La Vérité, 1 octobre 1914, samedi 31 octobre 1914
94 *ne A If Vil HOTBl-DAME DI QUEBEC.SAMEDI 81 OCTOBRE 1814 Ho.15 abonnements ÉRITÉ AVIS L Canada (Un An) jSkUt-Onû (Un an).|ne Prix spécial poor let étudiants, les instituteurs, lue institutrices et les membres de PA.C.J.: Canada (Ulf ah) SM+UnùfUN AN).$1.16 Touts demands ds chan- 0 SKINT d’aDKESSE DOIT ÊTSS ACCOMPAGNÉE D1 L* ANCIENNE A DEESSE • • • • l‘J\4 J N ijuhtonguuy i re- • .17 il«‘> tiv it lies AJL v REVUE HEBDOMADAIRE Fondée par J.-P.Tardivel, le lé juillet 1881 “ VERITAS L1BERABIT VOS—LA VERITE VOUS RENDRA LIBRES” Bureaux : Chemin Sainte-Foy prie Québec.TELEPHONE : lTftU $1.00 • • • • Stranger ( Union postale.Ü* AN f.IS.SO • I • PAUL TARDIVEL, Directeur-Gérant______________________ culte public qu'elle lui doit, gngctre de lft famine |ier el d'yUckwde ménage.Des mil.* DA nnnvnna noj tans n»A 1 en Belgique SOMMAIRE I Di ieu ce Maie noue teeter, laieeer dire qu’elle est obligée par lee lois existantes à ce refus par quoi la France se distingue fàcheuee-meut de tous lee peuples civilisés.D'autant, plue que, si dans notre pays la société civile ne rend pas à Dieu le culte public qu'elle lui doit, il n’eu est pas moine vrai de nombreuses o casions, et postérieurement à.la loi de 1905, le Président de République et lee ministres —les ministres mêmes personnellement les plue libres-penseurs — se sont fait représenter officiellement à des cémoniee cultuelles.Et par exemple, M.Poincaré s'est fait officiellement représenter au service célébré à Notre-Dame pour le re pos de l’àtne de Pie X ; et tout comme le Président de la République, lee ministres se sont fait représenter, non moins t ttitellement, à des mestes cé-lébiées pour le repos de 1 àuae de nos soldats.C’étaient bien là, je pense, des cérémonies cultuelles.liera vont â pied emmeuant des paquets, mais ils ne savent où ils Vont.ne pouvons pa», tans pro avec eux Le gouvernement français et les prières la France—Qu’il réglemente les prix pour —Le spectre de la famine en Belgique— L’exemple de la Finlande.Une jxvmière exposition scolaire agricole Lille détruite — Intermédiaires voraces_ " French invasion "—Notre beurre est le D’autres sont rassemblés autour des ruines des ponte et des traut liées où l'on voit ça et là, des croix surmontées de casques à pointe marquant le lieu d'inhumation de soldats allemands.A Malinee, rien de plus triste que de voir les pauvres infirmée autour de leurs demeures Dans les villages situés entre Auvere et Bruxelles la même situation existe, à peine quelques magasins ouverts.Le rapport suivant sur la situation extrême de# malheureux habitants de la Belgique n'a psi été fourni par le représentant officiel de la province à Bruxelles, M.Godfrey Langlois : “ Près de sept millions de Belges auront à souffrir de la famine, bornais qu'ils reçoivent dee secours de l’extérieur.Le ministre américain en Belgique, dit qu’il ne reste pas pour deux ee mairies de vivree dans les villes et meilleur du Canada.En avant l’Instruction publique.Nos Caisses aux Etats-Unis J.P.Lekra.sc Les Allemands et le Canada—L'avenii de la Belgique—Coupables.Lei horreurs de la guerre—Ontario veut des Belges — A propos de l’Antéchrist — Les cris de guerre—Parlons français.Ceux qui veulent retourner dans leurs demeures lee trouvent complètement détruitee.Lee villages près dee forts auxquels ou donna l'assaut, sont complètement raies habitants vivent dans dte constructions ou dee tentes.Le gouvernement français Et les prières pour la France que la si tu ali ou est encore plue grave dans les campagnes.B;en que l’Allemagne ait saisi les vivres dans lee villes pour l'approvisionnement de ses armées, elle se refuse à l'obligation de nourrir les IT , Bjlgee.Près de 100 cuisines où l’ou AUTRE REBELLION EN AFRIQUE DU SUD eée, Il y a jusqu’à M.Julien tie Narku le journaliste catholique libéral bien emuu, qui dénonce le geste im; ie du g;uveruemeut français qui a osé rt fade s'incliner devant la Touie Puissance de Dieu et de faire prier pour le succès des armes françaises.1 Au conseil dee ministres, M.Yi ;:ttui a entretenu ses collègues d’un certain nombre de pétitions collectives teniant à ce que le gouvernement se Ü; i iliciellemeut représenter à des prières publiques pour la France.Il leur t.fait observer que la législation ac-tae'ie ne permettait pas cela, attendu jje ti tous les cultes sont libres en vertu de la loi de 1905, celle-ci s'oppose à ce que le gouvernement pietmo eue part officielle à des manifestations cultuelles.Et le gouvernement a été de cet avis.Les catholiques seront unanimes à U regretter.Ils le regretteront d'autant P-us que le motif allégué par le prési dent du Conseil est certainement inexact.Nous l’avoue dit souvent et nous le redirons autant de fois qu'il le faudra ; la séparation de l’Eglise et de l'Etat cet, par définition, un régime où l'Etat n’intervient pas dans /administration intérieure de l’Eglise.Il n’y a rien de plus dans le principe séparatiste.La séparation n’est donc pas un régime où i'Etat «'interdit de faire un acle cultuel ou de «'associer à un culte cultuel.Et aucun dee nombreux articlee de la loi de 1906 ne contredit à cette notion essentielle, S il eu était autrement, nul catholique ne pourrait ee résigner au régime frauça e de la eéparatinu de l'Eglise et de I Etat.Noue tenons, eu effet, que la ciétê civile doit à Dieu, comme telle, ou culte public.C\et lû nue doctrine Cii h ilique, obligatoire catholiques.Njue “voue d’ailleurs liée bien, et üoue e déplorons, qu>n fait, dans ûolre m U société civile refuse à fait la soupe, sont utilisées à la riture de plus de 100,000 Bruxellois La France est demeurée chrétienne, dans le besoin.L"8 familles qui Iver et hs heures tragiques que nous vivons étaient riches renvoient leurs servi-ont prouvé au moude entier la survi- leurs parce qu’elles sont daus le che-vauee du christianisme dans notre min et lee gens de la noblesse se près-fime nat,onale.sent autour de ces cuisines.nour- aer Eu même temps que les dépê.hes nous annoncent que le général rebelle Ma r it z a été déftit, blessé, rendu nous vient de et s’est et:fiu vers le territoire allemand, apprenons qu’une au're rebellion se déclarer dans les anciens Etats de l’Orange et du Transvaal.Celte fois les chefs de la révolte sont deux généraux fameux de la guerre anglc-boer, Ch fitiau De Wet et Christian Bryers.Ces deux h Lee manufactures sont fermées.Plusieurs magasins sont ouverte, mais il ne s'y fait pas d’affaires, des tramways fjuctiouue, On sait que le pain fait avec de la Demins de" fer sont paralysés.Les farine canadienne se vend moms dur approvisionnements de thé, café et ù Londres qu’à Montréal, par exemple.flirjQfc et de sel £0ut pratiquement C'est pourtant le contraire qui de- - - - vrail être ri l'on cor,ri,1ère «ur.ont le u, rapp0„e reçus par œinielrce coût du Irati.porl, de.areurance.et araéricain3 de 1,-mvaiu, Liège et N.autres dépenses mur disent que lee conditions dans Lexplication eet simple.ces villes sont encore Eu Angleterre le prix du pain est gruxelles.réglementé par le gouvernement, ce Tuvalu n'a de la farine que pour qui a pour résultat défaire disparaître quatre jour8i cependant que Liège la spéculation.n’eu a plus.Les paysans dans plu Chez nous, noue sommes à la merci gieur8 districts sont réduits à vivre de tie gens que l’Etat laisse s’enrichir légan|et| eu ,ahou de la deetruction aux dépens du peuple.de8 moissons.Le Canada est pourtant le pays du Lee approvj8ioaüemenU de ,ait tt blé et c'est ici que le pain devrait de viaude eout épuieée étaut donné normalement coûter le moins cher.que i»armée a requie ,e bétail.Les jours dure s’annoncent pour des 0û déclare qu>il eet abeolument ne milliers d ouvriers canadiens.cessaire que l'Angleterre fournisse de Ceet le temps pour le gouverne- |ft nourriture et on espère que le pre-uieut de voter une loi sage et dur mler navire de provisions eet eu route, gence réglementant les prix du pain.près de |a moitié de la population qui a pu demeurer en Belgique végète | sans s.‘cours de ville en ville, cher chaut des amis ou dee transports pour lui donner abri.Matines qui avait une population de 0,000 habitante n’a plus que quelques maisons qui tiennent debout.Le iném?