Architecture-concept, 1 janvier 1969, Janvier - Février
archil - ;r»«? Les avantages du nouveau c?plafond linéaire Dampa 10.Pas d’intervalles; pas d’espaces vides; aucune ouverture laissant voir tuyaux et conduits: les bandes Dampa 10 se chevauchent et s’ajustent avec précision pour former une surface parfaitement fermée tout en laissant l’entre-plafonds parfaitement accessible.De plus, ce système de plafond est composé d’éléments séparés pouvant se monter sans ordre déterminé: les bandes se fixent dans des moulures en "U” spéciales, espacées de 4 pieds.Et l’acoustique?Hé bien, sachez que vous pouvez réduire considérablement la réverbération des bruits par l’emploi de Dampa 10 perforé.Nous pouvons vous fournir un tableau des coefficients d’absorption sonore, établi d’après des essais effectués au Conseil National de Recherches.Avez-vous une préférence pour les plafonds intégrés?Pas de problème! Dampa 10 est conçu selon un module de largeur de 4", tout comme les appareils d’éclairage et les diffuseurs d’air.Dampa 10 se fait aussi avec fentes spéciales pour plafonds ventilés par entre-plafonds pressurisés.Plafonds en dôme; courbes composées; moulures; plafonds en "V” inversé .quel que soit le problème, Dampa 10 en a la solution —- parce que Dampa 10 est un plafond linéaire, formé de bandes d’aluminium alodisé, qui se "plie” à toutes les situations.Les courbes ne posent aucun problème, r / Æ ù : ' t' s SÊÊÊm Et sa flexibilité n’est pas son seul avantage: Dampa 10 se prête à d’innombrables effets décoratifs.Il élargit visuellement les corridors et se pose aux soffites et aux murs comme aux plafonds — au dehors comme à l’intérieur.Combiné à des panneaux muraux, des surfaces en plâtre ou des plafonds en carreaux ou en panneaux, ses possibilités décoratives sont illimitées.Vous pouvez même composer une multitude d’arrangements de couleur, car le fini émail cuit de Dampa 10 offre un choix de 10 couleurs spéciales, en plus du blanc.Et ce n’est pas tout! Pour en savoir davantage sur Dampa 10, faites venir un représentant Domtar — ou écrivez à: Domtar Construction Materials Ltd., 395 ouest, boul.de Maisonneuve, Montréal, Québec, et nous vous enverrons une documenta- V* tion complète et dé- LJP U IVI I taillée.Aucune ouverture visible.Gyproc, Donnacona, Domtar, No-Co-Rode, Dampa 10, sont des marques déposées. Havre VU-LE DI P.Q- à logements A ou B .176 «O P?A 148 000 pr j B): 2AZ0 8VJ 2 665 k\N i 500 000 .maximale: 2 8A0 innuelie., meubles Genre o Surlace Bâtisse Bâtisse C: Total (A ou Total (C): ‘ -, Total: 5 6 Demande' Consommation ai 11 284 000 kWh Coût total: $94 311 Coût/pi2: $0 y .Coût/kWh'-ftrchitectes: \Narshaw, S Ingénieurs mècanigue-ftssociés électricité: Mendel, Sidler ,que parc '^^p^t’ies, Pff.s la rlV,er® d®% (¦ électricité .1 C°nÇU d'exploitation, nous hivers d exp> tocataire aucune P'a^mfpour régi toindre Pr°b hauffage", exf système de cna ^ comP &in nrésident "(e Charges raccordées d'installation de l'énergie: Coûts Consultants Gaston Lassman, tout a Québec Un autre immeuble "tout à l'électricité" Le profil de Montréal .et les robinets Jenkins L'édifice de la Banque de Montréal .'Hôpital Général Montréal L'édifice de la Banque de Commerce Canadienne Impériale La Place Ville-Marie L'édifice de la Banque Canadienne Nationale L'édifice C-l-L L'Hôpital Royal Victoria (la nouvelle aile médicale) La Place Victoria La Place du Canada Le Château Champlain La Place Bonaventure L'édifice Terminal Tower irt Royal L'édifice Bell Canada Maison du Commerce IL, La majorité des édifices les plus nouveaux et les plus imposants du centre-ville de Montréal ont des systèmes de chauffage, de plomberie et de climatisation munis des fameux robinets Jenkins.Ce qui en dit long sur la confiance qu'ont les architectes, les ingénieurs et les entrepreneurs en leur qualité extraordinaire.Et ces experts en construction savent fort bien que les coûts élevés d'entretien et de remplacement rendent cette qualité qui sort de l'ordinaire plus importante que jamais.?On ne saurait trouver de meilleures raisons d'utiliser les robinets Jenkins en tout temps.Réfléchissez-y d'une façon constructive.Jenkins Bros.Limited, Lachine, Qué.EN VENTE PARTOUT CHEZ LES PRINCIPAUX DISTRIBUTEURS ROBINETS EXIGEZ LE LOSANGE .JENKINS ? coZ£h 'On'yn Rédacteur: Michel Lincourt, M.Arch.U.D.Rédactrice adjointe: Andrée Tessier-Lavigne Editeur: Sidney Cohen Vice-président (région-est): Claude Beauchamp Vice-président: Aubrey Joel Production: Albert Gosselin Tirage: Hélène Baril Publicité Québec- Directeur commercial: G.S.Dufour Raymond Desrosiers 31Ô Ave Victoria, suite 201, Montréal 215 Tél: 487-2302 Ontario- Charles Shewell et Warwick Hammond 1450 Don Mills Rd, Don Mills, Ont.Tél: 444-6641 Vancouver- Curtis Media Representatives Ltd.2615 Rosebery Ave, West Vancouver, B.C.Tél: 922-1955 U.S.West Coast-Bud Dallyn 68 Yawl Rd, Beacon Bay, Newport Beach, Calif.Europe- Norman F.Keenan & Associates 296 Regent St.London W.I.England sommaire L’école éclatée, éditorial 11 L’université du Québec 12 une proposition de la Société Générale des Systèmes Urbains IRNES, le projet RAS 19 A chacun son école .24 un article de A.Tessier-Lavigne Projets d’écoles polyvalentes 28 Design: Playscapes .36 une conception nouvelle en récréation L’ingénieur à l’école .38 un article de P.Gérin-Lajoie Architecture Concept Bibliographie 44 est publié par la compagnie d’éditions Southam Ltée, 310 Victoria, suite 201, Montréal 215, Qué.Président du Conseil: St.Clair Balfour; Président et Directeur général: James A.Daly; Vice-présidents: E.V.Manser, M.J.Kostuch, A.Joel, G.W.Funston et Claude Beauchamp; Vice-président et Secrétaire-trésorier: J.E.Uberig.Membre de la Canadian Circulations Audit Board Inc., Membre de la Canadian Business Press.Classé dans l’index des périodiques canadiens.Tous droits réservés pour tous pays.Abonnement Canada: $8.00 par année, $14.00 pour deux ans Etats-Unis: $12.00 par année Autres pays: $30.00 par année he Ministère des Postes, à Ottawa, a autorisé l’affranchissement en numéraire et l’envoi comme , objet de deuxième classe de la présente publication.Volume 23 numéro 27 l-Janv.-Fev.69 MONTRÉAL, JANVIER.FÉVRIER 1949 5 .a ¦it Tri jS Dr?TTTrr :'w: :' Les murs extérieurs de cet immense centre de commerce sont construits en béton monolithique à agrégats exposés moulés de façon à accentuer les lignes verticales.îCgr ifr ÎD "j li i I lusieurs murs intérieurs sont construits en maçonnerie de béton coloré et décoratif.Ce mur a été créé par un agencement de vitres de couleurs incorporées dans le CONCEPTS AUDACIEUX.REALISM PLACE BONAVENTURE, LE PLUS VASTE ÉDIFICE DU MONDE TUÉ Le plus récent pôle d’attraction de Montréal, le vaste complexe de la Place Bonaventure, est un exemple impressionnant des multiples utilisations du béton.S’étendant sur 6 acres, cette gigantesque construction, haute de 17 étages et d’une superficie totale de 3,1 millions de pieds carrés, a nécessité 200,000 verges cubes de béton fait avec du ciment “Canada”.Les murs extérieurs en béton armé monolithique sont rehaussés de motifs cannelés verticalement tandis que les murs intérieurs sont composés soit de maçonnerie de béton, soit de béton architectural ou bouchardé, ou encore de panneaux de béton préfa- briqué.D’autre part, tous les parments en béton ont reçu un traite , itfl particulier par projection de sable qui fait ressortir le ton naturel» grégat de Shawville, spécialement choisi pour cette réalisation en bel Dans la salle d’exposition Concordia, s’élèvent majestueusemer immenses colonnes de 40 pieds de haut, disposées selon un quao tère de 50 pieds sur 75 pieds supportant les 9 étages superif Chacune de ces colonnes a nécessité 425 verges cubes de béton, dalles gauffrées du plafond attenantes aux poutres principales ressortir l’élégance de la structure en béton armé du hall.Grace |jl(s Trente-six assÊê i errasse et piscine en béton sur le toit d'une section de l’hôtel.Jardin-terrasse sur le toit de l’édifice longeant une section de l’hôtel.lionnes de béton supportent les neuf étages au-dessus de cette immense salle d'expositions et d'assemblées, d une superficie de plus de 200,000 pieds ( )NS PERMANENTES EN BÉTON i BETON ^nerement en^re 'es colonnes, on a pu créer une surface libre mnnr 5!eds carras- Cette extraordinaire réalisation en béton est •ace e l'"" hôtel de 400 chambres entourant une piscine, une rrhi?etn br,éton et un iardin d’agrément.cnnfelRaymond T- Affleck a affirmé que le béton était le matériau : aiini ?,ori contemporain qui offrait le plus d’avantages et il ne .“"doute que la Place Bonaventure a prouvé l’étonnant succès ‘rtarni- 3 conception, la réalisation et la construction d’édifices "'aires de notre époque.Architectes: Affleck, Desbarats, Dimakopoulos, Lebensold, Sise Ingénieurs Conseils (Structure): R.R.Nicolet & Assoc, et La-londe, Valois, Lamarre, Valois Assoc.Entrepreneur Général: Concordia Construction Inc.Béton préparé et préfabriqué: Francon (1966) Limitée Tl I j i 1111 STYLE ÉLANCÉ PAROIS ÉPAISSES \Ton Duprin A LTD.Comme vous pouvez le constater, les mécanismes de sortie Von Duprin 55 furent conçus spécialement pour des montants de porte minces.Ces boîtes n'ont qu'une largeur de 1-3/16", et elles s'adaptent à des montants aussi minces que l%" d'épaisseur.Mais elles sont de fabrication robuste, avec des parois de /g" d'épaisseur.Le boîtier intérieur et les tiges verticales dissimulées du mécanisme sont d'acier inoxydable, de bronze et d'aluminium.Veuillez demander le Bulletin 632- De plus, nous suggérons fortement de faire la comparaison entre la série à boîtier et tiges verticales de Von Duprin et n'importe quelle autre marque pour porte à montant mince.Vous verrez qu'aucun autre mécanisme pour montant mince ne peut "se mesurer" à l'élégance et à la robustesse de notre série 55.VON DUPRIN LTD.• 903, RUE SIMARD • CHAMBLY, QUEBEC 10 h Ÿq- Sweet's Canadian Architectural File 8 ARCHITECTURE-CONCEPT FULL SIZE .Un fort bel athlète *=fe L’armoire COLONNADE de Pedlar Ici, pas de mise en échec possible.L’armoire Colonnade de Pedlar a la robustesse voulue pour garantir la sécurité de son contenu, même après maintes saisons de joyeuse turbulence.Pedlar People a tenu à ce que cette élégante armoire soit armée pour la vie.Sa porte à double épaisseur conserve sa rigidité.Son mécanisme de verrouillage ne contient aucune pièce mobile sujette à coincement.Quant au moraillon ultra-résistant de sa serrure, il est inviolable.Et partout, un acier de bonne épaisseur qui n’a rien du clinquant.On trouve même un butoir qui amortit efficacement le claquement de la porte.Les armoires Colonnade de Pedlar s’accommodent du dur régime des corridors et des vestiaires.Renseignez-vous chez Pedlar.Marque et modèle déposés.Brevet U.S.A.en instance pour le modèle.Pedlar Ltee* PEDLAR L-168F 9355, boul.Langelier, Montréal 38, Que.Oshawa Ottawa Toronto Winnipeg Edmonton Calgary Vancouver.MONTRÉAL, JANVIER, FÉVRIER 1969 Qualité Contrôlée Les Verres anti-éblouissants et absorbants de Glaverbel Les verres gris et bronze de GLAVER- clarté du jour et réduisent les exigences normale- BEL offrent des qualités optiques qui se rappro- ment imposées au système de climatisation, chent de celles de la glace polie ou de la glace Les verres Bronzebel et Greybel de GLAVERBEL - "flottée" mais aux prix avantageux du verre sont disponibles dans les épaisseurs de 26oz étiré.3/16", 7/32" et 1U".Le verre Greybel est égale- Des oxydes métalliques incorporés au cours de ment disponible dans les épaisseurs de 32oz, la fabrication assurent la coloration intégrale et 11/32"._______.homogène du verre.Ils lui confèrent ses caracté- Toutes ces épaisseurs sont garanties par un con- ~*-* ristiques anti-éblouissantes et ses propriétés trôle très précis.