Jeunesse et hérauts, 1 juin 1949, mercredi 1 juin 1949
FIEES 1er juin 1949 mm* PER Volume XXXV, Numéro 19 FRERES DES ECOLES CHRETIENNES 949, RUE COTE, MONTREAL (1) Mo ! Mo ! ici )tuMte DATES A RETENIR JUIN 1040 CALENDRIER RELIGIEUX Le mois ouche.2.Imiter les mouvements de la espiration.— a) Provoquer l’expiation.— S’agenouiller au côté du patient ou par-dessus lui en étant tourné vers sa tête, et placé les nains sur ses côtes inférieures, les >ouces presque parallèles et tou-/ ffiant à l’épine dorsale, les doigts égèrement étendus et dirigés vers as épaules.Gardant les bras bien 3ndus et droits, pencher votre >rps en avant, exerçant lentement l de haut en bas une pression férié mais sans violence sur la partie îférieure de sa poitrine pou# en hasser l’air et produire l’expira-on.b) Provoquer l’inspiration.—Retirer votre corps quelque peu lus rapidement pour enlever la iression, mais sans enlever vos nains; ce mouvement amène l’inspiration.c) Alterner ces mouvements d’une manière rythmée, ba- lançant votre corps d’avant en arrière, sur l’articulation des genoux, douze à quinze fois par minute.On doit tenir le patient à la cha-eur en l’enroulant dans des couvertures pendant et après l’application de la respiration artificielle.Pendant qu’on applique la respiration artificielle, on peut faire respirer à la victime des sels volatils ou le frapper avec une serviette humide.Pour bien pratiquer la respiration artificielle, il faut beaucoup d’application et de pratique.L'asphyxie Un manque continu et prolongé «l’air pur produit une condition appelée asphyxie, qui peut amener une perte de connaissance.L’asphyxie peut être provoquée par un des facteurs suivants: 1.Obstruction des voies respiratoires (noyade, strangulation, pendaison, étouffements par un corps étranger, par enflure des tissus de la gorge).2.Inhalation de gaz délétères.3.Pression sur la poitrine.4.Affections nerveuses résultant des narcotiques et de certains autres poisons, d’un choc électrique.TRAITEMENT; Enlever la cause de l’asphyxie ou en soustraire la victime.Pratiquer la respiration artificielle.Desserrer les vêtements autour du cou, de la poitrine et de la taille.Arrêter toute hémorragie visible.Maintenir le patient au chaud en l’enveloppant dans des couvertures.Lorsque le patient est conscient et peut avaler, lui donner du thé chaud, des extraits de viande ou du café chaud, par pe-tites gorgées, en s’assurant toutefois auparavant qu’il peut avaler en mettant une cuillerée à thé d’eau froide entre les dents et la joue.1 SOYEZ PRUDENTS DURANT VOS VACANCES 1 7 JË'- INTELLECTUELLES //iiv Sur les fables de La Fontaine A l’aide des mots donnés, trouver le titre de la fable à laquelle nous faisons allusion: 1.Poisson — petit — grand — gougeon.Rép.2.Cigogne — assiette — viande — vase.Rép.3.Chêne — homme — sommeil — citrouille.Rép.4.Epidémie — lion — baudet — jugement.Rép.5.Diligence — chevaux — piqûre — côte.Rép *.6.Roseau — vent — force — déraciner.Rép.7.Gageure — course — reposer — lent.Rép.8.Famine — prêteuse — chantais — dansez.Rép.9.Perrette — lait — veau — chute.Rép.10.Ruisseau — soif — méchant — chasseur.Rép.L'Intrus Les mots de chaque série présentent entre eux un trait commun, un seul ne doit pas figurer dans cette liste.A vous de le trouver.1 .Adèle — Hélène — Diane — Odette — Jeanne — Cécile— Marcel — Françoise.Rép.2.Hanche — poitrine — rotule — biceps — veine — sans — muscles — artère.Rép.3.Mouton — bœuf — jument — dindon — pigeon — canne — coq — poussin.Rép.4.Nef — hôtel — chaire — candélabre -— lampion — crucifix — canons — chœurs.Rép.5.Beethoven — Bach — Ra- phaël — Wagner — Meyerbeer — Gounod — Chopin — Schubert.Rép.6.Pupitre —v calorifère — carte — tableau — brosse — boulanger — craie — règle.Rép.C'est toujours embêtant ! Quelle est la couleur des pierres précieuses suivantes: 1.L’onyx.Rép.2.L’opale.Rép.3.L’émeraude.Rép.4.Le saphyr.Rép.5.Le rubis.Rép.6.L’améthyste.Rép.7.La turquoise.Rép.8.L’albâtre.Rép.9 ! Le jais.Rép.10.Le jade.Rép.Trouver le proverbe Trouver le texte exact du proverbe déguisé.1.Prenez garde de vous faire des chimères et des châteaux en Espagne.Rép.2.Soyez prudent, votre sécurité en dépendra.Rép.3.Celui qui change souvent de place n’accumule rien de bon.Rép.4.Pourquoi attendre pour faire votre travail ?Rép.5.Je te jugerai d’après les amis que tu fréquentes.Rép.Un peu d'anatomie Ces définitions humoristiques concernent une partie du corps, sans scalpel, pouvez-vous les découvrir ?1.Le fruit que chacun possède en son cou.Rép >.2.Parfois ça entre par l’une et ça sort par l’autre.Rép.3.Même pochés, on ne les mange pas et pourtant ils peuvent dévorer.Rép.4.Cyrano s’en est servi comme poignard.Rép.5.Sans elle la femme n’existerait probablement pas.Rép.6.Esope a dit: «C’est la meilleure et la pire des choses.» Rép.7.Celui qui veut se marier doit en faire la demande.Rép.Les outils Qui se sert des outils suivants ?1.Ciseau.Rép.2.Davier.Rép.3.Râteau.Rép.4.Fusil.Mép.5.Bistouri.Rép.6.Enclume.Rép.7.Truelle.Rép.8.Demoiselle.Rép.9.Burin.Rép.10.Alêne.Rép.H" “7 VOIR SOLUTIONS PAGE 42 L3 .- 846136 * Les, pèlerinages à ’Marie MOTRE-DAME DE NAZARETH A BÉLEM - BRÉSIL CB pèlerinage à Marie, sous l’équateur, a une origine très poétique et toute récente.On rapporte que vers 1900, un pauvre chasseur noir, qui explorait les alentours de la ville encore en brousse à cette date, fut pris d’une soif ardente.Il se mit à la recherche d’une source.Au lieu de trouver le liquide qu’il convoitait, il découvrit une petite niche dans un rocher et dans cette niche, comme oubliée, une mignonne statuette de Marie.Qui avait mis cette statue en cet endroit ?On n’a pas encore éclairci ce mystère.Le chasseur, oubliant et son gibier et sa soif, •’empara de la statuette et retourna chez lui.Naturellement, les voisins eurent vent de la trouvaille et vinrent, comme attirés par un aimant, visiter la nouvelle Madone.Celle-ci avait été placée sur une petite table dans le meilleur appartement de la cabane.Ce fut le premier autel de Notre-Dame de Nazareth de Bélem.té LE lendemain, nouvel afflux de pèlerins, mais le désappointement fut à son comble, quand on vit que la statuette avait disparu pendant la nuit.Le chasseur, accompagné de quelques amis, courut à la grotte.La statuette était là, au même endroit où elle avait été découverte la veille.On ne trouva rien de plus naturel que de la ramener au domicile du chasseur.Trois jours de suite, le même pèlerinage se répéta.La nouvelle arriva jusqu’aux oreilles des membres du gouvernement, qui se crurent en pouvoir de la réduire à un domicile fixe.Ordre fut donc donné au chasseur d’avoir à livrer sa statuette, officiellement, au palais du gouvernement.Elle fut reçue par tous les employés aux édifices du parlement, au milieu de prières et de chants d’une grande affluence d’amis de Marie.Séance tenante, elle fut installée sur la grande table du salon d’honneur., Les portes closes furent verrouillées.Une forte escorte de policiers reçurent ordre de faire une garde vigilante jour et nuit.Devinez l’émoi de tous les officiels du gouvernement et de tous les officiers de la patrouille, quand le lendemain, à l’arrivée du gouverneur, on trouva la table vide!.Toutes constatations faites, l’avis général fut que la Vierge ne voulait être honorée qu’à l’endroit où elle avait été trouvée.Gouverneur, autorités subalternes et officiers firent alors leur premier pèlerinage, allant en corps, constater que la statuette était bien dans sa petite grotte.La foule lui fit une ovation.Peu de jours après, une modeste chapelle était élevée sur place.L’affluence des fidèles commença.Bientôt des ex-voto tapissèrent littéralement les'murs.Les aumônes des fidèles permirent de commencer la construction d’une première église en 1904.Cinq ans plus tard, vu le grand nombre de pèlerins, on construisit une magnifique basilique.Fr.Roland, f.m.