état de choses se présente à Louvain et à Namur.Lee routes d'Anvers à Bruxelles sont encombrées de longues suites de gens qui se dirigent dans toutes les directions.Lee voitures sont chargées de mobi* qu’il reglemeate les prix Le service mais lis immea de guerre grande influence au milieu des Burghers.Ils out établi leurs quartiers généraux à Heilbrou JB dans l’Orange et paraissent commau-pires qu à der de8 troupes ase^z nombreuses.Cette fois encore c'est l’Allemagne qui soutient et approvisionne les rebelles.exer- cent encore une COUPABLES Gavrio Priozip, l’assassin, Grabey, un étudiant, Nedeljo Gabrinovicz et viugKt-un des complices de Prie zip ont été trouvés coupables de haute trahison, dans l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand et de sa femme.Pendant que le tribunal rendait ce verdict, l'on entendait le bruit de la canonade des Serbes qui se sont battus comme des forcenés pour prendre la ville afin de délivrer ces prisonniers slaves.Elections partielles La mise en nomination dans les elections partielles qui doivent avoir lieu dans les comtés de Québec tt Champlain a été fixée au 7 novembre et la votation au 14.Il semble que le parti libéral ne fera pas d’opposition à l’élection des nouveaux ministres.Avis important Tout ceux qui noua font remise par chèques pour «bonnement ou pour achat de livres sont priée de les frire payables au pair,ou d'ajouter quinze sous.pour tous le, in Samedi 31 Octobre 1014 LA VÉRITÉ Une Première Exposition rfot visiter la salle de l’Exposition.belle à voir, toute pavoi-sée de gerbes d’avoine, de tableaux et d’images champêtres.On remarquait aussi les inscriptions suivantes placées bien en vue sur les murs : Erpotition scolaire agricole-, Honneur à M.O.R Dilaire, le promoteur des jardins scolaires.Dès que les enfante, au nomb'e de ‘2/0, forent entrés dans la salle, M.Jean-Charles Magnan, Agronome, expliqua à tous le programme de la journée et parla des avantages de la profession agricole.Ensuite, des parties de jeux furent organisées, sur les terrains du Collège, et tout le monde prit part à ers jeux.Vue partie de la population de St-C-iâmir s’était rendue sur les lieux • on y voyait des vieux cultivateurs, des commerçante, des industriels, des jeunes filles, de tout-petits enfants accompagnés de leurs mères, etc.Eu résumé, tous ont tenu à prouver aux organisateurs de cette exposition leur admiration et leur reconnaissance.Vers les deux heures de l’après-midi, les élèves du Couvent et du Cjllège des Frères de l’instruction chrétienne de St-Casimir furent réunis dans la salle de l’Exposition.Cette scance importante, sous les auspices de la Commission scolaire, fut présidée par M.Henri Grand bois, maire de Saint-Casimir et président de la Commission scolaire.Durant la journée, la salle d cre la jeunesse agricole il demeurer aux champs M Jean' Charles Maguau fit une causerie à la jeunesse que Von pourrait résumer en ces quelques mots : *• Enfants, si vous avez le goût de la Nature, si, naturellement, vous voue eeutez portée vers l’Agriculture et que vous soyez eu mesure de cultiver, soyez Agriculteurs ! Enfants, si vous aimez la Terre, donmzlui vos 15 ans ! ” Vais M l’inspecteur (l'Ecoles, .1.O.Goulet, à son tour, se dit heureux et fier d’assister à cette démonstration toute nouvelle dans la province de Québec.En pédagogue, il se met à la portée des enfanta et il leur parle clairement et simplement des avantages actuels de l’Agriculture ; il évoque ensuite une scène de son enfance dans laquelle il raconte avec émotion qu’un jour son père l’avait conduit dans son champ pour y semer le grain bénit, 11 J’ai gardé, dit-il, le souvenir de cette scène champêtre, gravée à tout jamais daue ma mémoire." “ Vous êtes jeunes mes enfants ajouta-t.il, eh bien, n’oubliez pas cette exposition scolaire agricole dont le suu venir vous rappellera que l’Agriculture est uue profession noble, honorée, respectée et payante.’’ Après ces causeries, les élèves du collège et du couveut, et une partie des habitants de St Casimir, se rendirent au collège, à la salle où les pou lets des enfants étaient exposés.'exposition fat visitée par plue de 000 personnes.Le lendemain M.le curé McCrea invita le peuple, du haut de la chaire à vieiter lee exhibits et à Celle-ci était SCOLAIRE AGRICOLE Nous tirons l'intéressant compte rendu qui suit dans le Journal d'Agriculture : en tirer de» c inc’usions.Plus de 800 personnes s’y rendirent dimanche le 13, pour répondre à l’in, vitatiou de l'agronome et à celle de M.le curé.Pour couronner l’œuvre de l’enseignement élémentaire agricole qui ce poursuit depuis deux ans dans la paroisse de St-Casimir, ou vient (l'organiser dans cette paroisse, sous la direction de M.J.Chs.Magnan, agronome officiel pour le district de Champlain et de Portneuf, un?exposition scolaire agricole, la première du genre tenue dans la province de Québec.Plusieurs personnes s’intéressant à la cause de l’enseignement agricole ch z les jeunes, ont voulu encourager par leur présence cette jolie fête, première du genre.Plue de S00 personnes ont visité la salle de l’exposition et 185 enfante y ont apporté des exhibits et des travaux domestiques.Tous les jeunes enfants de la paroisse ont pris part à la fête et ils en garderont une agréable impression.Que da lédeiioue justes, que de pensées salutaires, nous avons euteu.dues sortir de la bouche du peuple qui se pressait aux abords des tabl portant les légumes des enfante, leurs gerbes de grain, les travaux dowesti-quee, les fruits, les poulets, etc Chtte scène, ces exhibits, es -, etc.ces inscrip.lions, ces tableaux suggestifs, forçaient tout le moude il penser, à réfléchir, à raisonner, et c'est le but que nous proposions d’atteindre chez les parents des enfants qui commencent enfin à comprendre “ que tes écoles de la campagne doivent être, avant tout, “ rurales par leur programme ” leur “ mentalité et leurs aspirations.’’ Les institutrices de la région furent aussi réunies, et l’inspecteur J.O.Goulet et M.Maguan, leur donnèrent des conférences sur l’enseignement de l’agriculture à l’école primaire et sur la préparation et soin du jarffiu scolaire à la campagne, Des brochures et des pampbslets furent aussi distribués.Les commisse:-res d’écoles, les Frères et les Sœurs du couvent assistèrent à ces conférences.Plus de 220 prix ont été distribués.nous Le but de cette Exposition scolaire était de faire aimer et respecter la profession d’agriculture par les élèves des écoles primaires de la région.Disons de suite que les promoteurs ont raison d'être satisfaits des résultats obtenus, car la journée a été une vraie fête agricole instructive et amusante pour les jeunes.Les enfants avaient apporté à la salle de l’exposition pins de 500 exhibits différente.Tous les produits de la ferme y étaient représentés.Il y avait plue de 175 exhibits ds légumes, des fruits, dee conserves, 22 gerbes de céréales, sélectionnées à la main par les enfants, des fleurs, et d’autres ex hibite spéciaux.De plue, au-delà de 75 exhibits de travaux domestiques, fabriquée par les élèves du couvent, figuraient avec honneur au milieu de la salle décorée pour la circonstance de drapeaux, d’iaecriptioue et de ban derollee.Od remarquait sur l’estrade, M Heari Graudbois, maire, M.Jeau-Cbs.Magnan, agronome officiel, M.E.Bélanger, représentant le ministère de l’Agriculture, M.J.B.Dumas, sec.de la Commiesiou scolaire, MM.les Corn-missaires d'écoles, A.La cours! ère, A.Baurbeau, H.Martin, etc., le Frère Isidore, directeur du collège, M.l'abbé Pu hé, vicaire, les Révérends Frères Là, l’agronome expliqua à tous i’importauce de bien engraisser les poulets et deles bien tuer.Ensuite, M.Morgau, expert avicole, attaché au 11 y avait 212 exhibits de lég urnes, 18 de gerbes de giaiu sélectionné, 22 bocaux de conserves, 2 plateaux et assiettes de prunes et autres fruits, plus de 85 travaux domestiques, pics de 65 poulets et 7 exhibits d talion tels que miel, fleure, tableaux.service de l’Union Expérimentale des agriculteurs de Québec, fit l’abattage de quelques poulets, d’après le procédé moderne.Cette démonstration oroemeu- pratique éveilla la curiosité et l'intérêt chez les enfants qui voulaient à tout prix abattre des poulets.etc.du Collège et M.J.O.Goulet, inspecteur d’E:o!es, Bref, l’exposition