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Titre :
Le Journal de Québec
Le Journal de Québec participe aux grands débats politiques de son époque. De tendance réformiste à ses débuts, il soutient la coalition libérale-conservatrice de 1854 à 1872. Il devient libéral de 1873 à 1878 et affiche ensuite un conservatisme modéré jusqu'en 1889. [...]

Le Journal de Québec est fondé en décembre 1842 par le journaliste, politicien et futur maire de Québec Joseph Cauchon. Son premier numéro est distribué aux abonnés de la défunte édition française de la Quebec Gazette. Le Journal se donne pour mandat de travailler à la réconciliation du peuple canadien, qui subit les conséquences de l'Acte d'Union de 1840. Il vise à faire valoir les intérêts des Canadiens français ainsi qu'à contribuer au développement du pays.

De tendance réformiste, la rédaction fait preuve d'une relative indépendance politique jusqu'aux années 1850. Ce désir d'indépendance s'amenuise au fil de l'implication politique de Cauchon, qui dirige le contenu du journal de façon à promouvoir ses opinions personnelles. Le Journal de Québec soutient la coalition libérale-conservatrice de 1854 à 1872 et passe dans le camp libéral lorsque Cauchon siège dans le cabinet d'Alexander Mackenzie de 1873 à 1878.

Le succès du journal est assuré par sa bonne entente avec le clergé de Québec. Dès 1849, son tirage atteint 1200 exemplaires. Cette association prend fin lorsque Cauchon rejoint le ministère libéral-conservateur de MacNab-Taché en 1855. Cette rupture mène à la création d'un journal rival, l'organe officieux du clergé Le Courrier du Canada.

Les colonnes du journal traitent principalement de politique et de religion. Elles se composent de nouvelles internationales et provinciales empruntées à d'autres journaux canadiens et étrangers et accordent une grande place aux activités municipales, économiques et littéraires de la région de Québec. Le journal contient généralement un éditorial, un feuilleton, des publicités et des textes divers où l'histoire occupe une place importante.

Le Journal de Québec prend part aux grands débats politiques et publics et entretient de nombreuses polémiques avec plusieurs journaux rivaux. De 1855 à 1859, il s'oppose à Marc-Aurèle Plamondon et Télesphore Fournier du National, qui appuient l'idéologie des « Rouges », parti politique libéral radical. Il prend également position contre le fondateur du Globe de Toronto, George Brown, qui soutient le principe de la représentation proportionnelle.

Cauchon s'oppose au projet de confédération des colonies anglaises d'Amérique tel qu'énoncé par Joseph-Charles Taché dans Le Courrier du Canada du 7 juillet au 23 octobre 1857. Il fait cependant volte-face pour appuyer les 72 résolutions du projet confédératif de la Conférence de Québec dans une série de 38 articles intitulée « Projet de constitution de la Convention de Québec » et publiée dans Le Journal de Québec du 12 décembre 1864 au 30 janvier 1865.

Les prestigieux rédacteurs et collaborateurs du Journal de Québec appartiennent à l'élite littéraire et journalistique qui prend racine à l'époque dans la région de Québec. Les Antoine Gérin-Lajoie, Louis Fréchette, Alfred Duclos DeCelles, Stanislas Drapeau, l'abbé Bois, Hector Berthelot et François-Xavier Garneau lui assurent un contenu de qualité.

Selon les époques, le journal est un hebdomadaire, un bihebdomadaire, un trihebdomadaire ou un quotidien. Passé aux mains d'Augustin Côté en 1862, il continue de jouir d'un bon lectorat pour atteindre les 1350 copies en 1870. Dès 1872, ce chiffre diminue pour se stabiliser à 600 exemplaires de 1877 à 1889. Le Journal de Québec, qui ne s'adapte pas aux changements apportés par la presse populaire, paraît pour la dernière fois le 1er octobre 1889.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 123-126.

BOUCHARD, Gérard, « Élites, entrepreneurship et conflits de pouvoir au Saguenay (1890-1920) », Les Cahiers des dix, no 58, 2004, p. 213-250.

DÉSILET, André, « Cauchon, Joseph-Édouard », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LAURENCE, Gérard, « Côté, Augustin », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.



Éditeur :
  • Québec,1842-1889
Contenu spécifique :
jeudi 17 décembre 1857
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Gazette de Québec (1832)
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Références

Le Journal de Québec, 1857-12-17, Collections de BAnQ.

