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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1896-11, Collections de BAnQ.

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BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES 2ÈME VOLUME NOVEMBRE 1896 IIème livraison LA VISITATION DE CHAMPLAIN La paroisse de Champlain fut à l’origine sous le patronage de Notre-Dame de la Présentation.L’acquisition par la fabrique d’une peinture représentant la visite de la sainte \ierge u sainte Elisabeth, sa cousine, ne fut probablement pas étrangère à ce changement de dédicace.I ne maison ordinaire recouverte en chaume fut la première chapelle de Champlain.On la remplaça en 1700 par une petite chapelle en pierre qui servit au culte plus d un siècle.En 1807, cette deuxième chapelle fut remplacée par une église en pierre construite cette fois une demi-lieue plus haut que les deux précédentes.Enfin, l’augmentation de la population força la fabrique de Champlain, en 1879, à reconstruire un nouveau temple.C’est l’église actuelle.Les curés qui ont successivement administré Chain-plain sont MM.François Dupré, 1679-1687; Benoit-Pierre Du plein; 1687 ; Ambroise Pellerin, 1688 ; Gaspard Dufournel, 1688-1692 ; Nicolas Foucault, 1692; Claude Bouquin, 1692-1697 ; Louis Geoffroy, 1697-1706; T.-J.-T.Hazeur-Delorme, 1707-1722 ; André Joriau, 1722-1728 ; Jacques Deslignery, 1728-1731 ; Joseph Dufrost de La-jemmerais, 1731-1732 ; Etienne Marchand, 1732-1735 ; de Beau-Soleil, 1735-1736 ; F.-I.Levasseur, 17361/46 : A.-S.Ilaizenne, 1746-1749 ; F.Morisseaux-Bois-Morel, 1771-1775 ; J.-F.-X.Lefebvre, 1775-1780 ; B.-C.Panet, 1780-1781; Pierre Huot, 1781-1793; Antoine Kinfret, 1793-1794; P.-A.Gallet, 1794-1806; Pierre Vézina, 1806-1814 ; F.-X.Marcoux, 1814-1819 ; J.-L.Beaubien, 1819 ; F.-G.Rivard-Loranger, 1819-1836 ; Pierre Duguay, 1836-1843; Etienne Payment, 18431844 ; F.-X.LeDuc, 1844-1848; M.-D.Marcoux, 18481886 ; Pierre-H.Marchand, curé actuel.Pierre-Georges Rov LA FAYETTE ET LE CANADA A 1’îlge de dix-neuf ans, La Fayette disait adieu à ses parents, à sa jeune femme, pour s’embarquer à destination des Etats-Unis sur un navire frété à ses frais.Frappé paisa haute intelligence, Washington se prit d’amitié pour cet étranger à qui le congrès reconnut—fait exceptionnel—sou grade de major-général, ce qui lui donnait droit au commandement d’un corps d’armée.En mettant pied à terre en Amérique, La Fayette conçoit un projet dont il ne cessera durant plusieurs années de rêver l’exécution.La conquête du Canada lui semble une entreprise digne de marcher de pair avec la libération des colonies anglaises.Quelle gloire s’il parvenait à rendre à sa patrie les contrées que la Grande-Bretagne lui avait enlevées ! Ce serait aussi mettre le comble à la mesure d’humiliation que l’on est en train d’infliger à l’ennemie séculaire.Allant au devant des désirs de ha Fayette, le congrès de 1778 décide de chasser les Anglais de Jours possessions du nord et le nomme commandant de l’armée d’invasion.(1) On aurait lieu d’etre surpris de la décision de cette assemblée après l’échec île 1775.Mais, il n’y avait en cette attitude du congrès qu’une feinte destinée à cacher une conspiration montée contre Washington, que l’on voulait brouiller tout d’abord avec La Fayette.Celui-ci, nommé général sous la seule dépendance du ministre de la guerre, ne voulut pas accepter le commandement à moins qu’il ne fut placé sous les ordres directs de Washington.Ce point ayant été réglé à sa satisfaction, il se met en route pour rejoindre l’armée qui, d’après les instructions du congrès, devait l’attendre à Albany.Il n arrive dans cette ville, après une course de quatre cents (1) iîeaoh'ed—That an irruptionbc made Into Canada.and that tne command of the army to conduct said irruption bo given to Major-G-enoral the Marquis de La Favette and Major-General Conway.