scolaire agricole de St-Casimir a qui a honoré par sa présence notre exposition scolaire.Tous les orateurs et conférenciers prouvé que la jeunesse aime l’Agriculture, l'honoré et l'étu- Nous devons dire que le départe ment de l’agriculture de Québec avait distribué, au printemps, par l’entremise du Service de l'Aviculture de Québec, plus de 1300 œufs à une cinquantaine d’enfants du collège.Les enfants ont eu chacuu une douz line d’œufs à donnera leurs poules couveuses.Ce sont Its plus baux poulets, provenant de ces œufs qui ont été apportés à l’Exposition.die.ont redit aux enfants la noblesse, la beauté et Its avantages de l’Agriculture.Cette exposition a eu l'appui de toute la population et de; têtes dirigeantes de St-Casimir.En fi o, 65 poulets du printemps, élevés par les enfants, furent exposés au Collège au cours de l’expoeitiou : les races Plymouth Rock et Wyaudolte étaient représentées avantageusement.Il était beau de voir les enfante, tout plein; d’émulation porter à M.Henri Graudbois, dans la f aile leurs légumes, leurs fruits, sérié familière, a témoigné sa joie aux leurs poulets, les travaux domestiques, enfants en les encourageant fortement etc.Nous aurions voulu voir assister i à aimer l’Agriculture et à étudier cette science nécessaire aujourd'hui au cul- dans la cour intérieurs du collège et là tivateur moderne.Il parle ensuite au milieu de la grande nature, eu face d’enseignement ménager.En quelques du soleil doré qui baissait à l’horizon, phrases, brèves et concises, il résume chacun se découvrit pour chanter “ O tous les avantages et la nécessité de Canada, terre de nos aïeux, ” que Vais science ménagère et assure le représentant du ministère de l'Agriculture de l’intention qu’a la Commission scolaire de poursuivre l’œuvre d'Eo.eeignement Ménager au Couvent.M.Bélanger, du Joumalld'Agriculture remercia le président de la Commission scolaire pour les bonnes paroles adressées par lui à l'hon.J.E.Garou, ministre de l'agriculture, qui a bien voulu donner des prix fauts avait pris part à celle Expoei.t ou tcolaire.Paie, M Bélanger donne u ut intéressante conférence aux enfante qui goûtèrent.beaucoup les arguments que .'orateur apportât j Tous out félicité les organisateurs et les enfants pour le zèle et le travail apportés qui ont assuré le succès de cette fête champêtre en l’honneur de la profession agricole.Eu un mot, l'Exposition a été Vœu-vre de tout le monde : de M.le curé, des Rôvs.Irères, des Révérendes Soeurs du Couvent, de l’agronome, de la Commission Scolaire, du Maire, des dames, des jeunes filles, des cultivateurs, des élèves du Collège et du Couvent, bref, elle est l’œuvre de tous.une eau- Quaud l'abattage des poulets fut terminé, tout le moude Rassembla Houoeur doue à la paroiese de St.Casimir et sa population, à sou vénérable pasteur, à sa Commission Scolaire, au personnel enseignant.Honneur à cette paroisse qui, la première, nous le croyons, une Exposition Scolaire de dans la province La meilleure récompense des à cette scène tons ceux qui e'intéree sent à la noble came de l'enseigne ment élémentaire agricole : ils auraient va là ce que peut produire, dans l’esprit des entente et des parente, une Exposition scolaire agricole.Le programme de la journée fut des plue intéressants et des mieux remplie.Tout d'abord, an matin de la fête, Ica entente reçurent chacun un ruban de soie ear lequel étaient imprimée ces mote : Souvenir de C Exposition scolaire de & Casimir.Tous le# écoliers en décorèrent donc leur poitrine et se rendirent à l'église pour aeeieter à la solennelle.I/iotérieur de l'église était orné de banderolles et de gerbe» d'avoine enrubannées qui étaient bien de circonstance.Immédiatement après la m=#ee, le# élèves du Collège et do Couvent vin- a organisé ce genre gronome venait d'entamer afin de terminer la fête par un chant et prière.Enfin, des cris de joie furent lancée avec vigueur par toutes les voix, pour le Frère directeur, pour l’agronome, pour l’agriculture et pour l’hou.J.E.Caron, ministre de l’agriculture.La séance du soir fut celle dee culti valeurs.Ce fut encore une fête dont le souvenir demeurera gravé dam l'es- ZCæ.SZCS .* ÆASifMÏ rence par M.Morgan furent donnée nouvel abonnement à $1.00, noua au§-aussi le môme soir aux cultivateurs et materions vite notre circulation et notre eux ménagères agricoles, iaflumee.une organisateurs est de constater que le but a été atteint : faire aimer l’Agncult honorer et relever cette noble profes-sioc, et créer chez la jeunesse actuelle cette émulation eu faveur de l’étude de l’agriculture I ure aux en- r couvain- Samedi 31 Octobre 1914 ___________ J^A VÉRITK bardement augmenta et plusieurs se « pVonnli Tnvaainn ” bâtèrent de fuir.Le Musée des Bsaux- E feUtU inva810n Arts et l’Hôtel Bellevue sont au nombre des ruines.Lundi, la place préseu tait un pénible coup d'œil.Plusieurs pâtés de maisons étaient en feu.Lee rues du centre de la ville étaient jonchées de débris et toutes les routes sub urbaines étaient endommagées.” Le berceau de la ville de Lille fut modeste ; simple bourgade au Xième siècle, ta situation entre la Lys et la Sjar, e en faisant une position d’avant-garde des comtés de Flandre sur la frontière française.1 ' y avait un château-fort, dont l’emplacement était occupé jusqu’à la destruction de la ville, par l’Eglise Notre-Dame-dc-la-Treille.Plus tard Lille devint fief de Bourgogne, et l’une dee résidences favorites de Philippe le Bon.115 LILLE DETRUITE augmentation anglaise, 9# ; augmentation française, 25.5 % ; pour 139101, augmentation anglaise, 3# ; augmentation française, 19 # ; pour 1901-11, augmentation anglaise, 15#; augmentation française, 28#.Et voilà, chers orangistes.Si la colique vous est trop pénible, amoindriasez-la en vous souvenant que ce sont là des statistiques officielles et qu’eu réalité les Canadiens français soot plus breux en Ontario que ne l’indiquent les rapports du recensement.C’est VOrange Sentinel, écrit la Liberté de Winnipeg, qui en a de fièri e coliques par ces temps-ci.Et dire que tout cela lui vient du quart de million de “ mangeurs de soupe aux pois ” établis dans l’Ontario.Ecoutez ere lamentations.Qu’elles nous sont de u ces et réconfortantes : “ Ils ont la détermination de faire d’Ontario, s’ils le peuvent, une province française comme Québec “ La population anglaise d'Ontario veut-elle léguer à ses enfants une telle province ?Eat-ce que les compatriotes de \\ o'.fe, qui donna sou sang pour la conquête de ce pays (uon pour lui mais pour eux) sont prêts à permettre que leurs enfants soient chassés de cette province et des foyers préparés pour eux de la même manière que les fermiers protestants ont été chassés armes et bagages des Cantons de l’Est de la Province de Québec—leur forteresse, il y a cloquante ans ?“ Lu des principaux Jésuites fronçais a prédit que dans un nombre déterminé d’années à compter du temps où il écrivait, les • Provinces Maritimes, Québec et Ontario raient dominés par les Canadiens français et habités par eux.” * * * C'est la french invasion si redoutée des leges oraugistee.Pour une fois,nous sommes de l’avis de l’Ocuipc Sentinel.Les “ mangeurs de soupe aux pois ”, ceux dont les épouses sont encore assez “ immorales ” pour suivre le commandement divin et ne point craindre de nombreuses et fortes familles, envahissent le nord d’Ontario, poussent vers le centre, comme ils ont envahi les Cantons de l'Est, dans Québec, et fait des villages anglais des villages français.Mais que nos bons amis les oraugistss en prennent leur parti ; nous entrons dans Ontario pour n’en point être délogés.Et ils s’en convaiu crout s’ils veulent jeter un rapide coup d’œil sur les statistiques officielles depuis 1861 “ mangeurs de soupe aux pois ” qui ne formaient alors que deux et demi pour cent de la population totale en forment 4.7, eu 1871, 5 3, eu 1881 ; 6 3, en 1891 ; 7.3, eu 1901 ; 8.0, en 1911.Et si cela ne leur suffit pas, nous les invitons à passer à la statistique des progrès comparés de la population de langue anglaise et de la population de langue française.Ils y savoureront que, de 1841 à 1851, la population anglaise augmenta de 108 pour cent taudis que la population française ne s’accrut que de 95 pour cent, que, de 1851 à 