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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
samedi 15 février 1969
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1969-02-15, Collections de BAnQ.

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[" DE SPECTACLES DE Le plus grand quotidien français d'Amérique Une prime jusqu'à $100,000 ?QUEBEC veut n les terroristes vot.i / ho i/uomfa, jwot te » rtvwa w» Le premier numéro de SPEC, magazine de spectacles de LA PRESSE, paraîtra jeudi prochain.Nos lecteurs le trouveront ensuite tous les jeudis dans leur journal.Présenté dans un format commode (la tabloïd, qui correspond à une demi-pagè de LA PRESSE), le magazine SPEC consacrera ses 32 pages au spectacle et à ses vedettes.Récitals de chanson, numéros de boites de nuit et de cabarets, music-hall, discothèques, comédies musicales, télévision, radio, disque, cinéma, théâtre, se partageront les colonnes de SPEC.On y trouvera des chroniques d\u2019échos de toutes sortes, des reportages photographiques, de grandes entrevues, des commentaires sur les spectacles à l'af- fiche et des nouvelles en abondance sur les artistes.On y donnera aussi la liste complète de tout ce qu\u2019il y a à voir dans la région métropolitaine.Les articles et chroniques de SPEC seront signés par une équipe de six journalistes dirigés par René Homier-Roy, jusqu'à récemment directeur des pages de spectacle au \"Petit Journal\".Elle comprend Noëlla Desjardins, chroniqueuse de télévision; Yves Leclerc, qui fut de la dernière équipe du Magazine \u201cMaclean\"; Rudel-Tcssier.depuis plusieurs années chroniqueur de spectacle à \u2018'Photo-Journal\u2019\u2019, et Michel Trahan, animateur d\u2019émissions pour la jeunesse.Ils vous donnent rendez-vous jeudi dans SPEC, dans LA PRESSE.Montréal, samedi, 15 février 1969, 85e année, no 39,9 cahiers, 164 iDIflON 250 DERNIÈRE La seconde université française de Montréal naîtra en septembre ! comme \"fait accompli\" Presque en même temps, hier, le premier ministre du Québec, M.Jean-Jacques Bertrand, et le maire de Montréal, M.Jean Drapeau, lançaient un appel à la collaboration du public pour mettre fin à la vague d'attentats à la bombe dont, selon M.Neapole, président de la Bourse de Montréal, chacun est un coup porté à l\u2019économie du Québec.M.Bertrand a annoncé que le gouvernement provincial avait porté à $50.000 la prime offerte à ceux qui fourniraient des renseignements pouvant conduire à la capture des responsables.Plus optimiste, M.Drapeau a annoncé pour sa part que le montant de cette prime pourrait atteindre $100,000 expliquant qu'un tel montant pourrait permettre à tout informateur de s\u2019assurer une protection adéquate., Voici les déclarations de ces deux hommes publics et celles d'autres citoyens responsables.M.Jean-Jacques Bertrand Assurant que le gouvernement pren- dra lui-même des moyens extraordinaires pour mettre fin aux \u201cactes insensés\" comme ceux qui ont eu lieu à l\u2019université Sir George William cl à la Bourse de Montréal, le premier ministre du Québec, M.Jean-Jacques Bertrand, lance par ailleurs un appel à la collaboration du public, \"d'un peuple qui n\u2019a pas le droit de s\u2019incliner devant le recours au terrorisme et à la violence\".Le gouvernement a par ailleurs porté à $50,000 la prime destinée a recueillir des renseignements concernant les attentats à la bombe,.Voici le texte intégral de la déclaration écrite de M.Bertrand, communiqué aux journalistes, hier, par le cabinet du premier ministre ; \"Les actes de violence et de terrorisme qui se multiplient depuis quelque temps chez nous, en particulier les incidents dramatiques qui se sont déroulés à l'université Sir George William et à la Bourse de Montréal, ne sauraient en aucune façon être tolérés.\"Qu\u2019il se passe ailleurs des choses de même nature n\u2019atténue en rien les conséquences de ce qui se produit chez nous.\"Ces agitateurs veulent-ils, par leurs gestes lâches, détruire ie Québec ?Nous ne pouvons le permettre, \"La propriété publique ou privée, la paix, l'ordre, la liberté, la démocratie, la vie même des citoyens doivent être et seront protégés.\"Le gouvernement prendra tous les moyens ordinaires et extraordinaires dont il dispose pour mettre fin à ces actes insensés et en démasquer les auteurs.\"Une collaboration sans limite a été établie entre ies différentes forces policières, notamment entre la Sûreté du Québec, la Sûreté municipale de Montréal et la Gendarmerie canadienne.\"Mais cela ne suffit pas.\"Il faut que le public prenne conscience de la nécessité d'offrir une collaboration sans réserve aux forces de l'ordre.\"Devant le recours au terrorisme et à la violence, un peuple n\u2019a pas le droit de s'incliner.\"La majorité doit prendre conscience des dangers qui !a menacent et réagir d\u2019une façon lucide pour préserver les assises même de la liberté et de la démocratie.\" M.Jean Drapeau: Le maire Jean Drapeau a annoncé pour sa part, que le montant de lu récompense offerte dans le but de mettre fin à la vague présente d\u2019attentats à la bombe dans la métropole \"pourrait atteindre $11)0,000\" et il a révélé, de plus, que sa maison était l\u2019objet présentement d une \"protection spéciale\".Avant l\u2019attentat de jeudi, la ville de Montréal et le gouvernement provincial avaientrespectivement offert SIO.OOP de récompense et un syndicat indépendant $1,000 pour une somme totale de $21,000, mais le gouvernement provincial a décidé depuis d\u2019arrondir cette somme et de la porter a $50,000.Le président de la Bourse de Mont- Voir QUEBEC en page 2 par Lysiane GAGNON La seconde université française de Montréal ouvrira ses portes en septembre prochain.Les cinq institutions qui doivent la constituer ont proposé au ministère de l\u2019Education la formation d\u2019un comité de régie temporaire, destiné à mettre \u201cla machine\" en marche et à assurer l\u2019ouverture de l\u2019université dès l\u2019automne prochain.Après plusieurs rencontres avec des hauts fonctionnaires, le projet a finalement reçu, samedi dernier, 1\u2019accord du ministre de l'Education, M.Jean-Guy Cardinal.Si les choses se déroulent normalement des professeurs et les étudiants concernés doivent se prononcer d\u2019ici mercredi sur la question, et l'on peut croire que leur réponse sera positive), ce comité de régie entrera en fonction au milieu de la semaine prochaine.Cette initiative, qui devait mettre fin au climat de tension et à l'incertitude qui régnent dans lesditcs institutions, devance la décision du conseil des ministres, qui retarde la mise en marche offieille de l\u2019Université du Québec depuis plusieurs semaines.