- f Z Y ET SA BANDE CHASSE AUX VOLEURS ! Yves: Je suppose que' chacun de la bande a mené son enquête sur le vol, cette semaine.Joly: J’ai rencontré un gars qui a arraché une piastre à sa mère sous prétexte d’une aumône pour la Sainte-Enfance.Or ça fait deux jours qu’il se bourre aux dépens des petits Chinois.Belhumeur: Un élève de 9e année a dèjnan-dé trois dollars à son père pour payer 2.Tête d’une tige qui renferme le grain—salut définitif entre amis—saison., 3.Aller tout le long de—plante potagère.4.Néant—glorifié.5.Dégoûté de tout—cent ares.6.Cérémonie—ancien peuple de la Gaule et de la Bretagnev— unité.7.Nombre d’années—suit la pente en parlant de l’eau—habita.8.Aperçu—figure géométrique—conduit.9.Fleur dentelée cultivée pour sa beauté et son parfum—bouil- lie faite avec des pois, pommes, etc.10.Neige durcie à l’origine des glaciers—mesures de surface.11.Perche à pointe métallique—qui unit.12.Saint—réputation—term, de verbe.13.Art.simple—divisé en trois—venue au monde.* Fr.Armand, f.i.c.CHEZ L'OPTICIEN ?¦ ?N paysan, ne sachant ni A ni B, mais observateur pratique et ayant de l’esprit jusque dans le bout de ses doigts, avait remarqué que beaucoup de personnes, quand elles voulaient lire' nos grands quotidiens, chaussaient des lunette-; dernier cri et dégustaient avec avidité les vues ei bévues que contiennent ces journaux, tandis que lui, pauvre ignorant, était obligé de se fier à ce qu’on lu racontait: cela l’ennuyait et l’humiliait surtout.Aie! Aie! Baptiste, se dit-il un jour, j’en ai fin! de cette « flatte » au premier venu: Tu n’es pas plus bête que les autres, ta bourse est assez bien garnie, tu as du pain sur la planche, paye-toi donc un petit luxe; va t’acheter des lunettes et ensuite tu pourra-voir par toi-même, sans avoir recours à Pierre et à Paul, ce qui se passe sur la boule ronde Son projet bien arrêté, il saisit la première occasion pour se rendre chez l’opticien.— Bonjour, monsieur.— Bonjour.— Vous vendez des lunettes pour faire lire le monde ?.— Certainement, monsieur (il n’était pas pour dire non, hein ?) j’ai des verres qui permettent de voir près et même de lire les plus petits caractères Asseyez-vous là et soyez sûr d’être servi à souhait.— Bien, pouvez-vous lire avec ces verres-ci ?— Non, monsieur, je ne le puis pas — Nous allons mettre un peu plus fort mainte nant.— Non plus.— Ah! je vois que vous avez les yeux bien faibles; et avec ceci ?— Impossible de lire, monsieur, impossible.-1- Vous savez, votre âge y est pour quelque chose: j’ai encore mieux: tenez avec ces verres-ci vous pourrez certainement déchiffrer les plus petits caractères.— Je ne vois goutte, je ne puis lire ni les petits ni les gros caractères de votre carton.— Eh bien! monsieur, j’ai le regret de vous dire que j’ai épuisé toute la série de mes verres.— Eh bien! monsieur, j'ai le regret d# vous dire que je ne puis lire une seule ligne.L’opticien se ravisant dit à son client: Est-ce que, par hasard, vous ne sauriez pas lire ?— Quel drôle d’homme vous êtes! Si je savais lire, pensez-vous que je serais venu ici, gaspiller une vingtaine de mes belles piastres pour le seul plaisir de vos beaux yeux ?Vous pouvez supposer que la séparation fut plutôt froide de part et d’autre.J.-A.Chamber land Exagération Latour, célèbre peintre au pastel, faisait le portrait d’une dame qui joignait à beaucoup de prétention une bouche fort grande.Il s’aperçut que la dame s’ef-t'orçait de la rapetisser, ce qui donnait lieu à une sorte de grimace.(( Ne vous gênez pas, Madame, lui dit-il, si vous le désirez, je ne vous mettrai pas de bouche du tout ! » Inconsolable Un bambin de sept à huit ans pleurait dans la rue.Un monsieur s’arrête et lui demande ce qu’il a.— Monsieur, répond l’enfant, au milieu de ses larmes, maman m’a donné cinq sous et je viens de les perdre.— C’est un malheur facile à réparer, dit le monsieur, tiens, en voici cinq autres; et il allait s’éloigner, lorsque le bambin redouble ses pleurs et ses cris.' — Mais qu’as-tu encore ?— Monsieur, c’est que si je n’avais pas perdu mes cinq sous, j’en aurais dix à présent.» Logique enfantine Edmond, un canard ; (cinq ans) taquine le volatile s’enfuit aux cris de l’enfant.— Edmond, dit la maman, il ne faut pas faire mal aux animaux.— Alors, pourquoi les tue-t-on pour les manger ?Bon résultat Le chef de gare a raison Le garçon de banque: Voici, j’ai additionné ces nombres huit fois.Le gérant : C’est très bien mon garçon.Et le résultat?Le garçon: Voici la liste des huit résultats ! Toto à son père Le voyageur: C’est insupportable! A quoi servent vos horaires, si vos trains sont en retard ?—A quoi servi-, raient nos salles d’attente, si nos trains étaient toujours à l’heure ?Toto-— Dis, papa, la nuit a un œil ?Pqpa — Pourquoi dis-tu cela ?Toto — Bien .Maman disait ce matin « je n’ai pas fermé l’œil de la nuit ».Sans réfléchir Le petit Jean va faire une visite avec sa mère.Avant de sortir celle-ci inspecte la toilette de son fils.— Tu as oublié tes gants, va vite les chercher.Jean disparaît et revient quelques minutes après.— Voilà maman! — e » Bonne nouvelle Jacques à son père: J’ai une bonne nouvelle pour toi papa; tu n’auras pas à m’acheter de livres neufs.j’ai doublé mon année! Stoïcisme La petite Yvette est allée chez le dentiste avec son frère Philippe.A son retour la voisine lui demande si elle a été bien courageuse.— Oh oui ! madame.& , • — Tu n’as pas crié ?— Non, madame! — Et qu’est-ce que le dentiste a fait ?— Petit étourdi s’écrie là maman, regarde ce que tu as fait.Tu as mis yn gant gris et 1’CV mi m J MON DI EU, QUE L_ PU IS-JE FAIRE POUR VOUS REMERCIER DE M’AVOIR RENDU LA "V SANTÉ.?.PUIS DlTES-MOLMON PÈRE, COMMENT PUIS-Jê AIDERCES -V GENS?JE VOUS PROCURERAI TOUTE U ECORCE VOULUE.VOUS LEUR EN DONNEREZ, y ALORS, C'EST A DONC CELA,LE FA *y Tlk MEUX ARBRE^ÜÎUj "7/ "^^OUI.LA^ /^COMTESSE OIT yÆ$( D’APPOOTERAU-Idf TANT D'ÉCORCE ¦ QU’ON POURRA.!L kL'ïSi m ^ VOYONS/ CELA N NE CONVIENT PAS À U EPOUSE DU GOUVERNEUR/DISTRIBUER QES MORCEAUX D’ECORCE/.