1861, l’élément anglais s’ac- Nominations EcclésiîlStiQUOS crut de 3X2 pour cent et l’élément français de 26 pour cent.Viennent maintenant les périodes subséquentes.Voib z-vous la face, orangistes, couvrez-vous la tète de cendre I La population anglaise se contente, de 1861 il 1871, d’un accroissement de 16 pour cent taudis que le groupe français augmente ses cadres de 126 pour cent, bondissant de 36,000 à 75,000.Et cela se continue depuis M.l’abbé Lauréat Boulauger, pro-saus interruption.Pour 1871-81, au g- fes:eur au C -liège de Lev s, a été uom-meutation anglaise, 16# ; augmenta- mè curé de l’Immauulée Conception lion française, 36# ; pour 1881-91, de Robertsouville.Une dé} é:he de Londres a anom cê la destruction de la ville de Lille per les obus et le feu.Lille n’est plue qu’une masse de miiies et de cendres.Lundi soir, ke Allemands sont entrés eu grand nombre dans la ville.Le bombardement cessé, mais ou entendit encore distinctement le sou du canon au sud de la ville, jusqu’à une heure du matin.Vers minuit, l’on apprit que le dru-blanc avait été hissé sur la tour a nom- • • • peau de l’hôtel do ville, mais à deux h:-uree Notre beurre est le meilleur du Canada la canonnade a repris et s’est continuée pendant près de trois heures.Evidem meut, les Français opéraient une dernière tentative dans la banlieue de lu ville, mais malheureusement sans succès.Plus tard l’on a entendu la musique militaire.Lee Allemands sont pénétrés dans la place aux sons des fifres et des tambours.Les soldats chantaient des Nous lisons dans le Journal d'Agriculture : Les prix remportés par les exposants de la province de Québec à l’exposition de la Puissance, tenue commencement de septembre, dans la ville de Toronto, sont l’occasion d’une joie légitime, pour les propriétaires de fabriques de beurre.aussi que les moyens employés par le gouvernement provincial, mouvoir les intérêts de l’industrie laitière ont été t fficaces.Tombée aux mains des Espagnols, Lille n’eu continua pas moins sou essor Louis XIV s’en empara en 1667, et depuis cette est restée française, Elle subit plusieurs autres sièges, et tint toujours bon coutre les ennemis de la de la Franco.C’est aujourd’hui une ville de plus de 200,000 habitants, qui comptait de beaux édifices historiques, tels que l’Hôtel de la Mouuaie, les églises de Saint-Maurice et de Notre-Dame-dr-'a Treille.l’Hôtel de Ville, l’ancien hôtel de Ribour, construit par Philippe le Bt-1, le | al a is des beaux-arts et les édifices de l'Université.Ses industries étaient nombreuses et florissantes, consistant eu filatures de cotou, de toile, file de lin, fils à coudre, et employaient plusieurs milliers d'ouvriers.Les revenus de ces industries ee chiffraient à cent millions de francs aunuelluuceut.C'était aussi le grand marché au blé de la région, et le centre d'ateliers de ferronneries cousi dérablee.Son Ecole des Arts Industriels était célèbre dans tout l’univers.au hymnes et tous paraissaient gais et fumaient de gros cigares noirs.En même temps, des aéroplanes battant le pavillon allemand précédaient la colonne et annonçaient à la ville son occupation par les Aile, mande.Au point du jour commença le départ des citoyens qui, pour la plupart fuyaient vers Roubaix.Ceux qui se rendirent à Boulogne apprirent que les Allemands, le jour suivant, commencèrent à évacuer Lille, qui est maintenant une ville détruite.Les flammes ont complété les dégâts causés par le bombardement.Le plus grand quartier de la cité y compris la gare, la préfecture et les principales maisons de commerce, ont été rasés par l’incendie.Les flammes ont fait surtout rage dans les rues de Parie, du Moliuel, de Béthune, de l’Hôpital Militaire et du Plat.Parmi les édifices détruits nous voyous le Grand Hôtel, le Lycée et la Grande Pharmacie de France.Eu entrant dans la ville, les Allemands commencèrent à combattre les flammes et envoyèrent chercher du secours à Turcoing.Lee pompiers locaux avaient dû abandonner auparavant la lutte contre l'incendie à cause des obus lancée par l'ennemi qui avaient tué le capiLioe et trois des pompiers.Plusieurs des monuments historiques furent atteinte par les projectiles ou réduits en cendres.Parmi les églises, c'est celle de Saint-Maurice qui a le plus eouffertj- ses deux nefs ayaut été détruites.Peu de citoyens savaient ce qui se passait car presque loue avaient cherché refuge dans les caves.Un détachement de Uhlans ett eutré sans opposition dans la ville, samedi dernier, maie lee Français les ont attaqués pendant qu'ils demandaient des otages au maire.Les Allemands eurent plusieurs dee leurs tuée et durent retraiter.Au coucher du soleil, une bombe éclata sur Vhôtel de ville et enfonça le toit.La meuça en ville.Les rues étaient plies d’hommes et de temmes effrayés.Quelques minutes plue tard, un autre obus tua uu eufaut et blessa la mère du malheureux.\ ers sept heures du soir, le boni Ils démontrent pour pro- se- • • s Vingt prix sur vingt-quatre ont été décernés aux exposants de la province de Québec.Les entrées étaient faites dans quatre sections différentes," et tous les premiers et les seconds gés à notre Province.prix furent arfju- Les causes de ces succès être résumées sous les titres suivants : 1 cr.—Le lait est porté et écrémé aux fabriques chaque jour eu provient reçoit immédiatement de l’expert fabricant le soin qui lui convient.peuvent La crème qui 2ème.— La pasteurisation de cette crème, suivant les instructions données par M.J.-D, Lecleir, de l’Ecole de Laiterie de St-Hyacinthe, et qui sont celles suivies au Danemark comme ailleurs, est un autre facteur essentiel.Sème.— La vente à l’encan par la Société Coopérative Agricole des Fromagers de Québec, après classification, est le plus sûr moyen de corriger les défauts dès qu’ils apparaissent, Intermédiaircs voraces Ils y verront que les M.Johnson, commissaire de la branche des fruits du ministère de l'agriculture à Ottawa dit que les propriétaires de vergers ne reçoivent près que rien pour leurs pommes, 50 cents le baril dans plusieurs endroits d’Ou lario, taudis que ces mêmes pommes sont vendues aux consommateurs $3 à $4 le baril et quelquefois de $4 à $5.Le producteur ne reçoit pas asst z et le consommateur paie trop (bar.C'est l’intermédiaire ou les intermédiaires qui font tout le profit.N’est-ce pas là de l’exploitation < Et c’est ainsi pour tous les produite de la ferme.Il est temps qu’on prenne des mesures pour protéger les cultivateurs si Voir ne veut pas que ceux-ci finissent par se décourager eu plus grand nombre et laissent la culture pour devenir journaliers dans les villes.Le meilleur moyeu de détrôner les intermédiaires est d’organiser des coopératives.Est-ce donc si d (11 file ù comprendre?parce qu’ils sont signalés immédiatement dans le rapport envoyé à l’expéditeur,' 4ème.—L’examen des résultats fait voir à l’évidence que les plus haute points obtenus ont été accordés au beurre de crème pasteurisée, et que les défauts disparaissent quand les produits sont vendus suivant leur qualité, après classification complète et désintéressée.Par décision de Sa Grandeur Monseigneur Paul-Eugène Roy, arebevê-que de Séleucie et administrateur de l’artbidiocèse de Québec : M.l’abbé Salluste Richard, gé depuis quelque temps, a été nommé curé de S.Eugène, eu remplace, ment de M.l’abbé J.B.Gosselin, en retraite.eu con- panique cum-rein Nous prions tous les retardaircs uc vouloir bien se mettre en règle avec iaa> ministration• 'i 116 Samedi 31 Octobre loi 4 LA VÉRITÉ lui luire de petits prêts.Qu’on uoue montre une banque, une agence ou une eoue-agen:e de bloque prêtant une, cinq, dix ou vingt piastre* à un ouvrier ou à un cultiva teur, comme le font les Gaiieee Populaires ; qu’on noue montre une ban que partageant eee bénéfice# de l’année avec aee déposante, et tout de euite noue cesserons de crier que lee Caisses Populaires sont nécessaires.La sphère de la banque, c'est le commerce et l'industrie.Les banques sont des institutions qui sont à la taille des gens d'affaires, il faut une banque, une institution qui soit à la taille du peuple.La banque est incapable de faire cette oeuvre.Eh I bien.Qu’elle la laisse à d'autres institutions.Ce que veulent entreprendre pour les travailleurs les philanthropes américains, entreprenour