolations du sapeur .Il se calma pourtant à notre vue, et put enfin nous raconter son mal* heur.Les paysans avaient quitté le village d -puis trois jours à la non • velle des uhlans qui s’api ochaien t ; •son père et sa mère seuls avaient voulu rester ; Ds Prussiens étaient venus, avaient tout mis au pillage, mais, au moment de les voir partir, le père n’avait pu s’empêcher d’insul* ter l’officier qui avait souffleté le père, le père s7éiau jeté sur lui pour l’étrangler ; ti alors l’ofiit ier avait lait conduire le oère et la mère dans A cette étable, et leur avait brûlé la cervelle avec son revolver.Oh 1 disait l’enfant, je le recon* naîtrai bien, le brigand, et je le tue * rai aussi.pour laisser lu salle d’en bas à la convulsive son chassepot gisant \ more Lraucloi (,ni préparait le réveil- terre «mire scs jamb.-s.Tout d’un Ion.L entant donnait et ma lumière coup, parmi brusque mouvement ne le réveilla pas.Il luisait Iroicl réunissant: tout co qui restait do dans celle pièce, machinalement ; je vigueur pour eo dernier edort, il legariiai lu cheminée.appuya la crosse de larme sur sa 0 forco dl Me.sa, qui viva L huit siècles brandissant un petit chassepot de 1 ava1^ Jésus 'Christ, cavalerie.^ \ L’mscnphon île celte stèle est la Vivo Noël ! criait-il ; voyez le l^us ancienne qui soit au monde, _________ la plus ancienne.,lu moins qui al^ pu être déchiffrée.Celle de l’obé-bsqtie d,* la place de la Concorde — - - , —- ¦ — beau chassepot du jvjtit Jésus ! UT Le lendemain nous partions on expédition.Quatre jours ajirès nous trouvions les prussiens, j>rcs de B 'ilort, et une escarmouche «’engageait.C'était sous boiv, le matin.La bruine accrochée aux broussailles se déchirait a l’éclair ei'*e.Tout à coup l’en faut poussa un grand cri.—Il est là I il est la ! je le vois ! là, derrière ce gros chêne.Il montrait un arbre isolé dans une clairière, et derrière lequel, en t-fiel, semblait se mouvoir un cavalier.U avait leconau Follicier de uhlans.Il voulut, s’élancer de ce côte.Le bond qu’il lit le démasqua, ei il tomba av.o une balle dans la poitrine.L'otlicier avait tiré un coup de revolver.—ïSale lâche l cria le sapeur.Et, de sa main assurée, il épaula le lit** ment.Puf! le cheval de l’officifr avait la jambe de devant cassée et s’abattait prenant son maître sous lui.— L.i avant ! vengeons le peiit ! dit le sapeur.Au pas de course ou franchit la clairière.Les Prussiens, voyant leur chef a terre, filaient devant nous.Le sajieur arriva le premier sur l’officier, et reput une bille dans son képi, qui «’envola comme un oiseau. «s assez modeste.Aussi avant de faire au roi Mesa ce tort de le regarder dôlinihveinent comme un souverain ganoréné de fatuité, convient-il peut-être do se dire : —Au fait, M.Clermont Grumeau est il bien sur de sa traduction ?Que M.Clerinont'Ganueau me pardonne en efl’el, mais, toutes les f°ifc qui* je vois un savant jjre cou • raniment une inscription qui a deux ou trois mille ans u’exisleuee, je ne puis m’empêcher de me rappeler la discussion qui s’éleva a propos d’u * ne vieille pierre où se lisait ceci.: E S PEClîS DIM 13 E C ILE S ^ —C’est une inscription faite par l’ordre de üés&r, en vieux gaulois, dit un premier savant.Cela veut dL 1e : Moi, César, Mai dompté les Gaulesf Malgré leur vaillance, —Du tout, protesta un second sa’ vaut cela, est du pur carthaginois écrit en caractères romains, et cela se traduit : Annibal, Fils tCAmilcar, A dédié cette colonne aux dieux.—Un troisiè •ne savant envoya à l’Académie des sciences la version que voici : Fontaine publique.Que les.Dieux bénissent son eau ! Or, l’inscription était l’œuvre d’un mauvais plaisant qui, un beau jour, mit dans les journaux la manière do lire couramment : espèces d’iMBeCTles ! Ce qui était dur, mais mérité Aussi, rien ne me prouve abso* iument que les caractères tracés sur la «tète qu’ono Vient dfin«uller bi pompeusement au Louvre, ne / :LÀ GAZETTE DE SOltEl', jEUDT; 3 FEVRIER 1870.S-ÏÏ7./A .GLfTT^O r -LL.veulent pas dire tout simplement en vieil arabe : ¦ Les chameaux qui circulent au bord de la mer Morte doivent être tenus en laisse par leurs propriétaires sous veine d'amende.Si lu traduction de M.Clcrmont-Gun-nenu peut parai Ire contestable aux ignorants comme moi, il y a du moins une chose qui ne l’est pas, c’est la persévérance et l’énergie qu’il a dû déployer pour s’emparer de la stèle du roi Mesa.Ju"(’Z en par ce rapide historique.de scs efforts.