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15e année* JEUDI, Il DECEMBRE 1851, Numéro 150 LE JOURNAL DE QUEBEC, Oê • fcbrtna» 4 Quebo v aut bar, »us rij, «U I'*.buautueiii *>t lu 4I Al uL J.*: j.u ,iu «11 arvrtir u& m»ir «vaut l’eipirtlioa / ill l'ittHKitiouMut, «oit a« li ou 12 uiub.J IDLIÎiaiE, COMMERCIAL, lADtSTRIEL ET LITTERAIRE.L,édi1eur-pt'opruitmVc A.COTÉ, à qui toutes cotTetjxmdaturs, lettm, etc., doiimt être adressées fr anco.Pau WM AbaoMi’M^ Si» Iurtunes.** Mais d’alior ! et (wr-dessus tout nous devons des actions de grâce au Dieu Tout-Puissant, pour **•> nombreux bienluits qu'il a accordés à st n peuple ; nous devons élever vers lui nos commun s prières, pour qu'il continue à bénir duns l'avenir notre grande République, comme il l’a bénie dans le autre restriction est comparativement vame.pour l'avenir.Jamais il n'a existé aucune peuvent continuer à Ibnctionuer ait grand 1.4 est la seule et véritable pierre île touche, j autre nation qui eût pu siqqtortcr, sans être LA QUESTION FINANCIÈRE.Depuis l'ajournement du dernier Congrès, nos constituants ont joui d’un mre degré do santé.Fai terro a donné ses fruits en abondance et récompensé généreusement le travail du laboureur.Nos produits ont obtenu des prix élevés, et jusque tout récemment le lab eur de nos manufactures, de nos mines, de nos ouvriers u eu sa large part de lu prospérité générale.Nous avons possédé à profusion tous les éléments de richesse matérielle et cependant, malgré tous ces avantages, notre pays se trouve actuellement dans uue condition déplorable, au |>omt de vue des intérêts monétaires.Au milieu d’une abondance sans égale de tous les produits de l'agriculture et de tous les éléments d’opulence nationale, nous voyons nos manufactures arrêtées, nos travaux publics retardés, nos entreprises particulières de tout genre abandonnées et des milliers d'utiles travailleurs privés d'emploi, qui provient principalement des droits prélevés sur les importations du dehors, a éprouvé une forte ré -duct ion, tandis que les dépenses votées par le Congrès, dans sa dernière session, pour l’exercice courant, s'élèvent à un chiffre très-considérable.Dans ces circonstances, il se peut qu'au emprunt devienne nécessaire, avant la (in de votre présente session ; mais bien que profondément regrettable, ce fait ne serait qu’un minime contre-temps, n après des souffrances et de lu détresse qui régnent parmi le peuple.Ces soiilirunces 11e sauraient manquer d'inspirer au gouvernement la plus douloureuse sympathie, bien qu'il no soit pas eu sou pouvoir d’y apporter aucun soulagement.Il est de notre devoir do rechercher ce qui a pu produire de si malheureux résultats et s'il est possible d’en prévenir le retour.Dans toutes les révulsions financières antérieures, le blâme aurait pu porter sur des omises diverses co opérant un résultat ;muis il n’en est pas ninsi aujourd'hui.Il est évident quo nos malheurs actuels sont uniquement venus do l'extravagance et des vices de notre systèmo do papier-monnaie et do crédits do banque, lequel a eu |»oiir effet d’exciler le peuple â de folles s|*écul»tions et aux jeux de bourse.Des révulsions semblables devront forcément se reproduire à certains intervalles, uussi longtemps que le inontnnt du papier-monnaie et des prêts ou escomptes des Italiques sera laissé à lu discrétion de 1,4-00 établissements de crédit sans res|tonsabilité, naturellement portés â considérer l'intérêt de leurs actionnaires beuiicoiip plus que le bien public.En conférant un Congrès la faculté “ de frapper monnuie et d'en régler lu valeur ; " en interdisant aux Etats ce droit, ainsi que celui d’émettre des billets de crédit ou de donner au paiement des dettes aucuue autre base légale que l'or et l'argent, les tuteurs de la constitution crurent sans doute avoir mis le peuple â l'abri des maux qu’entraîne toujours une circulation excessive et inra-chutuble de papier-inonuaie.Ils ne sauraient être responsables de l'anomalie qui fait aujourd'hui qu'un gouvernement revêtu de la faculté souveraine de lrap|>er monnaie et d'eu régler la valeur, se trouve saus pouvoir pour empêcher les individus de chasser cette monnaie hors du pays et de lui substituer, dans lu circulation, du papier qui no représente pas de l'or et de l'argent.Vu des devoirs les plus élevés et les plus graves du tout gouvernement est d'assurer au peuple une circulation monétaire rejK>-sant sur une base sûre, d'en projxjrtionoer le montant,avec toute la sagesse et toute l’habileté possible, nux besoins du commerce intérieur et éculotions en l’air, à des jeux de bourse à la fois désastreux et démoralisants.Quant U crise arrive — comme elle doit inévitablement arriver — les banques ne peuvent en rien venir en aide au peuple.Luttant vainement pour solder leurs dettes en espèces, elles se voient forcées de réduire leurs prêts et leurs émissions, et eu dernière analyse, à l’heure de la détresse, au moment où leur assistance serait le plus nécessaire, elles tombent, elles et leurs débiteurs Jans l'insolvabilité ! C'est ce système de papier et d’expansion désordonnée qui, en élevant le prix nominal de chaque article bien au delà de sa valeur reoUe, coni|urativemeut aux prix do ces mêmes choses dans les pays ou la circulation est sagement réglée, nous a mis hors d’état de lutter sur nos propres marchés avec les fabricants, a détermine des importations exlravagautes et a contrecarré les effets de la