____„ ' VOTRE ECORCE , A GUERI MON VIEUX/ QUE LE BON DIEU VOUS BENISSE, r ^MADAME/ J MONGAR* XN AUSSI ! LTRAVAIL* 1 CELA M’A GUÉRIE, V.ET PEUT EN GUERIR D’AUTRES.JE FAIS MA PART/ .PEU APRÈS.rvo-1 (sT AJNSI.SELDN LA LÉGENDE,CET ARBRE À L'ÉCORCE HA&IQUE FUT NOMMÉ LE CINCHONA.If EN L H ON N EUR DE LA COMTESSE.ï .' .- * y - ^ \ Wm 2 : £p:L; sttæfeiiîi .: .K;^;- mM ¦ TRES SAINT PÈRE, JE CROIS QU'OK DEVRAIT SIGNALER CE \ 1 REMEDE A L’ATTENTION y L DU PEUPLE.+S/P PUISQUE NOTRE MÉDECIN L’APPROUVE.AGISSEZ POUR LE MIEUX.NO.S CONFRÈRES D’AMERIQUE NOUS PARLENT D’UN REMÈDE MERVEILLEUX CONTRE LA FIE-VRE.MÀ1S LES MÉDECINS EUROPÉENS REFUSENT D’EN FAIRE USAGE.:N ICSS CETTE ECORCE FUT MENTIONNEE POUR LA PREMIÈRE FOIS DANS UN LIVRE ÉCRIT PAR CALANCHA.UN MOINE DE ST AUGUSTIN.DIX ANS PLUSTARD, À UNE RÉ UNION DE JESUITES.À ROME.CROIS QUE LÉGUSE DEVRAIT Al DERA PROPAGER CE REMÈDE.QU’EN PENSEZ-VOUS,CARDINAL DE LUGO?JE PARLERAI x DELA CHOSE AU MEDECIN DU PAPE NOUS VERRONS.7j JE L’AI EMPLOYÉ SOUVENT ET SANS MAUVAIS EFFET.AU CON-TRAI RE.PLUSIEURS S’EN SONTTROU' VES GUERIS.J QUE PENSEZ-VOUS DE CERE * MÉDE,DOCTEUR FONSECA? 23 r ON A ENFIN \ TROUVÉ UN REME- T t£ CONTRE CETTE FIÈ-VRP QUI/X FAIT TANT v DE VICTIMES DEPUIS TK DES SIECLES.mm?*: wwà wS^HMNBaR»» HBSBTOfe sgsSafes ¦^SsSSStrrc igëgX£&s&ÊC .,.- -_.- ¦ - iÜtel /\; le cardinal de lugo se mit à distribuer de cette écorce GRATUITEMENT.Il EN PARLAIT AUSSI EN CHAIRE.*.WWWfi TWÏ * ft J.par.- - T ON ENTROUVERAfV^' NOS MISSIONNAIRES W D'AMÉRIQUE ONT PRO' MIS DE S'EN OCCUPER.//C r IL NE NOUS RESTE PLUS D'ÉCORCE, ÉMINENCE/ ON NE PEUT PAS FOURNIR À LA DEMANDE/ 'r 't " Jlu DÉBUT, LA CAMPAGNE DU CARDINAL DE LUGO FUT UN SUCCÈS.MAIS AVEC LETEMPS.CEREMÈ-DET0I1BA EN DEFAVEUR.CÈN'EST OU-ENVIRON UN SIÈCLE PLUSTARD QUE LES MÉDECINS COMMENCÈRENT DE NOUVEAU À S’INTERES-• ' SER k L'ECORCE MAGIQUE. 1735- DES SAVANTS FRAN ÇAIS, ÉTANT ALLÉS ÉTUDIER CET ARBRE EN AMERIQUE DU SUD, EN-.VOVÈRENT EN EUROPE LE V RAPPORT DE LEURS TRAVAUX.f PENDANT LA DERNIÈRE GRANDE GUERRE, DES CENTAINES DE MILLE SOLDATS PURENT ATTEINTS DE LA MALARIA.MAIS PRESQUE TOUS FU- â k RENT GUÉRIS, GRACE A LA QUI- A NINE,LE PRODUITOE LÉ- /\ CORCE MAGIQUE I820-CAVENT0U ET PELLÉT 1ER,DEUX SAVAtfTS,FRANÇ AlS, DÉCOU v ri rent Enfin, dans cette écorce, l élément qui guérit LA FIEVRE; UNE.SUBSTANCE APPELÉE QUININE.servr HM waeli MS ù;i! %ki EN ICTÔ.AU COURS D“UNÇ ÉPIDÉMIE DE FIÈVRE, ROB£RTTALBOR,MEOEC1N AH&LMS, SAUVA LA VIE DU ROI AVEC UN REMÈDE SECRET CONTENANT DÉtETTE ÉCORCE.« IÔBO-LE MAJOR CHARLES LAVERAN,MÉDECIN OE L‘ARMÉE FRANÇAISE.DÉCOUVRIT LE PARA-SITE DU SANG CAU- 41 SANT LA FIEVRE RE- /V DOUTABLE APPE- /M LÉE MALARIA /J| MÉDECIN ESPAGNOL VIVANT EN ANÉR1-i QUE DU SUD.CON-\ SACRA SAVIE v V À L'ÉTUDE DU \\ CINCHONA.¦ .*-.DE LA GLACE NOIRE DANS UNE VALLÉE INFERNALE mm La presqu’île'de l’Alaska, à l’extrémité nord-ouest de l’Amérique, fut vendue en 1867 par la Russie aux Etats-Unis.Ce pays, grand comme trois fois, la France, couvert de vastes forêts et arrosé par un fleuve, le Yw^on, qui a 1,293 J^iUes de long, est traversé par trois chaînes de montagnes.Ce sont la chaîne des monts Saint-Eliens, des montagnes, Rocheuses et des monts Alas\iens, qui renferment toutes trois d’immenses glaciers.Le pic principal est le MacKinley qui.atteint 20,582 pieds d’altitude.La capitale actuelle de ÏAlas\a est Sit\a, ville bâtie dans l'île du même nom.Les côtes de la péninsule sont, en effet, bordées d’un long chapelet d'îles.À U MOIS de juin 1912, pendant trois jours, ^ de formidables explosions furent perçues dans tout l’Alaska.Les rares habitants de cette région, qui était encore une des plus solitaires du globe à cette époque, pensèrent qu’il s’agissait d’un trem* blement de terre provenant soit du Nord, soit des îles Aloutiennes.Mais ce n’est qu’en 1915 et eh 1917 que des expéditions organisées par la Société de Géographie de Washington purent aller explorer cette partie du pays.Elies y trouvèrent lés traces d’un effroyable cataclysme.Des manifestations sismiques avaient littérale* ment disloqué la contrée.Des effondrements s’é» taient produits sur de vastes espaces tandis qu’en d’autres endroits, sous la poussée du feu interne, des montagnes nouvelles et des volcans avaient sur* gi.Des cavernes énormes, des tunnels grandioses s’étaient creusés dans le roc ou la glace vive.Enfin, une pluie de cendres était tombée pendant plusieurs mois, ensevelissant sous une épaisse couche noire plusieurs milliers de milles carrés.L’accumulation des cendres, charriées par les rivières nées des glaciers, avait même provoqué le débordement de ces cours d’eau, débordement qui persistait encore dix-sept ans plus tard à des distances con- sidérables de leur source.On juge, par ees détails, de fa quantité de cendres lancées par le volcan, car la cause de ce bouleversement était le mont Katmai, que l’on croyait éteint depuis des siècles; Les savants des missions scientifiques envoyées sur les lieux découvrirent au pied du Katmaï la «Vallée des dix-mille fumées» qui couvre une superficie de 660,000 pieds carrés.Le sol de cette région est constitué de sable, de cendres mouvantes» de boue, le tout parsemé de rocs chaotiques.Et par tous les interstices de ce sol, sortent, sans arrêt, des filets de fumée qui sont autant de soupapes d’échappement du volcan.Certaines de ces colonnes de gaz s’élèvent même à de grandes hauteurs.Par endroits,, la température du terrain atteint -cent degrés.Mais comme la vallée est environnée de glaciers, il en résulte que Tatniosphère est chargée d’une humidité terrible.L’aspect de la vallée est véritablement infernal.Les fumées voilent constamment le paysage, déga» gent de violentes odeurs de souffre èt de.pourriture suffocantes et dangereusès.La terre tremble sans cesse, produisant des bruits' mystérieux et sinistres.Il faut vraiment avoir ]e tranquille courage des savants pour oser s'aventurer en un tel lieu et y risquer cent fois sa vie. le Bâton de l'aveugle CUR le grand chemin, le père François s'avance lentement, péniblement, car il est aveugle, le pauvre homme !.Il n’a, pour guider sa marche hésitante, ni une Antigone dévouée, ni même un^ caniche fidèle : le père François est seul, tout seul au monde.Il lui faut, pour suivre la route, tâter du bout de son bâton le rebord du f ossein’est-çe pas là une situation propre à toucher les cceurs les plus durs?.Mais certains enfants, par étourderie bien plus encore que par méchanceté, se conduisent quelquefois avec une cruauté sans égale, et c’est d’eux que La Fontaine a dit : « Cet âge est sans pitié.» C est évidemment à cette catégorie qu’appartiennent lés trois garnements représentés par notre En arrachant à la haie voisine une branche épineuse, il la tend à l’aveugle sans défiance, tandis que ses deux complices rient d’avance de ce qui ya se passer.Le père François pousse un cri de surprise indignée, bien plus q$e de douleur, en se piquant les doigts .