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Titre :
L'union des Cantons de L'Est : journal politique, industriel, littéraire et agricole
Éditeur :
  • Arthabaskaville :Antoine Gagnon,1866-1969
Contenu spécifique :
jeudi 18 octobre 1928
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Union (Arthabaska, Québec)
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L'union des Cantons de L'Est : journal politique, industriel, littéraire et agricole, 1928-10-18, Collections de BAnQ.

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ËKI mon des €mtom de ZÉÎPH.NAULT, Imprimeur LIBERTÉ SOUS L’ÉGIDE DES LOIS REDIGE EN COLLABORATION 62me ANNEE ARTHABASKA, JEUDI, 18 OCTOBRE 1928 No.46 A JOURNAL HEBDOMADAIRE PUBLIE LE JEUDI PAR L’Imprimerie d’Arthabaska, Inc.PROPRIETAIRE ABONNEMENT $1.00 par an—50c.par semestre nécessairement d’avance.ANNONCES Insertions, la ligne .30 centins Insertions subséquentes 20 ” Baptêmes, Mariages, Sépultures 25 ” Gratis pour les abonnés Toute publication, personnelle ou intéressée, rapports d’institutions financières ou autres, seront insérés comme annonces, à 2 centins la ligne.L’HONORABLE M.J.-E.CARON DENONCE LE PESSIMISME EN AGRICULTURE ET PRECHE LA BONNE COOPERATION AUX CULTIVATEURS Plessisville, 10.—L’inauguration officielle de l’entrepôt de la Société des Producteurs de Sucre de Québec en même temps que l’ouverture du concours provincial de labour, a donné lieu, le 9 courant, à des belles manifestations agricoles dans cette paroisse.C’était particulièrement la journée des Producteurs de Sucre et il fut donné aux nombreux cultivateurs réunis en cette occasion de constater ce que peut faire la coopération bien comprise et bien appliquée.Et pour marquer l’importance de cette journée, S .G.Mgr Orner Plante, évêque auxiliaire de Québec, et l’honorable M.J.-E.Caron, ministre de l’agriculture avaient bien voulu rehausser de l’éclat de leur présence cet événement pourtant simple en lui-même, l’inauguration d’un entrepôt.Ce que ces personnages officiels ont voulu souligner surtout c’est la nécessité qu’il y a pour les cultivateurs de s’unir, de coopérer dans leurs efforts.Ce fut d’ailleurs le thème des discours prononcés en cette circonstance par les divers orateurs de la journée.C’était une preuve matérielle des résultats de la coopération que les visiteurs pouvaient voir dans l’entrepôt et dans ses opérations diverses.Quelques mots d’explication an sujet de l’organisation de cet entrepôt ne manqueront pas d’intérêt au début de ce rapport.La Société des Producteurs de Sucre de Québec, une coopérative bien établie et qui a déjà obtenu des résultats surprenants songea récemment aux services considérables que pourrait rendre à ses membres une fabrique où le sirop d’érable serait expédié pour y être classifié et transformé en sucre.Ce sucre obtiendrait certainement sur le marché de meilleurs prix suivants les diverses classes de qualité.L’honorable M.J.-E.Caron, ministre de l’Agriculture, auquel nul projet intéressant la classe agricole n’est soumis en vain, approuva immédiatement celui-ci lorsqu’il lui fut expliqué.Le Ministre de l’Agriculture fut alors appelé à aider à la Société des Producteurs de Sucre et un octroi de $10,000 fut accordé.Cet octroi permit de réaliser le projet.La Société des Producteurs de Sucre recruta de nouveaux membres, lança un emprunt de $5,000, fit construire sa fabrique à Plessisville.Elle trouva chez M.Cyrille Vaillancourt, chef du Service de l’Apiculture de l’industrie sucrière au Ministère de l’Agriculture, un précieux concours.M.Armand Gélinas, agronome de la division, aida aussi puissamment à la réalisation de cette entreprise.Et la Société des Producteurs de Sucre pouvait le printemps dernier recevoir à sa fabrique le sirop des sucreries de ses membres.On réalisera l’importance de cette coopérative lorsqu’on saura que depuis le printemps dernier elle a fait des affaires pour $161,000.Hier seulement, elle payait environ $30,000 à ses membres.Tous les jours, elle fabrique 10,000 livres de sucre.Elle passa au couloir, au feutre, 2,800 gallons de sirop tous les jours.Elle a payé à ses membres 19 centins la livre de sucre de meilleure qualité et 15 centins pour la qualité la plus inférieure.L’édifice qu’elle a construit est entièrement à l’épreuve du feu et ses dimensions sont de 40 pieds par 75 pieds.C’est un édifice à trois étages.Il fut construit par M.J.-A.Obvier, entrepreneur local.Le sirop d’érable est reçu à la fabrique en barils de 25 gallons.Il est versé dans six réservoirs après avoh’ été examiné et classifié.Ces réservoirs contiennent 250 gallons chacun.Un système de pompe conduit le sirop dans les bassins pour cuir, puis de là dans d’autres bassins pour refroidir l’expédition se fait rapidement clans des boîtes très propres et selon un empaquetage pratique et commode.Ces quelques faits montrent que la fabrique de la société des Producteurs Je Sucre de Québec est déjà importante.Des chiffres cités par l’honorable M.'J.-E.Caron ont fait voir quelle expansion celle-ci peut et doit prendre dans cette province dans l’intérêt du producteur, du consommateur et de sa population en général.C’est cette fabrique qui fut inaugurée, hier.La fête agricole que cet événement provoqua débuta par une messe solennelle célébrée à l’église de Plessisville par M.le chanoine Poirier, curé de Princeville, assisté de MM.les abbés Dion et Dionne, vicaires à Plessisville.Au cours de la cérémonie à l’église, Mgr Dupuis, dans une allocution pratique, souhaita la bienvenue à tous les visiteurs et souligna l’importance de l’événement que l’on célébrait en ce jour.On se transporta alors à la fabrique où les employés habituels continuaient les opérations coutumières afin de permettre aux visiteurs de constater par eux-mêmes les méthodes en usage dans cette fabrique S.G.Mgr Plante prononça alors les paroles de bénédiction puis commença la visite de la fabrique.Dans une salle supérieure de l’édifice, les visiteurs se groupèrent sous la présidence de M, Bris-son qui souhaita la bienvenue à tous et invita Mgr Dupuis à dire quelques mots.Comme à l’église, le curé de Plessisville parla de la nécessité de la coopération et de l’importance de la nouvelle fabrique.Il présenta aussi à Mgr Plante les hommages de ses paroissiens.S.G.Mgr Plante présenta alors aux membres de la Société des Producteurs de Sucre de Québec ses félicitations.Il leur dit que c’est avec joie qu’il leur apporte à eux et aux cultivateurs réunis l’encouragement de sa présence et de sa parole.Il leur apporte aussi ses meilleurs souhaits de succès et appelle sur eux et leurs œuvres si utiles, si nécessaires, les bénédictions de Dieu.L’honorable M.L.Lapierre résuma tout d’abord l’historique de cette fabrique et fit un bel éloge de l’honorable M.Caron, auquel il donne le mérite justement mérité d’avoir assuré la réalisation du projety L’honorable M.Lapierre dit aussi la nécessité de la science en agriculture et la nécessité de l’union, de la coopération sincère et persistante.Hon.M.Caron L’honorable M J.-E.Caron, ministre de l’Agriculture, après avoir été vivement applaudi, remercie les dignitaires de l’Eglise d’honorer les cultivateurs de leur présence.Il félicite les directeurs de la Société des Producteurs de Sucre, puis il parle immédiatement de la fabrique de Plessisville, donnant aux cultivateurs des conseils pratiques: Une somme de $6,500 a été souscrite dont $2,200 ont été payées.Il faut que le capital soit plus élevé et qu’il soit tout payé.La Société a lancé un emprunt de $5,000.On lui a prêté déjà $2,-100.11 faut que la somme de $5,000 soit prêtée tout de suite.Le Gouvernement a donné un octroi de $10,000 mais il faut que les cultivateurs comprennent que pour réussir il faut qu’ils s’aident eux-mêmes.Le gage le plus sûr du succès, c’est la coopération.“ Il y a une quinzaine d’années” dit l’honorable M.Caron, “ il n’v avait pas de coopération.Elle fiit établie et maintenant la Coopérative Fédérée fait des affaires pour $10,000,000 par année.Ce n’est pas assez et il faut augmenter ce chiffre.Il faut que les cultivateurs se groupent, qu’ils perfectionnent leurs méthodes de travail et leurs produits.! “ En 1914, il s’est fabriqué dans la province 8,876,000 livres de sucre.En 1928, la production est de 13,000,000 de livres de sucre et de 900,000 gallons de sirop.Cela représente une valeur de $7,000,000.C’est cependant le i cinquième seulement de ce que nous pourrions produire.Notre production devrait atteindre une valeur de $25,000,000.