Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 décembre 1896, décembre
BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES 2ÈME VOLUME DECEMBRE 189G 12ème livraison SAINT-CUTHBERT En 17G5, M.Courthiau, seigneur de Berthier, donnaient aux habitants de la Rivière-du-Chicot un terrain < l’un arpent et demi de front sur six île profondeur pour y élever une église et un presbytère.On construisit d’abord un presbytère dont le haut servit de chapelle en attendant la construction d’une église.C’est M.Kerberio, missionnaire de Berthier, qui surveilla la construction de ce presbytère.En 1700, M.James Cuthbert, qui était devenu dans l’intervalle propriétaire de la seigneurie de Berthier, lit don au missionnaire Kerberio et à Jean-Baptiste Brisset et Joseph Neuville, marguilliers de l’œuvre et fabrique de la nouvelle église, d’un terrain de trente-quatre arpents, à ajouter aux six déjà donnés, à condition que l’église qu’on y bâtirait serait dédiée à saint Cuthbert et que la paroisse prendrait le nom de Saint-Cuthbert.Cette église, dont la première pierre fut bénie le 19 septembre 1779, ne fut livrée au culte qu’en 1781.On la remplaça en 1879 par l’église actuelle.Le 1er octobre 1883, les murs de cette dernière église furent accidentellement démolis.Ils furent réparés l’année suivante.A.M.Kerberio, curé de Berthier et missionnaire de Saint-Cuthbert de 1765 à 1767, succédèrent les curés suivants : Joseph-Bazile Parent, 1770-1773 ; Jean-Bap-tiste-Noél Pouget, 1773-1775; Jean-Baptiste Dubois, 1775-1779; Nicolas-Henri Catiu, 1779-1784: Jean- Baptiste-Nocl Pouget (desservant), 1784-1785; Guillaume-Mathieu de Lorimier, 1785-1799; Louis Lamothe, 17991819; François-Xavier Marcoux, 1819-1829; Antoine Eisette, 1829-1870; André Brien, curé actuel.Piekke-Georges Koy — 178 — KO CH A HT ET KERBODOT Dans mon article sur les gouverneurs des Trois-Rivières (Bulletin, II, V, page 68) j’ai donné le nom de “ Duplessis Bochart ” à un personnage qui s’appelait réellement Guillaume Guillemot, sieur Duplessis de Ker-bodot, et, en cela, j’ai été trompé par nos historiens qui sont unanimes à prendre le Bochart de 1632-37 pour le Kerbodot de 1051-52.Voyons comment le premier de ces deux hommes figure dans nos annales.Son nom de baptême n’est pas connu.Sa famille pas davantage.Sur ce dernier point que l’on me permette une supposition.Il pouvait être parent du cardinal de Richelieu, dont la sœur, Françoise Duplessis, était mère de la duchesse d’Aiguillon.Ceci posé, tant bien que mal, nous sommes pour la première fois en face de ce nom de Bochart en 1632 alors que le personnage était un employé du sieur de Caen.L’été de cette année, de Caen remit les clefs de Québec à Duplessis-Bochart, ce qui montre que celui-ci, se détachant de la compagnie de Caen, devenait l’employé des Cent-Associés.Au mois de juillet 1633 Champlain reçut ces clefs des mains de Duplessis-Bochart.L’automne suivant, ce dernier retourna en France, revint au commencement de l’été de 1634, visita les Trois-Rivières au moment de la construction du fort de ce lieu, reprit le chemin de la France et fut de retour en 1635.On lit au registre de la paroisse des Trois-Rivières : “ Le 27 juillet 1635, fut enterré.Lefebvre, valet de M.le Général Du Plessis, lequel fut noyé se baignant proche du fort.” Là-dessus, Mgr Tanguay écrit que M.Duplessis était général aux Trois-Rivières.Il était “ général de la Hotte ” comme ou disait alors, conduisant de France en Canada les six ou huit navires de traite qui venaient annuellement à Québec.A ce titre il reprit la mer, l’automne de 1635, et