„ ' Par bonheur, la petite Mane, qui ramassait de l’herbe dans le champ voisin, a vu de loin la scène.Elle accourt aussitôt, et retirant s^s souliers pour être plus légère, elle descend dans le fossé ; puis, comme l’aveugle continue à réclamer son bâton : « Le yoief, monsieur, » dit-elle en le lui tendant gentiment.aT* image.Ils rient, en effet, de l’accident qui vient d’arriver au père François : le bâton de l’aveugle, ayant heurté une grosse pierre, a échappé de ses mains et le voilà au fond du fossé.Que va devenir le malheureux homme?Il risque fort de faire une chute dangereuse ; aussi crie-t-il dan3 le vide: « Mon bâton, s’il vous plaît!» Loin d’être attendris, nos trois vauriens conçoivent aussitôt l’idée d’une diabolique plaisanterie.« Il a perdu .sa canne, déclare le plus hardi d’entre eux : attende?, vous aile?voir, je vais lui en rendre une de ma façon.» A la voix, le père François a sûrement reconnu une fillette qui lui rend ce grand service ; mais il est si ému, si joyeux en même temps, de retrouver son indispensable compagnon, qu’il se découvre devant Marie comme devant une grande personne i ce n’est pas l’enfant, c’est la Pitié qu’ü salue.Pris de honte, nos trois garnements s’enfuient au gaidp.Si vite qu’ils courent, le remords les atteindra, et ils subiront au moms une punition morale, car toute mauvaise action porte en elle-même son châtiment. '**«1*3) • JOUR r, D£ cUsse ' (7 EN TOUT CAS.CEST LA DERNIERE JOURNÉE / IL EST PLUS QUE TEMPS QUE ÇA FINISSE/ REPOSEZ-VOUS BIEN, MAIS SOYEZ TOUS DE RETOUR AU DÉBUT DE SEPTEMBRE.POUR PASSER DE BELLES VACANCES.SOYEZ TOUJOURS DE BONS ENFANTS, J'AI ENVIE DECRIER*.C’EST ASSEZ/ SI ELLE CONTINUE.JE FAIS UNE CRI SE/ ¦ m^rn V>-‘V l \ Il 1 B HOURRA/ HOURRA/ mm ^— EN SORTANT DE L’ECOLE,LESTROIS GROS POUSSINS ONT COUTUME DE S'EN ALLER CHEZ EUX PAR ICI.4 .¦ ; m .I EH BIEN.MES r£VOUS DIS B< INFANTS, JOUR/ U ECOLE EST Fl NIE.VOUS POUVEZ PARTIR.^ VOYONS.TIC/ FAIS PAS D’HIS TOI RES/ ' —JB»—* 11®# I ¦ mmmrn:.: HÉ/ PIC ET FLIC/ PAS SI VlTÉ/oN N’AT>AS ENCORE REMERCIÉ notre Maîtresses •.• 7 • ùLJr.;!W! MAIS.ELLE ATANT^ TRAVAILLE POUR NOUS/ CACHONS-NOUS ICI POUR LESAT TRAPER AU PASSAGE.PERSONNE NE LES VERRA DÎ5PARÀJTRE. y POUR TOUT ÇA, ON DEVRAIT BIEN LU» MONTRER QU’ON A UN PEU DE COEUR/.”ELLE EST SI PATIENTE QUAND ON FAIT DU TAPAGE -'vas-y, TOI /ON S‘EN \a chez NOUS,NOUS AUTRES/C’ESTLES VACANCES/.- ^ TIENS/ILS NE SONT QUE MAIS ÇAVAFALREMON’ DEUX,.AFFAIRE QillAND MÈ.ME/ t AH/JE VOUS Al/ QUEL BON SOUPER/ JE SU1S TELLEMENT HEUREUSE QU’AU MOINS UN DE MES ÉLLEVES, CETTE ANNÉE.SOIT ASSEZ RE-CONNAISSANY POUR VENIR -MEDIRE MERCI/ / j: • **• HÊ $ -2KN PREND CE CHE- , 'l-LA / ÇA.CEST FI égj E3BESBM TIENS/VOILA MON.AMI BILL LECROC QUI VIENT M’EMMENER CHEZ MO».JE VAIS LUI DEMANDER S’IL A UNE PETITE PLACE ^ POURTOI._ PREND CE CHE- , ^•LA / ÇA.CEST FI égj REGARDEZ DONC, LÀ-BAS/ S ^ CEST JIMLERAT/ MES DEUX FRÈRES/ ILS SONT FLAMBÉS/ ^-« r AH/LE SALE TY-PE/ATTENDS UN PEU / sBamii « ÈLs'M UNE VOITURE/ CACHONS-NOUS/ £3 CHACUN UN BÂILLON/ ON SERA TRANQUILLE/ TIENS/ C'EST DRÔLE/ ELLE ARRETE ICI/.LE BANDTT ESSAYE DE §6CACHER/.EU H.M.LECROC, C £ TAIT UNE FARCE.^r- TU MENS,SALE INDIVIDU/ v ; : PS1IS8I1 ., fumum» HIM.IÜM.» l JE VOUS JURE.AOU/ farin'•: §£&ÿiikji& " V:- : fl/m •&b>.'5* ¦ Æ-S'1'' AOW/ CHER AMI, VOUS ETES BRAVE ET FORT/ ___ OH.'ÇA,CE N’EST RIEN DU TOUT POUR MOI/.• V ‘ SANS TOI, ON FINISSAIT DANS OESSANDWICHES OUENFRi-r v CASSEE/ _ p- J CE N’EST.PAS ’—1 MOI.MAIS A CAUSE DE MA RECONNAIS" Sv SANCE Hu Iff: k F Spit • r v" OUF! r* ¦ t.- O DOUCE RECONNAISSANCE, A QUI APPORTES A LA FOIS \ UNE TELLE JOUISSANCE î À QUI DONNE ET QUI REÇOIT/^ kïçrbt&lC 6 33 AU PAYS DES “CHOCOLATS’’ Entretien à bâtons rompus sur les moeurs et coutumes du Pakistan CONNAISSEZ - VOUS ça, vous autres, le Pakistan ?C’est quelque chose de nouveau sur la boule terrestre, un pays qui n’existe que depuis le 15 août 1947.Et c’est un drôle de pays aussi, qui est fait en deux morceaux: le Pakistan de l’est, qui comprend presque les deux tiers de l’ancienne province du Bengale, et le Pakistan de l’ouest, qui englobe quatre provinces de ce qu’on appelait autrefois l’empire des Indes.Quand je suis parti du Canada, il y a plus de 16 ans,’ ça m’a pris 45 jours en train et en bateau pour me rendre là-bas, en passant par Vancouver.En revenant, par Halifax cette fois^— c’est vous dire que j’ai donc fait le tour du y globe — mon voyage a duré 45 heures seulement en avion.(Dans le numéro du 1er avril, lé frère Placide Vermandere vous avait parlé de 54 heures, mais en réalité, il y a eu seulement 45 heures de vol.) C’est tout un progrès, n’est-ce pas ?Et je suppose que dans 16 autres années, on pourra se rendre au Pakistan en 45 minutes.|i» En partant de Calcutta, le lundi, à 9 heures 30 du matin, j’ai envoyé un câblogramme au Canada.Il a pris 10 heures à parvenir à Montréal, et il est arrivé le mêéne lundi, à 8 heures du matin.Voici donc un joli problème à résoudre: lequel des deux pays est en retard sur l'autre ?et de combien d’heures ?• | ' ; Quand il fait jour au Pakistan, ici c’est la nuit.J’expliquais à mes petits orphelins qu’au Canada, on demeure de l’autre côté de la terre — autrement dit, en dessous de la boule terrestre.((Alors)), me répondait- on, (( ils se trouvent à marcher la tête en bas ?» Et je leur glissais un petit (( Oui )> étiré.C’est une question à se poser, ça, en effet: lesquels marchent à l’envers, ou la tête en bas ?les Bengalis ou les Canadiens ?Pour moi, il y a plusieurs raisons de croire que c’est au Pakistan qu’ils sont à l’envers.Ecoutez ça, par exemple: à l’école, les enfants apprennent à écrire en dessous de la ligne; une couturière enfile Vaiguille dans le fil, et elle coud, non pas en tirant l’aiguille vers elle, mais en la 'poussant, comme si elle voulait piquer sa voisine.Autres originalités: pour recevoir poliment de la visite, il fatit leur dire de s’en aller; s’ils restent à dîner, la politesse leur demandera de roter (sauf le respect que je vous dois) pour montrer qu’ils ont bien mangé!.C’est affreux! dites-vous.Que voulez-vous ?.C’est dans les habitudes du pays.Et en partant, au lieu de dire: (( Je m’en vais.Merci beaucoup », le visiteur dira: (( Je m’en viens ».Comme vous le voyez, il y a beaucoup de choses au Pakistan qui nous font penser que les gens sont à l’envers.C’est pourquoi les missionnaires ont raison de revenir de temps en temps au Canada pour se remettre d’aplomb, et vous leur ferez tous bon accueil.Si ça vous tente de retourner là-bas avec eüx, non seulement pour voir si c’est bien vrai, ce qu’ils disent, mais