“ Il y a donc place pour le progrès.Pour y atteindre, il faut la coopération.Il faut que les cultivateurs comprennent que l’intérêt public passe avant l’intérêt privé.En aidant à l’intérêt public d’ailleurs ils en retireront individuellement de plus grands profits.” L’honorable M.Caron met les cultivateurs et spécialement les membres de la Société des Producteurs de Sucre de Québec contre les attaques de leurs adversaires et ennemis.On tentera tout, en certains milieux, pour détruire cette coopérative qui nuira à certains intérêts particuliers et si celle-ci disparaît, les cultivateurs seront à la merci de ceux qui veulent les exploiter.L’honorable M.Caron dénonce alors une campagne de pessimisme qui ne peut avoir qu’un résultat : décourager la jeunesse agricole.Il n’est pas vrai de dire que la terre ne paie pas, que l’agriculture ne paie pas.La terre paie le cultivateur qui a adopté des méthodes scientifiques, qui a su unir la science à son travail.Les exemples sont frappants.La terre où est placée la ferme de démonstration à Plessisville donnant, il y a cinq ans, un déficit annuel de $200.Cultivée selon les méthodes modernes de culture, elle a donné cette année un surplus net de $3,000.La ferme de démonstration de M.Leblanc à Victoriaville où les mêmes méthodes scientifiques ont été mises en application rapporte maintenant un surplus net de $2,000.Ces exemples montrent la valeur de l’enseignement agricole que le Gouvernement a distribué dans toutes nos campagnes au prix de grands sacrifices afin d’aider les cultivateurs.Le Ministre de l’Agriculture répète que la terre est la base de notre vie nationale.L’industrie est nécessaire, mais elle évolue et change même d’endroits.La terre demeure toujours là, le gage de notre vie.Bien cultivée elle sera plus riche et plus féconde.L’honorable M.Caron, après avoir dit aux cultivateurs qu’ils n’ont rien à envier aux ouvriers des villes, termine par un mot d’éloge à, l’adresse de son dévoué chef du Service de l’Industrie Sucrière, M.Vaillancourt, actuellement en Europe.M.Roberge, député fédéral de Mégantic, M.Armand Gélinas, agronome du comté, M.le maire A.Painchaud, de Plessisville, prononcent aussi des allocutions puis M.U.Méthot donne lecture d’un câblogramme de M.Vaillancourt qui souhaite succès à la société des Producteurs de Sucre de Québec.M.Luc Dupuis, de St-Roch-des-Aulnaies, dit aussi quelques mots à la demande de l’assistance.M.J.-A.Olivier reçut les dignitaires et quelques invités à dîner au réfectoire de l’hôpital de Plessisville, un hôpital récemment construit, très moderne et sous la direction des SS.de la Charité.Un succulent menu fut servi.Dans l’après-midi une réunion eut lieu à l’Hôtel de Ville, sous la présidence de M.Brissoni Avant les discours, M.Chouinard distribua aux sociétaires présents plusieurs chèques dont la somme totale atteignait le chiffre de $30,-000.00.Puis M.le président Brisson exhorta les Cultivateurs à entrer dans la Société des Producteurs de Sucre, à aider celle-ci de leur argent et de leur coopération.M.l’abbé Boulet, curé de Saint-Ferdinand, M.l’avocat Houde, de Plessisville, l’hon.W.-L.Lapierre, M.E.Roberge, M.Alcide Savoie, député de Nicolet, M.Lauzière, agronome d’Arthabaska, et M.W.-A.Gélinas, agronome, adressèrent la parole, appuyant sur la nécessité de la coopération en agriculture comme dans les autres sphères de l’activité humaine.Labour En même temps, avait lieu l’ouverture du concours provincial de labour.La mauvaise température de la journée a quelque peu reardé le travail, mais les nombreux laboureurs réunis à Plessisville à cette occasion commenceront ce matin leur travail.Plus de $4,000 sont offertes en prix et ce concours annuel suscite un grand intérêt.Il y a des cultivateurs venus de toutes les parties de la province et l’aspect des fermes où a lieu cet événement agricole était hier, malgré la pluie, fort intéressant.les enfants pleurent pour avoir le O A S T O R I & FLFFC4ES LE CONCOURS PROVINCIAL DE LABOUR DE PLESSISVILLE REMPORTE UN GRAND SUCCES Un grand banquet termine le concours.—Nombreux discours.— Les Hon.Perrault et Lapierre disent les mérites de l’Agriculture.—Hommages aux laboureurs—M.À.f^nier représente le ministre de l’Agriculture.Plessisville, 12.—Un grand bon-cpiet à terminé jeudi soir, le concours provincial de labour tenu cette année à Plessisville.De nombreux orateurs ont adressé la parole au cours de ce banquet qui a remporté un éclatant succès.De vifs applaudissements ont souligné les discours de ces orateurs.Au cours du bancpiet, les prix furent distribués aux laboureurs vainqueurs à ce concours.Le banquet avait lieu à la salle de l’hôtel de ville sous la présidence de l’honorable M.L.Lapierre, député provincial de comté, et président de la section locale de l’Association des Laboureurs.Aux côtés de l’hon.M.Lapierre on remarquait : l’honorable M.J.-E.Perrault, ministre de la Colonisation, Mgr Dùpuis, de Plessisville, M.A.Grenier, sous-ministre de l’Agriculture, M.W.Girouard, député fédéral d’Arthabaska, M.R.Roberge, député fédéral de Mégantic, M.A.Gélinas, agronome, M.J.-E.Charbonneau, député de Laprairie, M.N.Savoie, secrétaire du ministère de l’Agriculture, M.A.Painchaud, maire de Plessisville, M.A.Savoie, député de Nicolet, M.Léo Brown, secrétaire de l’Association des Laboureurs.Après le dîner, l’honorable M.Lapierre souhaita la bienvenue aux nombreux visiteurs.Il fit délicatement l’éloge de feu M.Alfred Savoie, récemment décédé et offrit ses sympathies à la famille éprouvée.Il supprime aussi ses hommages à i’honroable M.J.-E.Caron, ministre de l’Agriculture qui a tant fait pour les cultivateurs du Québec.Au nom de la population de Plessisville et des laboureurs qui ont pris part au concours.M.Lapierre remercie le ministre de l’Agriculture du généreux octroi qu’il a donné à Î’Association des Laboureurs.L’hon.M.Lapierre offre ses félicitations aux laboureurs qui ont remporté des succès au concours de cette année.Il remercie ceux qui ont donné des prix à ce concours et mentionne spéciale-mnet la Fonderie de Plesssiville.Il remercie aussi les dames qui ont fait le service au cours du dîner, les juges qui ont fait la distribution des prix.L’hon.M.Lapierre offre ses féli-licitations aux laboureurs, à MM.Vallée et Provencher, à M.A.Gélinas, agronome du comté, M.Léo Brown.L’hon.M.Lapierre exhorte les cultivateurs à développer le plus possible chez eux la science agricole.Rpreésentant ouvrier dans le cabinet provincial, il sait ce que l’agriculteur fait pour sa race et il admire le cultivateur.M.Lapierre fait l’éloge de nos agronomes qui ont rendu tant de service aux agriculteurs.Il termine en félicitant de nouveau les laboureurs.Le curé de la paroisse de Plessisville est heureux de se dire fils de cultivateur.Il joint ses compliments à ceux de l’hon.M.Lapierre, à l’adresse des laboureurs.Il fait allusion à Virgile et à la poésie champêtre, puis dit la noblesse de l’agriculture qui l’emporte sur toutes les professions.Le laboureur fut le premier sur la terre et remonte à la divniité.A Nazareth, saint Joseph fabriquait des charrues.Mgr Dupuis fait un grand éloge de l’agriculture, nourriture de la terre, rappelle le rôle éminent de la Providence en agriculture, puis termine en exhortant la population à conserver intactes nos traditions canadiennes.M.Painchaud M.le maire de Plessisville, M.P .A.Painchaud, est l’orateur suivant.Il dit aux convives combien sa ville est fière de recevoir les visiteurs distingués présents à la réunion.Il félicite les laboureurs vainqueurs et souhaite que de semblables événements aient lieu bientôt dans sa ville.L’hon.M.Perrault Le ministre de la colonisation, vivement applaudi lorsqu’il se lève pour parler, est l’orateur suivant.Il débute en exprimant le plaisir que lui cause cette belle fête agricole.Toutes les classes de la société s’unissent pour fêter la classe agricole.C’est que celle-ci est la base de la prospérité de notre pajrs j et de notre race.C’est sur l’agriculteur que repose l’avenir de notre race canadienne-française.