vaste protection iudirecte assurée sur le tarif actuel s notre fabrication indigène.Sans cela, les branches de notre industrie dont notre propre pays fournit les matières premières—telles que les fers, les tissus de Coton et de laine—seraient non-seulement restées maîtresses de notre marché à l'extérieur, par le monde entier.Quelque déplorable, toutefois, que soit notre situation financière actuelle, de brillantes espérances nous sont encore perm profondément atteinte, cas violentes alternatives d'expansion et de contract ion d'un eréJit fictif; mais grâce à l'élustioité, à lu jeunesse, à l'énergie de notre population, grâce â son courage qui 110 faiblit jamais devant la difficulté, nous serons remis avant l'eu de nos embarras actuels — |n»ut-être même mirons-nous bientôt oublié la leçon que nous recevons aujourd'hui.En attendant, il est du devoir du gouvernement de contribuer, par tous les moyens convenables en sou pouvoir, un sou luge ment des souffrance* occasionnées purmi le|*euple |Kir la 4us|ietisioii des banques, et de parer au retour d'une calamité semblable.Sur l'un comme sur l'autre |us 11110 garantie suffisante contre luvcnir.L'histoire de la dernière Banque dos Etats-Unis prouve assez lu vérité de cette assertion.Le voulut-elle, cette banque no saurait régler l’émission et les aerations de crédit de 1,400 hauquesd’Etat,do manière à prévenir dans notre circulation monétaire, les ruineuses alternatives d’ex|iansion et de cou-Uuoiion qui a t digèrent lo |iays pendant l’existence do l’ancienne banque, à lions préserver de suspensions futures.En 1825, lu Banque d’Angleterre tenta, dans les circonstances les plus favorables, un effort |K>ur réduire l'émission des banques do province.Le piipier-nionnaie avilit pris lino extension désas 1 rouse cl la Banque concentra tout sou pouvoir pour lo restreindre, afin do Dire baisser les prix et do rétablir l'équilibre des échanges avec l'étranger.Eu conséquence, elle commença à réduire systématiquement scs avances et son émission, dans le vu in es-|H»ir que k:< banques |*ur actions et les bail-ques |iarticulières du royaume seraient contraintes de suivre son exemple.Elle ne tardu pas, toutefois, à découvrir que ces bnn-qties élargissaient leurs o|iérutious à mesure qu’elle resserrait les siennes.Enfin de compte, suivant l'expression d’une éminente uutorité officielle, lu réduction opérée dans le |Kipier-monnaie en circulation par la Banque d’Angleterre (en 1825) se trouva plus que compensée par les émissions des banques do province.Mais il y a plus.Eu eût-elle le pouvoir, itno hsnqiie des Etats-Unis ne voudrait pas restreindre l'émission et les avances des banques d'Etat, parce que son devoir comme régulatrice de lu circulation se trouverait nécessairement eu conflit direct avec l'intérêt immédiat do scs actionnaires.Si nous voulons qu’un agent en rcticnno ou en contrôle un autre, il luiit rpie leurs intérêts soient en op|iositio!i, au moins dans tino certaine mesure.Or, les directeurs des banques des Etats-Unis auraient lo même intérêt et In même temlanco que les directeurs de Ikiii-ques d’Etat à étendre la circulation, à faire des avances à leurs clients et à leurs amis et à déclarer du forts dividendes.C'est là ce quo l’expérience nous a appris avec l'ancienne banque.Après tout, c'est principalement au («trio-tisine et à la sagesse des Etats qu'il faut s'eu rapporter, pour prévenir le mal et le guérir.S'ils veulent donner une base réellement monétaire à la circulation, en portant à $ 20 d’abord et plus tard à $50 la valeur des billets de banques qu’elles aient toujours en main au moins un dollar d’or et d’argent, sur trois dollars d’émission et do dé[>ôt* ; si enfin ils veulent décréter, par une clause spontanément exécutoire, cans échappatoire aucun, que du moment où une banque suspendra, elle entrera en liquidation—jo crois q te de telles dispositions, appuyées de la publication hebdomadaire d’un tableau de situation par chaque banque, contribueraient grandement à nous préserver de nouvelles suspensions des paiements en espèces.Dans mon oimion, le Congrès a le pouvoir de passer une loi uniforme de banqueroute, applicable à toutes les institutions de crédit dans les Etats-Unis, et je lui recominaude fortement d'en faire usage.On établirait ainsi, en loi organique et absolue de l'existence de toute benque, que la suspension des paiements en espèces entraînera sa mort civile.L’instinct de conservation forcera dés lors les banques à remplir leurs devoirs de manière à éviter la pénalité et à ne pas jouer leur propre vie.L’existence des banques et la circulation du papier-monnaie sont tellement identifiées avec les habitudes de notre population, qu’elles ne sauraient être soudainement abolies aujourd’hui, sans un grand dommage immédiat pour le pays.8i nous pouvons les confiner dans leur véritable spbére et les empêcher de favoriser un esprit inconsidéré de spéculations sans bornes, par l’extravagance avantage du public.Mais voici ce que jo dis après du longues et profondes réflexions : Si l’ox|iériencu démontre qu'il est imi'os'ihlo de jouir des l.iOl litésque pourraient offrir des Uniques bien réglées, sans avoir en mémo temps à subir les calamités que les cxeès des Uniques ont jusqu’il i infligés au pays—«lors mieux vaut du Ueauooup, les priver absolument de la faculté d'émettre du p.ipier-tuoiinaie et les restreindre aux fonctions do banques de dépôt et d’escompte.RELATIONS