pour les aider dans leurs travaux — si le Maître vous appelle à Sa vigne — ne marchez pas à l’envers, vous autres, mais dites bien: «Me voici, Seigneur: prenez-inoi ! )) rr.blavien Laplante, c.s.c.LE FRÈRE FLAVIEN CAUSANT AVEC SES “CHOCOLATS” 34 *s / SUITE DU NUMÉRO PRÉCÉDENT F IERRE, s’efforçant de paraître ému, reprit d’une voix basse, comme s’il eut peur de réveiller de nouvelles douleurs: — Il ne fallait pas songer à demeurer ensemble, car le groupe que nous formions pouvait être vu d’une longue distance.Chacun prit donc de son côté, au pas de course, et chercha une cachette sous les touffes de foin, dans les replis du sol qui sont comme les ondulations des eaux.Pour moi, je me jetai immédiatement à terre, et j’attendis, dans une terreur que je ne saurais peindre et en conjurant le ciel de me prendre en pitié, l’arrivée de la bande cruelle.Je m’imaginais que mes compagnons, poussés par l'instinct plutôt que guidés par la réflexion, se sauveraient aussi loin que possible et seraient en conséquence observés plus longtemps, J’avais raisonné juste.J’aurais voulu retenir Jean-Paul, mais il était déjà loin.Au bout de quelques instants, j’entendis le galop des coursiers.Il produisait un grondement sourd comme le tonnerre qui roule, et le sol frémissait sous me^s .membres immobiles.L’ardente chevauchée approchait.Elle approchait en poussant des clameurs féroces.Soudain, je me vis enveloppe d’un nqage horrible.Une sueur froide m’inonda et je me pris à trembler comme dans la fièvre.I Elle courait toujours.Elle s’éloignait.Je n’avais pas été vu.Le bruit infernal allait mourant.Mais voici qu’un hurlement nouveau remplit les airs, un hurlement de joie.Mes compagnons avaient été découverts, sans doute; quelques-uns d’entre eux, du moins.Je n’osais pas remuer, de crainte de me trahir, et toute la nuit je restai couché sous le foin qui m’avait sauvé.Le matin, quand les sauterelles et les criquets se mirent à voltiger au-dessus des brins de mil, ou à crier leurs rauques saluts au soleil levant, les Indiens avaient disparu, et je me trouvais seul au désert.J’appelai mes compagnons, mais nulle voix ne répondit à la mienne.Que sont-ils devenus ?Ont-ils été tués ?Sont-ils prisonniers ?Je l’ignore.IV Deux fois les jours sombres et courts de t’au-tpmne s’étaient enfuis comme des volées de corbeaux, et deux fois l’biver, de son écharpe de neige, avait enveloppé nos campagnes endormies.Noël avait chanté l’hosanna auprès de l’Enfant-Dieu et le monde avait de nouveau tressailli ^d’allégresse au souvenir du plus consolant des mystères.Le carnaval avait encore secoué ses grelots éveillés au milieu de la foule distraite, puis le carême était venu mettre un peu de cendre sur la tête des chrétiens en leur murmurant d’une voix grave: « Homme, sou-viens-toi que tu n’es que poussière et que tu retourneras en poussière ! » On était au dimanche de Pâques fleuries, et lés jours de grande tristesse qui allaient venir seraient suivis d’un solennel et joj^ux alléluia.Un alleluia joyeux surtout pour les jeunes gens qui devaient se jurer un éternel amour au pied des autels: Et parmi ces heureux que proclamait la rumeur se trouvaient Pierre Boucher et Francine Duhamel.Le père Duhamel avait besoin d’un homme pour l’aider à ses travaux.Le rude labeur de toute une vie aux champs commençait à peser sur ses épaules, et les ouvriers se faisaient rares. LES mines d’or de la Californie et les manufactures de la république .voisine attiraient toujours la jeunesse.\ Elle entendait, dans un rêve obsesseur, le bruit des machines puissantes; elle voyait les étincelles des paillettes d’or.Il fallait partir.Pierre demeurerai* avec son beau-père.Il serait l’enfant de la maison, puisque Jean-Paul ne revenait point.Les bans furent publiés du haut de la chaire.Première et dernière publication.La chose fut remarquée, parce qu’à cette époque on ne se dispensait pas aisément des trois publications exigées par la discipline de l’Eglise.On savait que Pierre avait de l’argent et qu'il aimait à trancher du grand.Les invités à la noce étaient nombreux.Le père Duhamel se serait bien donné garde d’oublier un parent ou un .ami.Il n’aurait voulu froisser personne, d’abord; puis il aimait bien s’amuser lin brin.Pierre et les siens, un peu pingres, unfpeu vaniteux, auraient préféré trier les convives.Ils durent cependant ouvrir grande la porte, pour ne pas déplaire au père Duhamel.Et puis, ça n’arriverait toujours qu’une fois.Le matin était un peu froid, mais les chemins, étincelaient comme des ceintures diamantées sous les reflets d’un beau soleil d’avril.Le soleil, un jour de mariage, semble un gage de bonheur.L’union sera sans nuages.Une longue file de voitures se dirigea vers l’église.On entendait, de loin la gaie musique des sonnettes argentines et des grelots sonores.De loin $>n voyait glisser sur l’éclatant tapis de neige les profils sombres des chevaux et des (( carrioles ».Les cloches voulurent être de la fête, et quand la noce franchit le seuil de l’église, elles jetèrent dans le ciel limpide les éclats joyeux de Ifurs grosses voix d’airain.La cérémonie tardait un peu.Le servani n’arrivait pas.Les cierges étaient allumés dans, leurs chandeliers d’argent ciselé, deux sur l’autel et six sur le balustrc, auprès des vases de fleurs artificielles, devant les mariés.Leurs petites flammes douces étoilaient de points d’or le sanctuaire vide.L’officiant s’était habillé tout prêt pour la messe.Il avait mis un vêtement riche, comme les jours de grande fête: une chasuble de soie 35 blanche, toute moirée, avec une large croix et des guirlandes de roses brodées en or.Il attendait debout devant la haute armoire de la sacristie, vis-à-vis un crucifix d’ivoire.Il s’impatientait.On a beau avoir de la douceur, on ne saurait empêcher la bile de s’échauffer un pev quand on attend par la faute d’un autre.Enfin, la porte s’ouvrit, et deux jeunes garçons se précipitèrent vers la garde-robe où pendaient les surplis.Le prêtre murmura: — Deux,maintenant.Aurait mieux valu un seul qui serait arrivé plus tôt.Les petits servants se hâtaient de se vêtir.L’un d’eux, le plus jeune, dit à l’autre, en attachant autour de sa taille les cordons de sa juge noire: — T’es-tu mis au chœur, déjà?.As-tu servi des mariages ?L’autre ne répondit point.11 cherchait un surplis parmi tous ces vêtements blancs et noirs qui semblaient des spectres accrochés à la file.— Ne prends pas celui-là.C’est au petit Mo-raud.Il vient de Jean-Paul Duhamel.C’est un souvenir.Tu le mets ?.M.le curé pourrait bien te le faire ôter.L’autre ne répondit encore rien.Il s’habillait, et le surplis un peu raidi par l’empois, et la jupe noire coniine une plume de corbeau, lui allaient à merveille.— Veux-tu porter le bénitier, reprit le premier, moi je porterai bien le livre?.Comme tu voudras.