| L’hon.M.Perrault fait allusion à 1‘inauguration de la fabrique des Producteurs de Sucre et dit que ce fait constitue une leçon de co- ; opération agricole.Les temps sont changés.Autrefois le cultivateur pouvait vive isolé.Au- ! jourd’hui, il doit s’unir pour lutter et vaincre.C’est par la coopéra-1 tion que le cultivateur réussira j en nos jours.Il faut que les j cultivateurs s’unissent pour ren- j contrer la concurrence de partout.! L’hon.M.Perrault fait l’éloge j de son collègue, M.Caron.Ja-j mais ministre de l’Agriculture ne | fut plus attaqué dans notre pro-vin ce parce que jamais ministre ! n’a fait autant pour les cultiva- j teurs.La coopérative fédérée, j qui fait aujourd’hui des affaires i pour $10,000,000 par année est j cependant en lutte à toutes sortes j d’attaques alors que tous les culti- | vateurs de la province devraient j faire partie de cette coopération, j Alors que toutes les classes de la société s’unissent pourquoi les j cultivateurs ne s’uniraient-ils pas?L’hon.M.Perrault cite les résultats surprenants obtenus par les coopératives de pêcheurs organisées par le Gouvernement.Puis, le ministre dit les services que les collèges agricoles, les agronomes rendent à l’agriculture.Il faut aujourd’hui que l’agriculture soit faite de façon scientifique pour donner des résultats.Les exemples des fermes de démonstration de M.Provencher à Plessisville et de M.Leblanc à Victoriaville sont des leçons éloquentes.Il faut mettre de côté la routine, il faut rejeter le pessimisme si l’on veut obtenir des succès en mettant en pratique les méthodes modernes de culture.Il faut du travail sans doute mais il n’y a pas une classe de la société où l’on peut réussir sans travail.L’hon.M.Perrault termine en disant ce que l’œuvre de la .colonisation fait pour assurer l’avenir de la race.La colonisation ouvre des terres nouvelles à nos vieilles familles.Il cite l’exemple de madame Croteau établie dans l’Abitibi où elle a obtenu de grand succès.Il faut envoyer à la colonisation le surplus de nos vieilles paroisses : Restons chez nous, dans cette province.Nulle part il n’y a plus beau pays et de meilleures terres.Restons au Canada où nous serons une valeur économique et nationale.M.A.Grenier Le sous-ministre de l’Agriculture, un enfant de Plessisville, que ses concitoyens applaudissent vivement, débute en remerciant les convives de leurs applaudissements et les Fermières, qui avaient élégamment fait le service des tables, des fleurs qu’elles lui avaient offertes au début de la soirée.Il est fier, en cette soirée, d’être un fils de Plessisville, dont il suit avec intérêt les travaux et les succès.Il félicite les laboureurs et les amis de l’Agriculture du comté de Mégantic qui donnent un bel exemple à toutes les autres régions de la province.M.Grenier fait allusion aux laboureurs du comté des Deux-Montagnes puis parle de la nécessité de l’instruction agricole.Celle-ci est urgente plus que jamais.11 y a 135,000 cultivateurs dans la province.Il faut que les écoles d’agriculture soient de plus en plus (A suivre à la 8e page) # A VENDRE Nous avons à vendre à notre Librairie, au profit du Couvent de la Congrégation Notre-Dame de cette ville, une jolie photographie représentant tous les curés de la paroisse de St-Christophe depuis 1851 : Mgr P.H.Suzor, de 1851 à 1878 ; M.J.Héroux, de 1878 à 1885 ; M.Ed.Buisson, de 1885 à 1893 ; M.Ed.Grenier, de 1893 à 1896 ; M.F.X.Lessard, de 1896 à 1900.Au centre du portrait nous y voyions notre vénérable curé, M.le chanoine L.-A.Côté, Y.F.L., et les portraits de l’église et du presbytère.C’est un joli souvenir à conserver dans les familles.Le nombre de copies est limité ; pressez-vous de l’acheter.Cultivateurs ! ! Confiez à la Coopérative Fédérée la vente de vos produits.Elle les reçoit en tout temps de l’année et vous obtient les plus hauts prix du marché.Seule la COOPERATIVE vend vos produits pour votre bénéfice.En encourageant cette société qui est la vôtre, vous vous assurez des bénéfices très appréciables dans le cours d’une année.Coopérative Fédérée de Québec Succursale de Princeville Cartes Professionnelles AVOCATS Perrault & Girouard AVOCATS ARTHABASKA, P.Q.Bureau de Perrault & Perrault, Rue de l’Eglise.L’HONORABLE J.-E.PERRAULT, C.R.Ministre de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries.WILFRID GIROUARD, B .A.B.C.L.M.P.Tél.Bell et Local JULES POISSON, C.R.AVOCAT ARTHABASKA, P.Q.Tel.Local Bureau : rue de l’Eglise JOHN F.WALSH c.r.AVOCAT Tél.Harbour 1943.Bureau 97 St-Jacques MONTREAL, P.Q.P.H.COTE, C.R.AVOCAT ARTHABASKA, P.Q.Bureau : en sa maison privée, en face de PHôtel-de-Ville, où M.Côté pratique actuellement.WILLIAM PARADIS B.A., LL.L.Avocat et Procureur AMOS, P.Q.Laliberté & Marchand AVOCATS VICTORIAVILLE, P.Q.WILFRID LALIBERTE, C.R.PHILIPPE MARCHAND Bureaux : Hôtel de Ville NOTAIRES Lavergne & Gfarneau NOTAIRES ARTHABASKA, P.Q.L’HON.L.LAVERGNE, C.R.GARNEAU, L.L.B.B.FEENEY B.A.NOTAIRE ASSURANCES : VIE ET FEU Achat et Vente de Debentures municipales, scolaires ou autres PRINCEVILLE, PI Q.Nous venons de recevoir à La Librairie de “ L’Union ”, à Artha-baska, un Orthophonie Victrola, avec un assortiment de disques, aiguilles, etc., Victor, “ La Voix de son Maître Prix modérés.Catalogues et listes de prix envoyés sur demande.Ceux qui désireraient faire encadrer des images de première communion et autres images pourront s’adresser à ce bureau.Nous avons en magasin un très bel assortiment de bois et de cadres, de toutes sortes, à hon marché.Cartes d’Afîaires J.N.MICHAUD INDUSTRIEL ARTHABASKA, P.Q.Entrepreneur de construction de toutes sortes, Manufacturier de portes et châssis.Bois de construction à vendre.Tournage, découpage, bois préparé.Tourigny & Tourigny MARCHANDS VICTORIAVILLE, P.Q.Meubles—Tapis—Prélarts Le Dr Roeh Hébert SPÉCIALISTE Des yeux, des oreillez, du nez et de la gorge 31A Des Forges, TROIS-RIVIERES Le Dr Hébert sera à Victoriaville, à l’Hôtel Tanguay, le dernier mardi de chaque mois, où il verra les clients de 8 hrs a.m.à 1 hre p.m.Tél.1425.Docteur Edgar Farouche DENTISTE Rue Notre-Dame, VICTORIAVILLE Extraction sans douleur— —Méthodes Modernes Docteur L.-A.Trudeau ex-externe des hôpitaux de Paris Spécialités : Yeux, Oreilles, Nez et Gorge.104 rue King Ouest, SHERBROOKE, P.Q.Phone 159 17 déc.1 an.HOTEL PLAZA Plan Européen $1.50 et plus 446-448 Place Jacques-Cartier MONTREAL, -Qué.Tél.P.: Office, Main 1440 ” Hôtel, Main 5843 Hôtel, Main 5839 Eau chaude et froide dans chaque chambre 25 chambres avec BAIN.LEONCE APRIL, Prop.W.GERVAIS, Gérant.8 sept.—1 an.ABANDON DES AFFAIRES Un poste de commerce établi depuis 76 ans, situé dans la ville d’Arthabaska, très avantageux pour celui qui voudrait s’établir.Pour plus d’informations s’adresser à Boîte Postale M, Arthabaska, LE SAMEDI En vente à 10 sous le numéro ou $4.00 par an chez tous les dépositaires ou chez les Editeurs-propriétaires Poirier, Bessette et Cie, 131, rue Cadieux, Montréal. PAQÊ 2 L’UNION DES CANTONS DE L'EST JEUDI 18 OCT 1928 L’UNION DES CANTONS DE L’EST ARTHABASKA, i8 OCT 1928 SCIENCE AGRICOLE NECESSAIRE Au nombre des discours qui furent prononcés, jeudi soir, au banquet de clôture du concours provincial de l’Association des Laboureurs de Québec, l’un des plus instructifs fut sans contredit celui de M.l’abbé Boulet, curé de St-Ferdinand d’Halifax.Les remarques qu’il a faites à cette occasion méritent que l’on attire l’attention de nos lecteurs sur le sujet important traité.M.l’abbé Boulet a parlé particulièrement de l’enseignement agricole.Après avoir dit l’importance d’un événement comme celui du concours provincial de labour, le curé de St-Ferdinand insista sur la nécessité de diffuser l’enseignement agricole dans cette province.“ U ne suffît pas ”, dit-il, “ de conseiller aux cultivateurs d’aimer le sol.L’amour sans les œuvres, sans les actes, ne compte pas.Il faut que le cultivateur aime sa terre, mais il l’aimera en autant qu’elle le récompensera des efforts qu’il fait pour la cultiver.Et le sol ne produira qu’en autant que le cultivateur saura comment faire la culture.“ Ce qu’il importe surtout c’est de répandre l’enseignement agricole.Il faut l’avouer, dans le passé, nous, les curés et un peu le gouvernement, nous avons laissé faire les cultivateurs.Le gouvernement a compris, depuis plusieurs années l’importance et la nécessité de la science agricole et il a fait sa large et généreuse part pour la répandre dans nos campagnes.“ Il faut maintenant que nous, les curés, nous sachions seconder les efforts tentés en d’autres milieux et contribuer à la diffusion de la science agricole.Nous devons faire comprendre à nos cultivateurs que la terre ne produit qu’en autant qu’elle sera bien cultivée.