KVTÈllIKl'IlCS.Nos relations avec les gouvernements étrangers sont, eu géuéral, satisfaisantes.Les difficultés diplomatiques qui existaient entre lo gouvernement dos Etats-Unis et celui de la tiraude-Bretagiie, lors de Pajour-nemeut du dernier Congrès,ont été heureuse ment terminées |sir la nomination d’un ministre britannique en ce |siys,où il a été cordialement reçu.Bien qu'il soit grandement dans l’intérêt —comme il est, j’en suis convaincu, dans les désirs sincères—des gouvernements et du peuple des deux pu)s, do vivre enscinhlo dans los termes d'une amitié intime, le malheur a voulu quo nous ayons presque constamment quelque question irritante, sinon dangereuse, eu litige avec l'Angleterre.Depuis l'orgue de notre gouvernement, nous avons été occupé â négocier des traités avec celte puissance, puis » en discuter le sens et la portée véritables.Sous ce rapport, lu convention du 19 avril 1850, communément désignée sous le nom du truité Clayton Bulwer, a été la plus malencontreuse de toutes : les deux gouvernements interprètent d'une manière diamétralement opposée le premier et le plus important de ses articles.Aux Etats-Unis, nous avions cru que eu truité mettrait les deux puissances, sur un pied d'oxueto égalité, pur ’u stipula- Méevlatioos de leurs avances et de leur ém elles tiou que ni l'un ni l'autre ne pourra jamais “ occujHjr ou fortifier ou coloniser ou assumer et exercer mienne domination,” sur aucuue purtio do l'Amérique Centrale.J*o gouvernement britannique prétend que lo si ns réel do ce langage le laissu en iHissession légitime de toute cette portion uu l'Amérique Centrale qu'il occupait à lu dato du truite ; -que, pur lo fait, le truité est unn rocou nu issunce virtuelle, de la part des Etats-Cms des droits de lu (>miuto-Breta-3ne, comme propriétaire ou comme piotuc-trice,sur lu vuste étendue des côtes do l'Amérique Centrale, du Rio Hondo à la Baie de San Juan do Nicaragua, y compris les tics udjuoenles du la Baie, et à l'exception do l'espace comparativement minime qui s’étend du Surstooii uu cup Honduras.D'a près cette interprétation, le truité ne fait qu’interdire simplement à l’Angleterre d’é tendre ses |toss«\ssioii.s de l’Amérique Cen traie uti-delâ de leurs limites actuelles.Ce n’est pus trop s'uvuiicer que d'affirmer que si, nux Etats-Unis, le traité avait été jugé susceptible d’une interpretation semblable, il u'aurait jamais été négocié sous la direction du l'résident et jamais n'auruilrcçit l'approbation du Sénat.La conviction universelle, aux Etats-Unis, était quo, du mo meut où notre gouvernement consentait 1 violer sa |Ni|itique traditionnelle et co nsa urée par le lumps, 011 convenant avec uu gouver lietnent étranger de ne jumuis occuper ni ne quérir de territoire dans la |Kirtie centrale de.notre propre continent, la compensation à ce sacrifice était que In (trande-Bretugne se trouverait, sous co rapport du moins, pincée dans la même |section quo nous.Tout en u'nynnt nullement lo droit de mettre en doute la sincérité du gouvernement britannique, duns son interprétation du traité, uni conviction |Kirfuitenicnt arrêtée est que cette interprétation est à lu lois en op|sisition avec lu lettre et uvec l’esprit de In convention.Sous la dernière administration,dos négo cintions s'ouvrirent entre les deux gouvernements, dans lu vue de résoudre ces difficultés, s'il était fiossihlc.Un truité fut effectivement signé à Londres le 17 octobre I85é, et soumis |iur lo Président au (Sénat le 10 décembre suivant.Ce traité, soit dans su forme originelle, suit aînés avoir été amendé, au-rait*il rempli le but qu'on se pro|s>suit, sans donner lieu à de nouvelles et embarrassantes complications entre les deux gouvernements! C’est ce qu’il est |icrmis de mettre en ques tiou.Toujours est-il que les différents amendements qu'y introduisit le Sénat en avuient grandement atténué les inconvénients.I*e traité, ainsi modifié, fut ratifié par moi lu 12 mars 1857, et transmis à J*ondrcs jioiir reçu voir la ratification du gouvernement britan nique.Celui-ci se déclara disposé à accéder à tous les ani'-ndemunts du Sénat, sauf uni quement la clause rélative à l’Ile du Ruatan et aux autres lies de la buie do Honduraa.L’article dans le traité original, tel qu’il avait été soumis su Sénat, ruppelsit que ces Iles et leurs habitants “ avaieut été, par une convention en date du 27 uoût 1856, entre S.M.K.et la république de Honduras, constitués et déclarés territoires libres, sous la suzeraineté de ladite république de lion duras ;** après quoi il stipulait comme suit : “ les deux parties contractantes s'engagent mutuellement à reconnaître et à respecter, dans loua les teinja à venir, l'indépendance et les droits du dit Territoire libre, comme partie de la république de Honduras.” En exuminaut la convention citée, entre la Grande-Bretagne et le Honduras, du 27 août 1856, on reconnut que, tout en déclarant les Iles de la Baie “ territoire libre, sous la suzeraineté de la républiqno de Honduras,’* elle enlevait à cette république des droits sans lesquels sa suzeraineté sur les Iles pouvait à peine exister de fait.Le traité séparait en effet ces iles du reste du Honduras et donnait à leurs habitants un courernement entièrement distinct, avec des fonctionnaires législatifs, exécutifs et judiciaires élus par eux-mêmes.Il enlevait au gouvernement de Honduras le droit d’im|iôt sous toutes les formes et exemptait la imputation insulaire d# l’accomplisMnieiit de font service militaire, sauf |K»ur su propre défense.Il intunliNait uu outre à cette IL*publique du lover sur lus ilus aucune fortitiea-tiou |Hiur lus protéger, lus lu issu ni uimm ou-vertes à toute invasion.Kuliu, il stipulait que “ l'esclavage ne |R>uriiut â iiueimu é|UMjNe y être |ierinis.'