Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 février 1897, février
BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES 3ÎSME VOLUME FÉVRIER 1897 2ème livraison SAINT-FERDINAND D’HALIFAX En 1830, quelques cultivateurs de Saint-Nicolas, de Saint-Antoine de Tilly et de Saint-Sylvestre allèrent s’établir dans le canton Halifax dont ils avaient entendu vanter la fertilité par M.Michel Dufresne, curé de Saint-Nicolas, qui l’avait exploré dans toutes^ ses parties.C’est M.Ferdinand Gauvreau, curé de Saint-Sylvestre, qui, le premier, alla offrir les secours de notre religion aux premiers habitants de Halifax.Cest en sou\e-nir de ce saint prêtre qu’on a placé ce canton sous la protection de saint Ferdinand._ La messe se célébra d’abord dans la maison d un particulier, sur la côte, près du chemin Saint-Antoine.Eu 1844, les habitants de Halifax se construisirent une chapelle en bois, sur la côte, a mi-chemin entre le rang Saint-Antoine et le lac JVilliain.Cette chapelle, paraît-il, n’était pas bien solide.Aussi, deux ans plus tard, on la reconstruisit plus près du lac William, sur l’emplacement de l’ancien cimetière.En 1853, fut construite l’église actuelle.Saint-Ferdinand d’Halifax lut d abord desservie pai les curés de Saint-Sylvestre, MM.Ferdinand Gauvreau, 1832-1836 ; et James Nelligan, 1836-1843; et les cures de Saint-Gilles, MM.Antoine Lebel, 1843-1845 ; et Lierre Patry, 1845-1846.Le premier curé de Saint-Ferdinand d Halifax, M.Louis-Adolphe Dupuis, prit possession de son poste le 1er octobre 1846.Il a eu pour successeurs MM.Julien-Melchior Bernier, 1851-1886; Lucien Gagne, curé actuel.Pierre-Georges Roy — 18 — MGR DOMINIQUE-MARIE VARLET Cest à Paris, le 15 mars 1678, que naquit Dominique-Marie Varlet.Il appartenait à une famille très pieuse.) Son père s’était retiré sur le mont Valérien, près laris, s) était fait bâtir une petite maison et y avait passe le reste de ses jours dans la pénitence et les mortifications.Destiné de bonne heure à l’église, il fit ses études théologiques au séminaire de Saint-Magloire et prit sa licence dans la maison de Navarre.Ordonné prêtre en 1706 il reçut la même année le diplôme de docteur en théologie de Sorbonne.Pourvu de la cure de Conflans-Charenton, il s’en démit au bout de quelques semaines à cause des obstacles qu il rencontra au bien qu’il voulait y faire.M."\ arlet se lia alors avec les directeurs des Missions Etrangères, et sur les exhortations de M.de Lionne éveque de Rosalie, qui parlait beaucoup des œuvres saintes abandonnées, il s’embarqua pour Québec où il arriva le 2v août 1707 en compagnie de quatre Sulpiciens.son but était de consacrer le reste de sa vie à l’évamréli-sation des sauvages." Les renseignements sur le séjour de M.Varlet dans notre pays ne sont pas très nombreux.Nous lisons cependant dans l’Histoire manuscrite du séminaire de Québec : 1/12—Dès que l'on eut appris la mort de M Berber, grand-vicaire des missions de la Louisiane, arrivée le - novembre 1/07, Ion s’occupa de lui trouver un succes- - ¦ jts directeurs des Missions Etrangères jetèrent les yeux sur Dominique-Marie Varlet, docteur de' Sorbonne pretre depuis six ans, et qui s’était fait une certaine réputation de vertu et d’habileté à Paris.Il vint à Québec et se rendu par terre aux Tamarois où il passa six ans comme missionnaire duséminaire desMissionsEtrangères ” V,,lp[;e, °,ctf0fbre V l7’ MF de Saint-Valüer donna à M \ ai let des lettres de grand-vicaire pour la Mobile, le fort — 19 — Saint-Louis et les endroits situés proche et le long du