Ça m’est égal.Son compagnon, toujours silencieux, ne le regardait seulement pas.Une sueur freude m’inonda et je me mis à trembler Ktm wm mm mmmm On n est pas dans 1 église ici, tu peux lâcher ta langue & Le curé gronda: Allons! Avancez! Ils accoururent.L’un prit le livre, l'autre prit le bénitier.Le prêtre s’inclina devant le crucifix d’ivoire et se dirigea vers le sanctuaire, sans plus se soucier des petits servants qui marchaient devant lui.Presque tous les bancs de la nef étaient occupés.On aurait dit un jour férié.Il y avait beaucoup de curieux.La porte du chœur toute sculptée, tourna lentement sur ses gonds de cuivre poli.La cérémonie commençait.Il se fit dans les bancs un mouvement houleux comme sur la mer.Les promis s’agenouillèrent sur la plus haute marche-du balustre.La jeune fille, devant le mystère nouveau, sentait son cœur se serrer comme dans une angoisse.Elle était heureuse pourtant.Le jeune homme, un peu raide, la tête haute, tâchait de paraître beau.Il s’occupait de lui-même.Après une courte lecture sur la sainteté du sacrement de mariage, le prêtre s’adressant au marié, demanda: — Pierre Boucher, prenez-vous Francine Duhamel, qui est ici présente pour votre future et légitime épouse ?— Oui, Monsieur, répondit d’une voix forte le jeune homme, qui voulait se montrer plus poli que le rituel.Alors, le prêtre reprit: — Françoise Duhamel, prenez-vous Pierre Boucher, qui est ici présent, pour votre futur et légitime époux ?— Non, répondit une voix faible.Il y eut un mouvement de surprise dans la foule.Plusieurs se levèrent debout sur les bancs pour voir ce qui allait suivre.Le prêtre stupéfait, regardait la fiancée et semblait attendre une explication.Pierre, la figure toute rouge à cause de la honte, ou peut-être de la colère, demanda tout haut: Ne prends pas ce surplis là, e'est un souvenir de Jean-Paul Duhamel — Mais pourquoi ?Le curé retrouvant le calme nécessaire, dit à l’épousée: — Il ne fallait pas venir ici, mon enfant.C’est la profanation d’un grand sacrement.Si ce n’est tout à fait la profanation, c’est le mépris.Or, Dieu se sent offensé.! .11 ne faut pas agir ainsi dans le temple du Seigneur, au pied de l'autel, en présence de Jésus-Christ.— Mais, Monsieur le Curé, je n’ai rien dit, repartit la promise toute tremblante, et des lar-•mes dans les yeux, — Comment ce n'est pas vous qui avez répondu: Non ?— Je n’ai pas eu le temps de répondre, Monsieur le curé.L’officiant s’indigna: — 11 y a donc ici quelqu’un qui oublie volontairement le respect dû à Dieu et à la sainte religion.On veut changer en comédie un des actes les plus solennels de la société chrétienne.Que l’on prenne garde.La loi civile viendra, s'il en est nécessaire, au secours du culte sacré.11 regarda les servants tour à tour, comme s'il les eut soupçonnés de cette indécente plaisanterie.Ils se tenaient à ses côtés, l’un à droite, l’autre à gauche, calmes, immobiles, les yeux fixés sur la mariée.Tous les- regards se portèrent alors vers eux.Ils n’avaient pas l’air de grands coupables.Le plus jeune se mit à sourire, trouvant cela drôle, sans doute.L’autre était très pâle et une tristesse étrange se peignait sur sa figure d’adolescent. 37 LA mariée les regarda aussi et elle tressaillit.On entendit chuchoter.— C’est le petit Antoine Beaudet, celui-ci.On le connaît; il sert la messe tous les dimanches.Mais l’autre.l’autre.qui peut-il être ?On dirait que c’est Jean-Paul.Jean-Paul enfant de chœur.Vous vous en souvenez F Pierre lui-même, comme pris de vertige, se mit à parler à sa future.— Quel est ce petit servant ?Comme il ressemble à ton frère!.Tu dois savoir son nom.Je ne le reconnais pas, moi.La fiancée eut envie de pleurer; cela lui aurait fait du bien.Elle s’efforça de sourire.Le prêtre recommença: — Francine Duhamel, prenez-vous Pierre Boucher, qui est ici présent, pour votre futur et légitime époux ?Elle n’eut pas davantage le temps de répondre.Une voix lugubre qui sdrtait comme d’une tombe répéta: — Non! Cette fois il passa un frisson de terreur sur la foule attentive et il se fit un silence qui avait quelque chose d’effrayant.Le curé ne dit rien.Il croyait toujours à un mauvais plaisant.Un ventriloque peut-être, qui se cachait dans l’assemblée pieuse, et bravait, pour s’amuser, les foudres du Seigneur.Il se pencha vers la jeune fille afin de recevoir sa réponse.Elle allait dire: oui, quand ses regards rencontrèrent de nouveau les regards du servant que personne ne connaissait.Elle poussa un grand cri et s’affaissa.Pierre voulut la secourir.Un vent brûlant passa qui éteignit les cierges, et tout le monde entendit le bruit d’un soufflet sur une joue.Cet homme était un fantôme c’était Jean-Paul Duhamel LE marié releva la tête.C’est lui qui venait d’être souffleté.Il voulait voir l’insolent qui l’avait frappé.Il demeura terrifié.Puis d’une voix pleine d’épouvante, il cria ?deux fois: — Jean-Paul!.Jean-Paul!.Et il sortit de l’église, titubant comme un homme ivre, les yeux dilatés par l’effroi, pâle, avec une tache rouge sur la joue, la marque du soufflet.Où allait-il ?L’un des petits servants avait grandi tout à coup et il paraissait un homme maintenant.Et cet homme, c’était Jean-Paul Duhamel.Il portait au cou une large blessure et son front était percé d’une balle.Il avait la teinte livide du cadavre et ses yeux versaient des larmes.— Assassiné! Il a été assassiné! s’écrièrent plusieurs.Mais l’assassin, où est-il ?Est-ce l’Indien de la prairie ?Est-ce le jeune homme superbe qui s’en va avec le soufflet du mort sur la joue ?L’église retentit de lamentations, les cloches sonnèrent un glas funèbre; le prêtre, dépouillant ses vêtements pompeux, mit sur ses épaules la chasuble noire et dit la messe pour le repos de l’âme de Jean-Paul Duhamel.Il n’y avait plus qu’un petit servant.Ainsi, finit la noce, ainsi finit mon histoire.[ F I N i — Prenez-vous Pierre Boucher pour votre futur et légitime époux ?— Non ! 