* Ri le Honduras uvuit ratifié celte convention il mirait consacré IVtablivseiuuiit d’un Elat CHsmiticlleinent indépendant, dans sus propres limites—et q m plus est d'un Etat soumis en tout temps à l’iiitluenue et nu contrôle britanniques.Du plus si les Etats-Unis avaient ratifié le traité avec lu Grande-Bretagne dans sa forme originelle, nous noua serions trouvés tenus de “ reconnaître et du rus|>ecter dans tous lus tempi à venir,” eus stipulations au préjudice du Honduras.Connue aelu était eu op|>mitioii directe aveu l’esprit ut le sens du truité Clayton-Bulwer, tel qu’on le coin prenait aux Etats-Unis, lu 8ènut rejeta l'article duns son entier et y substitua une simple reconnaissenoe dus droits du Honduras sur ces Bus, duns lus terme» suivants : “ Lus doux perdus contractantes s'engagent ici à rucoiiM.Jlre ut à respecter les Iles de Riintiin, Boiinui», Utile, Barlmrotta, Helena ut Murat, situées dniis lu Une de Honduras, sur lu côte de la république do Honduras, comme placées sons In souveraineté de la dite réniihlique du Honduras, et en faisunt partie.lai (immio-Drutaguu rejeta eut amendement, en assignant pour unique raison do en rejet que les rut i lieu tioiiN du la convention uu 27 août ISfui, entre elle et le Honduras u’iivaieiit |«is été " échangées, pur suite de l'hésitation du ce gouvernement.” Si l'échange (l< n ratifient ions uvuit eu lieu, njoutuit-on “ lu goiiveriionionl de Su Majesté n'uurait vu aucune grande difficulté à accepter lu modification proposée pur le sénat, laquelle mirait eu alors, do fut, lo même sens que lu rédaction primitive.” Un est autorisé â mettra eu doute que tel eût été l’effet, coin me aussi que lu simple circonstance de l'échnngn des ratifications du lu convention britannique nvee lu Honduras, antérieurement à lu ratification du notre traité uvec la tirando-üretugiie, eût, du fut, donné nu nouvel article 11 le mémo sens que celui de la réduction primitive ” et annulé ninsi l’amendement du Sénat.lVut être est-il heureux que lu question n’uit pus eu à être soulevée.Aussitôt après avoir rejeté le truité umon-dé, lo gouvernement britannique propose do conclure nveo les Etats-Unis un truite nouveau, semblable en tous )M»iiits à celui nu-piel il veiiuil de refuser si ratification, m les Etats-Unis voulaient consentir à ajouter 4 lu reconnaissance expresse ut ubsolue du lu souveraineté de Honduras sur lus Iles de lu baie, telle quo l'uvait ionniiléu lu Sénat, uno stipulation conditionnelle ainsi conçue : Du moment 0/1 In république de Honduras aura conclu et ratifié un truité avec lu (•ruade-Bretagne, par lequel lu Grindu-Bretagne aura cédée! lu ré|Hiblique de Honduras acoepté u les dites Iles, nous lo?clauses et conditions stipulées uu dit traité.” Celte pro|Nisiiiou fut naturellement rejetée.Après le relus du Sénat, do reconnu if ru la convention britannique avec lu Honduras du 27août I85fi, dont il avait lo contenu sous les yeux, il ll’étuit pas possible |»»ur moi de sanctionner par avance “ lus clauses et conditions” qui |Kiiirminiit être contenues duns uno convention future entre lus mémos parties et dont j’étais nécessairement ignorant.Le luit est que lorsque deux initions tulles 3ne lu Grande-Bretagne et les Etats-Unis, ésireiises connue elles le sont — ut comme j'es|ièro qu'elles le seront toujours— d'entretenir ensemble les relut ions lus plus uniicales, ont iMalliuiirensument conclu un traité qn’ellus interprètent dans dus sens diamétralement opjiosé-, le parti b- phissugi est d’ubrogur ce traité pur consentement mutuel, et de reprendre i'auivro à nouveau.Si l’on uvuit promptement pris ce parti, il est prolmhlc que toutes los difficultés duns l'Amérique Centrale auraient été depuis longtemps réglées à lu sutisfiict 1011 dus deux |kir tics.Le temps |»erdii a discuter le si ns du truité Clayton-liulwcr mirait été consacré à ce louable travail et lu tache eût été facilement accomplie, (mrcoquc l'intérêt des deux paysdansl’Auièriquo Centrale est indent iquo, il se borne A ussurer le transit par toutes les routes à travers l’jstiinio.Tout en étant dans ces idées, je rie refuserai pas do prêter les mains s tout réglement raisonnable des questions conire-américuines qui 110 sera pas incompatible avec l’interprétation américaine du traité.Des ouverture* è oet effet ont été récemment faites par le gouvernement britannique, duns un ••prit de cordialité auquel je réfioiids ; rnuis je ne puis encore dire si ce nouvel cfihrt sera oourouné d* succès.La question sera résolue avant pen.Avec la France, nos anciennes relations d’amitié subsistent toujours.Dans plusieurs circonstances récentes qu’il est inutile d*é-numérer,le gouvernement français u déployé envers notre pny* un lion vouloir et une courtoisie auxquels je réponds cordialement.Il est toutefois, vivement à regretter que deux nations dont les produits sont de nutum à appeler l’échange le plus étendu et les relations commerciales les plus libres, continuent à appliquer l’une contre l'autre des restrictions surannées.Notre traité commercial avec la France est, sous ce rap|iort, une exception à nos traités avec toutes les autres nations commerciales.Il prélève jalousement des droits différentiels et sur le tonnage et sur les articles produits ou manufacturée par l’un des deux pays, lorsqu'ils arrivent sur des navires appartenant à l’autre.Il y a plus de 40 ans, lu 3 murs 1815, lu Congrès passa uu acte ofTraut i toutes !es nations de recevoir leurs nuvires chargés du eurs produits indigènes, dans les ports dus Etats-Unis, sur le même pied que nos pro-ires bâtiments, pourvu que la récqwocite du ces avantages nous lût accordée.