“ Combien de fois, nos cultivateurs se demandent ce qu’ils feront de leurs fils.Il n’y a pas d’hésitation.Us doivent en faire des cultivateurs.Il y a quelques exceptions ; il y a quelques jeunes gens qui sont destinées à la prêtrise ou aux professions, mais la majorité des fils de cultivateurs doivent demeurer sur la terre.“ Pour assurer le séjour de ceux-ci sur la terre, il faut leur donner une éducation véritablement agricole.Trop longtemps nos collèges et nos couvents ont drainé les fils de nos campagnes pour les préparer à la vie des villes.Je souhaiterais que tous nos collèges de Frères et nos couvents dans les campagnes soient transformés en écoles d’agriculture.“ Il nous appartient à nous, membres du clergé, de faire comprendre à notre population, que la terre est la base de notre survivance nationale.Et pour que notre population agricole apprécie ce fait, il faut que nos cultivateurs sachent mettre en pratique les méthodes modernes de culture.C’est à l’école d’abord qu’il faut donner une atmosphère agricole, puis c’est dans nos collèges d’agriculture que la jeunesse, aimant la terre, apprendra à la cultiver et à la faire produire.“ L’agriculture est encore payante pour ceux qui savent la faire.Ainsi importe-t-il de répandre de plus en plus la science agricole.” M.l’abbé Boulet cita plusieurs exemples, plusieurs faits qui illustraient la valeur de la théorie qu’il soumet.Il fut vivement applaudi au cours de ses remarques et l’auditoire lui fit une chaleureuse ovation lorsqu’il termina son discours.LE l¥IARASS¥SE AGRICOLE AUX EYAYS*tJNIS Dans le but, sans doute, de décourager le public canadien et de susciter des sympathies pour leur parti, les conservateurs ont.pris l’habitude, depuis quelques mois, de lui parler constamment des Etats-Unis comme pays exemplaire sous tous rapports.Dans leur critique boiteuse, il nous disent que si nous n’adoptons pas les méthodes économiques américaines, particulièrement la haute protection, nous nous dirigerons rapidement vers la banqueroute.Toutefois, les tories se gardent bien de dire à notre population que les Etats-Unis, malgré leur protection qui serait si favorable à leurs industries, ont présentement 4,000,000 de chômeurs et que le problème créé par ce chômage hors de toute proportion est devenu l’un des plus graves que l’administration américaine ait eus à résoudre.Il n’y a pas que celui-là.Un sénateur républicain, candidat dans la présente campagne électorale américaine, vient de déclarer, suivant une dépêche de Fremont, Nébraska, que le problème agricole est devenu d’une acuité indescriptible.“ Le problème agricole, dit-il, est le plus grand problème.Depuis 1922, la valeur des fermes a diminué de $20,000,000,000 et, pendant la même période, 1,500,000 cultivateurs ont perdu leurs propriétés et les banqueroutes agricoles se sont accrues dans la proportion de 1,000 pour cent.” Voilà un autre problème qui affecte les Etats-Unis et que nous ne connaissons pas chez nous.Nos cultivateurs pas plus que nos ouvriers 11e connaissent ces situations difficiles qui désorganisent l’Ouest américain.Les cultivateurs du Canada, soit dans l’ouest ou dans l’est, jouissent de meilleurs conditions que ceux des Etats-Unis et nous ne voyons pas comment nos tories peuvent sincèrement nous parler toujours de la prospérité américaine.L’hon.M.Bennett et ses amis ont cru que parce que quelques Canadiens avaient émigré aux Etats-Unis, ils pouvaient dénoncer la politique libérale comme la cause de ce prétendu exode.Toutefois, comme nous l’avons déjà démontré, les tories ne parlent pas des Canadiens qui reviennent par milliers,—près de 4,000 durant le mois d’août,—dans le but de s’établir définitivement chez nous.Us ne parlent pas du chômage américain qui atteint des proportions sans cesse plus alarmantes.Us ne parlent pas, enfin, comme ce sénateur américain, de la détresse des fermiers des Etats-Unis dont 1,500,000 ont fait complètement faillite par suite des conditions difficiles que fait naître la politique américaine.Nous croyons fermement que notre pays n’a rien à envier à sou voisin et nous sommes d’opinion que les tories trompent l’électorat canadien quand ils lui peignent les Etats-Unis comme un pays prospère, grâce à la haute protection.Les Etats-Unis doivent envisager des problèmes aigus que nous ne connaissons pas, parce qu’ici la prospérité est plus réelle que dans la république au sud de nous.C’est faire une bien mesquine besogne que de vanter sans cesse les Etats-Unis, premièrement parce qu’il n’y a aucune raison de la faire et, secondement, parce qu’en le faisant on peut induire certains des nôtres à y aller chercher fortune alors que c’est matériellement impossible.LE DEFAITISME AGRICOLE Le secrétaire de l’Union Catholique des Cultivateurs se plaint du “ Soleil ” qui a condamné et condamne encore la campagne pessimiste qui se poursuit au sein de la société, afin de persuader T élément agricole que sa situation est mauvaise, qu’il devient impossible de vivre convenablement en cultivant la terre, etc.“La vérité,—dit-il,—m’oblige à écrire comme nous le faisons.” Ces propos décourageants peuvent représenter la situation des cultivateurs qui n’ont pas évolué, qui cultivent comme on cultivait il y a 50 ans, qui négligent le facteur “ science ” dans l’exploitation de leurs fermes, qui ne profitent pas de l’instruction agricole à leur portée, mais préfèrent dénigrer leur profession en se plaignant que tout va mal.Mais il existe une autre catégorie de cultivateurs instruits, qui ont modifié leurs méthodes de culture, qui ont profité des enseignements scientifiques et qui ont doublé et même triplé leurs revenus.Ceux-là sont satisfaits, et la prose pessimiste du secrétaire de l’Union des cultivateurs ne les concei’ne pas.Qu’on aille demander, par exemple, au propriétaire de la ferme de démonstration du comté de Mégantic, M.Noé Provencher, si les jérémiades que l’on publie chaque semaine sur la situation agricole sont justifiées.U nous dira qu’il y a cinq ans, alors qu’il faisait de la culture routinière, son troupeau laitier lui rapportait annuellement une moyenne de 4,000 livres de lait par vache, et que ses opérations culturales, dans l’ensemble, se soldaient par un déficit d’environ $200.00 chaque année.La culture scientifique, introduite sur sa terre à cette époque par la branche de l’agronomie provinciale, a porté à 10,000 livres de lait par vache le rendement moyen annuel de son troupeau.Cette année, le bilan de ses opération se solde par une augmentation de $4,000.00 en capital et par un revenu net de $3,000.00, pour les derniers 12 mois.La transformation qui s’est faite chez M.Provencher s’est opérée de même sur toutes les fermes de démonstration du gouvernement provincial, ainsi que dans toutes les exploitations agricoles qui ont été dirigées par les agronomes officiels.Et cette heureuse opération pourrait se répéter dans toute notre province si tous les cultivateurs le voulaient.M.Provencher n’a pas accompli de miracle.U a simplement appliqué chez lui les données de la science ; il a suivi la direction des techniciens et il proclame bien haut son bonheur et sa satisfaction.Si au lieu de moduler sa complainte bi-hebdomadaire dans la “ Terre de chez nous ”, le secrétaire de l’Union Catholique des Cultivateurs conseillait à tous 110s agriculteurs de s’instruire, s’il leur parlait toute les semaines des succès de ceux qui ont modifié leurs méthodes de culture, qui ont suivi les conseils des experts en agronomie, il rendrait un utile service à ceux de sa classe.Ce serait une bien meilleure et une bien plus intelligente propagande que celle de jeter du découragement à pleines colonnes comme il le fait.Aussi longtemps que l’Union Catholique des Cultivateurs se confiera à son programme de découragement, non seulement elle n’accomplira aucun bien, mais elle empêchera la science agricole de pénétrer dans les millieux qui croient à son faux évangile.La vérité que le secrétaire de l’Union Catholique des Cultivateurs refuse de reconnaître, c’est qu’il y a des cultivateurs qui réussissent très bien à côté d’autres cultivateurs qui se ruinent.C’est avant tout une question d’instruction et de méthode agricoles.Pourquoi ne le dit-il pas ?Cela sert mieux sans doute les desseins politiques de quelques-uns des dirigeants de l’U.C.C., de crier partout que s’il