(On sait que la seconde université française de Montréal sera partie de l\u2019Université du Québec, à l\u2019instar de deux complexes universitaires de Québec et de Chicoutimi).Le conseil des ministres doit se réunir mercredi prochain : il se pourrait que la formation du comité de régie, temporaire force le gouvernement a \"légaliser\" la situation, en émettant les lettres patentes et en nommant les recteurs des trois universités constituantes de l'Université du Québec.En ce qui concerne plus particulièrement la seconde université française de Montréal, tout indique qu\u2019elle est en train de naitre de manière tout à fait empirique, mettant en quelque sorte le pouvoir politique devant le fait aecom- Les institutions concernées sont le collège S a i n t e -M a r i e, l'Ecole des Beaux-Arts, l'Ecole normale Jacques-Cartier.l\u2019Ecole normale Ville-Marie, et l'Ecole normale de l'enseignement technique.Au niveau gouvernemental, rien n'est Voir UNIVERSITE en page 2 Précédent un comité tripartite ! C\u2019est un précédent : le comité de régie université de Montréal sera un comité chargé de mettre en marche la seconde conjoint où les professeurs et les étudiants auront une participation égale à celle des administrateurs et des représentants du Ministère de l\u2019Education.En effet, on a prévu que le comité comprendrait cinq représentants des quatre groupes impliqués.Dans le cas des professeurs et des étudiants, ces délégués seront élus en assemblée générale.\"Nous pourrons sûrement nous entendre.déclarait hier midi le recteur du collège Ste-Marie à une salle comble el attentive d'étudiants, si tout le monde décide de prendre les problèmes en main.\u201d Le recteur a par ailleurs précisé qu'avec la création de ce comité de régie.le gouvernement devra sanctionner officiellement le statut universitaire des institutions toncernées, notamment en ce qui concerne les subventions, les bourses aux étudiants, le nivellement des frais de scolarité, qui varient considérablement d'une institution à l'autre, la reconnaissance dos équivalences, l\u2019octroi des diplômes, etc.La réduction des droits de la minorité au Québec serait tragique \u2014 Turner OTTAWA (PC) \u2014 Le ministre canadien de la Justice, M.John Turner, a déclaré hier, aux Communes, qu'il serait tragique s\u2019il arrivait qu'au Québec les droits linguistiques de la minorité anglophone soient diminués.Le ministre a formulé cette remarque au cours du débat sur la conférence constitutionnelle qui a eu lieu cette semaine à Ottawa et au cours de laquelle le premier ministre du Québec, M.Jean-Jacques Bertrand, a fait certaines réserves concernant le bill des langues officielles.M.Turner venait d'annoncer qu'il se rendrait bientôt rencontrer M.Ber- Voir TURNER en page 2 Photo LA PRESSE Le comptable d'une Caisse populaire de LaSalle a été tué hier, au cours d'un vol à main armée ponctué de coups de feu.La photo de gauche donne un aperçu des billets de banque volés, des armes, y compris la mitraillette, utilisées par les malfaiteurs et des vestes anti-balles dont ils étaient équipés.A droite, un des suspects appréhendés à l'intérieur de la Caisse, arrive à l'hôpital menotté à un policier pour se faire extraire deux balles, l'une logée au bras, l'autre à la joue.(Nos informations, page 3) Comptable tué ms un hold-up Les problèmes de la francophonie A Paris, Pépin déplore que de Gau politise les rapports France-Canada \u2022\tKarl Wolf, agitateur de profession \u2022\tContestation .mères affolées nUÜW'lMlif AUT'IOR MMMMÉMlnStnC des relations entre le Canada et la France.Celte déclaration, qui ne manquera d'avoir un certain retentissement, a cte faite en réponse à la question suivante: \"Y a-t-il une rivalité entre ia Canada et-la France, dans le domaine de la francophonie, en Afrique?M.Pépin a d\u2019abord répondu: \"J\u2019imagine\".Puis, prié de donner des précisions, il a par Pierre Saint-Germain correspondant de LA PRESSE à Paris PARIS \u2014 M.Jean-Luc Pépin, ministre canadien de l'Industrie et du Commerce, a déploré hier soir, au cours d'une conférence de presse, à Paris, la \"politisation\" par le général de Gaulle des problèmes de la francophonie et de sa conference de presse à l'aide du Canada à la Tunisie, où il vient de présider la réunion de la commission mixte de coopération tuniso-canadienne, a par ailleurs indiqué que l\u2019aide du Ca-nadh aux pays francophones d\u2019Afrique n'était pas désintéressée.Cette aide est-elle assortie de conditions politiques, en d'autres termes, est-ce que le Canada demande à ces pays de collaborer avec lui dans le monde de la francophonie?lui a-t-on demandé.Le ministre a répondu: \u2014\"J'imagine que ces choses-là ne sont pas complètement dénuées d'intérêts politiques.J\u2019imagine qu'on espère en retour que ces pays-ià seront sympathiques au Canada, sympathiques à notre façon de concevoir la francophonie, par exemple.La francophonie peut se concevoir de différentes façons.On.peut en faire une préoccupation de caractère culturel.On peut en faire une préoccupation de caractère politique.Politieo-euliure!.Je pense que le gouvernement fédéral du Canada, avec le gouvernement tunisien, avec ie gouvernement du Sénégal, a insisté pour que la francophonie demeure essentiellement une chost de ca- Voir PEPIN tn page 2 ajouté: \"J'imagine facilement que les vues du général de Gaulle sur le Canada trouvent leurs répercussions dans son comportement à l\u2019égard dos pays africains quand il s\u2019agit des intérêts du Canada.Pour ma part, je déplore chaque féis que j'en ai l\u2019occasion cette politisation des problèmes de la francophonie, (cette politisation des relations entre le Canada et la France).Il m'a toujours semblé que la France pouvait faire énormément de choses au Canada d'une façon positive, sans discussions, sans soulever les acrimonies de caractère politique.\"Il m\u2019a toujours semblé que c'était très possible, que c\u2019était dans l\u2019intérêt des\u2019 Canadiens français, dans l'intérêt des Canadiens anglais aussi,; mais ie général de Gaulle semble voir les choses un peu différemment.\" ¦Je ne conteste pas son droit de les voir différemment, mais je cherche autant que je peux à démontrer que ce-n'est pas la meilleure façon d'aider la culture française.Ce n'est pas la meilleure façon d'aider les Canadiens français.Ce n'est pas la meilleure façon Les proprios de la petite Bourgogne hésitent \u2022\tA Ottawa, un seminar fructueux \u2022\tTrudeau a réussi Annonce* cu>.v» / 67 i 74, 78 é 90 Bandas dsssinêos / 55 Bridge / 56 Décii, Nilmnces, «te./ 59 Editorial / 4 Education / 9 Finança / 26 i 28 Horoscope / 56 Immaubla / 12 i 14 Information canadienne / 58 Information! étrangères / 60 loisirs at Récréations / 55 Mots croisés / 57 Radio st Télévision / 61 Sciences / 77 Sports / 17 à 23 Tourisms / 47 i 54 Tribunaux / 7 Vie féminine / 64 i 66 Vie religieuse / 30 Votre médecin / 57 Indésirables : les enfants et les chiens page 63 page 5 ir et froid.