“1 d'absorption de la chaleur.Les unités scellées en double-vitrage hermétique Ainsi, tout en ajoutant au prestige et à l'appa- sont également fabriquées au départ de verres -rence extérieure d'un bâtiment, les verres gris et gris et bronze, la feuille de couleur étant utilisée —— bronze de Glaverbel absorbent de 30 à 40% de pour la face extérieure de l'unité.l'énergie solaire.Ils réduisent les effets éblouis- Les verres anti-éblouissants et absorbants de sants d'une lumière trop vive, reposent l'oeil et Glaverbel ont toutes les caractéristiques et qua- créent une ambiance de confort.Ils assurent en lités particulières qui font depuis toujours la même temps une transmission optimum de la réputation de son verre étiré clair.GLAVERBEL CANADA LTÉE 1550 Boul.de Maisonneuve O., Suite 1100, Montréal 25, P.Q, CHARLEBOIS LIMITÉE, VERBEC INC., Boulevard Hébert, Ste-CatRerine d'Alexandrie, Laprairie, P.Q /'K '-iV l’école éclatée L’école, c’est-à-dire le processus par lequel la société s'instruit, est l’une des composantes essentielles de la culture.C’est en fait, l'un de ses systèmes primaires de communications.Il faut donc envisager l'école et, par conséquent [’architecture scolaire, comme un problème qui va bien au-delà des questions de fonctionnements internes, de matériaux, de structures, de mécanique et de proportions.L’école ne peut pas fonctionner en vase clos.Il faut donc la faire éclater en sous-systèmes opératoires et intégrer ces derniers à d'autres fonctions vitales de la société.Depuis notre accès à la civilisation post-machiniste, l’argument de la centralisation pour fin d'administration ne tient plus: les media électroniques permettront la gestion à distance.Dans le millieu rural et banlieusard où l’environnement est à basse densité, l'approche à ce problème en est une de juxtaposition.Pourquoi doit-on toujours construire la polyvalente régionale dans un terrain vacant, au milieu de nulle part et appeler cette entité isolée un campus?Ne serait-il pas plus efficace de juxtaposer l’école au centre d’achats régional, l'une au-dessus de l’autre par exemple.Les deux pourraient alors bénéficier d'une infrastructure commune et de services communs: l’auditorium de la régionale deviendrait, le soir, le cinéma et la cafétéria serait ouverte au grand public.Le médecin qui a ses bureaux au centre d’achats pourrait servir directement les élèves de l’école, et ainsi de suite.Les possibilités d'échanges sont presque infinies.Dans le millieu urbain l'approche diffère.Ici, c’est plutôt une question de remplissage (urban infill) étant donné que le tissu urbain existe déjà.Le principe consiste alors à déterminer les composantes premières de la régionale, à distribuer celles-ci sur une infrastructure de transport rapide et à localiser chacune d’elles en fonction des relations entre chaque composante et ses activités similaires dans la ville.Ainsi, par exemple, la composante “éducation musicale et théâtrale” de l'école se grefferait à la place des arts.En conclusion, disons que ce n'est pas en retirant l'école de la vie de la société que l'on formera les étudiants à vivre en société et pour la société.michel lincourt MONTRÉAL, JANVIER, FÉVRIER 1969 II La formation de la seconde université de langue française à Montréal peut, à l’heure actuelle, être considérée comme une question de fait.Les dernières formalités législatives se régleront bientôt, tout probablement au cours de la prochaine session de l’Assemblée Nationale du Québec.Mais une fois née cette institution, surgit le problème de son développement.C’est de cette question que nous discuterons dans cet article.L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC Une proposition de développement de la deuxième université de langue française à Montréal présentée par la Société Générale des Systèmes Urbains Un article du Prof.Harry Parnass ANALYSE SYSTEMALE ET GESTION EVOLUTIVE.Cette idée de développement de la deuxième université de langue française à Montréal s’inscrit dans un cadre opérationnel.D’une part, la méthodologie utilisée est celle de l’approche rationnelle des techniques de l’analyse systémale.La ville qui contient l’université ainsi que cette dernière sont alors considérées, respectivement, comme un système et un sous-système d’intercommunication humaine.De cette prise de position vis-à-vis du problème, naît le modèle qui simule le développement de l’université.Ce modèle ne se présente pas comme un plan normatif qui prescrit ce qu’il faut faire mais plutôt comme une image descriptive dont la transformation constante suit l’évolution de l’université.Cette image décrit ce qu’est l’université et le secteur où elle se situe ainsi que ce qui se passera si nous faisons tel geste de développement.Ainsi le contrôle effectif demeure toujours entre les mains non pas du planificateur mais de l’autorité démocratiquement responsable à l’université et au ministère.Le second aspect du cadre est celui du “management” évolutif.Le projet de l’université a déjà dépassé le stade de la recherche: il atteint maintenant celui de l’implantation.C’est pourquoi nous préconisons, pour les prochaines années, une équipe de travail qui en sera surtout une d’administration, de développement, de coordination et de mise en marche du système universitaire.L approche systémale et la gestion précise dépouillent le projet de toute tendance vers l'arbitraire et 1 amateurisme pour lui conférer la précision et le sens du réel exigés par l'urgence et l’importance du problème.ARCHITECTURE-CONCEPT LA CITE EST LA PLUS GRANDE RESSOURCE POUR L’EDUCATION.L’argument de l’université urbaine se base sur une réalité que l’on vient à peine de comprendre: La cité constitue la plus grande ressource de la société pour ses fins éducatives.L’université ne doit donc, sous aucune considération, se dissocier de son contexte urbain.Les étudiants abondent dans le même sens.Il y a un peu plus d’un an, le 26 septembre 1967, le vice-président de l’UGEQ déclare lors du colloque sur la seconde université française organisé par la Chambre de Commerce de Montréal: “Sa mise en place devra s’opérer à partir d’un regroupement du potentiel humain ou matériel utilisable dans la région de Montréal.” D’autres sources appuient l’intégration de l’université à la ville: Stephen R.Graubard, dans son article “University Cities in the Year 2000” publié dans le numéro d’été de Daedalus (Journal of the American Academy for Arts and Sciences) écrit ceci: “What, then, is the university city of the year 2000 to be?Essentially, it will be an urban area of some size and economic importance that will shelter a significant number of strong educational institutions, broadly defined; these institutions will co-operate in ways that are now only dimly perceived.Between such industry, educational institutions, research institutes, medical and scientific establishments, and cultural bodies of the greatest variety, close links will exist.” ü appuie donc sur le fait que les relations entre l’université et les autres sous-systèmes de la ville sont de prime importance.Par ailleurs, le rapport: “A theoritical Basis for University Planning” publié par l’Université Cambridge, en Angleterre, affirme ceci: “A variety of benefits have been held to derive from the siting of universities in large cities — benefits to both university and city alike.Besides the practical advantage of a possibly greater supply of lodgings, the Robbins Committee enumerated several educational benefits to be added by the urban university — the value to staff and students of access to cultural institutions, such as libraries, galleries and learned societies; and of access to centres of industry, commerce, medicine and law, to institutions of government, and to research institutions — these latter of particular benefit in the sciences, technology, medicine and the social sciences.For the city’s part, the presence of a university can stimulate cultural activities; it can improve the standing of the professions; in subjects such as medicine and education, and provide through its staff and students a rich addition to the variety and interests of the population.For these reasons Robbins urged the claim of larger cities for further facilities for higher education in the future.” Nous n’irons pas plus loin dans une argumentation généralement admise.La question qui demeure, dans le contexte de Montréal, est: Comment?Où?Selon quelles procédures?EXPLOSION DEMOGRAPHIQUE, URGENCE, ET PARCIMONIE DE CAPITAUX.Les besoins de l’université sont de plusieurs ordres.Nous ne ferons ici que d’en résumer les principaux.a) La population étudiante: Dans la région de Montréal, au niveau universitaire, elle sera, en 1971, d’au moins 27,000 étudiants.De plus, en juin ’69, nous savons tous qu’il se produira une double promotion venant des CEGEP.Il faut donc accepter l’hypothèse d’un schéma de croissance allant de 3,000 étudiants en 1969 jusqu’à un plafond de 30,000 pouvant être atteint dans 10 ou 15 ans.b) Les espaces: La norme utilisée est 175 pi.car.par étudiant.En plus, l’université nécessite tout un ensemble d’espaces secondaires, para-académiques, qui logeront toutes les autres activités gravitant autour de l’université elle-même.c) Les services: Les principaux servioes sont: l’habitation pour les étudiants, l’habitation pour les professeurs, les services d’approvisionnement, les stationnements, d) L’accessibilité: L’université doit être accessible facilement et rapidement de tous les points de la ville.Ce n’est que grâce à cette caractéristique que l’université pourra pleinement remplir son rôle de distributeur des connaissances.e) La recherche et le développement: Le personnel de ces organismes para-universitaires, à cause de ses besoins de mobilité, demande les exigences suivantes: — que l’université soit à proximité de locaux de location à bas prix.— que l’université soit à proximité des institutions financières qu’il peut utiliser pour ses fins personnelles.— que l’université soit en relation facile et rapide avec l’aéroport.— que l’université soit en relation facile et rapide avec les quartiers d’habitation de classe moyenne.f) La taxation: L’université, par son implantation, dans la ville, lui soutire une source importante de taxes car elle utilise un terrain qui ne rapporte pas.Il devient alors un besoin d’établir le mécanisme qui corrigera cet état de choses.g) L’investissement originel: A cause de la conjoncture économique actuelle, il devient aussi un besoin d’établir l’université avec une immobilisation minimum de capital afin de garder l’argent disponible pour défrayer le coût du personnel, de l’équipement et de l’opération générale.h) L’urgence: Le dernier des besoins de l’université est le facteur temps.C’est en fait une contrainte car il fait défaut.L’université doit ouvrir ses portes en septembre 1969.Le projet de développement doit tenir compte de ce facteur.C’est sur la base de ces besoins que cette proposition est élaborée.MONTRÉAL, JANVIER, FÉVRIER 1969 13 Voici quelques données concernant les lots vacants et les espaces immédiatement occupables autour de chacune des stations de métro.Station Berri-Demontigny.a) lots vacants, stationnements: — 750,000 pi.car.de terrain.5 grands lots (50,000 pi.car.et plus).—- multiples petits lots vacants.b) occupation immédiate: — 75,000 pi.car.de surface (Palais du Commerce).— 60,000 pi.car.de surface - édifices à louer.— 7 entrepôts moyens.— 4 cinémas pour utilisation du jour.— bureaux disponibles.Station Beaudry et station Papineau.a) lots vacants, stationnements: — 710,000 pi.car.de terrain.6 grands lots.— multiples petits lots vacants.b) occupation immédiate: — 75,000 pi.car.de surface - édifices à louer.— 3 entrepôts.