y a des cultivateurs qui ne réussissent pas, c’est la faute du gouvernement.C’est à cause du tarif, des taxes, des marchés, des chemins améliorés, du traité australien, des mesures prises contre la tuberculose bovine, des lois d’hygiène, des obligations que l’on impose pour entrer du lait dans les villes, des règlements pour l’amélioration du bétail, du paiement du lait par le gras, des planchers en ciment dans les fabriques, etc.U y a comme cela tout un chapelet de griefs imaginaires que l’on débite, et c’est ainsi qu’on indispose les cultivateurs et qu’on empêche une certaine proportion d’entre eux de s’instruire.Si on disait TOUTE la vérité, l’amélioration de notre agriculture se ferait infiniment plus vite.Et maintenant, si le secrétaire de l’U.C.C.veut apprendre d’une source plus autorisée que celle du “ Soleil ” ce qu’il faut penser de sa campagne pessimiste, il pourra lire l’appréciation que Monseigneur Allard, président des missionnaires agricoles, faisait récemment au congrès de Saint-Hyacinthe, sur les propos défaitistes, comme ceux qu’il sert par tranches chaque semaine, aux lecteurs de sa page agricole : “ Pour devenir un bon praticien agricole, il faut avoir la vocation, c’est-à-dire avoir l’âme agraire.Pour former de bons agriculteurs, c’est-à-dire des hommes qui sont bien à leur place sur la terre et qui seront satisfaits de leur sort, il faut un entraînement de longue main, une préparation qui doit commencer dès l’enfance.C’est pourquoi l’éducation rurale au foyer est susceptible de jouer un rôle si important.” “ Il n’y a rien cpii nuise plus à un bon recrutement des membres de la profession agricole que les conservations au foyer, trop souvent pessimistes et défaitistes, qui détournent les enfants dès leur jeune âge de la plus belle et de la plus noble des professions.Dans trop de foyers agricoles, on semble prendre plaisir à énumérer devant les enfants les inconvénients d’un dur labeur, à déplorer les désavantages que, bien à tort, on attribue à la seule profession agricole.Toutes les professions ont des côtés moins brillants, comme toutes les médailles ont leurs revers.II serait plus sage pour le bonheur futur des enfants de leur apprendre que le labeur comporte des joies et que dans nulle profession plus que dans celle de l’agriculture, on peut trouver autant de satisfaction dans l’accomplissement de ses devoirs.“ Parlez en bien de l’agriculture devant tous les enfants, ceux qui plus tard devront l’abandonner en auront au moins un excellent souvenir et sauront respecter la profession de leurs pères.” L’œuvre de l’Union Catholique des Cultivateurs qui devrait en être une d’éducation, n’a été jusqu’à présent qu’une œuvre de critique, de soulèvement agraire et de découragement agricole.Si ceux qui la représentent dans la presse et ailleurs étaient sincères, ils sauraient mettre en regard du, travail peu rémunéré d’un certain groupe agraire, les succès marqués des cultivateurs qui ont modilé leurs méthodes et qui exploitent scientifiquement leurs domaines.On s’en est bien gardé et c’est ce qui démontre le biais malheu-ieux, qui détourne une association importante du but qu’elle devrait poursuivre.CLEMENCEAU A l’occasion du quatre-vingt-septième anniversaire de M.Clé-menceau, le “ Tirais ”, de Londres rend hommage au plus grand vieillard qui, aux heures les plus tragiques de la guerre, incarna l’esprit de résistance de la nation française et fut un des meilleurs artisans de la victoire : qu’il croyait être la vérité, et, dans sa vieillesse, il conserve sa foi.Parce qu’il a lutté, parce qu’il a fait don de lui-même jusqu’à l’extrême limite, et parce qu’il a su rire, il reste l’un des plus jeunes vieillards qui soient au monde.” NAISSANCES “ Là-bas, dans sa Vendée natale, écrit-il, dans la fameuse petite maison qu’entoure un jardin immense, et où vit dans la solitude, M.Clémenceau vient de célébrer un autre anniversaire, son quatre-vingt-septième.C’est lui qui a dit un jour que “ l’homme politique qui s’attend à de la reconnaissance ne connaît pas son métier ”.“ Ses concitoyens, toutefois, n’ont pas ménagé au Tigre la gratitude et l’affection qu’il mérite.Les Français (et aussi les Anglais) ne peuvent résister à l’attrait de l’impétuosité, de la vitalité, du rire plein de sagesse et de fougue du vieux patriote.Tout au long de sa vie active, M.Clémenceau a combattu généreusement pour ce M.et Mme Amédée Huot (née Berthe Trottier) font part de la naissance d’un fils, baptisé le 8 octobre sous les prénoms de Jo-seph-Honoré-Gilles.Parrain et marraine, M.et Mme Johnny Trottier, grands-parents de l’enfant.Proteuse, Mme Wilfrid Ramsay, tante de l’enfant.M.et Mme Alfred Marchand, de Trois-Rivières, font part à leur parents et amis de la naissance d’un fils, baptisé le 13 octobre sous les prénoms de Joseph-Moïse-Raymond.Parrain et marraine, M.et Mme Moïse Couture, d’Ar-thabaska, oncle et tante de l’enfant.Porteuse, Mme Albert Couture, grand’mère de l’enfant.NOTES LOCALES L’ouverture des Qua rante-Heu-res en cette paroisse aura lieu vendredi matin pour se terminer dimanche.Les travaux d’installation de la Croix Lumineuse sont terminés la semaine dernière.La compagnie électrique est à poser la lumière.L’honorable J.N.Francœur, M.L.A.Richard, sous-ministre de la colonisation, des mines et des pêcheries, et Mme Richard étaient en visite à la fin de la semaine chez l’honorable et Madame J.-E.Perrault.Mme Odilon Leclerc, Mme Lavoie et Mlle Françoise Leclerc, de Québec, étaient en visite la semaine dernière chez M.et Mme Alfred Paradis.M.J.V.Marceau, protonotaire, est allé à Drummondville cette semaine pour affaires professionnelles.M.Wilfrid Girouard, avocat, est allé à Montréal au commencement de la semaine pour rencontrer Madame Girouard, qui est arrivée lundi matin à bord du “ Mégantic” d’un voyage de quelques semaines en Europe.M.et Mme J.E.Girouard sont allés à Montréal ces jours derniers.L’Honorable J.-E.Perrault, ministre de la colonisation, des mines et des pêcheries, est parti hier pour Chicoutimi où il représente le gouvernement de cette province au sacre de Monseigneur Lamarche, le nouvel évêque de Chicoutimi.M.Perrault visitera aussi dans le même voyage les centres de colonisation de Chicoutimi et du Lac St-Jean et les nouvelles industries qui viennent de s’établir dans cette région.Madame Perrault accompagne M.Perrault.M.Perrault sera de retour ici samedi l’après-midi.Mme Honoré Boucher est allée à Drummondville cette semaine.Mlle Anita Belleau est partie pour un voyage de quelques semaines à New-York.M.et Mme Georges Gagné, leur fils, Aimé-Paul, sont allés à Québec, dernièrement.des parents ces jours derniers.M.et Mme Albert Beaucliesne, Mlle Mariette Beauchesne, MM.Gaston et Roméo Beauchesne, Mme Adélard Picher, M.et Mme Henri Vallière, Mlle Gabrielle Val-lière, M.et Mme Gustave Picher sont allés à Nicolet, dimanche.M.et Mme Agésilas Kirouac, leur fille adoptive, Julie, M.Edmond Schelling, de St-Norbert, M.et Mme Albert Houle, leur fille, Rollande, Mme C.G.Couillard sont allés à St-Gérard, Garthby et Disraeli, cette semaine.Mlle M.Spénard est de retour de Trois-Rivières, après un voyage à Montréal et Ottawa, où elle a visité ses neveux, le R.P.G.E.Martel, O.M.I., professeur à l’Université, le R.P.Georges A.Spénard, au Scolasticat des Oblats, Frank Spénard, étudiant à l’Université d’Ottawa, sa nièce, Sr Ste-Thérèse de l’Enfant-Jésus, au Monastère du Précieux-Sang aux Trois-Rivières.M.et Mme W.Fisher et leur famille, qui nous ont quitté pour aller demeurer à Sherbrooke, désirent remercier M.et Mme Xavier Ratté et les autres personnes qui leur ont aidé dans leur déménagement ou pour services rendus dans d’autres circonstances.Mme Albert Couture passe quelques jours en promenade chez sa fille, Mme Alfred Marchand, des Trois-Rivières.M.et Mme Wilfrid Desharnais et leurs deux jeunes fils, Rolland et Raymond, de Lowell, Mass., sont de passage en Canada pour un mois, en visite chez Mme Cléo.Desharnais et chez ses sœurs, Mme Willie Croteau, Mme Joseph Rochefort, de St-Cyrille de Wendo-ver ; Mme Irénée Carignan, de Montréal, Mlle Jeannette Desharnais et autres parents.M.Desharnais n’était pas venu au Canada depuis 14 ans.Nous désirons faire remarquer à nos lecteurs que toutes communications, avec prière de reproduire, doivent être signées par les personnes qui les envoient.Nous nous faisons un plaisir de reproduire les nouvelles, mais il faut aussi protéger nos intérêts personnels.UN GRAND DEUIL POUR CHICOUTIMI FEU MONSIEUR ART.BEAUCHESNE Nous apprenons avec regret la mort de M.Arthur Beauchesne, fils de M.Ernest Beauchesne, de cette ville.M.Beauchesne est décédé à la suite de plusieurs années de maladie.U laisse pour pleurer sa perte son père, M.Ernest Beauchesne.Ses funérailles et sa sépulture ont eu lieu ce matin au milieu d’un nombreux concours de parents et d’amis.