\u2022 Détail; îr\u2019tpp i* i&i V?Y-\tVI Wmm » îWMmM ctcté un® piii\u2019ii® â/LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 15 FEVRIER 1969 miFRFf\tcompte des arrangements réciproques UULULV»\tqui pourraient être arrêtés.SUITE DE LA PAGE 1 real, M.Charles Neapole a dit qu\u2019il était difficile de prévoir le temps qu\u2019il faudra pour exécuter toutes les réparations nécessaires au troisième et au quatrième étage de la Place Victoria, occupés par la Bourse dans ce gratte-ciel le plus élevé de la métropole.Le maire Drapeau a déclaré qu\u2019il n\u2019avait pas peur des représailles par suite de sa campagne pour mettre un terme à cette vague d\u2019attentats des derniers jours.'Il a ajouté qu'il avait connu des périodes encore plus dangereuses dans le passé.Il a révélé toutefois que sa demeure, de même que celle de M.Lucien Saul-nier, le président du comité exécutif de la ville, et celles d'autres dirigeants de la ville, recevaient maintenant une protection spéciale de la part de la police.Un effe» nuisible sur les affaires M.Neapole a déclaré qu\u2019il faudra plus qu\u2019une bombe pour arrêter le travail qui se poursuit à la Bourse, ajoutant toutefois que chaque attentat à la bombe commis dans la ville était un coup porté à l\u2019économie du Québec.Ces attentats ont un effet nuisible sur les affaires, a-t-il dit.\"Il ne peut en être autrement.Tout ce qui crée de l\u2019incertitude est au détriment des affaires et ces attentats constituent un exemple d'extrême incertitude\".Le président de la Bourse de Montréal a dit que l\u2019on avait envisagé d'augmenter les mesures de sécurité mais, a-t-il dit, cela est difficile lorsqu\u2019un tiers des visiteurs portent des mallettes et un autre tiers portent des colis.Laisser les mallettes et les colis au bureau de l'information serait tout aussi dangereux.M.Gérard Fillon Par ailleurs, M.Gérard Filion, interviewé hier par un journaliste, a déclaré que les gens ne devraient pas sauter aux conclusions immédiatement concernant les attentats qui ont terrorisé Montréal.\"Est-ce un Canadien-français, un Canadien anglais, un Blanc, un Noir?, s'est demandé M.Filion.Le président de Marine Industries Ltée et ancien directeur du journal Le Devoir a dit que le fait que la police n\u2019a pas encore été capable de mettre fin à ces attentats indiquait qu'un très petit nombre de terroristes en étaient responsables, peut-être un ou deux seulement.Même si seulement 12 hommes étaient complices, les risques de trahison par l\u2019un d\u2019eux auraient été très forts.M.Jean-Claude Lessard, président de l'Hydro-Québec, a déclaré pour sa part que ce qui l'intriguait le plus était le fait que la police n'avait pas encore pu mettre la main \"sur ces jeunes gens, car je présume que ce sont des jeunes gens\".M.Lessard a ajouté qu'il sentait qu'un malaise existait dans la société, non seulement au Québec mais à travers le monde.\"Avec environ 50 pour cent de la population âgée de moins de 25 ans, vous allez trouver de nouvelles façons de penser et ces jeunes sont désireux de participer à l\u2019administration de leur pays\".\"Vous trouvez un certain nombre de ces jeunes qui sont toujours prêts à aller plus vite que les autres et qui créent apparemment cette situation troublée que l\u2019on trouve dans le monde actuel\u2019 Ottawa est prâ à collaborer Le gouvernement canadien est, de son côté, disposé à engager la Gendarmerie du Canada dans les enquêtes po-.licières en vue de mettre un terme aux explosions à la bombe qui affligent Montréal depuis plusieurs mois.Le premier ministre, M.Pierre Elliott Trudeau, a déclaré hier aux Communes que le gouvernement fédéral s'inquiète de la situation à Montréal.\"Mais nous prenons pour acquis, a-t-il dit, que les forces policières de Montréal et de la province de Québec ont la responsabilité première là-dessus et nous leur offrons toute la collaboration qu'elles désirent\".M.Trudeau a ajouté qu'il avait soulevé avec le solliciteur général, M.George Mcllbraith, la question du rôle de la GRC dans les enquêtes sur les attentats à la bombe à Montréal.Le lendemain de l'explosion qui a secoué la Place de la Bourse faisant plusieurs blessés, les Communes ont été saisies de plusieurs questions sur le terrorisme persistant à Montréal.M.Steve P a p r o s k i (PC-Edmonton Centre) a notô que l'attentat de jeudi était le 53e à Montréal au cours des derniers mois et il a demandé si le concours de la Gendarmerie royale aux enquêtes pour découvrir les auteurs des attentats n\u2019était px requis.Le solliciteur général, M.Mcllraith, responsable de la GRC devant le Parlement, a souligné qu'il existe des arrangements permanents entre les divers corps policiers et que la collaboration était soutenue.\"La GRC est disposée à apporter toute assistance qui sera sollicitée\u201d, a-t-il dit.M.Gilbert Rondeau (Créditiste-Shef-ford) a affirmé de son côté que, selon ses renseignements, des agitateurs maoïstes sont responsables des attentats à la bombe.Aide de la GRC \"La Gendarmerie royale du Canada va-t-elle exercer la même vigueur, pour les découvrir, qu\u2019elle a exercée il y a quelques années quand il s\u2019est agi de démanteler un réseau du Front de libération du Québec qui menait une campagne de terrorisme\" a demané M.Rondeau, Notant que selon la constitution du pays, la responsabilité première revient aux corps de police de Montréal et de Québec, M.Trudeau a déclaré que la GRC est toujours disposée à aider.- GRC est toujours disposée à aider.Cette réponse a laissé M.Paproski -sur son impatience et il a demandé si la GRC allait enquêter \"sur l'anarchie organisée\" sans que quelqu'un l\u2019invite à le faire.M.Robert.Thompson y., ¦ ¦\\ .'''¦' 1 .'¦ô:r; :\u2018v.mpMn lËiÉt V : \u2022 - i Si IfitM .ÎÙM: m i® -M» ' ' : hmukhckkqmI .i Ni* 4-*4*r_ ifti HS «Mi ¦ - A- \u2019\u2018-\tP \u2022< -!i / < \u2022 ¦\t> \u201c ; j.CONSULTEZ VOS AGENTS DE VOYAGES DE CONFIANCE INTERCONTINENTAL TOURS ET VOYAGES 2118 est, rue JEAN-TALON -\t729-5264 CROISIERES aux ANTILLES DtpaM da New York 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l'université Sir George Williams, le juge Peter V.Shorteno, de la Cour supérieure, siégeant comme juge de la cour du Banc de la reine, juridiction pénale, aux Assises, a déclaré entre autres ce qui suit \"En toute déférence, je suis en plein désaccord avec la suggestion des procureurs de la poursuite à l'effet ue tout cautionnement devrait àtra re- fusé A ce stade des procédures, comme l'a fait une cour de première instance.Je crois que ce refus constituerait un déni évident de liberté que nos cours de justice ont le devoir de défendre.