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Titre :
Bulletin du parler français au Canada
Organe de la Société du parler français au Canada qui y publie des études de linguistique et des réflexions sur les conditions de l'évolution de la langue française au Québec et au Canada.
Éditeur :
  • Québec :Société du parler français au Canada,1902-1914
Contenu spécifique :
juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Parler français
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Bulletin du parler français au Canada, 1907-06, Collections de BAnQ.

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PP of £- /y H loi V JUIN, JUILLET, AOUT 1907 N» 10 BULLETIN DU SOMMAIRE Pages 361—L'instruction primaire au Canada sous le régime français.L’abbé, Amédée Gosselin.375 — La gardienne de lumière et autres histoires canadiennes.Emile Facuet 376—Étude sur l’iiistoire do la littérature canadienne.— Michel Bibaud.L abbé Camille Roy.387— Bulletin du Parler français.J- Vinson.f L’abbé V.- A.Hoard.388— Livres et revues .\ c.Laflahjie.395— Lexique canadien-français (suite).Le Comité du Bulletin.396— Anglicismes.Le Comité du Bulletin.397— Table alphabétique des matières.¦101—Table des matières par noms d’auteurs.403—Index alphabétique des mots étudiés.RÉDACTION ET ADMINISTRATION LA SOCIÉTÉ DU PARLER FRANÇAIS AU CANADA UNIVERSITÉ LAVAL QUÉBEC Editeur-dépositaire, à Paris: H.CHAMPION, ibi aire-éditeur, 9, Quai Voltaire* ALPHABET PHONÉTIQUE (Signes conventionnels pour la figuration de la prononciation) d après MM.Gilliéron et I abbé Rousselot Lettres françaises.Les lettres a, e, i.o, u, b, d, n, f, j, k, l, m, n, />, r, I, v, z, ont la même valeur qu’en français.9 = 9 dur (gateau); s = s dure (sa); œ = eu français (heureux); to = ou semi-voyelle (oui); y =± i semi-voyelle (pied) ; u) = u semi-voyelle (huile); é = e féminin (je); h marque l’aspiration sonore.Lettres nouvelles.ïi ~ ou français (coucou) ; e = ch Iran-âais (chez).Signes diacritiques.Un demi-cercle au-dessous d’une consonne indique que cette consonne est mouillée: / (son voisin de l + y, l mouillée italienne), A'(son voisin tie k + y), g (son voisin de g + y), 0 (911 français de ac/neau).—Un point au-dessous d’une consonne indique que cette consonne est prononcée la langue entre les dents; (, d (sons voisins de t + s, d + z; c’est le t et le d sifflants canadiens de : ti, du).Les voyelles sans signes de quantité ou de qualité sont indéterminées (tantôt ouvertes, tantôt fermées), ou moyennes; a (a de putte), e (e de péril), o (o de botte), œ (eu de jeune).—Les voyelles marquées d’un accent aigu sont fermées : ci (a de pcite), é (e de chanté), o (o de pot), de (eu de eux).—Les voyelles marquées d’nn accent grave sont ouvertes : à (a de il part), è (e de père), 6 (o de encore), de (eu de peur).—Les voyelles surmontées d’un tilde sont nasales : cl (an de sans), ê (in de vin), 6 (on de pont), œ (un de lundi).— Suivies d’un point supérieur, les voyelles sont brèves: a', i', etc.; de deux points, elles sont longues: a:, i:, etc.; d’un accent, elles sont toniques: a', i", etc.Deux lettres qui se suivent, et dont la seconde est entre crochets, représentent un son intermédiaire entre les deux sons marqués.Ainsi, ô[o] = o demi-nasal.Les petits caractères représentent des sons incomplets.Il n'y a pas de lettres muettes dans la prononciation figurée ; chaque son 11’est représenté que par une lettre, et chaque lettre ne représente qu’un son. Vol.V.N° 10—Juin, Juillet, Août 1907 L’INSTRUCTION PRIMAIRE AU CANADA SOUS LE RÉGIME FRANÇAIS INSTRUCTION DES GARÇONS (Suite) IV LIVRES ET PROGRAMMES Dans les articles précédents'1’, nous avons démontré que, sous le régime français, il y avait des écoles primaires non seulement dans les villes mais encore dans plusieurs paroisses de la campagne.Nous croirions être incomplet, si nous ne disions maintenant un mot des livres et des programmes.Ce qu’étaient les petites écoles, ce qu’on y enseignait, de quels manuels on se servait dans les classes, voilà autant de questions auxquelles il n’est pas facile de répondre d’une manière bien catégorique.Nous croyons pouvoir affirmer, cependant, qu’en général on adopta au Canada, pour les écoles primaires, les livres, méthodes et règlements suivis en France aux mêmes époques.Comment, en effet, aurait-il pu en être autrement dans un pays où toutes les institutions de la mère patrie étaient en vigueur, où les professeurs étaient tous ou presque tous des Français, où enfin, faute d’imprimerie l’on ne se servait que de livres publiés en France ?