—Ce fut en 1870, alors qu’il était au consultât de France a Jérusalem, qu il entendit parler pour la première Ibis d un monument placé à l’entrée d’un petit village voisin do la mer Morte et couvent de caractères mystérieux.Il envoya deux Arabes en prendre une empreinte.Ils y réussirent à peu prè?', mais 1 un il eux fut giiè* vemout b'cssd par les llcdoius.Quelque temps après, un autre Arabe, envoyé par M.Gaencau, faisait un dessin très exact de la stèle.Convaincu qu’elle avait une \aloui énorme au point de vue paléographique, M.Clermont Ganneau organisa alors une expédition pour s’en emparer.Mais il rencontra une vive résistance ; prenant la stèle pour un talisman, les Bédouins, plutôt que de laisser enlever, la b rise rout et w’en partagèrent les morceaux.Il fallut des années pour racheter, à prix d'or, tous ces fragments épars et reconstituer le moiiuemeut que vous pourrez aller voir au Louvre, à partir d’aujourd’hui.Punch.trop ferme pour s’allier aux corrupteurs des Tanneries et pour s’unir ainsi corps et âmo à l’impudente Miner ce, ne peuvent pus maintenant nier qu’ils se sont trompés ou qu’ils ont été trompés.M.DcBoueherville a donc, lui-môme, si."né son arret de mort ! G.I.B.NOMINATION.Au moment de mettre sous presse, une dépêche nous annonce la nomination de rï.F.ltainville, Ecr., avocat de Montreal, à la charge :le Juge de I?» Cour Supérieure, eu remplacement de Pilon Juge Beaudry.Nous félicitons le Gouvernement et Mr.ltainville de celte nomination.•«aunji Jeudi, il février Lo cabinet provincial, M.DeBoucherville a reconstitué son ca-binet dans lo seul but, évidemment, de ne pas s’aliéner la coterie de la üliiiercc.MM.Ghaplctiu etliosssoiit redevenus ministres ; M.Fortin a été fait Orateur ; M .Ouimet est nommé surintendant do l’Education, de sorte que l’on peut dire que les chevaliers des Tanneries et leurs ami» ont repris le haut du pavé.Le Nouveau-Monde trouve toujours que Lout est pour le mieux et dans lo meilleur les mondes 1 MM Danscrcau et Desjardins se sont Ion nés le baiser Laniourcttc ! Gela étant, out le monde nouveau et ancien doit être satisfait I Telle est la L .ue en ce pays, uivant M.Desjardin !Lcs plus grands seau-laies s’oublient du jour au lendemain ; on >cut adorer aujourd’hui ce que la veille on ouvrait de boue l Telle est la politique du \Touvcau-Mondc 1.Le Journal des Trois-Ricicrcs n’est cependant pas de l’avis du Nouveau-Monde.U y n, il est vrai, une différence très-mar-|uée outre ces deux feuilles , c est que le Nouveau-Monde suinte l’hypocrisie par tous .es pores et fait servir toutes les situation» L sou avantage particulier.Mais c’est différent pour noire confrère trifluvicn *, il a les idées plus élevées.Lo.Journal des Trois-Rivières est parfois trop entier dans ses opinious et il ne prend pas assez en considération la position difficile qui nous est faite, au point de une natioual et religieux pour le règlement de diverses questions, mais il est honnête.Telle est la différence entre ces deux feuilles politico-religieuses et elle mciite d’être signalée.Voici ce que le Journal des Trois-Rivières dit de la nouvelle reconstitution du cabinet DcBouchcrville : • “M.De Boucherville a imposé il son part1 des hommes qui ont déjà paru sur la scène politique et joue un rôle que peu d'hommes voudraient reprendre.Là est la difficuté et nous no savous pas comment ou la tournera.“Parmi les hommes publies, il y en a un ecrlaiu uombro qui ont l’échine souple et qui sout capables de faire face des deux cotés opposés à la fois, Le nouveau cabinet peut compter sur ces hommes, mais nous sommes certains qu'il a blessé les autres.Il u’y n.pas deux ans, il fallait regarder en bas pour trouver certains personnages.C’étaient eux-mêmes qni avaient descendu daus l’échelle sociale ; aujourd'hui quand nous regardons en haut, nous voyons qu'on les y a remonte de force.Si bien disposé Lo bilan économique do la Franco on 1875.Au moment où la France entière se prononce—indirectement, il est vrai,—sur la forme de son gouvernement, il est intéressant de montrer à quel dégré rétablissement tie la îlépubüque, voté le 25 février 1S75, a donné de confiance aux affaire*, et a été salutaire à la prospérité du pays.Si l’on envisage le commerce en général, dit le Journal du Ilâvre, on voit que, dans les onze premiers mois de 1S75, le mouvement des échanges .