\" C\u2019est Me Dollard Danse-reau, avocat de Joan Florence Katz, âgée de 21 ans, étudiante en sociologie, deuxiènie année, à l\u2019université précitée, qui avait réclamé un caution-n c in e n t en faveur de sa cliente.Mlle Katz et 89 autres personnes subiront dès.mardi prochain, leur enquête préli-miniare en cour municipale, où elles avaient comparu sous des niculpations relatives au sac du centre d\u2019informatique de l\u2019université Sir George Williams, boulevard de Maisonneuve, mardi dernier.En s'opposant à ce que tout cautionnement fût accordé à Mlle Katz, Me Bernard Bilodeau, avocat en chef delà Cour municipale, et Me Claude-Armand Sheppard, avocat de la poursuite privée, avaient soumis êtYe prêt à procéder dès mardi prochain dans toutes les causes, quitte à faire siéger un juge spécial, même en soirée.$KUnc étudiante .malade A l\u2019appui de .sa requête, Me Dollard Danscreau a fait observer quo Joan Florence Katz, de Côte-Saint-Luc, était malade ayant déjà subi un in- Volr SHORTENO, page 6 Les voleurs ont été particulièrement actifs hier et.\"chanceux\u201d avec cela! Ainsi, cinq vols à main armée se sont soldés par une perte totale de près de $20,000 pour deux caisses populaires et trois banques.Le plus important de ces vols a été commis à la Caisse populaire Saint-Simon-Apstrc, au 8940 de la rue Reims, vers 6 h.25 du soir.Armés, l\u2019un d\u2019une mitraillette et les deux autres de carabine, trois ca-goulards ont pris ia fuite en auto avec une somme de $7,600, après avoir désarmé l\u2019officier de sécurité.De leur côté, deux individus armés de revolvers-jouets, ont fait main basse sur quelque $6,000, soit le contenu de deux tiroirs-caisses, vers llh.54 du matin, dans une succursale de la Banque Royale du Canada, au 1160 ouest du boul.Dorchester.L\u2019un des deux bandits a par la suite été capturé à la gare Centraie et conduit au Bureau des enquêtes criminelles.A saint-Jcrôme, un cagou-lard armé d\u2019un revolver a raflé $3,300, à 7 h.35 hier soir, à une succursale de la Banque Toronto-Dominion, au 290 du Bou.Labelie.A Lavai, dans le quartier Fabreviüe, quatre cagoulards ont volé $1,900, vers 7 h.30 hier soir, à la Caisse populaire Saint-Ferdinand, au 3500, du boul Dagenais.L\u2019un des individus a été arrêté plus tard par la Sûreté de Laval qui a également trouvé deux carabines semi-automatiques, trois revolvers et des cagoules ayant servi au voi.Coiffés de cagoules bleues et armés de revolvers, deux autres bandits ont fait main basse sur une somme de $1,019, dans une succursale de la Banque Canadienne Nationale située au 1298 est de la rue Beaubien, à 2 h.05 hier après-midi.On a retrouvé par Voir BUTIN, page 6 Numéros de téléphone de Un résidant du quartier Chomedey, à Laval, âgé de 28 ans, devait répondre aujourd\u2019hui, en cour des Sessions de la paix, à une accusation de possession d\u2019explosifs sans excuse légitime.Le suspect, qui prétend être employé dans une carrière, avait dans son auto sept bâtons de dynamite et 10 détonateurs, lorsqu\u2019il a été arrêté, hier soir, sur le boul.Labèile, dans le quartier Sainte-Rose, par les sergents-détectives Guy Bemier et Maurice Legault, de la Sûreté de Laval, qui examinent ici le butin.Au moment de l\u2019arrestation du suspect, les détectives fouillaient toutes les autos dans le quartier Sainte-Rose à la suite d\u2019un vol à main armée.PUBLICITE Grande» annonces * Grandes annoncée x Carrière» et professions t Annonce* encadrée» i Annonces classées t PROMOTION Service do la t promotion i TIRAGE livraison h domicile\tI 8 a.m.i 8 p.ni.du lundi au vendredi 8 a.m.à 5 p.m, la samedi COMPTABILITE Grandes annonçasi Annonças classées i V____________________ 874-725» 874-7235 874-7245 874-7246 874-7111 874-7100 874-7294 874-6911 874-6892 874-6900 PERSONNEL Service du peraormel 874-7383 REDACTION I* |our du lundi eu vendredi Pupitra 874-7078 874-7008 874-7029 874-7016 874-7041 874-7021 Sport»\tI Magazine\tI Finance\ti Arta al lettre»\tt Vie féminine\tt Nuit ten tout tempe) t\t874-7061 INFORMATION GENERALE Jour, aoir, earned) INFORMATION GENERALE Jour, aoir, tamedi.dimanche\tt\t874*7272 MONTREAL, SAMEDI 15 FEVRIER 1969 - 85e ANNEE - No 39 REDACTION (JOUR) 874-7078 / LIVRAISON A DOMICILE 874-6911 / RENSEIGNEMENTS 874-7272\t/3 Des trous et.des sous ! photo» Pierre McCann, LA PRESSE CECM*.menace de grève le 25 février par Jacques LAFRENIERE Les 2,400 employés de la Commission des écoles catholiques de Montréal, autres que les enseignants, se mettront en grève le mardi 25 février, à 7 h.du matin, si d\u2019ici là il n\u2019y a aucune entente sur le renouvellement de leurs conventions collectives de travail.Une centaine de coups de feu ont été échangés entre les policiers et les bandits à l\u2019intérieur de la banque.Toutes les vitres de l\u2019établissement ont été trouées par les projectiles.A droite, le détective Paul Kavanagh, de la Sûreté de LaSalle, ramasse ce qui reste sur le sol des $15,000 dont les bandits avaient presque réussi à s\u2019emparer.Fusillade dans une caisse populaire de LaSalle: comptable tué d'une balle par Michel AUGER Un comptable de 36 ans, père de cinq enfants, a été tué d\u2019une balle en plein coeur au cours .d\u2019une fusillade qui a éclaté, vers 6 h.45 hier soir, entre quatre cagoulards et une équipe de policiers à l\u2019intérieur de la Caisse populaire Saint-Nazaire, au 99, rue Lafleur, à La-Salle.La victime, M.Henri Sauvé, du 296 de la 36e Avenue, à Lachine, a succombé peu après son arrivée à l\u2019hôpital Général de LaSalle.Deux des quatres bandits ont été blessés par les balles des policiers.L\u2019un d\u2019eux a été atteint d\u2019une balle à la joue et au bras, tandis que son comparse a été blessé à l\u2019épaule.Les détectives de LaSalle cl ceux de la Section des enquêtes criminelles de la police de Montréal surveillaient particulièrement cet établissement, car ils avaient été informés, au cours de la journée, qu\u2019un attentat se préparait à cet endroit.Un bon tuyau C\u2019était un bon tuyau, car, vers fi h.45, une puissante automobile s\u2019arrêtait devant la caisse populaire.Quatre cagoulards en sont descendus.Trois sont entres à l\u2019intérieur, tandis que le quatrième se postait près d\u2019un arbre pour faire le guet.Il était armé d'une puissante mitraillette de 9 mm.et d'un revolver de calibre .33.En quelques secondes, les trois bandits à l'intérieur avaient fait coucher par terre le personnel de la caisse populaire, soit quelque 10 per- Voir FUSILLADE, page 6 Parlant au nom des présidents des trois syndicats (administration, entretien et concierges), le directeur des services de la Fédération des employés de services publics (CSN), M.Guy Beaudoin, a fait cette déclaration, hier, au cours d'une conférence de presse Les négociations se poursuivent depuis plus de huit mois en vue de renouveler les conventions collectives qui ont expiré le 30 juin dernier.Le conciliateur du Service de conciliation et d'arbitrage du ministère du Travail du Québec, M.Jacques-E.Fortin, a informé les deux parties qu\u2019il demeurait toujours à leur disposition.On pense qu'il convoquera les parties à de nouvelles rencontres d'ici quelques jours.Les droits acquis C'est l\u2019employeur qui, cette fois, a pris l\u2019initiative de dénoncer les conventions collectives, manifestant son désir d'y apporter des modifications.