(1) Cf.le Bulletin, avril et mai 1907.(2) Le recensement de 1666 indique bien un imprimeur à file d’Orléans mais, comme le fait remarquer M.Chapais (l'Intendant Talon, p.102), c'était certainement un imprimeur sans imprimerie, un imprimeur honoraire.Plus tard, M.de la Galissonnière songea à établir une imprimerie au Canada mais il ne put y réussir.Le ministre écrivait à M.de la Jonquière, le 4 mal 1749: «M.de la Galissonnière a proposé l’établissement d’une imprimerie dans la colonie, disant que cela serait d'une grande utilité pour la publication des ordonnances, règlements de police, congés à donner aux soldats, etc.Le roi ne juge pas à propos de faire cette dépense, mais il donnera volontiers un privilège à l’imprimeur qui voudra faire cette entreprise.» (Rapport de Richard, 1899 p 153.) ’ ’ K’ 361 Bulletin du Parler français 362 Le Séminaire de Québec conserve dans ses Archives deux imprimés relatifs à la question de l’enseignement primaire en France au XVIIe siècle.L’un, de 1676, est intitulé: Règlement pour les Maîtres et Maîtresses d'Ecole du Diocèse de Lyon; l’autre: Méthode pour faire les Ecoles.Ces méthodes et règlements que nous ne pouvons donner ici qu’en substance, nous paraissent aussi clairs, aussi sages, aussi pratiques que possible.Dans les petites écoles, les classes, parfois assez nombreuses, étaient subdivisées en différents groupes, suivant l’âge et la capacité des enfants; aucun de ces derniers ne pouvait passer à un groupe ou à une classe supérieure à moins qu'il n’en fût jugé capable.La connaissance de la religion étant la première, la plus indispensable, la seule nécessaire, formait la base de l’instruction que l’on donnait dans ces écoles: le catéchisme y était enseigné au moins deux fois la semaine, le mercredi et le samedi.Au reste, tout dans ces classes tendait à donner aux enfants une formation religieuse solide.En général, on se contentait d’apprendre aux enfants à lire, à écrire et à compter; quelques-uns cependant commençaient l’étude du latin.C’est dans cette dernière langue que tous apprenaient d’abord à lire, et les maîtres étaient avertis de ne pas mettre les élèves à la lecture du français, «sans qu’ils fussent bien versés dans celle du Latin».()) Pour l’écriture, le maître pouvait « se servir parfois d’exemples des plus habiles, imprimés ou à la main, les exposant devant chacun à copier»; ensuite il corrigeait «leurs lautes, prenant garde tant à la formation des lettres, leurs liaisons, proportions, distances, qu’à la situation du corps, manière de tenir la plume etc.» t Rien de compliqué dans l’enseignement de l’orthographe : ou bien le maître faisait disputer les élèves sur quelques mots, ou bien il donnait à copier quelques lignes de la leçon.Quant aux livres ou manuels, on les variait suivant la capacité des enfants.C’était d’abord le petit Alphabet, puis le grand (1) «Aux XVIe et XVIIe siècles, c’était un usage constant dans les petites écoles d’enseigner d’abord aux enfants à lire en latin.Le premier, peut-être, le Vénérable de la Salle, rompit absolument avec cet usage.Pour justifier cette innovation, les bonnes raisons ne lui manquaient pas.» (L’abbé Àu.ain, UInstruction primaire en France avant la Révolution, Paris, 1881, pp.166-167.) l'instruction primaire au Canada 363 Alphabet.Venaient ensuite le Psautier, les Pensées chrétiennes, YIntroduction à la nie dénote, etc.Les plus avancés lisaient dans le Pédagogue, la Cinilité, les Manuscrits et les Contrats, etc.
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