— 2 cinémas.Station Frontenac.a) lots vacants, stationnements: — 1,160,000 pi.car.6 grands lots (50,000 pi.car.et plus).— multiples petits lots vacants.b) occupation immédiate: — multiples entrepôts, usines, fabriques, (1,000,000 pi.car.et plus).L’UNIVERSITE SE GREFFE AU METRO.Nous proposons que l’université se rattache directement au métro et que celui-ci devienne l’épine dorsale de tout le système.Les raisons de cette proposition sont à la fois simples et très importantes.L’université, pour son fonctionnement interne, exige un lien de transport.Le métro peut devenir ce lien: pourquoi, en effet, construire un autre système quand celui déjà en opération peut être utilisé?En plus, l’université doit s’intégrer, pour son accessibilité, au reste de la ville.Et le métro constitue le meilleur mécanisme possible de pénétration.Une fois ce principe admis, il est possible alors de penser aux autres avantages.Ainsi, l’université pourrait inclure immédiatement (et à accès direct) les trois auditoria de la Place des Arts pour les cours magistraux ainsi que de nombreux cinémas (Place Ville-Marie, Place Bonaventure) inutilisés le matin, la Place de la Bourse pour les cours de Finance et d’administration, les hôpitaux, les bibliothèques municipales et de Saint-Sulpice, le Forum pour ses activités sportives, etc.Par une simple location de ces espaces, l’université dispose, dè sa création, de nombreux locaux de toute première valeur.Dans le même ordre d’idées, il existe déjà, sur les lignes du métro, des immeubles vacants qui pourraient être utilisés dès septembre 1969, comme par exemple le Palais du Commerce, à la station Berri-Demontigny.Le concept de l’université, présenté ici, brise donc 11' f i m m >¦ M occupation du sol Station Berri -Demon-tîgny les cadres traditionnels du campus et de l’immeuble unique (type Sir George Williams University).Ainsi, chaque secteur de l’université peut se localiser selon ses besoins propres.Les techniques électroniques de communication permettent un tel éclatement car il devient alors possible d’assurer une saine et efficace administration qui n’exige pas la surcentralisation.Un tel concept joue gagnant sur les trois côtés: a) il permet un éclatement de l’institution en un pattern plus intégré à la ville assurant ainsi une plus grande efficacité dans son opération de distribution de la connaissance.b) la dispersion est contrebalancée par le réseau de métro qui permet d’aller d’un point à l’autre en quelques minutes.c) ce système permet l’utilisation des ressources existantes évitant ainsi le dédoublement inutile.Le mouvement des étudiants dans le métro ne causera pas de problème de circulation parce qu’il se fera surtout entre les deux heures de pointe.Au contraire, il permettra de niveler la courbe d’utilisation réduisant d’autant les frais d’opération.Une fois admis le principe de l’utilisation du métro comme l’infrastructure de base de l’université ainsi que d’autres services existants, il faut résoudre le problème de la localisation, sur ce réseau, de certaines structures que l’université doit construire.Ces structures deviendront la zone de plus forte intensité d’activité universitaire.Quelles sont les options possibles?Dès le départ, nous avons rejeté les secteurs où de larges fonctions urbaines sont déjà greffées au métro, telles, par 14 ARCHITECTURE-CONCEPT ¦ i ::ili isAi §53 __i ¦ Sill f | mm A 1 ¦ -— .* ¦ f® qp f i ¦ ^ j" ! ' B Stations Beoudry — occupa?e?Papioaau MTL exemple, la Place Bonaventure, Place des Arts, Place Alexis Nihon, etc.Ceci nous laisse les options suivantes: 1.La ligne nord-sud, de Berri-Demontigny à Henri-Bourassa.2.La ligne est-ouest, de Berri-Demontigny à Frontenac.3.La ligne de la rive sud, à Longueuil.L’hypothèse de Longueuil fut rejetée parce que le potentiel de service de l’environnement n’est pas assez fort.L’université, située à Longueuil, aurait cessé d’être une université urbaine.Il faut, dans le voisinage immédiat une densité assez forte pour absorber les demandes d’habitation des étudiants et autres structures parasites.De plus, les besoins de communication de l’université excèdent le métro: à Longueuil, seul le métro aurait relié l’université à la ville.Le secteur de la ligne nord-sud fut aussi écarté, mais pour d’autres raisons.Le tissu urbain du nord de Montréal est relativement neuf et en très bonne condition.Le long de cette ligne, le grand centre d’achat de la Plaza Saint-Hubert offre toute l’impulsion nécessaire à son bon développement.Ce coût des structures déjà existantes dans ce secteur est trop élevé pour rendre les services exigés par l’université.Nous avons donc retenu le secteur centre-est de Montréal.Ce secteur, non seulement est-il le seul qui reste mais aussi présente-t-il tous les avantages d’une façon presque parfaite: a) situé à la lisière du centre-ville, il fait partie intégrante du tissu urbain.«¦¦b ,1 •T* ' ¦ n i Station Frontenac — occupation du sol b) il se situe dans le quartier à prédominance cana-dienne-française.c) il est en voie de dégénérescence, dont nécessite pour sa rénovation un très fort catalyseur qui peut être l’université.d) cependant, il conserve un énorme potentiel de service indispensable à l’université.e) la densité est juste suffisante pour soutenir l’afflux d’étudiants et assez lâche pour absorber une croissance.f) la route trans-canadienne confère à ce secteur une accessibilité régionale.g) on y trouve de nombreux espaces disponibles tant comme terrains vacants que comme immeubles non-utilisés.Ainsi, les zones de plus forte intensité de l’université se situeront dans ce secteur.Cette prise de position n’empêche pas la création éventuelle de sous-centres à Longueuil, à Jean-Talon, à Henri-Bourassa ou ailleurs sur le métro.Plus précisément, ces zones d’université se grefferont aux quatre stations de métro suivantes: 1.Berri-Demontigny 2.Beaudry 3.Papineau 4.Frontenac Utilisant les droits aériens de ces quatre stations, nous proposons d’établir l’archétype du développement de l’université.Celui-ci naîtra de la station elle-même.Par une utilisation des espaces aériens, les locaux de l’université se développeront en s’intégrant parfaitement aux fonctions urbaines complémentaires.MONTRÉAL, JANVIER, FÉVRIER 1769 15 |PP|||j|lj|M wÈBÊttk m I I Schéma-coupe de l’archétype illustrant la croissance verticale au-dessus de la station de métro.¦-r mi .J ft, Wé?: LES ARCHETYPES.Sur ces quatre stations et utilisant les espaces disponibles, les archétypes de l’université se développeront selon le schéma suivant.La croissance se fait verticalement et horizontalement.La coupe type de l’ensemble est comme suit: le bloc central contient Funiversité elle-même (ou mieux, une partie de l’université); celle-ci est directement adjacente à un espace civique chevauchant la station de métro.Autour de l’espace civique, se distribuent des commerces et restaurants.Sur le dessus du bloc université, des espaces de loisirs flanqués d’appartements et de bureaux.En sous-sol, autour de la station de métro elle-même, nous retrouvons des terrains de stationnement et des entrepôts.Le développement de ces noeuds se fera aussi d’une façon horizontale pour qu’à la phase finale les quatre stations soient reliées entre elles non seulement par le métro mais aussi par une matrice de circulation en surface et au-dessus de la surface.»««»««ii;sa»*tin Première phase: diagramme illustrant les conglomérats se formant autour de chaque station de métro et qui correspondent à l’utilisation des espaces vides existants.Deuxième phase: diagramme illustrant la première structuration des ensembles d’unités préfabriquées avec liaison en surface.isassiai mtwm (SlftÜtMB! mmmmnmmmn Il faut bien comprendre aussi que ces schémas ne sont pas des dessins d’architecture mais uniquement des diagrammes de développement.L’évolution du développement se fera selon le principe du continuum avec le déclenchement immédiat de trois développements qui se dérouleront en parallèle.1.Pour pallier à l’urgence de la situation, Funiversité s’implante d’abord dans des bâtiments existants.On loue les immeubles contigus aux stations du métro.I "îs "SI"» ft «P* *S&Wr Troisième phase: diagramme illustrant la matrice de structure de l’espace joignant les quatre stations de métro.16 ARCHITECTURE-CONCEPT É RE Si O.•At I IV SOU» UNIVSREMT& —— ¦Mti Schéma du processus de développement.Cette phase doit débuter immédiatement afin de pouvoir accommoder les étudiants en septembre prochain.2.Pendant que la première phase se poursuit, l’université loue les terrains vacants autour des stations et y installe des structures temporaires (remorques, etc.).Il sera alors possible, par un système de passerelles, de relier tous ces locaux aux stations du métro.3.Pendant que les deux premières phases se poursuivent, l’université développe les espaces aériens au-dessus des stations selon l’archétype décrit plus haut.La croissance atteint alors son étape terminale.Nous avons, à ce moment, une matrice qui se greffe au tissu urbain et qui se compose de bâtiments neufs et permanents, de structures temporaires et de locaux déjà en existence.La grille permet de hiérarchiser et d’organiser les réseaux de distribution à travers l’ensemble.Il est important de préciser que chacune des trois phases doit débuter dès maintenant; ce n’est que par une action immédiate sur le développement des édifices permanents que l’université pourra rencontrer ses échéances.La procédure de développement est, en principe, très simple.L’université, comme telle, ne construit pas ses locaux: elle ne fait que les louer: 1.Elle loue des locaux existants.2.Elle loue des terrains vacants et y installe des structures temporaires.3.Pour les structures permanentes, elle fait appel aux capitaux privés pour financer le développement par une assurance de location d’une partie substan- tielle des immeubles.Pour amorcer le processus, l’université ou le Ministère de l’Education doit demander à l’entreprise privée de former une société de développement.Cette société pourra commencer son travail sur une garantie de location (compte tenu évidemment des spécifications du Ministère).Ainsi, les fonds nécessaires à la construction viendront de l’entreprise privée et non du gouvernement.Dans cette optique, plusieurs options de financement peuvent être considérées.L’émission d’obligations par la société de développement en serait une.La location d’une partie importante du complexe par l’université garantie un apport de population et un départ de revenus.Sur cette base, le développeur peut compléter son schéma de rentabilité en intégrant des activités de caractère commercial: magasins, restaurants, appartements, bureaux, stationnements, etc.En retour, ces fonctions seront au service de l’université.Le schéma ci-haut décrit ce processus: la société de développement construit l’immeuble selon un tel diagramme.L’université, au départ, a garanti la location du bloc central (en noir).Cet apport est suffisant pour financer la construction du reste de l’ensemble qui peut d’ailleurs se faire par étapes.Et le tout devient une entreprise qui est rentable pour le développeur, qui ne grève pas le Ministère de l’Education par une mise de capital initiale hors de proportion, qui assure à l’université tous les services qu’elle requiert, qui constitue un catalyseur de tout premier ordre pour le secteur centre-est de Montréal et qui rapporte des taxes à la ville.MONTRÉAL, JANVIER, FÉVRIER 1769 17 \ • t&m Phase un: coupe montrant l’utilisation des espaces vacants existant à proximité des stations de métro.- ______ ___ y._- - - .ï*r _ — , • • • * .Phase deux: coupe montrant l’addition des unités préfabriquées déposées sur le sol ou sur des super-structures temporaires au-dessus des terrains vacants ou de stationnement.Phase trois: coupe montrant l’expansion de l’ensemble par l’addition de structures permanentes.