(Jet acte limitait la «éeiprucité aux produits respectifs dus nations étrangères qui untrcniient dans i •irranguuiuni pro|Hisu u vue lus Etats-Unis, l/iiutu du 24 mm 1828 fit diN|xir;utru cotte restriction et offrit lu réciprocité du libre réception de uu virus nuiis tenir compte du l’ori-uino dus cargaisons.C'est sur eus principes qu’ont été basés nos traités et nos arrange-munis commerciaux, excepté avec la France.i's|ierous quo cotte exception 110 sulwisturu pus lougtumpv.Nos relations avec lu Russia sont, comme olios l’ont toujours été, Nur lu pied lo plus amical.LViupurour actuel, maNi bien quo sus préiiéuuHsuurs, n’a jumais manqué du inuiulustur son bon vouloir envers notre jmys toutes lus lois que l’occasion s’en est présentée; et leur amitié a toujours été 1 internent appréciée par lo gouvernement et lu peuple dus Etats-Unis.Avouions lus autrus]guuvernements uuro-|*u« ns, nos relations août uussi pacifiques nue nous | h»u vous le désirer, sauf avec celui d'Ivquiguu.Je regrette du dire «pie, depuis l'ajournement du Emigrés, aucun pas n’a été fait vers le réglement des nombreuses réclamations de nos citoyens contre le gouvernement espagnol.|>u plus, l'insulte commuta envers notre |kiviIIoii, par la frégate espagnole l'errolana, un pleine mur, par lo travers dus côtes du Culm, lu 5 mai 1855, ou tirant sur lu vn)>uiir américain Kl Dorado, reste jusqu'ici sans réparation.Lo Ion et l’attitude générale du gouvernement espagnol vis à-vis des Etats-Unis, donnent lieu a du vils regrets.Noire envoyé ex-l ram d maire et iiiiuudrc plénipotentiaire actuel â Madrid, a demandé son rappel.J'ai l'intention d'envoyer en Espagne uu nouveau ministre, avec des instructions sj»é-cialcs .sur toutes les questions pendantes entre les deux gouvernements, ut aveu la détermination de lus ajuster rapidement et iimicalunieiit, si oelti est possible.Eu attendant, toutes lus fois quo notre ministre appelle l'alleiitioii du gouvernement espagnol sur les Justus reclauiulions du nus et-toyeus,oii lui objecte que lo Congrès n'a jamais voté lo Prédit recommandé par lu président l'olk, dans son message ammo! du décembre 1842 “ pour être payé au gouvernement cs|ngnol «t distribué entre lus ayant.droit do l’affaire do l’Aiuistud.” l’.i ruillo recommendation Fut fuite par mon prédécesseur immédiat, dans sou message du dénombré IH.i.'l.Entièrement d'accord avec eux,dans ropinjou quo l’indemnité est légitimement due, aux ternies du traité aveu l’Espagne du 27 octobre 1795, jo recoin-liiundu vivement ce crédit à l’uttoutioii favorable «lu ( otigrés.I n traité d'amitié ot de coin marco a été conclu, m ('oiiNtuiitiiionlo, lu 13 décembre 1858.outre tua Etnts-I luis et la Perse: les ratifient ions eu ont été échangées à Constaii-tmoplo lu l.i juin IMf»7 et lu truité promulgué par lu Président lu IS noûl 1857.Il y n liuu du croire que eu truité sura profitable |ioiir le commerce américain.Lo Hliult a iiiiuiilcMto les plus sincères dis|Mi.sitions à cultiver dos relations amieiiles aveu notre |xiys et exprimé 1111 vif désir do lions voir représenter A Téhéran jmr nu ministre pléuqio-letiliuiro.Je recommande un crédit à cot effet.Lus événements récents en Chino ont été |»du favorables à In révision do notre traité avec out umpire, du 3 juillet 1844, oil vuo • le la sécurité et de l'extension de notre commerce.L’article 2t du eu truité stipulait cette révision, ail eus où l’expérietico eu démontrerait lu nécessité: “ utiqucl eus, les leux gouvernements devront, à l'expiration de douze année* à partir du ladute de ladite convention, traiter iimiculemcnt à ce sujet, «u moyen du personnes convenables choisies |»»r conduire les négociations.” Ce» douze nnwées ont expiré lu 3 juillet 1851»; mais bien avant cette é|ioqun, on avait reconnu la uéeis»ité (l’iui|iortuiits changements nu traité, et le commissaire de» Etats-Unis lit plusieurs tentatives mutiles pour lu» réaliser» H11 nouvel effort allait être tenté dans lo même but, pur notre commissaire, conjointement «veu lus ministres de France ot d'Angleterre; mais la dérnnrebu s’est trouvée xuspemina par l'occurrence d'hostilités, duus la rivière du Canton, entre lu Grundu-Bro-tugne ut l'empire Chinois.Ces hostilités ollt nécessairement interrompu lu commerce du toutes Ses nation» avec Canton, qui no truuvu actuellement eu état du blocus, et ont occa* Moulin do grave» jarrte* matérielles ainsi qu’iiiia grande effiisimi du snug.En mémo tuiiqis, l’insurrection intérieure contre la dynastie im|iér(ulo régnante continue et il est difficile de prévoir ce qui eu résultera.Dan* ces circonstances, j’ni cru convenable du nommer un citoyen distingué de la Puiin-aylvanic,envoyé extraordinaire et ministre pléi)i|M»toiitiuire, pour se rendre en Chine et mettre à profil tulles occasions qui pourront s'offrir d’effectuer dans le truité existant des changements favorables uu commerce américain.Il u quitté lus Etats-Cuis