Mississipi.Le même jour, il renouvela les lettres detablissement de cette mission données en 1698.La raison du renouvellement de ces lettres était que, bien que d’après l’établissement de cette mission le ^ supérieur des missionnaires fût grand vicaire ex-officio, a cause du long espace de temps écoule depuis la mort du dernier supérieur, M.Bergier, il pouvait y avoir raison de douter (iue les lettres de 1698 fussent encore en vigueur.Par un bref de Clément XI du 17 septembre 1718, M.Varlet, sur le témoignage des directeurs du séminaire des Missions Etrangères de Paris, fut nomme évêque d’Ascalon et coadjuteur, avec future succession, de l’évêque de Babylone, Louis-Marie Pidou de Saint-Olon.Il fut sacré à Paris le 19 février 1719, par M.de Matignon, ancien évêque de Condom, assisté de M.Du-plessis-Mornay, évêque d’Euménie et coadjuteur de M.de Saint-Vallier, évêque de Québec, et de Massillon.Le jour même de sa consécration, par la mort de leveque de Babylone, il devint évêque en titre de cette dernière ville.Janséniste caché jusque là, il commença a lever le masque et à ne plus garder de mesures, lo II reçut ordre de Home de voir à Paris M.le nonce Bentivoglio ; mais de peur que ce prélat ne lui parlât de se soumettre à la constitution “Unigenitus" donnée par le pape Clément XI, le 8 septembre 1718, il partit de Paris sans lui rendre visite.Il lit semblant depuis de n’avoir pas reçu l’ordre qui lui avait été donné par la Propagande ; 2o Passant par Bruxelles, il eut la même attention à ne pas voir l’iuternonce.3o Sans la permission de cet internonce il donna la confirmation à Amsterdam, en vertu des prétendus pouvoirs du ch ipitre de Harlem et d’Utrecht, composé do gens désobéissants au Saint-Siège, réfractaires et schismatiques.4o II logea chez les Jansénistes de Hollande et leur donna en tout des marques du plus intime attachement.Peu de temps après il partit pour son diocèse en passant par la Russie et le 1er novembre 1719 il était à Schamahé, en Perse, sur les bords de la mer Caspienne. — 20 — Mais l’évêque d’Ispahan reçut ordre du Pape de le suspendre de tout exercice de son ministère, et, en effet, l’acte de suspense daté de Casbin le 17 décembre 1719 et signé Barnabé, évêque d’Ispahan, lui fut remis à Schamahéu le 15 mars 1720.L’évêque de Babylone, après cette flétrissure qu’il avait si bien méritée, revint à Amsterdam.Là, au lieu de reconnaître sa faute, il consomma sa révolte et son schisme, s’unit aux Jansénistes, méprisa la suspense, l’irrégularité et l’excommunication, appela le 15 février 1723^ de la bulle “Unigenitus” et des censures qui le liaient, au futur concile, exerça toutes les fonctions de l’épiscopat, et bien que suspens, interdit et excommunié, il sacra archevêque d’Utrecht Corneille Steenhoven le 15 octobre 1724, dans la maison du sieur Brigode, à Amsterdam, assisté de deux prêtres réfractaires.Benoit XIII dans une lettre du 21 février 1725 adressée à tous les catholiques de Hollande déclara cette consécration illicite, exécrable et sacrilège et interdit Steenhoven en déclarant nulle son élection.Ce dernier interjeta appel au concile général le 30 mars suivant, mais u mourut trois jours après, le 3 avril 1725.Les catholiques de Hollande beaucoup plus nombreux que les schismatiques demandèrent alors au gouvernement d’avoir, comme auparavant, des vicaires apostoliques nommes par le Pape, mais les schismatiques firent rejeter leur demande, et élurent pour successeur de Steenhoven, Jean Barchman, un prêtre appelant qui fut sacré par le meme Varlet le 