¦21—JIBr T—•i-rr- V.r::.y' .-*! Synthèse: coupe montrant les possibilités de croissance par la mise en place de structures complexes à fonctions urbaines intégrées.Conclusion UNIVERSITE DU XXième SIECLE.Par la création d’une telle université, le Québec offrira à ses futures générations un système universitaire qui sera à l’avant-garde mondiale, ce qui ne signifie rien d’autre que de coller à la réalité des prochaines années.L’opportunité de créer une université, c’est-à-dire de faire le saut dans l’évolution, ne s’est présentée que trois autres fois dans l’histoire du Québec.Il faut donc à chaque fois en prendre avantage.Les idées présentées ici sont celles qui assurent la plus grande participation non seulement dans leur utilisation future mais aussi dans la création de l’université, dans son développement, dans sa gestion et dans sa construction.Quoi de plus rationnel que de préconiser la participation directe de l’entreprise privée aux affaires de l’éducation et que l’utilisation cohérente des ressources disponibles?L’éducation est la force première du Québec; l’université en est le sommet.Il faut donc la doter d’infrastructures concurrentielles avec le reste des nations.18 ARCHITECTURE-CONCEPT LE PROJET RAS Un article de: Michel Bezman, Architecte AMIET, Professeur Invité à l’Ecole d’Architecture de l’Université Laval à Québec, Directeur Technique d’IRNES.Frédéric Szczot, Architect MIRAC, Professeur à l’Ecole d’Architecture de l’Université de Montréal, Conseiller pour le Projet RAS.Plus d’une année s’est écoulée depuis la parution dans cette revue (ABC, no 259, nov.1967) de l’article exposant les grande lignes du Projet RAS (Recherches en Aménagements Scolaires) et dans lequel apparaissaient, sur fond d’illustration de l’ordonnancement, les cinq grandes étapes du Projet ainsi que leur contenu.Actuellement, le Projet RAS se situe à la fin de la troisième étape, celle de la Normalisation qui a suivi l’étape d’information, puis de Recherche proprement dite.L’ensemble des études a abouti à la définition des fonctions et besoins des Ecoles sous la forme des Codes (l’un pour l’Ecole Elémentaire, l’autre pour l’Ecole Secondaire Polyvalente) et à la définition des exigences techniques propres aux bâtiments scolaires sous la forme d’un Devis-Rendement.Les remarques et illustrations qui suivent sont des extraits du Devis-Rendement édité en juin 1968 en version française puis anglaise.Le texte se limite donc aux considérations générales et aux idées maîtresses qui ont guidé le Projet.Il eût été en effet difficile de condenser ici ce volumineux document de 461 pages auxquelles il faudrait ajouter 272 pages d’Addenda.Mentionnons seulement que le Devis-Rendement a été subdivisé en 12 livres: Les 4 premiers Livres traitent des aspects légaux et des clauses générales du Contrat, les 5 livres suivants définissent les clauses techniques pour chacun des Composants; le Livre X aborde les Plans-Modèles et Quantités; le Livre XI se référé aux Normes et Essais; enfin le Livre XII contient la Terminologie et Abréviations.Introduction Rappelons brièvement le problème auquel IRNES s’est attaqué et qui a abouti à la définition du programme du Projet RAS (Recherches en Aménagements Scolaires).— D’une part, la CECM devait faire face, au niveau de la construction des écoles, aux idées pédagogiques actuelles, par ex.: enseignement coopératif, options graduées, promotion par matière, apprentissage individuel, formations diverses des groupes d’étudiants, etc., toutes choses qui définissent l’école nouvelle (élémentaire et secondaire polyvalente); — D’autre part, elle devait être en mesure de réaliser une opération financière qui puisse entrer dans son budget de construction.La CECM a confié à IRNES un programme de recherches qui devra aboutir à la réalisation d’écoles: — flexibles quant à leurs espaces intérieurs (déplacement des cloisons, de l’éclairage, de chauffage-ventilation-refroidissement et de certains services de l’électrique-électronique) afin de permettre l’utilisation de surfaces de travail adaptées à chaque enseignement, — souples quant au plan (adaptation au terrain).Particularités du Projet RAS — analyse les principes pédagogiques du Rapport Parent; — recueille les recommandations de 32 comités pédagogiques; —- étudie des expériences similaires; — traduit en langage technique ces exigences en vue de la concrétisation de l’idée d’école secondaire polyvalente et d’école élémentaire; — pose des problèmes; — offre des solutions.Problèmes posés d’ordre technique: — mettre au point un système de construction de grande flexibilité et souplesse, contrôler rigoureusement l’ambiance physique des constructions, en particulier la climatisation, l’éclairage, l’acoustique.d’ordre économique: — mettre au point des méthodes de construction plus rapides; — réaliser une diminution des coûts de construction, de réaménagement et d’entretien.Dualité des problèmes Il faut donc à la fois: — une grande flexibilité qui, si elle n’était pas soigneusement étudiée, pourrait élever le coût des constructions; — une normalisation imposée pour la réduction des coûts.Plan d’action retenu — orienter le processus de la production industrielle tout en laissant au Soumissionnaire le soin et la liberté d’orienter ses recherches en vue de mettre au point les méthodes ou procédés susceptibles d’apporter une solution aux exigences énoncées; — faire appel à l’efficacité de l’industrie du bâtiment en appliquant à la construction des écoles les méthodes de production en masse; — coordonner les efforts de cette industrie en matière de préfabrication ou de semi-préfabrication grâce à la modulation, afin que les Composants deviennent compatibles entre eux et forment ainsi un tout; — garantir à cette industrie un volume d’achat suffisant.MONTRÉAL, JANVIER, FÉVRIER 196?19 Solution pratique — se servir du Devis-Rendement à la place du devis descriptif.Le Devis-Rendement traduit les exigences spécifiques de l’éducation, pose les problèmes à résoudre, énonce les différents critères à respecter; — définir par la méthode du Devis-Rendement, les éléments compatibles appelés Composants qui, grâce à la normalisation, se prêtent à la fabrication en masse et peuvent, par intégration mutuelle, constituer environ 40% du coût de la construction des écoles.Les Composants Un composant peut être défini comme un assemblage homogène d’éléments interdépendants mis en oeuvre pour remplir une ou des fonctions particulières du bâtiment.Il est pratiquement possible d’avoir autant de Composants que de fonctions essentielles à la construction et à l’utilisation du bâtiment scolaire.Dans le Projet RAS on en détermine six (6), dont cinq (5) sont intégrés mutuellement pour constituer un ensemble homogène et un (1) est semi-intégré.L’industrie du Bâtiment et le Projet RAS Pensé en fonction de l’économie de la Province de Québec, le Projet RAS, d’une part, permet à l’industrie du bâtiment et aux manufacturiers: — de mieux saisir tous les problèmes actuels posés par la construction scolaire; — d'aborder et d’orienter leurs études; — de se réunir enfin en groupes de travail en vue de présenter des solutions cohérentes et parfaitement mises au point, qui répondent au programme de construction de la CECM.Le Projet RAS, d’autre part, grâce à: — la normalisation des matériaux et des Composants; — la planification des programmes de construction; — la coordination de toutes les opérations de fabrication, de livraison, d’installation; apporte aux manufacturiers des facteurs de sécurité correspondants, à savoir: — prévision des marchés; — volume de commande garanti; — étalement de la production:” Conception et utilisation des écoles réalisées dans le cadre du Projet RAS Documents préalables La CECM recherche une solution “sur mesures”; aussi, afin de pouvoir lui apporter une réponse adéquate, est-il essentiel que les Soumissionnaires se familiarisent avec les caractéristiques des écoles prévues dans le Programme de Construction du Projet RAS.Ces caractéristiques sont exprimées dans une étude spécifique appelée code des fonctions et des besoins.Ce document définit, à partir des objectifs pédagogiques et des activités inhérentes à chacune des matières, les besoins réels de chacun des locaux au point de vue espace, flexibilité, relation, équipement, ambiance physique et psychologique.Ce document se présente sous la forme de deux (2) livres, le premier concerne l’Ecole Elémentaire et le second, concerne l’Ecole Secondaire Polyvalente.Flexibilité Il est à souligner ici qu’une des principales qualités du bâtimient scolaire est sa flexibilité.En effet, il est à prévoir que les buts et les méthodes pédagogiques évolueront à un rythme de plus en plus rapide.En conséquence, le bâtiment scolaire devra pouvoir s’adapter à de nouvelles fonctions et permettre des lull Mc dul lire référence Quadrillage modulaire d 1 intégratior d 1 intégrati Module horizonf il d’intégration l Ligne de trame Ligne périphérique de trame ] Mur extérieur ____ Planche 4 COORDINATION MODULAIRE - nombre entier Schéma extrait du devis de rendement expliquant les combinaisons tri-dimensionnelles de la coordination modulaire.No d'ordre Section i 3-21 Exemples de Juxtaposition d'éléments de surrace horizontale.- ST- Livre V Schéma illustrant les combinaisons des dalles de plancher.20 ARCHITECTURE-CONCEPT No d' ordre 3-21 COMPOSANTS - ST Section 17 20- , +-t t LJX Colonne Poutre secondaire Fig.I Les dalles modulaires du plancher.-ST- Livre V -COMPOSANT PLAFOND-ECLAIRAGE ~Emplocement du Hout-Porlei lyltème d'intercommunicate Interrupteur!, thermostat, boutons de courant.Schéma illustrant la colonne de contrôle électrique.transformations qui se feront de la façon la plus simple possible, si dès le départ, cette possibilité a été envisagée.Cette souplesse d’utilisation du bâtiment scolaire a été réduite, pour le Projet RAS, à un seul type dé flexibilité, soit la flexibilité à long terme.Celle-ci permettra le réaménagement des espaces et des services d’une grande partie des locaux, d’un semestre ou d’une année à l’autre, durant la période de vacances (exceptionnellement durant une fin de semaine).Ce réaménagement entraînera pour la plupart des locaux le déplacement des cloisons et des colonnettes de services ainsi que le rezonage de l’éclairage et de la distribution d’air.La flexibilité particulière à chacun des composants est définie dans les livres correspondant aux cinq Catégories de Composants.Le système recherché En réponse au type de flexibilité adopté et à la qualité d’ambiance physique requise dans les écoles, le système de construction pour lequel les Soumissionnaires sont invités à entreprendre des recherches et qu’ils seront appelés à réaliser, devra être: — économique — simple — rapide de mise en oeuvre — pratique d’opération et d’entretien Tout système de construction industrialisé de type “ouvert”, soit le type recherché dans le cadre du Projet RAS, doit obéir à un certain nombre de règles.Les principales règles à suivre sont clairement détaillées dans les Documents du présent ouvrage et sont essentielles pour qui veut réaliser un tel système avec tout le succès escompté.Ces règles couvrent les trois (3) principes de base suivants: a) l’intégration b) la coordination modulaire c) la normalisation des critères de qualité et des essais.” INTEGRATION Composants Les travaux de recherche qui ont abouti aux Documents constituant le présent Devis-Rendement ont été structurés à l’aide d’un certain nombre de principes répondant aux objectifs fixés: soit les besoins à couvrir, ainsi que les exigences à imposer.Ces principes, qui ont été rigoureusement