\u201cAux demandes syndicales qui visaient, somme toute, à apporter quelques améliorations mineures aux conventions de travail expirées, l\u2019employeur a opposé dès le début une s é r i e de contrepropo-sitions radicales destinées à enlever systématiquement aux syndiqués les principaux avantages obtenus de haute lutte depuis 1962.\u201d a précisé M.Guy Beaudoin.M.Beaudoin était accompagné de MM.Jean-Marie Mon-bourquetle (personnel administratif), Maurice Plourde (service d'entretien) et Jean-Guy Gagnon (concierges), présidents de chacune des unités de négociations.La bataille se livre sur les droits acquis et estompe des points de discussion tels que les salaires.Le directeur du service des relations industrielles de la CECM, M.Aimé Campeau, a expliqué que la philosophie des clauses patronales sur les droits acquis laisse ces droits lorsqu\u2019ils sont ceux du groupe d e travailleurs concernés, \u201cmais pas pour les individus\u201d, a-t-il souligné.Il reste à régler 11 clauses générales concernant les membres des trois yndicats, quatre clauses particulières pour les employés du Service d\u2019entretien, six pour les concierges et quatre pour le personnel administratif.Les principaux points litigieux sont: la semaine de travail, les congés en maladie, le régime supplémentaire de rentes, la période de vacances des employés du Service d\u2019entretien et une clause s'y rapportant touchant la procédure de remplacement et l\u2019addition de personnel, l'évaluation de la tâche du concierge et de ses aides, la permanence des employés de bureau et les exigences d\u2019emploi.Les concierges sont les Voir CECM, page 6 Agent blessé de deux coups de feu Un agent du poste de police no 19 a été blessé de deux coups de feu tirés par trois individus armés de revolvers, vers 2 h.30 ce matin, à l\u2019arrière du 8460, rue Stuart, dans le quartier Parc-Extension.L\u2019agent, non identifié, a été traité à l\u2019hôpital Jean-Talon pour blessures légères au front.Son n'état n\u2019inspire aucune crainte.Les trois bandits ont réussi à s\u2019enfuir.$20,000, butin de trois banques et de deux caisses populaires T jour» V*r ç>.Duquel NVondej Je»0 Csft«'n' DéUt',u Su r* t ; ( I 4/ la presse Il PtUS GRAND \"QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE L.'TRESSE\", Mit qu'éfillia par l'honorable Treffîé BERTHIAUME, e»f une Institution irrévocable* «ont dévouée eux Intérêts eanadlens-frinçali et cathollquei.Indépendante des partis politiques, elle traite tout le monde avec fuatfce, protège les petits et les faibles contra les grands et les forts, lutte pour le bien contro le mal, tient plus à éclairer qu'à gouverner, fait rayonner la vérité par son puissant service d'information, est le champion des réformes pouvant améliorer le sort des classes sociales.MONTREAL, SAMEDI 15 FEVRIER 1969 - 85e ANNEE - No 39 Montréal, ville de la peur NOUS NE SOMMES que partiellement satisfaits de la réaction des \u201cautorités\u201d en marge des tragiques et absurdes événements que l\u2019on sait.Lorsqu\u2019on nous dit que \u201cQuébec entend prendre des mesures pour mettre un terme aux attentats\u201d et que du même souffle on précise que \u201cles hauts fonctionnaires sont entrés en consultation\u201d nous avons le droit \u2014 et c\u2019est votre avis, j\u2019imagine \u2014 de trouver la réaction assez moche.Nous sommes au creux de la turpitude, au bord de l\u2019anarchie, en pleine folie.le climat se détériore d\u2019heure en heure sans parler du stigmate infamant qui sera celui du Québec et de la métropole pour des années à venir.et nous sommes en consultation ! Pour faire quoi ?Allez donc savoir.De toute évidence, Montréal est devenue une ville sinistrée.Nos limiers, nos policiers ragent de plus belle mais sont impuissants.Qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un réseau remarquablement articulé ou de quelques fanatiques drogués jusqu\u2019aux yeux.les terroristes conduisent le bal.Pas même une piste, pas même une indication \u2014 du moins si quelque chose du genre existe nous n\u2019en savons rien \u2014 et les attentats à la bombe se poursuivent avec une facilité bouleversante.En plusieurs occasions, en cette page, nous avons réclamé une loi ou des règlements municipaux sur l\u2019emmagasinage de tout l\u2019attirail des explosifs.Comment est-il possible d\u2019obtenir des bâtons de dynamite, des détonateurs ?Comment est-il possible que des enquêtes relatives à des vols d\u2019explosifs n\u2019aient encore abouti à rien ?Multipliez les questions de ce genre puis attendez les réponses qui ne viennent pas.Finalement, c\u2019est du délire.Le beau résultat ! Qu\u2019est-ce qui se passe ?demandent les gens.Il se passe que dans maints milieux, des individus ont joué avec le feu, ont lancé les anathèmes à pleine bouche, ont subtilement entretenu un climat de révolte, de contestation furibonde.Maintenant que le feu est aux poudres, ces individus se terrent et se taisent.La solution ?Aucune pour l\u2019instant.Lorsque Montréal a demandé des fonds pour constituer la \u201crécompense\u201d (quel triste mot !) qui est venu à sa rescousse ?Le gouvernement provincial et une centrale syndicale, (FCAI).Les autres ! Silence, indifférence, apathie.C\u2019est d\u2019accord, le gouvernement provincial ajoute à son apport initial, la Bourse de Montréal verse $10,000 (grand total: $61,000) mais s\u2019il faut des catastrophes à la chaîne pour motiver les gens, avouez que le procédé est ahurissant.Sortir d\u2019un cercle vicieux Nous avons en sainte horreur l\u2019état policier.Eh bien! nous l\u2019aurons et rapidement puisque la limite est largement dépassée et que le public exige une protection globale.A vouloir respecter intégralement le principe démocratique, nous sommes en train de tuer la démocratie elle-même.Quand un régime de peur s\u2019installe, c\u2019est par la peur qu\u2019il faut le déloger, que la formule mise en oeuvre plaise ou non.En attendant, le terrorisme a atteint son but.L\u2019image de notre ville