reparut l’année suivante.Citons encore le registre des Trois-Rivières: “ Le 22 d’aout 1636, fut baptisé en la — 179 - chapelle, par le l’ère Paul Lejeune, un enfant âgé de six ans, Montaignet de nation, nommé Théodore par M.le Général Du Plessis Bouchard son parrain.” C’est la seule mention du nom de Théodore que je trouve dans les registres de ces premières années, aussi j’incline il croire que c’était le nom de baptême de l’amiral en question.Celui-ci partant pour la France l’automne de 1037, il échappe après cela à mes recherches.Le Journal des Jésuites, les Relations des mêmes religieux, les pièces officielles, les registres, tous écrits de 1632 à 1637, ne disent jamais que “ Duplessis,” “ Duples-sis-Bochart ”, et une fois “ Duplessis-Bouchard” (').Passons à l’autre personnage : Le Père Balthazar de Bellème, capucin, qui vivait dans la première moitié du XVII siècle, a laissé des notes parmi lesquelles se trouve la suivante qui vient d’être publiée dans les Documents du Perche : “Le mercredi 31 mai 1651, M.du Plessis-Kerboudot, avec sa femme, ses enfants, ses deux belles-sœurs et environ 60 soldats, entre lesquels étaient Jean et François les Peuvrots sieurs de Mergoutiers et Menneu de Bellesme, partirent d’Auray pour le Canada, où alla aussi M.de Lozon, conseiller d’Etat, avec son fils le chevalier, M.de Longueil, page du roi, et le sieur Fournier, parisien.” Ces voyageurs arrivèrent à Québec le 12 octobre seulement.M.Duplessis, nommé gouverneur des Trois-Ilivières, alla y demeurer sans retard et il fut tué près de ce lieu dans un combat contre les Iroquois, l’été de 1652.Pas une pièce de son temps (1651-52) ne lui donne le surnom de Bochart et cependant nous le confondons tous avec l’officier de 1632-37.La plus ancienne fausse note à son sujet se trouve dans Y Histoire er un a au lieu de o, dans son nom comme dans nombre de noms et de mots de la langue française.Il n’y a pas là de question : c'est une alfaire réglée d'avance pour ceux qui ont étudié l’histoire littéraire de la France.Jusque vers 1780 on écrivait : Bourdelois, Anglais, Nantois, liar-nois pour Bourdelais, Anglais, Nantais, harnais, qui est la forme récente.On mettait aussi connoissance, gardois pour connaissance, gardais.La prononciation de ces mots était celle d’aujourd'hui : Beau-harnais, Anglais, connaissance —c'est pourquoi les réformateurs de la lin du siècle dernier ot du commencement de celui-ci repoussèrent la lettre o et adoptèrent a comme plus approprié au son usuel, mais nous avons vu des auteurs entêtés continuer à se sert ir de l’ancienne orthographe à cet égard jusque vers 1840, Dites Beauharnais.Ecrivez Beauliarnois si vous voulez.Olivier.Le général Frémont- H, IX, 237 —Lç général Frémont était d’origine canadienne-française.11 était le fils de Louis-René Frémont, parti de Québec vers 1800 pour s’établir en Virginie.A l’époque de sa candidature, le général Frémont entra en correspon- — 190 — dance avec le Dr Frémont, de Québec, son cousin-germain et père de M.,los.Frémont, ex-représentant du comté do Québec aux Communes.Ses adversaires prétendaient que le général était né à Québec, non citoyen américain et par conséquent inéligible.Il obtint de son cousin la preuve authentique que c’était son père et non lui qui était né à Québec.Le célèbre général, dont la mère était une américaine, Ann Beverley Whiting, épousa en 1841.Miss Benton, belle-smur du baron de Gauldrée Boileau, qui fut le premier consul de France en Canada.A.-D.DeCklles La cote de Courville.(II, X, 241.)