observés, constituent les lignes de force des Documents susmentionnés; ils ont permis de déterminer les fonctions et les caractéristiques de chacun des cinq Composants, qui, par intégration mutuelle devront constituer un système cohérent répondant au degré de flexibilité exigé.Composant Structure (ST) Composant destiné principalement à créer de grands espaces libres de tout obstacle et devant permettre aisément le déplacement des circulations (corridors), d’où la nécessité de répartir uniformément les charges.Nécessité première d’intégrer intimement la structure aux quatre autres Composants, exigence découlant des limites de souplesse propres à toute structure.Ce Composant a été affranchi des servitudes dues aux particularités de chacun des terrains où il sera mis en oeuvre.Composant Chauffage-Ventilation-Refroidissement (CVR) Composant destiné à créer une ambiance physique contrôlée favorisant le processus de l’enseignement; ce Composant doit en outre permettre le rezonage des espaces à desservir et, de ce fait, présenter une grande souplesse d’utilisation.Conçu en “sympathie” avec les Composants -ST et -PE, ce composant présentera une solution compacte, résultat d’une intégration totale.Composant Plafond-Eclairage (PE) Composant également destiné à créer une ambiance physique contrôlée favorisant le processus de l’enseignement; ce Composant doit en outre permettre le rezonage des espaces à desservir et, de ce fait, présenter une grande souplesse d’utilisation.Composant" devant offrir des appareils d’éclairage amovibles répondant aux critères de rendement exigés, ainsi que des éléments de finition à caractère acoustique.Composant où se retrouvent tous les éléments des Composants -CVR, -CL, et -SEE, devant assurer la flexibilité du système recherché.Composant devant, en outre, assurer la stabilité des Composants -CL et -SEE, ainsi que l’accès aux services passant dans l’épaisseur du sandwich; défini MONTRÉAL, JANVIER, FÉVRIER 194?21 par son intégration aux Composants -ST, CVR et -SEE.Composant Cloisonnement (CL) Composant devant assurer, par la mobilité de ses éléments, la flexibilité d’utilisation des espaces nécessaires au processus d’enseignement.Doit remplir une fonction primordiale: séparation visuelle et acoustique, et une fonction secondaire, support des plans de travail verticaux.Composant affranchi des servitudes dues au passage des services électriques et électroniques, ces derniers étant assurés par un Composant séparé.Cette séparation des fonctions devra permettre au Composant -CL d’offrir une solution simple et économique.Composant Services Electriques-Electroniques (SEE) Composant où se trouvent, regroupées, l’alimentation et la distribution de tous les services électriques et électroniques.La distribution dans les locaux se fera par des “colonnettes” offrant le même degré de mobilité que les cloisons.Composant dont les problèmes inhérents à sa nature devront être traités par l’intégration aux autres Composants.Les Professionnels et le système de construction par Composants Intégré.Le système de Composants Intégrés qui aura été retenu par le Propriétaire sera mis à la disposition des Professionnels pour la construction des Ecoles du Projet RAS et sera réalisé sous leur responsabilité, telle que celle-ci est définie dans leurs Lois et Règlements.Les Architectes et les Ingénieurs des Ecoles RAS auront donc à tenir compte, lors de la conception, de l’exécution et de la surveillance, des particularités dudit système.La construction des écoles particulières du Projet RAS fera l’objet d’un contrat particulier entre les Professionnels et le Propriétaire, en ce qui a trait à l’utilisation du Système Intégré.Ce contrat n’enlèvera en rien les obligations de l’Entrepreneur de Composants telles que celles-ci sont définies dans le présent Devis-Rendement.Pour l’utilisation intelligente dudit système par les Professionnels, l’Entrepreneur de Composants leur fournira tous les documents utiles, tels que le Précis Général d’information, les plans de détails, etc.En outre, les Professionnels utiliseront les Critères Techniques de Calcul énoncés dans le présent Devis-Rendement, ainsi que le Code des Fonctions et des Besoins dont on a parlé plus haut (Sect.1, Art.2.D.” COORDINATION MODULAIRE Définitions Afin de faciliter l’intégration des différents Composants entre eux, et aussi, afin de permettre l’incorporation des autres éléments du bâtiment scolaire dans le système de Composants, il est absolument nécessaire d’employer une méthode qui permette de coordonner les différentes dimensions par l’emploi d’une unité commune de mesure appelée module.Dans ce but, et étant donné l’importance du Projet RAS, il est exigé que cette coordination dimensionnelle soit basée sur le module normal de 4" (quatre pouces).Cette méthode, appelée coordination modulaire, a été adoptée à l’échelle internationale et, vu ses nombreux avantages, est développée au Canada par le programme BEAM du Ministère de l’Industrie.Cette méthode cohérente sera donc NOEUD PRIMAIRE TRAME DES NOEUDS SECONDAIRES (20' x 20') NOEUD PRIMAIRE (SUR TRAME DE 30' x 40') TRAME DES NOEUDS PRIMAIRES 30' x 40'^- NOEUD SECONDAIRE SUR TRAME DE 20' x 20' PERIMETRE SUR ET A L' INTERIEUR DUQUEL ON PEUT DEPLACER LES — COLONNETTES________ TRAME 20' x 20' IOEUD SECONDAIRE Planche 4 Combinaison des éléments modulaires d’électricité.Section 17 COLONNETTE •Trame de déplacement de» colonnette* NOEUD PRIMAIRE ET NOEUD SECONDAIRE IOEUD SECONDAIRE et à l'inté- -Périmètre rieur duquel le déplacement de* :olonnettes est pouibie Planche 9 Détail de l’un des éléments d’électricité.ARCHITECTURE-CONCEPT employée pour l’ensemble des Ecoles du Projet RAS étant donné qu’elle est le moyen le plus adéquat pour résoudre la coordination dimensionnelle.” Le système de coordination modulaire s’inscrit dans un réseau modulaire et s’exprime par un quadrillage modulaire normal, quadrillage constitué de carrés de quatre pouces (4") de côté.Tous les dessins devront donc être tracés en fonction de ce quadrillage qui est d’ailleurs suffisamment petit pour permettre une grande liberté de conception mais en même temps suffisamment grand pour définir les détails d’assemblage.Ce quadrillage n’oblige pas à concevoir des éléments modulés à 4" exactement; il permet plutôt de définir la position des éléments par rapport aux lignes de référence de ce quadrillage, qui lui est à 4".La coordination modulaire étant un outil de base, il est évident que son module de 4" (m), parfait à l’échelle des matériaux, est trop petit pour l’échelle des Composants et pour celle du bâtiment.Ainsi, tout en gardant le module normal de 4", il a été décidé de prendre un multiple de ce module qui soit suffisamment grand à l’échelle des Composants et de plus qui puisse moduler les espaces requis pour le bâtiment scolaire.Ce multi-module (M), appelé “module horizontal d’intégration”, a été défini à 5x4" = 20" (vingt pouces) 5 (m) = 1 (M) Le module d’intégration de 20", complément du module normal de 4", sera employé horizontalement dans l’ensemble du système des Composants du Projet RAS.Ainsi, les Composants auront des dimensions correspondant au module (M).L’ensemble sera donc inscrit dans un réseau modulaire et s’exprimera par le quadrillage modulaire d’intégration, quadrillage constitué de carrés de 20" de côté (vingt pouces).Comme pour le quadrillage modulaire normal, ceci ne veut pas dire que les Composants auront exactement 20", mais qu’ils seront un multiple ou un sous-multiple dont les dimensions se référeront au quadrillage modulaire d’intégration.La coordination modulaire s’applique évidemment aussi dans sens vertical.Le quadrillage modulaire normal (carrés de 4" de côté) sera donc employé pour définir la position des éléments par rapport aux lignes de référence verticales.Le système tridimensionnel fourni par les quadrillages horizontal et vertical d’intégration est appelé réseau modulaire normal.Dans le cas précis du Projet RAS, en plus du module d’intégration horizontal de 20" (M), il a été décidé d’employer un multi-module correspondant à 2 (m), c’est-à-dire 8" (huit pouces), appelé “module vertical d’intégration”.Ce système tridimensionnel formé par les quadrillages correspondant aux modules horizontal et vertical d’intégration est appelé réseau modulaire d’intégration.Hauteur libre: 1.Cette Hauteur est la dimension modulaire mesurée entre la surface finie du plancher (fournie par le Composant - ST) et la sous-face de l’élément de plafond le plus bas (fournie soit par le Composant - ST, soit par le Composant - CVR, soit par le Composant - PE, selon la solution proposée).2.Les Ecoles du Projet RAS emploieront quatre (4) Hauteurs libres, soit: 9' -4" (neuf pieds et quatre pouces) 13' -4" (treize pieds et quatre pouces) 17' -4" (dix-sept pieds et quatre pouces) 22' -0" (vingt-deux pieds) Epaisseur du sandwich: 1.Cette épaisseur est définie comme étant la dimension modulaire comprise entre la sous-face de tout élément en plafond le plus bas et la surface finie de la chape du plancher de l’étage au-dessus ou de la toiture.2.Pour les portées de: 20', 30', 40', 60', il est permis de choisir dans la gamme des dimensions modulaires suivantes: 24", 32", 40" ou 48".Pour les portées de: 80', 11 est permis de choisir dans la gamme des dimensions modulaires suivantes: 48", 56" ou 64.3.Chaque groupe de Soumissionnaires est libre d’utiliser l’épaisseur de sandwich qu’il désire, mais le Propriétaire se réserve le droit d’appliquer, à partir des épaisseurs minima, un facteur de correction qui correspondra, entre autres, selon la dimension choisie choisie, à l’augmentation du coût en mur extérieur, escaliers, gaines verticales et conduits.Intégration des services dans le sandwich: L’intégration des services horizontaux avec les éléments de structure situés dans l’épaisseur du sandwich devra être faite avec le plus grand soin.Cette intégration pourrait se traduire par l’une des variantes suivantes: a) par superposition; par exemple, passage des services en-dessous ou au-dessus des éléments structuraux b) par interprétation; par exemple, passage des services à travers les éléments structuraux c) par polyvalence des éléments constituants; par exemple, des éléments structuraux servant en partie, ou en totalité, au passage des services d) par combinaison de a), b) ou c).” NORMALISATION DES CRITERES ET DES ESSAIS Pour chacun des Composants, des exigences spécifiques ont été clairement définies quant aux normes de conception qui comprenaient les critères dimensionnels, les critères techniques de calcul, les Codes, les Critères de Rendement, les Ecarts Admissibles, les Normes de la Protection contre l’Incendie et enfin l’Esthétique De plus, des essais garantissant le Rendement des Eléments ont été précisés et demandés.Conclusion L’appel d’offres lancé en juillet 1968 sur la base du Devis-Rendement a suscité un grand intérêt dans l’Industrie.Il faut dire que le volume de construction était de l’ordre de 3.038.955 pi.ca.correspondant à 12 écoles élémentaires et 9 écoles secondaires-po-lyvalentes, ce qui est un volume appéciable.De plus le programme de construction de la CECM pour le Projet RAS était défini dans le temps, c’est-à-dire jusqu’en décembre 1972, permettant la prévision de Droduction régulière.Les Soumissions qui viennent de rentrer le 21 janvier 1969 confirment a priori le bien-fondé de toute cette recherche.Il semble en effet que les onze (11) systèmes soumis présentent des solutions très intéressantes et nouvelles et quelques-unes d’entre elles rencontrent l’objectif important —- l’économie.Les analyses qualitatives et quantitatives actuellement en cours permettront de dégager l’excellence des résultats et les systèmes étudiés feront l’objet du prochain article: Projet RAS - suite 2 .MONTRÉAL, JANVIER, FÉVRIER 1969 23 À CHACUN SON ÉCOLE.Au Ministère de l’Education, c’est la direction générale de l’équipement qui est responsable du contrôle qualitatif et quantitatif des constructions et de l’outillage scolaire.Toute immobilisation qui est subventionnée par le Ministère doit être approuvée par la direction générale de l’équipement.Le propriétaire des établissements scolaires est en fait la Commission scolaire locale ou régionale, pour les niveaux élémentaires et secondaires.Ici on doit s’interroger sur le rôle des commissions scolaires locales ou régionales.Etant composées généralement de personnes peu compétentes tant au point de vue pédagogique que construction scolaire, elles n’ont finalement qu’un rôle “d’intermédiaire”.Lorsque la construction d’une nouvelle école s’avère nécessaire dans sa région, la Commission scolaire concernée présente une résolution d’intention au Ministère.Après l’approbation de celle-ci la C.S.R.