«’est élevé à 7 milliards 10 millions de francs, au liou de G milliards 5Si) millions pour les onze premiers mois de 187-1 : il y a donc augmentation de 427 lie francs ou d’environ 7 p.c., proportion que n’avait jamais connu la France sous l’empire ni sous les régimes précédents.Si, au lieu de considérer ces chiffres to- taux, on examine les principaux éléments, l’importation et l’exportation, on constate un progrès pour l’une et pour l’autre, mais surtout pour la dernière.Voilà un premier indice d’activité et de prospérité.Mais il ne faut pas croire que ce symptôme se manifeste simultanément chez les autres nations européennes.Eu effet, prenons pour exemple, l’opulente Angleterre ; elle est loin de nous offrir le même spectacle.Son commerce extérieur,— beaucoup plus cousidérablc d’ailleurs que le nôtre—y est en souffrance.Dans les onze premiers mois de 1875, le mouvement des échanges du Hoyau inc Uni avec l’étranger s’esl élevé à 13 milliards 083 millions de francs, comprenant l'importation, la réexportation des objets importés et l’exportation des produits indigènes, tandis que, durant la période correspondante de 1874, il avait dépassé 15 milliards 10G millions ; il y a doue dfmiuution pour 1S75.Mais, si l’on examine les deux principaux éléments de ces totaux, l’importation et l’exportation, ou voit encore mieux comment l’Angleterre a souffert pendant que nous prospérions.Les importations durant les onze mois de 1S75, y ont été pour 8 milliards 545 millions, au lieu de S milliards 514 millions pour la période correspondante de l'année.Mais les exportations anglaises ont considérablement baissé : au lieu de 5 milliards 540 millions pour les onze premiers mois de 1874, elles n’ont at.teint que 5 milliards 155 millions pendant la même période de 1875 ; ce qui établit une diminution de 3S5 millions.Elles ont donc fléchi de 7 p.c., pendant que les nôtres montasent de 9 p.e.Si nous consultons muiutcuaut le tableau des recettes des chemins de fer, qui est l’un des meilleurs signes de l’activité des échanges à l’intérieur du pays, nous y trouverons une preuve nouvelle dans la prospérité économique de la France.Pendant les trois premiers trimestres de 1S75, nos 19,503 kilomètres de voies ferrées d’intérêt général ont produit G27 millions de recettes brutes, tandis que,pendant les mêmes mois do 1874, les 18,880 kilomètres alors en exploitation n’avaient fourni que 587 millions.L'uccroissemcnt est donc de 40 millions en ckiÜYos ronds pour 1S75.Si, au lieu de la recette de tout le réseau, l’on s’eu tient à l’examen de la recette kilométrique, on voit que ccllc-ci s’est élevée de fr.31,432 dans les trois premiers trimestres do 1ST4, à fr.32,455 pour les mois correspondants de 1875 ; ce qui fait une auinncutatiou kilométrique de fr.1,023.Lus revenus public.*, lo rendement des impôts, qui sont aussi l’un des meilleurs criteria do la prospérité générale, sont rentrés avec une régularité et une facilité admirable qui font le plus grand honneur à la sagesse et au patriotisme du contribuable français, et l’on peut dire que nous sommes les meilleurs payeurs du continent européen.A lu fin du troisième trimestre de 1875, les impôts et les revenus indirects offraient chez nous une augmentation de 1U0 mil lions en chiffres ronds comparativement avec les correspondants de 1874, et do 09 millions relativement aux prévisions bud- don soit, on ne pevit guère trouver de me.Kgtajrcg> te dans cette opération.Il vaudiuit mieux j sur rCvcuu des valeurs mobi- I r»na n i irft.run toron cs uns , ma • jj^res f‘u|sait pressentir, en outre, une plus value de 3 millions.La quatrième trimestre promet un digno « .« .« TTI i • pas le dire, répéteront les uns ; mais DurrioaE-uous nous empocher de le pen-;r ?“Quant à nous, pendant que deux des mvcuux ministres formaient partie d’une dministration précédente, nous avons eu ccasiou do les juger et depuis ilsji’ont rien uifc pour changer ni nos opiuinns, ni pen ms-uous, celles d’uu grand nombre.“Nous ne répéterons ^visVhisloire des nou-luux arrivés, elle est connue à satiété, à art celle de M.Baker qui u’a pas encore c passé politique.” Nous pouvous ajouter quo M.Baker a ailé un rôle bien iusiguiûunt et parfois ri liculo lorsqu’il était député à Ottawa; -Notre confrère triüuvieu conclut eu laut : “Eu somme nous considérons que M.