le chez nous en fondant des Caisses.Qu’on le veuille ou non, la Caisse est à la base de notre organisation sociale.En avant l'Instruction Publique NOS CAISSES AUX ETATS-UNIS élus des pires de famille, ,, oul û rem- plir.Il fit uu portrait vivant du bon commissaire comparé à celui du com miwaiia apathique ou rétrograde.Eu parlant de l'organisation 8C0.taire de Québec, si généreuse vie-d-vi» de la minorité, l’Inspecteur général eut de# accents qui trouvèrent un écho des plue sympathiques sur la riv0 ontarienne.Furent aussi soulignés !eil principaux caractère# de no# lois scolaire# " qui reconnaieeeni le droit des parent# dan, l’organisation et la direction dee écoles ; qui donnent à écoles uu cachet nettement confessionnel et assurent aux minorités la liberté et la justice.Après Valleytield et Mont Laurier, Hull vient d’avoir «a grande convention de Commiseairee d’école#.Ca fut un succès.A l’appel de MM.le# inspecteur# Marian, Filteau et Cléroux, quatre» vingt dix huit commissions eco’airee, presque au complet, et un nombreux clergé étaient accourue dee points les plus reculés des comtés de Pontiac, Ottawa, Wright et Vaudreuil.M G.J.Magnan, inspecteur général dee école# catholiques, représentait le Surintendant de l’Instruction publi que.Une association philanthropique de Ntw-Yoïk, la Russell Sage Fondation vient de publier deux brochures sur l’œuvre dee Caisses Populaires fondée par M.le Commandeur A.Desjardins.Notre intention n’eet pas de les analyser aujourd’hui.De la première intitulée The Cooperative people's Bank, nous ne dirons qu’un mot : elle est signée par M.le Commandeur Desjardins lui-même.Peut-être bien que nous y reviendrons.De la seconde intitulée A Credit Union Primor noue dirons : c’est uu bon catéchisme destiné à vulgariser chez nos voisins la connaissance dee Caisses Populaires.Ecrit dans un anglais simple et clair, il devra rendre de grands servi ces aux travailleurs des Etats-Unis.L’auteur s'est appliqué à suivre exactement la mari he de notre “ Catéchisme des Caisses.” Ce qui n’est pas de nature à noue déplaire La préface de cette brochure est de M.John M.Glenn, directeur général de la Russell 5.A Comme conclusion il affirme que les Caisses Populaires sont les meilleurs organismes que l’on puisse avoir et pour combattre l’usure, et pour faire l’éducation économique des masses.Faisant sienne une pensée de l’écono.miste John Mathews du Harper's Ma.gazine, M.Gienn proclame qu’il cet d’importance capitale de faire le plue tôt possible, l’éducation économique des travailleurs, d'abord en vue des bienfaits que cette éducation leur procure puis des succès des entreprises industrielles, collectives.Dans le fonctionnement d’une Causes, dit-il se trouve uns source intarissable d'accroissement de ia richesse matérielle.L’énergie, le caractère, la persévérance se développe chez 1 homme du peuple à placer avec sagesse et prudence les fonde confiés à sa probité.non M.Magnan dit aussi aux commissaires combien il importe de consulter souveut le curé de la paroisse eu matière scolaire, de suivre sa direction Puis l’Inspecteur général énuméra les avantages que le gouvernement aux commissions scolaires eu faveur de leurs écoles, et les dre pour mériter Aux premiers range, on remarquait Mgr Kouthier, V.G , représentant S.G.Mgr l'Archevêque d’Ottawa, le Riv.Père Guertin, O.M.I., curé de Notre-Dame de Hull, et plusieurs autres curée de la région ; MM.Fortier et Gendron, M.P.P., et MM.les inspecteurs Marieu, Filteau et Clêroux.Des Religieuses, des Frères et des institutrices rehaussaient aussi cttte réunion de leur présence.Ou évalue à pas moins de trois cents le nombre des commissaires d’écoles et des crétairef-tréeoriers présents à la convention.offre moyens à preu-61) COU Fû{*6 Q101] fcp, La question de l’enseignement de l’agriculture et des jardins scolaires fut aussi longuement traitée.J.P.Lefranc.ces Comment les Allemands proposent d’attaquer Londres • • • sc L'Inspecteur général termina sa vibrante .allocution, fréquemment applaudie, en rappelant un vœu exprimé dans d’autres congrès par M.|e Commandeur de LaBruyôre." Messieurs les commissaires, sur chaque empl meut.scolaire.plantf z une grande croix de bois, afin de remettre en honneur la touchante tradition de nos ^res, dont le premier souci était d’orner les routes nouvellement ouvertes du gne de la Rédemption.Il existe dans les campagnes de tre province, disait M.le Surintendant une ancienne et pieuse coutume qui reflète l’esprit de foi de notre gente et respectable population, celle d’élever des croix sur les chemwis publics dans les rangs des paroisses.C est en effet la croix qui a protégé le peuple canadien depuis son berceau et elle qui peut assurer son se- Uu renseignement de source autorisée prouve que les précautions qui ont été prises à Londres contre l’attaque des dirigeables sont entièrement justifiées bien que un peu prématurées.Quoique l’Allemagne puisse entreprendre prochainement quelques petits raids sur Londres, ei elle peut établir une hase sur la Mauche, une grande flott.aérienne tre l’Angleterre avant février, l’Aile- mague ne pouvant être prête avant cette date.ace- M.l'inspecteur Ma rie u présidait le congrès.Le principal orateur fut M.C.J.Mognau, Inspecteur général, qui pendant une heure et quart retint l’attention de l’auditoire, visiblement intéressé, et provoqua à maintes reprises les plus chaleureux applaudissements notamment lorsqu’il réclama pour les enfante canadiens-français de Pontiac le droit d’apprendre le français dans les écoles des commissaires, et le devoir pour la province de Québec de donner le bon exemple à nos compatriotes d’Ontario qui luttent si courageusement pour le maintient du français dans les écoles bilingues.Le discours documenté, mesuré mais de fidre allure de l’Iuepectenr général a produit la meilleure impreeeion sur l’auditoire où se trouvaient plusieurs commissaires de langue aog'axs.Le Citizen, d’Ottawa, qualifia le discours de M.Magnan d’intirr cuing and instructive.Au nom du Surintendant, l’Inipectétir général annonça scolaires que le département de Tins traction publique après enquête aérien ee sur la question retiendrait à l’avenir les subventions du CO- ue sera pas laucée coq- iutelli- Nous couetruieons 200 aéroplanes spécialement pour l'attaque de Londres, a déclaré un officier allemand.Us sont d’uu nouveau grand modèle, capable» de transporter 1,000 livres] sacs tenir compte du poids du piloté et de celui de l'officier chargé de lancer dee bombes.c esc avenir.J’exprimerai donc le van que les pôree de famille» choisissent l’emplacement de la maison d’école Il n'y a pas le moindre doute que lee associations coopératives sont les meilleurs moyens de solutionner les problèmes si importante de l’épargne et des petit» prêts.Il est néceet aire que ces associations d’épargne et de crédit ¦oient répandues partout et le plus vite possible.Une chose est regrettable : c’est qu’il n'en existe pas encore assez aux Etats-Unis.C’est nom qui avons souligné certains passages.M.Glenn auteur de la préface en question, est un homme qui a longtemps étudié la question économique I en plus, son jugement a été mûri an contact des grandes affaires.Son opinion doit donc valoir quelque chose.Et, ce qui cet bon pour nos voisine doit l’étre poor none.On nous corne souvent les oreillte avec ces mote : nous avons nos b.n-quee !.Est ce que par hasard il n'y a pas de banques aux Etali-UJe ?Et, cependant, les autorité» écouo inique», les philanthropes de ce payt affirment et rétffi'œent que l’Association Coopérative est nécessaire pour enseigner l’épargne an peuple et pour j Ces nouveaux aéroplanes pas livrée avant février.Je m’occupe à présent de l’entraînement dee aviateurs dans dee campe epéciavx d'aviation.J'ai été eouveut à Londres et j’ai volé, en Angleterre au printemps dernier.” pour y planter la croix au pied de laquelle les eu fis nie iront s’agenouiller chaque jour pour demander à Dieu de guider leur intelligence et de former leur cœur à U vertu.ne seront Si ce vœu vous vous agréé, je voue demanderai de le réaliser avec le concoure de voa zélée peeteure.M.1 ortier, M.P.P., et membre du Couaeil de l'Instruction publique, adressa la parole eu anglais et insista lui aueei eur la nécessité