(Journal of Congress, Jan 22 and“23, 1773). — 163 — milles a cheval, que pour constater qu’il n’y avait aucunes troupes à ses ordres.Grande fut son indignation, eu s apercevant alors qu’il avait fait partie, sans le savoir, du complot monté contre Washington par Conway et Gates.^e.dernier, tout fier de son personnage depuis sa victoire sur Bourgoyne, n’aspirait à rien moins qu’à supplanter le général en chef.Une partie du congrès associée a son projet l’avait nommé ministre de la guerre.Gates s était hate de profiter de sa position pour essayer de créer de l’inimitié entre Washington et La Fayette.Ce dernier écrivit a son ami pour lui rendre compte de ce qui se passait et lui renouveler sa profession d’attachement, en se mettant à sa disposition.Malgré sa déconvenue, l’ambition de faire la conquête du Canada le hantait toujours.Lorsque la France eût décidé de déclarer la guerre à l’Angleterre, l’occasion lui parut propice pour reprendre son projet.Son premier soin tut de gagner à sa cause l’amiral d’Estaing, commandant de l’escadre française.Ce fut chose assez facile, et le jour où il lait savoir à notre jeune enthousiaste qu’il se range a son avis, La Fayette exultant lui écrit : “ Votre à propos du Garun lu- fait un admirable effet, toutes les imaginations sont huchées sur des raquettes (sic) et glissent le long du lac Champlain.La mienne est vivement occupée du bonheur de me Lattre avec vous, avec telle qualité et commandement que ce puisse être.” Les deux amis élaborent un plan de campagne comportant la coopération de la France et des Etats-Unis, Chacun de ces deux pays devait fournir cinq mille hommes de troupes qui marcheraient sur Montréal et Québec, pendant que la Hotte de d’Estaiug remontant le Saint-Laurent viendrait les appuyer.Ce projet parut réalisable au congrès qui consentit à participer à sou exécution.L’estait à obtenir l’approbation de M.de Yergennes.Gérard de Rayneval, représentant de la France aux Etats-Unis, se chargea de mettre sou gouvernement au courant de l'affaire.> — 164 — Sa dépêche est fort curieuse.Il y est question de « Canadiens qui sont venus le voir à Philadelphie et qu’il a présentés à l'amiral à bord du “ Languedoc.” “ Ils virent, par leurs yeux, la présence des marins du roi et entendirent la messe dont ils étaient privés depuis dix-sept ans.” “ C’était, dit M.Doniol (i) qui analyse la narration de Gérard, d’anciens amis de la France.L’un d’eux en parlait encore la langue et portait au cou une médaille donnée par M.de Vaudreuil ; la sœur de sa mère avait été la femme de F.ongainville et il trouvait un cousin sur l’escadre.Cette visite, qui arriva au milieu des projets sur le Canada, parut à l’amiral fournir l’à propos dont il avait besoin pour adresser à ces Français d’autrefois l’appel prévu par les instructions du roi.Il comptait appareiller aussitôt que La Fayette serait de retour ; en publiant maintenant cet appel, il pouvait faire accroire aux Anglais que l’escadre prenait une autre direction que celle de°leurs des.Le 28 octobre, en conséquence, du Languedoc où elle avait été imprimée, il expédia la pièce à Boston.Elle rappelait aux anciens Français de l’Amérique Septentrionale le temps passé, les biens et la grandeur dont ils avaient joui, elle leur présentait la perspective de voir ce temps revenir.De son côté d’Estaing annonce au comte de Vergenues qu’il a lancé une proclamation