-De-Boîichervillo vient dé faire une faute poli-jque dont lui-même lo premier el lout le >arti conservateur souffrirout grandement.” Noub peusoue que notre confrère u rai-Oû'.' Tôiii ceux qui out, jusqu’à présent, iréteadu que.Ah DeBbUchervillo serait complément à ce résultat.Il est aujourd’hui presque certain quo l’ensemble de nos taxes produira en 1875 une centaine do millions de plus que les évaluations.Il est impossible de dire qu’une situation économique est mauvaise quand les impôts rentrent avec tant de facilité.Enfin, les fonds publics qui douneut la vraie mesure du crédit d’un payis, et par conséquent du degré de confiance qu’inspirent ses institutions et son avenir, ont également progressé depuis un an.Du 1er juuvicr 1874 au 1er janvier 1815 notre renie 5 p.c.s’est élevée do 99 fr.a 104 J notre rente 3 p.c.do G1 50 à G5 90 ; nos fou 4u uu^cs ont gugué, le premier eu- Vkous 5 p! c.ci4 ’: sccoud ,cuvi,°'’ 7 p,.c' Les uciious do uos si, gruauiT de cheuiiu do for ont huusaij duus lu iutcrvallo de 10 p.o.nu moins ; quùlquea-uus même de plus ; l’Orléaus, notamment, a gagné 14 p, o.Les obligations des mômes cojéjjagüics'ont'ucquis 'une plus-valuo'dc G à 7 p.c.eu moyenne.La plupart des grands etablissements de ci édits ont haussé le 5 à 10 p.c.: les valeurs industrielles qui offrent des garanties ont pris un élan considérable.Mais rien n’a égalé la hausse des obligations de la ville de Paris, dont quelques-unes ont monté de 18 à22 p.c.duus l’intervalle d’une année à l’autre.Ainsi, pendant que toute l’Europe se ressentait, plus ou moins, de troubles financiers et commerciaux, que les crises de Berlin, de Vienne et de New-York sévissaient, la France a coutinuéà recouvrer ses forces : l’agriculture est prospère ; les récoltes ont été bonnes ; l’industrie, en géuéral, sauf la métallurgie, ne souffre pas ; lo budget, pour la première fois depuis longtemps, va être sérieusement en équilibre.Partout où l’on tourne les yeux, on ne voit guère que des signes de bien être et des symp tomes de propérité.Qu’on aille donc, maintenant, soutenir que la république fait peur au commerce et paralyse les affaires! —Courrier des R Cat s-Un is.JLc\s Visiteur** t ainsi un capétien, cousin au ccnt-einquantième (!) degré du comte de Chambord.L’im-pératrico du Brésil est une princesse de Bourbon, de Naples, et la tante do l'ex-roi François If.Il est curieux ue voir le soul tiône qui existe dans l’Amérique, ainsi occupé par les représentants des doux plus anciennes dynasties de l’Europe.Don Pedro II est âgé de cinquante-six ans.Il règne depuis près de cinquante ans.Il n’a pas d’enfants mâles, et sou héritier présomptif est son gendre, le comte d’Eu, prince d’Orléans, petit-fils de Louis-Philip pc et fils du duc de Nemours.Le comte d’Eu a le titre de prince impérial du Brésil, et il sera empereur après don Pedro II.Le Brésil paraît être le refuge des dynasties déchues de l’Europe.L'EXPORTATION DES COTONNADES.Le Bulletin de New-York publie ce qui suit : En 1SG0, les Etats-Unis ont exports S 10,934,790 do cotonnades, et cette industrie semblait devoir prendre une extension toujours croissante, lorsqu’éclata la guerre de sécession qui lui causa forcément un immense préjudice, Depuis cette époque-là, le chiffre que nous venons de citer n‘a jamais été atteint, mais néanmoins, il y a aujourd’hui une amélioration sensible, et les exportations qui, eu 1S72, n’ont été quo de $2,304,330, ce sont élevées à 84,-U71.78G pendant l’année fiscale 1S75.On calcule qu’elle approcheront de 8S,000,000 eu 1875-7G.La Grande-Bretagne importe annuellement $250,000,000 de coton brut, et exporte §375,000,000 de coton fabriqué.Certes, les Etats-Unis auront fort à fairo pour rivaliser aveo leurs cousins d’autre-mer et nous ne sommes pas de ceux qui s’illusionnent au point de croire que bientôt les Américains feront concurrence aux Anglais sur lc3 marchés européens, mais nous ne voyons pas pourquoi ils n’y réussi raicut pas daus un temps donné.Non-seule ment la Nouvelle-Angleterre possède des filatures qui n’ont rien à envier à celles du Nouveau-Monde, mais encore les Etats du Sud, qui peu à peu se relèvent des désastres de la guerre, verront dans un temps proba blemcut peu éloigné, l’industrie cotonnière prendre chez eux un développement extraordinaire, Ces Etats produisent lo text*le, et la nature a doté leur sol do toutes les matières premières employées daus la fabrication.Ils ont la force motrice sous la