* présente une résolution d’achat du terrain choisi, la D.G.E.* approuve l’achat du terrain.La C.S.R.désigne les professionnels (architecte, ingénieurs) et leur choix doit être approuvé par la D.G.E.et ainsi de suite pour les multiples activités nécessaires pour la construction d’une école.En somme, l’ordonnancement d’un projet de construction scolaire est complexe et paperassier.La mise en place d’un nouveau système scolaire (Polyvalence et CEGEP) a créé un besoin énorme de bâtiments surtout au niveau secondaire.En fait, le programme complet de construction d’écoles polyvalentes des commissions scolaires régionales comprend plus de 225 projets qui nécessitent un budget d'immobilisation total de l’ordre de $900,000,000.00 étendus sur une période de plusieurs années.Si l’on considère que dans le programme de construction des écoles dont je parlais au début, il faut pourvoir des locaux pour plus de 400,000 places-élèves, on se rend rapidement compte que chaque dollar d’épargné par place-élève représente une économie globale de tout près d’un demi million.C’est pour cela que le Ministère a décidé de retenir les services d’une firme d’ingénieurs-conseils qui de concert avec les fonctionnaires participent à l’élaboration des normes et standards qui régiront toutes les constructions scolaires.De plus, ces derniers entérinent les différentes opérations concernant les dites constructions scolaires.Le Ministère a émis un programme technique standard pour chaque construction scolaire sur lequel on spécifie l’espace requis pour chaque local.Exemple: — locaux réguliers d’enseignement: 785 pi.ca.— laboratoires: 950 pi.ca.plus 150 à 300 pi.ca.pour le rangement — gymnase simple: 5,365 pi.ca.— gymnase double: 7,875 p.ca.— auditorium: nombre d’étudiants x 20% x 7.5 pi.ca.— cafeteria: nombre d’étudiants -r- 3 x 13 pi.ca.— circulations, murs et cloisons: 30% de la superficie totale — équipement mécanique et électrique: 5% de la superficie totale.* C.S.R.: commission scolaire régionale * D.G.E.: direction générale de l’équipement ;-tTUOC DE* (0 0 X) ;-«CCOiMANDATlON •! AUTORISATION INVESTIGATIONS ( 0 G E | Graphe simplifié d’ordonnancement d’un projet d’école secondaire polyvalente tiré des directives générales des établissements scolaires du Ministère.—AC ETUDE ET APPROBATION PAR ') LF C Oil TT DF S SOUS-MiNISTRFV ! LA C S R.(MIUST} -C.T.ETUDE ET APPROBATION PAR lEN RESOLUTION 1 Q’INTENTION -ooo- APPR03ATI0N DE PRINCIPE (MINISTERE) -010- .APPROBATION DU DEVIS PEDAGOGIQUE (C.S.R) -020- PRESENTATiGN DES ESQUISSES PHASE I (ARCH.) -030- RESOLUTION 0‘ACME TER UN TERRAIN -011- APPROBATION DES ESQUISSES PHASE I (D.G.E) -040- approbation DE LA SUBVENTION (MINISTRE) -038- PRESENTATlON DU DOSSER DES RAPPORTS -021- PRESENTATION DE L'AVANT PROJE T-PHASE H (PR0FESS10NELS) -050- REC0MMANDAT10N DE LA SUBVENTION -028- APPR0BAT10N DE L'AVANT PROJET- PHASE 2 (D.G.E.) -60- APPRODATION DE L'ACHAT DU TERRAIN -031- 24 ARCHITECTURE-CONCEPT ISERVICES PERSONNELS _ AUX ETUDIANTS SERVICES ADMINISTRATIFS LOCAUX A FONCTIONS PEDAGOGIQUES SA.7 % SERVICES GENERAUX Répartition moyenne du programme technique de construction des écoles secondaires polyvalentes.On a établi également des matériaux standards pour la construction, l’isolation, la finition et les travaux de structure, mécanique et électricité.Mais le point majeur des Directives du Ministère est le coût maximal fixé pour la construction des établissements scolaires.Le coût de la construction comprend: le coût du bâtiment plus le coût de l’équipement intégré et de l’aménagement extérieur.Le coût de l’immobilisation comprend: le coût de la construction plus le coût du terrain, des honoraires professionnels, de l’ameublement non intégré, de l’outillage et des contingences.Le taux maximal pour le coût du bâtiment s’élève à $14.31 le pi.ca.réparti comme suit: a) Fondations: 2000 2200 2400 2600 2800 SOOO CAPACITE DE L'ECOLE EN ELEVES Répartition de la superficie moyenne en pieds carrés par élève suivant la capacité d’une école secondaire polyvalente, d’après l’étude de près de 200 programmes techniques.$1.20 b) Structure: $1.90 c) Murs extérieurs: $1.00 d) Cloisons et finition: $3.00 e) Toiture: $0.50 f) Plomberie, chauffage, ventilation: $3.20 g) Electricité: $1.80 h) Conditions générales et profits: $0.90 i) Climatisation et contingences: $0.81.Après discussion avec plusieurs architectes, la majorité de ceux-ci reconnaissent que ce taux maximal de $14.31 le pi.ca.semble raisonnable, toutefois il y a consensus sur la rigidité des normes de construction.Souvenons-nous qu’un programme de construction scolaire est intimement lié à une politique pédagogique.Cette liaison risque d’être rapidement déséquilibrée si l’on songe à l’évolution constante des programmes pédagogiques, telle une plus grande utilisation des méthodes audio-visuelles.Voilà, je crois, l’interrogation que l’on doit se poser sur les décisions québécoises en matière de construction scolaire.Andrée Tessier-Lavigne.APPR03ATI0N C€S PLANS 0* EXÉCUTION (D.G.E.) -80- APPROBATION D’UNE SOUMISSION (MINISTRE) -100- OUVERTURE DES SOUMISSIONS -90- FIN DE LA CONSTRUCTION ACCEPTATION PROVISOIRE -250- APPROBATION DES LISTES ¦D'AMEUBLEMENT (D.G.E ) -112- AUTORISATIGN JL PLACER LES COMMANDES ¦ (D.G.E.) -142- DEBUT DE LA CONSTRUCTION [ENTREPRENEUR) -110- -260- OUVERTURE DES SOUMISSIONS D’AMEUBLE VENT NON-INTEGRE (C.S.R.) MONTRÉAL, JANVIER, FÉVRIER 1969 25 USINE OU CAMPUS?3TI «MmS On groupe maintenant deux mille, trois mille élèves dans une même école pour des impératifs économiques et pour se conformer aux directives pédagogiques de la commission Parent.Comme le souligne M.Claude Longpré, dans l’article ci-contre, “il faut s’efforcer d’hu-maniser ces gigantesques écoles”.Monsieur Longpré propose ici le ‘housing system’ et d’autres architectes poursuivent différentes recherches dans ce sens.Par contre, certains architectes ne s’attachant qu’aux programmes pédagogiques et techniques érigent des bâtiments immenses, impersonnels, sans se préoccuper d’y favoriser une vie communautaire.Nous vous présentons dans les pages suivantes des projets de différentes écoles polyvalentes à travers la Province.A vous d’v retrouver l’échelle humaine .Je voudrais aussi relever l’heureuse initiative de quelques commissions scolaires françaises et anglaises qui ont jugé qu’il serait plus avantageux de s’unir pour la construction d’une polyvalente et ainsi partager en commun la cafeteria, l’auditorium, les services mécaniques et électriques, la bibliothèque et les locaux administratifs.L’avenir prouvera peut-être que le ‘dialogue’ commence à l’école .26 ARCHITECTURE-CONCEPT L'ÉCOLE POLYVALENTE VEUT S'HUMANISER Si les trois écoles polyvalentes suivantes possèdent plusieurs caractéristiques communes, elles sont néanmoins différentes.Leurs programmes pédagogiques et techniques sont rigoureusement semblables et les budgets de construction font face aux normes rigides du Ministère de l’Education; cependant, l’occupation de ces écoles varie autant par le nombre que par la condition, la langue enseignée et la religion de sa population.L’école Edouard Montpetit est construite dans une agglomération dense de Montréal pour 3042 élèves de langue française, par la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal.Les écoles Richmond (1000 élèves) et Lennoxville (2700 élèves), administrées par la Eastern Townships Regional School Board, desserviront de petites villes de province.Or, une caractéristique distincte réunit ces trois réalisations: la préoccupation constante des propriétaires et des architectes de réduire ces gigantesques complexes à l’échelle de la population scolaire, d’âge pré-adolescent et adolescent.Si les principes économiques élémentaires entraînent forcément la réalisation d’ensembles d’envergure, il est impératif que les auteurs de ces écoles mettent tout en oeuvre pour ramener ce gigantisme à une échelle plus humaine, plus propice au rendement et à l’initiation à la vie.En fait, plusieurs moyens peuvent aider à atteindre ce but.Ces trois écoles, tout en rencontrant les budgets fixés, ont tenté d’appliquer trois principes de base: le module de la maison individuelle, l’échelle et l’atmosphère familiales, les textures usuelles et quotidiennes.Le module de la maison individuelle: Autour d’un noyau central d’activités communautaires viennent se greffer les groupes d’enseignement intégré dans des unités appelées “maisons”.Bien que périodiquement l’étudiant suivra un cours spécialisé dans la section communautaire, il sera affecté à une maison pour une ou deux années et même pour tout son cours.Chaque maison comporte: classes régulières et spéciales, laboratoires, ateliers légers et lourds, sous-direction et groupes de professeurs, salles de repos et vestiaires, réfectoire, aires de rencontre, panneaux et affichage.Elles se groupent autour d’une place publique, isolées en ailes distinctes ou même séparées carrément du bloc central.Ce dernier, facilement accessible du public, groupera toujours la bibliothèque, l’auditorium et les studios, la pastorale, les activités étudiantes.L’administration générale, bien que centrale, demeure à l’écart; les jeux extérieurs et intérieurs, bruyants et ne servant qu’à l’occasion, sont évidemment retirés de la circulation quotidienne.Cette méthode permet de réduire au minimum les circulations courantes; elle facilite l’identification de l’étudiant à un local distinct, l’individualité des étudiants et de leurs professeurs, l’émulation des groupes.L’école polyvalente devient donc un groupe d’écoles de 350 à 500 élèves qui s’alimentent aux services communs à des heures déterminées.MONTRÉAL, JANVIER, FÉVRIER 1969 L’échelle et l’atmosphère familiales: Chaque élément constitutif de nos écoles cherche à réduire l’échelle de l’édifice et à trouver une atmosphère qui s’éloigne de l’institution rayonnante pour s’apparenter à une ambiance simple et résidentielle.Les corridors sont courts et sinueux; les classes sont largement vitrées (les cloisons tomberont-elles complètement un jour?) les baies vitrées sont découpées en petit modules; tout local d’habitation jouit de l’éclairage naturel et les fenêtres sont petites; quand l’éclairage intérieur n’est pas fonctionnel, il devient éclairage d’occasion; les maisons sont distinctes, accentuées et nervurées; les volumes et les espaces sont petits et agréables; les couronnements et les talus diminuent la hauteur; l’ensemble se veut stable, sobre et simple.Autant de moyens qui confèrent à l’adolescent une ambiance identifiable et rassurante.Les textures usuelles et quotidiennes: Ces trois écoles tentent également d’apprivoiser le jeune étudiant par les textures de ses revêtements.Cette jeune population côtoiera donc des textures