aux Canadiens, proclamation qui n’arriva jamais à son adresse, car elle tomba entre les mains des Anglais.Il écrit en ces termes : “ En mer, à bord du vaisseau de sa Majesté, le Languedoc, ce 5 novembre 1778 : “ Monseigneur, “ J’ai l’honneur de vous rendre compte que j’ai choisi pour publier la déclaration énoncée dans mes instructions le temps le plus rapproché de celui du départ de l’escadre (1) Histoire de la participation de la France à V indépendance de» Etats-Unis.Il est évident que ces chefs canadiens étaient des sauvages.De Rayneval et d’Estaing so montrent en tout ceci peu renseignés sur lé Canada. — 1G5 — du roi, et le moment où quelques sauvages sont venus de très loin pour s’assurer par eux-mêmes et pour savoir à bord si nous étions bien réellement des Français, pour demander à voir le pavillon blanc dont l’aspect les fait toujours danser, à entendre la messe dont ils étaient privés depuis 17 ans, à recevoir l’accolade du révérend père récollet qui est notre aumônier, sans parler de quelques fusils, de la poudre, des balles et de l’eau-de-vie dont ils ne se sont occupés qu’avec modération, mais qu’ils ont acceptée avec grand plaisir.” La réponse de M.de Vergennes vint jeter de l’eau froide sur l’enthousiasme de La Fayette.11 voyait toutes espèces d’objections au projet et pour le présent et pour l’avenir.11 se trouva, pour combler la mesure de désappointement de notre héros, (pie Washington, pour des raisons autres que celles que faisait valoir le ministre français, refusa de donner son concours au projet de conquête du Canada.Les longues luttes engagées durant plus d’un siècle, entre les colonies anglaises et la Nouvelle-France, avaient laissé assez d’animosité de part et d’autre pour lui faire appréhender une reprise d’hostilités, le jour où la France déploierait encore son drapeau dans ses anciennes possessions.Le plan de La Fayette fut écarté en conséquence de toutes ces oppositions.A.-D.DeCellks SIR GEORGES PREVOST Sir Georges Prévost, gouverneur-général du Canada, voyageait d’ordinaire sans pompe, suivi seulement de quelques officiers de son état-major.Un jour, passant dans une paroisse des environs de Montréal, il s’arrêta chez un riche cultivateur qu’il surprit au milieu des travaux des champs.Sir George lui demanda à dîner san- façon.L’habitant y consentit bien volontiers et, à l'heure du diner, il le lit entrer dans une immense cuisine où tous, maître et valets de terme, avaient l’habitude de prendre leurs repas.L’habitant plaça le gouverneur à la tête de la table.Sir George faisait bonne ligure, mais ses olliciers commençaient à grimacer, quand tout à coup le maître lui dit:—Excellence, je vous ai fait diner en habitant, maintenant venez diner en gouverneur.En même temps il ouvrit la porte d’une pièce où une table somptueusement servie était dressée.Inutile d’ajouter que le gouverneur et son état-major y tirent honneur.T.-P.Bédakd * — 166 CHAMPLAIN Il vient de paraître à Vendôme, France, un ouvrage de M.IL de Saint-Venant, intitulé Les Seigneuries de Renay, Champlain et Chêne-Carré qui m’a été gracieusement adressé par l’auteur.J’y relève ce qui a trait à notre Samuel Champlain, ou plutôt ce qui semblerait se rapporter à lui car nous n’avons rien de concluant à son sujet.Chêne-Carré était un fief relevant directement du comté de Blois.Renay relevait de Chêne-Carré.De Renay relevaient trois fiefs nobles : Chanteloup, la Branchar-dière et Champlain.Chêne-Carré, Renay et les trois autres sont situés dans les environs de la ville de Vendôme, laquelle est à huit lieues nord-ouest de Blois et quarante lieues sud-sud-ouest de Paris.Le