30 septembre 1725.Ce fut lui aussi qui imposa les mains aux deux successeurs de Barchman, \ under Croon, en 1 , 34, et Meindarts eu 1739.Ces trois prétendus évêques d’Utrecht furent comme leurs prédécesseurs, également excommuniés après leur consécration.Cette conduite de Varlet irrita tout le monde.Vainement il tâcha de se justifier par deux Apolor/ics, publiées une en 1,24 et l’autre en 1727, qui forment avec les pièces justificatives un gros volume in-4.Mgr.Languet, évêque de Soissons, en fit voir l’illusion (i)._ ^ Vailet demeura à Amsterdam jusqu’en 1727, ensuite il se retira à Schoonaw avec des Chartreux jansénistes fugitifs de France, puis à Rhynwich, près d’Utrecht, avec les religieux d’Orval qui s’y étaient retirés.Il recevait des fonds de la Boîte à Perette, soutien du parti en Hollande et en France.Etant venu en France incognito, il logea à Regennes, chez M.de Caylus, évêque d’Auxerre, et y passa quelque temps caché, puis retourna en Hollande, où il mourut à Rhynwich le 14 mai 1742, regardé comme un schismatique par les catholiques et un Chry-sostôme par les Jansénistes.Les Nouvelles Ecclésiastiques du 8 juillet et du 25 novembre 1742 parlent de sa mort et publient son testament spirituel.Le marquis de Fénélon, ambassadeur de France eu Hollande, et M.d’Acunha, ambassadeur de Portugal, au même pays, s’étaient efforces, dans une conference au château de Zeyst, de l’engager à abandonner le parti où il s’était livré ; ils n’avaient pu réussir.Son corps fut inhumé à Utrecht, dans une portion du cloitre Ste-Marie.Garneaudit: “M.Varlet, évêque de Baby lone et archevêque déposé d’Utrecht, passa par le Canada en se rendant dans les missions du Mississipi et laissa après lui des prosélytes à l’hérésie ” (2).M.de la Tour, écrit : “M.Varlet, évêque de Babylone, ensuite piétendu archevêque d’Utrecht, interdit, déposé, excommunié par trois papes, vint en Canada, et de Quebec passa jusqu’à la mission de Tamaroa, sur le Mississipi, d’où il revint en France et se réfugia en Hollande pour s’y unir aux schismatiques.Quoiqu’il fut méprise dans (1) Il publia encore une Lettre a Suanen, évêque «le Benez, contre le concile d'EmbruD, une Lettre à un missionnaire du tonkin sur la constitution “Unigenitus”, les miracles et autres objets, une Lettre au même Soaneu du 23 octobre 1736, appuyant celle de ce dernier du 20 juin précédent, une Lettre du 12 mal 1736 à l évoqué de Montpellier, sur les miracles du diacre Paris, uuo Lettre it C olbert sur les miracles du même diacre Paris, une Lettre sur l’Histoire du cone île de 1 rente do Le Courroyor, etc.(2) Histoire du Canada, volume I, page 197. — 22 la Nouvelle-France pour sa conduite et pour sa doctrine condamnées par ses propres partisans, il trouva le moyen d’y répandre l’esprit du parti, malgré la vigilance et le zélé de M.de Saint- Vallier, qui lut toujours très attaché a la saine doctrine et infiniment éloigné de toutes les nouveautés profanes.” (1) M.de la Tour et Garneau nous apprennent dans ces deux citations : lo Que M.Varlet était évêque quand il vint en Canada ; 2o Qu’il fut archevêque d’Utrecht ; 3o Qu il fut connu au Canada comme janséniste et qu’il v fit des prosélytes.' J , La Vari.tL* est: lo Que M.Varlet ne fut évêque qu après avoir quitté le Canada ; 2o Qu’il ne fut qu’évê-que d Ascalon et ensuite de Babylone, qu’il ne fut jamais archevêque légitime ou prétendu d’Utrecht ; 3o Que sa doctrine janséniste ne fut connue qu’après sa consécration et par conséquent son départ du Canada, où par suite il ne fit aucun prosélyte.L’aubé