est à jamais souillée ; à peu près tout ce que nous avions gagné en prestige du fait de l\u2019Expo, par exemple, s\u2019évanouit lamentablement.Conservez qjuand même quelque courage.Un jour, une piste s\u2019indiquera, la filature s\u2019orchestrera et portera fruit.Même si vous ne croyez guère à une délation dirigeant les agents vers les responsables, dites-vous bien que le mécréant le plus dur, le fanatique, le plus survolté, le fou le plus inconscient en arrivent malgré eux à éprouver une terreur telle que la dénonciation (eux-mêmes ou les comparses) devient un réflexe auxquels ils doivent obéir.Mince espoir, je vous le concède mais qu\u2019avons-nous d\u2019autre dans les circonstances ?La rétrospective que nous sommes tenus de faire est affligeante : l\u2019attentat à la Bourse de Montréal était le huitième pour les deux premiers mois de 69 ; le troisième de la semaine et le cinquantième depuis les neuf derniers mois.C\u2019est l\u2019insécurité à sa plus grande dimension ! Dans le courant de folie, dans l\u2019épanouissement de la fureur bête qui s\u2019attaque à tout, les plus solides sont tentés de tout abandonner et, bien qu\u2019on dise le contraire, les dirigeants de très importantes institutions sont à la veille de prendre la décision de quitter cette ville où il ne fait plus bon vivre.La fureur insensée des uns conditionne le comportement des autres.C\u2019est à cela qu\u2019il faut réfléchir et cet élément du drame, tout mercantile qu\u2019il puisse être, devra être considéré le jour où, enfin, la loi régnant à nouveau devra punir les auteurs des méfaits.Les dégâts matériels sont sérieux, mais, finalement, se réparent.Mais le dégât qui porte atteinte à la liberté du citoyen, à sa sécurité, à son droit d\u2019oeuvrer dans la paix exige une sanction brutale.Présentement c'est le cas des \u201cfurieux\u201d de l\u2019université Sir George.Pas de pitié de grâce, pour ces écervelés.Quant aux autres, ils prennent des risques qui finalement joueront contre eux.LES perspectives, quant aux emplois d\u2019été, se font de plus en plus sombres pour les étudiants partout au Canada, à mesure que leur réputation se détériore par la faute des groupes extrémistes.Environ 300 jeunes de l\u2019Université de Toronto ont demandé jeudi au ministre sans portefeuille Torn Wells que tout étudiant qui ne pourra obtenir un emploi dans les dix jours consécutifs à sa demande au Bureau de la Main-d\u2019Oeuvre soit inscrit sur la liste de paie gouvernementale et que l\u2019université le laisse tout l\u2019éte demeurer sur le campus et faire ce qu\u2019il veut.M.Wells leur a répondu que si les étudiants avaient été vraiment intéressés à trouver du travail, on en aurait vu à cette réunion beaucoup plus de 300 sur un total de 20,000.Il a exposé les efforts du gouvernement ontarien pour réduire le chômage étudiant, qui a atteint l\u2019été dernier son point culminant, et la difficulté croissante qu\u2019il éprouve à y intéresser l\u2019industrie quand se multiplient les incidents comme ceux de Montréal.Puis le ministre a eu la naïveté de proposer à ceux qui ne pourront trouver du travail ailleurs de se diriger vers les tâches agricoles.L\u2019an dernier, a-t-il dit, il existait une telle pénurie de travailleurs agricoles que 1,000 étudiants ont été recrutés en Belgique pour venir s\u2019occuper des récoltes.11 y a des tas d\u2019emplois dans ce secteur, a-t-il ajouté.Vous pouvez ne pas en vouloir, mais ils sont là.Le pauvre M.Wells eut mieux fait de se la boucler, car ces grands amis de la classe laborieuse que sont les étudiants lui ont bruyamment laissé savoir, entre autres choses, que ces emplois ne les intéressent pas parce qu\u2019ils rapportent trop peu, qu\u2019ils sont fastidieux et qu\u2019ils les obligent à quitter la ville.(Pourtant, Mao et Castro n\u2019envoient-ils pas leurs étudiants aux champs ?) A Montréal par contre, la compagnie de téléphone Bell du Canada étudie la possibilité de créer des emplois d\u2019été pour environ 1,000 étudiants, soit 40 p.c.Sur la francophonie BONDANCE de biens ne nuit \\ pas, dit le proverbe.Mais le levauchement des juridictions, double emploi, pour ne pas irler d\u2019empiètement pur et sim-e, sont souvent des poids.Ain-à la conférence sur la franco-îonie, qui s\u2019ouvre lundi à Nia-ey, au Niger, nous serons repré-ntés par deux gouvernements.:tawa et Québec envoient des ilégations.Il est vrai que dès hier le gou-irnement fédéral a fait une ise au point concernant le de-é d\u2019autonomie dont jouira le lef de la délégation québécoise, .Marcel Masse, ministre d\u2019Etat, vant de quitter Montréal jeudi, .Masse avait déclaré que la dé-gation qu\u2019il dirige entend partner à la conférence \u2018\u2018comme us les autres gouvernements\u201d, e qui est une manière de dire j\u2019il ne revient pas à Ottawa de §finir le mandat de la déléga-on québécoise.Or, la mise au oint servie hier par Ottawa rap-elle que le mandat de M.Masse inscrit dans un cadre nettement éfini.Le* deux gouvernements, rap- pelons»^, avaient reçu des invitions.Sans préjuger de la qualité des relations qui s\u2019établiront sur place entre les deux délégations, il est devenu évident depuis longtemps que les deux capitales parviennent difficilement à s\u2019entendre sur leur rôle réciproque, chaque fois qu\u2019il est question de francophonie.L\u2019un des épisodes les plus corsés de la conférence d\u2019Ottawa aura été, on s\u2019en souvient, le dépôt par la délégation du Québec d\u2019un document de travail sur les relations avec l\u2019étranger.Dans l\u2019échange de propos qui avait suivi entre MM.Bertrand et Trudeau, le premier ministre du Québec avait tenu à faire observer que son gouvernement ne ménage pas les efforts pour trouver des accommodements acceptables au gouvernement fédéral.