—Vers le commencement du dix-huitième siècle, M.Charles Cadieu de Courville possédait, dans les environs de la chute de Montmorency, une terre qu'il faisait valoir lui-mème avec “ toute l’application et l’indépendance d’un patriarche ", M.de Courville mourut presque centenaire.Dans les registres de Notre-Dame de Beuuport, à la date du 8 décembre 1(173, on trouve l'acte de baptême suivant : “ Le troisième jour du mois de décembre de l’an mil-six'cent-soixante et Ir- ize par moy soussigné Christophe Perret Prestre faisant les fonctions curiales en la paroisse de Beauport, a esté baptisé François Cadieu (ils de Charles Cadieu, sieur de Courville, demeurant proche le sattlt de Montmorency et de Madgdelaine Macard Nacavil sa feme né le quatorzième iour d’octobre do la mesme année les parains et maraines ont esté Pierre Recoquille et Françoise Gagnon femme de Louis Prévost.Chphe Perret” *• C’est ce Charles Cadieu de Courville, dit Mgr Jean Langevin dans ses Notes sua les archives de Beauport, qui a donné son nom à la cote de Courville qui mène au pied du sault Montmorency." La côte de Courville est devenue célèbre par la défaite qu’y ubirent les Anglais le 31 juillet 17ô9.L’abbé H^rmas Michaud La captivité tie Mgr de Saint-Vallier.(II, X, 242.)— Les diliicultés qui s’élevèrent entre Mgr de Saint-Vallier et les religieuses de l'IIiitel-Dieu de Québec lors de la fondation de l'ilêpital-« Vénérai de Québec liront prendre au prélat la résolution de passer en France pour y plaider lui-même à la Cour les intérêts de sa nouvelle fondation.11 s'embarqua le 13 octobre 1700 sur un vaisseau du roi nommé L a Seine, et arriva le 29 novembre à Bocheforl, après avoir couru de grands dangers dans le fleuve Saint-Laurent.Ce fut en 1704 que Mgr de Saint-Vallier se remit en route pour le Canada, sur le même vaisseau qui, quatre ans auparavant, l'avait conduit en France.Par malheur, La Shine fut capturée par une flotte anglaise et levêque de Québec et ses compagnons de voyage furent faits prisonniers et conduits en Angleterre. — 191 — *urenAtVlibé'ésflnD^'mlsonsd'émiVor!5111'3 ‘“TT pnS SUrL*^ mise en liberté (le Mgr de Saint ValMe 'IT^" es e",|MSf,,">rent la gnaient.saint-allier et des pretres qui racconqm- au'baron^de Méan 'e‘ni!1'71 "1 '-,U?n,i ,le "nt rendu il liberté cnl^ 1Ê^g£S3Siï£ï£î ALLIER ET L HùPITAL-GÉNKnAL DE Ql'ÈIIEi:, pp.181 et 182.' L’abbé F.-E.-j.Casault \ ?r}'w,tic £.a Vallièro et les Ursiilines de Québec.Il écrivait à la mère' habelle’de lia"’Val’lK-r-'''®'.‘.rsulî„,Vt'-bmr''" dévotion^œ SS^vïî«S"pW“11 Sil b0Hté -•* ^T^oî-£°5i n„'i-i»mines ae .L?,lom (le correspondante de la mère de l’Incarnation nous porte u croire que cette pécheresse était I.ouiso-i'raneldse de La Lou 8 XIVE ni,^l-ta 0rS dan3.‘° P|US fort de son crédit auprès de .*,*dïï cé„0o“b“.','l"e “ ” ‘ '» °» •’«* !“¦ l'rt Les ferventes prières des L’rsulines do Québec ne furent niX|lîtéeS|t0iUl ‘ î SUite|!),uls9uo ce ne fut qu’en 1675, onze ans après la le tie de la mere de I Incarnation à la mère Isabelle deLa Vallière chez les Garméfitcs de S” ,a °°Ur Ue Ve-*dl-P™’ ^ ies Carmélites qui entouraient son lit de mort de leurs remet" et 1 eurs larmes: “ Une pécheresse comme moi ne mérite pas .h- mourir au milieu de ces vierges-là ” 1 mourir ssss CBUe peintUre °St encoredans la cha- P.G.It.7746 — 192 — QUESTIONS 255— Est-il bien vrai qu’un prêtre d’origine canadienne a été élu député au Congrès des Etats-Unis au commencement du siècle ?x x.x.256— Doit-on dire Montréalistes ou Montréalais en parlant des habitants de Montréal ?Mont-Royai.257— Où Du Calvet est-il mort ?X.X.X.258— Qu’appolait-on le Domaine ü’Occident ?Fols.259— Le comte de la Galissonnière, gouverneur du Canada, avait un mémoire contenant une liste des arbres et des plantes de l’Amérique du Nord qui méritent les honneurs de la collection et de la culture, à cause de leurs propriétés utiles.Cel intéressant écrit avait été rédigé par lo fameux botaniste Jean-Ers.Gaultier.Où est'ce mémoire?T.de M.260— Possédez-vous (quelques renseignements sur un abbé F.Martel, curé d’une des paroisses des environs de Québec lors de la prise de Québec en 1759 ?On dit qu'il devint le grand ami du général Murrav et nue celui-ci lui lit bâtir un presbytère à ses frais.O.li.261— Qu’est-ce qu'un mamace a la c.aijmine?Naïf 262— Pourquoi appelait-on Bostoxais les Américains qui essayèrent de s’emparer du Canada en 1775?Ils n’étaient pas tous île Boston.Ux.265—En quoi consistait la peine du pilori ?Cette punition a-t-elle existée au Canada?X.X.X.' 264—Dans la liste civile du Bas-Canada pour 1801, nous voyons un warrant de £5», S13 DI I—“ pour défrayer les dépenses extraordinaires encourues par l'Ilopital-Générai de Québec pour M.Thoret (prêtre français, prisonnier de guerre), qui y a été placé par ordre du gouvernement le 6 octobre 1801 et y est mort lo 22 janvier 1802/’ Pouvez-vous me donner quelques renseignements sur ce prêtre français ?U.A.265— Comment est basée la représentation du peuple au Congrès des Etats-Unis et dans le cas de l’annexion du Canada à ce pays quelle y serait la représentation de la province de Québec?Pol.266— On m’affirme que la loi de primogéniture a existée au Canada.Qu'en dites-vous?Cadet. TABLE DES MATIERES Abréviation, Une.90444 Amazone aventurière, La Belle.>.24 Anglais dans la Nouvelle- " France .143,176 Armes de I aruhidiocèso de Québec, Les.437 Armes de l'intendant Talon Les.Armoiries de ia province do Ullébee, Les.49 Aumôniers de Jacques " Cartier, Les.143 Avocats dans la Nouveïlè- r rnnco, Les.34 Badolard, Le chirurgien.37,45,73 Baronniodu port maltais, La 31 liatisse de 1 évêché de Québec.96 .«3,78 Beau harnois, L'ôrthogrâpho _d.u nom.X13,1.79,183 Ballecombe.snm Beresford, Origine dn'nôm 113 Big>,t après 1759, L'inten- claiit.30 c)o Blouin, Le capitaine"Clinr- ” „lc?.80,140 Bochart et Kerbodot._____ 17s Bolret, Mgr Urbain .«4,93,139 Bo louais Orijjiue du nom.192 Boucault, Le sieur .128 Boucher.Sa résidence aux Trois-Itivières.«3,438 Boni don ot la haie d’Hudson.2 21 39 Bourg do Sninte-Ânno.ii2 Brandy-Pot, Origiuedu nom.38,76 Brûlots.24 Cahot et la découverte de 1 Amériquo .90 Calèche canadienne, i,a." 40 l auadion guillotiné, Un.130,168 t anal de Lachine sous ln denomination française, Le 12s Canon, La Mott de M .123 Caillou vs township.128 174 tap Anne, Le.112,173 Cap dial, Origine du nom ’470 Cartier et.la côtedeGaspé.64 Castor est-il un poisson, Catalogne.4030 Cavelier de la Salle et l’a so- ' eiete do Jésus.31,134 Chambiy, Lo capitaine de.13 Champlain.La Visitation do.161 Champlain, Samuel de.i«u ( liant et musique.435 Charlesbourg - Royal, 6ü se trouvait.7‘j 487 Chartier, Le chevalier"de’ Mal to.3i Chefs de canton,.',' 144,48,3 Chemin do 1er canadien, Le' premier .4909 Chemin Gomln, Le.’37 Chenal du Moine, Origine du 176 Confréries de Sainte-Anne.73 Construction do navires au Canada, Origine de la.133 Coq du clocher, Lo.15 28 Coureurs en patins.ir,7 Courvaline, La.80 111 Courville, Origine du nom de’ la cote de.160 190 Couture à 1a haie d'Hudson ’ L abbé.34 DcCallières, Orthographe du ' nom .112 BoCou reel les, Orthographe du nom.Ila De dTbervilie, La mort ".'.48,62 Ue (taspé.L'emprisonne-meut
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.