qu’elle connaît, qu’elle voit et touche tous les jours; elle a appris à s’identifier à cet entourage.Brique, bloc naturel, béton rugueux, bois naturel teint, linoleum et surfaces résilientes, tapis et tissus, bardeaux et métal aux toitures, portes et cloisons de bois, allées d’asphalte et gazon.Matériaux simples, familiers, économiques, faciles d’entretien; personne n’est tenté de détruire ces choses chez lui et très peu voudront les endommager dans leur nouvel environnement.Les couleurs, employées surtout aux couvre-plan-chers et sur certains accents précis (taches et graphismes), seront toujours très gaies et rigoureusement appliquées selon un code distinct aux maisons et aux services; ainsi une maison sera rouge ou verte, la bibliothèque bleue, l’auditorium jaune.Ici encore la recherche du détail, l’apport de texture appropriée et l’emploi rationnel de la couleur ne peuvent que contribuer à l’identification et à l’individualité.Ces maisons d’enseignement sont toujours en construction et une seule d’entre elles sera terminée prochainement.C’est pourquoi, nous ne pouvons soumettre à l’attention du lecteur que des plans, des coupes, des maquettes et quelques photos intérieures de l’école de Richmond.Nous espérons que ces quelques remarques serviront à illustrer ce que les propriétaires et les auteurs de ces écoles ont tenté de faire.Nous ne doutons pas que, lorsque les usagers auront maîtrisé cet instrument de travail, ils retrouveront des maisons d’enseignement beaucoup plus complètes qu’auparavant, donc plus fonctionnelles et plus pratiques, mais également des maisons d’enseignement secondaire réduites à leur échelle dont ils seront fiers.Au Québec comme ailleurs les écoles polyvalentes ne sont plus nécessairement vouées au gigantisme.Claude Longpré, architecte 27 ECOLE SECONDAIRE EDOUARD MONTPETIT architectes: ingénieurs-structure: ingénieurs-méc.elect.: conseillers en serv.alim.: Longpré, Marchand, Goudreau, Dobush, Stewart, Bourke Brouillet, Carmel, Fyen, Jacques Bouthillette et Parizeau Bernard et associés ' v* Structure: béton armé Chauffage mécanique: système combiné avec convecteurs et conduites jumelées à haute vitesse Revêtement extérieur: brique et métal pré fini.Fenestration: aluminium avec verre scellé Nombre d’élèves: 3,042 Surface du lot: 1,144,807 pi.ca.Surface du bâtiment au sol: 148,437 pi.ca.1 - classes 2 - locaux spéciaux d’enseignement 6 - auditorium et services 7 - gymnases et services 8 - cafeteria et services 9 - bibliothèque et services 10 - services administratifs 12 -services psycho-scolaires 15-salle des professeurs ecole secondaire polyvalente edouard montpetit plan du premier etage 28 ARCHITECTURE-CONCEPT ÉCOLE RÉGIONALE DE RICHMOND architectes: ingénieurs-structure: ingénieurs-méc.elect.: conseillers en serv.alim.: Dobush, Stewart, Bourque, Longpré, Marchand, Goudreau Lemieux, Carignan, Royer & Associés Brisson & Latendresse Bernard et Associés 1 - classes 2 - locaux spéciaux d’enseignement 3 - laboratoires et services 4-5 - ateliers 6 - auditorium et services 7 - gymnase et services 8 - cafeteria et services 9 - bibliothèque et services 10 - services administratifs 11 - services médicaux 12-services psycho-scolaires 13 - vestiaire 15 - salle des professeurs 1ST ÏSFÏÏ Ü “ il II teüçLXJ L 16 r u-mzjjj —i£L U _J r~ MONTRÉAL, JANVIER, FÉVRIER 1969 29 ECOLE REGIONALE DE LENNOXVILLE architectes: ingénieurs-structure: ingénieurs-méc.elect.: conseillers en serv.alim.: Dobush, Stewart, Bourque, Longpré, Marchand, Goudreau Lemieux, Carignan, Royer & Associés Brisson & Latendresse Bernard et Associés 1 1 1 afts.1 - classes 2 - locaux spéciaux d’enseignement 3 - laboratoires et services 4-5 - ateliers 6 - auditorium et services 7 - gymnases et services 8 - cafeteria et services 9 - bibliothèque et services 10 - services administratifs 11-services médicaux 12-services psycho-scolaires 13 - vestiaires 15 - salle des professeurs.I" ."À~ï—tll'fif' ssssssj: U ¦ —¦ v vv \ I îo'LEpi |10 16 15 i|2rY H Ï3l ' I \1 nr .r-1_____ LÊT Û 30 ARCHITECTURE-CONCEPT LAURENTIAN REGIONAL HIGH SCHOOL architectes: Marshall & Merret; Stahl, ingénieurs-structure : ingénieurs-méc.elect.: entrepreneur général: Elliot & Mill Shector, Barbacki, Forte & Ass.T.G.Anglin Engineering Co.Ltd.A.R.Coté Construction Ltée.2*V V s*.kr> »¦ 1 ¦ : £ 3® ecoie polyvalente lavtgne ground floor plan Une note intéressante: une cour intérieure au centre de l’école aère la compacité du plan et fournit un éclairage naturel à la bibliothèque et aux endroits de circulations.section aa irai ml ai , i ! ÏU east elevation LAJU MONTRÉAL, JANVIER, FÉVRIER 196?31 SIR JOHN ABBOTT HIGH SCHOOL architectes: ingénieurs-structure: ingénieurs-méc.elect.: entrepreneur général: Marshall & Merret; Stahl, Elliot & Mill Shector, Barbacki, Forte & Ass.T.G.Anglin Engineering Co.Ltd.A.R.Coté Construction Ltée ! ‘r perspective view Cette école de 1500 élèves qui s’étend sur un terrain de 25 acres a été conçue comme une série de blocs qui s’intégrent les uns aux autres.Le noyau central du plan cruciforme contient deux étages de vestiaires et salles de toilette et devient l’intersection des circulations verticale et horizontale.L’auditorium, les studios de musique et le théâtre extérieur forment un bloc isolé qui peut être utilisé séparément comme centre culturel pour la communauté.____- %*• f* f ï* J—i—I___a .c .'.-V- ,-j- xbm NffliUi ¦mi mmm 1 mmw cm ith ARCHITECTURE-CONCEPT cm ith T7T ECOLE POLYVALENTE DE COWANSVILLE architectes: ingénieurs-structure: ingénieurs-méc.elect.: entrepreneur général: Adrien Berthiaume et Marshall & Merrett; Stahl Elliot & Mill Goulet, St-Pierre, Bertrand, Charron & Savoie - Shector, Barbacki, Forte & Ass.Coté, Leclair, Langlois & Associés Alta Construction (1964) Ltée ia ,jj /u entrance ' I l'entrée ¦w Wt: 4 I y » .q acaawmtc secttoo v O secteur academiqje Ce complexe scolaire est divisé en secteurs définis qui peuvent être utilisés indépendamment: 1 - le centre culturel (bibliothèque, audiorium et studios de musique) 2 - les fonctions adm inistrati ves 3 - le secteur académique 4 - le secteur pédagogique 5 - les sports et loisirs t plan of 4-plan du 4"~ floor (many floor) etage (etage principal) Tlbüilki JlilîtJ: south elevation MONTRÉAL, JANVIER, FÉVRIER 1969 33 ÉCOLE POLYVALENTE CALIXA LAVALLÉE architectes: ingénieurs-structure: Robillard, Jette, Baudoin St Amant & Vézina ingénieurs-méc.elect.: Pierre Déguisé & Ass.entrepreneur général: Charles Duranceau Caractéristiques du parti général: a) Edifice en hauteur: économie des terrains d’implantation et simplification des problèmes possibles amenés par le sous-sol.b) Les locaux ou les occupants rivés à des bureaux sont le plus possible d’éclairage nord: confort de l’occupant et refus par le Ministère de système de réfrigération.c) Circulations intérieures permettant un contrôle simple.d) Un noeud de circulation verticale de type mécanisé: on remarquera que l’occupant pour chaque déplacement peut n’avoir à franchir qu’un seul escalier fixe.e) Les locaux réguliers (classes), laboratoires et ateliers ont une largeur standard de 30 pieds pour souplesse de redisposition.f) Les grands services à large accès extérieur et intérieur en rez-de-chaussée.g) Le bloc gymnase sur trois étages.h) Tous les locaux spéciaux, ateliers et laboratoires se retrouvent à proximité des locaux réguliers des cycles scolaires qu’ils desservent.i) Les ateliers masculins forment un seul bloc transformable à volonté.j) Les circulations extérieures et intérieures permettent le départage filles-garçons et différents cycles.k) Les circulations, cours et accès extérieurs sont bien identifiés et distincts les uns des autres, sans recoupement.l) L’ascenseur monte-charge se situe, à tous les étages, au confluent des circulations et hall d’entrée principale, d'administration, d’ateliers, de gymnases et de locaux réguliers.* m r* 34 ARCHITECTURE-CONCEPT ÉCOLE D'AGRICULTURE DE CAPLAN architectes ingénieurs-structure ingénieurs-méc.elect, entrepreneur général Gauthier & Guité Ménard & Marsan Leblanc, Montpetit & Lagaçé Pelletier & Martin Ltée 4 a o R .5 P (E [t i) R-29 R-30 lî ï| R - 31 ==y^r~TT-_ R - - =1 E— R - 3 2 if r-1 communauté r-2 administration r-3 hall r-8 vestiaire r-ll parloir r-13-14 vestibules r-16 directeur des études r-21-22-23-24 professeur r-25 salle des professeurs r-26-27 circulation r-28 directeur r-29 classe r-30 laboratoire r-31-32 classes r-34 bibliothèque r-35 salle d’étude r-37 scène.I MONTRÉAL, JANVIER, FÉVRIER 196?35 PLAYSCAPE nouvelle conception en récréation Un monde merveilleux pour les enfants de tout âge.Le terrain de jeux composé de balançoires et de glissoires et périmé: la plupart du temps les balançoires sont défectueuses les parents doivent pousser, aider, accompa- SPACE STATION CUFF CLIMBER gner les enfants, ceux-ci doivent attendre les places libres, les risques d’accident sont nombreux et l’entretien de ces parcs est coûteux.Playscape, en plus d’apporter une solution à ces problèmes, laisse libre jeu à l’imagination de l’enfant.L’un devient 'Tarzan' lorsqu’il grimpe aux arbres stylisés, l’autre dirige le plus sérieusement du monde sa soucoupe volante.Deux ou trois garçons traversent, serrés les uns contre les autres CAT’S CRADLE RING DING wmm 36 ARCHITECTURE-CONCEPT r“' iiîipjss hsh un pont tunnel au-dessus de chutes énormes, Les filles se visitent mutuellement dans leur maison respective.On y trouve des alpinistes, des explorateurs, des marins, des soldats et des acrobates ! Chaque pièce est fixée solidement au sol et est adaptée à la grandeur des enfants qui l’utilisent.BIG RANGER STATION TUNNEL MONTRÉAL, JANVIER, FÉVRIER 1969 L'INGÉNIEUR À L'ÉCOLE par Pierre Gérin-Lajoie, de la Firme LORRAIN & GERIN-LAJOIE Ingénieurs-Conseils, Montréal Il est question d’Adam et d’Eve.4000 élèves et professeurs sous un même toit.Que contribue l’ingénieur à l’activité de ces étudiants?Est-ce le luxe qu’une société affluente cherche à s’offrir, ou une condition essentielle d’efficacité dans l’emploi et le développement de ressources humaines complexes.Le corps humain peut, heureusement, s’adapter à, et fonctionner dans des limites très larges de température, d’humidité, de lumière, etc.Toutefois, sa possibilité totale de dépense d’énergie physique et mentale est limitée.Tout effort physique consacré à l’adaptation du corps dans son environnement diminue la somme d’énergie disponible pour l’activité primordiale: la concentration mentale requise par les sessions d’étude.Des recherches poussées ont été réalisées sur des groupes d’individus pour déterminer dans quelles conditions d’environnement bio-physique leur efficacité est meilleure pour tel ou tel type d’activité: l’étude sédentaire, l’effort physique intense ou modéré.Notre propos ici n’est pas de donner une série de barèmes physiologiques de l’environnement que l’on trouve dans les manuels récents de design.Constatons toutefois en passant, qu’un groupe de personnes dans une pièce a tôt fait de modifier notablement ses conditions initiales.Leur dégagement de chaleur, d’humidité, d’odeurs, rend bientôt l’atmosphère lourde et malodorante.Même si la quantité d’oxygène suffit encore à entretenir la vie, la mauvaise qualité de l’air conduit à une détérioration rapide d’activités mentales ou physiques intenses.Le dégagement de chaleur des appareils d’éclairage, les gains solaires, sont d’autres facteurs contribuant à une élévation excessive de température dans une pièce.Pour contrer ces phénomènes, il faut, soit assurer des volumes libres très importants entre les individus e.g.dans une maison unifamiliale, ou au-dessus de leur tête, e.g., les grandes cathédrales, ou, plus pratiquement pour notre cas, assurer un renouvellement de l’air, par un système