de favoriser renseignement du Français dans les écoles.M.le député de La bel le parla en catholique convaincu et eu excellent patriote.Puis suivit M.l'iuapec-tear Filteau, qui, dans une revue très intéressante dee dix dernières années démontra le# progrès accomplis dans son district d’Ottawa et de Labelle.H y a dix ans, l’alcool régnait eucore en maître eur le# borde de la Gatiueau et de la Lièvre ; mais giù e à la campagne antialcoolique menée vigoureusement par le clergé, la buvette est disparue du presque partout, et comme conséquence, les contribuables dépensent avj mrd’hui deux fois plus pour le soutien de leurs écoles.aux commissaires Questionné pour savoir si l’Allemagne avait vraiment 50 zeppelins prête il y a six semaine# l’officier répondit franchement : es# gouvernement à toute commission scolaire qui, par négligence ou mauvaise volonté, ne pourvoirait pas à l’enseignement sérieux du français dans les écoles mixtes.Cette déclaration a été accueillie avec dee applaudissements qui ne laissent aucun doute eur le succès de la cause que défend le Département de l’Iustruction publique.Avant d’aborder la question du français, l'Inspecteur général fit un résumé de la remarquable conférence que M.le Commandeur de la Bruère • déjà douuée devant plusieurs grée de commissaires d’écoltr.Magnan insista particulièrement l'importance dee fonction# de miesaires d’écoles; eur le rôle vraiment r .ligieux et national que cce • ffi jiere, 11 Cdci est une absurdité, maie noue travaillons nuit et jour à la confection de nouveaux zeppelins et rone 100 en février.” La confirmation d’une attaque aé-•ur Londres vient du comte noue en au- rien ne Z-ppelin lui-même.Etude».Sommaire du 20 août, 5 septembre et 20 septembre 1914 • Pie X et son œuvre, Léonce de Graudmai son ; Le Pape Benoit XV, Yvee de la Bnère ; L hégémonie allemande et la guerie présente, Louie dee Braude# ; impressions de guerre ; Charles Péguy, Lucien Route ; Chronique du mouvement religieux, Yvee de le Brière ; Revue dee livres.son- M.ear com - —y— HSM Samedi 31 Octobre 1914 117 LA VEBJTUi L’A™ir ^ la Belgique EN PASSANT O aertio, O.M.I., et curé de Hull,1 - - remercie chaleureusement l'Inspecteur «• Une Belgique plue belle et plue L’Armada Un journaliste amé général pour eon discours si patrioti- grande eera érigée sur les ruines dont Canadienne ridain a décrit le spec que en même temps que si vibrant de notre cher paya a été couvert par les tacle qu’il a vu en meilleures émotions dont la source ne barbares a dit M.de Broqueville, mer .lors qu'il a rencontré les tram- Peut ,e trouver 1 que dans 1 amour de premier ministre de Belgique, qui, porte canadiens et leur escorte de croi l’Eglise,de la h .mille et de la Patrie, actuellement, s’occupe des intérêts de Le R.P.Guertin insista aussi sur la piyi dévasté, du Hàvre, où se nécessité pour les commissions scolei! res de s’inspirer des conseils de leur curé dans les choses scolaires, car le Prêtre héros L'abbé Lahache curé do la Voivre, Vos-' g ¦», âgé de 61 ani a, dit le Figaro a été assassiné â propos délibéré, par les Allemands.i Quand ils pénétrèrent dans le villa-ile ee saisirent de l’abbé et lui ec-joignirent de dire sous serment s’il y avait des troopee françaises sur le territoire de ea paroisse.—“Plutôt la mort que la trahison" répondit héroïquement le vieux prê- «ears.Une ligne de transport* gris dirigé-par au navire éclaireur et deux croiseurs anglais et flanqués d'une armada de vaisseaux de guerre, de croiseur# et de dealroyera ; une ligne si longue qu'elle laissait traîner son noir panache dans le ciel aussi loin que les matelots pouvaient voir à l’est et à l’ouest telle était la flottequi amenait les troupes canadiennes vers l’Angleterre, et eon escorte aperçue des ponts du Min-ntweeka, à 370 de l’embouchure de la Tamise, le 10 octobre.Il y avait trente-deux transporte eu ligne et ils labouraient la plaine humide dans le sillage l’un de l'autre à une distance d’un demi.mille à un mil le.Chaque transport portait le drapeau britannique et chacun était peinturé des sombres couleurs du combat naval gris acier, jusqu’à l’extrême bout des tuyaux.Bien en avant de !a longue suite, peut-être cinq milles en avant s'avançait le navire éclaireur —apparemment bien en tète pour assurer un chemin libre, vu que ce vaisseau ne portait pas de troupes — avec un croiseur à tribord et uu autre à bâbord, — O— trouve le gouvernement belge.Il n'y a clv.z lui aucune apparence ., de désespoir.Bien qu'une bande de cu’é n’wt'il PM e u, qu, port, le te[rai„ , de , kj|.u,»„e, me,Heur ,.t,rét.le plu.dée,u!ére,s., „pr6wnle actue|lemMl toüt w qai à l’eoeeignemeu! de I.jeuoeeee tMle dc Dll„ el diri Aprè.quelque, parole, de M.Qor.,ffajre, de „ Bellue dlD, un drou, M.I1.P., couteul d avoir aeeie é pay, étranger, il ,emU.it tout à lait à une convention de commis,.,te.coüfiaüt daui ,.a,enir d’écoles et dont il attend les plue heureux résultats, Mgr Routhier, V.G., fut invité à clôturer la convention.Mgr Routhier se dit heureux d’avoir pu prendre part à cette belle et consolante convention.“ Après avoir en- tre.Uu quart d’heure plus tard il était fusillé.Sous 1a Uo capitaine allemand Mitaaille qui a passé deux heures sous fa mitraille et en est sorti sain et sauf écrit à sa femme : “ La Belgique sortira, dit-il, de toutes ces épreuves cruellement éprouvée et le cœur eaignaut, mais, moralement, la nation n’eu sera que plu9 grande et meilleure." Noue dûmes reculer, car les Anglais essayaient un mouvement tour-uant que nos aviateurs avaient reconnu.Pendant les deux dernières heures nous étions continuellement exposés au feu de l'artillerie ennemie, car notre artillerie était détruite ou en retraite et avait cessé de tirer.Tu peux te représenter ce que nous ressentions.Je saisis mes camarades par la main et nous nous couchâmes à plat ventre aussi étroitement que possible, comme des harengs,et cous attendîmes la mort Des aviateurs ennemis tournaient au-dessus de nous en décrivant deux cercles, ce qui signifie : ici il y a de Vin-fanterie " Alors, ce fut le déchaînement.L’artillerie ennemie faucha tout le terrain avec son tir par stries progressives.En une seule minute je comptai 40 obus ; représente-toi cela ! Les shrapnells faisaient explosion de plus en plus près.Enfin, ils arrivèrent dans oos rangs.Je retournai rapidement ma sacoche sur mon ventre pour le couvrir uu peu ; et déjà retentissaient des hurlements de douleur.Les larmes c me venaient aux yeux à entendre les pauvres diables qui se lamentaient ainsi, tandis que les coups succédaient aux coups.L’air eu grondait.La poussière de sable, la fumée de la poudre et la puanteur empêchaient de respirer.C’était de plus en plus terrible.” tendu, dit-il, les remarquables parolee " ^*or8 9U ^ e8* encore *r0P *©t de lTuspecteur général, parlant au Pour révéler les plans que nous avoue nom'd’uu autre eminent catholique,M.*®*t8 Pour 1 ttVeu*r» j© puis certifier que le Commandeur de LaBruèm, je corn- maintenant, comme depuis plusieurs prends que nous devons de la recou- wmainee, le roi et moi avons consacré naissance au gouvernement de Québec *e Peu de *etnP8 (lue U0U8 avons eu à de tels hommes à la tête l*étude dee moyens à employer.d’avoir mis du Département de l’Inetruction pu-1 “Je peux vous assurer que nous blique.” Mgr R millier, eu rappelant sommes préparés à faire exécuter lea le caractère généreux de la loi de plane, approuvée eu dernier lieu, le Qiébec à l'égard de la minorité, jarle plus vite possible.Nous sommes dé-avec émotion du sort réservé aux terminés à relever la Belgique de façon nôtres dans Ontario.Mgr Routhier, à lui concerver tout ce dont elle est si au nom de Mgr l'Archevêque d'OUa* fière.Wi, félicita les commissaires et MM.“ Lee habitants ou les simples par les curés d’être venus eu aussi grand ticuliers souffrent toutes les angoisses nombre prendre part à la convention possibles, mais la Belgique salue l'a-qui a dépateê ce qu’il en attendait.venir, eu ayant confiance dans sa M.l'inspecteur Marien remercia 'es destinée.congressistes et les orateurs.Le peuple belge,pendant cette nuit Après le chant national O Canada, dont ou parlera dans l'histoire, où fut les commissaires se dispersèrent eu|C0UDU l’ultimatum de l'Allemagne somme j’ai eu l’honneur de l’écrire à M.Asquith, avait prévu les douleurs et les angoisses du moment présent, Les Allemands et le Canada! mii‘le “•‘•fa" * .