forme du churbou et de l’eau, le for et lo bois, pour coustruire leur * machines et leurs usines, et peuvent, par conséquent,fabriquer à meilleur compte que les Européens, et mémo que les Etats du INord et do l’Est, qui sont obligés do payer les frais de transports considérables pour amener le coton brut jusque chez eux.En dehors de la question de prix de revient, il y a celle de la qualité qui, en réar lité, prime l’autre.Or, il est do notoriété publique que les cotounadcs du Lancashire sont d’uuo qualité inférieure à celles des Etats; elles sont non-seulement fubri-quéos avec des colons communs, mais do plus, elle eoutionuont uno proportion considérable de textile iudicu et meme d’autres substances qu’ou y ajoute pour augmenter Lotte fraude est uno des raisons le poiuw.*— Anglais ont réussi jus-pour lesquelles ie» — w compte qu’à oo jour à produire à nie.- .-r u que les Américains î mais, .à * la longue^âwi' cousommatour donne toujours la préféren- ce aux produits do bonne qualité qui, eu definitive, lui reviennent en réalité à meilleur marché.11 est donc certain qu’il arrivera un moment où la supréiuatio des cotonnades américaines sur les produits similaires anglais, leur assurera un grand débouché, et les fabricants de la Graude-Bretagno, eu voyant leur industrie péricliter so résoudront à manufacturer des co tonuades qu’une qualité égale à celles dos produits des Etats-Unis, et qui les forcera à augmenter leurs prix.C’est alors que l’industrie de co dernier pays prendra un développement, car elle est en position de fabriquer une qualité égale à un prix moindre, surtout dans les Etats du Sud.Cos Etats à peine peuplés, si l’on considère leur étendue, sont appelés, par la force des choses, à se soustraire au joug commercial de ceux du Nord.Lorsque remigrant curopécu, comprenant mieux ses intérêts, ira s’établir daus cette partie des Etats-Unis si abondante en ressources de toute sorte, au lieu de végéter daus les grandes villes ou d’aller se perdre dans les solitudes de l’Ouest, l’industrie, qui n’a besoin que de bras pour prendre son essor, se développera avec une rapidité immense, et les filatures de la Louisiane et des autres Etats de l'aucicnnc confédération, non-seulement feront face aux besoins locaux, mais encore expédieront dans le inonde entier les produits de leur propre fabrication.Go n’est qu’alors que les Etats-Unis pour ront rivaliser avec la Grande-Bretagne, sous le rapport de la fabrication des cotonnades, mais d’ici là ils devront se contenter du marché do i’Amérique du Sud que leur ouvre leur position géographique et qui sera un acheminement vers celui du Vieux Monde.« -o*j- L’OURAGAN DES PHLLIFPINES Un ouragau désastreux a ravagé les Iles Philippines : Un correspondant de Manille écrit que l’ouragan a causé dans la province d’Albany des inondations qui, en quelques heures, ont emporté des villages.Les victimes atteignent le total effrayant, presque incroyable, do 10,000 persouiics ! Impossible de calculer le chiffre des Iroupcitux, dos arbres fruitiers, etc., qui sont détruits ; les plantations de chanvre sont anéanties, la culture sera impossible pendant longtemps sur ue vastes éieuducs do terrain.On a enterré plus de sept cents cadavres ; outre ce millier de victimes, ou sait qu’il y en a qui soit ensevelies en grand nombre sous des monceaux de sable apportés par les inondations.Ou sait aussi que 2,544 maisons sont détruites, mais il y ou a bien d’autres dont l’énumération n’a pas été faite.Pendant l’ouragan, il y a eu plusieurs secousses de tremblement de terre, SERVICE A LAPllAIlllE.Le 27 courant dit le Nouveau-Monde a eu lieu à Laprairio un service soloncî pour le repos de l’âme de feu Messire J.B.Al lard, ancien vicaire de cette paroisse.La décoration de l’église offrait le plus imposant aspect.Do longues banderoles noires descendaient do la voûte et venaient s’unir aux tentures funèbres des galeries et des colouncs.Un très riche catafalque, entouré de mille cierges ardents, ressortait au milieu des ombres qui remplissaient l’église.S.G.Mgr.l’évêque de Gratiauopolis chanta le service, ayant pour prêtre assistant le lie v.M.Dequoy, curé de St.Michel et pour Jiacro et sous-diacre les liévds MM.