“ L’Union des Cantons de l’Est ” offre a M.Beauchesne ses sincères condoléances.L’ANGELUS Notre ami, M.Alph.Letarte, de Warwick, au cours de ses voyages en Europe a fait faire une très belle peinture, de 29 x 40 pouces, de “ L’Angélus ”, reproduction de Millet.Nous avons eu le plaisir de la voir et nous devons féliciter M.Letarte, de son esprit de religion et de l’heureuse idée qu’il a eu d’importer cette magnifique peinture.Voici ce que nous lisons dans “ La Semaine Religieuse ”, de Québec, à propos de “ l’Angélus”: “ La coutume de sonner les cloches trois fois par jour pour inviter les fidèles à méditer sur le mystère et la grâce de l’incarnation est déjà ancienne dans l’église cl’Occident.L’angelus du soir était sonné à Milan dès le XlIIe siècle ; celui du matin remonte au XlVe siècle ; quant à celui du midi, Calixte III le prescrivait pour la ville de Rome en 1456, et on doit à Louis XI son introduction au pays de France.Le but de cette institution est de rappeler aux fidèles la dignité de Marie, l’abaissement de Jésus, et le fréquent recours que nous devons avoir à l’un et à l’autre pour parvenir à la gloire de la résurrection.La cloche sonne, en effet, pour arracher les fidèles à leurs préoccupations matérielles et les inciter à la considération fréquemment renouvelée de la grande affaire de leur salut.DISPENSAIRE ANTI-TUBERCULEUX D’ARTHABASKA Septembre 1928 Nombre de consultations .6 Nombre de patients aux consultations .73 Nombre de nouveaux cas .70 Examens radiologiques .37 Visites à domicile .68 Malades vus pour surveillance 110 Ecoles visitées.3 Enfants examinés par la garde-malade ., .78 Les travaux qui se font actuellement au Musée Laurier avancent rapidement.M.et Mme Wilfrid Girouard sont revenus de Montréal.M.et Mme Hormisdas Langlais, de Québec, ont passé le dimanche en visite chez M.et Mme Tréfilé Maheu.Mme Jules Poisson et ses enfants, ainsi que Mlle Graziella Bourbeau, de Victoriaville, sont allés à Nicolet, la semaine dernière.Mme.Adélard Maheu est revenue d’une promenade de quelques semaines à Montréal.M.et Mme C.R.Garneau, M.Marcel Garneau et Mlle Claire Garneau et M.Maurice Hudon sont allés passer le dimanche à Québec.M.et Mme Wilfrid Desharnais leurs deux jeunes fils, Rolland et Raymond, accompagnés de Mme Willie Croteau ses trois fils, Gérard, Raymond et Armand, de Québec ont passé le dimanche chez M.Joseph Rochefort, de St-Cyrille de Wendover ; ils ont fait le trajet en auto.Mme C.-E.Gaudet et sa fille, Yvette, Mlle B.Cloutier, M.Ernest Croteau et sa fillette, Carmen, ainsi que Mme O.Gaudet, de Victoriaville, sont allés à Nicolet, visiter MM.Lucien et Raymond Gaudet, Us ont fait le trajet en auto avec M.E.Dumont.M.Noé Roux, de Victoriaville, Mme Zéph.Roberge, de St-Hya-cinthe, ainsi que Mme Georges Gagné, de cette vifie, sont revenus d’un voyage aux Trois-Rivières, visiter Mme Noé Roux, sérieusement malade à l’hôpital St-Joseph.M.et Mme- Edgar Noël, de Québec, leur fils, Jean-Marie, visitaient M.Joseph Gagnon, ancien marchand, est décédé hier après-midi à l’âge de 81 ans.Un citoyen éminent de Chicoutimi vient de disparaître dans la personne de M.Joseph Gagnon, ancien marchand, décédé , hier après-midi à l’âge de 81 ans.M.Gagnon avait dirigé pendant un grand nombre d’années un commerce prospère, et il avait été l’un des hommes d’affaires les plus en vue de la région de Chicoutimi, où son nom était synonyme d’honnêteté et de droiture.Cet excellent citoyen, qui vivait au milieu de l’estime de toute la population de Chicoutimi, emporte avec lui les regrets de tous ceux qui l’ont connu.M.Gagnon était le père de Mademoiselle Marie-Louise Gagnon, de Chicoutimi, de madame (juge) Gustave Perrault, de Montréal ; et de M.Alphonse Gagnon, manufacturier, de Chicoutimi.Il laisse aussi un frère, M.Philippe Gagnon, marchand, de Baie Saint-Paul ; trois sœurs, Mme A.Lepage, de Bagotville ; Mme L.Simard, de Baie Saint-Paul, et Mme Mayrand, de Québec ; un beau-frère, M.Charles Riverin, ancien marchand, de Québec ; et une belle-sœur, Mlle Emilie Tremblay, qui demeurait avec lui à Chicoutimi.Madame Gagnon, née Anna Tremblay, a précédé son mari dans la tombe il y a plusieurs années.Les funérailles de M.Gagnon auront lieu vendredi matin, à 10 heures, en la cathédrale de Chicoutimi.M.le Juge Gustave Perrault, de Montréal, assistera aux funérail- les.“ L’Union des Cantons de l’Est ” prie la famille en deuil d’accepter l’expression de ses plus sincères condoléances.HONNEUR AU MERITE Il nous fait plaisir d’apprendre que Mlle Eudonie Boulanger, institutrice de Chester Nord, a eu, encore cette année, la prime de $20.00 pour succès dans l’enseignement, donnée par le minsitère de l’Instruction Publique.DEMANDE D’EMPLOI Une personne demande de l’ouvrage dans une bonne maison soit pour avoir soin des malades ou ne par travailler trop fort, avec un sak i e raisonnable.Pour renseignements, s’adresser à Mlle H.Pothier, chez M.Philippe ^"urtois, Rue St-Zéphirin, voisin de la fromagerie, maison verte.1,80C 1 e: e INS a ST-GERARD, M LDI DERNIER 400 citoyens de Sherbrooke se sont rendus au sanctuaire par train spécial—Sermon du R.P.Alix St-Gérard, 17.—Le 21e pèlerinage nanuel au sanctuaire de Saint-Gérard a eu lieu mardi.L’on comptait de 1,600 à 1,800 pèlerins venus de tous les Cantons de l’Est, dont 400 venus de Sherbrooke par train spécial.M.le chanoine O.Z.Letendre, curé de la cathédrale de Sherbrooke, a dit la dernière des messes qui furent célébrées et le sermon de circonstance fut prononcé par le Révérend Père Alix, bénédictin.Dix-huit prêtres ont pris part au pèlerinage.QUARANTE-HEURES A PRINCEVILLE Ces jours derniers ont eu lieu, en l’église de Princeville, les Qua-rante-Heures, qui ont été des plus solennelles.Tous les fidèles se sont fait un devoir de venir rendre hommage à Jésus-Hostie.La messe de l’ouverture fut chantée par M.l’abbé J.Joyal, curé de St-Norbert, assisté comme diacre et sous-diacre des abbés Lemaire, vicaire de Warwick, et Arthur Bergeron, vicaire à Artha-baska.Le sermon d’ouverture fut donné par M.l’abbé Noé Pépin, aumônier de l’Hôtel-Dieu d’Artha-baska.Les Heures-Saintes furent prê-chées par M.le chanoine J.S.Poirier, curé de la paroisse.Les hommes tertiaires firent la sarde la nuit.-La chorale de Prin eville, sous la direction de Mlles Marchand, sut rendre, comme toujours, nos cérémonies religieuses grandioses. L'UNION DES CANTONS DE L'EST JEUDI 18 OCT 1928 PAGE 3 Staunton, SU N WORTHY (U VENTE Grande de TAPISSERIE REDUCTION A LA — LIBRAIRIE DE L’UNION — A — ARTHABASKA Voyez nos Prix.a passé une quinzaine chez sa sœur, Mme Camille Métivier.contrôle exposée aux influences des modes et des idées nouvelles qui la sollicitent de toutes parts.Les parents ,soucieux du bonheur de leurs enfants, regardent-ils bien en face les devoirs qui s’imposent à eux ?Quelquefois, sans doute, mais pas assez souvent, avouons-le.Car si nous songions davantage à ce que nous commandent la vie chréteinne aussi bien que le bien véritable des enfants, que de dangers nous éloignerions de leur chemin.C’est la considération de la r?- i, r doutable responsabilité qui retom- j Manchester, I îttsfield, Doston et be sur les parents qui nous a fait Xew-àork, visiter d autres pa-! souvent écrire, par exemple, que rents- , les enfants ne sont pas à leur place j —Mme 1 .U.Carneau, de Que-dans les cinémas où les program-i „ec’ vlsltait les familles P.A.mes servis ne sont pas faits pour brassard et Gedeon Dorval, au eux> commencement de la semaine.Chaque jour, notre conviction i ~~M- Alphonse Bordeleau est devient plus profonde que les ciné- a^e passer quelques jours au r Importante Découverte - Princeville —M.le Chanoine J.S.Poirier, curé, est allé assister aux funérailles de M.l’abbé Désilets, curé de St-Wenceslas.