nom de Champlain vient, pense-t-on généralement, de Campus-Planus, terre plane ou champ plat.Il se retrouve appliqué à divers fiefs ou seigneuries dans l’île d’Oléron, dans la Mayenne, les Ardennes, la Nièvre, le Cher, etc.M.de Saint-Venant nous donne la liste des seigneurs du fief Champlain en Vendômois, accompagnée d’abondantes notes et commentaires d’où il résulte qu’il n'y a pas de place pour la famille de Samuel Champlain, et il conclut qu’il faut chercher ailleurs l’origine du premier Canadien.Son opinion serait que Brouage en Saintonge “ servit de berceau à l’un des hommes les plus grands de notre histoire coloniale.” Le contrat de mariage de Champlain dit : “ Noble homme Samuel de Champlain, sieur du dit lieu, capitaine ordinaire de la marine, demeurant • à la ville de Brouage, pays de Saintonge, fils de feu Antoine de Champlain, vivant capitaine de la marine et Dame Marguerite LeRoy.le dit Champlain étant de présent en cette ville de Paris.” — 1G7 — Nous savons que “ noble homme ” équivaut à notre terme “ écuyer ” ou encore “ sieur,” et que le “ de ” si généreusement employé dans les actes d’il y a deux ou trois siècles, ne signifie pas la noblesse.Reste l’expression : “ sieur du dit lieu ”, sieur voulant dire seigneur.Alors : “ seigneur du lieu appelé Champlain ?’’ C’est dans ce sens qu’il faut lire le passage en question.Le vicomte Oscar de l’oli, très connu pour ses études généalogiques, etc, a publié, l’année dernière, dans l’annuaire du conseil héraldique de France, un article où il révèle l’existence d’un fief du nom de Champlain, dans l’île d’Oléron, assez proche du Vendômois on le sait, et qu’il suppose être la terre mentionnée dans le contrat de mariage cité plus haut.Il y a loin de là à une certitude.Le père de Samuel portait le nom de Champlain.Aurait-il été seigneur d’un fief Champlain lui aussi ?La Biographie Saintongeoise publiée à Saintes en 1852 dit Champlain issu d’une famille de pêcheurs.Nous n’avons donc pas encore trouvé d’autre lieu de naissance que Brouage pour le fondateur de Québec.>1 Qui sait si le grand-père ou le bisaïeul de Samuel n’habitait pas le fief Champlaiu en Vendômois d’où il serait parti pour se fixer en Saintonge, petit territoire voisin, et selon la coutume en ces sortes de matières, on l’aurait appelé par la suite du nom du lieu d’où il venait.Des cas semblables étaient fréquents à cette époque.Benjamin Sulte COUREURS EN PATINS Les journaux sont, tous les jours, remplis des prouesses de nos coureurs en patins.Qui essaiera de renouveler l'exploit de deux coureurs du siècle dernier ?En 1700, le général Amherst étant à Montréal et ayant une dépêche importante à faire parvenir au général Murray, à Québec, l’expédia par deux individus qui avaient la réputation de faire de grandes courses en patins.Les deux courriers parcoururent en dix-huit heures les soixante lieues qui séparent Montréal de Québec.Ajoutons, pour l'utilité de ceux qui voudraient entreprendre la course, que l'un d'eux mourut quelques heures après son arrivée à Québec.P.G.H. — 168 — LES GUILLOTINÉS AMÉRICAINS cn,.L arli4le ,le m0,'1 c°HÎ!gue de la Société Royale, M.Beniamin Sulto; sur Antoine Sarras-Beaupré, né aux Trois-Rivières et Jiziiil-Iotme sous la revolution, m'a rappelé que j'avais un livre^fnri cuneux dans ma bibliothèque, le' Tribunal JhévÔlut,onnZ liste les v*rrARܰNi nd,onne “ lil 11,1 'lo son second volume une list.les victimes de Robespierre et de Fouquier-Tinvilb» \a SZTSJS*4h '"»* "• ~ £ Croix I''ipelpStatmiiu'Te’ né '' stl‘asbour&’ demeurant à Paris rue minai.1 P“ (ihamPs- ^'vathur américain, arrêté le c Ger' Pourquoi CULTIVATEUR