en juillet dernier, |?nir su rendre à su destination, sur le steamer du giiuire Mmnrptia.Des minisires »|>é'‘iitox ont été éguletnent envoyée ou Chine par les gouvernements de Franee et d’Angleterre.Tout en ayant |>oiir instructions de conserver une attitude neutre, dans les hostilités existantes » Canton, notre ministre coopérera cordialement avec les iniuistres français ut anglais dans toutes le* mesures pacifiques tondant à assurer, |wr stipulations de traité, eus légitimé» « oucessious commerciales que le» mitions du moude sont eu droit d’attendre ut qu'elles ne .sauraient jx’rmettre à la Chine Je leur refuser longtemps.D’après les assurance.» que j’ai reçues, je ne doulo point que h s trois iiiiuislruK u’ugisseut parfaitement d’accord |>our obtenir des traités commerciaux identiques, en faveur de chacune dea jiuivMiuces qu’ils représentent.Nous ue saurions non» empêcher de ressentir uu vif intérêt* |s»ur tout ce qui concerne ia bien-être des republiques indépendantes de notre |«ufire continent, ainsi que du Brésil* Nos difficultés avro la Nouvelle-Grenade I*B JOURNAL DB QUEBEC, nui avaient, il y a quelque temp», revêtu un aspect menaçant, «ont, je l’u»|ièra, en l*oni»e voie d'être réglées d'une manière juste et honornblo pour les deux |>trtiu.».L’isthme do l’Amérique Centrale, qui comprend celui de Panamu, est lu grande roule outre l'Atlantique et le Pacifique, pur laquelle est destinée à |*asser une portion considérable du commerce du monde.Les Etats-Unis sont plus intéressés que toute autre nation à maintenir la liberté et la sécurité «h; toutes les communications à Lavers cet isthme.Il est donc de notre devoir do veiller à ce qu’elles ne soient |*as interrompues, soit par des invasions venues de notre propre pays, soit («r des guerres entre les Etat» imlépendunts de l'Amériune Centrale.Aux termes de notre traité du 12 décembre 1846, aveu la Nouvelle-t.'renâcle, nous sommes tenus de garantir la neutralité de l'istluns do Panama, à travers lequel pusse le chemin do 1er, “ uinsi que les droits do souveraineté et do propriété que la Noiivolla-Greuade (hss-aède sur le dit territoire.” Cette obligation se base sur des compensations accordées pur le traité un gouvernement et nu peuple des ICtats-linis.Dans ces circonstances, je recommande un Congrès la passation d’un acte qui autorise le Président à employer, en cas de besoin, le;; forces do terre et de nier des Etats-Unis, pour réaliser cotte garantie de neutralité et do protection.Jo recommande uussi une législation analogue pour la sécurité de toutu autre route à travers l’istluno, dans laquelle nous (tonrron» nous trouver intéressés en vertu d’un truité.Il est à la lois do notre devoir et de notre intérêt de cultiver les relations les plus amicales avec les républiques indépendantes de eo continent.Nous na saurions jamais être indifférents à leur destinée et dovons tou jours nous réjouir de leur prospérité.Mul-hourensomout pour elles et pour uous notre exemple ot nos avis ont perdu beaucoup do leur influença, pur suite des expéditions hors la loi qui ont été organisées contre quelques-unes d’ontr’elles, duns les limites de notre pays, llion n’ost plus fuit |Hiur rotur-dor lu marche de notre progrès matériel, et |HMir entacher notre réputation coiuino nation, quo do tolérer de semblables cu-trepriscx en violation du droit des gens Un des premiers devoirs et des devoirs les plus élevés de tout Etal indépendant, dans ses relations avec les (nombre» de la grande famille des nations, consiste à einpé-clier sou peuple do commettra aucun acte d’agression, d’hostilité contre les citoyens un lessnjotsde ces nations.Les écrivains les plus éminents eu matière de droit publie n’hésitent pas à flélrir do pareils notes du nom (h» vu' et de meurtre.Des Etats faillies ot débiles, comme ceux de l’Amérique Centrale, peuvent n’étro pas capables par eux-mêmes de maintenir et do venger lours droits.Le eus serait bien different, si dos expéditions s’organisaient sur notre Territoire, |»oiir aller entreprendra une guerre particulière contre une puissante nation.Si (Ioh expéditions semblables su montaient.à l’étranger,contra une portion quelconque do notre Territoire, pour venir briller nos villes, massacror et piller nos |>opulotions et tistir|*er notre gouvernement, nous demanderions rigoureusement compte, » n'importe quelle nation de la terre, de n’avoir pu» prévenu puruillo énormité.A tontes les énoqties, depuis l’administration du général Washington, il y a en en vigueur des actes du Congrès destinés à punir sévèrement le crimed’orgaimatimi d’une «*N|H>itition militaire, dans les limites des Etuis-Unis, pour agir contra une nation ou un Etat avec lequol nous sommes en paix.La loi actuelle du 20 avril IS18 n’est guère autre chose qu'une collection des dis|»o.si-t tons pré existantes.Aux tonnes do cet acte, le président est autorisé à employer les |brc( s de terre et de mer, uinsi mie lu milice “ pour empêcher In réalisation de toute ex-l*edition ou entreprise de ce goure, organisée dans des Territoires et sous la juridiction des Et ats Unis.Los collecteurs de douanes ont, «te leur coté, lu faculté et lo devoir do retenir (hinslo |*ort tout navire qif il y n lieu de soupçonner de partici|5titioii utuirqiiolqu'une de ces entreprises illégitimes.Dès les premières probabilités d’une nouvelle tentutivo pour organiser une seconde cx|iéilitioii illégulo contre lo Nicaragua, le secrétaire