de climatisation approprié dans des locaux relativement exigus: classes, auditorium, etc.L’intermittence temporelle dans l’occupation d’un local est une autre façon de permettre, grâce à l’infiltration naturelle, une dose minimum d’air frais.Cette intermittence et l’infiltration parfois excessive étaient peut-être suffisantes, il y a encore dix ans pour assurer un minimum de viabilité dans nos écoles et collèges d’alors.Les programmes pédagogiques actuels rendent inadéquat ce lent et graduel renouvellement de l’air qui ne permet pas aux élèves de donner leur meilleur rendement intellectuel et physiologique.Nous voici donc face aux systèmes de ventilation qui se sont imposés dans nos écoles depuis une décade.Ajoutons en passant que la fonction chauffage du bâtiment a rapidement été intégrée à la fonction ventilation, pour des raisons d’économie et de simplicité.Encore appuyés sur la physiologie humaine, nous trouvons le besoin d’un bon éclairage.Sujet longtemps controversé, s’il en fut.Ici aussi des études expérimentales sérieuses ont permis de trouver les niveaux d’éclairage optimum pour divers type d’activité humaine.Précisons que l’idéal d’aujourd’hui est aussi fonction des caractéristiques techniques des sources d’éclairage, de leur coût d’installation et de fonctionnement, et du rendement économique de l’activité considérée.Vu l’évolution constante de ces facteurs, il ne faut pas se surprendre de l’augmentation graduelle de ces niveaux dans le contexte nord-américain, ni de leur différence d’avec les normes comparables de pays ayant une autre trame socioéconomique.Si donc certaines intensités d’éclairage sont maintenant connues et acceptées pour les diverses activités d’ordre scolaire, les nombreuses variations dans les proportions des pièces et la nature de leur emploi, etc., exigent que l’ingénieur emploie une gamme de types d’éclairage: fluorescent, mercure, incandescent, selon les données spécifiques de l’application.Les systèmes de mécaniques et d’électricité évoqués ci-haut ont pour fonction première de satisfaire les besoins physiologiques directs et fonctionnels des occupants de la bâtisse.(Voir photo I).D’autres systèmes desservent non pas les occupants directement, mais plutôt l’équipement en place: Prises électriques dans les laboratoires, ventilation des hottes de peinture, amenée d’air dans une chaufferie, raccords des moteurs d’atelier, etc.Le système de plomberie a une fonction mixte; service d’hygiène, (cuisine, toilettes, douches), service aux appareils de laboratoires et d’atelier.Notons ici encore une expansion considérable des systèmes de plomberie comparés à ceux d’il y a une décade, même dans les grandes écoles de ce temps.(Voir photo II) Les systèmes de mécanique-électricité sont donc présents pour répondre à des besoins réels et vitaux de fonctionnement efficace chez les étudiants, et de façon complémentaire, pour permettre le fonctionnement des équipements servant à leur formation.Très différente est la structure de la bâtisse.Sa relation première est avec la géométrie du bâtiment, son support, son implantation sur le terrain.La première responsabilité de l’ingénieur civil est de concevoir une charpente sûre et économique, intégrée à et complétant l’organisation architecturale de la bâtisse, tout en offrant la flexibilité spatiale requise par les contingences de la mécanique.Toute décision de base sur le système et les matériaux de la charpente est de plus influencée par la nature et l’éloignement du site, par les conditions de compétition entre fabricants des systèmes préfabriqués et des charpentes coulées en place.A mesure que les planifications scolaires mettront l’accent sur la flexibilité du réaménagement intérieur, les portées de 50-60 pi.deviendront plus courantes.Leur rentabilité s’améliore graduellement par l’usage d’éléments spéciaux préfabriqués et à services intégrés.Comment et quand se pose le problème de l’intégration de ces systèmes dans le concept architectural?Nous allons tenter d’y réfléchir et d’en donner quelques exemples de solution.38 ARCHITECTURE-CONCEPT ¦ "______________________________________________________________________ rr~ à photo I photo III photo II Un mariage difficile “Coordination de la structure, de la mécanique-électricité avec l’architecture”.Cela évoque les tendances divergentes, les efforts de compromis pour occuper de façon juxtaposée un petit espace donné: plafond, mur, entretoit, élément structural, etc.(Voir photo III).L’on se préoccupe à juste titre de disposer les éléments terminaux apparents de façon harmonieuse autant qu’utile.Les photos (IV) (V) illustrent notre pensée.Parfois même l’on peut utiliser ces éléments pour obtenir ou rehausser un effet architectural ou décoratif (voir photo VI) particulièrement bienvenu dans une bâtisse par ailleurs un peu sévère dans son économie.Tant mieux.La dispersion nécessaire à travers la bâtisse des innombrables tuyaux, soupapes, conduites de ventilation, boîtes de mélange ou de détente, serpentins de chauffage, boîtes et panneaux électriques etc.constituent un défi bien connu, accepté de bonne ou mauvaise grâce et résolu avec plus ou moins d’économie et d’esprit, selon les parties en cause, selon le temps dont on dispose ou la fatigue du moment.(voir photos VII, VIII, IX, X).La tradition veut que l’on cache à tout prix ce réseau artériel et ces organes qui assurent et contrôlent la distribution d’eau, d’air, d’électricité à travers la bâtisse.Cette tradition a certains mérites, mais son respect intégral se paie parfois fort cher (Photo XI).Dans certains cas il vaudrait d’étudier le problème de coordination d’un oeil plus ouvert à l’expression spontanée des éléments en cause, (photo XII).MONTRÉAL, JANVIER, FÉVRIER 1967 photo IV photo V photo VI ¦ - —_ Une conséquence de cette optique traditionnelle du rideau tiré est de priver l’élève d’une compréhension, utile de nos jours, de ce qu’est un réseau d’électricité, de ventilation.Compréhension que l’on s’efforce, avec raison, de lui donner sur la logique naturelle des formes structurales.Quittant ces réseaux artériels, nous arrivons au coeur, c’est-à-dire aux grandes chambres des machines qui alimentent les systèmes de mécanique et d’électricité.Le problème est de taille; ces machines énormes, occupent autant d’espace qu’un bungalow.(Voir exemple photos XV, XIII, XIV).Leur position centrale ou périphérique affecte de façon majeure, l’économie de la distribution, la facilité d’opération et l’entretien.L’agencement interne de l’appareillage est habituellement laissé à l’imagination de l’ingénieur qui s’y construit enfin une retraite fièrement ésotérique.(Voir photo XVIII).Mais où placer ces chaufferies et appentis qui viennent gêner l’équilibre architectural des premières esquisses, toutes empreintes d’une pure harmonie spatiale?L’on assiste alors à un ballet intéressant et parfois tragi-comique.Les salles de mécanique se font enfouir sous terre, comme une tombe, s’accrochent au coin d’une aile comme hangar improvisé, surgissent du toit comme verrue résistant au bistouri du chirurgien hésitant! Comme l’espace n’a que trois dimensions et qu’un idéaliste pressé est homme raisonnable, la tombe s’entrouvre un peu, le cadavre peut respirer, le hangar est paré d’un manteau d’honorabilité, la verrue au toit se fait moins provocante! Finalement, la bâtisse construite, ces cauchemars encombrants ne se révèlent que par l’arrivée à leur porte d’un occasionnel camion de livraison, et le reste du temps par un discret ronronnement aux élèves passant à côté, rêvant vacances ou contestation.(Voir photo XIX).Mais est-ce à ces jeux familiers et nécessaires que doit se limiter l'intégration de la mécanique, électricité et structure, à l’élaboration d’un projet scolaire?Peut-être oui, si l’on aborde le problème en termes d’intégration spatiale des systèmes du génie à l’architecture d’une bâtisse déjà à moitié imaginée.Mais une autre approche mérite peut-être réflexion.Planning conjugal Ce serait l’intégration simultanée, et sur un pied d’égalité de toutes les données du problème contenues dans l’élaboration conceptuelle d’un projet de construction.Evidemment la bâtisse doit être au service de l’homme, doit être conçue en fonction de tous les besoins des occupants.(Dans un sens large cela n’exclut pas les passants!) Mais aux concepts classiques de circulation, de surface unitaire par occupant, d’harmonie spatiale, d’organisation des volumes et des plans, pourquoi ne pas y inclure dès le départ la recherche de l’harmonie naturelle que peuvent posséder les systèmes électro-mécaniques et structuraux bien conçus, parfaitement intégrés aux fonctions et à la forme de la bâtisse, aux besoins de ses occupants.Tâchant de s’élever au-dessus des compromis familiers décrits précédemment, il faudrait que l’ingénieur puisse partir, d’un concept de schéma idéal pour la fonction à remplir (structure, ventilation, chauffage, plomberie, éclairage).L’effort premier d’intégration se ferait donc, comme pour les autres exigences de base, au niveau des fonctions et des concepts fondamentaux, par opposition à l’intégration genre “Gâte pas mon plafond — Laisse-moi de photo VIII photo IX ARCHITECTURE-CONCEPT photo VII SSsse*' 11 11 ! k-T i .» hte-g X Q> mm photo XI photo XII photo XIII photo XIV MONTRÉAL, JANVIER, FÉVRIER 196?photo XV la place”.Cela suppose que l’ingénieur soit en mesure de présenter, dès l’élaboration des esquisses, des schémas idéalisés pour les différents systèmes correspondant aux fonctions dont il est responsa-ble.Cela requiert que tous les professionnels impliqués voient leur travail comme portant d’abord sur des systèmes parties d’un tout et régis par des principes naturels et fondamentaux, et non portant sur les éléments individuels des techniques concernées.L’intégration souhaitée se ferait en premier lieu dans la considération des schémas idéaux présentés par tous les membres de l’équipe de design.L’approche serait celle du “system engineering” abordée par une équipe où tous les membres s’accordent un respect égal et mutuel.Tous les systèmes étant mieux intégrés, et contribuant ainsi à la signification fonctionnelle de la bâtisse, on éprouverait moins le besoin de les cacher; la perception facile de leur fonction étant une éducation en soi.Il en résulterait aussi une meilleure économie de construction et facilité de fonctionnement, non pas tant par quelques fausses poutres ou plafonds suspendus supprimés, mais à cause des distances minimum parcourues par les systèmes et de leurs proportions plus idéales.Sans doute resterait-il à s’occuper de la coordination “cuisine” mais elle serait plus facile, tant sur le plan psychologique que dans les détails spécifiques, et l’on éviterait certains compromis excessivement coûteux et qui pénalisent parfois trop l’un des systèmes affectés.Est-ce rêve que d’espérer telle approche de travail, et illusion sur les bons résultats escomptés.Certaines expériences heureuses permettent de croire que cette attitude réciproque de respect et d’idéalisme logique mérite de continuer et de se répandre.Mais, ce but atteint, est-ce là que s’arrêterait la recherche de l’ingénieur projecteur?Ouvrons plutôt d’autres fenêtres sur l’horizon.Budget familial Les traditions de design actuelles en mécanique et électricité sont encore basées sur un taux d’utilisation assez faible des bâtiments scolaires.Nous approchons des journées d’occupation scolaire de quatorze heures, six jours par semaine, cinquante deux semaines par année.La consommation d’énergie pour chauffer, climatiser, éclairer, deviendra assez importante pour en justifier une administration plus sévère qu’aujourd’hui.(suite à la page 44) fs» , v
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