• J.Primeau et T.Prévost.Parmi les prêtres présents au chœur, on remarquait les liévds.MM.Gravel, curé de Laprairie, Morison, curé de St.Cyprien, le P.Burtin, O.M.I.; Thibault, curé de Longucuil, Barret, curé de St.Luc, C.lluet, Vie.Le chaut fut parfaitement conduit et on ne peut plus touchant.Ce sont des ehœurs de ce genre qui révèlent toute la beauté et la graudjiur du culte saint.Avaut l’absoute, S.G.Mgr.l’évêque de Gratiauopolis adressa quelques mots pleins d’à-propos, d’onction et de touchaute sympathie.Il rappela les paroles sacrées de N.-Seigneur à ses Apôtre» : “ Vous êtes le sel de la terre ; vous êtes la lumière du monde.” Puis il fit l’applicatlm la plus élogieuse au prêtre si plein de zèle dont on rappelait la mémoire.Messire Allard fut, eu effet, pour un grand nombre, l’instrument dont Dieu se servit pour les éclairer et les sanctifier.Malgré la faiblesse de sa santé et les longues souffrances de l’incontrôlable maladie qui devait finir par l’cplever à notre amitié, ce courageux et zélé missionnaire est allé porter le flambeau de la foi dans des ré gions lointainos, privées de secours spirituels, faute d'ouvriers évangéliques.La seule et plus grande gloire de Dieu, tel était le but de tous ses travaux.Il le pour-suivit de toutes ses forces dans la conversion des protestants qui l’eutouraient à Key West, et lo soin le plus assidu dans l’éducatiou de la joimcsss.Convaincu 'le toute l’importance de ce point pour régénérer une population, et persuadé qu’on no saurait ooufier uuo tâche aussi difficile à des mains plus habiles qu’à celles des communautés religieuses, il fonda, do couecrt avec les Sœurs d’Uoclielaga, au prix des plus graud sacrifices, uu couvent qui est devenu un foyer éclutnut de religion pour toute .file.11 était sur le point d’ouvrir uuo grando écolo pour les garçons, par rétablissement d’uuo Maiso i de Frères à Key West, lorsque Dieu l’ap pela à la récompense.Quoique un admirable zèlo fut la grande qualité qui distinguait ce pieux missionnaire, ce n’est certes pas à dire qu’il fut dépourvu des autres.Partout ou il a passé, au Séminaire à Sorel, à Laprairie, au Collège do Terrobounc, ce digne prêtre se fit remarquer pur sa teudro piété, sou amour do la règle et son affabilité.-.Il savuit se fairo tous à tous et s’attirait: par là les sympathies do tout le monde.•: Y Monseigneur ajouta qu’il était ou ue peut plus heureux du so joindre à la paroisse do Lupraijie,, daus çplto circoustauco lu ^our rendre ce téwoignugo d’af* soleuucnè, t l v feotion à la mémoire do M.Allard.Sa Grandeur rappela ensuite comment, sous le rapport du zèle apostolique, la famille du défunt s’est parmi nous?distinguée.Deux frères du courageux missiouoairc de Key-West sont prêtres, uu autre vient d’entrer dans la carrière à leur suite, et une de leurs sœurs est religieuse.Tous sont aujourd’hui séparés et loin de co diocèse.Oo n’est pourtant pas que nous ne tenions point à les garder au milieu de nous , mais lorsqu’on nous demande de l’aide des autres diocèses, nous les trouvons toujours parmi ceux que uous pouvons offrir avec plus d'avantage.L© Révd.et Hon.M.Winslow, le faussaire.La découverte, déjà annoncée, des faux commis par le Révd.Winslow a causé une véritable stupeur à Boston, ainsi qu’on en peut juger par les extraits suivants d’une correspondance de cette ville : M.Wiuslow, né à Whitehall (New-York) eu 1830, et élève de l’iustitut Méthodiste de théologie de Concord, occupait une position éminente daus le monde religieux ; c’é-tait un clergyman d’excclleutc réputation dans la dénomination méthodiste, et la cause de la tempérance avait eu lui un de scs ardents champions.La publication de sou crime a produit en cette ville uu effet comparable à celui d’un coup de tonnerre éclatant dans un ciel sans nuage.En mai dernier, M.Wiuslow avait acheté le Post et payé comptant, dit-on, $1G0,000.Il forma ensuite une compagnie par actions, au capital nominal de $300,000, avec l’objet de vendre uu peu moins de la moitié des actions, plan grâce auquel, s’il eut réussi, M.Wiuslow, tout eu n’ayant déboursé qu’uue somme insignifiante pour l’achat de ce jour nal, en serait resté le principal propriétaire.Il parait qu’eu paiement de son acquisition il avait donné pour environ $70,000, Go billets sigués de lui, et qui sout venus à échéance il y a quelques jours.Mais, comme il n’avait pu vendre assez d’actions pour rembourser scs billets, il en fabriqua d’autres avec de fausses signatures, et quelquefois de faux endos.Voici un exemple de sa ma- nière d’opérer : Uu gentleman apprit uu beau