«i.jet eee conseillers, qu il u y avait pas a hésiter quand le devoir ordonnait.Dans un discours lord Crewe, secrétaire d'Etat aux Iodes a fait la déclaration suivante : Lee Allemands nous reprochent d’avoir fait venir en Europe des troupes d’Asie, des Hindous à demi civilisés.Nous n'avons pas honte mais eu contraire sommes fiers que nos sujets hindoue comprennent qu’ils sont comme noue mêlés au môme conflit, et je compte bien qu’avant la fin des hostilités, l’ennemi recevra des troupes indienues plusieurs leçons bien méritées, leçons d'humanité et de gênêroeité, car ces dernières lui apprendront à respecter qui que ce soit et les maisons des pauvres et des humbles." La leçon des Hindous chantée de leur journée.LA DOCTRINE MONROE “ On noue a demandé de consentir au déshonneur, mais neue avons refu- Le droit de l'Allemagne à débarquer des troupes en Canada, si possible et!8®* ^ ne Peut P68 X avo'r dcux *lon de s'assurer ainsi un pied-à-terre tem-loeurs.Cette força morale, dont tout le poraire sur le contiiieut américain, i fait l'objet de commentaires de la part pérer que nous pounous nous relever du comte Von B rnitorff, l'ambaesa-l rapidemeut de nos ruines.dsur allemand aux Etats-Unis.Celui ci soutient que l'Alllemagne pourrai I énergique eu temps de paix qu’t Le 1 a a;ir de la sorte sans violer la doctrine! été eu temps de guerre, et ce ne Monroe.I peuple belge a lait preuve me fait es- Nous lisons dans le Devoir : Du pauvre français Le Patriote de l'Ouest annonce que U Commission scolaire de l’éctls catholique séparée a fait droit à la requête dee Franco-Canadiens de Prince Albert en leur accordant l’eneeigne-ment du français durant une demi heure dee classes régulières.C’est toujours cela mais c’est peu de chose.Le gérant de la Imperial Back à Aurora, Ont, n’a probablement jamais eu l’occasion d’en apprendre davantage et c’est pourquoi il écrit : “ Votre remittance de fifty cents pour la funde patriotique dee maîtres de poste a été placée à la crédite de cette funde à cette banque.11 Acceptez nos merci pour la même.“ Votre fidèlement.” Il ne manque pas de sauvages qui écrivent le français mieux que cela, —o— Ad Multos Annos ! “ La Belgique se montrera aussi sera Le 28 octobre était le vingt-neuvième anniversaire de la consécration épiscopale de Son Eminence le Cardinal Bégin archevêque de Québec.Noue offrons humblement à notre vénéré Pasteur en même temps que l’assurance de notre filial attachement nos souhaite les plus sincères et meilleure vœux.pas la première fois que de grandes L’ambassadeur a déclaré que, puit-1 choses seront accomplies par la eouf-que le Canada envoyait d e soldats in)franco héroïque.Europe combattre contre sou pays, lti Etats-Unis ne devraient pas considère r comme une vio’ation de la doctrii e Monroe le fait que P Allemagne enverrait de?tioupee eut le eol canadien.Feu M.l’abbé A.0.Godiii cos M.l’abbé A.Ovide Godin, curé de Cependant a-t-il ajouté l'Allemagne I Saint-Augustin, décédé le 23 octobre n’a pas l’intention dV.taquer ni del^,.^ j vàge de 67 ans et 7 mois, c «Ioniser le Canada.était membre de la congrégation de La tresse américaine a tidiculieéha gainte Vierge du Petit Séminaire de cette déclaration de l’ambaesadeut I Qaébec et de la société ecclésiastique â lemand laquelle ressemble à celle| ga,ut Joseph, que taisait jadis le renard de LaFou» taine qui trouvait trop verts dee rai.eiue vermeils qu’il ne pouvait atteindre.Frédéric Ozanam Vie populaire de Frédéric Ozanam par Claude Peyroux que nous recommandons à tous les amis de cet apôtre de la Société Saiut-Viuceut de Paul.10 sous l’unité, franco.$1.00 la douziine.$7.00 le cent.Julks Lauknu k, pire.Secrétaire Archevêché de Québec, le 23 oct 1914.Le Camilla cet trop loin de l’Aile mHt.ue it trop près des Etats Uni". Samedi 31 Octobre lü n 118 jus rfinrrf le plue conforme à l’humanité chefs le feront.A votre tour, euiv?/, moi et venez voit.Je l'emmène dehors, sur le paado la porte, il du doigt je lui montre le8 pauvres maison# du village ruinée?a iccagéer, pulvérisée# comme les demeure# de toute la région, avec loa meuble# gieaut dans la boue ou dan# le fumier.Les Horreurs de la Guerre pas ma surprise I JJ, devant moi dans un «entier, je vois venir deux soldais allemands, accompagnés du fermier.Ils s’arrêtent à six pas, fout le salut militaire et me montrent du doigt le brassard blanc marqué de la croix rouge qu'ils portent au bras.Le fermier est un Suisse-Allemand qui ne parle que fort mal le français.Il me faut donc entamer le dialogue eu germain.— D'où venez vous et que faitei* vous ici ?— Nous venons de cette ferme t ù nous sommes depuis quatre jours et où nous soignons deux de nos camarade blessés.Nous n’avoue vu encoie aucun oflicier ni aucun soldat français et nous ignorons ce que noue devons faire.Nous voudrions aller au village situé là-bas (ils me montrent un hameau à deux ou trois kilomètres), où nous avons laissé un major et cent cinquante-trois blessés.— L'est bien, vous allez me suivre.Dociles, les deux infirmiers emboîtent le pas derrière moi.Ils m’expliquent que l’hécatombe des leurs a été grande ici et que la fuite a été précipitée.Force a donc été de laisser tous les blessés dans les villages.Les blessés appartiennent au lie régimeut d’infanterie prussienne, qui u été à demi anéanti.dans la cave : il a fait un trou, et par ce trou tout le mobilier d’en haut est tombé eu bas.Ci, c’est la guerre, et il n’y a rien à dire.Mais ces autres mai-bous, qui ont été épargnée» par la rafale du leu, ne Vont pas été par la soldatesque, du kaiser, et les barbares y ont apposé leur griffe.Tout a été sorti des demeures et a été jeté aux quatre vents : voici un portrait d’aïeule qu’on a arraché de son cadre et piétiné ; voi ci une baignoire de petit enfant qu’on a mise flans le jardin et où ils ont déposé leurs immondices ; voici les chaises cassées à coups de bottes et Us armoires éventrées, voici une jolie table en acajou transportée eu plein champ, à cinq cents mètres du village et brisée eu deux ; voici un vieux fauteuil en damas rouge, avec oreillettes, où la graud’mère s'essayait sans doute le soir, au coin du feu, et qu’on a lacéré à coups de couteau ; voici du linge mêlé avec de la boue et un voile blanc de première communiante sou il lée de déjections ; voici.Non j’arié te Car le tremblement de colère qui me pris eu comtemplaut cela me secoue à nouveau et m’empêche d crire.meg Uu correspondant de Paris qui a visité eu septembre le théâtre de la guerre fait le récit suivant ; Comment décrire ?Quels mots pn u dre?.Tout à l’heure noue avon» traversé Meaux, encore figé, dans l'immobilité et le silence.Meaux, avec ses bateaux-lavoirs coulés dans la Marne et son pont détruit ; puis nous avons pris la route de Boissons et gravi la côte qui nous élevait sur le plateau du Nord .Et alors, subitement, comme si uu rideau de théâtre s’était levé devant nous, le champ de bataille nous est apparu daus toute sou horreur.Des cadavres allemands, ici, sur le bord de la route, là daus les ravins tt les champs ; des cadavres noirâtres, verdâtres, décomposés, autour desquels, sous le soleil de septembie| bourdonnent des essaims de mouches ; des cadavres d’hommes qui ont gardé des poses étranges, les genoux pliés eu l’air ou le bras appuyé au talusjde lu tranchée ; des cadavres de chevaux, plus douloureux encore que les cada vres d hommes avec des entrailles répandues sur le sol; des cadavres qu’on recouvre de chaux ou de paille, de uire ou de sable, et qu’on calcine ou qu’on enterre.Une odeur effroyable, une odeur de charnier, monte de touie celte pourriture.Elle uous prend à la gorge, et pendant quatre heures elle ne nous abandonnera pas.' Au moment où je trace ces lignes, je la sens encore éparse autour de moi, qui me fait chavirer le cœur.Eu vain, le veut souillant eu rafale sur la plaine s'efforçait il de balayer tout cela ; il arrivait à chasser les tourbillons de fumée qui s’élevaient de tous ces tas brûlants, mais il n’arrivait pas à chasser l’odeur de la mort.