—M.et Mme Joseph Rousseau sont de retour d’un voyage au Détroit, Midi., où ils ont visité leurs fils, et de là ils se sont rendus à mas actuels ne sont pas appropriés à l’enfant et au cœur des enfants.Pour une vue qu’ils pourraient voir impunément sinon avec profit, trois seront indésirables sinon préjudiciables.Le noble et grand rôle de l’éducation dont les parents sont chargés par Dieu, par la nature et la camp de son fils, M.Alphonse Bordeleau.—M.et Mme Ernest Poitras, de Victoriaville, visitaient des amis dernièrement.—M.et Mme Hector Bécotte et Mlle Bécotte, de Victoriaville, sont venus demeurer parmi nous.—M.et Mme Albert Chapdelai- i L’patloipr la Foie N’est plus nécessaire ATTESTATION Sherbrooke, 1927.Cher M.Chayer, Avant de repartir pour les grandes prédications, je viens encore une fois vous remercier du service inappréciable que vous m’avez rendu.Il y a plus d’un an que votre “ REMEDE POUR LE FOIE” m’a sauvé d’une opération dangereuse et déclarée nécessaire.Depuis, ma santé a été excellente et j’ai pu me livrer, presque sans discontinuer, aux fatigants travaux des missions.Merci et soyez assuré que je vous fais une large part du fruit de mes travaux apostoliques.Je me ferai aussi toujours un plaisir de recommander votre excellent remède.Votre tout obligé, Rvd Père VEZINA, Rédemptoriste, Sherbrooke.LE GOUVERNEMENT DE PEKIN EST ACCUSE D’AVOIR, A PRIX D’OR, DECLANCHE LA REBELLION Les Musulmans auraient reçu $750,000 des Nordistes.—On se-saye de rétablir la paix société, doit dominer tout autre ne sont de retour d’un voyage dans souci et toute autre considération.• .Il est non seulement possible .M.Adrien Desautels du serinais nécessaire de procurer à Ten- V1pe.fl économie domestique au L'BNDUSTÜSE DOMESTIQUE payante, et cette pêche ne put être dre est de développer la personna-tenue à flot, si l’on peut dire, que lité du citoyen ou de la femme de grâce à des subsides de la Cou- demain, en cultivant la volonté, ronne.De 1701 à 1716, une di- le courage, l’énergie, en laissant se fant des distractions et des amu- flnmstere de 1 Agriculture à Québec, était de passage ici pour affaires.—M.et Mme Âmédée Carignan et leur famille, de Ste-Marie de Beauce, ont passé la semaine les sements qui ne soient pas de nature à vicier son éducation dès le début.Les pères et les mères de familles tiennent dans leurs mains û J.E, CHAYER % 32, rue St-Louis SHERBROOKE, P.Q.| Tél.23 IIJ i 18 oct.3 f.CRIME QU’IL N’AVAIT PAS COMMIS Changhai, 15.—Au quartier général de Feng Yu Hsiang, à Sian-Fou, hier, on a accusé le gouvernement de Pékin d’avoir déclanché à prix d’or la rebellion musulmane qui a coûté la vie à plus de 200,000 Chinois dans le Shen-si.On prétend que les Nordistes payèrent aux Musulmans $750,000 leur promettant en outre la domination des provinces du Honan, du Shen-si et du Kan-sou, s’ils parvenaient à immobiliser les forces de Geng Yu-Ssiang.A sian-Fou on prétend que la rebellion musulmane a été matée par la prise de Liang Tchéou-fou, dernière place-forte des rebelles, le mois dernier, et qu Feng travaille maintenant à reconcilier Mulsulmans et Chinois.SOUMISSIONS perdre de vue.Les Cercles des Fermières de la zaine de pêches aux marsouins fu- déployer à l’aise et sans inutile province de Québec ont organisé ' rent établies après celle de Ka- contrainte les forces morales et au commencement du mois une j mouraska.En 1716, cette pêche intellectuelles.i exposition aux magasins Dupuis encaissa un insuccès presque dé-1 Mais> même dans cette forma- St-Norbert îeies, a ontieal.L exposition ¦ eisif._ De grands vents et des feux qon du caractère, quel doigté ne ace un gran succès.Nombreux, de cote causes par les abattis des faut-il pas !- Avec quelle mesure, étaient les produits de 1 industrie | colons riverains effrayèrent les avec (fut'llcs précautions il niAn I !(vr> mny’ .L.-, — l’avenir de leurs enfants.Tout j hôtes de M.et Mme François Ca-leur commande de ne jamais le riSnflfl- Le vrai coupable avoue tout con- domestique de chez nous.L’a-j poissons, qui attiraient les mar- d’éduauer Tenï'ant de 1 bondanee, la variété, la belle appa-jsouins, et ceux-ci s’en furent éga-;mettre graduellement en’ contact rence de ces produits attiraient de lenient ailleurs.Mais ils revin- i„ suite l’attention des visiteurs.Il y avait là une ample matière à admiration et aussi à réflexion.En effet, l’exposition 'montée sous les auspices des Cercles des Fermières constitue une magnifique leçon de choses, un très bel exemple d’initiative.Ces industries du métier à tisser, du rouet, de la broderie et autres analogues, si profondément identifiées avec la vie de nos anciens dans les campagnes et qui contribuaient à donner à l’existence rurale une physionomie si particulière et si attachante, elles ne sont pas mortes.On les retrouve avec joie dans ce déploiement de la maison Dupuis.Et pour avoir ajouté de nouveaux tissus, de nouveaux modèles à leur “ répertoire ”, elles n’en sont pas moins intéressantes.Au contraire, on aime à les voir s’adapter ainsi aux exigences contemporaines sans que les produits perdent les qualités qui les font estimer et rechercher.Les Cercles des Fermières et tous ceux qui secondent leurs efforts dans1 cette entreprise accomplissent une œuvre vraiment patriotique et on doit les en féliciter.Si, comme il faut l’espérer, on réussit à enrayer la désertion des centres ruraux, ce sera dû en très grande partie au travail de ces excellents apôtres qui, dans leurs milieux respectifs, encouragent les initiatives locales et soutiennent partout, et par leurs paroles et par leurs exemples, l’enthousiasme qui conduit au succès.Nul doute que l’exposition annuelle attirera non seulement une foule de visiteurs, mais aussi une vaste clientèle.Elle le mérite., , , , , „ ., avec la vie réelle et en face de ses rem plus tard et 1 un des premiers drops COmme de son devoir.Le concessionnaires des péchés de ; jugement, surtout le discernement Kamouraska avait découvert, en-, ne naissent pas tout d’un coup, tre temps, une méthode economi-j jj fau [ y mettre du temps, de l’ob-que de le capturer en formant un servation lente et graduelle.enclos fait de petits arbres plantés où l’eau était peu profonde, au lieu de se servir, comme auparavant, de cordages et de filets, ce qui faisait excéder les dépenses sur lés revenus.Dans la suite, aux pêches de Kamouraska, de la Rivière-Ouelle et de l’Ile-aux-Cou-dres, l’on pratiqua toujours cette méthode de M.de Peyre, que l’on a tort d’attribuer, en certains milieux, aux Indiens, ce qui n’est nullement fondé, le Frere Gabriel Sagard Théodat, qui a très copieusement décrit les pêcheries riveraines du fleuve et du golfe Saint-Laurent, n’en parlant même pas dans sa pittoresque “ Histoire du Canada ”, publiée à Paris en 1636.Tant il est vrai qu’il ne faudrait pas en mettre trop sur le dos des anciens sauvages.SAINTE-FOY.—“ La Presse ” L’EDUCATION DE L’ENFANT De même ne faut-il pas, brusquement et sans préparation jeter l’émoi dans un jeune cœur, surchauffer l'imagination, encore moins la souffler par des spectacles qui la surexcite et la déprave.Quelle rude tâche, grands dieux, que de faire l’éducation d’un enfant, surtout de nos jours ! La vie moderne enveloppe ce petit être sans expérience, cherche et Désiré Pepin.—Le 30 septembre eut lieu la bénédiction d’une croix chez M.Aimé Paquin.La cérémonie fut présidée par M.le chanoine Poirier, curé de Princeville.Asssi-taient à cette bénédiction, M.l’abbé Joyal, curé de notre paroisse et un grand nombre de paroissiens.—Le 8 octobre, en notre église paroissiale, fut bénit l’union de Mlle Alice Marcotte, fille de M.Joseph Marcotte, et M.Henry St-Cyr, des Etats-Unis.—Le mariage de Mlle Jeannette Bernard et de M.Arthur Roux fut célébré récemment dans notre église.—En visite, MM.Elphège Désilets et Désiré Fortier, de Kingsey Falls, chez MM.Atlianase Lavigne UNE ANCIENNE INDUSTRIE à faire pénétrer dans cette âme neùve, ses joies factices, ses mœurs extravagantes, cette émancipation malsaine que l’on prend souvent à tort pour de l’initiative désirable et qui fait d’un jeune homme de vingt ans un désabusé, un désœuvré, un enfant du siècle —M.l’Inspecteur Desjarlais a fait la visite de nos écoles dans le cours de la semaine dernière.