'PPamjitiLlU Pryr>n)j 6251742 n / U ‘À m AUPRÈS D’UN REP0S01R COMTE EM L’HOMMEUR DE LA FÊTE-DIEU IL y avait grand deuil dans l’Hôtel du comte C.jadis si gai et si riant.Et pourtant on était au mois de juin; les fleurs étaient éclosea; le soleil resplendissait de ses feux les plus éclatants.Quelle vie et quelle splendeur! Dans le voisinage, on s’agitait car on avait médité de faire un beau reposoir pour la 1 c Dieu, qui approchait.Ce n’était pas d’un reposoir ordinaire qu’il s’agissait: on voulait , un monument.Les jeunes filles tressaient des guirlandes; les mères choisissaient leurs plus belles dentelles, leurs étoffes précieuses, les hommes se concertaient, dressaient des" plans, s’improvisaient architectes, jusqu’aux vieillards qui consultaient leurs souvenirs et donnaient des conseils.La rue Saint-A., ordinairement paisible, présentait une activité joyeuse, qui faisait plaisir à voir.Seuls les habitants de l’hôtel du comte C., le plus beau pourtant et le plus riche quartier, s’absentaient de tout mouvement.Ah! c’est qu’il y avait là des larmes et des angoisses.Si vous aviez pu pénétrer dans cette chambre du second dont les fenêtres étaient entr’ouvertes, vous auriez vu une de ces scènes qui émeuvent l’âme.Autour du lit était assis un homme, le visage dans ses mains, immobile et anéanti: c’était le père; une femme plus pâle que les blancs rideaux, qu’elle contemplait avec une fixité morne, c’était la mère; une Soeur de charité, attentive et compatissante, qui préparait un breuvage; et sur un lit, une bulk' tête d’enfant décolorée et presque sans aie.L’enfant se consumait, à douze ans, dans une de ces maladies lentes que la médecine se déclare impuissante à guérir.Ce jeune enfant, ! mour et l’espoir de la famille, fixait parfois le long regard de sa mère qui s’efforçait de lui sourire.Il essayait quelques paroles qu’il n’achevait pas: sa faible voix remerciait encore la Soeur des soins qu’elle lui prodiguait.L’enfant s’était assoupi.Les parents veillaient.On était au samedi, veille de la Fête-Dieu.Vers trois heures les cloches ébranlées emplissent l’air de leurs joyeux carillons.Leur bruii harmonieux réveille l’enfant: — Mère, dit-il faiblement, pourquoi ce beau concert ?— Ce sont les cloches qui annoncent la fête de demain.¦ — Quelle *fête ?dit l’enfant.— La Fête-Dieu, mon petit ange.— Oh! la Fête-Dieu, le Saint-Sacrement, quelle belle fête! J’y assistais l’année dernière.Te rappelles-tu, mère, tu m’avais permis de luire partie de la procession.C’était ma premiere communion.Comme j’étais heureux.Ali! je suis bien fatigué aujourd’hui.— Ne parle pas autant, mon petit, dit le père; regarde-nous, nous sommes si .heureux de tç voir.Après quelques instants de sileflee: — Père murmura l’enfant, j’ai une prière à t’adresser.Je voudrais bien voir demain la procession; si tu me mettais à la fenêtre?— Oui, nous verrons, demain; repose-toi bien maintenant.- — Oh! le'bon Dieu, reprit l’enfant, pourrait me guérir, vois-tu; je veux le lui demander demain.Et comme épuisé par scs paroles, l’enfant enfonça sa tête pâle dans l'oreiller et s’endormit.Lue idée subite vint au père; il appela sa femme dans l’embrasure de la fenêtre et lui Marin à voix basse.« J’ai foi en Dieu disait ret homme, je vais tenter l’impossible.Faisons un reposoir.Qui sait?Peut-être serons-nous exaucés.» Cette pensée allait trop bien avec la piété de la mère pour ne pas.être accueillie aussitôt.Le reposoir fut décidé.Ils sortirent tous deux et appelère/it leurs gens.Les ordre s furent donnés rapidement, et chacun se mit en devoir de les exécuter.Les tapissiers furent mandés; les tentures, les vases, les candélabres tout ce que la maison contenait de plus précieux fut vite disposé.Quand on vit dans le quartier, les premiers préparatifs du reposoir, on s’étonna, on causa, on questionna.«Comment?disait-on, est-il guéri ?» Quelques bonnes langues, il s’en trouve partout, allaient plus loin : « Ces gens y pensent-ils ?Prendre un pareil tracas quand leur fils 39 est si malade! Pourquoi deux reposoirs dans la rue ?Ils avaient refusé de prendre part à celui qu’on construit, et les voilà qui en commencent un autre.» Les gens sages toutefois, n’approuvaient pas ces propos.« Ils ont raison, disaient-ils; le bon Dieu les bénira.» Cependant le rèposoir s’éleva.Le jour de la Fête-Dieu était arrivé, le soleil radieux versait à flots ses rayons; l’air était réjoui par le concert des cloches; les rues se remplissaient d'une foule silencieuse et recueillie; les maisons avaient revêtu leurs blanches tentures; les rues se jonchaient de fleurs.Quatre heures venaient de sonner, la procession de la paroisse commençait à se montrer dans la rue Saint-A.Le reposoir du comte C.présentait l’aspect le plus magnifique.Tout brillant d’or et de lumières, il était surmonté d’une inscription formée par des vers de coulehrs dont la flamme était symbolique: Seigneur, si vous le voulez, vous po'uvez me guérir! Ces paroles étaient un grand acte de foi; les flammes voulaient être l’emblème de l’espérance; elles représentaient aussi, dans leur enveloppe frêle’et voilée, le pauvre petit être souffrant,* qui ne projetait plus qu'une lueur incertaine et qui confiait son dernier souffle à la miséricorde divine.L’enfant avait voulu être descendu.Il était couché dans un fauteuil,' entre son père et sa mère.On était saisi d’un respect involontaire en contemplant cette scène si simple et si grande à la fois.Quand ils entendirent tous les trois les chants joyeux et triomphants du clergé, quand ce parfum de piété qui enveloppe toute procession de la Fête-Dieu, fut parvenu jusqu’à eux, quand ils virent ces frais visages d’enfants qui s’avançaient respirant l’allégresse et la vie, les parents, par un triste retour sur leurs propres douleurs, ne purent retenir leurs larmes.Le père, homme d’une foi antique, avait revêtu ses habits de fête; le petit enfant portait le gracieux costume de sa première communion; il avait sa blanche écharpe au bras, son chapelet dans les doigts, souvenirs doux et tristes en un tel moment! d£S l’Eglise catholique sur ses ennemis.4.La mise en œuvre de la justice sociale et la charité envers ceux qui sont dans le besoin.SOLUTIONS DE LA PAGE 7 Fables de La Fontaine 1.Le petit poisson et le pêcheur.2.Le renard et la cigogne.3.Le gland et la citrouille.4.Les animaux malades de la peste 5.Le coche et la mouche 6.Le chêne et le roseau 7.Le lièvre et la tortue 8.La cigale et la fourmi 9.La laitière et le pot au lait 10.Le loup et l’agneau.L’Intrus 1.Marcel— 2.sans — 3.canne — 4.hôtel — 5.RaphaëL— 6.boulanger.C’est toujours embêtant 1.blanc et brun— 2.blanc laiteux— 3.vert 4.bleu— 5.rouge— 6.violet— 7.bleu— 8.blanc— 9.noir— 10.verdâtre.Trouver îe proverbe 1.Il ne faut pas vendre la peau de Tours avant de l’avoir tué.2.La prudence est la mère de la sûreté.3.Pierre qui roule n’amasse pas mousse.4.Il ne faut jamais remettre au lendemain ce qu’on peut faire ta journée ifiême.5.Dis-moi qui tu hantes et je te dirai qui tu es.Un peu d’anatomie 1.pomme — 2.oreilles — 3.yeux — 4.nez — 5.côte — G.langue — 7.main.