AMÉRICAIN ?Charles-François Chambly, né à Louisboure an Cannrtn «,• Pari s)'rue .ifeSTe 5*^ * °*** d°« •le ne cite pas les noms de ceux qui sont nés aux Antilles.Faucher de Saint-Maurice NOS MILICIENS DE 1813 Monsieur, Cap Santé, 6 février, 1813.AI.le commandant m'ayant chargé de l’exécution de l’ordre pour la eveede la milice, je prends la liberté de vous demander quelles sont les infirmités qui doivent exempter les miliciens de servir Comme ie m attends a un nombre considérable qui chercheront des movens d exemption, je vous prie de me faire les réponses.J , .,!.esl 'luestion de l’astme, de membres démanchés mais guéris et differentes sortes de ruptures, etc.Beaucoup dans ce moment cherchent de l’exemption de servir.J'ai l’honneur d’être, in haste, Monsieur, votre obéissant François Vassal de Monvibl, Adjudant général de milice Québec.serviteur, écuyer, Geo.AV.F.Ali.sopp, lieut.-colonel en second. _ 169 — RÉPONSES Voltaire et le Canada.(1, N.89.)—M.Roué de Kerallain se trompe à propos du Voltaire.Voici la lettre qu il adressait à M.de Moneril en date de Monrion le 27 mars 1757.Elle contient la fameuse phrase relative au Canada, phrase qui a été fi souvent niée et contredite.Elle a été citée par M.Eug.Révcillaud, dans son Histoire du Canada ht des Canadiens-Français, page 238 : —.“ ,1e suis histrion l’hiver à Lausanne et je réussis dans le> rôles de vieillard, je suis jardinier au printemps, à mes Délices près do Genève.Je vois de mon lit le lac, le Rhône et un1* autre rivière.Avez-vous mon cher confrère un plus hel aspect ' Avez-vous des tulipes au mois (le mars ?Avec cela on barbouille de la philosophie et de l’histoire, on se moque des sottises du genre humain et do la charlatanerie de nos physiciens qui croient avoir mesuré lu teir»*, et de ceux qui fiassent pour des homines profonds parce qu ils ont dit qu’on fait des anguilles avec de la pâte aigre.On plaint ce pauvre genre humain qui s’égorge dans notre continent \ propos DE QUELQUES ARPENTS DE GLACE EN CANADA.Oïl OSt libre comme l’air depuis le matin jusqu’au soir.Mes vergers, mes vignes et moi nous ne devons rien à personne.Et voilà ce qu’écrivait Voltaire le 27 mars 1757.Faucher de Saint-Maurice habitude quelques Le patron des Canadiens, il.H, 150.)—-De 1 ¦,ul temp' les Gaulois à leurs'principales l’êtes et dans leurs réjouissances publiques manifestaient leur joie en allumant des leux sur les hauteuis, sur les montagnes et sur le bord de la mer., , -, De là chez les Bretons la continue défaire, a la fête de saint Jean-Baptiste, un feu appelé le peu de la Saint-Jean.Les premiers colons continuèrent au Canada cette des feux du 24 juin.Dès 1636 le P.Lejeune nous donne détails de certains préparatifs à cette fête qui prenait déjà dos allures tout à fait populaires.D’après le Journal des Jesuien.le 24 juin I64G se lit le feu delà Saint-Jean vers les huit heures et demie du soir.M.le gouverneur mit le feu ; le P.Jerome chanta l’hymne Ut queant laxis et l’oraison de saint Jean-Baptiste.Tousles ans avait lieu cette solennité à la fois religieuse et popolmre* ** Mais en 1666, écrit le P.Lemercier, la solennité du feu de Saint-Jean se lit avec toutes les magnlflcences possibles.Mgr leveque r -vêtu pontilicalement avec tout le clergé, nosi peros en surplis etc.l présente le flambeau do cire blanche a M.de I rac>, qui le lui ru et l’oblige à mettre lo feu le premier, etc., M.île Gaspé, dans ses Anciens Canadiens, nous dit comment au siècle dernier on célébrait la fête de saint Jean-Baptiste dans les paroisses du bas du fleuve.Et au commencement de et> sit
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