jour que des effets pour uuc somme importante, et revêtus de sa signature, étaient eu circulation.Wiuslow lui avoua que c’était lui qui avait contrefait sa signature, mais il obtint son silence en le désintéressant avec des notes signées de noms parfaitement solvables.Or, ces notes étaient de nouveaux faux ainsi que le gentleman le découvrit à ses dépens quand il voulut les recouvrer.Les personnes, eu position d’apprécier approximativement l’étendue des faux commis par le llévd.Wiuslow, en portent le chiffre à $490,000.Certaines circonstances donnent à supposer que l’hon.Lucius Poud, de Worcester, était sou complice ; celui-ci lo nie cependant.A l’é- pôquc où le llévd Wiuslow était chapelain du Lancaster, de l’escadre du Pacifique, il allait fréquemment à San Francisco pour spéculer sur les stocks de mines et autres, et il lui est arrivé maintes lois de gagner ou de perdre de $1,000 à §5,000 en un seul jour.De 1858 à 1871, il avait été administrateur du Zion's Herald, et l’on dit que, lorsqu’il quitta cette position, ses comptes étaient terriblement embrouillé i ; mais il remboursa plus tard le déficit.Le fondateur de St* Paul.On lit daus le Courrier de l'Illinois : r> M.Benjamin Gervais, qui est mort dernièrement à 8t.Paul, peut être considéré comme le fondateur de cette ville, aujour-jourd’hui la plus importante du Minnesota, et à ce titre, nous croyous devoir en exquis-ser la biographie.Benjamin Gervais était né à la Itivière du Loup (en haut) Canada, le 75 juillet 1795.En 1803, il fit une première excursion aux Etats-Unis qui dura plusieurs années.En 1812, il fit partie de la milice et se conduisit en bon soldat.Marié en 1823, il repartit pour l’Amérique vers l’année 1827.Après beaucoup de tribulations daus les diverses places où il s’était établi et qu’il était obligé d’abandonner, il viut avec son frère en 1838 au fort Swelling près duquel il s’établit en dehors de la réserve et sur un terrain sur lequel est bâtie aujourd’hui la partie haute de la ville St.Paul.Il commença le premier avec scs fils le défrichement de cette terre, où est actuellement bâti St.Paul, ce qui lui donne le titre incontestable do fondateur de la ville.Plusieurs fermiers étant venus se fixer autour de sa propriété, Gervais obtint de l’évêque Dubuque l’envoi d’un prêtre.Il donna le terrain pour bâtir uno église que, d’accord avec le curé Gaultier, ilappcla St.Paul, d’où la ville prit sou nom.En 1844 il vendit au capitaine Robert pour la somme de $350 sa propriété qui Jvaut aujourd’hui dix millions de dollars.Après avoir vendu sa terre, Gervais remonta à 5 milles au nord de St.Paul et fonda une autre colonie qui fut appelé le “ Petit Canada,” qui est restée la propriété de la famille et sur laqucllo il est mort.Il y fit bâtir uuc église qu’il dota de 30 acres de terre.En 1850, il fut élu commissaire du comté do Ramsey ; quoique privé d’instruction, son jugement droit lui donna uuo assez grande iuflucnce politique dans le comté.Lo nom do Benjamin Gervais occupera toujours uno place proémiueute daus les au-nalcs des premiers jours du Miuucsota.Àoics Locales.J 'Sommaire do lu lôro’ page : Ln ohasse-pot du PetiUJésus La Stôlo du lloi Mésa.Février, parait-il, n’enîeud pa9 la mémo musique quo sou aimable prédéuos-seur, A eu juger par les appurouces et 1 almanach, nous allons inaiutoauut danser.Hier matin, au l’éveil, - uous avons* trouvé* }o temps comparativement heuu il tombait cucpro uuc ueigo üue, drue ot légère-u)cut poussée pur uuo fruiebe brise du nord; mais soudaiu, pou après huit heures, et à propos do bottes, la brise s’est changée en aquilon, et les six pouces de neige tombée durant la nuit , soulevés par la rafale, ont bientôt fait de nos rues des endroits tout-à fait iuhospituliers.Cette poudrerie u’a pas duré longtemps cependant, Pavillons À mi-mat.-—Avant hier uous avions remarqué que deux ou trois pavillous avaient été hissés à mi-m&t sur quelques vapeurs dans le port.Eu allaut aux informations, uous uous sommes assurés que l’objet do ce deuil était M.David Torrance, un deB négooiauts les plus cgti més de Montréal, ot l’un des directeurs de la Cie.Richelieu, qui est mort samedi après uuo lougue et douloureuse maladie.On lit dans la Minerve au sujet de la dernière élection muuioipalo que nos lecteurs et los Sorelois apprécient à sa juste valeur.