\u2014 11 m\u2019a toujours semblé \u2014 c\u2019est une opinion et non une conclusion de nature scientifique \u2014 que le Canada a suffisamment de fers au feu sous tous les azimuths (sans parler du comptoir ou\u2019il se propose d\u2019ouvrir en Chine) pour s\u2019accorder le droit de ne pas trop Roger CHAMPOUX = de plus que l\u2019an dernier.Non seulement le président, M.Scrivener, veut-il ainsi éveiller les jeunes à la complexité et aux exigences du monde de demain tout en leur versant un salaire de travailleur, mais il veut mettre l\u2019accent sur les rencontres avec les cégépiens pour leur indiquer les débouchés que la compagnie aura à leur offrir à leur sortie de l\u2019université.Il importe, a-t-il dit, que les étudiants soient fermés de façon réaliste, c\u2019est-à-dire en fonction des besoins: nous devons trouver les emplois qui leur permettront de s\u2019épanouir ici au Québec et partout au Canada, qui leur permettront aussi d\u2019acquérir l\u2019expérience pouvant les conduire aux plus hauts postes administratifs.Autant les aînés seraient injustifiables de ne pas placer ce grand souci au centre de leurs préoccupations, autant nos jeunes se montreraient présomptueux en dédaignant ces mains solides qu\u2019on leur tend et qui les mèneront à bien meilleur port que les accents trompeurs des joueurs de cornemuse.Renauda LAPOINTE gêner le Québec dans ses relations avec sa famille francophone.Que signifie le terme \u201cfrancophonie\u201d ?Le Dictionnaire de la Francophonie répond : \u201cIl désigne d\u2019abord le monde d\u2019expression française, l\u2019ensemble des \u201cutilisateurs de la langue française, sans distinction de pays, de race, de culture ou de religion .L\u2019appartenance au monde francophone doit être fonction non seulement de la nature des choses, mais aussi d\u2019un choix libre et souverain.Elle n\u2019exclut pas la conservation de cultures spécifiques et est compatible avec d\u2019autres liens internationaux à caractère régional (Ligue Arabe, O.U.A., Europe, etc.).Il ne peut donc s\u2019agir, à aucun égard, d\u2019un impérialisme exercé par la France\".Combien de personnes parlent français dans le monde ?Les données varient.La publication Francophonie 68 indique le chiffre de 200 millions.Et nrécise que dans plus de vingt Etats le français fait l\u2019objet d\u2019un enseignement obligatoire.Guy CORMIER quand tu viendras ¦ « i § m mmmm ¦ Droite Tiêtniê US AVEZ LA PA Ü Les Rentes provinciales tant maximum, si mes prévisions sont exactes.Je ne crois pas qu\u2019un si petit nombre de \u201cretraités\u201d auront coûté assez cher à la Rente provinciale pour l\u2019empêcher de faire des placements avantageux ou pour placer dans des difficultés financiè- res.Alors pourquoi nous refuser notre pain et un gîte convenable pour nos derniers jours.P.E.C.ss Monsieur le Rédacteur, Concernant les rentes du S Québec, je me demande pour-\u2014: quoi elles sont coupées comme ES\telle le\tsont\tactuellement.\u2014\tPeut-on vivre avec un mon- \u2014\ttant aussi bas que $25 à $30 ss par mois.J'admets qu\u2019il n\u2019y a sss\tque trois\tans\tqu\u2019elles sont ss établies.ss II me semble que $104.00 par s= mois n'est pas si extraordi-ss naire, quand on donne à des ss .gens indépendants de fortune s= des pensions de $10,000 par s:\tannée: ss Nous, les ouvriers, nous ne sss pouvons pas faire de miracles.=s Je me demande s\u2019il y a une des institution qui accepte pensionnaires à ce prix.Une organisation du genre des Rentes provinciales accumule des sommes considérables en peu de temps, ce qui veut dire qu'elles, sont rapidement en possession d\u2019un capital énorme.Pourquoi ne pas publier l'état financier de cet organisme chaque année, comme la chose se pratique dans les organisations privées, afin que l\u2019on sache où va notre argent et à quoi il sert.Il n'y aura jamais plus que 25,000 bénéficiaires de cette rente qui auront droit au mon- Un satellite qui pourrait être fabriqué à Montréal Monsieur le Rédacteur, LA PRESSE publiait récemment une série d'articles démontrant la compétence du Canada en matière de satellite.On décrivait les satellites Alouette I et II, ainsi qu\u2019Isis A et B, tous fabriqués à Montréal par la compagnie RCA (anciennement RCA Victor).En ce moment, le Canada étudie des propositions de compagnies canadiennes pour la construction d'un satellite de communications.Pour sa part, le Québec fait faire ses études de systèmes de communications en France et on nous prédit que le futur satellite québécois sera fabriqué en France.Pourquoi le gouvernement du Québec va-t-il dépenser $25 millions en France pour un satellite, alors qu'on pourrait le faire construire id même, à Montréal?Aurait-on oublié que \"Québec sait faire\u201dl.G.B.ANTHONY WESTELL COLLABORATION SPÉCIALE D'OTTAWA Deux projets de loi touchant le lobbying et les conflits d\u2019intérêts Le Premier ministre a promis d\u2019exposer davantage, pour le bénéfice du public désireux de les examiner attentivement, les rouages internes du mécanisme gouvernemental Des mesures qui, en ce moment, font l\u2019objet do deux études distinctes à Ottawa ont amorcé la concrétisation de cette promesse.Le chef du nouveau ministère de la consommation et des corporations.M.Roland Basford, entretient l\u2019espoir que le Parlement vote la loi qu\u2019il proposera dans le but de contraindre les \u201ccourtiers en influence\u201d \u201clobbyists\") qui intriguent dans la coulisse de la Chambre pour tenter de peser sur les décisions gouvernementales, à s\u2019identifier officiellement, à révéler les intérêts qu\u2019ils représentent.De son côté, le chef de la majorité ministérielle, M.Donald MacDonald, a entrepris, avec une équipe d\u2019administrateurs, l\u2019élaboration de règlements en vue de prévenir les conflits d\u2019intérêts que peut impliquer l\u2019élection de députés qui représentent, par ailleurs, des entreprises du secteur privé.11 s'agit là de la concrétisation de deux projets visant à affermir la confiance de l'électorat dans les institutions démocratiques en dissipant les soupçons des électeurs touchant les politiques et décisions administratives du gouvernement qui, au dire de certains, seraient puissamment influencées par des forces occultes et sinistres.Encore qu'on ait jamais, à ce jour, entrepris Une enquête approfondie du courtage en influence dans les coulisses parlementaires, on peut trouver dans l\u2019annuaire téléphonique de la capitale le nom de quelque 200 compagnies d'envergure nationale qui y possèdent des bureaux aux fins de rester en contact direct avec le gouvernement.De plus, des avocats bien connus y font principalement fonction d\u2019agents de liaison entre ce dernier et leurs clients, lorsque se préparent certaines législations.L\u2019usage du droit de pétitionner le gouvernement qui existe depuis la Grande Charte d'Angleterre, donne généralement lieu à des pressions parfaitement honorables, voire utiles.Les parlementaires, en réalité, se trouveraient fort embarrassés pour légiférer sans entendre les requêtes, sans connaître les réactions (à tel ou tel projet de loi) des groupes d\u2019intérêts particuliers, lesquels s'expriment, par la voie d\u2019organismes tels que l\u2019Association des manufacturiers canadiens, la Confédération des syndicats canadiens.Seules sont vraiment préoccupantes les manigances des courtiers en influence, les intrigants qui tentent en coulisse d\u2019influencer le gouvernement.Ainsi des ministres se plaignent de ce qu'ils ne peuvent pas toujours savoir exactement quels intérêts représentent des personnes auxquelles ils croient devoir accorder des entrevues.Les journalistes