d’Elat adressa, aux marshalls et aux attorneys do district, des inslructions qui lurent egalement envoyées iwir les se-ciétaires de lu tîucrre et de la Marine, aux ollic.icrs de terre et do mer, pour requérir leur vigilanco et leurs plus énergiques etlorts dans l’exécution des dispositions de l’ucle de ISIS.Nonobstant ces précautions, l’expé-dilioii a trouvé moyen de quitter nos eûtes.I »c telles entreprises ne peuvent lairo aucun luen ali |niys ; elles ont déjà |K»rté un dommage considerable à ses intérêts et à sa reput ition.Elles ont empêché l'émigration pacifique qui,en se dirigeant des Etats-Unis vers les Etats do l’Amérique Centrale, u'mi-rait pu (pie tourner ail prolit de tous les intéressés.Au seul point do vue pécuniaire, ,,os ealoyons ont subi Je» pertes considéra-Mes, pu suite do lu suisio et do la clôtura de la route du transit outre les deux océans par la rivière Sun Jiitiu.Lo chef de lu nouvelle expédition avait été arrêté à lu NuuvoUo-Ofleuus, mais il fut rclùâlié après avoir donne caution d’une somme iusutiisantede deux mille dollars.Jo recommande toute cette question à la sérieuse attention du Congrès, croyant que notre devoir et notre intérêt, aussi bien que autre honneur uational, exigent l’adoption d* mesures etlicaces, pour eiiqiècher nos citoyens do commettre de pareils attentats.Je regrette d’avoir à vous iuformer ipie lo Président du l’araguuy s’est refuse à ratifier le traité entre les Etats-Unis et cette république, tel qu'il avait été amendé pur le Sénat.La signature de ce traité uvuit été auuoncéo dans le menage de mou prédécesseur de décembre 1853.Les raisons assignées à ce refus ressortent de la correspondance que je transmets ci-jaiut.Comme il était utile de reconnoitre la praticabilité de la rivière de la lMuta et de ses tributaires, pour la navigation à vapeur, le steamer des Etats-Unis Water 11 Uck y lut expédié dans ce but en 1853.L'eutre-prise se poursuivit avec succès jusqu’en février 1855.A cette époque, lo steamer {xmsuivait paisiblement son voyage en remontant le Parana, lorsqu'un fort paraguayen tira sur lui.Le Water Witch lit feu à son tour ; mais comme il était do lorce inférieure et nullement destiué à des opérations offensives, il renonça à soutenir la lutte.Le prétexte de cette attaque était un décret du Président du Paraguay, daté d'octobre 1854 et interdisant aux bâtiments de guerre étrangers la navigation des rivières de cet Etat.Comme le Paraguay, toutelbis, ne ponède qu’un des bords de la rivière de ce nom, l’autre appurtenant à la province de Corricntès, dans la confédération Argentine, 'ment.Le magasin d’épicerie de M.Paon lie saurait reconnaître que le gouverne- quel u été uiimi atteint.Ce siiintre est aiment paraguayen dût s’attendre è avoir un ’ tnbué i un incendiaire et le nommé An-pareil décrét obéi.D’aillcura le Water Justin Doyer a été urrété sous la prévention Witch u’étuit pas, à proprement |»arler, un d’eu être l’auteur.bâtiment du guerre.C était un |u‘tit Mea* yoi.» A «Vendredi soir, lin jeune mer, accomplissant une entreprise scientifique un profit général des Etats commerciaux.Dans ces circonstances, je suis con- Erçon, nommé Ignace Drolet, employé chez M.Clover et Try, a été à peu près assomme „ .• .dans la rue fSuinto-Cluira pur des jeunes raint de considérer 1 attaque dont il a été hommes qui lui ont enlevé un casque de sept l’objet comme injustifiable et comme de- ,,jUJjtres.1 1 mandant mie satisfaction, de la purt du gouvernement |ioraguayen.Eu outre, des citoyens des Etuts-Unis, établis dans les affaires au Puraguay, ont vu leurs propriétés saisies, confisquées, et ont été traités par les autorités d’une munière instillante et arbitraire qui exige retiration.Une demande duns ce but sera finie d’un ton ferme mais conciliant.Elle mira plus do chances d’être écoutée, si l’Exécutif est uutorisê à employer d’autres moyens en en.» de refus.Je recommande que cette autorisation soit accordée.(A continuer.) Nouvelles électorales.Nous apprenons que la nomination des candidats du comté de Québec aura lieu !e 30 courant, c’üst-à-diro le lendeuiuiu des élections de la Cité.“ A une assemblée publique nui u en lieu lundi 42 heures, è Saint-Gabriel do Valent-tier, conformément à une convocation du maire, M.William MacÜaiu, affichée pendant quinze jours à la porte de l’église, M.Mue Bain fut uppelé à présider et M.Hopper Ireland, à remplir les fonctions de secrétaire.MM.Charles Pallet,François Kvmi-turol ot Richard Freeman, les trois candidats, étaient présonts.Après que ces trois personnes curent adressé la («rolo à l’assemblée, il fut proposé par M.Patrick Gassin, conseiller municipal, secondé par M.John Nevan, J.P., et unanimement adopté : “ Que cetto assemblée, preiinnt en cousidé-“ ration la conduite iudé|»eiidnnte du M.“ François Kvanturel, l’invite à se présenter “ de nuit veau connue candidat dans le comté *' de Québec, s’engageant à lui donner scs “ votes ot sou iufliionce.” On dit depuis hier à Québec quo M.François Baby, père de l'unoieii député de Ri-uioiiski, n’u cil qu’à nc présenter dues le comté de Témixcouutu jiour lairo disparaîtra les cuti tidatures de MM.Dionne et Frazer.Sa Humiliation par ucclumatiou parait certaine.A une assemblée qui a eu lieu lundi à Quinte-Croix, dues le comté de Lolhiniérc, et u luipielle ont assisté plusieurs délégués des paroisses de •Suiiit-Jeuii, de Tsotbiiiiurc,
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