# Les outils 1.sculpteur— 2.dentiste— 3.jardinier — 4.faucheur— 5.chirurgien—6.forgeron—7.maçon — 8.paveur— 9.graveur — 10.cordonnier.1 2 3 4 5 6 7 8 9.10 11 12 13 mots croises Em HéE ÜAMJÜJ MCE iNlEMvm asm 43 > t -JL Eaxivcun FÉLIX Nouveauté DIALOGUES D’HOMMES ET DE BÉTES Dialogues d’hommes et de bêtes groupe des contes et des fables.Certains rappellent Adagio, Allegro ou Andante.Comme tous les récits, ils sont inégaux et d’intérêt divers.Il en est de charmants, sde délicats.D’autres montrent quelques faiblesses.Ils ont un caractère commun, cependant : tous sont marqués d’une certaine mélancolie, parfois latente et discrète, parfois profonde et presque désespérée.Ainsi le Soulier dans les labours, Niclaisse, la Mordée, la Nichée, font une impression pénible et remuent jusqu’au fond de l’âme.Dans la Mordée, drame poignant de l’amour éperdu pour la séductrice orgueilleuse .qui vous rend votre coeur en lambeaux, la douleur atteint au paroxisme.Contes et fables, tous veulent être un appel vibrant à la sincérité, à l’amour, à la charité.Notre époque> d’égoïsme brutal a besoin qu’on lui rappelle non seulement la grande loi de l’amour, mais les douceurs, les joies ineffables de la charité.220 pages : $1.50 (par la poste : $1.65) 2e édition 9 15e mille PIEDS NUS DANS L’AUBE Un roman, cette fois, bien propre à donner aux jeunes le goût de la lecfuftî.C’est un hymne à la vie d’un petit bonhomme qui s’éveille aux réalités extérieures, dans un décor de pays neuf canadien.L’auteur nous présente une famille nichée dans une grande maison bâtie à même la montagne.Le père, un bâtisseur de village, infuse à ses onze enfants l’esprit qui caractérise les découvreurs et bâtisseurs de pays.Cet ouvrage, comme les trois autres, du reste, est très formateur pour le jeunesse qui y puisera un idéal élevé.242 pages : $1.25 5e édition 9 20e mille ADAGIO Un recueil de contés merveilleux où les sujets du terroir sont traités d’une plume alerte, avec une grande simplicité d’expression, à la pfcrtée des plus jeunes comme des moins jeunes.Ces contes témoignent d’un grand esprit d’observation.Us révèlent un contact Intime avec les choses du terroir, en apparence les plus banales.Us donnent un sens, tout nouveau à la vie à la campagne, dont, pour rester dans la vérité, les joies, les tracas et les peines ne sont pas exclus.200 pages : $1.50 5e édition 9 16e mille A ¦ ALLEGRO Cette fois-ci, ce sont des fables.Douze fables dont les personnages sont des bêtes familières aux gens de chez nous : animai::; domestiques, faune des champs et des bois.L’auteun nous promène de l’étable à la bergerie, du pigeonnier au royaume des marmottes, de la verte prairie à la vallée des quenouilles.Les bêtes, comme .çn toute fable, prennent ici le langage des femmes et leur donnent parfois des leçons.Ces fables savoureuses qui, toutes, comportent une morale, aideront à mieux saisir le sens des choses de la nature et feront le régal des enfants.200 pages : $1.50 4e édition 9 15e mille ANDANTE Encore des contes charmants ! Comme dans Adagio,, les moindres détails, les moindres gestes de* hommes et des bêtes prennent un sens particulier, symbolique parfois.Félix Leclerc possède le don de la description.Andante fourmille de passages remarq ;ables.II faudrait tout citer.Sujet plein d’images neuves, charmantes, empruntées aux lieux mêmes, au visage du pays.Un excellent volume pour les heures de calme de solitude alors que l’esprit cherchera à se distraire dans une lecture reposante.160 pages : $1.50 Ajoute< 10% pour frais de poste.-EN VENTE PARTOUT ET A - FIDES, 25 EST, RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL-1, * PLateau 8335 canadiE/i le fiLu± Lu ¦ LECLERC ¦w LE PATRON M'A OIT, PAS PLUS TARD QU’HIER.Ecoute Lutin tu m 'as.Sais-'Hi qu'il ne te resta plus qu'un mois pour participera mon concours W d£ CRAINS QUE TU NE ^ DONNES PAS ASSEZ DE % CHANCES AUX RETARDA-TAIRES.PAS*LES TRAÎNEUX MA/S CEUX QUI ONT BEAUCOUP d Ouvrage .jjmé tâche de ( LES AIDER l UN PEU P liC.¦LORS,USEZ BIEN CECI .TU M’AS BIEN CONSEILLÉ,LES RÉPONSES NE CESSENT RAS D'ÂURVVER.^UONCOURS ÜOUBERT &unye$ aidant d'é&queL- ted de ptodidù "JOUBERT ' que inuA voulez juSqufà.SAMEDI SOIR tit 2 JUILLET(\ y~\ 19 4-9 sà\ OUF/J’a/ W Mais eu chaud. ¦¦ 'hrY — Vous voulez encore de l’argent?Vous continuez enantage?— Business is businessl II y a un instant, je, regrettais de n avoir pas soutiré davantage à votre maître et ce ' i que.vous me tendez la perche.Je serais bienfou de ne p.la saisir.4 votre tour de me payer pour me taire, a Si la parole est d’argent, le silence est d'or », dit un proverbe T-t dan*, le regard narquois du coquin, le jeune ;> ' comprit quelle bévue il venait de commettre en se livrait à un escroc de cette trempe.Juste à ce moment, un choc épouvantable vint les pré-ia ci l’un contre l’autre, dans un vacarme confus de < i icnents sinistres, de vitres brisées, de gémissements horribles.Trois wagons écrasés, cinq autres jetés au ba lu remblais ainsi que la locomotive; dix-sept morts et une < -Mitaine de blessés qui appelaient au secours.Miné inondations, le remblai avait cédé.La terrible nouvelle parvint vite à Montréal et les journaux donnèrent l/i li é;' des morts et des blessés.¦«gland Ilippolyte revint à lui, il était étendu sur l’herbe, le visage couvert de sang; autour ce n’étaient que plaintes < f gémissements.Soulevant sa tête endolorie, il vit à sa dicii un corps inerte où l’épaule gauche faisait place à m plaie béante.Ilippolyte reconnut le détective; il t-i lit mort, le bras gauche arraché, le crâne défoncé, ï r p i.de stupeur, il détourne son regard, mais une pensée b i vint aussitôt à l’esprit: les $1Q,000.de M.Giraldi, Pré v doit les avoir dans son veston.Il a volé: je re*-tifuvrai pour lui.En rampant avec peine vers le cadavre, il Ti mpura_ du porte-monnaie qu’il glissa dans ses goussets.IJ .! il entendit ce verdict d’un médecin qui venait il arriver: « Celui-là n’en a pas pour longtemps », puis il perdit connaissance.Vingt-quatre heures après, il ouvrait de grands yeux étonnés sur un lit d’Hôtel-Dieu.Près de lui, Madame Giraldi et Madeleine s’appitoyaient.LA FIN AU PROCHAIN NUMÉRO CW Des goussets de Préey, Rodolphe tira le portemonnaie si bien garni. y,y 48 Les campagnes québécoises sont-elles pour vous des terres inexplorées ; ' k-' .JdixtfFV wi ' a ¦ i £.vw*sx*s-~.jjsc.a.“wS:^'v' Alors renseignez-vous sur les coutumes pittoresques du Canada français rural, sur son mode de vie, sur ses arts domestiques, sur ses traditions familiales ; apprenez à mieux connaître la profession agricole qui fut un temps celle de presque tous les Canadiens français, et l’agriculture qui est la force de la nation.En votre exploration du Canada rural, suivez un guide sûr : * «M- Æ Jls.y- m tm Une revue mensuelle agricole éditée par l’Union Catholique des Cultivateurs et à laquelle collaborent les écrivains les plus réputés de nos campagnes.Mille sujets divers : agriculture scientifique, aspects sociaux, organisation économique, initiatives nouvelles, arts domestiques, hygiène, cuisine, patrons de tous genres, courrier, etc.On s’abonne au FOYER RURAL pour le prix modique de $1 par année, #2.50 pour trois ans, moins de 9 cents l’exemplaire.Ne manquez pas le prochain numéro qui paraîtra dans quelques jours.On adresse son abonnement comme suit : LE FOYER RURAL, 515, avenue Viger - Montréal (24) $ Veuillez trouver ci-inclus la somme de pour un abonnement de un an ?trois ans O au "FOYER RURAL”.Utilisez le coupon ci-contre.
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