de la tribune parlementaire se plaignent de ce que certains de leurs \u201cconfrères marginaux\u201d se servent de leur carte de membre ppur faire du courtage d\u2019influence clandestinement \u2014 ce qui leur rapporte de jolis \u201csuppléments\".On est en train d\u2019élaborer une nouvelle réglementation pour corriger cette situation.Reste que, à l\u2019occasion de la préparation et de la discussion de certains projets de lois les concernant directement, certaines entreprises industrielles exercent, par intrigants interposés, de fortes pressions sur certains députés.M.Basford a cité comme exemple de ce genre de pressions, au cours d\u2019une récente interview, le cas d\u2019entreprises minières de l'Ouest qui ont tenté d'infléchir l'opinion d\u2019hommes politiques à l'encontre du rapport de la commission Carter, lequel suggère d'imposer plus lourdement ces entreprises.D\u2019autre part, la vaste campagne menée par l'industrie pharmaceutique contre le bill sur le prix des médicaments appartient maintenant à l'histoire du Parlement canadien.Un étudiant \u2014 au moins \u2014 prépare une thèse sur ce sujet.Cet étudiant pourrait peut-être souligner le fait que, selon plusieurs députés, cette industrie a exercé des pressions telles que les Communes, même si elles avaient voulu modifier la législation proposée n\u2019auraient pas pu le faire sans s\u2019exposer à être accusées de servir des intérêts égoïstes.Tant que le courtage en influence ne s'appuie pas sur la corruption et sur les menaces, on ne peut affirmer qu\u2019il soit nécessairement une mauvaise chose.Néanmoins, on assainirait tout le processus, ainsi que le ministre Basford l'a affirmé, en exigeant qu'il se déroule en pleine lumière, au vu et au su du public en général.Une loi américaine \u2014 qui, en réalité, se révèle peu efficace \u2014 exige que soit officiellement enregistré le nom de toute personne qui sollicite, recueille ou reçoit de 1 argent dans le but d'intriguer pour faire amorcer, ou pour influencer l\u2019élaboration d\u2019un projet de loi ou pour le faire avorter au Congrès.M.Basford entend proposer au Cabinet une loi de plus grande portée que celle de nos voisins, laquelle concerne, primordialement, le processus législatif, attendu que sénateurs et membres du Congrès jouissent de beaucoup de liberté au moment de voter.Les représentants de la Chambre, se trouvant assujettis à la discipline de leur parti, peuvent rarement être influencés par des tiers.La loi envisagée aurait donc, vraisemblablement, une portée qui irait au-delà du processus législatif lui-même, de façon à empêcher toute tentative d\u2019influencer indûment, par le truchement de pots-de-vin quelconques, une décision gouvernementale, une décision administrative.Elle devrait pouvoir empêcher, par exemple, toute influence indue lorsqu'il s'agit d'octroyer un permis pour poste émetteur de radio ou de télévision \u2014 un domaine où se pratiquent le trafic et le courtage d\u2019influence, ainsi que le favoritisme.Il n\u2019est pas question d'interdire le courtage d'influence, mais de contraindre ces courtiers à s'identifier comme tels, ainsi que nous l\u2019avons déjà dit, à révéler officiellement le nom de leur client, le montant de leur budget.\u201cChacun a le droit de faire des représentations au gouvernement, mais si elles sont appuyées par de fortes sommes d\u2019argent, le public doit le savoir\u201d.Ainsi s'exprime le ministre Basford.Quant à la question des conflits d'intérêts au sein du corps parlementaire, il appert que le ministre MacDonald est en train d\u2019étudier avec ses collaborateurs les problèmes complexes qui se posent dans cette sphère, le stade de la formulation des amendements à la loi dite des Communes viendra ensuite.Pour que le public ait toute confiance en scs représentants.il importe que ceux-ci légifèrent, administrent dans son intérêt, et nos non pas dans l\u2019intérêt de certaines entreprises privées.11 importe souverainement de démentir les cyniques par trop nombreux qui assurent que la plupart des politiciens sont \u201cà vendre\".Pour cela, il faut, dans toute la mesure du possible, empêcher la pratique de la corruption.Avant d'entrer au cabinet, un nouveau ministre qui exerçait jusque là des fonctions directoriales dans le secteur privé doit s'en départir.Devrait-on aussi leur imposer, préalablement, l'obligation de se départir de leurs actions boursières?Un simple député peut actuellement demeurer directeur ou actionnaire d\u2019une entreprise privée, à condition qu\u2019il le déclare quand il prend la pqrole aux Communes.Seulement, qu'arrive-t-il lorsqu\u2019ils font privément des représentations à tel ou tel ministère?Il y a des députés qui, ayant continué de pratiquer le droit après leur élection, sont amenés à plaider des causes qui les mettent en rapport avec le gouvernement.Us peuvent représenter un client devant un tribunal publie, ou par exemple, intervenir auprès du ministère de l\u2019immigration en faveur d\u2019un individu.Y a-t-il trafic d\u2019influence en pareils cas?Lorsqu\u2019on a révisé récemment les lois touchant les banques, la formulation de la nouvelle législation présentait, évidemment, une énorme importance pécuniaire pour les banques à charte.Or, un certain nombre de sénateurs qui ont eu à juger cette législation, étaient encore membres du bureau de direction d\u2019une banque.Quand on a parlé de conflit d\u2019intérêts, ces messieurs ont paru outragés par les soupçons de ceux qui les croyaient capables de mal agir en l'occurrence.Pourtant, on peut, sans soupçonner injurieusement qui que ce soit, prôner l'établissement de règlements clairs et précis départageant les intérêts privés, particuliers, et les intérêts nationaux, publics, pour les parlementaires.Quand le public sera persuade que tous les citoyens se trouvent sur un pird d'égalité lorsqu\u2019il s'agit de participer à la vie politique du pays il croira davantage encore à la sincérité du premier ministre quand il les invite à cette participation.U PRESSE est publié» par la Compagnie de ta Presse, limitée, 7, ru» SeinMecqucs.Montréal.Téléphoné Seule la Pressa Canadienne en outorlsé» A utiliser les Informations oua LA PRESSt publie, tous droi\u2019s de reproduction des Informa également réservés.8747272.ions particulières de IA PRESSE sont Abonnement par la poste, un an, Canada et EiaU UniS: ISO 00 \"U ministère des Postes, à Ottawa, * lutorisé l'ilfranchlssement «n numéraire et l'cnv-l comme objet de deuxième disse de le présente publication\u201d. , fS|8 mvm- Wmm Mate ÎM gjSili Js$8£S8& m*èim mr-'i gum ||#|P|PÉ?;| -, ,< 88I1S IJiiËif» «$§&£ PLEINS FEUX a4/ SUR L1 ACTUALITE aagg Ü m V $
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