—M.Henri Pruneau est allé quelques jours dans sa famille, à St-Rémi de Tingwick, —MM.Welly Lafond et Gaston René sont allés visiter M.et Mme qui a vieilli trop tôt, au moral et Charles Paquette, de St-Narcisse.au physique.Et que dire de la —En visite, M.et Mme Edgar jeune fille qui s’étiole et se flétrit Allie, de Québec, chez M.Hector à l’aurore de son adolescence si on Allie.la laisse imprudemment et sans —Mme Barbeau, des Etats-Unis, —M.Henri Lauzière, agronome de Victoriaville, était de passage ici cette semaine.Un innocent condamné à deux ans de pénitencier, et fouetté pour —Mlles Augustine et Irène Thi- un crime qu’il n’avait pas commis, bodeau sont parties pour une quinzaine à Québec, chez des parents et amies.—Mlle Rose Carignan est de retour d’une promenade à Drum-mondville, l’hôtesse de son frère, M.J.A.Carignan.M.et Mme Edgar Noël et voilà la dernière erreur judicaiire de Montréal Le vrai coupable, un chauffeur d’autobus, vient de se dénoncer lui-même.Le hold-up pour lequel George Starke, qui n’était pas coupable, a déjà reçu dix coups.de fouet et devait en recevoir dix autres, si le véritable leurs fils, Jean-Marie et Jacques, voleur ne s’était pas fait connaî- de Québec, visitaient la famille Antoine Hébert, récemment.—Mme Alcide Rochette nous a quittés pour aller demeurer avec son fils, le Dr Alfred Rochette, de Warwick.—M.l’abbé Noé Pepin, aumônier de l’Hôtel-Dieu d’Arthabaska, est venu prêcher la retraite aux élèves de notre pensionnat.—M.Louis Morin, de Manchester, passe une huitaine Thôte de sa mère, Mme François Morin.—Mlle Yvonne Lanneville est de retour de Kingsey Falls, où elle a passé quelques jours.—M.et Mme F.X.Poisson et leur fils, Clément, et Mlles Caroline et Yvonne Morin sont allés à Gentilly visiter M.et Mme Louis Baril.te», entants pleurent peur avoir PAS 1" O R I DE PLETCHEP tre, eut lieu aux bureaux du Tramway à Westmount, le 2 novembre dernier.La somme volée fut de $1,380.00.Le chauffeur d’autobus, qui n’a pas été arrêté, a déclaré sous serment devant T enquêteur de la compagnie que lui et Henri Caisse avaient machiné ce hold-up.Il pénétra dans les bureaux de la compagnie, ligota Caisse et s’empara de l’argent.Lors du procès auquel l’affaire donna lieu, Caisse raconta avoir été assailli par deux individus travestis en Pierrot, et prétendit reconnaître dans la photographie de Starke celle de l’un des deux bandits.L’accusé plaida vainement alibi, et en appela vainement de la sentence portée contre lui.Il fut condamné à deux ans de pénitencier et à 20 coups de fouet.A Ottawa le département de la justice a été saisi de l’affaire Starke, et une enquête est commencée à ce sujet.LE ministère des Travaux publics recevra jusqu’à midi, le mardi 23 octobre 1928, des soumissions pour la construction d’un édifice public, à Waterloo, P.Q., lesquelles soumissions devront être cachetées, adressées au soussigné, et porter sur l’enveloppe, en sus de l’adresse, les mots : “ Sou-p*SQ*°n *)0m' Un édifice Public, Waterloo, On peut consulter les plans et les devis et se procurer des formules de soumission aux bureaux de l’Architecte en Chef, du ministère des Travaux publics, Ottawa, du Surintendant, 196 rue Saint-Paul Ouest, Montréal, du Commis des Travaux, édifice des douanes, Québec, P.Q., et au Maître de poste, Waterloo, P.Q.On peut se procurer au bureau de l’Architecte en chef, ministère des Travaux publics, des tracés bleus (blue prints) en fournissant un chèque de banque accepté pour la somme de $20.00, payable à l’ordre du ministre des Travaux publics.Ce chèque sera remis si le soumissionnaire offre une soumission régulière.On ne tiendra compte que des soumissions faites sur les formules fournies par le ministère conformément aux conditions mentionnées dans lesdites formules.Un chèque égal à 10 p.100 du montant de la soumission, fait à l’ordre du ministre des Travaux publics et accepté par une banque à charte, devra accompagner chaque soumission.On acceptera aussi comme garantie des bons du Dominion du Canada ou des bons de la compagnie du chemin de fer National-Canadien, ou des bons et un chèque, si c’est nécessaire, pour compléter le montant.Par ordre, S.E.O’BRIEN, Secrétaire.Ministère des Travaux publics, Ottawa, le 4 octobre 1928.11 oct.—2 f.QUARANTE-TROIS CHEVAUX PERISSENT Winnipeg, 13.—Le feu a pris hier soir dans le fenil, puis s’est répandu dans la vaste écurie de l’Alsip Brick and Lumber Co., à Elmwood, faubourg de Winnipeg.Neuf des 43 chevaux à l’écurie ont péri dans les flammes.Les pertes sont estimées à $12,000.On croit qu’une cigarette jetée par mégarde a allumé l’incendie.ÎESEMEEEEZ Québec, 9.—Le ministre de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries, Thon.J.-Ed.Perrault, a décidé de ne pas bombarder les marsouins, comme on le lui demandait.Il veut simplement qu’on les chasse et qu‘en le chassant cet animal puisse rapporter des revenus aux chasseurs, qui seront en l’occurrence les pêcheurs de morue, gagnant ainsi, d’un côté, avec le souffleur assassin, ce qu’il a perdit avec la mort ou la fuite de la victime.La province de Québec suivra, de ce côté, T exemple du Danemark et de la France, dont les pêcheurs ont eu également à souffrir de la plaie des marsouins, auxquels Ton s’est mis à organiser la chasse systématique au point de vue industriel.On avait aussi parlé, en France et au Danemark, de bombarder le marsouin du haut des airs, mais on a réalisé que ce système de destruction serait beaucoup trop dispendieux et, en somme, peu efficace.Ainsi, pour les marsouins du Saint-Laurent, comme pour beaucoup d’autres animaux et pour les humains, l’histoire serait un recommencement.On réorga rait les grandes pêches aux marsouins d’autrefois.On assure que l’industrie de la pêche au marsouin fut établie pour la première fois à Kamouraska, en 1701.Quoi qu’il en soit, pêche Quand on veut élever son enfant avec des principes qui le feront marcher droit dans la vie, qui le prépareront aux luttes de l’avenir, l’affermiront contre les embûches de la “ comédie humaine ” qui devient trop souvent une tragédie avec quels soins minutieux on forme chez cet enfant, l’âme, le cœur et l’esprit.On cherche à écarter de ses pas les obstacles qui peuvent le faire trébucher.On lui orne l’esprit de connaissances qui illumineront sa carrière mais on s’évertue surtout à lui inculquer des principes qui éclaireront sa conscience et lui assureront une vigueur morale dont il aura sans cesse besoin pour demeurer digne et honnête.C’est pourquoi, l’éducation d’un enfant est la plus délicate et la plus difficile des tâches en même temps qu’un grave devoir pour les parents.Dans toute famille honorable, l’enfant est surveillé pas à pas ; au physique comme au moral on veut le garder sain, robuste et beau.Tout éducateur, tout père de famille surtout, sait que la vie le guette avec ses dangers, ses séductions perfides, ses mièsres, ses joies énivrantes et ses déceptions profondes.Le Beau et le Bien sout en lutte continuelle avec l’illusion et le mal.Dans la crainte que l’enfant soit perverti par les contingences de la vie, et se prépare une existence de misère et de malheur, les parents l’entourent de précautions | infinies, éloignent de lui les exem-' pies mauvais, les impressions trop précoces que certaine lecture peuvent provoquer en lui ; ils lui voilent les réalités trop crues et les maux qui agitent le cœur de l’homme.Le sentiment religieux, l’amour de l’enfant, le désir d’assurer son bonheur en protégeant sa beauté morale et sa santé physique poussent instinctivement les parents à élever cet être qu’ils ont engendré et qui sera bon ou mauvais, heureux ou malheureux selon qu’il aura reçu une bonne ou une mau- Revue d’actualité fronfenac O €3*OPi Ci* le privilège de faire cette fut concédé en 1705 par le gouverneur de Vaudreuil et l’intendant vaise éducation.Beauharnois aux sieurs Hazeur et ! Loin de nous, certes, la pensée de Peyre pour un terme de quinze 1 d’étouffer toute initiative chez années.Pendant plusieurs an- l’enfant.Bien au contraire l’une nées, cette industrie fut loin d’être des premières choses à entrepren- Ow'u/ei-sA' M ôK+t-ead l-e.bel'et M'Cald srea 4oa«e âussi Joyeusement ff - Et kocH-aud c-e rfest pas uk -Çoo ~ (toùt JuA UK débu+âkKf que se-s afin es oicL, J.J ^ l^ur reaait -S E PASSH-T- IL, âU.r\cG |LL Ji fl er udjaa+s enterreat- Jl-dUeyf j [L^es ardek+s baseball OVv' ‘Spectacle- 4e çada àuec les 4eu>r b!US CeUbt-fi* -frAppeurs 4u moKcle ^ôoi- JeS eUc-friset Sers- moi ua« faKKawVe- de •fraaehe A me-fte tourTierei {jja vrai peçar âe.roi V 111® 1 42 a a "(Babe î^uTfr^ EHRIG bewtiv Leoa xcd BAR2A! ____ SlRjTWtPGEul ‘ WÔüjouîs U Ux-ct&a»pioK L’-bafai IU$ A poiAs - h lutkc ~+ci A û
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