Anselme Rhéaume (Il Mémoires sur la vie de Mgr de Laval, page 49.LES SIGNAUX DU SAINT-LAURENT Sous je gouvernement français, on avait établi une suite do si- fuf"e DassaU dans lo f °'! tr.;lnsmel.tait « Québec les nouvelles de ce I • I « • sait dans le bas du lleuve, à peu près comme ceux entretp tenus depuis, par le gouvernement anglais, jusqu’à 1850 ' P,u, a °’ on ,e“ construisit trois : 1.; premier à Saint-André de ' "stl,tl (l° Kamouraska, et la garde en lut assignée ît» ;lnn?y' ledeuxieme, établi sur une hauteur à Kamouraska ru,1 rn r aUX -S°"IS de M de ilont(‘sson ; et le troisième placé sur 1'd Oc éans, était sou, la direction de M.de Lunaudîère On les seaux”rnnca.ûsUre ^ "° pUrent »’,us servirà énoncer le.^vais-Plus.comme pour monter de l’Ile-aux-Coudres à Québec il L’aiibé L-E.Bois 23 — UN DEPUTE D’AUTREFOIS Thomas Bédard représenta à l’Assemblée législative le comté de Québec, qui comprenait alors la banlieue ou Saint-Roch et Saint-Sauveur actuels.C’était avant 1837.Nouveau Cincinnatus, Bédard était occupé aux travaux de son champ lorsqu’on vint le prier d’aller prendre la défense de ses compatriotes au conseil de la nation.Content et heureux de pouvoir, tout en continuant à s’occuper des intérêts particuliers de son humble patrimoine, servir les intérêts généraux de son pays, on le vit plusieurs fois vendre d’abord au marché les produits de sa terre, puis aller siéger au milieu de ces grands patriotes qui avaient noms Papineau, Bourdages, Caron.Il avait vendu un jour un voyage de foin à un des premiers bourgeois anglais de Québec, et quand il eut fini de le décharger, il demanda à ce monsieur de vouloir bien lui permettre de mettre son cheval dans son écurie.—Est-ce pour bien longtemps ?__Je ne sais pas, car je suis députe du comte de Québec et il faut que j’aille à la Chambre ; je ne peux pas dire si la séance sera longue.Et le bourgeois dans l’admiration, non-seulement lui permit de placer son cheval dans son écurie, mais il le fit entrer dans sa maison pour converser un instant.Bédard n’était pas le seul dans cette pléiade de patriotes qui faisaient ainsi tout bonnement et sans s en douter des choses dignes d’éloges et d’admiration, bien que communes en apparence.Qui n’a pas entendu parler du capitaine Cimon, député de Charlevoix, qui prenait sa pensum à l'hôtel de sa goélette, au Palais, pendant les sessions de la Chambre ?Et qui pourrait refuser son admiration au capitaine Charles Blouin, député de 111e d’Orléans, qui fidèle à tous ses devoirs se leva un jour, pendant que la chambre siégeait dans le temps pascal, et demanda a l’orateur un petit congé pour aller faire ses pàques dans sa paroisse de Saint-Jean de 1 ile d Oiléans ?L’abbé Chaules Tkudelle — 2-1 — REPONSES =SSS©H i«M'i.s;:af|„llé!,;i i1,g,i,irPh5idÿi,te"aion‘ p*n“8,1 fes£^giia^ttsiu* !Egil=*g%SHS SS3risS?S signes ffl3,|ï3!»ïîsafflK Les Scott au Canada.Ill iv i7« » .Scott, n y-a-t-il pis ou un ,mtrp 1„„'„i,,’ 1/o.) — A part Iliomas résidé au Canada ?Il me semble rru'il i,»i!> u QVmi,le Scott T" a était dans un état do pauvreté voisin dé lam 5“ M?ntréal- 01 peler même .pie le colonel -Stevenson et uuel nue?»,,'°,crois me rap-vinrent en aide.!uelijues-uns de ses amis lui »X^r annéeS' ,,anS °- CONTl- avaiteue avec un vieux -• nitour d "wan"0«.conversati°n qu’elle part dans le comté de H^,i,|,™rT e'Il ?' ,Scott établi quelque Wait guère apprécier le Cèté uoétimie m an, °“ quosti°n ne sem- son ancien ntailre et il jugeait très sévère monttKIU
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