“ Le nouveau mairo a devant lui Uno tâche difficile à remplir.M .Bartho s’est retiré du pouvoir parce que sa mauvaise administration soulevait les plaintes des gens intéressés à l’avenir de la ville, M.Mathieu vu avoir à réparor les fautes do l’homme de la Poiuto des Pins.” Or riiommo de la Poiuto des Pins est celui qui a demandé et obteuu pour les Révérendes Damo3 do l’hôpital de Sorel malgré les calomuies et l’opposition de la Minerve, 22 acres de terres gratis et rien pour lui.Voilà l’histoire de la Pointe des Pius 1 M.Danscrcau et autres du mCnnc acabit ont-ils coutume de ne rien charger lorsqu’ils obtiennent quelque chose, soit pour les institutions publiques ou partiou • lières ?• / Uuo réponso obligerait lo public honnête l Lo petit singe perfectionné, qui a nom Dccelles et qui est payé pour écrire des polissouucries à 'l'adresse de scs coufrèrc?, pourra essuyer de grimacer uuo réponse !.Les Sorelois et ceux qui sareut ce qui s’est passé ici seront émorveillés do la canaillerie do la Minerve lorsqu’elle dit que M.Mathieu aura fort à faire pour réparer la mauvaise administration de M.Bartlic.C’est le sublimo du genre vrai meet !.On dit que la raisou pour laquelle Papa-Michel s’est absenté soudainement et ne reviendra que youdredi, c’est qu’il est allé à Montréal s’acheter uuc paire de gants violets, ceux qu’il avait pour ses visites du jour de l’au étaut déchirés.Voilà pourquoi le nouveau maire et les nouveaux conseillers ne seront pas assermentés avaut huit jours après l’élection 1 Mais, comme il pleut dans la salle de délibérations et que le uouvoau maire ue veut pas réparer la I-Ialle, il faudra qu’il s’absente souvent pour acheter des gauta frais.Pauvre Papa Michel 1.—Si l’écrivain du Nouveau-Monde était moins hypocrite, il n’oserait pas mentir aus si effrontément qu’il lo fait daus le dernier No.de ce journal, au sujet de co qui a eu lieu à Sorel relativement à i’élection municipale.Aux NOTAIRES.—Nous attirons l’attcntiou de uos lecteurs sur l’anuouce qui parait daug nos oolouucs au sujet de la uouvellc loi du notariat.Il est de la plus haute importance pour les notaires et lo public quo les dispositions en soient bien comprises et que les notaires s’empressent de s’y conformer afin que leurs uoms puissout êtro inscrits sur lo tableau, car ou verra que tout notaire dont lo nom ne sera pas sur le tableau sera cou* sidéré cornmo non pratiquant, et que conséquemment les actes qu’il pourrait fairo avant que son uom soit inscrit sur lo ta blcau n’auront aucune authenticité.Les personnes qui ont souscrit, 25 cts, par semaine pour la soupe publique, vou.dront bien ne pas oublier d’euvoycr cot argent tous les vendredis au Bureau de La Gazette, afin d’éviter chaque semaine lo trouble do cette collection à domicile.Calendrier et Almanach pour 1S7G è vendre à la librairie de la Gazette de Nord % 3 cts.pièce.Nouvelles diverses* Mathieu et Tessier.-^-Le Morning Chronicle nie que le nommé Tessier soit étudiant à l’Uuivcrsité.Au sujet do cotte affaire, on lit dans les dépêches de Québeo on dato de vendredi : L’onquôto au sujet du vol commis au préjudice do la Banquo Nationale s’est terminée aujourd’hui.Les doux prisonniors so sont avoués coupables ; Mathieu ayaut admis avoir volé l’argent et Tessier l’avoir rcoélé.Ils recevront leur scnteuce demain.Depuis les deux coupables ont été condamnés à deux ans do péuitentier.y-f?Winslow v*—Lo fameux miuistrc faussaire joue de boiihour ; on no lo prendra pas plus que le Boss Tweed.Parmi 1^ dépêches du 27 dernior, on frouvo quelques détails sur son évasion, Les voici ; Les agents de la compagnie des stea* mers qui voyagent eutro New-York ot la Hollaudo, en réponse à oertaincs questions nq.^ujet de la fuite de Wiuslow, out répondu qu’ils étaient ihiupublos do dire quel était lo nombre .JAMES VICK, Rochester, N.Y.S sont ouverts au Collège do cotte ville, tous les lundi, mercredi et vendredi, à 7}, heures P.M.Ceux qui désirent suivre ces** cours, qui sont gratis, voudront se rendre dès lu commencement afin de profiter îles premières leçons qui sont données.Sorel, 15 déc.1875 —lin.Les communautés et les marchands de campagnes, qui tiennent des livres d’Ecole, de prières, papeteries, etc., feront bien de venir faire leurs achats ici, vû que le Stock sera vendu au même prix du gros de Montréal.• S’adresser au soussigné, J.A.ClIENEYEH'1’ Sorel, 1er féyrier 7n7a .• » >• •.JLO
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