“ Champ de bataille ”, ai-je dit plus, haut.Non, pas champ de bataille, maie champ de carnage.Car les cadavres, ce n’est rien.En ce moment, j’ai déjà oublié leurs figures grimaçantes et leurs attitudes contorsionnées.Mais ce que je n’oublierai jamais, c’est la ruine des choses, c’ret le saccage abominable des chaumières, c’est ie pillage sacri ège des maisons.Cela, c’est la marque de fabrique de la “culture germanique” et cela si fïh à déshonorer une race pour des siè clee.—Tenez, lui dis.je, regardez.Voilà es que les vôtres ont fait.L’officier allemand est devenu très pâle, puis très rouge, et il me rêpo —C’est triste, nd : mais c’e:t la guerre.—Non, ne pus.je m’empécher do dire, ce n’est pas la guerre, baibarie et c'est abominable.C’est U A quelques pas de uous, des zouaves étaient assis à côté des blessés aile.maud9 : ils leur versaient, daus leu propres “ quarts " un peu do cordial ou leur donnaient à fumer leur de uiôre cigarette.Un d’eux avait pris, doucement et fraternellement.10 sa main gauche la tète d'un blessé pour la soulever et de la main droite, avec des précautions iuhuies, il donnait à boire.Je [montrai cela à l’état-major et je lui dis : —Ça, c’est la guerre c’est la guerre telle que uous la c: prenons.Cette fois il no répondit rien.ura ei'.meme p- eut :co Uu vieillard errait parmi les décombres.Il venait de rentrer dans le village dévasté et il me dit simplement : —Je les avais vus eu 1870.Ils étaient venus ici,mais ils n'avaient pas fait cela.Ca sont des sauvages.Une femme aussi était là.Elle était revenue, l’heure d’avant, avec le vieillard.Elle se tenait sur le pas de sa maison saccagée, éveutrée, cù des draps pendaient eu loques à la fenêtre.Elle me vit passer et voulut parler.Moi= !a voix resta clouée daus sa gorge.Et les bras étendus, eu croix, elle put articuler seulement daus uu sanglot : — Voilà I.Voilà ! Du m U» ^oils marchons.De temps à autre * les infirmiers sollicitent la permission .Sur le plateau de* Meaux, U de s’airêter près d’uu cadavre.Rapi- peu à peu descendait.Le ment, auec des ciseaux, ils coupent la tunique grise et fouillent dans la poitrine du mort pour (hsreher sa métaille d’identité.Quand le cadavre lull veut étau tombé.Daus le silence lugubre de uature, ou n'entendait plus qu’au Lola le grondement du canon qui groad sans répit dans la direction du Le soleil, uu soleil de la H ' noru.sang, projetait ses derniers rayons rougeâtres sur le spectacle dejmort.Le.longjde la grand'-route, une automobile passa.Elle roulait doucement.Une figure se pronia à la vitre : c'était celle de Mgr Mar-beau, évêque de Meaux, qui regagna.t sa ville silencieuse.Dj temps à seulement, le prélat levait sa dexlro et rabaissait.Il bénissait le charnier.Maiâ mo1, soldat, moi, hotnmme, ;1 parut que le geste du divin pardon ne pouvait aller jusqu’à absoudre loua les crimes étalés là à nos pieds, jusqu'à effacer le geste désespéré de la femme sanglotante sur les ruines d Etrepii'y et qui criait vers le ciel : —Voilà I.Voilà 1 est celui d’un infirmier, ils demandent l’autorisation de prendre dans cartouchières des fioles de médicaments qui y sont restées intactes.scs Nous arrivons • se au village désigné par mes prisonniers.C'est le village de Plessis-Placy, situé bordure de la route nationale de Sois-sous.Il y a là, en effet, cent cinquante ou deux cents blessés allemands, entassés daus quatre ou cinq maisons et gardés par une section de zouaves qui vient d’erriver il y a une demi heure.Le major, prévenu de mon approche, ¦a tient devant la maison principale.C’est un aide-major de 2e classe, portant sur la patte de l'épaule les deux étoiles traditionnelles.Il a des lunettes d’or, une figure en longueur comme Hanei aime à nous les représenter dans ses albums et parle correctement le français.Il -affecte même de ne pas vouloir répondre aux questions que je lui pose dans sa langue.—Montrez,moi vos blessés, lui du-je* Il me conduit immédiatement dans chaque pièce, m’explique la blessure de chaque homme.Quelques-uns souffrant et gémissent lamentablement.D’autres, en voyant un uniforme d'officier français, essayent de se dresser et de saluer.x # Vmcy - Manœuvre est un autre village, situé eu bordure du départe-meut de l’Oise.Il bi ûlait eucore quaud j’y entrai, Sur le côté du hameau, il devait y avoir une grande usine ou une fabrique.De cette fabrique ou de celte usine, il ne restait que la car casse de 1er, taudie que les décombres achevaient de fumer et donnaient encore quelques flammes.Là aussi, chaque maison a été détruite et pillée.Il n’y a que l’église restée debout et, sur le clocher, le coq d’or qui se profile sur le ciel paraît hérissé d’horreur.Des bouteilles, à Viney-Manœuvre, jonchent partout le sol.Il y a des bouteilles dans la rue, sur la route, dans les champs.Les bouteilles jalonnent le chemin de retraite des bordes vaincues.Des brutes alcooliques et sanguinaires, des bêtes pillardes et nauséabondes, voilà tout ce qui s’est abattu sur ce pays, tout ce qui a passé sur lui.Des ruines, des cendres, du sang, de l’ordurej voilà tout ce qui sera resté derrière la tourbe germani- au::e presque eu me • • • Ontario veut des Beiges Voici d’h imblea villages, Pencbard, Ch ambry, Marcilly, Entrapilly, où 'a horde a passé.Et comme il u’y avait plus uu habitant, comme il ne restait pas d’hommes à égorger, de femmes à violer, d’enfants à fusiller, la horde a assouvi sa rage eur les meubles, sur les portes, sur les pauvres objets farni liera où chacun de noua met un peu ut son àme et qu’on avait dû abandon- Des fermiers belges réfugiés eu Angleterre viendront e’établir daua Ontario.Voilà ce de Kingston.Et que fait notre province ?C'est la seule occasion que avons de faire venir des immigrants agriculteurs.Profitous-eu donc.Des immigrants qui viennent e entasser dans nos villes et augmenter le nombre des sans-travail, nous eu avons, certes, assez.Montrons-nous aussi pratiques et intelligents que les Anglais d'Ontario et de l’Ouest.Faisons donc venir des cultivateurs belges.qu’annonce une dépêche cous ner.» * J’arrive à Etrepitly en même tem = que.que les zouaves, et tandis qu’ils enterrent pieusement ceux de leurs camera del tombée à l’entrés du village, je pe- perdue dans d’immenses champs de nètre seul dans lee ruinee.Il y avail betteraves.Elle paraît avoir été épai-là une cinquantaine de maisons, mai.-; guée et je dirige mes pas vers elle* pae une seule n’est intact?.Celles-ci | enjambant les cadavres d’hommes ont été crevées par des obus, et ce so j de chevaux, escaladant les tranchée», les moine à plaindre ; le projectile est contournant les trous creusés entré par le toit et est descendu jusc.e obu?L’aide.major me demande.— Quand on viendra prendre tou mes blessés pour les évacuer Meaux ou sur un autre endrôit, vous qu’il me sera permis de les accompagner peur contiuuer à leur donner mes soins ?A quelques centaines de mètres de Vincy-Manœavre, j'avise une ferme 8 sur croyez- ou —Je ne sais, fi ".je.Mais il y a une par le=| chose, monsieur, dont vous pouvez Et tout d’on coup, qu’elle u'e;t è’.ro certain : c’est que loutçe qui ecra samedi 31 Octobre 1914 119 JLA VÉRITÉ LES CRIS DE GÜERRE |e em| crj - i français fut : “ Vive le Roi i ” Un prisonnier autrichien a dit â un ; Wms Napoléon 1er et Napoléon JII» journaliste russe t’épouvante que ré- c'eel 8,1 cri de : “ Vive la France 1 ” pamlait, parmi les armées autrich en- q«e l’auiiral Courbet et le général de ueg je éri des cosaques, lorsqu’elles Négrier entraînèrent leurs troupes, les voient arriver sur leurs chevaux Pour nous, s’écrie la Semaine Relu binées de leurs lances.s de Lille» Que "otre cri de guerre Gcjk ! tel est leur cri au moment |8'J,t celui de S tinte Thérèse : “terrifiant et fou”, prière I A la prière 1 j TI ENTÉ EST EN EK U I A LA PRIÈRE I ” Distribution de Grain et de Poiniiics de Terre de semence PARLONS FRANÇAIS La navigation Fluviale Par les Fermes Expérimentales de l'Etat Expressions fautives et leurs Expressions correctes 19U-1915 “ A LA La curé* Passe —Permis, autoibatiou (de pas» eer par le canal).Natch—Craquette (pièce de fer à ailettes qui sert à retenir le câble.) Office—Bureau.Pitch Pine—Pin rouge.Purser—Commis, commissaire.Rack—Brancard (pour retenir le de la charge ; le cri qui u'a jamais changé depuis qu’il y des cosaques et qui chargent :
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